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Le Sénégal et la France actent le retrait des troupes françaises d’ici septembre 2025

La présence militaire française au Sénégal vit ses derniers mois. Selon le journal Les Échos, les forces françaises, stationnées dans le pays depuis plusieurs décennies, quitteront définitivement le territoire sénégalais d’ici septembre 2025. Un processus de retrait déjà amorcé avec l’évacuation de trois emprises militaires à l’Arsenal de Dakar.

Le 31 décembre 2024, le président Bassirou Diomaye Faye annonçait officiellement la fin de la présence militaire française au Sénégal. Cette déclaration s’inscrivait dans la volonté de souveraineté affirmée par les nouvelles autorités sénégalaises. Depuis, les opérations de départ se sont accélérées.

Les emprises « Maréchal », « Saint-Exupéry » et « Contre-amiral Protêt », situées à l’Arsenal de Dakar, ont déjà été vidées, marquant le début d’un processus qui s’achèvera d’ici l’été 2025. Actuellement, environ 200 militaires français et leurs familles résident encore dans les bases de Ouakam et de Rufisque. Toutefois, ces installations seront transférées aux forces sénégalaises dans les mois à venir.

Les discussions entre Paris et Dakar ont pris une tournure plus concrète mi-janvier, lors de la visite du général Pascal Ianni, chef du Commandement pour l’Afrique, qui a rencontré le général Mbaye Cissé, chef d’état-major sénégalais. Cette rencontre a permis de poser les bases du retrait des Éléments français au Sénégal (EFS).

Par ailleurs, l’une des principales préoccupations concerne les infrastructures militaires françaises, notamment la base stratégique de Rufisque, qui héberge une station d’émission haute fréquence cruciale pour les communications militaires françaises en Afrique de l’Ouest. Cette installation revêt un intérêt particulier pour Paris, et son avenir fait l’objet d’âpres négociations.

Autre dossier délicat : le licenciement des employés sénégalais des EFS. Environ 150 travailleurs locaux ont entamé des discussions sur leurs conditions de départ et ont manifesté le 15 janvier pour réclamer des compensations et un possible reclassement.

La décision du retrait du Sénégal s’inscrit dans une reconfiguration plus large de la présence militaire française en Afrique. Après les départs du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris semble opter pour une approche plus souple, reposant sur des partenariats ponctuels plutôt que sur des bases permanentes.

Cette réorganisation soulève aussi des questions de sécurité régionale, notamment en matière de lutte contre la pêche illégale et les pollutions maritimes. L’avion Falcon 50 M de la marine française, stationné à l’aéroport international Blaise-Diagne, joue un rôle clé dans ces missions, et son retrait pourrait laisser un vide opérationnel.

Le départ des troupes françaises marque un tournant historique pour le Sénégal, qui met ainsi fin à une présence militaire datant de l’indépendance en 1960. Il traduit également la volonté du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye de renforcer la souveraineté nationale et de redéfinir les relations avec la France.

Bataille judiciaire autour de West Africa Energy : Samuel Sarr et Harouna Dia saisissent le tribunal de commerce

Le climat est tendu au sein de la société West Africa Energy (WAE). Samuel Sarr, ancien dirigeant et actionnaire de l’entreprise, a saisi le tribunal de commerce de Dakar pour demander le placement de la société sous administration provisoire. Une initiative qui vise, selon lui, à préserver le projet de centrale électrique conduit par WAE.

Samuel Sarr, actuellement incarcéré pour un présumé abus de biens sociaux portant sur 8,7 milliards de francs CFA, conteste la nomination d’un nouveau directeur général à sa place. Ses associés ont procédé à cette désignation après son arrestation et sa mise sous mandat de dépôt en novembre dernier. Estimant que cette décision met en péril la gestion de l’entreprise, il demande l’intervention de la justice.

Harouna Dia, également actionnaire de West Africa Energy, s’est joint à la procédure initiée par Samuel Sarr, selon des informations rapportées par le journal Libération. Ensemble, ils se retrouvent face aux autres actionnaires de la société : Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ.

Le contentieux sera examiné par le tribunal de commerce de Dakar le 10 février. Cette audience s’annonce décisive pour l’avenir de West Africa Energy et la gouvernance de son projet de centrale électrique.

En parallèle, Samuel Sarr a introduit une demande de liberté provisoire. Cependant, le parquet a émis un avis défavorable, et la décision finale revient au juge du deuxième cabinet, qui instruit le dossier.

La situation reste donc incertaine pour l’ancien ministre et homme d’affaires, tandis que l’issue de la bataille judiciaire autour de West Africa Energy pourrait avoir un impact majeur sur l’avenir de l’entreprise et ses projets énergétiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°387 – 03/02/2025

🔴 INDEMNISATION DES « MILITANTS » DE PASTEF VICTIMES DES ÉMEUTES : ABDOU MBOW ET JUGE DÈME CRACHENT DU FEU
🔴 INVESTISSEMENT DE PRÈS DE 16 MILLIARDS F CFA EN GAMBIE : BOUGANE S’IMPLANTE CHEZ BARROW

🔴 13e JOURNÉE LIGUE 1 : L’AS PIKINE REVOIT LA LUMIÈRE
🔴 MANQUE D’INFRASTRUCTURES SPORTIVES À KAOLACK : UN FREIN AU DÉVELOPPEMENT DU FOOTBALL LOCAL

Fadel Barro sur la migration circulaire : « Un aveu d’échec du système sénégalais »

Fadel Barro, leader du mouvement Jaamu Gox Yi et membre fondateur de Y’en A Marre, a exprimé de vives critiques sur la question de la migration circulaire lors de son intervention dimanche dans l’émission En Vérité sur RSI. L’activiste a pointé du doigt les failles structurelles du Sénégal qui poussent de nombreux jeunes à voir l’Europe comme une solution à leurs problèmes, soulignant que cette migration ne fait que masquer un échec plus profond du système politique et économique du pays.

« Les jeunes Sénégalais perçoivent l’Europe comme un Eldorado, parce que les politiques mises en place depuis l’indépendance n’ont jamais permis de leur offrir des perspectives viables ici », a déclaré Fadel Barro. Il estime que la migration circulaire, bien que salutaire pour ceux qui parviennent à éviter l’émigration clandestine, n’est pas une solution durable aux défis du Sénégal. Pour lui, cette situation est un véritable « aveu d’échec » du système en place, qu’il considère comme incapable de répondre aux aspirations de la jeunesse.

Malgré son constat amer, Fadel Barro a reconnu l’importance des initiatives visant à protéger les jeunes de l’émigration irrégulière. Cependant, il insiste sur le fait qu’il est crucial de s’attaquer aux causes profondes de cette fuite des cerveaux et de cette recherche de meilleures conditions de vie à l’étranger.

L’activiste a également critiqué le manque d’ouverture économique du Sénégal envers ses voisins comme le Mali ou la Guinée, soulignant que cette isolation régionale freine la croissance et l’intégration du pays dans un marché sous-régional plus dynamique. Il a ajouté que le pays, malgré ses ressources, reste sous-développé et incapable de transformer son destin sans un changement radical de vision et de leadership.

Pour Fadel Barro, il est urgent de repenser la manière dont les partis politiques fonctionnent au Sénégal et de rationaliser leur approche pour faire émerger des leaders sincères et engagés, capables de transformer le pays et d’offrir des perspectives réelles à sa jeunesse. Il a conclu en appelant à une prise de conscience collective pour un véritable changement, nécessaire à la construction d’un avenir plus prospère et autonome pour le Sénégal.

Départ des États de l’AES de la Cédéao : Les chauffeurs routiers entre soulagement et inquiétude

Le 29 janvier 2025, les États du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont officiellement quitté la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), créant une situation incertaine pour les chauffeurs routiers de la région. Bien que la Cédéao ait affirmé maintenir jusqu’à nouvel ordre un certain nombre d’avantages, notamment les droits de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, cette situation soulève des inquiétudes parmi les conducteurs.

Pour Daouda Bamba, secrétaire général de l’Union des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest, la Mauritanie et le Maroc (Ucrao), cette décision de maintenir certains acquis a apporté un soulagement. L’organisation, qui représente plus de 80% des chauffeurs routiers de la région, a craint un retour des tracasseries douanières et des contrôles, notamment en raison des préparatifs des forces de sécurité avant l’expiration de la date butoir. « À une semaine de la date butoir, les forces de défense et de sécurité, la police, la gendarmerie, les eaux et forêts commençaient déjà à se préparer. On voyait que les interventions devenaient très, très récurrentes », explique-t-il.

Cependant, si les chauffeurs se réjouissent du maintien de la libre circulation, certains défis demeurent. Le plus préoccupant reste la suspension de la « carte brune », qui couvre l’assurance des conducteurs en cas d’accident dans un pays étranger. La « carte brune » permet de garantir que lorsqu’un camion malien, par exemple, cause un accident en Côte d’Ivoire, les sinistrés sont dédommagés. En l’absence de cette couverture d’assurance, les chauffeurs craignent des complications majeures en cas d’incident, ce qui pourrait engendrer des coûts supplémentaires et rendre certains trajets trop risqués.

Daouda Bamba insiste sur l’importance de maintenir ces systèmes d’assurance pour assurer une continuité des déplacements dans la région. Il appelle les autorités des États membres de la Cédéao à poursuivre le dialogue pour éviter de nouveaux obstacles et préserver les acquis, notamment en ce qui concerne la libre circulation des chauffeurs et le maintien de l’assurance. Le secteur du transport routier, essentiel à l’économie de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, reste donc dans l’attente de solutions viables pour naviguer dans ce contexte politique et économique mouvant.

Opération de sécurisation : 366 arrestations pour diverses infractions à l’échelle nationale

Dans la nuit du samedi au dimanche, la police sénégalaise a déployé une vaste opération de sécurisation à l’échelle nationale afin de garantir la tranquillité publique et d’intensifier la lutte contre la délinquance. Cette action, conduite dans plusieurs régions du pays, a abouti à l’arrestation de 366 individus, impliqués dans une large gamme d’infractions.

Les forces de l’ordre ont particulièrement ciblé les infractions liées à la drogue, qui demeurent une préoccupation majeure pour la sécurité publique. Parmi les 366 arrestations, neuf personnes ont été interpellées pour détention et usage de chanvre indien. Deux autres individus ont été arrêtés pour détention et trafic de kush, une drogue particulièrement prisée. Par ailleurs, trois individus ont été arrêtés pour l’usage collectif de kush, tandis que cinq autres ont été interpellés pour consommation collective de chanvre indien.

En plus des infractions liées aux drogues, des arrestations ont également eu lieu pour des comportements nuisibles à l’ordre public. Trois personnes ont été interpellées pour l’usage de produits cellulosiques, des substances dangereuses pouvant causer de graves dommages à la santé des consommateurs.

Des arrestations ont aussi concerné des faits plus graves, mettant en danger la vie d’autrui et la sécurité des citoyens. Un individu a été arrêté pour mise en danger de la vie d’autrui, un autre pour coups et blessures volontaires, et un autre pour tentative de meurtre. Ces arrestations illustrent la vigilance des forces de l’ordre face à la violence et à la menace qu’elle représente pour la communauté.

La police sénégalaise a intensifié son action contre la criminalité violente, en particulier la possession d’armes et les activités criminelles. Un individu a été interpellé pour détention d’arme blanche, un objet dont l’usage est strictement réglementé. De plus, trois personnes ont été arrêtées pour avoir exploité un établissement de prostitution, en violation des lois en vigueur.

Le proxénétisme, la conduite en état d’ébriété, ainsi que l’escroquerie et le recel ont également été des motifs d’arrestation. Ces infractions nuisent non seulement à la sécurité publique mais aussi à l’ordre social. Les forces de l’ordre ont agi avec fermeté pour lutter contre ces pratiques illégales.

Dans le cadre de l’opération, la police a également pris des mesures contre le racolage sur la voie publique, un phénomène souvent associé à la prostitution et aux comportements antisociaux. Quatre personnes ont été interpellées pour cette infraction.

Les vols ont également fait l’objet de nombreuses arrestations. Un individu a été arrêté pour tentative de vol, un autre pour vol avec effraction commis la nuit, et un dernier pour complicité de vol. En tout, 14 personnes ont été interpellées pour des faits de vol, une infraction en constante hausse dans de nombreuses régions. Ces arrestations viennent renforcer les efforts des autorités pour lutter contre la criminalité, notamment en matière de vol et de délinquance.

Cette opération de sécurisation menée par la police sénégalaise démontre l’engagement des autorités à lutter activement contre la criminalité sous toutes ses formes. Elle a permis de neutraliser plusieurs individus impliqués dans des actes répréhensibles, contribuant ainsi à renforcer la sécurité publique et à restaurer l’ordre. La collaboration entre les forces de l’ordre et la population reste essentielle pour garantir la tranquillité dans les rues et lutter contre la délinquance.

33ème édition de la ziarra de Bambilor : Le Khalife prône les qualités et les valeurs humaines à adopter

Le Khalife de Bambilor a, une fois de plus, délivré un message poignant à l’occasion de la ziarra annuelle de Bambilor, ce samedi, invitant les sénégalais à cultiver la paix, la solidarité et la droiture entre eux. Comme à l’accoutumée, Thierno Amadou Ba n’a pas dérogé à la règle. « J’invite les sénégalais privilégier la qualité et la valeur au détriment de l’argent. L’amour et la concorde doivent être les valeurs qui soutendent les relations. L’argent et l’intérêt personnel sont en train de détruire la société », a rappelé le khalife de Bambilor qui a adressé ses chaleureux remerciements au gouvernement: « vous nous avez demandé de prier pour le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, nous allons prier pour lui, pour qu’il réussisse son magistère parce que nous serons les premiers à ressentir sa réussite. Nous prierons aussi pour son premier ministre Ousmane Sonko et pour l’ensemble du gouvernement. Il nous avait mis en rapport avec le ministre de l’intérieur qui est venu ici nous voir. C’est la première fois qu’un ministre de l’intérieur fait le déplacement ici à Bambilor avec tout ce que nous avons abattu comme travail jusque-là. Et toute la population se réjouit encore de cet acte. Tout le département manifeste encore sa joie d’accueillir le ministre de l’intérieur et ses conseillers techniques. C’est un honneur pour nous. Nous remercions toutes les autorités administratives et religieuses qui ont assisté à cette rencontre », a lancé Le Khalife de Bambilor. Axé autour du thème: « la spiritualité islamique face au matérialisme : quelle voie pour le musulman sénégalais d’aujourd’hui?”, l’édition 2025 de la ziarra de Bambilor reçoit, chaque année, des milliers de pèlerins venus des quatre coins du pays.


Comme les années précédentes, c’est le Khalife de la famille Omarienne, Thierno Mouhamed Bachir Tall qui a présidé ce rendez-vous spirituel d’échanges et de rappels des principes et fondamentaux de l’Islam.
Et la particularité de la ziarra de cette année est que la journée est dédiée à la famille religieuse de Thiaénaba.

La ministre de la Famille et des Solidarité, marraine de la cérémonie s’est dit honorée de représenter le chef de l’Etat. « J’ai l’insigne honneur et le privilège de représenter le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la grande Ziarra de Bambilor qui est une date phare dans l’agenda des cérémonies religieuses de la République du Sénégal. Aussi, voudrais-je, au nom du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, en mon nom propre présenter notre ziar au Khalife de Bambilor et à la famille de Thierno Djiby Ousmane Ba, pour la qualité exceptionnelle de l’organisation de cet événement qui contribue de manière significative au rayonnement de l’islam au Sénégal », a indiqué Maimouna Dieye qui n’a pas manqué de magnifier le thème de cette édition qui, selon elle, illustre le rôle primordial de la religion dans la droiture, la probité et la citoyenneté entre autres. « En effet, les enseignements et les prières des milliers de disciples sous la direction du khalife, au-delà d’attirer la miséricorde et les Bénédictions d’ALLAH sur notre cher Sénégal, constitue aussi des moments de dévotions et de raffermissement de notre foi mais aussi de retrouvaille qui consolident la paix et la cohésion sociale », a-t-elle souligné. Mme Dieye a également partagé le message du président Faye. « Son excellence Bassirou Diomaye Faye m’a demandé de vous transmettre ses sincères remerciements et sa profonde gratitude pour le soutien affectif, vos prières et vos Bénédictions à son endroit, à l’endroit du gouvernement et pour tout le Sénégal. Il vous témoigne aussi de son admiration et vous réitére l’espoir qu’il place en vous pour accompagner le gouvernement dans la réalisation de la vision Sénégal 2050 pour un Sénégal souverain, juste et prospère, ancré dans les valeurs fortes », a-t-elle fait savoir. Par ailleurs, elle a tenu à exprimer toute sa reconnaissance « pour l’insigne honneur » que le khalife de Bambilor lui a fait en la choisissant comme marraine de la ziarra de cette année. « Ce choix témoigne de l’importance accordée au rôle de la femme de la femme dans la société, au rôle aussi qu’elle a joué dans la propagation de l’islam en référence à Sokhna Aicha épouse du Prophète (Psl). Cela me va droit au cœur. Je suis profondément touchée par cette marque de considération et je sais pouvoir compter sur vos bénédictions pour la matérialisation des fortes ambitions du chef de l’État pour soutenir l’autonomisation en vue de promouvoir le bien-être dans les familles », a-t-elle indiqué.
Dans sa prise de parole, Ndiagne Diop, maire de Bambilor a invité la ministre Maimouna Dieye à davantage appoter son soutien au khalife qui fait un travail remarquable pour le bien-être des femmes, avant de louer les qualités de ce dernier: « nous vous demandons de prirer pour le Sénégal et pour le gouvernement. J’ai l’habitude de dire qu’au delà de votre de statut de khalife de Bambilor, vous avez plusieurs autres casquettes. Et la composition de cette rencontre montre à suffisance tout le travail que vous abattez au Sénégal et au-delà. Vous êtes un chef religieux mais également un acteur de développement. J’invite la ministre de la Famille et des Solidarité a le soutenir davantage. Il a créé une ONG qui s’appelle REFLET, avec les femmes de Bambilor et d’ailleurs, qui a pour objectif d’aider ces dernières sur tous les plans. En ma qualité de maire, je profite de la présidence de la ministre Maimouna Dieye à cette rencontre pour réitérer cet appel afin que Thierno puisse mener à bien sa mission avec ces femmes », a-t-il fait savoir.

Le Khalife honoré par le souverain pontife

Tour à tour, le vice-président de l’Assemblée nationale de Mauritanie et le Mufti de Côte d’Ivoire ont remercié, au nom de leur pays respectifs, le khalife qu’ils considèrent comme un grand rassembleur et un homme de paix: « en voyant toutes les familles religieuses et la communauté catholique sur une même esplanade, cela prouve la paix et l’exemple de dialogue islamo-chretien qu’il incarne ».
Le représentant du Pape François et ambassadeur du Vatican en Guinée, au Cap-Vert, au Sénégal, Monseigneur Waldemar Stanisław Sommertag a prié pour l’ensemble des sénégalais. Le représentant apostolique du saint siège et représentant du Souverain pontif, sa sainteté le Pape François, a remis une médaille en bronze et un tableau de représentation de St François d’Assise avec le sultant en Égypte, et délivré un message de paix de la part du Pape François. Une distinction de rang d’ambassadeur honorifique à été décernée au khalife de Bambilor par le Mufti de Côte d’Ivoire.

Message du Khalife sur les défis infrastructurels

Le message du Khalife sur les défis infrastructure du département de Rufisque, a attiré les attentions suscitant une grande émotion de l’assistance.
Il a interpellé le gouvernement sur les difficultés auxquelles le département de Rufisque est confronté, notamment en matière de routes et d’infrastructures.
« Je tiens à alerter le gouvernement sur les manques persistants dans le département de Rufisque. Ce territoire éprouve un besoin urgent de routes dignes de ce nom. Les voies actuelles sont non seulement étroites, mais aussi insuffisantes. Les habitants qui viennent du centre-ville de Dakar font plusieurs heures pour rallier Rufisque ou Bambilor. Ces routes ne sont pas simplement des voies de circulation ; elles représentent le développement de notre terroir, l’avenir de nos communautés et la prospérité de notre département », a-t-il plaidé mettant à nu la lancinante problèmatuque de manque criant d’infrastructures routières adéquates, qui freine le développement économique et social. 

Aly Saleh

Bougane Guéye en Gambie : un investissement de 25 millions de dollars annoncé

L’homme d’affaires sénégalais Bougane Guéye a été reçu vendredi dernier par le président gambien Adama Barrow en marge du Forum économique organisé par le Fogeca. À l’issue de cette rencontre, le patron du groupe Boygues Corporation a annoncé un investissement de 25 millions de dollars en Gambie.

Basé à Abidjan depuis quatre ans, le groupe Boygues Corporation s’est imposé dans plusieurs secteurs stratégiques tels que les médias (Dmedia CI), l’ingénierie informatique (Tradex CI) et l’agro-industrie (Boss CI). Ces mêmes domaines seront au cœur des investissements en Gambie, où Bougane Guéye perçoit un fort potentiel économique.

« Nous avons eu des discussions fructueuses avec le président Adama Barrow. À l’issue de cette audience, j’ai pris la décision d’investir 25 millions de dollars en Gambie, un pays qui offre des opportunités intéressantes pour le développement de nos activités », a déclaré Bougane Guéye à la presse.

En s’implantant en Gambie, le groupe Boygues Corporation contribue à renforcer les liens économiques entre le Sénégal et son voisin. Cet investissement pourrait générer de nombreux emplois et stimuler la croissance de secteurs essentiels pour l’économie gambienne.

Incendie du marché au poisson de Kaolack : Serigne Mboup rassuré par les propositions des sinistrés

L’incendie qui s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche au marché au poisson de Kaolack (marché Guédj) a causé d’importants dégâts matériels. Le sinistre a débuté au niveau du « Pack Bante », une zone située derrière le marché, face à la mer, avant de se propager rapidement. Les flammes, d’une rare violence, ont détruit des cantines de commerce, des restaurants Maïga, des ateliers de menuiserie, ainsi qu’un camion frigorifique contenant du foie importé. Même des bétails (bœufs et moutons) élevés sur place ont été emportés par le feu, qui a finalement été maîtrisé par les sapeurs-pompiers.

Dimanche, le maire de Kaolack, Serigne Mboup, s’est rendu sur les lieux du sinistre accompagné de son équipe municipale. Accueilli par l’adjoint au délégué du marché et les sinistrés, il a constaté l’ampleur des dégâts et échangé avec les commerçants sur les solutions à adopter.

À l’issue de cette visite, Serigne Mboup s’est dit rassuré par les propositions des sinistrés. Ces derniers souhaitent que le site soit assaini et organisé avant de reconstruire eux-mêmes leurs cantines. Dans ce cadre, le maire a évoqué la nécessité de faire appel à un géomètre et à un urbaniste pour établir un plan cadastral du marché, qui serait ensuite mis à la disposition des occupants. Il espère que les autorités étatiques accepteront cette approche.

Profitant de cette occasion, Serigne Mboup a interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur la situation de sa commune. Selon lui, Kaolack ne se retrouve pas encore dans la politique générale du gouvernement. Il rappelle que les marchés sont des centres économiques majeurs qui génèrent d’importantes recettes pour l’État et les collectivités locales, et qu’ils doivent être accompagnés dans leur modernisation.

Interrogé sur l’incendie qui avait ravagé une autre partie du marché il y a moins de deux mois, le maire a rappelé que la mairie avait élaboré un projet de reconstruction estimé à 300 millions de francs CFA. La municipalité s’était engagée à financer la moitié de ce montant, mais attendait la validation du budget par le ministère du Commerce et le directeur du PROMOGED. Toutefois, lorsque l’équipe municipale a voulu clôturer le site en vue des travaux, les commerçants s’y sont opposés, ce qui a retardé la mise en œuvre du projet.

Serigne Mboup a tenu à préciser que la mairie n’a jamais détruit de marché à Kaolack. Il explique que les autorités locales ont simplement cherché à libérer une voie de contournement qui était occupée par des commerçants, en application d’une sommation du préfet.

L’adjoint au délégué du marché s’est réjoui de la visite du maire et a confirmé que les échanges avec les sinistrés ont été constructifs. Il estime que les solutions trouvées seront finalisées et communiquées au public dans la semaine à venir.

Cependant, il insiste sur l’urgence d’assainir et d’organiser le site avant toute reconstruction, afin que les commerçants puissent rapidement reprendre leurs activités. Il signale également que cette partie du marché est devenue une zone criminogène, fréquentée par des individus mal intentionnés.

Concernant l’origine du sinistre, l’adjoint au délégué évoque une possible négligence humaine. Il rappelle que le marché est un lieu où des activités à risque sont menées la nuit, comme la préparation du thé et la grillade de poisson, souvent à proximité de branchements électriques anarchiques.

Kédougou : un mort et un blessé grave dans un accident de circulation à Niémeniké

Un grave accident de la circulation s’est produit ce samedi à Niémeniké, un village de la commune de Tomboronkoto, dans la région de Kédougou. Un camion gros porteur roulant à vive allure a dérapé, causant la mort d’une personne et blessant grièvement une autre, selon une source sécuritaire.

L’accident s’est produit aux environs de 11 heures sur la Route Nationale 7 (RN7), un axe routier fréquenté par les camions transportant du matériel pour les activités minières de la région. D’après les témoins sur place, le véhicule, qui roulait à une vitesse excessive, a perdu le contrôle avant de terminer sa course hors de la chaussée.

L’une des victimes, dont l’identité n’a pas été révélée, a succombé sur place, tandis que le blessé a été transporté en urgence au poste de santé de Mako. Son état est jugé préoccupant, et une éventuelle évacuation vers un centre hospitalier mieux équipé pourrait être envisagée.

Les sapeurs-pompiers, rapidement dépêchés sur les lieux, ont acheminé le corps sans vie à la morgue de l’hôpital régional Amath Dansokho de Kédougou.

Ce énième accident a suscité la colère des habitants de Niémeniké et des localités environnantes. Dès l’annonce du drame, des manifestants ont exprimé leur exaspération face à l’insécurité routière qui règne sur cet axe stratégique.

Selon les riverains, la vitesse excessive des poids lourds, souvent en direction des sites miniers, représente un danger permanent. Plusieurs accidents ont déjà été signalés dans la zone, et les populations réclament des mesures immédiates pour limiter les risques : installation de ralentisseurs, renforcement des contrôles de vitesse et réglementation plus stricte du trafic des camions.

Suite à cet accident tragique, les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame et établir d’éventuelles responsabilités. Les autorités locales, quant à elles, sont appelées à prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité routière sur cet axe majeur du sud-est du Sénégal.

Médias : le CORED se retire de la présidence de la Coordination des Associations de Presse

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a annoncé qu’il n’assure plus la présidence de la Coordination des Associations de Presse (CAP). Cette décision marque un tournant dans la structuration du paysage médiatique sénégalais, en pleine mutation depuis les Assises nationales des médias.

Dans un communiqué publié le 1er février 2025, le CORED a précisé que toutes les correspondances destinées à la CAP devront désormais être directement adressées aux responsables de chaque association membre. Ce retrait signifie que l’organe d’autorégulation des médias ne jouera plus le rôle de représentant unique de la CAP dans les échanges avec les autorités et les partenaires.

Selon des sources internes, cette décision serait motivée par la nécessité pour le CORED de se recentrer sur ses missions essentielles : veiller au respect des règles d’éthique et de déontologie dans les médias, plutôt que d’assumer un rôle de coordination des associations de presse.

Le CORED a rappelé que sa présidence de la CAP résultait d’un contexte particulier : les préparatifs des Assises nationales des médias, initiés lors d’une rencontre tenue à Toubab Dialaw en octobre 2023.

Désigné pour assurer le secrétariat des travaux aux côtés du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), le CORED s’était vu confier la coordination des activités de la CAP dans le cadre de ces Assises. Cette mission exceptionnelle visait à faciliter l’organisation des discussions et à garantir un dialogue efficace entre les différentes parties prenantes du secteur médiatique.

Avec ce retrait, le CORED met fin à cette mission temporaire et se recentre sur son rôle principal : garantir le respect des principes d’éthique et de déontologie dans les médias sénégalais. Cette décision pourrait également ouvrir la voie à une réorganisation de la CAP, avec la mise en place d’une nouvelle présidence plus structurée et élue selon des critères clairs.

D’ores et déjà, plusieurs acteurs du secteur de la presse appellent à une refonte de la gouvernance de la CAP afin de renforcer la représentativité des différentes associations membres et d’éviter qu’une seule entité n’en assume la responsabilité sur une trop longue période.

Espagne : le front de soutien à Farba Ngom s’agrandit

Après la France et les États-Unis, l’Espagne rejoint le mouvement de soutien en faveur du député-maire des Agnams, Farba Ngom. Des Sénégalais résidant dans ce pays dénoncent une « injustice flagrante » qu’ils perçoivent comme une tentative de réduire leur leader au silence.

Selon la porte-parole du mouvement en Espagne, le gouvernement actuel devrait se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens au lieu de « s’acharner sur les dignitaires de l’ancien régime ». Elle accuse les autorités de vouloir instrumentaliser la justice contre ceux qui ont servi le pays sous l’ancienne administration.

Les soutiens de Farba Ngom réclament un traitement judiciaire équitable et estiment que la justice n’a pas encore apporté la preuve de la légitimité de la procédure engagée contre le chargé de mobilisation de l’APR. Ils exigent ainsi que la transparence et l’impartialité guident les décisions des autorités compétentes.

Pour rappel, Farba Ngom a perdu son immunité parlementaire après une demande formulée par le ministre de la Justice et transmise par la CENTIF, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

Rapatriement des migrants sénégalais bloqués au Niger et en Algérie : l’ONG ADHA appelle à une action urgente

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a tiré la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante de 81 citoyens sénégalais expulsés d’Algérie et bloqués au Niger. Dans un communiqué transmis à la presse, l’organisation a dénoncé les conditions de vie extrêmement difficiles de ces migrants, retenus dans des camps de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ou abandonnés dans des zones désertiques proches des frontières algériennes. Face à cette urgence humanitaire, ADHA exhorte les autorités sénégalaises à prendre des mesures immédiates pour leur rapatriement et leur réinsertion.

Au camp d’Assamaka, dans le nord-ouest du Niger, 33 Sénégalais vivent dans des conditions précaires depuis le 4 décembre 2024. Leur attente prolongée et l’absence de perspectives augmentent leur détresse. À Arlit, 14 autres compatriotes, dont une mère et ses deux enfants, souffrent d’un profond désarroi après avoir déjà passé plusieurs mois dans un autre camp. À 50 km de Niamey, 35 Sénégalais expulsés d’Algérie survivent tant bien que mal depuis près de six mois, sans aucune garantie quant à leur retour imminent. Bien que l’OIM ait programmé leur rapatriement pour le 4 février 2025, leur dignité a été mise à rude épreuve par ces longs mois d’attente.

L’ONG ADHA pointe du doigt l’inaction des autorités consulaires sénégalaises. Selon les témoignages des migrants, l’ambassade du Sénégal au Niger n’a apporté qu’un soutien minimal, contrairement aux représentations diplomatiques d’autres pays qui multiplient les visites et les actions en faveur de leurs ressortissants. Ce manque d’assistance aggrave encore la situation et alimente un sentiment d’abandon parmi les Sénégalais concernés.

Face à cette crise humanitaire, ADHA appelle le Président de la République et les autorités compétentes à agir rapidement en mettant en place plusieurs mesures essentielles. L’organisation insiste pour que la date du 4 février soit respectée pour le retour des 34 personnes déjà recensées et demande que les 47 autres migrants toujours bloqués soient également pris en charge dans les plus brefs délais. Elle réclame également une prise en charge médicale et psychologique adaptée aux traumatismes subis par ces migrants durant leur parcours migratoire.

L’ONG dénonce le plafonnement des aides financières destinées aux rapatriés, qui ne dépassent pas 1 000 euros via l’OIM et les BAOS. Elle demande une refonte du dispositif afin de garantir une véritable réintégration, évitant ainsi que ces migrants ne soient tentés de reprendre la route. ADHA invite aussi le gouvernement à envoyer des représentants en Algérie pour identifier et venir en aide aux Sénégalais toujours en détresse, notamment ceux dont les passeports ont expiré ou qui sont bloqués devant les camps de l’OIM.

Indemnisation des victimes des manifestations : l’ex-juge Hamidou Deme critique la procédure mise en place

L’annonce des modalités d’indemnisation des victimes des manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 continue de susciter des réactions. Parmi les voix discordantes, celle de l’ex-juge Hamidou Deme se fait particulièrement entendre. Dans un post publié récemment, il s’étonne de la procédure adoptée par les autorités et s’interroge sur le bien-fondé de cette indemnisation.

« Comment comprendre, malgré toutes les insuffisances de la justice, que de prétendus auteurs d’infractions deviennent subitement, et en dehors de toute procédure judiciaire, des victimes privilégiées ? », questionne-t-il, mettant en doute l’impartialité et la légitimité du processus.

Pour lui, cette initiative illustre une persistance des pratiques qu’il qualifie de « patrimonialisation de l’État » et de « clientélisme », qu’il considère comme une continuité des dérives dénoncées sous les régimes précédents. Il estime que l’actuelle gouvernance du parti Pastef ne fait que prolonger ces tendances, alors même que ce parti s’était érigé en fervent défenseur de la rupture et du changement.

Selon Hamidou Deme, l’appartenance à un parti politique ou le soutien à une figure politique ne devraient pas être des critères pour bénéficier d’un quelconque privilège. Il rappelle que l’État de droit repose sur l’égalité de tous devant la loi et qu’aucune règle juridique ou logique ne justifie que des personnes poursuivies par la justice puissent être indemnisées sans qu’une décision judiciaire n’ait d’abord statué sur leur statut de victimes.

En conclusion, il s’interroge sur l’évolution du jeu démocratique depuis l’arrivée au pouvoir de Pastef. Selon lui, les règles semblent désormais être appliquées de manière sélective, au bénéfice d’un parti et de ses dirigeants. « La démocratie et l’État de droit sont-ils encore en péril ? », s’interroge-t-il, laissant entendre que les réformes annoncées ne vont pas forcément dans le sens du renforcement des institutions républicaines.

INDEMNISATION ou « ASSISTANCE » EN GUISE DE REMERCIEMENTS? Le jeu de mots ne passera pas. (Par Abdou MBOW )

Le Gouvernement a décaissé cinq milliards F CFA pour indemniser les victimes des violences politiques entre 2021 et 2024, semblant décidé à appliquer dans une suspecte urgence, le « Projet » de panser les blessures de « SES » militants. Lors du vote de la Loi des finances rectificative, le Ministre des Finances et du Budget avait annoncé que plus de 100 millions F CFA avaient été octroyés aux victimes des évènements politiques de 2021-2024.

La ministre de la Famille et des Solidarités a donné les détails de l’autre partie de l’enveloppe, avec les nouvelles mesures pour les ex-détenus et autres victimes des événements de 2021-2024.

C’est grave ça ! C’est un précédent dangereux… Depuis quand c’est à un Gouvernement d’indemniser des victimes de manifestations et pas à la justice de le faire, si elle l’a jugé nécessaire à la suite de la tenue d’un procès. Et puis, pourquoi n’indemniser que ceux qui ont été victimes dans leur soutien à Sonko, ce qui est une façon de les récompenser avec l’argent de TOUS les sénégalais ? Et tous ceux qui ont été blessés ou qui ont perdu leurs biens ou qui ont vu leurs voitures cassées ou leurs commerces pillés par les militants de Pastef, ils ne sont pas des victimes ??? Et ceux dont on a désigné les maisons aux pillards incendiaires et qui les ont perdues, que leur destine l’état dans sa générosité distinctive ? C’est quoi ce partage partisan ??? Qui va réparer les dégâts causés par les manifestations comme le saccage de l’université Cheikh Anta Diop ??? En fait Sonko est juste en train d’acheter ses militants en leur donnant leur part du gâteau, alors qu’il n’arrive pas à tenir ses promesses de leur donner un avenir décent dans leur pays. Cela efface la honteuse image des jeunes prêts à fuir leur pays…
Qu’est un ex-détenu ? Que valent les décisions de juges qui ont sanctionné certains faits avérés ? 
Les ex détenus sont ceux qui ont attaqué la gendarmerie, y ont mis le feu pour prendre les armes ou exploser les munitions. Les ex détenus sont ceux qui ont confectionné des cocktails Molotov, incendié des bus, l’UCAD, saccagé les édifices publics, dévalisé des boutiques et voulaient marcher vers le Palais de la République. Les ex détenus ont brulé Auchan, Total, et ont toujours averti d’une deuxième et troisième vague de gatsa gatsa beaucoup plus incendiaire. Donc ceux sont ces bandits de grand chemin, ces ennemis de la République qu’on veut indemniser ? Valider ce fait, sans évaluation d’une « Commission Vérité et Réconciliation », suggérée par la loi d’amnistie, c’est considérer que les saccages, les incendies, les destructions de biens privés, les vols, ne sont en fait que des faits qui relèvent de la résistance tout simplement, autrement dit, cela devient un droit.
Dans l’éventualité d’une abrogation de la Loi d’Amnistie, l’état va-t-il demander aux bénéficiaires de ces récompenses déguisées en indemnisations, de rembourser ces millions?
Question subsidiaire : Un ami à moi qui est devenu asthmatique à la suite d’inhalations successives de gaz lacrymogènes en 2021, peut-il accéder à la qualité de victime ?
Du « Grand N’importe Quoi » !!! Du Sonko tout craché !!!

Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal

Sénégal : Le débat sur l’héritage des réalisations de Macky Sall refait surface

Les tensions politiques au Sénégal ne faiblissent pas, alors que l’ancien ministre Mansour Faye monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative d’appropriation des réalisations de l’ère Macky Sall par les nouvelles autorités. Il accuse celles-ci de vouloir effacer l’héritage de l’ancien président tout en lui attribuant les difficultés actuelles du pays.

Dans une déclaration récente, Mansour Faye a rappelé que plusieurs infrastructures majeures, notamment l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint-Louis, ont été initiées sous Macky Sall. Selon lui, les travaux de ce projet ont officiellement démarré le 10 février 2023 à Tivaouane, bien avant la fin du mandat de l’ancien président. Il souligne également les nombreuses étapes de planification et de négociation ayant précédé le lancement des travaux, insistant sur le fait que l’administration actuelle ne peut en aucun cas s’attribuer le mérite de ce projet.

L’ancien ministre met aussi en avant d’autres réalisations du régime Sall, comme le Palais de justice de Tivaouane, les châteaux d’eau de Saint-Louis, les travaux du Nanija Bolong de Kaffrine, ou encore l’hôpital national Elh Malick SY de Tivaouane. Il affirme que ces infrastructures sont le fruit d’une planification rigoureuse sous Macky Sall et que l’actuel gouvernement ne fait qu’inaugurer des projets déjà en cours.

La question de la paternité des réalisations publiques est un sujet récurrent dans la politique sénégalaise. Chaque changement de régime s’accompagne d’une lutte pour le bilan, entre ceux qui revendiquent des succès passés et ceux qui veulent marquer leur empreinte. Il est vrai que l’État est une continuité, et qu’un gouvernement hérite forcément de projets amorcés par ses prédécesseurs.

Cependant, les critiques de Mansour Faye mettent en lumière un problème plus large : l’absence de nouveaux projets phares sous l’administration actuelle. Il accuse les nouvelles autorités de ne pas avoir encore lancé de grandes initiatives et de se contenter de poursuivre celles déjà engagées sous Macky Sall.

Jusqu’ici, le gouvernement en place n’a pas officiellement répondu aux accusations de Mansour Faye. Toutefois, certains partisans du nouveau régime estiment que la situation économique actuelle, marquée par des défis budgétaires, rend difficile le lancement immédiat de nouveaux projets. D’autres rappellent que Macky Sall lui-même a bénéficié d’infrastructures amorcées sous Abdoulaye Wade, et que c’est une pratique normale dans la gestion des affaires publiques.

Soutien croissant à Farba Ngom : Après la France et les États-Unis, l’Espagne se mobilise

Le soutien au député-maire des Agnam, Farba Ngom, ne cesse de s’élargir. Après la France et les États-Unis, c’est au tour des Sénégalais résidant en Espagne de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « injustice flagrante » visant à réduire au silence une figure clé de l’ancien régime.

Réunis à Madrid, les partisans de Farba Ngom ont exprimé leur indignation face à la procédure judiciaire engagée contre lui. « Au lieu de se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, le nouveau gouvernement s’acharne sur les dignitaires de l’ancien régime, dont Farba Ngom », a déclaré la porte-parole du mouvement de soutien en Espagne. Selon eux, cette affaire illustre une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, contraire aux principes d’un État de droit.

Les soutiens du député exigent un traitement équitable et impartial de son dossier, soulignant que les autorités judiciaires n’ont pas encore apporté de preuves justifiant la procédure engagée contre lui. « Après tout ce que le pays a combattu en termes d’injustices, l’actuel régime ne devrait pas faire de la justice une arme contre des citoyens honnêtes qui ont servi leur pays », insistent-ils.

Farba Ngom, figure influente du parti Alliance pour la République (APR) et proche de l’ancien président Macky Sall, est visé par une enquête financière déclenchée après la saisine de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Son immunité parlementaire a été levée à la demande du ministre de la Justice, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat politique tendu au Sénégal, marqué par des poursuites contre plusieurs figures de l’ancien régime. Tandis que le gouvernement met en avant la nécessité de lutter contre l’impunité et la corruption, l’opposition et les soutiens de l’ex-président Macky Sall dénoncent des règlements de comptes politiques.

Incendie au marché Zinc de Kaolack : des dégâts matériels considérables

Un incendie d’une rare violence s’est déclaré dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 février 2024 au marché Zinc de Kaolack, plus précisément dans le secteur de “Pack Ba”. Le sinistre, survenu aux environs de 22 heures, a causé d’importants dégâts matériels estimés à plusieurs millions de FCFA.

Selon le commandant Djibril Sall du groupement d’incendie et de secours n°3, les sapeurs-pompiers de Kaolack ont été alertés à 22h37. Arrivés sur les lieux à 22h50, ils ont découvert un incendie touchant des scieries et des cantines à usage mixte, couvrant une superficie d’environ 1000 m². Grâce à une intervention rapide et efficace, les secours ont réussi à maîtriser le feu après environ une heure d’opération, évitant ainsi une propagation à d’autres secteurs du marché.

Pour venir à bout des flammes, un important dispositif a été déployé : 15 engins et plus de 50 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Une seule victime, souffrant de brûlures légères, a été évacuée vers l’hôpital régional de Kaolack.

Les circonstances exactes de cet incendie restent pour l’instant indéterminées. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin d’établir les causes du sinistre.

Ce nouvel incident rappelle celui du 22 décembre dernier, lorsque le marché “Guédji” de Kaolack avait été ravagé par les flammes, causant également d’importants dégâts matériels.

Face à la récurrence de ces incendies dans les marchés, des voix s’élèvent pour demander un renforcement des mesures de prévention et de sécurité, notamment en matière d’installations électriques et de dispositifs anti-incendie.

Infrastructures sportives : les acteurs de Kaolack font appel à l’État

Les acteurs du sport dans la région de Kaolack ont appelé l’État à investir dans des infrastructures sportives de qualité afin de favoriser la formation de futurs talents, notamment dans les petites catégories. Parrain de la 3ᵉ édition de la finale de la Coordination départementale des écoles de football (Codef), tenue ce samedi 1ᵉʳ février, le président de l’ASC Saloum a esquissé des débuts de solution pour régler définitivement ce problème.

« Les acteurs sportifs de la région de Kaolack ont un objectif commun : développer le football local, notamment les petites catégories. En ma qualité de président de club, je fais de mon mieux pour soutenir les écoles de football de la région, car elles constituent les pépinières de futurs talents », a expliqué M. Fallou Kébé, parrain de la finale.

Selon lui, les principales préoccupations des acteurs et des présidents d’écoles de football portent sur la création de centres de formation et le renforcement des infrastructures sportives de dernière génération, qui font cruellement défaut.

« À part le stade Lamine Guèye, il n’existe pas d’autres infrastructures sportives. D’ailleurs, nous avons entamé la construction d’un centre de formation afin d’aider les jeunes catégories. Ainsi, ils auront l’opportunité de décrocher des contrats professionnels ici ou en Europe, car la région de Kaolack regorge de talents », a révélé le président de l’ASC Saloum.

Pour Bassirou Kane, président de la Coordination départementale des écoles de football de Kaolack, le manque de moyens infrastructurels et financiers constitue un frein majeur. Il a souligné que des appuis comme celui de M. Fallou Kébé permettent encore aux acteurs de tenir.

« Nous aurions souhaité avoir à nos côtés d’autres personnes comme Fallou Kébé, car il a très tôt compris que les petites catégories sont l’avenir du football. Il sait que le développement du football dans la région passe par un soutien à ces jeunes talents », a souligné M. Kane.

Lors de la finale U15 A, le Sicas s’est imposé face à Deewo sur le score d’un but à zéro. Quant à la finale U15 B, Avsad a pris le meilleur sur Gawane lors de la séance des tirs au but (4-3), après un score nul et vierge à l’issue du temps réglementaire.

Kaolack : Le projet visant à freiner l’immigration irrégulière risque d’échouer (Talla Diakhoumpa, SG de l’ASECO)

L’État du Sénégal et le Royaume d’Espagne ont réactivé un ancien programme de recrutement d’ouvriers agricoles saisonniers. Le Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’extérieur a ainsi lancé un appel à candidatures dans le cadre de cette initiative de migration circulaire, visant à embaucher des travailleurs pour la cueillette et le stockage de fruits ainsi que l’empilement des récoltes. Les candidats retenus signeront un contrat à durée déterminée (CDD) de trois mois renouvelables. Cette stratégie vise à endiguer l’immigration irrégulière, alors que les îles espagnoles font face à un afflux inédit de migrants.

Cependant, Talla Diakhoumpa, un Sénégalais vivant en Italie et secrétaire général de l’Association des Sénégalais de la Province de Dicosense en Italie (ASECO), a exprimé ses réserves quant à l’efficacité de cette approche.

Un programme déjà expérimenté sous Wade et poursuivi par Macky Sall

« Face à l’immigration clandestine, des pays occidentaux comme l’Italie et l’Espagne ont choisi d’instaurer des voies d’immigration régulière à travers des décrets flux ou en attribuant des quotas de travailleurs migrants aux pays africains. Ces migrants peuvent ainsi obtenir des visas pour aller travailler en Europe, notamment dans les plantations en tant que saisonniers », a expliqué M. Diakhoumpa.

Il rappelle que ce programme n’est pas une nouveauté au Sénégal. Déjà sous la présidence de Me Abdoulaye Wade, des initiatives similaires avaient été mises en place pour endiguer l’immigration clandestine. Avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, ces politiques ont été poursuivies, car « l’État est une continuité », souligne-t-il.

Un manque de communication qui risque de compromettre le projet

Toutefois, selon lui, les autorités actuelles ont mal communiqué sur l’appel à candidatures. « Elles ont annoncé une période de trois jours, mais ces trois jours n’ont même pas été complets », regrette-t-il.

Pour Talla Diakhoumpa, cette mauvaise communication risque de conduire à l’échec du programme, d’autant plus que de nombreux jeunes ont perdu espoir en l’avenir au Sénégal. Il ajoute que la plupart de ceux qui partiront travailler dans les plantations en Espagne ne reviendront probablement pas au pays, faute d’opportunités d’emploi sur place.

« Si l’État ne met pas en place une véritable politique d’insertion professionnelle pour maintenir les jeunes au pays, le Sénégal risque de se vider de sa jeunesse », avertit-il.

Talla Diakhoumpa a fait cette déclaration samedi à Kaolack, où il est actuellement en séjour.

Santé au Sénégal : le SAMES annonce une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a décidé d’observer une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025. Cette décision fait suite à l’inaction du gouvernement face aux revendications des professionnels de la santé, déposées en décembre 2023 et restées sans réponse.

Lors de sa réunion mensuelle du 1er février 2025, le Bureau Exécutif National (BEN) du SAMES a exprimé sa profonde déception face au silence des autorités sur plusieurs points jugés essentiels. Parmi les principales revendications figurent le recrutement des professionnels de la santé au chômage, des communautaires et des contractuels, la revalorisation des pensions de retraite des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, ainsi que la correction des inégalités salariales et indemnités jugées injustes. Le syndicat réclame également la construction d’hôpitaux de niveau II dans tous les départements, l’accélération de la couverture sanitaire universelle, ainsi qu’une meilleure prise en charge des médecins en spécialisation et des internes.

Le SAMES fustige par ailleurs une gestion jugée opaque des ressources humaines dans le secteur de la santé et appelle à plus de transparence et d’équité dans l’affectation et la promotion des agents. Selon le syndicat, l’absence de réponses concrètes de la part du gouvernement met en péril l’avenir du système de santé sénégalais et compromet la qualité des soins offerts aux populations.

Dans cette optique, le syndicat a décidé de mettre en place un plan d’action progressif, débutant par cette grève de 48 heures. Des assemblées générales de mobilisation seront organisées dans les hôpitaux et centres de santé pour sensibiliser les acteurs du secteur. Toutefois, un service minimum sera assuré pour la prise en charge des urgences vitales afin de ne pas compromettre la santé des patients les plus vulnérables.

Le SAMES exhorte l’ensemble des professionnels de la santé à se mobiliser massivement pour faire entendre leurs revendications et rappelle que si le gouvernement ne réagit pas, d’autres actions plus radicales pourraient être envisagées dans les semaines à venir.

Conflit en RDC : le président Diomaye Faye propose sa médiation

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, s’engage activement dans la recherche d’une solution au conflit qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un contexte de tensions accrues, marquées par l’avancée des rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise aux abords de Goma, le chef de l’État sénégalais a pris l’initiative de contacter ses homologues congolais et rwandais pour favoriser un dialogue constructif.

Sur son compte X (anciennement Twitter), le président Diomaye Faye a révélé avoir eu des « entretiens téléphoniques fructueux » avec ses homologues Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda). Il a insisté sur l’importance d’explorer les pistes d’un dialogue franc pour parvenir à une paix durable dans la région.

Le président sénégalais a également souligné que « le Sénégal reste engagé en faveur de la stabilité et de la sécurité en Afrique et dans le monde ». Cette déclaration s’inscrit dans une tradition diplomatique où Dakar a souvent joué un rôle de médiateur sur le continent.

Le conflit à l’Est de la RDC est une crise majeure qui implique des acteurs locaux et internationaux. Depuis plusieurs années, la région du Kivu est le théâtre d’affrontements entre les forces congolaises et les rebelles du M23, accusés d’être soutenus par Kigali. Cette situation a conduit à une montée des tensions entre Kinshasa et Kigali, suscitant des inquiétudes sur un risque d’escalade régionale.

Face à cette crise, plusieurs tentatives de médiation ont déjà été entreprises, notamment par l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est, mais sans parvenir à une désescalade durable.

L’initiative du président Diomaye Faye marque une volonté de Dakar de s’impliquer davantage dans les dossiers de paix et de sécurité sur le continent. Toutefois, la réussite de cette médiation dépendra de la volonté des parties en conflit à s’engager sincèrement dans un processus de dialogue.

Si le Sénégal n’a pas d’intérêts directs dans cette crise, son rôle neutre pourrait être un atout pour favoriser des discussions équilibrées. Reste à savoir si cette tentative de médiation pourra aboutir à des avancées concrètes dans la résolution de ce conflit complexe.

En affichant son engagement diplomatique, le président sénégalais inscrit son mandat dans une approche proactive de la politique africaine. Sa démarche pourrait également renforcer la position du Sénégal sur la scène internationale comme un acteur clé dans la gestion des crises africaines.

Nigeria : Le Khalife Cheikh Mahi Niass reçu par le président Bola Ahmed Tinubu

Le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Muhammadul Mahi Ibrahim Niass, a été reçu ce vendredi par le président nigérian Bola Ahmed Tinubu. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du séjour du guide religieux au Nigeria, où il participe aux festivités marquant la naissance de Cheikh Ibrahim Niass, fondateur de la Fayda Tijaniyya, une confrérie influente en Afrique de l’Ouest.

À son arrivée au palais présidentiel d’Abuja, Cheikh Mahi Niass a été accueilli avec tous les honneurs dus à son rang spirituel. Il était accompagné d’une délégation composée de dignitaires religieux et de proches collaborateurs. La rencontre a débuté par la prière du vendredi, que le président Tinubu et son hôte ont accomplie ensemble à la mosquée du palais.

Après la prière, le Khalife et le chef de l’État ont eu un entretien privé, en présence des membres du gouvernement et de la délégation religieuse. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la paix, la stabilité et la coopération entre les communautés religieuses en Afrique de l’Ouest.

Le Khalife Cheikh Mahi Niass, reconnu pour son engagement en faveur de la tolérance, du dialogue interreligieux et de la promotion de la paix, a souligné l’importance du Nigeria dans la diffusion des enseignements de la Tijaniyya. De son côté, le président Tinubu a exprimé son respect pour la contribution des leaders religieux à la cohésion sociale et au développement du pays.

Cheikh Mahi Niass séjourne au Nigeria depuis quelques jours pour prendre part aux célébrations du Mawloud de Cheikh Ibrahim Niass, un événement annuel rassemblant des milliers de disciples de la Tijaniyya. Cette manifestation spirituelle est particulièrement suivie au Nigeria, où la confrérie compte une forte communauté de fidèles.

La visite du Khalife à Abuja s’inscrit ainsi dans une tradition de rapprochement entre les autorités nigérianes et les leaders religieux influents, soulignant le rôle central du soufisme dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre entre Cheikh Mahi Niass et le président Tinubu témoigne également des relations historiques entre le Sénégal et le Nigeria, renforcées par les liens spirituels de la Tijaniyya. La confrérie, fondée par Cheikh Ahmad Tijani au XVIIIe siècle, a connu une expansion considérable grâce à Cheikh Ibrahim Niass, dont les enseignements ont largement influencé le monde musulman, notamment en Afrique de l’Ouest.

En recevant le Khalife général de Médina Baye, le président nigérian réaffirme ainsi son attachement aux valeurs de dialogue et de coexistence, essentielles dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux.

La visite de Cheikh Mahi Niass se poursuit avec d’autres rencontres religieuses et communautaires à travers le Nigeria, témoignant du rayonnement international de la Fayda Tijaniyya et de son impact dans la région.

Kaolack : Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal préconise une assise nationale entre l’État et les jeunes entrepreneurs

Pour que le Sénégal puisse atteindre un niveau de développement durable et offrir à sa jeunesse des opportunités de réussite dans leur propre pays, le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal propose plusieurs pistes de solutions aux nouvelles autorités.

« La diaspora sénégalaise effectue des transferts de fonds estimés à des millions de francs CFA par an vers le pays. Grâce à ces transferts, elle joue un rôle de premier plan dans l’amélioration des conditions de vie des familles restées au Sénégal. Elle contribue ainsi aux efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement de l’inclusion économique des populations, y compris les plus vulnérables », a souligné Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal.

M. Ndour invite également l’État à garantir de meilleures conditions de séjour aux immigrés sénégalais dans les pays occidentaux et à mettre en place une banque dédiée aux immigrés, afin de faciliter leurs investissements au Sénégal.

S’exprimant sur la question des industries, le président du mouvement estime que la politique industrielle doit viser à renforcer la compétitivité du secteur et à promouvoir une économie plus durable et résiliente, capable de créer des emplois.

« Nous pensons qu’avec une politique industrielle efficace, les jeunes pourraient rester au pays au lieu d’être envoyés en Espagne pour travailler dans des plantations », a-t-il déclaré.

Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal invite également l’État à organiser une assise nationale réunissant tous les jeunes entrepreneurs du pays, sans exception, afin de réfléchir ensemble aux voies et moyens du développement économique du Sénégal.

Dans cette dynamique, le mouvement prévoit d’organiser prochainement une formation sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, à destination des jeunes, pour leur permettre d’accéder plus facilement aux opportunités d’emploi.

Par ailleurs, en marge d’une rencontre avec la presse locale ce samedi, Badou Ndour a annoncé que son mouvement accompagnera les pèlerins du Magal de Porokhane en leur fournissant des vivres et des boissons, comme chaque année.

Kaolack / Éducation : Une baobab de l’enseignement honorée par ses anciens élèves de 1981-1986

Ce samedi, s’est tenue la cérémonie d’hommage de la 3ᵉ édition des anciens élèves de la promotion 1981 de l’école Elhadji Hamidou Kane, ex-Gambetta, dans la commune de Kaolack. L’événement était dédié à leur enseignante de CM2, Madame Nafissatou Diop, aujourd’hui à la retraite. Discours de témoignages, rappels de parcours et moments d’émotion ont marqué cette cérémonie.

Mansour Kane, un ancien élève, a expliqué que l’idée est née d’un groupe WhatsApp réunissant les anciens élèves de Madame Nafissatou Diop. Ce groupe a permis de rassembler les élèves de la même promotion, dont beaucoup sont aujourd’hui professeurs, docteurs, hommes d’affaires, commerçants, entre autres. De ces échanges est venue l’idée de rendre hommage à leur enseignante, qui leur a laissé d’excellents souvenirs.

« Le seul témoignage que l’on peut faire de Madame Diop, c’est qu’elle possède toutes les qualités d’un enseignant. Être Naturellement Sélectionné pour Éduquer et Instruire des Générations Nouvelles avec Autorité Naturellement Transmise. C’est grâce à elle que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui, et nous en remercions Dieu », a déclaré Mansour Kane, porte-parole des anciens élèves.

Prenant la parole, Madame Nafissatou Diop a salué l’initiative de ses anciens élèves, qui, après des années de service rendu à la nation, ont eu une pensée pour elle. Elle les a exhortés à perpétuer de telles initiatives, soulignant que la gratitude devient rare de nos jours.

« Si mes anciens élèves ont décidé de m’honorer aujourd’hui, je suis émue, très fière et comblée », a-t-elle confié. Elle a également exprimé sa reconnaissance envers ces anciens élèves, toujours fidèles à leurs maîtres, gardant le même respect et le même comportement qu’à l’école.

Profitant de l’occasion, Madame Diop a lancé un message aux jeunes enseignants : « Le métier d’enseignant n’est pas donné à tout le monde. Il faut posséder de nombreuses qualités : patience, amour, compréhension. Il faut considérer les enfants que nous formons comme nos propres familles. Savoir s’organiser, se préparer, prendre du recul, se former tout au long de la carrière et, surtout, donner aux élèves le goût et le plaisir d’apprendre. »

Cet hommage vibrant témoigne de l’impact qu’un enseignant dévoué peut avoir sur la vie de ses élèves et de l’importance de la reconnaissance envers ceux qui ont consacré leur vie à l’éducation.

Guédiawaye : la 9ᵉ édition de Setal Sunu Rew marque une pause pour une refonte du programme

La 9ᵉ édition de l’opération citoyenne Setal Sunu Rew s’est tenue ce samedi à Guédiawaye, sous la présidence du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye. Cette initiative, qui mobilise citoyens, élus et acteurs publics autour d’une vaste campagne de nettoyage, était dédiée cette année au ministère de l’Intérieur, avec pour thème : « Rendre propre notre environnement renforce notre sécurité ».

L’événement a vu la participation de plusieurs autorités de premier plan, notamment le ministre de l’Intérieur Jean-Baptiste Tine et le gouverneur de Dakar Ousmane Kane. Aux côtés des élus locaux et des habitants, ils ont pris part aux activités de nettoyage, réaffirmant ainsi l’importance de l’engagement collectif pour un cadre de vie plus sain.

Lancée il y a neuf mois, l’opération Setal Sunu Rew s’est imposée comme un rendez-vous citoyen incontournable pour la salubrité publique au Sénégal. Cependant, après plusieurs éditions, le gouvernement envisage d’ajuster le programme pour garantir son efficacité à long terme.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a annoncé que l’initiative connaîtra une pause afin d’être repensée et mieux structurée. « On va prendre une pause pour revoir le programme Setal Sunu Rew afin de l’inscrire dans la durée. C’est une responsabilité de tous de ne pas salir les rues. Il n’y a pas de pause dans notre action de s’occuper de notre environnement », a-t-il déclaré.

Cette pause vise à renforcer l’impact de l’opération en mettant en place des mécanismes durables pour l’entretien de l’environnement urbain et la sensibilisation des populations. L’objectif est d’encourager un changement de comportement à long terme et d’impliquer davantage les collectivités locales dans la gestion des déchets.

En attendant la refonte du programme, l’État sénégalais ambitionne de développer une politique plus globale de gestion des déchets et de protection de l’environnement. Cela passe par des actions de sensibilisation accrues, un renforcement des infrastructures de collecte et de traitement des déchets, ainsi qu’un cadre législatif plus strict en matière d’hygiène publique.

Ousmane Sonko à Louga : appel à la jeunesse pour un engagement citoyen durable

Dans le cadre de la 9e édition de l’initiative citoyenne « Setal Sunu Reew », le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Louga pour donner le coup d’envoi des activités sous le thème : « Setal Sunu Gox, Moy Sunu Karaangue ». Accompagné des autorités locales, il a profité de l’occasion pour adresser un message fort à la jeunesse sénégalaise, l’exhortant à s’impliquer activement dans la transformation du pays.

Dans son discours, le Premier ministre a mis l’accent sur le rôle central des jeunes dans la construction nationale. Il a souligné que l’initiative « Setal Sunu Reew » ne se limite pas à une simple opération de nettoyage, mais vise à inculquer une culture du civisme, du patriotisme et de l’implication communautaire.

« Vous devez être les premiers à participer aux efforts de construction de ce pays. Nous avons l’obligation de nous concerter en permanence. Vous êtes jeunes et vous avez tout l’avenir devant vous. Que personne ne vous détourne de votre objectif, et surtout, évitez de vous précipiter… », a déclaré Ousmane Sonko devant une foule enthousiaste.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de faire preuve de patience et de détermination. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place des réformes structurelles pour redresser le Sénégal, tout en soulignant que ces changements nécessitent le soutien et l’implication active de la population.

Dans cette dynamique, il a appelé les jeunes à rester mobilisés et à faire preuve de vigilance face aux tentatives de division et de manipulation. Pour lui, l’unité et la cohésion nationale sont des éléments essentiels pour garantir une transformation réussie du pays.

Depuis son lancement, « Setal Sunu Reew » s’est imposé comme un mouvement national favorisant le volontariat et la participation communautaire. En encourageant la propreté des quartiers et des espaces publics, cette initiative contribue à renforcer la conscience citoyenne et à améliorer le cadre de vie des Sénégalais.

À Louga, cette 9e édition a mobilisé de nombreux jeunes, associations et acteurs locaux, témoignant de l’adhésion populaire croissante à ce projet.

À travers cette visite, Ousmane Sonko a non seulement réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du développement, mais il a aussi rappelé aux jeunes leur rôle primordial dans la réussite des réformes en cours. Son message est clair : l’avenir du Sénégal dépend de l’implication et de la détermination de sa jeunesse.

En conclusion, cette nouvelle édition de « Setal Sunu Reew » confirme que la mobilisation citoyenne reste un levier essentiel pour impulser le changement et bâtir un Sénégal plus fort et plus solidaire.

Vente aux enchères : Bertrand Touly tente de récupérer son dû sur un bien de Luc Nicolaï

L’ancien patron du Lamantin Beach Hôtel, Bertrand Touly, poursuit sa bataille judiciaire contre Luc Nicolaï. Selon le journal Libération, un terrain appartenant à ce dernier sera mis en vente aux enchères le 20 février prochain devant le juge des criées du tribunal de Mbour. Cette initiative fait suite à la condamnation du promoteur de lutte en 2017, dans une affaire l’opposant à Touly.

Le terrain concerné est situé aux « Domaines de Capparis » et a été estimé à 59,875 millions de francs CFA. Cette vente vise à permettre à Bertrand Touly de récupérer les fonds qui lui avaient été alloués par la justice après une longue procédure.

Pour rappel, en 2017, la Cour d’appel de Saint-Louis avait condamné Luc Nicolaï à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, et à verser 300 millions de francs CFA à Bertrand Touly. Le promoteur de lutte avait été reconnu coupable d’avoir introduit de la drogue dans les bureaux de l’homme d’affaires français.

Malgré cette condamnation, Bertrand Touly n’aurait toujours pas perçu la totalité des dommages et intérêts qui lui sont dus. Cette vente aux enchères s’inscrit donc dans un processus de recouvrement forcé.

ABSENCE DE SOUTIEN DE L’ÉTAT À LA 145e ÉDITION DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAYE : Cheikh Omar Diagne était-il le réel coupable du refus d’herbegement des hôtes de Touba ?

La question de l’absence de soutien financier notable de l’État aux événements religieux majeurs du Sénégal continue de susciter l’indignation, notamment après la dernière en date : l’absence d’appui financier à la communauté Layenne.

Lors du dernier Grand Magal, la présidence de la République, via Cheikh Omar Diagne, directeur des Moyens généraux d’alors, a décliné la demande formulée par Touba concernant la prise en charge de l’hébergement de ses hôtes. Ce refus a d’ailleurs dissuadé la ville sainte de Tivaouane de faire une demande similaire pour le Gamou 2024, de peur de subir le même sort.
Aujourd’hui, alors que Cheikh Omar Diagne n’est plus aux commandes, la communauté Layenne, qui a organisé l’Appel de Seydina Limamou Laye, se retrouve également sans soutien financier de l’État. D’où la question suivante : Cheikh Omar Diagne était-il réellement le responsable du refus d’aide à Touba ?
À l’époque, bien que la décision de Cheikh Omar Diagne ait soulevé de vives critiques, il a été maintenu à son poste jusqu’à son limogeage, survenu après ses propos controversés qualifiant les tirailleurs de « traîtres ».
Aujourd’hui, après son départ, c’est la famille Layenne qui se trouve dans la même situation d’abandon de la part de l’État.
Pendant cette 145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, Mamadou Lamine Laye, porte-parole de la famille, a exprimé sa déception quant au manque de soutien financier de l’État. Malgré l’absence de soutien institutionnel, la communauté Layenne a démontré une grande autonomie, réussissant à organiser l’événement grâce à ses propres moyens. Mamadou Lamine Laye a rappelé que la communauté Layenne, fidèle à ses valeurs, avait toujours organisé l’Appel avec abnégation et sans compter sur des financements extérieurs. « Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’Appel. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser l’organisation », a-t-il déclaré.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°386 – 01 ET 02/02/2025

🔴 APRÈS LE REFUS D’HÉBERGEMENT DES HÔTES DE TOUBA, COLÈRE DE YOFF POUR ABSENCE DE SOUTIEN FINANCIER DE L’ÉTAT : COD ÉTAIT-IL VRAIMENT RESPONSABLE ?
🔴 CONTINUATION DE L’INDEMNISATION DES VICTIMES DES ÉMEUTES PRÉ-ÉLECTORALES SANS PUBLICATION DE LISTE : OÙ EST LA TRANSPARENCE ?

🔴 CHAN 2025 : OFFICIALISATION DU REPORT PAR LA CAF
🔴 IMPACT ET HÉRITAGE DES JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE DAKAR 2026 : Non monsieur l’ex-Maire vous avez manqué l’unique occasion de vous mettre en évidence ! (Par Abdoulaye Diop)

145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye : Mamadou Lamine Laye critique l’inaction de l’État et appelle à plus de soutien

Le 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye, qui s’est tenu récemment, a été marqué par une grande affluence et un fervent esprit de solidarité au sein de la communauté Layenne. Lors de la cérémonie de clôture, Mamadou Lamine Laye, porte-parole de la famille Layenne, a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de cet événement religieux majeur, qui attire chaque année des milliers de croyants venus rendre hommage à Mame Limamoulaye.

Le 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye a été un moment fort de rassemblement spirituel et de communion au sein de la communauté. De nombreuses familles religieuses et figures religieuses de tout le pays se sont rendues à l’événement pour célébrer cet appel fondateur lancé par Mame Limamoulaye Laye, un événement de grande portée pour les croyants de la communauté Layenne.

Le porte-parole de la famille Layenne a salué la mobilisation exceptionnelle de la communauté, soulignant l’importance de ce rendez-vous spirituel dans le renforcement des liens entre les membres et de la solidarité entre les familles religieuses présentes. « Au nom de toute la famille de Mame Limamoulaye, nous vous adressons nos sincères remerciements pour avoir marqué de votre présence cet APPEL », a déclaré Mamadou Lamine Laye, exprimant sa gratitude à tous ceux qui ont participé à cette commémoration historique.

Malgré le succès de l’événement, Mamadou Lamine Laye a exprimé des réserves sur l’absence de soutien de l’État pour l’organisation de cette célébration. Il a souligné que, bien que l’État n’ait pas apporté de soutien substantiel, la communauté Layenne a fait preuve d’une autonomie impressionnante en réussissant à organiser l’événement grâce à ses propres ressources.

« Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’APPEL. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser notre APPEL », a-t-il déclaré, faisant référence à la résilience et à la détermination de la communauté Layenne face aux défis. L’absence de soutien institutionnel, selon lui, n’a pas freiné la volonté de la communauté de mener à bien cet événement.

Mamadou Lamine Laye a insisté sur le besoin de soutien pour la préservation des événements religieux et culturels, comme celui de l’Appel de Mame Limamoulaye, qui sont au cœur de l’identité spirituelle et culturelle du Sénégal. Il a exprimé l’espoir que l’État prenne conscience de l’importance de ces rassemblements et envisage de fournir un soutien institutionnel pour alléger la charge de la communauté et favoriser le succès de telles initiatives à l’avenir.

La cérémonie du 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye, bien qu’ayant été un succès organisationnel, a laissé une note d’amertume chez certains membres de la communauté, particulièrement concernant le manque de soutien de l’État. Cependant, ce rassemblement a également servi à renforcer les liens entre les croyants, à rappeler la richesse de l’héritage spirituel de Mame Limamoulaye et à souligner l’autonomie et la résilience de la communauté Layenne dans la gestion de ses propres affaires religieuses.

Sénégal : un plan d’assistance aux victimes des violences politiques de 2021-2024

Le Sénégal tente de tourner la page des violences politiques qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024, marquées par des affrontements meurtriers, des milliers d’arrestations et une société profondément divisée. Conscient de l’ampleur du drame, le gouvernement a mis en place un vaste programme d’assistance aux victimes et à leurs familles. Ce vendredi 31 janvier 2025, la ministre de la Famille et des Solidarités, Madame Maimouna Dieye, a détaillé les mesures mises en œuvre pour accompagner les ex-détenus, les blessés et les familles endeuillées.

Les manifestations politiques qui ont ébranlé le Sénégal entre février 2021 et février 2024 ont laissé des séquelles profondes. Selon le gouvernement, 79 personnes ont perdu la vie, tandis que des centaines d’autres ont été blessées, certaines avec des séquelles irréversibles. Des milliers de citoyens ont été emprisonnés, souvent sans jugement, provoquant une déstructuration de nombreuses familles et des traumatismes psychologiques durables.

Lors de la conférence de presse tenue au ministère de la Famille et des Solidarités, Madame Dieye a décrit cette période comme l’une des plus sombres de l’histoire récente du pays. « Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de vies brisées, de familles endeuillées et de destins bouleversés », a-t-elle souligné.

Face à ce lourd héritage, le gouvernement investi en avril 2024 a fait de la réconciliation nationale une priorité. Un comité interministériel a été mis en place en juillet 2024 pour élaborer une réponse inclusive et participative. Ce comité, composé de représentants de plusieurs ministères et de la société civile, a déjà engagé 142 869 000 FCFA pour l’assistance médicale et psychosociale des victimes les plus urgentes.

• Une allocation de 10 millions FCFA pour chaque famille ayant perdu un proche, ainsi que l’admission des orphelins mineurs au statut de « Pupilles de la Nation ».

• Une allocation de 500 000 FCFA pour chaque ex-détenu et autre victime recensée.

• Une prise en charge médicale et psychologique pour les blessés et leurs familles.

• Un accès facilité aux financements pour les projets entrepreneuriaux des ex-détenus et victimes, via des dispositifs d’appui comme la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).

Pour garantir une répartition équitable de ces aides, le comité interministériel s’appuie sur une base de données consolidée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). À ce jour, cette base recense 2 172 ex-détenus et blessés, ainsi que 79 personnes décédées.

Si ces mesures marquent un premier pas vers l’apaisement, elles ne suffisent pas, selon plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament également une justice pour les victimes. Interrogée sur cette question, la ministre de la Famille a insisté sur la volonté du gouvernement d’éviter une approche purement compensatoire. « Nous ne prétendons pas effacer les souffrances, mais nous voulons offrir un soutien concret à ceux qui ont été meurtris par cette période », a-t-elle affirmé.

Clôture du 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye : Une réussite saluée par la communauté Layenne

La communauté Layenne a célébré avec ferveur et engagement le 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye. La cérémonie de clôture, marquée par des moments de prière et de recueillement, a été l’occasion pour le porte-parole de la famille, Mouhamadou Lamine Laye, de revenir sur la réussite de cet événement d’une importance capitale pour les fidèles.

Dans son discours, il a exprimé sa profonde satisfaction quant au bon déroulement des festivités et a adressé ses remerciements à toutes les familles religieuses qui ont honoré l’Appel de leur présence. « Au nom de toute la famille de Mame Limamoulaye, nous vous adressons nos sincères remerciements pour avoir marqué de votre présence cet APPEL », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’unité et la solidarité entre les différentes confréries religieuses du pays.

Le guide spirituel n’a pas manqué de saluer le travail acharné du comité d’organisation, qui a su relever le défi malgré les difficultés rencontrées. « Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’APPEL. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser notre APPEL », a-t-il affirmé avec conviction.

Ces propos reflètent l’engagement indéfectible des Layennes à perpétuer cette tradition initiée par Mame Limamoulaye, un événement qui, chaque année, rassemble des milliers de fidèles venus de tout le pays et d’ailleurs.

L’Appel de Mame Limamoulaye, commémorant l’invitation du saint homme à la foi et à la droiture, est un moment de grande importance pour la communauté Layenne. Il symbolise la continuité de son message de paix, de solidarité et de dévotion.

Kaolack / Transport : Face à la recrudescence des accidents, les Cavaliers de la Sécurité Routière demandent à l’État du Sénégal de respecter ses engagements

Suite à l’accident survenu hier entre Keur Madiabel et Keur Mandongo, ayant fait 11 victimes, dont 8 morts et 3 blessés graves, l’Association nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière est montée au créneau. Selon nos sources, il s’agirait d’une collision entre un pick-up et un véhicule de type “7 places”.

Face à cette situation, le président national de l’association, Cheikh Tidiane Sarr, s’est exprimé devant la presse ce vendredi. Il a d’abord tenu à s’incliner devant la mémoire des victimes avant de dénoncer ce qu’il considère comme un laxisme dans l’application des sanctions en matière de sécurité routière.

« La question des accidents de la route au Sénégal inquiète bon nombre de citoyens. Elle a d’ailleurs été au cœur des débats lors des États généraux du transport public, lancés en août dernier par le ministère des Infrastructures et des Transports, afin de trouver des solutions aux dysfonctionnements du secteur », a rappelé Cheikh Tidiane Sarr.

Le gouvernement sénégalais, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, élu en mars dernier, avait promis en août une réponse forte face à la recrudescence des accidents routiers. Pourtant, le transport routier continue de souffrir du non-respect des normes techniques de mise en circulation des véhicules, de l’incivisme des conducteurs et du manque de rigueur dans l’application des sanctions. Malgré les nombreuses campagnes nationales de sensibilisation, aucune amélioration significative n’a été constatée sur les routes du pays.

Déplorant cette situation, Cheikh Tidiane Sarr a interpellé les autorités :

« Il faut vraiment que l’État tape du poing sur la table pour corriger ces erreurs humaines, premier facteur des accidents de la route au Sénégal », a-t-il plaidé.

L’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière appelle ainsi le gouvernement à respecter ses engagements et à prendre des mesures concrètes pour réduire l’hécatombe sur les routes sénégalaises.

Khaby Lame nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF : Rencontre avec le Président Diomaye Faye

Le tiktokeur sénégalo-italien Khaby Lame, figure mondiale de l’influence sur les réseaux sociaux, a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF ce vendredi 31 janvier 2025, à l’issue de sa visite de quatre jours au Sénégal. Cette désignation a été marquée par une rencontre officielle avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui l’a accueilli cet après-midi au palais présidentiel.

Accompagné des directeurs des bureaux pays et régional de l’UNICEF, Khaby Lame a exprimé sa volonté ferme de se consacrer à la défense des droits des enfants et de promouvoir activement leur éducation ainsi que leur bien-être à l’échelle mondiale. Le tiktokeur, devenu une véritable icône de la plateforme TikTok avec ses vidéos simples et humoristiques, a vu sa célébrité croître au point d’atteindre 162,8 millions d’abonnés. À seulement 24 ans, Khaby Lame est désormais reconnu non seulement pour ses talents de créateur, mais également pour son engagement à utiliser sa notoriété au service de causes humanitaires.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, tout en exprimant ses félicitations et son remerciement à Khaby Lame, a salué son attachement profond à ses racines sénégalaises et son implication dans la défense des droits des enfants. Selon le chef de l’État, soutenir les enfants et leur garantir un avenir meilleur constitue un investissement crucial pour le développement du pays. Le Président Faye a réaffirmé la détermination du gouvernement à renforcer les initiatives en faveur de la protection des enfants et du développement humain à travers tout le Sénégal, pour garantir un avenir prospère aux jeunes générations.

Khaby Lame, en prenant cette fonction d’ambassadeur, devient ainsi un porte-voix influent dans la sensibilisation des jeunes générations aux questions liées à la protection des enfants et à l’accès à l’éducation. En tant qu’icône mondiale, il représente un modèle d’influence positive, capable de mobiliser des milliers de jeunes autour de causes sociales essentielles.

Grève dans l’Enseignement Supérieur : Le SAES annonce un mouvement à partir du 13 février face à l’inaction du gouvernement

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a officialisé son intention de déclencher une grève générale à partir du 13 février 2025, accusant l’inaction persistante du gouvernement concernant les revendications des enseignants du supérieur. Cette décision fait suite à un préavis de grève déposé en janvier, que le gouvernement n’a apparemment pas pris en considération, d’où la frustration croissante au sein du syndicat.

Les enseignants du supérieur, regroupés au sein du SAES, exigent principalement l’application du protocole d’accord signé avec l’État, qui reste, selon eux, largement ignoré. Ce protocole prévoit, entre autres, des réformes salariales, une amélioration des conditions de travail dans les universités publiques, ainsi que des réajustements concernant la gestion des ressources humaines dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Malgré les engagements pris par l’État, les enseignants pointent un retard dans l’exécution des accords, ce qui a engendré une détérioration des conditions de travail. Ils dénoncent également une insuffisance d’infrastructures et un manque de matériels pédagogiques qui affectent non seulement leur travail mais aussi la qualité de l’enseignement dispensé aux étudiants.

Le SAES déplore que, malgré des années de discussions et de négociations, les promesses de réformes n’ont pas été concrétisées. Ils soulignent que la situation actuelle devient de plus en plus insoutenable, non seulement pour les enseignants, mais aussi pour les étudiants qui subissent de plein fouet cette crise éducative. Le manque d’infrastructures adaptées, l’insuffisance de ressources pédagogiques, ainsi que la surcharge des enseignants en raison du manque de personnel sont des problèmes récurrents dans les universités publiques sénégalaises.

Face à l’inaction du gouvernement, le SAES annonce que, si ses revendications ne sont pas satisfaites, il n’hésitera pas à durcir le mouvement et à paralyser les activités académiques dans les universités. Ce mouvement de grève pourrait, selon certains analystes, entraîner des perturbations majeures dans le calendrier académique et impacter gravement la formation des étudiants.

Le syndicat insiste sur la nécessité d’un dialogue franc et constructif pour éviter cette grève. Le SAES a exprimé son désir d’engager des négociations avec les autorités pour résoudre les problèmes de manière durable et garantir des conditions de travail décentes aux enseignants, tout en assurant une éducation de qualité pour les étudiants. Toutefois, les autorités n’ont pas encore répondu aux nouvelles menaces de grève, laissant ainsi un climat de tension palpable dans le secteur éducatif.

Lutte contre la torture : La Rapporteuse spéciale des Nations Unies va inspecter le Sénégal à partir du 3 février

Le Sénégal s’apprête à accueillir la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Dr. Alice Jill Edwards, qui effectuera une mission officielle du 3 au 14 février 2025. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’engagement continu du Sénégal pour combattre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants. Dr. Edwards se concentrera particulièrement sur les secteurs de la justice, des prisons, de la police et de la santé, avec une attention particulière portée sur des problématiques spécifiques telles que les mutilations génitales féminines.

L’objectif principal de cette mission est de vérifier les efforts du Sénégal dans la lutte contre la torture et de procéder à une évaluation des mesures adoptées pour protéger les droits humains fondamentaux dans ces secteurs clés. Dr. Edwards interagira avec une large gamme d’acteurs, y compris des responsables gouvernementaux, des victimes de torture, des organisations de la société civile et des experts internationaux dans le domaine des droits de l’homme. Ces échanges viseront à recueillir des informations sur l’impact des lois et politiques en place et à identifier les lacunes éventuelles dans les pratiques et les mécanismes de protection.

Pendant son séjour, la Rapporteuse spéciale rencontrera des officiels gouvernementaux pour discuter des politiques publiques relatives aux droits des détenus et des efforts en matière de justice pénale. Dr. Edwards aura également des rencontres privées avec des victimes de torture, y compris des détenus ayant subi des mauvais traitements, ainsi que des groupes de défense des droits de l’homme pour recueillir des témoignages sur les conditions de détention et les abus.

Un élément central de la visite sera les visites de lieux de détention dans plusieurs régions du Sénégal, y compris les prisons et les centres de rééducation. Ces visites permettront à Dr. Edwards de constater directement les conditions de vie des détenus, d’évaluer la gestion des prisons et d’examiner les rapports sur les abus physiques, psychologiques ou médicaux infligés aux prisonniers. Les conditions de détention sont un enjeu crucial, car elles ont des répercussions directes sur le respect des droits humains dans le pays.

Un autre point majeur de la mission est la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF), qui demeure un problème de santé publique dans certaines régions du Sénégal. Dr. Edwards se penchera sur les mesures législatives et sociales mises en place pour combattre cette pratique, et examinera l’efficacité des programmes de sensibilisation et de prévention.

À la fin de sa mission, le 13 février 2025, Dr. Edwards tiendra une conférence de presse à Dakar pour partager ses premières conclusions avec le public et les médias. Elle présentera une analyse préliminaire des situations observées et des défis à relever dans la lutte contre la torture et les traitements cruels dans le pays. Ces informations seront également utiles pour renforcer la transparence et l’engagement du Sénégal vis-à-vis des normes internationales des droits de l’homme.

Dr. Edwards soumettra un rapport détaillé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en mars 2026, dans lequel elle proposera des recommandations pratiques pour améliorer les politiques existantes et pour combler les lacunes observées. Ce rapport sera l’occasion de mettre en lumière les réussites du Sénégal en matière de respect des droits fondamentaux, tout en identifiant des actions supplémentaires pour garantir la protection des victimes de torture et de mauvais traitements.

La visite de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies constitue une étape importante dans l’engagement du Sénégal à renforcer ses efforts en matière de justice sociale et de protection des droits humains. En permettant cette mission, le pays montre sa volonté de répondre aux préoccupations internationales et de mettre en place des mécanismes de prévention et de répression plus efficaces face à la torture. C’est aussi un signal fort que le gouvernement envoie concernant sa politique de tolérance zéro vis-à-vis des abus dans les institutions publiques et privées.

Recrutement de 2000 enseignants : Plus de 147 000 candidats inscrits, Thiès en tête des inscriptions

Dans le cadre de l’initiative du ministère de l’Éducation nationale pour combler la pénurie d’enseignants pour l’année scolaire 2024-2025, le recrutement de 2000 enseignants a attiré un grand nombre de candidatures. La plateforme Mirador, dédiée aux inscriptions, a enregistré un total de 147 845 inscriptions à la date du 30 janvier 2025. Ce nombre reflète l’engouement suscité par cette campagne de recrutement qui se veut une réponse directe aux besoins accrus en personnel enseignant dans les écoles sénégalaises.

Parmi les 16 circonscriptions académiques du pays, c’est Thiès qui arrive en tête avec 21 096 inscriptions, suivi de Dakar avec 18 255 candidatures. Les régions de Pikine-Guédiawaye (14 449 inscriptions), Saint-Louis (13 515 inscriptions), ainsi que des zones comme Kaolack, Fatick, Diourbel, et Ziguinchor ont également enregistré des chiffres significatifs. Ces données montrent non seulement une forte participation, mais aussi l’ampleur du défi auquel le système éducatif sénégalais fait face en termes de disponibilité de personnel enseignant qualifié.

Le recrutement de ces 2000 enseignants s’inscrit dans une démarche stratégique pour combler les lacunes en personnel dans diverses disciplines et académies. Le ministère de l’Éducation nationale a souligné que la sélection des candidats sera faite en fonction des besoins exprimés par les inspections d’académie, en prenant en compte la situation spécifique de chaque région. Ce processus vise à renforcer les effectifs dans les classes, réduire la surcharge horaire des enseignants en place, et répondre rapidement aux carences de personnel dans certaines zones géographiques du pays.

Saïbou Badiane, le Directeur des Ressources Humaines du ministère, a expliqué dans une interview accordée au quotidien Le Soleil que l’objectif principal de ce recrutement est de garantir une qualité d’enseignement stable et d’assurer une répartition équitable des enseignants à travers le pays. Il a précisé que les candidats retenus seront choisis en priorité sur la base de leur expérience en classe ou de leur certification dans le domaine enseigné, afin de garantir une prise en charge immédiate des élèves.

Par ailleurs, les candidats retenus bénéficieront de formations continues, dont des formations à distance et des sessions de renforcement de capacités afin de les préparer aux défis pédagogiques actuels et d’assurer une meilleure adaptation aux exigences des programmes scolaires en constante évolution. Ces formations visent à offrir un soutien aux enseignants nouvellement recrutés, en particulier ceux n’ayant pas eu d’expérience préalable dans le système scolaire sénégalais.

Le recrutement de ces enseignants est une initiative particulièrement importante, car elle permettra de réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité, notamment dans les zones rurales et périphériques. Le gouvernement sénégalais, en lançant cette mesure, a également mis l’accent sur l’importance de préserver l’intégrité du système éducatif face aux défis multiples qu’il rencontre, notamment la surcharge des classes et le manque de personnel enseignant qualifié.

Soutien aux victimes des crises de 2021 à 2024 : Maïmouna Dièye détaille un plan d’accompagnement

Dans une volonté de réparation et de solidarité, le gouvernement sénégalais, à travers le ministère de la Famille et des Solidarités, a dévoilé une série de mesures en faveur des victimes des crises qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024. Cette initiative vise à apporter une aide concrète aux personnes touchées, à restaurer leur dignité et à faciliter leur réintégration sociale.

Les familles ayant perdu un proche durant ces événements bénéficieront d’une aide financière directe de 10 millions de francs CFA par victime décédée. Cette somme vise à alléger leur fardeau économique et à leur permettre de faire face aux besoins essentiels après la perte d’un être cher.

Dans le même cadre, les enfants orphelins seront reconnus comme pupilles de la nation, leur garantissant un suivi éducatif, médical et social à long terme. Cette mesure a pour objectif de leur offrir des perspectives d’avenir malgré le drame vécu.

Les familles lourdement affectées recevront une bourse de sécurité familiale ainsi qu’un accès à la couverture sanitaire universelle pour leur permettre d’accéder aux soins de santé gratuitement. De plus, une carte d’égalité des chances leur sera attribuée, leur donnant droit à divers services sociaux et aides spécifiques en fonction de leur situation.

Le gouvernement a également pris en compte les personnes arrêtées ou emprisonnées à la suite de ces événements. Une prise en charge médicale complète sera mise en place pour ceux qui souffrent encore des séquelles de ces périodes d’incarcération.

Une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA sera attribuée aux victimes de tortures ou de détentions arbitraires, accompagnée d’un suivi médical en cas de besoin. Cette mesure vise à reconnaître les injustices subies et à apporter une réparation aux personnes concernées.

Selon les données recueillies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), un total de 2 172 victimes a été recensé, incluant les ex-détenus et autres personnes affectées. Le bilan fait également état de 79 décès directement liés aux événements.

Les autorités ont précisé que cette base de données est régulièrement mise à jour afin d’intégrer toutes les victimes et de s’assurer que l’aide leur parvienne de manière efficace. Le Bureau d’Information du Gouvernement (BIG) reste mobilisé pour veiller à la transparence et à l’équité dans l’attribution de ces mesures.

En annonçant ce plan d’action, la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a insisté sur l’importance de la réparation des préjudices subis et sur la nécessité de garantir une prise en charge digne et humaine pour toutes les victimes.

« Ces mesures ne remplaceront jamais les vies perdues ni n’effaceront la douleur des familles, mais elles traduisent la volonté du gouvernement de ne pas abandonner ceux qui ont souffert. Il est de notre devoir de leur offrir un accompagnement concret et de bâtir une société plus juste et solidaire », a-t-elle déclaré lors de son allocution.

Tragédie en mer : 19 corps retrouvés dans une pirogue au large des Caraïbes

Une macabre découverte a été faite au large de Saint-Christophe-et-Niévès, dans les Caraïbes. Une pirogue dérivant en pleine mer a été interceptée par les autorités locales, avec à son bord 19 corps en état de décomposition avancée. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait de migrants, probablement originaires d’Afrique de l’Ouest, notamment du Mali.

L’embarcation a été repérée par les garde-côtes de Nieves avant d’être remorquée jusqu’à Saint-Christophe. À son arrivée, les autorités ont confirmé que tous les occupants étaient déjà décédés. Des documents retrouvés à bord laissent penser que plusieurs des victimes étaient maliennes.

Si les circonstances exactes de la tragédie restent à déterminer, les enquêteurs supposent que la pirogue aurait quitté les côtes africaines en direction des îles Canaries, en Espagne, mais aurait dérivé jusqu’aux Caraïbes après une panne ou une erreur de navigation.

Les premières informations faisaient état de 13 corps, mais le bilan a rapidement été revu à la hausse pour atteindre 19 victimes. À ce stade, les autorités n’ont pas encore confirmé si des enfants figuraient parmi les défunts.

Ce nouvel épisode tragique met en lumière les dangers auxquels sont confrontés les migrants dans leur quête d’une vie meilleure. Face aux routes migratoires de plus en plus surveillées et aux politiques de contrôle renforcées, de nombreuses personnes tentent des traversées périlleuses, souvent au péril de leur vie.

L’enquête se poursuit pour identifier formellement les victimes et retracer les événements qui ont conduit à ce drame en haute mer. En attendant, cette tragédie vient rappeler l’urgence de solutions durables face aux défis migratoires et humanitaires.

Tambacounda : Un incendie ravage un village après une imprudence d’un enfant

Un violent incendie a ravagé le village de Sinthiou Sambarou, dans la commune de Koussanar, région de Tambacounda, ce jeudi 30 janvier 2025. Selon les premiers éléments de l’enquête, le sinistre aurait été déclenché accidentellement par un enfant de 10 ans.

L’incendie s’est déclaré en début d’après-midi, après que l’enfant a manipulé une source de feu près d’un abri de paille. Très vite, les flammes se sont propagées aux habitations voisines, réduisant en cendres une cinquantaine de cases, des vivres et des équipements domestiques. En raison de la sécheresse et des vents forts, le feu s’est étendu à grande vitesse, plongeant les habitants dans la panique.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les autorités locales, dont le sous-préfet de l’arrondissement de Maka Koulibantang, se sont rendus sur place pour coordonner les secours. Après plusieurs heures d’efforts, les soldats du feu ont réussi à maîtriser l’incendie, évitant ainsi qu’il ne se propage aux villages voisins.

Si aucune perte en vie humaine n’a été signalée, les dégâts matériels sont considérables. De nombreuses familles se retrouvent sans abri, ayant tout perdu dans le sinistre. Certains habitants ont trouvé refuge chez des proches, tandis que d’autres passent la nuit à la belle étoile. L’enfant présumé responsable de l’incendie aurait pris la fuite par peur de représailles.

Un recensement est en cours pour évaluer les besoins urgents des victimes. Les autorités locales, en collaboration avec les services sociaux et les organisations humanitaires, prévoient d’apporter une assistance aux sinistrés sous forme de vivres, d’abris temporaires et de matériel de reconstruction.

Cet incident relance le débat sur la prévention des incendies en milieu rural. La vulnérabilité des habitations en paille et en bois, ainsi que l’imprudence dans la manipulation du feu, constituent des risques majeurs. Les autorités envisagent de renforcer les campagnes de sensibilisation pour éviter de nouveaux drames.

Incendie au Môle 1 du Port de Dakar : Le feu maîtrisé après deux heures d’intervention

Un violent incendie s’est déclaré ce vendredi 31 janvier 2025 aux alentours de 15 heures au poste 14 du Môle 1 du Port de Dakar. L’incident a mobilisé plusieurs unités de secours, qui ont lutté durant deux heures avant de maîtriser complètement les flammes.

Dès les premiers signaux de l’incendie, une alerte générale a été déclenchée par les équipes de surveillance du Port Autonome de Dakar. Le feu, de type A, impliquant des matériaux combustibles comme le bois, le papier ou le plastique, s’est rapidement propagé dans la zone concernée, nécessitant une intervention immédiate.

Les opérations de lutte contre le sinistre ont été coordonnées par le Centre Opérationnel Polyvalent (COP) du port, avec le soutien des sapeurs-pompiers, des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et d’autres équipes spécialisées. Plusieurs camions-citernes, des équipements de lutte contre l’incendie ainsi que des moyens nautiques ont été déployés pour éviter que les flammes ne se propagent aux autres installations portuaires. Grâce à une coordination efficace, les secours sont parvenus à maîtriser l’incendie aux alentours de 17 heures, limitant ainsi les dégâts matériels.

Aucune perte humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels pourraient être conséquents. Selon une source interne au port, l’incendie aurait endommagé des entrepôts et des équipements de stockage, ce qui pourrait avoir un impact sur le transit de certaines marchandises dans les jours à venir. Le Port Autonome de Dakar a assuré que les opérations portuaires continuent normalement, tout en maintenant une surveillance accrue pour éviter tout risque de reprise du feu.

Si le feu est désormais sous contrôle, les circonstances exactes de l’incident restent floues. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. Plusieurs hypothèses sont avancées, notamment un court-circuit électrique dans un des entrepôts, un incident lié à la manipulation de produits inflammables ou encore un accident dû aux conditions climatiques et aux fortes chaleurs. Les autorités portuaires, en collaboration avec les services de sécurité, vont analyser les enregistrements des caméras de surveillance et recueillir les témoignages des employés présents sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Cet incendie relance le débat sur la sécurité incendie dans les installations portuaires. Dans son communiqué officiel, le Port Autonome de Dakar a réitéré son engagement à renforcer les protocoles de sécurité et à sensibiliser les opérateurs portuaires aux risques d’incendie. Les autorités portuaires envisagent notamment une révision des plans d’évacuation et de lutte contre les incendies, l’amélioration du dispositif de prévention des risques, l’installation de nouveaux équipements de détection incendie et des exercices de simulation réguliers pour préparer les équipes d’intervention.

Dans les heures à venir, une équipe d’experts en incendie procédera à une évaluation détaillée des dégâts afin d’identifier les parties touchées et de prévoir d’éventuelles réparations. Une conférence de presse pourrait être tenue par le directeur général du Port Autonome de Dakar pour informer l’opinion publique des avancées de l’enquête. En attendant, les activités du port restent sous surveillance, et les autorités portuaires invitent les travailleurs et les opérateurs du port à redoubler de vigilance pour prévenir tout incident similaire à l’avenir.

Abass Fall aux centrales syndicales : « Il nous faut instaurer la confiance et préserver la stabilité sociale »

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a rencontré ce jeudi les principaux leaders syndicaux du pays pour une discussion approfondie sur les enjeux du monde du travail. La rencontre a réuni plusieurs figures syndicales de premier plan, dont Mody Guiro de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), Yvette Keïta de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS), Cheikh Diop de la CNTS-FC et Élimane Diouf de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA).

Lors de ces échanges, Abass Fall a réaffirmé son engagement à maintenir un dialogue social ouvert et inclusif avec les différentes centrales syndicales. Il a insisté sur la nécessité de consolider et d’approfondir la coopération entre les syndicats et les autorités publiques pour garantir un climat de travail serein.

« Nous devons œuvrer ensemble pour instaurer un climat de confiance et préserver la stabilité sociale. Le dialogue social est un levier essentiel pour garantir un environnement de travail équilibré et respectueux des droits des travailleurs. »

Cette posture vise à renforcer l’efficacité et l’efficience des relations professionnelles, en veillant à ce que les préoccupations des travailleurs soient prises en compte dans les décisions gouvernementales.

Le ministre du Travail a également insisté sur l’importance de garantir les droits des travailleurs et de poursuivre les efforts en faveur d’une amélioration continue des conditions de travail.

Le gouvernement souhaite ainsi :

  • Garantir le respect des acquis sociaux et éviter tout recul des droits obtenus par les travailleurs.
  • Mettre en place des réformes structurelles pour améliorer la protection sociale et les conditions de travail.
  • Encourager un climat de travail stable en minimisant les tensions entre les employeurs et les employés.

Abass Fall a assuré que l’État veillera à l’application stricte des lois du travail et à la mise en œuvre des engagements pris envers les travailleurs sénégalais.

L’une des grandes priorités du ministre reste le renforcement des relations avec les syndicats, afin d’anticiper les défis futurs et d’apporter des solutions aux problèmes du monde du travail. Il a plaidé pour un dialogue permanent, qui permettrait d’identifier rapidement les préoccupations des travailleurs et d’y répondre de manière proactive.

« La compréhension mutuelle est essentielle pour aboutir à des solutions équilibrées, dans le respect des principes de justice sociale et d’équité. »

Avec cette rencontre, le gouvernement sénégalais marque sa volonté d’apaiser le climat social et d’instaurer une concertation plus fluide entre les syndicats et les autorités. Cette dynamique sera décisive pour éviter d’éventuels conflits sociaux et pour garantir un développement économique et social harmonieux.

Khaby Lame, nouveau visage de l’UNICEF : quand la simplicité devient un message universel

L’influenceur sénégalo-italien Khaby Lame, célèbre pour ses vidéos muettes qui tournent en dérision les absurdités du quotidien, vient d’être nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF. Cette nomination, annoncée lors d’une cérémonie officielle en présence de sa famille et des représentants de l’UNICEF, marque une nouvelle étape dans l’engagement du jeune homme en faveur des causes humanitaires.

Avec plus de 240 millions d’abonnés à travers le monde, Khaby Lame est devenu une icône du numérique. Son humour sans paroles, porté par son célèbre geste de la main, lui a permis de toucher un public mondial. Aujourd’hui, il met cette notoriété au service d’une cause noble : la défense des droits des enfants.

« Le vrai changement réside dans l’action ! » a-t-il déclaré lors de son investiture. Un engagement qu’il illustre déjà par sa participation à plusieurs initiatives menées par l’UNICEF.

Avant même d’être officiellement nommé, Khaby Lame a visité un programme de l’UNICEF au Sénégal, son pays d’origine, pour s’immerger dans les réalités du terrain. Au cours de son séjour, il s’est engagé sur plusieurs thématiques cruciales :

• L’éducation : en mettant en lumière les défis que rencontrent les jeunes pour accéder à une instruction de qualité.

• La protection des enfants : en sensibilisant sur les droits fondamentaux des plus vulnérables.

• L’environnement : en apportant son soutien à des projets de lutte contre les changements climatiques.

Son message est clair : il est temps d’agir pour garantir un avenir meilleur aux enfants du monde entier.

En rejoignant les rangs des 26 ambassadeurs de bonne volonté de l’UNICEF, Khaby Lame s’inscrit dans une tradition d’engagement aux côtés de figures emblématiques comme Audrey Hepburn, Lionel Messi ou encore Serena Williams.

Mais son approche, fondée sur la simplicité et l’accessibilité, apporte une nouvelle dynamique. Là où d’autres utilisent des discours éloquents, Khaby prouve que l’on peut faire passer des messages forts sans dire un mot.

Inauguration du nouveau palais de justice de Tivaouane : un pas de plus vers la modernisation du système judiciaire sénégalais

Tivaouane a accueilli, ce vendredi, une cérémonie marquante avec l’inauguration de son nouveau palais de justice. Cet événement, présidé par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, s’inscrit dans le cadre du vaste programme de modernisation du système judiciaire sénégalais.

Lors de son allocution, le ministre de la Justice a souligné l’importance de cette infrastructure pour le bon fonctionnement du service public de la justice. Selon lui, l’inauguration du palais de justice de Tivaouane constitue “un nouveau jalon posé dans le cadre du vaste programme de modernisation de la justice, que Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, président de la République du Sénégal, a inscrit dans l’agenda national de la modernisation de la justice et de la transformation sociale Sénégal 2050”.

Ce programme s’aligne avec les orientations de la lettre de politique sectorielle du ministère de la Justice, qui vise notamment à renforcer l’accessibilité et l’efficacité du système judiciaire.

Le ministre a également reconnu que le système judiciaire sénégalais souffrait d’un déficit infrastructurel notable, une problématique que le gouvernement entend résoudre par une série d’investissements. “Vous remarquerez que le déficit infrastructurel dont souffre notre système judiciaire est unanimement reconnu, et la nécessité d’inverser cette tendance est une préoccupation largement partagée”, a-t-il affirmé.

Le programme de modernisation des infrastructures judiciaires prévoit ainsi la construction et la rénovation de plusieurs établissements à travers le pays. Parmi les projets en cours, figurent notamment :

• Le siège de la direction générale de la protection judiciaire et sociale,

• Le camp pénal de Diamniadio,

• La maison d’arrêt et de correction de Fatick,

• Les nouveaux palais de justice de Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Diourbel, Fatick et Tivaouane.

Jusqu’à présent, le tribunal d’instance de Tivaouane opérait dans des locaux inadaptés aux exigences d’une justice moderne. Grâce à cette nouvelle infrastructure, magistrats, greffiers, avocats et justiciables pourront désormais évoluer dans un cadre plus fonctionnel et sécurisé.

Le palais de justice accueillera également, dans un futur proche, le tribunal de grande instance de Tivaouane, renforçant ainsi les capacités judiciaires de la localité et facilitant l’accès à la justice pour les populations environnantes.

Kidnappé à la frontière maroco-algérienne, la famille d’Amadou Mballo lance un appel à l’aide

La famille d’Amadou Mballo, un jeune homme de 29 ans originaire du village de Sarré Madia, dans le département de Vélingara, vit un véritable cauchemar. Ce dernier a été kidnappé le 21 janvier 2025 à la frontière entre le Maroc et l’Algérie par un réseau de malfaiteurs qui exigent une rançon de 1 600 000 F CFA pour sa libération.

Selon les témoignages de son oncle, Thierno Mballo, recueillis sur la RFM, les ravisseurs appartiendraient à un réseau basé à Kidal, au Mali, composé de Maliens, Camerounais et Ivoiriens opérant dans la région d’Oujda, au nord-est du Maroc. Depuis l’enlèvement, la famille reçoit régulièrement des vidéos et des images insoutenables montrant Amadou Mballo attaché et torturé.

« Ils m’ont montré des jeunes qu’ils égorgent parce qu’ils n’ont pas pu payer la rançon. J’ai peur que mon neveu subisse le même sort, car nous n’avons pu réunir que 500 000 F CFA pour l’instant. Il nous manque encore 1 125 000 F CFA. »

Face à l’urgence et à la menace qui pèse sur la vie d’Amadou Mballo, sa famille, basée à Kolda, lance un appel aux autorités étatiques et aux bonnes volontés pour qu’une solution soit trouvée rapidement.

Ce drame met en lumière les dangers croissants auxquels sont confrontés les migrants sénégalais sur les routes clandestines menant vers l’Europe, ainsi que l’urgence d’une mobilisation diplomatique et sécuritaire pour protéger les ressortissants pris au piège des réseaux criminels transnationaux.

En attendant une issue favorable, la famille d’Amadou Mballo reste dans l’angoisse et espère une intervention rapide des autorités compétentes.

Sénégal : Des caméras portables sur les policiers pour lutter contre la corruption et les bavures

Dans un effort visant à renforcer la transparence et à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Général Jean Baptiste Tine, a annoncé une mesure inédite au Sénégal : l’équipement des policiers en caméras portables. Cette initiative, qui sera bientôt mise en place, vise à enregistrer en temps réel les interventions policières afin de lutter contre la corruption et certaines bavures.

Selon le ministre, toutes les actions des policiers en service public seront enregistrées et accessibles en temps réel depuis un centre de commandement. « Les agents de police devront porter la caméra en permanence. Toutes leurs actions seront enregistrées. Le centre de commandement pourra suivre leur position en temps réel, écouter leurs échanges et observer leurs comportements. Cette mesure vise à protéger à la fois le policier et le citoyen », a-t-il déclaré sur Walf TV.

Cette mesure, qui concerne l’ensemble des policiers en service public, s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de professionnalisation des forces de l’ordre. L’objectif est double : dissuader les comportements répréhensibles de certains agents et protéger ceux qui exercent leur fonction avec intégrité contre de fausses accusations.

Le Sénégal fait face à une problématique persistante de corruption, qui gangrène de nombreux secteurs, y compris les services de sécurité. Le Général Jean Baptiste Tine a souligné l’importance de cette réforme dans la lutte contre ce fléau.

« La corruption est un problème de société qui touche tous les secteurs. Nous devons nous mobiliser collectivement pour l’éradiquer. De notre côté, nous sommes déterminés à agir. Dans les pays où ces caméras sont utilisées, elles ont permis de résoudre efficacement les problèmes de corruption. Elles ont aussi renforcé la confiance entre la police et les citoyens, avec moins de plaintes. »

L’expérience de pays comme les États-Unis, la France ou le Royaume-Uni montre que l’utilisation de caméras portables par les forces de l’ordre contribue à une meilleure régulation des interventions. Plusieurs études ont démontré que leur présence réduit le nombre de plaintes contre les policiers et améliore leur comportement sur le terrain.

L’instauration des caméras portables pourrait marquer un tournant majeur dans la relation entre la population et la police sénégalaise. Alors que certains dénoncent régulièrement des abus, des arrestations arbitraires et des actes de corruption, cette mesure vise à apporter des preuves irréfutables en cas de litige et à garantir une plus grande transparence.

Toutefois, la mise en œuvre de cette réforme nécessitera des investissements conséquents, notamment pour l’acquisition des équipements, la formation des agents et la mise en place d’une infrastructure technologique adaptée pour stocker et analyser les données.

Le Ministre Ibrahima SY et le DG Boucar DIOUF ont arrêté le contrat d’Ansoumana DIONE au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

Je rends grâce à Dieu, Le Tout Puissant Seigneur qui m’a fait l’honneur de me confier, par sa grâce, le noble combat pour le respect des droits des malades mentaux à travers notre pays. Et, c’est en l’an 2000 que j’ai créé cette célèbre Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui a permis aujourd’hui à beaucoup de citoyens de recouvré leurs esprits, au grand bonheur des familles touchées. Pour rappel, c’est le 1er avril 2020 que j’ai signé le contrat avec le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sur la demande du Ministre Abdoulaye DIOUF SARR, avec l’avènement de la Covid-19. Donc, vingt ans après la création de l’ASSAMM et je tiens à préciser d’avoir refusé une telle proposition de signature de contrat en 2005 à feu Issa Mbaye SAMB et en 2015 au Professeur Awa Marie Coll SECK, entre autres ministres.

En fait, le régime du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE et de Ousmane SONKO ont arbitrairement mis fin à mon contrat, parce que tout simplement je ne suis pas de leur Parti PASTEF auquel je ne serai jamais membre pour des raisons évidentes. En tant que défenseur des droits des concitoyens souffrant de maladies mentales, je n’ai jamais milité dans aucun parti politique et ce ne sera pas cette rupture de contrat qui me fera adhérer à ce Parti au pouvoir. Heureusement que j’avais très tôt bien compris qu’il me fallait surtout créer cette Association reconnue pour pouvoir travailler et permettre à d’autres individus de trouver de l’emploi. Je prends acte de cette mesure prise par les nouvelles autorités à mon encontre et cela n’est rien d’autre qu’une preuve tangible que ce gouvernement actuel ne travaille pas pour l’intérêt du peuple sénégalais.

Le 31 janvier 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) –

Affaire West African Energy : Le Parquet S’oppose à la Liberté Provisoire de Samuel Sarr

L’ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade, Samuel Sarr, devra encore patienter en prison. Le parquet a en effet émis un avis défavorable à la demande de liberté provisoire introduite par ses avocats, selon le journal Libération, qui rapporte l’information. Saisi par le juge du 2ᵉ cabinet en charge de l’affaire, le maître des poursuites a donc refusé d’accéder à cette requête, maintenant ainsi l’ancien directeur général de West African Energy (WAE) en détention.

Samuel Sarr est poursuivi pour abus de confiance portant sur plus de 8 milliards de francs CFA, une somme qui alimente un bras de fer judiciaire intense. L’actionnaire de WAE, Moustapha Ndiaye, accompagné de plusieurs co-plaignants, a saisi la justice après la publication d’un rapport du cabinet Mazars, qui met en cause l’ancien ministre dans la gestion des fonds de l’entreprise.

Toutefois, la défense de Samuel Sarr ne compte pas en rester là. Ses avocats avaient introduit leur demande de liberté provisoire le 22 janvier dernier, en s’appuyant sur une contre-expertise réalisée par l’expert-comptable Alioune Touré. Ce dernier remet en cause les conclusions du rapport de Mazars, considérant que l’accusation repose sur des éléments discutables.

Malgré ce nouvel élément, le parquet a maintenu sa position en rejetant la demande de mise en liberté. La balle est désormais dans le camp du magistrat instructeur, qui devra trancher sur la suite à donner à cette affaire. Pour l’instant, les perspectives d’une libération prochaine de Samuel Sarr restent incertaines.

La RDC en crise : le M23 et l’armée rwandaise progressent après la prise de Goma

L’est de la République démocratique du Congo (RDC) traverse une nouvelle phase critique de son conflit avec la progression rapide du groupe armé M23 et des troupes rwandaises. Après la prise de Goma, la capitale du Nord-Kivu, les forces rebelles avancent désormais vers Bukavu, faisant peser une lourde menace sur le Sud-Kivu. La situation humanitaire et sécuritaire s’aggrave, tandis que Kinshasa appelle à une riposte vigoureuse et dénonce l’inaction de la communauté internationale.

Le mouvement rebelle M23, appuyé par l’armée rwandaise, a pris le contrôle de Goma après une offensive éclair de quelques semaines. L’échec de la médiation entre la RDC et le Rwanda, menée sous l’égide de l’Angola en décembre dernier, a précipité cette avancée fulgurante. Désormais, le groupe poursuit son offensive vers le Sud-Kivu, ciblant la cité minière de Nyabibwe, située à environ 100 km de Bukavu.

Corneille Nangaa, chef de la plateforme politico-militaire incluant le M23, a affirmé la volonté des rebelles de continuer leur « marche de libération » jusqu’à Kinshasa. Une déclaration qui accentue la tension et suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité du pays.

Dans la ville de Goma, les combats ont cessé, mais les stigmates des affrontements sont bien visibles. Les infrastructures sont gravement endommagées, les rues sont jonchées de débris, et la population souffre d’un manque criant de vivres et de services de base. L’eau, l’électricité et internet sont coupés, et les pillages ont aggravé la situation.

« Il n’y a plus rien à manger, tout a été pillé », témoigne un habitant de Goma, inquiet pour l’avenir. Les hôpitaux font état de plus de 100 morts et près d’un millier de blessés. Depuis le début de l’année, l’ONU estime que plus de 500 000 personnes ont été déplacées en raison des combats.

Face à cette avancée rapide du M23 et du Rwanda, le président Félix Tshisekedi a tenu une adresse à la nation, affirmant qu’une « riposte vigoureuse » était en cours. Il a également dénoncé le silence de la communauté internationale face à ce qu’il qualifie de « barbarie du régime de Kigali ».

L’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs autres puissances ont appelé au retrait des troupes rwandaises et à la fin des hostilités. La Belgique a proposé à l’UE de sanctionner Kigali, tandis que le Royaume-Uni menace de réexaminer son aide au Rwanda.

Dans le cadre de la pression diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu à Kinshasa avant de rejoindre Kigali, où il doit rencontrer le président Paul Kagame pour exiger un retrait des forces rwandaises.

Alors que la situation se détériore, l’avenir des forces internationales en RDC est en suspens. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) tiendra un sommet extraordinaire à Harare, au Zimbabwe, pour discuter du sort de sa mission militaire (SAMIDRC) déployée en RDC depuis fin 2023. Un retrait de ces troupes, comprenant 2 900 soldats sud-africains, ainsi que des Malawites et Tanzaniens, pourrait être annoncé.

Les pertes ont été lourdes pour ces forces : 17 soldats ont été tués, dont 13 Sud-Africains. Le président Kagame a récemment critiqué la SAMIDRC, affirmant qu’elle « n’a pas sa place dans cette situation » et se disant prêt à toute confrontation avec Pretoria.

L’est de la RDC est un territoire riche en ressources naturelles, notamment en or, tantale et étain, utilisés dans l’industrie électronique mondiale. Kinshasa accuse le Rwanda de chercher à exploiter ces richesses sous couvert d’une intervention militaire. De son côté, Kigali justifie sa présence en RDC par la nécessité de lutter contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé d’opposition composé en partie d’anciens responsables du génocide de 1994.

Drame à Sinthiou Sambarou : un violent incendie ravage une cinquantaine de cases

Un violent incendie s’est déclaré dans l’après-midi du jeudi 30 janvier 2025 au village de Sinthiou Sambarou, situé dans la commune de Koussanar, département de Tambacounda. Selon les premières informations relayées par la presse, le feu aurait été déclenché accidentellement par un enfant de 10 ans, avant de se propager rapidement dans tout le village.

Le bilan provisoire fait état d’une cinquantaine de cases entièrement consumées, ainsi que d’importantes pertes en vivres et en matériel. Des familles se retrouvent désormais sans abri, et les dégâts matériels sont considérables. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Face à l’ampleur du sinistre, les sapeurs-pompiers et les autorités locales, notamment le sous-préfet de l’arrondissement de Maka Koulibantang, se sont rendus sur place pour porter assistance aux habitants et tenter de maîtriser les flammes.

D’après les témoignages recueillis, l’incendie aurait été déclenché involontairement par un enfant de 10 ans, qui aurait ensuite pris la fuite, probablement par peur des représailles. Les recherches sont en cours pour le retrouver et établir les circonstances exactes du drame.

Alors que de nombreuses familles ont tout perdu, un élan de solidarité commence à se manifester. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont appelées à intervenir rapidement pour venir en aide aux sinistrés, notamment en fournissant des abris temporaires, des vivres et des vêtements.

Dialogue social : Le ministre du Travail rencontre les centrales syndicales

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a reçu les représentants des principales centrales syndicales du Sénégal. La rencontre a réuni Mody Guiro de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), Yvette Keïta de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS), Cheikh Diop de la CNTS-FC et Élimane Diouf de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA).

Lors des échanges, le ministre a réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue social inclusif et pérenne, soulignant l’importance d’une coopération renforcée entre les syndicats et les autorités publiques. « Il est essentiel d’instaurer un climat de confiance et d’efficacité dans la gestion des relations professionnelles », a-t-il déclaré.

Le gouvernement entend ainsi préserver la stabilité sociale en garantissant le respect des droits des travailleurs et en mettant en œuvre des réformes favorisant l’amélioration des conditions de travail. Cette volonté s’inscrit dans une dynamique d’anticipation des défis du monde du travail, à travers un dialogue permanent avec les partenaires sociaux.

Les discussions ont également porté sur le renforcement du partenariat entre l’État et les centrales syndicales. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une compréhension mutuelle pour parvenir à des solutions équilibrées face aux préoccupations des travailleurs. « Il est fondamental d’agir dans le respect des principes de justice sociale et d’équité », a-t-il affirmé.

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’initiatives visant à consolider le dialogue entre les syndicats et le gouvernement, afin d’assurer un environnement de travail serein et respectueux des droits des travailleurs.

Affaire Lat Diop : l’ancien ministre des Sports clame son innocence devant le juge financier

Après quatre mois de détention provisoire, l’ancien ministre des Sports et ex-directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Lat Diop, a été entendu sur le fond du dossier par le doyen des juges financiers, Idrissa Diarra. Face aux accusations de détournement de deniers publics, d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux, il a une nouvelle fois contesté les faits qui lui sont reprochés.

Placé sous mandat de dépôt le 28 septembre dernier, Lat Diop a été extrait de sa cellule de la prison de Rebeuss pour être auditionné par le magistrat instructeur. Durant plus de trois heures, vêtu d’un boubou blanc Getzner, il a répondu aux questions du juge dans une ambiance qualifiée de détendue.

Le premier point abordé lors de l’audience concernait le détournement présumé de deniers publics. L’ancien ministre a rappelé qu’il avait occupé plusieurs postes de responsabilité avant de prendre la direction de la Lonase, sans jamais avoir été mis en cause pour des malversations. Il a affirmé avoir réalisé des performances notables à la tête de l’institution, triplant son chiffre d’affaires, créant 1 500 emplois et modernisant le management.

Concernant une dette fiscale de 380 millions F CFA qui lui est reprochée, Lat Diop a assuré qu’il avait toujours respecté ses obligations fiscales. Il a précisé qu’il avait trouvé, à son arrivée à la Lonase, une dette fiscale cumulée de 4 milliards F CFA qu’il a totalement apurée et qu’il avait versé plus de 37 milliards F CFA au fisc durant son mandat. Selon ses avocats, la dette mise en avant par l’accusation est apparue après son départ et ne saurait donc lui être imputée.

L’un des points sensibles du dossier concerne les accusations de corruption formulées par Mouhamed Dieng, ex-directeur de 1XBet Sénégal. Ce dernier a affirmé que Lat Diop aurait perçu 5 milliards F CFA issus de ses commissions personnelles, utilisés pour acquérir plusieurs biens immobiliers au Sénégal et une maison à Grenoble, en France. Toutefois, selon la défense de Lat Diop, ces accusations reposent uniquement sur des captures d’écran de messages WhatsApp.

En outre, Mouhamed Dieng n’a jamais accepté de confrontation avec Lat Diop et s’est exilé à Dubaï, évitant ainsi de répondre aux convocations de la Division des investigations criminelles (DIC) et du juge d’instruction. Ce point affaiblit, selon la défense, la crédibilité des accusations portées contre l’ancien ministre.

Quant au volet blanchiment de capitaux, il a été mis en suspens pour le moment. Une source judiciaire citée par L’Observateur indique que cette infraction est généralement considérée comme secondaire, nécessitant la preuve préalable d’un délit principal, tel qu’un détournement de fonds ou un acte de corruption. Or, ces infractions ne sont pas encore établies de manière définitive dans ce dossier.

Après cette audition cruciale, les avocats de Lat Diop s’activent pour déposer une nouvelle demande de mise en liberté provisoire. Selon L’Observateur, cette requête devrait être introduite dans les prochains jours auprès du doyen des juges financiers.

Missions à l’étranger : Mansour Faye critique la circulaire du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment pris un arrêté visant à encadrer les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de garantir une gestion rigoureuse des fonds de l’État. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, estime que ce texte n’apporte rien de nouveau et cache d’autres dérives des nouvelles autorités.

Dans un communiqué au ton acerbe, Mansour Faye dénonce ce qu’il considère comme une simple opération de communication du gouvernement. Selon lui, cette circulaire ne fait que reprendre des dispositions déjà en vigueur sous l’ère Macky Sall. Il rappelle qu’à l’époque, tout ministre en déplacement devait obligatoirement présenter son ordre de mission ainsi qu’un décret d’intérim à l’aéroport.

« Qu’est-ce qui motive un tel texte ? Un texte qui, dans le fond, n’apporte rien de nouveau », s’interroge l’ancien ministre des Transports terrestres.

Au-delà du fond du texte, Mansour Faye s’attaque aux pratiques actuelles du gouvernement en matière de gestion des ressources publiques. Selon lui, les nouvelles autorités, en place depuis seulement dix mois, font déjà preuve d’une « bamboula » aux frais du contribuable. Il cite notamment l’utilisation de l’avion présidentiel par Ousmane Sonko, une pratique qu’il considère comme inédite et non conforme aux usages diplomatiques.

« De mémoire de Sénégalais, c’est la première fois qu’on observe un Premier ministre faire du ‘Tambambalou’ avec l’aéronef de la République pour des missions que je ne parviens pas à qualifier », ironise-t-il, remettant en question la légitimité des voyages du chef du gouvernement dans la sous-région.

Mansour Faye va plus loin en estimant que la diplomatie sénégalaise est aujourd’hui en souffrance. Selon lui, les déplacements fréquents du Premier ministre, sans accompagnement officiel ni justification claire, affaiblissent la République et désacralisent les institutions.

Par ailleurs, il s’interroge sur le coût de ces voyages pour les contribuables sénégalais alors que la situation socio-économique du pays se détériore. Il pointe du doigt la hausse des prix des denrées de première nécessité et le désespoir des jeunes qui tentent d’émigrer à tout prix, parfois au péril de leur vie.

« Comme pour dire que les priorités sont vraiment ailleurs… urgentes et légitimes ! » conclut-il.

Les propos de Mansour Faye interviennent dans un contexte où le gouvernement d’Ousmane Sonko est particulièrement scruté sur sa promesse de transparence et de bonne gouvernance. Cette polémique autour des dépenses liées aux missions à l’étranger risque d’alimenter le débat sur la gestion des ressources publiques et la nécessité d’une meilleure répartition des priorités nationales.

ANNULATION DE LOTISSEMENTS ET SUPPRESSION DE CERTAINES PARTIES DES PUD DE MALIKA ET DE GUÉDIAWAYE : « Bon nombre d’impactés risquent de devenir bientôt des sans-abri », dixit Babacar Mbaye Ngaraf

Dans un entretien exclusif accordé au « Dakarois Quotidien », Babacar Mbaye Ngaraf, président de l’Alliance Sauver le Sénégal et coordonnateur de la plateforme « Nay Leer », aborde des sujets d’actualités :
les failles du Plan Directeur d’Urbanisme (PUD) et les défis de l’école sénégalaise. Entre appels à la transparence et plaidoyer pour l’éducation, il en appelle à des solutions justes et urgentes.

Selon vous, quelles sont les failles du Plan Directeur d’Urbanisme (PUD) ?

Permettez-moi d’abord de rappeler que le PUD n’est pas né ex nihilo. C’est une réponse à une forte demande des populations, exprimée en toutes occasions. Dans ses efforts de développement, Guédiawaye se heurtait de plus en plus à un problème d’espace pour disposer de certains équipements et infrastructures indispensables à son rang de ville moderne. Ne pouvant s’étendre que sur la zone nord occupée par la bande des filaos qui, morte depuis plusieurs années, avait fini par céder la place à des niches de dépôts sauvages d’ordures et de lieux de retrait de malfrats. C’est dans ces conditions que des consultations et échanges ouverts à tous ont permis d’élaborer un plan d’aménagement du littoral en prenant en compte toutes les préoccupations et observations.
Par rapport à votre question, je pense que si on doit parler de failles, cela doit être à deux niveaux :
• L’aménagement d’équipements et d’habitations sur le domaine public maritime.
• La non-prise en compte de l’existant, c’est-à-dire les détenteurs de titres trouvés sur place.

Le Premier ministre avait pris des dispositions relatives à l’annulation de certains lotissements, attributions de parcelles et la suppression de certaines parties des PUD de Guédiawaye et de Malika. Quelles appréciations en faites-vous ?

Du comité ad hoc, on attendait une réponse à la lancinante problématique du foncier, mais on a l’impression d’avoir plutôt des recommandations aggravantes de la situation, avec des risques de multiplication des problèmes. On ne propose pas comme solution d’éteindre le feu en y versant de l’huile.
Les notaires, les inspecteurs des impôts et les avocats membres du comité ad hoc peuvent-ils se taire face à des idées d’annuler des lotissements où des gens disposent de droits réels ayant donné lieu à des transactions (cessions, hypothèques, garanties ou apports à des projets) ? Un État ne viole pas la loi sous prétexte d’apporter des corrections. S’il y a des abus et des errements, il faut sanctionner les fautifs sans faire du tort au citoyen lambda qui, peut-être, a été victime d’un fonctionnaire véreux à qui il avait fait confiance en considérant son rang et sa conscience.

Quelles sont vos arguments pour étayer votre constat ?

Pour les PUD de Guédiawaye et Malika, les populations n’ont qu’inquiétude, même si on a satisfaction pour les mesures sur la partie océanique :
• Les impactés par le PUD (c’est-à-dire les possédants de parcelles existantes avant PUD) ne savent pas où donner de la tête, tandis que les particuliers attributaires de lots peinent à obtenir un quitus de mainlevée après neuf longs et pénibles mois d’attente. Aujourd’hui, ils ont beaucoup plus besoin, avant tout, de la levée des mesures de suspension prises par le Directeur Général des Impôts et Domaines sur le PUD afin de pouvoir disposer de leurs baux, implanter et identifier leurs lots. Il en est de même pour la Mairie de la ville, « maître d’ouvrage dudit PUD », qui ne sait même pas où se trouvent ses propres équipements.
• Les lotissements dits Yeumbeul Nord, près de Gadaye et Malika, sites de recasement des impactés du BRT, VDN 2 et VDN 3, sont victimes d’extrapolations des mesures concernant le PUD. Ce sont des lotissements sur le domaine national qui datent de 2016, donc antérieurs au PUD de 2023. Du fait des mesures, ceux qui étaient en construction voient leurs matériaux se dégrader et se faire voler. Pire, leurs ressources financières, tirées des indemnisations, se volatilisent gravement sous l’effet du loyer (référence faite aux expropriés par l’État dans le cadre de la réalisation du BRT et du prolongement de la VDN).

Quelles sont les conséquences alors ?

Au rythme où vont ces mesures, la seule chose sûre et certaine est que bon nombre d’impactés risquent de devenir bientôt des « sans-abris ». On ne peut pas prendre des mesures sans penser au sort des victimes qu’elles feront, lesquelles victimes n’ont pourtant commis aucune faute pour être sanctionnées.
J’en profite pour inviter le Premier ministre à penser à ses administrés, ces populations qui, sans avoir commis aucune faute, sont aujourd’hui victimes des calomniateurs, maîtres dans la médisance sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, on a l’impression que dans notre pays, avoir des biens acquis à la sueur de son front, après un dur labeur, est un délit. Les « Gorgorlous » qui sacrifient leur sommeil, leur repos, quelquefois même leur santé pour sortir la tête de l’eau, sont la proie facile d’autres Sénégalais autoproclamés lanceurs d’alerte. On est en train de tuer le défi de réussir, la rage de vaincre dans le respect des lois et règles.

Parlons de l’éducation, il est enregistré de jour en jour des dépôts de préavis de grève. En tant que syndicaliste, ne craignez-vous pas de nouvelles perturbations scolaires ?

L’école sénégalaise a perdu trop de temps ces dernières années, faute de gestion par anticipation des luttes syndicales. Les gouvernants attendaient toujours que la situation soit pourrie pour ouvrir des négociations.
Avec les nouvelles autorités, on espère ne pas connaître ces situations. Le chef du gouvernement maîtrise très bien les problèmes des enseignants. Il a toujours exprimé et manifesté sa solidarité avec nos revendications. C’est ce qu’il pouvait faire à l’époque, car il n’avait aucun pouvoir d’agir. Aujourd’hui qu’il a les commandes, on est sûr que beaucoup de revendications trouveront satisfaction. Les syndicats ne demandent jamais l’impossible. Si le gouvernement ne refuse pas le possible, ensemble, on relèvera les défis d’une école publique de qualité.
L’agression physique sur les enseignants commence à devenir monnaie courante. On ne peut plus se contenter de simples communiqués de condamnation sans aucune mesure pour parer à des éventualités. Il faut se pencher en urgence sur les problèmes de déficit d’enseignants, le manque de moyens conformes au curriculum, l’iniquité par rapport aux élèves des classes spéciales (classe à double flux, classe multigrade), les abris provisoires, et la situation des autres décisionnaires non pris en compte dans la signature du récent protocole. Il faut aussi régler les surimpositions et les indemnités de correction au CFEE, ainsi que les sujétions des directeurs d’école.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°385 – 31/01/2025

🔴 ANNULATION DE LOTISSEMENTS ET SUPPRESSION DE PARTIES DU PUD DE MALIKA ET DE GUÉDIAWAYE : DES IMPACTÉS RISQUENT DE DEVENIR DES SANS-ABRI, SELON BABACAR MBAYE NGARAF
🔴 SEXISME DANS LES MÉDIAS : 75% DES SALLES DE RÉDACTION DÉPOURVUES DE POLITIQUES AXÉES SUR LES FEMMES

🔴 NOUVEL ENTRAÎNEUR DU STADE RENNAIS : « UN DÉFI PASSIONNANT » POUR HABIB BÈYE
🔴 MATCHS AMICAUX EN 2025 : LE SÉNÉGAL PRÉPARE DES CHOCS AVEC 2 GÉANTS EUROPÉENS

Ramadan 2025 : Début du Mois de Baraxlu ou Chabane Confirmé par la Conacoc

La Commission Nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc) a officiellement annoncé, lors d’une réunion tenue le jeudi 30 janvier 2025 à Dakar, l’observation du croissant lunaire dans plusieurs localités sénégalaises. Cette rencontre s’est déroulée dans les locaux de la Radiodiffusion-Télévision Sénégalaise (RTS) en présence des membres de la commission.

Après avoir examiné les rapports des observateurs sur le terrain, il a été confirmé que le croissant lunaire a été visible dans divers foyers religieux, marquant ainsi le début du mois lunaire de Baraxlu ou Chabane. Ce mois précède directement le début du Ramadan, un moment crucial pour la communauté musulmane.

Ainsi, la Conacoc a déclaré que le vendredi 31 janvier 2025 serait le premier jour du mois de Baraxlu ou Chabane, marquant ainsi un mois avant le début du Ramadan. Cette annonce est un signal important pour les préparatifs spirituels et matériels des musulmans, qui attendent le début du mois sacré de jeûne.

Kaolack : Élevage – La région de Kaolack abritera la célébration de la Journée nationale de l’élevage prévue le 22 février 2025

Un Comité Régional de Développement (CRD) préparatoire à la célébration de la Journée nationale de l’élevage, prévue le samedi 22 février 2025 à Kaolack, s’est tenu ce jeudi dans la salle de conférence de la gouvernance de Kaolack. La réunion s’est déroulée en présence des autorités administratives locales et des partenaires du secteur de l’élevage.

Le directeur national de l’élevage, Mamadou Diagne, a annoncé que le thème retenu pour cette édition est “La valorisation des productions pastorales”.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a choisi la région de Kaolack pour accueillir les manifestations de cette édition 2025, a déclaré le gouverneur Mouhamadou Moctar Watt, qui a présidé la réunion préparatoire. “C’est pour cette raison qu’il était nécessaire d’organiser cette rencontre afin d’assurer le bon déroulement de cet événement national”, a-t-il souligné.

En prélude à la célébration, un Salon de l’élevage sera organisé. Les travaux de terrassement du site choisi pour la cérémonie débuteront dès ce vendredi, a annoncé le gouverneur.

Les services chargés de l’eau et de l’électricité, ainsi que les forces de défense et de sécurité, ont pris part à cette réunion préparatoire.

Un comité régional des préparatifs a été mis en place sous la direction de la directrice régionale de l’élevage. Ce comité aura pour mission, entre autres, d’identifier les exposants attendus au Salon de l’élevage et de préparer les sites d’hébergement des invités.

Affaire Farba Ngom : le procureur requiert un an de prison contre trois jeunes manifestants des Agnams

Le procès de trois jeunes manifestants arrêtés à la suite des violences survenues au Agnams, dans le nord du Sénégal, a connu un nouveau rebondissement ce mercredi. Le procureur a requis une peine d’un an de prison, dont six mois ferme, contre les prévenus, poursuivis pour « manifestation non autorisée sur la voie publique, rassemblement illicite, violences, entrave à la circulation et dégradation de biens appartenant à autrui ».

Les manifestations ont éclaté le 24 janvier dernier après la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, député-maire des Agnams. En guise de protestation, des jeunes ont bloqué la route nationale 2 et affronté les forces de l’ordre, entraînant des heurts et des dégradations matérielles.

Au total, treize personnes avaient été interpellées, mais dix d’entre elles ont été relâchées après l’enquête préliminaire. Seuls trois jeunes, identifiés comme A. Barry, plombier de 26 ans, H. Dia, électricien, et A. Diallo, soudeur métallique, ont été placés sous mandat de dépôt et traduits en justice.

Lors de leur comparution devant le tribunal, les prévenus ont nié toute implication directe dans les actes reprochés. Ils ont affirmé avoir été arrêtés arbitrairement alors qu’ils tentaient simplement de circuler dans la zone des affrontements. Cependant, les autorités judiciaires s’appuient sur des éléments de l’enquête et des témoignages les incriminant.

Le procureur, dans son réquisitoire, a insisté sur la nécessité d’une peine exemplaire pour éviter que de telles violences ne se reproduisent à l’avenir. « Ces manifestations ont perturbé l’ordre public et mis en péril la sécurité des citoyens. Une sanction ferme est nécessaire pour dissuader de telles pratiques », a-t-il déclaré devant le tribunal.

La défense, quant à elle, plaide pour une relaxe ou une peine avec sursis, mettant en avant l’absence de preuves irréfutables et le contexte de tension politique qui a entouré ces événements. « Ces jeunes sont des boucs émissaires. Rien ne prouve qu’ils aient directement participé aux violences », a soutenu leur avocat.

Le verdict du tribunal sera rendu le jeudi 6 février prochain. En attendant, les familles des accusés et de nombreux habitants d’Agnam suivent avec attention l’évolution de cette affaire, qui continue de susciter de vifs débats sur la gestion des manifestations et la liberté d’expression au Sénégal.

Lutte contre la corruption dans l’administration du travail : l’OFNAC lance une cartographie des vulnérabilités

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), en partenariat avec le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions ainsi que l’agence allemande de coopération internationale (GIZ), a organisé, ce jeudi, un atelier dédié à la cartographie des vulnérabilités à la corruption dans l’administration du travail. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Doleel Admin » visant à renforcer la transparence et l’intégrité dans ce secteur clé de l’économie sénégalaise.

Lors de cette rencontre, Serigne Bassirou Guèye, président de l’OFNAC, a dressé un état des lieux préoccupant de la corruption dans l’administration du travail. Selon lui, cette pratique nuit gravement à l’accès équitable aux opportunités d’emploi, affaiblit la confiance des citoyens envers les institutions et entrave le respect des droits des travailleurs.

« Les pratiques de favoritisme, le manque de transparence dans l’attribution des marchés publics et les abus de pouvoir dans le traitement des litiges sociaux figurent parmi les principaux défis auxquels ce secteur est confronté », a-t-il déclaré.

Une étude menée par l’OFNAC en 2016 a révélé que 42 % des Sénégalais considèrent le secteur du travail comme l’un des plus exposés aux risques de corruption. De plus, 57 % des employés du secteur public et 69 % de ceux du secteur privé estiment que la corruption y est fréquente. Ces chiffres démontrent l’urgence de mettre en place des mécanismes efficaces pour lutter contre ce fléau.

La cartographie des vulnérabilités est une approche stratégique qui permet d’identifier les zones à risque et de proposer des solutions adaptées. « Cette initiative est un pas essentiel vers une gouvernance transparente et une administration plus équitable », a souligné Serigne Bassirou Guèye.

Le ministre du Travail, Abass Fall, a salué cette démarche proactive qui vise à anticiper plutôt qu’à réagir face aux pratiques frauduleuses. « Il est primordial d’identifier les failles du système pour mettre en place des mécanismes de prévention efficaces », a-t-il affirmé.

À l’issue de l’atelier, un comité d’experts sera mis en place afin d’analyser les résultats de cette cartographie et de formuler des recommandations concrètes. Parmi les mesures envisagées figurent la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation, le renforcement des contrôles internes et la sensibilisation des agents publics et des employeurs privés aux enjeux de la transparence.

Le ministre Abass Fall a rappelé que la lutte contre la corruption ne peut être efficace sans une mobilisation collective. « La transparence et l’intégrité doivent être au cœur des réformes du secteur du travail. Tous les acteurs, des travailleurs aux employeurs en passant par les syndicats et les autorités de régulation, doivent être impliqués », a-t-il insisté.

En intégrant des outils modernes de surveillance et en renforçant les mécanismes de contrôle, l’OFNAC et ses partenaires espèrent faire de cette initiative un modèle pouvant être étendu à d’autres secteurs sensibles de l’administration publique.

Kaolack : Accident entre Keur Madiabel et Keur Mandongo – 7 morts et 4 blessés graves

Le capitaine Mamadou Yaga Mané, commandant de la 31ᵉ compagnie d’incendie et de secours de Kaolack, a dressé le bilan d’un grave accident survenu entre Keur Madiabel et Keur Mandongo.

Selon lui, l’accident a fait 11 victimes, dont 7 morts et 4 blessés graves. Ces derniers ont été évacués en urgence à l’hôpital régional Elhadji Ibrahima Niass de Kaolack.

L’accident résulte d’une collision entre un pick-up et un véhicule de type “7 places”. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore précisées.

Nioro du Rip : Magal de Porokhane – L’homme d’affaires Mountakha Kane reçu par le Khalife général des Mourides

Dans le cadre de la traditionnelle visite des talibés et autres personnalités en prélude au Grand Magal de Porokhane, prévu le 6 février 2025, l’homme d’affaires Mountakha Kane, fervent disciple de Serigne Touba, n’a pas dérogé à la règle. Il a été reçu en audience par le Khalife général des Mourides ce jeudi à Porokhane.

Pour ce talibé dévoué de Serigne Touba Khadim Rassoul, cet événement revêt une importance particulière. Il a ainsi souligné :

“Chaque année, ce sont des milliers de fidèles qui se déplacent pour rendre hommage à celle qui est affectueusement appelée ‘Borom Porokhane’. Ce Magal est unique dans le calendrier musulman, car il est le seul consacré à une femme. Preuve de l’importance de ce lieu saint, le mausolée et le puits de Mame Diarra Bousso, qui selon la croyance possèdent de nombreuses vertus miraculeuses, figurent sur la liste des sites et monuments historiques classés au Sénégal. Mame Diarra est pour beaucoup un modèle de sainteté féminine.”

Fidèle à son engagement, Mountakha Kane a réaffirmé son soutien aux pèlerins en leur fournissant nourriture et boissons. Il a également mis sa maison à disposition pour l’hébergement des autorités étatiques venues prendre part à l’événement.

De son côté, le Khalife général des Mourides a salué la richesse de leurs échanges et formulé des prières pour un bon Magal, ainsi que pour un Sénégal prospère.

À la suite de cette audience, le préfet de Paoskoto s’est rendu chez Mountakha Kane. Les deux personnalités ont longuement échangé sur l’organisation du Magal de Porokhane, afin d’assurer son bon déroulement.

Scandale à Air Sénégal : Une mafia des billets d’avion mise à nu

Air Sénégal traverse une véritable zone de turbulences. Une vaste affaire de fraude impliquant des billets d’avion destinés au personnel a été révélée par un audit interne, entraînant l’arrestation de plusieurs personnes et l’ouverture d’une enquête judiciaire.

L’affaire éclate suite à une plainte déposée par la nouvelle direction générale d’Air Sénégal après la découverte d’irrégularités dans la gestion des billets attribués aux employés. L’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC), met en cause Lucie Sylva, ancienne cheffe du Staff Travel Desk, qui a reconnu avoir détourné au moins 20 millions de FCFA, même si le préjudice total est estimé à près de 200 millions de FCFA.

Son mari, Papa Mamadou Cissé, gérant d’une entreprise de lavage de véhicules au stade Demba Diop, est également impliqué. Des billets frauduleux auraient transité par son adresse email, ce qui a conduit à son arrestation.

Interrogée par les enquêteurs, Lucie Sylva ne tombe pas seule. Elle cite plusieurs hauts responsables d’Air Sénégal, dont l’ancien directeur général Alioune Badara Fall, le directeur marketing Éric Iba Guèye, ainsi que la cheffe d’agence Abibatou Cissé et plusieurs chargés de planning.

Alioune Badara Fall, entendu deux fois par la DIC, nie toute implication et affirme n’avoir jamais donné d’instructions à Lucie Sylva pour émettre des billets frauduleux. Il fournit même des échanges d’emails pour appuyer sa défense. Pourtant, lors de leur confrontation, l’ancienne cheffe du Staff Travel Desk campe sur ses accusations. Abibatou Cissé, elle aussi citée dans le scandale, rejette toute responsabilité, tandis qu’Éric Iba Guèye, alors à l’étranger, n’a pas encore été auditionné.

Face à l’ampleur de l’affaire, le parquet financier a ouvert une information judiciaire contre Lucie Sylva, son mari et X. Une délégation judiciaire a été ordonnée pour approfondir l’enquête et identifier d’éventuels complices.

L’affaire Air Sénégal est encore loin d’être résolue. D’autres noms pourraient être mis en cause, alors que la compagnie tente de sortir de cette crise qui ébranle sa crédibilité. Une chose est sûre : la justice sénégalaise n’a pas dit son dernier mot.

Une dispute familiale à Louga tourne au drame : tensions, mysticisme et violence autour d’un héritage

L’histoire qui a récemment secoué la région de Louga prend des allures de drame familial teinté de mysticisme. Les tensions liées à l’attribution de terrains familiaux ont dégénéré en violence, mettant en lumière les conflits fréquemment observés autour des héritages au Sénégal. L’incident, qui a opposé un père à son propre fils, a pris une tournure inattendue, illustrant les dangers qui peuvent découler de querelles foncières exacerbées par des croyances traditionnelles.

Tout a débuté par une décision prise par C. Niang, un père de famille souhaitant répartir équitablement les terrains qu’il possédait entre ses enfants. Il décide ainsi d’attribuer une parcelle à chaque héritier. Mais Mamadou Niang, l’un de ses fils, va revendiquer davantage. Ce dernier souhaite obtenir trois terrains au lieu d’un seul, une requête à laquelle son père s’oppose fermement. La situation se tend alors, jusqu’à ce que Mamadou décide de prendre les choses en main en clôturant les parcelles qu’il convoitait.

La situation prend une tournure surréaliste lorsqu’un soir, C. Niang découvre son fils en train de répandre du « saafara », un liquide mystique utilisé dans certaines pratiques traditionnelles. Mamadou versait le liquide sur les quatre coins des terrains disputés, une scène troublante pour son père, qui exigea qu’il arrête immédiatement. Mais au lieu de se conformer, Mamadou, dans un accès de rage, frappe violemment son père à l’aide d’un bâton, lui fracturant le bras.

Arrêté et poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours, Mamadou Niang se présente au tribunal de grande instance de Louga. Son avocat plaide la légitime défense, arguant que le fils n’avait pas l’intention de blesser son père, mais qu’il s’agissait d’un réflexe de protection face à une agression de la part de ce dernier.

Cependant, le tribunal, dirigé par la partie civile, représentée par Me Nfamara Mané, juge cette version des faits peu crédible, soulignant l’absence d’aide de Mamadou après l’agression et l’ampleur de la violence qu’il a exercée sur son père.

Malgré la gravité de l’incident, C. Niang a fait preuve de clémence et de sagesse en décidant de se désister de la procédure judiciaire, choisissant de pardonner à son fils. Ce geste de pardon a eu une influence significative sur le verdict. Mamadou Niang a ainsi été condamné à six mois de prison avec sursis, une peine bien moins sévère que celle attendue en raison de la nature de l’agression.

Cet incident, au-delà de sa dimension personnelle, soulève des questions sur les tensions croissantes autour des héritages et de la gestion des biens familiaux au Sénégal. La pression foncière, les croyances mystiques, et les rivalités fraternelles semblent souvent être des facteurs déclencheurs de violences, parfois imprévues. Alors que l’on assiste à une montée des conflits autour des biens hérités, cette affaire rappelle combien il est crucial de préserver l’harmonie familiale et de trouver des solutions pacifiques avant que les tensions ne deviennent incontrôlables.

Lutte sénégalaise : Jacob Baldé suspendu six mois après un incident lors d’un face-to-face

La Commission des règlements et discipline a rendu son verdict : Jacob Baldé, pensionnaire de l’écurie Falaye Baldé, est suspendu pour six mois ferme. Cette sanction fait suite à un incident survenu lors d’un face-to-face organisé par Albourakh, où il a agressé Émile François Gomis, adversaire de son coéquipier Ama Baldé.

Lors de cette cérémonie de face-to-face, un moment crucial dans la promotion des combats de lutte au Sénégal, Jacob Baldé a perdu son sang-froid. Accompagnant son coéquipier Ama Baldé, il s’en est violemment pris à Émile François Gomis, allant jusqu’à lui asséner un coup. Cette altercation a immédiatement suscité une vive réaction de la part des organisateurs et de la communauté de la lutte.

Convoqué par la Commission des règlements et discipline, Jacob Baldé a reconnu les faits en présence de son manager. Après examen du dossier, la commission a jugé que son acte allait à l’encontre des règlements en vigueur et nuisait à l’image du sport.

La décision de suspendre Jacob Baldé pour six mois ferme a été prise dans le but de préserver la discipline et l’éthique dans l’arène sénégalaise. La commission a tenu à rappeler l’importance du respect et du fair-play dans la lutte, un sport où la tension peut parfois dégénérer, notamment lors des face-to-face.

Cette suspension, effective dès la notification officielle, constitue un coup dur pour Jacob Baldé, qui devra patienter avant de pouvoir remonter sur l’aire de combat. Une période difficile pour le lutteur, qui voit ainsi son avenir immédiat compromis alors que la saison de lutte bat son plein.

Avec cette sanction, la Commission des règlements et discipline envoie un message clair à tous les acteurs de la lutte sénégalaise : les débordements ne seront pas tolérés. Cette décision vise à instaurer un climat serein et à éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi : la ferveur religieuse s’empare de Dakar

Dakar vibre au rythme de la 145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi, un événement religieux majeur pour la communauté layenne. Dès ce jeudi 30 janvier 2025, des milliers de fidèles affluent vers Cambérène, Yoff, Diamalaye, Malika, Ngor et d’autres localités pour commémorer cet appel historique lancé en 1883 par le fondateur de cette confrérie islamique.

La première journée est marquée par un rassemblement de disciples au mausolée de Seydina Issa Roukhoulaye à Cambérène. Fils aîné et premier khalife de Seydina Limamou Lahi, il a joué un rôle central dans la perpétuation de son message. Les fidèles se rendent ensuite à Ngor, au site sacré de « Khountou bi », un lieu empreint de spiritualité et d’histoire.

À la tombée de la nuit, la ferveur religieuse atteint son apogée à Yoff, où des séances de prières et de Zikr sont organisées. Les fidèles y récitent des louanges et des invocations pour rendre grâce à Allah et honorer l’héritage spirituel du Mahdi Seydina Limamou Lahi.

Chaque année, l’Appel de Seydina Limamou Lahi est un moment de recueillement et de renforcement de la foi pour la communauté layenne. Au-delà de son aspect religieux, il représente aussi une occasion de consolidation des liens entre disciples et de transmission des enseignements du guide spirituel aux nouvelles générations.

La célébration se poursuivra jusqu’au vendredi 31 janvier 2025, avec d’autres cérémonies et rassemblements prévus dans les sites emblématiques de la confrérie.

Lat Diop face au juge : un tournant décisif dans l’affaire des 8 milliards de FCFA

Après quatre mois de détention à la prison de Rebeuss, Lat Diop, ancien ministre des Sports et ex-directeur général de la Lonase, sera présenté au juge ce jeudi 30 janvier pour être auditionné sur le fond du dossier. Une étape cruciale pour celui qui est poursuivi pour détournement de deniers publics, extorsion de fonds et blanchiment de capitaux, des charges qui portent sur un montant estimé à 8 milliards de francs CFA.

Selon le journal Les Échos, Lat Diop sera accompagné d’un impressionnant collectif d’avocats, composé de plusieurs figures de proue du barreau sénégalais. Parmi eux figurent Mes Pape Laïty Ndiaye, Abdou Dialy Kane, Pape Sène, Alioune Badara Fall, Djiby Diallo et Baboucar Cissé. Ces ténors du droit tenteront de démonter les accusations portées contre leur client, qui, depuis le début de l’affaire, clame son innocence et rejette en bloc les faits qui lui sont reprochés.

L’affaire Lat Diop est l’un des dossiers politico-judiciaires les plus suivis de ces derniers mois au Sénégal. Ancien patron de la Lonase, il est soupçonné d’avoir détourné plusieurs milliards de francs CFA dans le cadre de ses fonctions. La justice le poursuit également pour des faits d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux. Ces charges, si elles sont avérées, pourraient entraîner de lourdes sanctions judiciaires.

Cependant, ses avocats dénoncent une procédure qu’ils jugent politique et entendent prouver que leur client est victime d’un acharnement judiciaire.

L’audition de Lat Diop s’annonce tendue, tant les enjeux sont importants pour l’ancien ministre. D’un côté, l’accusation devra apporter des preuves solides pour justifier son incarcération et les charges retenues contre lui. De l’autre, la défense devra convaincre le juge de l’innocence de leur client et tenter d’obtenir sa libération.

L’opinion publique, divisée sur cette affaire, attend avec impatience l’issue de cette audition qui pourrait marquer un tournant décisif dans le dossier. Lat Diop, figure politique influente, joue une partie cruciale de son avenir. Reste à savoir si la justice lui accordera un non-lieu ou s’il devra continuer à répondre des accusations devant les tribunaux.

Affaire à suivre.

SEYDINA LIMAMOULAYE AL MAHDI : La Glaive contre les castes et le culte des génies

Le message de Seydina Limamou Laye est avant tout un retour à un islam pur et rigoureux, sans concessions aux coutumes ancestrales qu’il juge superstitieuses. Il combat vigoureusement le culte des djinns, génies protecteurs, idoles vénérées et la croyance aux castes.

L’histoire de Seydina Limamou Laye, né Limamou Thiaw en 1843 à Yoff, un village de la presqu’île du Cap-Vert, dans la région de Dakar, est l’un des récits les plus fascinants de la révolte spirituelle et sociale qui a marqué le Sénégal au XIXe siècle. Pêcheur et agriculteur Lébou, Limamou Thiaw incarne le passage de l’ordre ancien au renouveau, porteur d’une vision religieuse radicale. Cet homme simple, profondément ancré dans les valeurs de sa communauté, devient une figure prophétique marquante, se déclarant en 1883 l’envoyé de Dieu, le Mahdi, le sauveur attendu selon la tradition musulmane. Sa révélation survient à un moment crucial de l’histoire du Sénégal, alors que la capitale, Dakar, commence à se transformer sous l’impulsion du colonialisme français. Ce faisant, Limamou Laye, en prenant position contre les structures sociales oppressives et les croyances superstitieuses, incarne une lutte pour l’émancipation spirituelle et sociale de son peuple.

L’appel retentissant de Limamou Laye, formulé en wolof, est un message d’une puissance inouïe : « Venez à l’appel de Dieu, vous hommes et djinns, je suis l’envoyé de Dieu. L’arabe blanc s’est noirci. » Cette déclaration survient au moment où une comète traverse le ciel, et le prophète, dans une tradition de sagesse islamique, prend pour nom Laye, une déformation du mot Allah en wolof, marquant ainsi son renouveau spirituel. Il s’inscrit dans une mouvance plus large des confréries religieuses d’Afrique de l’Ouest, qui, au XIXe siècle, ont profondément redéfini les équilibres religieux et sociaux sur le continent. Limamou Laye, à l’instar d’autres réformateurs contemporains, se positionne contre les anciennes pratiques religieuses et sociales qu’il juge corruptibles, en particulier le culte des génies et le système des castes.
Au cœur de la société Lébou, une communauté complexe marquée par des hiérarchies sociales et religieuses strictes, Limamou Laye prône un islam purifié, libéré des influences préislamiques. Ce message est celui d’une rupture avec les anciennes traditions vénérant les génies et autres divinités. L’appel à un retour à un islam rigoureux trouve un écho profond dans les esprits de ses premiers disciples. Ces derniers, animés par les miracles et guérisons qu’on lui attribue, se rassemblent autour de lui, formant les premières bases de la confrérie Layene, une confrérie d’origine sénégalaise qui jouera un rôle majeur dans l’histoire religieuse et sociale du pays. Cette confrérie se distingue non seulement par sa rigueur religieuse, mais aussi par sa dimension sociale et politique, notamment par son opposition au système des castes, qui constitue un aspect central de l’enseignement de Seydina Limamou Laye.
La confrontation avec les autorités coloniales françaises ne tarde pas. En 1887, le pouvoir colonial commence à redouter l’influence de Limamou Laye, craint qu’il ne soit à l’origine de troubles dans une capitale encore en pleine construction. Les autorités décident alors de l’exiler sur l’île de Gorée, afin de limiter son impact. Cependant, Limamou Laye, loin de se laisser abattre par cette épreuve, reprend ses prédications avec une énergie intacte dès son retour à Yoff. Sa notoriété grandissante, son influence spirituelle, et ses actions contre le système des castes et l’adoration des génies lui valent l’adhésion de nombreux membres de la communauté Lébou, ainsi que de personnalités sénégalaises influentes de l’époque, comme Ababacar Mbaye Sylla, premier juge de Dakar, ou encore Abdoulaye Diallo et Ndkiké Wade, des érudits reconnus venus de Saint-Louis. Ces adhésions témoignent de la portée du mouvement initié par Seydina Limamou Laye, qui dépasse le cadre de sa communauté d’origine et s’étend à d’autres groupes sociaux.
L’enseignement de Seydina Limamou Laye ne se contente pas de dénoncer les pratiques qu’il considère comme déviantes. Il propose un islam qu’il qualifie de « pur et sincère », s’appuyant sur des pratiques de discipline et de propreté rigoureuse. La confrérie Layene se distingue notamment par une approche stricte des ablutions, qui ne se limitent pas aux chevilles, mais remontent jusqu’aux genoux. Cette insistance sur la propreté, aussi bien physique que morale, traduit un profond désir de purification, tant spirituelle que corporelle. En outre, les femmes, loin d’être exclues, jouent un rôle essentiel dans la confrérie. Elles participent activement aux chants religieux et aux veillées, à égalité avec les hommes. Ce principe d’inclusivité, en opposition aux structures patriarcales classiques de la société sénégalaise, est l’un des éléments qui fait la particularité de cette confrérie.

PÉRENNITÉ DE SON HÉRITAGE

Le combat de Seydina Limamou Laye se poursuit après sa mort en 1909, avec la direction de la confrérie par son fils, Seydina Issa Laye, qui devient le premier khalife de la confrérie Layene. Il poursuit les efforts de son père contre le colonialisme, mais également contre les systèmes d’exploitation sociale, tels que les castes, qui perdurent dans la société sénégalaise. Au fil des décennies, la confrérie Layene s’étend au-delà de Yoff, avec des implantations dans d’autres régions du Sénégal, notamment à Saint-Louis, Gossas, et dans le Djolof, où elle s’implante fermement, avec aujourd’hui une quinzaine de mosquées dans la presqu’île du Cap-Vert. À l’instar de son père, Seydina Issa Laye veille à la préservation des enseignements religieux du Mahdi et à l’approfondissement des pratiques spirituelles des Layenes.
Aujourd’hui, la confrérie Layene continue de jouer un rôle majeur dans la société sénégalaise.
Cette année, la 145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, prévue pour les 30 et 31 janvier à Dakar, s’inscrit dans la mise en évidence des valeurs islamiques liées au développement durable ; un thème qui s’inscrit parfaitement dans la pensée réformatrice de Seydina Limamou Laye. La quête de développement humain, social et spirituel dans un cadre de respect des principes islamiques, est au cœur de l’enseignement qu’il a transmis à ses disciples. Ainsi, la confrérie Layene, à travers ses pratiques de solidarité, de discipline, et son enseignement fondé sur la pureté, l’égalité, et la justice sociale, continue d’incarner la lutte pour une société plus juste et plus équitable. Seydina Limamou Laye reste un phare spirituel et social, un symbole de résistance face aux forces de l’oppression et un modèle pour les générations futures désireuses de bâtir un monde plus en phase avec les valeurs profondes de l’islam.

La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°384 – 30/01/2025

🔴 SEYDINA LIMAMOU LAYE AL MAHDI : LA GLAIVE CONTRE LES CASTES ET LE CULTE DES GÉNIES
🔴 MISE EN PLACE D’UN COMPTOIR COMMERCIAL DE L’OR : UN PAS VERS LA SOUVERAINETÉ DU MARCHÉ LOCAL ?

🔴 VIOLENCES DANS LES « NAVÉTANES » : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ANNONCE DES RÉFORMES
🔴 LIGUE 1 : JARAAF VAINQUEUR DU« CLASICO » FACE AU CASA SPORTS

Vers un Comptoir Commercial National de l’Or : Une avancée pour la souveraineté et les bijoutiers sénégalais

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné des instructions fermes au gouvernement pour la mise en place d’un Comptoir Commercial National de l’Or. Cette initiative vise à assurer une souveraineté accrue sur les ressources aurifères du pays et à répondre aux besoins croissants des bijoutiers sénégalais, qui peinent à s’approvisionner en or sur le marché local.

Le secteur de la bijouterie au Sénégal souffre depuis longtemps d’un accès limité à l’or brut ou raffiné, en raison de la forte exportation du métal précieux vers des marchés internationaux plus lucratifs. De nombreux artisans sont ainsi contraints de se tourner vers des circuits informels ou d’importer à des prix élevés. Avec la mise en place du Comptoir Commercial National de l’Or, le gouvernement ambitionne de structurer la filière et de garantir un accès direct et régulé à l’or produit sur le territoire national. Ce comptoir aura pour mission de collecter et raffiner l’or extrait localement, notamment par les artisans miniers et les sociétés industrielles. Il établira des prix compétitifs et transparents, permettant aux bijoutiers sénégalais de se procurer l’or à des coûts maîtrisés. Il permettra également de réduire la dépendance vis-à-vis des circuits informels et des importations, en créant un cadre légal et structuré pour la distribution du métal précieux. La traçabilité et la transparence seront renforcées afin de lutter contre l’exploitation illégale et les exportations non contrôlées. Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large de maîtriser les ressources naturelles du pays et de garantir que leur exploitation bénéficie en priorité à l’économie nationale.

Au-delà de la mise en place du comptoir, le Président de la République a souligné l’importance de renforcer les relations entre les sociétés minières et les populations locales. Le développement du secteur minier a souvent été accompagné de tensions liées aux impacts environnementaux, aux conditions de travail et aux retombées économiques limitées pour les communautés vivant à proximité des sites d’exploitation. Le Chef de l’État a ainsi chargé le gouvernement d’élaborer un mécanisme de concertation et de régulation, en partenariat avec les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile. Ce dispositif devra prendre en compte la protection de l’environnement et du cadre de vie en imposant des normes strictes aux exploitants miniers pour limiter la pollution et restaurer les zones dégradées. Il devra aussi promouvoir l’emploi local en encourageant les sociétés minières à recruter prioritairement des travailleurs issus des communautés riveraines et encadrer la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) afin que les multinationales investissent davantage dans les infrastructures locales comme les écoles, les routes, les centres de santé et l’accès à l’eau potable. Cette initiative marque une volonté forte du gouvernement d’instaurer un modèle plus inclusif d’exploitation minière, où les richesses du sous-sol bénéficient directement aux populations sénégalaises.

Dans une optique de transparence et d’optimisation du secteur minier, le Président de la République a demandé au Premier ministre de réaliser une évaluation conjointe de la Société des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO) et de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). Cette évaluation vise à analyser l’efficacité des deux entités dans la gestion et la valorisation des ressources minières du pays. Elle permettra d’éviter les redondances et d’améliorer la coordination entre les acteurs publics et privés du secteur, tout en optimisant les retombées économiques et sociales des exploitations minières pour le développement du Sénégal.

Exploitation minière : le Président de la République ordonne une évaluation nationale approfondie

L’exploitation des ressources minières au Sénégal suscite de nombreuses interrogations quant à son impact sur le développement territorial et les bénéfices qu’elle apporte aux populations locales. Conscient de cette problématique, le Président de la République a pris la décision de mener une évaluation nationale approfondie afin d’identifier les dysfonctionnements du secteur et d’y apporter des solutions adaptées.

Cette évaluation vise à analyser en détail les effets de l’exploitation minière sur les plans économique, social et environnemental. L’objectif est de s’assurer que les retombées financières générées par cette activité profitent réellement aux communautés locales et que les engagements pris par les entreprises minières en matière de responsabilité sociale et environnementale soient respectés.

Pour garantir une mise en œuvre efficace de cette initiative, le Chef de l’État a instruit les ministres en charge des Mines, des Collectivités territoriales, des Finances, de l’Économie et de l’Environnement de travailler en synergie sous la supervision du Premier ministre. Cette équipe gouvernementale devra produire un rapport détaillé permettant d’identifier les failles du système actuel et de formuler des recommandations pour une meilleure gestion des ressources minières.

Dans ce cadre, une attention particulière sera portée au Fonds d’Appui au Développement des Collectivités Territoriales (FADCT), censé soutenir le développement des zones minières. Ce fonds, qui doit être alimenté par une partie des revenus issus de l’exploitation minière, est destiné à financer des infrastructures sociales de base telles que les écoles, les centres de santé et les réseaux d’eau potable. Le Président a insisté sur la nécessité de garantir un financement régulier et une gestion rigoureuse de ce fonds afin qu’il remplisse pleinement son rôle au bénéfice des populations locales.

Par ailleurs, le Chef de l’État a rappelé l’importance d’accélérer les investissements en infrastructures dans les régions minières. Il a exhorté les entreprises exploitantes à respecter les dispositions du Code minier, qui les oblige à contribuer au développement économique et social des localités où elles opèrent. Il a également insisté sur la nécessité de veiller au respect des normes environnementales, afin de minimiser l’impact de l’exploitation minière sur les écosystèmes et les ressources naturelles.

À travers cette évaluation nationale, l’État entend corriger les inégalités observées et garantir une gestion plus transparente des ressources minières. Il s’agit de mettre en place un cadre plus équitable où les populations locales bénéficient pleinement des richesses extraites de leur sous-sol, tout en préservant leur environnement et en améliorant durablement leurs conditions de vie.

Avec cette nouvelle démarche, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer la gouvernance minière et de s’assurer que le secteur contribue réellement au développement du pays. Les résultats de cette évaluation seront déterminants pour orienter les futures politiques publiques en matière d’exploitation des ressources naturelles et pour instaurer une relation plus équilibrée entre les acteurs miniers et les communautés locales.

Cybersécurité : Mame Ndiaye Savon convoquée demain à 10h

Selon des informations obtenues par Ledakarois, Mame Ndiaye Savon, figure controversée du commerce de produits de dépigmentation et influenceuse très suivie sur les réseaux sociaux, a été convoquée par les enquêteurs spécialisés en cybersécurité. Elle devra se présenter demain, jeudi à 10 heures, devant les autorités compétentes.

Cette convocation intervient dans un climat marqué par la lutte contre les pratiques commerciales douteuses sur les réseaux sociaux, notamment après l’affaire Alima Sow, alias Alima Suppo. Cette dernière s’est retrouvée dans le viseur des autorités en raison de la vente de suppositoires destinés à l’embellissement des fesses, communément appelés « boulettes ».

Mame Ndiaye Savon, bien connue pour ses activités de vente de produits éclaircissants, fait depuis longtemps l’objet de critiques, notamment de la part des professionnels de la santé, qui dénoncent les risques liés à l’usage de ces substances. Plusieurs médecins et dermatologues ont alerté sur les dangers de ces pratiques, qui exposent les consommateurs à des problèmes de peau, des affections graves et parfois même des complications irréversibles.

Avec cette convocation, les autorités semblent vouloir intensifier leur contrôle sur les influenceurs et commerçants utilisant les réseaux sociaux pour promouvoir des produits potentiellement dangereux pour la santé. Cette action pourrait marquer un tournant dans la régulation du marché des cosmétiques non homologués au Sénégal.

Il reste à voir si cette convocation débouchera sur des poursuites judiciaires ou si Mame Ndiaye Savon sera simplement entendue dans le cadre d’une enquête préliminaire. Quoi qu’il en soit, cette affaire ne manquera pas de susciter des réactions, notamment au sein de sa large communauté de followers et de clientes.

Kaolack : Les étudiants de l’Ussein dénoncent les promesses non tenues du Mesri et durcissent le ton

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein) de Kaolack ont exprimé, ce mercredi 28 janvier 2025, leur mécontentement face aux promesses non tenues des autorités, en particulier celles du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf. Lors d’une conférence de presse, ils ont dénoncé leurs conditions d’apprentissage qu’ils jugent inacceptables et ont interpellé directement le régime du Président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Ces étudiants dénoncent le retard persistant des travaux de leur université, en construction depuis 2015. « Nous sommes en 2025 et aucun des travaux n’a été achevé, cette situation est inacceptable », a déclaré Mouhamadou Lamine Diagne, l’un des porte-paroles du mouvement étudiant. Selon lui, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Dr Abdourahmane Diouf, avait promis en juin 2024 que les étudiants rejoindraient enfin leurs campus au plus tard en octobre de la même année, une promesse qui, jusqu’à présent, n’a pas été tenue.

La tension monte encore d’un cran avec l’annonce de l’inscription de la Promotion 7 à l’Ussein. Les étudiants, déjà confrontés à des conditions d’étude difficiles dans des locaux provisoires, refusent catégoriquement d’accueillir cette nouvelle vague d’inscrits dans un cadre qu’ils estiment déjà saturé. « Nous sommes déjà en surcharge et nous n’accepterons jamais au grand jamais la présence de cette promotion ici dans les locaux provisoires », a martelé Mouhamadou Lamine Diagne.

Le silence des autorités face à ces revendications alimente la frustration des étudiants, qui menacent de passer à l’action si leurs doléances ne sont pas prises en compte. Ousmane Niang, un autre leader du mouvement, a averti : « Nous faisons appel au Président Bassirou Diomaye Faye, au Premier ministre Ousmane Sonko et au MESRI Dr Abdourahmane Diouf. Nous leur demandons de réagir le plus rapidement possible, sinon ils verront de quoi nous sommes capables. »

Cette contestation à Kaolack s’inscrit dans un mouvement plus large de protestation des étudiants de l’Ussein à travers le pays. La veille, le mardi 27 janvier, ceux du campus de Fatick ont bloqué la route nationale et brûlé des pneus pour exiger l’achèvement des travaux de leur campus. Plusieurs manifestants, dont le président de la commission sociale, ont été interpellés par la police avant d’être relâchés aux alentours de 17 heures.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 29 Janvier 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 29 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a évoqué la commémoration de la 145ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye Al Mahdi les 30 et 31 janvier 2025. Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Khalif général des « Layènes », Serigne Mouhamadou Makhtar Laye et aux fidèles pour leur mobilisation et leurs prières pour un Sénégal de paix, de stabilité et de progrès dans la solidarité. Il a demandé au Gouvernement de veiller, en étroite collaboration avec les organisateurs, au bon déroulement des manifestations religieuses relatives à l’Appel dans les localités et sites concernés (Yoff, Cambérène, Ngor).

Dans le même ordre d’idées, le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement la nécessité d’accompagner la bonne organisation du Magal de Porokhane, prévu le 06 février 2025, et de veiller au renforcement des dispositifs de prévention et de sécurité routières.  Par ailleurs, il s’est incliné devant la mémoire des victimes de l’accident survenu le mardi 28 janvier 2025 sur la route nationale (axe Bambey- Khombole). Il a présenté ses condoléances aux familles éplorées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de la République est revenu sur la gestion préventive des approvisionnements du pays et de la stabilité des prix des produits de consommation courante dans le contexte des débuts prochains du Ramadan et du Carême. Ces deux événements sont des périodes particulières de grande ferveur religieuse. Ce sont aussi des moments de forte consommation de denrées et de produits de première nécessité (riz, sucre, huile, lait, farine, pain, etc.). Dans ce contexte spécial, il a demandé au Ministre de l’Industrie et du Commerce de lutter contre toute rétention des stocks et spéculation sur les prix des produits et de mobiliser tous les moyens nécessaires à l’approvisionnement suffisant et correct des marchés en denrées et produits de consommation courante selon les prix fixés des produits homologués. Il a invité le Ministre de l’Industrie et du Commerce et le Secrétaire d’Etat aux PME / PMI à intensifier la promotion du « consommer local » avec l’implication significative des industries alimentaires et l’accélération de l’exécution des projets et initiatives de transformation, in situ, de la production nationale. Pour clore ce chapitre,  le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement l’urgence de restructurer les systèmes d’approvisionnement du pays en produits alimentaires et en hydrocarbures tout en tenant compte notamment du statut récent de pays producteur de pétrole et de gaz du Sénégal. 


L’exploitation des ressources minières dans plusieurs localités du pays ne participe pas activement au développement territorial et ne profite pas aux populations locales. C’est dire que la prise en compte par l’Etat de la situation des populations vivant dans les zones minières devient une priorité nationale. Voilà pourquoi le Président de la République a demandé aux Ministres en charge des Mines, des Collectivités territoriales, des Finances, de l’Economie et de l’Environnement de procéder, sous la supervision du Premier Ministre, à l’évaluation nationale de l’impact économique, social et environnemental de l’exploitation minière sur le développement des localités polarisées. Il a indiqué l’urgence de faire le point sur le Fonds d’Appui au Développement des Collectivités territoriales et les investissements en infrastructures sociales de base issus des prescriptions du Code minier.

Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Gouvernement de définir avec les acteurs territoriaux un mécanisme consensuel d’amélioration des relations entre les sociétés minières et les populations à travers la préservation de l’environnement et du cadre de vie, la promotion des emplois locaux et un meilleur encadrement de la Responsabilité sociétale d’Entreprise (RSE). Dans le cadre de la consolidation de la transparence dans le secteur minier, il a indiqué au Premier Ministre la nécessité d’évaluer l’action combinée voire complémentaire de la Société des Mines de fer du Sénégal oriental (MIFERSO) et de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). En outre, il a demandé au Gouvernement d’œuvrer, dans le cadre de la souveraineté sur nos ressources, à la mise en place du Comptoir commercial national de l’Or et satisfaire la forte requête de nos bijoutiers. 

           Les compétitions « Navétanes » sont une des sources majeures de trouble à l’ordre public provoquant des incidents violents et tragiques dans plusieurs localités du Sénégal. A ce sujet, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre chargé des Sports d’engager des concertations avec toutes les parties prenantes en vue d’une maitrise du calendrier des compétitions et surtout de procéder à la réforme du Mouvement « Navétanes » afin de l’ancrer dans le développement du civisme et la promotion d’une citoyenneté constructive.

         Le Premier Ministre a informé le Conseil de la poursuite des travaux de mise en œuvre opérationnelle de l’Agenda Sénégal 2050, en mettant l’accent sur l’affinement de la liste des projets, programmes et réformes prioritaires à soumettre à la validation de Monsieur le Président de la République au plus tard à la mi-février 2025. 

       Le Premier Ministre a ensuite fait part au Conseil de la formalisation, au travers d’un arrêté en date de ce jour, de la directive de Monsieur Président de la République relative au suivi, sous sa direction, de la coopération entre le Sénégal et les pays et structures du Proche et Moyen Orient et du reste de l’Asie. Cette coopération concerne actuellement environ deux cents (200) partenariats ou projets de partenariats dans divers domaines, avec une quinzaine de pays et d’institutions financières. Ainsi, une task force réunissant un certain nombre de ministères, l’APIX et le FONSIS, a été mise en place. Elle est notamment chargée d’évaluer les partenariats en cours, d’analyser les dossiers soumis au Premier Ministre relatifs aux intentions de partenariat avec ces pays et d’identifier les opportunités d’investissements directs étrangers ou de portefeuille au Sénégal en provenance de ces pays.

        Enfin, le Premier Ministre a souligné l’urgence attachée, d’une part, à la ferme prise en charge du pré-archivage et du reversement de fonds documentaires aux Archives nationales, par les ministères et les structures qui leur sont rattachées et, d’autre part, à la construction d’une Maison des Archives moderne. Aussi, envisage-t-il de mettre en place un comité interministériel sur la gouvernance des archives, chargé de superviser la reconstitution, suivant les normes établies, du pré-archivage dans les ministères et structures ainsi que de coordonner l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion des archives.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 

•       Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait le point sur la mise en œuvre opérationnelle des pôles territoires.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 

Le Conseil a examiné et adopté :
•       Le Projet de décret portant application de la loi n° 2020-01 du 06 janvier 2020 relative à la création et à la promotion de la startup au Sénégal.

Fika 2025: l’inclusion et l’équité dans la formation professionnelle au cœur des débats.

La Foire internationale de Kaolack ( FIKA) a abrité ce mercredi 29 janvier, la journée dédiée à la GIZ REFOP, marquée par un atelier qui a réuni le Ministère de la Formation professionnelle et Technique et les autorités académiques. La place de la plateforme  » E-jang », l’inclusion et l’équité dans la filière de la formation technique et professionnelle ont été au cœur des débats.

Selon Amy Dieng, téchnopedagogue à la Direction générale de la Formation professionnelle du Ministère de la formation professionnelle et Technique, le panel dédié à  » E-jang « , une plate-forme du ministère de la Formation professionnelle et Technique a été enrichissant pour tous les acteurs.

 » Dans le cadre de sa politique de digitalisation, la plateforme  » e-jang » a été mise sur pied depuis 2020. Elle se veut un outil d’inclusion digitale qui permet aux formateurs ainsi qu’aux élèves de pouvoir développer leur compétence à distance. Avec les cours en ligne et les contenus de renforcement de la formation professionnelle et technique, elle est très révolutionnaire en matière de digitalisation  » a-t-elle expliqué.

Dans le souci de développer l’inclusion et l’équité dans la formation professionnelle, et dans le cadre de la stratégie de déploiement national du ministère, les offres de formation des établissements publiques et privés de la région de Kaolack ont été vulgarisés auprès des lycéens et collégiens présents à la journée.

 » La formation professionnelle est une alternative surtout si elle est accompagnée de la réinsertion. Même avec la migration, il serait beaucoup plus bénéfique pour les jeunes d’avoir d’abord une qualification professionnelle car celà va faciliter leur adaptation et leur épanouissement  » a conseillé Amy Dieng du Ministère de la Formation professionnelle et Technique.

Le Représentant de l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, l’Inspecteur Ndick Gning a révélé que la formation professionnelle est démocratisée au niveau de la région.  » Avec 6 centres de formation professionnelle et Technique ( CFP) et le Lycée Technique et commerciale El Hadj Abdoulaye Niass, on peut dire que Kaolack est bien doté  » a-t-il magnifié.

Rappelons que des expositions sur l’électricité à domicile et celle industrielle, la ecuisine et l’esthétique ont été présentées avec la présence de plus de 200 élèves issus des établissements du Moyen et du Secondaire.

Expulsions massives de migrants aux États-Unis : plus de 40 000 Africains concernés

Les États-Unis ont lancé une vaste opération d’expulsion visant plus d’un million de migrants en situation irrégulière. Parmi eux, plus de 40 000 ressortissants africains sont menacés de renvoi vers leur pays d’origine, selon les données du service de l’immigration américain. Cette politique migratoire, mise en place sous l’administration de Donald Trump, suscite de vives réactions et relance le débat sur la nécessité d’une réforme plus humaine.

L’analyse des chiffres révèle une concentration des expulsions vers certains pays africains. En tête de liste figure la Somalie, avec 4 090 migrants concernés. L’instabilité politique et les conflits armés qui ravagent le pays depuis plusieurs décennies expliquent cette forte présence de Somaliens aux États-Unis, où ils espéraient trouver sécurité et meilleures conditions de vie.

En deuxième position, la Mauritanie compte 3 822 migrants menacés d’expulsion. Ce chiffre important s’explique par les conditions socio-économiques difficiles du pays et les tensions dans certaines régions.

Le Nigeria, première puissance démographique d’Afrique, arrive en troisième place avec 3 690 migrants concernés. La pauvreté, le chômage et l’insécurité sont autant de facteurs qui ont poussé ces ressortissants à tenter leur chance aux États-Unis.

D’autres pays africains figurent sur la liste des expulsions, bien que dans une moindre mesure :

• Côte d’Ivoire : 1 224 migrants

• Kenya : 1 282 migrants

• Burkina Faso : 303 migrants

• Pays insulaires (Sao Tomé-et-Principe, Comores, Madagascar) : un nombre limité de ressortissants concernés

La politique migratoire stricte de Donald Trump, mise en avant dès sa campagne électorale, vise à réduire drastiquement l’immigration irrégulière. Pour ses partisans, ces expulsions sont nécessaires pour préserver les ressources économiques et garantir la sécurité nationale.

Cependant, cette approche suscite de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Ces dernières dénoncent une politique inhumaine qui ne prend pas en compte les causes profondes de l’exil : guerres, pauvreté, instabilité politique et persécutions.

Alors que les expulsions se poursuivent, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme migratoire plus équilibrée. Certains plaident pour des politiques d’accueil plus flexibles, notamment pour les demandeurs d’asile fuyant des situations de guerre ou de persécution.

D’autres estiment qu’une coopération renforcée avec les pays d’origine est nécessaire pour lutter contre les causes profondes de l’immigration et offrir de meilleures perspectives aux populations locales.

Foncier au Sénégal : Levée partielle de la suspension des procédures dans plusieurs zones de lotissement

La Direction générale des impôts et domaines (DGID) a annoncé, dans une note de service publiée ce mercredi 29 janvier 2025, une levée partielle de la suspension des procédures domaniales et cadastrales dans plusieurs zones de lotissement au Sénégal. Cette décision concerne notamment les lotissements « BOA », « Hangars des Pèlerins », « Terme Sud » sur le littoral dakarois, ainsi que les pôles urbains de Diacksao, Bambilor, Dény Birame Ndao et Daga Kholpa, et le lotissement « Mbour 4 », entre autres.

Selon la DGID, les attributions et acquisitions dans ces zones, à condition qu’elles ne constituent pas un accaparement foncier, peuvent désormais faire l’objet d’un quitus valant mainlevée. Ce document est délivré par le Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol. Ainsi, les services de la DGID sont invités à reprendre les procédures domaniales, foncières et cadastrales pour les ayants droit ayant obtenu ce quitus.

Cependant, certaines zones restent sous le coup de la suspension. Il s’agit notamment des lotissements dits « EOGEN 1 et 2 », de la Cité Batterie, des zones des Taxis, de l’ASECNA et de l’ANACIM dans le lotissement « Hangars des Pèlerins », ainsi que du plan d’aménagement de la Nouvelle Ville de Thiès. De plus, la partie située entre l’Océan et la VDN dans les pôles urbains de Guédiawaye et Malika demeure également concernée par cette restriction. La DGID précise que, pour ces zones, « les procédures restent suspendues, nonobstant l’obtention d’un quitus ».

Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à mieux organiser et sécuriser l’occupation du sol, tout en luttant contre les pratiques d’accaparement foncier. La levée partielle de la suspension permettra ainsi à de nombreux propriétaires et investisseurs de finaliser leurs transactions et régulariser leurs titres fonciers. Toutefois, le maintien des restrictions sur certaines zones témoigne d’une volonté de préserver certains espaces stratégiques ou de prévenir d’éventuelles irrégularités foncières.

Le Président de l’Assemblée nationale surprend des élèves en visite parlementaire

Une belle surprise attendait les élèves du Groupe scolaire Mame Afia de Mbao lors de leur visite à l’Assemblée nationale. Alors qu’ils participaient à une simulation de séance plénière, prenant place dans les fauteuils des députés pour s’initier aux rouages du travail parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a fait une apparition inattendue.

L’arrivée du Président a provoqué une vive émotion parmi les élèves, ravis de pouvoir échanger avec une figure clé de l’institution. Touché par leur enthousiasme et leur curiosité, Monsieur Ndiaye a pris le temps de les encourager, soulignant l’importance de l’éducation, de l’engagement citoyen et du rôle fondamental du Parlement dans le bon fonctionnement de la démocratie.

Au-delà de cette rencontre, le Président a rappelé aux jeunes visiteurs que l’Assemblée nationale n’est pas seulement un lieu de débats et de décisions, mais aussi un espace d’apprentissage et de promotion des valeurs démocratiques. Il les a invités à poursuivre leurs études avec détermination et à cultiver un esprit critique, essentiel à toute société aspirant à un avenir meilleur.

Cette visite a été une expérience marquante pour ces élèves, qui repartent non seulement avec des souvenirs impérissables, mais aussi avec une motivation renouvelée à s’engager activement dans la vie civique.

Sécurité routière : lancement du projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” pour protéger les écoliers de Dakar et Guédiawaye

La sécurité des écoliers devient enfin une priorité dans le cadre du déploiement du projet Bus Rapid Transit (BRT). Ce mercredi, le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) et l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) ont signé une convention de partenariat pour lancer le projet pilote “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT”. Cette initiative, qui vise à sécuriser les abords des établissements scolaires situés le long du tracé du BRT, pourrait bien marquer un tournant décisif dans la protection des enfants face aux risques de la route.

Avec l’intensification du trafic et la complexité des nouvelles infrastructures liées au BRT, la circulation autour des écoles devient un défi de taille. Traversées dangereuses, passages piétons mal sécurisés, comportements imprudents des conducteurs : les risques d’accidents sont élevés, notamment dans les zones à forte concentration scolaire de Dakar et Guédiawaye. Conscient de cette problématique, l’État du Sénégal a décidé d’agir immédiatement pour garantir un cadre sécurisé aux jeunes élèves.

Le projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” s’attaque directement à ces dangers en déployant 100 agents de proximité, spécialement formés en janvier 2025, pour assurer la sécurité aux abords de 48 établissements scolaires. Leur mission principale sera de réguler la circulation aux heures de pointe, d’assister les élèves dans leurs traversées et d’interpeller les usagers de la route sur la nécessité d’adopter une conduite prudente.

Au-delà du déploiement des agents de sécurité, le projet inclut une vaste campagne de sensibilisation auprès des élèves, des enseignants et des parents. L’objectif est de promouvoir des comportements responsables et d’ancrer une culture de la sécurité routière dès le plus jeune âge.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche collaborative, impliquant plusieurs acteurs clés :

• Le CETUD, en charge du développement du BRT et de l’amélioration de la mobilité urbaine,

• L’ASP, qui apporte son expertise en matière de sécurité de proximité,

• Les ministères concernés, pour une intégration efficace du projet dans les politiques publiques,

• La Banque Mondiale, qui soutient financièrement et techniquement les efforts de modernisation du transport public sénégalais.

Un engagement pour la mobilité durable et la protection des enfants

Le lancement de ce projet s’inscrit dans une vision plus large de l’État du Sénégal en matière de mobilité durable et de protection des citoyens. En intégrant la sécurité scolaire au déploiement du BRT, les autorités démontrent leur volonté d’allier modernisation des transports et bien-être des populations.

Rationalisation des dépenses publiques : Ousmane Sonko encadre les missions à l’étranger

Dans un effort de rationalisation des dépenses publiques, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a pris une série de mesures visant à mieux encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette décision, qui fait suite aux recommandations de la première édition de la Conférence des administrateurs et managers publics (CAMP) du 20 janvier dernier, vise à renforcer la bonne gouvernance et le contrôle de l’action publique.

Dans une circulaire récemment publiée, le chef du gouvernement a rappelé l’existence du décret n°2017-1371 du 27 juin 2017, qui réglemente les déplacements à l’étranger et fixe les taux des indemnités. Il a également mentionné l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022, prise pour mieux encadrer ces missions. Cependant, malgré ces dispositifs, des irrégularités persistent, justifiant ainsi un rappel strict des règles en vigueur.

Le Premier ministre a ainsi défini des mesures claires et contraignantes pour les missions à l’étranger des membres du gouvernement, des magistrats, des militaires et des autres agents de l’État. Ces mesures incluent :

1. Révision des indemnités journalières

Les indemnités journalières allouées aux hauts responsables varient selon les zones géographiques :

• Zone 1 (Amérique du Nord, Amérique Latine et Asie) : 250 000 F CFA

• Zone 2 (Europe, Royaume-Uni, Afrique Australe et du Nord) : 250 000 F CFA

• Zone 3 (Afrique de l’Ouest, Centrale et de l’Est) : 200 000 F CFA

• Zone 4 (Nouvelle-Zélande, Australie) : 250 000 F CFA

• Pour les autres agents de l’État, une indemnité unique de 150 000 F CFA, quel que soit le pays de destination.

2. Réorganisation des classes de voyage

• Première classe : Réservée exclusivement au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

• Classe Affaires : Attribuée aux présidents de cours et tribunaux, ministres, secrétaires d’État, ambassadeurs, recteurs d’universités, hauts commandants de la gendarmerie, chef d’état-major général des armées (CEMGA), etc.

• Classe Économique : Imposée à tous les autres agents de l’État et personnel des agences et entités publiques.

3. Exigence d’une autorisation préalable

Désormais, tout déplacement à l’étranger nécessite une approbation formelle du Premier ministre. Pour le personnel de la Présidence, cette autorisation relève du Ministre Secrétaire général de la Présidence. De plus :

• Les demandes doivent être soumises au moins 15 jours avant la date prévue du départ.

• Un calendrier trimestriel des missions doit être élaboré et transmis 15 jours avant le début du trimestre.

• Les délégations internationales sont limitées à un maximum de trois personnes.

4. Mesures strictes pour limiter les abus

Pour éviter toute dérive budgétaire, plusieurs restrictions ont été imposées :

• Encouragement à utiliser les missions diplomatiques existantes pour limiter les coûts.

• Interdiction d’utiliser les Fonds d’équipement pour financer des missions à l’étranger.

• Interdiction de prise en charge des missions par des organisations privées.

• Interdiction de régulariser les ordres de mission après la date de départ, mettant fin aux pratiques de validation a posteriori.

Avec ces nouvelles directives, le gouvernement sénégalais entend maîtriser les dépenses liées aux voyages officiels et promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de transparence et de rationalisation des finances publiques, l’un des engagements clés du Premier ministre Ousmane Sonko depuis son entrée en fonction.

Pakistan-Sénégal : 65 ans de relations diplomatiques célébrés à Dakar

Dakar a été le théâtre, ce mardi 28 janvier 2025, du lancement officiel des célébrations marquant les 65 ans de relations diplomatiques entre le Pakistan et le Sénégal. L’événement, organisé par l’ambassade de la République islamique du Pakistan, a mis en lumière la solidité des liens historiques entre les deux nations, ainsi que les perspectives de coopération future.

Lors de la cérémonie, l’ambassadrice du Pakistan au Sénégal, Saima Sayed, a rappelé l’importance du Sénégal en tant qu’acteur clé en Afrique de l’Ouest, notamment grâce à son rôle central au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine. Elle a souligné que les 65 années de relations bilatérales témoignent d’un partenariat fondé sur la confiance, la coopération économique et le soutien mutuel sur la scène internationale.

Parmi les domaines de collaboration les plus marquants, l’ambassadrice a cité :

• Le commerce et l’agriculture : Le Pakistan exporte régulièrement du riz vers le Sénégal, un produit de première nécessité dans l’alimentation locale.

• La coopération éducative et diplomatique : Des formations sont offertes aux diplomates sénégalais, aux fonctionnaires et aux militaires dans divers domaines stratégiques.

• Les échanges commerciaux croissants : Les entreprises pakistanaises participent activement aux foires commerciales sénégalaises, tandis que les acteurs économiques sénégalais s’intéressent de plus en plus au marché pakistanais.

• Les secteurs stratégiques : L’ambassadrice a évoqué les opportunités de coopération dans les produits pharmaceutiques, le textile, les articles de sport et les machines agricoles.

L’événement a également été marqué par l’intervention de l’ambassadeur Ousmane Diop, représentant le ministère des Affaires étrangères du Sénégal, qui a réaffirmé la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer ces liens. Il a souligné l’importance d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines de l’industrie, de la technologie et de la culture.

Un moment symbolique de cette célébration a été le dévoilement du logo officiel des 65 ans de relations diplomatiques. Celui-ci intègre deux monuments emblématiques : le Minar-e-Pakistan, symbole de Lahore, et le Monument de la Renaissance africaine, icône de Dakar. Cette représentation graphique incarne l’amitié durable entre les deux nations et leur vision commune d’un avenir prospère et pacifique.

L’ambassadrice Saima Sayed a exprimé l’espoir que cette année anniversaire serve de catalyseur pour approfondir la coopération entre les peuples et les gouvernements des deux pays. Elle a insisté sur l’importance de renforcer les liens commerciaux, culturels et éducatifs, afin de répondre aux défis communs et de favoriser un développement mutuellement bénéfique.

Encadrement des Missions à l’Étranger : Ousmane Sonko Impose une Nouvelle Discipline Budgétaire

Dans une volonté de rationaliser les finances publiques et d’assurer une gestion rigoureuse des déplacements officiels, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a publié, le 22 janvier 2025, une circulaire visant à encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques, impose de nouvelles règles strictes pour garantir une meilleure efficacité des voyages officiels.

La gestion des missions à l’étranger a souvent été critiquée en raison de leur coût élevé et de leur pertinence parfois discutable. Malgré les réglementations existantes, plusieurs manquements avaient été observés dans leur application. La nouvelle circulaire vise à combler ces lacunes en s’appuyant sur des textes déjà en vigueur, notamment le décret n°2017-1371 du 27 juin 2017 et l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022.

Le document s’applique à toutes les entités publiques, qu’il s’agisse de l’Administration centrale, des services extérieurs ou du secteur parapublic. Il précise que les missions à l’étranger doivent impérativement s’inscrire dans le cadre des engagements internationaux du Sénégal et des actions programmées par le gouvernement. Sont ainsi éligibles les réunions statutaires, les conférences internationales et les formations à forte valeur ajoutée pour les politiques publiques du pays. Toutefois, ces formations devront, dans la mesure du possible, être organisées sur le territoire national avec des formateurs locaux.

L’un des changements majeurs introduits par cette circulaire est la centralisation de l’autorisation des missions. Désormais, toute mission à l’étranger devra être validée par le Premier ministre ou son délégué, matérialisée par un ordre de mission officiel. Chaque ministère devra soumettre un calendrier trimestriel de ses déplacements internationaux pour approbation par le Secrétariat général du Gouvernement.

Les demandes d’ordres de mission devront être déposées au Bureau des Missions à l’Étranger de la Primature au moins quinze jours avant la date prévue du départ. Seules les urgences justifiées bénéficieront d’une exception, mais aucune régularisation a posteriori ne sera admise pour des missions réalisées sans approbation préalable.

Par ailleurs, la taille des délégations envoyées en mission sera désormais limitée à trois personnes, sauf dérogation expresse du Premier ministre. Ce dispositif vise à mettre fin aux délégations pléthoriques qui alourdissent inutilement les dépenses publiques.

Sur le plan financier, la circulaire impose des restrictions strictes sur les frais de mission. Désormais, les indemnités ne seront plus versées pour les stages, séminaires et activités assimilées, les dépenses devant se limiter aux coûts strictement nécessaires.

Le gouvernement interdit également la prise en charge des frais de mission des ministres et de leurs cabinets par des entités du secteur parapublic, sauf si ces missions sont directement organisées par ces structures. Cette mesure vise à éviter des pratiques abusives et à garantir une gestion plus transparente des finances publiques.

Autre interdiction majeure : les structures et organisations privées ne pourront plus financer des missions officielles d’agents de l’État, sauf dans le cadre d’une convention formellement approuvée. Cette disposition a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts et de préserver l’indépendance de l’administration.

Avec cette circulaire, le gouvernement d’Ousmane Sonko affiche sa volonté d’imposer une gestion rigoureuse et cohérente des déplacements officiels. En limitant les coûts et en renforçant le contrôle administratif, cette réforme marque une étape importante dans la rationalisation des finances publiques.

Scandale des « boulettes pour fesses » : Alima Suppo et son réseau déférés au parquet

La vente de produits censés donner des rondeurs aux femmes prend une tournure judiciaire au Sénégal. Alima Sow, alias « Alima Suppo », considérée comme l’une des figures de ce commerce controversé, ainsi que trois de ses assistantes et trois commerçants, devraient être déférés au parquet ce mercredi 29 janvier, selon L’Observateur.

L’affaire a éclaté après plusieurs témoignages faisant état de graves complications de santé liées à l’usage de ces produits. Selon L’Observateur, des femmes ayant consommé ces fameuses « boulettes pour fesses » ont souffert de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), et, dans certains cas, de décès brutaux.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation d’Alima Sow et de son entourage. Depuis plusieurs jours, ces derniers étaient en garde à vue au commissariat central de Guédiawaye avant leur transfert au parquet.

Le commerce de ces produits, souvent vendus sans autorisation médicale, prospère sur les réseaux sociaux et dans certains marchés sénégalais. Présentés comme des « solutions miracles » pour obtenir des courbes généreuses en un temps record, ces substances, sous forme de pilules, d’injections ou de boulettes à ingérer, sont très prisées par de nombreuses jeunes femmes.

Cependant, leur composition reste opaque. D’après des spécialistes, ces produits contiendraient des substances dangereuses pour la santé, notamment des corticoïdes et des hormones en quantité excessive.

L’interpellation d’Alima Suppo et de son réseau pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ce trafic. Les autorités semblent décidées à sévir face à ces pratiques qui mettent en danger la vie des consommateurs.

Sénégal : Neuf mois après, le pouvoir Faye-Sonko face à ses premières turbulences

Depuis leur arrivée à la tête du Sénégal le 2 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko font face à des défis majeurs. Confrontés à une situation économique qu’ils qualifient de critique, les nouvelles autorités tentent de mettre en œuvre leur programme tout en naviguant entre contraintes budgétaires et critiques de l’opposition.

Dès sa prise de fonction, Ousmane Sonko a déclaré que le nouveau pouvoir avait hérité d’un « pays ruiné ». Cette affirmation, réitérée à plusieurs reprises par le chef du gouvernement, a été renforcée par les inquiétudes du président Faye lui-même, qui a récemment alerté sur la situation des finances publiques lors de la conférence des administrateurs et managers publics.

L’exécutif pointe notamment des dettes publiques colossales, des engagements financiers non honorés et une trésorerie tendue. Cette situation limite la capacité du gouvernement à lancer immédiatement ses grandes réformes, comme la baisse du coût de la vie, la lutte contre la corruption et l’amélioration des services publics, qui figuraient parmi les principales promesses de campagne.

Face à ces annonces alarmantes, une partie de l’opposition, notamment issue de l’ancien régime, conteste la gestion actuelle et accuse le gouvernement de dramatiser la situation pour justifier d’éventuelles lenteurs dans l’exécution de son programme. Certains responsables politiques estiment que l’équipe Faye-Sonko avait pleinement conscience de la situation avant d’accéder au pouvoir et qu’elle doit désormais apporter des solutions plutôt que de se focaliser sur le passé.

L’avocat et homme politique Me Doudou Ndoye a récemment pris position dans les colonnes du journal Libération, rappelant qu’« on ne peut pas changer un pays en neuf mois ». Un message qui semble appeler à la patience tout en reconnaissant l’ampleur du travail à accomplir.

Malgré les difficultés financières, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives, notamment dans la lutte contre la vie chère et la refonte du système judiciaire. Ousmane Sonko a annoncé des mesures pour réduire les prix des denrées de première nécessité et réformer les institutions afin de renforcer la transparence et la gouvernance.

Cependant, ces efforts se heurtent à une impatience croissante au sein de la population, qui attend des résultats concrets. Le pouvoir doit également faire face à une grogne sociale alimentée par des syndicats et des mouvements citoyens qui réclament des améliorations immédiates dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

À quelques mois du premier anniversaire du régime Faye-Sonko, l’exécutif se trouve à un tournant décisif. Il lui faudra rapidement apporter des résultats tangibles pour maintenir la confiance de l’électorat et contenir l’opposition, qui pourrait profiter de cette période d’incertitude pour renforcer son offensive.

Drame de Réfane sur l’autoroute Ila Touba : Un douzième décès enregistré

Le bilan du tragique accident survenu hier à hauteur de Réfane, entre Bambey et Khombole, sur l’autoroute Ila Touba, s’est alourdi avec un douzième décès. Ce drame a endeuillé plusieurs familles, en particulier celles des Parcelles Assainies, d’où provenaient la plupart des victimes.

Le drame s’est produit lorsque le minicar transportant les victimes a violemment percuté un car de transport de bagages, immobilisé sur la chaussée. L’impact a été d’une violence inouïe, causant la mort immédiate de plusieurs passagers et faisant de nombreux blessés. Les secours, rapidement dépêchés sur place, ont évacué les victimes vers les structures hospitalières les plus proches, mais le bilan n’a cessé de s’alourdir au fil des heures.

Les victimes faisaient partie de l’association religieuse « Dahira Soxna Diarra », un groupe mouride soudé par la foi et l’engagement spirituel. Parmi les disparus figure Serigne Mbacké Touré, un chantre mouride reconnu. Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la communauté mouride et au-delà, tant il était apprécié pour sa dévotion et son talent.

Ce nouvel accident met une fois de plus en lumière le fléau des véhicules en panne laissés sur la route sans signalisation adéquate, un problème récurrent sur les axes routiers du pays. Des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des contrôles et des mesures strictes afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Migration circulaire vers l’Espagne : L’appel à la responsabilité du ministre de l’Agriculture

Face à l’afflux massif de jeunes Sénégalais vers les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) pour tenter d’accéder à la migration circulaire vers l’Espagne, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Mabouba Diagne, a exprimé sa profonde préoccupation. Lors d’une rencontre avec l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), consacrée à l’application du code des marchés publics pour le secteur agricole, il a lancé un appel à la responsabilité collective.

Les images de jeunes massés devant les BAOS, espérant bénéficier du programme de migration encadrée vers l’Espagne, ont marqué l’opinion publique et suscité des réactions au sein du gouvernement. « Vous avez vu avec quelle tristesse la jeunesse s’est précipitée derrière les murs des BAOS. Cela nous interpelle tous », a déclaré le ministre. Il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une action concrète pour proposer des alternatives viables à cette jeunesse en quête de meilleures perspectives.

Mabouba Diagne a exhorté tous les acteurs, qu’ils soient étatiques ou issus du secteur privé, à se mobiliser pour répondre aux attentes des jeunes. « Trop de paroles ne feront pas bouger la balance. Nous devons nous mettre au travail », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de renforcer les opportunités économiques locales. L’objectif est clair : offrir des alternatives crédibles pour dissuader l’émigration massive et favoriser l’insertion des jeunes dans des secteurs porteurs, notamment l’agriculture.

La migration circulaire vers l’Espagne, perçue comme une porte de sortie face au chômage et à la précarité, met en lumière l’urgence d’une refonte des politiques d’emploi et de formation au Sénégal. Si cette migration offre une opportunité à certains jeunes, elle reflète aussi un manque de perspectives locales. Le gouvernement est ainsi appelé à intensifier ses efforts en matière d’investissement, de création d’emplois et de soutien aux initiatives entrepreneuriales.

Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

INONDATIONS DE L’ANNÉE 2024 : Le Sénégal enregistre des pertes estimées à plus de 40 milliards F CFA

Les inondations dévastatrices qui ont frappé le Sénégal en 2024 ont causé des pertes matérielles et économiques considérables. Selon la « Déclaration sur les risques budgétaires 2025 », plusieurs milliards de francs CFA ont été engloutis par les eaux.

Les inondations qui ont frappé le Sénégal en 2024 ont causé des pertes financières estimées à plus de 40 milliards de F CFA, selon un document intitulé « Déclaration sur les risques budgétaires 2025 ».


Des crues, particulièrement graves, ont été relevées dans les régions nord et nord-est, affectant des zones voisines des trois principaux affluents du fleuve Sénégal, à savoir le Falémé, le Bafing et le Bakoye. Ces affluents ont connu une forte augmentation de leur niveau d’eau, entraînant des montées d’eau sans précédent, pendant que le débordement du fleuve Gambie a également déstabilisé les régions riveraines. Ces inondations ont provoqué des déplacements massifs de populations, impactant plus de cinquante-six (56 000) personnes dans la vallée du fleuve Sénégal.
Les conséquences ont été multiples, mettant en péril la sécurité alimentaire, avec des pertes considérables dans la production agricole. En termes de produits agricoles, les estimations provisoires révèlent des manques à gagner de 38,2 milliards F CFA, dont 80% se rapportent à l’année 2024 et 20% à 2025.
La culture industrielle, particulièrement destinée à l’exportation, a été la plus touchée, enregistrant des pertes de 28 milliards F CFA, soit 73,4% des pertes totales. La production de coton, en faisant partie, a subi des pertes de 27,8 milliards de F CFA.
Les fruits, principalement la production de banane, ont également souffert de ce désastre, avec une perte évaluée à 4,3 milliards F CFA, représentant 11,1% des pertes totales.
Les céréales, et plus particulièrement la production de riz, ont été lésées à hauteur de 1,4 milliard F CFA, soit 3,7% des pertes totales.
Les producteurs de légumes, dont l’oignon et la patate, ont perdu 691 millions F CFA de leurs recettes.
Concernant l’élevage, les inondations ont entraîné des pertes dans les zones de Podor et Bakel. Ces pertes, bien que représentant environ 0,8% des abattages contrôlés prévus pour 2024, ne devraient pas avoir d’impact majeur sur l’activité du sous-secteur ou sur l’approvisionnement en bétail pour 2024 et 2025. Toutefois, elles risquent d’entraîner une baisse des revenus des personnes touchées, car l’élevage constitue une activité essentielle dans ces zones. Les pertes dans ce secteur sont estimées à 856 millions de F CFA pour l’année 2024.
Les inondations ont également affecté de nombreuses infrastructures, à savoir des routes, des pistes de production, des écoles, des centres de santé, ainsi que des réceptifs hôteliers. Dans la région de Tamba, le coût des dommages sur les infrastructures a été estimé à 1,2 milliard F CFA.
Ces destructions risquent de nuire à la croissance économique du Sénégal, tant en 2024 qu’en 2025, avec des conséquences sur le déficit budgétaire, le solde de la balance commerciale, de même que sur la demande intérieure en produits agricoles et en élevage. En conséquence, ces perturbations devraient également impacter les prix intérieurs des produits concernés.
Globalement, les pertes sont estimées à 38 milliards FCFA dans le secteur agricole, 856 millions FCFA
dans le secteur de l’élevage et 1,2 milliard FCFA dans les infrastructures, selon la même source.
Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°383 – 29/01/2025

🔴 BILAN DES DÉGÂTS DES INONDATIONS DE L’ANNÉE 2024 : PLUS DE 40 MILLIARDS F CFA DANS LES FLOTS
🔴 MENACÉS D’EXPULSION DES ÉTATS-UNIS : 1 689 SÉNÉGALAIS DANS L’INCERTITUDE

🔴 LIGUE 1 / ENCORE SANCTIONNÉ PAR LA LSFP : LE JARAAF ÉTERNEL RÉCIDIVISTE
🔴 CALENDRIER DE LA CHAN 2024 : LA CAF LÈVE LE VOILE

12 morts dans un accident sur l’autoroute Ila Touba : Yankhoba Diémé pointe les causes et promet des actions

Un accident tragique s’est produit sur l’autoroute Ila Touba, ce mardi 28 janvier 2025, causant la mort de 12 personnes et blessant plusieurs autres. L’incident, survenu aux environs de 6 h 50 près du village de Réfane, a choqué le pays et poussé le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, à s’exprimer sur les circonstances du drame et les mesures envisagées.

Selon les détails fournis, l’accident a eu lieu lorsque le conducteur d’un minibus de transport de type Toyota Hiace a violemment percuté une camionnette en panne stationnée sur la bande d’arrêt d’urgence. La camionnette, utilisée pour le transport de marchandises, était correctement signalée selon les premières constatations. Le minibus, transportant des passagers en direction de Dakar, a dévié de sa trajectoire avant de s’écraser sur le véhicule immobilisé.

Les secours sont rapidement intervenus sur place, mais le bilan humain est lourd. Douze personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis que les blessés, dont certains dans un état critique, ont été évacués vers les hôpitaux de la région pour y recevoir des soins appropriés.

Lors de son intervention, Yankhoba Diémé a évoqué deux facteurs susceptibles d’expliquer ce drame : l’excès de vitesse du minibus et la probable somnolence du conducteur, qui auraient contribué à la collision. Il a souligné que cet accident met une fois de plus en lumière l’importance de respecter le Code de la route et d’adopter des comportements responsables au volant.

Le ministre a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a rappelé que le facteur humain reste la principale cause des accidents de la route au Sénégal et a insisté sur la nécessité pour tous les usagers de respecter les règles élémentaires de conduite.

En réponse à ce drame, Yankhoba Diémé a annoncé un renforcement des contrôles routiers, particulièrement sur les axes majeurs comme l’autoroute Ila Touba. Il a également promis une intensification des campagnes de sensibilisation axées sur les dangers liés à l’excès de vitesse, la fatigue au volant et le non-respect des signalisations. En parallèle, des inspections plus rigoureuses des infrastructures routières seront effectuées pour garantir leur bon usage et leur sécurité.

Ce nouvel accident, qui s’ajoute à une longue liste de drames survenus sur l’autoroute Ila Touba, relance le débat sur la gestion de la sécurité routière au Sénégal. Malgré les efforts déjà entrepris, Yankhoba Diémé a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour réduire le nombre de tragédies sur les routes.

En conclusion, le ministre a appelé à un changement de mentalité de la part des usagers de la route, soulignant que la sécurité routière est une responsabilité partagée et que seuls des comportements responsables permettront de réduire durablement le nombre d’accidents.

Kaolack : Plaidoyer pour la construction d’un autre hôpital de niveau 3

En raison de sa population croissante et de sa position stratégique de carrefour, la région de Kaolack appelle à la construction d’un nouvel hôpital de niveau 3. Lors d’une réunion du Comité Régional de Développement (CRD) tenue ce mardi 28 janvier, l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Camara, et la directrice régionale de la Santé, Dr Aïssatou Barry Diouf, ont plaidé en faveur de cette infrastructure sanitaire indispensable pour améliorer la prise en charge des patients et renforcer la carte sanitaire de la région.

« Au niveau de la région de Kaolack, il n’y a qu’un seul hôpital, à savoir l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass. Avec l’accroissement de la population, il est aujourd’hui urgent de doter la région d’une autre structure sanitaire capable de répondre à la demande croissante de soins », a souligné Mamadou Habib Camara.

Dans le même sens, Dr Aïssatou Barry Diouf a rappelé les défis liés à l’insuffisance des infrastructures sanitaires. « La région de Kaolack compte plus de 1,3 million d’habitants et nous n’avons que l’EPS El Hadji Ibrahima Niass, qui est un établissement centenaire. Aujourd’hui, il est impératif de construire un deuxième hôpital dans la région. Heureusement, lors de sa dernière visite, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé que les autorités prévoient de construire un EPS de niveau 3 à Kaolack. Nous attendons beaucoup de ce projet », a-t-elle déclaré.

Cette réunion du CRD était également consacrée à la dissémination du plan stratégique pour la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et des jeunes, ainsi qu’à la nutrition et au plan annuel budgétisé de planification familiale.

Ces plans visent à réduire drastiquement les taux de mortalité entre 2024 et 2028. Pour cela, un atelier de quatre jours regroupera les acteurs de la santé et les communautés locales afin d’adapter le plan national aux spécificités de la région de Kaolack. Mamadou Habib Camara a précisé : « Il s’agira d’établir des stratégies régionales pour participer efficacement à la lutte contre les mortalités maternelles, néonatales et infantiles. »

Selon Dr Aïssatou Barry Diouf, la région de Kaolack a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre les mortalités. Entre 2013 et 2023, le taux de mortalité maternelle est passé de 378 à 176 pour 100 000 naissances vivantes. La mortalité néonatale a été divisée par quatre, passant de 44 à 11 pour 1 000 naissances vivantes, un chiffre en dessous de la moyenne nationale. La mortalité infantile est également en baisse, passant de 79 à 29 pour 1 000 naissances vivantes. Enfin, la mortalité infanto-juvénile suit cette même tendance.

Ces résultats encourageants renforcent la nécessité d’un deuxième hôpital de niveau 3 pour consolider les acquis et répondre efficacement aux besoins sanitaires de la population.

Sénégal : Clôture de la 8e conférence du REFRAM sous le signe d’une régulation adaptée à l’ère numérique

Le Sénégal a accueilli, du 27 au 28 janvier à Dakar, la 8e conférence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM), placée sous le thème : « Poursuivre le dialogue entre les régulateurs et les plateformes numériques ». La cérémonie de clôture a été présidée par M. Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), qui a dévoilé la feuille de route du pays en matière de régulation des médias numériques.

Lors de son allocution, M. Sall a affirmé l’engagement du Sénégal à moderniser la régulation des médias à travers la mise en œuvre de réformes ambitieuses. « Le gouvernement du Sénégal, à l’ère du New Deal Technologique, adossé à la Stratégie Nationale de Développement (SND 2025) et arrimé à l’Agenda de Transformation Vision 2050, s’est résolument engagé à apporter des innovations dans la régulation des médias », a-t-il déclaré.

Cette rencontre, organisée par le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), a rassemblé des présidents d’autorités de régulation de l’espace francophone ainsi que des acteurs clés des médias sénégalais. Elle a permis d’explorer les meilleures pratiques en matière de régulation à l’ère numérique, notamment pour faire face aux dérives en ligne et aux enjeux de désinformation.

M. Mamadou Oumar Ndiaye, président du CNRA et désormais président du REFRAM, a souligné l’importance d’élargir les compétences de l’instance de régulation aux plateformes numériques, à la presse écrite et en ligne. « Le Sénégal entend aujourd’hui accélérer les réformes pour renforcer les moyens et les ressources de la régulation afin de répondre aux défis posés par l’évolution technologique », a-t-il expliqué.

Les contributions des délégations étrangères ont enrichi les échanges. Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc, a présenté un modèle de régulation inclusive respectant la liberté d’expression et de presse. M. Bourgoin René, président de la HACA de Côte d’Ivoire, a plaidé pour une régulation souple mais conforme aux normes et à la diversité culturelle. Quant à M. Roch-Olivier Maistre, président de l’ARCOM en France, il a partagé l’expérience française en matière de surveillance des contenus en ligne grâce à des outils technologiques avancés.

En marge de la conférence, le MCTN a organisé une session de travail réunissant les délégations étrangères et les acteurs locaux, dont le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS). M. Bamba Kassé, président du SYNPICS, a salué cet engagement du gouvernement : « Depuis cinq ans, nous militons pour un respect effectif des lois concernant les médias. Nous sommes heureux de constater que l’État prend aujourd’hui des mesures concrètes pour réguler et assainir le secteur. »

Le Sénégal ambitionne désormais de promouvoir une régulation inclusive et concertée, en collaboration avec des organismes tels que le CESTI, les syndicats et les associations de médias, pour garantir un environnement médiatique pluriel et responsable.

En clôturant la conférence, M. Alioune Sall a réitéré l’importance d’une approche régionale face aux défis numériques : « Nous devons nous doter d’outils sophistiqués pour protéger nos populations des dérives en ligne. Cela nécessite une réflexion sous-régionale afin de relever les défis liés à la régulation des médias et à la lutte contre la désinformation. »

“Le retrait des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO : enjeux de légitimité, défis d’effectivité et perspectives pour l’avenir de l’organisation régionale (Par Ismaïla Madior Fall)”

Ce mercredi 29 janvier 2025 marque la date de formalisation du divorce du Mali d’avec la CEDEAO.

Un divorce regrettable
Pourtant, lors des réunions (ministérielles et de Chefs d’Etat)de la CEDEAO de l’année 2023 sur les velléités des Etats de l’AES de quitter l’organisation, nous étions convaincus qu’ils n’allaient pas franchir le rubicond de claquer la porte de la maison communautaire et qu’ils allaient revenir sur leur volonté de se délier de l’organisation pour ne pas compromettre les acquis de plusieurs décennies de construction d’un modèle d’intégration, qui bien qu’imparfait, est bien meilleur que beaucoup d’autres expériences du genre sur le continent et dans le monde.
La lettre du Président de la Commission (Docteur Omar AlieuTouray) (en date du 13 janvier passé) adressée au ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République du Mali, (Abdoulaye Diop) l’invitant à engager les formalités de séparation à compter du 29 janvier 2025 nous ramène à la dure et douloureuse réalité de l’effectivité du divorce avec plein d’incertitudes qui concernera aussi le Niger et le Burkina Faso.

Réserves sur des divorces engagés par des régimes de transition
Malgré le respect qu’il convient d’accorder à cette séparation qui constitue un risque sur la viabilité de l’organisation et l’avenir de l’intégration en Afrique de l’Ouest et, au-delà, en Afrique, l’on peut s’interroger sur le bien-fondé de la décision de retrait d’une organisation régionale de la part d’Etats dont les autorités sont dépourvues de la légitimité du suffrage universel et n’ont pas pris l’initiative d’une ratification populaire d’un acte de cette envergure de désaffiliation affectant le destin d’une communauté, quoi qu’on en dise, soudée par l’histoire, la géographie, la culture, l’économie et un ambitieux droit qui définit les principes de convergence constitutionnelle régissant le mode de vie politique de cet espace ; une communauté de droit qui récuse et sanctionne audacieusement la prise de pouvoir par des moyens portant atteinte aux bases ontologiques de l’intégration.
La décision unilatérale des juntes militaires de délier leurs Etats de leurs obligations vis-à-vis de la CEDEAO, même si elle est, bien sûr, conforme aux principes régissant les organisations internationales (dénonciation) et au traité fondateur de la Communauté (retrait), elle pose un problème de légitimité quant à la validité procédurale et substantielle de la démarche, tant en droit international qu’en droit interne. En effet, si, en droit international, l’effectivité du pouvoir peut parfois l’emporter sur la légitimité, en droit de l’intégration en revanche, on peut s’interroger sur l’admission automatique d’un retrait assumé par des autorités investies en violation des textes de la CEDEAO, notamment du Protocole de Dakar. Doit-on se limiter à la lettre du droit communautaire et laisser libre cours aux retraits ? Ou ne devrait-on pas, sans aller jusqu’à loi de l’enchaînement de l’Etat fédéré à l’Etat fédéral, davantage rigidifier la procédure de retrait, avec l’objectif de donner du temps et de la chance à la diplomatie intégrative. Ce qui pose le débat de la réforme institutionnelle de la CEDEAO après que le traité soit éprouvé par l’expérience.
Au surplus, la désintégration du processus d’intégration par des actions initiées dans le cadre de la dénonciation du traité peut-elle être accueillie et mise en œuvre sans consultation du peuple par voie référendaire, des parlements nationaux suspendus ou dissous, mais aussi des autres organes de l’organisation (Parlement au titre des saisines facultatives au moins, Cour de justice) ? Ces derniers devraient aussi, au nom de la logique institutionnelle, avoir leurs initiatives à prendre et leur mot à dire, même si le dernier mot revient à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement.
A dire vrai, au-delà de la légalité de la démarche, ces retraits ,spectaculaires et inédits depuis le départ en 2000 de la Mauritanie qui a envisagé heureusement son retour par la signature en 2017 avec l’organisation d’un accord d’association, doivent être pris au sérieux et subir le traitement juridique et politique requis. Ils pourraient souffrir d’un déficit de légitimité apaisante lié à l’absence d’onction démocratique tirée du défaut d’élection des dirigeants de la transition et de la non tenue de consultation référendaire, comme on l’a vu par exemple dans le cadre du BREXIT où après le référendum, la Cour suprême britannique avait exigé l’approbation parlementaire, avant d’activer l’article 50 du Traité de Lisbonne sur les négociations de sortie. A juste titre, car le référendum reste le procédé de droit commun de validation et de légitimation d’une décision d’un pays décidant se retirer d’un projet d’intégration cinquantenaire, dont l’Etat en question est membre fondateur.
Les réserves de principe démocratique sur l’initiative de désaffiliation de la CEDEAO de la part de régimes à vocation transitoire sont également valables pour celle de leur affiliation à l’AES. En tout état de cause, il est clair qu’après 50 ans de vie dans une organisation d’intégration, se retirer de celle-ci signifie tourner le dos à une expérience de fraternité africaine cinquantenaire, pourtant citée en exemple par les benchmarkings de fonctionnement de modèles d’intégration.

Une opportunité pour sécuriser le droit de retrait et sauver l’intégration
Bien entendu, le propos ne consiste pas ici à délégitimer ou à contester la décision de retrait des Etats de l’AES ou à critiquer la mise en branle de la procédure de séparation, mais plutôt à inciter la CEDEAO à transformer cette crise en opportunité pour sécuriser le processus d’intégration et éviter d’ultérieurs retraits liés notamment à des changements anticonstitutionnels de gouvernement (on le sait doublement condamnés par la CEDEAO et l’Union Africaine) qui peuvent se révéler des parenthèses bien circonscrites dans des périodes de transition d’une durée limitée. Ce besoin de sanctuarisation de l’organisation ne répond pas seulement aux Etats théâtres de coup d’Etat, mais à tous types de manifestations de volonté de rompre avec celle-ci. Il faut, à cet égard, prêter attention à la récente déclaration du ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey qui n’exclut pas une adhésion de son pays à l’AES. A l’évidence, un autre retrait et une éventuelle attractivité de l’AES (avec l’intention prêtée au Tchad d’y adhérer) seraient un coup dur pour les efforts méritoires de construction de l’intégration des Etats et des peuples de l’Afrique de l’Ouest.
L’organisation communautaire devrait, donc, marquer le coup en engageant, sans remettre en cause la souveraineté des Etats qui restent maîtres des traités, la réflexion sur la sécurisation de la clause du droit de retrait et définir une doctrine préventive y relative pour endiguer quelque tentation de cascades de décrochages qui saperaient la dynamique intégrative, mais aussi les efforts collectifs de construction de la paix et de la sécurité de la sous-région.
En définitive, parce qu’il y va de la survie de l’organisation, cet ajustement institutionnel salvateur de l’intégrité de l’organisation devrait être un des points de l’Agenda attendu des réformes de la CEDEAO.

L’urgence d’engager la réforme de l’architecture institutionnelle
Au total, pour éviter de se désagréger et plutôt s’élargir en se consolidant, la CEDEAO doit, d’urgence, se réformer dans le sens d’une meilleure balance entre la sauvegarde des principes constitutionnels, la gestion des susceptibilités souverainistes et l’atteinte des objectifs économiques.

Ismaila Madior Fall Professeur des UniversitésAncien ministre des affaires étrangèreset des Sénégalais de l’Extérieur

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit Dr Senait Fisseha de la Fondation Susan Thompson Buffett pour renforcer la santé maternelle et infantile au Sénégal

Ce mardi après-midi, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience Dr Senait Fisseha, vice-présidente de la Fondation Susan Thompson Buffett. Lors de cette rencontre tenue au Palais présidentiel, Dr Fisseha a exprimé la volonté de sa structure d’accompagner le Sénégal dans ses efforts de prévention et de renforcement de la santé maternelle et infantile.

La Fondation Susan Thompson Buffett, mondialement reconnue pour ses actions dans le domaine de la santé, a choisi de collaborer avec le Sénégal pour améliorer l’accès aux soins et réduire les taux de mortalité maternelle et infantile. « Nous croyons fermement que chaque femme et chaque enfant mérite un accès équitable à des soins de qualité. C’est pourquoi nous nous engageons à soutenir le Sénégal dans ses priorités de santé publique », a souligné Dr Fisseha.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, dans son intervention, a salué cette initiative et réaffirmé l’engagement du gouvernement à travailler en partenariat avec les organisations internationales pour répondre aux défis sanitaires du pays. Il a également mis en avant les progrès déjà réalisés dans ce domaine grâce à des réformes stratégiques et des investissements accrus dans le secteur de la santé.

La rencontre a permis d’identifier plusieurs axes de collaboration, notamment le renforcement des infrastructures de santé, la formation du personnel médical et la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques en matière de santé maternelle et infantile.

Tensions à l’USSEIN : les étudiants dénoncent des conditions d’étude indignes

L’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) de Kaolack a été le théâtre de violents affrontements ce mardi entre étudiants et forces de l’ordre. Ces échauffourées font suite à une grève de 48 heures entamée par les étudiants, exaspérés par leurs conditions d’étude qu’ils qualifient de « déplorables ».

Dans un communiqué publié par leurs représentants, les étudiants dénoncent un « manque de respect intolérable » envers leur droit à une éducation de qualité. Parmi leurs principales revendications figurent l’achèvement des travaux de leurs nouveaux locaux, initialement promis pour octobre 2024 avant d’être reportés à janvier 2025. « Cela fait près de dix ans que nous subissons des conditions indignes », fustige le texte.

Les infrastructures inachevées ne sont pas le seul point de discorde. Les étudiants pointent également le chevauchement des années académiques, qui engendre un désordre dans le calendrier universitaire et aggrave les retards dans le paiement des bourses. Ces retards, dénoncent-ils, les plongent dans une précarité économique insoutenable. « Comment pouvons-nous étudier sereinement alors que nous devons nous battre pour survivre ? » s’interroge un étudiant rencontré sur place.

Mardi matin, les étudiants ont décidé de porter leurs revendications dans les rues. Cependant, leur mobilisation a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, mobilisées pour encadrer la manifestation. Jets de pierres et gaz lacrymogènes ont rythmé la journée, plongeant le campus et ses environs dans une atmosphère tendue. Plusieurs arrestations ont été enregistrées, alimentant davantage la colère des étudiants.

Face à cette situation explosive, les autorités universitaires et locales n’ont pour l’instant pas communiqué sur les événements. Les étudiants, eux, exigent des réponses immédiates. « Nous ne voulons plus de promesses vides. Nous réclamons des actes concrets pour restaurer notre dignité et garantir notre droit à une éducation décente », martèle un des leaders du mouvement.

Lancement d’un atelier sous-régional civilo-militaire pour la protection des biens culturels en Afrique de l’Ouest

Ce mardi, un atelier sous-régional civilo-militaire sur la protection des biens culturels a été officiellement lancé en présence de plusieurs personnalités de haut rang, parmi lesquelles le ministre des Forces armées sénégalaises, le général Birame Diop, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, et Dimitri Sanga, directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest.

Cet événement, soutenu par le Royaume-Uni et organisé en partenariat avec l’UNESCO, réunit des experts civils et militaires venus d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour discuter des enjeux liés à la préservation du patrimoine culturel en période de conflit armé.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le général Birame Diop a rappelé l’importance de la protection des biens culturels pour la paix et la sécurité internationales. « Les atteintes portées aux biens culturels, à quelque peuple qu’ils appartiennent, constituent des atteintes au patrimoine culturel de l’humanité entière », a-t-il déclaré, en faisant référence à la résolution 2347 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui place la question au cœur des préoccupations mondiales.

L’Afrique de l’Ouest, particulièrement marquée par des conflits armés récurrents, subit des pertes humaines et matérielles considérables. Ces crises incluent également des destructions irréversibles du patrimoine culturel. L’exemple tragique des manuscrits anciens et des mausolées détruits à Tombouctou en 2012 a été cité par le ministre comme un rappel poignant de l’ampleur des pertes.

Le général Birame Diop a souligné que les biens culturels, témoins vivants de l’histoire et des civilisations africaines, sont souvent ciblés lors des conflits, parfois même délibérément. « Ces actes ne sont pas seulement des crimes contre la culture, mais aussi des attaques contre l’identité des peuples », a-t-il affirmé.

De son côté, Dimitri Sanga a salué cette initiative et souligné l’importance d’une collaboration civilo-militaire dans la préservation du patrimoine en temps de guerre. Il a rappelé que l’UNESCO travaille activement à la sensibilisation et à la formation des parties prenantes pour prévenir et combattre le pillage et la destruction des biens culturels.

Cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs régionaux et à encourager la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. À travers des discussions et des formations, les participants exploreront des solutions concrètes pour protéger les sites historiques, les objets d’art et les documents d’archives, souvent ciblés ou négligés en période de troubles.

En unissant leurs forces, les autorités civiles et militaires espèrent réduire les risques qui pèsent sur le patrimoine culturel, tout en sensibilisant davantage les communautés locales à leur rôle dans cette mission essentielle.

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