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Accident tragique entre Kidira et Goudiry : deux agents du ministère de l’Énergie perdent la vie, Birame Souleye Diop attristé

Le Sénégal est en deuil après un accident tragique survenu sur l’axe Kidira-Goudiry, impliquant des agents en mission du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Cet incident, qui s’est produit lors d’une collision entre leur véhicule et un camion, a coûté la vie à deux d’entre eux : Mlle Anna Badiane Badji, ingénieure topographe, et Moustapha Sow, chauffeur à la Direction du Contrôle et de la Surveillance des Opérations Minières (DCSOM). Les dépouilles des victimes sont actuellement acheminées à Dakar pour être remises à leurs familles.

Deux autres agents blessés, M. Modou Diop, ingénieur géologue, et M. Abdoulaye Diouf, environnementaliste, ont été pris en charge à l’hôpital régional de Tambacounda. Selon les autorités médicales, leur état a été stabilisé grâce à des interventions rapides et efficaces. Le ministère a exprimé sa reconnaissance envers les équipes administratives et sanitaires locales pour leur diligence dans la gestion de cette tragédie.

Les victimes étaient engagées dans une mission de contrôle des activités minières dans la région de Falémé, reflétant leur professionnalisme et leur dévouement envers la République. Cet accident met en lumière les risques auxquels sont exposés les agents sur le terrain dans l’exercice de leurs fonctions.

Le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, profondément attristé par cet événement, a présenté ses condoléances au nom du Président de la République et du Premier ministre. Il a salué le sens du devoir et la responsabilité des agents décédés, tout en assurant le soutien du ministère aux familles endeuillées et aux agents blessés.

Kaolack : La mairie doit soutenir l’initiative des CDS pour répondre aux attentes des populations

À l’occasion de la 6ᵉ édition de la journée organisée ce samedi au poste de santé de Sam, dans la commune de Kaolack, un vibrant hommage a été rendu au personnel soignant pour le remarquable travail qu’il accomplit au quotidien. L’événement, parrainé par Mamadou Lamine Ndiaye, commissaire aux enquêtes économiques, a souligné le rôle crucial de ces acteurs de la santé dans la préservation du bien-être des populations.

« Le personnel de santé, qui se consacre chaque jour à préserver notre santé, mérite toute notre reconnaissance et notre soutien. Nous sommes ici pour honorer leur travail et renforcer leur capacité à mieux répondre aux attentes des populations », a déclaré le parrain.

Lors de cette cérémonie, Mamadou Lamine Ndiaye a salué les efforts du Dr Pape Mactar Thiaw, infirmier chef de poste, pour son travail exceptionnel en faveur des habitants de Sam et des environs. « Comparé à d’autres postes de santé de la commune, celui de Sam se distingue par son engagement envers les femmes enceintes et d’autres patients. Cela montre à quel point ce poste joue un rôle vital dans le système de santé local », a-t-il affirmé.

Cependant, le commissaire a également mis en lumière les défis auxquels fait face cette structure sanitaire. « Le poste de santé de Sam, comme beaucoup d’autres, souffre d’un manque criant de moyens, malgré l’autonomie financière accordée. Ces manques freinent la qualité des services offerts », a-t-il souligné.

M. Ndiaye a ainsi lancé un plaidoyer à l’intention de la mairie de Kaolack, rappelant que la santé est une compétence transférée aux collectivités territoriales. « La mairie doit jouer un rôle majeur pour doter les postes de santé des moyens nécessaires. Ce plaidoyer sera également porté au niveau du ministère de la Santé », a-t-il assuré.

Le parrain a également invité les populations locales à s’impliquer davantage dans le soutien du Comité de Développement Sanitaire (CDS). « Le poste de santé appartient à la communauté. Depuis 2018, le CDS a entrepris des innovations importantes pour améliorer cette structure. Il est de notre devoir de l’accompagner afin de faire du poste de santé de Sam l’un des meilleurs de la commune », a conclu Mamadou Lamine Ndiaye.

Arrestations massives de migrants : L’administration Trump relance sa politique stricte d’immigration

À partir de ce mardi 21 janvier 2025, l’administration du président américain Donald Trump entamera une vaste opération d’arrestations de migrants en situation irrégulière à travers le pays. Cette mesure, annoncée par Tom Homan, ancien directeur de l’Agence de contrôle des frontières et de l’immigration (ICE), devenu responsable des frontières dans cette nouvelle administration, marque un retour aux politiques migratoires strictes du président Trump, comme promis lors de sa campagne.

Lors d’une interview sur Fox News, Tom Homan a confirmé que ces opérations concerneront plusieurs grandes villes, y compris Chicago, connue pour son statut de « sanctuaire » en faveur des migrants. Selon le Wall Street Journal, entre 100 et 200 agents de l’ICE seront mobilisés pour ces arrestations, qui pourraient s’étendre sur toute la semaine.

L’objectif annoncé de cette initiative est de « faire respecter la loi » en priorisant l’arrestation des criminels étrangers. Toutefois, Tom Homan a précisé que tous les migrants en situation irrégulière seront ciblés, sans exception.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique d’immigration plus stricte voulue par Donald Trump, qui avait promis, lors de sa campagne, d’expulser des millions de migrants sans papiers. Si ses partisans affirment que ces mesures sont nécessaires pour renforcer la sécurité publique et le respect des lois, elles suscitent également une vive controverse.

De nombreux défenseurs des droits humains dénoncent une politique « inhumaine » qui risque de briser des familles, souvent installées aux États-Unis depuis des années. Les autorités locales de certaines villes, principalement dirigées par des Démocrates, se préparent à résister à ces opérations.

Chicago, où les autorités municipales ont réaffirmé leur engagement à protéger les migrants sans papiers, pourrait devenir l’un des principaux points de tension. Les responsables locaux dénoncent une tentative d’intimidation politique visant les villes sanctuaires.

Cette initiative pourrait marquer le début d’une série d’actions visant à remodeler les politiques migratoires américaines. Les observateurs s’attendent à une intensification des tensions entre l’administration Trump et les États ou municipalités démocrates qui protègent les migrants.

Quatre décès en détention : la Ligue Sénégalaise des Droits Humains interpelle l’État

La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) a exprimé sa profonde consternation face aux décès de quatre personnes en détention dans les localités de Thiès, Saint-Louis, Mbacké et Tambacounda, survenus en l’espace de deux mois, entre décembre 2024 et janvier 2025. Ces tragédies soulèvent des interrogations sur les conditions de détention au Sénégal et appellent à une réponse urgente de l’État.

Dans un communiqué officiel, la LSDH a rappelé l’importance de respecter les normes internationales relatives aux droits des détenus, notamment les Règles Nelson Mandela, adoptées à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015. Ces règles, qui constituent un cadre universel pour le traitement des prisonniers, visent à garantir la dignité, la santé et la sécurité des personnes privées de liberté.

Ces quatre décès mettent en lumière un problème récurrent dans les lieux de privation de liberté au Sénégal : les conditions d’incarcération, souvent critiquées pour leur surpopulation, leur manque d’hygiène et l’insuffisance des soins médicaux. La LSDH déplore le manque d’efforts suffisants de la part des autorités pour remédier à ces lacunes et protéger le droit fondamental à la vie.

Face à ces drames, la LSDH exhorte l’État à :

1. Ouvrir des enquêtes indépendantes sur les circonstances des décès et infliger des sanctions proportionnées aux responsables.

2. Renforcer les mécanismes de prévention en investissant dans l’amélioration des infrastructures pénitentiaires et en formant les agents de détention sur le respect des droits humains.

3. Organiser un conseil interministériel pour adopter des mesures correctives, conformément aux recommandations internationales.

Pour la LSDH, la préservation du droit à la vie, y compris pour les détenus, est un impératif moral et légal. L’organisation espère que les autorités sénégalaises agiront rapidement pour éviter que de telles tragédies ne se répètent.

Bakû National : La symphonie culturelle du Sénégal pour galvaniser ses athlètes

À l’aube des grandes échéances sportives que sont la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 à Dakar, le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose a lancé un projet ambitieux intitulé Bakû National. Cette œuvre chorégraphique exceptionnelle vise à réunir toutes les sonorités et traditions culturelles du Sénégal pour inspirer et soutenir les athlètes sénégalais lors des compétitions internationales.

Bakû National est une chorégraphie enracinée dans les rituels culturels des diverses ethnies du Sénégal. Réalisée sur un fond de percussions puissantes, l’œuvre met en scène 16 percussionnistes venus de différentes régions du pays. Ces artistes ont collaboré intensément pendant trois semaines de résidence artistique, sous la direction du Grand Théâtre.

L’un des moments forts de ce projet est l’implication du champion du monde de lutte sénégalaise, Reug Reug, qui incarne l’esprit de la performance et de la fierté nationale. Sa présence symbolise la force et la résilience des Lions du Sénégal.

La cérémonie de restitution de cette résidence a eu lieu ce vendredi au Grand Théâtre National en présence de personnalités du monde culturel et sportif. À cette occasion, Serigne Fall Gueye, Directeur général du Grand Théâtre, a souligné l’importance de ce projet :

« Bakû National est une manière de revenir à notre propre culture, avec des rythmes qui nous sont propres, pour donner de la force à nos Lions du football, du basket et même de la lutte, chaque fois que le Sénégal se mesure au reste du monde. »

Plus qu’un simple spectacle, Bakû National s’inscrit dans une dynamique de décentralisation culturelle. Après sa création à Dakar, l’œuvre sera présentée dans les 14 régions du Sénégal à travers les centres culturels régionaux. Ces tournées intégreront des résidences artistiques pour permettre aux jeunes de s’approprier ce projet et d’apprendre les techniques chorégraphiques et musicales.

Bakû National incarne la diversité culturelle et l’unité nationale du Sénégal. Ce projet, à la fois artistique et patriotique, met en lumière les valeurs fondamentales du pays : l’unité, la fierté et le partage. Il se positionne comme un symbole fort pour galvaniser les athlètes sénégalais et renforcer le sentiment d’appartenance nationale, tout en promouvant l’héritage culturel du Sénégal sur la scène internationale.

Alioune Tine appelle à une gouvernance apaisée et non politisée dans le contexte de reddition des comptes

Alors que la reddition des comptes initiée par les nouvelles autorités suscite des débats houleux, Alioune Tine, fondateur du think tank AfricaJom Center, a pris position pour une approche équilibrée et apaisée. Réagissant sur son compte X (anciennement Twitter), il a dénoncé la tendance à politiser les processus judiciaires et administratifs.

« La politisation, c’est quand on dit que les gens de l’Apr sont des voleurs », a-t-il déclaré, rappelant que l’honnêteté n’est pas l’apanage d’un seul camp politique. Selon lui, « il y a des gens honnêtes, comme dans tous les partis ».

Alioune Tine a également appelé les nouvelles autorités à tirer les leçons des échecs des précédents régimes. « La répression n’est jamais la meilleure option. Ça n’a pas fonctionné pour le régime précédent », a-t-il écrit. Cette déclaration fait écho à la nécessité de privilégier la justice et la transparence, tout en évitant les dérives autoritaires ou les règlements de comptes politiques.

Depuis l’installation des nouvelles autorités, la lutte contre la corruption et les malversations financières occupe une place centrale dans l’agenda politique. Toutefois, cette démarche est parfois perçue comme une manœuvre politisée visant principalement les anciens dignitaires du régime.

Dans ce contexte, les propos d’Alioune Tine résonnent comme un appel à une gouvernance inclusive, marquée par le respect des droits et la séparation des pouvoirs. Il invite les autorités à instaurer un climat de confiance et de justice, sans céder à la tentation de la stigmatisation partisane.

Alors que le débat autour de la reddition des comptes continue de diviser, la position d’Alioune Tine met en lumière l’importance d’une gouvernance exemplaire, fondée sur des principes de justice et de respect des libertés. Il reste à voir si cet appel sera entendu par les acteurs politiques et les autorités en charge du processus.

Le Sénégal honore ses engagements financiers avec le remboursement partiel de son Sukuk 2016-2026

Le 26 janvier 2025, l’État du Sénégal procédera au paiement des profits semestriels ainsi qu’au remboursement partiel de son emprunt islamique « Sukuk État du Sénégal 6% 2016-2026 », pour un montant global de 11,810 milliards FCFA, selon un communiqué de la Direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Ce Sukuk, émis le 20 juin 2016, s’inscrit dans une stratégie innovante de financement conforme aux principes de la finance islamique. L’objectif initial était de mobiliser 150 milliards FCFA auprès des investisseurs de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Les fonds levés ont permis d’acquérir des actifs spécifiques dont l’usufruit a été mis en location au Sénégal, générant une marge annuelle de profit de 6% pour les souscripteurs.

Le Sukuk offre une alternative crédible aux obligations classiques grâce à son respect des principes de la finance islamique, qui proscrit l’intérêt (riba) et privilégie le partage des profits et des pertes. Ce mécanisme financier attire une clientèle soucieuse d’investissements éthiques et conformes à des valeurs religieuses, tout en participant au développement des infrastructures et de l’économie locale.

D’après la BRVM, les titres Sukuk État du Sénégal 6% 2016-2026 seront cotés ex-marge de profits à partir du 22 janvier 2025. Cela signifie que les investisseurs souhaitant profiter des prochains paiements de profits doivent acquérir ces titres avant le 21 janvier 2025.

Malgré leur potentiel avéré, les Sukuk demeurent sous-exploités dans l’espace UEMOA. La région gagnerait pourtant à renforcer ce segment de marché, qui représente une véritable opportunité pour diversifier les sources de financement et stimuler la croissance économique.

En misant sur des instruments financiers islamiques comme le Sukuk, le Sénégal s’inscrit dans une dynamique mondiale où les capitaux islamiques jouent un rôle croissant dans le financement des infrastructures, de l’éducation, et de projets durables. Leur popularisation dans l’espace UEMOA pourrait constituer un levier majeur de développement, tant pour les États que pour les investisseurs institutionnels et particuliers.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : La procédure suit son cours

Ce vendredi, les députés de la 15e législature ont adopté, à l’unanimité et sans débat, le projet de résolution pour la constitution d’une commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. La procédure, initiée à la demande du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a ainsi franchi une étape décisive.

La commission ad hoc, composée de 11 membres installés le même jour, aura pour mission de produire un rapport détaillé sur cette affaire, rapport qui sera ensuite examiné lors d’une prochaine plénière.

Farba Ngom, député-maire des Agnam, est cité dans une affaire de blanchiment de capitaux portant sur un montant provisoire de plus de 125 milliards de francs CFA. Ces accusations sont basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). L’affaire fait grand bruit et place l’élu sous le feu des projecteurs, avec des répercussions potentielles sur sa carrière politique.

L’Observateur rapporte que Farba Ngom est convoqué mardi prochain, le 21 janvier, pour s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés. Deux options s’offrent à lui : se présenter en personne pour se défendre ou désigner un collègue parlementaire pour le représenter.

La commission ad hoc, dans son travail, devra garantir un processus impartial et rigoureux. Son rapport sera déterminant dans la décision finale du Parlement, qui devra se prononcer sur la levée ou non de l’immunité parlementaire de l’élu.

GROSSESSES PRÉCOCES EN MILIEU SCOLAIRE : Les élèves et étudiants sont les pères dans plus de 70% des cas

Les grossesses précoces en milieu scolaire, touchant principalement les jeunes filles de 12 à 19 ans, représentent un défi majeur au Sénégal. Une étude de l’ONG Wathi indique que près de 71% des cas sont attribués aux élèves et étudiants.

La grossesse précoce en milieu scolaire est un problème majeur au Sénégal. L’adolescence, période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, se situe généralement entre 12 et 17 ans. C’est pendant cette période que les grossesses précoces surviennent, à un moment où le corps de la jeune fille n’est pas encore assez mature pour supporter une grossesse. Une grossesse précoce présente des risques importants pour la santé de la jeune mère et de son enfant, et constitue souvent une rupture avec la période de scolarité et l’avenir scolaire des adolescentes.
Une étude menée en 2019 par l’ONG Wathi révèle que 70,95 % des grossesses précoces en milieu scolaire sont imputables aux élèves, et étudiants. Les élèves représentent la majeure partie des auteurs de grossesses, avec 49,67 %, suivis des étudiants avec 12,6 %. Les jeunes des villages, quant à eux, sont responsables de 8,68 % des cas. D’autres catégories d’auteurs de grossesses précoces incluent les conducteurs de moto Jakarta et les chauffeurs de taxi, tandis que les enseignants représentent une proportion plus faible de 2,09 %.
L’étude a recensé un total de mille neuf cent soixante-onze (1 971) grossesses, touchant des jeunes filles âgées de 12 à 19 ans. La région de Sédhiou enregistre le taux le plus élevé de grossesses précoces avec 30 %, suivie de Ziguinchor (19 %), Kolda (9 %), Matam (6 %), Thiès (6 %), Kédougou (5 %), Saint-Louis (5 %) et Fatick (5 %). D’autres régions, comme Kaffrine, Dakar, Diourbel, Louga et Kaolack, ont des taux plus faibles, variant entre 4 % et 2 %.
Cependant, à l’intérieur de ces régions, des disparités existent selon les départements. Par exemple, dans la région de Ziguinchor, c’est le département de Bignona qui enregistre le plus grand nombre de grossesses précoces, suivi par Oussouye.
Il est important de noter que ces données sont globales et ne concernent. Ce qui rend difficile l’évaluation précise.
Toutefois, elles illustrent la fécondité des adolescentes dans ces régions, en particulier dans la région de Matam, où des taux de fécondité particulièrement élevés ont été relevés.
La grossesse précoce en milieu scolaire demeure donc un véritable problème au Sénégal. D’où la nécessité de renforcer les politiques éducatives et de santé publique pour lutter contre ce phénomène. La sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, l’accès à des méthodes de contraception et des programmes d’éducation à la sexualité sont essentiels pour réduire le nombre de cas et offrir un avenir plus sûr aux jeunes filles.


La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°374 – du 18 ET 19/01/2025

🔴 GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE : 70% DES AUTEURS SONT ÉLÈVES OU ÉTUDIANTS
🔴 AFFAIRE FARBA NGOM / « NOUS IGNORONS CE QUI SE PASSE », DIXIT Me DOUDOU NDOYE : LA DÉFENSE DANS LE FLOU TOTAL

🔴 COUPE CAF / JARAAF VS USM ALGER : MALICK DAF OPTIMISTE
🔴 OMISSION DE LA FSF DANS LE PASSEPORT ÉLECTRONIQUE DE NICOLAS JACKSON : CASA SPORTS FACE À UNE PERTE DE 120 MILLIONS F CFA

Visite de travail du Président ghanéen : Un nouveau chapitre dans les relations sénégalo-ghanéennes

Le vendredi 17 janvier 2025, le Sénégal a accueilli avec honneur Son Excellence John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, dans le cadre d’une visite de travail marquée par des échanges fructueux entre les deux nations. Reçu par le Président de la République du Sénégal, cette rencontre a mis en lumière l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre Dakar et Accra.

Les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur engagement commun envers des principes fondamentaux tels que la démocratie, la bonne gouvernance et la défense des droits fondamentaux. Ces valeurs, piliers des relations bilatérales, continuent de guider les initiatives communes visant à promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable en Afrique.

Les discussions ont particulièrement porté sur le renforcement de la coopération économique et commerciale, avec une volonté affirmée d’approfondir les échanges dans plusieurs secteurs stratégiques :

• Hydrocarbures : Une coopération accrue dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles.

• Défense et sécurité : Le partage d’expertise pour relever les défis sécuritaires communs, notamment dans la lutte contre le terrorisme.

• Éducation et santé : Le développement d’initiatives conjointes pour renforcer les systèmes éducatifs et sanitaires des deux pays.

• Tourisme : Une ambition commune de valoriser le patrimoine culturel et naturel pour attirer davantage de visiteurs.

Les deux présidents ont également abordé les défis régionaux, notamment la nécessité de consolider la paix et la stabilité au Sahel, une priorité dans un contexte marqué par l’insécurité croissante. La situation au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été au centre des discussions, les deux pays partageant la conviction que l’intégration régionale est essentielle pour relever les défis politiques et économiques de la région.

Cette visite de travail témoigne de la volonté des deux nations de renforcer leur partenariat dans un esprit de solidarité et d’intégration africaine. La Présidence de la République du Sénégal a salué les perspectives prometteuses ouvertes par cette rencontre, affirmant que ce dialogue enrichira davantage les relations entre les deux pays.

Précisions de la Présidence sur les rumeurs concernant Mme Faye Absa

Dans un communiqué rendu public, la Présidence de la République a tenu à éclaircir les informations erronées circulant sur les réseaux sociaux et certains sites en ligne concernant l’accouchement de Mame Absa Faye, deuxième épouse du Président Bassirou Diomaye Faye.

« Depuis quelques heures, une information faisant état d’un accouchement de l’épouse du chef de l’État, Mame Absa Faye, circule sur quelques sites en ligne et les réseaux sociaux. Madame la première dame se porte parfaitement bien et n’a fait l’objet d’aucune admission, pour quelque motif que ce soit, dans un établissement de santé », précise le document.

Le communiqué, signé par le ministre-conseiller, Porte-parole de la Présidence de la République, appelle les médias et le public à faire preuve de responsabilité et de rigueur dans la vérification des informations avant leur diffusion. « Nous invitons les médias et le public à éviter de porter atteinte à la vie privée et à la sérénité des victimes », conclut le texte.

La Présidence réitère ainsi son engagement à protéger la vie privée de ses membres face à la propagation de fausses informations qui pourraient nuire à leur tranquillité.

Touba en deuil : Serigne Dame Atta Mbacké tire sa révérence

La communauté mouride traverse un moment de grande tristesse avec le rappel à Dieu de Serigne Dame Atta Mbacké, ce vendredi. Haut dignitaire de Touba, il était le khalife de Serigne Ibrahima Mbacké, fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul, le fondateur du mouridisme.

Serigne Dame Atta Mbacké a consacré sa vie à perpétuer l’héritage spirituel et les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, tout en jouant un rôle central dans la gestion des affaires religieuses et communautaires de la ville sainte. Sa sagesse, son humilité et son engagement profond envers les principes de l’islam en ont fait une figure respectée et admirée.

Le décès de Serigne Dame Atta Mbacké constitue une perte immense pour la communauté mouride et, plus largement, pour toute la nation sénégalaise. En ces moments de deuil, des fidèles de toutes les régions du pays, ainsi que des représentants de la diaspora, se rassemblent pour exprimer leur solidarité et leur compassion envers sa famille et la communauté mouride.

Dans un contexte marqué par une forte unité spirituelle, des prières et des hommages sont organisés dans les mosquées, les daaras et les foyers religieux à travers le pays. Les témoignages affluent pour saluer l’impact de ce guide religieux hors pair, dont l’influence transcendait les frontières confessionnelles.

Seneweb, à travers cet hommage, s’incline devant la mémoire de cet érudit de l’islam et présente ses sincères condoléances à la communauté mouride, à la famille éplorée et à tous ceux qui ont été inspirés par son œuvre.

Que le Tout-Puissant l’accueille dans Son Paradis éternel.

Centre de Santé ultra-moderne à Kaolack : le Ministre de la Santé approuve le projet de Mouhamed Nasir Seck

M. Mouhamed Nasir Seck a présenté au Ministre de la Santé son projet de construction d’un centre de santé ultra-moderne, estimé à 800 millions de francs CFA, à Kaolack.

Le Ministre de la Santé a officiellement reçu des mains de M. Mouhamed Nasir Seck, Président-Fondateur de Médina International Business, le dossier détaillé de ce projet ambitieux.

Estimé à 800 millions de francs CFA, ce centre, dont les travaux sont déjà en cours, a pour objectif de doter la région de Kaolack d’infrastructures médicales de dernière génération, afin de répondre efficacement aux besoins des populations locales.

Ce partenariat entre un acteur visionnaire et les autorités sanitaires marque un tournant dans l’amélioration du système de santé dans la région.

Mouhamed Nasir Seck, pour son engagement indéfectible, et le Ministre de la Santé, pour son accompagnement et sa disponibilité dans cette noble initiative, font la fierté des populations de Kaolack qui bénéficieront bientôt de soins de qualité.

Dakar écartée de Metropolis : polémique autour de la destitution de Barthélemy Dias

La ville de Dakar semble lésée après l’éviction de son maire, Barthélemy Dias, de la présidence de l’Association mondiale des grandes métropoles (Metropolis). Cette décision suscite une vive controverse, particulièrement du côté de Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir, qui dénonce une injustice flagrante et une méconnaissance des textes juridiques.

Dans un communiqué publié le 13 décembre 2024, Metropolis a annoncé la destitution de Barthélemy Dias de son poste de maire de Dakar, ce qui a automatiquement entraîné la perte de son titre de président de l’association. Le Comité exécutif de Metropolis s’est réuni le 8 janvier 2025 pour examiner les conséquences de cette situation, affirmant agir en conformité avec les statuts de l’organisation.

Cependant, Thierno Bocoum rejette cette interprétation. Selon lui, « aucun acte administratif ou judiciaire ne destitue Barthélemy Dias de son poste de maire ». L’arrêté du préfet de Dakar, daté de décembre 2024, déclare uniquement M. Dias « démissionnaire de son mandat de conseiller municipal », une fonction distincte de celle de maire, laquelle est obtenue par élection au suffrage universel direct.

M. Bocoum souligne que les statuts de Metropolis, révisés en juin 2023, précisent que la présidence de l’association est exercée par « le plus haut représentant de l’organe exécutif de l’institution membre élue au poste ». Dans ce cadre, Barthélemy Dias reste le maire légitime de Dakar tant qu’aucune procédure administrative ou judiciaire ne prouve le contraire.

De plus, Barthélemy Dias a saisi la Cour suprême pour excès de pouvoir, contestant l’arrêté du préfet. Ce recours n’ayant pas encore été tranché, la décision de Metropolis est jugée prématurée par ses soutiens. « Il est inacceptable qu’une organisation de cette envergure prenne une décision aussi hâtive, sans attendre l’issue d’une procédure judiciaire en cours », déplore Thierno Bocoum.

Cette situation met Dakar dans une position inconfortable. La ville perd non seulement son influence au sein de Metropolis mais aussi la reconnaissance symbolique qui accompagnait la présidence de Barthélemy Dias. Pour ses partisans, cette destitution semble davantage motivée par des pressions politiques que par des impératifs juridiques.

Kolda : La SONACOS vise 35 000 tonnes d’arachides pour la campagne de commercialisation

En visite à Kolda, le Directeur Général de la SONACOS, Elhadji Ndane Diagne, a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution de la campagne de commercialisation de l’arachide. Lors de sa déclaration, il a précisé que le centre de réception intermédiaire de la région a un objectif ambitieux de collecte fixé à 35 000 tonnes, un défi qui semble à portée, compte tenu de la cadence actuelle qu’il juge « assez bonne ».

« Nous sommes à Kolda pour nous enquérir de la situation de l’évolution de la collecte des graines que nous trouvons assez satisfaisante. D’ailleurs, la cadence est bonne et nous allons travailler pour l’améliorer afin d’augmenter le niveau de réception de l’arachide », a-t-il affirmé. Selon lui, les efforts conjugués de la SONACOS et des opérateurs sur le terrain permettront d’atteindre cet objectif d’ici la fin de la campagne.

Face à certaines plaintes évoquant une supposée absence d’acheteurs sur le terrain, Elhadji Ndane Diagne a tenu à rappeler les mécanismes mis en place pour assurer une commercialisation fluide. Il a souligné que, dès le début de la campagne, 3 milliards de FCFA ont été débloqués par la SONACOS pour financer les opérateurs et leur permettre de collecter efficacement les graines.

« La filière est assez bien organisée avec des points de collecte distribués par le SEGNA (Société d’Encadrement de la Gestion des Négoces d’Arachide). Les opérateurs collectent les graines, qui sont ensuite pesées et immédiatement payées par la SONACOS », a-t-il expliqué.

Pour aller plus loin et répondre aux défis des zones reculées, le DG de la SONACOS a proposé une solution innovante : la mise en place de camions itinérants pour collecter les graines dans les zones difficilement accessibles. Cette mesure viserait à renforcer l’efficacité du système actuel tout en augmentant le volume total de collecte.

Avec un objectif clairement défini et des moyens déployés, la SONACOS affiche sa détermination à réussir cette campagne de commercialisation de l’arachide. La région de Kolda, reconnue pour son potentiel agricole, pourrait ainsi contribuer significativement à l’atteinte des objectifs nationaux en matière de production et de commercialisation.

Affaire Diop Iseg-Dieyna Baldé : l’inscription au rôle relance le dossier devant le Tribunal correctionnel

L’affaire Mamadou Diop, Pdg de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), et Dieyna Baldé refait surface, trois ans après avoir défrayé la chronique. Ce vendredi 17 janvier, le journal Les Échos informe que le dossier a été inscrit au rôle du Tribunal correctionnel de Dakar. Les deux protagonistes sont attendus devant le juge le 19 juin prochain pour jugement.

Mamadou Diop, inculpé pour détournement de mineure, avait été arrêté le 6 mars 2020 après la diffusion de vidéos accablantes et des accusations selon lesquelles il serait le père de l’enfant de Dieyna Baldé, alors âgée de 17 ans. La famille de la chanteuse avait initialement porté plainte avant de se désister, suite à un accord avec le prévenu. Ce dernier s’était engagé à assumer la prise en charge du bébé issu de sa relation avec la jeune artiste.

Malgré le retrait de la plainte par la famille Baldé, la justice sénégalaise a décidé de maintenir les poursuites, conformément aux dispositions légales encadrant les affaires de détournement de mineure.

Après son arrestation, Mamadou Diop avait bénéficié d’une liberté provisoire à la fin du mois de juillet 2020. Cette décision, bien que contestée dans l’opinion publique, avait mis en veille les débats autour de cette affaire, qui avait suscité une vive indignation et alimenté de nombreuses discussions sur les réseaux sociaux et dans les médias.

L’inscription du dossier au rôle correctionnel relance une affaire sensible qui avait exposé au grand jour des problématiques liées à la protection des mineures et aux abus de pouvoir. Si le retrait de la plainte avait quelque peu apaisé les tensions, l’ouverture du procès en juin prochain pourrait rouvrir les plaies d’un scandale qui avait marqué les esprits en 2020.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba : Aissata Tall Sall plaide pour une procédure juste et équitable

Aissata Tall Sall, députée et figure de proue du groupe parlementaire de l’intercoalition Takku Wallu Sénégal, s’est exprimée sur la ratification de la Commission Ad Hoc chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba. Dans une déclaration publique, elle a mis en avant la d’une démarche conforme à la Constitution, tout en préservant la dignité et la crédibilité de l’Assemblée nationale.

La commission, composée de 11 membres selon la représentativité des groupes parlementaires, inclut neuf députés issus du groupe Pastef, un de Takku Wallu Sénégal, et un membre non-inscrit. Ce panel a pour mission principale d’examiner les fondements de la demande introduite par le procureur du pool financier, en s’assurant que les raisons avancées soient solides et justifiées.

Pour Aissata Tall Sall, cette procédure, bien que légale et prévue par les textes, ne doit en aucun cas être conduite avec précipitation. “Le représentant de notre groupe au sein de la commission jouera un rôle crucial, en collectant toutes les informations nécessaires pour éclairer nos décisions,” a-t-elle affirmé. Elle a insisté sur l’importance d’une analyse rigoureuse des motivations qui ont conduit à cette requête, afin d’éviter tout abus de procédure ou traitement injuste.

Le groupe parlementaire de Takku Wallu Sénégal entend adopter une position mûrement réfléchie, basée sur les conclusions de la commission. Selon Aissata Tall Sall, les débats à la plénière seront déterminants pour fixer leur posture définitive. Elle a également tenu à rappeler que la levée de l’immunité parlementaire n’est pas un acte anodin, et qu’il est impératif de respecter la présomption d’innocence tout en préservant l’image de l’institution législative.

Pour la députée, ce processus est l’occasion de démontrer la capacité du Parlement à traiter des questions sensibles avec responsabilité et impartialité. Elle a souligné l’importance de tenir compte de toutes les critiques, observations et motivations avant toute décision. “Notre objectif est de garantir une justice digne et équitable, tout en veillant à ce que la dignité de l’Assemblée nationale soit sauvegardée,” a-t-elle conclu.

Lat Diop : Une défense renforcée face à la justice

L’ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) et ancien ministre des Sports sous le régime de Macky Sall, Lat Diop, continue de livrer bataille sur le plan judiciaire. Accusé d’extorsion de fonds et de détournements de deniers publics, il est placé sous mandat de dépôt depuis novembre dernier. Alors que ses recours devant la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier ont été rejetés, Lat Diop mise désormais sur un pourvoi en cassation introduit auprès de la Cour suprême pour espérer une issue favorable.

Pour maximiser ses chances, l’ex-ministre a décidé de renforcer son équipe de défense. Ainsi, l’avocat réputé Baboucar Cissé, décrit comme « brillant et teigneux » par le quotidien Les Échos, rejoint le pool d’avocats déjà composé de Mes Cheikh Ahmadou Ndiaye, El Hadji Diouf et Abdou Dialy Kane. Ce renfort marque un tournant stratégique dans sa défense, témoignant de l’importance cruciale de l’étape actuelle dans son combat judiciaire.

Lat Diop est poursuivi pour des faits graves portant sur des malversations financières supposées durant son mandat à la tête de la Lonase. Les charges d’extorsion de fonds et de détournements de deniers publics, particulièrement sensibles dans le contexte de lutte contre la corruption au Sénégal, font de ce dossier une affaire médiatisée et scrutée de près.

Après deux échecs successifs devant la Chambre d’accusation, ce pourvoi devant la Cour suprême est perçu comme sa dernière chance de faire valoir ses arguments et de démontrer son innocence.

Le renforcement de son équipe juridique avec Me Baboucar Cissé, reconnu pour son talent dans les affaires complexes, traduit une volonté de Lat Diop de contre-attaquer avec des arguments solides. Ce dernier s’ajoute à une équipe déjà expérimentée, composée de figures bien connues dans le milieu juridique sénégalais.

Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, El Hadji Diouf et Abdou Dialy Kane ont jusque-là porté les plaidoiries de leur client avec détermination, mais le rejet des recours précédents impose de nouvelles stratégies pour convaincre les magistrats de la Cour suprême.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte où les questions de gestion publique et de transparence financière occupent une place centrale au Sénégal. Le cas de Lat Diop polarise les opinions, entre partisans qui dénoncent une chasse aux sorcières et opposants qui y voient une illustration des dérives des élites politiques.

Aïssata Tall Sall : “Personne ne nous empêchera de défendre la justice”

Lors d’une intervention particulièrement vibrante, Aïssata Tall Sall, ancienne ministre des Affaires étrangères et députée de l’intercoalition Takku Wallu, a réaffirmé son engagement face aux attaques politiques ciblant Farba Ngom, une figure influente du paysage politique sénégalais.

Prenant la parole en Peulh avant de poursuivre en français, Aïssata Tall Sall a souligné avec force que “le Sénégal est une nation forte, une république debout”. Selon elle, les tentatives de certains acteurs politiques pour ternir l’image du pays ou imposer leur domination ne passeront pas sans résistance. “Ils devront marcher sur nos cadavres”, a-t-elle déclaré, exprimant ainsi sa détermination et celle de sa coalition à ne pas céder face aux pressions.

Dans son discours, l’élue a défendu sans ambiguïté Farba Ngom, qu’elle estime victime d’un acharnement politique injustifié. Pour elle, ces attaques illustrent une “loi du plus fort” qu’elle refuse de voir s’imposer dans le paysage politique sénégalais. “Nous sommes solidaires et unis face à ces manœuvres”, a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation accrue pour dénoncer ce qu’elle qualifie de “mensonge” et d’injustice flagrante.

L’honorable députée a également assuré que son combat, tout comme celui de son camp politique, se poursuivra avec encore plus de vigueur. “Notre lutte ne s’arrête pas ici. Nous continuerons à défendre la justice et à combattre l’injustice sur tous les fronts, qu’il s’agisse de l’Assemblée nationale ou des débats sur le terrain”, a-t-elle affirmé.

Pour Aïssata Tall Sall, cette bataille n’est pas seulement politique, mais également une question de principe. Elle a rappelé que la justice et la vérité restent les piliers sur lesquels repose leur action.

Aïssata Tall Sall a conclu son intervention en lançant un appel à l’unité au sein de sa coalition et de ses sympathisants. “Notre solidarité est totale, notre détermination est sans faille. Ceux qui cherchent à déstabiliser notre pays trouveront sur leur chemin un mur d’unité et de courage.”

Farba Ngom : Un pool d’avocats de renom pour faire face à la justice

Farba Ngom, député et proche du président Macky Sall, se retrouve dans la tourmente judiciaire. Alors que le procureur du parquet financier a demandé la levée de son immunité parlementaire, l’Assemblée nationale a entamé la procédure en suivant la requête du ministre de la Justice. Le député est accusé d’être impliqué dans des transactions financières douteuses portant sur une somme astronomique de 125 milliards de francs CFA, révélées par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Pour faire face à cette situation, Farba Ngom s’est entouré d’un pool d’avocats prestigieux, composé de quatre ténors du Barreau : Mes Doudou Ndoye, Baboucar Cissé, Alassane Cissé et Pascal Gomis. Ces derniers organiseront une conférence de presse ce vendredi 17 janvier dans un hôtel de Dakar pour clarifier leur position et celle de leur client face à ces accusations graves.

Selon des sources proches du dossier, l’enquête vise à établir les responsabilités dans ces transactions qui suscitent de vives interrogations. La Centif aurait relevé des mouvements de fonds jugés suspects, impliquant directement ou indirectement Farba Ngom. Si l’Assemblée nationale approuve la levée de son immunité parlementaire, le député pourrait être poursuivi par la justice.

Cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques importantes, étant donné la proximité de Farba Ngom avec le président Macky Sall. En effet, ce dernier est souvent présenté comme un pilier stratégique dans le cercle restreint du chef de l’État. Cette mise en cause alimente les débats sur la gouvernance, la lutte contre la corruption et l’impartialité des institutions judiciaires.

Alors que l’opinion publique attend des explications, cette conférence de presse sera une étape clé pour la défense de Farba Ngom. Ses avocats devront convaincre non seulement la justice, mais aussi l’opinion publique, dans un contexte où les questions de transparence financière sont devenues un enjeu majeur au Sénégal.

Scandale financier au Sénégal : Mor Guèye et Tabaski Ngom au cœur d’une affaire explosive

Le Sénégal est secoué par une affaire de détournement de fonds publics digne des plus grands thrillers judiciaires. Mor Guèye, patron des entreprises Sen Setal et Webcom Sen, et Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, se livrent une guerre judiciaire sur fond d’accusations croisées. Le quotidien L’Observateur a révélé les détails de ce scandale le 16 janvier 2025, mettant en lumière des sommes colossales, des faux documents bancaires, et des soupçons d’implications politiques.

Tout commence par une relation professionnelle initiée en 2021 entre Tabaski Ngom et Mor Guèye. Ce dernier, fournisseur privilégié pour des marchés publics, est accusé par l’inspectrice du Trésor d’avoir détourné 288 millions de FCFA destinés à des projets publics. Mais Mor Guèye retourne l’accusation : selon lui, Tabaski Ngom aurait orchestré le détournement pour des objectifs personnels et politiques.

Arrêté le 14 janvier 2025 à Saly Portudal, Mor Guèye est au centre des investigations. Il affirme que Tabaski Ngom lui aurait confié des chèques d’une valeur totale de 681 millions de FCFA pour les déposer sur les comptes de ses entreprises. Sur cette somme, 243 millions de FCFA auraient servi à financer la campagne électorale de Moustapha Diop, député-maire lors des législatives de 2024. Cependant, Tabaski Ngom réclame le remboursement de 438 millions de FCFA, qu’elle dit avoir confiés à Mor Guèye, mais accuse ce dernier de lui avoir fourni de faux documents bancaires émanant de Coris Bank.

Face aux enquêteurs, Mor Guèye dévoile une version qui complique encore l’affaire. Il reconnaît avoir remboursé 150 millions de FCFA sur le compte de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Quant aux 288 millions restants, il affirme les avoir remis en main propre à Tabaski Ngom, sans témoin ni preuve écrite. Une déclaration qui sème davantage le doute.

Mor Guèye se défend également en affirmant que Tabaski Ngom était l’initiatrice des manœuvres financières frauduleuses, notamment pendant la période électorale de 2024. Selon lui, elle aurait agi pour des gains personnels, tout en cherchant à couvrir ses traces après sa mutation à un nouveau poste.

La dimension politique de cette affaire est préoccupante. Les révélations de Mor Guèye impliquent indirectement Moustapha Diop, qui aurait bénéficié de fonds publics détournés pour sa campagne électorale. Bien que le député-maire ne soit pas encore officiellement incriminé, son nom apparaît dans un contexte embarrassant.

Pour Tabaski Ngom, qui se présente comme une victime, les accusations de son ancien collaborateur ternissent son image. Si ses déclarations visaient initialement à faire éclater la vérité, elles révèlent aussi des zones d’ombre sur son rôle dans cette affaire.

Ce scandale illustre les failles d’un système où les fonds publics peuvent être utilisés à des fins électorales ou personnelles. En pleine enquête, les deux protagonistes, désormais en garde à vue, seront confrontés dans les jours à venir. Le parquet financier et la Division des Investigations Criminelles cherchent à démêler ce réseau complexe de corruption et de trahisons.

Le public, abasourdi par les sommes en jeu et les révélations successives, exige des réponses. Entre faux documents, complicités politiques, et détournements de fonds, l’affaire met à nu des pratiques répréhensibles.

Crise dans le secteur de la santé : bras de fer entre le ministère et les syndicats

Le climat reste tendu entre le ministère de la Santé et de l’Action sociale et les syndicalistes de la Fédération des syndicats de la santé (F2S), malgré l’annonce officielle de la levée du mot d’ordre de rétention d’informations. Dans un communiqué récent, le ministère a affirmé que la situation était revenue à la normale. Une déclaration aussitôt dénoncée par les syndicalistes, qui y voient une tentative de manipulation.

En réponse à cette communication, la F2S appelle à une grande mobilisation le mardi 21 janvier à 13h, à l’Hôpital Roi Bédouin. Cette action vise à sensibiliser les citoyens et les autorités sur les défis auxquels fait face le système de santé et à proposer des solutions durables.

Dans leur réponse, les syndicats ont critiqué la gestion du ministère, notamment en ce qui concerne l’élaboration du budget dans le cadre de la loi des finances, qu’ils jugent insuffisamment adaptée aux besoins réels du secteur. « Cette campagne de communication orchestrée par le ministère ne vise qu’à masquer les lacunes graves d’une gestion chaotique », ont-ils déclaré.

La F2S déplore également l’absence de discussions sérieuses avec le ministre de la Santé. Selon ses représentants, seules des rencontres superficielles ont été organisées, sans résultats concrets ni documents officiels attestant de progrès. « Nous défions le ministre de prouver l’existence de discussions réelles ou d’accords signés sur nos revendications », ont-ils ajouté.

Les syndicalistes accusent par ailleurs le ministre de privilégier des activités protocolaires, telles que des séminaires et des cérémonies, plutôt que de s’attaquer aux problèmes structurels.

La F2S réitère ses principales revendications :

• La généralisation de l’indemnité de logement.

• Le reclassement des agents en fonction de leur ancienneté et de leurs diplômes.

• Le recrutement dans la fonction publique et la régularisation des agents contractuels, en tenant compte de leurs années de service.

• L’application de l’article 29 du statut général des fonctionnaires des collectivités territoriales.

Les syndicalistes saluent néanmoins les réformes introduites par le président de la République, notamment la mise en compétition des postes de direction et la déclaration de patrimoine des gestionnaires publics, tout en insistant sur la nécessité d’une rupture avec les anciennes pratiques.

Malgré la montée des tensions, la F2S se dit ouverte à des discussions sincères et constructives. Elle appelle le ministère à s’engager dans un dialogue sérieux pour répondre aux attentes légitimes des professionnels de santé.

En conclusion, les syndicats estiment que la souveraineté sanitaire du pays passe par une gestion rigoureuse des ressources et un changement de paradigme. La couverture sanitaire universelle est selon eux un objectif atteignable, à condition que les autorités prennent des mesures concrètes et urgentes. La balle est désormais dans le camp du ministère pour désamorcer cette crise.

Soutien de Macky Sall à Farba Ngom : Sidiki Kaba mobilise les militants de l’APR

Ce jeudi, au siège de l’Alliance pour la République (APR), l’ancien ministre et Premier ministre Sidiki Kaba a pris la parole devant une foule nombreuse pour transmettre un message de solidarité et de soutien du président Macky Sall à l’endroit de l’honorable député Farba Ngom, actuellement confronté à une procédure de levée de son immunité parlementaire.

Dans son discours, Sidiki Kaba a tenu à saluer la mobilisation massive des responsables, alliés et sympathisants du parti, témoignant de leur fidélité et de leur engagement en faveur de Farba Ngom. L’ancien ministre n’a pas tari d’éloges à son sujet, décrivant l’homme comme « digne, engagé, serein, travailleur et droit ». Il a appelé les militants à maintenir leur mobilisation pour soutenir Farba Ngom dans cette épreuve.

Relayant le message du président Macky Sall, Sidiki Kaba a mis en lumière un aspect clé du dossier, dénonçant ce qu’il considère comme un “règlement de comptes” plutôt qu’une véritable reddition de comptes. « Le Sénégal a connu des alternances pacifiques, mais les poursuites ciblées contre certains membres de l’APR soulèvent des interrogations », a déclaré Sidiki Kaba.

Le message présidentiel a également rappelé que Farba Ngom reste un “présumé innocent”, en conformité avec le principe de la présomption d’innocence. « Le dossier est désormais entre les mains de ses avocats, qui s’exprimeront prochainement sur la situation », a précisé Sidiki Kaba.

Pour conclure, Sidiki Kaba a appelé à la prière collective afin que les magistrats, dont il a loué l’indépendance, puissent rendre une décision juste et équitable. « Farba mérite respect et considération », a-t-il affirmé, tout en exhortant les membres de l’APR à rester unis et déterminés.

SCISSION U SEIN DE LA CEDEAO : Le Togo risque de rejoindre l’AES

La saignée au sein de la CEDEAO semble ne pas s’arrêter. En tout cas, les politiques ancrées dans le panafricanisme identitaire des pays qui ont constitué l’AES commencent à avoir des effets. Au moment où le président de la République du Sénégal joue la médiation pour convaincre les trois pays de l’Afrique de l’Ouest qui ont mis en place l’alliance des Etats du Sahel (AES), son co-négociateur, le président Faure Gnassingbé Eyadéma du Togo, semble quitter la barque de la CEDEAO pour s’allier à l’AES. C’est du moins ce que semble dire son ministre des Affaires Etrangères. Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Voxafrica. Il dit : « Ce qui nous lie, c’est l’Afrique d’abord. C’est notre pays d’abord. Oui nous sommes contre l’alignement. La souveraineté d’un pays ou elle est totale ou elle ne l’est pas. Nous sommes proche de ces pays parce que nous avons la même vision, l’Afrique d’abord. Pour moi ce n’est pas impossible mais c’est la décision du président de la République.  Si le parlement demande que le Togo rejoigne l’AES pourquoi le Togo ne le ferai pas ? Demandez aux populations togolaises si le Togo veut entrer dans l’AES, vous allez voir leur réponse, je vous dirais qu’elles vous diront oui. A plus de 70%, ils vous diront oui parce partout en Afrique, les peuples Africains veulent être eux-mêmes. Certains de nos partenaires veulent que nous soyons à leur service mais nous disons non. Nous disons non à la domination », a répondu Robert Dussey qui semble dire que la population prône pour leur intégration au sein de l’AES. Il ajoute pour tresser les lauriers du putschiste malien. « Les maliens ont la chance exceptionnelle d’avoir à la tête du pays, le Colonel Assimi Goïta. Avoir un homme pareil et ce qu’il a accompli en trois ans, personne ne pourra le faire dans le contexte actuel au Mali. Pour nous aujourd’hui, le président Assimi Goïta est une chance pour le Mali. L’Afrique est utilisée seulement pour servir les grandes puissances et ce n’est pas normal » lâche le chef de la diplomatie togolaise qui regrette que « qui a pu prendre Kidal au Mali en nous montrant ou nous disant que Kidal était un bastion imprenable. Vous avez vu que tout ça c’était des mensonges fabriqués, orchestrés pour diviser les maliens. Avoir un homme de cette trame qui a pu le faire, ce n’est même pas discutable » dit-il.

Les trois pays qui forment l’AES (Mali, Niger et Burkina Faso) ont annoncé en janvier 2024 leur volonté de quitter la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Un départ qui sera effectif le 29 janvier 2025. Ainsi si ces pays de l’AES parviennent à enregistrer l’adhésion du Togo, ils auront désormais accès à la mer part le port de Lomé. Ce qui constituait un sérial blocage pour leur trafic commercial maritime. Ainsi, le Nigéria sera isolé car n’ayant plus de frontière avec un membre de la CEDEAO dont il est la locomotive économique. Le Bénin sera ainsi dans la même situation d’isolement que le Nigéria. Ainsi, ils seront isolés des autres pays de la CEDEAO car au nord il y a le Niger et le Burkina et à l’Ouest le Togo.

Revenant sur la position de refus du président de la République togolaise au sein des Chefs d’Etat de la CEDEAO pour adopter la guerre au Mali, au Burkina Faso pour déloger les putschistes, le chef de la diplomatie togolaise souligne que l’avenir leur a donné raison. « Devant certains coup d’état il faut être réaliste et pragmatique. Pensez-vous qu’il faut aller faire la guerre pour rétablir la personne qui a perdu le pouvoir ? C’est pourquoi au Togo nous ne sommes pas pour la guerre. Nous sommes pour la paix. Ça nous a coûté cher mais c’est la position du président de la République. Ceux qui disaient hier en coulisse que le Togo avait tort, ils nous ont rejoint aujourd’hui. » dit-il.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°373 – du 17/01/2025

🔴 LEVÉE D’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE / L’APR SUR LA LIGNE DE FRONT : FARBA DÉJÀ EN ARMURE !
🔴 RENTRÉE SOLENNELLE DES COURS ET TRIBUNAUX : LE DROIT DE GRÈVE AU MENU

🔴 COUPE DU SÉNÉGAL (32ES) : GORÉE QUALIFIÉE, LINGUÈRE ET OSLO ÉJECTÉES
🔴 NATIONAL 1 / VIOLENCES LORS DES MATCHS DE BASKET : NOUVELLES RÉSOLUTIONS DE LA FÉDÉRATION

Kaolack : Pèlerinage national des catéchistes – Plus de 10 000 pèlerins attendus du 25 au 26 janvier 2025

La 3ᵉ édition du pèlerinage national des catéchistes se tiendra les 25 et 26 janvier 2025 au sanctuaire marial de Ndiaffate, dans le département de Kaolack. À cet effet, un Comité régional de développement (CRD) s’est réuni ce jeudi 16 janvier, sous la présidence du gouverneur de région, Mouhamadou Moctar Watt.

Afin d’assurer le succès de cet événement religieux, le comité d’organisation a saisi cette occasion pour faire part de ses attentes.

« Les besoins, surtout en matière de logistique, sont nombreux. Cet événement accueillera plus de 10 000 pèlerins, ce qui nécessite une organisation rigoureuse en amont. Pour que ce pèlerinage soit une réussite, il est essentiel de disposer des ressources nécessaires », a souligné l’Abbé Adrien Papa Sarr, prêtre du clergé du diocèse de Kaolack.

Le thème retenu cette année, “L’espérance ne déçoit point”, revêt une signification particulière. « Nous voulons célébrer cette espérance, car dans notre foi chrétienne, elle occupe une place centrale. Cette espérance, nous souhaitons la partager avec tous », a ajouté l’Abbé Adrien Papa Sarr.

Lors de la rencontre, les représentants des différents services présents ont exprimé leur engagement à satisfaire les besoins exprimés par le comité d’organisation, afin d’assurer la réussite de ce pèlerinage.

Le sanctuaire marial de Ndiaffate s’apprête donc à accueillir une affluence massive de fidèles, dans un esprit de foi et de communion, autour de ce thème porteur d’espérance.

Me Aïssata Tall Sall prévient : « Nous serons sur le terrain politique pour mener la résistance ! Soyez courageux. »

L’Alliance pour la République (APR) a tenu un point de presse ce jeudi, à la veille de la plénière destinée à mettre en place une commission ad hoc pour statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du député-maire Farba Ngom. Prenant la parole après Modou Diagne Fada, Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a tenu à adresser un message clair à l’actuel régime.

« Ils ont trouvé dans ce pays une nation unie et solidaire, une république. Pour ce combat-là, ils n’ont qu’à être courageux, car nous le serons plus qu’eux », a-t-elle déclaré avec fermeté.

Me Aïssata Tall Sall a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de fragilisation des piliers de la démocratie sénégalaise. Selon elle, les décisions prises par le régime en place menacent l’équilibre national. Elle a assuré que l’opposition continuera à se battre non seulement au sein de l’Assemblée nationale, mais également sur le terrain politique.

« Nous ne serons jamais pour la compromission », a-t-elle ajouté, soulignant que l’APR et ses alliés entendent faire face aux défis politiques et judiciaires avec détermination.

Ces déclarations interviennent dans un climat de tensions accrues entre l’opposition et le régime de Diomaye Faye. L’affaire de Farba Ngom, accusé dans une affaire de détournement de 125 milliards de francs CFA, a cristallisé les frustrations de l’opposition, qui y voit une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

En appelant à la résistance et au courage, Me Aïssata Tall Sall a réaffirmé la volonté de son groupe parlementaire de maintenir la pression et de défendre leurs principes face à ce qu’ils perçoivent comme une dérive autoritaire.

Avec ce point de presse, l’opposition montre qu’elle est déterminée à ne pas céder de terrain dans le débat politique, tout en appelant à une mobilisation sur tous les fronts.

Farba Ngom : « Même si je dois aller en prison, ce sera avec dignité ! Je ne capitulerai jamais ! »

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, fait face à une tourmente judiciaire avec la perspective d’une levée de son immunité parlementaire. Accusé dans une affaire portant sur 125 milliards de francs CFA, il a exprimé sa détermination lors d’un point de presse organisé par son parti d’opposition pour dénoncer ce qu’il qualifie d’acharnement politique.

Farba Ngom a tenu à rappeler son rôle et son importance dans la sphère politique nationale : « Gueweul laa bo xamni téréna nélaw gnu barri » (Je suis un griot, mais je ne suis pas n’importe qui dans ce pays). Il rejette fermement les accusations portées contre lui, estimant être pris pour cible à cause de sa position politique. « J’ai bon dos ! » a-t-il déclaré.

Le député des Agnam n’a pas mâché ses mots en s’adressant directement aux dirigeants actuels, en particulier au Président Ousmane Sonko, qu’il accuse d’orchestrer une campagne contre lui. « Je n’ai pas peur de Ousmane Sonko ! Je ne capitulerai jamais et même si je dois aller en prison, ce sera avec dignité », a-t-il martelé.

Farba Ngom, un acteur clé de l’opposition dans la région de Matam, a réaffirmé son engagement politique et sa volonté de faire face aux défis, malgré ce qu’il perçoit comme une tentative de le museler.

Ce point de presse survient alors que la commission ad hoc de l’Assemblée nationale se prépare à statuer sur la levée de son immunité parlementaire. Ses partisans dénoncent une instrumentalisation de la justice et un climat de règlement de comptes, tandis que ses adversaires y voient une opportunité d’exiger des comptes sur des accusations graves.

Farba Ngom, connu pour son franc-parler et son influence dans le nord du Sénégal, semble prêt à affronter ces turbulences judiciaires avec la même détermination qui a marqué son parcours politique. Pour lui, cette bataille est aussi une occasion de réaffirmer son statut et son rôle dans le paysage politique national.

Crise dans le secteur de la boulangerie : la FNBS et le RBS alertent et interpellent les autorités

La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) et le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) ont lancé un cri d’alarme ce jeudi à Dakar face aux graves défis qui minent leur secteur. Ils pointent du doigt la décision des autorités de baisser le prix du pain le 21 juin 2024, qu’ils qualifient de facteur aggravant ayant entraîné la fermeture de plusieurs boulangeries dans tout le pays.

Selon Amadou Gaye, président de la FNBS, « depuis cette décision, plusieurs boulangeries ont dû mettre la clé sous la porte ». Il cite notamment les fermetures à Touba (28 boulangeries), Dakar (37), Fatick (7) et Louga (4). Pour lui, « l’industrie de la boulangerie sénégalaise, qui emploie directement plus de 30 000 personnes, génère 40 000 emplois indirects et représente 3 % du PIB, est en crise profonde ».

Les boulangers dénoncent la non-application des réglementations en vigueur, notamment sur le prix et le poids du pain, et le manque de coordination entre le Ministère du Commerce et les autres ministères concernés. Amadou Gaye regrette également que des dérogations d’ouverture soient accordées sans motivation, aggravant la concurrence déloyale.

Les coûts de production, en hausse constante, exacerbent la situation. Le prix du gasoil, par exemple, reste un problème crucial : alors que les boulangeries équipées de certificats d’éligibilité devraient bénéficier de diesel à 425 FCFA par litre, elles achètent à la pompe au tarif de 755 FCFA. De plus, le coût des intrants comme la levure a explosé, passant de 20 000 FCFA par carton en 2019 à 26 000 voire 31 000 FCFA aujourd’hui.

Lors d’une rencontre le 14 janvier 2025 avec le Ministre du Commerce et de l’Industrie, la FNBS et le RBS ont exposé leurs préoccupations et proposé des solutions. Le ministre aurait exprimé sa volonté de les soutenir, mais les boulangers jugent insuffisant l’engagement actuel des autorités.

Ils appellent désormais à une action urgente du Premier ministre, qu’ils considèrent comme le mieux placé pour coordonner une réponse gouvernementale globale. « Les solutions doivent provenir du plus haut niveau », insiste Amadou Gaye.

Sans une application stricte des réglementations et une intervention décisive des autorités, les boulangers préviennent que le secteur risque une faillite généralisée. Ils exhortent les ministères concernés à collaborer pour assurer la survie d’un pan essentiel de l’économie sénégalaise.

Pour la FNBS et le RBS, il ne s’agit pas seulement de préserver les emplois et l’économie, mais également de garantir aux populations un accès à un produit de première nécessité dans des conditions conformes aux normes d’hygiène et de sécurité.

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : le Premier Président clarifie les conditions du droit de grève

Lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, ce 16 janvier 2025, Mamadou Mansour Mbaye, Premier Président de la Cour suprême, a livré un discours détaillé sur le thème « Droit de grève et préservation de l’ordre public ». Cet événement, tenu en présence du Président de la République Bassirou Diomaye Faye, a été l’occasion de rappeler les principes encadrant ce droit constitutionnel au Sénégal, tout en insistant sur ses limites et les équilibres nécessaires pour protéger l’intérêt général.

Le Premier Président a souligné que le droit de grève, reconnu par l’article 25 de la Constitution, est un acquis fondamental pour les travailleurs. Cependant, il a insisté sur le fait que ce droit ne doit pas compromettre la liberté de travail, mettre en péril les entreprises ou perturber les services publics essentiels. Ce droit, fruit des luttes ouvrières historiques, est reconnu au niveau international par les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), mais il reste encadré pour prévenir les abus et maintenir l’ordre public.

Pour être légitime, l’exercice du droit de grève doit respecter trois conditions principales. Tout d’abord, il doit s’agir d’un mouvement collectif et concerté de cessation de travail, en conformité avec les lois en vigueur. Une grève non autorisée ou ne respectant pas les procédures prévues peut justifier des sanctions disciplinaires, comme l’a confirmé un jugement du tribunal du travail hors classe de Dakar en 2021. Ensuite, les revendications doivent avoir un caractère professionnel, visant l’amélioration des conditions de travail ou le respect des droits des travailleurs. Les revendications à caractère politique ou fantaisiste ne relèvent pas de ce droit, comme l’a rappelé la Cour suprême dans une décision de 2013. Enfin, la grève ne doit pas entraîner une paralysie totale des services ou des entreprises. Pour garantir la continuité des activités essentielles, des mesures comme le service minimum ou les réquisitions peuvent être nécessaires.

Certaines professions, notamment celles qui assurent des services publics essentiels, comme les forces armées, la police, les douanes, la magistrature ou les services d’hygiène, sont soumises à des restrictions spécifiques concernant le droit de grève. Ces limitations visent à préserver l’impartialité, la neutralité et le bon fonctionnement des institutions, tout en garantissant la sécurité des citoyens.

Le Premier Président a également abordé les dispositifs mis en place pour encadrer les grèves dans des secteurs sensibles. Les mesures de service minimum, indispensables pour maintenir la sécurité et la santé publiques, ainsi que les réquisitions administratives, doivent être appliquées avec discernement. Il a rappelé que ces réquisitions doivent respecter le principe de proportionnalité, comme l’a précisé la Cour suprême dans un arrêt de 2023.

Mamadou Mansour Mbaye a conclu en réaffirmant que le droit de grève, bien qu’essentiel, doit être exercé de manière responsable. Il a insisté sur l’importance d’un dialogue social renforcé pour prévenir les conflits et sur la nécessité de respecter les principes de l’OIT, qui concilient défense des droits des travailleurs et préservation de l’ordre public. Cette rentrée solennelle a été l’occasion de réaffirmer l’engagement des institutions judiciaires sénégalaises à promouvoir un équilibre entre les droits constitutionnels et les impératifs collectifs, dans un contexte où les défis socio-économiques exigent une gestion rigoureuse et concertée des conflits sociaux.

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : des avancées sur les réformes issues des Assises de la Justice

Lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, ce jeudi 16 janvier 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a fait le point sur les progrès réalisés suite aux Assises de la Justice tenues en 2024. Ces assises avaient pour objectif de proposer des réformes ambitieuses pour moderniser et humaniser le système judiciaire sénégalais.

Le chef de l’État a annoncé la création d’un comité de rédaction des recommandations consensuelles, chargé de transformer les propositions issues des Assises en réformes concrètes. Ce comité a pour mission de garantir que les principes de l’État de droit soient mieux intégrés et appliqués par les acteurs du monde judiciaire.

« Ces commissions ont formulé des recommandations dont la mise en œuvre permettra d’humaniser le visage de la justice et de rendre plus performant le service public de la justice », a-t-il déclaré.

Le Président Faye a insisté sur la nécessité de rapprocher la justice des citoyens, rappelant qu’elle est rendue au nom du peuple. Il a souligné que le système judiciaire doit s’ouvrir aux critiques constructives et à la modernisation pour répondre aux attentes des Sénégalais.

« Le monde judiciaire doit nécessairement s’ouvrir, à l’instar de tous les corps de la République, au monde extérieur. Gardons-nous de la tentation de l’entre-soi et du repli, qui ne permettront jamais de bâtir une justice véritablement au service de la nation », a-t-il affirmé.

Le Président a également évoqué les grands défis auxquels le secteur judiciaire est confronté. Parmi eux figurent la nécessité d’une justice plus performante, équitable et accessible. Il a appelé les acteurs du système judiciaire à faire preuve de transparence et à collaborer avec les citoyens pour garantir une justice unificatrice.

Le chef de l’État a exprimé sa conviction que les conclusions des Assises permettront de relever les défis les plus urgents. Il a rappelé que ces réformes doivent non seulement moderniser les procédures judiciaires mais aussi renforcer la confiance du public dans le système judiciaire.

En clôturant son discours, le Président Diomaye a réitéré son engagement à accompagner les acteurs judiciaires pour faire du Sénégal un modèle en matière de respect de l’État de droit et de protection des droits fondamentaux.

Saly : Saisie record de 100 kg de haschisch estimés à 120 millions de F CFA

La brigade de recherches de Saly, dirigée par l’adjudant Ousmane Ndiaye, a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de drogue. Mercredi, aux environs de 19 heures, les gendarmes ont saisi 100 kg de haschisch d’une contrevaleur de 120 millions de francs CFA, dans le quartier de Saly Niakh Niakhal.

L’opération a débuté suite à une information confidentielle concernant un véhicule suspect immatriculé à l’étranger et impliqué dans un trafic présumé de drogue dure. Alertée, la brigade de recherches a immédiatement organisé une patrouille dans la zone indiquée.

Sur place, les gendarmes ont retrouvé la voiture suspecte, abandonnée par ses occupants. Une fouille minutieuse du véhicule a permis de découvrir une cargaison de 100 paquets de haschisch soigneusement dissimulés, totalisant un poids de 100 kg.

Cette saisie, estimée à 120 millions de F CFA, représente un coup dur pour les trafiquants de drogue opérant dans cette région touristique du Sénégal. Elle témoigne également de l’efficacité des forces de sécurité dans leur lutte incessante contre les réseaux criminels.

Les autorités locales n’ont pas encore révélé si des suspects ont été identifiés ou appréhendés dans le cadre de cette affaire. Une enquête a été ouverte pour remonter la filière et identifier les responsables de ce trafic.

La région de Saly, connue pour son attrait touristique, fait face à des défis croissants en matière de sécurité, notamment liés au trafic de drogue. Ce dernier coup de filet souligne l’importance d’une vigilance accrue et d’une coopération renforcée entre les forces de l’ordre et les populations locales.

Ledakarois.sn continuera de suivre cette affaire et d’informer sur les développements liés à ce dossier.

Bassirou Diomaye Faye : « Le droit de grève ne doit pas compromettre la liberté de travail »

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce jeudi la cérémonie de rentrée des Cours et Tribunaux à la Cour suprême. Axé sur le thème « Droit de grève et préservation de l’ordre public », son discours a mis en lumière l’importance de concilier la liberté syndicale et la préservation des intérêts collectifs.

Dès l’ouverture de son allocution, le président a rappelé que le droit de grève est une composante essentielle des droits fondamentaux. Garanties par l’article 25 de la Constitution sénégalaise et soutenues par des conventions internationales, comme les Conventions n°87 et n°98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ces libertés sont au cœur des principes démocratiques.

Cependant, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’importance de respecter les limites fixées par la loi. « Le droit de grève, tout en étant un moyen légitime de revendications des travailleurs, ne doit pas porter atteinte à la liberté de travail ni mettre en péril les services publics essentiels ou l’ordre public », a-t-il souligné.

Le président a mis en avant l’équilibre délicat entre le droit de grève et la préservation de l’ordre public. « Le droit de grève doit s’accommoder du respect des droits collectifs et de la continuité des services essentiels, notamment dans les secteurs clés tels que la santé, l’éducation et la sécurité publique », a-t-il expliqué.

Pour garantir cet équilibre, le cadre législatif sénégalais prévoit des conditions strictes. Le préavis, les services minimums, et les réquisitions, encadrés par le Code du travail et le Statut général de la Fonction publique, sont autant de dispositifs destinés à prévenir les abus et à maintenir la continuité des services vitaux.

Le chef de l’État a insisté sur le principe de proportionnalité dans l’application des réquisitions administratives. Celles-ci, bien qu’indispensables dans certaines situations, doivent respecter la liberté syndicale sans vider le droit de grève de sa substance.

« Ces mesures, lorsqu’elles sont appliquées avec discernement, permettent de préserver les intérêts généraux tout en maintenant les droits fondamentaux des travailleurs », a-t-il affirmé.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a également exhorté les inspecteurs du travail, les magistrats et les autres acteurs à privilégier la conciliation comme outil de dialogue social. « Le préavis de grève a pour objectif noble d’instaurer un cadre de concertation afin d’éviter l’arrêt brutal des activités », a-t-il déclaré, en appelant à des efforts collectifs pour protéger l’ordre public.

Concluant son allocution, le président Faye a insisté sur la notion d’ordre public comme un bien commun reposant sur des valeurs fondamentales telles que la sécurité, la salubrité, la tranquillité, et le respect des libertés.

Il a réaffirmé l’engagement de l’État sénégalais à promouvoir un cadre équilibré, où les droits syndicaux coexistent harmonieusement avec la sauvegarde de l’intérêt général. « C’est en conciliant ces impératifs que le Sénégal pourra renforcer sa démocratie et préserver sa stabilité », a-t-il conclu.

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye prône une justice équilibrée et humanisée

Ce jeudi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’ouverture de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux en présence des acteurs majeurs du système judiciaire. La cérémonie, marquée par la présence du ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, du premier président de la Cour suprême, Mouhamadou Mansour Mbaye, et du procureur général près la cour d’appel, a permis au chef de l’État de souligner l’importance de la justice en tant que régulateur de la société et des institutions.

Dans son discours, le Président a insisté sur la nécessité d’une justice plus humaine et débarrassée de ses dysfonctionnements. « La justice doit être exercée au nom du peuple. Elle doit être accessible, transparente et équitable », a-t-il affirmé.

Le thème choisi pour cette rentrée, « Le droit de grève et la préservation de l’ordre public », a été l’occasion pour le Président de rappeler que ce droit, fondamental et reconnu par la Constitution ainsi que par les conventions internationales, doit être exercé dans le cadre des lois en vigueur.

« Le droit de grève ne doit pas s’exercer dans l’anarchie. Il doit s’accommoder du respect de l’ordre public et de la stabilité sociale », a déclaré Bassirou Diomaye Faye. Il a précisé que ce droit ne devait pas devenir un prétexte pour compromettre l’ordre public, notamment dans les secteurs stratégiques où il peut avoir un impact significatif sur le fonctionnement du pays.

Le chef de l’État a annoncé des réformes à venir pour encadrer le droit de grève, en particulier dans les secteurs stratégiques. Ces réformes, a-t-il précisé, tiendront compte des recommandations issues des Assises de la justice. Il a également mis en avant l’importance de la médiation et du dialogue pour désamorcer les conflits sociaux dans ces domaines sensibles.

« La justice doit jouer un rôle central en tant que garante de la stabilité sociale. Elle est appelée à concilier le droit de grève avec le respect de l’ordre public, dans un cadre légal et responsable », a-t-il ajouté.

Bassirou Diomaye Faye a enfin exhorté les acteurs de la justice à poursuivre leurs efforts pour relever les défis auxquels le système judiciaire est confronté. Il a plaidé pour une ouverture accrue de ce dernier à l’ensemble des corps de la République afin de renforcer la confiance des citoyens en leurs institutions.

Présence française en Afrique : Abdourahmane Tiani et Ibrahim Traoré dénoncent une stratégie de repli déguisé

Lors d’une interview accordée à la Radio Télévision du Niger (RTN) en décembre 2024, le président nigérien Abdourahmane Tiani a critiqué ce qu’il perçoit comme une manœuvre stratégique de la France en Afrique. Selon lui, malgré l’annonce officielle de la fermeture des bases militaires françaises dans plusieurs pays du continent, Paris poursuit ses “velléités néocoloniales” à travers un dispositif « invisible ».

Abdourahmane Tiani accuse la France de maintenir sa présence sur le continent sous des formes moins visibles. « Vous ne les verrez plus dans des bases, mais dans les ambassades ; ils seront là », a-t-il affirmé, suggérant que les installations militaires seraient remplacées par des dispositifs discrets pour préserver les intérêts stratégiques français en Afrique.

Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a apporté un soutien appuyé à cette analyse. Lors d’une déclaration publique, il a réitéré son opposition à ce qu’il considère comme une simple réorganisation des forces françaises en Afrique. Selon lui, les bases militaires pourraient céder la place à des sociétés privées de sécurité qui continueront à protéger les intérêts français, notamment économiques.

« Les soldats seront là. Vous ne les verrez plus en tenue, rassemblés dans des bases. Ils vont se réorganiser, mais seront là », a-t-il insisté. Traoré a également ironisé sur les propos du président français Emmanuel Macron, qui avait assuré que les forces françaises ne sont pas en recul sur le continent : « C’est bien le cas, et nous le voyons clairement ».

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre certains pays africains et la France. Le retrait progressif des troupes françaises, notamment au Mali, au Burkina Faso, et plus récemment au Niger, marque une rupture symbolique dans les relations entre Paris et ses anciennes colonies. Cependant, les critiques formulées par Tiani et Traoré reflètent une méfiance envers les intentions françaises, accusées de s’adapter sans réellement renoncer à leur influence.

En réponse à ces accusations, Paris a maintenu que son désengagement militaire en Afrique vise à répondre aux aspirations des populations locales, tout en réaffirmant son souhait de maintenir des relations diplomatiques et économiques avec le continent. Néanmoins, cette transition vers des formes plus discrètes d’intervention, si elle est avérée, pourrait accentuer le sentiment d’une ingérence persistante.

La position des présidents nigérien et burkinabè illustre une volonté affirmée de redéfinir les relations de leurs pays avec les puissances étrangères, tout en renforçant leur souveraineté et leur autonomie stratégique. Ces prises de position résonnent avec une opinion publique africaine de plus en plus critique vis-à-vis des ingérences extérieures.

L’avenir des relations franco-africaines semble à un tournant décisif. Si les dirigeants africains comme Abdourahmane Tiani et Ibrahim Traoré appellent à une rupture nette avec les méthodes traditionnelles, la France devra redéfinir sa stratégie pour maintenir des liens avec le continent sans alimenter les tensions ni susciter davantage de méfiance. Une tâche délicate qui nécessitera une véritable remise en question des pratiques historiques et une écoute des aspirations des populations africaines.

Scandale du PRODAC : Un héritage de négligence enfin rattrapé par la justice

Le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), initiative majeure du Sénégal destinée à promouvoir l’emploi et l’agriculture, s’est transformé en un gouffre financier marqué par une gestion calamiteuse. Des rapports accablants de l’Inspection Générale des Finances (IGF) ont mis au jour des irrégularités graves, impliquant plusieurs responsables et exposant l’État à des pertes estimées à plusieurs milliards de FCFA. Après des années d’inaction, la justice semble aujourd’hui déterminée à solder ce passif.

Un rapport accablant de l’IGF

En réponse aux anomalies détectées, un rapport de l’IGF avait formulé neuf recommandations adressées au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan sous Macky Sall. Parmi ces recommandations figurait la traduction de Jean Pierre Senghor, Mamina Daffé et Ibrahima Cissé devant les juridictions compétentes pour des faits graves. Cependant, sous l’ancien régime, ces recommandations sont restées lettre morte, permettant à certains d’échapper à la justice pendant plusieurs années.

Jean Pierre Senghor : des paiements sous haute suspicion

Jean Pierre Senghor, ancien coordonnateur du PRODAC, est pointé du doigt pour avoir validé des paiements dans des conditions pour le moins douteuses. Le rapport de l’IGF relève notamment :

• La validation d’une avance de démarrage de 3,76 milliards de FCFA sans notification ni enregistrement préalable des contrats.

• L’approbation de trois tranches de paiements, totalisant 5,95 milliards de FCFA, sans les cautions nécessaires de la société Green.

Ces pratiques, en violation flagrante des normes de gestion, auraient dû entraîner sa comparution devant la Cour des comptes, une mesure non exécutée à l’époque.

Mamina Daffé : une gestion désastreuse

Successeur de Senghor à la tête du PRODAC, Mamina Daffé n’a pas échappé aux critiques. Aujourd’hui incarcéré, il est accusé de :

• La validation de paiements de 1,25 milliard de FCFA sans exigence des cautions requises.

• Des dépenses injustifiées, dont une facture de communication de 63,95 millions de FCFA, en violation des règles de passation des marchés publics.

Malgré les recommandations de l’IGF, aucune action significative n’a été entreprise à son encontre sous l’ancien régime.

Ibrahima Cissé : un entrepreneur dans le collimateur

Gérant de la société Tida, Ibrahima Cissé fait également partie des figures épinglées par l’IGF. Les accusations à son encontre incluent :

• Faux et usage de faux ;

• Escroquerie sur des deniers publics, avec un préjudice estimé à 517,86 millions de FCFA.

Contrairement à ses prédécesseurs, la justice, sous la pression du parquet du Pool judiciaire financier, a finalement engagé des poursuites contre lui.

Une négligence systémique exposée

Le scandale du PRODAC illustre l’ampleur des dérives dans la gestion des grands projets publics au Sénégal. Selon l’IGF, des procédures fondamentales ont été délibérément ignorées, exposant l’État à des pertes colossales. L’inaction prolongée de l’ancien régime reflète une complaisance inquiétante, ayant offert une impunité temporaire à des responsables.

Un tournant dans la lutte contre la mauvaise gestion

Aujourd’hui, la justice semble vouloir marquer un tournant en appliquant enfin les recommandations des inspecteurs financiers. Les poursuites engagées contre Jean Pierre Senghor, Mamina Daffé et Ibrahima Cissé symbolisent une volonté de rupture avec une tradition de laxisme. Cependant, pour les observateurs, une question demeure : pourquoi a-t-il fallu attendre autant de temps pour qu’un tel scandale soit traité avec rigueur ?

Affaire des 94 milliards : Le parquet financier ordonne une enquête pour escroquerie et blanchiment de capitaux

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’affaire des 94 milliards de francs CFA liée au titre foncier 1451/R, un terrain de 258 hectares situé dans la zone de Rufisque. Le parquet financier a récemment saisi la Division des Investigations Criminelles (DIC) pour élucider ce litige complexe, mêlant héritiers, fonctionnaires de l’État, et figures politiques.

L’affaire remonte à un différend successoral opposant les héritiers de feu Ousmane Mbengue à ceux de Djily Mbaye, un marabout et homme d’affaires décédé en 1991. Les tensions initiales concernaient la propriété de ce titre foncier stratégique, évalué à 94 milliards de francs CFA. Cependant, le dossier a pris une dimension politique lorsqu’Ousmane Sonko, alors député de l’opposition, a accusé des hauts fonctionnaires de l’État de spolier la famille Mbengue au profit d’intérêts privés.

Sonko a pointé du doigt Mamour Diallo, ancien directeur des Domaines, et Tahibou Ndiaye, ancien directeur du Cadastre, qu’il accuse d’avoir facilité, selon lui, des transactions frauduleuses au détriment des héritiers. Ces allégations ont alimenté un débat national, opposant camps politiques et suscitant une forte médiatisation.

Le 15 octobre dernier, les avocats des héritiers de feu Ousmane Mbengue ont saisi le parquet financier pour demander une enquête approfondie. Cette plainte repose sur un rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), qui aurait relevé des irrégularités. Selon les plaignants, « d’importantes sommes ont été détournées et encaissées par des tiers avec la complicité de hauts fonctionnaires de l’État ».

Le parquet financier, en réponse, a ouvert une enquête préliminaire pour faire la lumière sur ces allégations. Quatre chefs d’accusation principaux sont visés :

1. Escroquerie

2. Abus de confiance

3. Faux et usage de faux

4. Blanchiment de capitaux

Les héritiers Mbengue se constituent partie civile

Dans ce développement récent, les héritiers de feu Mbeugour Mbengue se sont constitués partie civile. Ils accusent des structures et individus d’avoir perçu des sommes colossales à leur insu, ce qui, selon eux, représente une injustice criante.

Au-delà de ses implications judiciaires, cette affaire demeure hautement politique. Ousmane Sonko, désormais l’un des principaux opposants au régime, avait fait de ce dossier un cheval de bataille, affirmant qu’il révélait « la corruption systémique » au sein des institutions sénégalaises.

Le rapport de l’OFNAC mentionné dans la plainte sera au centre des investigations. La DIC devra déterminer si des montants ont effectivement été détournés et, si oui, retracer les circuits financiers pour identifier les responsables.

Cérémonie solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur le droit de grève et l’ordre public

La rentrée solennelle des Cours et Tribunaux de l’année judiciaire 2025 a été marquée, ce mercredi, par une cérémonie de grande envergure présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, à la Cour suprême. L’événement, placé sous le thème : « Droit de grève et préservation de l’ordre public », a rassemblé les principaux acteurs du système judiciaire du pays, des membres du gouvernement, ainsi que des représentants de la société civile et des organisations professionnelles.

Dans son allocution, le président de la République a souligné l’importance cruciale de trouver un juste équilibre entre la garantie des droits fondamentaux, en particulier le droit de grève, et la préservation de l’ordre public. « Le droit de grève est une conquête sociale essentielle, mais il doit être exercé de manière à ne pas compromettre la stabilité sociale et l’intérêt général », a déclaré Bassirou Diomaye Faye devant un auditoire attentif.

Le thème choisi reflète les défis auxquels les institutions judiciaires sont confrontées dans un contexte marqué par des tensions sociales croissantes, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports. Ces secteurs, régulièrement touchés par des mouvements de grève, suscitent des interrogations sur l’équilibre à maintenir entre les revendications syndicales légitimes et la continuité des services publics.

Lors de cette rencontre, plusieurs pistes d’amélioration ont été évoquées pour moderniser le système judiciaire et répondre aux attentes des citoyens. Les débats ont notamment porté sur :

• L’harmonisation des législations pour mieux encadrer l’exercice du droit de grève dans les secteurs stratégiques.

• Le renforcement des juridictions administratives, afin de garantir une meilleure prise en charge des litiges entre l’administration et les citoyens.

• L’accélération des procédures judiciaires, souvent pointées du doigt comme un frein à la confiance des citoyens envers l’institution.

Le président Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur la nécessité de promouvoir un dialogue social plus inclusif et d’encourager des mécanismes alternatifs de résolution des conflits, comme la médiation.

Au terme de la cérémonie, le président de la République a lancé un appel à tous les acteurs du système judiciaire pour qu’ils contribuent à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions. Il a rappelé que « la justice n’est pas seulement un pilier de l’État de droit, mais aussi un levier essentiel pour la paix et le développement ».

Cette rentrée solennelle a ainsi posé les bases d’un dialogue constructif autour des grandes réformes à mener pour garantir à la fois le respect des libertés fondamentales et la préservation de l’ordre public, dans un contexte où la stabilité sociale reste une priorité pour le gouvernement.

Restitution des résultats de la campagne nationale pour l’autonomisation des femmes et des jeunes : Un impact significatif sur l’auto-emploi

La campagne nationale pour l’autonomisation des femmes et des jeunes, menée par la Délégation Générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), a présenté ce matin les résultats de son initiative phare, en présence du délégué général et de ses partenaires. Sous le thème central de « l’autonomisation des femmes et des jeunes », la campagne a mis l’accent sur le soutien aux porteurs de projets, notamment dans le secteur informel, à travers le renforcement des capacités et l’accès élargi aux financements.

Un levier pour l’auto-emploi et l’inclusion économique

L’objectif principal de cette initiative est de promouvoir l’auto-emploi en tant qu’alternative au salariat, en finançant les activités socioéconomiques des femmes et des jeunes. Le micro-crédit s’est imposé comme un outil clé dans cette dynamique, permettant de démocratiser le financement des projets et de stimuler les secteurs porteurs de croissance.

Au terme de la campagne, les résultats sont impressionnants :

• 59 766 projets soumis, représentant une demande totale de 60,9 milliards FCFA.

• 8 667 projets financés, pour un montant global de 5,6 milliards FCFA, dépassant les prévisions initiales de 5 milliards FCFA.

Ces chiffres traduisent la volonté de la DER/FJ de répondre efficacement à une demande massive tout en favorisant un impact tangible sur le terrain.

Une démarche inclusive et territorialisée

Le succès de cette campagne repose en grande partie sur l’implication des autorités locales, notamment les préfets, et sur une approche territorialisée. Selon le directeur des opérations informatiques de la DER/FJ, les dossiers présélectionnés ont été soumis aux préfets pour vérification et contrôle. L’objectif : s’assurer de l’éligibilité des projets et éviter toute incompatibilité.

Les porteurs de projets validés ont bénéficié d’un accompagnement sur mesure, incluant une explication détaillée des dispositifs de financement et de leurs modalités. Toutefois, tous les projets soumis n’ont pas pu être retenus, en raison de critères non satisfaits ou d’informations inexactes.

Des chiffres qui parlent

• 57% des demandes ont été déposées par des femmes, confirmant leur forte implication dans l’entrepreneuriat.

• 80% des porteurs de projets sont des jeunes, témoignant de leur volonté de prendre en main leur avenir économique.

• Les secteurs les plus sollicités incluent l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et les services.

• 70% des demandes sont inférieures à 1 million FCFA, soulignant l’accessibilité du dispositif pour les petits entrepreneurs.

Sur les 544 communes inscrites à la plateforme, 534 ont bénéficié de financements, confirmant l’envergure nationale et inclusive de l’initiative.

Un élan pour l’avenir

Avec ces résultats, la DER/FJ réaffirme son engagement en faveur de l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes. Ce soutien financier et technique durable constitue un levier essentiel pour stimuler l’entrepreneuriat, réduire le chômage et favoriser un développement inclusif à l’échelle nationale.

Deux anciennes Dage de ministères sous Macky Sall dans le viseur du parquet financier : des arrestations imminentes ?

Selon des informations révélées par le journal L’Observateur, deux anciennes Directrices de l’administration et de l’équipement (Dage) ayant exercé sous le régime de Macky Sall feraient actuellement l’objet d’une enquête approfondie menée par le parquet financier. Accusées de graves irrégularités dans leur gestion, elles pourraient être arrêtées prochainement, selon le quotidien, qui reste discret sur leurs identités et les ministères concernés.

L’une des deux responsables incriminées est une Inspectrice du Trésor. D’après L’Observateur, les enquêtes menées par les corps de contrôle de l’État ont mis au jour des dysfonctionnements graves dans sa gestion. Elle aurait notamment validé des paiements relatifs à des marchés fictifs prétendument exécutés pour le compte du ministère où elle officiait comme Dage.

Interrogée par les enquêteurs sur ces faits, la mise en cause n’aurait pu fournir aucune pièce justificative pour soutenir ses actions, alimentant ainsi les soupçons de détournements de fonds. Ces accusations de fraude financière pourraient conduire à son arrestation dans les prochains jours.

La seconde ancienne Dage citée par le journal serait elle aussi dans une situation critique. Un rapport d’audit aurait pointé une gestion douteuse des deniers publics sous sa responsabilité, révélant des anomalies significatives. Les enquêteurs estiment qu’elle pourrait avoir détourné des fonds publics ou mal géré les ressources allouées à son ministère.

Des sources proches de l’enquête affirment que cette deuxième responsable est également dans le collimateur du parquet financier, et son arrestation serait tout aussi imminente.

Ces révélations interviennent dans un contexte où les autorités sénégalaises semblent vouloir renforcer leur lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques. Depuis plusieurs années, des enquêtes sont régulièrement ouvertes sur des cas présumés de détournements de fonds impliquant des hauts fonctionnaires ou des responsables politiques.

Affaire à suivre.

Affaire des véhicules de luxe : Un scandale financier éclabousse l’administration sénégalaise

Le Pool judiciaire financier (PJF) du Sénégal a récemment révélé une affaire de détournement de fonds publics impliquant des contrats de location de véhicules de luxe pour l’État. Entre 2020 et 2023, plus de 14 milliards de FCFA auraient été versés à Mahmadane Sarr, propriétaire de Lansar Auto, pour la mise à disposition de voitures haut de gamme telles que des Toyota, Mercedes, BMW et Nissan Patrol. Ces véhicules, utilisés notamment lors de la dernière campagne présidentielle, font désormais l’objet d’une enquête approfondie pour blanchiment de capitaux et détournement de fonds publics.

Mahmadane Sarr, un acteur clé du secteur de la location de véhicules de luxe au Sénégal, est au centre de cette affaire. Depuis la création de Lansar Auto en 2017, il s’était imposé comme un fournisseur privilégié des institutions publiques et des personnalités influentes. En 2020, il a décroché un contrat majeur avec la Présidence de la République dans le cadre d’une réforme destinée à rationaliser le parc automobile de l’État. Cependant, les montants facturés – environ 2 milliards de FCFA par an – ont suscité des interrogations, menant finalement à son arrestation.

Mahmadane Sarr, fils de Mbaye Sarr, PDG de Senecartours, aurait également bénéficié de contrats opaques liés à la mise à disposition de véhicules lors de la campagne présidentielle. Ces révélations mettent en lumière des pratiques douteuses au sommet de l’État, notamment sur la gestion des ressources publiques dans un contexte économique difficile.

Le nom d’Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, est également évoqué dans cette affaire. En 2018, Amadou Sall avait été accusé de vendre des véhicules de luxe non dédouanés à des prix exorbitants, ce qui avait déjà alimenté la controverse. Bien que son implication directe dans le dossier actuel ne soit pas encore établie, les liens familiaux et les précédents scandales soulèvent des questions sur une éventuelle connexion avec les transactions douteuses révélées par le PJF.

Point Actu, un média local, s’interroge notamment sur l’influence qu’il aurait pu exercer dans l’attribution des contrats à Lansar Auto. Cette hypothèse alimente un débat national sur la transparence dans la gestion publique et sur le rôle des proches de dirigeants dans les affaires d’État.

L’affaire des véhicules de luxe remet également en cause l’efficacité de la réforme initiée en 2020 pour rationaliser le parc automobile de l’État. Si l’objectif affiché était de réduire les dépenses publiques, il semble qu’elle ait au contraire ouvert la voie à des pratiques de surfacturation et d’enrichissement personnel.

L’arrestation de Mahmadane Sarr marque une étape importante dans la lutte contre la corruption, mais elle soulève également des interrogations sur les mécanismes de contrôle internes qui ont permis à de telles transactions de passer inaperçues pendant plusieurs années.

Cette affaire éclabousse non seulement l’administration sénégalaise, mais aussi plusieurs personnalités du monde politique et des affaires. Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans une période électorale cruciale, ces révélations pourraient avoir un impact significatif sur la perception publique de la classe dirigeante.

RETRAIT DES BASES MILITAIRES FRANÇAISES : 800 emplois sénégalais menacés, l’État interpellé

Le retrait des bases militaires françaises suscite une vive inquiétude parmi les travailleurs sénégalais employés sur ces sites. Environ huit cents (800) personnes risquent de perdre leur emploi. Lors d’une Assemblée générale, ce mercredi, ils ont exprimé leurs préoccupations, réclamant des mesures urgentes pour leur avenir.
À travers leur porte-parole, ces travailleurs ont demandé à l’État sénégalais de “protéger ses enfants”. Selon lui, l’État doit prendre en charge les problèmes liés aux licenciements à venir. « Ils ne vont pas nous laisser avec la France. C’est eux qui ont dit qu’ils veulent être souverains. Ils doivent ainsi prendre en charge les problèmes des travailleurs qui seront licenciés. L’État a les moyens. Même s’ils n’ont pas encore entamé les licenciements, l’Etat doit se préparer à insérer tous les travailleurs dans l’administration ou les entreprises sénégalaises. Pour le cas des techniciens de surface, si on ne peut pas leur trouver un emploi, ils doivent bénéficier de financements pour des projets de réinsertion », clame le porte-parole.
Les demandes sont claires : l’État doit se préparer à intégrer ces employés dans l’administration ou les entreprises sénégalaises. Pour les techniciens de surface, qui risquent de se retrouver sans solution immédiate, il est proposé de leur fournir des financements pour des projets de réinsertion. “Si on ne peut pas leur trouver un emploi, ils doivent bénéficier de financements”, insiste le porte-parole.
Les travailleurs appellent ainsi à une action rapide et concrète de l’État.

APOLOGIE DU VIOL : L’imam Bamba Sall choque tout un pays

Les sorties médiatiques de certains membres du Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF) sont souvent controversées, mais celle de l’Imam Bamba Sall, se revendiquant comme « Patriote », a particulièrement choqué. Ses propos, jugés graves et inappropriés, ont particulièrement heurté la communauté féminine et révélé un discours qui semble en contradiction avec les principes de dignité humaine et de respect des femmes.
L’Imam s’est exprimé à propos d’une marche organisée par des féministes sénégalaises, qui avaient prévu une manifestation nudiste, intitulée « Freedom Day », le 31 décembre. L’objectif de cette marche était de dénoncer la culture du viol et de revendiquer des réformes pour les droits des femmes au Sénégal. Bien que l’événement visait seulement à heurter les sensibilité et non à passer à l’action pour attirer l’attention, il semble que l’Imam Bamba Sall n’ait pas compris l’essence de cette action. Dans une déclaration faite dans un média local, il a exprimé une position choquante. Selon lui, le gouvernement aurait dû autoriser cette marche et, une fois les manifestantes nues, les faire emprisonner et les livrer aux prisonniers pour qu’ils « s’occupent d’elles pendant une semaine ». Pour l’Imam, cette expérience aurait permis aux militantes « de s’assagir ». Ces propos ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, nombreux étant ceux à dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une véritable « apologie du viol ».
Les critiques ont fusé sur les plateformes telles que Facebook et X (anciennement Twitter), où des internautes ont exprimé leur indignation face à ces paroles violentes, jugées irrespectueuses et contraires aux enseignements de l’Islam, qui prône le respect, la dignité humaine et la valorisation des femmes. En effet, l’Islam condamne fermement le viol et la violence sous toutes ses formes, des valeurs qui semblent avoir été ignorées dans cette intervention.
Ce n’est pas la première fois que l’Imam Bamba Sall suscite la controverse. Dans une vidéo précédente, il avait encouragé les militants de « PASTEF » à créer des « comités de défense » pour protéger ce qu’il appelle la « révolution » et avait même justifié l’usage d’insultes pour défendre cette cause.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°372 – du 16/01/2025

🔴 RETRAIT DES BASES MILITAIRES FRANÇAISES : 800 EMPLOIS SÉNÉGALAIS EN PÉRIL
🔴 RENTRÉE DES COURS ET TRIBUNAUX AUJOURD’HUI : BAPTÊME DU FEU POUR LE PRÉSIDENT DIOMAYE

🔴 SANCTIONS PÉCUNIAIRES CONTRE GRIS BORDEAUX ET ZARKO : LA MAIN LOURDE DU CNG
🔴 32es DE FINALE DE LA COUPE DU SÉNÉGAL : TFC ET HLM DE DAKAR QUITTENT L’AVENTURE

Grève et protestations à l’Université Iba Der Thiam de Thiès : les étudiants dénoncent la lenteur dans la livraison des infrastructures

Les étudiants de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) ont décidé de se lancer dans une grève de 72 heures, accompagnée de journées sans ticket, à partir du mercredi 15 janvier 2025. Cette décision survient après le rejet, par les autorités locales, de leur demande d’organiser une marche pacifique prévue pour le même jour. L’objet de la manifestation était de dénoncer la lenteur dans la finalisation et la livraison de plusieurs infrastructures universitaires essentielles, telles qu’un pavillon de 1 000 lits, un restaurant universitaire et un service médical.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Thiès Sud, Diokel Ngor Ngom, a refusé d’autoriser la marche en avançant des arguments relatifs à la menace d’entrave à la libre circulation et des risques de troubles à l’ordre public. Ce refus a été accueilli avec une vive indignation par la Conférence des amicales d’étudiants (CAE), qui estime que cette interdiction constitue une atteinte à leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement.

Les étudiants de l’UIDT déplorent l’inaction des autorités locales face aux problèmes de longue date concernant les infrastructures universitaires. Malgré plusieurs tentatives de dialogue, aucune mesure concrète n’a été prise pour remédier aux retards dans la mise en service des infrastructures promises, un retard qui a des conséquences directes sur les conditions de vie et d’études des étudiants. Ces derniers pointent du doigt la responsabilité des autorités compétentes et les tiennent responsables des conséquences d’une aggravation de la situation.

Dans un communiqué, la Conférence des amicales d’étudiants a appelé à un rassemblement pour la défense de leurs droits et de leurs intérêts légitimes. L’organisation prévoit également de tenir un point de presse le jeudi 16 janvier 2025 sur le site de la VCN, afin d’alerter l’opinion publique sur cette situation. En dépit des obstacles rencontrés, les étudiants se montrent déterminés à maintenir leur mobilisation et à défendre leurs revendications. Ils restent toutefois ouverts à un dialogue sincère avec les autorités, dans l’espoir de trouver une solution rapide et équitable à leurs préoccupations.

Les prochaines heures et jours seront cruciaux pour l’UIDT, alors que les étudiants, à travers leur grève, espèrent non seulement attirer l’attention sur leurs difficultés mais aussi obtenir des réponses concrètes des autorités sur les infrastructures universitaires qui demeurent un enjeu majeur pour la vie et les études à l’UIDT.

Mansour Faye fustige la gestion du Sénégal par le régime de PASTEF : « J’ai peur pour mon pays »

Dans une publication virulente sur sa page Facebook, Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ancien ministre sous le régime de Macky Sall, a exprimé ses vives inquiétudes face à la gestion actuelle du Sénégal par le régime de PASTEF. Qualifiant la gouvernance en place d’« amateuriste » et d’« incompétente », il a alerté sur ce qu’il considère comme une menace pour l’avenir du pays.

« J’ai peur, pas pour moi, mais pour mon pays », a déclaré Mansour Faye. Selon lui, le Sénégal, fruit de nombreux sacrifices, est aujourd’hui dirigé par des responsables qu’il décrit comme « sortis de nulle part ». Il reproche au régime d’être davantage préoccupé par une quête effrénée de pouvoir que par les réels besoins des citoyens. Mansour Faye estime que les autorités en place détournent l’attention des véritables défis du pays en ciblant les figures de l’opposition.

L’ancien ministre a accusé le régime de PASTEF d’orchestrer une campagne de répression à l’encontre de figures influentes de l’opposition, notamment des membres de l’Alliance pour la République (APR). Parmi les personnes visées, il cite Hamat Suzanne Camara, Lat Diop, et Moustapha Diakhaté. Selon lui, ces arrestations traduisent une volonté de « surpeupler les prisons nationales » pour réduire au silence les voix discordantes.

« C’est la première fois dans l’histoire qu’un régime décline avant même de s’être installé », a-t-il affirmé, dénonçant ce qu’il perçoit comme des dérives autoritaires. Mansour Faye considère ces méthodes comme un aveu d’échec de la part d’un régime qu’il accuse de manquer de vision et de leadership.

Face à ce qu’il décrit comme une situation alarmante, Mansour Faye a appelé les citoyens à se mobiliser pour défendre les valeurs républicaines et protéger les acquis démocratiques du Sénégal. « La vérité triomphera toujours », a-t-il conclu, dans un ton résolument combatif.

Ndiaga Soumaré nommé directeur des Enquêtes douanières

Le conseil des ministres tenu ce mercredi 15 janvier 2025 a officialisé un changement à la tête de la Direction des enquêtes douanières. L’inspecteur principal des Douanes de classe exceptionnelle, Ndiaga Soumaré, matricule de solde nᵒ 608850/K, a été nommé directeur des enquêtes douanières, succédant à Issa Niang, appelé à d’autres fonctions.

Avant sa promotion, Ndiaga Soumaré occupait le poste stratégique de chef du Bureau des hydrocarbures au sein de la Direction des opérations douanières. Cette expérience lui confère une expertise précieuse, notamment dans la gestion des dossiers complexes liés aux hydrocarbures, un secteur clé pour l’économie nationale.

La Direction des enquêtes douanières, qu’il dirigera désormais, joue un rôle crucial dans la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites. Avec cette nomination, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer les capacités des Douanes sénégalaises, pilier essentiel de la sécurité économique du pays.

En succédant à Issa Niang, Ndiaga Soumaré hérite d’une mission exigeante : poursuivre et intensifier les efforts pour protéger les recettes fiscales, garantir la transparence des échanges commerciaux et veiller au respect des réglementations douanières.

Ce changement s’inscrit dans un contexte où les Douanes sénégalaises doivent faire face à des défis croissants, notamment l’intensification des flux commerciaux et l’évolution des modes opératoires des réseaux de fraude. L’expérience et le parcours de Ndiaga Soumaré laissent entrevoir une continuité dans l’excellence des performances du service.

Modernisation des cités religieuses : Le président Faye veut une accélération des travaux et une Délégation aux Affaires religieuses

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 15 janvier 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné des instructions fermes au Premier ministre afin d’accélérer les travaux de modernisation des cités religieuses du Sénégal. Le Chef de l’État a également souligné l’importance de développer le tourisme religieux, un secteur clé qui contribue au rayonnement culturel et spirituel du pays.

Le président Faye a insisté sur l’urgence de finaliser les projets d’infrastructures dans les principales cités religieuses du Sénégal, notamment Touba, Tivaouane, Médina Baye, Ndiassane, Thiénaba, et Yoff Layène. Ces travaux incluent la réhabilitation des routes d’accès, la construction d’infrastructures sanitaires, ainsi que le renforcement des réseaux d’eau et d’électricité.

Le Chef de l’État a rappelé que la modernisation des cités religieuses ne se limite pas aux infrastructures, mais doit également inclure des actions sociales et économiques pour améliorer les conditions de vie des populations locales.

Dans un souci de renforcement des relations entre l’État et les communautés religieuses, le président Faye a annoncé la création prochaine d’une Délégation générale aux Affaires religieuses. Cette institution sera chargée de coordonner les relations entre l’État et les foyers religieux, d’assurer le suivi des projets de modernisation et de promouvoir le dialogue interreligieux.

Cette nouvelle structure vise à institutionnaliser les relations entre l’État et les confréries religieuses, qui jouent un rôle essentiel dans la préservation de l’unité nationale et la stabilité sociale du pays. Le président a souligné que cette création se fera après consultation des leaders religieux, afin de garantir une représentation équitable et un consensus national.

Le président de la République a réitéré son attachement au rôle fondamental des foyers religieux dans la construction du vivre-ensemble et le maintien de la paix sociale au Sénégal. Il a invité le Gouvernement à renforcer les partenariats avec les familles religieuses, en soutenant leurs initiatives dans les domaines de l’éducation, de la santé, et du développement local.

En somme, le président Bassirou Diomaye Faye entend faire des cités religieuses des pôles de développement à travers un programme de modernisation ambitieux et une relation institutionnalisée avec les leaders religieux, qui occupent une place centrale dans la stabilité sociale et politique du Sénégal.

Diplomatie sénégalaise : Nouveaux ambassadeurs en France et en Mauritanie

Lors du Conseil des ministres tenu récemment, le Président de la République a procédé à d’importantes nominations au sein du corps diplomatique sénégalais. Ces décisions marquent un tournant stratégique dans les relations bilatérales du Sénégal avec deux pays clés, la France et la Mauritanie.

Monsieur Baye Moctar DIOP, conseiller des affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, matricule de solde 604 129/B, a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, président de la République française.

Ancien ambassadeur du Sénégal en Belgique, Monsieur Diop apportera son expérience et son expertise pour renforcer les relations historiques et stratégiques entre Dakar et Paris. Sa nomination souligne la volonté du Sénégal de poursuivre des partenariats fructueux avec la France dans des domaines cruciaux tels que l’économie, l’éducation, la culture et la coopération sécuritaire.

Monsieur Diop succède ainsi à Monsieur El Hadji Magatte SEYE, qui occupait ce poste depuis plusieurs années et s’est distingué par son dynamisme dans la gestion des dossiers bilatéraux.

Monsieur El Hadji Magatte SEYE, conseiller des affaires étrangères principal, matricule de solde 515 893/G, a quant à lui été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président de la République islamique de Mauritanie. Cette nomination marque une étape cruciale dans la diplomatie sénégalo-mauritanienne, caractérisée par des liens étroits et des enjeux majeurs, notamment dans les secteurs de la pêche, de l’énergie et de la gestion des frontières.

Monsieur Seye remplace Monsieur Birame Mbagnick DIAGNE, appelé à d’autres fonctions. Fort de son expérience acquise en France, il aura pour mission de consolider les relations de bon voisinage entre les deux pays, tout en œuvrant à une coopération mutuellement bénéfique.

Ces nominations reflètent la volonté du Président Macky Sall de redynamiser la diplomatie sénégalaise, en plaçant des cadres expérimentés à des postes stratégiques. Elles s’inscrivent dans une vision visant à renforcer le rôle du Sénégal sur la scène internationale et à promouvoir des partenariats solides avec ses principaux alliés.

Infrastructures maritimes : Le président Faye fixe la nouvelle politique maritime et portuaire pour mars 2025

Dans le cadre de la « Vision Sénégal 2050 », le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré son ambition de faire du secteur maritime un levier stratégique pour le développement économique du pays. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, il a demandé au Premier ministre et au Ministre des Infrastructures maritimes et portuaires de finaliser avant fin mars 2025 la nouvelle politique maritime et portuaire du Sénégal.

Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’actualiser le cadre de gouvernance des ports publics et privés pour mieux répondre aux enjeux économiques et stratégiques du pays. Il a également souligné l’importance de renforcer l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), face aux nouveaux défis liés à la navigation maritime, notamment la gestion des flux croissants de marchandises et le développement du commerce maritime international.

Pour répondre aux besoins des communautés locales, le président Faye a ordonné l’accélération de la modernisation des ports et des quais de pêche, afin de soutenir les activités économiques des pêcheurs à travers le territoire national.

Parmi les réformes prioritaires, le président a demandé une révision du partenariat entre l’État et le Consortium sénégalais d’Activités maritimes (COSAMA), en charge de la gestion des liaisons maritimes nationales. L’objectif est de renforcer la souveraineté nationale sur la gestion des chantiers navals de Dakar, actuellement sous la responsabilité de la Société des Infrastructures de Réparation Navale (SIRN).

Cette réforme devra être accompagnée du renforcement des capacités de la Marine nationale, qui jouera un rôle clé dans la modernisation et la gestion des infrastructures navales.

Le président Faye a également chargé le Ministre des Pêches, le Ministre des Finances et du Budget, ainsi que le Ministre de l’Industrie et du Commerce, de procéder à une évaluation approfondie du Conseil sénégalais des Chargeurs (COSEC). Cette institution, responsable de l’accompagnement logistique des exportateurs et importateurs, devra revoir ses missions et activités afin d’être plus efficace dans un contexte maritime en pleine évolution.

À travers ces réformes, le Président Faye ambitionne de renforcer la souveraineté maritime du Sénégal, en dotant le pays d’infrastructures portuaires modernes et compétitives. Cette nouvelle politique maritime et portuaire doit répondre aux défis de la mondialisation, tout en soutenant les communautés locales, en particulier les acteurs du secteur de la pêche artisanale.

Le Colonel Babacar Mbaye, nouveau Directeur des Douanes

Les Douanes sénégalaises ont un nouveau patron en la personne du Colonel Babacar Mbaye. Il succède à Mbaye Ndiaye, qui avait pris ses fonctions en novembre 2023.

Lors de son mandat, Mbaye Ndiaye a enregistré un bilan remarquable. Les liquidations douanières ont atteint 1.613 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente, où elles s’établissaient à 1.426,6 milliards de francs CFA.

Cette nomination s’inscrit dans la continuité des réformes visant à moderniser l’administration douanière et à renforcer sa contribution à l’économie nationale. Le Colonel Babacar Mbaye est attendu pour poursuivre cette dynamique en optimisant les performances des Douanes sénégalaises et en veillant à la sécurisation des recettes de l’État.

Réformes Sociales : Abass Fall annonce de nouveaux codes et l’inclusion des émigrés dans le système de retraite

Dans une interview accordée au journal Le Soleil, Abass Fall, ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, a révélé que ses services finalisent actuellement les décrets d’application des nouveaux codes du travail et de sécurité sociale. Il a également abordé les enjeux liés à la fusion entre l’Institut de Prévoyance des Retraités du Sénégal (Ipres) et la Caisse de Sécurité Sociale, ainsi que le Pacte de Stabilité Sociale.

Selon le ministre, des avancées significatives sont en cours pour moderniser les cadres législatifs essentiels. « C’est dans le circuit. Nos services sont en train de travailler sur les décrets d’application. Cette année, il y aura un nouveau Code du travail et le Code de sécurité sera beaucoup plus extensible. Il prendra en compte plusieurs réformes de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale. Il y a beaucoup d’innovations et les travailleurs seront beaucoup plus sécurisés au niveau du Code de sécurité sociale », a déclaré Abass Fall.

Une innovation majeure concerne l’inclusion des travailleurs émigrés dans le système de retraite. Jusqu’à présent, de nombreux Sénégalais travaillant à l’étranger n’avaient pas accès à une pension de retraite.

« De nombreux émigrés travaillaient et n’avaient pas la chance d’avoir une pension de retraite. Maintenant, des Sénégalais qui travaillent ailleurs peuvent récupérer leurs pensions ici au Sénégal », a expliqué le ministre.

Le ministre a également évoqué les défis entourant le projet de fusion entre l’Ipres et la Caisse de Sécurité Sociale, un dossier complexe qui suscite de nombreux débats.

« C’est un projet que j’ai trouvé sur place. Il y a une grande réflexion que j’ai trouvée sur place. Ce n’est pas facile, mais c’est un dossier qui est en train d’être traité au niveau du ministère. Il y a beaucoup d’enjeux autour de cette question. Il y a des intérêts personnels, du patronat, des syndicats. Ce sont des questions de positionnement et de pouvoir qu’il faut gérer », a confié Abass Fall.

Modernisation des transports et sécurité routière : Le Président Diomaye initie un dispositif spécial

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a insisté ce mercredi, lors du Conseil des ministres, sur la nécessité d’accélérer la modernisation des transports terrestres. Cette décision intervient à la suite des recommandations issues des États généraux du secteur, visant à rendre les routes sénégalaises plus sûres et à renforcer la qualité des infrastructures.

Le Chef de l’État a chargé le Premier ministre et le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens de finaliser un Plan d’Action du Gouvernement. Ce plan doit prendre en compte toutes les contraintes juridiques, logistiques, administratives, fiscales et financières afin d’assurer une mise en œuvre efficace des objectifs fixés.

Parmi les priorités, la sécurité routière occupe une place centrale. Le Président Diomaye a rappelé la nécessité d’adopter un dispositif spécial pour réglementer la circulation des cyclomoteurs, conformément au code de la route. Cette mesure vise à limiter les risques d’accidents, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Le Chef de l’État a également insisté sur le renouvellement du parc automobile, notamment les gros porteurs et les véhicules de transport urbain et interurbain. Cette modernisation permettra d’améliorer le confort et la sécurité des usagers tout en réduisant les risques liés aux véhicules vétustes.

Pour répondre aux besoins d’employabilité dans le secteur des transports, le Président Diomaye a demandé au gouvernement d’intégrer ce domaine comme une priorité dans les politiques d’incitation à l’emploi des jeunes. Cela passe par le développement d’instruments de formation professionnelle, ciblant les chauffeurs, les mécaniciens et autres acteurs clés du secteur.

La sécurisation des emplois informels figure également parmi les priorités. Le gouvernement est invité à organiser les acteurs du secteur, leur offrir un financement adéquat, et promouvoir la conclusion de contrats de travail assortis d’une couverture sociale. Le Chef de l’État souhaite que les dispositifs de la Convention nationale État-Employeur et de la Couverture sanitaire universelle soient mobilisés à cet effet.

Avec ces mesures, le gouvernement sénégalais entend renforcer la sécurité routière, moderniser le secteur des transports, et promouvoir un emploi décent pour les jeunes dans un secteur vital pour l’économie nationale.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 15 Janvier 2025.

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères

•       Monsieur Baye Moctar DIOP, Conseiller des Affaires étrangères Principal de Classe exceptionnelle, matricule de Solde 604 129/B, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Belgique, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République française, en remplacement de Monsieur El Hadji Magatte SEYE, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur El Hadji Magatte SEYE, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 515 893/G, précédemment Ambassadeur du Sénégal en France, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El GHAZOUANI, Président de la République islamique de Mauritanie, en remplacement de Monsieur Birame Mbagnick
DIAGNE, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Serigne DIEYE, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 518 082/R, précédemment Ambassadeur, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Marcelo Rebelo De SOUSA, Président de la République portugaise, en remplacement de Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, appelée à d’autres fonctions ;

•       Madame Mariame SY, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 514 789/Z, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Espagne, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence
Monsieur Adama Barrow, Président de la République de Gambie, en remplacement de Monsieur Bassirou SENE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•       Monsieur Mbaba Coura NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 513 808/I, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Burkina Faso, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Abdelmadjid TEBBOUNE, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, en remplacement de Monsieur Serigne DIEYE, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Amadou Ndéné NDOYE, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 606 903/ Z, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à New Dehli, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur John Dramani MAHAMA, Président de la République du Ghana, en remplacement de Monsieur Aboubacar Sadikh BARRY, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Stéphan Sylvain SAMBOU, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 611 465 / C, précédemment Ambassadeur, Directeur Afrique et Union Africaine au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie, en remplacement du Général Jean-Baptiste TINE, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Ousmane DIOP, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 548/E, précédemment Ambassadeur, Directeur Asie, Pacifique, MoyenOrient au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo, en remplacement de Monsieur Abou LO.

•       Monsieur Djibril FOFANA, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 519 138 / G, est nommé Consul général du Sénégal à Milan, en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine DIOUF.

AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET 

•       Monsieur Babacar MBAYE, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 604444/F, précédemment Directeur des Opérations douanières, est nommé Directeur général des douanes, en remplacement de
Monsieur Mbaye NDIAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Ousmane KANE, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606888/D, précédemment Directeur régional du Nord, est nommé Directeur des Opérations douanières, en remplacement de Monsieur Babacar MBAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Papa Thialaw FALL, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 604442/H, précédemment Directeur du Contrôle interne de la Douane, est nommé Directeur de la Réglementation et de la Coopération internationale, en remplacement de Monsieur Pape NDIAYE appelé à d’autres fonctions
;
•       Monsieur Soulé Ciré BOCOUM, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde n° 611491/J précédemment Inspecteur des finances à l’IGF, est nommé Directeur du Contrôle interne de la Douanes, en remplacement de Monsieur Papa Thialaw FALL appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Amidou NDIAYE, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606880/L, précédemment Directeur du
Renseignement, de l’Analyse du Risque et de la Valeur, est nommé Directeur des Systèmes d’informations des douanes, en remplacement de Monsieur Abdourahmane WADE appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Ibrahima FAYE, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606890/M, précédemment Directeur régional de Dakar-Port, est nommé Directeur du Renseignement, de l’Analyse du Risque et de la Valeur, en remplacement de Monsieur Amidou NDIAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Ndiaga SOUMARE, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 608850/K, précédemment Chef du Bureau des Hydrocarbures à la Direction des Opérations douanières, est nommé Directeur des Enquêtes douanières, en remplacement de Monsieur Issa NIANG appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Malang DIEDHIOU Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 608859/ B, précédemment Directeur régional du
Sud, est nommé Directeur de la Facilitation et du Partenariat avec l’Entreprise, en remplacement de Monsieur Mouhamadine Oumar BA appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Cheikh DIOUF, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde   n° 624497/F, précédemment Chef du Bureau du Personnel et de la Gestion des Carrières à la Direction des Ressources humaines, est nommé Directeur régional du Sud, en remplacement de Monsieur Malang DIEDHIOU appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Bourama DIEME, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde n° 616277/I, précédemment Directeur régional du Sud-Est, est nommé Directeur régional de l’Ouest, en remplacement de Monsieur Ahmadou THIOYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Issa NDIAYE, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde n° 611433/B, précédemment Conseiller technique du Directeur général des Douanes, est nommé Directeur régional du Sud-Est, en remplacement de Monsieur Bourama DIEME appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Saliou DIOUF, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 608856/E, précédemment Directeur régional du Centre, est nommé Directeur régional des Unités maritimes, en remplacement de Monsieur
Ousmane FAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Ibrahima THIAM, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde n° 611464/D, précédemment Chef du Bureau particulier, est nommé Directeur régional du Centre, en remplacement de Monsieur Saliou DIOUF appelé à d’autres fonctions ;


•       Madame Fary SENE, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde n° 611452/E, précédemment Chef de la Section contrôle en entreprise à la Direction des Enquêtes douanières, est nommée Directeur de la Logistique et des Finances, en remplacement de Monsieur Abdou Khadre Dieylani NIANG appelé à d’autres fonctions
;
•       Monsieur Babacar Mbagnick FALL, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606887/E, précédemment Chef du Bureau des douanes de Dakar-Port Sud à la Direction des Opérations douanières, est nommé Directeur régional de Dakar-Port, en remplacement de Monsieur Ibrahima FAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Mamadou DIAME, Inspecteur principal des douanes, matricule de solde n° 616196/M, précédemment Chef du Bureau Transit, Transbordement et Réexportation à la Direction des Opérations douanières, est nommé Directeur régional des Hydrocarbures, en remplacement de Monsieur Abdourahmane BA appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Ahmadou THIOYE, Inspecteur principal des douanes de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606906/C, précédemment Directeur régional de l’Ouest, est nommé Directeur régional du Nord, en remplacement de Monsieur Ousmane KANE appelé à d’autres fonctions.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 15 Janvier 2025.

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 15 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

En introduction de sa communication, le Président de la République a mis l’accent sur l’urgence d’accélérer la modernisation des transports dans tous ses compartiments suite aux conclusions des Etats généraux du secteur. Il a demandé au Premier Ministre et au Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, de finaliser le Plan d’Action du Gouvernement pour la modernisation des transports terrestres, en tenant compte, dans l’agenda d’exécution, de toutes les contraintes juridiques, logistiques, administratives, fiscales et financières liées à l’atteinte des objectifs collectifs définis. Il a rappelé au Gouvernement, dans le cadre de l’exécution des mesures d’amélioration de la sécurité routière, la nécessité d’adopter un dispositif spécial de réglementation de la circulation des cyclomoteurs, conformément au code de la route et aux mesures prescrites pour le transport des personnes dans des zones et localités bien ciblées.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a invité le Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens à intensifier le processus de renouvellement des gros porteurs, des véhicules de transports urbains et interurbains de toutes les catégories. Il a demandé au Gouvernement d’intégrer le secteur des transports comme domaine prioritaire dans le déploiement des incitations devant promouvoir l’employabilité et l’emploi décent des jeunes. A ce sujet, le Gouvernement devra accentuer le développement des instruments de formation professionnelle (des chauffeurs, des mécaniciens, etc.) et une meilleure sécurisation « des emplois informels » du secteur à travers l’organisation des acteurs, leur financement adéquat, mais également la conclusion progressive de contrats de travail réguliers, assortis d’une couverture sociale systématique. Les dispositifs de la Convention nationale Etat-Employeur et de la Couverture sanitaire universelle doivent être mis à contribution dans ce sens.

           Revenant sur le Programme « Xeyu ndaw ñi », mis en œuvre depuis 2021 et qui connaît des manquements majeurs, le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’engager avec les Ministres impliqués toutes les diligences nécessaires à l’évaluation et au recadrage avant fin mars 2025 dudit programme. Ce dernier doit évoluer vers un nouveau concept « Emploi des jeunes » plus efficient et fortement intégrateur de toutes les cibles. Cette revue pragmatique du Programme, devra permettre un recadrage rapide de ses composantes et de ses objectifs sectoriels en termes de création d’emplois et de promotion de l’entreprenariat à travers l’optimisation des financements alloués et les différentes activités génératrices de revenus. 

       La mise en œuvre de la «Vision Sénégal 2050 » doit accorder une priorité spéciale au développement des infrastructures maritimes et portuaires. A ce sujet, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre en charge des Infrastructures maritimes et portuaires de finaliser, avant fin mars 2025, la nouvelle politique maritime et portuaire du Sénégal, en tenant compte de la vocation maritime de notre pays et des différents projets réceptionnés, en cours ou en perspective. A ce titre, il a souligné la nécessité, en termes de réformes d’actualiser et d’élargir le cadre de gouvernance des ports publics et privés du Sénégal mais également de renforcer l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), au regard des enjeux nouveaux liés à la navigation maritime. Par ailleurs, il a demandé au Ministre des Infrastructures portuaires et maritimes, d’accentuer la modernisation des ports et quais de pêche. Ces établissements doivent bénéficier d’un programme élargi de modernisation sur l’étendue du territoire national.

       Le Président de la République a indiqué, en outre, l’urgence de réviser le partenariat entre l’Etat et le Consortium sénégalais d’Activités maritimes (COSAMA), ainsi que la nécessité d’asseoir une souveraineté nationale intégrale sur la gestion et le développement des chantiers navals de Dakar, avec le repositionnement stratégique de la Société des Infrastructures de Réparation navale (SIRN), renforcée par la montée en puissance de la Marine nationale. Dans la même lancée, il a invité le Ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires à procéder avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre de l’Industrie et du Commerce, à l’évaluation et à la réorientation des missions et activités du Conseil sénégalais des Chargeurs (COSEC).

      Evoquant le renforcement des relations entre l’Etat et les religions, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement le rôle central des foyers religieux dans la consolidation de l’unité nationale et la stabilité sociale du Sénégal. Il a réitéré sa volonté de hisser ces relations à un niveau institutionnel élevé avec la création prochaine, après consultation de toutes les parties prenantes, de la Délégation générale aux Affaires religieuses.

       Dans cet esprit, il a demandé au Premier Ministre d’engager davantage le Gouvernement à accélérer la modernisation des cités religieuses et le développement du tourisme religieux. 

       Par ailleurs, le Président de la République a invité le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères à prendre toutes les mesures nécessaires, sous la supervision du Premier ministre, afin d’assurer une bonne organisation de l’édition 2025 du Pèlerinage aux Lieux saints de L’Islam ainsi qu’aux Lieux saints de la Chrétienté. Il a enfin demandé au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller à la bonne préparation du Magal « Kazu Rajab », prévu le 27 janvier 2025 et de la 145ème édition de l’Appel de Seydina Limamou LAYE, prévu les 30 et 31 janvier 2025.

        Dans sa communication le Premier Ministre a tout d’abord rendu compte du déroulement et des principales conclusions de sa visite en République islamique de Mauritanie du 12 au 14 janvier 2025. Il a souligné les avancées significatives de la coopération entre les deux pays, en particulier sur les dossiers relatifs au développement du projet gazier GTA et ceux des secteurs de la pêche et du transport terrestre.

         Le Premier Ministre s’est ensuite félicité des conclusions de l’atelier de mise en œuvre opérationnelle de l’Agenda national de Transformation « Vision Sénégal 2050 », en exhortant les membres du Gouvernement à veiller au strict respect du chronogramme arrêté, notamment la validation de la liste des programmes, projets et réformes prioritaires ainsi que les dispositifs de pilotage et de suivi-évaluation. Il a insisté sur la prise en charge structurée de la conduite du changement, de la formation continue ainsi que du renforcement et de la valorisation des Cellules d’Etudes et de Planification.

        Revenant sur la nécessité d’un suivi minutieux des crédits budgétaires affectés aux dépenses d’investissement dans l’attente de la maturation des programmes et projets prioritaires de la Feuille de route 2025 du plan quinquennal 2025-2029, le Premier Ministre a demandé au Ministre des Finances et du Budget, en rapport avec le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre dans les plus brefs délais, la liste des programmes et projets à retenir au titre des dépenses à engager au cours du premier trimestre 2025, en vue de leur approbation par Monsieur le Président de la République.
         Enfin, le Premier Ministre a informé le Conseil, dans le cadre des mesures de réduction du train de vie de l’Etat, des nouvelles modalités qui encadreront désormais l’approbation des missions à l’étranger des agents de l’Etat.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

•       Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur la nouvelle stratégie numérique du Sénégal dénommée « le New Deal technologique » ;

•       Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait le point sur les préparatifs des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ Dakar 2026).   

TFC se sépare de son coach Cheikh Sidathy Sarr après l’élimination en 32e de finale coupe du Sénégal.

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́

Le Teungueth FC annonce la résiliation à l’amiable du contrat le liant avec son entraineur principal Sidath Sarr et son adjoint Assane Diallo. Nous leur souhaitons plein succès dans leurs projets futurs.
L’intérim sera assuré par le directeur technique, Badara Sarr secondé par Ousmane Gueye.

Sénégal : Une relance économique compromise sous le poids du FMI

Depuis le gel brutal de l’aide du Fonds Monétaire International (FMI) en octobre 2024, le Sénégal traverse une période d’incertitude économique et politique sans précédent. Cette décision, provoquée par un audit révélant des irrégularités dans les données budgétaires transmises par l’ancien régime, place le pays dans une situation délicate. Dans une enquête approfondie, Africa Intelligence met en lumière les défis économiques du gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye, alors que le pays de la Teranga peine à rétablir sa crédibilité sur la scène internationale.

L’audit mené par le gouvernement Faye a révélé que les chiffres de la dette et du déficit, fournis sous le second mandat de Macky Sall, avaient été sous-estimés. Ce rapport, bien qu’applaudi pour sa transparence, a conduit au gel d’un prêt crucial de 1,8 milliard de dollars, convenu initialement entre Dakar et le FMI. À ce jour, 770 millions de dollars ont déjà été décaissés, mais le FMI n’exclut pas d’exiger leur remboursement. Un porte-parole de l’institution de Bretton Woods a confirmé que « le conseil d’administration du FMI n’a pas encore pris de décision sur la demande de remboursement des prêts dont le Sénégal a bénéficié sur la base de données erronées ou sur l’octroi d’une dérogation ».

Face à ce gel, le président Bassirou Diomaye Faye a misé sur une tournée diplomatique dans le Golfe en décembre 2024. Lors de ses rencontres avec les représentants des Émirats arabes unis et du Qatar, notamment le Qatar Fund for Development et l’Abu Dhabi Fund for Development, il a cherché à promouvoir son ambitieux plan de développement « Sénégal 2050 ». Cependant, selon Africa Intelligence, aucun engagement concret n’a été obtenu. Les responsables qataris et émiratis ont exprimé leurs doutes sur les perspectives économiques du Sénégal, pointant du doigt l’absence de programme avec le FMI comme un obstacle majeur à leur implication.

Malgré ces revers, le gouvernement Faye tente de regagner la confiance des bailleurs de fonds. En décembre 2024, il a présenté un projet de loi de finances 2025 qui prévoit une augmentation des recettes fiscales afin de réduire le déficit public. Ce plan a été salué par le FMI pour ses ambitions budgétaires. Cependant, l’institution s’est montrée plus réservée face au maintien des subventions énergétiques, qu’elle considère comme un frein aux réformes structurelles nécessaires.

Pour combler le manque de liquidités, le Sénégal a eu recours à des euro-obligations. Avec l’aide de JP Morgan, le gouvernement a levé plus d’un milliard de dollars sur les marchés internationaux. Bien que cette stratégie ait offert un répit financier immédiat, elle s’avère coûteuse. Les titres ont été émis à des taux d’intérêt oscillant entre 6 % et 7 %, mais la plupart des investisseurs ont finalement exigé des coupons proches de 10 %, selon les révélations d’Africa Intelligence. Cette dette, déjà élevée, compromet les marges de manœuvre de Dakar pour financer ses projets à long terme.

Le Sénégal ne fait pas face à ses défis économiques seul. En novembre 2024, Mary Catherine Phee, sous-secrétaire d’État américaine aux Affaires africaines, s’est rendue à Dakar avec une délégation d’investisseurs américains. Lors de cette visite, elle s’est entretenue avec Bassirou Sarr, conseiller du ministre des Finances Cheikh Diba. Diplômé en mathématiques du Carleton College aux États-Unis, Bassirou Sarr supervise les émissions d’eurobonds pour le gouvernement. Cette visite, bien qu’encourageante, n’a pas encore conduit à des investissements significatifs.

Selon les estimations, les négociations formelles avec le FMI pourraient reprendre d’ici juin 2025, une fois que l’audit sera validé par la Cour des comptes sénégalaise. Cependant, la méfiance des investisseurs et l’incertitude entourant un éventuel remboursement des sommes déjà décaissées restent des obstacles majeurs. Le FMI, de son côté, semble divisé : certains de ses cadres jugent peu opportun de sanctionner un gouvernement qui a fait preuve de transparence, mais aucune position officielle n’a encore été adoptée.

Pour le président Faye et son gouvernement, la pression est à son comble. Naviguer entre exigences internationales, tensions sociales et ambitions nationales s’apparente à une course contre la montre. Les prochains mois seront décisifs pour définir si le Sénégal peut surmonter cette crise et redevenir un modèle économique en Afrique de l’Ouest.

Affaire Farba Ngom et Cie : entre blanchiment de capitaux présumé et débats juridiques

L’affaire impliquant Farba Ngom et ses coaccusés a provoqué un vif débat au Sénégal, tant sur le plan juridique que politique. Les faits, qualifiés provisoirement par le procureur de blanchiment de capitaux via des sociétés écrans, impliqueraient des transactions suspectées d’une valeur de 120 milliards de francs CFA. Cette déclaration du parquet a suscité des réactions mitigées, allant de la dénonciation d’une violation de la présomption d’innocence à des accusations de politisation du dossier.

Certains observateurs, notamment le juge Dème et le militant Birahim Seck, ont critiqué la rapidité avec laquelle le procureur a communiqué sur cette affaire. Ils estiment que cette démarche pourrait influencer l’opinion publique et porter atteinte au principe de présomption d’innocence. Selon eux, cette communication pourrait être interprétée comme une tentative d’instrumentalisation politique, une critique fréquente dans les affaires impliquant des personnalités proches des cercles de pouvoir.

Cependant, pour le juriste Pape Amadou Mbaye, le procureur n’a fait que remplir son rôle. « Le procureur est un technicien du droit. Ce qui l’intéresse, c’est de donner une qualification juridique aux faits portés à sa connaissance. Il faut toutefois préciser que cette qualification reste provisoire », a-t-il expliqué lors d’une intervention médiatique.

Il a rappelé que l’article 11 du Code de procédure pénale impose au parquet de s’en tenir à des faits justes et vérifiés dans ses communiqués. Par ailleurs, le juriste a souligné que la qualification initiale des faits est susceptible d’être modifiée à différents stades de la procédure, notamment lors de l’instruction ou du jugement. « Parler de violation de la présomption d’innocence est excessif. Le communiqué ne conclut pas à la culpabilité des personnes mises en cause », a-t-il affirmé.

Dans ce dossier, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) joue un rôle central. Organe rattaché au ministère des Finances, la CENTIF est chargée de détecter et de signaler les mouvements financiers suspects. Ses enquêtes sont souvent à l’origine des saisines du procureur du pôle judiciaire spécialisé, une structure mise en place pour lutter plus efficacement contre la criminalité économique et financière.

Selon Pape Amadou Mbaye, cette affaire reflète un problème récurrent au Sénégal : l’utilisation présumée de mécanismes illégaux pour blanchir de l’argent, souvent par des individus jouissant de connexions au sommet de l’État. « Ce type de dossier était prévisible. Les pratiques de blanchiment de capitaux sont fréquentes, notamment chez des personnalités bénéficiant de privilèges », a-t-il souligné.

Kaolack / Taïba Niassène : 1ère édition du forum économique de Taïba Niassène 2025

Pour apporter des solutions à la problématique de l’agriculture au Sénégal, mais aussi pour raviver l’initiative “Toole Baye”, l’Association Jamhiyatu Ansaarrudi Sénégal (JADS) a organisé, ce mercredi, un forum économique à Taïba Niassène.

« Aujourd’hui, nous sommes à Taïba Niassène dans le cadre d’une activité extrêmement importante. Il s’agit d’un forum organisé ce matin et consacré à l’agriculture, en prélude au Gamou annuel prévu le 18 janvier 2025. L’association Jamhiyatu Ansaarrudi Sénégal (JADS) a pris l’initiative de mobiliser tous les acteurs de développement, notamment ceux évoluant dans le secteur agricole, avec la participation des structures d’encadrement, de financement et de formation, afin d’accompagner les populations sur les opportunités qu’offre ce forum », a expliqué Pape Massaër Diop, sous-préfet de l’arrondissement de Paoskoto.

Ce forum a également été l’occasion de mettre en lumière la vision de Cheikh Ibrahima Niasse, qui anticipait déjà sur le développement agricole à l’horizon 2050. Cette perspective est en harmonie avec les orientations stratégiques des nouvelles autorités sénégalaises pour un développement socio-économique, où l’agriculture occupe une place centrale. L’État du Sénégal s’est engagé à soutenir cette initiative de l’association JADS, a souligné le sous-préfet.

Amadou Samb, administrateur de l’association JADS, a précisé les objectifs du forum :

« Ce forum vise à contribuer au développement de l’activité économique dans le département de Nioro du Rip et, plus largement, au Sénégal. Cela, en conformité avec la vision de notre guide spirituel, Cheikh Elhadji Ibrahima Niasse, mais aussi avec celle des autorités sénégalaises. »

Le forum s’est articulé autour de quatre panels principaux :

1. Les mécanismes d’encadrement ;

2. Les mécanismes de financement des activités économiques ;

3. Les mécanismes de formation ;

4. Les potentialités agricoles, illustrées notamment par “Toole Baye Niasse”.

« Il s’agit de migrer vers une agriculture de précision, résiliente face aux défis tels que le changement climatique et la dégradation des sols. Cela implique de concilier théorie et vision avec une pratique modernisée, mise en œuvre depuis des décennies et renforcée par le khalife Cheikh Mouhamed Mahy Ibrahima Niasse », a ajouté M. Samb.

Le forum vise à établir des partenariats solides et à développer des synergies entre les institutions identifiées. Après une phase de préparation, une phase de suivi sera mise en œuvre avec toutes les structures participantes, et l’État du Sénégal continuera d’accompagner cette initiative.

M. Samb a conclu : « Lors de la deuxième édition du forum, prévue l’année prochaine, les résultats de cette première édition seront présentés au public. »

Le Mali confirme son retrait officiel de la Cedeao : une rupture historique en Afrique de l’Ouest

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’apprête à perdre l’un de ses membres fondateurs, le Mali. Dans une correspondance officielle datée du 13 janvier 2025, le Dr. Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cedeao, a confirmé que le retrait du Mali prendra effet le 29 janvier 2025. Cette décision, annoncée pour la première fois en janvier 2024 par le ministère malien des Affaires étrangères, marque un tournant significatif dans l’histoire de l’organisation régionale.

La décision malienne de quitter la Cedeao a été initialement formalisée par une note verbale adressée à l’organisation le 29 janvier 2024. Depuis, le climat politique entre le Mali et la Cedeao s’est progressivement détérioré, en grande partie en raison des tensions autour des sanctions économiques et politiques imposées suite aux coups d’État successifs au Mali, mais également au Burkina Faso et au Niger.

Lors de la 66e session de la Cedeao, tenue à Abuja le 15 décembre 2024, les chefs d’État de l’organisation ont pris acte de cette décision, conformément à l’article 91 du Traité révisé. Cet article régit les procédures de retrait des États membres.

Le Dr. Touray a annoncé que la Commission de la Cedeao engagera dès le 29 janvier 2025 les démarches nécessaires pour officialiser ce retrait. Une réunion technique entre les représentants du Mali et ceux de l’organisation sera organisée ultérieurement pour définir les modalités de cette séparation. Cette démarche vise à garantir une transition harmonieuse malgré les divergences.

Ce départ, considéré comme une rupture historique, pourrait fragiliser davantage la Cedeao. Déjà confrontée à des défis sécuritaires et politiques, notamment dans les États sahéliens, l’organisation perd un membre clé dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale.

Par ailleurs, ce retrait souligne l’échec de la médiation conduite par le président Diomaye Faye. Sa mission visait à rétablir les relations entre la Cedeao et les trois pays sous régime militaire – Mali, Burkina Faso et Niger – mais elle semble désormais dans l’impasse.

Ce divorce pourrait inciter le Mali à renforcer sa coopération avec d’autres blocs régionaux ou internationaux, notamment avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), voire à intensifier ses partenariats avec des puissances émergentes comme la Russie ou la Chine.

En quittant la Cedeao, le Mali envoie un signal fort : la volonté de redéfinir ses relations internationales, quitte à s’isoler partiellement de ses voisins immédiats. Cette décision aura sans doute des répercussions politiques et économiques dans les années à venir, non seulement pour le Mali, mais aussi pour l’ensemble de la région ouest-africaine.

Face à ce retrait, la Cedeao devra repenser ses stratégies pour maintenir sa crédibilité et son efficacité. Alors que les tensions géopolitiques et les crises sécuritaires s’intensifient, l’organisation est désormais confrontée à la nécessité de trouver un équilibre entre ses principes démocratiques et la réalité politique complexe de la région.

La BAD finance le Programme de Promotion des Lampes d’Éclairage Efficace au Sénégal

La Banque africaine de développement (BAD) vient d’approuver un financement de 8,51 millions d’euros, soit environ 5,55 milliards de FCFA, pour le Programme de promotion des lampes d’éclairage efficace du Sénégal (PPLEEF). Ce projet phare, qui établit un précédent en matière d’efficacité énergétique en Afrique, se concentre sur la réduction de la consommation électrique et l’amélioration de la durabilité énergétique dans le pays.

Le PPLEEF, premier investissement de la BAD dédié exclusivement à l’efficacité énergétique du côté de la demande, cible près de 700 000 ménages et 80 000 petites entreprises. Les régions bénéficiaires prioritaires incluent Dakar, Thiès et Diourbel. Le programme prévoit le remplacement des ampoules à incandescence obsolètes par des lampes LED modernes et économes en énergie.

Cette transition permettra non seulement de réduire les coûts d’électricité pour les ménages et les entreprises, mais aussi de diminuer considérablement les émissions de carbone, contribuant ainsi aux objectifs climatiques du Sénégal.

Un aspect innovant du projet est son modèle de financement : les consommateurs pourront rembourser le coût des nouvelles ampoules grâce aux économies réalisées sur leurs factures d’électricité mensuelles. Cette approche inclusive garantit un impact social et économique positif pour les bénéficiaires.

Selon Mame Coumba Ndiaye, directrice générale de l’Agence de l’énergie, ce programme devrait permettre une économie annuelle de plus de 189 GWh, réduisant ainsi la pression sur le réseau électrique national. Elle a également souligné les avantages financiers pour les ménages et les petites entreprises, qui verront leurs factures d’énergie diminuer.

Pour sa part, Jalel Chabchoub, chargé de l’efficacité énergétique à la BAD, a qualifié cette initiative de “percée majeure” dans le développement durable et l’accès universel à l’énergie. Il a également mentionné que ce projet pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains confrontés à des défis similaires.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large portée par des initiatives comme “Mission 300”, soutenue par la BAD et la Banque mondiale, qui vise à garantir un accès énergétique universel en Afrique.

Avec cet investissement, le Sénégal renforce son rôle de leader en matière de transition énergétique sur le continent, tout en mettant en œuvre des solutions innovantes pour améliorer le quotidien de ses citoyens et réduire son empreinte écologique.

Crise à Emedia Invest : le ministre du Travail pointe du doigt la viabilité économique

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, le ministre du Travail, Abass Fall, s’est exprimé sur la situation critique que traverse le groupe de presse Emedia Invest. Ce dernier, confronté à des difficultés économiques, fait l’objet d’un suivi de la part des autorités, selon le ministre, qui a annoncé avoir saisi la Direction générale du travail et de la sécurité sociale à ce sujet.

« J’ai demandé à la Direction générale du travail et de la sécurité sociale de me faire un rapport sur Emedia, mais pas seulement là-bas, partout où il y a des problèmes », a déclaré Abass Fall. Le ministre a souligné que les entreprises sénégalaises rencontrent souvent des problèmes structurels, en grande partie liés à leur viabilité économique.

Selon le responsable du parti Pastef, la situation d’Emedia illustre une problématique plus large : celle de la création d’entreprises sans bases solides. « On crée des entreprises sans pour autant avoir les vraies données, surtout sur le plan économique. On crée pour créer », a-t-il affirmé.

Bien qu’il ne connaisse pas les détails précis des conditions dans lesquelles Emedia a vu le jour, le ministre estime que les difficultés actuelles pourraient s’expliquer par un manque de préparation économique lors de son lancement. « Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais certains lient ça au départ de l’ancien régime. Je n’y crois pas », a-t-il ajouté, soulignant que cette théorie, si elle était avérée, signifierait l’échec de nombreux projets privés.

Abass Fall a également évoqué l’indépendance des entreprises privées vis-à-vis de l’État. « On ne peut pas dépendre d’un État quand on fait du privé. Si c’est le cas, l’État est obligé d’orienter la ligne éditoriale. Donc, je ne crois pas en cette thèse pour la situation de Emedia », a-t-il expliqué, écartant ainsi toute responsabilité directe de l’État dans la crise que traverse le groupe de presse.

Le ministre a conclu en affirmant que le gouvernement suit de près le dossier d’Emedia, tout en s’intéressant à d’autres entreprises en difficulté. Cette approche vise à diagnostiquer les problèmes récurrents dans le tissu entrepreneurial sénégalais et à identifier les leviers permettant de renforcer la viabilité économique des entreprises.

Thierno Bocoum dénonce une justice partiale dans la reddition des comptes

Dans une déclaration publique, Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir, a réitéré son soutien au principe de la reddition des comptes, tout en dénonçant la gestion actuelle de ce processus par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, les procédures engagées manquent de neutralité et de justice, mettant en péril la crédibilité de cette initiative essentielle.

« Face à un Premier ministre justicier et blanchisseur, peut-on s’attendre à une reddition des comptes juste et équitable ? », a-t-il interrogé dans une publication qui a suscité de vives réactions.

Thierno Bocoum a mis en garde contre une approche biaisée, qui viserait uniquement certains individus tout en épargnant d’autres. « Quiconque prend un franc de l’argent du contribuable doit rendre compte », a-t-il affirmé, tout en soulignant que la justice doit être impartiale pour garantir l’équité et la transparence.

Le leader de l’opposition a également dénoncé le traitement réservé à certaines institutions publiques. Il cite notamment l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), affirmant que des scandales dans ces structures ont été ignorés. « Si le Premier ministre déclare qu’il n’y a pas de scandale à l’ONAS et à l’ASER, et que la justice ne fait rien, c’est scandaleux », a-t-il martelé.

Pour Thierno Bocoum, la crédibilité des nouvelles autorités repose sur leur capacité à mener des enquêtes sans parti pris et à punir les responsables de détournements, quel que soit leur statut ou leur affiliation politique. « La reddition des comptes doit être un exercice républicain, pas un outil de règlement de comptes politiques », a-t-il insisté.

Cette sortie de l’opposant intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des enquêtes sur la gestion des finances publiques. Le gouvernement, de son côté, assure que toutes les procédures respectent les règles de transparence et de justice.

Abass Fall sur les licenciements au Port autonome de Dakar : “Il faut assainir”

Dans un entretien accordé au journal Le Soleil ce mercredi 15 janvier, le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, s’est exprimé sur les licenciements signalés au Port autonome de Dakar (PAD). Tout en appelant à la prudence, il a justifié la nécessité de procéder à des réformes profondes pour assainir la situation dans certaines entreprises publiques.

« Il faut assainir », a-t-il déclaré, mettant en lumière des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des ressources humaines au PAD et dans d’autres structures étatiques. Abass Fall a notamment pointé du doigt des pratiques de recrutements politiques et des irrégularités graves : « Il y a des gens recrutés qui ne viennent même pas au travail. Pire, nous avons découvert plus de 200 personnes qu’on ne reconnaît même pas. Certaines entreprises prétendument éligibles dans la convention État-employeurs n’avaient même pas connaissance de leur statut. »

Le ministre a également dénoncé des situations rocambolesques, évoquant des cas où des individus percevaient des salaires à leur insu : « On appelle certaines personnes et elles disent n’avoir jamais reçu d’argent, alors que les fonds ont bien été envoyés. Ce sont des choses incroyables. »

Sur les licenciements au PAD, Abass Fall a tenu à préciser que le directeur général, Waly Diouf Bodian, a démenti l’information faisant état de renvois massifs. Toutefois, il a reconnu que certains contrats n’ont pas été renouvelés, car, selon lui, « il arrive un moment où il faut se séparer de ceux qui ne sont pas utiles à l’entreprise, tout en respectant le droit du travail ».

Pour Abass Fall, la solution réside dans un système de départ volontaire, permettant aux entreprises de redresser leurs finances et de recruter de manière plus stratégique à l’avenir. « Il faut revenir à ce système de départ volontaire jusqu’à ce que les entreprises puissent avoir la possibilité de recruter à nouveau. »

Affaire Mahmadane Sarr : une spirale de luxe, de contrats douteux et de scandale financier

Mahmadane Sarr, figure emblématique de la location de voitures de luxe au Sénégal, se retrouve au cœur d’un scandale financier sans précédent. L’homme d’affaires, connu pour son parc impressionnant de véhicules prestigieux, a été placé sous mandat de dépôt par le Parquet du Pool judiciaire financier (PJF). En cause : une facture astronomique de 14 milliards de FCFA pour la location de véhicules à l’État sénégalais entre 2020 et 2023.

Selon les révélations de L’Observateur, Mahmadane Sarr aurait facturé à l’État une moyenne de 2 milliards de FCFA par an pour des voitures haut de gamme – Toyota, Mercedes, BMW et Nissan Patrol – utilisées notamment lors des déplacements officiels et des campagnes électorales sous le régime de Macky Sall.

Malgré les justificatifs fournis aux enquêteurs, ses explications n’ont pas convaincu les juges d’instruction. Les suspicions portent sur des contrats jugés opaques et des factures potentiellement gonflées. Certaines descriptions des véhicules loués ne correspondraient pas à la réalité, ce qui alimente davantage les doutes sur l’intégrité des transactions.

Juste avant la fin du mandat de l’ancien président Macky Sall, Mahmadane Sarr aurait perçu un virement colossal de plusieurs milliards de FCFA, effectué par l’ex-ministre des Finances. Ce transfert, au timing suspect, suscite de nombreuses interrogations sur les procédures suivies et l’opportunité d’un tel règlement.

Les autorités actuelles, sous la présidence de Diomaye Faye, considèrent cette affaire comme emblématique des dérives financières du régime précédent. Les enquêteurs du PJF, en collaboration avec la Division des investigations criminelles (DIC), cherchent désormais à déterminer si des complicités internes ont permis la validation de ces transactions.

L’affaire prend une dimension politique : les véhicules loués par Mahmadane Sarr auraient été largement utilisés par les cadres de l’ancien régime pour les campagnes électorales. Ce détail renforce les accusations de favoritisme et d’abus de fonds publics, alimentant le mécontentement d’une population déjà échaudée par des scandales de mauvaise gouvernance.

Pour les Sénégalais, cette affaire illustre les défis persistants en matière de transparence et de gestion des ressources publiques. Elle met en lumière les pratiques de favoritisme et les dysfonctionnements dans la passation des marchés publics, sous un régime souvent critiqué pour sa gestion financière.

Le Parquet du Pool judiciaire financier a promis de mener une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur cette affaire. Quant à Mahmadane Sarr, son avenir semble incertain. Ce dossier pourrait bien devenir un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal, un sujet crucial pour le gouvernement de Diomaye Faye, qui s’est engagé à rétablir la confiance des citoyens envers l’État.

Alors que Mahmadane Sarr était l’incarnation de la réussite et de l’opulence dans le secteur de la location de voitures de luxe, ce scandale marque un brusque coup d’arrêt à son ascension. Comme l’écrit L’Observateur, « les roues de la fortune de Mahmadane Sarr se sont soudainement arrêtées, mais l’enquête, elle, continue de rouler à plein régime. »

Affaire Ferdinand Coly contre Saliou Samb : l’attente de la Cour suprême se prolonge

L’affaire judiciaire opposant Saliou Samb, ancien président du Conseil départemental de Mbour, à Ferdinand Coly, ancien international sénégalais, connaît un nouveau rebondissement avec un pourvoi en cassation encore pendant devant la Cour suprême. Selon des informations rapportées par Les Échos, toutes les parties ont déjà déposé leurs mémoires en défense, mais la date de l’audience reste à fixer.

Cette affaire complexe trouve son origine dans une société d’exploitation et d’exportation de produits halieutiques baptisée Blue Trade Company, cofondée par Ferdinand Coly et Saliou Samb. Coly accuse Samb de lui avoir extorqué 1,2 milliard FCFA dans le cadre de la gestion de l’entreprise, une somme colossale dans laquelle Mamadou Niang, un autre ancien international sénégalais, avait également investi 325 millions FCFA. Toutefois, contrairement à Ferdinand Coly, Mamadou Niang n’a pas engagé de poursuites.

En première instance, le tribunal avait condamné Saliou Samb à deux ans de prison, dont six mois ferme, ainsi qu’à une réparation financière de 800 millions FCFA à Ferdinand Coly. En appel, cette peine avait été réduite à un an, dont dix mois assortis du sursis, après une confusion des peines. Cependant, l’interdiction d’exercer dans le secteur des produits halieutiques, imposée en première instance, avait été levée.

Malgré la décision de la Cour d’appel de Thiès, rendue le 29 juillet 2024, Saliou Samb et ses avocats ont décidé de porter l’affaire devant la Cour suprême, espérant ainsi un ultime revirement en leur faveur. Ce pourvoi en cassation intervient dans un contexte où les saisies des biens de Samb, ordonnées par la justice, sont déjà en cours d’exécution. Selon Les Échos, l’huissier mandaté aurait entamé la saisie malgré les tentatives de Samb de bloquer la procédure par une action en référé, rejetée par le tribunal.

Les enjeux de cette affaire dépassent largement la simple querelle entre deux anciens partenaires. Avec une demande de réparation atteignant 800 millions FCFA, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur les finances de Saliou Samb et sur son avenir dans le secteur halieutique.

En attendant la décision de la Cour suprême, les deux parties restent dans l’expectative. Ce dernier recours judiciaire pourrait sceller définitivement l’issue de ce litige, qui suscite un intérêt certain en raison de la stature publique des protagonistes et des montants en jeu.

Sénégal : scandale politico-financier autour de Tahirou Sarr et des milliards de FCFA détournés

Le Sénégal est secoué par une affaire financière aux ramifications complexes, révélée par L’Observateur. Le Parquet du Pool Judiciaire Financier (PJF) enquête sur des transactions suspectes mettant en cause Tahirou Sarr, homme d’affaires influent, et plusieurs entités publiques et privées. Avec des flux financiers atteignant plus de 125 milliards de FCFA, l’affaire mêle opacité, blanchiment présumé et usage douteux de ressources publiques.

Tout commence avec un rapport alarmant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), signalant des transactions cumulées à 125 milliards de FCFA. Au cœur de cette affaire, un virement initial de 4 milliards de FCFA effectué depuis le Trésor public en juin 2022. Ce montant a été transféré à Mega Business Solutions, entreprise dirigée par Tahirou Sarr, avant d’être redistribué vers d’autres entités, telles que Holding Sofico et Sci Diamalaye.

Les enquêteurs ont également identifié un autre transfert de 3,5 milliards de FCFA, que Tahirou Sarr justifie comme un engagement de l’État pour des condamnations judiciaires. Cependant, la Centif relève des incohérences dans ses explications, alimentant les soupçons de détournement.

L’enquête a révélé un réseau complexe de sociétés écrans et de transactions douteuses. Plusieurs entités, telles que Coris Bank et Sci Haba, représentée par Ismaïla Ngom (présumé frère du député Farba Ngom), sont impliquées dans des virements allant de 1,5 milliard à 300 millions de FCFA. Des retraits massifs, notamment celui de 600 millions de FCFA en août 2023, posent la question de la finalité réelle de ces fonds.

Un rapport clé transmis par la CBAO détaille des virements massifs non justifiés, dont certains seraient destinés à des paiements notariaux opaques. Ces mécanismes, typiques du blanchiment de capitaux, viseraient à dissimuler l’origine des fonds publics ou à contourner des réglementations fiscales.

Outre Tahirou Sarr, le député Farba Ngom est également cité dans l’enquête, renforçant la dimension politico-financière de ce scandale. Les fonds publics impliqués et l’utilisation présumée de sociétés écrans soulèvent des interrogations sur l’impunité dont jouiraient certaines élites économiques et politiques.

L’impact de cette affaire dépasse les sphères économiques : elle ravive le débat sur la transparence dans la gestion des ressources publiques et la lutte contre la corruption au Sénégal.

Pour l’heure, Tahirou Sarr n’est pas encore inculpé. Cependant, les investigations du Parquet du PJF se poursuivent, tandis que l’opinion publique exige des réponses. Les zones d’ombre et les montants astronomiques en jeu font de ce dossier un véritable séisme politico-financier.

Affaire de détournement de fonds : Moustapha Diop, maire de Louga, cité dans un scandale financier

Un scandale financier d’envergure éclabousse l’ancien ministre de l’Industrie, aujourd’hui maire de Louga et président de la coalition Farlu, Moustapha Diop. Cette affaire, révélée par PressAfrik, implique également l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom, accusée d’avoir détourné plus de 734 millions de francs CFA des caisses de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) pour financer des activités politiques et des marchés fictifs.

Entre août et décembre 2024, Tabaski Ngom, alors Agent Comptable Particulier (ACP) de la CRSE, aurait opéré plusieurs prélèvements non autorisés sur les comptes de l’institution. Ces fonds, destinés à des projets fictifs et des activités électorales, auraient transité par des intermédiaires, dont Mor Guèye, propriétaire de l’entreprise Sen Setal Web Com. Selon les investigations, une partie de ces fonds – plus de 300 millions de francs CFA – aurait été remise à Moustapha Diop pour financer sa campagne législative anticipée du 17 novembre dernier.

En tant qu’ACP, Tabaski Ngom avait la charge de la gestion des comptes de la CRSE. Toutefois, après son limogeage en octobre 2024, elle aurait continué à effectuer des prélèvements illégaux sous couvert de certificats médicaux retardant sa passation de service. PressAfrik rapporte que l’agent a utilisé ces fonds pour financer des « marchés » qui n’ont jamais été exécutés.

Tabaski Ngom aurait remis 210 millions de francs CFA à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur et de Mor Guèye. Ce dernier, placé en garde à vue et déféré au parquet le 14 janvier, est accusé de faux en écriture et usage de faux. Il aurait fabriqué de fausses quittances de versements et détourné une partie des sommes confiées.

PressAfrik dispose de plusieurs éléments incriminants, notamment des audios, enregistrements, décharges et documents signés. Une décharge datée du 29 novembre 2024 mentionne que Moustapha Diop a reçu 210 millions de francs CFA de Tabaski Ngom, avec l’engagement de rembourser cette somme. Ce document porte la signature de l’ancien ministre et celle de l’agent du Trésor.

Dans une conversation enregistrée, Tabaski Ngom se plaint de la pression exercée par Moustapha Diop et son entourage pour obtenir des fonds supplémentaires. Elle confie vouloir sécuriser les fonds restants en attendant une preuve écrite signée devant notaire.

Mor Guèye, patron de Sen Setal Web Com, se décrit comme un intermédiaire ayant agi sur instruction de Tabaski Ngom. Il reconnaît avoir acheminé des fonds à Moustapha Diop, mais réfute toute accusation de détournement. « Je n’ai fait que suivre ses ordres. Tout l’argent que j’ai convoyé a été remis, et je peux en fournir la traçabilité », déclare-t-il.

L’enquête révèle que les fonds détournés provenaient des caisses publiques de la CRSE. L’organe de régulation, rattaché à la présidence de la République, a découvert les irrégularités lors d’un rapprochement bancaire. Une plainte a été déposée auprès du parquet financier le 11 décembre 2024.

À ce jour, Moustapha Diop n’a pas répondu aux sollicitations de la presse. Son implication dans cette affaire pourrait ternir davantage son image et celle de sa coalition, Farlu. Le dossier est actuellement entre les mains du parquet financier, et des poursuites pourraient être engagées contre tous les protagonistes impliqués.

Cette affaire met en lumière les failles dans la gestion des fonds publics au Sénégal, notamment dans les institutions stratégiques comme la CRSE. Elle pose également des questions sur l’intégrité des acteurs politiques et la capacité de l’État à prévenir et sanctionner les abus de pouvoir.

Affaire des 29,8 milliards de francs CFA : le rapport explosif de la Centif

Le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) continue de révéler les contours d’une affaire qui s’annonce retentissante. Ce document, à l’origine de l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet financier, s’intéresse notamment à une Déclaration d’opérations suspectes (DOS) datant du 23 novembre 2021, transmise par Ecobank.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’État du Sénégal aurait effectué entre février et août 2021 quatre virements d’un montant total de 29,832 milliards de francs CFA au profit de la société Groupe immobilier suisse (GIS). Si la réception des fonds par cette entité semble avérée, leur utilisation intrigue fortement les enquêteurs.

Le rapport souligne que ces fonds n’ont pas été directement mobilisés pour des activités liées à GIS. Ils ont plutôt transité par son compte avant d’être redistribués à plusieurs bénéficiaires via des virements bancaires, des chèques encaissés ou encore des paiements en espèces.

Parmi les destinataires des fonds, les enquêteurs de la Centif ont identifié :

• Serigne Khadim Niang ;

• Les cabinets d’avocats SCP Tounkara et Associés et SCP Diop et Diop ;

• La société Calypso.

Cependant, aucune connexion évidente n’a pu être établie entre GIS et ces bénéficiaires. Ce flou soulève des interrogations sur les raisons de ce schéma financier complexe et opaque.

Pour la Centif, ces opérations financières, à première vue injustifiées, pourraient masquer des pratiques douteuses, voire des détournements de fonds publics. L’absence de liens clairs entre GIS et les bénéficiaires, combinée au caractère fragmenté des transactions, renforce la suspicion d’un montage orchestré pour dissimuler les réels destinataires ou finalités des fonds.

Cette affaire pourrait mettre en lumière des dysfonctionnements systémiques dans la gestion des ressources publiques et poser la question des mécanismes de contrôle.

Le parquet financier a ouvert une information judiciaire pour faire toute la lumière sur cette affaire. Les conclusions de cette enquête s’annoncent cruciales pour déterminer les responsabilités des parties impliquées et, éventuellement, récupérer les sommes détournées.

En attendant, cette révélation jette une nouvelle fois un éclairage sur l’importance de la transparence dans la gestion des finances publiques et la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte contre la corruption au Sénégal.

Farba Ngom : l’Assemblée nationale en marche vers une levée d’immunité parlementaire dans une affaire de blanchiment de capitaux

Le député sénégalais Farba Ngom, par ailleurs maire des Agnam et figure influente de l’Alliance pour la République (APR), est au cœur d’une procédure de levée d’immunité parlementaire. Cette action, initiée à la suite d’accusations de blanchiment de capitaux, soulève une vive polémique sur la scène politique nationale.

Selon des rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Farba Ngom est suspecté d’avoir orchestré un vaste réseau de transactions financières douteuses. L’élu est accusé d’avoir utilisé des sociétés écrans pour effectuer des transferts financiers totalisant plus de 125 milliards de francs CFA. Les autorités soupçonnent des flux financiers injustifiés entre ses comptes personnels, ceux de ses proches et plusieurs sociétés partenaires.

Malgré ces accusations graves, Farba Ngom clame son innocence. Il affirme ne pas avoir été informé officiellement de la démarche judiciaire et n’avoir reçu aucune convocation.

L’Assemblée nationale a enclenché le processus de levée de l’immunité parlementaire, une étape nécessaire pour permettre aux autorités judiciaires d’enquêter sur le député.

Le bureau de l’Assemblée et la conférence des présidents se sont réunis pour examiner la demande. Une commission ad hoc, composée de onze membres, sera constituée ce jeudi 16 janvier 2025 afin d’entendre Farba Ngom. La plénière prévue le lendemain, vendredi 17 janvier, devra ratifier cette commission et statuer sur la levée de l’immunité parlementaire.

Face à cette tourmente, Farba Ngom peut compter sur le soutien indéfectible de son parti, l’APR. Ce même jeudi, un grand rassemblement est organisé au siège de l’APR, sur la Route de Ouakam, à Dakar. Cet événement, présenté comme une démonstration de force, vise à mobiliser les militants et à afficher un soutien ferme au député.

Le contexte de cette affaire est d’autant plus sensible qu’elle intervient dans une période où la classe politique sénégalaise est marquée par une montée des tensions et des accusations croisées.

La levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, si elle est actée, marquerait une étape significative dans cette affaire. Elle mettrait également en lumière la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la lutte contre les pratiques financières illicites. Cependant, elle pourrait aussi exacerber les tensions politiques, l’opposition dénonçant souvent des procédures judiciaires utilisées comme levier politique.

CONTRE-EXPERTISE DANS L’AFFAIRE WEST AFRICAN ENERGY : Ces résultats ouvrant la voie de l’innocence à Samuel Sarr

Un nouveau développement vient de survenir avec la publication du rapport de la contre-expertise dans l’affaire WAE (West African ENERGY). Un pré-rapport remet en question les conclusions initiales du cabinet Mazars et apporte des éléments en faveur de l’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Sarr.

L’affaire “West African Energy”, qui oppose Samuel Sarr à Moustapha Ndiaye, est en train de prendre un nouveau tournant avec la publication du rapport de la contre-expertise. Ces résultats de la gestion de l’ex-ministre de l’Énergie sous Abdoulaye Wade pourraient changer la donne pour l’accusé, incarcéré pour « abus de biens sociaux ».
Le pré-rapport semble, en effet, remettre en cause les conclusions du cabinet Mazars, dont les accusations de malversations financières avaient conduit à l’incarcération de Samuel Sarr, d’après des sources du « Dakarois Quotidien ».
Ce rapport de la contre-expertise mandatée par le juge d’instruction, écarte la thèse d’un abus de biens sociaux, précisant que les anomalies relevées sont minimes et ne seraient en aucun cas à l’origine de pertes d’actifs ou de préjudices financiers pour West African Energy.
Il est également précisé que des pratiques et procédures administratives, parfois « non conformes sur le plan formel et à la réglementation en vigueur », ont été observées, mais elles sont qualifiées de « marginales ».
En parallèle, le rapport insiste sur le fait qu’il n’y a eu « ni perte d’actifs, ni manque à gagner » pour la société, et que, sur le fond, aucune « anomalie » dans les transactions effectuées par Samuel Sarr n’a été constatée.
Il convient de rappeler que l’objectif principal de cette contre-expertise était de déterminer si Samuel Sarr avait effectivement commis des fautes de gestion pratiques malhonnêtes ou actes illégaux. Selon les mêmes sources, bien que quelques divergences mineures aient été identifiées dans les procédures administratives et comptables, ces écarts ne justifient en aucun cas une mise en cause de l’ancien ministre. Le pré-rapport indique qu’il n’y a eu aucune exception notable ni écart significatif par rapport à la norme, ni dans le cadre légal, ni dans les conventions conclues par la société.

ACCUSATIONS CONTRE SAMUEL SARR

L’accusation portée par Moustapha Ndiaye, actionnaire de West African Energy, concernant un détournement de fonds estimé à plus de huit (8) milliards de francs CFA, est fermement réfutée par Samuel Sarr. Ce dernier, par le biais de ses avocats, a déjà présenté plusieurs documents aux enquêteurs pour prouver son innocence.
Ainsi, les conclusions de cette contre-expertise paraissent renforcer cette position et pourraient jouer un rôle crucial dans le dénouement de l’affaire.
En attendant que le juge d’instruction examine en détail les résultats de cette contre-expertise, les avocats de la défense expriment un optimisme prudent, affirmant que ce rapport pourrait constituer un élément décisif pour la libération de Samuel Sarr.
Si ces conclusions sont prises en compte, il est possible que l’ancien ministre puisse être exonéré des accusations qui pèsent contre lui. Toutefois, il reste à voir si le juge suivra ces recommandations.
La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°371 – du 15/01/2025

🔴 CONTRE-EXPERTISE DANS L’AFFAIRE WEST AFRICAN ENERGY : DES RÉSULTATS EN FAVEUR DE SAMUEL SARR
🔴 PLÉNIÈRE FIXÉE CE VENDREDI POUR LA LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : POURQUOI CE « FAST-TRACK » ?

🔴 NOUVEAU REPORT DU CHAN 2025 : QUE D’OBSTACLES…
🔴 32e DE FINALE DE LA COUPE DU SÉNÉGAL : ÇA PASSE CRÈME POUR USO, THIÈS FC, POUT SC ET ASFA

Saint-Louis : La brèche continue de faire des victimes parmi les pêcheurs

La brèche de Saint-Louis, creusée en 2003 pour évacuer les eaux pluviales, reste un danger permanent pour les pêcheurs de la région. Le week-end dernier a été particulièrement meurtrier avec un bilan tragique : deux morts, six disparus et des dégâts matériels importants.

Selon l’Association des pêcheurs de Saint-Louis, les drapeaux rouges, qui signalent une météo défavorable, avaient pourtant été hissés pour avertir les pêcheurs des risques. Malgré cela, plusieurs d’entre eux ont bravé les interdictions, ce qui a conduit à la catastrophe. Le porte-parole de l’association a fait état de six morts, six disparus, vingt-sept rescapés, deux pirogues détruites et de nombreux équipements de pêche endommagés. Face à ce drame, il a exhorté ses collègues à respecter les consignes de sécurité et à éviter les sorties en mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

La brèche, qui s’est considérablement élargie depuis sa création, est passée de deux mètres à plus de six kilomètres aujourd’hui. Cette situation aggrave les risques pour les pêcheurs et menace également les populations vivant sur la Langue de Barbarie. Le journal L’Observateur a récemment évoqué les conséquences dramatiques de cet élargissement, soulignant que la brèche constitue désormais un danger pour l’ensemble de la région.

Le ministre de la Pêche a exprimé ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des pêcheurs de Saint-Louis. Il a rappelé l’importance de respecter les mesures de sécurité pour éviter de nouvelles tragédies. Il a également salué les efforts des autorités administratives, des Sapeurs-pompiers et des pêcheurs qui ont participé aux opérations de secours.

Lors de sa dernière visite à Saint-Louis, le Premier ministre avait reconnu la gravité de la situation et promis des solutions concrètes pour sécuriser la zone. Cependant, les pêcheurs estiment que ces engagements n’ont pas encore été suivis d’effet. Ils demandent des actions rapides et efficaces afin de sécuriser la brèche et de mettre fin aux nombreux drames qui endeuillent chaque année la communauté.

« Chaque sortie en mer est un risque. Nous avons besoin de mesures immédiates pour sécuriser la brèche. Trop de familles ont déjà été frappées par le deuil », a témoigné un pêcheur de Guet Ndar. En attendant des actions concrètes, la brèche continue de représenter un piège mortel pour les pêcheurs de Saint-Louis, qui vivent dans l’angoisse à chaque sortie en mer.

Meurtre de Diary Sow à Malika : une marche citoyenne contre les violences faites aux femmes

La commune de Malika sera le théâtre d’une importante mobilisation citoyenne ce mardi 14 janvier 2025, en réponse au meurtre de Diary Sow, un drame qui a profondément ému la population sénégalaise. La Fédération des Groupements de Femmes de Malika, appuyée par plusieurs organisations de défense des droits des femmes, organise une marche populaire pour dénoncer les violences faites aux femmes et réclamer justice.

La marche débutera à 15 heures, avec un itinéraire symbolique retraçant les lieux clés de la commune. Le cortège partira de la maison familiale de Diary Sow, passera devant la Mairie de Malika, fera une halte à la Sous-préfecture pour un point de presse, avant de se terminer sur la plage de Malika, lieu où la victime avait l’habitude de se rendre.

« Les participantes seront vêtues de blanc, symbole de paix, et porteront un foulard orange, couleur représentant la lutte contre les violences faites aux femmes », précise le communiqué transmis à Ledakarois.sn.

Cet événement vise à interpeller les autorités locales et nationales sur les violences et discriminations que continuent de subir les femmes au Sénégal.

La Fédération des Groupements de Femmes de Malika appelle à une prise de conscience collective face à une situation qu’elle qualifie d’ »alarmante ». « Il est urgent que les violences basées sur le genre soient prises au sérieux par les pouvoirs publics et que des sanctions exemplaires soient appliquées contre les auteurs de ces actes ignobles », déclare une membre de la fédération.

Les organisatrices insistent également sur la nécessité d’une réforme judiciaire, afin de garantir une protection accrue des femmes victimes de violences.

Le meurtre de Diary Sow, survenu il y a quelques jours, s’inscrit dans une série de violences qui secouent le pays. Ce drame a ravivé le débat sur la sécurité des femmes et le manque de dispositifs de protection efficaces pour prévenir ces actes tragiques.

Des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer des actions concrètes de la part des autorités. Parmi les mesures proposées figurent le renforcement des lois sur les violences conjugales et sexuelles, la création de centres d’accueil pour les victimes, et la mise en place de campagnes de sensibilisation à grande échelle.

À travers cette marche, les organisatrices espèrent mobiliser toute la nation pour mettre fin aux violences faites aux femmes. « Nous invitons tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, à se joindre à nous pour dire non à la violence. Nous devons être unis pour protéger nos filles, nos sœurs, nos mères », lance une militante engagée.

La marche de Malika se veut également un hommage à Diary Sow, afin que sa mémoire soit honorée et que son cas serve d’exemple pour briser le silence autour des violences faites aux femmes au Sénégal.

« Plus jamais ça ! », conclut le communiqué.

Institution Sainte-Jeanne-d’Arc : 28 cas de gastro-entérite maîtrisés grâce à des mesures sanitaires renforcées

L’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de Dakar a récemment fait face à un incident sanitaire préoccupant. En décembre dernier, 28 élèves ont été touchés par une gastro-entérite qui a nécessité l’intervention rapide des autorités sanitaires et des responsables de l’établissement. Grâce à une gestion proactive de la situation, la propagation de la maladie a été contenue et des mesures strictes ont été mises en place pour garantir la sécurité des élèves.

Selon Olivier Georges, proviseur de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc, la direction a été alertée après que des parents ont signalé des symptômes sévères chez leurs enfants. Plusieurs d’entre eux ont été conduits dans diverses cliniques, où un diagnostic de gastro-entérite a été établi.

Face à la situation, l’établissement a immédiatement déclaré l’incident aux autorités sanitaires compétentes pour éviter une éventuelle propagation au sein de l’école. « Nous avons été alertés par 28 élèves souffrant de gastro-entérite, ce qui nous a poussés à prendre des mesures d’urgence », a déclaré le proviseur sur les ondes de la RFM.

Dans un premier temps, les regards se sont tournés vers la cantine scolaire, suspectée d’être à l’origine de l’intoxication. Cependant, après une série d’analyses effectuées par l’Institut Pasteur de Dakar, cette hypothèse a été écartée.

« Les résultats des analyses ont révélé que le repas servi à la cantine n’était pas en cause », a précisé Olivier Georges. L’enquête a alors penché vers une contamination maniportée. « Nous pensons qu’un élève porteur du virus a pu contaminer ses camarades en manipulant des objets partagés ou en omettant de se laver les mains », a-t-il ajouté.

Les élèves les plus gravement touchés ont été hospitalisés pour recevoir les soins nécessaires. Pendant ce temps, l’établissement a bénéficié de l’accompagnement du service d’hygiène, qui a pris des mesures strictes pour éviter une recrudescence des cas.

L’une des premières décisions a été l’instauration d’un lavage des mains systématique pour tous les élèves, avant et après les repas. Des dispositifs ont été mis en place pour s’assurer que chaque enfant respecte ces consignes sanitaires.

« Les parents ont été informés de la situation, et nous avons instauré un contrôle strict au sein de l’établissement pour prévenir d’autres cas de contamination », a expliqué le proviseur.

Bien que la situation ait provoqué une certaine inquiétude, notamment parmi les parents d’élèves, l’établissement a su rapidement retrouver son rythme normal. Cependant, certains élèves ont dû manquer des évaluations à cause de leur hospitalisation.

« Nous avons pris des dispositions pour que ces élèves puissent passer leurs examens de manière différée », a rassuré Olivier Georges.

La direction de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc a tiré des leçons de cet épisode. Désormais, les protocoles sanitaires sont renforcés pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.

« Plus de peur que de mal », a conclu le proviseur, tout en soulignant que les contrôles sanitaires sont désormais permanents. L’établissement a également prévu de poursuivre la sensibilisation des élèves sur les bonnes pratiques d’hygiène, notamment le lavage fréquent des mains.

Ainsi, bien que cet incident ait suscité une vive inquiétude au début du mois de décembre, il a permis à l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de mettre en place des mesures sanitaires solides, assurant un environnement plus sûr pour ses élèves.

Classement 2025 des puissances militaires en Afrique : le Sénégal à la 30e position, l’Égypte en tête

Le Sénégal a gagné du terrain dans le classement des puissances militaires africaines établi par Global Fire Power (GFP), un site américain spécialisé dans la défense. Selon le rapport publié pour l’année 2025, le pays se hisse désormais à la 30e place sur le continent africain et à la 125e position mondiale. Bien que des progrès soient notés, le Sénégal reste loin derrière les grandes puissances militaires africaines telles que l’Égypte, l’Algérie et le Nigeria.

Le classement de GFP repose sur plus de 60 critères visant à évaluer la force militaire des pays, notamment le nombre de soldats actifs, les capacités aériennes, navales et terrestres, la logistique, les ressources naturelles, et le budget consacré à la défense. Cependant, il ne prend pas en compte les armes nucléaires ni ne pénalise les pays sans littoral pour l’absence de flotte navale.

Sans surprise, l’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et se classe 19e à l’échelle mondiale. Forte de son armée bien équipée, de ses capacités logistiques impressionnantes et de son budget militaire conséquent, l’Égypte reste un acteur clé dans la région nord-africaine et au-delà.

L’Algérie occupe la deuxième position en Afrique avec un 26e rang mondial, suivie du Nigeria, qui prend la troisième place africaine et se classe 31e au niveau mondial. Ces trois pays dominent le classement grâce à leurs effectifs importants, leur arsenal moderne et leurs infrastructures militaires.

L’Afrique du Sud, un acteur historique dans les classements militaires, occupe la 4e place africaine avec une 40e position mondiale.

Le Sénégal occupe désormais la 30e place en Afrique, ce qui représente une progression par rapport à l’édition précédente de 2024. Cette amélioration est attribuée à l’augmentation du budget militaire et aux efforts déployés pour moderniser les forces de défense.

Cependant, le Sénégal reste devancé par des pays comme le Kenya (11e africain), le Tchad (12e) ou encore le Mozambique (13e). Le pays devra intensifier ses efforts en matière d’équipement militaire, de formation des troupes et de coopération internationale pour espérer rejoindre le Top 20 des armées les plus puissantes d’Afrique dans les prochaines années.

Le Top 10 des puissances militaires africaines en 2025

  1. Égypte – 19e rang mondial
  2. Algérie – 26e
  3. Nigeria – 31e
  4. Afrique du Sud – 40e
  5. Éthiopie – 52e
  6. Angola – 56e
  7. Maroc – 59e
  8. RD Congo – 66e
  9. Soudan – 73e
  10. Libye – 76e

Dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, les puissances militaires peinent à rivaliser avec leurs homologues d’Afrique du Nord et d’Afrique australe. Le Nigeria reste le leader incontesté de la région, mais les autres pays ouest-africains, y compris le Sénégal, n’ont pas encore atteint des niveaux comparables.

Les autres pays ouest-africains dans le classement :

  • Côte d’Ivoire : 17e en Afrique (102e mondial)
  • Mali : 18e (104e)
  • Ghana : 20e (110e)
  • Burkina Faso : 31e (129e)

Le Top 5 mondial

Le classement des armées les plus puissantes du monde reste dominé par les grandes puissances traditionnelles. Voici le Top 5 mondial selon le rapport de Global Fire Power :

  1. États-Unis
  2. Russie
  3. Chine
  4. Inde
  5. Corée du Sud

Le Sénégal a progressé dans le classement des puissances militaires en Afrique, mais il reste du chemin à parcourir pour rivaliser avec les grandes puissances du continent. Le gouvernement devra continuer à investir dans la modernisation de ses forces de défense pour renforcer la sécurité nationale et jouer un rôle plus important sur la scène régionale.

La montée en puissance du Nigeria, de l’Éthiopie et du Maroc montre également que la course à l’armement est loin d’être terminée sur le continent africain. Pour sa part, le Sénégal devra intensifier ses efforts pour ne pas se faire distancer.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : la plénière fixée au vendredi 17 janvier

La levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom, figure influente et proche de l’ancien président Macky Sall, fait l’objet d’une procédure accélérée à l’Assemblée nationale. Une séance plénière décisive est prévue pour ce vendredi 17 janvier 2025, au cours de laquelle les députés seront appelés à voter sur cette question sensible.

Le processus a été enclenché suite à une demande officielle du ministre de la Justice, consécutive aux révélations du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Ce document accablant met en lumière des soupçons de blanchiment de capitaux, de corruption, d’escroquerie sur les deniers publics et de trafic d’influence impliquant plusieurs personnalités, dont Farba Ngom.

Avant la plénière de vendredi, une commission ad hoc sera mise en place dès mercredi 15 janvier. Composée de députés issus des différents groupes parlementaires, cette commission aura pour mission d’étudier le dossier à charge et à décharge afin de garantir un débat équitable. Elle auditionnera également le député mis en cause, qui aura l’occasion de se défendre face aux accusations portées contre lui.

La commission ad hoc remettra son rapport avant la séance plénière. Si le vote est favorable à la levée de l’immunité parlementaire, Farba Ngom pourrait être poursuivi judiciairement et répondre des faits devant le pool judiciaire financier, qui a récemment ouvert une information judiciaire sur l’affaire des 125 milliards F CFA détournés.

Cette procédure intervient dans un contexte de réformes profondes de la gouvernance et de lutte contre la corruption sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’État a promis de ne protéger aucun responsable accusé de détournements de fonds publics, quelle que soit son appartenance politique. La levée de l’immunité de Farba Ngom est donc perçue comme un test pour la crédibilité des engagements pris en matière de reddition des comptes.

Cependant, ce dossier est également perçu comme une manœuvre politique par certains proches de l’ancien président Macky Sall, qui dénoncent une chasse aux sorcières ciblant les figures de son régime. Selon eux, le pouvoir actuel cherche à discréditer ses anciens alliés à travers des procédures judiciaires spectaculaires.

La séance plénière de vendredi s’annonce tendue, les débats autour de la levée de l’immunité de Farba Ngom suscitant de vifs échanges au sein de l’opinion publique. Les parlementaires devront trancher sur la question, et leur décision pourrait ouvrir la voie à un procès très médiatisé.

Le député Farba Ngom, connu pour son influence dans le nord du Sénégal et son rôle stratégique dans les campagnes électorales de Macky Sall, est accusé d’avoir profité de sa position pour obtenir des avantages financiers illicites. Il nie fermement les faits qui lui sont reprochés, affirmant être victime d’un acharnement politique.

En attendant la plénière, le Sénégal retient son souffle. L’issue de ce vote pourrait marquer un tournant majeur dans la lutte contre la corruption et la gestion des affaires publiques dans le pays.

Affaire des 125 milliards F CFA : Ibrahima Hamidou Dème alerte sur l’instrumentalisation de la justice

L’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire des 125 milliards F CFA continue de faire des vagues au Sénégal. Alors que les autorités judiciaires cherchent à recouvrer les fonds publics détournés, l’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Dème met en garde contre une possible instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif.

Dans une publication diffusée sur son compte Facebook ce mardi 14 janvier 2025, le juge Dème a rappelé que la justice doit rester indépendante et impartiale, même lorsqu’elle traite des affaires d’envergure impliquant des personnalités politiques de premier plan. Selon lui, l’urgence de rendre des comptes et de récupérer les deniers publics ne doit pas entraîner la justice à faillir à ses obligations fondamentales. Il a précisé que l’obligation de redevabilité doit s’inscrire dans le cadre d’une justice équitable, capable de garantir un procès impartial et conforme aux règles de l’État de droit.

L’ancien magistrat, spécialisé en droit pénal et en lutte contre la corruption, a exprimé ses préoccupations concernant les procédures en cours au niveau du Pool judiciaire financier. Il estime que cette structure, créée pour corriger les dérives de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), semble aujourd’hui suivre le même chemin d’une justice politisée. Selon lui, les enjeux liés à la gestion de cette affaire peuvent déboucher sur une dérive si les procédures judiciaires sont influencées par des considérations politiques.

Dimanche 12 janvier, le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire sous plusieurs chefs d’inculpation, notamment l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur les deniers publics, la corruption, le trafic d’influence et l’abus de biens sociaux. Cette annonce fait suite à un rapport élaboré par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a révélé des irrégularités financières impliquant plusieurs entreprises et personnalités politiques.

Parmi les figures citées dans le rapport figure le nom de Farba Ngom, un ancien proche de l’ex-président Macky Sall. Face à ces révélations, le ministre de la Justice a officiellement saisi l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom. La requête devrait être présentée aux membres du bureau du Parlement ce mardi 14 janvier, lors d’une séance prévue à 16 heures. Cette procédure, si elle aboutit, pourrait permettre aux autorités judiciaires d’entendre le député et de poursuivre les enquêtes sur les accusations portées contre lui.

L’affaire des 125 milliards F CFA, qui fait l’objet d’une grande attention médiatique, est perçue par certains observateurs comme un test majeur pour la justice sénégalaise. Le traitement de ce dossier pourrait révéler si les institutions judiciaires sont en mesure de traiter des affaires sensibles de manière impartiale, sans céder à des pressions politiques.

Pour Ibrahima Hamidou Dème, il est essentiel que le Pool judiciaire financier travaille en toute indépendance afin d’éviter toute forme de manipulation politique. Dans sa publication, il rappelle que la crédibilité de la justice repose sur sa capacité à garantir des procès équitables, loin des ingérences extérieures. Il met en garde contre le risque de voir les procès judiciaires se transformer en outils de règlement de comptes politiques, au détriment de la véritable lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

Le magistrat, qui avait démissionné de la magistrature pour dénoncer les dérives du système judiciaire sénégalais, reste une voix influente dans le débat public sur l’indépendance de la justice. Son intervention récente s’inscrit dans une série de prises de position visant à rappeler que la justice doit demeurer le dernier rempart contre les abus de pouvoir et les violations des droits des citoyens.

L’ouverture de cette information judiciaire marque un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal. Toutefois, elle soulève aussi des questions sur les limites de l’immunité parlementaire et le rôle des institutions judiciaires dans la régulation de la vie publique. Le traitement de cette affaire devra se faire dans la transparence afin d’éviter que cette affaire ne soit perçue comme une chasse aux sorcières visant des figures de l’ancien régime. Une gestion impartiale sera essentielle pour restaurer la confiance des citoyens dans le système judiciaire et garantir que la lutte contre la corruption ne soit pas dévoyée par des intérêts politiques.

Dans les prochains jours, l’attention se portera sur les décisions de l’Assemblée nationale concernant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. La manière dont cette affaire sera gérée par les autorités judiciaires et les responsables politiques constituera un indicateur crucial de l’état de l’État de droit au Sénégal. La vigilance des citoyens, des organisations de la société civile et des observateurs internationaux sera essentielle pour veiller à ce que les procédures soient menées de manière transparente et conforme aux normes internationales en matière de justice et de droits humains.

MAC de Kaolack : les femmes de “Aar Sunu Projet” au chevet des prisonniers

Les femmes de “Aar Sunu Projet”, accompagnées de leur coordonnateur national, ont rendu visite aux pensionnaires de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Kaolack pour leur apporter des dons.

“Des sacs d’habits de bonne qualité, des serviettes hygiéniques, ainsi qu’un lot important de produits de nettoyage ont été remis aux détenus que nous avons rencontrés sur place”, a déclaré Pape Simakha, coordonnateur national de “Aar Sunu Projet”.

Ancien détenu de cet établissement durant les événements politiques de mars 2021, M. Simakha a rappelé avoir personnellement vécu les conditions difficiles du milieu carcéral. Cela explique, selon lui, sa solidarité avec les détenus. “C’est ce vécu qui m’a poussé à accompagner les femmes de notre mouvement dans cette initiative en faveur de nos frères et sœurs en détention”, a-t-il ajouté.

Cette action s’inscrit dans une démarche humanitaire visant à apporter réconfort et soutien à une population souvent oubliée, dans un contexte où les conditions carcérales restent une préoccupation majeure.

Foncier : Le Premier ministre Ousmane Sonko engage des mesures drastiques sur les lotissements controversés

Le Premier ministre Ousmane Sonko a donné des instructions fermes pour assainir la gestion du foncier, en réponse aux recommandations du Comité technique sur la gestion foncière, mis en place par les nouvelles autorités. Ces mesures visent à corriger des irrégularités dans l’attribution de terres et à répondre aux préoccupations environnementales et sociales.

L’une des décisions phares concerne les lotissements EOGEN et EOGEN-Extension, situés sur une zone militaire stratégique. « Je vous instruis de prendre les dispositions pour leur annulation », a déclaré Ousmane Sonko, lors d’une réunion avec les membres du gouvernement. Cette zone, jugée incompatible avec une utilisation résidentielle ou commerciale, sera réaffectée en tenant compte des impératifs militaires et de sécurité nationale.

En parallèle, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a été chargé d’examiner la possibilité de relocaliser le projet de stade municipal de Ouakam sur une partie de ces lotissements annulés.

Les terres situées entre l’océan Atlantique et la Voie de dégagement nord (VDN), couvrant des localités comme Guédiawaye, Yeumbeul, Malika et Tivaouane Peulh, ne sont pas en reste. Ces attributions foncières feront également l’objet d’une annulation systématique. Le gouvernement envisage de réintégrer les équipements publics dans ces zones, en conformité avec les études d’impact environnemental à finaliser.

La Nouvelle Ville de Thiès, un projet majeur en cours de développement, est aussi concernée par ces réformes. Sonko a insisté sur la nécessité d’assurer que les infrastructures publiques prévues soient préservées et implantées dans des conditions respectant les normes environnementales et urbanistiques.

Ces mesures traduisent une volonté claire des autorités de mettre fin aux pratiques opaques qui ont marqué la gestion du foncier ces dernières années. Pour Ousmane Sonko, il s’agit non seulement de protéger les terres publiques, mais aussi d’assurer un développement harmonieux et respectueux de l’environnement.

Condamnation à six mois ferme pour Mouhamed Thiaw : retour sur l’affaire de chantage à la vidéo compromettante

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict, lundi 13 janvier 2025, dans l’affaire opposant Mouhamed Thiaw, 28 ans, à son ex-compagne suédoise, une jeune femme influente sur Instagram. Accusé de collecte illicite de données personnelles et de menaces de publication de vidéos à caractère intime, le prévenu a été condamné à une peine de deux ans de prison, dont six mois ferme.

Selon le journal Les Échos, les faits remontent à une relation amoureuse entre les deux protagonistes, née après une rencontre lors d’une soirée à Dakar. Après plusieurs rendez-vous et relations intimes, Mouhamed Thiaw aurait, à l’insu de sa partenaire, filmé un acte sexuel. Par la suite, il aurait utilisé ces images pour faire pression sur la victime afin qu’elle accepte de le revoir et d’entretenir à nouveau des relations avec lui.

Dans sa plainte, la jeune femme a expliqué avoir reçu des menaces explicites de la part de l’accusé, qui aurait déclaré son intention de partager les vidéos compromettantes avec ses contacts Instagram si elle ne cédait pas à ses exigences.

Lors de son audition, Mouhamed Thiaw a reconnu avoir filmé sa partenaire sans son consentement, mais a nié toute intention de nuire. « J’ai vu une caméra chez elle et j’ai pensé qu’elle m’avait filmé. J’ai donc décidé de la filmer à mon tour, mais ce n’était pas malveillant », a-t-il affirmé. Il a également admis avoir proféré des menaces, précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas de demander de l’argent ou de ternir l’image de la jeune femme, mais simplement de la revoir.

Des explications qui n’ont pas convaincu la victime, ni le tribunal. L’avocat de la partie civile a rappelé que, lors de l’acte enregistré, la jeune femme avait les yeux fermés et ignorait totalement qu’elle était filmée.

Malgré la gravité des faits, le tribunal a fait preuve de clémence en réduisant la peine requise par le procureur. Ce dernier avait initialement demandé deux ans de prison, dont un an ferme. Finalement, Mouhamed Thiaw a été condamné à deux ans, dont six mois ferme, assortis d’une reconnaissance de culpabilité pour collecte illicite d’images et menaces.

Cette affaire met en lumière les dangers liés à la collecte et à l’utilisation abusive d’images à caractère intime, surtout à une époque où les réseaux sociaux amplifient les impacts d’une éventuelle diffusion. La condamnation de Mouhamed Thiaw souligne l’importance de respecter la vie privée et rappelle que de tels actes, qui bafouent les droits des victimes, sont lourdement sanctionnés par la loi sénégalaise.

Affaire des Fonds Covid-19 : le dossier explosif entre les mains du Pool financier

Le scandale des Fonds Covid-19, qui a suscité de vifs débats depuis des mois, connaît une accélération majeure. Selon des informations révélées par Libération, le dossier, mêlant des implications politiques et financières, a été officiellement transmis au Pool financier. Ce développement marque une étape cruciale dans l’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC).

Après une longue période d’attente et de spéculations, le parquet financier est passé à la vitesse supérieure. Il est désormais question de désigner un juge d’instruction spécialisé pour examiner les éléments explosifs du dossier. En outre, certaines parties de l’affaire pourraient être directement transférées à la Haute Cour de Justice, une juridiction réservée aux plus hautes autorités de l’État, ce qui souligne la gravité des faits reprochés.

La DIC, qui avait bouclé son enquête dès juillet 2023, a dévoilé des dysfonctionnements systémiques dépassant les constats initiaux de la Cour des comptes. Ses rapports, jugés accablants, pointent des zones d’ombre dans la gestion des fonds d’urgence débloqués pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Selon les premières révélations, l’enquête met en lumière des détournements massifs, des cas de surfacturation, ainsi qu’une gestion opaque des milliards destinés à soutenir les hôpitaux, les ménages vulnérables et l’économie nationale. Ces fonds, censés pallier les effets de la crise sanitaire, semblent avoir été utilisés à d’autres fins, alimentant un sentiment d’indignation dans l’opinion publique.

Le transfert du dossier au Pool financier marque un tournant. Les juges d’instruction, en collaboration avec le parquet financier, devront analyser en détail les responsabilités individuelles et collectives. Certains volets du dossier, impliquant des figures politiques ou des élus de haut rang, pourraient nécessiter une procédure spécifique devant la Haute Cour de Justice.

Ce scandale met en lumière les failles des mécanismes de contrôle et de gestion en temps de crise. Alors que le Sénégal a longtemps été cité en exemple pour sa réponse initiale à la pandémie, les révélations sur la gestion des Fonds Covid-19 ternissent cette image et posent des questions sur la transparence et la reddition des comptes.

Pour beaucoup, ce dossier est un test décisif pour le système judiciaire sénégalais. Les attentes de l’opinion publique sont énormes : des explications claires et des sanctions exemplaires sont demandées afin de rétablir la confiance dans les institutions.

La transmission de ce dossier au Pool financier constitue un signal fort. En engageant des poursuites judiciaires, les autorités montrent leur volonté de faire la lumière sur cette affaire et d’agir contre l’impunité, quel que soit le niveau des responsables impliqués.

Sénégal : Lancement d’une réforme historique avec l’introduction de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire

Le Sénégal amorce une réforme majeure de son système éducatif avec l’introduction de l’enseignement de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire. L’annonce a été faite ce mardi par Moustapha Guirassy, ministre de l’Éducation nationale, à travers un message publié sur sa page Facebook.

Jusqu’ici, l’apprentissage de l’anglais était limité aux cycles du collège et du lycée, laissant la place au français, langue officielle, comme principal vecteur d’enseignement. Cette réforme vise à renforcer les compétences linguistiques des jeunes Sénégalais dès leur plus jeune âge, en leur offrant un accès précoce à une langue mondiale incontournable.

Selon le ministre Guirassy, cette initiative s’inscrit dans une volonté de préparer les générations futures aux défis d’un monde globalisé. « L’anglais n’est pas seulement une langue étrangère, c’est aujourd’hui un outil incontournable dans les domaines des affaires, de la science et de la technologie. Nous devons offrir à nos enfants les outils nécessaires pour qu’ils soient compétitifs à l’échelle mondiale », a-t-il déclaré.

Cette réforme s’accompagne d’un plan de formation pour les enseignants. Plusieurs milliers d’enseignants seront formés à l’enseignement de l’anglais au niveau préscolaire et élémentaire, afin de garantir la qualité de cet apprentissage dès son introduction.

Si cette réforme est saluée par de nombreux acteurs du secteur éducatif, certains observateurs soulignent toutefois les défis qu’elle pourrait engendrer. Parmi eux, la disponibilité des ressources pédagogiques, la formation des enseignants en anglais et l’adaptation des programmes scolaires.

De plus, des questions se posent sur l’intégration de l’anglais dans un système éducatif où les langues nationales comme le wolof, le sérère ou le peul occupent déjà une place importante.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique pour l’éducation 2025-2035, qui ambitionne de transformer le système éducatif sénégalais pour répondre aux besoins du marché du travail et de l’économie numérique.

Les premières leçons d’anglais pour les enfants de préscolaire et d’élémentaire commenceront dès la rentrée scolaire de septembre 2025, marquant une nouvelle ère pour l’éducation au Sénégal.

Ibrahim Traoré accuse Emmanuel Macron d’avoir “insulté tous les Africains”

Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a vivement réagi aux propos tenus par Emmanuel Macron sur l’Afrique lors d’un discours prononcé il y a une semaine. Le chef de l’État français avait notamment évoqué « l’ingratitude » de certains pays africains envers la France, une déclaration qui a suscité de nombreuses réactions sur le continent.

Dans son discours, Emmanuel Macron avait déclaré : « Je crois qu’on a oublié de nous dire merci. Ce n’est pas grave, ça viendra avec le temps. L’ingratitude, je suis bien placé pour le savoir, c’est une maladie non transmissible à l’homme. » Des propos interprétés comme une critique adressée à certains pays africains ayant récemment demandé le départ des forces françaises de leur territoire.

Pour le capitaine Traoré, cette déclaration constitue une véritable offense. Lors d’une cérémonie officielle, il a estimé que Macron « a insulté tous les Africains ». Il a ajouté : « Voilà comment ce monsieur voit l’Afrique, voit les Africains. Nous ne sommes pas des humains à ses yeux. »

Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022 à la suite d’un coup d’État, Ibrahim Traoré, âgé de 36 ans, a adopté une posture résolument critique à l’égard de l’ancienne puissance coloniale. Le Burkina Faso fait partie des pays sahéliens, avec le Mali et le Niger, qui ont exigé le départ des forces françaises en 2023.

Cette tension s’inscrit dans un contexte plus large de rupture avec la France dans la région. Ces pays reprochent à Paris une politique perçue comme paternaliste et inefficace face à l’insécurité grandissante liée au terrorisme.

Lors de son discours, Ibrahim Traoré a également souligné la nécessité d’une rupture complète avec ce qu’il qualifie de « forces impérialistes ». Il a notamment déclaré : « Si vous voulez une rupture avec ces forces impérialistes, c’est simple, on dénonce les accords. Si on ne dénonce pas les accords, juste dire qu’ils quittent les bases [militaires], on n’a rien fait. »

Outre le Burkina Faso, d’autres pays africains ont récemment exprimé leur volonté de réduire ou de mettre fin à la présence militaire française sur leur sol. Le Tchad, par exemple, a dénoncé en novembre l’accord de coopération militaire et a exigé le départ des troupes françaises d’ici fin janvier. De son côté, le Sénégal a demandé la fermeture des bases militaires françaises et la fin de toutes les présences étrangères, selon un calendrier à définir.

La France, pour sa part, a entamé une réorganisation de son dispositif militaire en Afrique. Cependant, elle continue de maintenir des relations relativement stables avec certains pays comme la Côte d’Ivoire et le Gabon, même si un retrait progressif de ses forces est en cours.

Les députés de la 14e législature reçoivent enfin un mois de salaire

Les députés de la 14e législature, dissoute le 12 septembre dernier, ont finalement perçu un mois de salaire après deux mois d’attente. Selon le journal Les Échos, qui rapporte cette information dans son édition de ce mardi 14 janvier, les virements ont été effectués depuis la semaine dernière.

Ces anciens parlementaires avaient exprimé leur mécontentement face au retard dans le paiement de leurs émoluments pour les mois d’octobre et de novembre, une situation née de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République. Cette dissolution, qui a entraîné la mise en place de la 15e législature, a laissé certains députés dans une situation d’incertitude financière.

Cependant, l’Assemblée nationale a récemment décidé de régler un mois de salaire pour les députés sortants qui n’ont pas été réélus. Ils ont également bénéficié des avantages liés à leur fonction, comme prévu par les textes.

Si cette décision apaise en partie les tensions parmi les anciens députés, des interrogations subsistent concernant ceux qui siégeaient dans la 14e législature et qui ont été réélus pour la 15e. En effet, leur situation financière et administrative reste incertaine, les informations sur leurs paiements n’ayant pas encore été confirmées.

Drame maritime à Saint-Louis : le Ministère des Pêches exprime ses regrets et promet des mesures durables

Un drame maritime a endeuillé la région de Saint-Louis les 9 et 10 janvier 2025, à la suite du chavirement tragique de deux pirogues dans la brèche de Saint-Louis. Ce sinistre a causé la perte de deux vies humaines, six personnes sont toujours portées disparues, et 27 rescapés ont été secourus. Face à cette tragédie, le Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a exprimé ses profondes condoléances aux familles des victimes et réaffirmé son engagement envers la sécurité des pêcheurs.

Dans son communiqué, le Ministère a exhorté les pêcheurs à respecter strictement les consignes de sécurité en mer. Cela inclut le suivi rigoureux des alertes météorologiques diffusées par les services compétents, le port obligatoire de gilets de sauvetage lors des sorties en mer, ainsi que l’observance des limites de charge autorisées sur les embarcations. Ces mesures visent à prévenir de nouveaux drames dans une zone connue pour ses dangers, notamment en raison de l’instabilité de la brèche de Saint-Louis.

Le Ministère a salué les efforts exemplaires des autorités administratives, des sapeurs-pompiers, du Service Régional des Pêches, ainsi que des pêcheurs locaux qui ont joué un rôle crucial dans les opérations de secours et de recherche des victimes. Leur mobilisation rapide et efficace a permis de sauver de nombreuses vies malgré les conditions périlleuses.

Conscient des défis persistants liés à la brèche de Saint-Louis, le gouvernement a réitéré son engagement à trouver une solution durable en concertation avec toutes les parties prenantes. La sécurisation de cette zone, qui constitue une menace constante pour les populations riveraines et les pêcheurs, reste une priorité pour les autorités.

En renouvelant sa solidarité envers les familles endeuillées, le gouvernement s’engage à intensifier ses efforts pour garantir la sécurité et le bien-être des communautés riveraines. Ce drame rappelle une fois de plus l’urgence de renforcer les infrastructures maritimes et les dispositifs de prévention pour protéger les travailleurs de la mer.

Ousmane Sonko sur les finances publiques : « Les Sénégalais sauront l’ampleur des dégâts »

Lors d’une visite officielle en Mauritanie, le Premier ministre Ousmane Sonko a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur la situation des finances publiques du Sénégal. S’adressant aux Sénégalais établis dans ce pays voisin, en marge de sa rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould El-Ghazouani, il a révélé avoir reçu le dernier rapport de la Cour des comptes. Selon ses dires, ce document viendra corroborer ses précédentes déclarations sur l’état préoccupant des finances du pays.

« Nous avons trouvé le pays au quatrième sous-sol », avait-il affirmé lors d’une conférence de presse en septembre, une sortie qui avait suscité de nombreuses réactions. Aujourd’hui, le chef du gouvernement reste sur cette ligne, précisant que le rapport de la Cour des comptes sera bientôt rendu public.

« Quand il sera rendu public, les Sénégalais sauront l’ampleur des dégâts », a martelé Ousmane Sonko, dans des propos rapportés par Le Soleil. Le Premier ministre affirme que ce rapport ne fait que confirmer les éléments qu’il avait déjà exposés. « Quand je l’ai dit pour la première fois, les gens se sont agités. Mais ce rapport en dira beaucoup plus », a-t-il insisté, suggérant que les révélations pourraient être encore plus graves que prévu.

Depuis son arrivée à la primature, Ousmane Sonko ne cesse de dénoncer l’état dans lequel il affirme avoir trouvé les finances publiques à son entrée en fonction. Ses sorties répétées, parfois jugées alarmistes par certains observateurs, semblent aujourd’hui trouver un écho dans ce rapport. Si ce dernier confirme ses dires, cela pourrait marquer un tournant dans la perception des citoyens vis-à-vis de la gestion des gouvernements précédents.

Cependant, ces accusations risquent de creuser davantage le fossé politique entre l’actuel régime et l’opposition, qui rejette en bloc les allégations d’Ousmane Sonko.

L’attente de ce rapport de la Cour des comptes s’inscrit dans un contexte politique tendu. Les déclarations du Premier ministre surviennent à un moment où le gouvernement est critiqué pour son incapacité à redresser rapidement une situation économique jugée difficile par de nombreux citoyens. Par ailleurs, l’opposition accuse Sonko et son équipe d’exagérer la gravité des problèmes afin de justifier d’éventuelles contre-performances.

Levée d’immunité parlementaire : Farba Ngom dans la tourmente pour des transactions douteuses

L’actualité politique sénégalaise est marquée par une affaire qui suscite de vives réactions. Ce mardi, à 16h, le Bureau de l’Assemblée nationale se réunira pour une séance d’information, suivie à 17h par la Conférence des leaders, convoquée pour « l’examen d’une affaire en instance ». Selon les informations rapportées par Les Échos et L’Observateur, l’affaire en question concernerait le député Farba Ngom, accusé d’être impliqué dans des transactions financières douteuses portant sur un montant astronomique de 125 milliards de francs CFA.

D’après L’Observateur, la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom serait imminente. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a officiellement saisi le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à ce sujet. Cette correspondance, datée du vendredi 10 janvier, marque le début d’une procédure qui pourrait bouleverser le paysage politique.

Farba Ngom, membre influent de la coalition au pouvoir et proche du Président de la République, fait face à de graves accusations. Les transactions financières suspectes attribuées au député soulèvent des questions sur la transparence dans la gestion des fonds publics.

Cette affaire survient dans un contexte politique déjà marqué par des tensions autour de la gestion des affaires publiques et de la responsabilité des élus. Si la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom est confirmée, cela ouvrirait la voie à une enquête judiciaire approfondie.

Pour l’heure, le député n’a pas encore réagi publiquement aux accusations portées contre lui. Toutefois, ses avocats pourraient contester cette procédure, estimant qu’elle serait motivée par des considérations politiques.

La réunion de ce mardi au sein de l’Assemblée nationale pourrait s’avérer décisive. Les regards sont désormais tournés vers les membres du Bureau et les leaders parlementaires, qui devront décider si les poursuites contre Farba Ngom peuvent se poursuivre sans entraves.

Ce dossier relance le débat sur l’immunité parlementaire, souvent perçue comme un outil de protection des élus face aux abus judiciaires, mais parfois critiquée pour son usage abusif.

Si l’Assemblée nationale donne son feu vert à la levée de l’immunité de Farba Ngom, cela pourrait avoir un impact considérable sur la crédibilité de l’institution et du gouvernement. En cas de preuves accablantes, ce scandale pourrait également nuire à l’image de la majorité présidentielle, à quelques mois des élections locales et générales.

RETRAIT DES ÉLÉMENTS FRANÇAIS DU SÉNÉGAL : Jean-Marie Bockel dévoile les origines de l’initiative

L’initiative de retrait des bases militaires françaises du Sénégal continue de susciter de vives discussions entre les autorités françaises et sénégalaises. Jean-Marie Bockel, envoyé spécial du président français Emmanuel Macron pour le continent africain, a récemment apporté des précisions

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Jean-Marie Bockel a expliqué que lors d’une rencontre entre les deux chefs d’État sénégalais et français, le président de la République sénégalais, Diomaye Faye, avait demandé du temps pour étudier la question du retrait des militaires français. « [Macron] a demandé à [Diomaye] s’il souhaitait le départ des éléments français. Ce à quoi le président sénégalais a répondu qu’il fallait lui laisser le temps d’étudier la question », a précisé Jean-Marie Bockel.
Bien que lors de sa campagne présidentielle et dans ses discours en fin d’année, Bassirou Diomaye Faye se soit montré clair sur la nécessité de voir les troupes françaises quitter le Sénégal, cette rencontre avec Emmanuel Macron semble avoir suscité une forme de réflexion supplémentaire de la part du président sénégalais. Bockel a indiqué que, « le 20 juin dernier, Emmanuel Macron et Bassirou Diomaye Faye se sont rencontrés. Le président français a demandé à son homologue s’il souhaitait le départ des éléments français. Ce à quoi le président sénégalais a répondu qu’il fallait lui laisser le temps d’étudier la question – c’est aussi ce qu’avaient dit les ministres que j’ai pu rencontrer. Le climat autour de ces discussions était plutôt bon. Puis le temps a passé, et les déclarations que l’on connaît ont été faites ».
Ce changement de ton a conduit l’Élysée à prendre des mesures concrètes, comme l’a souligné Jean-Marie Bockel : « Dès lors, nous allons mettre en œuvre le retrait des éléments français du pays ».
Cette initiative intervient dans un contexte global de réajustement des relations militaires entre la France et ses anciennes colonies africaines, notamment après des déclarations controversées du président Macron concernant la présence militaire française sur le continent. Ces propos ont particulièrement heurté les dirigeants africains. Le Sénégal, aux côtés du Tchad, a été l’un des premiers à réagir fermement, en démentant et en critiquant les propos du président français. Ousmane Sonko, Premier ministre, a adressé une réponse cinglante à Macron.
Interrogé sur ces réactions, Jean-Marie Bockel a expliqué que ces critiques étaient légitimes, tout en faisant une distinction entre le fond et la forme des propos. « C’est leur droit, mais il y a le fond et la forme », a-t-il affirmé. Il a ajouté : « Sur le fond, je suis d’accord avec ce qu’a dit le président de la République qui s’adressait, il faut le rappeler, aux opinions publiques africaines, mais aussi françaises. Il était normal qu’il exprime de l’amertume, voire une certaine exaspération vis-à-vis des discours tenus par certains pays, notamment au Sahel. Ce sont leurs dirigeants qui ont fait appel à l’armée française. Des soldats français sont morts au Mali ; j’en sais quelque chose, mon propre fils en fait partie ».
Pour Bockel, la France n’a pas à se soumettre aux désirs de tous les pays africains, mais a également le droit de défendre ses positions et d’exprimer ses désaccords. « Nous ne pouvons pas toujours être dans la repentance ou le mea culpa. Nous avons aussi le droit d’exprimer nos désaccords », a-t-il conclu.
Le retrait des troupes françaises du Sénégal s’inscrit dans une dynamique plus large de réajustement des relations franco-africaines, et ce dossier reste une priorité pour l’Élysée.
Depuis fin octobre 2024, « Le Dakarois Quotidien » a travaillé sur le projet de retrait des troupes françaises du Sénégal nourri par l’Élysée. Le 24 octobre, le journal avait déjà abordé les premières discussions sur ce retrait lors d’un Conseil de défense tenue par Paris, avant de revenir sur le sujet dans ses numéros du 29 novembre et du 7 janvier 2025.


Ledakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°370 – du 14/01/2025

🔴 PRIMAUTÉ SUR L’INITIATIVE DE RETRAIT DES BASES MILITAIRES FRANÇAISES DU SÉNÉGAL : L’ÉLYSÉE NE LÂCHE PAS L’AFFAIRE !
🔴 RÉCEPTION DU RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : SONKO DRESSE UN TABLEAU SOMBRE

🔴 TENSIONS À L’ASC HLM DE DAKAR : LES DIRIGEANTS SE DÉCHIRENT
🔴 RÉAMÉNAGEMENT DU STAFF TECHNIQUE DE LINGUÈRE : AMARA TRAORÉ NOMMÉ MANAGER SPORTIF

TRANFERTS D’ARGENT : Mamadou Djigo souhaite la nationalisation du  secteur

Lors de son passage dans une émission radiophonique ce week-end, Mamadou Djigo, ingénieur aménageur et développeur de territoire, a dressé un tableau critique du système productif sénégalais. Il a mis en lumière les failles structurelles de la politique territoriale depuis les indépendances, qu’il qualifie d’archaïques.

Djigo a insisté sur la nécessité d’adopter une approche territoriale pour stimuler le développement économique et lutter contre le chômage de masse. « Depuis 1960 jusqu’en 2012, aucun gouvernement n’a fait un diagnostic approfondi pour mettre en valeur l’économie des territoires », a-t-il déclaré, en déplorant que les différentes administrations n’aient pas exploité le potentiel économique local. « Même les nouvelles autorités reproduisent les mêmes erreurs », a-t-il ajouté.
Selon lui, le Plan Sénégal Émergent (PSE) présente de nombreuses lacunes, notamment en ce qui concerne l’équilibre territorial et la problématique de l’émigration irrégulière. Il a regretté que ses recommandations visant à combler ces lacunes n’aient pas été prises en compte.
Djigo a également évoqué le caractère obsolète des métiers au Sénégal. Selon lui, la plupart des métiers exercés dans le pays sont restés figés dans des pratiques traditionnelles. « Le métal est le premier pourvoyeur d’emplois, mais ce métier est réservé à une caste particulière, les forgerons, alors que nous importons des produits métalliques qui pourraient être fabriqués localement », a-t-il souligné.
Il a également pointé du doigt d’autres secteurs clés comme l’élevage, la pêche, et l’agriculture, qui restent largement artisanaux. « Nous continuons à cultiver seulement trois mois par an avec des moyens rudimentaires. Les peaux de moutons et de vaches abattus chaque année restent inexploitées, alors qu’elles pourraient servir à développer une industrie du cuir », a-t-il expliqué.
Pour Djigo, cette absence de modernisation des métiers est un frein majeur au développement économique du pays. Il appelle à une industrialisation massive pour rendre ces métiers plus attractifs et générateurs d’emplois.
Un autre point soulevé par Mamadou Djigo est la perte de contrôle de l’économie locale au profit d’étrangers. Il a cité l’exemple du commerce de fruits et légumes, dominé par des commerçants guinéens. « L’économie fruitière au Sénégal génère environ 600 milliards de francs CFA par an, mais les Sénégalais ne contrôlent pas ce secteur clé. Le marché Sandiniéry est aujourd’hui dirigé par des étrangers », a-t-il regretté.
Il a également évoqué le marché du charbon, délaissé par les Sénégalais mais très lucratif. « Les petits métiers considérés comme dévalorisants par les Sénégalais sont en réalité très rentables », a-t-il insisté.
Djigo a proposé des solutions concrètes pour développer certaines filières économiques, notamment celle du coton. « Nous avons 3,3 millions de bébés âgés de 0 à 4 ans. Le coût de leur alimentation et de leurs couches représente des dizaines de milliards chaque année. Pourtant, nous importons ces produits, alors que nous cultivons du coton », a-t-il expliqué.
Selon lui, il est urgent d’investir dans la culture du coton et de développer une industrie locale capable de répondre aux besoins du marché intérieur. « Il faut financer les régions de Kédougou, Tambacounda et Kolda à hauteur de 300 milliards de francs CFA. Avec cet investissement, nous pourrions produire localement des couches pour bébés, des serviettes hygiéniques et du coton médical pour les hôpitaux », a-t-il proposé.
L’un des points les plus marquants de l’intervention de Mamadou Djigo concerne le secteur des transferts d’argent. Il a proposé de retirer les licences des sociétés internationales opérant dans ce domaine et de confier cette activité à la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE).
« Les sociétés de transfert d’argent réalisent des chiffres d’affaires colossaux. La population sénégalaise effectue quotidiennement des transferts et des recharges de crédit à hauteur de 12 millions d’opérations par jour. C’est une manne financière que nous laissons échapper », a-t-il déclaré.
Selon lui, la BNDE pourrait développer une application pour gérer ces transferts et récupérer jusqu’à 3 milliards de francs CFA par jour. « Ce capital pourrait être utilisé pour financer des projets industriels dans les communes, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale », a-t-il affirmé.
Djigo a également mis en garde contre les risques liés à la présence de firmes étrangères dans le secteur des transferts d’argent. « Ces entreprises peuvent transférer leurs capitaux à l’étranger du jour au lendemain, mettant en péril notre économie », a-t-il averti.
Pour conclure, Mamadou Djigo a insisté sur la nécessité de moderniser et de classifier les métiers au Sénégal. « Il est impératif d’organiser de grandes assises nationales sur l’économie des territoires et des ressources. Nous devons codifier les métiers et les industrialiser pour créer des emplois durables », a-t-il recommandé.
Il a également souligné l’importance d’une vision à long terme pour le développement économique du pays. « Le Sénégal ne pourra atteindre ses objectifs de développement qu’en adoptant une approche territoriale et en valorisant ses ressources locales », a-t-il conclu.

Kaolack : Manque d’eau potable et insécurité – Les populations de Darou Ridwane et Samba Moussa interpellent les autorités

Les habitants des quartiers Darou Ridwane Extension et Samba Moussa, situés dans la commune de Kaolack, ont arboré ce week-end des brassards rouges pour dénoncer le manque d’eau potable et l’insécurité qui règne dans leurs zones.

“Nous sommes ici aujourd’hui pour réclamer de l’eau potable dans nos quartiers. C’est frustrant de constater que Darou Ridwane ne dispose que d’une seule borne-fontaine. Nous sommes obligés de nous lever à 5 heures du matin pour nous approvisionner en eau, alors que la quantité disponible est insuffisante. Et pour accéder à ce robinet, il faut affronter une longue file d’attente. Parfois, des disputes éclatent entre les femmes pour obtenir un peu d’eau”, a déploré Adama Diaw, porte-parole des habitants de Darou Ridwane.

Dans le même sens, Ismaïla Konaté, un habitant de Ngadé, a ajouté : “Nous sommes contraints de nous rabattre sur les saillanes (petits puits), avec tous les risques sanitaires que cela implique. Nous sommes exposés à des maladies hydriques, faute d’accès à de l’eau potable. Les autorités n’ont rien fait pour nous. C’est comme si nous ne faisions pas partie de Kaolack, alors que nous sommes situés juste derrière la mosquée Ndiouga Kébé.”

Les populations ont également dénoncé l’insécurité croissante liée au manque d’éclairage public. “À Samba Moussa, les habitants n’osent plus sortir à certaines heures de la nuit à cause de l’insécurité. Notre quartier est plongé dans l’obscurité. Nous sommes à la merci des bandits et même des serpents”, a déploré Fatou Diop.

Fatiguée de cette situation, elle a lancé un appel aux autorités : “Cette situation ne peut plus durer. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide parce que nous sommes vraiment à bout.”

En plus de l’accès à l’eau potable et d’un éclairage adéquat, les populations ont plaidé pour le lotissement de leurs quartiers. Elles espèrent que ces doléances seront prises en compte par les autorités compétentes afin d’améliorer leurs conditions de vie.

La Coalition DJONE invite les forces vives de la nation à la préservation de l’autorité de l’Etat et au respect de la fonction présidentielle

Dans un communiqué, le coordonnateur national Mohamed Moustapha Diagne et ses camarades invitent la classe politique au dépassement et à l’élégance comme démarche politique dans l’adversité, afin d’enrayer la rancœur et le règlement de compte du champ politique.
Le bureau exécutif de la Coalition DJONE, réuni le samedi 11 janvier, a abordé plusieurs sujets d’actualité nationale.
« La coalition souligne la nécessité de préserver l’autorité de l’Etat et le respect de la fonction présidentielle, rejetant toute tentative de fragiliser cette institution. Elle affirme que le Sénégal ne saurait être considéré comme un butin politique que peuvent se partager les vainqueurs d’une élection », lit-on dans document rendu public ce lundi.
Concernant la dette, la Coalition DJONE estime que « le débat est mal orienté. Il ne s’agit pas seulement de son volume, mais surtout de ses conditions d’acquisition (taux d’intérêt, bailleur de fonds) et de sa destination. La dette doit être acquise à des taux soutenables et principalement utilisée pour financer des investissements ». Selon le Bureau exécutif de DJONE, « l’Etat doit en outre l’utiliser pour procéder au rachat d’actions d’entreprises à capitaux étrangers majoritaires pour monter en charges et gagner en souveraineté économique. C’est ce qu’on appelle la « bonne dette », pour reprendre le terme de feu Mahammed Boun Abdallah Dionne ».
Dans un autre registre, la coalition salue les efforts du gouvernement pour maîtriser l’inflation et régulariser les activités des vendeurs ambulants et conducteurs de motos Jakarta.
« Elle exhorte dans la foulée l’État à accélérer le processus dans un élan social soutenu et suggère de donner du temps aux jeunes «Jakartamen» et Ambulants afin qu’ils se réorganisent. Pour la Coalition DJONE, cela passe par de larges concertations avec tous les acteurs aux fins d’améliorer la mise en œuvre des décisions », souligne la note.
Les héritiers politiques de Mahammed Dionne proposent également d’accélérer le programme « 100 000 logements » et de prioriser l’industrialisation, les PME, ainsi que le développement du secteur primaire, des ressources minières et énergétiques pour créer des emplois. La formation et le renforcement des capacités de la jeunesse doivent être intensifiés selon le bureau exécutif de la Coalition.
En ce qui concerne le dossier politico-judiciaire Barthélémy Dias, la Coalition DJONE demande au gouvernement de reconsidérer la condamnation disproportionnée de l’ancien député maire de Dakar, soulignant qu’il a déjà purgé une peine de six mois et versé des dommages. La Coalition considère que la perte de son poste de député et de maire serait excessive. « Il faut tenir compte des circonstances atténuantes dont il peut encore bénéficier. En effet, il n’y a pas de préméditation de sa part et il n’est pas à l’initiative des faits qui lui ont valu la condamnation », poursuit la note de la coalition qui rappelle à toute la classe politique leur « obligation de cultiver le dépassement et l’élégance comme démarche politique dans l’adversité, afin d’enrayer la rancœur et le règlement de compte » du champ politique.
Mohamed Moustapha Diagne et ses camarades renouvellent leur appel à travailler à la réalisation d’un Sénégal réconcilié, juste et prospère pour l’intérêt exclusif du peuple.
A.S

Sébikotane : Le mouvement SEBI LA DEUK critique sévèrement le bilan à mi-parcours du maire Alioune Pouye

Dans un communiqué transmis ce lundi 13 janvier 2025, le mouvement citoyen SEBI LA DEUK a exprimé de vives critiques à l’encontre du bilan à mi-mandat (2022-2024) présenté par l’équipe municipale de Sébikotane, dirigée par le maire Alioune Pouye. Pour les membres du mouvement, ce rapport, qu’ils jugent imprécis et peu transparent, ressemble davantage à une opération de communication qu’à un document technique détaillant la gestion municipale.

Le mouvement SEBI LA DEUK reproche au rapport un manque de données chiffrées claires, notamment sur les coûts, les délais d’exécution et les sources de financement des projets annoncés. Cette absence d’informations précises empêcherait les citoyens de mesurer réellement l’état de la gestion municipale. « Ce rapport n’est qu’une vitrine politique, sans substance concrète », déplore le mouvement.

L’un des points les plus controversés concerne la démolition d’un poste de santé sans qu’une alternative fonctionnelle n’ait été mise en place dans l’immédiat. Cette décision, selon SEBI LA DEUK, a gravement affecté l’accès aux soins pour les habitants. Par ailleurs, des retards dans l’exécution d’autres projets liés à la santé ont été signalés, sans explications suffisantes.

Le communiqué s’interroge également sur l’état des infrastructures éducatives, qui semblent inadaptées à la croissance démographique de la commune. Aucune information détaillée sur les projets en cours ou futurs n’a été fournie dans le bilan.

En ce qui concerne les programmes de formation et d’emploi pour les jeunes, le mouvement déplore l’absence de statistiques sur les bénéficiaires et les résultats. « Les annonces manquent de clarté et laissent planer le doute sur leur efficacité », souligne SEBI LA DEUK.

La question du logement étudiant est également au cœur des préoccupations. Le mouvement pointe un manque de transparence dans les mécanismes d’attribution des aides annoncées par la mairie.

Les infrastructures sportives et récréatives, promises depuis plusieurs années, peinent à se matérialiser. Là encore, le manque de détails sur les réalisations ou les projets en cours est dénoncé.

Sur le plan environnemental, le mouvement fustige une gestion qu’il juge « non durable », notamment en matière de développement urbain. Certains projets ne respecteraient pas les normes environnementales en vigueur, ce qui pourrait avoir des conséquences à long terme pour la commune.

En outre, SEBI LA DEUK critique l’absence de transparence financière. Le rapport ne fournit aucune information sur le recouvrement des fonds, ni sur l’allocation et la dépense des budgets municipaux.

Face à ce qu’il qualifie de gestion « opaque et insuffisante », SEBI LA DEUK appelle à une gouvernance plus responsable et transparente. Le mouvement exhorte le maire Alioune Pouye et son équipe à placer l’intérêt des citoyens au cœur de leurs priorités.

Visite officielle : Ousmane SONKO et Moctar Ould DJAY renforcent la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane SONKO, a effectué une visite officielle en Mauritanie ce lundi, où il s’est entretenu avec son homologue, le Premier ministre mauritanien Moctar Ould DJAY. Les discussions, qui se sont déroulées à la Primature, ont rassemblé les membres des délégations des deux pays, illustrant l’importance stratégique de cette rencontre pour les relations bilatérales.

Au cœur des échanges figuraient des dossiers prioritaires touchant des secteurs clés tels que la pêche, l’énergie, la sécurité et les transports. Ces thématiques reflètent les enjeux partagés par les deux nations, notamment la gestion durable des ressources halieutiques, le développement des énergies renouvelables, la lutte contre les menaces transfrontalières et l’amélioration des infrastructures de transport.

Parmi les sujets abordés, le Pont de Rosso a retenu une attention particulière. Ce projet stratégique, qui vise à relier les deux rives du fleuve Sénégal et à faciliter la circulation des personnes et des biens entre les deux pays, est actuellement exécuté à hauteur de 30 %.

Conscients des retards enregistrés, les deux parties ont convenu de la mise en place d’un comité technique chargé de lever les obstacles freinant l’avancement du chantier. L’objectif fixé est ambitieux : achever et livrer l’ouvrage d’ici au 31 juillet 2026.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens entre le Sénégal et la Mauritanie. « Nous avons réaffirmé notre volonté commune de travailler main dans la main pour relever les défis communs et promouvoir le développement de nos deux nations », a déclaré Ousmane SONKO à l’issue des discussions.

Pour sa part, Moctar Ould DJAY a souligné l’importance de maintenir un dialogue permanent et de mobiliser les ressources nécessaires pour concrétiser les projets en cours.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les deux pays, avec une vision partagée pour un partenariat solide et durable, au service des populations sénégalaise et mauritanienne.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le Général Abdel Fatah Al Burkhan : pour un dialogue en faveur de la paix au Soudan

Ce lundi 13 janvier 2025, Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a accueilli au palais de la République le Général Abdel Fatah Al Burkhan, président du Conseil souverain de transition du Soudan, dans le cadre d’une visite de courtoisie. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires préoccupantes au Soudan, où les affrontements armés entre factions rivales menacent la paix et la stabilité dans le pays et la région.

Le Président Diomaye Faye a salué la démarche du Général Al Burkhan, soulignant les liens historiques et les valeurs communes qui unissent Dakar et Khartoum. Il a exprimé la solidarité du Sénégal envers le peuple soudanais, actuellement confronté à des épreuves graves et complexes.

Lors de leurs échanges, le chef de l’État sénégalais a réitéré l’engagement de son pays en faveur de la paix, de la stabilité et de la promotion des valeurs démocratiques en Afrique. Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif et constructif entre toutes les parties prenantes au Soudan, considérant que la concertation demeure la seule voie pour mettre fin durablement aux conflits en cours.

« Le Sénégal est prêt à contribuer, par le dialogue et la médiation, à la résolution des tensions qui affectent nos frères et sœurs soudanais. La paix est une responsabilité partagée que nous devons porter ensemble », a déclaré le Président Faye lors de cette occasion.

Le Général Abdel Fatah Al Burkhan a, pour sa part, exprimé sa gratitude envers le Sénégal pour son soutien constant. Il a également exposé les initiatives en cours pour ramener la stabilité au Soudan, tout en appelant la communauté internationale à accompagner ces efforts de manière constructive.

Cette rencontre reflète l’importance accordée par le Sénégal à la diplomatie et à la coopération régionale dans un contexte africain où les défis sécuritaires demeurent complexes. Elle réaffirme également la place du Sénégal comme acteur clé dans la promotion de la paix et du dialogue sur le continent.

Débat autour du Pool judiciaire financier : Birahim Seck interpelle sur la rigueur et la transparence

La sortie du procureur de la République du Pool judiciaire financier (PJF), El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, suscite des réactions diverses au sein de l’opinion publique. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, met l’accent sur la nécessité d’une démarche rigoureuse et transparente pour préserver l’intégrité de cette institution.

Dans une publication sur son compte X (anciennement Twitter) ce lundi 13 janvier, Birahim Seck a soulevé des interrogations sur la gestion des affaires confiées au Pool judiciaire financier. « Une information judiciaire est-elle ouverte sur les 1000 milliards de FCFA des fonds Force Covid-19 ? », a-t-il demandé, pointant du doigt un dossier resté sous silence selon lui.

Le coordonnateur du Forum civil s’est également questionné sur l’absence de communication du Parquet concernant d’autres affaires en cours. « Pourquoi le Parquet n’a pas communiqué sur les autres dossiers qu’il traite ? », s’est-il étonné, appelant à une plus grande transparence.

Le Parquet du PJF avait annoncé avoir été récemment saisi de plusieurs rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon le communiqué signé par le procureur El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, l’analyse de l’un de ces rapports a mis en lumière des faits graves impliquant plusieurs personnes.

« Les investigations menées révèlent des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux, par le biais de sociétés écrans utilisées pour des transactions suspectes d’une valeur provisoire estimée à plus de 125 milliards de francs CFA », a précisé le communiqué.

Dans ce contexte, le Parquet envisage l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions incluant :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie portant sur les deniers publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre de l’article 66 de la loi n°2024-08 relative au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

Pour Birahim Seck, la démarche du Pool judiciaire financier doit faire preuve d’une rigueur exemplaire pour garantir la crédibilité des investigations. Il rappelle que des attentes fortes pèsent sur cette institution dans un contexte où la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux est devenue une priorité nationale.

Le débat autour de la gestion des fonds publics, notamment ceux mobilisés dans le cadre de la Force Covid-19, alimente les discussions. Il reflète une exigence accrue de la société civile pour une gouvernance transparente et une justice équitable.

Intronisation de Serigne Ahmadou Bamba Touré : Une nouvelle ère pour la communauté mouride à Thiès

La communauté mouride de Thiès a accueilli avec ferveur et émotion l’intronisation de Serigne Ahmadou Bamba Touré comme nouveau représentant du Khalife général des Mourides dans la région. Succédant à son défunt père, Serigne Saliou Touré, rappelé à Dieu le 16 septembre 2023, Serigne Ahmadou Bamba Touré devient le garant des valeurs et des traditions mourides dans la Cité du rail.

C’est au cours d’une cérémonie marquante tenue ce week-end que Serigne Aboudou Samad Ibnou Serigne Souhaïbou Mbacké, en visite à Thiès, a transmis officiellement le message du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, confirmant la nomination du nouveau représentant. L’événement a rassemblé un grand nombre de fidèles talibés venus célébrer cette intronisation, symbole d’unité et de continuité pour la confrérie.

L’intronisation de Serigne Ahmadou Bamba Touré s’inscrit dans une tradition bien établie. Son prédécesseur, Serigne Saliou Touré, a marqué les esprits en introduisant et en renforçant des initiatives telles que le Foulkoul Mashoune, une pratique qui s’épanouit chaque année durant le mois de Ramadan. Ce rituel rassemble des fidèles autour de valeurs de partage, de spiritualité et de solidarité, consolidant l’identité et la cohésion de la communauté.

Avec cette nomination, les fidèles expriment leur espoir de voir ce précieux héritage se perpétuer et se développer. « Serigne Ahmadou Bamba Touré est appelé à continuer l’œuvre de son père et à apporter sa propre vision pour renforcer les liens au sein de la communauté », confie un talibé présent à la cérémonie.

L’annonce a été l’occasion pour les disciples mourides de se réunir massivement à Thiès, démontrant ainsi leur attachement à la confrérie et à ses valeurs. Les chants religieux, les prières et les témoignages d’allégeance au nouveau représentant ont rythmé cette journée historique.

Ce moment solennel vient renforcer l’unité et le rayonnement de la communauté mouride, qui demeure un pilier essentiel dans la vie spirituelle et sociale de nombreux Sénégalais.

Le choix de Serigne Ahmadou Bamba Touré témoigne de la volonté de préserver une transmission générationnelle basée sur des valeurs de foi, de travail et de solidarité, chères à Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. En tant que représentant du Khalife général des Mourides, il incarne désormais un modèle et un guide spirituel pour la communauté de Thiès.

Kaolack : Distribution de 50 000 exemplaires du Saint Coran aux maîtres coraniques du CSMCS

Dans le cadre de son programme national de soutien aux daaras et aux maîtres coraniques, le Conseil Supérieur des Maîtres Coraniques du Sénégal (CSMCS) a organisé ce lundi une cérémonie de distribution de 50 000 exemplaires du Saint Coran. L’événement s’est tenu à Médina Baye, dans la capitale du Saloum, Kaolack.

Ces exemplaires ont été obtenus grâce au partenariat avec l’ONG turque Hayrât Yardım, en collaboration avec son partenaire local au Sénégal. Lors de la cérémonie, Amadou Tidiane Talla, président du CSMCS, a expliqué l’importance de cette initiative.

« Nous sommes ici à Kaolack pour poursuivre notre tournée nationale entamée il y a quelques jours, à travers les départements du Sénégal. À ce jour, nous avons visité 24 départements et il nous reste encore 22 à parcourir. L’objectif est de rencontrer nos membres, notamment les maîtres coraniques, les mamans daaras, ainsi que les parents d’élèves. Mais, en réalité, cette tournée est avant tout destinée à la distribution des exemplaires du Saint Coran fournis par nos partenaires turcs », a-t-il déclaré.

Amadou Tidiane Talla a également rappelé les réalisations des années précédentes :

• En 2021, le quota distribué était de 32 000 exemplaires.

• En 2022, il était de 30 000 exemplaires.

• En 2023, il atteint un total record de 50 000 exemplaires.

Soutien aux daaras et amélioration des conditions d’enseignement

Le président du CSMCS a souligné que cette initiative vise à mettre les maîtres coraniques dans des conditions optimales pour l’enseignement et l’apprentissage au sein des daaras.

« Cette rencontre a pu être organisée grâce à l’appui des autorités administratives et éducatives de la région de Kaolack, notamment la gouvernance, l’inspection d’académie et l’IEF de la commune. Nous encourageons les bénéficiaires à prendre soin de ces exemplaires du Saint Coran et à adopter de nouvelles méthodes de gestion des daaras. Cela permettra de renforcer la confiance des parents d’élèves envers notre système éducatif », a-t-il ajouté.

Enfin, Amadou Tidiane Talla a lancé un appel à la communauté pour accompagner les daaras, comme cela se fait dans d’autres pays, afin d’assurer un meilleur avenir aux élèves et aux enseignants.

Cette initiative constitue une étape majeure dans le renforcement de l’éducation coranique au Sénégal et dans la valorisation du rôle des daaras dans la société.

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