Actualités

Explosion mortelle à Sindian : trois militaires sénégalais perdent la vie lors d’une opération de sécurisation

Un grave accident a endeuillé les Forces armées sénégalaises ce mardi 17 mars 2026, au petit matin, dans le nord de Sindian, au sein de la Zone militaire n°5. Une explosion accidentelle survenue en pleine mission a coûté la vie à trois militaires, selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA).

Le drame s’est produit alors que les soldats étaient engagés dans une opération de destruction de champs de chanvre indien, le long de la frontière avec la Gambie. Cette mission s’inscrit dans une vaste offensive lancée depuis plus d’une semaine pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans la culture et le trafic de stupéfiants, souvent liés à des bandes armées opérant dans cette zone sensible.

Outre les pertes humaines, l’explosion a également fait trois blessés parmi les militaires. Ces derniers ont été rapidement évacués vers des structures médicales pour une prise en charge appropriée. Aucune précision n’a été donnée à ce stade sur la gravité de leurs blessures.

Cet accident tragique met en lumière les risques élevés auxquels sont confrontées les forces de défense dans leurs opérations de sécurisation, notamment dans des zones où les groupes armés et les activités illicites sont solidement implantés. La destruction des cultures de chanvre indien constitue en effet un enjeu stratégique, tant pour assécher les sources de financement des réseaux criminels que pour rétablir l’autorité de l’État dans ces territoires.

Malgré ce revers douloureux, l’armée sénégalaise a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations en cours. Les autorités militaires entendent intensifier les actions visant à neutraliser les groupes armés et à éradiquer l’économie illicite liée au trafic de stupéfiants, dans le but de garantir durablement la sécurité des populations locales.

Armée sénégalaise : trois militaires tués dans une explosion accidentelle au nord de Sindian

L’Armée sénégalaise est en deuil après la perte de trois de ses éléments dans une explosion accidentelle survenue ce mardi 17 mars 2026 dans le sud du pays. L’information a été confirmée par le directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), le capitaine Ibrahima Sow, à travers un communiqué officiel.

Selon la note rendue publique, l’explosion s’est produite tôt dans la matinée dans la zone de Nord Sindian, située dans la Zone militaire n°5, en Casamance. Le bilan fait état de trois militaires décédés sur le coup. Trois autres soldats ont également été blessés dans l’incident et ont été immédiatement évacués vers des structures médicales pour être pris en charge.

D’après les précisions apportées par l’armée, l’accident est intervenu dans le cadre d’une opération militaire menée dans la zone frontalière entre le Sénégal et la Gambie. Ces interventions visent principalement la destruction de champs de chanvre indien cultivés clandestinement dans certaines zones forestières proches de la frontière.

Toujours selon le capitaine Ibrahima Sow, ces opérations sont en cours depuis plus d’une semaine et ont pour objectif de lutter contre les réseaux criminels impliqués dans la culture et le trafic de drogue. Les forces armées sénégalaises mènent régulièrement ce type d’actions afin de sécuriser les localités frontalières et de protéger les populations vivant dans ces zones souvent exposées à l’activité de bandes armées.

Le communiqué indique par ailleurs que les opérations ont déjà permis de neutraliser plusieurs individus appartenant à des groupes armés impliqués dans la culture de chanvre indien. Ces bandes, selon l’armée, représentent une menace pour la sécurité des habitants et pour la stabilité de la région.

La zone de Sindian, située dans le département de Bignona, est connue pour être un secteur sensible en raison de sa proximité avec la frontière gambienne et de la présence de réseaux de trafic opérant dans les zones forestières.

La disparition de ces trois militaires intervient dans un contexte où les forces de défense et de sécurité poursuivent leurs efforts pour sécuriser la région sud du pays et lutter contre les activités illicites qui y persistent.

L’armée sénégalaise n’a pas encore donné davantage de détails sur les circonstances précises de l’explosion accidentelle. Toutefois, elle a exprimé son profond regret face à la perte de ces soldats engagés dans une mission de sécurisation du territoire national.

République du Congo : Denis Sassou-Nguesso réélu avec 94,82 % des voix pour un cinquième mandat

Le président sortant Denis Sassou-Nguesso a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle organisée le dimanche 15 mars 2026 en République du Congo. Les résultats officiels, rendus publics ce mardi 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, créditent le chef de l’État de 94,82 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation annoncé à 84,65 %.

Ce score très largement majoritaire permet à Denis Sassou-Nguesso d’entamer un cinquième mandat consécutif à la tête du pays. Le scrutin, qui concernait environ 2,6 millions d’électeurs, s’est déroulé sur l’ensemble du territoire, notamment dans la capitale Brazzaville ainsi que dans les principales villes et localités du pays.

Face au président sortant, plusieurs candidats étaient en lice, mais aucun n’est parvenu à rivaliser de manière significative. Son principal adversaire, Mabio Mavoungou Zinga, ancien député et inspecteur des douanes à la retraite, n’a recueilli qu’environ 1,48 % des voix, illustrant l’ampleur de l’écart avec le candidat sortant.

La proclamation des résultats est intervenue à l’issue du dépouillement des procès-verbaux transmis par les différents bureaux de vote. Conformément au cadre légal en vigueur, les candidats disposent d’un délai pour introduire d’éventuels recours. La validation définitive revient à la Cour constitutionnelle, qui devra examiner les contestations avant de publier les résultats officiels finaux.

À 82 ans, Denis Sassou-Nguesso demeure l’une des figures politiques les plus anciennes du continent africain. Il dirige le pays depuis 1997, après un premier passage au pouvoir entre 1979 et 1992. Son long parcours à la tête de l’État totalise ainsi plus de quatre décennies, marquées par une influence politique durable dans le paysage congolais.

Sa candidature à cette nouvelle élection a été rendue possible par la révision constitutionnelle adoptée en 2015. Cette réforme a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels ainsi que la limite d’âge pour les candidats à la magistrature suprême, ouvrant la voie à sa participation aux scrutins successifs.

La campagne électorale, qui s’est tenue entre la fin février et la mi-mars 2026, a vu la participation de plusieurs candidats indépendants et de formations politiques. Toutefois, une partie de l’opposition a choisi de boycotter le processus électoral, estimant que les conditions d’une compétition équitable n’étaient pas réunies.

Le jour du vote, certaines organisations de la société civile et des observateurs ont signalé des difficultés logistiques dans plusieurs bureaux ainsi qu’une coupure d’internet à l’échelle nationale. Malgré ces signalements, les autorités ont affirmé que le scrutin s’était déroulé globalement dans le calme et dans le respect des procédures électorales.

Diourbel : Marie Khone Faye plaide pour l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes

En visite dans la région de Diourbel, la Première Dame Marie Khone Faye a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation des filles et du renforcement économique des femmes, qu’elle considère comme des leviers essentiels pour bâtir une société plus juste et prospère.

La journée a débuté par une étape symbolique au Lycée scientifique d’excellence de Diourbel, un établissement reconnu pour la qualité de son enseignement et son orientation vers les disciplines scientifiques. Accompagnée du ministre de l’Éducation nationale, la Première Dame a pris le temps d’échanger avec les élèves dans une atmosphère empreinte de proximité et d’encouragement. Elle a salué leur engagement, leur rigueur et leur ambition, tout en les invitant à persévérer dans leurs efforts et à cultiver un esprit de leadership, indispensable pour relever les défis de demain.

Ce moment d’échange a également été marqué par un geste concret en faveur de l’accès à l’éducation. Des bourses d’études ont été attribuées à plusieurs jeunes filles grâce au soutien de la Fondation Merck. Ces aides ciblent prioritairement des élèves issues de milieux défavorisés et visent à lever les obstacles financiers qui freinent souvent la poursuite de leur scolarité. Les bénéficiaires ont été sélectionnées selon des critères combinant excellence académique et situation socio-économique, traduisant une volonté d’équité et de justice sociale.

Au-delà de l’éducation, la visite a mis en lumière un autre axe majeur de l’engagement de la Première Dame : l’autonomisation économique des femmes. Elle s’est ainsi rendue à la rencontre de femmes transformatrices du monde rural, actrices essentielles de la valorisation des productions locales. À cette occasion, du matériel de transformation leur a été remis afin de renforcer leurs capacités de production et d’améliorer la qualité de leurs produits.

Ces équipements concernent notamment la transformation des céréales, des fruits, des légumes ainsi que des ressources halieutiques, des secteurs clés pour l’économie locale. En soutenant ces initiatives, il s’agit non seulement d’accroître les revenus des ménages, mais aussi de contribuer à la sécurité alimentaire et à la dynamisation des économies rurales.

CitéSIR Leylatoul Hadr: le bon voisinage et les vertus de cette nuit, débattu par la jeunesse…

‎Célébration de la nuit du Destin à la cité SIR, 6 quartiers regrouper dans une même mosquée pour prier ensemble dans l’unité.
‎Dans une ambiance fédératrice, les imams et déléguées de quartier de la cité SIR de Rufisque ont célébrés le leylatoul hadr sous les thèmes : le bon voisinage et les bienfaits de la nuit du destin une initiative qu’ils compte perpétuer vue l’aspect d’unité.

CitéSIR Leylatoul Hadr: le bon voisinage et les vertus de cette nuit, débattu par la jeunesse...

Financement des femmes : la CDS dénonce des propos « discriminatoires » et exige des excuses publiques d’une députée de Pastef

Les femmes de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) sont montées au créneau à la suite de propos attribués à une députée du parti Pastef concernant le financement des organisations féminines. Dans une déclaration rendue publique ce 17 mars, elles dénoncent des déclarations qu’elles jugent discriminatoires et contraires aux principes d’égalité entre les citoyennes sénégalaises.

La CDS, qui regroupe plusieurs formations politiques dont AJ/PADS-A, AJS, CNNO, MRG, LD, Niaxx Jarinu/Mag, PIT-S, RTA-S et UDF/Mbooloo Mi, réagissait à des propos tenus lors d’une rencontre à Keur Massar. Selon leur communiqué, la parlementaire aurait déclaré que « les femmes non membres de Pastef et qui n’aiment pas Ousmane Sonko ne doivent pas prétendre à un quelconque financement ». Une affirmation qui a immédiatement suscité l’indignation des militantes de la coalition.

Dans leur déclaration, les femmes de la CDS rappellent que les ressources publiques ne peuvent en aucun cas être utilisées sur la base d’une appartenance politique ou d’une proximité avec une personnalité. Elles ont notamment interpellé la ministre de la Famille et des Solidarités, soulignant que les fonds publics gérés par ce département ministériel appartiennent à l’ensemble des Sénégalais et doivent être distribués dans le respect des principes d’équité et de transparence.

Pour elles, ces propos constituent une remise en cause des fondements mêmes de la République sénégalaise, bâtie sur l’égalité entre tous les citoyens. Elles dénoncent ainsi « avec la plus grande fermeté » ce qu’elles qualifient de discours discriminatoire opposant les femmes proches de Pastef aux autres Sénégalaises. Les signataires de la déclaration estiment qu’aucune aide publique destinée à soutenir l’autonomisation des femmes ne devrait être conditionnée par l’adhésion à un parti politique ou par un soutien à son leader, en l’occurrence Ousmane Sonko.

Les femmes de la CDS affirment également que l’argent distribué dans le cadre des programmes d’appui à l’entrepreneuriat féminin ou à l’autonomisation des femmes ne constitue pas un patrimoine personnel de responsables politiques. Selon elles, ces ressources proviennent du budget de l’État et doivent donc bénéficier à toutes les femmes sénégalaises, indépendamment de leurs opinions ou affiliations politiques.

Dans ce contexte, la coalition exige des excuses publiques de la députée concernée. Elle réclame également davantage de transparence dans la gestion des financements destinés aux organisations féminines. Les femmes de la CDS demandent ainsi que les autorités rendent publiques les modalités d’accès aux financements du ministère de la Famille et des Solidarités afin que toute association ou organisation sénégalaise souhaitant bénéficier d’un appui puisse le faire sur la base de critères clairs, objectifs et équitables.

À travers cette sortie, la CDS entend alerter l’opinion sur ce qu’elle considère comme un risque de politisation des politiques publiques en faveur des femmes. Elle appelle enfin les autorités à réaffirmer leur attachement aux principes d’égalité, de justice et de neutralité de l’État dans la gestion des ressources publiques.

Secteur des jeux : les opérateurs de paris en ligne expriment leurs inquiétudes face aux réformes annoncées

Le secteur des jeux et paris en ligne au Sénégal traverse une période d’incertitude. Réunis au sein d’un collectif, plusieurs opérateurs du domaine ont tenu ce mardi une conférence de presse afin d’exprimer leurs préoccupations face aux réformes annoncées par la Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE), qui pourraient, selon eux, bouleverser l’équilibre actuel du marché.

Même si l’ordre du jour précis de la rencontre n’avait pas été détaillé dès le départ, les responsables des sociétés concernées ont clairement indiqué que leur prise de parole fait suite aux déclarations du directeur général de la LONASE, Toussaint Manga. Lors du point de presse gouvernemental tenu le 12 mars dernier, ce dernier avait évoqué la possibilité d’une renégociation globale des contrats et conventions qui lient l’État du Sénégal aux sociétés privées opérant dans le secteur des paris.

Ces annonces ont immédiatement suscité une vive réaction au sein du collectif des opérateurs de paris en ligne. Les représentants du secteur redoutent en effet que cette révision des accords existants ne remette en cause certains acquis conventionnels obtenus au fil des années. Pour eux, la stabilité juridique et contractuelle constitue un élément essentiel pour garantir la viabilité d’un secteur qui connaît une croissance rapide au Sénégal.

Les opérateurs disent également craindre que les réformes envisagées ne s’accompagnent d’un durcissement du cadre fiscal ou réglementaire. Selon eux, une augmentation de la pression fiscale ou l’introduction de nouvelles contraintes administratives pourrait fragiliser des entreprises qui ont investi massivement dans les infrastructures technologiques, la conformité réglementaire et l’emploi local.

Au-delà de leurs inquiétudes immédiates, les membres du collectif ont insisté sur le rôle économique que joue aujourd’hui l’industrie des jeux en ligne dans le pays. Ils rappellent que ce secteur contribue non seulement aux recettes fiscales de l’État, mais aussi à la création d’emplois directs et indirects, notamment dans les domaines du numérique, de la communication et de la distribution.

Face à cette situation, les opérateurs appellent les autorités à privilégier le dialogue et la concertation avant toute réforme majeure. Ils souhaitent notamment être associés aux discussions afin de trouver un équilibre entre les objectifs de régulation de l’État et la nécessité de préserver un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation dans le secteur.

Du côté des pouvoirs publics, la volonté de revoir les conventions existantes s’inscrit dans une démarche plus large de réorganisation du secteur des jeux et de renforcement du rôle de l’État dans sa régulation. Les déclarations récentes de la direction de la LONASE laissent ainsi entendre que l’objectif serait d’améliorer la transparence, d’optimiser les retombées économiques pour le pays et d’assurer un meilleur encadrement des activités de paris, notamment en ligne.

Dans ce contexte, la conférence de presse tenue par le collectif des opérateurs apparaît comme un premier signal d’alerte adressé aux autorités. Elle traduit les tensions qui pourraient émerger autour de la réforme du secteur, alors que l’État cherche à redéfinir les règles du jeu dans un domaine devenu particulièrement stratégique sur le plan économique.

Affaire Farba Ngom : la Cour suprême au cœur d’un bras de fer judiciaire décisif

Le contentieux judiciaire impliquant Farba Ngom franchit une étape déterminante, avec l’entrée en scène de la Cour suprême du Senegal appelée à trancher un différend aux implications à la fois juridiques et politiques. Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, le dossier est désormais en état d’être jugé, après l’achèvement des échanges écrits entre les différentes parties.

À l’origine de cette nouvelle séquence judiciaire, le pourvoi en cassation introduit par le Parquet général financier contre la décision ayant placé le maire d’Agnam sous contrôle judiciaire. Une initiative qui traduit la ferme volonté du ministère public de remettre en cause une décision jugée contestable au regard des dispositions légales en vigueur. Face à cette offensive, les avocats de Farba Ngom ont rapidement réagi en déposant leur mémoire en réponse, réfutant méthodiquement les arguments avancés par le parquet.

La procédure a ainsi atteint un point charnière. Tous les éléments étant désormais versés au dossier, il appartient à la Chambre pénale de la Cour suprême de fixer une date d’audience afin d’examiner le recours. Cette audience s’annonce particulièrement attendue, tant elle pourrait redéfinir les contours de l’interprétation du droit dans les affaires financières sensibles.

Au cœur du litige se trouve une décision antérieure de la Chambre d’accusation financière , qui avait ordonné le placement sous contrôle judiciaire de Farba Ngom tout en relevant des éléments jugés favorables à sa défense, allant jusqu’à un blanchiment partiel. Une position que le parquet conteste avec vigueur, estimant qu’elle ne repose pas sur une application rigoureuse des textes.

Le recours en cassation s’articule autour d’un point juridique central : la violation alléguée de l’article 140 du Code de procédure pénale. Ce texte encadre strictement les conditions dans lesquelles une liberté provisoire peut être accordée. Il évoque notamment la nécessité d’un remboursement préalable des fonds en cause, d’une consignation, de l’existence de contestations sérieuses ou encore de considérations médicales incompatibles avec la détention.

Pour le ministère public, aucune de ces conditions ne serait véritablement remplie dans le cas du député-maire d’Agnam, ce qui justifierait, selon lui, une remise en cause de la décision attaquée. Une analyse que rejette fermement la défense, qui soutient que la juridiction précédente a agi dans le strict respect des exigences légales, en tenant compte des éléments du dossier.

Kaolack – Médina Laïty : entre héritage spirituel et défis de développement, le plaidoyer d’un village rural

Dans la commune de Keur Socé, dans le département de Kaolack, le village de Médina Laïty, également appelé Keur Mamadou Ba, reste profondément attaché à son héritage spirituel tout en faisant face à de nombreux défis liés au développement et à l’accès aux infrastructures de base.

Fondé vers les années 1950 par le guide religieux Thierno Mamadou Ba, le village tire son nom d’une histoire marquée par la cohabitation entre communautés. À l’origine baptisé Médinatoul Mounawara, il prendra plus tard le nom de Médina Laïty, en hommage à un notable sérère vivant dans les environs.

Aujourd’hui, la localité est majoritairement habitée par des Peulhs du Fouta, des Peulhs du Diéry et des Sérères, une diversité qui témoigne d’une longue tradition de vivre-ensemble.

Selon le chef du village, Moustapha Ba, l’histoire et la spiritualité occupent une place centrale dans la vie des habitants. Chaque année, la célébration de la Laylat al-Qadr constitue un moment de grande ferveur religieuse, rassemblant les fils du village venus de différentes régions du pays.

« Depuis la fondation du village, cette nuit est célébrée ici. C’est une tradition que nous avons héritée de nos ancêtres et que nous devons préserver », explique-t-il.

Cependant, au-delà de cet héritage spirituel, les populations doivent composer avec un manque criant d’infrastructures. La question sanitaire demeure l’une des principales préoccupations des habitants. Le village ne dispose pas d’un poste de santé fonctionnel, obligeant les malades à se rendre dans les localités voisines en cas d’urgence.

« Nous disposons d’une structure sanitaire installée dans une maison, mais cela reste insuffisant. Les femmes enceintes et les malades sont souvent évacués vers d’autres villages », déplore le chef du village.

L’enclavement constitue également un autre obstacle majeur au développement de la localité. Pendant l’hivernage, l’accès à Médina Laïty devient particulièrement difficile en raison de l’état des pistes rurales.

Face à cette situation, Moustapha Ba lance un appel aux autorités publiques pour la construction d’un poste de santé moderne, l’amélioration des voies d’accès et le renforcement des infrastructures de base.

Malgré ces difficultés, les habitants de Médina Laïty restent attachés à leur village et nourrissent l’espoir de voir leur localité bénéficier d’un accompagnement plus soutenu en matière de développement.

Entre foi, solidarité et aspirations au progrès, Médina Laïty incarne ainsi la réalité de nombreuses communautés rurales sénégalaises en quête de meilleures conditions de vie.

Scandale présumé de corruption au ministère des Affaires étrangères : un réseau de falsification d’actes d’état civil démantelé à Dakar

Un présumé scandale de corruption ébranle actuellement le bureau des législations chargé des documents administratifs du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, a connu un tournant décisif avec le déferrement de 14 personnes devant le parquet, le lundi 16 mars.

Selon les informations disponibles, l’enquête a été menée par la Sections de recherches de Colobane, basée à Dakar. Les investigations ont permis de mettre au jour un vaste réseau de faussaires opérant au sein même de l’administration publique. Ce réseau impliquerait à la fois des agents des Force de défense et de sécurité et des fonctionnaires en poste dans le ministère concerné.

À l’origine de l’affaire, les enquêteurs ont découvert des irrégularités dans la délivrance de documents administratifs, notamment des actes d’état civil. Les suspects sont accusés d’avoir organisé un système bien structuré de falsification de documents officiels au niveau de l’annexe du ministère, facilitant ainsi la production et l’utilisation de faux papiers.

Face à la gravité des faits, le procureur de la République a pris des mesures fermes, notamment en émettant des mandats d’arrêt visant certains agents des forces de l’ordre soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau. Cette décision souligne la volonté des autorités judiciaires de faire toute la lumière sur cette affaire et de situer les responsabilités, quel que soit le statut des personnes concernées.

Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation lourds, dont association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique, ainsi que corruption. Ces infractions, particulièrement graves, mettent en lumière les failles potentielles dans les mécanismes de contrôle administratif et soulèvent des inquiétudes quant à l’intégrité de certains services publics.

Crise ouverte à la Fédération sénégalaise de football : le Comex s’enlise dans les tensions et les accusations

La scène décrite par le quotidien L’Observateur a de quoi surprendre, tant elle tranche avec l’image habituellement renvoyée par les instances dirigeantes du football. La dernière réunion du Comité exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football aurait viré à un affrontement verbal d’une rare intensité, révélant des fractures profondes au sommet de l’institution.

Selon les informations rapportées, la tension a atteint son paroxysme lorsqu’un échange particulièrement virulent a opposé Bacary Cissé à Pape Sidy Lô. Excédé, le premier aurait publiquement insulté le second, l’accusant de manœuvres en coulisses et de propagation de rumeurs. Cette sortie, jugée extrêmement grave par plusieurs témoins, a plongé la salle dans la stupeur. Si la réaction de Pape Sidy Lô est restée mesurée sur le moment, il aurait néanmoins décidé d’engager des poursuites pour diffamation, signe que la crise dépasse désormais le cadre interne de la fédération.

Mais cet incident n’est que la manifestation la plus visible d’un malaise plus large. Toujours selon les mêmes sources, la réunion s’est progressivement transformée en une véritable arène d’affrontements personnels. Des échanges houleux ont notamment opposé Amadou Kane au secrétaire général Abdoulaye Sow, chacun accusant l’autre de mensonge dans un climat de suspicion généralisée. L’intervention de Yaya Balde n’a fait qu’envenimer la situation, celui-ci allant jusqu’à remettre en cause la légitimité de certains participants, dans des propos accompagnés de menaces jugées particulièrement inquiétantes.

Ce dérapage collectif met en lumière une crise de gouvernance qui semble s’installer durablement au sein de la Fédération. Plusieurs membres dénoncent une gestion jugée opaque et excessivement centralisée, où les décisions seraient prises par un cercle restreint sans réelle concertation. Le manque de communication entre les différentes commissions est également pointé du doigt, certains responsables affirmant être tenus à l’écart des processus décisionnels, découvrant des choix stratégiques en même temps que l’opinion publique.

Au cœur de ces tensions se trouvent également des désaccords persistants sur des dossiers sensibles. La gestion de la Coupe d’Afrique des nations, notamment autour du nombre d’invités, des primes et des indemnités, alimente les frustrations. D’autres points de crispation concernent le coût de certaines opérations, comme le match amical contre le Pérou ou encore la location du Stade de France, jugée excessive par certains membres. Les polémiques liées à la billetterie du match Sénégal-Gambie et le projet de déménagement du siège de la Fédération à la Cité Keur Gorgui viennent ajouter à un climat déjà délétère.

Kaffrine : Abdoulaye Wilane entre condoléances, solidarité et plaidoyer social

Le président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Wilane , a fait face à la presse ce lundi pour se prononcer sur plusieurs questions d’actualité locale, nationale et internationale.

Condoléances à la famille d’Astou Ba

En début d’intervention, il a présenté ses condoléances à la famille de la défunte adjointe au maire de Kaffrine, Astou Ba. Il a salué la mémoire de la disparue tout en exprimant sa compassion à ses proches et à l’ensemble de la population de Kaffrine.

Solidarité avec les victimes des incendies

Le responsable politique a également exprimé sa solidarité envers les victimes des incendies survenus dans plusieurs villages de la région ainsi qu’au marché central de Kaffrine.

À cette occasion, il a plaidé pour la mise en place de réformes et de mesures préventives afin d’éviter la répétition de tels drames. Il a par ailleurs appelé le gouvernement à manifester une solidarité nationale en apportant un soutien aux personnes sinistrées.

Appui aux populations en période de Ramadan

Abdoulaye Wilane a indiqué que le Conseil départemental de Kaffrine a déjà apporté son soutien à certaines populations, notamment celles de Kheinde, durant ce mois béni de Ramadan, avec l’appui des conseillers départementaux.

Plaidoyer pour des vivres de soudure

Abordant la question de la campagne agricole, il a invité l’État à prévoir des vivres de soudure pour les paysans. Selon lui, de nombreuses populations rurales traversent actuellement une période difficile.

Appel à la responsabilité dans le débat public

Revenant sur la polémique liée à la mort récente d’un militaire en Casamance, il a appelé les acteurs politiques à faire preuve de retenue et de responsabilité dans leurs prises de position et dans le débat public.

Regard sur la situation internationale

Enfin, évoquant la situation internationale marquée par les tensions entre Iran, Israël et les États Unis , il a invité le peuple sénégalais à garder son calme et à faire preuve de discernement face aux débats liés à ces événements.

Scandale présumé de mœurs : une 42e arrestation relance l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo

L’affaire dite du présumé scandale homosexuel qui secoue le Sénégal connaît un nouveau rebondissement avec l’arrestation d’un 42e suspect par la Brigade de recherches de Keur Massar, intervenue le 16 mars 2026. Cette interpellation s’inscrit dans le prolongement des révélations faites par le ressortissant camerounais « Steph », identifié comme un acteur central du dossier et déjà arrêté en tant que 41e personne mise en cause.

Selon les éléments de l’enquête relayés par le journal Libération, le nouveau suspect serait un membre de l’entourage professionnel de « Steph ». Placé en garde à vue, il fait face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue. Des accusations graves qui traduisent l’ampleur et la complexité de ce dossier désormais tentaculaire.

L’arrestation de cet individu fait suite à l’exploitation approfondie de matériel informatique et téléphonique saisi lors de précédentes perquisitions. Les enquêteurs auraient ainsi pu remonter certaines pistes, mettant en lumière un réseau structuré et des interactions régulières entre plusieurs protagonistes.

Au cours de son audition, le suspect aurait livré des déclarations compromettantes. Il aurait affirmé avoir joué un rôle précis auprès de Pape Cheikh Diallo, se présentant comme son proxénète attitré. À ce titre, il aurait été chargé de lui trouver des partenaires via une plateforme de rencontres spécialisée, dont l’identité n’a pas été rendue publique. Le mis en cause aurait également reconnu avoir entretenu à plusieurs reprises des relations sexuelles avec l’animateur, se décrivant lui-même comme l’un de ses amants.

Ces révélations, si elles venaient à être confirmées par l’enquête, pourraient considérablement alourdir les implications dans cette affaire déjà très médiatisée. Elles soulèvent également des interrogations sur l’existence d’un réseau organisé mêlant pratiques sexuelles clandestines, flux financiers suspects et activités criminelles connexes.

Kaffrine face à une crise rurale multidimensionnelle : Abdoulaye Wilane alerte sur l’urgence économique et alimentaire

Le président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Wilane , a dressé un constat alarmant de la situation socio-économique dans cette région du centre du Sénégal. À l’occasion de la validation du plan annuel d’investissement, l’élu local a mis en lumière les difficultés croissantes auxquelles font face les populations rurales, entre crise agricole, menaces sur l’élevage et préoccupations sécuritaires.

Au cœur de son intervention, la campagne de commercialisation de l’arachide apparaît comme l’un des principaux sujets d’inquiétude. Dans plusieurs zones de la région de Kaffrine, les producteurs peinent à écouler leurs récoltes dans des conditions satisfaisantes. Faute d’acheteurs proposant des prix rémunérateurs, les stocks s’accumulent dans les champs, exposés aux aléas climatiques et aux risques de vol. Cette situation pousse certains agriculteurs à veiller jour et nuit sur leur production, dans l’espoir de préserver le fruit de leur travail.

Confrontés à des besoins financiers urgents, de nombreux paysans se résignent à céder leurs récoltes à des prix largement en dessous des coûts de production. Une vente à perte qui fragilise davantage des exploitations déjà vulnérables et compromet la prochaine saison agricole. Cette crise de la filière arachidière, pilier de l’économie locale, illustre les limites structurelles du système de commercialisation et la dépendance persistante des producteurs à des circuits peu régulés.

Parallèlement, une autre menace se profile à l’horizon : celle d’une crise fourragère. Selon Abdoulaye Vilane, la vente massive de foin observée ces dernières semaines constitue un signal préoccupant. Pour faire face aux difficultés économiques, de nombreux éleveurs et charretiers écoulent leurs réserves de fourrage sur les marchés, réduisant ainsi les capacités d’alimentation du bétail pour les mois à venir. Ce phénomène, aggravé par la recrudescence des feux de brousse, pourrait entraîner une période de soudure précoce, mettant en péril le cheptel et les moyens de subsistance des éleveurs.

Sur le plan sécuritaire, le président du Conseil départemental a également évoqué la montée du trafic de drogue, notamment de chanvre indien. La position géographique de Kaffrine, proche de zones sensibles comme la Gambie et la Casamance, en fait un point de passage stratégique pour certains réseaux. Cette situation suscite des inquiétudes quant aux répercussions possibles sur la stabilité locale, notamment en termes de violences et de criminalité. L’élu a toutefois salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, appelant à renforcer la vigilance collective.

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques influant sur les coûts du transport et des importations, Abdoulaye Vilane a insisté sur la nécessité pour le Sénégal de renforcer sa souveraineté alimentaire. Il a appelé à une mobilisation accrue autour de la production céréalière, estimant que le pays doit réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour garantir sa sécurité alimentaire.

Frappes israéliennes présumées à Téhéran : des hauts responsables iraniens ciblés selon Tel-Aviv

Selon des informations relayées par plusieurs médias israéliens, l’armée israélienne aurait mené dans la nuit du 16 au 17 mars 2026 une opération militaire d’envergure visant des figures majeures de l’appareil sécuritaire iranien. Ces affirmations, qui reposent principalement sur des déclarations officielles israéliennes, n’ont pas été confirmées de manière indépendante par les autorités iraniennes, entretenant ainsi une zone d’incertitude autour des événements.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi matin lors d’une conférence de presse que l’opération aurait notamment visé Ali Larijani, actuel secrétaire du Conseil national de sécurité iranien et figure influente du paysage politique iranien. Selon ses déclarations, ce dernier aurait été tué dans une frappe ciblée alors qu’il se trouvait dans un appartement à Téhéran, en compagnie de son fils. Le ministre a présenté cette action comme une mesure visant à neutraliser des responsables étroitement liés aux structures sécuritaires iraniennes.

Dans le même temps, l’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que Gholamréza Soleimani, commandant de la milice Bassidj, aurait également été visé et tué lors d’une frappe aérienne distincte dans la capitale iranienne. Cette milice, intégrée au système des Gardiens de la Révolution, joue un rôle central dans le maintien de l’ordre et l’encadrement idéologique en Iran, notamment auprès de la jeunesse.

D’après la chaîne publique israélienne Kan, l’opération aurait initialement été planifiée pour être exécutée dans la nuit de dimanche à lundi, avant d’être reportée à la dernière minute pour des raisons non précisées. Elle aurait ensuite été menée avec l’appui de services de renseignement, dans le but de frapper des personnalités occupant des positions stratégiques au sein de l’État iranien. Ces frappes s’inscriraient dans une série d’actions ciblées contre des responsables liés aux Gardiens de la Révolution et aux structures sécuritaires iraniennes.

Figure politique de premier plan, Ali Larijani a occupé par le passé le poste de président du Parlement iranien et a joué un rôle clé dans les questions de sécurité nationale et de diplomatie. Reconnu pour son influence dans les relations internationales de l’Iran, il a été impliqué dans plusieurs phases de transition politique majeures. De son côté, Gholamréza Soleimani dirigeait le Bassidj, une organisation de volontaires islamistes disposant d’un large réseau au sein de la société iranienne et des institutions publiques.

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que ces frappes s’inscrivent dans une stratégie assumée de ciblage des hauts responsables iraniens. Selon cette source, l’objectif est de porter atteinte aux capacités de commandement et de coordination du régime iranien dans le domaine sécuritaire.

Gestion des ressources naturelles : Oumar Youm défie Ousmane Sonko et critique la communication gouvernementale

Invité de l’émission Quartier Général, Me Oumar Youm a livré une analyse sans concession de la gestion des ressources naturelles au Sénégal, en mettant particulièrement l’accent sur les secteurs pétrolier et minier. L’ancien ministre des Forces armées sous le régime de Macky Sall s’est montré très critique à l’égard de la communication actuelle des autorités, qu’il juge inadaptée et potentiellement dangereuse pour l’image du pays.

Dès l’entame de son intervention, il a tenu à rappeler que la question du pétrole au Sénégal ne date pas d’aujourd’hui. Selon lui, les premières grandes annonces autour de la découverte et de l’exploitation des hydrocarbures remontent à 2016, une période durant laquelle l’État sénégalais avait déjà engagé des réformes importantes pour encadrer le secteur. Il insiste sur le fait que des mécanismes de transparence et de sécurisation des investissements avaient été mis en place afin de rassurer les partenaires internationaux.

Abordant la question sensible des contrats pétroliers, Oumar Youm a voulu rétablir ce qu’il considère comme une vérité historique souvent déformée dans le débat public. Il a affirmé que les accords conclus avec Woodside Énergie remontent à 2004, sous la présidence de Abdoulaye Wade, et non à l’ère de Macky Sall. À ses yeux, cette précision est essentielle pour éviter toute confusion ou instrumentalisation politique autour de ces contrats stratégiques.

L’ancien ministre a également rejeté l’idée selon laquelle les contrats pétroliers pourraient être manipulés ou modifiés de manière arbitraire. Il a expliqué que ce type d’accord est strictement encadré par le code pétrolier, qui définit des règles claires ainsi que des dispositifs incitatifs destinés à attirer les investisseurs étrangers. Dans ce cadre, il estime que toute affirmation évoquant une possible “manipulation” traduit une méconnaissance du fonctionnement du secteur.

C’est surtout la communication des autorités actuelles qui suscite son inquiétude. Oumar Youm s’est alarmé du ton adopté par certains responsables politiques lorsqu’ils évoquent la possibilité de renégocier les contrats pétroliers. Il rappelle que toute déclaration officielle est scrutée de près par les bailleurs de fonds, les investisseurs et les partenaires internationaux. À ce titre, il souligne l’existence de clauses de stabilité prévues par la législation, notamment dans le code pétrolier, qui visent à protéger les investissements contre des changements brusques ou unilatéraux.

Selon lui, évoquer publiquement une renégociation forcée pourrait envoyer un signal négatif et fragiliser la confiance des investisseurs. Il n’a pas hésité à mettre en doute la maîtrise de ces sujets par certains membres du gouvernement, évoquant soit un manque de compréhension, soit des arrière-pensées politiques. Pour Oumar Youm, il est juridiquement impossible d’imposer une renégociation par la contrainte dans un cadre international, où les engagements contractuels sont protégés.

Dans la même dynamique, il a défendu le rôle du secteur privé dans le développement économique. Il a insisté sur le fait qu’un État ne doit pas entraver la capacité des entreprises à générer des profits, mais plutôt créer un environnement favorable à leur croissance. À ses yeux, une pression excessive sur les opérateurs économiques pourrait nuire à l’attractivité du Sénégal et ternir son image sur la scène internationale.

Le point culminant de son intervention reste toutefois son adresse directe au Premier ministre Ousmane Sonko. Oumar Youm l’a publiquement défié à un débat sur la question pétrolière, l’invitant à expliquer concrètement ce que le Sénégal a pu obtenir dans les négociations grâce au cadre légal en vigueur. Il s’est dit prêt à confronter ses arguments devant les journalistes, dans un échange qu’il souhaite transparent et basé sur les faits.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°697 – 17/03/2026

🔴 POUVOIR DIOMAYE-SONKO : RÉQUISITOIRE DU DIRECTOIRE STRATÉGIQUE DES CADRES JAMBAARS QUI DRESSE LES DEUX CARACTÈRES DU RÉGIME : BAVARDAGE ET INACTION
🔴 COMMERCE EXTÉRIEUR / LES CHIFFRES DE MISE EN JANVIER 2026 : EXPORTATIONS EN CHUTE DE MOITIÉ

🔴 AFFAIRE DES 18 SUPPORTERS : LE PROCÈS EN APPEL RENVOYÉ À RABAT

Reconnaissance universitaire

Ahmed Thiam parmi les figures inspirantes mises à l’honneur par l’Université de Montréal

Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation contre le racisme, l’Universite de Montréal a choisi de mettre en avant plusieurs personnalités reconnues pour leur engagement et leur parcours inspirant. Parmi elles figure Ahmed Thiam, médecin et chercheur sénégalais en santé publique, salué pour l’excellence de son parcours académique et son implication sociale.

Soucieuse de promouvoir la diversité et de valoriser les parcours porteurs de valeurs humaines et citoyennes, l’Université de Montréal a récemment sélectionné plusieurs membres de sa communauté pour incarner les principes de respect, d’inclusion et de justice sociale. Ahmed Thiam fait partie des profils retenus dans le cadre de cette campagne institutionnelle organisée à l’occasion de la Semaine de prévention du racisme 2026.

Réagissant à cette distinction, Ahmed Thiam s’est dit profondément touché par cette reconnaissance.

« Je suis profondément honoré et reconnaissant d’avoir été choisi parmi les personnes les plus inspirantes de la communauté montréalaise », a-t-il déclaré.

Médecin de formation et chercheur en santé publique, Ahmed Thiam s’est distingué par un parcours académique marqué par la rigueur scientifique et l’engagement. Formé à la fois à l’Universite Cheikh Anta Diop de Dakar et à l’Universite de Montréal , il appartient à cette génération de chercheurs africains qui participent activement à la production de connaissances au sein des grandes institutions universitaires internationales.

Ses travaux de recherche portent notamment sur l’amélioration de la surveillance des infections graves et sur le développement d’outils analytiques permettant d’identifier les populations les plus exposées aux risques sanitaires. À travers ces recherches, il ambitionne de fournir des données probantes susceptibles d’orienter les politiques publiques et de contribuer au renforcement des systèmes de santé.

Au-delà de la recherche, l’engagement d’Ahmed Thiam s’exprime également sur le plan communautaire et universitaire. Durant son passage à l’École de santé publique de l’Universite de Montréal , il a joué un rôle actif dans la vie étudiante. En tant que président de l’Association étudiante de l’École de santé publique, il a initié et soutenu plusieurs actions axées sur l’entraide, le mentorat et la sensibilisation aux enjeux sociaux et culturels.

Cette reconnaissance de l’Universite Montréal s’inscrit ainsi dans la continuité d’un parcours où se conjuguent excellence académique, engagement communautaire et réflexion sur les questions d’équité et de justice sociale.

Pour Ahmed Thiam, la lutte contre le racisme constitue un pilier essentiel de cette démarche.

« La lutte contre le racisme est importante pour moi, parce qu’elle nous permet de construire une société où le respect, la dignité et l’égalité sont au cœur de nos interactions. »

À travers cette campagne, officiellement lancée à la mi-mars, l’Universite de Montréal entend rappeler l’importance de mettre en lumière des trajectoires individuelles qui contribuent à bâtir des milieux universitaires plus inclusifs, plus équitables et ouverts sur la diversité.

Khady SAMB

Journaliste et doctorante en anthropologie médicale à l’Universite de Laval.

Commerce extérieur : les exportations du Sénégal chutent de moitié en janvier mais restent en hausse sur un an

Le commerce extérieur du Sénégal entame l’année 2026 sur une dynamique contrastée. Après un mois de décembre particulièrement performant, les exportations sénégalaises ont connu une forte contraction en janvier. Les dernières données publiées par Agence nationale de la statistique et de la démographie indiquent que les ventes à l’international se sont établies à 412,6 milliards de FCFA, soit une baisse spectaculaire de près de 50 % par rapport aux 825,3 milliards enregistrés un mois plus tôt.

Cette chute mensuelle peut paraître préoccupante à première vue, mais une lecture sur une période plus longue montre une tendance plus encourageante. En effet, comparées au mois de janvier 2025, les exportations du Sénégal affichent une progression de 7,8 %. Cette évolution suggère que, malgré la volatilité mensuelle observée en début d’année, les performances globales du commerce extérieur sénégalais restent orientées à la hausse.

Le recul observé en janvier s’explique en grande partie par le ralentissement des exportations dans plusieurs secteurs clés de l’économie, notamment dans les industries extractives et énergétiques. Le secteur aurifère a particulièrement pesé sur la balance commerciale. Les ventes d’or non monétaire ont connu une chute importante, passant de 206,8 milliards de FCFA en décembre à seulement 70,2 milliards en janvier. Cette baisse significative a fortement contribué à la contraction globale des exportations.

Le secteur des hydrocarbures a également enregistré un fléchissement notable. Les exportations de produits pétroliers raffinés ont diminué, passant de 90,4 milliards de FCFA en décembre à 65,6 milliards en janvier. Dans le même temps, les expéditions de gaz naturel liquéfié ont également reculé pour s’établir à 14,6 milliards de FCFA. Ces évolutions témoignent d’un ralentissement temporaire dans un secteur énergétique pourtant stratégique pour l’économie nationale.

Malgré ces contre-performances, certains segments ont montré une capacité de résistance qui a permis d’atténuer l’ampleur du recul global. Les exportations d’huile brute de pétrole se sont notamment distinguées par une progression significative. Leur valeur est passée de 106,3 milliards de FCFA en décembre à 135,0 milliards en janvier, illustrant la montée en puissance progressive de la production pétrolière du pays.

Le secteur agroalimentaire et horticole a également joué un rôle stabilisateur dans la structure des exportations. Les préparations pour soupes, potages et bouillons ont fait une percée remarquée en générant 9,3 milliards de FCFA d’exportations, alors que ces produits n’avaient enregistré aucune vente à l’international le mois précédent. De leur côté, les légumes frais ont vu leurs expéditions plus que doubler pour atteindre 7,0 milliards de FCFA.

Ponctions salariales dans l’éducation : le G7 annonce une plainte au niveau national et international

La tension persiste entre les syndicats d’enseignants et les autorités gouvernementales autour de la question des ponctions salariales consécutives aux mouvements de grève observés ces derniers mois dans le secteur de l’éducation. Le G7, cadre unitaire qui regroupe sept des syndicats d’enseignants les plus représentatifs du système éducatif sénégalais, a annoncé son intention de saisir les juridictions nationales et les instances internationales pour contester ce qu’il considère comme des retenues « excessives » opérées sur les salaires de plusieurs enseignants.

Selon des responsables syndicaux, de nombreux enseignants ayant participé aux mouvements de grève ont constaté des retenues importantes sur leurs salaires. Ces ponctions varieraient entre 100 000 et 300 000 francs CFA, selon le statut des enseignants concernés et le nombre de jours de grève observés. Les syndicats estiment que ces retenues dépassent largement ce qui est acceptable et dénoncent une mesure qu’ils jugent injuste et pénalisante pour les travailleurs de l’éducation.

Pour manifester leur mécontentement, les membres du G7 se sont rassemblés ce lundi devant l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Dakar-Plateau. Cette mobilisation vise à attirer l’attention des autorités sur la situation et à exiger l’application des accords précédemment conclus entre le gouvernement et les organisations syndicales. Les syndicats réclament notamment la cessation immédiate des ponctions sur les salaires et demandent l’ouverture rapide de discussions avec les autorités compétentes afin de trouver une solution durable à cette crise.

Lors de cette mobilisation, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (SAEMSS), El Hadji Malick Youm, également membre du G7, a vivement critiqué la position du gouvernement. Il a appelé le Premier ministre à venir s’expliquer directement devant les représentants syndicaux afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants. Selon lui, le revirement ou la remise en cause de certains engagements pris par les autorités traduit un manque de considération envers la corporation enseignante.

Les syndicats du G7 affirment qu’ils ne comptent pas se limiter à la contestation nationale. Ils annoncent leur intention de porter l’affaire devant le Bureau international du travail (BIT) afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux droits des travailleurs. Selon El Hadji Malick Youm, ces ponctions sont jugées illégales par les syndicats, qui les assimilent à une forme de spoliation. Il a ainsi déclaré que les organisations syndicales mèneront un combat à la fois national et international pour obtenir l’arrêt de ces retenues et la restitution des montants prélevés.

Cette nouvelle escalade intervient pourtant dans un contexte où certains progrès ont été enregistrés avec la signature récente de décrets concernant la situation des enseignants décisionnaires. Toutefois, pour le G7, ces avancées restent insuffisantes et ne répondent pas aux préoccupations essentielles des enseignants. Les syndicats estiment que leur plateforme revendicative demeure largement insatisfaite et appellent à des réformes plus profondes.

Parmi les points soulevés figurent la nécessité de corriger les dysfonctionnements du système de rémunération, la réduction des lenteurs administratives dans la gestion des carrières et la suppression des surimpositions appliquées sur les rappels de salaires. Les organisations syndicales considèrent que ces questions doivent être traitées de manière urgente afin d’améliorer les conditions de travail et de garantir une meilleure reconnaissance du rôle des enseignants dans le système éducatif.

Dans ce contexte, la menace d’une saisine des juridictions nationales et internationales pourrait marquer une nouvelle étape dans le bras de fer entre les syndicats d’enseignants et les autorités publiques. L’évolution de ce dossier sera déterminante pour l’avenir du dialogue social dans le secteur de l’éducation, un domaine stratégique pour le développement du pays et la stabilité du système scolaire.

Commerce extérieur : la facture des importations du Sénégal recule fortement au début de l’année 2026

Le Sénégal enregistre une baisse significative de ses importations au démarrage de l’année 2026, traduisant une contraction notable de ses achats à l’étranger. Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans son rapport du 13 mars 2026, la valeur totale des importations s’est établie à 524,8 milliards de FCFA en janvier 2026. Ce niveau représente un recul marqué de 34,4 % par rapport à janvier 2025, soit une diminution estimée à environ 275 milliards de FCFA sur un an. Cette évolution traduit une réduction importante de la facture extérieure du pays et, par conséquent, une économie de devises significative pour l’économie nationale.

La tendance à la baisse se confirme également à court terme. Par rapport au mois de décembre 2025, les importations ont reculé de 3,7 %. Elles étaient alors estimées à 544,8 milliards de FCFA, ce qui montre que la contraction des flux commerciaux entrants s’inscrit dans une dynamique progressive au tournant de l’année. Cette évolution peut s’expliquer par des ajustements dans les volumes d’achats de certains produits stratégiques ainsi que par les fluctuations de la demande intérieure.

L’analyse détaillée des données révèle que cette baisse est principalement liée à la réduction des importations de biens d’équipement et de certaines matières premières. Les achats de métaux communs ont notamment enregistré un recul significatif, passant de 45,0 milliards de FCFA en décembre à 28,1 milliards de FCFA en janvier. Ce repli reflète probablement une baisse des besoins dans certains secteurs industriels ou des ajustements dans les programmes d’investissement.

Le segment des machines et appareils divers a également contribué à cette contraction. Les importations dans ce domaine sont passées de 47,3 milliards de FCFA en décembre à 33,3 milliards de FCFA en janvier, confirmant un ralentissement des acquisitions d’équipements. Ce phénomène peut être interprété comme une phase de transition dans les projets d’investissement ou un ralentissement temporaire de certaines activités nécessitant des équipements importés.

Du côté des produits alimentaires, la facture des importations a également diminué. Les achats de froment et de méteil, qui constituent des produits essentiels pour l’approvisionnement du marché national, ont chuté à 11,4 milliards de FCFA en janvier contre 17,6 milliards de FCFA en décembre. Cette baisse pourrait être liée à une gestion différente des stocks ou à des variations dans la demande intérieure durant cette période.

Malgré cette tendance générale à la baisse, la facture énergétique continue de représenter le principal poste de dépense dans les importations du Sénégal. Les produits pétroliers raffinés ont ainsi mobilisé 133,0 milliards de FCFA en janvier, contre 105,6 milliards de FCFA le mois précédent. Cette hausse significative souligne la dépendance persistante du pays aux importations énergétiques, malgré les efforts engagés pour développer les ressources nationales.

Par ailleurs, les importations d’huile brute de pétrole ont connu une augmentation notable, passant de zéro en décembre à 39,0 milliards de FCFA en janvier. Cette évolution témoigne de la volatilité des besoins énergétiques et des ajustements opérés dans les approvisionnements du pays.

Le secteur des transports contribue également au maintien d’un certain niveau d’importations. Les acquisitions de véhicules terrestres ont enregistré une progression, atteignant désormais 15,4 milliards de FCFA. Cette hausse reflète la demande persistante dans ce segment, notamment liée au renouvellement des parcs automobiles et aux besoins des entreprises et des particuliers.

Au final, la baisse globale des importations observée en ce début d’année 2026 illustre une réduction importante des dépenses extérieures du Sénégal, même si certains postes, notamment énergétiques, continuent de peser lourdement dans la balance commerciale. Cette évolution pourrait contribuer à améliorer l’équilibre du commerce extérieur si elle s’accompagne d’une dynamique soutenue des exportations et d’une diversification accrue de la production nationale.

Commerce extérieur : les exportations du Sénégal chutent de moitié en janvier 2026 malgré une progression annuelle

Le commerce extérieur du Sénégal a connu un début d’année 2026 marqué par une forte contraction de ses exportations. Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les ventes sénégalaises à l’international se sont établies à 412,6 milliards de FCFA au mois de janvier 2026, contre 825,3 milliards de FCFA enregistrés en décembre 2025. Cette baisse spectaculaire représente un recul d’environ 50 % en l’espace d’un mois, traduisant un ralentissement notable des flux commerciaux au début de l’année.

Malgré cette chute mensuelle importante, la comparaison sur un an offre une lecture plus nuancée de la situation. En effet, les exportations du Sénégal enregistrent une progression de 7,8 % par rapport à janvier 2025, ce qui indique que la tendance globale reste positive sur le moyen terme. Cette évolution souligne que la forte baisse observée entre décembre et janvier s’explique en partie par des fluctuations conjoncturelles dans certains secteurs clés plutôt que par un affaiblissement structurel du commerce extérieur.

Les statistiques montrent que ce recul est largement lié à la diminution des exportations dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’industrie extractive et le domaine énergétique. Le secteur aurifère apparaît comme le principal facteur de cette contraction. Les ventes d’or non monétaire ont connu une chute significative, passant de 206,8 milliards de FCFA en décembre 2025 à seulement 70,2 milliards de FCFA en janvier 2026. Cette baisse importante du volume financier des exportations d’or a fortement contribué à la diminution globale des recettes à l’exportation.

Le secteur des hydrocarbures a également pesé sur la balance commerciale durant cette période. Les exportations de produits pétroliers raffinés ont reculé, passant de 90,4 milliards de FCFA en décembre à 65,6 milliards de FCFA en janvier. Par ailleurs, les ventes de gaz liquéfié naturel ont également diminué pour atteindre 14,6 milliards de FCFA. Ces évolutions traduisent un ralentissement dans les segments énergétiques qui jouent pourtant un rôle majeur dans les performances commerciales du pays.

Toutefois, certains secteurs ont permis d’atténuer partiellement l’impact de cette contraction mensuelle. Les exportations d’huile brute de pétrole ont notamment affiché une progression notable. Elles sont passées de 106,3 milliards de FCFA en décembre à 135,0 milliards de FCFA en janvier, confirmant l’importance croissante de ce produit dans la structure des exportations sénégalaises. Cette performance constitue l’un des principaux éléments de résilience du commerce extérieur durant ce début d’année.

Le secteur agroalimentaire et horticole a également contribué à limiter les effets de la baisse globale. Les préparations alimentaires, notamment les soupes, potages et bouillons, ont connu une progression remarquable avec des exportations estimées à 9,3 milliards de FCFA alors qu’aucune expédition de ce type n’avait été enregistrée le mois précédent. Dans le même temps, les exportations de légumes frais ont plus que doublé pour atteindre 7,0 milliards de FCFA, témoignant d’un dynamisme croissant du secteur agricole orienté vers les marchés extérieurs.

Ces évolutions mettent en évidence la forte dépendance du commerce extérieur sénégalais à certains produits extractifs et énergétiques, dont les fluctuations peuvent provoquer des variations importantes d’un mois à l’autre. Elles soulignent également l’importance de la diversification des exportations, notamment à travers le développement de l’agro-industrie et des filières agricoles à forte valeur ajoutée.

Ainsi, si le mois de janvier 2026 s’est caractérisé par un recul marqué des exportations, la progression observée sur une base annuelle montre que les performances globales du commerce extérieur sénégalais demeurent relativement solides. Les prochaines publications statistiques permettront d’évaluer si cette baisse mensuelle n’était qu’un ajustement temporaire ou le signe d’un ralentissement plus durable dans certains secteurs clés de l’économie nationale.

Dette publique : le Sénégal mobilise plus de 268 milliards FCFA sur le marché régional pour honorer ses échéances de mars

L’État du Sénégal a finalement réussi à honorer ses échéances financières du mois de mars, notamment celles liées à sa dette internationale. Toutefois, pour y parvenir, les autorités ont intensifié leurs interventions sur le marché régional des titres publics au cours de la semaine dernière. Au total, ces différentes opérations ont permis de mobiliser au moins 268,2 milliards de FCFA, un volume significatif qui témoigne de la pression exercée sur la trésorerie publique.

La dernière opération en date a été bouclée le jeudi 13 mars avec une levée de 110 milliards de FCFA. Cette mobilisation s’est faite à travers un Bon assimilable du Trésor d’une maturité de 350 jours. L’émission a suscité un intérêt important de la part des investisseurs, avec des soumissions atteignant 149 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 149 %. Les fonds retenus proviennent essentiellement de trois pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. La Côte d’Ivoire arrive en tête avec 59,3 milliards de FCFA, suivie du Sénégal avec 49,6 milliards de FCFA, tandis que le Bénin a contribué à hauteur de 929 millions de FCFA.

Quelques jours plus tôt, le Trésor sénégalais avait déjà mené une autre opération d’envergure, clôturée le 9 mars, soit quatre jours avant l’échéance sensible du 13 mars. Cette levée a permis de mobiliser 108,2 milliards de FCFA. Dans le détail, l’État a obtenu 22,4 milliards de FCFA à travers un Bon assimilable du Trésor de 364 jours et 85,8 milliards de FCFA via une Obligation assimilable du Trésor d’une maturité de trois ans.

Le même jour, une autre opération a permis de lever 50 milliards de FCFA supplémentaires sur un Bon assimilable du Trésor de 364 jours. Fait notable, les propositions formulées sur les Obligations assimilables du Trésor de trois et cinq ans, qui représentaient pourtant 31,9 milliards de FCFA, n’ont pas été retenues. Ce choix, qui peut sembler surprenant à première vue, a suscité des interrogations parmi les spécialistes des finances publiques.

Selon l’économiste Amath Ndiaye, cette configuration révèle une forte préférence pour les maturités très courtes. Il souligne que les 50 milliards retenus lors de l’adjudication du 9 mars l’ont été exclusivement sur des titres à 364 jours, alors que les offres sur des obligations de trois et cinq ans ont été écartées. Une telle orientation signifie que le financement obtenu par l’État s’appuie majoritairement sur des instruments à court terme, ce qui peut accentuer le risque de refinancement à l’avenir.

En effet, lorsque la dette est contractée sur des durées relativement brèves, l’émetteur doit revenir rapidement sur le marché pour rembourser ou renouveler ses engagements. Cette dépendance accrue au refinancement peut devenir problématique si les conditions du marché se durcissent ou si la confiance des investisseurs se détériore.

Dans une analyse publiée récemment, Amath Ndiaye estime que l’examen des opérations du 9 mars sur le marché régional des titres publics révèle une évolution des comportements des investisseurs. Si le Sénégal continue d’accéder au financement, les conditions deviennent progressivement plus prudentes. L’économiste évoque ainsi plusieurs signaux qui pourraient traduire un affaiblissement progressif de la confiance des investisseurs à l’égard des émissions souveraines du pays.

Un autre élément relevé par l’analyste concerne le calendrier des opérations. L’adjudication du 9 mars ne figurait pas dans le programme initialement soumis à l’agence UMOA-Titres, l’institution chargée d’organiser les émissions de titres publics sur le marché régional. Dans l’univers des marchés financiers, une opération réalisée hors calendrier est souvent interprétée comme un signe de tension de trésorerie, l’émetteur étant contraint de mobiliser rapidement des liquidités pour faire face à des obligations immédiates.

Gel des comptes des ICS : inquiétude des travailleurs à Darou Khoudoss, la direction anticipe le paiement des salaires

La décision de geler les comptes des Industries chimiques du Sénégal (ICS) suscite une vive inquiétude chez les travailleurs de l’entreprise implantée dans la commune de Darou Khoudoss, dans le département de Tivaouane. Le 14 mars 2026, plusieurs responsables syndicaux ont exprimé leur préoccupation face aux conséquences possibles de cette mesure annoncée par le Premier ministre lors d’une récente intervention publique. Cette situation intervient dans un contexte déjà sensible pour cette entreprise stratégique du secteur minier et industriel sénégalais.

Face à l’incertitude grandissante parmi les employés, la direction des ICS a pris une décision jugée préventive afin d’éviter une crise sociale immédiate. Selon Mohamed Dièye, l’un des responsables du collège des délégués du personnel, l’entreprise a choisi d’anticiper le paiement des salaires du mois en cours à partir du 16 mars 2026. Cette mesure vise à rassurer les travailleurs et à leur permettre de faire face à leurs obligations financières dans un climat d’incertitude lié au blocage des comptes de la société.

Dans un message adressé à ses collègues, Mohamed Dièye a également appelé les délégués du personnel à sensibiliser les travailleurs sur la nécessité d’une gestion prudente de leurs revenus. Il a notamment évoqué la possibilité de difficultés financières dans les semaines à venir si la situation perdure, invitant chacun à faire preuve de prudence dans l’utilisation de son salaire. Cette recommandation reflète l’inquiétude qui gagne progressivement les rangs du personnel, alors que les conséquences du gel des comptes restent encore difficiles à mesurer.

Selon des informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, Mamadou Sow, représentant de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a indiqué que les employés se sentent actuellement « désemparés ». D’après lui, le personnel ne dispose pour le moment d’aucune information officielle claire concernant les raisons précises du blocage des comptes de l’entreprise. Cette absence de communication détaillée, aussi bien de la part de la direction que des autorités étatiques, alimente les inquiétudes et les interrogations au sein des travailleurs.

Face à cette situation, les représentants syndicaux ont décidé de solliciter une audience avec le Premier ministre ainsi qu’avec le ministre en charge du Travail. Leur objectif est d’obtenir des explications précises sur les motivations de cette décision et sur les perspectives pour l’avenir de l’entreprise et de ses employés. Les syndicats souhaitent également s’assurer que les droits des travailleurs seront préservés et que la stabilité sociale au sein des ICS sera maintenue.

Pour rappel, le Premier ministre avait annoncé le 12 mars 2026, lors d’une conférence de presse, avoir obtenu la révision de plusieurs contrats conclus avec des entreprises étrangères dans différents secteurs stratégiques de l’économie. Ces contrats concernent notamment l’exploitation des phosphates, la production de ciment, l’attapulgite, le dessalement de l’eau de mer, la production d’électricité, ainsi que certains projets d’infrastructures et d’immobilier.

Falsification de documents au ministère des Affaires étrangères : un réseau présumé devant le parquet de Dakar

Une affaire présumée de corruption et de falsification de documents administratifs secoue depuis plusieurs jours le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. L’enquête, ouverte à la suite d’informations faisant état de pratiques frauduleuses, porte sur un réseau supposé impliqué dans la fabrication et l’utilisation de faux documents au sein du bureau de législation.

L’affaire a connu un nouveau développement ce lundi avec la présentation devant le parquet de Dakar de plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce système. Parmi les mis en cause figurent des agents appartenant aux forces de défense et de sécurité ainsi que des agents du ministère concerné. Leur comparution marque une étape importante dans la procédure judiciaire engagée pour faire la lumière sur ce dossier qui met en cause l’intégrité de certains services administratifs.

Les personnes citées dans cette affaire sont B. Sadio, O. Kantèye, A. Sèye, L. Ndiaye, Cheikh K. Sadio, M. D. Sidibé, M. Guèye, D. Thomas, M. D. Wane, O. Diouf, G. Nzaly et A. Adji. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces individus seraient impliqués dans un système de falsification d’actes d’état civil mis en place au niveau d’une annexe du ministère.

D’après des informations relayées par le site d’actualité Seneweb, le procureur de la République a également délivré un mandat d’arrêt à l’encontre d’un membre des forces de défense et de sécurité soupçonné d’avoir joué un rôle dans ce réseau. Les autorités judiciaires poursuivent ainsi les investigations afin d’identifier toutes les personnes impliquées et de déterminer l’ampleur réelle des faits reprochés.

L’opération ayant permis de démanteler ce réseau présumé aurait été menée par les éléments de la Section de recherches de Colobane. Les enquêteurs auraient découvert un dispositif organisé permettant la production et l’utilisation de faux documents administratifs, notamment des actes d’état civil, susceptibles d’être utilisés dans différentes procédures administratives.

Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique. Ces infractions sont considérées comme particulièrement graves, car elles portent atteinte à la crédibilité des documents officiels et au fonctionnement régulier de l’administration.

Selon les informations disponibles, une information judiciaire devrait être ouverte dans les prochains jours afin de permettre l’approfondissement des investigations. Cette procédure permettra notamment à un juge d’instruction d’examiner les éléments du dossier, d’entendre les différents protagonistes et de déterminer les responsabilités de chacun.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : l’audience en appel renvoyée au 30 mars

Les dix-huit supporters sénégalais arrêtés au Maroc après les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 devront encore patienter avant d’être fixés sur leur sort. La cour d’appel de Rabat, qui devait examiner leur dossier ce lundi 16 mars, a finalement décidé de renvoyer l’audience au 30 mars prochain. Ce report vise à permettre aux avocats de la défense de disposer du temps nécessaire pour examiner l’ensemble des pièces du dossier et préparer leurs plaidoiries.

Cette affaire remonte à la finale de la CAN 2025 qui opposait le Maroc au Sénégal et qui avait été marquée par des incidents impliquant certains supporters. À la suite de ces événements, plusieurs ressortissants sénégalais avaient été interpellés par les autorités marocaines puis traduits en justice. Le 19 février dernier, le tribunal de première instance de Rabat avait rendu son verdict en condamnant les dix-huit supporters à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an. Les faits retenus contre eux portent notamment sur des accusations de violences, de jets de projectiles et d’envahissement de terrain.

Après cette décision, la défense estimait que la procédure judiciaire était pratiquement arrivée à son terme. Toutefois, l’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque le parquet marocain ainsi que la partie civile ont décidé d’interjeter appel du jugement rendu en première instance. Cette démarche a surpris les avocats des supporters sénégalais qui pensaient que les délais légaux pour contester la décision étaient déjà expirés.

L’avocat des détenus, Patrick Kabou, conteste d’ailleurs la recevabilité de cet appel. Selon lui, le parquet et la partie civile auraient déposé leur recours hors délai. Il affirme que la législation en vigueur prévoit un délai de dix jours pour interjeter appel après le prononcé du jugement. Or, d’après son analyse, ce délai aurait expiré le 5 mars, rendant ainsi la procédure d’appel juridiquement discutable.

Dans ce contexte, la défense entend profiter du renvoi de l’audience pour préparer une stratégie visant à soulever cette question de recevabilité devant la cour d’appel. Les avocats souhaitent également analyser en détail les éléments du dossier afin de contester certains faits reprochés à leurs clients et plaider en faveur d’un allègement, voire d’une annulation des peines prononcées.

Collision meurtrière à Nétéboulou : sept morts et plus de quarante blessés dans un choc entre deux véhicules de transport

La région de Tambacounda a été secouée par un grave accident de la circulation survenu à hauteur de Nétéboulou, faisant au moins sept morts et plus de quarante blessés selon un bilan provisoire. Le drame s’est produit à la suite d’une collision frontale entre deux véhicules de transport de passagers circulant sur cet axe très fréquenté.

D’après les premières informations recueillies sur place, l’accident implique un minicar de type « Cheikhou Chérifou » qui assurait la liaison entre Dakar et la Guinée , et un bus en provenance de Gouloumbou en direction de la ville de Tabamcounda. La collision s’est produite dans une zone réputée dangereuse, marquée par des virages et une circulation souvent dense.

Selon plusieurs témoignages de passagers et de riverains, le minicar aurait tenté un dépassement jugé imprudent à l’approche d’un virage. Cette manœuvre l’aurait placé directement sur la trajectoire du bus arrivant en sens inverse. L’impact, particulièrement violent, n’a laissé que très peu de chances aux occupants des véhicules, provoquant d’importants dégâts matériels et un lourd bilan humain.

Les équipes de secours se sont rapidement mobilisées après l’alerte. Des sapeurs-pompiers et des agents de santé ont été dépêchés sur les lieux pour porter assistance aux victimes. Les blessés ont été évacués d’urgence vers les structures sanitaires de Tambacounda afin de recevoir les soins nécessaires. Plusieurs d’entre eux seraient dans un état grave, ce qui fait craindre une aggravation du bilan dans les prochaines heures.

Les forces de défense et de sécurité ont également effectué les constatations d’usage sur les lieux de l’accident afin de reconstituer les circonstances exactes du drame. Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et établir les causes précises de cette collision meurtrière.

Ce nouvel accident relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière dans cette partie du pays. Les habitants de la zone et les usagers de la route dénoncent depuis longtemps la dangerosité de ce tronçon, où les dépassements risqués et l’excès de vitesse sont souvent pointés du doigt. Ils appellent les autorités à renforcer les mesures de prévention, notamment par une meilleure signalisation, des contrôles routiers plus fréquents et des campagnes de sensibilisation destinées aux conducteurs.

Rupture avec Pastef : Cheikh Omar Diagne dénonce une dérive idéologique et accuse le pouvoir de privilégier le parti à la patrie

Le secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité And Ci Degg (RV/ACD), Cheikh Oumar Diagne, a officialisé ce matin une rupture nette avec le Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (Pastef), lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a tenu à clarifier sa position politique et celle de ses partisans.

Face aux critiques de certains observateurs qui lui reprochent d’avoir soutenu le parti aujourd’hui au pouvoir, le leader du RV/ACD a assumé pleinement son engagement passé. Selon lui, son soutien à Pastef s’inscrivait avant tout dans une logique de principes et de convictions, et non dans une quelconque stratégie opportuniste. « Je ne regrette pas d’avoir soutenu le Pastef, car je l’ai fait pour mes principes », a-t-il déclaré, estimant que son combat d’alors était motivé par une vision politique fondée sur la souveraineté nationale et la défense des intérêts du Sénégal.

Toutefois, Cheikh Omar Diagne considère aujourd’hui que le mouvement qu’il avait accompagné a profondément changé d’orientation. Il évoque une déviation idéologique qui, selon lui, s’est progressivement installée depuis l’accession du parti au pouvoir. À ses yeux, Pastef aurait abandonné le combat pour la souveraineté, qui constituait pourtant le socle de son projet politique initial et la principale raison de l’engagement de nombreux militants.

Le leader du RV/ACD estime que cette transformation s’exprime désormais par une logique partisane qu’il résume dans une formule particulièrement critique : « le Parti avant la Patrie ». Une orientation qu’il rejette catégoriquement. Pour lui, la nation doit toujours primer sur les intérêts d’une formation politique, quelle qu’elle soit. Il insiste sur le fait que la patrie doit demeurer la référence suprême dans toute action publique.

Dans la même dynamique, Cheikh Omar Diagne a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de dérive vers un « Parti-État ». Selon lui, ce modèle constitue une trahison des aspirations populaires qui avaient porté le mouvement au pouvoir. Il considère que la confusion entre l’appareil d’État et les intérêts d’un parti politique affaiblit la démocratie et remet en cause les principes de gouvernance que le Pastef défendait lorsqu’il était dans l’opposition.

Le responsable politique a également pointé ce qu’il perçoit comme une contradiction majeure entre les discours tenus par les dirigeants actuels avant leur accession au pouvoir et leurs pratiques actuelles. Il a dénoncé un écart qu’il juge « béant » entre les promesses faites aux Sénégalais et la gestion du pouvoir aujourd’hui.

Pour Cheikh Omar Diagne, cette incohérence fragilise la crédibilité des dirigeants et alimente le désenchantement d’une partie de l’opinion publique. Il estime que le peuple sénégalais mérite une gouvernance fidèle aux engagements pris et respectueuse des principes qui avaient suscité l’espoir d’un changement profond.

ASER : Thierno Alassane Sall réclame la lumière sur le présumé scandale des 37 milliards FCFA

Le président du parti La République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a de nouveau interpellé les autorités sénégalaises sur le dossier lié à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), évoquant un présumé scandale financier portant sur un montant de 37 milliards de FCFA. L’ancien ministre appelle le gouvernement à apporter des explications claires sur cette affaire qu’il juge insuffisamment abordée dans les communications officielles.

Prenant la parole publiquement, le député a critiqué ce qu’il considère comme un manque d’avancées concrètes dans la mise en œuvre du projet d’électrification rurale concerné, malgré les annonces faites par les autorités. Selon lui, les explications fournies jusqu’à présent ne permettent pas de répondre aux nombreuses interrogations qui persistent dans l’opinion publique.

Dans son intervention, Thierno Alassane Sall a notamment réagi aux propos du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui avait évoqué lors d’une conférence de presse une renégociation du projet par l’ASER afin d’y intégrer 500 villages supplémentaires. Pour le leader de La République des Valeurs, cet argument ne répond pas au problème de fond. Il estime que l’essentiel reste le démarrage effectif des travaux sur le terrain.

« Dans la conférence de presse, Ousmane Sonko a semblé dire que l’ASER a renégocié pour avoir dans les projets 500 villages de plus. Mais qu’ils aient 1000 villages de plus, 2000 villages de plus, peu importe, il faut que le travail démarre », a-t-il déclaré, soulignant que les populations attendent des résultats concrets plutôt que des annonces.

Pour illustrer sa critique, Thierno Alassane Sall a utilisé une métaphore comparant la situation à celle d’un entrepreneur chargé de construire un immeuble de vingt étages, payé à l’avance mais qui, près de deux ans plus tard, n’aurait toujours rien réalisé. Selon lui, cette image reflète l’incompréhension face à un projet financé mais qui n’a pas encore produit de résultats visibles.

Il a ainsi expliqué que dans un tel cas, le propriétaire du projet se retrouverait avec un terrain toujours vide dix-neuf mois après avoir versé l’argent à l’entrepreneur. « C’est comme si l’entrepreneur qui devait vous faire un bâtiment de 20 étages, vous lui avez remis votre argent. Dix-neuf mois après, vous n’avez rien trouvé qu’un terrain nu. Vous l’avez au téléphone parce que l’entrepreneur n’est pas ici. Vous n’arrivez même pas à le voir, il est ailleurs. Et vous lui dites, ne vous en faites pas, vous serez contents quand j’aurai terminé. On avait négocié 20 étages, mais je vais vous faire 22 étages, avec une piscine au toit. Mais qu’il commence d’abord, qu’il creuse, qu’il amène les matériaux… L’argent a disparu », a-t-il affirmé.

Dans la suite de son intervention, le député a directement interpellé le Premier ministre et le gouvernement sur la gestion de ce dossier. Il s’est interrogé sur l’absence, selon lui, d’explications précises concernant la destination des fonds engagés dans ce projet d’électrification rurale.

« Pourquoi le Premier ministre ne dit pas que l’argent a disparu ? Pourquoi ne dit-il pas quelles sont les mesures qu’ils ont entreprises ? », a-t-il lancé, appelant les autorités à clarifier la situation.

Thierno Alassane Sall affirme par ailleurs que la disparition des fonds serait déjà documentée par plusieurs éléments. Il évoque notamment une mention de la banque espagnole Banco Santander ainsi qu’une ordonnance rendue par la Cour Suprême du Senegal , qu’il considère comme des indices renforçant les soupçons autour de ce dossier.

Face à cette situation, le président de La République des Valeurs estime que l’État devrait adopter une position plus ferme. Il appelle notamment les autorités à mettre l’entreprise concernée en demeure de s’expliquer sur la destination des fonds et, si nécessaire, à engager des procédures judiciaires pour établir les responsabilités.

Enfin, Thierno Alassane Sall a averti que son parti n’excluait pas de porter l’affaire au niveau international si aucune réponse satisfaisante n’était obtenue au Sénégal. Selon lui, cette option pourrait être envisagée notamment en Espagne, pays où certains éléments du dossier seraient liés.

Congrès électif de Pastef : le parti au pouvoir fixe le cap du 6 juin 2026 à Dakar

Le Parti Patriote africain du Sénégal pour le travail, l’égalité et la fraternité (Pastef), actuellement au pouvoir, franchit une nouvelle étape dans sa structuration politique. Dans un communiqué rendu public tard dans la soirée du dimanche 15 mars, la formation dirigée par Ousmane Sonko a annoncé l’organisation de son tout premier congrès électif le 6 juin 2026 à Dakar.

Cette décision a été prise à l’issue d’une session ordinaire convoquée par le leader du parti. Cette rencontre interne a permis aux responsables de Pastef d’engager les préparatifs d’un rendez-vous politique majeur, appelé à marquer une étape importante dans la consolidation de l’appareil du parti depuis son accession au pouvoir.

Selon le communiqué, ce congrès aura pour missions principales l’élection du président du parti ainsi que l’adoption de grandes orientations politiques qui devront guider l’action de la formation pour les six prochaines années. Le document précise que ces orientations viseront notamment à accompagner et soutenir le processus de transformation systémique du Sénégal, une ambition régulièrement mise en avant par les dirigeants du parti.

L’organisation de ce congrès électif intervient dans un contexte politique marqué par la recomposition des forces autour du pouvoir. Parallèlement aux initiatives internes de Pastef, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, multiplie en effet les consultations et les rencontres avec différents acteurs politiques et sociaux dans le cadre de la dynamique de la coalition Diomaye Président.

Cette coalition, qui avait porté la candidature de Bassirou Diomaye Faye lors de l’élection présidentielle, est progressivement réactivée et structurée dans la perspective des prochaines échéances électorales. Les discussions en cours visent notamment à préparer les élections législatives prévues en 2027 ainsi que la présidentielle de 2029.

Dans ce contexte, le congrès annoncé par Pastef pourrait jouer un rôle stratégique. Il devrait permettre au parti de clarifier sa ligne politique, de consolider son organisation interne et de définir les priorités qui encadreront son action politique durant les années à venir.

Au-delà de l’élection du président du parti, ce rendez-vous est également attendu comme un moment de mobilisation des militants et de réaffirmation du projet politique porté par Pastef depuis sa création. Pour de nombreux observateurs, il pourrait aussi servir de plateforme pour affiner la stratégie du parti au pouvoir dans la perspective des prochaines batailles électorales.

Saisie spectaculaire de plus d’un milliard de Fcfa en billets noirs à Diofior

Une importante opération menée par les Douanes sénégalaises a permis de mettre la main sur une somme colossale de 1 001 057 125 Fcfa en billets noirs dans une maison située à Diofior, dans le département de Fatick. Cette intervention, conduite par la Brigade mobile des Douanes de Kaolack en collaboration avec le Poste des Douanes de Keur Moussa, illustre la vigilance et la coordination renforcée des services douaniers dans la lutte contre les trafics illicites.

Selon les informations recueillies, l’opération s’inscrit dans le cadre des actions intensifiées de la Douane visant à démanteler les réseaux impliqués dans la circulation et la manipulation de billets noirs. Les agents ont agi sur la base de renseignements précis faisant état d’activités suspectes dans une maison de la localité de Diofior. Après une opération de surveillance et de vérification, les douaniers ont procédé à une descente sur les lieux qui a permis de découvrir cette importante quantité de billets noirs soigneusement dissimulés.

La somme saisie s’élève exactement à 1 001 057 125 francs CFA. Les billets noirs sont généralement utilisés dans des escroqueries connues sous le nom d’arnaque au “wash wash”, un procédé frauduleux consistant à faire croire à l’existence de billets authentiques recouverts d’un produit chimique et nécessitant un traitement spécial pour retrouver leur véritable apparence. Ce type de pratique sert souvent à tromper des victimes en leur faisant croire à une opération lucrative.

Cette saisie intervient quelques jours seulement après une autre opération menée dans la même zone qui avait déjà permis aux services douaniers de récupérer 730 millions de francs CFA en billets noirs. La répétition de ces découvertes dans le même secteur laisse penser à l’existence d’un réseau bien organisé opérant dans la région.

Les autorités douanières soulignent que ces résultats sont le fruit d’une collaboration étroite entre les différentes unités et d’un travail de renseignement approfondi. Elles réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations de contrôle et de démantèlement des circuits de fraude monétaire, afin de protéger l’économie nationale et de prévenir les escroqueries financières.

Une enquête a été ouverte afin d’identifier toutes les personnes impliquées dans cette affaire et de déterminer l’origine exacte de ces billets noirs. Les investigations devraient également permettre de remonter les éventuelles ramifications du réseau, tant au niveau national qu’international.

Pastef : des retards constatés dans le versement des 10 % de cotisations des responsables du parti dirigé par Ousmane Sonko

Au sein du parti Pastef, une règle interne impose à tous les responsables nommés ou élus sous sa bannière de reverser chaque mois 10 % de leurs revenus au parti. Cette disposition concerne notamment les ministres, députés, directeurs généraux, présidents de conseils d’administration, maires et autres responsables patriotes occupant des fonctions dans les institutions de l’État.

Cette contribution financière est considérée comme un mécanisme de solidarité et de fonctionnement interne destiné à soutenir les activités politiques du parti dirigé par Ousmane Sonko. Toutefois, selon des informations rapportées par le journal Les Échos , les versements ne seraient pas effectués avec la régularité attendue par la direction du parti.

La question des cotisations a d’ailleurs été abordée lors de récentes rencontres entre le leader de Pastef et plusieurs cadres de la formation politique durant le week-end. Au cours de ces échanges, la direction aurait insisté sur la nécessité pour les responsables concernés de respecter leurs engagements financiers envers le parti.

Toujours selon la même source, un rappel ferme aurait été adressé aux responsables accusant des retards. Il leur aurait été demandé de régulariser leur situation dans les meilleurs délais afin de se conformer à la règle interne qui lie les membres exerçant des fonctions publiques au parti.

Course au secrétariat général de l’ONU : Macky Sall face à quatre candidats lors d’auditions décisives en avril

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de Organisation des Nations Unies entrera dans une phase déterminante à partir de la semaine du 20 avril prochain. Selon le quotidien Libération , les candidats en lice seront auditionnés publiquement conformément à la procédure adoptée ces dernières années pour renforcer la transparence dans la désignation du chef de l’organisation internationale.

Chaque prétendant disposera d’une période d’environ trois heures pour défendre sa candidature. Durant ce temps, il devra exposer sa vision pour l’avenir de l’ONU, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec des représentants de la société civile. Ces auditions constituent une étape cruciale du processus, car elles permettent aux diplomates et aux observateurs internationaux d’évaluer les capacités de leadership, les orientations politiques et les priorités stratégiques des candidats.

Cette étape sera particulièrement scrutée pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, qui figure parmi les prétendants à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. La candidature de l’ex-chef de l’État sénégalais a été officiellement présentée par le Burundi, une démarche qui illustre le soutien diplomatique dont il bénéficie dans certaines capitales africaines.

Face à lui, quatre autres personnalités issues de différentes régions du monde sont également engagées dans cette course pour diriger l’organisation internationale. Parmi elles figure l’Argentin Rafael Grossi, diplomate expérimenté et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, reconnu pour son rôle dans les dossiers sensibles liés au nucléaire civil.

La Chilienne Michelle Bachelet fait également partie des prétendants. Ancienne présidente de son pays et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience politique et d’une longue carrière au sein des institutions internationales.

La Costaricienne Rebeca Grynspan figure aussi parmi les candidates. Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle est reconnue pour son expertise dans les questions économiques et de développement.

Enfin, la Maldivienne Virginia Gamba complète la liste des prétendants. Spécialiste des questions de paix et de sécurité, elle occupe actuellement le poste de représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

Affaire Pape Cheikh Diallo : un Camerounais présenté comme son proxénète présumé arrêté, l’enquête s’élargit

L’enquête judiciaire autour de l’affaire de mœurs impliquant l’animateur sénégalais Pape Cheikh Diallo continue de révéler de nouveaux éléments. Les investigations menées par la Brigade de recherches de Keur Massar ont récemment franchi une nouvelle étape avec l’arrestation d’un suspect présenté comme l’un des maillons importants du dossier.

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, une quarante-et-unième personne a été interpellée dans le cadre de cette enquête ouverte depuis le mois de février. Le dossier, qualifié de particulièrement complexe par les enquêteurs, porte notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH, de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue.

Le dernier suspect arrêté est un ressortissant camerounais nommé Stéphan, âgé d’une quarantaine d’années. Dans certains cercles, il serait connu sous les pseudonymes de Modou G. ou Steph. Placé en garde à vue par les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar, il aurait livré des déclarations jugées particulièrement sensibles après l’exploitation de matériel informatique et téléphonique saisi dans le cadre de l’enquête.

Au cours de son audition, le suspect aurait reconnu avoir joué un rôle spécifique auprès de l’animateur. D’après les éléments de l’enquête, il se serait présenté comme une personne chargée de lui trouver des partenaires via une plateforme de rencontre spécialisée dont le nom n’a pas été révélé. Le pseudonyme Modou G. ferait d’ailleurs référence à cette application utilisée pour entrer en contact avec différents profils.

Les déclarations du Camerounais ne se seraient pas limitées à ce rôle présumé d’intermédiaire. Toujours selon les informations relayées par Libération, il aurait également reconnu avoir entretenu à plusieurs reprises des relations sexuelles avec l’animateur, se présentant lui-même comme l’un de ses anciens partenaires.

Ces révélations s’ajoutent à plusieurs témoignages recueillis ces dernières semaines par les enquêteurs. Parmi les personnes déjà arrêtées figure notamment un étudiant nommé Saliou Diallo, qui aurait lui aussi reconnu avoir entretenu une relation intime avec l’animateur.

Dans le même dossier, un autre suspect, Fallou Diop, aurait expliqué aux enquêteurs avoir fait la connaissance de Pape Cheikh Diallo dans une salle de fitness que fréquentait régulièrement l’animateur. Leur relation se serait ensuite poursuivie dans un cadre plus privé.

Les investigations ont également mis en cause Doudou Lamine Dieng, un agent de banque qui avait été déféré en même temps que l’animateur. Selon les enquêteurs, sa déposition irait dans le même sens que celles d’autres personnes entendues dans l’affaire.

Un autre individu cité dans le dossier, Ibrahima Magib Seck, aurait lui aussi confirmé certains éléments. Bien qu’il se soit présenté comme « passif » dans ses déclarations, il aurait reconnu avoir participé à plusieurs soirées privées organisées au domicile de l’animateur, situé dans le quartier des Mamelles à Dakar.

Au fil des auditions et des arrestations, les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar disent progressivement reconstituer les contours d’un réseau complexe. Les éléments recueillis évoqueraient des relations clandestines, des rencontres organisées et des soirées privées autour desquelles graviteraient plusieurs personnes.

Course au secrétariat général de l’ONU : Macky Sall face à quatre candidats lors d’auditions décisives en avril

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de Organisation des Nations Unies entrera dans une phase déterminante à partir de la semaine du 20 avril prochain. Selon le quotidien Libération , les candidats en lice seront auditionnés publiquement conformément à la procédure adoptée ces dernières années pour renforcer la transparence dans la désignation du chef de l’organisation internationale.

Chaque prétendant disposera d’une période d’environ trois heures pour défendre sa candidature. Durant ce temps, il devra exposer sa vision pour l’avenir de l’ONU, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec des représentants de la société civile. Ces auditions constituent une étape cruciale du processus, car elles permettent aux diplomates et aux observateurs internationaux d’évaluer les capacités de leadership, les orientations politiques et les priorités stratégiques des candidats.

Cette étape sera particulièrement scrutée pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, qui figure parmi les prétendants à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. La candidature de l’ex-chef de l’État sénégalais a été officiellement présentée par le Burundi, une démarche qui illustre le soutien diplomatique dont il bénéficie dans certaines capitales africaines.

Face à lui, quatre autres personnalités issues de différentes régions du monde sont également engagées dans cette course pour diriger l’organisation internationale. Parmi elles figure l’Argentin Rafael Grossi, diplomate expérimenté et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, reconnu pour son rôle dans les dossiers sensibles liés au nucléaire civil.

La Chilienne Michelle Bachelet fait également partie des prétendants. Ancienne présidente de son pays et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience politique et d’une longue carrière au sein des institutions internationales.

La Costaricienne Rebeca Grynspan figure aussi parmi les candidates. Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle est reconnue pour son expertise dans les questions économiques et de développement.

Enfin, la Maldivienne Virginia Gamba complète la liste des prétendants. Spécialiste des questions de paix et de sécurité, elle occupe actuellement le poste de représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°696 – 16/03/2026

🔴 APRÈS AVOIR REGRETTÉ LES TARES QUI PLOMBENT LE SÉNÉGAL ( CONJONCTURE ÉCONOMIQUE DIFFICILE, CRISE SCOLAIRE , CHÔMAGE DES JEUNES , MAUVAISE CAMPAGNE AGRICOLE, MISÈRE DU BTP, , IMPASSE DANS LE SECTEUR DES HYDROCARBURES, FLOU DANS L’AFFAIRE DES 37 MDS DE ASER-AEE POWER – EPC… ), THIERNO ALASSANE DROIT DANS SES BOTTES : LA PLAINTE QUI DÉRANGE
🔴 RETOUR SUR LA SCÈNE POLITIQUE ET APPEL À CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE CRÉDIBLE : KHALIFA REFAIT SURFACE

🔴 BASKET – MONDIAL FÉMININ 2026 : CHEIKH SARR ENTHOUSIASTE FACE AU RENOUVEAU DES LIONNES

Ndogou politique : Ousmane Sonko réaffirme son maintien à la Primature et prépare les échéances de 2027 et 2029

Réunis autour d’un ndogou organisé ce samedi par l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique (APTE), les alliés d’Ousmane Sonko ont assisté à une prise de parole très attendue du Premier ministre. Loin d’être une simple rencontre conviviale du mois de Ramadan, l’événement s’est transformé en véritable moment de clarification politique, durant lequel le leader de Pastef a tracé les grandes lignes de sa stratégie pour les années à venir.

La rencontre s’est ouverte par une intervention d’Aïda Mbodj, figure politique et membre influente de cette dynamique d’alliance. Après cette introduction, Ousmane Sonko a pris la parole devant ses partenaires politiques pour livrer un discours structuré autour de plusieurs axes majeurs qui traduisent clairement sa volonté de consolider son espace politique tout en préparant les échéances électorales futures.

Le Premier ministre a d’abord tenu à répondre aux spéculations qui agitent depuis plusieurs semaines les cercles politiques concernant son éventuel départ du gouvernement. Sur cette question, il s’est montré catégorique. Ousmane Sonko a affirmé qu’il ne démissionnera pas de ses fonctions de chef du gouvernement. Selon lui, seul le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dispose du pouvoir constitutionnel de mettre fin à ses fonctions de Premier ministre. Par cette déclaration, il semble vouloir mettre un terme aux appels, parfois venus de l’intérieur même de la majorité présidentielle, qui évoquent la nécessité d’un remaniement ou d’un retrait volontaire.

Cette position traduit également la volonté du président de Pastef de conserver une pleine marge de manœuvre politique. Ousmane Sonko entend en effet poursuivre l’organisation et la structuration de ses alliances politiques dans la perspective de la présidentielle de 2029. À cet égard, l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique apparaît de plus en plus comme un cadre stratégique destiné à fédérer ses soutiens et à préparer l’avenir.

Le Premier ministre a d’ailleurs replacé cette démarche dans la continuité de la stratégie d’alliances qui a toujours caractérisé son parcours politique. Il a rappelé qu’en 2017, son mouvement avait participé à la coalition Ndaw Askan Wi. Deux ans plus tard, lors de l’élection présidentielle de 2019, Pastef avait noué des alliances notamment avec le MRDS et plusieurs autres formations politiques. En 2022, le parti avait rejoint la coalition Yewwi Askan Wi, avant de participer en 2024 à la coalition Diomaye Président qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême.

Seules les élections législatives de 2024 avaient constitué une exception dans cette logique d’alliance, Pastef ayant alors choisi de se présenter seul afin de sécuriser une majorité parlementaire solide à l’Assemblée nationale.

Au-delà des échéances nationales, Ousmane Sonko a également fixé un objectif politique immédiat pour les prochaines élections locales prévues en 2027. Le Premier ministre ambitionne, avec ses alliés, de remporter l’ensemble des mairies du pays. Cette stratégie territoriale vise à renforcer l’implantation locale de son camp politique et à consolider les bases électorales avant toute nouvelle confrontation nationale.

Enfin, le chef du gouvernement a abordé la question sensible d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, un sujet qui alimente régulièrement le débat politique. Sans s’opposer frontalement à cette hypothèse, Ousmane Sonko a néanmoins tenu à rappeler qu’il dispose lui aussi d’une coalition structurée. Ce rappel a été interprété comme un avertissement politique à peine voilé, laissant entendre que toute décision de dissolution pourrait modifier l’équilibre interne de la majorité et ouvrir un nouveau rapport de force politique.

Libération provisoire de Farba Ngom : Babacar Ba évoque des interrogations juridiques autour de l’opposition du procureur financier

Le débat sur la libération provisoire de Farba Ngom continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux judiciaires et politiques. Au cœur des discussions figure l’opposition formulée par le procureur financier à cette mesure, une position que certains acteurs de la société civile jugent juridiquement discutable. C’est notamment le cas de Babacar Ba, président du Forum du justiciable , qui estime que cette opposition soulève des interrogations au regard des dispositions du droit pénal sénégalais.

Selon lui, le juge d’instruction du Pool judiciaire financier aurait constaté l’existence de « contestations sérieuses » dans le dossier concernant Farba Ngom. Or, explique-t-il, le Code de procédure pénale est explicite sur ce point. L’article 140 prévoit en effet que le mandat de dépôt ne demeure plus obligatoire lorsque de telles contestations sont établies et reconnues par le magistrat instructeur.

Babacar Ba rappelle que le rôle du juge d’instruction consiste précisément à analyser les éléments du dossier de manière approfondie et contradictoire afin de déterminer si la détention provisoire reste nécessaire ou si les garanties présentées par la personne mise en cause permettent d’envisager une remise en liberté provisoire. Dans cette logique, lorsque le magistrat instructeur conclut à l’existence de contestations sérieuses justifiant une libération provisoire, cette appréciation relève de son pouvoir souverain d’analyse des faits et des éléments juridiques.

Le président du Forum du justiciable estime ainsi que l’intervention du parquet ne devrait pas avoir pour effet de neutraliser la décision prise par le juge d’instruction. À ses yeux, une telle situation pourrait être interprétée comme une remise en cause du principe fondamental de séparation des fonctions entre l’instruction et la poursuite, un principe qui structure l’organisation de la procédure pénale.

Dans son analyse, Babacar Ba soutient que l’opposition du procureur financier ne saurait juridiquement prévaloir sur l’appréciation du juge d’instruction dès lors que celui-ci a reconnu l’existence de contestations sérieuses au sens de l’article 140 du Code de procédure pénale. Il considère que le respect du principe de séparation des fonctions impose que la décision de mise en liberté provisoire, lorsqu’elle repose sur des garanties légales et procédurales suffisantes, puisse être exécutée sans entrave.

Il met également en garde contre les conséquences qu’une persistance de l’opposition du parquet pourrait entraîner. Selon lui, une telle attitude, si elle n’est pas fondée juridiquement, risquerait non seulement de porter atteinte aux droits fondamentaux de la défense, mais aussi d’affaiblir la crédibilité de l’institution judiciaire.

Accidents impliquant les “Cheikhou Chérifou” : El Malick Ndiaye annonce des mesures fermes pour mettre fin à l’hécatombe

Le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye , est sorti de son silence face à la multiplication inquiétante des accidents de la route impliquant les véhicules communément appelés « Cheikhou Chérifou ». S’exprimant avec fermeté, il a qualifié la situation d’inacceptable et a assuré que les pouvoirs publics travaillent activement à l’adoption de mesures fortes pour protéger les usagers de la route.

Fort de son expérience d’ancien ministre des Transports, le chef du Parlement a apporté des éclairages techniques sur ce phénomène qui suscite une vive inquiétude au sein de l’opinion publique. Selon lui, le véritable problème ne réside pas dans l’importation de ces véhicules, mais plutôt dans les transformations mécaniques réalisées une fois qu’ils arrivent sur le territoire sénégalais.

Dans la plupart des cas, ces voitures proviennent de pays où la conduite se fait à droite, ce qui signifie que le volant se trouve du côté droit du véhicule. Or, au Sénégal, la circulation se fait avec un volant positionné à gauche. Pour s’adapter aux normes locales, certains propriétaires procèdent donc à une modification du système de direction afin de déplacer la colonne de direction vers la gauche.

C’est précisément cette transformation que El Malick Ndiaye considère comme particulièrement dangereuse. Selon lui, ces interventions sont très souvent effectuées de manière artisanale, sans respect strict des normes techniques et de sécurité. Cette pratique fragilise la structure même du véhicule, notamment le châssis et le système de direction, qui sont des éléments essentiels pour garantir la stabilité et la maîtrise du véhicule sur la route.

Le président de l’Assemblée nationale estime que ces modifications mécaniques mal réalisées peuvent gravement altérer la précision de la direction et le comportement du véhicule en circulation. Dans certaines situations critiques, notamment lors des dépassements ou des manœuvres brusques, cette instabilité mécanique peut entraîner une perte de contrôle du véhicule, ce qui expliquerait pourquoi ces voitures sont souvent impliquées dans des accidents spectaculaires, se terminant parfois par des renversements sur la chaussée.

Face à cette situation qu’il juge alarmante, El Malick Ndiaye a tenu un discours particulièrement ferme sur la nécessité d’agir rapidement. Il a insisté sur le fait que la sécurité routière doit être une priorité nationale et que l’État ne peut plus tolérer que des vies soient perdues dans des conditions évitables.

Dans cette optique, il a annoncé que le pouvoir législatif et l’exécutif travailleront de concert afin de renforcer le cadre juridique et les mécanismes de contrôle liés à l’importation et à la transformation des véhicules. L’objectif sera notamment de mieux encadrer les modifications techniques réalisées sur ces automobiles et de renforcer les inspections pour s’assurer qu’elles respectent les normes de sécurité en vigueur.

Le président du Parlement a également laissé entendre que de nouvelles mesures pourraient être adoptées afin de mettre fin aux pratiques de bricolage mécanique qui exposent les conducteurs et les passagers à des risques importants. Ces mesures pourraient inclure un durcissement des contrôles techniques, des sanctions plus sévères contre les transformations illégales ainsi qu’un suivi plus rigoureux des véhicules importés.

Très préoccupé par les pertes humaines liées à ces accidents, El Malick Ndiaye a lancé un appel solennel pour une réaction forte de l’État. Selon lui, il est impératif de mettre fin à cette situation qui endeuille régulièrement des familles sénégalaises.

« L’État va prendre des mesures générales, parce que nous n’accepterons pas que des gens meurent comme des mouches dans des accidents impliquant des “Cheikhou Chérifou” », a-t-il déclaré avec gravité.

Faux monnayage : importante saisie de billets noirs d’une valeur de plus d’un milliard de FCFA dans les îles du Saloum

La lutte contre le faux monnayage dans la zone centre du pays vient d’enregistrer une avancée majeure. Les services des douanes ont réalisé une importante opération qui a permis la saisie d’un lot considérable de billets noirs, d’une valeur estimée à plus d’un milliard de francs CFA, dans le secteur des îles du Saloum.

L’intervention a été menée le samedi 14 mars 2026 vers 16 heures par les agents de la Subdivision des douanes de Kaolack, appuyés par les éléments des Brigades mobiles des douanes ainsi que ceux du Poste des douanes de Keur Moussa. L’opération s’est déroulée dans le rayon Djifère – Fimela – Dionewar, une zone stratégique régulièrement surveillée par les autorités douanières dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites.

Au terme de cette intervention, les douaniers ont mis la main sur un total de 695 coupures de billets noirs de 100 dollars américains et 2 931 coupures de billets noirs de 500 euros. La contrevaleur globale de ces faux billets est estimée à 1 001 057 125 francs CFA. Selon les services douaniers, il s’agit de l’une des saisies les plus importantes enregistrées dans cette zone depuis le lancement des opérations ciblées contre les réseaux de faussaires.

Cette réussite est le résultat de l’exploitation d’un renseignement précis par les services compétents. Les enquêteurs ont mis en place un dispositif discret de surveillance et de filature afin de suivre les mouvements suspects liés à cette opération criminelle. Les investigations ont permis d’établir qu’un réseau préparait une opération de lavage de billets noirs, planifiée depuis un pays frontalier, avec l’objectif d’écouler les faux billets dans les îles du Saloum.

Les opérations de surveillance ont finalement conduit les agents à Dioffior, dans la région de Fatick, où trois individus ont été interpellés alors qu’ils étaient en possession des coupures litigieuses. Les suspects ont immédiatement été placés en garde à vue afin de permettre aux enquêteurs d’approfondir les investigations et d’identifier d’éventuelles complicités au sein du réseau.

Selon les informations disponibles, les trois mis en cause devraient être déférés dans les prochaines heures devant le parquet de Kaolack. Les autorités judiciaires devront alors se prononcer sur les suites à donner à cette affaire qui s’inscrit dans un contexte de recrudescence des tentatives de circulation de faux billets dans certaines zones du pays.

Cette nouvelle saisie s’inscrit dans la continuité d’autres opérations récemment menées dans la même zone. Celles-ci avaient déjà permis aux services douaniers de réaliser des prises évaluées à environ 730 millions de francs CFA, confirmant l’existence de réseaux organisés cherchant à exploiter les zones côtières et insulaires pour leurs activités illicites.

Observation du croissant lunaire : l’ASPA évoque une possible apparition dès le 19 mars au Sénégal

L’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (ASPA) a livré ses prévisions concernant l’observation du croissant lunaire marquant la fin du Ramadan 2026. Selon les données astronomiques analysées par l’association, la première apparition du croissant pourrait être envisageable dans la soirée du jeudi 19 mars, sous réserve de conditions météorologiques favorables et d’un ciel parfaitement dégagé.

D’après les spécialistes, la conjonction géocentrique — moment précis où la Lune se positionne entre la Terre et le Soleil — interviendra ce jeudi 19 mars à 1h23 temps universel coordonné (UTC). Cette étape marque le début astronomique du nouveau cycle lunaire. Toutefois, même si la conjonction constitue un repère scientifique important, elle ne garantit pas automatiquement la visibilité du croissant à l’œil nu, celle-ci dépendant de plusieurs paramètres comme l’âge de la Lune, sa hauteur dans le ciel, l’écart avec le Soleil et la clarté de l’horizon.

Pour la soirée du jeudi 19 mars à Dakar, les calculs indiquent que le Soleil se couchera à 19h21 tandis que la Lune disparaîtra à 19h56. Le satellite naturel restera donc visible environ 35 minutes après le coucher du Soleil, une durée considérée comme relativement courte pour une observation aisée. À ce moment-là, le croissant lunaire aura un âge d’environ 17 heures et 58 minutes seulement. Sa surface éclairée ne dépassera pas 1 %, avec une altitude estimée à 6,4 degrés au-dessus de l’horizon et une élongation d’environ 10,02 degrés par rapport au Soleil.

Ces paramètres sont jugés techniquement limites par les astronomes. Cela signifie qu’une observation à l’œil nu pourrait être possible, mais uniquement dans les zones bénéficiant d’une atmosphère très limpide et d’un horizon parfaitement dégagé. L’ASPA souligne cependant que l’utilisation d’instruments optiques, comme des jumelles ou des télescopes, augmenterait considérablement les chances de repérer le très fin croissant lunaire.

Les spécialistes précisent également que ces données sont calculées pour la ville de Dakar mais restent globalement valables pour l’ensemble du territoire sénégalais. En effet, la capitale présente un coucher du soleil légèrement plus précoce que dans certaines autres régions du pays, ce qui signifie que les conditions d’observation pourraient être marginalement plus favorables ailleurs.

En revanche, toute tentative d’observation le mercredi 18 mars est exclue d’un point de vue astronomique. Ce jour-là, la Lune se couchera avant le Soleil, ce qui rendra impossible toute détection du premier croissant, même à l’aide d’instruments sophistiqués.

Selon l’ASPA, la visibilité du croissant lunaire deviendra nettement plus facile le vendredi 20 mars 2026. Ce soir-là, la Lune se couchera à 20h53, soit environ une heure et trente-deux minutes après le Soleil. L’astre aura alors un âge supérieur à une journée et demie et sa surface éclairée atteindra environ 4 %. À ce stade, le croissant sera suffisamment développé et lumineux pour être observé sans difficulté dans la plupart des régions du pays.

L’association recommande enfin aux observateurs de porter leur regard vers l’horizon Ouest au moment du crépuscule. Le croissant lunaire devrait apparaître légèrement à gauche et au-dessus de l’endroit où le Soleil disparaît. Pour maximiser les chances de succès, il est conseillé d’identifier à l’avance des repères visuels sur l’horizon avant la tombée complète de la nuit.

Kaolack : deux individus arrêtés avec huit kilogrammes de chanvre indien par la Brigade régionale des stupéfiants

La Brigade régionale des stupéfiants de Kaolack a procédé, le 13 mars 2026, à l’interpellation de deux individus dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de drogue menée dans la capitale du Saloum. Cette intervention ciblée a également permis la saisie d’une importante quantité de chanvre indien ainsi que du matériel servant à la distribution des produits illicites.

Selon les informations recueillies, la première intervention s’est déroulée vers 16 heures 30 dans le quartier Parcelles Assainies. Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants ont investi la zone après avoir exploité des renseignements faisant état d’activités suspectes liées à la vente de drogue. Sur place, les policiers ont réussi à interpeller un premier suspect présumé impliqué dans le trafic.

Moins d’une demi-heure plus tard, soit aux environs de 17 heures, les enquêteurs ont poursuivi leur opération dans un autre secteur de la ville. Une seconde descente a ainsi été menée au quartier Camp des Gardes où un autre individu a été appréhendé dans le cadre de la même affaire.

La fouille et les investigations effectuées lors de ces deux interventions ont permis aux policiers de mettre la main sur une quantité significative de drogue destinée à la commercialisation. Au total, huit kilogrammes de chanvre indien ont été saisis, en plus de cent six cornets déjà conditionnés pour la vente au détail. Les agents ont également récupéré un motocycle de marque Jakarta qui, selon les premiers éléments de l’enquête, servait à assurer la distribution rapide des produits auprès des clients.

Vol d’un motocycle à Grand-Yoff : un suspect arrêté avec l’engin déjà démonté

Le Commissariat d’Arrondissement de Grand-Yoff a procédé à l’interpellation d’un individu impliqué dans une affaire d’association de malfaiteurs, de vol en réunion commis la nuit et de recel. Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par un commerçant victime du vol de son motocycle.

Les faits remontent à la nuit du mardi au mercredi 12 mars 2026. Ce jour-là, un commerçant s’est présenté au commissariat pour signaler la disparition de son motocycle de marque ADV, estimé à environ 4 500 000 FCFA. L’engin avait été subtilisé dans des circonstances nocturnes, laissant supposer l’implication d’un groupe organisé.

Après la réception de la plainte, les enquêteurs ont rapidement ouvert une investigation. Les recherches techniques menées par les éléments du commissariat ont permis de localiser le motocycle dans le quartier Grand-Yoff 1, non loin de l’agence PAMECAS. Les policiers se sont aussitôt rendus sur les lieux pour procéder à des vérifications.

Sur place, les agents ont découvert le motocycle dissimulé sous une bâche à l’intérieur d’un enclos. L’examen de l’engin a révélé que plusieurs pièces avaient déjà été retirées. Parmi les composants démontés figuraient notamment les blocs optiques, le boîtier CDI ainsi que la plaque d’immatriculation, signe que les auteurs tentaient probablement de rendre le véhicule difficilement identifiable ou de le revendre en pièces détachées.

La poursuite des investigations a permis d’identifier un suspect principal. Les policiers l’ont interpellé dans sa chambre située au quatrième étage d’un immeuble du secteur.

Entendu par les enquêteurs, le mis en cause a tenté de se dédouaner en affirmant avoir acheté la moto pour la somme de 900 000 FCFA auprès de deux individus rencontrés à Sud-Foire, quelques heures seulement après le vol. Il a reconnu avoir effectué cette transaction sans aucun document administratif ni clé de contact, ce qui a renforcé les soupçons des enquêteurs quant à l’origine frauduleuse du véhicule.

Le suspect a été placé en garde à vue pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit et recel. Quant au motocycle, il a été immobilisé au siège du commissariat en attendant d’être restitué à son propriétaire légitime.

L’APR Défend la Candidature de son Président au Poste de Secrétaire Général des Nations Unies

Alors que la candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations Unies continue de provoquer des réactions contrastées, l’Alliance Pour la République a organisé une conférence de presse ce samedi afin de clarifier le cadre de cette démarche et de rappeler le bilan de son président.

Lors de cette rencontre avec la presse, les responsables du parti ont réaffirmé leur soutien total à la candidature, soulignant qu’elle bénéficie de l’appui de l’Union africaine et de soutiens politiques et civiques significatifs tant au Sénégal que sur le continent. Ils ont tenu à replacer cette initiative dans son contexte diplomatique, alors que le gouvernement actuel a officiellement pris ses distances vis-à-vis de cette démarche.

Pour les représentants du parti, cette prise de distance du pouvoir traduit surtout une posture politique interne plutôt qu’une appréciation objective des enjeux internationaux. Ils rappellent que la candidature de l’ancien président s’inscrit dans une trajectoire de leadership africain construite au fil de douze années à la tête du pays, période marquée par une forte présence sur la scène internationale, notamment à la tête de l’Union africaine et du G20. Selon eux, la crédibilité d’un État repose sur la constance de ses engagements, faisant implicitement le lien entre la stabilité institutionnelle héritée du régime sortant et la légitimité internationale de son président.

Sénégal : Une moisson historique de médailles au Salon international des inventions de Genève

Le Sénégal a inscrit son nom dans l’histoire de la 51ᵉ édition du Salon international des inventions de Genève en réussissant un exploit remarquable : toutes les inventions présentées par sa délégation ont été récompensées. Les huit projets sénégalais ont décroché une médaille, qu’elle soit d’or, d’argent ou de bronze, faisant du pays le seul représentant d’Afrique de l’Ouest à obtenir une telle reconnaissance lors de ce rendez-vous mondial de l’innovation et de la technologie.

Sous la direction du professeur Dathe, les inventeurs ont dédié cette réussite au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, tout en saluant le soutien apporté par le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, à l’écosystème national de l’innovation.

Parmi les performances les plus marquantes, le professeur Diouma Kobor, directeur général de l’ANER, a remporté la médaille d’or grâce à un procédé de nanotexturation du silicium révolutionnaire. Cette innovation permet d’augmenter considérablement le rendement des panneaux solaires en réduisant la réflexion lumineuse à seulement 3 %, garantissant un taux d’absorption d’énergie supérieur à 97 %.

Dans le domaine numérique, Maguette Sylla s’est distingué avec deux projets novateurs. Le premier, « Tera by Weccat SAS », est une borne intelligente capable d’agréger les portefeuilles crypto-mobiles via la technologie NFC. Le second, « Quitus », est un assistant biométrique destiné aux établissements scolaires, automatisant le suivi des élèves et l’alerte des parents par SMS.

L’engagement social et environnemental a également été mis en avant dans les distinctions sénégalaises. Souleymane Ciss a été récompensé pour « Sunu Plastic Odyssey », un réseau de micro-usines low-tech transformant les déchets plastiques en matériaux de construction tels que des pavés ou des tuiles, avec un objectif de création de 150 emplois. Dans le secteur de la santé, Mor Talla Ndiaye a présenté « Kaarangue », une poubelle intelligente qui automatise le tri des déchets biomédicaux afin de réduire les risques d’infection dans les hôpitaux. L’ingénieur Alioune Ndiaye a, quant à lui, été distingué pour son séchoir solaire alimentaire intelligent et connecté, offrant une solution technologique avancée pour la transformation agroalimentaire sur le continent.

Scandale de l’électrification rurale : une procédure judiciaire internationale ouverte contre AEE Power EPC

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche, le député Thierno Alassane Sall a révélé l’ouverture d’une procédure judiciaire à Madrid contre la société espagnole AEE Power EPC et contre X, dans le cadre du scandale présumé lié au contrat d’électrification rurale de l’ASER. Lors de son intervention, il a vivement critiqué l’inaction persistante du gouvernement sénégalais et dressé un réquisitoire sévère contre la gestion des affaires publiques et l’opacité entourant plusieurs dossiers stratégiques.

Le député a précisé que la plainte déposée en Espagne a conduit, le 24 février 2026, à l’ouverture d’une procédure intitulée « Diligencias Previas 140/2026 ». Les juridictions espagnoles ont déjà pris des mesures concrètes : un courrier officiel a été adressé à AEE Power EPC pour qu’elle justifie, dans un délai de dix jours, l’utilisation des fonds reçus dans le cadre du contrat, tandis qu’un second courrier a été envoyé à la Banco Santander S.A., banque ayant financé l’opération, afin de transmettre au tribunal les informations dont elle dispose sur la destination de ces fonds. Cette démarche internationale intervient après qu’une plainte ait été déposée dès le 16 octobre 2025 auprès du Pool judiciaire financier au Sénégal, dont les investigations avaient été confiées à la Section de recherches de la Gendarmerie. Six mois plus tard, aucune information officielle n’avait été communiquée aux plaignants sur l’état des diligences entreprises.

Le cœur de l’affaire concerne un contrat d’un montant de plus de 91 milliards de francs CFA, soit environ 140 millions d’euros, liant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale à la société espagnole AEE Power EPC pour un vaste projet d’électrification rurale. Selon le député, près de 40 % du montant total ont déjà été décaissés et plus de la moitié du délai contractuel est écoulée, tandis que moins de 1,5 % des travaux ont été réalisés sur le terrain. Des ressources publiques considérables ont donc été engagées sans contrepartie visible. Thierno Alassane Sall a également souligné que la banque financeuse avait exprimé dès septembre 2024 ses inquiétudes, préoccupations rappelées dans une ordonnance de la Cour suprême, mais que malgré ces alertes répétées, aucune action concrète n’a été prise par le gouvernement pour sanctionner l’entreprise défaillante. Ni mise en demeure, ni poursuites, ni activation de la garantie de la SONAC n’ont été initiées.

Le député a dénoncé l’attitude du gouvernement qu’il qualifie de déni et de diversion. Selon lui, il a fallu attendre le communiqué du Conseil des ministres du 11 mars 2026 pour voir apparaître ce qu’il considère comme la première allusion officielle au dossier, formulée de manière imprécise. Le Premier ministre, lors d’une déclaration le 12 mars, a évoqué des « éventuels progrès » dans le dossier sans jamais préciser le sort des 37 milliards de francs CFA déjà décaissés ni établir clairement les responsabilités. Pour Thierno Alassane Sall, le gouvernement, qui se réclame de la rupture et de la transparence, a choisi de masquer l’absence de démarrage des travaux, cherchant plutôt à rejeter la responsabilité sur le ministère des Finances et l’administration des Douanes.

Kaolack – Le Coran à l’honneur à Médina Baye : un Libyen remporte la 13ᵉ édition du Grand Prix Cheikh Ibrahima Niass

Dans une atmosphère empreinte de spiritualité et d’émotion, l’esplanade de Médina Baye a vibré au rythme des versets coraniques à l’occasion de la 13ᵉ édition du Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niass, dédié au récital du Saint Coran. Organisée ce 25ᵉ jour du Ramadan 2026, cette grande rencontre religieuse a réuni 156 candidats venus de 36 pays, confirmant une fois de plus la dimension universelle de l’héritage spirituel du vénéré guide religieux.

Durant plusieurs jours, les voix mélodieuses des récitants ont porté la parole divine, captivant fidèles, érudits et autorités religieuses. Au terme de la compétition, le Libyen Mouhamed Faoud Elghah Wadji a remporté la première place, s’adjugeant le prestigieux trophée et une récompense de 10 millions de francs CFA. La deuxième place est revenue à Bachir Muhamed As, de la RCA, également récompensé de 5 millions de francs CFA, tandis que le Sénégalais Mahy Touré a complété le podium avec une troisième place assortie d’une prime de 3 millions de francs CFA. Chacun des autres finalistes a reçu 200 000 francs CFA.

Présidant la cérémonie, le président du comité d’organisation, Cheikh Abdoul Malick Ibrahima Niasse, a rappelé la portée spirituelle et éducative de ce concours international. Selon lui, cet événement vise avant tout à promouvoir la mémorisation et la récitation du Saint Coran, tout en cultivant chez les jeunes musulmans l’amour du Livre sacré et le respect des règles du tajwid.

« Ce concours s’inscrit dans une dimension religieuse, éducative et sociale. Il encourage la jeunesse à apprendre et à mémoriser le Coran tout en perpétuant l’héritage spirituel de Cheikh Ibrahima Niass, dont l’influence dépasse largement les frontières du Sénégal », a-t-il souligné, annonçant par ailleurs un projet de construction d’un siège dédié à l’organisation de ce grand rendez-vous coranique.

Cette édition a également été marquée par un hommage appuyé à feu Cheikh Tahirou Ousmane Bothi, éminent savant et moukhadam basé au Nigeria, dont l’engagement pour la diffusion du savoir islamique continue d’inspirer de nombreuses générations.

Représentant l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Moustapha Ndiaye, secrétaire général de l’inspection académique, a pour sa part mis en lumière la place de l’éducation religieuse dans le système éducatif sénégalais. Il a rappelé que, dans un pays profondément attaché à ses valeurs spirituelles, les autorités s’efforcent de concilier la laïcité de l’État avec l’importance de la formation morale et religieuse des jeunes.

À travers cette compétition qui rassemble des participants venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques, Médina Baye confirme son statut de haut lieu de rayonnement spirituel et de promotion du Saint Coran. Bien plus qu’un simple concours, ce rendez-vous international incarne une communion de foi, de savoir et de fraternité autour du Livre sacré de l’islam.

Saraya : deux violentes agressions enregistrées sur des sites d’orpaillage

Deux affaires de violences ont été signalées ces derniers jours dans le département de Saraya, situé dans la région de Kédougou. Les incidents se sont produits dans des zones d’orpaillage, des espaces souvent marqués par une forte concentration de travailleurs venus de plusieurs pays de la sous-région et où les tensions peuvent rapidement dégénérer.

La première agression s’est déroulée dans le village de Dambala, localité située dans la commune de Missirah Sirimana. D’après les informations recueillies sur place, un jeune ressortissant malien âgé de 18 ans est accusé d’avoir poignardé un vendeur de tangana de nationalité burkinabé à la suite d’un différend portant sur une dette de 500 francs CFA.

Selon plusieurs témoignages, le jeune homme devait cette somme au vendeur pour de la nourriture consommée auparavant. Lorsqu’il s’est présenté pour acheter à nouveau du tangana, il aurait remis un billet de 1 000 francs CFA pour payer un repas coûtant 500 francs. Le vendeur aurait alors décidé de retenir la monnaie afin de récupérer la dette que lui devait le jeune client. Cette décision aurait provoqué une vive altercation entre les deux hommes.

Toujours selon les témoins, le jeune Malien aurait tenté de reprendre l’argent directement dans le tiroir du vendeur, sans y parvenir. Après cet échec, il se serait éloigné des lieux avant de revenir quelques instants plus tard muni d’un couteau. Dans un accès de colère, il aurait asséné un coup de couteau au niveau de l’abdomen du vendeur.

Grièvement blessée, la victime a été rapidement évacuée vers l’hôpital régional de Kédougou pour recevoir des soins d’urgence. Informés des faits, les éléments de la brigade territoriale de Saraya se sont rendus sur place et ont procédé à l’interpellation du présumé auteur. Le jeune homme a été placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires et une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette agression.

Un second incident violent a également été signalé à Kharakhéna, dans la commune de Bembou, toujours dans le département de Saraya. Dans cette affaire, un jeune ressortissant guinéen âgé de 26 ans est accusé d’avoir violemment agressé un autre jeune homme à la suite d’une dispute liée à un téléphone portable.

Les informations recueillies indiquent qu’une altercation aurait éclaté entre les deux individus au sujet de cet appareil. La dispute aurait rapidement dégénéré. Au cours de l’affrontement, le suspect aurait saisi une brique avec laquelle il aurait assommé son adversaire, le frappant violemment à la tête.

La victime, gravement blessée et ayant perdu connaissance, a d’abord été transportée à l’hôpital régional de Kédougou. Face à la gravité de son état, les médecins ont décidé de son évacuation vers l’hôpital de Tambacounda afin qu’il puisse bénéficier d’une prise en charge médicale plus spécialisée.

L’auteur présumé de l’agression a été interpellé par les éléments de la brigade territoriale de Saraya. Comme dans la première affaire, il a été placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires en attendant les suites judiciaires.

Selon plusieurs sources locales, ce type de violences n’est pas rare dans certaines zones d’orpaillage de la région de Kédougou. Ces sites, qui attirent de nombreux travailleurs venus du Sénégal et des pays voisins, sont parfois le théâtre de tensions liées à l’argent, aux dettes, aux vols ou à des différends personnels.

Des acteurs locaux évoquent également l’influence de la consommation de stupéfiants et de médicaments détournés de leur usage médical, notamment le tramadol, souvent cité comme un facteur aggravant dans plusieurs cas de violences enregistrés dans les zones minières.

Kolda : un vaste programme de cartographie du secteur privé et des chaînes de valeur annoncé après la Korité

Un important programme de cartographie et de monographie du secteur privé ainsi que des chaînes de valeur sera bientôt lancé dans la région de Kolda. L’initiative, qui doit démarrer après la fête de la Korité, a été présentée lors d’une réunion d’information et de partage tenue vendredi dernier avec les acteurs territoriaux de la région.

Ce projet est porté par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération dans le cadre du Programme Accélération Compétitivité et Emplois. Il est mis en œuvre en collaboration avec l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT). L’objectif principal de cette démarche est de mieux comprendre l’organisation du secteur privé local et d’identifier les principales chaînes de valeur qui structurent l’économie de la région.

La rencontre avec les acteurs territoriaux a permis d’expliquer les ambitions du programme, qui vise à produire des données fiables et actualisées sur les activités économiques locales. Ces informations devraient permettre aux pouvoirs publics de mieux orienter les politiques d’investissement, de compétitivité et de création d’emplois, tout en renforçant l’attractivité économique de la région.

Dans cette perspective, l’ANAT sera chargée de conduire une enquête de terrain approfondie auprès des acteurs économiques. Cette opération consistera notamment à collecter des informations détaillées sur les entreprises, les filières de production, les circuits de commercialisation ainsi que les dynamiques économiques locales.

Les autorités territoriales ont toutefois attiré l’attention sur certaines particularités qui caractérisent l’économie de la région de Kolda. Elles ont notamment insisté sur l’importance de prendre en compte le phénomène de l’économie transfrontalière, très présent dans cette zone située à proximité de plusieurs frontières sous-régionales.

Selon le gouverneur adjoint de la région, Bonaventure Kalamo, l’économie locale ne se limite pas aux filières traditionnelles que sont l’agriculture, l’élevage et l’agroforesterie. À côté de ces secteurs structurants, se développe également un réseau dense d’activités liées au transport et au commerce transfrontaliers.

Ces échanges économiques s’organisent en grande partie autour des marchés hebdomadaires sous-régionaux, véritables lieux de rencontre entre les populations de pays voisins. Dans ces espaces commerciaux, les transactions sont particulièrement dynamiques et contribuent de manière significative à la vitalité économique de la région.

Cependant, une grande partie de ces flux commerciaux évolue encore en dehors des circuits formels. Cette situation rend difficile l’évaluation précise des revenus générés par ces activités ainsi que leur contribution réelle à la création d’emplois formalisés.

Le gouverneur adjoint a ainsi souligné que cette réalité complique le suivi et le traçage des ressources économiques issues de ces échanges. Pour cette raison, il a invité l’ANAT à intégrer pleinement la dimension transfrontalière dans l’enquête qui sera menée dans la région.

Selon lui, une telle approche permettra de disposer d’une photographie plus fidèle du tissu économique local et de mieux comprendre les dynamiques qui animent les activités commerciales et productives dans cette partie du pays.

Frappes de drones : l’Iran affirme avoir ciblé des installations sécuritaires en Israël

Les tensions régionales connaissent une nouvelle escalade après l’annonce par l’armée iranienne d’une série de frappes de drones visant des installations sécuritaires en Israël. Selon un communiqué relayé par l’agence officielle iranienne IRNA, ces opérations auraient ciblé plusieurs structures liées aux forces de sécurité israéliennes.

Dans sa communication, l’armée iranienne affirme avoir mené des attaques contre des « centres de sécurité et quartiers généraux de la police du régime sioniste ». Les autorités militaires iraniennes présentent ces frappes comme des opérations ciblées contre des infrastructures stratégiques du dispositif sécuritaire israélien.

Parmi les sites mentionnés figure notamment l’unité spéciale Lahav 433. Cette unité d’élite de la police israélienne est souvent comparée au Federal Bureau of Investigation des États-Unis en raison de son rôle central dans les enquêtes criminelles majeures, notamment celles liées à la corruption, au crime organisé et aux menaces sécuritaires complexes.

Le communiqué iranien évoque également une frappe dirigée contre un centre de communications par satellite. Les autorités militaires de Téhéran affirment que ces installations jouent un rôle important dans la coordination des opérations sécuritaires et dans la transmission d’informations stratégiques.

Selon les informations fournies par l’armée iranienne, ces opérations ont été menées à l’aide de « puissantes attaques de drones ». Les responsables militaires indiquent que ces frappes s’inscrivent dans une stratégie visant des infrastructures considérées comme sensibles par la République islamique.

Pour l’heure, aucune confirmation officielle de ces frappes n’a été communiquée par les autorités israéliennes, et l’ampleur exacte des dégâts ou des éventuelles victimes reste inconnue. Dans ce contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, ce type d’annonces contribue à alimenter les inquiétudes quant à un possible élargissement du conflit dans la région.

Les observateurs estiment que ces déclarations s’inscrivent dans une guerre de communication qui accompagne souvent les confrontations indirectes entre l’Iran et Israël, deux puissances régionales engagées depuis plusieurs années dans une rivalité stratégique marquée par des opérations clandestines, des frappes ciblées et des accusations réciproques.

Renégociation des contrats pétroliers : l’expert Ibrahima Bachir Dramé met en garde contre une communication sensible

La récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats pétroliers continue de susciter de nombreuses réactions dans le secteur énergétique au Sénégal. Si la volonté de transparence affichée par les autorités est saluée par certains observateurs, elle soulève également des interrogations chez plusieurs spécialistes du domaine. Invité de l’émission « LR du Temps », l’expert pétrolier Ibrahima Bachir Drame a estimé que cette question constitue un exercice particulièrement délicat pour l’État.

Selon lui, la démarche visant à informer les citoyens sur les enjeux liés aux ressources naturelles est compréhensible dans un contexte où les attentes de la population sont fortes. Toutefois, il rappelle que l’industrie pétrolière obéit à des règles spécifiques, notamment en matière de confidentialité des négociations. Dans ce secteur hautement stratégique, les discussions contractuelles entre États et compagnies pétrolières sont généralement entourées d’une grande discrétion afin de préserver les intérêts économiques et diplomatiques des parties concernées.

Pour l’expert, évoquer publiquement la renégociation de contrats déjà signés comporte des risques importants pour la perception du pays sur la scène internationale. Il estime que ce type de communication peut être interprété par certains investisseurs comme un signal d’incertitude ou d’instabilité dans le cadre réglementaire. Or, dans l’industrie pétrolière, la confiance et la prévisibilité des politiques publiques constituent des éléments essentiels pour attirer et sécuriser les investissements.

Dans son analyse, il explique que les grandes compagnies pétrolières mènent toujours des études approfondies avant de s’engager dans un projet d’exploration ou de production. Ces entreprises examinent notamment la stabilité politique, la solidité des institutions, la fiabilité du cadre juridique ainsi que l’environnement global des affaires dans le pays concerné. Elles suivent également de près l’actualité nationale, les débats publics et les réactions des populations face aux politiques énergétiques.

Dans ce contexte, toute déclaration officielle relative à une éventuelle renégociation des contrats peut influencer les analyses stratégiques des investisseurs. Selon Ibrahima Bachir Drame, ces éléments d’information sont intégrés dans les évaluations de risques réalisées par les entreprises avant de mobiliser des capitaux importants dans un projet pétrolier ou gazier.

L’expert estime ainsi que la communication autour d’un dossier aussi sensible aurait pu être conduite de manière différente. À ses yeux, une approche plus technique et institutionnelle aurait permis de mieux encadrer le message adressé au public et aux partenaires internationaux. Il suggère notamment que des structures spécialisées du secteur énergétique puissent jouer un rôle central dans ce type de prise de parole.

Dans cette perspective, il évoque le rôle stratégique que pourraient assumer des institutions comme Petrosen ou encore COS-PETROGAZ. Ces organismes disposent, selon lui, de l’expertise technique nécessaire pour expliquer les enjeux liés aux contrats pétroliers tout en respectant les impératifs de confidentialité propres à l’industrie. Une communication portée par ces structures aurait pu, d’après lui, adopter un ton plus mesuré et rassurant pour les marchés.

Le débat intervient alors que le Sénégal entre progressivement dans une nouvelle phase de son développement économique avec le démarrage de la production pétrolière et gazière. Les ressources énergétiques découvertes ces dernières années suscitent de grands espoirs en matière de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des finances publiques. Toutefois, leur gestion exige une gouvernance rigoureuse et une communication maîtrisée afin de concilier transparence démocratique et attractivité pour les investisseurs.

Commune des HLM : bras de fer autour du stade municipal

Un conflit ouvert oppose désormais le comité de gestion du stade municipal de la Commune des HLM au maire, Moustapha Diop. Lors d’un point de presse tenu ce week-end, Mouhamed Gning, membre du comité, a dénoncé ce qu’il qualifie de « tentative de récupération forcée » du terrain par l’édile.

Un comité aux résultats financiers solides

Selon M. Gning, le comité, mis en place il y a un an par les conseillers municipaux, a généré un chiffre d’affaires de 112 millions de FCFA. Il souligne que l’ancien directeur général, nommé par le maire lui-même, n’avait réalisé que 47 millions de FCFA en 16 mois, une gestion que les membres actuels jugent « nébuleuse ».

Le comité affirme également avoir investi près de 30 millions de FCFA dans l’achat d’un gazon synthétique de dernière génération pour le stade. Il indique aussi avoir versé 20 millions de FCFA à la perception municipale, subventionné l’équipe locale de football à hauteur de 7 millions de FCFA et soutenu la discipline du basketball avec 500 000 FCFA.

Soupçons et tensions

De son côté, le maire Moustapha Diop chercherait à reprendre le contrôle du stade afin de le confier à une autre entité. Une décision que le comité considère comme opaque et potentiellement motivée par des « affaires douteuses ». Les membres affirment qu’ils ne céderont pas la gestion de l’infrastructure.

Vers une escalade

Le comité annonce qu’il adressera dès lundi des correspondances aux autorités compétentes. En l’absence de solution d’ici samedi, une marche de protestation sera organisée, suivie d’autres actions.

« En tout cas, nous ne laisserons jamais le maire gérer le stade municipal », a martelé Mouhamed Gning.

Khalifa Ababacar Sall annonce son retour dans le débat politique et appelle à la construction d’une alternative crédible

Après deux années de retrait volontaire de la scène publique, le leader de Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, a annoncé son intention de reprendre pleinement sa place dans le débat politique national. L’ancien maire de Dakar a lancé ce signal lors de la cérémonie de clôture d’un cycle d’activités organisé par la jeunesse de son mouvement, une initiative qui a permis à de jeunes militants de parcourir Dakar ainsi que plusieurs régions du pays afin d’aller à la rencontre des populations.

Ces rencontres de terrain ont, selon lui, permis de mesurer l’état d’esprit des citoyens et de recueillir leurs préoccupations quotidiennes. Khalifa Ababacar Sall affirme partager le constat dressé par les jeunes militants de Taxawu Sénégal à l’issue de cette tournée. D’après lui, les Sénégalais traversent actuellement une période particulièrement difficile. Il estime que les témoignages recueillis sur le terrain reflètent une réalité sociale marquée par des difficultés économiques et des frustrations grandissantes. Pour l’ancien maire de Dakar, cette démarche a permis de mettre en lumière des préoccupations souvent absentes des discours officiels et des cercles décisionnels.

La rencontre a également été l’occasion d’un débat approfondi autour des modèles politiques qui structurent l’histoire et l’avenir du Sénégal. Les échanges ont notamment porté sur l’opposition entre populisme et socialisme démocratique. Plusieurs intervenants ont participé à cette réflexion, notamment le docteur Moussa Taye et l’essayiste Hamidou Anne. Leurs analyses ont retenu l’attention de Khalifa Ababacar Sall, qui a salué la pertinence des contributions apportées au débat.

Les deux panélistes ont rappelé que le socialisme démocratique a joué un rôle central dans la construction de l’État sénégalais depuis l’indépendance. Ils ont évoqué l’héritage politique des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, dont les politiques ont largement façonné les institutions et les orientations économiques du pays. Khalifa Ababacar Sall a reconnu que les régimes libéraux qui leur ont succédé ont également participé à la consolidation de ces acquis institutionnels et démocratiques. Toutefois, les intervenants ont également établi un parallèle critique avec ce qu’ils qualifient de populisme pour analyser la gestion actuelle du pouvoir.

Au-delà des considérations doctrinales, Khalifa Ababacar Sall est également revenu sur son propre parcours politique et sur les alliances qu’il a nouées avec d’autres forces de l’opposition entre 2021 et 2023. Il a rappelé que l’histoire politique du Sénégal montre que les alternances au pouvoir n’ont jamais été possibles sans une union des forces opposées au régime en place. Pour lui, cette réalité constitue un principe fondamental de la vie politique nationale.

Dans cette perspective, le président de Taxawu Sénégal appelle désormais à la reconstruction d’une opposition solide, cohérente et capable de proposer une alternative crédible au pouvoir en place. Selon lui, après plusieurs alternances politiques, il devient indispensable de dépasser les simples logiques de contestation pour construire un véritable projet politique alternatif.

Khalifa Ababacar Sall a également tenu à expliquer les raisons de son absence prolongée du débat public depuis l’installation des nouvelles autorités à la tête du pays. Il affirme que ce retrait résultait d’un choix volontaire et réfléchi. L’ancien maire de Dakar explique avoir voulu laisser au nouveau régime le temps nécessaire pour s’installer et s’approprier les rouages de l’État, estimant que les nouvelles autorités avaient besoin d’une période d’apprentissage et d’adaptation pour faire face aux responsabilités de la gestion publique.

Il précise ainsi s’être imposé un silence politique de vingt-quatre mois afin de ne pas interférer dans cette phase de transition. Selon lui, ce délai devait permettre au pouvoir en place de démontrer sa capacité à gouverner avant d’être soumis à une évaluation politique plus poussée.

Aujourd’hui, cette période étant arrivée à son terme, Khalifa Ababacar Sall estime que le moment est venu pour lui de reprendre la parole et de participer activement aux discussions sur l’avenir du Sénégal. Il annonce son intention d’évaluer l’action du gouvernement et de contribuer à la réflexion nationale sur les perspectives politiques, économiques et sociales du pays.

Independance à Thiès : Au-delà du faste du défilé, le collectif «Assises Citoyennes» réclame des chantiers structurels

Le collectif a tenu à saluer la décision du Président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko de choisir Thiès pour le défilé national .

À moins d’un mois de la célébration de l’indépendance, les forces vives de la capitale du Rail se mobilisent. Si la décentralisation de l’événement est saluée, l’exigence de retombées concrètes pour la région est au cœur des débats.

THIÈS – La capitale du Rail bouillonne d’attentes. Ce samedi, le collectif « Assises Citoyennes pour l’Indépendance 2026 » a réuni politiciens, activistes et acteurs de la société civile pour un forum crucial. L’objectif est clair : faire du 4 avril 2026 un levier de développement et non une simple parenthèse festive.
Une décentralisation saluée, mais sous conditions

Un choix perçu comme une reconnaissance de la position stratégique de la région. Cependant, l’enthousiasme laisse place à une vigilance rigoureuse.

« Nous ne voulons pas d’un 4 avril qui se limite à du folklore », ont martelé les participants.

L’urgence d’investissements concrets
Pour les membres du collectif, la fête de l’Indépendance doit rimer avec émergence locale. Ils rappellent que les précédentes éditions décentralisées avaient transformé le visage de la ville. Pour 2026, la barre est placée haut :

Infrastructures : Réhabilitation urgente du réseau routier et des établissements scolaires.

Santé : Construction d’un hôpital de niveau 3 ou 4 pour combler le déficit sanitaire de la zone.

Économie : Mise en place de projets structurants générateurs d’emplois pour la jeunesse thièssoise.

Un appel à l’engagement de l’État
Face à l’absence actuelle d’annonces budgétaires spécifiques, l’inquiétude grandit. Le collectif attend désormais des signaux forts de l’exécutif pour répondre aux défis sociaux et économiques de la ville.

« Nous espérons que cette célébration sera l’occasion d’annoncer des projets capables de transformer durablement le quotidien des Thièssois », a conclu le collectif. Le compte à rebours est lancé, et tous les regards sont désormais tournés vers le Palais.

Cherif Beug Fallou CBF

10eme Edition journée de partage: la commune de Guinaw Rail au chevet des Daaras.

La commune de Guinaw Rails Sud a célébré la 10ᵉ édition de la Journée de partage et de solidarité, une initiative devenue un rendez-vous important pour les populations de la localité, particulièrement en cette période de Ramadan marquée par l’entraide et la générosité.

Placée sous la houlette du maire Abdoulaye Diop, la cérémonie a rassemblé autorités locales, responsables communautaires, chefs religieux et de nombreux bénéficiaires venus prendre part à cet élan de solidarité.

À cette occasion, l’édile de la commune a rappelé que le mois béni du Ramadan est un moment privilégié pour renforcer les valeurs de partage, d’entraide et de soutien envers les couches les plus vulnérables de la société. Il a particulièrement insisté sur l’importance d’accompagner les daaras (écoles coraniques), qui jouent un rôle essentiel dans l’éducation religieuse et morale des jeunes.

Dans cet esprit, des dons composés notamment de denrées alimentaires et d’autres appuis ont été distribués aux daaras ainsi qu’aux familles en situation de vulnérabilité. Pour les bénéficiaires, cette initiative représente un soutien précieux en cette période de jeûne.

En organisant cette 10ᵉ édition de la Journée de partage et de solidarité, la commune de Guinaw Rails Sud réaffirme ainsi son engagement à promouvoir la cohésion sociale et à renforcer l’esprit de solidarité entre les populations. Un message fort qui rappelle que, durant le Ramadan, la fraternité et l’entraide doivent rester au cœur des actions collectives.

2eme Edition journée de partage: la commune de Guinaw Rail au chevet des Daaras.

Kaolack – Médinatoul Diélany : solidarité en action pendant le Ramadan, 125 fauteuils roulants remis aux personnes handicapées

À Médinatoul Diélany, dans la région de Kaolack, la solidarité islamique s’est matérialisée ce samedi par un geste fort en faveur des personnes en situation de handicap. Sous l’impulsion de Cheikh Ibrahima Diallo, fils du défunt guide religieux Cheikh Mouhidine Samba Diallo, 125 fauteuils roulants ont été remis à des bénéficiaires venus de plusieurs localités de la région.

Cette initiative sociale, organisée en plein mois de Ramadan, s’inscrit dans une dynamique spirituelle prônant l’entraide, la compassion et le soutien aux couches les plus vulnérables de la société. Devant les fidèles, talibés et bénéficiaires réunis pour la cérémonie, Cheikh Ibrahima Diallo a rappelé que l’islam accorde une place centrale à la dignité humaine et à l’assistance aux personnes éprouvées par la vie.

Au total, 183 demandes ont été enregistrées par les organisateurs, mais seuls 125 fauteuils roulants ont pu être distribués lors de cette première phase. Une situation qui témoigne de l’ampleur des besoins exprimés par les personnes en situation de handicap dans la région.

Profitant de l’occasion, le guide religieux a également invité les fidèles à méditer sur la portée spirituelle des dix derniers jours du Ramadan, période marquée par la recherche de Laylatoul Qadr (la Nuit du Destin), une nuit de bénédictions et de pardon dans la tradition islamique.

Dans son message, Cheikh Ibrahima Diallo a insisté sur la nécessité pour les talibés de rester fidèles aux enseignements du Prophète Mohammed (PSL) et de perpétuer l’héritage spirituel et social laissé par Cheikh Mouhidine Samba Diallo. Selon lui, la remise de ces fauteuils roulants illustre concrètement les valeurs de solidarité, de compassion et de partage que l’islam encourage envers les plus fragiles.

Le khalife a également appelé les bénéficiaires à utiliser ce matériel de manière responsable et à ne pas le revendre, rappelant que ces équipements sont destinés à améliorer leur mobilité et leurs conditions de vie.

Enfin, il a invité les fidèles à faire preuve de retenue dans leurs publications sur les réseaux sociaux, notamment celles attribuant des qualificatifs excessifs à son défunt père. Selon lui, l’humilité et la mesure doivent rester au cœur des discours religieux.

À travers cette action sociale, la cité religieuse de Médinatoul Diélany réaffirme ainsi son engagement à conjuguer spiritualité et solidarité, dans le respect des valeurs islamiques d’entraide et de fraternité.

Repères religieux et identité : Cheikh Abdourahmane Ndao Al Karim sensibilise la jeunesse à Kaffrine

La salle de la mairie de Kaffrine a abrité, ce samedi, une conférence religieuse sur le thème : « Jeunesse, identité et repères religieux face aux débats sur le genre ». Animée par le guide religieux Cheikh Abdourahmane Ndao Al Karim, la rencontre a été l’occasion d’appeler la jeunesse à prendre la religion, notamment l’Islam, comme principal repère face à la dégradation des mœurs.

Selon lui, l’avenir d’une nation repose sur une jeunesse bien éduquée, dotée de valeurs morales solides et d’ambitions élevées. Il a ainsi invité les jeunes à s’appuyer sur l’islam et, plus largement, sur la religion pour orienter leur vie.

La conférence, organisée par l’organisation KaffEvens à la mairie de Kaffrine, s’est tenue en présence du khalife général du Ndoucoumane, Cheikh Ibrahima Ba, ainsi que de plusieurs autorités religieuses et locales.

À cette occasion, Cheikh Abdourahmane Ndao Al Karim a exhorté les jeunes à privilégier le travail et l’apprentissage d’un métier. Il les a également encouragés à respecter leurs parents, à poursuivre leurs études, à faire preuve de discipline et à cultiver une bonne éducation.

Le guide religieux leur a aussi recommandé d’éviter certaines dérives liées aux réseaux sociaux, de respecter les guides religieux et de renforcer leur amour pour le Prophète Muhammad.

Prenant la parole, le président de KaffEvens, Dame Tall, a remercié le marabout pour sa disponibilité et son accompagnement dans l’organisation de cette conférence.

La rencontre a également été marquée par des prestations de zakirs issus de différentes confréries, qui ont chanté les louanges du Prophète. La famille Gadji a, pour sa part, animé la cérémonie avec des zikrs traditionnels dédiés à Ibrahim Niass.

La conférence s’est terminée par des prières formulées pour le Senegal et pour toute la Oummah islamique.

FSF : la nomination du nouveau Directeur technique national attendue le 16 mars

La Fédération Sénégalaise de Football s’apprête à tourner une page importante de son organisation technique avec la désignation imminente d’un nouveau Directeur technique national (DTN). L’instance dirigeante du football sénégalais a annoncé que la décision finale concernant ce poste stratégique sera rendue publique le lundi 16 mars 2026.

Ce calendrier intervient après le départ de Mayacine Mar, qui a occupé la fonction de Directeur technique national pendant plus d’une décennie, de 2012 à 2025. Durant son mandat, il a joué un rôle majeur dans la structuration du football sénégalais, notamment dans le développement de la formation, l’encadrement technique des sélections nationales et la mise en place de programmes visant à renforcer les performances des équipes du pays sur la scène continentale et internationale.

Dans un communiqué adressé à l’opinion publique, la Fédération Sénégalaise de Football a précisé que la publication du nom du nouveau DTN a été reportée en raison du décalage de la réunion du Comité exécutif. Initialement attendue plus tôt, cette réunion décisive se tiendra finalement le 16 mars 2026, date à laquelle les membres du Comité exécutif devront entériner le choix final.

Le processus de sélection a suscité un vif intérêt au sein du milieu du football. Au total, trente-huit dossiers de candidature ont été reçus par l’instance faîtière. Après une première phase d’examen, cinq candidats ont été retenus sur la liste finale. Ces profils, jugés les plus qualifiés, ont été soumis à une analyse approfondie avant la décision finale qui doit être validée par le Comité exécutif.

Le poste de Directeur technique national revêt une importance stratégique pour l’avenir du football sénégalais. Le titulaire de cette fonction aura notamment la responsabilité de définir et de piloter la politique technique nationale, d’encadrer les programmes de formation des entraîneurs, de coordonner les différentes directions techniques et de contribuer au développement du football à la base.

Affaire des “billets noirs” : dix ans de prison requis contre l’ex-commandant Ibrahima Chimère Barro

Le tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a examiné une affaire de présumée contrefaçon de signes monétaires impliquant l’ancien commandant de l’armée Ibrahima Chimère Barro et trois autres prévenus. Au terme des débats, le parquet a requis une peine de dix ans de prison ferme contre l’officier radié de l’armée, assortie d’une amende de 20 millions de francs CFA. Des sanctions similaires ont également été demandées à l’encontre de ses co-accusés.

Les faits remontent à l’année 2023, à la suite d’une opération de la gendarmerie menée dans la commune de Keur Massar. Selon l’accusation, les quatre hommes seraient impliqués dans un réseau organisé spécialisé dans le trafic de « billets noirs », une pratique frauduleuse consistant à faire croire à l’existence de billets de banque noircis qu’il serait possible de « laver » pour les transformer en véritables coupures.

D’après les éléments présentés par le parquet, Ibrahima Chimère Barro aurait joué un rôle central dans cette organisation. L’ancien officier est présenté comme le détenteur principal du stock de faux billets. Hubert Assogba aurait, quant à lui, servi d’intermédiaire en se chargeant de la prospection et du démarchage auprès de potentielles victimes. Les deux autres prévenus, Mbacké Sow Ndiaye, étudiant, et Mamadou Fatou Ndiaye, agent des Postes, auraient été chargés des opérations de lavage et de mise en circulation des billets supposés contrefaits.

L’enquête a été déclenchée après des renseignements ayant conduit les gendarmes à intervenir à Keur Massar. Au cours de cette opération, les enquêteurs affirment avoir saisi une sacoche contenant du matériel jugé compromettant, susceptible d’être utilisé dans les opérations de manipulation et de transformation des billets noirs.

Cependant, lors de leur comparution devant le tribunal, les quatre accusés ont adopté une ligne de défense commune en rejetant catégoriquement les accusations portées contre eux. Ibrahima Chimère Barro a affirmé que les aveux qu’il avait initialement faits au cours de l’enquête avaient été obtenus sous pression. Il a expliqué avoir reconnu les faits après qu’un supérieur lui aurait assuré qu’une telle démarche permettrait de régler rapidement l’affaire.

Les autres prévenus ont également nié toute implication dans un réseau de faux monnayage. Ils ont soutenu qu’ils n’avaient jamais participé à des activités liées à la fabrication, au lavage ou à la circulation de billets noirs.

Les avocats de la défense ont pour leur part vivement contesté la solidité du dossier présenté par l’accusation. Selon eux, l’affaire reposerait sur des éléments insuffisants et souffrirait de nombreuses lacunes. Ils ont notamment souligné l’absence de scellés présentés au tribunal et le manque d’expertise technique permettant de confirmer que les billets saisis étaient effectivement des contrefaçons.

Malgré ces arguments, le parquet est resté ferme dans ses réquisitions. Le ministère public estime que les éléments de l’enquête permettent d’établir l’existence d’un réseau structuré de trafic de faux billets et considère que les quatre hommes doivent être reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés.

Ports régionaux : bras de fer entre les Chambres de commerce de Kaolack et Ziguinchor et le Port autonome de Dakar

La tension s’intensifie entre les Chambres de commerce et d’industrie de Kaolack et de Ziguinchor et le Port autonome de Dakar, sur fond de désaccord autour de la gestion des infrastructures portuaires régionales. Les deux institutions consulaires dénoncent une tentative de reprise de gestion qu’elles jugent soudaine et unilatérale de la part de la direction du port dakarois. Face à ce qu’elles considèrent comme une menace pour leurs prérogatives et pour l’équilibre du fonctionnement des services portuaires locaux, elles appellent l’État à intervenir rapidement afin d’arbitrer le différend.

Dans une déclaration ferme, les représentants des chambres consulaires expriment leur vive inquiétude face à ce qu’ils perçoivent comme une mise à l’écart injustifiée dans la gouvernance portuaire. Selon eux, les infrastructures portuaires de Kaolack et de Ziguinchor ne peuvent être administrées de manière centralisée sans tenir compte des réalités économiques locales. Ils rappellent que ces ports ont été développés et animés depuis plusieurs décennies grâce à l’implication directe des acteurs économiques régionaux, sous la coordination des chambres de commerce qui en assurent une grande partie de l’exploitation.

Au cœur de la polémique se trouve l’application d’un décret signé sous la présidence de Macky Sall. D’après plusieurs opérateurs économiques, ce texte serait aujourd’hui interprété de manière divergente par les différentes parties. Certains y voient la base juridique permettant au Port autonome de Dakar de reprendre la gestion de ces infrastructures portuaires régionales, tandis que les chambres consulaires estiment que ce décret ne saurait justifier une telle centralisation.

Intervenant sur les ondes d’iRadio, l’opérateur économique basé à Ziguinchor, Aboubacar Camara, a vivement critiqué la démarche attribuée à la direction du port de Dakar. Pour lui, cette volonté de reprise de gestion ne tient pas compte de l’histoire ni des efforts consentis par les structures locales pour développer ces installations portuaires.

Il a notamment évoqué l’ancienneté des infrastructures pour illustrer son propos. Selon lui, certaines installations portent encore l’inscription de l’année 1940 sur leurs bâtiments, ce qui témoigne de leur existence bien avant certaines décisions administratives récentes. À ses yeux, cela démontre que ces ports font partie du patrimoine économique local et ne peuvent être traités comme de simples extensions administratives dépendant exclusivement de Dakar.

Aboubacar Camara affirme également que le décret signé sous Macky Sall avait suscité des interrogations dès sa publication en raison de sa complexité et de sa difficulté d’application. Il soutient que ce texte aurait pu être contesté ou réexaminé si les circonstances politiques de l’époque avaient évolué différemment. Selon lui, les autorités consulaires de Kaolack auraient pu entreprendre des démarches pour obtenir sa révision.

Au-delà de l’aspect juridique, les acteurs économiques des deux régions considèrent que la question touche également à un enjeu de justice et de reconnaissance du travail accompli par les structures consulaires locales. Ils estiment que ces chambres de commerce ont joué un rôle déterminant dans l’animation économique, l’organisation des activités portuaires et l’accompagnement des opérateurs qui utilisent ces infrastructures.

Aboubacar Camara a également rappelé les engagements du nouveau pouvoir en matière de gouvernance équitable. Il s’est référé au slogan du président de la République, qui prône les principes de Jub, Jubeul et Jubeunti, pour souligner ce qu’il considère comme une contradiction entre ces valeurs et la situation actuelle. Selon lui, l’injustice commence lorsque l’on retire à des structures locales ce qu’elles ont contribué à construire et à développer.

Pour les opérateurs économiques, la priorité devrait plutôt être d’identifier les insuffisances des infrastructures portuaires et de renforcer leur développement à travers des investissements et des partenariats. Ils plaident pour une approche collaborative qui associerait les autorités portuaires nationales, les chambres consulaires et les acteurs économiques régionaux afin d’améliorer la performance de ces ports stratégiques.

Face à cette situation, les Chambres de commerce et d’industrie de Kaolack et de Ziguinchor affichent leur détermination à défendre leurs prérogatives. Elles appellent à l’ouverture rapide d’un dialogue constructif avec la direction du Port autonome de Dakar afin de trouver une solution concertée à ce différend.

Renégociation des contrats extractifs : Babacar Ba alerte sur l’opacité des revenus pétroliers

Alors que le gouvernement sénégalais s’engage dans une phase déterminante de renégociation des contrats dans le secteur extractif, des voix s’élèvent pour appeler à une vigilance accrue sur la gestion des revenus tirés des ressources naturelles. C’est dans ce contexte que Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, a exprimé ses préoccupations concernant la traçabilité des parts revenant à l’État du Sénégal.

Invité sur les ondes de la RFM, Babacar Ba a d’abord salué la volonté politique affichée par les autorités sénégalaises de revoir les conventions et contrats liant l’État aux compagnies opérant dans les secteurs stratégiques. Selon lui, cette dynamique constitue une étape importante dans la défense des intérêts nationaux et mérite d’être encouragée.

« Par rapport à la renégociation des conventions et des contrats signés par l’État du Sénégal dans le secteur stratégique, je pense que cette renégociation est une excellente chose et nous encourageons vivement le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement à continuer sur cette dynamique », a-t-il déclaré.

Cependant, au-delà de la renégociation des contrats, le président du Forum du Justiciable insiste sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles. Il estime que les efforts engagés par l’État doivent impérativement s’accompagner d’un mécanisme clair de suivi et de traçabilité des recettes provenant notamment du pétrole, du gaz, des mines et du zircon.

Babacar Ba s’appuie notamment sur les dernières données publiées par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives pour souligner des lacunes qu’il qualifie de préoccupantes dans la gestion des revenus de l’année écoulée. Selon lui, certaines informations essentielles relatives aux parts de l’État issues de l’exploitation pétrolière ne figurent pas dans les documents officiels de déclaration.

« Il faudrait que cet exercice de renégociation des contrats soit quand même suivi par une gestion transparente des produits issus, par exemple, de l’exploitation des hydrocarbures comme le pétrole, le gaz, les mines, le zircon. J’insiste sur la transparence parce que ce qui s’est passé en 2024 sur la gestion des parts revenant à l’État du Sénégal est catastrophique », a-t-il martelé.

D’après ses explications, le rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives indique que les parts revenant à l’État du Sénégal issues de l’exploitation pétrolière ne seraient pas clairement retracées dans les documents déclaratifs. Une situation qui soulève des interrogations sur la transparence des flux financiers dans ce secteur stratégique.

Babacar Ba affirme notamment que ces parts ne figurent ni dans les formulaires de déclaration de Woodside, ni dans ceux de Petrosen, et ne sont pas davantage visibles dans les rapports trimestriels d’exécution. Cette absence d’information, selon lui, constitue une faille importante dans le dispositif de suivi des revenus extractifs.

Un autre point d’inquiétude soulevé par le président du Forum du Justiciable concerne le mécanisme d’épargne destiné aux générations futures. Conformément aux dispositions prévues dans la gouvernance des revenus pétroliers, une part des recettes, estimée à 10 %, doit être versée dans un fonds intergénérationnel destiné à préserver les ressources financières pour les générations à venir.

Or, Babacar Ba déplore un manque de visibilité sur l’effectivité de ce mécanisme. Selon lui, aucune information claire ne permet actuellement de savoir si ces ressources ont effectivement été versées dans ce fonds ni comment elles sont gérées.

« Aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité également par rapport à ces 10 % qu’on doit verser au fonds intergénérationnel », a-t-il regretté.

Pour le Forum du Justiciable, la renégociation des contrats extractifs peut constituer un levier important pour renforcer les bénéfices économiques du pays. Toutefois, l’organisation estime que cette démarche doit impérativement s’accompagner d’une gouvernance exemplaire et d’une transparence totale dans la gestion des revenus.

Corniche-Ouest : un ressortissant étranger arrêté pour vente présumée de brochettes de chats

Une affaire pour le moins troublante s’est produite sur la Corniche-Ouest de Dakar où un ressortissant étranger âgé de 26 ans, identifié sous les initiales J. A. Godwin, a été arrêté puis déféré au parquet par les éléments du commissariat du Point E. Il est poursuivi pour vente de viande impropre à la consommation, mise en danger de la santé publique, vagabondage et séjour irrégulier sur le territoire sénégalais.

Les faits remontent au 12 mars dernier aux environs de 14 heures. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le comportement du suspect avait déjà attiré l’attention de certains habitués de la Corniche-Ouest. Un témoin, intrigué par les déplacements fréquents du jeune homme qui se rendait presque quotidiennement vers les rochers avec un sac, a décidé de le suivre discrètement afin de comprendre ce qu’il faisait réellement.

C’est au cours de cette filature improvisée que le témoin a découvert une scène particulièrement choquante. Il a surpris le suspect en train d’égorger un chat à l’aide d’un tesson de bouteille. À quelques mètres de là, un second animal gisait déjà au sol, manifestement mort. Face à la gravité de la situation, le témoin n’a pas tardé à alerter un policier qui se trouvait dans les environs.

Le fonctionnaire de police est immédiatement intervenu et a procédé à l’interpellation du suspect. L’enquête ouverte dans la foulée a permis de mettre au jour une activité beaucoup plus préoccupante. D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, J. A. Godwin préparait régulièrement des brochettes qu’il proposait à la vente aux passants et aux usagers de la Corniche-Ouest.

Fait troublant, le policier qui a procédé à l’arrestation a lui-même déclaré avoir déjà acheté et consommé ces brochettes par le passé, ignorant totalement l’origine de la viande utilisée. Cette révélation a renforcé les soupçons des enquêteurs quant à une possible commercialisation de viande provenant des chats abattus par le suspect.

Lors de son audition, J. A. Godwin a reconnu avoir tué les animaux, mais il a tenté de minimiser les faits en affirmant que la viande était destinée uniquement à sa consommation personnelle. Une version qui n’a toutefois pas convaincu les enquêteurs. En effet, plusieurs témoignages concordants indiquent qu’il exerçait une activité de vendeur ambulant en proposant des brochettes aux promeneurs et aux automobilistes fréquentant la Corniche-Ouest.

Au terme de l’enquête préliminaire, le ressortissant étranger a été placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet. Il devra désormais répondre devant la justice des accusations de vente de viande impropre à la consommation, de mise en danger de la santé publique, mais également de vagabondage et de séjour irrégulier au Sénégal.

Réseau présumé de rendez-vous homosexuels à Dakar : un étudiant de 25 ans placé sous mandat de dépôt

L’enquête sur le présumé réseau de rendez-vous homosexuels démantelé à Dakar connaît un nouveau développement judiciaire avec l’inculpation et l’incarcération d’un nouvel individu. Il s’agit de l’étudiant El Hadj Samba Der, âgé de 25 ans, arrêté par la Brigade de recherches de Dakar et placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges après son inculpation pour association de malfaiteurs et actes contre nature.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le jeune homme a passé sa première nuit en détention après sa présentation devant le magistrat instructeur, qui a décidé de son placement en prison dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur cette affaire.

Cette arrestation s’inscrit dans le prolongement d’une enquête plus large menée par la Brigade de recherches à la suite de renseignements faisant état de l’existence d’un réseau supposé actif dans l’organisation de rendez-vous homosexuels à Dakar. Le parquet avait alors ordonné l’ouverture d’investigations approfondies afin d’identifier les personnes impliquées dans ces activités présumées.

Avant l’arrestation d’El Hadj Samba Der, deux autres personnes avaient déjà été interpellées puis incarcérées dans le cadre de cette procédure. Il s’agit d’Omar Sall, un étudiant de 23 ans, et de Stéphane Gabriel Preira, un restaurateur âgé de 35 ans. Tous deux avaient été placés sous mandat de dépôt après leur inculpation par le juge d’instruction saisi du dossier.

Les investigations menées par les gendarmes ont notamment mis en lumière le rôle présumé joué par El Hadj Samba Der dans ce réseau virtuel. D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, il utilisait sur les réseaux sociaux le pseudonyme Sandra, identité numérique à partir de laquelle il échangeait régulièrement avec d’autres utilisateurs.

Toujours selon les informations rapportées par Libération, il entretenait des discussions fréquentes sur TikTok avant de poursuivre les échanges sur WhatsApp avec un utilisateur se présentant sous le surnom de Zoman. Les enquêteurs ont par la suite établi que ce compte appartenait à Omar Sall, déjà placé en détention dans le cadre de la même affaire.

Les investigations ont également révélé que le compte Zoman diffusait régulièrement des contenus à caractère homosexuel sur les réseaux sociaux, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs dans le cadre de leur surveillance numérique.

Lors de son audition par les gendarmes, El Hadj Samba Der aurait contesté les accusations portées contre lui, niant avoir commis des actes contre nature. Malgré ces dénégations, les investigations techniques menées sur ses appareils électroniques auraient permis de découvrir plusieurs éléments considérés comme compromettants par les enquêteurs.

Les gendarmes affirment notamment avoir retrouvé des échanges de messages suggérant l’existence d’une relation virtuelle avancée entre les utilisateurs Sandra et Zoman. Certains de ces messages évoqueraient même l’organisation d’une rencontre physique dans la perspective de relations sexuelles.

Toujours selon les informations issues de l’enquête, plusieurs vidéos à caractère intime auraient également été retrouvées dans le téléphone du mis en cause. Les enquêteurs indiquent que ces contenus auraient été envoyés à différents correspondants via des applications de messagerie, en plus d’un volume important de fichiers similaires conservés dans son appareil.

Décès d’un détenu à la MAC de Mbour : interrogations et tensions autour de la prise en charge sanitaire

Le décès d’un détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction de Mbour a provoqué une vive émotion au sein de l’établissement pénitentiaire et relancé le débat sur les conditions de prise en charge médicale des personnes privées de liberté. L’homme, identifié sous le nom de Fallou Ndiaye, était pensionnaire de la chambre 12 au moment des faits.

Selon plusieurs sources concordantes, le détenu souffrait d’une maladie dont l’état se serait progressivement aggravé. Des informations indiquent que les autorités pénitentiaires auraient été alertées de sa situation sanitaire. Toutefois, la prise en charge médicale n’aurait pas été effectuée à temps, ce qui alimente aujourd’hui les interrogations et les accusations de négligence.

Toujours selon ces mêmes sources, certains détenus estiment qu’une intervention plus rapide aurait pu permettre d’éviter l’issue fatale. La nouvelle du décès de Fallou Ndiaye a rapidement circulé à l’intérieur de la prison, provoquant une forte émotion parmi les pensionnaires. Des tensions ont été signalées entre certains détenus et l’administration pénitentiaire, traduisant un climat de colère et d’incompréhension face à ce drame.

Pour l’heure, les circonstances exactes du décès restent encore floues. Aucune communication officielle n’a été faite pour confirmer les informations qui circulent ni pour préciser les causes médicales ayant conduit à la mort du détenu. Plusieurs tentatives ont été effectuées pour joindre les autorités pénitentiaires afin d’obtenir leur version des faits, mais elles sont restées sans réponse jusqu’à présent.

Face à cette situation, plusieurs voix commencent déjà à réclamer l’ouverture d’une enquête afin d’établir clairement les responsabilités. Les appels visent notamment à déterminer si toutes les procédures sanitaires prévues dans le cadre de la prise en charge des détenus malades ont été respectées.

Ce décès remet également au centre des préoccupations la question de l’accès aux soins dans les établissements pénitentiaires du pays. Depuis plusieurs années, des organisations de défense des droits humains alertent régulièrement sur les difficultés rencontrées par les détenus pour bénéficier d’un suivi médical rapide et adapté, notamment en raison du manque de personnel sanitaire, d’équipements et parfois de procédures d’évacuation jugées trop lentes.

Keur Massar : la solidarité au cœur du Ndogou Social Patriotique

Le 13 mars 2026, le terrain Yékini de Keur Massar a vibré au rythme de la troisième édition du Ndogou Social Patriotique, une initiative sociale et politique qui s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du vivre-ensemble.

Porté par M. Apolinaire Amadou Diatta, responsable politique de Pastef dans le département, ce projet vise à renforcer la cohésion sociale tout en apportant un soutien concret aux familles les plus démunies.

Dans une ambiance conviviale, des centaines de personnes se sont réunies autour d’un repas partagé, symbole de solidarité et de fraternité. L’événement ne se limite pas à un simple geste alimentaire : il traduit une volonté politique d’inscrire la générosité et l’entraide dans le quotidien des habitants de Keur Massar.

Pour M. Diatta, « le Ndogou Social Patriotique est une promesse d’un Sénégal plus solidaire, où chaque citoyen trouve sa place et bénéficie de l’attention de la communauté ».

Au-delà du repas, cette édition a été marquée par des actions de sensibilisation sur la nécessité de renforcer les liens sociaux et de promouvoir une citoyenneté active. Les bénéficiaires, majoritairement issus de familles vulnérables, ont exprimé leur gratitude face à cette initiative qui leur permet de vivre le mois de Ramadan dans la dignité.

Le Ndogou Social Patriotique s’affirme ainsi comme une démarche citoyenne et politique inscrite dans une vision de long terme : bâtir un Sénégal où la solidarité n’est pas un slogan, mais une réalité vécue au quotidien. À Keur Massar, cette troisième édition a démontré que l’union et le partage restent les piliers d’une société plus juste et plus humaine.

Ramadan et Carême : la Ville de Dakar poursuit ses gestes sociaux

Après la commune des Parcelles Assainies, c’est au tour de la commune de Grand-Yoff de bénéficier d’une nouvelle action sociale. Le comité de pilotage de la Ville de Dakar a procédé à la distribution de 1 500 kits de “ngogou” à la population locale, ce vendredi 13 mars 2026, un geste largement salué par les habitants.

Selon la coordinatrice de la formation au niveau de la Ville de Dakar, tous les produits distribués sont issus des activités des bénéficiaires des formations mises en place par la municipalité. Ces formations, notamment en pâtisserie et en transformation de produits locaux, permettent aux jeunes de développer des compétences pratiques et de contribuer directement à l’économie locale.

Cette initiative illustre l’importance que le maire de la Ville de Dakar, Abasse Fall, accorde à l’insertion et à l’autonomisation des jeunes.

Toutefois, il est à noter que le maire de la commune de Grand-Yoff, Madiop Diop, n’a pas pris part à cette cérémonie.

8 Mars-CROUS D: Mme Fama DIENG innove dans la célébration en faisant appel aux religieuses.

‎En raison de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, le CROUS-D par le biais de sa Directrice Mme Fama DIENG Ndiaye a organisé ce vendredi 13 Mars une fêtes pour les femmes.

‎Pour cette année, la directrice du CROUS-D a innovée dans la célébration en lieu et place des festivités habituelle, des panelistes religieuses ont discutées de themes de société et de sensibilisation sur les valeurs d’une femmes accomplie.

‎Par ailleurs Mme NDIAYE s’est penchée sur l’organisation des JOJ de la jeunesse a venir, elle affirme avoir prise toutes les dispositions pour le CROUS-D afin d’accueillir les Athlètes à date échue.

8 Mars-CROUS D: Mme Fama DIENG innove dans la célébration en faisant appel aux religieuses.

Mobilisation religieuse à Ndioum : 124 « kamils » du Coran récités pour la libération de Farba Ngom

La mobilisation en faveur de Farba Ngom continue de prendre de l’ampleur dans le Fouta. Ce vendredi, une importante journée de récital du Saint Coran a été organisée dans la ville de Ndioum pour prier en faveur du maire des Agnam, incarcéré depuis près d’un an. L’initiative, portée par Cheikh Oumar Anne, a réuni plusieurs autorités religieuses, des notables ainsi que de nombreux fidèles venus de différentes localités de la vallée du fleuve Sénégal.

La rencontre spirituelle s’est déroulée dans un climat de recueillement et de solidarité. De nombreuses figures religieuses ont répondu à l’appel des organisateurs. Parmi elles figurait notamment Thierno Mountaga Tall, venu représenter la famille de El Hadj Omar Tall au niveau du département de Podor. Étaient également présents Thierno Madani Hassirou Tall et plusieurs autres guides et érudits religieux issus de différentes localités du Fouta. Parents, amis et sympathisants ont également effectué le déplacement depuis plusieurs communes pour participer à cette journée de prières.

Au cours de la cérémonie, les participants ont procédé à la récitation collective de 124 « kamils » du Saint Coran. Dans la tradition musulmane, un kamil correspond à la récitation complète du Coran. Ce moment spirituel s’est voulu une grande invocation collective afin de demander à Dieu la libération de Farba Ngom. Pour les organisateurs, cette mobilisation traduit la reconnaissance et la solidarité d’une partie des populations du Fouta envers celui qu’elles considèrent comme un bienfaiteur de la communauté et un soutien actif aux initiatives religieuses et sociales dans la région.

S’adressant à la presse à l’issue de la cérémonie, Cheikh Oumar Anne s’est félicité de la forte mobilisation enregistrée lors de cette journée. Il a particulièrement salué la présence de représentants de familles religieuses venues de plusieurs zones du nord du pays, notamment des départements de Podor, Dagana, Linguère ainsi que de la région de Matam. Selon lui, la date choisie pour organiser cette rencontre spirituelle n’était pas le fruit du hasard.

Il a expliqué que la journée s’est tenue un vendredi 13, une date à laquelle il attribue une signification particulière dans la symbolique islamique. Selon lui, le nombre 13 renvoie au mot « Ahad », qui signifie « l’Unique », en référence à Dieu. Il a également rappelé que le vendredi occupe une place centrale dans la tradition musulmane en tant que jour béni et privilégié pour les prières et les invocations. C’est donc dans cet esprit que les participants ont choisi de s’adresser à Dieu afin de solliciter son intervention dans la situation de Farba Ngom.

Au-delà de la dimension religieuse de la rencontre, Cheikh Oumar Anne a également livré une lecture politique de l’affaire. Tout en réaffirmant sa confiance dans les institutions judiciaires, il a estimé que le dossier de Farba Ngom dépasse le cadre strictement judiciaire.

Selon lui, la justice n’est pas encore intervenue dans le fond de cette affaire. Il considère que la situation relève davantage d’une décision politique que d’une procédure judiciaire ordinaire. Dans ses déclarations, il a directement mis en cause les autorités actuellement au pouvoir, citant notamment le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye ainsi que leur gouvernement.

L’ancien ministre a affirmé que, selon lui, le combat politique contre Farba Ngom serait porté par le Premier ministre et soutenu par les autorités actuelles. Dans le même temps, il a invité les députés à faire preuve de prudence concernant les questions liées à la levée de l’immunité parlementaire. Il estime que les décisions prises aujourd’hui dans ce domaine pourraient avoir des conséquences politiques importantes à l’avenir.

Malgré ces critiques à l’égard du pouvoir, Cheikh Oumar Anne a insisté sur le choix des populations du Fouta de privilégier une démarche spirituelle. Pour lui, la prière demeure la principale voie pour espérer une issue favorable dans cette affaire. Il a ainsi souligné que le rôle des croyants reste d’implorer Dieu afin que Farba Ngom retrouve la liberté.

Maladies rénales au Sénégal : des centres de dialyse insuffisants face à une demande croissante

Le Sénégal fait face à une pression grandissante dans la prise en charge des maladies rénales. Malgré les efforts engagés ces dernières années pour étendre les infrastructures médicales, le nombre de patients nécessitant une hémodialyse dépasse largement les capacités d’accueil du système de santé. Selon les données communiquées par le directeur de la Santé, Ousmane Cissé, le pays compte actuellement quarante centres d’hémodialyse répartis sur l’ensemble du territoire national, alors que la liste d’attente dépasse désormais deux mille patients.

Le réseau national de prise en charge se compose de vingt-six centres installés dans des établissements publics et de quatorze structures privées. À ces infrastructures s’ajoutent trois centres dédiés à l’hémodialyse péritonéale ainsi que deux unités spécialisées dans la greffe rénale. Malgré cette organisation, les besoins restent largement supérieurs aux capacités existantes, ce qui accentue les difficultés pour les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Cette situation préoccupante a été particulièrement mise en lumière lors de la célébration de la Journée mondiale du rein. L’événement a servi de cadre de sensibilisation sur l’ampleur des maladies rénales et sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention. Le thème retenu cette année met l’accent sur la protection de la santé rénale pour tous, tout en intégrant les enjeux environnementaux liés à la préservation de la planète.

Au Sénégal, la prise en charge de l’insuffisance rénale reste confrontée à de lourdes contraintes financières pour les patients et leurs familles. Dans le secteur public, le coût d’une séance de dialyse est fixé à trente-cinq mille francs CFA grâce à la subvention du kit de dialyse par l’État. Toutefois, ce montant demeure difficilement supportable pour de nombreux ménages, d’autant plus que les patients doivent souvent subir plusieurs séances par semaine pour maintenir leur état de santé. Dans les cliniques privées, la situation est encore plus difficile, puisque le tarif d’une séance peut atteindre soixante-cinq mille francs CFA.

Le directeur de la Santé a rappelé que ces coûts élevés illustrent la lourdeur financière que représentent les traitements pour les familles, même avec l’appui de l’État. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les actions de prévention afin de réduire le nombre de nouveaux cas et d’éviter l’aggravation des pathologies rénales.

Au-delà des questions financières et des limites en matière d’équipements, le système souffre également d’un manque important de ressources humaines qualifiées. Le centre Khalifa Ababacar Sall de Liberté à Dakar constitue un exemple révélateur de ces difficultés. Dans cette structure, un seul néphrologue doit assurer la supervision de quarante générateurs de dialyse et le suivi médical de cent cinquante patients.

La médecin-chef du centre, Aminata Ndiaye, estime que cette situation est loin d’être viable pour assurer une prise en charge de qualité. Selon elle, chaque centre devrait disposer d’au moins trois néphrologues afin de répondre correctement aux besoins des malades. Elle souligne également que le bon fonctionnement d’un service de dialyse ne dépend pas uniquement des spécialistes en néphrologie, mais exige aussi la présence de médecins généralistes, d’infirmiers formés à la dialyse, de techniciens supérieurs et d’un personnel de soutien compétent.

Conventions industrielles et ralentissement du BTP : les cimentiers défendent leur rôle dans l’économie sénégalaise

Les entreprises cimentières opérant au Sénégal ont réagi à la récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par les discussions autour des conventions liant l’État aux grandes entreprises industrielles. À travers un communiqué, les acteurs du secteur ont souhaité apporter des précisions sur leur contribution à l’économie nationale et sur les mécanismes encadrant leurs investissements.

Selon les cimentiers, le secteur du bâtiment et des travaux publics traverse depuis près de deux ans une phase de ralentissement qui impacte l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction. Cette situation affecte également l’activité des cimenteries, qui constituent un maillon essentiel de l’écosystème du BTP et dont la production dépend largement du rythme des projets d’infrastructures et de construction.

Les industriels rappellent que la production de ciment demeure stratégique pour le développement du pays. Elle intervient directement dans la réalisation de nombreuses infrastructures publiques et privées, notamment les routes, les logements, les écoles, les hôpitaux ainsi que différents équipements collectifs nécessaires à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans leur communication, les entreprises mettent également en avant l’ampleur des investissements réalisés ces dernières années. Elles indiquent que plus de 600 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur au cours des cinq dernières années afin de renforcer les capacités industrielles, moderniser les installations et soutenir la croissance de la production nationale.

Au-delà de l’investissement industriel, les cimentiers insistent aussi sur leur contribution sociale et économique. Selon eux, leurs activités génèrent plus de 10 000 emplois directs et indirects. Ces emplois concernent notamment les secteurs du transport, de la distribution, de la logistique et de la construction, qui gravitent autour de l’industrie du ciment. Les entreprises affirment également participer à la formation professionnelle de jeunes Sénégalais et soutenir diverses initiatives sociales et économiques dans les zones où leurs usines sont implantées.

Concernant les avantages fiscaux évoqués dans le débat public, les entreprises du secteur précisent qu’ils résultent de mécanismes incitatifs mis en place par l’État pour encourager les investissements industriels. Elles expliquent que ces avantages découlent de conventions signées conformément aux dispositions du Code minier du Sénégal en vigueur au moment de l’installation des cimenteries. Ces accords comportent notamment des clauses de stabilisation destinées à sécuriser les investissements réalisés sur le long terme.

Les cimentiers indiquent également que leurs contrats ont récemment fait l’objet d’audits menés par les autorités compétentes. Selon eux, les entreprises ont pleinement coopéré avec ces procédures en fournissant toutes les informations et documents nécessaires à l’examen de leurs activités et des conventions signées avec l’État.

Toutefois, les industriels soulignent que les rapports finaux issus de ces audits n’ont pas encore été rendus publics. Ils estiment que les conclusions devraient être présentées dans un cadre officiel afin de permettre une analyse objective des engagements respectifs des différentes parties. Dans le même temps, ils considèrent que les discussions administratives en cours ne devraient pas remettre en cause les investissements industriels déjà réalisés.

Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques et une augmentation des coûts de l’énergie, du transport et des matières premières, les entreprises du secteur alertent également sur les pressions croissantes qui pèsent sur les coûts de production. Elles estiment que ces facteurs externes peuvent avoir des répercussions sur l’ensemble de la chaîne de production et sur l’équilibre du marché.

Face à ces défis, les cimentiers plaident pour le maintien d’un climat stable et favorable à l’investissement industriel. Selon eux, un environnement économique prévisible est essentiel pour soutenir la croissance du secteur, encourager de nouveaux investissements et préserver le pouvoir d’achat des populations.

Politique – « Entre tradition et pouvoir : la symbolique du “LEUL” dans le discours de Bassirou Diomaye Faye » ( Dr Oumar Mboup)

Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a profité de l’AG de la coalition Diomaye Président pour nous parler. Nous a-t-il parlé d’ailleurs? Informe-t-il? Avertit-il ? Menace-t-il? Se révèle-t-il?Que traduit, en réalité, sa déclaration bruissante de 1993? En résumé, il a dit ceci : C’est en 1993 que j’ai fait le bois sacré.
Déclaration ou declamation?Alors faisons attention pour ne pas confondre la question initiale de la question essentielle.

Parfois, j’ai compris pourquoi on insulte certains continents,certains gens, certains humains, certaines races, certaines couleurs?
Le Président BDF a parlé de « LEUL ». C’est du Bachir de langue à langue. Loin de nous inviter autour des sens de la traduction ou de la fumisterie des mots, il serait difficile de traduire le sérère en wolof, en français. Il serait aussi difficile de transposer le sens des mots de Jerusalem à Ndiaganiao. Il se serait, au fond, insensé qu’un Président de la République parle de son peuple, si gratuitement si insensément de circoncision.Se serait bête d’y croire!

L’autre Président des autres n’avait aucune considération enverd son peuple qu’il traita de veau.Mais l’insondable politesse éducative du Président BDF ne peut tomber jamais si bas. Évidemment, il ne parle pas de circoncision( le mot est en français). Il ne parle pas non plus de xaraf( le mot est en wolof).Il ne parle pas, enfin, d’ablation qui est le sens général et insensé qu’on veut transférer au propos profond de notre Président.BDF n’est pas un juif. Il faut le dire en passant.La circoncision ou l’ablation n’est pas d’origine islamique,mais juive. Le LEUL de BDF est par delà des faits historiques. Il ne se raconte pas, il se symbolise.

Son 1993 n’est pas n’importe quel bois sacré. Loin des yeux de la femme. Loin des danses exhibitionnistes. Loin de la fumisterie des temps modernes. Son 1993 c’est le 1993 des Selbés, des Koumaahs, des kalemaas, de Roog, c’est aride. Au-delà de toutes les expériences et des expérimentations qui font d’un homme la traduction de toute sa virilité, son 1993, s’il tient à nous le rappeler, il ne nous raconte pas une histoire. Il se pose et s’impose en guerrier. C’est vrai, même pour une érections, il faut se préparer. Son 1993 est une défiance en rapport avec son statut ou sa posture actuelle de Président de la République du Sénégal.1993 lui a permis de savoir son hier, son aujourd’hui et son demain. Il est parfaitement dans la prédestination.Qui veut le connaître n’a qu’à demander 1993 qui garde le secret de toute sa vie? Mais, puisqu’il en a parlé avec assurance, alors, il est sûr de son mandat de Président de la République. Méfiez-vous pour la suite. Il ne le dit pas. Ce sont les koumahs et les saltigués qui le disent. Il nous invite à aller chez lui pour en savoir davantage sur lui. Il est un béni de 1993. Sans 1993, son devenir n’existe pas.Totalement, il a raison de dire qu’il est le gardien des valeurs.

Le Sénégal est un Sénégal de valeurs. Un pays de croyances.La croyances socratique, la croyance païenne et peut-être la croyance de tous ces Gaarabous-Garabous qui ternissent et souillent l’image de notre République. Finalement, Le Président de la République BDF nous dit simplement ceci: restons humain et restons homme tout court.

Kaolack – Transport routier : les professionnels protestent contre les restrictions et les visites techniques

À l’approche du 29 mars 2026, le secteur du transport routier au Sénégal se dirige vers une nouvelle zone de turbulences. Réunis à Kaolack, les membres de la Fédération des syndicats des transports routiers, en brassards rouges, ont annoncé une grève de 72 heures pour protester contre plusieurs mesures qu’ils jugent pénalisantes pour leur activité.

Cette mobilisation pourrait avoir des répercussions importantes sur les déplacements des populations et sur le transport des marchandises à travers le pays. Les transporteurs dénoncent notamment la concurrence jugée déloyale de certains véhicules particuliers utilisés comme taxis sans licence officielle.

Au cœur des revendications figure également la question des visites techniques des véhicules. Les syndicats critiquent la centralisation de ces contrôles à Dakar, une mesure qu’ils estiment difficilement applicable pour des milliers de véhicules provenant de différentes régions.

Selon le secrétaire général de la fédération, Fallou Samb, près de 6 800 véhicules, dont des minibus et des Toyota « Yass » assurant le transport interurbain, sont concernés par cette obligation. Une situation qui pourrait engendrer des embouteillages administratifs et immobiliser de nombreux véhicules pendant plusieurs jours.

Les transporteurs dénoncent aussi l’interdiction de circuler la nuit, en vigueur depuis plusieurs années. Ils estiment que cette mesure entraîne des pertes financières importantes pour les professionnels du secteur.

Au-delà des questions administratives, les syndicats évoquent également les problèmes de sécurité auxquels sont confrontés les camionneurs sur le corridor Dakar–Bamako, un axe stratégique pour le commerce sous-régional.

Face à ces préoccupations, la fédération appelle les autorités à ouvrir un dialogue afin d’éviter une paralysie du secteur. Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, la grève annoncée pourrait perturber fortement la mobilité des citoyens et l’approvisionnement des marchés.

Régularisation administrative des enseignants : l’État précise les pièces à fournir après les nouveaux décrets

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, a officiellement communiqué, le 12 mars 2026, la nomenclature des pièces à fournir pour la régularisation administrative des agents de l’État concernés par les nouveaux décrets relatifs au statut des enseignants. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des décrets n°2026-65 et n°2026-66 du 27 janvier 2026, qui révisent respectivement le statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’enseignement et le régime applicable aux agents non fonctionnaires de l’État.

Dans une correspondance adressée au ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, le ministre de la Fonction publique détaille les modalités de constitution des dossiers administratifs destinés à mettre en conformité la situation des enseignants avec les nouvelles dispositions réglementaires. L’objectif est de clarifier les procédures et d’accélérer la régularisation administrative d’un grand nombre d’agents du système éducatif.

La première catégorie visée concerne les enseignants engagés qui ont obtenu leur diplôme avant l’âge de trente-cinq ans. Pour ces agents, la constitution du dossier doit comprendre une demande manuscrite accompagnée d’une photocopie certifiée conforme des diplômes ou des arrêtés. Les intéressés doivent également joindre leur acte d’engagement ou de reclassement, le premier ordre de service les affectant à leur premier poste, un état détaillé des services effectués ainsi que leur dernière situation administrative. À ces documents s’ajoute une copie légalisée du certificat de nationalité sénégalaise. Cette procédure vise principalement à actualiser le parcours administratif des enseignants ayant intégré le système éducatif sous certaines conditions de diplôme avant la limite d’âge fixée par les textes.

La deuxième catégorie concerne les enseignants non fonctionnaires qui sont toujours en attente de reclassement administratif. Pour ces derniers, le dossier doit inclure une demande manuscrite accompagnée de l’arrêté du certificat d’aptitude pédagogique ou d’une photocopie certifiée conforme du diplôme. Les agents doivent également fournir leur acte d’engagement ou de reclassement, leur dernière situation administrative, le premier ordre de service les ayant affectés à leur premier poste ainsi que l’état des services effectués. Ces documents constituent les éléments indispensables pour permettre aux autorités administratives de déclencher et de finaliser le processus de reclassement attendu par ces agents.

Une procédure plus allégée est prévue pour la troisième catégorie, qui regroupe les enseignants non fonctionnaires ayant déjà bénéficié d’un reclassement. Pour ces agents, les pièces exigées se limitent à une demande manuscrite, l’arrêté du certificat d’aptitude pédagogique ou la photocopie certifiée conforme du diplôme, l’acte de reclassement ainsi que la dernière situation administrative. Cette simplification vise à accélérer la mise à jour des dossiers sans imposer des formalités supplémentaires à des enseignants dont la situation a déjà été en partie régularisée.

La coordination technique de cette opération a été confiée au directeur général de la Fonction publique, Ousmane Dieng, qui supervisera le traitement administratif des dossiers et le suivi de la procédure. Les autorités précisent par ailleurs que l’ensemble des informations relatives à cette opération de régularisation est également disponible sur le site officiel du ministère de la Fonction publique.

Orpaillage clandestin : le GARSI 1 de Kidira démantèle un site illégal à Soréto sur la Falémé

Le Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 1) basé à Kidira a mené, ce jeudi, une opération d’envergure contre l’orpaillage clandestin dans l’est du Sénégal. L’intervention s’est déroulée à Soréto, un site situé sur les rives de la Falémé, dans le département de Bakel, une zone régulièrement confrontée à l’exploitation illégale de l’or.

Selon des sources sécuritaires, l’opération a permis de démanteler un site d’exploitation clandestine qui fonctionnait avec plusieurs équipements destinés à l’extraction artisanale de l’or. Sur place, les éléments du GARSI ont procédé à la destruction de trois dragues utilisées pour aspirer les sédiments du lit du fleuve afin d’en extraire les particules aurifères.

Les forces de sécurité ont également saisi un important lot de matériel servant aux activités d’orpaillage. Parmi les équipements récupérés figurent des groupes électrogènes, des pompes à eau, des batteries ainsi que divers outils utilisés dans le processus d’extraction. Ces installations permettent généralement aux exploitants illégaux de travailler de manière continue, souvent à l’écart de tout contrôle administratif ou environnemental.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre des opérations régulières menées par les forces de défense et de sécurité pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources minières dans la zone frontalière de la Falémé. Depuis plusieurs années, cette région attire de nombreux orpailleurs clandestins en raison de la présence de gisements aurifères, ce qui entraîne des activités souvent incontrôlées.

Les autorités pointent notamment les risques environnementaux et sécuritaires liés à ces pratiques. L’utilisation de dragues et d’autres équipements motorisés modifie le lit des cours d’eau, provoque une dégradation des berges et peut contaminer l’écosystème, notamment lorsque des produits chimiques sont utilisés dans le processus d’extraction.

Au-delà de l’impact écologique, l’orpaillage clandestin constitue également un enjeu de sécurité dans certaines localités de l’est du pays. La présence d’exploitants illégaux, parfois venus de pays voisins, favorise l’installation de campements informels et peut alimenter des circuits économiques parallèles échappant au contrôle de l’État.

Face à cette situation, les autorités sénégalaises ont intensifié ces dernières années les opérations de démantèlement de sites clandestins, en particulier le long de la Falémé et dans plusieurs zones aurifères de la région de Bakel. Les unités du GARSI, spécialisées dans les interventions en zones sensibles, jouent un rôle central dans cette stratégie de sécurisation et de préservation des ressources naturelles.

Dessalement de l’eau de mer aux Mamelles : le gouvernement rassure les pêcheurs et annonce des mesures d’accompagnement

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu jeudi sur le chantier du projet de dessalement d’eau de mer des Mamelles, situé à Ouakam, en compagnie de la ministre de la Pêche, Fatou Diouf, et du ministre de la Santé, Ibrahima Sy. Cette visite de terrain avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux, mais également d’apaiser les inquiétudes exprimées par les communautés de pêcheurs vivant et travaillant sur ce littoral stratégique de la capitale sénégalaise.

La présence simultanée de trois membres du gouvernement sur le site illustre la dimension transversale du projet et la volonté des autorités d’adopter une approche concertée. Face aux préoccupations des acteurs locaux, notamment les pêcheurs et les mareyeurs qui redoutent les conséquences de l’installation de l’usine sur leurs activités, les ministres ont tenu à rappeler l’importance du dialogue et de la collaboration entre les différentes parties prenantes.

La ministre de la Pêche a insisté sur cette démarche collective en soulignant que l’action gouvernementale repose sur une coordination étroite entre les différents départements ministériels. Selon elle, la réussite d’un projet d’une telle envergure dépend aussi de l’adhésion des populations concernées. Elle a ainsi indiqué que les autorités souhaitent intégrer pleinement les communautés locales dans la mise en œuvre du projet, d’autant plus que l’infrastructure sera implantée au cœur d’un village traditionnellement tourné vers la pêche.

Afin de limiter les impacts potentiels de l’usine de dessalement sur les activités halieutiques, plusieurs mesures d’accompagnement ont été annoncées. Parmi celles-ci figure la construction d’une fabrique de glace capable de produire jusqu’à dix tonnes par jour. Cette infrastructure permettra d’améliorer considérablement les conditions de conservation des produits de la mer, un enjeu majeur pour les pêcheurs et les mareyeurs qui doivent souvent faire face à des pertes importantes liées à l’absence de chaîne du froid.

Dans la même dynamique, des tricycles isothermes seront mis à la disposition des mareyeurs afin de faciliter le transport du poisson tout en garantissant une meilleure conservation. Cette initiative vise à renforcer la chaîne de distribution des produits halieutiques et à améliorer les revenus des acteurs du secteur.

Le projet prévoit également la mise en place de récifs artificiels en mer. Ces structures, immergées dans des zones stratégiques, ont pour objectif de favoriser la régénération des stocks de poissons en créant des habitats propices à la reproduction et à la croissance des espèces marines. En multipliant les zones de ponte et de frayère, ces récifs devraient contribuer à soutenir la biodiversité marine et à maintenir l’activité de pêche dans la zone.

Parallèlement à ces mesures, le ministère de la Pêche a engagé la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam. Les travaux, qui viennent de démarrer, portent notamment sur la reconstruction du quai existant, l’aménagement de chambres froides destinées au stockage du poisson et la construction d’une nouvelle fabrique de glace. Cette modernisation des infrastructures vise à améliorer les conditions de travail des pêcheurs et à renforcer les capacités de conservation et de commercialisation des produits de la mer.

L’ensemble de ces initiatives représente un investissement global estimé à 735 millions de francs CFA. Sur ce montant, 435 millions de francs CFA sont consacrés à la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam, tandis que 300 millions de francs CFA financeront les mesures d’accompagnement prévues dans le cadre du projet de dessalement, sous la responsabilité du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Relance du rail : l’État sénégalais s’attaque à la récupération du patrimoine ferroviaire

Le gouverneur de Thiès-Est, Saër Ndao, a annoncé que les autorités sénégalaises ont engagé un processus de restauration du patrimoine des chemins de fer, dans le cadre de la stratégie de relance du transport ferroviaire national. Cette initiative vise à remettre en état les infrastructures ferroviaires existantes tout en récupérant les emprises occupées illégalement au fil des années.

Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), le gouverneur a expliqué que les pouvoirs publics travaillent actuellement à la réhabilitation du patrimoine lié aux rails, considéré comme un préalable indispensable à la relance du réseau ferroviaire. Selon lui, l’ambition des autorités dépasse la simple remise en service de certaines lignes : il s’agit d’une reprise globale du réseau, accompagnée d’une politique de développement et de modernisation du transport par train.

Saër Ndao a indiqué que cette opération intervient après plusieurs années de léthargie du secteur ferroviaire. Durant cette période d’inactivité, une partie importante du patrimoine appartenant aux chemins de fer a été progressivement occupée ou exploitée de manière irrégulière par des particuliers. Le gouverneur souligne que ces occupations concernent non seulement les rails eux-mêmes, mais aussi les emprises ferroviaires situées de part et d’autre des lignes.

Il rappelle que ces emprises constituent un élément stratégique du patrimoine ferroviaire, car elles garantissent la sécurité et le fonctionnement normal des trains. Leur occupation anarchique complique aujourd’hui les perspectives de réhabilitation et de relance du réseau. Pour les autorités, la récupération de ces espaces est donc une étape incontournable afin de permettre la circulation des trains dans des conditions conformes aux normes de sécurité.

Le gouverneur de Thiès-Est s’est également alarmé de la nature des constructions qui ont été érigées le long des rails au fil des années. Il a expliqué que de nombreuses habitations se sont installées directement en bordure des voies, certaines étant même ouvertes sur les rails. Une situation qu’il qualifie d’anormale au regard de l’histoire et des règles qui ont toujours encadré l’exploitation ferroviaire au Sénégal.

Selon Saër Ndao, dans l’histoire des chemins de fer sénégalais, les habitations n’ont jamais été construites de manière à donner directement sur les rails. Cette configuration pose aujourd’hui des problèmes de sécurité majeurs, aussi bien pour les populations que pour les futures activités ferroviaires. Elle illustre, d’après lui, l’ampleur du désordre qui s’est installé durant les années de ralentissement du secteur.

Face à cette situation, les autorités entendent procéder à un travail de restauration et de réorganisation du patrimoine ferroviaire. Cette démarche devrait permettre de clarifier la situation foncière des emprises, de sécuriser les rails et de préparer le terrain pour une relance durable du transport ferroviaire dans le pays.

La région de Thiès, historiquement considérée comme le cœur du réseau ferroviaire sénégalais, occupe une place stratégique dans ce processus. La ville abrite en effet d’importantes infrastructures ferroviaires héritées de l’époque coloniale, notamment des ateliers et des installations techniques qui ont longtemps servi de centre névralgique pour l’exploitation du rail.

Préavis de grève et marche annoncée : le Front syndical pour la défense du travail hausse le ton contre les licenciements et les ponctions sur salaires

Le Front syndical pour la défense du travail a exprimé sa vive inquiétude face à la situation sociale dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’éducation. Lors d’un point de presse tenu le 12 mars 2026, à Dakar, la plateforme syndicale dirigée par Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, a dénoncé ce qu’elle considère comme une dégradation préoccupante du climat social, marquée par des licenciements jugés abusifs et des sanctions financières contre des enseignants grévistes.

Face à cette situation, le Front syndical a annoncé le dépôt d’un préavis de grève ainsi que l’organisation d’une marche pacifique prévue le 08 avril prochain. Ces actions, selon ses responsables, visent à attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par de nombreux travailleurs et à exiger le respect des engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Prenant la parole devant la presse, Mody Guiro a vivement critiqué les ponctions opérées sur les salaires des enseignants ayant observé des mouvements de grève. Pour lui, ces mesures sont non seulement injustes, mais constituent également une forme de manque de considération envers les professionnels de l’éducation. Il a souligné que ces derniers jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement et la pérennité du système éducatif sénégalais.

Le responsable syndical a également exprimé sa préoccupation face à ce qu’il qualifie de multiplication alarmante des licenciements dans plusieurs secteurs d’activité. Selon lui, certains travailleurs seraient victimes de décisions arbitraires sans protection suffisante de leurs droits. Il a aussi pointé du doigt ce qu’il considère comme une impunité dont bénéficieraient certaines multinationales opérant au Sénégal, accusées de ne pas toujours respecter les règles en matière de droit du travail.

Pour Mody Guiro et les organisations syndicales membres du Front, cette situation traduit une remise en cause de l’esprit du Pacte national de stabilité sociale signé entre l’État, les organisations syndicales et le patronat. Ce pacte, censé instaurer un climat de confiance et de concertation permanente entre les différentes parties, repose selon lui sur le respect mutuel des engagements et sur la promotion d’un dialogue social sincère et constructif.

Le leader syndical estime cependant que cet esprit de coopération est aujourd’hui fragilisé. Il a déclaré que les décisions prises récemment dans certains secteurs donnent l’impression d’un éloignement des principes qui avaient guidé la signature de cet accord, ce qui risque, selon lui, d’alimenter davantage les tensions sociales.

Dans ce contexte, le Front syndical pour la défense du travail formule plusieurs revendications. Les organisations syndicales exigent notamment l’arrêt immédiat des licenciements qu’elles jugent abusifs, la protection effective des emplois ainsi que la réintégration sans délai des travailleurs qui auraient été injustement licenciés.

Les syndicalistes réclament également l’application effective du protocole d’accord signé le 10 juillet 2025 entre le gouvernement et les collectivités territoriales. Selon eux, la mise en œuvre de cet engagement constitue une étape essentielle pour apaiser le climat social et rétablir la confiance entre les travailleurs, l’État et les employeurs.

Attaques de missiles dans le nord d’Israël : des dizaines de blessés et des habitations endommagées

Au moins treize personnes ont été blessées vendredi après qu’un missile a frappé un bâtiment dans la région de la Galilée, dans le nord d’Israël, selon plusieurs médias israéliens. L’attaque a provoqué d’importants dégâts matériels et suscité une vive inquiétude parmi les habitants de la zone.

D’après la chaîne israélienne Channel 12, le missile a touché un bâtiment situé dans la ville de Kiryat Tivon, localité proche de la grande ville portuaire de Haïfa. L’impact a endommagé la structure du bâtiment et déclenché l’intervention rapide des services de secours et des équipes de sécurité.

Le service national d’urgence israélien Magen David Adom a indiqué que ses équipes étaient mobilisées sur le terrain pour prendre en charge les victimes. Parmi elles figure une femme âgée de 34 ans, blessée de manière modérée après avoir été touchée au dos par des éclats provoqués par l’explosion. Les secours ont également porté assistance à plusieurs autres personnes souffrant de blessures légères ou de traumatismes liés à l’attaque.

Selon les informations communiquées par les services de secours et relayées par les médias locaux, le bilan des attaques de missiles visant le nord d’Israël s’élève à trente-trois blessés, la plupart présentant des blessures légères. Une seule personne, une femme de 35 ans résidant à Zarzir, a été signalée comme souffrant de blessures modérées causées par des éclats.

Les autorités israéliennes attribuent ces tirs de missiles à l’Iran. L’armée israélienne a affirmé que deux attaques distinctes mais particulièrement intenses ont été lancées depuis le territoire iranien vers le nord d’Israël en l’espace d’environ trente minutes.

À la suite du lancement des missiles, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités du nord du pays. Des explosions ont été entendues dans le ciel alors que les systèmes de défense aérienne tentaient d’intercepter les projectiles. Les autorités ont immédiatement appelé la population à se mettre à l’abri dans les zones protégées.

Plusieurs habitations ont également subi des dégâts matériels, selon les médias israéliens, notamment dans les zones proches des points d’impact ou touchées par des débris d’interception.

Congé de maternité et conditions d’accueil : les enseignantes du moyen et secondaire réclament des réformes urgentes

Les enseignantes du moyen et du secondaire au Sénégal ont exprimé de fortes préoccupations concernant leurs conditions de travail liées à la maternité. Lors d’une conférence publique organisée par le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, plusieurs responsables syndicales ont mis en avant les difficultés auxquelles les enseignantes sont confrontées pendant et après leur congé de maternité. Ces doléances portent principalement sur la durée du congé, les obstacles administratifs et l’absence de structures adaptées pour accompagner les jeunes mères dans le milieu professionnel.

Au cœur des revendications figure la question de l’allongement du congé de maternité. Actuellement fixé à trois mois dans la fonction publique sénégalaise, ce congé est jugé insuffisant par de nombreuses enseignantes qui doivent concilier leur reprise du travail avec les exigences liées aux premiers mois de vie de leur enfant. Selon les responsables du syndicat, cette situation crée souvent des tensions entre les responsabilités professionnelles et les impératifs liés à la santé de la mère et du nouveau-né.

Oulimatou Sagna, chargée de la syndicalisation au sein du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, a insisté sur les difficultés concrètes rencontrées par les enseignantes durant cette période sensible. Elle explique que plusieurs femmes éprouvent des difficultés à poursuivre l’allaitement de leurs enfants après la reprise du travail, notamment en raison de l’absence de nourrices ou de solutions de garde adaptées. Cette situation oblige parfois certaines enseignantes à écourter la période d’allaitement ou à trouver des arrangements informels qui compliquent leur quotidien professionnel.

Au-delà de l’allaitement, la responsable syndicale a également évoqué les défis liés au suivi médical après l’accouchement. Selon elle, certaines enseignantes quittent la maternité avec des complications ou des séquelles nécessitant un suivi médical régulier. Pourtant, des obstacles administratifs peuvent retarder ou compliquer l’accès à de nouvelles consultations hospitalières, ce qui fragilise davantage la santé des mères. Dans ce contexte, le syndicat estime qu’un congé de maternité de six mois permettrait aux femmes de se rétablir convenablement tout en garantissant un meilleur encadrement du nouveau-né.

Cette revendication s’appuie sur les normes internationales relatives à la protection de la maternité au travail. La Convention 183 de l’Organisation internationale du travail encourage les États à renforcer les mesures de protection des travailleuses enceintes et des jeunes mères, notamment en matière de durée du congé de maternité et de conditions de travail adaptées. Toutefois, selon les responsables du syndicat, l’application de ces principes reste encore limitée dans la pratique au Sénégal, malgré leur reconnaissance au niveau international.

Le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, Aliou Diouf, a pour sa part souligné l’importance d’accompagner les enseignantes dans les démarches administratives liées à la maternité. Il observe que plusieurs femmes rencontrent des difficultés pour constituer leurs dossiers, déposer les documents nécessaires ou récupérer certaines pièces administratives indispensables à l’obtention de leur congé. Afin de remédier à cette situation, il propose la mise en place de forums d’information et d’orientation destinés à aider les enseignantes à mieux comprendre les procédures à suivre et à faire valoir leurs droits.

Au-delà de la question du congé de maternité, le syndicat met également en avant la nécessité de créer des structures d’accueil pour les enfants au sein même des établissements scolaires. Selon les responsables du cadre syndical, l’installation de crèches dans les écoles permettrait aux enseignantes de continuer à exercer leur métier tout en restant proches de leurs enfants durant les premiers mois de leur vie. Une telle initiative contribuerait à améliorer les conditions de travail des mères tout en réduisant le stress lié à la garde des enfants.

Pour les représentants du syndicat, ces mesures combinées constitueraient une avancée importante dans la reconnaissance des droits des femmes dans le secteur de l’éducation. Ils estiment que l’amélioration des conditions de maternité pour les enseignantes aurait également des effets positifs sur la qualité de l’enseignement, dans la mesure où des professionnelles mieux accompagnées peuvent exercer leur mission dans un environnement plus serein.

Loi anti-homosexualité au Sénégal : l’ONU critique, Nathalie Yamb riposte violemment

Le débat autour des droits des personnes LGBTQ+ au Sénégal connaît une nouvelle montée de tension après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi visant à durcir les sanctions contre les relations homosexuelles. Ce texte, qui renforce les dispositions déjà prévues par le Code pénal, a immédiatement suscité des réactions au niveau international, notamment de la part des Nations Unies, mais aussi une vive riposte de certains acteurs panafricanistes.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé une profonde inquiétude face à cette nouvelle législation adoptée par les députés sénégalais. Dans une déclaration publique, il a appelé les autorités du pays, en particulier le président Bassirou Diomaye Faye et les parlementaires, à reconsidérer ou à retirer le texte. Selon lui, la loi risque d’aller à l’encontre des engagements internationaux du Sénégal en matière de protection des droits humains et pourrait renforcer la discrimination contre certaines catégories de citoyens.

Pour les Nations Unies, les États doivent veiller à ce que leurs lois respectent les normes internationales relatives aux libertés fondamentales et à la dignité humaine. Le Haut-Commissariat rappelle régulièrement que la criminalisation des relations entre personnes du même sexe peut entraîner des violations graves des droits fondamentaux, notamment la stigmatisation, les violences ou encore l’exclusion sociale.

Cependant, cette prise de position a provoqué de fortes réactions dans certains milieux militants et souverainistes africains. Parmi les voix les plus virulentes figure celle de l’activiste Nathalie Yamb. Connue pour ses positions panafricanistes et ses critiques récurrentes envers les institutions occidentales et internationales, elle a vivement dénoncé ce qu’elle considère comme une forme de double standard dans les interventions des organisations internationales.

Dans un message publié sur le réseau social X, Nathalie Yamb a accusé les Nations Unies de se focaliser de manière disproportionnée sur la législation sénégalaise tout en restant silencieuses, selon elle, face à d’autres crises internationales beaucoup plus meurtrières. Elle a notamment évoqué les actions militaires menées par les États-Unis et Israël en Iran, affirmant que ces opérations provoqueraient la mort de civils, y compris des écolières, ainsi que la destruction d’infrastructures éducatives et politiques.

Dans son message, l’activiste met directement en cause plusieurs dirigeants internationaux. Elle cite notamment Donald Trump et Benjamin Netanyahu, qu’elle désigne par son nom complet Benjamin Mileikowsky, tout en reprochant aux Nations Unies de ne pas condamner avec la même vigueur les actions militaires qu’elle leur attribue.

La publication de Nathalie Yamb se distingue également par son ton particulièrement virulent à l’égard du Haut-Commissaire aux droits de l’homme. Dans son message adressé directement à Volker Türk, elle critique ce qu’elle décrit comme une attitude moralisatrice vis-à-vis du Sénégal et conclut par une injonction insultante lui demandant de « aller se faire foutre ».

Cette sortie illustre la polarisation croissante du débat autour des questions liées aux droits LGBTQ+ dans plusieurs pays africains, où ces sujets sont souvent abordés sous l’angle de la souveraineté culturelle et politique. Au Sénégal, où une large partie de la population se montre hostile à la reconnaissance des droits liés à l’homosexualité, toute prise de position extérieure sur la question est régulièrement perçue par certains acteurs comme une tentative d’ingérence.

La controverse intervient dans un contexte politique particulier marqué par l’arrivée au pouvoir du nouveau régime dirigé par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Tous deux ont, à plusieurs reprises, affirmé leur attachement aux valeurs sociétales majoritaires du pays tout en revendiquant la défense de la souveraineté nationale face aux pressions extérieures.

Madiambal Diagne charge la gouvernance de Sonko et dénonce une confusion au sommet de l’État

Le journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne a vivement critiqué la gestion économique et le positionnement institutionnel du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une série de publications diffusées sur le réseau social X, le directeur de publication du journal Le Quotidien a dressé un réquisitoire sévère contre l’action gouvernementale depuis l’arrivée au pouvoir du tandem formé par le président Bassirou Diomaye Faye et son chef de gouvernement.

Dans ses interventions, Madiambal Diagne s’attaque d’abord à la gestion du dossier de la dette publique par les nouvelles autorités. Selon lui, le débat ouvert en début de mandat sur la situation réelle de l’endettement du Sénégal a produit plus d’effets négatifs que d’avantages pour le pays. Le journaliste estime que la médiatisation de cette controverse a contribué à fragiliser la crédibilité financière du Sénégal sur les marchés internationaux. Il affirme que cette séquence a notamment conduit certaines agences de notation à revoir à la baisse l’appréciation du risque souverain du pays, ce qui a eu pour conséquence directe de renchérir le coût des emprunts pour l’État sénégalais.

Pour Madiambal Diagne, cette stratégie de communication autour de la dette n’a donc apporté aucun bénéfice concret. Il considère au contraire qu’elle a réduit les marges de manœuvre financières du Sénégal, notamment pour financer les projets d’infrastructures et les investissements publics nécessaires au développement économique. Dans l’une de ses publications, il résume sa critique en estimant que le pays n’a rien gagné dans cette polémique, si ce n’est des complications supplémentaires sur le plan financier.

Au-delà de la question de la dette, l’éditorialiste pointe également une dégradation du climat des affaires. Il cite notamment les décisions prises par les autorités concernant certaines concessions minières, qu’il interprète comme un signal d’incertitude envoyé aux investisseurs. Selon lui, la multiplication de procédures judiciaires et les révisions de certains contrats économiques participent à créer un environnement jugé moins stable pour les opérateurs privés, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Pour le directeur d’Avenir communication, cette situation apparaît en contradiction avec les ambitions affichées par le gouvernement en matière de transformation économique et d’attractivité du pays. Il estime que les orientations actuelles pourraient fragiliser la confiance des partenaires financiers et des investisseurs, alors même que le Sénégal a besoin de capitaux importants pour soutenir sa croissance.

Mais la critique de Madiambal Diagne ne se limite pas aux questions économiques. Il met également en cause ce qu’il considère comme une confusion des rôles au sommet de l’État. Selon lui, le Premier ministre Ousmane Sonko entretiendrait une ambiguïté entre ses responsabilités gouvernementales et ses ambitions politiques personnelles.

Dans ses commentaires, le journaliste va jusqu’à suggérer que certaines attitudes du chef du gouvernement pourraient fragiliser le mandat du président Bassirou Diomaye Faye. Il évoque l’idée d’une stratégie politique visant à préserver certains équilibres institutionnels, notamment dans la perspective d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale.

Ces prises de position interviennent dans un contexte où les relations entre les deux têtes de l’exécutif continuent d’être observées de près par les acteurs politiques et les analystes. Depuis l’installation du nouveau pouvoir, la répartition des rôles entre le président de la République et son Premier ministre fait régulièrement l’objet de débats dans l’espace public.

Réforme du secteur extractif : l’État sénégalais engage un vaste nettoyage des titres miniers

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines Birame Souleye Diop a présenté un bilan d’étape particulièrement fourni de la réforme en cours du secteur extractif sénégalais lors du point de presse du gouvernement. Cette communication a permis de faire le point sur plusieurs chantiers majeurs engagés par les autorités, notamment l’assainissement du portefeuille minier, la révision de certains titres pétroliers et la volonté affichée de réduire les coûts de l’énergie. À travers ces mesures, le ministre a clairement affiché l’ambition du gouvernement d’instaurer une rupture avec certaines pratiques jugées problématiques et héritées des régimes précédents.

Au cœur de cette réforme figure un vaste processus de vérification des titres miniers attribués par l’État. Birame Souleye Diop a ainsi annoncé que 313 titres miniers sont actuellement sur le point d’être retirés à leurs détenteurs. Selon lui, les vérifications administratives et techniques sont désormais dans leur phase finale avant la prise de décisions formelles. Les titres concernés ont été identifiés après un examen approfondi qui a révélé de nombreuses irrégularités dans leur exploitation ou dans le respect des obligations prévues par la réglementation minière.

Le ministre a expliqué que ces titres ont été attribués à des personnes physiques ou à des entreprises qui, dans les faits, n’ont jamais réellement investi dans les projets pour lesquels elles avaient obtenu des permis. Dans plusieurs cas, les titulaires n’ont pas engagé les travaux d’exploration ou d’exploitation requis par la loi. D’autres n’ont pas respecté leurs obligations administratives, notamment le paiement des droits et redevances dus à l’État sénégalais. Pour le gouvernement, cette situation constitue une perte importante pour les finances publiques et freine le développement réel du secteur minier.

Birame Souleye Diop a également dénoncé un phénomène qu’il qualifie de spéculation systémique autour des titres miniers. Selon lui, certains opérateurs obtenaient des permis non pas pour développer des projets miniers, mais dans l’unique objectif de les revendre ou de les transférer à des partenaires étrangers. Dans ce schéma, aucune activité concrète n’était engagée sur le terrain. Les titres devenaient ainsi des instruments de transaction plutôt que des outils de production et de création de valeur.

Le ministre a insisté sur l’ampleur des abus constatés au fil des audits et des vérifications conduits par son département. Ces pratiques ont, selon lui, favorisé l’émergence d’une catégorie d’acteurs qu’il qualifie de « rentiers de titres ». Ces derniers auraient capté des ressources publiques stratégiques sans jamais les mettre au service du développement économique du pays. Pour les autorités, cette situation est incompatible avec la nouvelle orientation que le gouvernement souhaite donner à la gestion des ressources naturelles.

À travers cette opération de retrait de titres et de réorganisation du portefeuille minier, l’État sénégalais entend rétablir des règles plus strictes dans l’attribution et la gestion des permis. L’objectif affiché est de s’assurer que les acteurs présents dans le secteur disposent des capacités techniques, financières et opérationnelles nécessaires pour développer effectivement les projets miniers. Le gouvernement souhaite ainsi mettre fin aux pratiques spéculatives et garantir que les ressources du sous-sol sénégalais contribuent pleinement à la croissance économique et aux recettes publiques.

Laylatoul Khadr à Massalikoul Djinane : La contribution discrète de 2 milliards FCFA d’Abdoulaye Sylla rappelée par les fidèles

La nuit bénie du Laylat al-Qadr a été marquée par un moment d’émotion particulier à la Mosquée Massalikoul Djinane. Alors que des milliers de fidèles s’étaient rassemblés pour les prières et les invocations, la générosité de l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla a été largement saluée par les talibés présents.
À l’occasion de cette nuit spirituelle, d’importantes quantités de denrées alimentaires, de bétail et diverses commodités ont été convoyées pour les fidèles venus prier à Massalikoul Djinane. Devant l’ampleur des « berndé » organisés pour l’occasion, l’émotion a gagné une partie de l’assistance. Plusieurs talibés ont alors rappelé un témoignage marquant attribué au défunt khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.
Ce témoignage avait été rapporté en son temps par le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadr. Il révélait que l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla avait contribué à hauteur de deux milliards de francs CFA à la construction de la mosquée Massalikoul Djinane, l’un des plus importants édifices religieux de la communauté mouride.
Pour de nombreux fidèles, cette information longtemps restée méconnue a suscité une forte émotion. En évoquant cette participation majeure à l’édification de ce joyau religieux, plusieurs talibés ont exprimé un véritable « danou lér », mêlant reconnaissance et satisfaction face à un geste dont l’ampleur n’était pas connue du grand public.
Au-delà de cette contribution financière à la mosquée, les fidèles ont également rappelé d’autres actions attribuées à Abdoulaye Sylla au service de la communauté mouride. Parmi celles-ci figure notamment la reconstruction des mausolées de Serigne Fallou Mbacké et de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké lui-même.
L’homme d’affaires est également connu pour son soutien régulier aux activités religieuses liées au Grand Magal de Touba. Chaque année, il contribue à l’organisation de cet événement majeur en offrant des denrées alimentaires, du bétail, des tonnes de riz, des médicaments, ainsi que des installations d’approvisionnement en eau et des travaux d’assainissement destinés à améliorer l’accueil des fidèles.
Pour beaucoup de talibés, ce qui marque le plus dans cette contribution de deux milliards de francs CFA à Massalikoul Djinane reste la discrétion qui l’a entourée. Par modestie et par effacement, cette participation était restée longtemps inconnue d’une grande partie des fidèles et du public.
Une attitude qui, selon plusieurs observateurs, s’inscrit dans la tradition mouride héritée de Cheikh Ahmadou Bamba, également appelé Khadim Rassoul. Dans cette tradition, les bienfaiteurs privilégient souvent l’action discrète au service de la communauté, fidèle à l’esprit du « jëf ak ngërëm », qui valorise à la fois l’action et la reconnaissance.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°695 – 13/03/2026

🔴 MARCHÉ T0520/22 : INTERMAQ 2012 S.A. DÉMENT FORMELLEMENT LES ACCUSATIONS DE SURFACTURATION PORTÉES PAR LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE : ALLÉGATIONS INFONDÉES
🔴 RÉVÉLATION FAITE À MASSALIKAL JINAAN EN PLEINE NUIT DE LAYLATUL QADR SUR ABDOULAYE SYLLA ET SES 02 MILLIARDS DE ADIYA : LA MAIN INVISIBLE D’UN BIENFAITEUR

🔴 BASKET – QUALIFICATIFS MONDIAL 2026 : LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE À L’ESPAGNE

COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT PDSE

Patriotes de la Diaspora pour un Sénégal Émergent
Chers compatriotes, chères sœurs et frères de la diaspora,
Nous, Patriotes de la Diaspora pour un Sénégal Émergent, condamnons avec fermeté l’attitude du député Cheikh Bara Ndiaye envers le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
En démocratie, la critique est normale et même nécessaire. Mais quand les sarcasmes deviennent quotidiens, quand ils se font de plus en plus violents et personnels, cela n’est plus de la liberté d’expression : c’est du harcèlement. Et cela, nous le refusons.
Le Président Bassirou Diomaye Faye n’est pas un homme ordinaire. Il incarne l’institution suprême de notre République. Cette fonction est sacrée. Elle symbolise l’unité du Sénégal, la stabilité du pays et l’espoir de tout un peuple. La respecter, ce n’est pas faire de la flatterie : c’est honorer le Sénégal lui-même. Quand un élu s’attaque sans arrêt au Président par des moqueries blessantes, il ne touche pas seulement une personne, il fragilise l’institution que nous avons tous choisie.
Certains pensent que l’immunité parlementaire permet tout. Grave erreur ! Ce statut noble protège le député pour qu’il puisse défendre librement les intérêts du peuple. Il ne lui donne pas un droit illimité d’insulter ses adversaires politiques à chaque fois qu’il en a l’occasion. L’immunité n’est pas un permis d’insolence.
Un député est un représentant du peuple. Il doit donner le bon exemple. Comment peut-il demander aux jeunes de respecter les institutions s’il les ridiculise lui-même tous les jours ? Comment peut-il parler de paix et d’unité s’il attise la haine par des paroles blessantes ? La dignité, la retenue et le sens des responsabilités doivent commencer par ceux qui ont été élus pour guider la nation.
Nous appelons donc le député Cheikh Bara Ndiaye à plus de mesure et de respect. Le débat politique doit rester élevé, utile et digne pour notre cher Sénégal.
Vive la République !
Vive le Sénégal uni et respectueux de ses institutions !
Le Mouvement PDSE
Patriotes de la Diaspora pour un Sénégal Émergent

RespectInstitutions #DiomayeFaye #UnitéNationale #DignitéRépublicaine

Kadialock : un militaire tué et six blessés lors d’une opération de l’armée contre des cultivateurs de chanvre indien

Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés lors d’un accrochage survenu le 12 mars 2026 dans le sud du Sénégal, au cours d’une opération de lutte contre la culture de chanvre indien. L’information a été rendue publique par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) à travers un communiqué publié le même jour.

Selon l’armée, l’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, située dans le Nord Sindian, près de la frontière avec la Gambie. Dans la matinée du 12 mars, un détachement militaire engagé dans une mission de destruction de champs de chanvre indien a été pris à partie par un groupe d’individus armés opérant dans la zone.

D’après les premières informations communiquées par la DIRPA, l’accrochage a été particulièrement violent. Le bilan provisoire fait état d’un militaire tué et de six autres soldats blessés. Les blessés ont été pris en charge par les services médicaux militaires. Le communiqué précise également que plusieurs assaillants ont été neutralisés au cours de l’affrontement, sans toutefois donner davantage de détails sur leur nombre exact.

Les opérations militaires se poursuivent actuellement dans cette partie du département de Bignona, où les forces de défense et de sécurité mènent régulièrement des actions pour démanteler les champs de culture de chanvre indien et lutter contre les groupes armés qui protègent ou exploitent ces plantations illicites.

La zone de Sindian, frontalière avec la Gambie, est en effet connue pour abriter par endroits des cultures clandestines de cannabis. Les forces armées sénégalaises y conduisent périodiquement des opérations de ratissage afin de détruire ces plantations, de traquer les bandes armées impliquées dans ce trafic et de sécuriser les populations locales.

Dans son communiqué, l’armée indique que les unités déployées sur le terrain poursuivent leurs opérations dans la zone afin de neutraliser les éléments armés encore présents et de garantir la sécurité des habitants ainsi que la protection de leurs biens.

Renégociation des contrats miniers et pétroliers : Sonko annonce un manque à gagner de plus de 1 075 milliards FCFA et la reprise des actifs des ICS

La promesse de renégocier les contrats miniers, pétroliers et gaziers, inscrite au cœur du « Projet » porté par le tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, commence à produire des résultats concrets. Le Premier ministre a présenté ce jeudi 12 mars 2026 les conclusions des travaux de la Commission nationale de réévaluation et de renégociation des contrats pétroliers, gaziers et miniers, mise en place en août 2024.

Face à la presse, le chef du gouvernement a salué le travail qu’il qualifie de « titanesque » accompli par la commission depuis sa création. Selon lui, l’équipe a passé au crible de nombreux contrats et conventions touchant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale, notamment les mines, les hydrocarbures, l’hydraulique et les télécommunications.

Dans son intervention, Ousmane Sonko s’est particulièrement attardé sur le secteur minier et sur la convention liant l’État du Sénégal aux Industries chimiques du Sénégal. L’examen de ce contrat, mené parallèlement à une mission d’inspection de l’Inspection générale d’État, a révélé de graves irrégularités. D’après le Premier ministre, les conclusions de ces investigations montrent que durant toute la durée du contrat, le Sénégal a été fortement lésé.

Le rapport de la commission fait état d’un manque à gagner estimé à 1 075,9 milliards de francs CFA pour l’État. Ousmane Sonko explique que ce préjudice résulte de plusieurs manquements et infractions constatés dans la gestion et l’exécution de la convention. Parmi les irrégularités relevées figurent notamment le non-paiement de certaines taxes et redevances, en raison d’exonérations fiscales accordées à l’entreprise sans base légale valable. Le chef du gouvernement a insisté sur le fait qu’au Sénégal, toute exonération fiscale doit obligatoirement être prévue par la loi et ne peut relever de la seule décision d’un ministre.

Le Premier ministre a également évoqué des opérations qui auraient conduit à la dilution puis à la disparition progressive de la participation de l’État dans certaines sociétés liées au projet. Selon ses explications, l’État du Sénégal, qui était initialement un actionnaire majeur, s’est retrouvé progressivement écarté de l’actionnariat avant de revenir plus tard avec une participation limitée à 15 %. Cette évolution aurait elle aussi contribué au manque à gagner enregistré.

Ousmane Sonko a par ailleurs dénoncé des abandons de créances accordés au profit de l’entreprise sans justification claire. Il a assuré que toutes les conséquences seront tirées à la lumière des conclusions du rapport.

Dans l’immédiat, le gouvernement a décidé de prendre plusieurs mesures conservatoires. Les comptes de l’entreprise ont été bloqués et une notification officielle lui a été adressée afin qu’elle s’acquitte des redevances dues à l’État, estimées à plus de 200 milliards de francs CFA.

Le Premier ministre a également annoncé que l’État ne renouvellera ni la concession industrielle ni les trois concessions minières accordées à l’entreprise. La convention d’établissement ne sera pas non plus reconduite.

Selon Ousmane Sonko, la décision du gouvernement vise à permettre à l’État du Sénégal de reprendre l’ensemble des actifs liés à l’exploitation des phosphates. L’objectif est de redéfinir la stratégie nationale autour de cette ressource stratégique afin qu’elle serve prioritairement les intérêts du pays.

Le chef du gouvernement a expliqué que les phosphates sénégalais doivent d’abord contribuer au développement de l’agriculture nationale, notamment à travers la production d’engrais adaptés aux besoins des agriculteurs. Il a également évoqué des perspectives industrielles plus ambitieuses, allant jusqu’à la production de batteries LFP, un domaine en forte croissance à l’échelle mondiale.

Réformes de la presse : le CDEPS et l’APPEL dénoncent une « précipitation » des autorités

Les organisations patronales du secteur des médias au Sénégal montent au créneau face à la conduite actuelle des réformes engagées dans le domaine de la presse. Dans une déclaration conjointe, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « précipitation » dans la mise en œuvre des mesures administratives relatives à la réforme du secteur.

Selon les deux organisations, les autorités auraient accéléré de manière soudaine le calendrier d’application des nouvelles dispositions, imposant aux entreprises de presse des échéances jugées trop courtes pour se conformer aux exigences réglementaires. Elles estiment que ces délais ne permettent pas aux acteurs du secteur de s’adapter dans des conditions d’équité et de transparence.

Face à cette situation, le CDEPS et l’APPEL ont officiellement sollicité une prorogation des délais fixés par l’administration. Pour ces organisations, cette demande ne relève pas d’une simple formalité administrative, mais constitue une nécessité pour préserver la stabilité économique et sociale des entreprises de presse. Elles craignent qu’une mise en œuvre trop rapide des réformes ne conduise à des décisions précipitées et à une application « bâclée » des nouvelles règles, sans prise en compte des réalités complexes du secteur.

Au cœur de leurs préoccupations figure également le respect de la décision rendue par la Cour suprême du Sénégal, notamment l’arrêt n°71 prononcé en décembre 2025. Les organisations patronales rappellent que toute initiative administrative qui ignorerait ou contournerait cette décision constituerait, selon elles, une violation grave des principes de l’État de droit.

Pour les représentants du patronat de la presse, la crédibilité de la réforme dépend avant tout de sa conformité aux décisions judiciaires. Ils estiment que les autorités doivent s’appuyer sur les orientations fixées par la Cour suprême afin de garantir une réforme équilibrée, respectueuse des droits des acteurs du secteur et des principes de légalité.

Les professionnels des médias expriment par ailleurs leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme un manque de garanties dans la conduite du processus. Ils déplorent une absence de dialogue approfondi avec les autorités et dénoncent une certaine opacité dans la gestion du dossier, qui contribuerait à fragiliser la confiance entre l’État et les entreprises de presse.

Dans ces conditions, le CDEPS et l’APPEL préviennent qu’ils ne peuvent cautionner une démarche qui privilégierait, selon eux, la rapidité de mise en œuvre au détriment de la concertation et du respect des cadres juridiques existants. Les deux organisations appellent ainsi à une reprise du dialogue avec les autorités afin de parvenir à une réforme consensuelle et juridiquement solide pour l’avenir du secteur médiatique sénégalais.

Halte à l’insubordination et aux défis lancés à l’autorité du Président de la République

La situation actuelle est devenue intenable. Le peuple sénégalais a élu Bassirou Diomaye Faye pour diriger le Sénégal, exercer pleinement l’autorité de l’État et porter le projet de transformation nationale. Cette légitimité ne souffre d’aucune ambiguïté.

Pourtant, depuis quelque temps, des ministres, des directeurs généraux et certains responsables politiques se permettent ouvertement de défier l’autorité du Président de la République, multipliant déclarations intempestives, postures de confrontation et actes d’indiscipline qui fragilisent l’État.

Cette dérive est grave. Un État ne peut fonctionner lorsque ceux qui doivent exécuter les décisions présidentielles se comportent comme des centres de pouvoir autonomes. Ce comportement s’apparente à une véritable insubordination politique et administrative.

Dans ce contexte, le Premier ministre Ousmane Sonko, chef du gouvernement et responsable de la discipline gouvernementale, porte une responsabilité directe dans ce climat de défiance institutionnelle. Son incapacité à garantir la cohérence et la loyauté de l’action gouvernementale a installé une confusion dangereuse au sommet de l’exécutif.

Le Sénégal ne peut pas être dirigé par un pouvoir parallèle.
Le Sénégal ne peut pas être gouverné par des ministres et des DG qui défient l’autorité présidentielle.

Il est donc devenu impératif, pour restaurer l’ordre républicain et la clarté dans la conduite de l’État, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko et de rappeler avec fermeté que la seule autorité exécutive légitime reste le Président Bassirou Diomaye Faye.

Dans le même temps, les propos outrageants et irresponsables de certains députés contre le Président de la République doivent cesser immédiatement. L’institution présidentielle n’est pas une cible pour règlements de comptes politiques.

Le Sénégal a besoin d’autorité, de discipline et de loyauté institutionnelle.
Ceux qui ne peuvent pas s’inscrire dans cette ligne doivent en tirer toutes les conséquences

Papa Ibrahima Senghor
Président Mouvement Kaolack Bi Gueune
Membre de la Conférence des leaders de Diomaye Président

Énergie : Ousmane Sonko annonce la résiliation de plusieurs contrats de blocs gaziers et pétroliers

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi une série de décisions importantes concernant la gestion des ressources énergétiques du pays, notamment la résiliation de plusieurs contrats portant sur des blocs gaziers et pétroliers. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse consacré à l’évaluation des contrats stratégiques signés dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.

Au cœur de ces annonces figure la décision de l’État sénégalais de reprendre le contrôle du bloc gazier Yakaar-Teranga, présenté par le chef du gouvernement comme un gisement « 100 % sénégalais » et particulièrement prometteur. Selon Ousmane Sonko, l’opération de récupération de ce bloc devrait être finalisée dans les prochains jours et ne devrait entraîner aucun coût financier pour le Sénégal.

Le bloc gazier concerné, connu sous le nom de Yakaar-Teranga, est considéré comme l’un des projets énergétiques les plus importants du pays en matière de réserves de gaz naturel. Les autorités sénégalaises souhaitent désormais renforcer leur contrôle sur ce gisement afin de mieux orienter son exploitation au profit de l’économie nationale.

Dans le cadre de cette réorientation de la politique énergétique, le Premier ministre a également révélé que plusieurs concessions portant sur des blocs pétroliers et gaziers ont été résiliées depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Parmi les blocs concernés figurent notamment Diender, Djifer Offshore, Cayar Offshore profond, Cayar Offshore peu profond, Saint-Louis Offshore peu profond ainsi que Rufisque Offshore. « Tous ces blocs ont été résiliés depuis que nous sommes là », a déclaré le chef du gouvernement.

Ces décisions s’inscrivent dans la volonté affichée par l’exécutif de revoir les conditions d’exploitation des ressources naturelles du pays et de garantir une meilleure maîtrise nationale des projets énergétiques.

Par ailleurs, Ousmane Sonko est également revenu sur les discussions engagées avec les responsables du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le gouvernement sénégalais souhaite que ce projet stratégique contribue davantage à l’approvisionnement du marché domestique en gaz naturel.

Selon les estimations avancées par le Premier ministre, l’approvisionnement du marché local par le projet GTA pourrait générer un gain économique projeté de 940 milliards de francs CFA sur la période allant de 2025 à 2040. À ces retombées économiques directes s’ajouteraient également des recettes fiscales estimées à 1 090 milliards de francs CFA pour l’État sénégalais.

À travers ces différentes mesures, le gouvernement entend renforcer la souveraineté énergétique du Sénégal et maximiser les retombées économiques liées à l’exploitation du pétrole et du gaz, dans un contexte où ces ressources sont appelées à jouer un rôle central dans le développement économique du pays au cours des prochaines décennies.

Contrats miniers : Ousmane Sonko évoque un manque à gagner de 1 075,9 milliards FCFA dans le dossier des ICS

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a évoqué ce jeudi 12 mars 2026 d’importantes pertes financières pour l’État dans le secteur minier, notamment dans le cadre des conventions conclues avec les Industries chimiques du Sénégal (ICS). Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse consacré à l’évaluation et à la renégociation de plusieurs contrats stratégiques signés par l’État avec des entreprises opérant dans les domaines des ressources naturelles.

Selon le chef du gouvernement, un comité technique a été mis en place pour examiner les différentes conventions minières conclues avec plusieurs sociétés exploitant les ressources du pays. Ce travail d’analyse a porté sur le respect des engagements contractuels, l’application des dispositions fiscales et l’évaluation de l’impact économique réel de ces contrats pour le Sénégal.

Parallèlement à cette mission, l’Inspection générale d’État (IGE) a également mené ses propres investigations sur ces conventions. D’après Ousmane Sonko, les conclusions de cette inspection rejoignent celles du comité chargé de l’audit des contrats miniers, mettant en évidence des irrégularités significatives dans l’exécution de certains accords.

Le Premier ministre affirme que les analyses menées ont permis d’identifier plusieurs manquements qui auraient entraîné des pertes financières considérables pour l’État. « Les constats établis montrent que, durant toute la période couverte par ce contrat, le Sénégal a été gravement lésé. Le manque à gagner a été estimé à 1 075,9 milliards de francs CFA », a déclaré Ousmane Sonko.

Parmi les irrégularités relevées figurent notamment le non-paiement de certaines taxes et redevances prévues par les conventions minières. Le rapport évoque également l’octroi d’exonérations fiscales jugées non conformes aux bases légales en vigueur, ce qui aurait contribué à réduire de manière significative les recettes que l’État aurait dû percevoir.

Ces révélations interviennent dans un contexte où les autorités sénégalaises ont engagé un vaste processus de réévaluation des contrats conclus dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les mines, l’énergie et les ressources naturelles. Pour le gouvernement, l’objectif est de garantir une exploitation plus équitable des ressources du pays et d’assurer que les bénéfices générés profitent davantage à l’économie nationale.

Dans cette perspective, le Premier ministre a affirmé la volonté de l’État de reprendre un contrôle plus strict sur l’ensemble des actifs liés à l’exploitation des ressources phosphatières, un secteur considéré comme essentiel pour l’économie sénégalaise et pour le développement de l’agriculture.

Ousmane Sonko a également annoncé que l’exécutif envisage de ne pas renouveler certaines concessions minières prévues dans les conventions d’établissement relatives à l’industrie. Cette décision s’inscrirait dans la stratégie du gouvernement visant à revoir les conditions d’exploitation des ressources naturelles et à renforcer les intérêts économiques du Sénégal dans la gestion de ses richesses minières.

Loi anti-LGBT au Sénégal : le Haut-Commissaire de l’ONU Volker Türk appelle à ne pas promulguer le texte

Le durcissement de la législation sénégalaise contre l’homosexualité continue de susciter des réactions sur la scène internationale. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé de vives inquiétudes à la suite de l’adoption par le Parlement sénégalais d’une nouvelle loi renforçant les sanctions pénales visant les relations homosexuelles.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme s’est dit « profondément préoccupé » par cette réforme législative. Le texte adopté prévoit notamment de doubler la peine maximale d’emprisonnement pour les relations homosexuelles consenties entre adultes, la portant désormais à dix ans de prison. La loi introduit également des sanctions pénales contre toute personne reconnue coupable de « promotion, soutien ou financement » de l’homosexualité, de la bisexualité ou de la transsexualité.

Pour Volker Türk, cette législation pose de sérieuses questions en matière de respect des droits fondamentaux. Selon lui, elle « bafoue les droits humains fondamentaux dont nous jouissons tous : le droit au respect, à la dignité, à la vie privée, à l’égalité ainsi que les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique ». Il rappelle que ces principes sont consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Sénégal est partie.

Le Haut-Commissaire estime également que cette loi pourrait exposer davantage certaines catégories de la population à des abus et à des violences. Selon lui, un tel dispositif juridique risque d’encourager des crimes de haine, des arrestations arbitraires, des actes de chantage et diverses formes de discrimination dans plusieurs domaines essentiels de la vie sociale, notamment l’éducation, l’accès aux soins de santé, l’emploi ou encore le logement.

Volker Türk s’inquiète par ailleurs des conséquences que pourrait avoir cette loi sur l’espace civique. Il souligne qu’elle pourrait restreindre le travail des défenseurs des droits humains, des organisations de la société civile et des médias, tout en limitant la liberté d’expression de nombreux citoyens sénégalais.

Face à ces préoccupations, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a lancé un appel direct aux autorités sénégalaises. Il exhorte notamment le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à ne pas promulguer ce texte et invite les autorités à revoir la législation en vigueur. Selon lui, les efforts devraient plutôt s’orienter vers la garantie du respect des droits humains pour tous, sans discrimination.

Entrepreneuriat au Sénégal : près d’une entreprise sur deux disparaît avant cinq ans

Le tissu entrepreneurial sénégalais demeure dynamique en matière de création d’entreprises, mais il reste confronté à une forte fragilité en termes de pérennité. C’est ce que révèle la dernière Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES 2026) publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Selon cette étude couvrant la période 2018-2024, près d’une entreprise sur deux cesse ses activités avant d’atteindre cinq ans d’existence.

Les données de l’enquête montrent que les premières années d’activité restent déterminantes pour la survie des entreprises. Si 86,6 % des unités économiques réussissent à franchir leur première année d’existence, la situation se dégrade progressivement avec le temps. Après cinq ans, le taux de survie chute à 53,8 %, ce qui signifie qu’environ 46 % des entreprises créées disparaissent avant d’atteindre ce cap.

L’étude met également en évidence une réalité surprenante concernant la résistance des différentes formes juridiques d’entreprises. Contrairement à certaines idées reçues, les sociétés constituées sous forme de personnes morales apparaissent plus vulnérables que les entrepreneurs individuels. Le taux de survie à cinq ans des sociétés s’établit à 47,3 %, contre 55,1 % pour les entreprises individuelles, qui semblent mieux résister aux aléas économiques malgré des moyens souvent plus limités.

Le rapport de l’ANSD identifie plusieurs facteurs expliquant ces fermetures précoces. Le manque d’accès au financement arrive largement en tête des difficultés rencontrées par les entrepreneurs. Selon l’enquête, 32,5 % des cessations d’activité sont directement liées à l’insuffisance de financement ou aux difficultés d’accès au crédit. Ce problème structurel limite la capacité des entreprises à investir, à se développer ou même à faire face aux périodes de ralentissement économique.

La pandémie de COVID-19 constitue également un facteur majeur de défaillance. L’étude révèle que la crise sanitaire est responsable de 27,1 % des fermetures d’entreprises sur la période étudiée. Les restrictions économiques, la baisse de la consommation et les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont fragilisé de nombreuses structures, en particulier les petites et moyennes entreprises.

L’enquête met par ailleurs en lumière les caractéristiques de la création d’entreprises au Sénégal. La grande majorité des structures économiques, soit 96,4 %, sont créées ex nihilo, c’est-à-dire à partir de zéro, sans reprise d’activité existante. Cette réalité traduit une forte dynamique entrepreneuriale mais aussi un manque de transmission ou de reprise d’entreprises déjà établies.

Les données économiques révèlent également des écarts importants selon le statut juridique des entreprises. Au moment de leur création, le chiffre d’affaires médian des personnes morales atteint environ 5 002 500 francs CFA, soit près de quatre fois celui des entrepreneurs individuels, qui se situe autour de 1 357 550 francs CFA. Cette différence illustre le niveau de capitalisation plus élevé des sociétés, même si cela ne garantit pas nécessairement une meilleure longévité.

Pour les analystes, ces résultats constituent un signal important pour les politiques publiques. Si la création d’entreprises est encouragée et relativement dynamique, le véritable défi réside désormais dans l’accompagnement des entreprises après leur création. Le renforcement des dispositifs d’appui, l’amélioration de l’accès au financement et la mise en place de mécanismes de soutien adaptés apparaissent comme des leviers essentiels pour consolider le tissu économique et sécuriser le développement des jeunes entreprises sénégalaises.

Électricité : Ousmane Sonko annonce 11,5 milliards FCFA d’économies après la renégociation de contrats

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi que l’État sénégalais a réalisé d’importantes économies dans le secteur de l’électricité à la suite de la renégociation de plusieurs contrats jugés coûteux pour les finances publiques. L’information a été donnée lors d’un point de presse consacré aux réformes engagées dans certains secteurs stratégiques de l’économie nationale.

Selon le chef du gouvernement, la révision des accords conclus avec les entreprises AEE Power et Sagemcom a permis à l’État de réaliser des économies estimées à 11 milliards 588 millions de francs CFA. Au-delà de l’impact financier, cette renégociation aurait également permis d’élargir l’accès à l’électricité dans plusieurs zones rurales du pays.

« La renégociation des contrats, notamment avec AEE Power et Sagemcom, a permis au Sénégal de réaliser 11 milliards 588 millions de francs CFA d’économies et d’électrifier 534 localités supplémentaires », a déclaré Ousmane Sonko, soulignant que ces résultats traduisent les efforts engagés par le gouvernement pour rationaliser les dépenses publiques et améliorer l’efficacité des programmes d’électrification.

Le Premier ministre a également salué le travail accompli par le directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Jean-Michel Sène. Selon lui, la direction de l’agence a joué un rôle déterminant dans la révision des contrats et dans la mise en œuvre des nouvelles orientations visant à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement est également revenu sur certaines pratiques héritées des années précédentes. Il a évoqué des cas de surfacturation et de surcoûts observés dans certains contrats, qu’il considère comme révélateurs d’une gestion peu optimale des ressources publiques dans ce secteur stratégique. Pour Ousmane Sonko, les économies réalisées à travers ces renégociations donnent un aperçu des pertes financières que l’État aurait pu éviter si une meilleure vigilance avait été exercée auparavant.

Ces annonces s’inscrivent dans la volonté affichée par le gouvernement de renforcer la transparence dans la gestion des contrats publics et d’optimiser l’utilisation des ressources nationales. Dans un contexte où l’accès universel à l’électricité reste un défi majeur pour plusieurs localités rurales du Sénégal, les autorités entendent poursuivre les réformes afin d’accélérer l’électrification du territoire tout en réduisant les coûts supportés par l’État.

Soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU : la Coalition forcée d’opposition républicaine se prononce

Ce jeudi 12 mars 2026, la coalition forcée d’opposition républicaine a tenu une conférence de presse à Patte d’Oie, à la Maison Rose, pour annoncer son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs leaders politiques, dont Djibril Diop, Médoune Diop et l’ancienne ministre Aminata Lô Dieng. Un représentant du parti de l’ancien président était également présent, en l’occurrence l’honorable Abdou Mbow.

Au nom de la coalition, M. Abdoulaye Fall a déclaré que cette candidature honore non seulement le Sénégal, mais aussi l’ensemble du continent africain.

Président de la conférence des leaders de la coalition, M. Fall estime que Macky Sall possède les qualités nécessaires pour assumer une telle responsabilité internationale. Les membres de la coalition rappellent notamment sa capacité reconnue à dialoguer avec les grandes puissances tout en défendant les intérêts des pays du Sud.

« Ce n’est pas la personne de Macky Sall qui compte, mais ce qu’il représente pour le Sénégal et pour l’Afrique », ont-ils affirmé.

Dans leur déclaration, les responsables de la coalition ont également critiqué la gestion actuelle du gouvernement dirigé par PASTEF. Ils accusent le pouvoir en place d’avoir échoué dans la conduite des affaires de l’État.

« On ne gouverne pas avec la haine », ont-ils martelé, dénonçant ce qu’ils qualifient de crise institutionnelle, où, selon eux, le pouvoir législatif serait dans l’attente de l’exécutif. La coalition évoque également une situation économique jugée préoccupante et considère que le projet politique du Pastef est « nul ».

Face à cette situation, elle appelle au départ du Pastef à la tête du pays, estimant qu’une nouvelle orientation politique est nécessaire pour sortir le Sénégal de l’impasse actuelle.

L’ONU appelle le Sénégal à ne pas promulguer la loi renforçant la répression de l’homosexualité

Quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale du Sénégal d’une loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, est monté au créneau pour exprimer sa vive inquiétude et appeler les autorités sénégalaises à ne pas promulguer le texte.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable onusien estime que la nouvelle législation constitue une atteinte aux droits fondamentaux et risque d’aggraver la stigmatisation et les discriminations. Le texte adopté par les députés prévoit notamment de durcir considérablement les sanctions pénales contre les relations homosexuelles consenties entre adultes. La peine maximale d’emprisonnement, actuellement fixée à cinq ans par la législation en vigueur, serait portée à dix ans.

La loi introduit également de nouvelles dispositions visant ce qui est qualifié de « promotion, soutien ou financement » de l’homosexualité, de la bisexualité et de la transsexualité. Ces mesures pourraient concerner aussi bien des individus que des organisations ou des acteurs de la société civile accusés de défendre ou de soutenir les droits des personnes concernées.

Pour Volker Türk, cette évolution législative est particulièrement préoccupante. Selon lui, l’adoption de ce texte va à l’encontre de plusieurs droits fondamentaux universellement reconnus, notamment le droit au respect de la dignité humaine, à la vie privée, à l’égalité devant la loi ainsi qu’aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Le Haut-Commissaire rappelle que ces droits sont consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Sénégal est partie. À ses yeux, l’entrée en vigueur d’une telle loi pourrait avoir des conséquences graves sur la protection des libertés individuelles dans le pays.

Dans sa déclaration, il met également en garde contre les risques d’abus et de violences que pourrait engendrer ce durcissement de la législation. Il estime que la loi pourrait exposer certaines personnes à des crimes de haine, à des arrestations arbitraires, à des situations de chantage et à diverses formes de discrimination, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi ou encore du logement.

Le responsable onusien s’inquiète en outre des effets potentiels du texte sur le travail des défenseurs des droits humains et des médias. Selon lui, les nouvelles dispositions pourraient restreindre le travail légitime des organisations de défense des droits, limiter la liberté d’expression et créer un climat de pression autour des débats publics sur ces questions.

Face à ces préoccupations, Volker Türk a exhorté le président de la République à ne pas promulguer cette loi qu’il qualifie de néfaste. Il a également invité les autorités sénégalaises à aller plus loin en abrogeant la législation actuelle jugée discriminatoire et en veillant au respect des droits humains pour tous, sans aucune forme de discrimination.

Affaire Aziz Ndiaye – Awa Baldé : une bataille judiciaire autour d’un terrain à Ngaparou, les deux parties réclament des centaines de millions

L’affaire judiciaire opposant l’homme d’affaires Aziz Ndiaye à la jet-setteuse Awa Baldé continue de se dérouler devant les juridictions dakaroises. Le dossier, qui porte sur une transaction immobilière contestée, a été de nouveau évoqué le 26 février 2026 devant la chambre correctionnelle de Dakar. À l’issue de cette audience, et après le paiement de la consignation exigée dans ce type de procédure, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 9 avril 2026 pour les plaidoiries.

À l’origine de cette procédure, Awa Baldé accuse l’homme d’affaires d’escroquerie dans le cadre d’une transaction portant sur un terrain situé à Ngaparou. Selon la plaignante, l’opération concernerait une parcelle dont la valeur est estimée à 50 millions de francs CFA. Dans la citation directe qu’elle a adressée au tribunal, elle réclame à Aziz Ndiaye la somme de 475 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, estimant avoir été lésée dans cette affaire.

Lors de l’audience tenue le 12 mars 2026, seule Awa Baldé s’est présentée à la barre. L’homme d’affaires était absent, mais son avocat, Me Souleymane Soumaré, a effectué les démarches nécessaires dans le cadre de la procédure. Parallèlement à cette affaire, Aziz Ndiaye a lui-même décidé d’engager une action judiciaire contre la plaignante. Il a déposé une citation directe devant la justice pour dénonciation calomnieuse, considérant que les accusations portées contre lui portent atteinte à son honneur et à sa réputation.

Connu pour ses activités dans l’importation et la distribution de produits alimentaires à travers sa société Aziz Business Company, l’homme d’affaires rejette catégoriquement les accusations d’escroquerie et d’abus de confiance. Dans sa plainte, il explique que les relations entre les deux parties remontent à plusieurs années. Selon lui, celles-ci étaient initialement basées sur une relation de confiance avant d’évoluer vers des relations d’affaires.

C’est dans ce contexte qu’une transaction immobilière aurait été conclue en 2018. Celle-ci portait sur une parcelle de 6 169 mètres carrés située à Ngaparou. Le terrain aurait été proposé dans un premier temps au prix de 75 millions de francs CFA avant d’être finalement cédé pour un montant de 50 millions de francs CFA. Aziz Ndiaye affirme avoir réglé cette somme à travers plusieurs paiements effectués par chèques. Il soutient également que ces paiements ont été attestés par des décharges signées par la plaignante.

Plusieurs années après cette transaction, Awa Baldé a remis en cause l’opération. Elle a publiquement accusé l’homme d’affaires d’irrégularités, notamment à travers des vidéos diffusées sur la plateforme TikTok. Elle avait également saisi le Pool judiciaire financier en évoquant des faits d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur un montant estimé à 90,7 millions de francs CFA.

À l’issue des investigations menées par la Division des investigations criminelles, le parquet financier a toutefois décidé, en décembre 2025, de classer l’affaire sans suite. Les autorités judiciaires ont estimé que les charges réunies dans le dossier étaient insuffisantes pour engager des poursuites contre l’homme d’affaires.

Considérant que ces accusations ont porté atteinte à son image et à sa réputation, Aziz Ndiaye a décidé de porter l’affaire devant la justice à son tour. Il poursuit désormais Awa Baldé pour dénonciation calomnieuse, une infraction prévue et punie par l’article 362 du Code pénal. Dans le cadre de cette procédure, il réclame au tribunal la somme de 300 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Il demande également que le jugement soit publié dans plusieurs journaux de la place, aux frais de la prévenue.

Incendie au marché central de Kaffrine : plusieurs cantines réduites en cendres, de lourds dégâts matériels

Un violent incendie s’est déclaré dans la matinée de ce jeudi 12 mars 2026 au marché central de Kaffrine, provoquant d’importants dégâts matériels et semant la panique parmi les commerçants et les riverains. Le sinistre, dont l’origine reste pour l’instant inconnue, a ravagé plusieurs cantines et stands de vente, laissant derrière lui un paysage de désolation dans l’un des principaux centres commerciaux de la région.

Selon les premières informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, le feu s’est déclaré dans une partie du marché avant de se propager rapidement à plusieurs zones en raison de la forte concentration d’étals et de marchandises. Des flammes impressionnantes et une épaisse fumée noire étaient visibles à plusieurs mètres à la ronde, attirant de nombreux curieux autour du site.

Alertés par les commerçants et les habitants du quartier, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux pour tenter de maîtriser l’incendie. Leur intervention a toutefois été particulièrement compliquée par l’occupation anarchique de certaines zones du marché. L’absence de voies d’accès dégagées et d’issues de secours a ralenti le déploiement des secours et rendu les opérations d’extinction plus difficiles.

Malgré ces contraintes, les soldats du feu ont réussi à contenir la propagation des flammes afin d’éviter que l’incendie ne gagne l’ensemble du marché et les habitations voisines. Plusieurs cantines et stocks de marchandises ont cependant été entièrement consumés, entraînant de lourdes pertes pour les commerçants touchés.

Sur place, l’émotion était vive parmi les victimes qui ont assisté, impuissantes, à la destruction de leurs outils de travail. Certains commerçants ont tenté de sauver quelques marchandises avant l’arrivée des secours, mais la rapidité de la propagation du feu a limité toute possibilité d’intervention.

Les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux commerçants sinistrés. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet incendie. Les services compétents devront notamment vérifier si le sinistre est lié à un court-circuit, à une négligence ou à toute autre origine.

Ce nouvel incendie relance par ailleurs le débat sur l’organisation et la sécurité dans les marchés publics, souvent confrontés à des problèmes d’encombrement, d’occupation irrégulière des espaces et d’absence d’aménagements adaptés pour faciliter l’intervention des secours en cas d’urgence.

Extradition vers le Sénégal : Madiambal Diagne saisit la Cour de cassation française

L’affaire judiciaire impliquant Madiambal Diagne connaît un nouveau développement en France. Le fondateur du groupe Avenir Communication, visé par une procédure d’extradition vers le Sénégal, a officiellement introduit un pourvoi en cassation contre l’arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles qui a ordonné son extradition partielle.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, cette déclaration de pourvoi constitue la première étape d’un recours devant la Cour de cassation française. Cette juridiction, la plus haute de l’ordre judiciaire en France, aura pour mission d’examiner la régularité juridique de la décision prise par la cour d’appel. Les avocats de Madiambal Diagne devront, dans les prochaines semaines, attendre la notification de l’arrêt intégral de la Cour d’appel de Versailles afin de pouvoir rédiger leur requête détaillée. Dans ce document, ils exposeront les griefs qu’ils estiment fondés contre la décision et développeront les moyens juridiques destinés à convaincre la Cour de cassation de casser l’arrêt contesté.

Toutefois, ce recours ne garantit pas au journaliste sénégalais d’échapper immédiatement à une extradition. En droit français, un pourvoi en cassation n’a pas automatiquement d’effet suspensif. Autrement dit, la procédure peut suivre son cours malgré la contestation devant la plus haute juridiction judiciaire. Dans ce contexte, la décision finale pourrait aussi relever du pouvoir exécutif français. Le président de la République française, Emmanuel Macron, dispose en effet de la prérogative de signer un décret autorisant l’extradition vers le Sénégal si toutes les conditions juridiques sont réunies.

Cette procédure intervient alors que la justice sénégalaise a émis un mandat d’arrêt contre Madiambal Diagne dans le cadre de l’instruction de l’affaire liée à Ellipse Projects. L’enquête porte sur des soupçons entourant des marchés publics attribués à cette entreprise française spécialisée dans la construction d’infrastructures, notamment dans le domaine hospitalier et scolaire en Afrique.

Face à cette situation, la défense de Madiambal Diagne se prépare déjà à d’autres recours possibles. L’un de ses avocats, Me Brengart, a indiqué que si un décret d’extradition était signé par les autorités françaises, l’équipe de défense saisirait immédiatement le Conseil d’État. Cette juridiction administrative suprême en France est compétente pour examiner la légalité des décisions prises par l’exécutif, y compris les décrets d’extradition.

Quitter la version mobile