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Mouhammadou Makhtar Cissé affiche sa doctrine : légalité, autorité de l’État et sécurité des citoyens

À peine installé à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhammadou Makhtar Cissé a donné le ton de son action en exposant les principes qui guideront son mandat. Dans une déclaration empreinte de fermeté, le nouveau ministre a réaffirmé son attachement au respect de la loi, à la préservation de l’autorité de l’État et à la protection des libertés publiques.

Succédant à Bamba Cissé à la tête d’un département considéré comme l’un des plus stratégiques de l’appareil gouvernemental, il a insisté sur la nécessité d’un exercice rigoureux et responsable de l’autorité publique. Selon lui, les forces de défense et de sécurité doivent agir exclusivement dans le cadre défini par les textes en vigueur, sans subir d’influences extérieures ni être instrumentalisées à des fins particulières.

Dans ce sens, le ministre a tenu à adresser un message clair concernant sa conception de la gouvernance sécuritaire. Il a affirmé qu’aucune instruction contraire à la loi ne sera donnée aux forces placées sous son autorité. Il a également assuré qu’il ne tolérera aucune tentative de détournement de l’autorité de l’État au profit d’intérêts individuels ou partisans, réaffirmant ainsi son engagement en faveur du respect des principes républicains.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions liées à la sécurité, aux libertés publiques et à la consolidation de l’État de droit occupent une place centrale dans le débat national. À travers cette déclaration, Mouhammadou Makhtar Cissé semble vouloir inscrire son action dans une logique de transparence institutionnelle et de stricte application des règles républicaines.

Le nouveau ministre a également dévoilé les principales priorités de son département. Celles-ci s’articulent autour du renforcement de la sécurité des populations, de la garantie des libertés publiques, du respect de la législation en vigueur, de la préservation de l’autorité de l’État et de l’amélioration des performances des services de sécurité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°750 – 08/06/2026

🔴 « AVEUX SIGNÉS, DATÉS ET ENVOYÉS »- L’AFFAIRE ASER – AEE POWER OU LE SCANDALE D’UN PROJET MARQUÉ PAR UN FLOU FINANCIER DE 37 MILLIARDS : À LA LOUPE DE BACHIR FOFONA
🔴 CONGRÈS NATIONAL DU PARTI PASTEF / SONKO REMPILE ET MET EN GARDE DIOMAYE SUR L’ÉVENTUALITÉ D’UN REPORT DES PROCHAINES ÉLECTIONS : « SIGNE LE DÉCRET , C’EST MIEUX »

🔴 LUTTE SÉNÉGALAISE : REUG REUG IMPÉRIAL FACE À BOY NIANG 2

Reug Reug domine Boy Niang 2 et signe un retour victorieux dans l’arène

Après plus de trois années d’attente, l’affiche tant annoncée entre Reug Reug et Boy Niang 2 a finalement tenu toutes ses promesses en captivant les amateurs de lutte sénégalaise. Dans une arène acquise à la cause des deux champions, le combat a été marqué par une intense bataille tactique avant de basculer en faveur du lutteur de Thiaroye-sur-Mer.

Dès l’entame, les deux adversaires ont opté pour la prudence. Soucieux de ne pas commettre d’erreur, ils se sont longuement observés, multipliant les déplacements et les tentatives d’intimidation sans véritable engagement. Cette première phase du combat, fermée et très stratégique, n’a donné lieu à aucune frappe ni à des actions offensives franches, chaque lutteur cherchant avant tout à prendre l’ascendant psychologique sur son vis-à-vis.

Au fil des minutes, Reug Reug a toutefois commencé à afficher davantage d’assurance. Plus mobile et plus entreprenant, il a progressivement imposé son rythme tout en poussant son adversaire à la réaction. Sentant le moment opportun, il a accéléré les échanges à l’approche de la sixième minute en multipliant les tentatives de saisie et les mouvements de déstabilisation.

C’est finalement sur une offensive soudaine que le combat a trouvé son dénouement. Profitant d’une ouverture, Reug Reug s’est jeté sur les jambes de Boy Niang 2 dans une action rapide et parfaitement exécutée. Pris de court, ce dernier n’a pas réussi à se rééquilibrer ni à contrer l’attaque. Déséquilibré, il a fini par tomber sur son côté gauche, offrant ainsi une victoire nette à son adversaire sous les acclamations du public.

Ce succès confirme une nouvelle fois les qualités techniques de Reug Reug en lutte pure. Face à l’un des adversaires les plus redoutés de sa génération, il a su faire preuve de patience, de maîtrise tactique et d’efficacité pour décrocher une victoire de prestige. Ce retour gagnant lui permet de renforcer davantage son statut parmi les grandes figures de l’arène sénégalaise et relance les spéculations autour de ses prochains défis.

Trafic de chanvre indien à Dalifort : un suspect arrêté après une fuite, un million de francs proposé aux policiers

Le Commissariat d’arrondissement de Dalifort a mis la main sur un individu impliqué dans une affaire de trafic de chanvre indien, de tentative de corruption de fonctionnaire et de conduite sans permis. L’arrestation est intervenue le 4 juin 2026 à l’issue d’une enquête rapide menée par les services de police après une spectaculaire fuite lors d’un contrôle routier.

Selon les informations communiquées par les autorités, les faits ont débuté au niveau du croisement de Cambérène lors d’une opération de contrôle de routine menée par les forces de l’ordre. Les policiers ont procédé à l’interception d’un véhicule de type SUV. Cependant, à la vue des agents, les deux occupants du véhicule ont brusquement abandonné leur voiture avant de prendre la fuite à pied, laissant derrière eux plusieurs éléments compromettants.

L’inspection du véhicule a permis aux policiers de découvrir treize blocs de chanvre indien soigneusement dissimulés. Au cours de leur fuite, l’un des suspects a également perdu un téléphone portable, un élément qui s’est révélé déterminant pour la suite des investigations.

S’appuyant sur les données recueillies sur place, les enquêteurs de la brigade de recherches ont rapidement engagé des investigations techniques et des recoupements téléphoniques. Ces opérations ont permis de localiser l’un des suspects quelques heures seulement après les faits. Il a été interpellé le même jour aux environs de 18 heures.

Placée en garde à vue, la personne arrêtée a reconnu son implication dans le trafic de chanvre indien lors de son audition préliminaire. Les enquêteurs ont également constaté que le mis en cause circulait sans permis de conduire au moment des faits.

L’affaire a pris une autre dimension lors de l’interpellation du suspect. Selon les services de police, ce dernier aurait tenté d’échapper aux poursuites en proposant aux agents la somme d’un million de francs CFA en échange de sa libération. Cette tentative de corruption a été immédiatement rejetée et consignée dans la procédure judiciaire.

Les Lions peaufinent leur préparation avant le cap sur San Antonio

La sélection nationale du Sénégal a effectué, ce dimanche matin, sa dernière séance d’entraînement à Raleigh, dans le cadre de sa préparation en vue de ses prochaines échéances internationales. Dans une ambiance studieuse et marquée par une forte concentration, les joueurs ont poursuivi le travail entamé depuis plusieurs jours sous la supervision du staff technique.

Cette ultime séance dans la ville de Raleigh a permis à l’encadrement de peaufiner plusieurs aspects tactiques et physiques avant la poursuite du stage. Les joueurs ont affiché un engagement total durant les différents ateliers, témoignant de leur volonté de monter progressivement en puissance à l’approche des rendez-vous à venir.

Le sélectionneur et ses collaborateurs ont notamment insisté sur les automatismes collectifs, la circulation du ballon et le repositionnement défensif, autant d’éléments jugés essentiels pour permettre à l’équipe d’aborder la suite de sa préparation dans les meilleures conditions. Les internationaux sénégalais, visiblement déterminés, ont répondu avec sérieux aux consignes techniques, dans un climat marqué par la cohésion et la motivation.

Après avoir bouclé ce chapitre de leur séjour à Raleigh, les Lions doivent désormais prendre la direction de San Antonio dans l’après-midi de ce dimanche. Ce déplacement marque une nouvelle étape dans leur programme de préparation, avec la poursuite des séances d’entraînement et des ajustements tactiques prévus par le staff.

L’arrivée à San Antonio permettra à la sélection sénégalaise de bénéficier d’un nouveau cadre de travail avant les prochaines rencontres inscrites à son calendrier. L’objectif reste de maintenir la dynamique observée depuis le début du rassemblement et de permettre au groupe d’atteindre son meilleur niveau de compétitivité.

Autoroute à péage : les routiers dénoncent des amendes de 100.000 FCFA et interpellent les autorités

L’Union des routiers du Sénégal monte au créneau contre l’application d’amendes de 100.000 francs CFA infligées à plusieurs chauffeurs de camions ayant emprunté l’autoroute à péage avant de poursuivre leur trajet vers l’intérieur du pays. Son secrétaire général, Gora Khouma, dénonce une mesure qu’il juge injustifiée et appelle le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens à clarifier sans délai la réglementation relative à la circulation des poids lourds sur cet axe.

Selon le responsable syndical, plusieurs transporteurs ont été verbalisés ces derniers jours par les agents d’Afrique Pesage, notamment dans les régions de Kaolack et de Kaffrine. Les chauffeurs concernés se seraient vu reprocher d’avoir utilisé l’autoroute à péage alors qu’ils auraient, selon les services de contrôle, dû emprunter la route nationale en passant par l’axe Diamniadio-Mbour.

Face à cette situation, Gora Khouma affirme que les professionnels du transport vivent une véritable incompréhension. Il explique que depuis plus d’une semaine, de nombreux conducteurs signalent des difficultés liées à ces contrôles et aux sanctions financières qui en découlent. Pour lui, rien ne justifie aujourd’hui de telles amendes puisque les transporteurs n’ont jamais été officiellement informés d’une quelconque interdiction visant les camions sur l’autoroute à péage.

Le secrétaire général de l’Union des routiers rappelle que depuis la mise en service de cette infrastructure, les poids lourds l’empruntent régulièrement sans rencontrer de restrictions particulières. Il soutient qu’aucun arrêté, décret ou texte réglementaire porté à la connaissance des acteurs du secteur ne prohibe actuellement leur circulation sur cette voie.

Au-delà de la question des sanctions, le syndicaliste s’interroge également sur les prérogatives d’Afrique Pesage. Selon lui, la mission principale de cette structure concerne le contrôle du poids et du gabarit des véhicules afin de préserver les infrastructures routières. Il estime donc qu’elle ne devrait pas imposer aux transporteurs un itinéraire spécifique en l’absence d’une décision officielle des autorités compétentes.

L’Union des routiers du Sénégal demande ainsi l’intervention du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens afin de mettre un terme aux ambiguïtés. Les professionnels du secteur souhaitent qu’un document officiel soit publié pour préciser clairement les conditions de circulation des poids lourds sur l’autoroute à péage.

Pour Gora Khouma, la solution passe par une position sans équivoque de l’État. Si les autorités décident d’interdire l’accès des camions à l’autoroute à péage, cette mesure doit être formalisée par un texte réglementaire et communiquée aux transporteurs. En revanche, si leur circulation demeure autorisée, les routiers estiment qu’aucune structure de contrôle ne devrait leur imposer un autre itinéraire sous peine de sanction.

Drame sur la RN2 à Thanaf : deux femmes tuées et quatorze blessés dans le renversement d’un minicar

Un grave accident de la circulation s’est produit ce dimanche sur la Route nationale 2, à hauteur de Thanaf, dans la commune de Bokiladji, entre Ourossogui et Bakel. Le bilan provisoire fait état de deux morts et de quatorze blessés, dont dix dans un état grave, à la suite du renversement d’un véhicule de transport en commun assurant la liaison entre les deux localités.

Selon les premières informations recueillies, le minicar transportait plusieurs passagers lorsqu’il a brusquement quitté sa trajectoire avant de se renverser sur la chaussée. Les circonstances exactes de l’accident demeurent encore inconnues et font actuellement l’objet d’investigations des autorités compétentes.

Le drame a coûté la vie à deux femmes. La première victime, âgée de 61 ans, était domiciliée à Yassine-Laké. La seconde, une jeune femme de 22 ans de nationalité mauritanienne, a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident. Leur décès porte à seize le nombre total de victimes recensées dans cet accident particulièrement meurtrier.

Parmi les survivants, dix personnes ont été grièvement blessées tandis que quatre autres ont subi des blessures jugées légères. Les équipes de secours se sont rapidement mobilisées pour prendre en charge les victimes. Les blessés ont été évacués vers les structures sanitaires de Bakel ainsi que vers le centre de santé de Fadiar, situé dans la commune de Bokiladji, où ils reçoivent les soins nécessaires.

Les dépouilles des deux victimes ont été transférées à la morgue du district sanitaire de Kanel en attendant les procédures d’usage et leur remise aux familles.

L’intervention a été menée par les sapeurs-pompiers du détachement de Dorkodiéré, qui ont procédé aux opérations de secours et d’évacuation dans des conditions rendues difficiles par la gravité de l’accident.

Face à ce nouveau drame routier, la brigade de gendarmerie de Semy a ouvert une enquête afin de déterminer avec précision les causes du renversement du véhicule. Les résultats des investigations devraient permettre d’établir les circonstances exactes de l’accident et d’éventuelles responsabilités.

Meeting de Dakar Arena : Ousmane Sonko met en garde contre les « combines politiques » et appelle à la préservation des institutions

Lors du grand meeting d’investiture organisé ce dimanche au Dakar Arena, à l’issue du premier congrès national de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a prononcé un discours fortement politique marqué par de nouvelles critiques à l’endroit de l’Exécutif. Devant une foule de militants et de sympathisants venus de différentes régions du pays, le président réélu du parti a lancé un appel à la vigilance, estimant que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de replonger dans les pratiques politiques qui ont, selon lui, fragilisé les institutions ces dernières années.

Dans une intervention ponctuée d’applaudissements, le leader de Pastef a exhorté les responsables de l’État à privilégier l’intérêt supérieur de la nation plutôt que les calculs de positionnement politique. « Ce pays a assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré, rappelant les crises politiques et les tensions qui ont marqué l’histoire récente du Sénégal.

Sans citer directement certains responsables, Ousmane Sonko a adressé un message clair au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en l’invitant à veiller à la préservation des institutions. Selon lui, les ambitions personnelles ou partisanes ne doivent jamais prendre le pas sur la stabilité de l’État. « Même si le président veut satisfaire des ambitions politiques, il ne faut pas accepter qu’il fragilise les institutions », a-t-il affirmé devant ses partisans.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à répondre aux analyses qui évoquent depuis plusieurs jours une crise institutionnelle à la suite de la recomposition du pouvoir et des divergences apparues entre l’Exécutif et Pastef. Pour lui, cette lecture ne correspond pas à la réalité politique du moment.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal », a-t-il martelé. Ousmane Sonko estime que la situation actuelle résulte simplement du choix souverain des électeurs. « C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence à quelqu’un et l’Assemblée nationale à un autre », a-t-il déclaré, présentant cette configuration comme une expression normale du fonctionnement démocratique.

À travers cette déclaration, le leader des Patriotes semble vouloir légitimer la nouvelle architecture du pouvoir née des récents événements politiques, tout en rejetant les discours alarmistes qu’il attribue à ceux qu’il considère comme des « marchands de crises ». Selon lui, les institutions continuent de fonctionner conformément aux règles démocratiques et chaque acteur doit désormais assumer les responsabilités qui lui ont été confiées par les citoyens.

Revenant sur les épisodes de tensions qui ont marqué la vie politique sénégalaise au cours des dernières années, Ousmane Sonko a invité les dirigeants actuels à tirer les leçons du passé. Il a rappelé que le pays avait payé un lourd tribut aux affrontements politiques, aux conflits de pouvoir et aux décisions motivées par des intérêts particuliers.

Dans cette perspective, il a exhorté les autorités exécutives à concentrer leur action sur les préoccupations réelles des Sénégalais, notamment les défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté. « Celui qui est dans l’exécutif doit avoir d’autres préoccupations plutôt que des combines politiques », a-t-il lancé.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des relations de plus en plus tendues entre Ousmane Sonko et le camp présidentiel, après plusieurs semaines de divergences sur des questions de gouvernance, de reddition des comptes et d’orientation politique. Malgré ces désaccords, le président de Pastef a insisté sur la nécessité de préserver les institutions républicaines et d’éviter toute démarche susceptible d’alimenter une instabilité politique.

En clôturant son intervention, Ousmane Sonko a réaffirmé sa volonté de poursuivre le combat politique à travers les voies démocratiques et institutionnelles, tout en appelant ses militants à rester mobilisés pour défendre le projet porté par Pastef. Son discours, largement centré sur la protection des institutions et la souveraineté populaire, confirme la volonté du leader des Patriotes de maintenir une forte présence dans le débat politique national, quelques jours seulement après sa réélection à la tête du parti pour un nouveau mandat de six ans.

Congrès national de Pastef : Ousmane Sonko défend une « révolution démocratique » et appelle à organiser la souveraineté

Réélu à l’unanimité à la tête de Pastef-Les Patriotes pour un nouveau mandat de six ans, Ousmane Sonko a profité de la tribune du premier congrès national de son parti pour réaffirmer sa vision politique et idéologique du Sénégal et de l’Afrique. Devant des milliers de délégués venus des 553 communes du pays ainsi que de la diaspora, le président du parti a livré un discours aux accents programmatiques, axé sur la souveraineté, la transformation économique et l’avenir du projet porté par Pastef.

Dans une salle acquise à sa cause, le leader des Patriotes a insisté sur ce qu’il considère comme le principal défi de l’après-victoire électorale. Selon lui, l’accession au pouvoir en 2024 ne constitue pas une finalité mais le point de départ d’un processus de transformation beaucoup plus profond. « Notre responsabilité est désormais claire : organiser la souveraineté. La souveraineté ne se décrète pas, elle s’organise », a-t-il déclaré sous les applaudissements des congressistes.

Pour Ousmane Sonko, la souveraineté politique n’a de sens que si elle s’accompagne d’une véritable indépendance économique. Il a estimé que de nombreux États africains disposent aujourd’hui des attributs formels de l’indépendance sans pour autant maîtriser pleinement leurs choix économiques et stratégiques. « La souveraineté politique sans souveraineté économique n’est qu’un drapeau flottant sur la dépendance », a-t-il affirmé, appelant à une remise en question des mécanismes qu’il juge hérités de la période postcoloniale.

Afin d’illustrer sa réflexion, le président de Pastef s’est appuyé sur les écrits du penseur martiniquais Frantz Fanon. Citant l’auteur des Damnés de la Terre, il a rappelé que l’indépendance politique pouvait demeurer incomplète tant que les structures profondes de domination économique et culturelle continuaient à produire leurs effets.

Au-delà du constat, Ousmane Sonko a esquissé les contours du modèle qu’il souhaite voir émerger. Il a plaidé pour la construction d’un « État stratège », capable d’orienter le développement économique national, de protéger les secteurs jugés vitaux et de lutter efficacement contre les pratiques de corruption ainsi que les systèmes de rente. Selon lui, le Sénégal doit progressivement renforcer ses capacités de décision afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des influences extérieures et des contraintes imposées par les marchés internationaux.

Le leader de Pastef a également évoqué les défis auxquels son projet politique pourrait être confronté. Sans citer de pays ou d’acteurs particuliers, il a mis en garde contre ce qu’il considère comme des tentatives d’ingérence ou de déstabilisation. « Notre révolution est guettée par ces interventions », a-t-il averti, avant d’assurer que le mouvement qu’il dirige disposait d’un solide soutien populaire pour faire face à toute tentative de sabotage. « Aucun projet de sabotage n’aboutira, parce que le peuple est debout aux côtés de Pastef », a-t-il lancé.

Sur le plan idéologique, Ousmane Sonko a revendiqué l’appartenance de Pastef à un courant qu’il qualifie de « panafricanisme souverainiste de transformation démocratique ». Il a inscrit son combat dans la continuité de plusieurs figures historiques africaines qui ont marqué les luttes pour l’émancipation du continent, notamment Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah et Amílcar Cabral.

Selon lui, les défis auxquels font face les pays africains ne pourront être durablement résolus dans un cadre strictement national. « L’Afrique fragmentée reste vulnérable », a-t-il soutenu, plaidant pour un renforcement des coopérations régionales et une intégration continentale davantage fondée sur les intérêts stratégiques des peuples africains.

Dans la dernière partie de son intervention, le président réélu de Pastef a mis en garde contre deux orientations qu’il considère comme dangereuses pour l’avenir du continent. D’un côté, il a dénoncé ce qu’il appelle le réformisme d’accompagnement, qui accepte les dépendances sans chercher à les remettre en cause. De l’autre, il a critiqué les approches autoritaires qui prétendent accélérer le changement en marginalisant les citoyens et les mécanismes démocratiques.

« Notre voie est celle d’une révolution démocratique, populaire et souveraine », a-t-il conclu devant une assistance conquise, présentant cette ligne comme la seule capable de concilier transformation profonde de l’État, participation citoyenne et préservation des libertés démocratiques.

Sonko interpelle Diomaye Faye et rejette toute « fragilisation » des institutions

Lors de son intervention au Dakar Arena, devant des milliers de militants et sympathisants réunis à l’occasion du congrès de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a livré un discours aux accents politiques marqués, adressant un message direct au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Pastef a appelé le chef de l’État à privilégier la stabilité des institutions et l’intérêt national plutôt que de céder à ce qu’il considère comme des calculs ou ambitions politiques.

Dans une allocution ponctuée de mises en garde et de rappels à l’ordre institutionnel, Ousmane Sonko a estimé que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de retomber dans les pratiques qui ont, selon lui, fragilisé le pays au cours des dernières années. « Ce pays a assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré sous les applaudissements de ses partisans.

Le président de Pastef a insisté sur la nécessité pour chaque institution de fonctionner dans le strict respect de ses prérogatives, sans subir d’influences extérieures ni d’instrumentalisation politique. Dans ce cadre, il a adressé une critique à peine voilée à l’exécutif, estimant que les intérêts partisans ne devaient jamais prendre le pas sur la préservation de l’État et de ses institutions.

« Même si le président veut satisfaire des ambitions politiques, il ne faut pas accepter qu’il fragilise les institutions », a-t-il affirmé, dans l’un des passages les plus commentés de son discours.

Face aux débats et spéculations qui entourent la nouvelle configuration politique du pays, Ousmane Sonko a également rejeté l’idée d’une crise institutionnelle. Selon lui, la situation actuelle résulte simplement du choix souverain exprimé par les électeurs sénégalais lors des différentes échéances électorales.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence à quelqu’un et l’Assemblée nationale à un autre », a-t-il soutenu, défendant ainsi la légitimité de la coexistence des différentes forces issues des urnes.

Pour le chef du parti au pouvoir, cette réalité démocratique doit être acceptée et respectée plutôt que présentée comme une source d’instabilité. Il a accusé certains acteurs politiques et observateurs d’alimenter artificiellement le débat sur une prétendue crise afin de créer un climat de tension dans le pays.

S’appuyant sur les événements politiques récents qui ont marqué le Sénégal, Ousmane Sonko a rappelé les conséquences des affrontements et des tensions institutionnelles du passé. Il a appelé les dirigeants actuels à tirer les leçons de cette période et à concentrer leur action sur les préoccupations des populations.

« Celui qui est dans l’exécutif doit avoir d’autres préoccupations plutôt que des combines politiques », a-t-il déclaré, exhortant les autorités à se consacrer prioritairement aux défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté.

Locales 2027 : Ousmane Sonko rejette toute idée de report et met en garde l’exécutif

Le président de Pastef, Ousmane Sonko, a affiché une position sans équivoque sur la tenue des prochaines élections locales. Dans un contexte marqué par des débats récurrents autour du calendrier électoral, il a assuré que son parti s’opposerait à toute tentative de report du scrutin, estimant qu’aucune justification ne saurait légitimer un tel scénario.

S’exprimant devant des militants et responsables de sa formation politique, Ousmane Sonko a déclaré que Pastef ne cautionnerait jamais un décalage des élections locales. Une prise de position qui intervient alors que plusieurs acteurs de la vie politique évoquent, de manière plus ou moins ouverte, l’éventualité d’un réaménagement du calendrier électoral.

Le leader de Pastef a tenu à rappeler que toute décision visant à repousser les élections ne relève pas d’une simple volonté de l’exécutif. Selon lui, une telle démarche devrait nécessairement respecter les procédures prévues par les textes en vigueur, notamment par le biais d’un passage devant l’Assemblée nationale et l’adoption d’une loi d’habilitation.

À travers cette sortie, Ousmane Sonko semble adresser un avertissement clair aux autorités exécutives. D’une part, il souligne que le président de la République ne dispose pas d’un pouvoir unilatéral pour modifier le calendrier des élections locales. D’autre part, il met en avant le rôle central de l’Assemblée nationale dans tout processus susceptible d’affecter l’organisation du scrutin.

Cette déclaration prend une dimension particulière dans le contexte politique actuel, marqué par des spéculations sur l’évolution des relations entre le chef du gouvernement et le président de la République. En insistant sur le poids institutionnel de la majorité parlementaire acquise à Pastef, Sonko rappelle que son camp dispose d’un levier déterminant dans l’adoption ou le rejet de toute initiative législative liée aux élections.

Au-delà de la question technique du report, cette intervention révèle également l’importance stratégique que revêtent les élections locales pour le parti au pouvoir. Considérées comme un test majeur de popularité et d’ancrage territorial, ces échéances constituent un enjeu politique de premier plan pour les différentes forces en présence.

En plaçant le débat sur le terrain du respect des procédures démocratiques et de l’équilibre des pouvoirs, Ousmane Sonko fait des élections locales un nouveau sujet de confrontation politique. Une position qui laisse présager de vifs débats dans les mois à venir autour du calendrier électoral et des rapports entre les principales institutions de l’État.

Kaolack : Takku Wallu Sénégal exige la libération immédiate de Pape Malick Ndour

Les responsables de la coalition Takku Wallu Sénégal des départements de Kaolack, Guinguinéo et Nioro du Rip ont tenu, ce dimanche, un point de presse conjoint à la Chambre de commerce de Kaolack pour réclamer la libération immédiate et sans condition de Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse et responsable politique de premier plan au sein de l’opposition.

Face à la presse, Aïssatou Ndiaye, maire de la commune de Ndiaffate, et ses camarades ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « détention arbitraire » de l’ancien coordonnateur du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC). Ils estiment que cette situation constitue une atteinte aux libertés démocratiques et à l’État de droit.

Les responsables départementaux de la coalition ont exprimé leur solidarité totale à l’endroit de Pape Malick Ndour, qu’ils présentent comme un homme politique engagé et un acteur majeur du développement local, notamment dans le département de Guinguinéo. Ils ont également appelé les militants et sympathisants à rester mobilisés dans le respect des lois et règlements de la République.

Selon les porte-parole de la coalition, l’incarcération de leur responsable intervient dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur l’indépendance de la justice. Ils ont ainsi invité les autorités compétentes à garantir un traitement équitable du dossier et à préserver les principes fondamentaux de la démocratie sénégalaise.

Les responsables de Takku Wallu Sénégal ont par ailleurs mis en garde contre toute forme d’instrumentalisation des procédures judiciaires à des fins politiques. Ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur combat pour la défense des libertés individuelles et collectives.

Au terme de la rencontre, la coalition a lancé un appel aux forces vives de la Nation, aux organisations de défense des droits humains ainsi qu’à l’opinion publique nationale et internationale afin qu’elles se mobilisent pour obtenir la libération de Pape Malick Ndour.

Selon Mme Ndiaye, cette sortie médiatique s’inscrit dans une série d’actions entreprises par les responsables et sympathisants de l’ancien ministre depuis son placement en détention à la suite des décisions judiciaires intervenues dans le cadre de l’affaire liée au PRODAC.

Les responsables de Takku Wallu Sénégal ont enfin annoncé de nouvelles initiatives dans les prochains jours afin de maintenir la mobilisation et de poursuivre leur plaidoyer en faveur de la libération de leur camarade.

Le Sénégal célèbre sa relève : Diomaye Faye reçoit les champions d’Afrique U17 et U15 au Palais

Le football sénégalais s’apprête à vivre un nouveau moment de reconnaissance nationale. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a annoncé que les sélections nationales U17 et U15 seront reçues en audience par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ce lundi 8 juin 2026 à 18 heures au Palais de la République.

Cette réception officielle intervient à la suite des performances remarquables réalisées par les jeunes sélections sénégalaises sur la scène continentale, confirmant une nouvelle fois la place de référence qu’occupe le Sénégal dans le football africain de jeunes.

Les Lionceaux U17 ont récemment inscrit une nouvelle page glorieuse dans l’histoire du football national en remportant la Coupe d’Afrique des Nations U17. Sacrés le 2 juin dernier au Maroc, les protégés du staff technique sénégalais ont fait preuve d’un remarquable mental tout au long de la compétition. En finale, ils ont été opposés à une solide équipe tanzanienne dans une rencontre particulièrement disputée. À l’issue du temps réglementaire, les deux formations étaient à égalité (1-1), obligeant les finalistes à se départager lors de la séance des tirs au but. Plus sereins et efficaces dans cet exercice, les jeunes Sénégalais se sont imposés par 4 tirs au but à 2, offrant ainsi au pays un nouveau trophée continental.

Ce sacre est venu couronner plusieurs semaines d’efforts et de travail, mais également confirmer la qualité de la formation sénégalaise qui continue de produire des générations compétitives capables de rivaliser avec les meilleures nations africaines.

Quelques semaines auparavant, une autre sélection nationale de jeunes avait déjà porté haut les couleurs du drapeau sénégalais. Les Lionceaux U15 avaient en effet remporté le Championnat africain de football scolaire après une finale haletante disputée le 10 avril dernier à Harare, au Zimbabwe. Face à l’Ouganda, les jeunes Sénégalais avaient dû puiser dans leurs ressources pour décrocher le titre. Après un match très équilibré, la décision s’était également jouée aux tirs au but, avec une victoire sénégalaise sur le score de 5 tirs au but à 4.

Ces deux succès continentaux témoignent de la vitalité du football de base au Sénégal et des investissements consentis depuis plusieurs années dans la détection, la formation et l’encadrement des jeunes talents. Ils illustrent également la continuité des résultats obtenus par les différentes catégories nationales, dans un pays qui s’est imposé ces dernières années comme l’une des grandes puissances du football africain.

En recevant les deux équipes au Palais de la République, le chef de l’État entend saluer leurs performances exceptionnelles et rendre hommage à l’ensemble des acteurs qui contribuent au développement du football sénégalais, des centres de formation aux encadreurs techniques, en passant par les dirigeants sportifs et les familles des jeunes champions.

Cette audience présidentielle sera ainsi l’occasion pour la Nation de célébrer une génération prometteuse qui nourrit déjà les espoirs du football sénégalais pour les années à venir.

Sénégal : le gouvernement anticipe le paiement de sa dette extérieure pour rassurer les marchés avant le retour du FMI

Le Sénégal a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de restauration de la confiance des investisseurs internationaux en procédant au règlement anticipé de deux coupons sur ses obligations souveraines en devises étrangères. Selon des informations rapportées par Bloomberg et confirmées par des sources proches du dossier, l’État sénégalais a versé vendredi 53,75 millions d’euros au titre de ses obligations libellées en euros arrivant à échéance en 2037, ainsi que 38,8 millions de dollars sur ses obligations en dollars. Ces paiements ont été effectués avant leur date d’exigibilité.

Cette décision intervient dans un contexte économique particulièrement sensible, marqué par une surveillance accrue des marchés financiers et l’attente d’une mission du Fonds monétaire international (FMI), annoncée à Dakar avant la fin du mois de juin. Les autorités sénégalaises espèrent relancer le programme de coopération financière suspendu en 2024 à la suite de la révélation d’importantes dettes non déclarées héritées de l’administration précédente.

Selon les estimations publiées à l’époque, près de 7 milliards de dollars d’engagements financiers n’avaient pas été intégrés dans les comptes officiels de l’État. Parmi eux figuraient environ 5 milliards de dollars de prêts extérieurs. Cette situation avait provoqué une onde de choc auprès des partenaires financiers du Sénégal et conduit le FMI à suspendre son programme d’appui en attendant une clarification complète de la situation budgétaire et de l’endettement public.

Face à cette crise de confiance, le gouvernement a multiplié les initiatives destinées à démontrer sa capacité à respecter ses engagements financiers. Le paiement anticipé annoncé cette semaine s’inscrit dans cette logique. Il constitue un signal adressé aussi bien aux créanciers qu’aux investisseurs internationaux, alors que le pays cherche à consolider sa réputation sur les marchés de capitaux.

Ce n’est d’ailleurs pas la première opération du genre. En mars dernier, les autorités sénégalaises avaient déjà procédé au remboursement anticipé de plusieurs échéances importantes. La Banque centrale avait alors transféré 380 millions d’euros aux détenteurs d’euro-obligations arrivant à maturité en 2028, ainsi que 33 millions de dollars aux porteurs d’obligations en dollars échéant en 2048. Dans le même temps, le principal d’une dette extérieure représentant plusieurs centaines de millions de dollars avait également été réglé avant son échéance, permettant d’éviter toute inquiétude sur la capacité du pays à honorer ses obligations.

Cette politique de paiement anticipé vise à préserver la crédibilité financière du Sénégal à un moment où les conditions de financement sur les marchés internationaux sont devenues plus exigeantes. Les investisseurs suivent avec attention l’évolution des indicateurs macroéconomiques du pays, notamment après les révisions des données budgétaires et de dette publique intervenues ces deux dernières années.

Malgré ces efforts, plusieurs cabinets d’analyse économique restent prudents quant aux perspectives financières du pays. Les experts estiment que la soutenabilité de la dette sénégalaise dépendra largement de la capacité du gouvernement à mobiliser de nouvelles ressources. Les revenus attendus de l’exploitation des hydrocarbures constituent à cet égard un facteur déterminant.

Les projets pétroliers et gaziers de Sangomar et Greater Tortue Ahmeyim sont présentés comme des leviers majeurs pour renforcer les recettes publiques et soutenir les réserves en devises. Toutefois, de nombreux observateurs considèrent que ces ressources, bien qu’importantes, ne suffiront pas à elles seules à absorber les importantes échéances de remboursement prévues entre 2026 et 2028, période souvent décrite comme un véritable « mur de la dette » pour les finances publiques sénégalaises.

Dans ce contexte, l’obtention d’un nouvel accord avec le FMI apparaît comme une priorité stratégique pour les autorités. Un tel accord permettrait non seulement de débloquer des financements concessionnels, mais également de servir de gage de confiance auprès des autres bailleurs de fonds internationaux et des marchés financiers.

Les discussions à venir devraient toutefois être exigeantes. Les réformes généralement associées aux programmes du FMI portent notamment sur la réduction du déficit budgétaire, la rationalisation des dépenses publiques, la réforme des subventions et l’élargissement de l’assiette fiscale. Autant de mesures susceptibles de générer des tensions sociales dans un contexte où les attentes des populations en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et d’amélioration des conditions de vie demeurent élevées.

À quelques semaines des négociations décisives avec les équipes du FMI, le gouvernement sénégalais semble ainsi vouloir envoyer un message clair : malgré les difficultés héritées du passé et les défis budgétaires actuels, le pays entend continuer à honorer ses engagements financiers et préserver sa crédibilité sur la scène économique internationale. Reste à savoir si cette démonstration de discipline budgétaire suffira à convaincre durablement les partenaires financiers et à ouvrir la voie à un nouveau programme d’accompagnement du Fonds monétaire international.

Ousmane Sonko réélu à la tête de Pastef : « Rien en dehors de ce socle ne peut représenter le parti »

Réélu ce samedi à la présidence de PASTEF-Les Patriotes lors du congrès extraordinaire organisé au Centre des expositions de Diamniadio, Ousmane Sonko a profité de son discours de clôture pour réaffirmer son autorité sur la formation politique et adresser un message sans ambiguïté aux militants, responsables et sympathisants qui pourraient être tentés de s’éloigner de la ligne du parti.

Devant plusieurs centaines de délégués venus des différentes régions du Sénégal et de la diaspora, le leader de Pastef a rappelé que le projet politique porté par son mouvement repose avant tout sur une vision collective et non sur des ambitions personnelles. Dans une intervention marquée par un ton ferme, il a insisté sur le fait que la dynamique qui a conduit son parti au pouvoir est le fruit d’un engagement militant construit autour d’idéaux communs et d’une organisation structurée.

« La révolution n’a jamais été bâtie sur la base de trajectoires individuelles. Tout ce qui se trouve en dehors de ce socle de Pastef ici présent ne saurait, en aucune manière, représenter le parti », a déclaré Ousmane Sonko sous les applaudissements des congressistes.

À travers cette déclaration, le président réélu de Pastef semble vouloir mettre en garde contre toute tentative de récupération politique, de dissidence ou de prise de position individuelle susceptible d’être assimilée à la ligne officielle du parti. Le message intervient dans un contexte où la formation politique, désormais au pouvoir, est confrontée à de nouveaux défis liés à l’exercice des responsabilités étatiques et à la gestion de ses équilibres internes.

Ousmane Sonko a également souligné la nécessité de préserver l’unité du mouvement, qu’il considère comme un élément essentiel pour poursuivre les réformes engagées depuis l’accession au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, la force de Pastef réside dans sa cohésion, sa discipline organisationnelle et sa fidélité aux principes qui ont guidé son combat politique depuis sa création.

Cette réélection à la tête du parti intervient à l’issue d’un congrès extraordinaire présenté par les dirigeants comme une étape majeure de refondation organisationnelle et idéologique. Les travaux ont permis d’examiner les perspectives d’évolution du mouvement, son fonctionnement interne ainsi que les orientations politiques devant accompagner son action dans les prochaines années.

Touba : Bassirou Diomaye Faye présente les condoléances de la Nation après le décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké

Au lendemain du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, fils aîné et khalife de feu Serigne Saliou Mbacké, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Touba pour présenter les condoléances de la Nation à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté mouride. Il était accompagné de la Première Dame, Absa Faye, ainsi que d’une importante délégation officielle.

Cette visite, placée sous le signe du recueillement et de la solidarité nationale, intervient quelques jours après le décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké survenu le 29 mai 2026 à Khelcom. Figure respectée de la confrérie mouride, il était reconnu pour son engagement en faveur de l’enseignement coranique, de l’encadrement spirituel des disciples et du développement des activités agricoles héritées de son père.

Le chef de l’État a d’abord été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. À cette occasion, il a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille religieuse et salué la mémoire d’un homme dont la vie fut consacrée à la transmission des valeurs de l’islam, à la formation religieuse et au service de la communauté. Le président a souligné que la disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké représente une perte importante non seulement pour la confrérie mouride, mais également pour l’ensemble de la Oummah islamique.

S’exprimant au nom du Khalife général, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a salué le déplacement du chef de l’État et l’attention portée par les autorités à cette période de deuil. Il a formulé des prières pour le repos éternel de l’âme du défunt, tout en invoquant la paix, la stabilité et la prospérité pour le Sénégal.

La délégation présidentielle s’est ensuite rendue à Keur Serigne Saliou Mbacké où elle a été reçue par Serigne Bassirou Mbacké, récemment désigné khalife de la famille de feu Serigne Saliou Mbacké. Le président de la République lui a renouvelé ses condoléances ainsi que celles du peuple sénégalais, rappelant le rôle majeur joué par le disparu dans la préservation des valeurs religieuses, éducatives et sociales de la confrérie.

Le chef de l’État a également tenu à se rendre au domicile du défunt afin de partager directement la douleur de ses proches. Ce moment d’échanges avec la famille a permis de réaffirmer les liens historiques entre l’État et les différentes familles religieuses du pays, dans un esprit de respect mutuel et de cohésion nationale.

À travers cette visite, les autorités sénégalaises ont voulu rendre hommage à l’héritage laissé par Serigne Cheikh Saliou Mbacké, dont l’œuvre spirituelle, éducative et agricole continue de marquer durablement la communauté mouride. Son engagement au service des disciples et son attachement aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba demeurent largement salués au sein de la confrérie.

Kaolack célèbre l’excellence scientifique : 34 élèves distingués pour leurs performances en sciences et mathématiques

Kaolack a vibré ce samedi au rythme de l’excellence académique. Dans la salle de délibération de la mairie, l’Inspection d’Académie a organisé une cérémonie de distinction en l’honneur des lauréats des concours Miss Sciences, Prince Sciences, Miss Maths et Prince Maths. Au total, 34 élèves issus des différents établissements de la région ont été récompensés pour leurs résultats remarquables dans les disciplines scientifiques et mathématiques.

Placée sous le thème « L’excellence scientifique, une lumière pour l’avenir », cette manifestation a réuni un large éventail d’acteurs du système éducatif, notamment des autorités académiques, des enseignants, des parents d’élèves, des partenaires de l’école ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Tous ont répondu présents pour encourager les jeunes talents et promouvoir les filières scientifiques auprès des apprenants.

Cette édition a bénéficié du soutien de plusieurs personnalités choisies comme parrains et marraines des différents concours. Le Colonel Massamba Thiam, commandant de la Zone militaire n°3, a accompagné les lauréats du Prince Sciences. Le Médecin Lieutenant Alimatou Sadiya Lo a parrainé les distinctions de Miss Sciences, tandis que Diégane Wane Ly, coordonnatrice du PF2E, et Bassirou Diouf, Directeur général du CNQP, ont respectivement soutenu les concours Miss Maths et Prince Maths.

Dans son allocution, l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a mis en avant le rôle déterminant des sciences et des mathématiques dans la formation des jeunes et dans le développement du pays. Il a souligné que la maîtrise de ces disciplines constitue un levier majeur pour améliorer les performances scolaires et favoriser l’émergence de vocations scientifiques.

Selon lui, cette initiative s’inscrit dans les orientations nationales visant à renforcer l’attractivité des filières scientifiques et technologiques, considérées comme essentielles pour accompagner les ambitions de développement économique et social du Sénégal. Il a également insisté sur la portée symbolique de cette distinction, destinée à faire des lauréats des exemples de réussite capables d’inspirer leurs camarades.

L’Inspecteur d’Académie a par ailleurs rappelé que la sélection des élèves distingués répondait à des critères rigoureux. Seuls les apprenants ayant obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 14 sur 20 ont été retenus pour cette édition, traduisant ainsi la volonté de récompenser les performances académiques les plus élevées.

Au fil des années, les concours Miss Maths et Miss Sciences se sont imposés comme des rendez-vous importants dans la promotion de l’excellence scolaire. Ils ont notamment contribué à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les disciplines scientifiques. L’innovation majeure de cette édition réside dans l’introduction des distinctions Prince Maths et Prince Sciences, une initiative qui élargit désormais la reconnaissance aux garçons et renforce la valorisation de l’ensemble des élèves brillants dans ces domaines.

Prenant successivement la parole, les parrains et marraines ont adressé des messages d’encouragement aux lauréats. Ils les ont invités à poursuivre leurs efforts, à cultiver la discipline, la persévérance et le sens du travail bien fait. Ils ont également insisté sur l’importance de maintenir leur engagement dans les études scientifiques afin de devenir, demain, des acteurs du progrès et du développement national.

Au-delà de la remise des récompenses, cette cérémonie s’est affirmée comme un véritable plaidoyer en faveur de la culture de l’excellence. À travers cette initiative, l’Inspection d’Académie de Kaolack entend continuer à promouvoir les sciences et les mathématiques comme des voies privilégiées de réussite individuelle et de transformation collective, tout en suscitant chez les jeunes un intérêt accru pour les métiers de l’innovation, de la recherche et de la technologie.

Congrès extraordinaire de Pastef : l’heure de la refondation pour le parti au pouvoir

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio a accueilli, ce samedi, le congrès extraordinaire de Pastef-Les Patriotes, une rencontre politique d’envergure qui marque une étape décisive dans l’histoire du parti depuis son accession au pouvoir en 2024. Près de 1 200 délégués venus des quatorze régions du Sénégal ainsi que de la diaspora ont répondu à l’appel pour participer à ce rendez-vous présenté par les responsables du mouvement comme un moment de refondation organisationnelle et idéologique.

Dans une atmosphère mêlant ferveur militante et enjeux stratégiques, les congressistes se sont réunis pour réfléchir à l’avenir du parti, renouveler ses instances dirigeantes et définir les orientations qui devront guider son action dans les années à venir. L’élection d’un président du parti, dont le discours était particulièrement attendu, constituait l’un des temps forts de cette journée historique.

Ouvrant les travaux, le premier vice-président de Pastef, Birame Souleye Diop, a insisté sur la portée exceptionnelle de l’événement. Devant les délégués, il a souligné que le parti se trouvait à un tournant de son histoire, appelant les militants à mesurer la responsabilité qui leur incombe dans la construction de cette nouvelle étape politique.

Au-delà des questions statutaires, le congrès s’est voulu un espace de réflexion sur les défis auxquels est confronté un mouvement passé de l’opposition à l’exercice du pouvoir. Cette problématique a été au cœur du texte d’orientation politique présenté par le secrétaire général adjoint, Moustapha Njeck Sarré.

Structuré autour de neuf axes majeurs, ce document stratégique pose un diagnostic clair sur les risques auxquels peut être confrontée toute formation politique arrivée aux responsabilités. Selon ses rédacteurs, l’histoire politique démontre que les victoires électorales ne garantissent pas à elles seules la réalisation d’un projet de transformation sociale. Sans vision claire, sans cohérence organisationnelle et sans capacité d’adaptation, un mouvement peut voir ses ambitions s’éroder au contact des contraintes du pouvoir.

Le texte met ainsi en garde contre les dangers de la dilution idéologique, de la fragmentation interne et de la perte progressive de la dynamique militante. Face à ces risques, il propose une consolidation doctrinale articulée autour de quatre piliers fondamentaux : la souveraineté populaire, la justice sociale, le panafricanisme et la transformation démocratique.

Les responsables du parti y réaffirment leur volonté de construire un modèle de gouvernance qui se distingue à la fois des logiques néolibérales et des tentations autoritaires. Ils défendent la vision d’un État stratège, capable d’accompagner les transformations économiques et sociales tout en garantissant la participation active des citoyens. Dans cette approche, le peuple est considéré non comme un simple bénéficiaire des politiques publiques, mais comme l’acteur central du changement.

Les débats ont également accordé une place importante à la question du leadership féminin. Lors d’un panel consacré à la transformation systémique, Maïmouna Dieye a plaidé pour une implication plus forte des femmes dans les processus de décision et de développement. Selon elle, les femmes ne doivent plus être considérées comme de simples participantes aux politiques publiques, mais comme des forces motrices capables d’impulser les transformations nécessaires au progrès économique et social.

Au fil de la journée, l’affluence et l’enthousiasme des militants ont témoigné de l’importance accordée à ce rendez-vous. Des délégations venues notamment de Ziguinchor, Matam, Tambacounda, Saint-Louis et d’autres localités du pays ont partagé l’espace avec des représentants de la diaspora établis en Europe, en Amérique et dans plusieurs pays africains.

Dans les couloirs comme dans la grande salle du congrès, les discussions ont porté sur les défis de la gouvernance, les attentes des populations et la nécessité pour le parti de préserver son identité politique tout en assumant les responsabilités de l’État. Beaucoup de militants considèrent ce congrès comme le point de départ d’une nouvelle phase de maturation pour le mouvement.

À travers cette rencontre, Pastef cherche avant tout à répondre à une interrogation fondamentale : comment transformer l’élan militant qui a porté le parti au pouvoir en une capacité durable à gouverner et à produire des changements concrets dans la société sénégalaise ?

Le message central porté par les dirigeants est clair : la pérennité du projet politique dépendra de la solidité de l’organisation, de la clarté de la vision et de la cohérence de l’action. Une ambition résumée dans la formule mise en avant tout au long des travaux : sans organisation, la transformation se disperse ; sans vision, l’action se perd ; sans cohérence, la confiance disparaît.

Touba : Diomaye Faye présente ses condoléances au khalife général des mourides et salue l’héritage de Serigne Cheikh Saliou Mbacké

En visite à Touba ce samedi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accompagné de la Première dame, Absa Faye, a présenté ses condoléances au khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, à la suite du décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké.

Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de recueillement, le chef de l’État a exprimé sa profonde tristesse face à la disparition de cette figure religieuse majeure, soulignant la portée nationale et internationale de cette perte pour la communauté musulmane.

S’adressant au khalife général, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les relations de confiance et d’estime qu’il entretient avec lui. Il a notamment évoqué son souhait de longue date de pouvoir échanger plus largement avec le guide religieux sur plusieurs questions d’intérêt national. À défaut de cette rencontre, le président a indiqué avoir bénéficié de nombreux échanges téléphoniques ces derniers jours, lesquels lui ont permis, selon ses propos, de recevoir des conseils précieux qui lui ont été d’une grande utilité dans l’exercice de ses responsabilités.

Le chef de l’État a regretté que cette visite intervienne dans un contexte de deuil, estimant que la disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké dépasse le cadre de la confrérie mouride. Pour lui, c’est l’ensemble de la Oumma islamique qui est touchée par cette perte.

Au nom de la Nation sénégalaise, le président de la République a présenté ses condoléances au khalife général des mourides ainsi qu’à l’ensemble de la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Il a également formulé des prières pour le repos de l’âme du défunt et pour la santé ainsi que la longévité du khalife général.

Prise de fonction : Mouhamadou Makhtar Cissé affiche ses priorités à l’Intérieur et promet une administration proche des citoyens

Le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a officiellement pris ses fonctions et dévoilé les grandes orientations de son action. Dans un message publié sur le réseau social X, il a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays tout en traçant les contours de sa mission à la tête d’un département stratégique pour la stabilité nationale.

Le ministre a d’abord remercié le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, pour la confiance placée en sa personne. Il a qualifié cette nomination d’« honneur », réaffirmant son engagement à servir l’État et les citoyens avec responsabilité.

Dans sa déclaration, Mouhamadou Makhtar Cissé a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des personnes et des biens tout en préservant les libertés publiques. Il a indiqué que son action s’inscrira dans le respect strict de la légalité, affirmant qu’il ne demandera jamais aux forces de défense et de sécurité d’accomplir des actes contraires aux dispositions de la loi.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions relatives à la gouvernance sécuritaire, à la protection des droits fondamentaux et au maintien de la cohésion sociale occupent une place importante dans le débat public. Le nouveau ministre entend ainsi concilier efficacité dans la lutte contre l’insécurité et respect des principes démocratiques.

Mouhamadou Makhtar Cissé a également placé la proximité avec les populations au cœur de son mandat. Il a promis une administration davantage à l’écoute des citoyens et présente sur l’ensemble du territoire national. Cette orientation vise notamment à renforcer le lien entre les services de l’État et les populations, en favorisant une meilleure prise en compte des préoccupations locales.

« Aveux signés, datés et envoyés » : Bachir Fofana enquête sur un marché d’électrification rurale de 92 milliards FCFA

Le journaliste et analyste politique Bachir Fofana s’apprête à publier un ouvrage d’investigation qui suscite déjà un vif intérêt dans les milieux médiatiques et politiques sénégalais. Intitulé Aveux signés, datés et envoyés, le livre paraîtra le 12 juin 2026 aux Éditions Le Quotidien et propose une plongée approfondie dans l’un des dossiers les plus controversés du secteur de l’électrification rurale au Sénégal.

À travers plusieurs mois de recherches et d’analyses documentaires, l’auteur s’intéresse à un marché public évalué à 92 milliards de francs CFA, destiné à l’électrification de 1 740 villages à travers le pays. Selon les éléments présentés dans l’ouvrage, 37 milliards de francs CFA auraient déjà été décaissés alors que, à la date du 19 décembre 2025, seuls 25 villages auraient effectivement bénéficié d’une électrification.

L’enquête repose essentiellement sur l’exploitation de documents administratifs, de correspondances officielles, de décisions de justice, de rapports d’organes de contrôle ainsi que de déclarations publiques. Une méthodologie que l’auteur présente comme une garantie de rigueur et d’objectivité, loin des affrontements politiques et des accusations non étayées.

Au cœur du livre figure l’examen des relations entre l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), la société AEE Power EPC et sa filiale AEE Power Sénégal. Selon Bachir Fofana, plusieurs anomalies auraient jalonné l’exécution du projet. L’ouvrage évoque notamment l’émission présumée de garanties financières dans des conditions qui pourraient être contraires à certaines dispositions du Code CIMA, ainsi que des décaissements importants dont les réalisations sur le terrain ne seraient pas à la hauteur des montants engagés.

L’auteur met également en lumière ce qu’il considère comme de profondes incohérences dans la gestion institutionnelle du dossier. Entre les différents ministères concernés, les agences publiques, les organismes de régulation et les partenaires financiers, les responsabilités apparaissent dispersées, rendant difficile l’identification des décideurs et des mécanismes ayant conduit à cette situation.

Selon l’analyse développée dans l’ouvrage, cette affaire aurait progressivement fragilisé la confiance entre l’État du Sénégal et plusieurs partenaires financiers internationaux. Pendant ce temps, des centaines de localités initialement bénéficiaires du programme continueraient d’attendre l’accès à l’électricité, pourtant présenté comme un levier essentiel du développement économique et social.

Au-delà de la seule dimension financière, « Aveux signés, datés et envoyés » se présente comme une réflexion plus large sur les limites de la gouvernance publique. Le livre s’interroge sur la manière dont certaines procédures administratives peuvent parfois devenir des mécanismes de dilution des responsabilités. Il analyse également le rôle de la communication institutionnelle dans la gestion des crises et la manière dont les informations officielles peuvent, selon l’auteur, contribuer à entretenir l’opacité plutôt qu’à favoriser la transparence.

Dans l’ouvrage, Bachir Fofana affirme que sa démarche ne vise ni à désigner des coupables ni à alimenter des polémiques. Il explique vouloir apporter des éléments factuels à un débat d’intérêt public, estimant que les citoyens ont le droit de comprendre comment sont utilisés les fonds publics et d’obtenir des réponses lorsque les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous.

Connu pour ses chroniques au sein du journal Le Quotidien et ses interventions régulières dans plusieurs émissions de télévision, notamment Ndoumbélane sur SenTv, Bachir Fofana dispose également d’une expérience professionnelle dans le secteur énergétique. Cette double compétence, à la fois journalistique et technique, nourrit l’approche adoptée dans cet ouvrage, qui entend décrypter les rouages administratifs, financiers et institutionnels d’un dossier complexe.

L’ouvrage sera disponible à partir du 12 juin 2026 dans les librairies L’Harmattan, Clairafrique et 4 Vents. Sa sortie est attendue comme une contribution majeure au débat sur la transparence, la reddition des comptes et la gestion des grands projets publics au Sénégal.

Kaffrine : le président du CNCR et de Coprosem Kahi salue la nomination du nouveau ministre de l’Agriculture

Le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), également président de la coopérative Coprosem de Kahi, Aliou Diaw, a salué la nomination du Dr Cheikh Oumar Ba à la tête du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, estimant qu’il s’agit de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».

« C’est un homme du sérail qui maîtrise parfaitement le secteur agricole. Il dispose également d’une dimension internationale qui constitue un atout important pour relever les défis du monde rural », a-t-il soutenu.

Selon M. Diaw, le nouveau ministre possède une solide expérience acquise à travers les différentes responsabilités qu’il a exercées au cours de sa carrière.

« Il a dirigé l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) et a assuré une excellente coordination des travaux relatifs aux assises de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Il a aussi beaucoup travaillé sur les questions foncières, qui demeurent un enjeu majeur pour le développement de notre agriculture », a-t-il ajouté.

Le président du CNCR a exprimé sa confiance dans la capacité du Dr Cheikh Oumar Ba à conduire les réformes nécessaires pour renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal.

« Si l’ensemble des acteurs l’accompagne, il pourra réussir sa mission. Nous sommes prêts, en tant qu’organisation paysanne, à lui apporter tout notre soutien pour l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il assuré.

Aliou Diaw s’est enfin dit convaincu que les compétences et l’expérience du nouveau ministre permettront d’obtenir des résultats significatifs au bénéfice des producteurs et du monde rural sénégalais.

Diplomatie religieuse : Cheikh Baba de retour en Algérie pour une nouvelle mission

Après avoir accompagné le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahi Ibrahima Niass, lors de sa récente tournée en Algérie, Cheikh Baba a repris le chemin de ce pays pour y accomplir une nouvelle mission à caractère religieux et diplomatique.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations fraternelles et spirituelles qui unissent depuis plusieurs décennies le Sénégal et l’Algérie, notamment à travers les échanges entre les autorités religieuses des deux nations.

Selon des sources proches de la mission, le séjour de Cheikh Baba devrait contribuer à consolider les liens de coopération entre les communautés religieuses sénégalaises et algériennes, tout en promouvant les valeurs de paix, de dialogue et de fraternité prônées par l’islam.

Lors de la précédente visite conduite par le Khalife général de Médina Baye, plusieurs rencontres de haut niveau avaient été organisées avec des autorités administratives, religieuses et culturelles algériennes. Ces échanges avaient mis en lumière l’excellence des relations entre les deux peuples ainsi que le rôle majeur joué par la Fayda Tidjaniya dans le rapprochement des communautés musulmanes.

À travers cette nouvelle mission, Cheikh Baba entend poursuivre cette dynamique de coopération spirituelle et de rayonnement des enseignements de Cheikh Ibrahim Niass, dont l’influence continue de s’étendre bien au-delà des frontières du Sénégal.

Cette initiative est également perçue comme une contribution au renforcement de la diplomatie religieuse, devenue un levier important dans la consolidation des relations entre les nations africaines et le monde musulman.

Bassirou Diomaye Faye attendu auprès de la famille de Serigne Saliou Mbacké pour présenter les condoléances de la Nation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est attendu ce samedi à Touba pour une visite de condoléances à la famille de Serigne Saliou Mbacké, à la suite du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Ce déplacement du chef de l’État s’inscrit dans le cadre des hommages rendus à cette personnalité religieuse dont la disparition a profondément ému la communauté mouride ainsi que de nombreux fidèles à travers le Sénégal.

À son arrivée dans la cité religieuse, le président de la République devrait être reçu par les membres de la famille du défunt ainsi que plusieurs autorités religieuses. Cette visite sera l’occasion pour Bassirou Diomaye Faye de transmettre les condoléances du peuple sénégalais et d’exprimer la solidarité de la Nation envers les proches de Serigne Cheikh Saliou Mbacké en cette période de deuil.

La disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké a suscité une vague d’émotion dans les différentes communautés religieuses du pays. De nombreux responsables religieux, autorités administratives, personnalités politiques et fidèles ont salué la mémoire d’un homme reconnu pour son engagement spirituel, son attachement aux enseignements de la confrérie mouride et son influence au sein de la communauté.

Depuis l’annonce de son décès, les témoignages de compassion et de recueillement se multiplient à Touba, où de nombreux fidèles affluent pour présenter leurs condoléances à la famille éplorée. La visite du chef de l’État revêt ainsi une portée symbolique importante, traduisant la proximité des institutions de la République avec les familles religieuses et les guides spirituels qui occupent une place centrale dans la vie sociale et culturelle du Sénégal.

Affaire de transmission volontaire du VIH à Linguère : un étudiant en médecine livre des aveux troublants devant les enquêteurs

L’enquête judiciaire qui secoue actuellement Linguère a connu un nouveau développement avec le placement sous mandat de dépôt de M. S. A. Diédhiou, étudiant en troisième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Inculpé pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH, le jeune homme a été placé en détention par le juge du premier cabinet de Linguère dans le cadre d’un dossier aux multiples ramifications.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, le mis en cause a livré aux enquêteurs un récit détaillé de son parcours personnel et de ses relations présumées avec plusieurs personnes déjà citées dans cette affaire. Lors de ses auditions, il s’est présenté comme étant à la fois « Woubi et Yoss », des termes utilisés dans certains milieux pour désigner des rôles au sein de relations homosexuelles.

Face aux enquêteurs, l’étudiant a expliqué que son histoire remonterait à l’année 2015, alors qu’il était élève en classe de CM2. Il affirme avoir été victime, à cette époque, d’attouchements sexuels commis par un oncle à Mbacké. Selon ses déclarations, cet épisode aurait marqué le début d’un parcours qui l’aurait progressivement conduit à fréquenter différents réseaux et à entretenir plusieurs relations au fil des années.

Toujours selon le quotidien, il a désigné A. L. Dia comme son « mentor et partenaire officiel ». Cette personne, dont les déclarations auraient également contribué à l’avancement de l’enquête visant Ndiaga Seck, aurait entretenu avec lui une relation suivie pendant plusieurs années. L’étudiant a déclaré que leur dernier rapport sexuel remonterait au mois de février 2026. Il a également reconnu avoir eu connaissance de sa séropositivité au VIH durant cette période, un élément qui constitue l’un des aspects centraux des poursuites engagées contre lui.

Au cours de son audition, M. S. A. Diédhiou a également cité plusieurs autres personnes avec lesquelles il affirme avoir entretenu des relations. Il évoque notamment un enseignant identifié sous les initiales S. Diop, déjà placé en détention dans le cadre de cette affaire. Selon ses déclarations, leur première relation sexuelle aurait eu lieu dans une salle de classe de l’école primaire Birame Seck de Linguère.

Le prévenu a également mentionné un autre enseignant basé à Ouakam avec lequel il affirme avoir entretenu des relations en 2024. Il a en outre cité un charretier répondant aux initiales A. Niang, actuellement détenu, ainsi qu’un militaire français prénommé Patrick qui aurait été affecté à la base militaire de Ouakam.

Concernant Ndiaga Seck, également connu sous le surnom de « Ndanane Seck », l’étudiant en médecine a rejeté toute relation intime avec lui. Il a expliqué aux enquêteurs que les fréquents déplacements de l’homme politique ne lui auraient pas permis d’entretenir une telle relation. Toutefois, il a reconnu avoir supprimé plusieurs échanges effectués sur Facebook après l’arrestation de ce dernier, affirmant avoir agi sous l’effet de la panique.

Cette tentative d’effacement n’aurait cependant pas entravé le travail des enquêteurs. D’après les éléments rapportés par Libération, les services d’enquête avaient déjà procédé à la récupération et à la sauvegarde intégrale des conversations numériques avant son interpellation. Ces données figureraient désormais parmi les éléments exploités dans le cadre de l’instruction en cours.

Congrès extraordinaire de Pastef : Birame Souleye Diop annonce un nouveau tournant dans l’histoire du parti

Le congrès extraordinaire de Pastef-Les Patriotes s’est ouvert ce samedi au Centre des expositions de Diamniadio dans une atmosphère de forte mobilisation politique. Devant près de 1 200 délégués venus des différentes régions du Sénégal ainsi que de la diaspora, le premier vice-président du parti, Birame Souleye Diop, a donné le coup d’envoi des travaux en insistant sur la portée historique de cette rencontre.

Prenant la parole devant une salle comble, il a d’abord salué la présence des militants, responsables et représentants de la diaspora, qu’il a qualifiée de symbole de l’ancrage national et international du parti. Selon lui, cette participation massive illustre non seulement l’attachement des militants aux idéaux de Pastef, mais également la vitalité d’un mouvement politique qui entend poursuivre sa transformation après son accession aux responsabilités de l’État.

Dans son discours d’ouverture, Birame Souleye Diop a souligné que ce congrès marque l’entrée du parti dans une nouvelle phase de son évolution. Il a présenté cette rencontre comme un moment décisif pour l’avenir de la formation politique, estimant que les décisions qui y seront prises contribueront à façonner durablement son organisation et son orientation stratégique.

« Aujourd’hui, le parti entre dans une nouvelle séquence », a-t-il déclaré devant les congressistes, les invitant à mesurer l’importance du rendez-vous. Pour le premier vice-président, les délégués réunis à Diamniadio participent à un moment qui dépassera le simple cadre d’un congrès ordinaire. « Vous êtes en train d’écrire une page importante de l’histoire politique du Sénégal », a-t-il affirmé.

Dans un ton mêlant solennité et mobilisation, il a exhorté les participants à faire preuve de responsabilité et d’engagement à la hauteur des attentes placées dans ce rassemblement. Il les a appelés à être « fiers » du chemin parcouru par le parti tout en demeurant « dignes » des valeurs et des sacrifices qui ont accompagné sa construction au fil des années.

Birame Souleye Diop a également insisté sur l’ambition de faire de Pastef une référence en matière d’organisation politique. Selon lui, les choix qui seront opérés lors de ce congrès devront permettre de consolider les acquis du parti et de renforcer son rôle dans la transformation politique du Sénégal. Il a ainsi placé les travaux sous le signe de la responsabilité collective, de la fidélité aux principes fondateurs et de la préparation des défis à venir.

Concluant son intervention, il a exprimé sa conviction que les générations futures retiendront ce rendez-vous comme un moment déterminant dans l’histoire de la formation politique. « Les générations se souviendront de ce choix de construire un parti modèle », a-t-il lancé, donnant ainsi le ton d’un congrès que Pastef présente comme une étape majeure de sa réorganisation et de son évolution dans le paysage politique sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°749 – 06 ET 07/06/2026

🔴 IMPORTANTE ÉTAPE VERS LA LIBERTÉ TOTALE : BRACELET OFF POUR BADARA
🔴 L’AFFAIRE ASER – AEE POWER PREND UNE NOUVELLE DIMENSION JUDICIAIRE / DES SOUPÇONS D’ESCROQUERIE ET DE DÉTOURNEMENT CHANGENT LA DONNE : LA SECTION DES RECHERCHES ACTIVÉE

🔴 « SOUTENONS NOS LIONS » : L’APPEL DE DIOMAYE FAYE AUX SÉNÉGALAIS

Fusion au sein de Pastef : Ousmane Sonko appelle à l’ouverture et à la consolidation du parti

À l’occasion de la cérémonie marquant la fusion de plusieurs formations politiques au sein de Pastef, Ousmane Sonko a livré un discours à la fois empreint de reconnaissance envers les militants et porteur d’orientations stratégiques pour l’avenir du parti au pouvoir. Devant les responsables et sympathisants réunis pour l’événement, le leader de Pastef a insisté sur la nécessité de préserver l’esprit fondateur du mouvement tout en renforçant son ancrage politique à l’échelle nationale.

Rendant hommage aux militants de base, Ousmane Sonko a salué leur engagement constant et leur conception de l’action politique qu’il a qualifiée de « sacerdoce au service des populations ». Selon lui, la force de Pastef repose avant tout sur ces hommes et ces femmes qui, depuis les premières heures du mouvement, ont porté son projet politique malgré les difficultés et les épreuves traversées.

Le président du parti a également rappelé qu’il est à l’origine de l’appellation Pastef, un nom choisi pour refléter une ambition qui dépasse la seule conquête du pouvoir. Il a expliqué que cette formation a été pensée comme un cadre d’éducation politique et de transmission de valeurs, fondé sur le principe du « don de soi pour la patrie ». Une vision qui, d’après lui, a favorisé l’adhésion massive de nombreux jeunes, de membres de la diaspora ainsi que de diverses catégories socioprofessionnelles à travers le Sénégal et à l’étranger.

Toutefois, au-delà des satisfactions liées à l’élargissement du parti, Ousmane Sonko a tenu à adresser un message de prudence à ses militants. Il a mis en garde contre toute forme de triomphalisme ou de sentiment de supériorité politique, estimant qu’une telle posture pourrait constituer un danger pour l’avenir de la formation.

« L’une des plus grandes erreurs, c’est de penser que nous sommes majoritaires dans ce pays et qu’il n’est pas nécessaire de s’ouvrir », a-t-il déclaré, rappelant que la politique demeure avant tout un espace de compétition où aucune victoire ne peut être considérée comme définitivement acquise.

Dans cette perspective, il a plaidé pour une plus grande ouverture du parti et pour le renforcement de ses capacités organisationnelles. Selon lui, Pastef doit poursuivre son élargissement afin de consolider ses acquis et de rassembler davantage de Sénégalais autour de son projet politique.

Le leader politique a également insisté sur la nécessité de bâtir un appareil partisan solide, capable de résister à l’épreuve du temps et aux changements de conjoncture. Pour lui, la pérennité d’une organisation politique ne peut reposer uniquement sur la popularité ou le charisme de ses dirigeants, mais doit s’appuyer sur des institutions internes fortes et sur une structuration durable.

Abordant la question de la gouvernance interne, Ousmane Sonko a défendu l’idée d’un leadership partagé, estimant que l’avenir du parti passe par l’émergence de plusieurs centres de responsabilités et de compétences. « Le leadership est important, mais il doit être pluriel », a-t-il affirmé, appelant les responsables de Pastef à mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer la continuité et la stabilité du mouvement.

Mondial 2026 : Diomaye Faye appelle à l’unité nationale derrière les Lions de la Téranga

À quelques jours de l’entrée en lice du Sénégal à la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un vibrant appel à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation derrière l’équipe nationale de football. Dans un contexte marqué par de fortes attentes autour des performances des Lions de la Téranga, le Chef de l’État invite les Sénégalais à faire bloc autour de leur sélection afin de porter haut les couleurs nationales sur la scène mondiale.

Cette exhortation intervient dans le prolongement de la cérémonie solennelle de remise du drapeau national aux joueurs et à l’encadrement technique de l’équipe du Sénégal, tenue le 2 juin 2026 au Palais de la République. À cette occasion, le Président de la République avait réaffirmé sa confiance totale aux hommes chargés de représenter le pays lors de la plus prestigieuse compétition du football mondial. Devant les joueurs, les membres du staff et plusieurs autorités, il avait insisté sur l’importance de l’engagement, de la discipline et du patriotisme pour relever le défi de cette compétition qui constitue une vitrine exceptionnelle pour le rayonnement international du Sénégal.

Le Chef de l’État a également rappelé que le parcours de l’équipe nationale dépasse le seul cadre sportif. Selon lui, les performances des Lions contribuent à renforcer la cohésion nationale, à promouvoir l’image du pays à l’étranger et à nourrir la fierté collective de millions de Sénégalais. Dans cette perspective, il a invité les populations, la diaspora, les acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi que l’ensemble des supporters à soutenir sans réserve l’équipe nationale tout au long de son aventure mondiale.

Alors que l’échéance du 16 juin approche, l’espoir est grand de voir le Sénégal confirmer son statut parmi les grandes nations du football africain et réaliser un parcours historique dans cette édition de la Coupe du monde. Les Lions de la Téranga porteront ainsi les ambitions d’un peuple tout entier, déterminé à les accompagner dans cette quête de succès.

Par ailleurs, le Président de la République a tenu à saluer les performances remarquables de la jeune génération du football sénégalais. Il a adressé ses chaleureuses félicitations aux Lions U17, récemment sacrés champions d’Afrique à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie organisée au Maroc. Cette consécration continentale, obtenue au terme d’un parcours remarquable, témoigne selon lui de la qualité du travail de formation mené dans le pays et augure de belles perspectives pour l’avenir du football sénégalais.

Le succès des U17 vient ainsi renforcer l’optimisme autour du football national et confirme la dynamique positive que connaît le Sénégal sur les différentes scènes continentales et internationales. Entre les ambitions des Lions de la Téranga au Mondial 2026 et les promesses incarnées par la relève, le football sénégalais poursuit son ascension et nourrit plus que jamais les rêves d’un peuple passionné.

Conseil des ministres exceptionnel : Diomaye Faye fixe le cap et exige des résultats rapides du nouveau gouvernement

Réuni de manière exceptionnelle ce vendredi 5 juin 2026 sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a marqué le véritable lancement de l’action de la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo. À cette occasion, le président de la République a adressé ses félicitations au nouveau chef du gouvernement ainsi qu’à l’ensemble des ministres récemment nommés, tout en rendant hommage au travail accompli par l’équipe sortante.

Dans son adresse, le chef de l’État a rappelé le contexte particulier dans lequel s’inscrit cette nouvelle phase de gouvernance. Il a insisté sur les valeurs de solidarité, de collégialité et de loyauté qui doivent, selon lui, guider l’action gouvernementale dans les relations avec la présidence de la République et l’Assemblée nationale. Ces principes apparaissent comme des exigences essentielles pour assurer la cohérence et l’efficacité de l’action publique.

Face aux nombreux défis auxquels le Sénégal est confronté, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a appelé son gouvernement à accélérer le rythme des réformes et à produire des résultats concrets dans les meilleurs délais. Il a notamment évoqué les enjeux liés à la sécurité nationale, à la souveraineté, au développement économique ainsi qu’à l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

Dans cette perspective, le président de la République a demandé au Premier ministre de lui soumettre rapidement un Plan d’actions centré sur les urgences opérationnelles. Ce document devra définir les mesures prioritaires à mettre en œuvre pour relancer l’économie nationale, renforcer la gestion des finances publiques, maîtriser l’endettement et redynamiser les secteurs stratégiques de l’activité économique.

Le chef de l’État a également mis l’accent sur la nécessité de soutenir davantage le secteur privé, considéré comme un moteur essentiel de création de richesse et d’emplois. Il a insisté sur l’importance d’une préparation efficace de la campagne agricole, dans un contexte où les questions de souveraineté alimentaire demeurent au cœur des préoccupations nationales.

L’amélioration du pouvoir d’achat des ménages a également figuré parmi les priorités évoquées lors de cette réunion exceptionnelle. Le président a demandé au gouvernement de poursuivre les efforts visant à alléger les difficultés économiques des populations tout en renforçant les mécanismes de protection sociale.

Sur le plan administratif, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a appelé à une modernisation accrue de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens. Il a également plaidé pour le développement d’une communication de proximité permettant une meilleure information des Sénégalais sur les politiques publiques et les réformes engagées.

Au volet institutionnel, le président de la République a annoncé une réorganisation du fonctionnement gouvernemental. Désormais, le Conseil des ministres se tiendra toutes les deux semaines. Entre ces sessions, des réunions interministérielles de suivi seront organisées sous la conduite du Premier ministre afin d’assurer une exécution plus rigoureuse des décisions prises et un meilleur suivi des projets prioritaires.

Enfin, le chef de l’État a demandé au gouvernement de préparer activement les prochains textes législatifs ainsi que les futurs documents budgétaires, considérés comme des instruments essentiels pour traduire les orientations stratégiques de l’exécutif en actions concrètes.

Décentralisation : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des collectivités territoriales

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi en fin de journée une délégation de l’Union des Associations d’Élus locaux du Sénégal. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes engagées pour renforcer la gouvernance territoriale.

Au cœur des discussions, la question de la décentralisation a occupé une place centrale. Les échanges ont permis d’aborder les enjeux liés au développement des collectivités territoriales et à leur rôle dans la mise en œuvre des politiques publiques. Selon les participants, la décentralisation ne doit pas être perçue uniquement comme un transfert de compétences de l’État vers les collectivités, mais comme une approche de gouvernance visant à rapprocher davantage l’action publique des citoyens et des réalités locales.

Les représentants des communes, villes et départements ont salué la démarche de concertation adoptée par les autorités dans la conduite des réformes en cours. Ils ont notamment insisté sur l’importance du dialogue entre l’État central et les élus locaux afin de garantir une meilleure prise en compte des besoins des territoires et une plus grande efficacité dans l’exécution des programmes de développement.

Au cours de la rencontre, les élus ont également réaffirmé leur engagement à accompagner les transformations engagées par l’État. Ils ont exprimé leur disponibilité à contribuer activement à la réussite des politiques publiques destinées à améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans les domaines de l’aménagement du territoire, des infrastructures de proximité, des services sociaux de base et du développement économique local.

Pour le chef de l’État, les collectivités territoriales constituent un maillon essentiel dans la construction d’un Sénégal plus équilibré et plus inclusif. Leur implication est considérée comme indispensable pour relever les défis du développement et assurer une meilleure répartition des opportunités sur l’ensemble du territoire national.

Cette audience a ainsi permis de mettre en lumière la volonté commune de l’État et des élus locaux de renforcer la gouvernance territoriale. Elle traduit également une convergence de vues autour de la nécessité de bâtir un modèle de développement fondé sur la proximité, la participation citoyenne et la valorisation des potentialités locales.

Rufisque,journée internationale de l’Environnement à la gare du TER, une mobilisation citoyenne pour un cadre de vie attrayant.

Monsieur le Préfet du département de Rufisque a présidé ce jour la cérémonie de célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, organisée à la gare du TER de Rufisque par la SENTER SA, en collaboration avec la Ville de Rufisque et la SETER.

Cette activité a réuni les autorités administratives et territoriales, les services techniques, ainsi que de nombreux acteurs engagés dans la protection de l’environnement.

Les échanges ont permis de mettre en lumière les actions menées pour la prévention des inondations, notamment les opérations de curage des canaux, de faucardage et les dispositifs de pompage mis en place au niveau des bassins de rétention afin d’assurer une meilleure évacuation des eaux.

Dans son intervention, Monsieur le Préfet a salué cette initiative qui contribue à la préservation de l’environnement, à l’amélioration du cadre de vie des populations et à la lutte contre les effets des changements climatiques. Il a également appelé à une mobilisation continue de tous les acteurs pour promouvoir des comportements écoresponsables et renforcer les actions de protection de l’environnement.

Cette célébration a constitué un moment privilégié de sensibilisation, de partage et d’engagement collectif en faveur d’un développement durable et d’un environnement sain pour les générations présentes et futures.

Rufisque,journée internationale de l'Environnement à la gare du TER, une mobilisation citoyenne pour

Affaire AEE Power : le parquet financier confie trois enquêtes à la Section de recherches pour des soupçons d’escroquerie et de détournement

Le dossier AEE Power prend une nouvelle dimension judiciaire. Dans un communiqué publié ce 5 juin 2026, le procureur de la République financier a annoncé l’ouverture de plusieurs procédures liées à cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations autour de la gestion de fonds publics et de l’exécution de contrats impliquant la société espagnole AEE Power EPC SAU.

Selon le parquet financier, trois enquêtes distinctes sont désormais en cours et ont été confiées à la Section de recherches de Dakar afin de permettre des investigations approfondies sur des faits présumés d’escroquerie, de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics.

La première procédure trouve son origine dans une plainte déposée le 17 septembre 2024 par la société espagnole AEE Power EPC SAU elle-même. L’entreprise a saisi la justice sénégalaise en se constituant partie civile contre l’administrateur d’AEE Power Sénégal. Dans cette plainte, elle évoque des faits présumés de tentative d’escroquerie ainsi que de faux et usage de faux en écritures administratives. Cette démarche judiciaire traduit l’existence d’un différend interne portant sur la gestion et l’administration de la société au Sénégal.

La deuxième enquête découle des investigations ouvertes par la Division des investigations criminelles (DIC) le 6 janvier 2025. Ces investigations concernent une supposée fausse quittance d’un montant de 918 339 800 francs CFA en lien avec un contrat conclu avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’authenticité de ce document ainsi que les circonstances dans lesquelles il aurait été produit ou utilisé dans le cadre de l’exécution du marché.

Le troisième volet judiciaire fait suite à la plainte déposée par le député et leader politique Thierno Alassane Sall contre X. Dans sa dénonciation, l’ancien ministre évoque des faits présumés de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics. Cette plainte s’inscrit dans les nombreuses interrogations soulevées depuis plusieurs mois autour du projet d’électrification rurale attribué à AEE Power EPC SAU et financé à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Face à la multiplication des procédures et à la complexité des faits dénoncés, le parquet financier a décidé de centraliser les investigations au niveau de la Section de recherches de Dakar. Cette unité spécialisée est chargée de mener une enquête exhaustive afin de faire toute la lumière sur les accusations portées dans les différents dossiers.

Le procureur de la République financier souligne dans son communiqué que les investigations se poursuivent avec diligence. Les enquêteurs devront notamment établir les responsabilités éventuelles des différentes parties impliquées, vérifier la régularité des documents contestés et déterminer si des infractions financières ou des détournements ont effectivement été commis.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un contexte où l’affaire AEE Power occupe une place centrale dans le débat public, notamment en raison des interrogations persistantes sur l’utilisation des fonds destinés à l’électrification de centaines de villages sénégalais. Les conclusions de l’enquête pourraient ainsi avoir des répercussions importantes tant sur le plan judiciaire que politique.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 05 JUIN 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu exceptionnellement le vendredi 05 juin 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Nouveau Gouvernement et accélération de l’Agenda national de Transformation

Le Président de la République, après avoir salué le travail important accompli par le Premier Ministre et le Gouvernement sortants, félicite le Premier Ministre Monsieur Ahmadou Alhaminou Mohamed LO et les membres du Gouvernement pour leur nomination. Il souligne le contexte politique, économique, social et sécuritaire spécial, qui appelle un engagement constant, une solidarité sans faille, un travail d’équipe et une efficacité soutenue dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation.

Le Chef de l’Etat rappelle que le Gouvernement, institution collégiale et solidaire dont la marque fondamentale est la loyauté, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale. Il fait observer que le Gouvernement prend fonction au moment où le Sénégal est à la croisée des chemins pour consolider sa sécurité et sa souveraineté, bâtir une économie forte, endogène, ouverte au monde, renforcer les politiques de promotion de l’emploi, relancer l’investissement productif, améliorer le plateau infrastructurel ainsi que le pouvoir d’achat et le bien-être des populations.

Le Président de la République souligne l’impératif pour celui-ci d’être un Gouvernement de travail, d’actions, de réalisations et de résultats rapides. A cet effet, il demande au Premier Ministre de lui proposer, dans les meilleurs délais, un Plan d’actions du Gouvernement. Ce Plan d’urgences gouvernementales opérationnelles, doit intégrer la relance de l’économie, l’assainissement des finances publiques, le traitement de la dette souveraine, avec l’apurement de la dette intérieure ainsi que la redynamisation des secteurs vitaux.

Le Chef de l’Etat indique l’urgence d’accorder une attention particulière à l’environnement des affaires, au développement du secteur privé national, à l’économie informelle, aux PME/PMI, au bon déroulement de la campagne de production agricole, à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, aux programmes de lutte contre la pauvreté, aux interventions sociales de l’Etat et au dialogue social.

Il engage le Premier Ministre à intensifier les processus de modernisation des administrations et à veiller à la gestion et aux performances de toutes les entités des secteurs public et parapublic. En outre, il donne instruction aux membres du Gouvernement de mettre en œuvre, sous la conduite du Premier Ministre, une stratégie de communication de proximité cohérente, efficace et axée sur les résultats effectivement délivrés.

Le Président de la République prescrit au Premier Ministre de veiller à la préparation de l’agenda législatif, des prochains documents budgétaires (LFR 2026 et DPBEP 2027-2029) et du débat d’orientation budgétaire.

Enfin, il informe le Gouvernement que le Conseil des Ministres se réunira tous les quinze (15) jours. Dans l’intervalle, des conseils et réunions interministériels thématiques de cadrage, de suivi et d’évaluation se tiendront, sous la direction du Premier Ministre. 

Célébration du centenaire du Président Abdoulaye WADE

Le Président de la République rappelle que le Sénégal célèbre, dans la communion, le centenaire de Maître Abdoulaye WADE, ancien Président de la République. A cette occasion, il salue, au nom de la Nation, son combat historique pour le renforcement de la démocratie et des libertés publiques, la consolidation de l’Etat de droit, l’intégration africaine et le développement du Sénégal. A cet égard, le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a présidé, le 04 juin 2026, la cérémonie d’hommage à cet homme exceptionnel et multidimensionnel, patrimoine national, dont le courage politique, l’engagement patriotique et l’audace réformatrice pragmatique, ont contribué significativement au rayonnement du Sénégal en Afrique et dans le monde. Il demande au Gouvernement d’accompagner, au Sénégal et à l’extérieur, le déroulement de toutes les activités liées aux célébrations de la vie et de l’œuvre du Président WADE.

Enseignements du Dialogue national

Le Chef de l’Etat annonce que du 21 au 31 mai 2026, il a reçu d’anciens Premiers Ministres, d’anciens ministres en charge des Finances et de l’Intérieur, dans le cadre des audiences, rencontres et concertations relatives au nouveau format du dialogue national. Après avoir remercié et félicité toutes les personnalités reçues pour leur engagement patriotique exemplaire et leur sens élevé de l’Etat, le Président de la République indique qu’il poursuivra les rencontres avec les Forces vives de la Nation, en vue de consolider les bases sociales et économiques de la réalisation du Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. 

Mobilisation nationale autour des Lions de la Téranga

Le Président de la République fait observer que l’équipe nationale de Football du Sénégal entame le 16 juin 2026 son entrée en compétition lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Il annonce qu’il a remis, le mardi 02 mai 2026, le drapeau national aux joueurs, en leur réitérant toute sa confiance et son soutien. Il appelle toutes les composantes de la Nation à se mobiliser autour de l’équipe nationale de Football, durant cette compétition d’envergure, qui renforce le rayonnement international du Sénégal, notamment en matière de Sport.

Enfin, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux Lions U17, Champions d’Afrique, pour leur brillante victoire à l’issue de la CAN de la catégorie qui vient de se dérouler au Maroc.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a effectué, le samedi 30 mai 2026, une visite d’amitié et de travail en République sœur de Gambie, à l’invitation de Son Excellence le Président Adama BARROW.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a introduit sa communication en exprimant sa profonde gratitude au Chef de l’Etat pour la confiance renouvelée et renforcée, en le nommant aux fonctions de Premier Ministre, avant de souligner les attentes des citoyens en termes de résultats concrets, avec davantage d’emplois et d’opportunités économiques, un meilleur accès aux services essentiels, une administration plus performante et une amélioration tangible de leurs conditions de vie.

Il a présenté une communication ayant pour thème central : « La nouvelle méthode de conduite et de coordination de l’action gouvernementale de transformation, d’efficience opérationnelle et de résultats ». Cette communication est articulée autour des points suivants :

Les méthodes de travail

Dans le cadre de l’accélération de l’action gouvernementale, le Premier Ministre a annoncé l’impulsion d’un nouveau cap dans le pilotage central, avec la Primature qui fonctionnera sous le mode principal de l’interministérialité active et quotidienne. Dans cette perspective, la priorité sera axée sur la gestion harmonieuse des interfaces institutionnelles.

Pour le Premier Ministre, le changement de méthode dans la conduite et la coordination de l’action gouvernementale exige le passage

● d’une logique centrée sur les procédures à une logique orientée vers la résolution des problèmes ;

● d’une logique d’activités à une logique de résultats ;

● d’une logique sectorielle à une logique systémique ;

● d’une logique de cloisonnement à une logique de coopération.

Dans l’optique de l’efficience opérationnelle, chaque projet engagé doit contribuer aux priorités nationales, chaque réforme entreprise doit aboutir à des améliorations mesurables et chaque ressource publique mobilisée doit produire le maximum de valeur pour les citoyens. Ainsi, le Gouvernement veillera, dans toutes ses actions, à l’exigence d’alignement sur les priorités nationales. Les arbitrages budgétaires seront en cohérence avec les objectifs de transformation.

Dans ce même sillage, il a insisté sur l’urgence attachée à l’élaboration du Code d’éthique et de déontologie des agents de l’administration publique.

Il a notamment insisté sur l’alignement à l’Agenda Sénégal 2050 de toutes les politiques publiques, le renforcement des capacités de pilotage et d’organisation des ministères, la performance administrative, la culture de gestion des risques et la cybersécurité.

Accélération de la mise en œuvre des priorités de l’Agenda Sénégal 2050

Le Premier Ministre a rappelé la nécessité de traiter en priorité les dossiers critiques à enjeux immédiats de l’Agenda Sénégal 2050. Dans ce registre, il a particulièrement insisté sur la mise en place à temps des intrants pour la campagne de production agricole, la sécurité alimentaire pendant la période de soudure, l’organisation des examens et concours, la prévention des inondations.

l’évaluation de la mise en œuvre du Programme de Redressement économique et social (PRES) et la mise en œuvre des mesures d’ajustement requises, ainsi que le Plan Diomaye pour la Casamance et le Plan Diomaye pour le Sénégal Oriental.

Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé les diligences relatives à l’agenda législatif ainsi qu’au le suivi des directives issues des Conseils des ministres et des Conseils interministériels.

Il a clos sa communication sur les modalités pratiques de mise en œuvre de l’ensemble des orientations indiquées.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique.

Bacary SARR,

Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement

Affaire ASER : Thierno Alassane Sall salue l’intervention du parquet financier et annonce une vigilance accrue

Le président du parti République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a réagi à la suite du communiqué publié par le procureur de la République financier concernant le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). L’ancien ministre estime que cette prise de parole marque une avancée importante dans une affaire qu’il suit depuis plusieurs mois.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, Thierno Alassane Sall a rappelé avoir déposé une plainte en octobre 2025 dans ce dossier, à l’origine de plusieurs investigations menées par la Section de recherches. Selon lui, le silence observé jusqu’ici par les autorités judiciaires commençait à susciter des interrogations. Il se félicite donc de voir le parquet financier communiquer officiellement sur l’évolution de la procédure.

Le leader de République des Valeurs considère que les montants évoqués dans cette affaire imposent que toute la lumière soit faite sur les responsabilités éventuelles. Faisant référence à une somme de 37 milliards de francs CFA, il estime qu’un tel montant ne peut disparaître sans que des auteurs ou des complices soient identifiés. Pour lui, les faits présumés sont d’une gravité particulière dans la mesure où ils concernent un programme destiné à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales du Sénégal.

Thierno Alassane Sall souligne que les ressources engagées dans les projets d’électrification rurale sont essentielles pour le développement des communautés locales. Il considère que tout détournement de fonds dans ce secteur constituerait une atteinte directe aux intérêts des populations vivant dans les campagnes, qui attendent des infrastructures de base pour améliorer leurs conditions de vie et soutenir leurs activités économiques.

Affichant sa confiance dans le travail de la justice, l’ancien ministre affirme qu’il ne serait pas surpris de voir des responsables être mis en cause à l’issue des enquêtes en cours. Il estime que les investigations devraient permettre d’établir les responsabilités et de situer clairement les rôles des différents acteurs impliqués dans ce dossier.

Le député a également indiqué que son engagement dans cette affaire ne se limitera pas aux procédures engagées au Sénégal. Il a rappelé que des juridictions espagnoles ont déjà été saisies et a assuré que son parti continuerait à suivre de près toutes les évolutions du dossier, aussi bien devant les tribunaux sénégalais qu’au niveau international.

Badara Gadiaga : fin du bracelet électronique après sept mois de contrôle judiciaire

Après sept mois passés sous surveillance électronique, le chroniqueur Badara Gadiaga a finalement été libéré de son bracelet électronique. Une décision qui marque une nouvelle étape dans la procédure judiciaire le concernant et qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

Pour rappel, cette mesure de contrôle judiciaire lui avait été imposée dans le cadre de sa liberté provisoire. Durant cette période, le chroniqueur devait respecter plusieurs obligations fixées par la justice, dont le port permanent du bracelet électronique permettant de suivre ses déplacements.

La levée de cette mesure intervient après plusieurs mois d’attente pour ses proches, ses soutiens et une partie de ses auditeurs, qui voyaient dans cette surveillance une restriction importante de ses libertés. Pour eux, cette décision constitue un signe positif dans l’évolution de son dossier.

Très suivi sur les réseaux sociaux et dans les médias, Badara Gadiaga n’a jamais cessé d’alimenter les débats au sein de l’espace public sénégalais. Son affaire a souvent divisé l’opinion entre ceux qui estimaient que la justice devait suivre son cours et ceux qui réclamaient davantage de souplesse à son égard.

Avec le retrait de son bracelet électronique, le chroniqueur retrouve désormais une plus grande liberté de mouvement, même si la procédure judiciaire n’est pas forcément arrivée à son terme. Cette nouvelle étape pourrait toutefois contribuer à apaiser les tensions autour d’un dossier qui a longtemps fait la une de l’actualité nationale.

Marché régional de la dette : le Sénégal prévoit de lever 574 milliards FCFA entre mai et juillet

Les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) poursuivent leur recours au marché régional des titres publics afin de financer leurs besoins budgétaires. Entre les mois de mai et juillet, les huit pays de l’Union ambitionnent de mobiliser un montant global de 3 176 milliards de FCFA à travers des émissions de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).

Selon le calendrier prévisionnel des émissions, l’objectif fixé pour le mois de mai s’élevait à 1 335,9 milliards de FCFA. Pour le mois de juin, les États de l’Union prévoient de lever 860 milliards de FCFA, tandis qu’un montant de 980,5 milliards de FCFA est attendu en juillet.

Dans ce vaste programme de mobilisation de ressources, le Sénégal figure parmi les pays les plus actifs du marché régional. Confronté à des contraintes budgétaires et à une situation financière jugée délicate, le pays prévoit de mobiliser 574 milliards de FCFA sur la période de trois mois.

Dans le détail, les autorités sénégalaises comptent lever 216,1 milliards de FCFA via des Bons assimilables du Trésor, des instruments de financement à court terme. À cela s’ajoutent 357,9 milliards de FCFA attendus à travers des Obligations assimilables du Trésor, qui permettent de mobiliser des ressources sur des échéances plus longues.

Le programme de financement du Sénégal est réparti de manière progressive. En mai, l’objectif de mobilisation était fixé à 84 milliards de FCFA. Pour le mois de juin, le Trésor public vise 120 milliards de FCFA. L’essentiel des levées est toutefois programmé pour juillet, avec un montant ambitieux de 370 milliards de FCFA.

À l’échelle régionale, la Côte d’Ivoire demeure le principal émetteur sur le marché des titres publics de l’Umoa. Le pays prévoit de mobiliser 890 milliards de FCFA entre mai et juillet, confirmant son poids économique au sein de l’Union et ses importants besoins de financement.

Le Niger occupe la deuxième place avec un objectif de 782,4 milliards de FCFA sur la même période. Le Sénégal arrive ainsi dans le trio de tête des pays les plus présents sur le marché régional de la dette.

Kaolack : un ancien dépôt d’ordures renaît en espace vert communautaire

La célébration de la Journée mondiale de l’environnement a pris une dimension particulière cette année dans le quartier Bongré, à Kaolack. Placée sous le thème mondial « Agissons maintenant pour le climat », cette 16e édition, organisée par le Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal (RNECS) en partenariat avec plusieurs acteurs locaux, a été marquée par le lancement d’un ambitieux projet de transformation d’un ancien dépotoir sauvage en jardin éco-citoyen.

Chaque 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’environnement, une initiative portée par l’Organisation des Nations unies visant à sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux et climatiques. À Kaolack, le Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal perpétue cette tradition depuis 2010 en mobilisant collectivités territoriales, établissements scolaires et organisations communautaires autour d’actions concrètes en faveur de l’environnement.

Cette année, les activités se sont déroulées dans le quartier Bongré, en collaboration avec l’Inspection d’académie de Kaolack, Caritas, Proval-CV, l’ASC Marine ainsi que les autorités locales. Le site choisi symbolise à lui seul le défi environnemental auquel sont confrontés de nombreux quartiers urbains : un ancien dépôt sauvage d’ordures désormais appelé à devenir un espace vert communautaire.

Pour Hamath Kama, responsable du Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal, cette initiative illustre parfaitement la nécessité de transformer les contraintes environnementales en opportunités de développement durable.

« Nous avons voulu montrer qu’un espace autrefois marqué par l’insalubrité, les mauvaises odeurs et les risques sanitaires peut devenir un lieu de vie, d’apprentissage et d’activités génératrices de revenus. Ce jardin éco-citoyen permettra notamment le micro-jardinage, le compostage, le traitement de l’eau salée ainsi que d’autres activités relevant de l’économie verte », a-t-il expliqué.

Selon lui, le thème de cette année constitue un appel à l’action immédiate face à l’urgence climatique.

« Les Nations unies nous invitent à agir maintenant pour le climat. Nous ne pouvons plus attendre, car les effets du changement climatique sont déjà visibles dans nos communautés », a-t-il souligné.

Au-delà de sa vocation environnementale, le projet ambitionne également de devenir un espace de détente et de rencontre pour les habitants. À terme, le jardin offrira un cadre agréable où les populations pourront se reposer, respirer un air plus sain et profiter d’un environnement verdoyant au cœur du quartier.

Présent à la cérémonie, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a salué une initiative qui allie protection de l’environnement, éducation citoyenne et amélioration du cadre de vie.

« Ce projet est particulièrement important parce qu’il remplace un ancien dépotoir d’ordures par un espace vert utile à la communauté. Nous allons commencer par la plantation d’arbres afin de lancer officiellement l’aménagement du jardin », a-t-il déclaré.

L’inspecteur a également mis en avant la dimension pédagogique du projet. Situé entre deux écoles élémentaires, le futur jardin servira de cadre d’apprentissage pratique pour les élèves, les sensibilisant davantage aux enjeux environnementaux et climatiques.

« Cela permettra aux enfants de mieux comprendre l’importance de la préservation de leur environnement et de participer activement aux efforts éco-citoyens », a-t-il ajouté.

Insistant sur la responsabilité collective face aux dérèglements climatiques, Samba Diakhaté a rappelé que la lutte contre le changement climatique doit mobiliser l’ensemble des acteurs de la société. Il a notamment salué l’engagement des élèves dans les campagnes de sensibilisation et les actions de protection de l’environnement.

À travers cette initiative, les acteurs locaux démontrent qu’une gestion durable des déchets et la reconquête des espaces dégradés peuvent contribuer à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique. Le jardin éco-citoyen de Bongré apparaît ainsi comme un modèle de transformation écologique et sociale susceptible d’inspirer d’autres quartiers de Kaolack et du Sénégal.

Bras de fer au sommet de l’État : Quand la cohabitation Diomaye-Sonko devient une « opportunité historique »

Le mouvement « Farlu Jotna » critique la gestion du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye deux ans après son élection, dénonçant un gouvernement technocratique et une perte de repère politique au profit d’alliés de l’ancien système. Malgré ce constat, le mouvement, dirigé par le professeur Elhadj Malick Kane, considère l’élection d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale comme une opportunité pour imposer des réformes de rupture et un nouvel équilibre institutionnel.

Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le Président Bassirou Diomaye Faye fait face aux vives critiques de ses alliés de la première heure. Dans un communiqué au vitriol publié ce vendredi, le mouvement  « Farlu Jotna » – Forces vives du Sénégal, dirigé par le Professeur Elhadj Malick Kane, dresse un bilan sévère de la gouvernance actuelle, tout en entrevoyant une lueur d’espoir grâce au nouvel équilibre parlementaire.
Un président « sans boussole politique » ?
Pour « Farlu Jotna », la nomination d’un gouvernement essentiellement technocratique, dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lô, marque une rupture flagrante avec les aspirations populaires de 2024. Le mouvement déplore l’absence officielle du PASTEF pourtant ultra-majoritaire au sein de l’exécutif. Selon les signataires, ce choix écarte définitivement « Le Projet » initial porté par Ousmane Sonko au profit d’une simple stratégie de maintien au pouvoir.

Le mouvement qualifie également le dialogue national de dix jours initié par le chef de l’État de « pseudo-dialogue ». Il y voit une tentative de rapprochement dangereuse avec les figures de l’ancien régime, au risque de subir « le diktat des lobbies ».

L’Assemblée nationale comme rempart et opportunité

Face à ce qu’il qualifie de « décomposition du paysage politique », le Professeur Elhadj Malick Kane perçoit l’élection récente d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale comme un tournant historique. Pour la première fois en soixante ans, la majorité parlementaire n’est plus soumise à l’autorité directe du Président de la République.Cette situation inédite de « page blanche » impose désormais un équilibre institutionnel obligatoire. Le mouvement appelle ainsi les deux figures de l’exécutif et du législatif à collaborer étroitement pour remettre les réformes de rupture à l’ordre du jour.

L’exigence des réformes de fond

Réaffirmant son ancrage au sein de la coalition APTE (alliée de Pastef), « Farlu Jotna » rappelle que l’urgence demeure structurelle. L’organisation exige des actions immédiates sur quatre chantiers prioritaires :L’indépendance réelle de la justice, un meilleur équilibre des pouvoirs constitutionnels, l’encadrement strict des fonds secrets (fonds noirs).

Des nominations au mérite basées sur la compétence plutôt que sur les affinités politiques dans les sociétés d’État

Le ton est donné : pour les forces vives de la rupture, le mandat présidentiel doit rapidement retrouver sa trajectoire initiale sous peine de faire face à un blocage institutionnel majeur.

Aly Saleh
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Mali : Bamako met 8,5 milliards FCFA sur la tête de chefs jihadistes et indépendantistes

Les autorités maliennes franchissent une nouvelle étape dans leur lutte contre les groupes armés opérant sur le territoire national. Dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques contre les forces de défense et de sécurité, le gouvernement de transition a annoncé l’octroi de récompenses financières exceptionnelles pour toute information permettant de localiser ou de conduire à l’arrestation de plusieurs dirigeants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ainsi que du Front de libération de l’Azawad (FLA).

La décision a été rendue publique à travers un communiqué signé le 4 juin 2026 par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine. Les autorités maliennes y indiquent rechercher activement plusieurs responsables de groupes armés accusés de menacer la stabilité du pays et de mener des opérations contre les Forces armées maliennes.

La plus importante récompense annoncée s’élève à 2 milliards de francs CFA et concerne Iyad Ag Ghali, considéré comme le chef du JNIM, une organisation jihadiste affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique et présente dans plusieurs pays du Sahel. Figure centrale de l’insurrection armée dans le nord du Mali depuis plus d’une décennie, il demeure l’un des hommes les plus recherchés de la région.

Deux autres primes de 1,5 milliard de francs CFA chacune ont été promises pour toute information menant à Amadou Kouffa, chef de la Katiba Macina et numéro deux du JNIM, ainsi qu’à Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo, plus connu sous le nom de Jouleybib de Nampala.

Le gouvernement malien offre également une récompense de 1 milliard de francs CFA pour obtenir des renseignements permettant d’interpeller Alghabass Ag Intalla, personnalité influente du Front de libération de l’Azawad et acteur majeur des négociations au sein du mouvement indépendantiste.

Quatre autres responsables figurent sur la liste des personnes activement recherchées. Une prime de 500 millions de francs CFA est proposée pour chacun d’eux. Il s’agit notamment de Sedane Ag Hita, présenté comme responsable du JNIM dans la région de Kidal, d’Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi, actif dans la région de Tombouctou, ainsi que de Bilal Ag Achérif, secrétaire général du Front de libération de l’Azawad.

Cette offensive sécuritaire intervient dans un climat de tensions accrues entre Bamako et les groupes armés du nord du pays. Moins de deux semaines auparavant, les autorités avaient déjà inscrit plusieurs personnalités, dont Oumar Mariko et Étienne Fakaba Sissoko, ainsi que le Front de libération de l’Azawad, sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. Le gouvernement leur reproche notamment des liens présumés, un soutien ou une apologie en faveur du JNIM et du FLA à la suite des attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs positions militaires.

Issu de la transformation de l’ancienne Coordination des mouvements de l’Azawad, le Front de libération de l’Azawad regroupe plusieurs mouvements armés opérant dans le nord du Mali. Les autorités l’accusent d’avoir participé à diverses attaques contre les Forces armées maliennes et d’entretenir des relations de coopération avec le JNIM, une accusation régulièrement rejetée par certains responsables du mouvement.

À travers cette série de récompenses inédites, dont le montant cumulé atteint 8,5 milliards de francs CFA, Bamako affiche sa volonté de renforcer la pression sur les groupes armés. Cette stratégie combine désormais sanctions financières, poursuites judiciaires, opérations militaires et mobilisation des populations dans l’objectif de fragiliser les réseaux jihadistes et rebelles qui continuent de défier l’autorité de l’État dans plusieurs régions du pays.

Kaolack : la police démantèle un réseau spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et interpelle sept suspects

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kaolack a porté un coup dur à la criminalité organisée en procédant au démantèlement d’un réseau présumé spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et le recel de véhicules volés. L’opération, menée à la suite d’une série de plaintes enregistrées ces dernières semaines, a permis l’interpellation de sept individus et la récupération de plusieurs motocyclettes dérobées.

Selon des sources policières, les investigations ont été déclenchées face à la recrudescence des agressions visant les conducteurs de motos-Jakarta dans la région. Les enquêteurs ont alors entrepris un travail de renseignement et de recoupement des témoignages des victimes afin d’identifier les auteurs de ces attaques nocturnes.

Les recherches ont conduit les policiers vers le quartier Thioffack, à Kaolack, où un domicile privé avait été identifié comme étant le principal point de chute du groupe criminel. Le 31 mai 2026, aux environs de 15h30, une opération de perquisition a été menée dans cette maison. Sur place, les agents ont découvert trois motos signalées comme volées et procédé à l’arrestation de deux individus présentés comme des membres actifs du réseau.

L’enquête a rapidement pris une tournure décisive lorsque plusieurs victimes ont été appelées à identifier les objets saisis. Trois d’entre elles ont reconnu sans ambiguïté leurs motocyclettes ainsi que les deux suspects comme étant les auteurs des agressions dont elles avaient été victimes.

Placés en garde à vue après notification de leurs droits, les mis en cause sont passés aux aveux au cours de leurs auditions. Ils ont révélé l’existence d’un groupe structuré composé de cinq personnes opérant essentiellement durant les heures les plus tardives de la nuit. Selon leurs déclarations, les attaques étaient commises entre 3 heures et 4 heures du matin. Les victimes étaient ciblées puis dépouillées de leurs motos sous la menace d’armes blanches. Les véhicules volés étaient ensuite acheminés vers Kaffrine afin d’y être revendus.

Ces révélations ont conduit les enquêteurs à élargir leurs investigations dans cette région. Le 1er juin 2026, une équipe de la Brigade de recherches s’est rendue à Kaffrine pour identifier les personnes impliquées dans l’écoulement du butin. Cette opération a abouti à l’interpellation de quatre receleurs présumés et à la saisie de quatre autres motos-Jakarta volées.

Au terme de cette série d’interventions, les forces de l’ordre ont récupéré un total de sept motocyclettes volées et procédé à l’arrestation de sept personnes. Trois d’entre elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes blanches et d’un moyen de transport, tandis que les quatre autres sont poursuivies pour recel.

La police indique que l’enquête est toujours en cours afin de retrouver les derniers membres du réseau qui seraient encore en fuite. Les autorités espèrent ainsi mettre définitivement fin aux activités de ce groupe qui semait l’insécurité parmi les conducteurs de motos-Jakarta dans la région de Kaolack et ses environs.

Point E : un ouvrier échappe à la mort après une chute spectaculaire du 8e étage d’un chantier

Un grave accident de travail s’est produit dans la soirée du jeudi 4 juin 2026 au quartier Point E, à Dakar. Un jeune ouvrier de 24 ans a miraculeusement survécu après avoir été entraîné dans le vide depuis le huitième étage d’un immeuble en construction situé à proximité du ministère du Travail.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, la victime, un ressortissant nigérien identifié sous le nom de Salimou, participait aux travaux sur la terrasse de l’édifice lorsqu’un monte-charge utilisé pour acheminer des sacs de carreaux a brusquement cédé sous le poids de son chargement.

Le drame s’est produit aux environs de 19 heures. Dans une tentative désespérée de retenir l’appareil qui basculait, l’ouvrier a été emporté dans sa chute. Contre toute attente, il n’a pas percuté le sol. Les cordes du dispositif ont résisté et l’ont maintenu suspendu dans le vide à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, au niveau du huitième étage.

La scène a provoqué une vive émotion parmi les travailleurs du chantier et les riverains, qui ont assisté, impuissants, à cet impressionnant accident. Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour mettre en place une opération de sauvetage particulièrement délicate.

Après plusieurs minutes d’intervention, les secours sont parvenus à sécuriser la victime et à la ramener au sol. Malgré la violence de l’incident, le jeune homme s’en est sorti avec une blessure ouverte au bras droit. Il a été évacué vers l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff où il a été admis pour recevoir les soins nécessaires.

Cet accident remet une nouvelle fois en lumière les questions liées à la sécurité sur les chantiers de construction dans la capitale. Le Point E avait déjà été le théâtre d’un drame similaire quelques mois plus tôt.

En septembre 2025, un ouvrier de 27 ans, identifié sous le nom de Diatta, avait perdu la vie après une chute depuis le neuvième étage d’un immeuble de dix niveaux en construction en face de l’IPRES. À l’arrivée des secours, la victime présentait de multiples traumatismes graves. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, son décès avait été constaté sur place.

Sénégal–Groupe Duval : le Premier ministre Al Aminou Mohamed Lo ouvre la voie à de nouveaux partenariats d’investissement

Le Premier ministre du Sénégal, Al Aminou Mohamed Lo, a reçu en audience, mercredi 4 juin 2026, une délégation du Groupe Duval conduite par son président-fondateur, Eric Duval. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des investissements du groupe au Sénégal et de l’exploration de nouvelles opportunités de coopération entre le secteur public et le secteur privé.

Les échanges ont principalement porté sur l’état d’avancement des projets déjà engagés par le groupe dans le pays, les contraintes rencontrées dans leur mise en œuvre ainsi que les mécanismes susceptibles d’accélérer leur réalisation. Les deux parties ont également examiné les perspectives de développement de nouveaux projets structurants dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise.

Au cours de l’audience, les responsables du Groupe Duval ont réaffirmé leur intérêt pour le marché sénégalais, considéré comme l’un des plus dynamiques de la sous-région. Présent en Afrique depuis plusieurs années, le groupe intervient notamment dans les domaines de l’immobilier, de l’hôtellerie, de la construction, des infrastructures et des partenariats public-privé. Il développe également des activités dans les services financiers, les énergies renouvelables et l’aménagement urbain.  

La délégation a présenté au chef du gouvernement ses perspectives d’investissement à moyen et long terme, tout en mettant en avant la nécessité de renforcer la collaboration avec les autorités afin de créer un environnement favorable à l’exécution rapide des projets. Les discussions ont également porté sur les retombées économiques attendues en matière de création d’emplois, de transfert de compétences et de développement territorial.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités sénégalaises d’accélérer la transformation économique du pays à travers la Vision Sénégal 2050. Le gouvernement entend notamment s’appuyer sur des partenariats stratégiques avec des investisseurs nationaux et internationaux pour renforcer les infrastructures, soutenir l’industrialisation et améliorer l’attractivité du territoire.

Déjà engagé dans plusieurs projets en Afrique, le Groupe Duval a réaffirmé sa volonté d’accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges techniques afin d’identifier les projets prioritaires susceptibles d’être concrétisés dans les prochains mois, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant au service de la croissance et de l’emploi.  

Premier Conseil des ministres d’Al Aminou Lô : l’heure des premiers arbitrages et du changement de cap

Le Palais de la République accueille ce vendredi 5 juin le tout premier Conseil des ministres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Dix jours après sa nomination par le président Bassirou Diomaye Faye et quelques jours seulement après la formation de son équipe gouvernementale, le nouveau Premier ministre entame officiellement sa mission dans un contexte politique et économique particulièrement sensible.

Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, ce premier Conseil des ministres est observé comme un moment stratégique pour l’orientation de l’action gouvernementale au cours des prochains mois. Il intervient à la suite du limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai dernier, un événement qui a profondément reconfiguré les équilibres au sommet de l’État et ouvert une nouvelle séquence politique.

Comme le veut la tradition républicaine, les membres du gouvernement poseront d’abord pour la photo de famille avant de prendre place autour de la table du Conseil. Derrière cette image symbolique se cache toutefois un rendez-vous décisif. Les ministres, pour la plupart fraîchement installés dans leurs fonctions, devront s’imprégner des nouvelles orientations définies par l’exécutif et des priorités immédiates du gouvernement.

L’arrivée d’Al Aminou Lô à la Primature marque un changement notable dans le style de gouvernance. Ancien secrétaire général de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, le nouveau chef du gouvernement est réputé pour sa rigueur administrative, sa discrétion et son approche méthodique des affaires publiques. Plusieurs observateurs s’attendent ainsi à un fonctionnement davantage centré sur les résultats, les indicateurs de performance et la discipline budgétaire.

Dans les cercles gouvernementaux, l’on évoque déjà une volonté de rationaliser les procédures administratives et de renforcer le suivi de l’exécution des politiques publiques. Les premières réunions de travail menées depuis sa nomination ont d’ailleurs laissé apparaître un attachement particulier à la ponctualité, à la préparation technique des dossiers et à la réduction des interventions à caractère politique au profit d’analyses et de notes de cadrage.

Cette première réunion du gouvernement se déroule également dans l’ombre de l’absence d’Ousmane Sonko. Figure centrale de la majorité depuis l’élection présidentielle de 2024, son départ de la Primature continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Pour de nombreux observateurs, ce Conseil des ministres constitue un acte fondateur d’une nouvelle étape du magistère du président Bassirou Diomaye Faye.

Le nouveau gouvernement apparaît comme une combinaison de profils technocratiques, d’acteurs politiques issus de la coalition présidentielle et de personnalités indépendantes. À travers ce choix, le chef de l’État semble vouloir privilégier la stabilité institutionnelle et l’efficacité administrative dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales.

Mais c’est surtout sur le terrain économique que les premiers défis attendent l’équipe gouvernementale. Le Sénégal traverse une période délicate marquée par des tensions sur les finances publiques, une dette élevée et des préoccupations persistantes concernant le pouvoir d’achat des ménages. Au lendemain de la fête de Tabaski, les discussions autour du coût de la vie, de l’emploi et de la situation économique dominent largement les préoccupations des citoyens.

Face à cette conjoncture, le gouvernement d’Al Aminou Lô devrait placer le redressement macroéconomique au cœur de son action. L’objectif affiché est de restaurer la confiance des partenaires financiers, de consolider les équilibres budgétaires et de rassurer les investisseurs sur la trajectoire économique du pays. Cette orientation implique des choix parfois difficiles, notamment en matière de maîtrise des dépenses publiques et de gestion de l’endettement.

Dans ce dispositif, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, occupe une position centrale. Il devrait présenter aux membres du gouvernement un état des lieux détaillé de la situation financière du pays ainsi que les principaux leviers envisagés pour améliorer les marges budgétaires de l’État. Les arbitrages qui seront effectués dans les prochaines semaines seront déterminants pour la crédibilité du nouveau gouvernement.

Au-delà des questions financières, ce premier Conseil des ministres devrait également permettre de fixer les grandes priorités sectorielles de l’action gouvernementale, qu’il s’agisse de l’emploi des jeunes, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore des infrastructures. Autant de domaines où les attentes demeurent élevées.

Passation de commandement au ministère des Forces armées : Birame Diop met en avant son bilan, Yankhoba Diémé fixe le cap de la « Nation-Armée »

La cérémonie de passation de service au ministère des Forces armées s’est tenue ce jeudi 4 juin dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités de poursuivre la transformation de l’institution militaire. Le Général Birame Diop a officiellement transmis les rênes du département à Yankhoba Diémé, en présence des plus hautes autorités militaires du pays, notamment le Chef d’état-major général des Armées, le vice-amiral d’Escadre Oumar Wade, ainsi que le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Général de Division Martin Faye.

À cette occasion, le ministre sortant a dressé le bilan de son passage à la tête du département, mettant en exergue les efforts consentis pour renforcer la contribution des Forces armées à la mise en œuvre des politiques publiques. Selon lui, l’action menée au cours des derniers mois a permis d’enregistrer des avancées significatives dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le renforcement de l’économie familiale, le développement du capital humain, la formation continue du personnel ainsi que la promotion de la gouvernance sécuritaire et de la citoyenneté.

Birame Diop a également insisté sur les progrès réalisés dans la quête de souveraineté militaire du Sénégal. Il a particulièrement souligné le travail entrepris pour jeter les bases d’une industrie nationale de défense, présentée comme un levier essentiel de l’autonomie stratégique du pays. À cet effet, il a rappelé l’élaboration d’un projet de loi relatif à la base industrielle et technologique de défense, dont l’examen est attendu prochainement. Selon lui, l’adoption de ce texte permettra au Sénégal de se doter progressivement d’une véritable industrie de défense capable de répondre aux besoins nationaux tout en renforçant les capacités opérationnelles des Forces armées.

Prenant la parole après son prédécesseur, Yankhoba Diémé a rendu hommage au travail accompli avant de réaffirmer sa détermination à poursuivre les réformes engagées. Le nouveau ministre a notamment mis l’accent sur la consolidation du concept de « Nation-Armée », une vision qui vise à renforcer l’implication des Forces armées dans les dynamiques de développement national.

Pour le nouveau patron du département, l’armée doit continuer à jouer un rôle actif dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’élevage, l’éducation et la santé. Il estime que cette approche permettra de renforcer davantage les liens entre les populations et les Forces armées tout en contribuant aux objectifs de développement du pays.

Yankhoba Diémé a également placé la dimension sociale au cœur de ses priorités. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les actions en faveur des militaires en activité, mais aussi de ceux ayant achevé leur carrière. Le bien-être des familles des soldats figure également parmi les axes majeurs de son action future.

Selon lui, les préoccupations familiales demeurent un facteur déterminant dans l’engagement des militaires, notamment pour ceux déployés sur les différents théâtres d’opérations. Assurer de meilleures conditions de vie aux soldats et à leurs proches constitue ainsi un élément essentiel pour préserver le moral des troupes, renforcer leur motivation et améliorer l’efficacité opérationnelle de l’armée.

Semences d’arachide : les opérateurs dénoncent une répartition controversée des quotas

Le Collectif des opérateurs semenciers du Sénégal est monté au créneau pour dénoncer les conditions d’attribution des quotas de semences d’arachide dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026. Dans une déclaration de presse rendue publique vendredi à Kaolack, ses membres fustigent une procédure qu’ils jugent « irrégulière, inéquitable et opaque » et réclament son annulation pure et simple.

Selon les opérateurs semenciers, le ministère de l’Agriculture avait demandé, au début de la campagne, à chaque opérateur agréé de constituer des stocks de semences d’arachide sur la base de quantités officiellement notifiées. Pour répondre à cette requête, ils affirment avoir mobilisé d’importants financements bancaires et contracté des prêts afin de collecter les volumes exigés.

Cependant, le collectif dit avoir été surpris par la distribution, le 30 avril dernier, des lettres d’adjudication fixant les quotas de mise en place des semences. Les opérateurs estiment que cette opération s’est déroulée sans respect des procédures habituelles et sans prise en compte des stocks constitués à la demande de l’État.

« Pour certains opérateurs, les quantités attribuées représentent moins de 30 % des volumes collectés », souligne la déclaration. Le collectif déplore également de fortes disparités dans la répartition des quotas : certains bénéficiaires auraient obtenu plusieurs milliers de tonnes, tandis que d’autres n’auraient reçu que quelques dizaines de tonnes.

Les signataires dénoncent surtout l’absence de critères clairement définis pour justifier ces écarts. Une situation qui, selon eux, met en péril l’équilibre financier de nombreuses entreprises ayant contracté des engagements bancaires sur la base des orientations données par les autorités.

Face à cette situation, le Collectif des opérateurs semenciers formule plusieurs revendications, parmi lesquelles l’annulation des lettres d’adjudication déjà distribuées, la reprise du processus dans le respect des règles administratives, la prise en compte des stocks effectivement constitués ainsi que la publication des critères ayant servi à la répartition des quotas.

Les opérateurs appellent enfin le nouveau ministre de l’Agriculture à intervenir rapidement afin de rétablir la confiance au sein de la filière. Ils estiment que la transparence et l’équité constituent des conditions essentielles pour préserver la souveraineté alimentaire du Sénégal et assurer le bon déroulement des futures campagnes agricoles.

Abdourahmane Diouf révèle que son cabinet n’a jamais perçu de salaire en neuf mois de fonction

Lors de la cérémonie officielle de passation de service au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf a fait une révélation qui a suscité la surprise dans l’assistance. Au moment de quitter ses fonctions, l’ancien ministre a indiqué que les membres de son cabinet et lui-même n’avaient jamais perçu de salaire durant les neuf mois passés à la tête du département.

Prenant la parole devant les autorités, les agents du ministère et les invités présents à cette cérémonie marquant la transmission des responsabilités, Abdourahmane Diouf a tenu à livrer ce témoignage qu’il considère comme un fait relevant de l’histoire administrative récente du pays. « À l’heure où je vous parle, mon cabinet n’a jamais reçu de salaires. Je le dis pour l’histoire. Peut-être que c’est notre administration qui est ainsi faite. Je n’ai rien à dire derrière, c’est juste de la paperasse sur paperasse. Neuf mois après, nous sommes en train de partir et nous n’avons jamais reçu de salaires », a-t-il déclaré.

Cette sortie a mis en lumière les difficultés administratives auxquelles peuvent être confrontés certains responsables publics, malgré les responsabilités importantes qui leur sont confiées. Sans polémique ni accusation directe, l’ancien ministre a présenté cette situation comme le résultat de lourdeurs administratives qui ont empêché la régularisation des rémunérations de son équipe tout au long de son séjour au gouvernement.

Abdourahmane Diouf a également tenu à déconstruire certaines idées reçues sur les avantages supposés liés aux fonctions ministérielles. Selon lui, les postes de ministre ou de membre de cabinet sont souvent perçus par l’opinion publique comme synonymes de privilèges et de confort, alors que la réalité est parfois bien différente. « Ceux qui pensent qu’être ministre ou chef de cabinet procure des privilèges peuvent déchanter. En tout cas moi, je ne vois pas de privilèges. Ce n’est que des sacrifices », a-t-il affirmé.

À travers ces propos, il a voulu mettre en avant l’engagement et les efforts consentis par les collaborateurs qui l’ont accompagné durant son mandat. Malgré les contraintes rencontrées, il a salué leur disponibilité, leur professionnalisme et leur sens du service public.

Dans un ton mêlant émotion et reconnaissance, l’ancien ministre a adressé ses remerciements aux membres de son cabinet pour leur accompagnement et leur loyauté. Il les a ensuite invités à rester mobilisés pour la suite de leur parcours professionnel, les exhortant à préparer leurs cartons afin de relever ensemble de nouveaux défis.

Cette déclaration intervient dans un contexte de réaménagement gouvernemental marqué par plusieurs passations de service au sein de l’administration sénégalaise. Au-delà de l’anecdote, les propos d’Abdourahmane Diouf relancent le débat sur le fonctionnement administratif, la gestion des carrières au sein des cabinets ministériels et les délais de traitement des procédures liées à la rémunération des agents de l’État. Une situation qui, si elle est confirmée à plus grande échelle, pourrait interroger sur l’efficacité de certains mécanismes administratifs et sur les conditions d’exercice des hautes fonctions publiques.

Djirèye Clotilde Coly prend les rênes du ministère de la Jeunesse et des Sports avec de grandes ambitions pour la jeunesse sénégalaise

Une nouvelle étape s’ouvre pour le ministère de la Jeunesse et des Sports avec l’installation officielle de Djirèye Clotilde Coly à la tête du département. La cérémonie de passation de service, organisée ce jeudi à la Cité Keur Gorgui, a été marquée par un discours ambitieux dans lequel la nouvelle ministre a exposé sa vision et ses priorités pour les années à venir.

Dans une salle réunissant autorités administratives, représentants du mouvement sportif, organisations de jeunesse et agents du ministère, Djirèye Clotilde Coly a d’abord exprimé sa profonde gratitude envers le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre, Al Aminou Lô, pour la confiance qu’ils lui ont accordée en la nommant à la tête de ce département stratégique. Elle a assuré mesurer pleinement l’ampleur de la responsabilité qui lui incombe dans un contexte où la jeunesse représente la majorité de la population sénégalaise.

La nouvelle ministre a également tenu à saluer le travail réalisé par son prédécesseur, Khady Diène Gaye. Elle a reconnu les efforts consentis durant son mandat et a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité en consolidant les acquis et en renforçant les programmes déjà engagés au bénéfice des jeunes et du sport national.

Au cœur de son intervention, Djirèye Clotilde Coly a placé la jeunesse sénégalaise comme la principale richesse du pays et le moteur de son développement futur. Selon elle, les défis liés à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’insertion économique nécessitent une mobilisation collective et des politiques publiques innovantes. Elle a insisté sur la nécessité de créer davantage d’opportunités permettant aux jeunes de transformer leurs compétences et leur créativité en véritables leviers de croissance économique et de progrès social.

Au-delà des questions économiques, la ministre a souligné l’importance de promouvoir les valeurs citoyennes auprès de la jeunesse. Elle a mis en avant le civisme, la discipline, le patriotisme et le sens des responsabilités comme des fondements indispensables pour bâtir une nation forte et prospère. Pour elle, l’épanouissement de la jeunesse passe autant par l’acquisition de compétences que par la consolidation de valeurs républicaines capables de renforcer la cohésion sociale.

Le sport a occupé une place centrale dans son discours. Djirèye Clotilde Coly a adressé ses félicitations à l’équipe nationale sénégalaise des moins de 17 ans pour son récent sacre continental, saluant une performance qui témoigne du potentiel exceptionnel de la relève sportive du pays. Elle a considéré cette victoire comme une source d’inspiration pour toute la jeunesse sénégalaise et comme la preuve que les investissements dans la formation et l’encadrement des jeunes talents peuvent produire des résultats remarquables.

La ministre a réaffirmé l’engagement de l’État à améliorer durablement les conditions de performance des sportifs sénégalais. Elle a annoncé sa volonté d’accélérer le développement des infrastructures sportives modernes, de renforcer l’accompagnement technique et médical des athlètes et de créer un environnement plus favorable à l’émergence de champions capables de porter haut les couleurs nationales sur les scènes africaine et internationale.

La promotion de la lutte traditionnelle figure également parmi les axes majeurs de son action. Considérée comme un patrimoine culturel et sportif profondément ancré dans la société sénégalaise, cette discipline bénéficiera d’une attention particulière afin de mieux structurer son développement et de préserver son rôle dans la transmission des valeurs culturelles nationales.

À l’approche de plusieurs rendez-vous sportifs d’envergure, notamment les prochaines compétitions mondiales et les Jeux olympiques de la jeunesse, Djirèye Clotilde Coly a insisté sur la nécessité d’une préparation rigoureuse. Elle a affirmé que son département travaillera en étroite collaboration avec les fédérations, les entraîneurs et l’ensemble des acteurs du mouvement sportif afin d’optimiser les performances des représentants sénégalais.

En conclusion, la nouvelle ministre a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs concernés. Elle a invité les jeunes à croire en leurs capacités et à devenir les premiers artisans de leur réussite. Elle a également exhorté les agents du ministère à faire preuve d’engagement, de professionnalisme et d’esprit d’équipe pour relever les défis à venir. Plaçant son mandat sous le signe de l’action, de la transparence et de la culture du résultat, Djirèye Clotilde Coly a affirmé sa détermination à faire du ministère de la Jeunesse et des Sports un véritable outil de transformation sociale et de promotion de l’excellence.

« Vive la jeunesse, vive le sport, vive le Sénégal », a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l’assistance, donnant ainsi le ton d’une nouvelle dynamique qu’elle souhaite résolument tournée vers les résultats et l’avenir.

Samba Tall Sarr démissionne de son poste de conseiller technique minier au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines

Samba Tall Sarr a annoncé sa démission de ses fonctions de conseiller technique minier au sein du cabinet du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Dans une déclaration rendue publique, il indique avoir pris cette décision après avoir servi dans ce poste en vertu d’un arrêté ministériel approuvé par le Premier ministre, Ousmane Sonko.

Dans son message, l’ancien conseiller technique a exprimé sa profonde gratitude à l’endroit du chef du gouvernement, soulignant que c’est ce dernier qui l’avait convaincu de mettre au service du Sénégal l’expertise qu’il a acquise au cours de plus de vingt-trois années d’expérience dans le secteur minier.

« Je ne regrette aucunement cet engagement. Ce fut un honneur de contribuer, à mon niveau, à l’ambition de transformation du Sénégal », a-t-il déclaré, saluant la confiance qui lui a été accordée ainsi que la vision portée par le Premier ministre en faveur d’un Sénégal « souverain, juste et prospère ».

Samba Tall Sarr a également adressé ses remerciements à Birame Souleye Diop, ancien ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ainsi qu’à l’ensemble des agents et collaborateurs du département ministériel. Il a notamment mis en avant leur professionnalisme, leur disponibilité et la qualité des relations de travail entretenues durant son passage au sein du ministère.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°748 – 05/06/2026

🔴 CENTENAIRE DU PRÉSIDENT ABDOULAYE WADE – S.E. BASSIROU DIOMAYE FAYE, DANS UN DISCOURS HISTORIQUE, ÉRIGE LE PAPE DE DU SOPI EN MODÈLE, APPELLE À LA RESPONSABILITÉ ET, DE MANIÈRE ALLÉGORIQUE, FAIT DES MISES EN GARDE CONTRE X : « SERVIR SA JEUNESSE …NE PAS SE SERVIR D’ELLE »
🔴 CENTENAIRE DE Me WADE – ÉVÉNEMENT PLACÉ SOUS LE HAUT- PATRONAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : SYNDIÉLI SALUE LA COURTOISIE DE DIOMAYE

🔴 TEUNGUETH FC CHAMPION : LE SACRE D’UNE SAISON MAÎTRISÉE

Teungueth FC sacré champion du Sénégal au terme d’un final haletant

Teungueth FC a été couronné champion du Sénégal à l’issue de la 30e et dernière journée de Ligue 1 disputée ce jeudi 4 juin 2026. Les Rufisquois ont décroché le titre grâce à une précieuse victoire sur la pelouse de Guédiawaye FC (1-0) au stade Amadou Barry, au terme d’une rencontre maîtrisée qui leur permet de terminer la saison au sommet du football sénégalais.

Dans un contexte de forte pression, les hommes de Malick Daf ont abordé cette ultime journée avec la ferme volonté de conserver leur destin entre leurs mains. Dès les premières minutes, ils ont affiché leurs ambitions en prenant le contrôle du jeu face à une équipe de Guédiawaye FC déterminée à terminer sa saison sur une bonne note. Malgré plusieurs tentatives de part et d’autre, la première période s’est achevée sur un score nul et vierge.

Au retour des vestiaires, Teungueth FC a rapidement trouvé la faille. Quelques minutes après la reprise, le capitaine Raphaël Ndong a fait parler son sens du but en inscrivant l’unique réalisation de la rencontre. Un but décisif qui a libéré les supporters rufisquois et placé leur équipe sur la voie du sacre.

Solides défensivement et disciplinés dans leur organisation, les champions ont ensuite su gérer leur avantage jusqu’au coup de sifflet final. Cette victoire leur permet de conclure la saison de la plus belle des manières et de s’offrir un nouveau titre de champion du Sénégal, récompensant une campagne marquée par la régularité et l’efficacité.

Pendant que Teungueth FC célébrait son triomphe, la lutte pour le maintien livrait également son verdict. Promue cette saison dans l’élite, l’AS Cambèrène n’est pas parvenue à éviter la relégation. Battue à domicile par le Jaraaf sur le score de 1-0, la formation cambérénoise termine dans la zone rouge et retrouve la Ligue 2 après une seule saison parmi les grands.

La Sonacos connaît le même sort. Les Huiliers se sont inclinés à domicile face à l’US Ouakam (2-1) et accompagneront l’AS Cambèrène à l’étage inférieur la saison prochaine. Une issue douloureuse pour un club historique qui n’a pas réussi à redresser la barre lors des dernières journées du championnat.

À l’inverse, la Linguère de Saint-Louis a assuré son maintien dans l’élite. Accrochés à domicile par Wally Daan (1-1), les Saint-Louisiens ont obtenu le point nécessaire pour conserver leur place en Ligue 1 et éviter une fin de saison dramatique.

Passation de service : Abdourahmane Sarr transmet le flambeau à Cheikh Diba et défend son héritage de « souverainisme libéral »

La cérémonie officielle de passation de service au ministère chargé de l’Économie et des Finances s’est tenue dans une atmosphère empreinte de solennité et de continuité institutionnelle. À cette occasion, Abdourahmane Sarr a officiellement transmis les responsabilités de son département à Cheikh Diba, désormais à la tête du ministère unifié de l’Économie, des Finances et du Plan.

Au moment de quitter ses fonctions, le ministre sortant a tenu à partager ce qu’il considère comme l’héritage doctrinal de son action gouvernementale. Une vision économique fondée sur la discipline macroéconomique, la promotion de l’initiative privée et le concept qu’il a baptisé « Souverainisme libéral », qu’il présente comme une voie de développement conciliant souveraineté nationale et ouverture économique.

Dans son adresse aux cadres et agents du ministère, Abdourahmane Sarr s’est félicité du retour à une architecture institutionnelle unifiée regroupant les compétences économiques, financières et de planification. Une réforme qu’il défend depuis plusieurs années et qu’il considère comme un levier essentiel pour améliorer la cohérence de l’action publique.

Selon lui, le développement du Sénégal ne peut être envisagé en dehors de son environnement régional. Il a ainsi réaffirmé sa conviction que la souveraineté économique du pays est compatible avec une intégration renforcée au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Résumant sa doctrine par la formule wolof « Moom Sa Bopp Menel Sa Bopp, Yewwi Rewmi, Yewwi Gox Yi, Yewwi Nit Gni », il a expliqué que l’autonomie économique se construit à travers des institutions solides, des marchés performants et une meilleure capacité des États à financer leur propre développement.

Dans cette perspective, l’ancien ministre a mis en avant les atouts de l’espace ouest-africain, notamment l’existence d’une monnaie commune stable, d’une banque centrale crédible et d’un marché régional des capitaux qu’il juge particulièrement stratégique. Il a rappelé que ce marché régional a fortement inspiré la stratégie d’endettement mise en œuvre sous sa responsabilité, une orientation qu’il estime aujourd’hui confortée par les résultats obtenus.

Face à la montée en puissance des investisseurs non résidents dans le financement des économies africaines, Abdourahmane Sarr a plaidé pour un approfondissement du marché financier régional. Il a notamment évoqué la nécessité de mettre en place un fonds souverain régional et de renforcer progressivement l’autonomie monétaire de l’espace communautaire. Pour lui, la souveraineté économique ne relève pas du discours mais d’un processus de construction fondé sur des choix crédibles et des institutions solides.

Réaffirmant ses convictions libérales, il a également insisté sur le rôle central de la liberté économique, de l’innovation, de la concurrence et de la responsabilité individuelle et collective dans l’amélioration de la productivité nationale. Il estime que ces principes doivent continuer à guider les politiques publiques afin de favoriser une croissance durable et créatrice d’emplois.

Abordant la question de la gouvernance institutionnelle, Abdourahmane Sarr a rappelé qu’il s’était opposé dès 2019 à la séparation des fonctions économiques et budgétaires de l’État. À ses yeux, les politiques économiques, financières, budgétaires et de planification gagnent en efficacité lorsqu’elles sont élaborées et conduites dans un cadre unique. C’est pourquoi il a salué la reconstitution du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan dirigé par Cheikh Diba, entouré des ministres délégués Allé Nar Diop et Bassirou Sarr.

Toutefois, il a souligné que le succès de cette nouvelle organisation dépendra de la qualité de la coordination entre les différentes composantes du département. Il a insisté sur l’importance du cadrage macroéconomique, de la maîtrise de la stratégie d’endettement, de la maturation des projets structurants et de l’amélioration de la qualité de la dépense publique.

Revenant sur son bilan, l’ancien ministre a estimé que plusieurs jalons importants ont été posés pour orienter durablement la trajectoire économique du Sénégal. Parmi les réalisations qu’il a mises en avant figure la participation active de ses équipes à l’élaboration et à la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, notamment à travers son premier programme quinquennal couvrant la période 2025-2029.

Il a également souligné la conception de la Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement, présentée comme un instrument destiné à renforcer la liberté économique, à attirer davantage de capitaux et à valoriser les potentialités des territoires.

Dans le domaine de la transparence économique, Abdourahmane Sarr a cité l’instauration d’un rapport macroéconomique trimestriel destiné à améliorer la qualité du débat public et à renforcer l’accès des citoyens à l’information économique. Cette initiative s’ajoute à plusieurs autres réformes engagées durant son mandat, notamment le réalignement de la coopération internationale sur les priorités nationales, la promotion des partenariats public-privé à travers le recyclage d’actifs, le développement de nouveaux mécanismes de mobilisation de l’épargne de la diaspora ainsi que la consolidation d’une approche territoriale fondée sur des pôles de développement.

Au terme de son intervention, Abdourahmane Sarr a rendu un hommage appuyé aux agents du ministère qu’il a qualifiés de véritable colonne vertébrale de l’institution. Saluant leur professionnalisme, leur engagement et les nombreux sacrifices consentis pour accompagner les réformes engagées, il leur a exprimé sa profonde gratitude.

Passation de service au ministère de l’Enseignement supérieur : Boubacar Camara prend les rênes d’un secteur en pleine mutation

La passation de service entre le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Boubacar Camara, et son prédécesseur, Daouda Ngom, s’est tenue ce jeudi matin dans une atmosphère empreinte de sobriété et de responsabilité. Cette cérémonie officielle marque le transfert des charges à la tête d’un département stratégique pour l’avenir du Sénégal, au cœur des politiques de formation, de recherche scientifique et d’innovation.

Organisée en présence des principaux responsables administratifs du ministère, des directeurs généraux, des recteurs d’université ainsi que de plusieurs acteurs du monde académique, la rencontre a symbolisé la continuité de l’action publique dans un secteur confronté à de nombreux défis. Le passage de témoin intervient dans un contexte où l’enseignement supérieur sénégalais est engagé dans d’importantes réformes visant à améliorer la qualité de la formation, renforcer la gouvernance des établissements et mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

À cette occasion, Daouda Ngom a exprimé sa gratitude envers les collaborateurs qui l’ont accompagné durant son mandat. Il a salué le travail accompli par les différentes structures du ministère et rappelé les efforts consentis pour faire avancer plusieurs dossiers relatifs à l’amélioration des infrastructures universitaires, au développement de la recherche et à l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur. L’ancien ministre a également souhaité plein succès à son successeur dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

Prenant officiellement ses fonctions, Boubacar Camara a mesuré l’ampleur de la mission qui lui est confiée. Le nouveau ministre hérite d’un département dont les enjeux sont nombreux et complexes. Parmi les dossiers prioritaires figurent la gestion des effectifs croissants dans les universités publiques, la question de l’orientation des nouveaux bacheliers, l’amélioration des conditions d’apprentissage et de vie des étudiants, ainsi que le renforcement des capacités de recherche et d’innovation.

Le secteur de l’enseignement supérieur demeure en effet confronté à des défis structurels importants. La massification des effectifs universitaires continue de peser sur les capacités d’accueil des établissements, tandis que les attentes des étudiants et des enseignants restent fortes en matière d’infrastructures, d’équipements pédagogiques et de financement de la recherche. À cela s’ajoutent les exigences liées à la modernisation des formations et à l’adaptation des cursus aux besoins d’une économie en constante évolution.

Le nouveau ministre devra également poursuivre les efforts engagés pour renforcer l’employabilité des diplômés, encourager l’innovation technologique et promouvoir les partenariations entre les universités, les centres de recherche et le secteur privé. Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de faire de l’enseignement supérieur un levier majeur de transformation économique et sociale.

Guerre au Moyen-Orient : le FMI mobilise une aide d’urgence pour plusieurs pays africains fragilisés par la flambée des prix

Face aux répercussions économiques croissantes du conflit au Moyen-Orient, le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de renforcer son soutien financier à plusieurs pays africains particulièrement exposés à la hausse des prix de l’énergie et des produits agricoles. L’annonce a été faite ce jeudi par la directrice de la communication de l’institution, Julie Kozack, lors d’une conférence de presse.

Selon les responsables du FMI, l’Éthiopie, la Gambie et le Burkina Faso bénéficieront de versements additionnels ou d’un décaissement accéléré des fonds déjà prévus dans le cadre de leurs programmes d’assistance. Parallèlement, les discussions se sont intensifiées avec le Malawi en vue de la mise en place d’un nouveau programme de soutien financier.

Cette décision intervient alors que les conséquences du conflit opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël continuent de se propager à l’économie mondiale. Déclenchée à la fin du mois de février, la crise a rapidement pris une dimension stratégique majeure après les attaques visant les installations pétrolières de plusieurs pays de la région et la fermeture du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel par lequel transitent habituellement près de 20 % des exportations mondiales d’hydrocarbures.

Cette perturbation des flux énergétiques a provoqué une flambée des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les effets se font désormais ressentir dans de nombreux pays importateurs d’énergie, notamment en Afrique, où la hausse des coûts du carburant exerce une pression supplémentaire sur les finances publiques, les entreprises et les ménages.

Au-delà du pétrole, le conflit a également affecté le marché mondial des engrais. Les difficultés d’approvisionnement et l’augmentation des prix de ces intrants essentiels à l’agriculture suscitent des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire de plusieurs États déjà confrontés à des vulnérabilités économiques structurelles.

Dès les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, organisées à la mi-avril, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, avait indiqué que l’institution se tenait prête à intervenir rapidement pour soutenir les pays les plus touchés. À cette occasion, elle avait estimé que les besoins financiers pourraient atteindre entre 20 et 50 milliards de dollars, selon l’ampleur et la durée de la crise.

Pour le FMI, les premiers indicateurs économiques montrent déjà les effets du choc provoqué par la guerre. Julie Kozack a souligné que la hausse des prix des matières premières commence à apparaître dans les données macroéconomiques collectées par l’institution. Cette situation alimente les tensions inflationnistes dans plusieurs régions du monde et contribue à détériorer les perspectives économiques à court terme.

Le Fonds doit publier en juillet une mise à jour de ses prévisions économiques mondiales dans le cadre de son rapport annuel sur les perspectives de l’économie mondiale. Ce document intégrera les nouvelles estimations de croissance pour l’année en cours ainsi que pour 2027, en tenant compte des conséquences du conflit.

Si certains pays pourraient bénéficier indirectement de certains investissements technologiques ou de la hausse de certaines matières premières, le FMI prévient que les économies les plus fragiles risquent de subir les effets les plus lourds. L’institution se dit particulièrement préoccupée par la situation des pays vulnérables fortement dépendants des importations énergétiques, dont les marges budgétaires restent limitées face à l’envolée des coûts mondiaux.

Ousmane Sonko plaide pour une réforme ambitieuse de l’Union Parlementaire Africaine

Dakar, 4 juin 2026 – En marge de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce jeudi en audience le président du Comité exécutif de l’organisation parlementaire continentale, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion d’aborder les enjeux institutionnels auxquels fait face l’UPA ainsi que les perspectives de renforcement de son rôle dans la gouvernance africaine.

Les discussions ont porté sur les missions fondamentales de l’Union Parlementaire Africaine, son mode de fonctionnement et les défis auxquels elle est confrontée dans un contexte continental marqué par des crises sécuritaires persistantes, des tensions politiques dans certaines régions, ainsi que des défis liés à l’intégration économique et au développement durable.

Au cours de l’entretien, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de repenser le fonctionnement de l’institution afin de lui permettre de jouer un rôle plus influent dans les grandes décisions qui concernent l’avenir du continent. Selon lui, les parlements africains doivent être davantage impliqués dans les processus de réflexion et de décision portant sur les questions stratégiques, notamment en matière de paix, de sécurité, de démocratie et de développement.

Le président de l’Assemblée nationale a ainsi plaidé pour une réforme en profondeur de l’UPA, estimant qu’une modernisation de ses mécanismes d’action et de coordination renforcerait sa capacité à accompagner les transformations en cours en Afrique. Il a souligné que l’organisation devait évoluer pour répondre plus efficacement aux attentes des peuples africains et aux nouvelles réalités géopolitiques du continent.

Au-delà des questions organisationnelles, Ousmane Sonko a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les synergies entre l’Union Parlementaire Africaine et l’Union africaine. Il a défendu l’idée d’une meilleure harmonisation des recommandations et résolutions adoptées par l’UPA avec les orientations stratégiques définies par l’organisation continentale.

Pour le responsable sénégalais, une telle convergence permettrait de garantir une plus grande cohérence dans l’action institutionnelle africaine et d’accroître l’efficacité des politiques mises en œuvre à l’échelle du continent. Il a estimé que les institutions parlementaires africaines devaient constituer un relais essentiel des ambitions portées par l’Union africaine en matière d’intégration, de stabilité politique et de développement.

Cette audience intervient dans un contexte où les organisations parlementaires régionales et continentales cherchent à renforcer leur influence dans la gouvernance africaine. La 85ᵉ session du Comité exécutif de l’UPA constitue ainsi une plateforme importante de réflexion sur l’avenir du parlementarisme africain et sur les moyens de consolider la coopération entre les différentes institutions du continent.

« Dundal PS » : le cri d’alarme des héritiers de Senghor

Le Parti socialiste (PS) sénégalais, jadis colonne vertébrale de la République, vacille. Un manifeste publié le 28 janvier 2026, intitulé « Dundal PS » (« Faire revivre le PS »), sonne comme un électrochoc. Selon ses auteurs, le parti de Léopold Sédar Senghor et de Abdou Diouf est au bord de l’effacement et doit impérativement se réinventer.

Un héritage menacé

Créé en 1948 sous ses différentes appellations historiques avant de devenir le Parti socialiste, le PS a joué un rôle central dans la lutte pour l’indépendance et dans la construction des institutions démocratiques du Sénégal.

Aujourd’hui, les signataires du manifeste dressent un constat alarmant : une présence quasi inexistante dans l’espace public, une absence remarquée sur les réseaux sociaux et un recul électoral spectaculaire. Lors des élections législatives de novembre 2024, le parti n’a obtenu qu’un seul député.

Les structures internes sont jugées « lourdes et inefficaces », tandis que la direction est qualifiée de « faible » et « sans vision ».

Des réformes jugées insuffisantes

Les différentes tentatives de relance — séminaires, commissions spéciales ou encore congrès régulièrement reportés — sont dénoncées comme des « opérations d’auto-célébration » dépourvues de véritable contenu politique.

« Nous avons épuisé les avertissements ignorés », écrivent les auteurs du texte, qui disent désormais refuser les demi-mesures.

La philosophie de la refondation

Le manifeste s’ouvre sur deux références fortes : « Nit nitay garabam » (« l’homme est le remède de l’homme ») et le principe africain de l’Ubuntu (« je suis parce que nous sommes »).

Les signataires proposent une refondation articulée autour de trois axes majeurs :

  • reprendre la parole publique et redevenir une force de proposition ;
  • réformer les structures du parti afin de les rendre plus efficaces ;
  • rassembler les militants autour d’un projet actualisé et d’une direction légitime.

Un appel au-delà des clivages

Parmi les 46 signataires figurent d’anciens ministres tels que Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, ainsi que des élus locaux, des responsables de la diaspora et de jeunes militants.

Au-delà du cadre partisan, les auteurs affirment s’adresser à tous les Sénégalais attachés aux valeurs de justice sociale, de solidarité et de démocratie. Ils plaident pour l’émergence d’une direction consensuelle capable de porter l’ambition d’un Sénégal plus équitable et plus inclusif.

Une étape décisive

Le Parti socialiste se trouve désormais à un tournant de son histoire : se réinventer ou disparaître. Ce manifeste pourrait constituer le dernier sursaut d’un parti historique, mais aussi le premier acte de sa renaissance politique.

Après plusieurs décennies au cœur du pouvoir sénégalais, le PS est confronté à l’un des plus grands défis de son existence : retrouver sa place dans un paysage politique profondément transformé.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye célèbre la persévérance, le respect et l’engagement d’un bâtisseur

À l’occasion de la cérémonie officielle marquant le centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée ce jeudi au Grand Théâtre National de Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours empreint de gravité et d’admiration. Devant un parterre de personnalités politiques, diplomatiques, religieuses et culturelles, le chef de l’État a dressé le portrait d’un homme dont le parcours, selon lui, demeure une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.

Dans son hommage, Bassirou Diomaye Faye a mis en lumière trois vertus cardinales qui, à ses yeux, résument la trajectoire exceptionnelle de l’ancien président de la République : la persévérance, le respect de l’adversaire et l’engagement au service de la nation et du continent africain.

Le président sénégalais a d’abord salué la persévérance qui a marqué toute la carrière politique d’Abdoulaye Wade. Il a rappelé que les grandes conquêtes ne s’obtiennent jamais dans la précipitation et que les causes les plus justes exigent souvent patience, endurance et détermination. Dans un monde où la réussite rapide est souvent présentée comme une norme, il a souligné que le parcours de Wade constitue un puissant contre-exemple.

Selon Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État a incarné l’image de l’homme capable de maintenir son cap malgré les épreuves, les déceptions et les abandons. Pendant des décennies, il a poursuivi son combat politique sans céder au découragement, alors même que nombre de ses compagnons de route renonçaient ou choisissaient d’autres chemins. Cette constance, a estimé le président, représente l’une des plus grandes leçons léguées par le doyen de la politique sénégalaise.

La deuxième vertu mise en avant est celle du respect de l’adversaire. Revenant sur les longues années d’opposition d’Abdoulaye Wade, Bassirou Diomaye Faye a évoqué les périodes de prison, les procès, les suspicions et les nombreuses épreuves traversées avant son accession au pouvoir. Toutefois, il a précisé que ce rappel historique n’avait pas pour objectif de raviver d’anciennes blessures, mais plutôt de mesurer le chemin parcouru par la démocratie sénégalaise.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que derrière le combattant politique se trouvait un homme attaché à la courtoisie et au respect des convenances républicaines. Il a notamment rappelé un épisode symbolique au cours duquel Abdoulaye Wade s’était rendu auprès de la mère du président Abdou Diouf pour lui témoigner son respect en pleine campagne électorale. Pour Bassirou Diomaye Faye, ce geste illustre une conception noble de la compétition politique, où la conquête du pouvoir ne doit jamais se transformer en humiliation de l’adversaire.

Cette réflexion l’a conduit à revenir sur l’alternance historique de l’an 2000, qu’il considère comme l’un des moments les plus marquants de la démocratie sénégalaise. Il a rendu hommage à Abdou Diouf pour avoir reconnu sa défaite sans contestation et à Abdoulaye Wade pour avoir accueilli sa victoire sans esprit de revanche. Selon lui, ces deux figures, malgré leurs divergences profondes, ont démontré que l’intérêt supérieur de la nation pouvait prévaloir sur les rivalités partisanes.

Le président de la République a ainsi présenté cette transition politique comme un exemple de maturité démocratique, rappelant que le pouvoir avait changé de mains uniquement par l’expression souveraine du peuple. Il a souligné que cette transmission pacifique demeure l’une des plus belles pages de l’histoire nationale et une référence pour l’ensemble du continent.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a mis en exergue l’engagement constant d’Abdoulaye Wade en faveur du Sénégal et de l’Afrique. Il a retracé le parcours académique et intellectuel de l’ancien président, depuis ses études jusqu’à l’obtention de doctorats en droit et en économie, en passant par ses responsabilités universitaires et sa carrière d’avocat.

Pour le chef de l’État, cette brillante trajectoire n’a jamais été guidée par la seule ambition personnelle. Il a rappelé qu’en 1956 déjà, Abdoulaye Wade participait aux côtés de grandes figures intellectuelles africaines aux réflexions sur l’avenir du continent et sur la place des peuples noirs dans le monde. Cette implication précoce témoignait, selon lui, d’une conviction profonde : celle que l’Afrique devait produire ses propres idées, ses propres savoirs et sa propre vision du développement.

Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur ce qu’il a présenté comme le fil conducteur de toute l’action politique d’Abdoulaye Wade : le refus du fatalisme et du misérabilisme. Il a souligné que l’ancien président n’a jamais accepté l’idée qu’un peuple confronté à des difficultés économiques soit condamné à limiter ses ambitions. Au contraire, il a toujours défendu une vision fondée sur l’investissement dans l’éducation, la formation et le potentiel créatif des Africains.

Évoquant les nombreuses initiatives menées dans le domaine éducatif, des structures destinées à la petite enfance jusqu’au développement de l’enseignement supérieur, le président a salué la conviction constante de son prédécesseur selon laquelle le savoir constitue la principale richesse d’une nation.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye magnifie l’héritage d’un homme d’État et appelle à l’unité nationale

Dakar a vécu ce jeudi un moment chargé d’histoire et d’émotion à l’occasion de la célébration du centenaire de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. En présence de nombreuses personnalités politiques, institutionnelles, diplomatiques et de membres de la famille de l’ancien chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à celui qui a marqué plusieurs décennies de la vie politique sénégalaise.

Dans une allocution empreinte de respect et de reconnaissance, le chef de l’État a salué le parcours exceptionnel de l’ancien président, mettant en avant sa longévité politique, sa persévérance dans le combat démocratique et son attachement constant au Sénégal.

Face à l’assistance réunie pour l’événement, Bassirou Diomaye Faye a présenté Abdoulaye Wade comme une figure majeure dont l’engagement continue d’inspirer les générations actuelles. Selon lui, l’ancien président a laissé un héritage politique fondé sur la patience, la résilience et la capacité à surmonter les épreuves sans renoncer à ses convictions.

Le président de la République a notamment insisté sur l’une des leçons qu’il considère comme les plus importantes du parcours de son prédécesseur : la distinction entre l’adversité politique et l’inimitié personnelle. « Vous nous avez appris que l’adversaire d’un jour n’est pas un ennemi et qu’il peut même devenir le partenaire du lendemain », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, rappelant ainsi la nécessité de préserver le dialogue et l’ouverture dans l’action politique.

Cette référence a trouvé un écho particulier dans un contexte national où les débats politiques ont souvent été marqués par des confrontations parfois vives. À travers cet hommage, le chef de l’État a semblé adresser un message plus large à l’ensemble de la classe politique sénégalaise, en plaidant pour une culture du respect mutuel et du dépassement des divergences partisanes.

Poursuivant son intervention, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la préservation de l’unité nationale devait demeurer une priorité absolue pour tous les acteurs politiques. Revenant sur l’héritage de l’ancien président, il a affirmé que celui-ci avait toujours placé l’intérêt supérieur du pays au-dessus des querelles et des rivalités. « Vous nous avez appris qu’aucune querelle, si vive soit-elle, ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun », a-t-il déclaré.

Le président de la République a également mis en avant la capacité d’Abdoulaye Wade à conserver sa foi en l’avenir du Sénégal, même dans les périodes les plus difficiles de son parcours politique. Il a salué un homme qui, malgré les obstacles, les revers et les longues années passées dans l’opposition avant son accession au pouvoir, n’a jamais cessé de croire au destin de son pays.

Pour Bassirou Diomaye Faye, cette constance constitue l’un des enseignements majeurs transmis par l’ancien chef de l’État. Il a insisté sur l’importance de défendre ses convictions tout en évitant les dérives de la rancœur et de la haine. « On peut tenir bon sans se durcir et continuer d’aimer profondément un pays qui vous éprouve », a-t-il affirmé.

Au-delà de l’hommage rendu à l’occasion des cent ans d’Abdoulaye Wade, le discours du président de la République a ainsi pris une dimension politique et symbolique. À travers les valeurs incarnées par son prédécesseur, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au dialogue et au rassemblement, invitant les Sénégalais à privilégier la cohésion nationale face aux défis de l’heure.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : l’émouvant hommage de sa fille Syndiely à un homme d’État et de convictions

À l’occasion de la célébration du centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée en présence du président de la République Bassirou Diomaye Faye, de nombreuses autorités institutionnelles, de dignitaires religieux et de responsables politiques, sa fille Syndiely Wade a livré un témoignage empreint d’émotion, retraçant à la fois le parcours politique exceptionnel de son père et l’homme de famille qu’il a toujours été.

Prenant la parole au nom de la famille Wade, elle a dressé le portrait d’un homme dont la vie a été entièrement consacrée à ses convictions et au service du Sénégal. Revenant sur les décennies passées dans l’opposition, elle a rappelé les sacrifices consentis par l’ancien chef de l’État dans son combat pour l’instauration et la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Selon elle, le parcours de son père est celui d’un homme qui a traversé les épreuves sans jamais renoncer à ses idéaux. Elle a évoqué une trajectoire jalonnée de combats politiques, de moments difficiles, mais également de victoires qui ont marqué l’histoire contemporaine du Sénégal. Une fidélité à ses convictions qui, a-t-elle souligné, n’a jamais vacillé malgré les obstacles rencontrés tout au long de sa carrière.

Dans un registre plus personnel, Syndiely Wade a partagé un souvenir marquant remontant à l’année 1988. Alors âgée de 15 ans, elle avait reçu une lettre de son père alors détenu à la prison de Rebeuss dans un contexte de fortes tensions politiques consécutives à l’élection présidentielle de cette année-là. Dans cette correspondance, a-t-elle raconté, Abdoulaye Wade lui expliquait les raisons profondes de son engagement politique et la vision qui guidait son action.

Cette lettre demeure pour elle le symbole de la conception que son père se faisait de la politique : une mission au service des Sénégalais. Il y exprimait notamment sa conviction de considérer chaque citoyen comme l’un de ses propres enfants, une philosophie qui, selon sa fille, a toujours orienté son action publique.

Au-delà de la figure politique, Syndiely Wade a également tenu à rendre hommage au père de famille qui a transmis à ses enfants des principes qu’elle considère comme essentiels. Le travail, la persévérance, le courage, le sens du devoir et l’amour de la patrie figurent parmi les valeurs qu’il leur a inculquées tout au long de leur éducation.

Elle a rappelé que l’ancien président répétait souvent une maxime devenue pour sa famille une véritable ligne de conduite : « Travailler, encore travailler, toujours travailler ». Une formule qui résume, selon elle, la philosophie de vie d’un homme qui a consacré son existence à l’action et au service de son pays.

Concluant son intervention, Syndiely Wade a salué « cent ans d’histoire » et « cent ans d’une vie consacrée à des convictions, à un idéal et au service du Sénégal ». Des propos qui ont résonné comme un hommage solennel à celui qui demeure l’une des figures majeures de la vie politique sénégalaise, tout en traduisant la fierté d’une famille et l’émotion d’une nation réunie pour célébrer un siècle de vie et d’engagement.

Décès de Mame Diarra Dasylva : la presse sénégalaise perd une voix respectée de Sud FM

La presse sénégalaise est frappée par une triste nouvelle avec le rappel à Dieu de Mame Diarra Dasylva, journaliste à Sud FM, décédée ce jeudi à l’issue d’un long combat contre la maladie. Son décès suscite une vive émotion au sein de la corporation médiatique, où elle était reconnue pour son professionnalisme, sa discrétion et son engagement constant au service de l’information.

Figure appréciée du paysage médiatique national, Mame Diarra Dasylva a marqué de nombreux confrères et consœurs tout au long de sa carrière. Elle s’était notamment fait connaître dès ses débuts au sein de la Convention des Jeunes Reporters, où son sérieux, sa rigueur et sa passion pour le métier lui avaient rapidement valu l’estime de ses pairs.

Au fil des années, elle s’est imposée comme une journaliste respectée, attachée aux principes fondamentaux de la profession. Son travail était caractérisé par une quête permanente de l’exactitude, de l’équilibre de l’information et du respect de l’éthique journalistique. Ces qualités lui ont permis de gagner la confiance de ses auditeurs ainsi que le respect de ses collègues.

Au-delà de son activité professionnelle, Mame Diarra Dasylva s’était également distinguée par ses prises de position en faveur de l’assainissement du secteur des médias. Lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, elle avait publiquement dénoncé la présence d’individus se réclamant journalistes sans en respecter les exigences professionnelles. Elle avait alors appelé les autorités compétentes, les organisations de presse ainsi que les institutions de l’État à agir pour mettre fin à ces pratiques qu’elle considérait comme préjudiciables à la crédibilité de la profession.

Son engagement en faveur d’un journalisme responsable et respectueux des règles déontologiques restera l’un des aspects marquants de son parcours. Même dans les moments les plus difficiles de sa maladie, elle a continué à inspirer son entourage par sa détermination, son courage et sa dignité.

Avec sa disparition, le paysage médiatique sénégalais perd une professionnelle expérimentée et une voix respectée. Son souvenir demeurera vivant auprès de ceux qui ont eu l’occasion de travailler à ses côtés, de bénéficier de ses conseils ou simplement d’apprécier la qualité de son travail.

En cette douloureuse circonstance, les témoignages de compassion et de solidarité se multiplient à l’endroit de sa famille, de ses proches, de ses collègues ainsi que de l’ensemble du groupe Sud Communication. La disparition de Mame Diarra Dasylva laisse un vide dans la presse sénégalaise, mais son héritage professionnel continuera d’inspirer les générations actuelles et futures de journalistes.

Que son âme repose en paix.

Moussa Bala Fofana quitte Pastef et assume son maintien au gouvernement : « Un patriote peut démissionner d’un parti, jamais de la Patrie »

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a officiellement annoncé ce jeudi sa démission de Pastef-Les Patriotes. Dans un long communiqué rendu public au lendemain de sa reconduction au sein du nouveau gouvernement formé par le président Bassirou Diomaye Faye, il revendique pleinement son choix de poursuivre sa mission gouvernementale malgré les consignes et réserves exprimées par la direction de son désormais ancien parti.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions politiques marquées par la rupture entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. Dans sa déclaration du 2 juin 2026, ce dernier avait critiqué les responsables politiques ayant accepté de rejoindre le nouveau gouvernement sans l’aval du parti, estimant qu’ils s’écartaient de la ligne définie par la formation politique qui les avait portés au pouvoir.

Face à ces reproches, Moussa Bala Fofana a choisi de répondre sans détour. Il affirme avoir pris sa décision « en toute liberté » et « à titre personnel », assumant entièrement les conséquences politiques de son choix. Selon lui, cette orientation a été mûrement réfléchie et repose avant tout sur un devoir de responsabilité envers les Sénégalais qui ont accordé leur confiance au projet politique défendu lors de l’élection présidentielle de 2024.

Le ministre explique que son maintien au gouvernement répond à une exigence de continuité de l’action publique. Il estime que les nombreux chantiers engagés dans son département ministériel nécessitent un suivi rigoureux et ne peuvent être interrompus à ce stade de leur mise en œuvre. Il cite notamment les programmes de logements sociaux en cours à Mbour 4 et à Thiès, les réformes relatives à l’organisation territoriale, les efforts de modernisation de l’état civil, les opérations de relogement des populations sinistrées de la Langue de Barbarie ainsi que les initiatives destinées à relancer le secteur national de la construction.

Dans son communiqué, Moussa Bala Fofana souligne que les progrès enregistrés au cours des deux dernières années constituent à ses yeux un engagement moral vis-à-vis des citoyens. Il affirme que sa conscience ne lui permettait pas d’abandonner les projets engagés alors que plusieurs d’entre eux sont entrés dans une phase décisive. Pour lui, la poursuite de ces programmes représente une priorité qui dépasse les considérations partisanes.

Malgré sa démission de Pastef, le ministre a tenu à adopter un ton conciliant à l’égard d’Ousmane Sonko. Il lui rend hommage en le qualifiant de « grand frère » et de « compagnon de lutte », rappelant les années de combat politique menées ensemble avant l’accession au pouvoir de la coalition victorieuse en 2024. Toutefois, il affirme que sa fidélité première demeure celle qu’il doit à sa conscience et à l’intérêt supérieur de la Nation.

En actant son départ du parti, Moussa Bala Fofana devient l’une des premières figures de premier plan à assumer publiquement son choix de rester au sein de l’exécutif malgré la nouvelle configuration politique née de la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Une décision qui pourrait marquer un tournant dans la recomposition du paysage politique sénégalais et illustrer les lignes de fracture qui traversent désormais l’ancienne majorité issue de Pastef.

Concluant son message sur une note patriotique, le ministre a résumé sa position par une formule forte qui résonne déjà dans le débat public : « Un patriote peut bien démissionner d’un parti, mais jamais de la Patrie. »

Nioro : un chef de village et un guide religieux placés en garde à vue pour non-respect d’un arrêté du sous-préfet

Un chef de village et un responsable religieux de la commune de Médina Mina Wara, dans le département de Nioro, ont été arrêtés puis placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie locale. Les deux hommes sont poursuivis pour « troubles à l’ordre public » et « violation d’un arrêté administratif », selon des informations rapportées par la Radio Futurs Médias (RFM).

Cette affaire trouve son origine dans une décision administrative prise récemment par le sous-préfet de l’arrondissement concerné. À travers un arrêté, l’autorité administrative avait interdit l’utilisation de la sonorisation ainsi que des tam-tams sur la voie publique lors des manifestations religieuses et culturelles organisées dans la localité. Cette mesure, selon les informations disponibles, visait à encadrer davantage les rassemblements publics et à préserver l’ordre public dans la zone.

Les autorités indiquent que l’arrêté avait été officiellement porté à la connaissance des chefs de villages et des responsables religieux de la commune. Malgré cette notification, les deux personnes interpellées auraient poursuivi des activités ne respectant pas les dispositions édictées par l’administration territoriale.

Estimant que cette situation constituait une violation manifeste de la décision administrative en vigueur, les services compétents ont procédé à leur arrestation. Ils ont ensuite été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Nioro pour les besoins de l’enquête.

L’affaire suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la population locale, où les activités religieuses et culturelles occupent une place importante dans la vie communautaire. Plusieurs habitants suivent avec attention l’évolution du dossier, tandis que les autorités maintiennent leur volonté de faire respecter les mesures prises dans le cadre du maintien de l’ordre public.

Tentative de braquage à la BOA de Yoff : un membre présumé d’un corps d’élite des forces de sécurité au cœur de l’enquête

L’enquête sur la spectaculaire tentative de braquage perpétrée ce mercredi à l’agence Bank of Africa (BOA) de Yoff prend une tournure inattendue. Alors que les premiers éléments laissaient penser à une attaque menée par un malfaiteur isolé, les investigations ont révélé que le principal suspect serait un agent appartenant à un corps d’élite des forces de défense et de sécurité sénégalaises.

Les faits se sont produits peu avant midi dans cette agence bancaire située dans le quartier de Yoff. Selon les informations recueillies par le journal Libération, l’homme identifié sous les initiales M. Faye aurait pénétré dans l’établissement avec le visage dissimulé derrière un masque à oxygène. Une fois à l’intérieur, il aurait déclenché une grenade lacrymogène, provoquant un mouvement de panique parmi les clients et le personnel de la banque.

Profitant de la confusion engendrée par la dispersion du gaz, le suspect se serait dirigé vers l’une des caisses où il aurait réussi à s’emparer d’une importante somme d’argent. La scène, particulièrement rapide et audacieuse, a semé la stupeur au sein de l’agence, dont les occupants ont tenté de se mettre à l’abri face à cette attaque inattendue.

Cependant, la fuite présumée de l’assaillant n’aura duré que quelques instants. Alertés par les cris et l’agitation autour de la banque, plusieurs riverains ainsi que des témoins de la scène se sont lancés à sa poursuite. Rattrapé à proximité des lieux, l’homme a été maîtrisé par la foule avant l’arrivée des forces de l’ordre. C’est lors de son interpellation que son identité aurait été révélée, mettant au jour son appartenance supposée à une unité spécialisée des forces de sécurité.

Cette révélation a immédiatement donné une nouvelle dimension à l’affaire. En raison du profil particulier du suspect et des interrogations qu’il soulève, les autorités ont décidé de réorienter l’enquête. Initialement confiée à la brigade de la Foire, la procédure a été transférée à la Section de recherches de Colobane, une unité spécialisée chargée des dossiers sensibles et complexes.

Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre les motivations exactes qui auraient poussé cet agent à commettre un tel acte. Plusieurs zones d’ombre subsistent. Les investigations devront notamment déterminer l’origine de la grenade lacrymogène utilisée lors de l’attaque, les circonstances dans lesquelles le suspect aurait préparé son opération ainsi que le montant précis des fonds qu’il aurait réussi à emporter avant son arrestation.

Au-delà des faits eux-mêmes, cette affaire soulève de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. L’implication présumée d’un membre des forces de défense et de sécurité dans une tentative de braquage constitue un développement particulièrement sensible, susceptible d’alimenter le débat sur le contrôle des équipements de sécurité et le suivi des personnels affectés aux unités spécialisées.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°747 – 04/06/2026

🔴 ASER – AEE POWER EPC / TÉNÈBRES AUTOUR DE 37 MILLIARDS… GARANTIES FICTIVES… SUSPENSION DES DÉCAISSEMENTS… NOUVELLES D’UNE LETTRE CONFIDENTIELLE 2 ANS APRÈS… BOUBACAR BÂ (Forum des justiciables) SAISIT LA BALLE AU REBOND : LE PROCUREUR FINANCIER INTERPELLÉ
🔴 PRIME DE LA FIN DE RÈGNE DE SONKO À LA PRIMATTURE : 55 MILLIARDS LEVÉS

🔴 FIN DE SAISON EN LIGUE 2 : ESSAMAYE ET DIAMBARS FÊTENT, NDIAMBOUR ET THIÈS FC CHUTENT

Youssou Ndour nommé vice-président de la CISAC, une consécration mondiale pour la création africaine

Le chanteur sénégalais Youssou Ndour franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur des droits des créateurs à l’échelle internationale. L’icône de la musique africaine a été nommée vice-président de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs, la plus importante organisation mondiale dédiée à la gestion et à la défense des droits d’auteur.

L’annonce a été faite par Ngoné Ndour, présidente du conseil d’administration de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins et sœur de l’artiste. Selon elle, cette nomination a été officialisée ce mercredi 3 juin 2026 et prendra effet lors de l’Assemblée générale annuelle de la CISAC prévue ce jeudi 4 juin à Paris.

Cette désignation constitue une reconnaissance majeure du parcours de Youssou Ndour, non seulement comme artiste de renommée internationale, mais également comme défenseur de longue date des droits des auteurs, compositeurs et interprètes. Depuis plusieurs décennies, l’artiste sénégalais s’est illustré par son engagement en faveur d’une meilleure protection des créateurs africains et d’une rémunération plus équitable de leurs œuvres dans un environnement culturel en pleine mutation.

L’Assemblée générale de la CISAC revêt cette année un caractère particulièrement symbolique puisqu’elle coïncide avec la célébration du centenaire de l’organisation. Fondée il y a cent ans, la CISAC s’est imposée comme la principale voix mondiale des créateurs, œuvrant à la protection des droits d’auteur et au développement de systèmes de gestion collective performants à travers le monde.

Avec plus de cinq millions de créateurs représentés par 227 sociétés membres réparties dans 111 pays, la CISAC joue un rôle central dans la défense des intérêts des auteurs-compositeurs, écrivains, créateurs audiovisuels, artistes visuels et autres professionnels de la création. Son action vise notamment à garantir une rémunération juste pour l’utilisation des œuvres, à promouvoir le respect du droit d’auteur et à accompagner les évolutions technologiques qui transforment les industries culturelles.

L’accession de Youssou Ndour à la vice-présidence de cette institution mondiale est perçue comme une avancée significative pour la représentation de l’Afrique au sein des grandes instances internationales de gouvernance culturelle. Elle témoigne également de la reconnaissance du rôle croissant des créateurs africains dans l’économie mondiale de la culture.

Figure emblématique de la musique africaine et ambassadeur reconnu de la culture sénégalaise à travers le monde, Youssou Ndour voit ainsi son influence s’étendre au-delà de la scène artistique. Sa nomination à ce poste stratégique lui permettra de contribuer aux réflexions et aux décisions concernant l’avenir du droit d’auteur à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par les défis du numérique, du streaming et de l’intelligence artificielle.

Mameboye Diao rend hommage à Bibi Baldé et appelle à l’unité pour l’avenir de Kolda

La ville de Kolda a vécu un moment de forte portée politique et symbolique samedi dernier à l’occasion de la journée de « Sargal » organisée en l’honneur de l’ancien maire Abdoulaye Bibi Baldé. Cette cérémonie, initiée par « Les Amazones de Bibi », mouvement féminin affilié à l’Alliance pour la République (APR), a rassemblé de nombreux militants, sympathisants, responsables politiques et acteurs de la société civile venus saluer le parcours et l’engagement de celui qui a dirigé la municipalité de Kolda durant huit années.

Dans une ambiance empreinte d’émotion et de reconnaissance, les participants ont tenu à rendre hommage à une figure politique qui a marqué la gestion de la commune et contribué à plusieurs initiatives de développement au bénéfice des populations locales. À travers cette manifestation, les organisatrices ont voulu témoigner leur gratitude envers un responsable dont l’action continue, selon elles, d’inspirer de nombreux militants et citoyens de la région.

Parrain de l’événement, le maire de Kolda, Mameboye Diao, a profité de cette tribune pour adresser un message fort à l’ensemble de la classe politique locale. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour les responsables politiques de dépasser les divergences partisanes afin de placer l’intérêt de Kolda au-dessus de toute autre considération.

« Il nous faut rester des citoyens de la cause koldoise », a-t-il déclaré devant une assistance attentive. Un appel qui se voulait à la fois un plaidoyer pour l’unité et un rappel de la responsabilité collective qui incombe aux leaders de la région dans un contexte politique marqué par des recompositions et des enjeux électoraux à venir.

Rendant un vibrant hommage à Abdoulaye Bibi Baldé, Mameboye Diao a salué son parcours ainsi que les services rendus à la nation, notamment en tant qu’ancien ministre et ancien directeur général de La Poste sous le régime du président Macky Sall. Il a surtout invité son prédécesseur à poursuivre son engagement en faveur du développement de Kolda malgré son départ de la tête de la municipalité.

« Ne baisse pas les bras. Kolda a besoin de toi », a lancé le maire, soulignant que l’expérience et les compétences de l’ancien édile demeurent des atouts précieux pour la région.

Au-delà de l’hommage rendu à Bibi Baldé, le discours de Mameboye Diao a pris une tonalité plus politique lorsqu’il a appelé les responsables locaux à faire preuve de lucidité et de responsabilité dans leurs prises de position. Il a notamment mis en garde contre les promesses qu’il juge irréalistes et les discours susceptibles d’induire les populations en erreur.

« Refusons que Kolda tombe dans les bras de vendeurs d’illusions », a-t-il affirmé avec fermeté. Selon lui, la véritable responsabilité des acteurs politiques consiste à entretenir un rapport de vérité avec les citoyens et à privilégier le travail concret au détriment des polémiques et des invectives.

Pour plusieurs observateurs, ces déclarations s’apparentent à un avertissement lancé dans un contexte où les lignes politiques commencent à bouger à l’approche des prochaines échéances locales. Elles traduisent également la volonté de certains responsables de réorganiser les forces politiques autour d’un projet centré sur le développement de Kolda.

Prenant la parole à son tour, Abdoulaye Bibi Baldé a remercié les initiateurs de cette journée d’hommage et exprimé sa profonde émotion face aux témoignages de reconnaissance dont il a été l’objet. L’ancien maire a réaffirmé son attachement à Kolda ainsi que sa disponibilité à continuer à contribuer au développement de sa région et du Sénégal.

« Je mettrai toujours mes forces et mes idées au service de Kolda et du Sénégal », a-t-il déclaré, tout en précisant qu’il demeure opposé aux « combats inutiles » qui, selon lui, détournent l’attention des véritables préoccupations des populations.

Visiblement touché par la mobilisation autour de sa personne, il a également salué le travail des « Amazones de Bibi », estimant que cette initiative met en lumière des valeurs essentielles telles que la fidélité, la loyauté et le compagnonnage sincère. Des principes qu’il considère comme fondamentaux dans l’exercice de l’engagement politique et dans la construction de relations durables entre responsables et militants.

Hajj 2026 : 30 pèlerins sénégalais bloqués à La Mecque après un incident de passeports

Trente pèlerins sénégalais de l’agence Aïcha Travel n’ont pas pu embarquer à bord du vol XY9258 d’Air Sénégal ce mercredi 3 juin 2026 à La Mecque, à la suite d’un incident lié à l’absence de leurs passeports au moment des formalités d’embarquement. L’information a été rendue publique par la compagnie aérienne nationale dans un communiqué.

Selon Air Sénégal, les vérifications effectuées après le signalement de la situation ont permis de constater que les documents de voyage des passagers n’avaient pas été remis à leurs propriétaires par le chauffeur du bus chargé de les transporter jusqu’à l’aéroport. Les pèlerins se sont ainsi retrouvés sans leurs passeports au moment crucial de l’enregistrement et des contrôles préalables à l’embarquement.

Face à cette situation, des mesures urgentes ont été prises afin de récupérer les documents manquants. Un véhicule a été dépêché pour retrouver les passeports et les acheminer dans les meilleurs délais vers l’aéroport. Cependant, malgré cette intervention rapide, le temps nécessaire pour récupérer les documents n’a pas permis aux voyageurs de rejoindre l’appareil avant son départ.

Air Sénégal explique qu’au moment où les passeports sont finalement arrivés à l’aéroport, l’avion avait déjà entamé sa procédure de repoussage avant décollage. Cette phase opérationnelle, strictement encadrée par les normes de sécurité aérienne, ne permet plus de retarder le départ d’un vol, même en présence de circonstances exceptionnelles.

Informée de l’incident, la Délégation générale au Pèlerinage s’est immédiatement mobilisée en collaboration avec les autorités saoudiennes afin d’assurer la prise en charge des pèlerins concernés. Grâce à cette coordination, le ministère saoudien du Hajj a mis à leur disposition un hébergement à l’hôtel Razana, où ils séjourneront en attendant leur retour vers le Sénégal.

La compagnie aérienne indique poursuivre ses démarches pour trouver les solutions les plus adaptées au rapatriement des trente passagers. Les options actuellement étudiées dépendent notamment des places disponibles sur les prochains vols reliant l’Arabie saoudite au Sénégal.

Passation de service au Secrétariat général du Gouvernement : Pape Assane Touré succède à Boubacar Camara

Une nouvelle étape s’ouvre au sein de l’administration gouvernementale avec la passation de service intervenue ce mercredi au Secrétariat général du Gouvernement. La cérémonie officielle s’est tenue au Building administratif Président Mamadou Dia, siège de la Primature, marquant la prise de fonction de Pape Assane Touré en qualité de ministre Secrétaire général du Gouvernement, en remplacement de Boubacar Camara.

Cette transition s’inscrit dans le cadre de la réorganisation gouvernementale opérée à la suite de la formation du nouvel attelage dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo. Dans une atmosphère empreinte de solennité et de continuité institutionnelle, les deux responsables ont procédé à la transmission des dossiers et des responsabilités liées à cette fonction stratégique, essentielle au bon fonctionnement de l’action gouvernementale.

Le Secrétariat général du Gouvernement joue un rôle central dans la coordination des activités gouvernementales. Il assure notamment le suivi des décisions prises en Conseil des ministres, la préparation des textes réglementaires et législatifs ainsi que la coordination entre les différents départements ministériels. À ce titre, le ministre Secrétaire général du Gouvernement occupe une position clé dans l’architecture institutionnelle de l’État.

Après avoir assuré cette mission durant plusieurs mois, Boubacar Camara quitte ses fonctions pour relever un nouveau défi au sein de l’exécutif. Il a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un département stratégique chargé de la mise en œuvre des politiques publiques relatives aux universités, à la recherche scientifique et à l’innovation technologique.

Son successeur, Pape Assane Touré, hérite ainsi d’une responsabilité majeure dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées. Sa nomination traduit la confiance placée en lui pour assurer la coordination administrative et juridique des activités gouvernementales.

Cette passation de service symbolise la continuité de l’État et la poursuite des missions institutionnelles au service des politiques publiques. Elle intervient dans une période de réaménagement gouvernemental destinée à consolider les priorités de l’exécutif et à renforcer la dynamique de transformation engagée par les nouvelles autorités.

Rupture au sommet de Pastef : Aldiouma Sow défend Diomaye Faye et dénonce un « messianisme destructeur »

La crise qui secoue actuellement Pastef-Les Patriotes continue de révéler au grand jour des divergences profondes entre les différentes sensibilités du parti au pouvoir. Dans une longue déclaration publiée sur sa page Facebook, Aldiouma Sow, membre du Bureau politique national (BPN) de Pastef, a pris position en faveur du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en adressant de vives critiques à ceux qui contestent la ligne adoptée par le chef de l’État depuis sa rupture politique avec son ancien mentor et Premier ministre, Ousmane Sonko.

Dans son texte, Aldiouma Sow s’est particulièrement attaché à défendre les cadres et responsables du parti qui ont répondu favorablement à l’invitation du président de la République pour participer aux concertations politiques initiées par ce dernier. Selon lui, cette démarche ne relève ni d’une stratégie de circonstance ni d’un calcul politique, mais s’inscrit dans une conviction profondément ancrée chez Bassirou Diomaye Faye.

L’auteur de la déclaration rappelle que le dialogue constitue, selon lui, un principe fondamental de l’action politique du chef de l’État. Il cite notamment l’initiative du dialogue national lancée en mai 2025, estimant que le président a toujours privilégié l’échange et la concertation, même lorsqu’aucune obligation institutionnelle ou politique ne l’y contraignait. À ses yeux, cette attitude témoigne d’une volonté sincère de construire des consensus au-delà des clivages partisans.

Aldiouma Sow profite également de sa sortie pour répondre à une controverse qui alimente depuis plusieurs jours le débat politique sénégalais. Il rejette catégoriquement l’existence d’un quelconque accord secret qui aurait été conclu entre Bassirou Diomaye Faye et d’autres acteurs politiques lors de sa détention à la prison du Cap Manuel avant l’élection présidentielle de 2024.

Cette prise de position intervient au lendemain des déclarations d’Ousmane Sonko, qui a publiquement évoqué l’existence d’un pacte entre lui-même et l’actuel chef de l’État. En réaction, Aldiouma Sow affirme sans ambiguïté que Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu d’accord secret durant sa période d’incarcération. Il suggère en revanche que d’autres personnalités politiques auraient, dans ce même contexte, pris l’engagement de remettre le pouvoir à Ousmane Sonko en cas de victoire à une élection présidentielle.

Au-delà de cette polémique, le membre du Bureau politique national de Pastef s’attaque à ce qu’il qualifie de « messianisme destructeur », une tendance qui, selon lui, menace progressivement la cohésion et l’avenir du parti. Sans citer directement de noms, il critique une logique politique qui aurait favorisé certains alliés ou nouveaux venus au détriment des militants et cadres historiques du mouvement.

Pour illustrer son propos, il revient sur les investitures des élections législatives de 2022 ainsi que sur les élections locales de la même année. Selon lui, plusieurs responsables ayant participé à la construction du parti auraient été marginalisés au profit de personnalités récemment intégrées à la coalition. Une méthode qu’il considère comme une erreur politique majeure et dont les conséquences risqueraient de se reproduire lors des prochaines échéances électorales.

Aldiouma Sow met ainsi en garde contre la reconduction de ce qu’il présente comme un modèle de gestion fondé sur la personnalisation excessive du pouvoir politique. Il appelle les responsables locaux et coordonnateurs du parti à s’opposer à cette orientation afin de préserver la place des militants de base et des cadres historiques dans les futures instances de décision.

Dans la même dynamique, il apporte son soutien aux ministres et responsables qui ont choisi de demeurer au sein de l’exécutif malgré les critiques et les pressions internes. Selon lui, leur engagement demeure fidèle aux idéaux qui ont porté Pastef au pouvoir. Il estime que leur exclusion éventuelle des structures partisanes ou des espaces de communication du parti ne saurait remettre en cause leur appartenance au projet politique porté à l’origine par le mouvement.

En conclusion, Aldiouma Sow lance un appel à l’ensemble des cadres, députés et responsables qui hésitent encore sur la posture à adopter dans le contexte actuel. Il les invite à prendre leurs distances avec ce qu’il décrit comme une dérive dangereuse pour l’avenir de Pastef et à rejoindre la dynamique incarnée par le président Bassirou Diomaye Faye.

Tentative de braquage à la BOA de Yoff : un homme armé et cagoulé neutralisé par la gendarmerie

Une vive inquiétude a gagné les clients et le personnel de l’agence Bank of Africa (BOA) de Yoff ce mercredi aux environs de midi, lorsqu’un individu armé et cagoulé a fait irruption dans l’établissement bancaire. L’incident, qui a provoqué un important mouvement de panique, a rapidement mobilisé les forces de sécurité, permettant de maîtriser le suspect avant que la situation ne dégénère davantage.

Selon les premières informations recueillies sur place, l’homme s’est introduit dans l’agence dans des circonstances encore floues. Sa présence, associée au port d’une arme et d’une cagoule, a immédiatement semé la peur parmi les personnes présentes dans la banque. Clients et employés ont été pris de court par cette intrusion qui a perturbé le fonctionnement normal de l’établissement durant plusieurs minutes.

Alertés de la situation, des éléments de la Gendarmerie nationale sont intervenus avec célérité. Grâce à leur réactivité, le suspect a été neutralisé et interpellé sans qu’aucun blessé grave ne soit signalé. Cette intervention rapide a permis d’éviter ce qui aurait pu se transformer en une opération criminelle aux conséquences plus lourdes.

Sur les lieux, plusieurs véhicules de la Brigade territoriale de la Foire ont été aperçus aux abords de l’agence. Les forces de l’ordre ont procédé à la sécurisation du périmètre et aux premières constatations d’usage afin de recueillir les éléments nécessaires à l’enquête. Durant plusieurs heures, les alentours de la banque sont restés sous haute surveillance, suscitant la curiosité de nombreux riverains.

Une équipe de presse dépêchée sur place a tenté de recueillir les réactions des employés de l’établissement bancaire. Toutefois, visiblement marqués par les événements, ces derniers n’ont pas souhaité s’exprimer. Selon certaines sources, la direction de la banque aurait donné des consignes strictes interdisant toute déclaration publique tant que les investigations sont en cours.

À ce stade, les circonstances exactes de cette tentative présumée de braquage restent à déterminer. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les motivations du suspect, à vérifier s’il agissait seul ou avec d’éventuels complices et à déterminer l’objectif précis de son intrusion dans l’agence bancaire.

L’identité de l’homme interpellé n’a pas encore été rendue publique par les autorités. Les résultats des premières auditions et des investigations en cours devraient permettre d’éclairer davantage cette affaire qui a suscité une forte émotion dans le quartier de Yoff.

Madana Kane alerte sur les risques économiques et financiers liés aux tensions au sommet de l’État

L’ancien directeur général de la Banque Islamique du Sénégal (BIS), Madana Kane, a exprimé de vives inquiétudes quant aux conséquences économiques et financières des récentes déclarations du président de Pastef, Ousmane Sonko. Invité de l’émission de la 7TV, l’économiste estime que la sortie médiatique du leader politique a davantage accentué les incertitudes qui pèsent déjà sur le climat des affaires et la confiance des investisseurs.

Selon Madana Kane, certaines déclarations publiques d’Ousmane Sonko sont susceptibles d’être interprétées négativement par les partenaires économiques du Sénégal. Il fait notamment référence aux propos relatifs à une éventuelle dissolution du gouvernement ou à des mesures de censure en cas d’attaques politiques. Pour l’ancien banquier, de tels messages peuvent susciter des interrogations chez les investisseurs internationaux qui évaluent avant tout la stabilité institutionnelle et la prévisibilité de l’environnement économique avant de s’engager dans un pays.

« Lorsqu’un investisseur envisage de venir au Sénégal pour discuter avec les autorités économiques ou politiques d’un programme d’investissement, il est particulièrement attentif aux signaux envoyés par les responsables publics », a expliqué Madana Kane. À ses yeux, les déclarations évoquant des tensions institutionnelles ou des rapports conflictuels au sommet de l’État risquent de ralentir certaines décisions d’investissement.

L’ancien directeur général de la BIS a également évoqué la question de la renégociation de certains contrats, un sujet régulièrement abordé par les autorités sénégalaises depuis l’alternance politique. Il estime que les propos faisant état de possibles contentieux liés à ces renégociations pourraient être perçus comme un facteur de risque supplémentaire par les opérateurs économiques étrangers.

Selon lui, un investisseur international pourrait interpréter l’éventualité de recours devant des tribunaux arbitraux comme un signe d’incertitude juridique. Une telle perception, a-t-il averti, pourrait affecter l’attractivité du Sénégal auprès des capitaux étrangers et contribuer à une certaine nervosité des marchés financiers.

Madana Kane n’a pas exclu que ces développements puissent avoir des répercussions sur l’évaluation du pays par les agences de notation financière. Il a ainsi mis en garde contre une éventuelle dégradation de la notation souveraine du Sénégal si les signaux d’instabilité venaient à se multiplier. Pour lui, les marchés financiers internationaux sont particulièrement sensibles aux indicateurs de stabilité politique, économique et institutionnelle.

L’économiste s’est également montré critique à l’égard de la divulgation publique de discussions tenues entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son ancien Premier ministre. À son avis, le fait d’évoquer publiquement des échanges privés au plus haut niveau de l’État peut avoir des conséquences sur la perception des investisseurs, dans la mesure où les marchés accordent une grande importance à l’information disponible et à sa cohérence.

« Le marché vit de l’information », a rappelé Madana Kane, estimant que l’absence de clarification ou de démenti officiel sur certains éléments évoqués pourrait alimenter davantage les interrogations des acteurs économiques.

Au terme de son intervention, l’ancien responsable bancaire a affiché son pessimisme quant à l’évolution de la situation. Il considère que les récents échanges entre les principaux acteurs du pouvoir donnent l’image d’une instabilité politique naissante qui pourrait venir s’ajouter aux défis économiques et financiers auxquels le Sénégal est déjà confronté.

Touba : une femme arrêtée pour avoir grièvement brûlé son mari avec de l’huile chaude

Une affaire de violences conjugales aux conséquences particulièrement graves secoue la commune de Touba. Une femme a été interpellée par les éléments du Poste de police de Gouye Mbinde pour avoir volontairement versé de l’huile chaude sur son époux à l’issue d’une dispute familiale, provoquant chez ce dernier de sérieuses brûlures nécessitant une prise en charge médicale d’urgence.

Selon les informations recueillies auprès des services de police, les faits remontent à la nuit du 30 au 31 mai 2026 dans le quartier de Guédé. C’est aux environs de 15 heures, le lendemain des faits, que les forces de l’ordre ont été officiellement saisies par l’oncle de la victime. Ce dernier a signalé que son neveu avait été victime d’une agression particulièrement violente de la part de son épouse, qui aurait utilisé de l’huile portée à haute température pour lui infliger de graves blessures.

D’après les premiers éléments de l’enquête, une altercation conjugale aurait éclaté peu avant le drame. Au cours de cette dispute, la femme aurait préparé de l’huile chaude avant de la déverser sur son mari alors que celui-ci se trouvait assis sur la véranda de leur domicile. Après son geste, elle aurait quitté les lieux pour échapper aux recherches.

La victime a été immédiatement évacuée vers l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba où elle a été admise dans un service de soins intensifs. Son état de santé demeure préoccupant. Selon des informations communiquées par son frère aux enquêteurs, les médecins envisagent son transfert vers une structure hospitalière spécialisée à Dakar afin de lui assurer une prise en charge adaptée à la gravité des brûlures subies.

Alertés, les éléments de la Brigade de recherches du poste de Gouye Mbinde ont lancé des investigations pour retrouver la suspecte. Les recherches ont permis de la localiser puis de l’interpeller dans un délai relativement court. Conduite dans les locaux de la police, la mise en cause, qui se présente comme femme au foyer résidant à Guédé, a été soumise à un interrogatoire.

Face aux enquêteurs, elle a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Dans ses déclarations, elle a expliqué avoir agi sous le coup de la colère et de la vengeance, affirmant être régulièrement victime de violences de la part de son époux. Elle a notamment indiqué qu’une nouvelle dispute avait éclaté le soir des faits à la suite d’un différend lié à leur enfant, son mari lui reprochant de ne pas avoir porté assistance à leur fils qui se trouvait aux toilettes.

Les enquêteurs s’emploient désormais à vérifier l’ensemble des circonstances entourant cette affaire, notamment les accusations de violences conjugales avancées par la suspecte. En attendant les conclusions médicales officielles permettant d’évaluer précisément l’étendue des blessures de la victime, la femme a été placée en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

Aviation civile au Sénégal : les syndicats sonnent l’alerte et donnent huit jours à l’État pour agir

La tension monte au sein du secteur aérien sénégalais. Réunis ce lundi à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, les responsables de l’Alliance Inter-Union des Travailleurs de l’Aviation Civile et du Secteur du Transport Aérien ont exposé devant la presse une série de préoccupations qu’ils jugent urgentes et susceptibles de fragiliser durablement l’ensemble de la plateforme aéroportuaire nationale. À l’issue de cette rencontre, ils ont adressé un ultimatum de huit jours aux autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.

Face aux journalistes, Kéba Dème, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs de l’Aéronautique Civile (STAC), a dressé un constat particulièrement préoccupant de la situation du secteur. Le syndicat regroupe notamment des travailleurs de TSA, d’AIBD-SA, de l’ANASIM, de l’Aviation civile, de la Météorologie ainsi que du Bureau Enquête Analyse.

Parmi les sujets les plus sensibles figure la situation financière d’Air Sénégal. Selon les responsables syndicaux, la compagnie nationale accumulerait une dette estimée à près de 30 milliards de francs CFA envers plusieurs structures qui participent au fonctionnement de la plateforme aéroportuaire. Une situation qui, selon eux, menace l’équilibre économique du secteur et pourrait avoir des conséquences sur la continuité et la qualité des services aériens.

Les syndicats ont également insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomie de l’autorité de l’aviation civile. Ils estiment qu’une régulation plus indépendante est indispensable pour garantir une supervision efficace du secteur et préserver la crédibilité du système aéronautique sénégalais. Selon Kéba Dème, les dispositions du Code de l’aviation civile adopté en 2015 plaident en faveur d’une autorité forte, capable d’exercer pleinement ses missions de contrôle et de régulation.

La situation de la société TSA, spécialisée dans la sûreté aéroportuaire, a également été largement évoquée. D’après les syndicalistes, près de 700 jeunes diplômés, certifiés et agréés pour exercer dans ce domaine, vivent actuellement dans l’incertitude en raison d’une restructuration en cours. Ils regrettent que les travailleurs et leurs représentants ne soient ni consultés ni suffisamment informés sur les orientations retenues, dénonçant un déficit de dialogue social susceptible d’accentuer les tensions.

Les représentants des travailleurs ont aussi dénoncé des disparités salariales persistantes au sein d’AIBD-SA à la suite de la fusion entre les ADS et AIBD-SA. Ils affirment que des agents occupant les mêmes fonctions, disposant des mêmes qualifications et accomplissant les mêmes horaires continuent de percevoir des rémunérations différentes. Une situation qu’ils considèrent contraire au principe consacré par le Code du travail selon lequel un travail égal doit donner lieu à un salaire égal.

La question sociale à l’ASECNA a également occupé une place importante dans les discussions. Revenant sur le préavis de grève récemment déposé par l’intersyndicale de l’agence, les responsables syndicaux ont estimé que cette démarche constitue déjà un signal d’alerte majeur dans un secteur aussi stratégique que l’aviation civile. Ils évoquent notamment la vétusté de certains équipements, un déficit d’effectifs ainsi que le non-paiement de plusieurs indemnités depuis près de six mois.

Au-delà des revendications internes, les syndicats ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une protection excessive accordée à Air Sénégal. Tout en reconnaissant la nécessité de soutenir la compagnie nationale, ils estiment qu’elle doit désormais évoluer dans un environnement concurrentiel conforme aux principes du Marché unique du transport aérien africain. Pour eux, la compagnie doit être en mesure de faire face à la concurrence régionale et internationale sans dépendre continuellement de mesures de protection.

La question du logement des travailleurs du secteur aérien a également été soulevée. Prenant la parole lors de la rencontre, Mamadou Gaye, dit Mara, a rappelé que plusieurs milliers d’agents attendent toujours la concrétisation des engagements pris par l’État. Selon lui, près de 6 000 travailleurs sont concernés alors que seulement 1 500 logements avaient été annoncés. Il dénonce une situation qu’il juge inéquitable, estimant que les travailleurs de l’aérien ne bénéficient pas du même niveau d’accompagnement que d’autres catégories professionnelles.

Les syndicats ont enfin attiré l’attention sur les difficultés rencontrées à l’ancien aéroport de Dakar-Yoff, aujourd’hui marqué par une forte présence militaire. Selon eux, certains travailleurs civils éprouvent des difficultés d’accès aux installations en raison des procédures de contrôle et de l’obligation de disposer de badges spécifiques délivrés par les autorités militaires. Une situation qui, d’après eux, complique le déroulement normal de certaines activités.

À travers cette sortie médiatique, les organisations syndicales appellent directement le président de la République et le gouvernement à prendre en charge les préoccupations exprimées. Elles préviennent que l’absence de réponses satisfaisantes dans les huit prochains jours pourrait conduire à des actions de grande ampleur.

Fatick : un homme déféré au parquet pour avoir menacé sa sœur avec un couteau sur fond de litige familial

Un différend familial autour d’une somme de 200 000 francs CFA a conduit à l’interpellation puis au déferrement au parquet de Fatick d’un jeune homme de 27 ans, poursuivi pour menaces de mort avec arme blanche.

P. A. Mbow a été présenté au procureur de la République le 2 juin 2026 à l’issue d’une enquête menée par les éléments de la Brigade de recherches. Il est accusé d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de sa sœur, F. Diassé, alors qu’il était muni d’un couteau.

Les faits remontent à la nuit du 31 mai dernier. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, la victime a sollicité l’intervention des forces de l’ordre après avoir été confrontée à l’attitude agressive de son frère. Craignant pour sa vie ainsi que celle de sa famille, elle s’était enfermée dans une chambre avec son époux et ses enfants pendant que le suspect tentait, selon les témoignages, de forcer la porte pour accéder à la pièce.

Alertés, les gendarmes se sont rapidement rendus sur les lieux. À leur arrivée, le mis en cause avait déjà quitté les lieux. Une opération de recherche a alors été engagée dans le quartier, permettant son arrestation peu de temps après. Lors de son interpellation, il était encore en possession du couteau qui aurait servi à intimider sa sœur.

Les investigations menées par les enquêteurs ont révélé que cette affaire trouve son origine dans un contentieux financier au sein de la famille. P. A. Mbow réclamait à sa sœur le versement d’une somme de 200 000 francs CFA qu’il considérait comme lui revenant de droit. Selon ses déclarations, cet argent correspondrait à une participation financière effectuée par leur défunte mère dans la construction de la maison familiale.

L’enquête indique toutefois que le beau-frère du suspect lui aurait déjà remis la somme réclamée. Le conflit aurait alors pris une autre tournure lorsqu’une divergence est apparue autour de la signature d’une décharge destinée à attester la remise de l’argent. C’est dans ce contexte que la situation aurait dégénéré, donnant lieu aux menaces dénoncées par la victime.

Au cours de son audition, le suspect a contesté les accusations portées contre lui. Malgré ses dénégations, les enquêteurs estiment avoir réuni suffisamment d’éléments matériels et de témoignages concordants pour retenir les faits de menaces de mort avec arme blanche et transmettre le dossier à l’autorité judiciaire.

Les vérifications effectuées dans le cadre de la procédure ont également permis de constater que P. A. Mbow n’en était pas à son premier démêlé avec la justice. Les services d’enquête ont relevé qu’il avait déjà été condamné en 2021 à une peine d’un mois d’emprisonnement ferme pour des faits de coups et blessures volontaires.

Aminata Touré juge légitimes les ambitions présidentielles de Diomaye Faye pour 2029

La recomposition du paysage politique sénégalais se poursuit après la rupture désormais ouverte entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko. Alors que les deux camps semblent déjà se projeter vers l’élection présidentielle de 2029, l’ancienne Première ministre Aminata Touré a estimé qu’il était parfaitement légitime pour chaque acteur politique de nourrir des ambitions présidentielles.

Dans un entretien accordé à RFI, la coordonnatrice de la Coalition Diomaye Président et Haut représentant du chef de l’État a défendu le droit de chaque responsable politique à briguer la magistrature suprême. Selon elle, personne ne peut être critiqué pour son désir d’accéder à la présidence de la République, pas plus qu’il ne serait acceptable d’empêcher l’actuel chef de l’État d’envisager un second mandat.

« C’est légitime que chacun veuille y aller et être président en 2029. Donc, on ne peut pas accuser qui que ce soit de vouloir être président, tout comme on ne peut pas empêcher le président Bassirou Diomaye Faye de dire : “Je veux continuer ce que j’ai commencé à travers un deuxième mandat” », a-t-elle déclaré.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par l’éloignement entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, dont les divergences ont fini par éclater au grand jour. Depuis le départ de Sonko de la Primature, les spéculations se multiplient sur la reconfiguration des rapports de force au sein de l’ancienne coalition au pouvoir et sur les perspectives de la prochaine présidentielle.

Toutefois, Aminata Touré a tenu à relativiser les débats autour des ambitions électorales futures. Pour elle, les préoccupations des Sénégalais demeurent avant tout liées aux enjeux quotidiens, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics et les conditions de vie des populations.

L’ancienne cheffe du gouvernement a ainsi appelé les responsables politiques à concentrer leurs efforts sur l’action gouvernementale et les résultats attendus par les citoyens. « Les Sénégalais ne sont préoccupés que par une chose, c’est qu’on se mette au travail », a-t-elle insisté.

Dans le même élan, elle a apporté son soutien à la nouvelle équipe gouvernementale mise en place sous l’autorité du Premier ministre, qu’elle présente comme un gouvernement placé sous le signe de l’efficacité et de l’action. Une manière de souligner que, malgré les tensions politiques et les perspectives électorales déjà évoquées pour 2029, la priorité reste selon elle la mise en œuvre des politiques publiques et la satisfaction des attentes des populations.

Sidy Alpha Ndiaye claque la porte de la présidence et dénonce la marginalisation de PASTEF au sein de l’exécutif

La recomposition du paysage politique au sommet de l’État continue de produire ses effets. Quelques heures seulement après la publication de la liste du nouveau gouvernement, le professeur Sidy Alpha Ndiaye a annoncé sa démission de ses fonctions de ministre-directeur de cabinet adjoint du président de la République et de coordonnateur du Pôle juridique de la présidence.

Dans une déclaration rendue publique mardi, l’universitaire a expliqué avoir officiellement remis sa démission le 2 juin 2026, mettant ainsi un terme à son engagement au sein de l’appareil présidentiel. Une décision qu’il présente comme le résultat d’une réflexion politique et éthique liée à la nouvelle configuration du pouvoir et à la place désormais occupée par son parti, PASTEF, dans la conduite des affaires de l’État.

Figure reconnue du monde universitaire et membre du MONCAP/PASTEF, Sidy Alpha Ndiaye rappelle qu’il avait accepté d’intégrer les sphères de décision de l’État afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes institutionnelles et juridiques portées par le projet politique défendu par son camp. Selon lui, cet engagement s’inscrivait dans une logique de transformation profonde des institutions et de concrétisation des aspirations exprimées par les électeurs lors des dernières échéances électorales.

Toutefois, l’ancien responsable de la présidence estime que la nouvelle architecture gouvernementale marque une rupture avec cet esprit initial. Dans son texte, il soutient que le principe d’une majorité politique largement choisie par les citoyens mais ne disposant pas pleinement des leviers de l’action gouvernementale est difficilement compatible avec les fondements de la démocratie représentative.

Pour Sidy Alpha Ndiaye, la situation actuelle traduit une perte d’influence de PASTEF dans l’exercice effectif du pouvoir. Il considère que son parti ne se trouve plus dans une position lui permettant d’assumer pleinement les responsabilités exécutives correspondant au mandat reçu des électeurs. Évoquant une présence réduite à des responsabilités individuelles plutôt qu’à une véritable participation collective à la gouvernance, il estime que cette évolution remet en question les principes politiques qui avaient motivé son engagement.

Face à ce qu’il décrit comme un décalage entre ses convictions et la réalité institutionnelle actuelle, le professeur de droit affirme avoir choisi la voie de la cohérence. Dans sa déclaration, il souligne que sa fidélité à ses valeurs personnelles et à sa conception de l’engagement politique l’a conduit à renoncer à ses fonctions au sein de la présidence.

Cette démission intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour de la composition du nouveau gouvernement et des relations entre les différentes composantes de la majorité issue des élections. Elle constitue l’un des premiers actes politiques majeurs consécutifs à la formation de la nouvelle équipe gouvernementale et pourrait alimenter davantage le débat sur la place de PASTEF dans l’exercice du pouvoir.

En conclusion de son message, Sidy Alpha Ndiaye a invoqué une formule qui résume, selon lui, le sens de sa démarche : « La vertu politique est un renoncement à soi-même », une citation qui traduit la dimension morale qu’il entend donner à son départ des hautes fonctions de l’État.

Tentative d’évasion à l’hôpital Abass Ndao : « Mara milliardaire » rattrapé après une course-poursuite

Les ennuis judiciaires s’accumulent pour A. Faye, plus connu sous le sobriquet de « Mara milliardaire ». Déjà placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss dans le cadre d’une affaire particulièrement sensible, le détenu fait désormais face à une nouvelle procédure pour tentative d’évasion, après un incident survenu lors d’une évacuation médicale à l’hôpital Abass Ndao.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition de ce mercredi 3 juin, les faits remontent au 18 mai dernier. Ce jour-là, A. Faye avait été conduit à l’hôpital pour subir des examens médicaux sous la surveillance d’agents de l’administration pénitentiaire. Comme cela peut arriver lors des évacuations sanitaires impliquant plusieurs détenus, les six agents mobilisés auraient réparti leurs tâches afin d’assurer simultanément la garde des différents pensionnaires concernés.

C’est dans ce contexte que le détenu aurait mis à exécution un plan soigneusement préparé. Après avoir passé un examen radiologique, il aurait demandé à se rendre une nouvelle fois aux toilettes, invoquant un problème de diarrhée. Soucieux de lui garantir une certaine intimité, les agents chargés de sa surveillance auraient accepté de lui retirer temporairement les menottes.

Profitant de cette situation, A. Faye aurait alors tenté de prendre la fuite. Les investigations menées par la Division des investigations criminelles (Dic) ont permis d’établir que son geste n’était pas improvisé. D’après les conclusions de l’enquête, le détenu aurait fait preuve d’une grande agilité pour s’échapper à travers une fenêtre étroite d’environ quarante centimètres de largeur donnant sur une zone peu fréquentée de l’établissement hospitalier.

Une fois à l’extérieur, il aurait parcouru plus de deux cents mètres à travers les installations de l’hôpital dans l’espoir d’échapper à ses gardiens. Son évasion n’a toutefois duré que quelques instants. Alertés immédiatement, les surveillants pénitentiaires se sont lancés à sa poursuite et sont finalement parvenus à l’intercepter avant qu’il ne quitte définitivement le périmètre hospitalier.

Repris puis reconduit en détention, le mis en cause a été extrait récemment de sa cellule de Rebeuss par les enquêteurs de la Dic afin d’être entendu sur ces nouveaux faits. À l’issue de la procédure, il a été déféré devant le parquet pour répondre du chef de tentative d’évasion.

Cette nouvelle inculpation vient alourdir davantage la situation judiciaire d’A. Faye. Il est déjà poursuivi pour des accusations particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, pédophilie, viols répétitifs sur mineur et transmission volontaire du VIH. Des charges qui continuent de faire l’objet d’investigations et dont l’issue judiciaire est particulièrement attendue.

Électrification rurale : l’ASER alerte sur la suspension du financement espagnol et craint un blocage du projet

Un sérieux risque de paralysie plane sur l’un des projets phares d’électrification rurale au Sénégal. Dans une correspondance confidentielle adressée le 19 mai 2026 au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, le Directeur général de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), Jean Michel Sène, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation du marché n°T0296/24-DK attribué à la société AEE POWER EPC et financé par Banco Santander avec une couverture de l’agence espagnole CESCE.

Dans cette lettre référencée ASER-SG/CTS 000437, le patron de l’ASER fait état d’une incertitude préoccupante concernant la disponibilité effective des ressources financières destinées à la poursuite du projet. Selon le document, Banco Santander aurait décidé de suspendre unilatéralement les décaissements prévus dans le cadre du financement, sans qu’aucune notification officielle ni justification juridique ou contractuelle n’ait été communiquée aux autorités sénégalaises ou à l’ASER.

Cette situation intervient alors que l’agence assure avoir rempli l’ensemble des engagements qui lui incombaient dans l’exécution du projet. Dans sa correspondance, Jean Michel Sène rappelle que plusieurs étapes majeures ont déjà été franchies. Une phase pilote d’électrification a notamment été réalisée avec succès, tandis que des visites de terrain et des études d’exécution ont été conduites dans plus de 300 localités concernées par la deuxième phase du programme.

L’ASER souligne également que les spécifications techniques relatives aux équipements et fournitures ont été validées par la SENELEC. Le projet a en outre obtenu son quitus environnemental le 3 avril 2026, une étape essentielle pour le démarrage effectif des travaux. Des missions techniques conjointes ont également été menées en Chine et en Espagne auprès de fabricants internationaux afin de sécuriser la chaîne d’approvisionnement et d’assurer la conformité des équipements prévus.

Dans le même temps, l’agence affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la régularité et la transparence du marché. À ce titre, elle rappelle avoir saisi la Direction centrale des marchés publics (DCMP) afin de vérifier la conformité des avances accordées à l’entreprise adjudicataire AEE POWER EPC.

Malgré ces avancées, la suspension des décaissements par Banco Santander menace désormais l’équilibre financier du projet. Dans son courrier, le Directeur général de l’ASER estime que cette décision constitue une violation des engagements contractuels souscrits entre la banque espagnole et l’État du Sénégal à travers le ministère des Finances et du Budget. Il rappelle que ce département ministériel demeure l’unique interlocuteur institutionnel habilité à exiger le respect des obligations contractuelles de l’établissement financier.

L’agence met également en garde contre les conséquences juridiques et financières que pourrait entraîner cette situation. En l’absence de financement disponible, l’État du Sénégal pourrait se retrouver en difficulté si l’entreprise titulaire du marché venait à présenter de nouvelles factures ou demandes de paiement. Une telle configuration pourrait exposer les autorités à un risque de défaut contractuel, avec des répercussions potentiellement importantes sur l’exécution du projet et sur les relations avec les partenaires concernés.

Face à cette impasse, l’ASER envisage désormais une mesure radicale : la suspension des prestations et des travaux liés au marché n°T0296/24-DK jusqu’à ce qu’une clarification définitive soit obtenue concernant la poursuite du financement. L’agence estime qu’une reprise des activités ne pourra intervenir que dans un cadre financier sécurisé et soutenable, garantissant la disponibilité effective des fonds nécessaires.

Dans cette perspective, Jean Michel Sène sollicite l’intervention du ministre des Finances afin d’obtenir de Banco Santander une position officielle et sans ambiguïté sur l’avenir du financement. La correspondance a également été transmise au ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, signe de l’importance stratégique accordée à ce dossier pour la politique d’électrification rurale du Sénégal.

Marchés de bracelets électroniques : le Pool judiciaire financier ouvre une information judiciaire sur plus de 11 milliards FCFA

Le Pool judiciaire financier (PJF) a franchi une nouvelle étape dans le traitement du dossier relatif aux marchés de fourniture de bracelets électroniques conclus en 2020 et 2023. Dans un communiqué signé par le procureur financier, l’institution a annoncé l’ouverture officielle d’une information judiciaire confiée au troisième cabinet d’instruction, à la suite d’investigations ayant révélé de présumées irrégularités dans la passation et l’exécution de ces contrats publics.

Selon les informations communiquées par le parquet financier, les enquêtes préliminaires menées par les services compétents ont permis de mettre en évidence plusieurs anomalies portant aussi bien sur les procédures d’attribution que sur les conditions d’exécution des marchés concernés. Les deux contrats visés ont été signés respectivement le 22 octobre 2020 et le 6 juillet 2023 pour un montant cumulé de 11 178 602 018 francs CFA.

L’ouverture de cette information judiciaire marque le passage à une phase plus approfondie de l’enquête. Le magistrat instructeur désormais chargé du dossier aura pour mission de réunir l’ensemble des éléments susceptibles d’établir les responsabilités des différentes personnes impliquées et de déterminer l’ampleur exacte des faits reprochés.

Le communiqué du PJF précise que plusieurs individus sont actuellement mis en cause dans cette affaire. Ils font l’objet de poursuites pour des infractions particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics, faux et usage de faux ainsi que blanchiment de capitaux.

Cette procédure judiciaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la délinquance économique et financière. Les autorités judiciaires affichent depuis plusieurs mois leur volonté d’accélérer le traitement des dossiers liés à la gestion des ressources publiques et à la commande publique, considérés comme des enjeux majeurs de gouvernance.

À ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue et les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence. L’instruction ouverte devra permettre de vérifier les soupçons soulevés par les enquêteurs et d’établir, le cas échéant, les responsabilités pénales dans ce dossier portant sur l’un des marchés publics les plus importants de ces dernières années dans le domaine des équipements de surveillance électronique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°746 – 03/06/2026

🔴 AFFAIRE ASER ET LES 37 MILLIARDS -DÉCOUVERTE D’UNE LETTRE CONFIDENTIELLE CONFIRMANT LA SUSPENSION DU FINANCEMENT ET LE BLOCAGE DES TRAVAUX : L’AVEU TARDIF D’UN NAUFRAGE ANNONCÉ ?
🔴 ABSENCE DU PASTEF DANS LE GOUVERNEMENT ET EFFECTIVITÉ D’UN DIVORCE DÉSORMAINS ENTÉRINÉ, SONKO MET : DIOMAYE AU BANC DES ACCUSÉS

🔴 LES « LIONCEAUX » ROIS D’AFRIQUE : UN SACRE HISTORIQUE

CAN U17 : Le Sénégal sacré champion d’Afrique après une finale haletante face à la Tanzanie

L’équipe nationale des moins de 17 ans du Sénégal a une nouvelle fois inscrit son nom au sommet du football africain. Les Lionceaux ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations U17 en s’imposant face à la Tanzanie à l’issue de la séance des tirs au but (4-2), au terme d’une finale disputée et riche en émotions.

Dans une rencontre marquée par une forte intensité et une grande discipline tactique des deux côtés, les jeunes Sénégalais ont fait preuve de caractère pour résister aux assauts de leurs adversaires. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucune des deux sélections n’est parvenue à prendre l’avantage durant le temps réglementaire, obligeant les protagonistes à se départager lors de l’épreuve des tirs au but.

Dans cet exercice souvent cruel, les joueurs sénégalais ont affiché un sang-froid remarquable. Plus précis et plus efficaces, ils ont converti quatre de leurs tentatives contre deux pour les Tanzaniens. Le gardien sénégalais, décisif au moment opportun, a également joué un rôle majeur dans cette victoire qui permet au Sénégal de décrocher un nouveau titre continental dans les catégories de jeunes.

Sous la direction de Lamine Sané, les Lionceaux ont réalisé un parcours exemplaire tout au long de la compétition. Solides défensivement, inspirés dans le jeu et portés par un collectif cohérent, ils ont confirmé leur statut parmi les meilleures nations africaines de formation. Cette consécration vient récompenser le travail accompli depuis plusieurs années au sein des centres de formation et des structures de développement du football sénégalais.

Au fil du tournoi, les jeunes Sénégalais ont démontré une grande maturité, une remarquable maîtrise technique et une détermination sans faille. Ces qualités leur ont permis de franchir chaque étape avec succès avant de conclure leur campagne par cette victoire prestigieuse en finale.

Ce nouveau sacre continental constitue une immense fierté pour le football sénégalais et confirme la dynamique positive du pays sur la scène africaine. Après les succès enregistrés ces dernières années dans différentes catégories, cette génération U17 apporte à son tour sa pierre à l’édifice et nourrit de grands espoirs pour l’avenir.

Sonko recadre Al Amine Lô et l’accuse d’avoir joué un rôle dans la crise politique actuelle

Dakar – La tension politique entre les anciennes figures de l’exécutif et la nouvelle équipe gouvernementale continue de monter. Lors de sa déclaration de presse tenue ce mardi à Dakar, Ousmane Sonko s’en est pris ouvertement au Premier ministre Al Amine Lô, dans des propos particulièrement incisifs qui traduisent la profondeur des divergences apparues au sommet de l’État ces derniers jours.

Face à la presse, le président de PASTEF n’a pas caché son irritation à l’égard du chef du gouvernement. Dans un ton à la fois ferme et critique, il a invité Al Amine Lô à se concentrer sur les missions qu’il estime relever de ses compétences techniques. « Qu’il se limite aux chiffres », a-t-il déclaré, dans une formule qui a rapidement retenu l’attention des observateurs politiques.

À travers cette sortie, Ousmane Sonko semble remettre en question la légitimité politique du Premier ministre, qu’il présente davantage comme un expert de l’administration et de l’économie que comme une personnalité disposant d’une véritable assise politique. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la recomposition du gouvernement et par les tensions nées de la rupture entre le président de PASTEF et les nouvelles orientations prises au sommet de l’exécutif.

Malgré la sévérité de ses critiques, l’ancien Premier ministre a assuré avoir cherché à maintenir des relations cordiales avec son successeur. « Je fais tout pour rester en bons termes avec lui », a-t-il affirmé devant les journalistes. Toutefois, cette volonté affichée d’apaisement n’a pas empêché Sonko de dénoncer ce qu’il considère comme des prises de position inappropriées du chef du gouvernement.

Faisant référence à certaines déclarations publiques récentes d’Al Amine Lô, il a estimé que ce dernier avait outrepassé son rôle en se permettant de donner des leçons de morale. « Je l’ai entendu donner des leçons de morale. Mais il doit savoir qu’on est informé de tout ce qu’il fait », a-t-il lancé, laissant entendre qu’il dispose d’informations sur les activités et les démarches du Premier ministre.

La déclaration la plus marquante reste cependant celle concernant l’origine de la crise politique qui secoue actuellement les plus hautes sphères du pouvoir. Ousmane Sonko a en effet affirmé que son ancien collaborateur aurait joué un rôle dans les événements ayant conduit à la situation actuelle. « Nous savons qu’il a joué un rôle dans tout ce qui se passe actuellement », a-t-il soutenu, sans toutefois apporter davantage de précisions ni fournir d’éléments concrets pour étayer cette accusation.

Ces propos risquent d’alimenter davantage les spéculations sur les profondes dissensions qui traversent désormais le camp du pouvoir. Ils interviennent au lendemain de la formation du nouveau gouvernement dirigé par Al Amine Lô, dans un climat déjà marqué par les interrogations sur les relations entre les différents responsables issus de la majorité présidentielle.

Kaolack : les autorités éducatives mobilisées pour les examens de 2026

Les autorités éducatives de la région de Kaolack sont à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des examens scolaires de fin d’année. Réunis mardi lors d’un Comité régional de développement (CRD) préparatoire, les acteurs du système éducatif ont fait le point sur les dispositions prises en vue des examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) et du Baccalauréat.

À cette occasion, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a révélé qu’un nombre important de candidats ne disposent toujours pas d’acte d’état civil. Selon lui, 4 953 candidats au CFEE et 372 au BFEM sont concernés par cette situation et attendent d’être régularisés.

« Pour ce qui est de l’état civil, 4 953 élèves candidats au CFEE ne disposent pas encore d’acte de naissance et doivent être régularisés. Pour le BFEM, 372 candidats sont dans la même situation », a indiqué M. Diakhaté.

La rencontre, présidée par le gouverneur de la région de Kaolack, Mohamadou Moctar Watt, a réuni autorités administratives, collectivités territoriales, services déconcentrés et responsables du secteur éducatif.

Face à cette problématique récurrente, l’inspecteur d’académie a lancé un appel aux parents d’élèves. « Chaque parent doit veiller à ce que son enfant dispose d’un extrait de naissance dès le plus jeune âge afin d’éviter que des élèves arrivent en classe de CM2 sans pièce d’état civil », a-t-il insisté. Il a précisé qu’un dispositif d’accompagnement a été mis en place en collaboration avec les tribunaux et les autorités administratives pour faciliter les régularisations.

Concernant les effectifs, l’Inspection d’académie a annoncé que 20 175 candidats prendront part au CFEE cette année, dont 57 % de filles, répartis dans 149 centres d’examen. Pour le BFEM, 12 500 candidats sont inscrits, avec une proportion de 57,26 % de filles. Quant au Baccalauréat, 13 007 candidats sont attendus, avec une nette prédominance des séries littéraires qui regroupent plus de 6 800 candidats, contre 1 542 pour les séries scientifiques.

Samba Diakhaté s’est toutefois voulu rassurant quant à l’état de préparation des examens. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que les choses se passent très bien. Depuis les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) jusqu’au niveau académique et dans les établissements scolaires, les dispositions sont prises au quotidien », a-t-il assuré.

Lors de ce CRD, le gouverneur Mohamadou Moctar Watt a donné des instructions aux différents services concernés afin de garantir une organisation optimale, notamment en matière de sécurité, de logistique et d’accompagnement des jurys.

L’inspecteur d’académie a également souligné les défis liés à l’hivernage, qui coïncide souvent avec la période des examens. « Les principales préoccupations concernent le BFEM, dont les épreuves débuteront le 14 juillet. Toutefois, des mesures préventives ont été prises afin d’éviter l’utilisation de centres d’examen exposés aux risques d’inondation », a-t-il expliqué.

Enfin, il a rappelé que l’utilisation des téléphones portables et de tout autre dispositif susceptible de favoriser la fraude est strictement interdite dans les centres d’examen.

Avec ces différentes mesures, les autorités éducatives de Kaolack affichent leur volonté d’assurer le bon déroulement des examens de 2026 dans les meilleures conditions possibles.

Crise au sommet de l’État : Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de vouloir contourner et affaiblir PASTEF

La rupture entre le président de l’Assemblée nationale et leader de PASTEF, Ousmane Sonko, et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continue de se dévoiler au grand jour. Lors d’une déclaration particulièrement attendue ce mardi 2 juin, l’ancien Premier ministre a livré de nouvelles révélations sur les tensions qui ont marqué les dernières semaines de sa collaboration avec le chef de l’État et sur les circonstances ayant entouré la formation du nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo.

Face à la presse et à ses militants, Ousmane Sonko a accusé Bassirou Diomaye Faye d’avoir tenté de contourner les structures dirigeantes de PASTEF lors des consultations destinées à former la nouvelle équipe gouvernementale. Selon lui, plusieurs ministres sortants et responsables du parti auraient été approchés individuellement par le président de la République, sans que les instances du mouvement ne soient associées au processus.

Pour le leader des Patriotes, cette démarche constitue une violation des principes de fonctionnement de son parti, qu’il décrit comme une organisation structurée et disciplinée. Il estime que toute discussion concernant la participation de membres de PASTEF à un gouvernement devrait nécessairement passer par les organes compétents du parti.

« Beaucoup de ministres sortants ont été appelés pour des consultations en vue de former un gouvernement. On ne peut pas appeler individuellement des membres de Pastef. Nous sommes un parti organisé avec des instances directrices », a déclaré Ousmane Sonko.

L’ancien Premier ministre va plus loin en affirmant que cette stratégie visait en réalité à fragiliser son parti. Selon lui, les démarches entreprises auprès de certains responsables avaient pour objectif de créer des divisions internes et d’affaiblir la cohésion de la formation politique qui a porté l’alternance de 2024.

« C’est une stratégie pour démanteler et affaiblir Pastef. C’est pourquoi il a essayé de négocier directement avec des membres du parti sans passer par ses instances », a-t-il soutenu.

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko est également revenu sur ce qu’il présente comme un désaccord de fond concernant le leadership au sein de PASTEF. Il affirme qu’au cours d’une réunion avec le chef de l’État, ce dernier aurait revendiqué une représentativité politique importante au sein du parti.

Le président de PASTEF a répondu à cette affirmation de manière particulièrement directe. Selon son récit, il aurait mis au défi Bassirou Diomaye Faye de démontrer son poids politique en organisant seul un rassemblement populaire.

« Au cours d’une réunion, il a déclaré qu’il était le plus représentatif dans Pastef. Je lui ai répondu qu’il n’avait qu’à organiser un meeting sans Ousmane Sonko. S’il parvient à réunir cent personnes, on verra », a-t-il affirmé.

Poursuivant ses critiques, l’ancien chef du gouvernement a évoqué la commune de Ndiaganiao, considérée comme le fief politique du président de la République. Selon lui, même dans cette localité, Bassirou Diomaye Faye ne disposerait pas d’une base politique suffisante pour revendiquer un leadership autonome au sein du parti.

« À commencer par Ndiaganiao, sa propre commune qu’il ne peut pas gagner. Il n’a rien de représentatif à Pastef », a déclaré Ousmane Sonko.

Le leader des Patriotes a également révélé que plusieurs ministres sortants auraient conseillé au nouveau Premier ministre Ahmadou Alamine Lo de prendre attache avec les dirigeants de PASTEF avant toute consultation relative à la formation du gouvernement. Une recommandation qui, selon lui, n’aurait pas été suivie.

D’après ses explications, les responsables concernés auraient insisté sur la nécessité de dialoguer avec le président du parti afin d’éviter toute incompréhension ou contestation interne. Toutefois, il affirme que cette option a été écartée.

« Les ministres sortants ont dit à Al Aminou Lo que le président de la République devait passer par le président du parti Pastef. Il a refusé de s’entretenir avec moi ainsi qu’avec certains responsables que j’avais désignés », a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko soutient avoir personnellement tenté de désamorcer la crise en appelant le chef de l’État pour lui demander de respecter les procédures internes du parti. Selon lui, Bassirou Diomaye Faye serait resté inflexible malgré ses sollicitations.

« Je l’ai appelé au téléphone pour lui demander de passer par Pastef afin de consulter les ministres sortants. Mais il est resté sur sa position », a expliqué le président de PASTEF.

L’ancien Premier ministre affirme également que plusieurs responsables du parti sollicités directement auraient refusé de participer aux discussions en l’absence d’une démarche officielle impliquant les instances dirigeantes du mouvement.

Enfin, Ousmane Sonko est revenu sur les derniers échanges qu’il a eus avec le président de la République avant l’officialisation de leur rupture politique. Il révèle qu’une médiation impliquant notamment le nouveau Premier ministre Ahmadou Alamine Lo et d’autres personnalités aurait permis l’organisation d’une rencontre au Palais de la République.

Selon son récit, Bassirou Diomaye Faye lui aurait adressé un message tard dans la soirée du lundi 1er juin afin de lui demander de se rendre au Palais. Ousmane Sonko affirme avoir décliné une rencontre immédiate tout en proposant un rendez-vous dès le lendemain matin.

« Finalement, nous nous sommes rencontrés après une médiation d’Al Aminou Lo et d’autres personnes. Il m’a envoyé un message tard dans la soirée pour me demander de passer au Palais. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas venir immédiatement, mais que je serai là le lendemain à 8 heures », a-t-il raconté.

Ces nouvelles déclarations illustrent l’ampleur des divergences qui opposent désormais les deux principales figures de l’alternance politique de 2024. Elles confirment également que la crise dépasse largement la simple question de la composition du gouvernement et touche désormais aux rapports de force, au leadership politique et au contrôle de PASTEF, le parti qui a porté au pouvoir Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Sonko démonte le nouveau gouvernement : « Il n’a aucune assise politique »

Dakar — La fracture politique entre Ousmane Sonko et le nouveau pouvoir exécutif s’est davantage accentuée ce mardi. Lors de sa déclaration publique, le président de Pastef a sévèrement critiqué le gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Amine Lô, qu’il considère comme dépourvu de toute légitimité politique réelle.

Face à ses partisans et à la presse, Ousmane Sonko a remis en cause les fondements mêmes de l’équipe gouvernementale mise en place après son départ de la Primature. Selon lui, le nouvel exécutif ne repose sur aucune force politique significative capable de revendiquer un soutien populaire comparable à celui obtenu par Pastef lors des dernières échéances électorales.

« Nous avons un gouvernement qui n’a aucune assise politique », a déclaré l’ancien Premier ministre, estimant que les responsables actuellement aux commandes du pays ne disposent pas d’une base militante ou électorale suffisamment solide pour porter durablement l’action gouvernementale.

Dans son intervention, Ousmane Sonko s’est également attaqué à l’argument de la coalition présidentielle mis en avant par les nouvelles autorités pour justifier la composition du gouvernement. À ses yeux, cette coalition ne représente pas une véritable force politique susceptible d’incarner les aspirations populaires exprimées lors de l’élection présidentielle et des législatives.

« Cette coalition dont ils parlent ne représente rien », a-t-il lancé, rejetant catégoriquement la pertinence politique de cette alliance. Pour le leader de Pastef, les résultats électoraux obtenus ces dernières années démontrent clairement que le principal réservoir de soutien populaire demeure son parti.

Le président de Pastef a également tourné en dérision la présentation du nouveau gouvernement comme une équipe composée en grande partie de technocrates. Selon lui, cette orientation ne relève pas d’un choix stratégique mais plutôt d’une contrainte imposée par l’absence de relais politiques solides autour du président Bassirou Diomaye Faye.

« Ils n’ont pas de base politique, ils n’ont pas le choix », a affirmé Ousmane Sonko, considérant que la technocratie mise en avant par les nouvelles autorités traduit en réalité un manque d’ancrage politique.

Au-delà de la critique du gouvernement, l’ancien chef du gouvernement a cherché à réaffirmer la place centrale de Pastef dans le paysage politique sénégalais. Il a soutenu que son parti demeure la principale force politique du pays, celle qui bénéficie de la confiance populaire exprimée dans les urnes.

Pour Ousmane Sonko, toute démarche de gouvernance qui se ferait en marge de Pastef risquerait de s’éloigner de la volonté populaire ayant conduit à l’alternance politique. Il estime ainsi que la légitimité démocratique de la majorité actuelle repose essentiellement sur le soutien accordé au projet politique porté par son parti.

Gouvernement Ahmadou Al Aminou Lo : Ousmane Sonko affirme que PASTEF ne compte « aucun ministre » et annonce des mesures internes

Le président de PASTEF-Les Patriotes et actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a apporté de nouvelles précisions sur la position de son parti vis-à-vis du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo. Alors que plusieurs personnalités considérées comme proches de PASTEF figurent dans la nouvelle équipe gouvernementale, le leader politique a tenu à clarifier ce qu’il considère comme une confusion entretenue autour de la participation de son parti à l’Exécutif.

S’exprimant devant ses militants et sympathisants, Ousmane Sonko a été catégorique : selon lui, aucun membre du gouvernement actuellement en fonction ne représente officiellement PASTEF. Il a affirmé que les personnes nommées à des postes ministériels l’ont été à titre individuel et non en tant que représentants de la formation politique qu’il dirige.

Pour le président de PASTEF, la décision prise par les instances du parti de ne pas participer au nouveau gouvernement demeure entière et sans ambiguïté. Il estime que certaines interprétations ont cherché à laisser croire que le parti continuait d’exercer une influence directe au sein de l’équipe gouvernementale à travers certains de ses cadres historiques ou responsables politiques.

« Ils ont essayé de créer la confusion en affirmant qu’il y a des ministres de Pastef dans le gouvernement. Aucun membre de Pastef ne siège dans ce gouvernement pour le compte du parti. Ceux qui y sont participent à titre personnel et ne représentent pas Pastef », a déclaré Ousmane Sonko.

Le leader des Patriotes a également annoncé que la direction du parti examinerait la situation des responsables concernés conformément aux textes et aux procédures internes de l’organisation. Sans dévoiler les mesures qui pourraient être prises, il a indiqué que les instances compétentes du parti seraient chargées d’apprécier chaque situation.

« Le parti dispose de procédures. Pastef va traiter leur cas. Aujourd’hui, Pastef compte zéro ministre dans le gouvernement », a-t-il insisté, réaffirmant la ligne politique arrêtée par le Comité exécutif du parti.

Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par la rupture entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a conduit au départ de l’ancien Premier ministre de la tête du gouvernement et à la nomination d’Ahmadou Alamine Mohamed Lo à la Primature.

Quelques minutes avant la publication officielle de la composition du gouvernement, PASTEF avait diffusé un communiqué annonçant qu’aucun de ses représentants ne participerait à la nouvelle équipe gouvernementale. Une déclaration qui avait suscité de nombreuses interrogations lorsque plusieurs personnalités identifiées comme proches du parti ont finalement été maintenues ou nommées à des fonctions ministérielles.

Parmi elles figure notamment Yankhoba Diémé, qui a quitté le portefeuille des Transports pour prendre la tête du ministère des Forces armées. De son côté, Moussa Bala Fofana a été reconduit à la tête du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires.

Le même scénario concerne Alioune Dione, maintenu au ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, ainsi qu’Ibrahima Sy, qui conserve le portefeuille de la Santé et de l’Hygiène publique.

Par ailleurs, deux personnalités élues sous la bannière de PASTEF ont également fait leur entrée dans le gouvernement. Il s’agit de Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, nommée ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, et d’Abdou Khadre Ndiaye, désigné ministre des Transports terrestres et aériens.

La déclaration d’Ousmane Sonko met ainsi en lumière les profondes divergences qui se sont installées entre la direction de PASTEF et la nouvelle configuration de l’Exécutif. En affirmant que les ministres concernés ne représentent pas le parti, le président de PASTEF cherche à tracer une frontière claire entre la ligne politique définie par les instances du mouvement et les choix individuels de certains de ses membres ou sympathisants.

Cette prise de position ouvre désormais une nouvelle séquence politique. Les décisions que pourraient prendre les organes dirigeants de PASTEF à l’égard des responsables concernés seront suivies avec attention, tant elles pourraient avoir des répercussions sur l’équilibre interne du parti et sur les relations déjà tendues entre les différentes composantes du pouvoir issues de l’alternance de 2024.

Sonko raconte les coulisses de son limogeage : « J’ai refusé d’endosser la rupture »

L’ancien Premier ministre et président du Pastef, Ousmane Sonko, a livré ce mardi sa version des faits sur les circonstances qui ont conduit à son départ de la Primature. Lors d’une déclaration publique très attendue, il est revenu en détail sur ses derniers échanges avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et sur les événements ayant abouti à son limogeage.

Selon Ousmane Sonko, le tournant décisif est intervenu le vendredi 25 mai, quelques heures après son passage à l’Assemblée nationale. Il explique avoir été contacté par le chef de l’État, qui souhaitait le rencontrer. Au cours de cet entretien, le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait signifié que la poursuite de leur collaboration à la tête de l’Exécutif devenait difficile.

« À la fin de notre discussion, il m’a expliqué qu’il serait très compliqué de continuer à travailler ensemble, estimant que mes déclarations à l’Assemblée nationale avaient créé beaucoup de problèmes », a affirmé l’ancien chef du gouvernement.

Ousmane Sonko soutient toutefois que l’éventualité de son départ du gouvernement n’était pas une idée nouvelle. Il affirme avoir abordé cette question à plusieurs reprises avec le président de la République après les élections législatives. Selon lui, il avait proposé de quitter l’Exécutif et de retrouver son siège à l’Assemblée nationale si sa présence constituait un frein à l’action présidentielle.

« Je lui ai toujours dit que si ma présence dans le gouvernement représentait un obstacle, je pouvais retourner à l’Assemblée nationale afin que notre collaboration puisse se poursuivre dans de bonnes conditions. Mais il a toujours refusé cette proposition », a-t-il déclaré.

Le leader de Pastef affirme également avoir constaté, depuis plusieurs semaines, des signes annonciateurs de tensions au sommet de l’État. Il dit avoir tenté d’en discuter directement avec le chef de l’État afin d’éviter une rupture. Selon lui, la relation entre la Présidence et la Primature était devenue de plus en plus complexe au fil des mois.

Lors de leur dernier entretien, Ousmane Sonko assure que les deux hommes n’ont pas discuté des modalités concrètes de leur séparation. Il affirme cependant que le président souhaitait qu’il participe à une communication commune visant à présenter leur rupture comme une décision prise dans un climat apaisé.

« Il voulait que je fasse une déclaration indiquant que nous nous étions quittés en bons termes. J’ai refusé », a-t-il soutenu.

Face à cette situation, l’ancien Premier ministre dit avoir proposé plusieurs pistes de sortie de crise. Il évoque notamment son retour à l’Assemblée nationale pour permettre à la majorité parlementaire de désigner un nouveau chef du gouvernement, ou encore la poursuite des discussions afin de trouver une solution consensuelle. À défaut, il considérait que la décision de mettre fin à ses fonctions relevait exclusivement du président de la République.

Toujours selon son récit, Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il devait d’abord honorer une visite auprès de l’Archevêque de Dakar dans le cadre des célébrations de la Pentecôte avant de reprendre les discussions. Ousmane Sonko affirme avoir attendu un nouvel échange qui n’a finalement jamais eu lieu.

« Il m’avait dit qu’il me recontacterait à son retour pour poursuivre nos échanges. Finalement, à 20h35, il m’a envoyé un message pour m’annoncer la mesure qui me concernait. J’en ai pris acte », a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre raconte avoir ensuite découvert l’officialisation de son départ à travers la déclaration du Secrétaire général de la Présidence de la République. Une annonce qui a marqué la fin de son passage à la tête du gouvernement après plusieurs mois d’exercice du pouvoir.

Avec une pointe d’ironie, Ousmane Sonko a conclu son intervention en évoquant son retour à sa résidence de Keur Gorgui.

« Quinze minutes après, j’ai vu la déclaration du Secrétaire général. J’ai alors commencé à faire mes bagages pour retourner à la Cité Keur Gorgui, qui m’avait tant manqué », a-t-il lancé.

Rupture au sommet de l’État : Ousmane Sonko révèle les dessous de son départ de la Primature

L’ancien Premier ministre et président du parti PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, est sorti de son silence pour livrer sa version des faits sur les circonstances qui ont conduit à son départ de la Primature. Lors d’une déclaration publique très attendue, l’actuel président de l’Assemblée nationale est revenu en détail sur les derniers échanges qu’il a eus avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avant son limogeage du gouvernement.

Selon Ousmane Sonko, la rupture entre les deux hommes s’est matérialisée le vendredi 25 mai 2026, quelques heures après son intervention à l’Assemblée nationale. Il explique avoir été contacté directement par le chef de l’État qui souhaitait le rencontrer pour un entretien. Une rencontre qu’il décrit comme cordiale dans sa forme, mais décisive dans son contenu.

D’après le leader de PASTEF, le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait expliqué que la poursuite de leur collaboration à la tête de l’Exécutif devenait particulièrement difficile. Selon lui, le chef de l’État estimait que certaines de ses déclarations prononcées à l’Assemblée nationale avaient suscité de nombreuses complications politiques et institutionnelles.

« Le président de la République m’a appelé pour me dire qu’il avait besoin de me voir. Lorsque nous nous sommes rencontrés, nous avons discuté comme d’habitude. À la fin de l’entretien, il m’a expliqué qu’il serait très compliqué de poursuivre notre collaboration », a déclaré Ousmane Sonko devant ses partisans.

L’ancien chef du gouvernement affirme toutefois que la question de son maintien à la Primature n’était pas nouvelle. Selon son récit, il aurait lui-même évoqué à plusieurs reprises, après les élections législatives, la possibilité de quitter ses fonctions gouvernementales si sa présence venait à constituer un obstacle à l’action du président de la République.

Il soutient avoir rencontré Bassirou Diomaye Faye à trois reprises sur cette question, en présence de témoins, et lui avoir systématiquement proposé de retourner à l’Assemblée nationale afin de permettre une réorganisation de l’Exécutif tout en préservant la cohésion de la majorité. Une proposition qui, selon lui, aurait été rejetée à chaque fois par le chef de l’État.

Au fil de son intervention, Ousmane Sonko a également laissé entendre que les tensions au sommet de l’État ne datent pas de ces derniers jours. Il affirme avoir observé depuis plusieurs semaines des signes annonciateurs de divergences de plus en plus profondes entre les différentes composantes du pouvoir. Ces signaux l’auraient conduit à solliciter plusieurs discussions avec le président afin d’éviter une crise ouverte.

L’ancien Premier ministre a notamment insisté sur ce qu’il considère comme une situation particulière dans l’organisation du pouvoir exécutif. Selon ses propos, son action à la Primature était fortement encadrée par la présidence de la République, ce qui aurait progressivement alimenté certaines incompréhensions sur le fonctionnement des institutions.

Ousmane Sonko affirme également avoir refusé d’endosser politiquement la rupture. Il soutient que lors de leur dernier entretien, le président de la République souhaitait qu’il fasse une déclaration publique laissant entendre que leur séparation s’était déroulée dans un climat parfaitement apaisé. Une démarche qu’il dit avoir rejetée.

Face à l’impasse, le président de PASTEF affirme avoir soumis deux options au chef de l’État : soit son retour à l’Assemblée nationale afin que la majorité désigne un nouveau Premier ministre, soit la poursuite des discussions dans l’espoir de trouver un compromis. À défaut d’accord, il estimait que la responsabilité de mettre fin à ses fonctions revenait exclusivement au président de la République.

Selon son témoignage, Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il poursuivrait la réflexion après une visite prévue auprès de l’archevêque de Dakar dans le cadre des célébrations de la Pentecôte. Ousmane Sonko raconte avoir attendu un nouvel échange qui n’a finalement jamais eu lieu.

La décision présidentielle lui aurait été communiquée de manière inattendue en début de soirée. « Il m’avait dit qu’il me recontacterait à son retour pour poursuivre nos échanges. Finalement, à 20h35, il m’a envoyé un message pour m’annoncer la mesure qui me concernait. J’en ai pris acte », a-t-il expliqué.

Quelques minutes plus tard, l’ancien Premier ministre affirme avoir découvert l’officialisation de son départ à travers la déclaration du Secrétaire général de la Présidence de la République. Une annonce qui mettait définitivement fin à son passage à la tête du gouvernement après plus de deux années passées à la Primature.

Dans une note plus personnelle, Ousmane Sonko a indiqué qu’il avait immédiatement commencé à préparer son départ de la résidence officielle du Premier ministre pour regagner son domicile de la Cité Keur Gorgui. « Quinze minutes après, j’ai vu la déclaration du Secrétaire général. J’ai alors commencé à faire mes bagages pour retourner à la Cité Keur Gorgui, qui m’avait tant manqué », a-t-il déclaré.

Ces révélations interviennent dans un contexte politique particulièrement sensible marqué par la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo et par la décision du PASTEF de ne pas participer à cette nouvelle équipe gouvernementale. Elles confirment également l’existence de divergences profondes entre les deux principales figures de l’alternance de 2024, même si les deux responsables continuent d’affirmer leur attachement à la stabilité des institutions et à la poursuite du projet politique porté devant les Sénégalais.

Ibrahima Sy répond aux accusations de « trahison » et revendique un choix guidé par l’intérêt national

La décision de la majorité parlementaire de Pastef de ne pas participer au nouveau gouvernement dévoilé le lundi 1er juin continue de provoquer des remous au sein de la mouvance au pouvoir. Maintenu à son poste de ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dans l’équipe dirigée par le Premier ministre Al Amine Lo, Dr Ibrahima Sy fait depuis l’objet de vives critiques de la part de certains militants et responsables du parti, qui l’accusent d’avoir défié la ligne politique arrêtée par la formation dirigée par Ousmane Sonko.

Face à cette polémique grandissante, le ministre a choisi de sortir de son silence. Dans une publication diffusée ce mardi sur ses réseaux sociaux, il a tenu à justifier son maintien au sein du gouvernement, affirmant que sa décision répond avant tout à un devoir de service envers la Nation.

« Pour l’histoire, nous avons fait le choix, en tant que patriotes, de servir le pays au-delà de toute autre considération, avec comme seule boussole l’intérêt supérieur de la Nation », a déclaré Dr Ibrahima Sy, rejetant ainsi les accusations de trahison portées contre lui.

À travers cette prise de parole, le ministre de la Santé défend une posture qu’il présente comme conforme aux valeurs de responsabilité et d’engagement envers les populations. Son message intervient dans un contexte politique marqué par des divergences apparues entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et la majorité parlementaire issue de Pastef, qui a officiellement choisi de ne pas intégrer le nouvel attelage gouvernemental.

Dans sa déclaration, Dr Ibrahima Sy a également tenu à rendre hommage à Ousmane Sonko, figure centrale de son parcours politique. Revenant sur près d’une décennie de militantisme commun, il a exprimé sa gratitude envers le président de Pastef et actuel président de l’Assemblée nationale.

« Je tiens aussi à saluer M. Ousmane Sonko pour les neuf années de compagnonnage politique, d’engagement et de combat partagé au service d’un idéal commun. Je lui exprime ma reconnaissance et lui souhaite plein succès dans la poursuite de son parcours politique », a-t-il écrit.

Cette marque de respect à l’endroit du leader de Pastef apparaît comme une volonté d’apaisement dans un climat de tensions politiques et de débats internes sur la conduite à adopter face à la nouvelle configuration du pouvoir.

Malgré les critiques dont il fait l’objet, Dr Ibrahima Sy affirme rester pleinement engagé dans les missions qui lui ont été confiées. Il considère sa reconduction à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique comme une opportunité de poursuivre les réformes déjà engagées dans le secteur sanitaire.

« Cette confiance renouvelée constitue une source supplémentaire de motivation pour poursuivre, avec détermination et humilité, les réformes et les actions engagées au service de la santé », a-t-il assuré.

Nouveau gouvernement : la coalition « Diomaye Président » gagne du terrain et consolide son influence au sein de l’exécutif

La formation du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Amine Lo marque une étape importante dans la recomposition du paysage politique sénégalais. À travers ce remaniement d’envergure, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, semble avoir fait le choix de renforcer davantage le poids de sa coalition « Diomaye Président » au sein de l’appareil exécutif, dans un contexte marqué par le départ de plusieurs figures associées à Pastef.

Cette nouvelle configuration gouvernementale traduit une volonté de recentrer l’action publique autour d’une équipe jugée plus en phase avec les orientations et les priorités définies par le chef de l’État. Elle intervient également dans un contexte politique où les équilibres internes de la majorité connaissent une évolution notable, avec une présence accrue de personnalités identifiées à la coalition présidentielle.

Parmi les figures qui conservent leur place dans le nouvel attelage gouvernemental figurent le Dr Ibrahima Sy, reconduit à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que Abdourahmane Diouf et Serigne Guèye Diop. Leur maintien est interprété comme un signal de confiance du président à l’endroit de responsables qui ont accompagné son projet politique et participé à la mise en œuvre des premières réformes engagées depuis son accession au pouvoir.

Au-delà des reconductions, le nouveau gouvernement se distingue par l’arrivée de plusieurs nouvelles personnalités issues ou proches de la coalition présidentielle. La nomination d’Alioune Gory Diouf au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique illustre cette dynamique. Son entrée au gouvernement est perçue comme un renforcement du dispositif présidentiel sur les questions liées au développement durable, à la préservation des ressources naturelles et à la transition écologique.

La coalition « Diomaye Président » enregistre également l’arrivée de nouvelles figures féminines au sein de l’exécutif avec les nominations d’Amy Mara et de Mame Coumba Diop. Ces choix participent à la volonté affichée des autorités de promouvoir une représentation plus diversifiée au sein des institutions tout en consolidant les bases politiques du chef de l’État.

Cette redistribution des cartes au sein du gouvernement confirme l’émergence de la coalition « Diomaye Président » comme l’un des principaux centres de gravité du pouvoir exécutif. Alors que plusieurs responsables issus de l’ancienne configuration gouvernementale ont quitté leurs fonctions, les personnalités proches du président voient leur influence renforcée dans la conduite des politiques publiques.

Au-delà de la simple composition ministérielle, ce remaniement apparaît comme un acte politique majeur. Il traduit la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de disposer d’une équipe gouvernementale davantage alignée sur sa vision et capable d’accélérer la mise en œuvre de son agenda de transformation économique, sociale et institutionnelle. Les prochains mois permettront de mesurer l’impact de cette nouvelle architecture gouvernementale sur la stabilité de la majorité et sur la concrétisation des engagements pris devant les Sénégalais.

Retrait des cartes d’électeur : la DGE appelle les citoyens à récupérer leurs documents en vue des prochaines élections

La Direction générale des Élections (DGE) a annoncé la mise à disposition des cartes d’électeur issues de la révision ordinaire des listes électorales de 2025. Dans un communiqué officiel, l’administration électorale invite les citoyens concernés à procéder au retrait de leurs cartes auprès des autorités administratives compétentes afin de garantir leur participation aux prochaines consultations électorales.

Cette opération concerne les électeurs ayant effectué des démarches d’inscription, de modification de données personnelles ou de changement de statut lors de la révision des listes électorales. La DGE précise également que les cartes produites lors de révisions antérieures et qui n’ont jamais été retirées sont également disponibles. Les détenteurs de ces documents sont ainsi appelés à se rapprocher des préfectures et sous-préfectures de leur lieu de résidence pour régulariser leur situation.

L’annonce intervient dans un contexte marqué par les préparatifs des futures échéances électorales. Les autorités entendent renforcer la fiabilité du fichier électoral tout en favorisant une participation citoyenne plus importante. La possession de la carte d’électeur demeure en effet une étape essentielle dans le processus électoral, permettant aux citoyens d’exercer pleinement leur droit de vote.

Pour faciliter le retrait des cartes, les services électoraux demandent aux usagers de se présenter avec leur récépissé de dépôt. La carte nationale d’identité biométrique CEDEAO pourra également être exigée dans certains cas afin de procéder aux vérifications nécessaires.

Consciente des difficultés que certains citoyens peuvent rencontrer dans leurs démarches administratives, la Direction générale des Élections a mis en place un numéro vert, le 800 00 2017. Cette ligne est accessible du lundi au vendredi, de 8 heures à 18 heures, afin de fournir des informations et répondre aux préoccupations des électeurs.

À travers cette campagne d’information, la DGE cherche à réduire le nombre important de cartes encore en souffrance dans les services administratifs. L’objectif est de permettre à chaque citoyen concerné de disposer de son document électoral avant l’ouverture des prochaines opérations de vote.

Les autorités électorales insistent ainsi sur la nécessité pour les électeurs de retirer leurs cartes dans les meilleurs délais. Cette démarche, au-delà de son caractère administratif, constitue un acte citoyen majeur dans le renforcement de la démocratie et de la participation populaire aux choix politiques du pays.

CAN U17 : le Sénégal à 90 minutes d’un nouveau sacre face à la Tanzanie

Le Sénégal dispute ce mardi soir la finale de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans avec l’ambition de décrocher un nouveau titre continental. Les Lionceaux seront opposés à la Tanzanie dans une rencontre qui s’annonce décisive et particulièrement disputée entre deux des meilleures sélections du tournoi.

Après un parcours remarquable marqué par de solides performances et une grande maîtrise collective, les jeunes Sénégalais ont su confirmer leur statut de prétendants au titre. Tout au long de la compétition, ils ont affiché une rigueur défensive, une qualité technique et une maturité qui leur ont permis d’écarter plusieurs adversaires de taille pour atteindre la finale.

En face, la Tanzanie arrive également avec de solides arguments. Impressionnants depuis le début de la compétition, les jeunes Tanzaniens ont démontré leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Leur présence en finale témoigne de leur progression et de la qualité du travail effectué au niveau de la formation.

Pour le Sénégal, cette finale représente bien plus qu’un simple match. Elle constitue l’occasion de confirmer la place de référence qu’occupe le pays dans le football africain des jeunes et de poursuivre la dynamique de succès enregistrée ces dernières années dans les différentes catégories nationales.

Le coup d’envoi de cette affiche continentale sera donné à 19 heures GMT. À travers le pays, les supporters sont attendus en nombre devant leurs écrans pour soutenir les Lionceaux dans leur quête d’un nouveau trophée africain.

Santé publique : And Gueusseum s’interroge sur les raisons de la reconduction du ministre Ibrahima Sy

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum a vivement réagi à la reconduction du docteur Ibrahima Sy à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Son président, le docteur Mballo Dia Thiam, dit ne pas comprendre les critères qui ont motivé le maintien du ministre dans le nouveau gouvernement.

Face à la presse, le responsable syndical a dressé un bilan sévère de l’action du département de la Santé sous la direction du docteur Ibrahima Sy. Selon lui, la séparation de l’ancien ministère de la Santé et de l’Action sociale en deux entités distinctes n’a produit aucun résultat tangible sur le terrain.

« Il a assisté à l’éclatement du ministère de la Santé et de l’Action sociale devenu ministère de la Santé et de l’Hygiène publique pour quel résultat ? », s’est interrogé le docteur Mballo Dia Thiam. À ses yeux, les directions régionales de la Santé continuent de fonctionner comme de simples régions médicales tandis que les directions régionales de l’Action sociale traversent une situation préoccupante, faute de moyens et de perspectives.

Le président d’And Gueusseum estime également que les grandes réformes annoncées dans le secteur de la santé peinent à se matérialiser. Il cite notamment la réforme hospitalière, qu’il juge dépourvue de contenu concret, ainsi que les projets relatifs à la réforme du district sanitaire, à la carte sanitaire nationale et au Code de la santé.

D’après lui, ces dossiers font l’objet de nombreuses concertations sans qu’aucune avancée significative ne soit perceptible. « Ce sont des réunions à n’en plus finir », a-t-il dénoncé, regrettant que les contributions et préoccupations des acteurs du secteur ne soient pas suffisamment prises en compte lors des différentes rencontres.

Le syndicaliste a également pointé du doigt la situation budgétaire du ministère de la Santé. Il reproche au ministre d’avoir assisté à une baisse continue des ressources allouées au secteur. Selon ses déclarations, la part du budget consacrée à la santé serait passée de 6 % à 3 %, alors même qu’elle demeurait déjà éloignée de l’objectif de 15 % recommandé dans le cadre des engagements africains en matière de financement de la santé.

Pour le président d’And Gueusseum, cette réduction des moyens intervient dans un contexte marqué par le départ de nombreux techniciens, spécialistes et chercheurs, ce qui fragilise davantage le système sanitaire national.

Malgré ces critiques, le docteur Mballo Dia Thiam a tenu à préciser que son organisation respecte le choix du président de la République dans la composition du gouvernement. Il a toutefois invité le chef de l’État à s’approprier les propositions contenues dans le « Livre gris » élaboré par And Gueusseum et présenté à l’occasion de la fête du Travail du 1er mai.

Selon lui, ce document constitue une contribution des acteurs de la santé et de l’action sociale pour améliorer les politiques publiques du secteur. Il le présente comme une réponse à un « prétendu Livre blanc » qui, affirme-t-il, n’a jamais été publié.

Ousmane Sonko attendu pour une déclaration très suivie après le remaniement gouvernemental

Au lendemain du remaniement ministériel qui a marqué un tournant dans l’organisation de l’exécutif sénégalais, tous les regards sont désormais tournés vers Ousmane Sonko. Le président de l’Assemblée nationale et président du parti PASTEF–Les Patriotes doit s’adresser à la presse et à l’opinion publique ce mardi 2 juin 2026 à partir de 17 heures.

Selon les informations communiquées par son entourage, cette prise de parole se déroulera dans une résidence située sur l’avenue Bourguiba à Dakar. Il s’agira de sa première intervention publique depuis les changements majeurs opérés au sein du gouvernement annoncés lundi par les autorités.

Cette déclaration suscite un vif intérêt dans les milieux politiques, d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte marqué par une profonde reconfiguration de l’équipe gouvernementale. Ancien Premier ministre, Ousmane Sonko est resté jusqu’ici silencieux après la publication de la nouvelle composition gouvernementale conduite par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Son intervention est donc attendue comme un moment important pour comprendre les orientations politiques de la majorité dans cette nouvelle phase.

Plusieurs observateurs s’interrogent sur les principaux sujets qui seront abordés. Le leader de PASTEF pourrait notamment revenir sur les motivations et les enjeux du remaniement, ainsi que sur les nouvelles responsabilités confiées aux membres du gouvernement. Sa lecture des changements intervenus au sein de l’exécutif est particulièrement attendue par les militants de son parti et par l’opinion nationale.

Cette déclaration pourrait également être l’occasion pour le président de l’Assemblée nationale de clarifier sa position institutionnelle et politique dans le nouveau dispositif mis en place par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Certains analystes estiment qu’il pourrait détailler les priorités de la majorité pour les mois à venir et préciser les mécanismes de coordination entre les différentes institutions de l’État.

Au-delà des questions gouvernementales, l’actualité interne de PASTEF pourrait également occuper une place importante dans son intervention. Le congrès du parti, annoncé pour les prochaines semaines, constitue en effet un rendez-vous majeur pour la formation politique au pouvoir. Ousmane Sonko pourrait apporter des précisions sur l’organisation de cette rencontre, ses objectifs ainsi que les perspectives qu’elle ouvre pour l’avenir du parti.

Kaolack : Le MCE applaudit la nomination de Mamadou Lamine Dianté et mise sur un renforcement du dialogue social

La nomination de Mamadou Lamine Dianté au poste de ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public continue d’enregistrer des soutiens dans plusieurs régions du Sénégal. À Kaolack, le Mouvement pour la Citoyenneté Engagée (MCE) a exprimé sa satisfaction à la suite de la décision du président de la République de confier ce département stratégique à une personnalité reconnue pour son parcours syndical et son expertise dans le dialogue social.

Dans une déclaration rendue publique, le président régional du MCE à Kaolack, Abdoulaye Ndao, plus connu sous le nom de Déthié, a salué un choix qu’il juge pertinent au regard de l’expérience accumulée par le nouveau ministre dans la gestion des relations entre l’État, les travailleurs et les partenaires sociaux.

Selon lui, cette nomination vient consacrer plusieurs années d’engagement au service du monde du travail et de la promotion du dialogue comme principal mécanisme de règlement des différends sociaux. Il a souligné que Mamadou Lamine Dianté a toujours fait preuve de responsabilité, d’écoute et de sens de la concertation dans les différentes fonctions qu’il a occupées.

Figure bien connue du mouvement syndical sénégalais, Mamadou Lamine Dianté s’est distingué au fil des années par son implication dans la défense des intérêts des travailleurs. Son passage à la tête du Haut Conseil du Dialogue Social lui a notamment permis de jouer un rôle de premier plan dans la recherche de consensus entre les organisations syndicales, le patronat et les pouvoirs publics sur plusieurs dossiers sensibles.

Pour les responsables du MCE, son arrivée au ministère de la Fonction publique intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à la modernisation de l’administration publique, à l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État et à la poursuite des réformes destinées à renforcer l’efficacité des services publics.

Le mouvement estime que l’expérience acquise par le nouveau ministre dans les mécanismes de négociation et de médiation constitue un atout majeur pour relever ces défis. Ses responsables se disent convaincus qu’il pourra apporter une contribution significative à la consolidation de la stabilité sociale et à l’amélioration du climat de travail au sein de l’administration.

Le MCE a également adressé ses félicitations au chef de l’État pour ce qu’il considère comme un choix réfléchi en faveur du renforcement du dialogue social et de la performance de l’action publique. Les membres de la structure voient dans cette nomination un signal fort en faveur de la valorisation des compétences et de l’expérience au sein de l’appareil d’État.

En conclusion, Abdoulaye Ndao et les militants du Mouvement pour la Citoyenneté Engagée ont formulé des vœux de réussite à l’endroit du nouveau ministre. Ils ont exprimé l’espoir que son mandat soit marqué par des avancées significatives dans les réformes de la fonction publique et par un climat social apaisé, au bénéfice des travailleurs et de l’ensemble des citoyens sénégalais.

Abdourahmane Sarr quitte le gouvernement et défend le bilan de son passage à l’Économie

Non reconduit dans le nouveau gouvernement formé à la suite du remaniement ministériel du 1er juin 2026, Abdourahmane Sarr a officiellement fait ses adieux au ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Dans un message publié ce mardi sur sa page Facebook, l’ancien ministre a exprimé sa reconnaissance envers les plus hautes autorités de l’État tout en revenant sur les principales réformes et orientations qu’il dit avoir portées durant son mandat.

« En quittant aujourd’hui mes fonctions de ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, je ressens avant tout de la gratitude envers le Président de la République Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre et président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko pour la confiance qui m’a été faite et l’opportunité qui m’a été donnée de servir le Sénégal au gouvernement », a-t-il déclaré.

Au-delà de ce message de remerciement, Abdourahmane Sarr a tenu à dresser un bilan des actions engagées sous sa responsabilité. Il a notamment mis en avant sa contribution à l’élaboration et au lancement de la Vision Sénégal 2050, présentée comme la nouvelle boussole stratégique du développement national. Selon lui, cette vision a été traduite en un premier programme quinquennal couvrant la période 2025-2029 afin de poser les bases d’une transformation durable de l’économie sénégalaise.

L’ancien ministre a également cité parmi ses réalisations la mise en place d’une Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement, destinée à renforcer le rôle des entreprises dans la création de richesse et d’emplois. Il a aussi évoqué l’élaboration d’une stratégie nationale de coopération économique et financière visant à mieux orienter les partenariats du Sénégal avec ses partenaires techniques et financiers.

Sur le plan de la gouvernance économique, Abdourahmane Sarr estime avoir contribué au renforcement de la transparence dans la gestion des affaires publiques ainsi qu’à l’amélioration du débat macroéconomique. Il souligne que cette démarche s’est inscrite dans une logique de souveraineté économique et de responsabilité budgétaire.

L’ancien titulaire du portefeuille de l’Économie a également mis en avant plusieurs chantiers qu’il considère comme structurants pour l’avenir du pays. Parmi ceux-ci figurent la promotion des partenariats public-privé, notamment à travers le mécanisme de recyclage d’actifs, ainsi que le développement de nouvelles formes de financement du développement. Il a notamment insisté sur le rôle que pourrait jouer la diaspora sénégalaise dans la mobilisation de ressources destinées à soutenir les investissements nationaux.

Abdourahmane Sarr a aussi rappelé avoir travaillé à la consolidation d’une vision territoriale du développement fondée sur les pôles économiques régionaux, leurs villes épicentres et la création de partenariats stratégiques avec d’autres territoires à l’international.

Malgré son départ du gouvernement, il estime que les projets engagés doivent se poursuivre au-delà des changements d’équipes. « Ces chantiers ne m’appartiennent pas. Ils appartiennent au Sénégal et devront continuer à être portés et enrichis par ceux qui ont aujourd’hui la responsabilité de conduire l’action publique », a-t-il affirmé.

Dans son message, l’ancien ministre a également réaffirmé les principes qui, selon lui, ont guidé son action publique depuis plusieurs années. Il cite notamment la liberté économique, la responsabilité individuelle, la discipline macroéconomique, l’initiative privée, la concurrence, l’innovation et la souveraineté économique comme les fondements de sa vision du développement.

Concluant son propos sur une note de continuité, Abdourahmane Sarr a assuré qu’il poursuivrait son engagement au service du Sénégal en dehors des responsabilités gouvernementales. « Les fonctions publiques passent. Les idées demeurent. Je continuerai à servir le Sénégal avec la même énergie, la même liberté d’esprit et la même confiance dans les capacités de notre peuple », a-t-il déclaré.

Le Président Abdoulaye Wade : une vision sociale et préventive au service des populations

Sous le magistère du président Abdoulaye Wade, la santé publique a occupé une place importante dans les politiques de développement du Sénégal avec un budget de plus de 15%.

A travers la modernisation des infrastructures sanitaires, le renforcement des structures hospitalières et l’élargissement de l’accès aux soins, il a contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Président Wade demeure un homme multidimensionnel qui a toujours accordé une place centrale à la santé des populations. Son célèbre adage : « La prévention vaut mieux que de courir derrière la maladie » illustre parfaitement sa vision préventive de la santé publique. L’initiative des « médecins sans blouse » et l’organisation des « Badienou Gokh » ont d’ailleurs permis de rapprocher davantage les soignants des communautés.

Sous son régime, les politiques sociales en faveur de la santé ont profondément marqué le système sanitaire sénégalais, notamment avec les gratuités de prise en charge pour les couches les plus vulnérables* : la césarienne pour les femmes enceintes, la couverture sanitaire des enfants de moins de cinq ans ainsi que le Plan Sésame destiné aux personnes âgées. À cela s’ajoute l’instauration d’un dialogue social sincère et constructif avec les partenaires sociaux dans le secteur de la santé.

Son passage à la tête de l’état reste marqué par une vision ambitieuse pour le Sénégal plus solidaire et plus sain que le PDS compte poursuivre avec la relève.

Au pape du Sénégal moderne, nous lui souhaitons une santé solide et encore de longues années de vie.

Sokhna Assy Mbaye Présidente commission Santé /FNCL

Allahou akbarInna lillahi wa Inna ilayhi radjioune.

Nous avons appris avec tristesse,le décès,dans la soirée, à Dakar , du Pr Moustapha KASSÉ, Ancien Doyen de la Faculté des sciences économiques.

La levée du corps est prévue demain Mardi a 11h a la morgue de l’hopital Fann de Dakar suivi de son inhumation a Touba. Les condoléances seront reçues à son domicile ,à la cite des enseignants de Fann-résidence à Dakar .
En cette douloureuse circonstance , Ma Revue de presse s’associe à la famille, aux parents , aux proches et à la communauté universitaire et présente ses condoléances émues à sa famille
et prie pour le repos de son âme. Qu’Allah Le Tout Puissant lui Accorde le paradis Firdaws. 🤲

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°745 – 02/06/2026

🔴 DIOMAYE 2 / UN GOUVERNEMENT MARQUÉ PAR LA DECISION DE PASTEF DE NE PAS Y PRENDRE PART : DIOMAYE – SONKO : APRÈS LE DIVORCE , LA GUERRE DES TRANCHÉES
🔴 ASSEMBLÉE NATIONALE – L’OPPOSITION SAISIT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL POUR CONTESTER LA RÉINTÉGRATION DE L’ACTUEL PRÉSIDENT DE L’HÉMICYCLE : LE SIÈGE DE SONKO TREMBLE

🔴 TRIBUNAL DE PIKINE-GUÉDIAWAYE : AMA BALDÉ LIBRE APRÈS SON AUDIENCE

Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye relance le suivi de l’action gouvernementale le 5 juin

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, présidera le prochain Conseil des ministres le vendredi 5 juin 2026 au Palais de la République. L’annonce a été faite à l’occasion de la publication de la nouvelle équipe gouvernementale composée de 30 membres, marquant ainsi le démarrage effectif d’une nouvelle phase de l’action publique sous la conduite du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.

Cette réunion gouvernementale revêt une importance particulière puisqu’elle intervient après une interruption de plus de deux semaines. Le dernier Conseil des ministres s’était tenu le 20 mai dernier. À cette occasion, le chef de l’État avait dévoilé sa volonté de réformer en profondeur les mécanismes de pilotage et d’évaluation des politiques publiques afin d’accélérer la mise en œuvre des priorités nationales.

Dans le cadre de l’Agenda national de Transformation, le président de la République a décidé d’introduire une nouvelle organisation du travail gouvernemental. Désormais, les Conseils des ministres ne se tiendront qu’une semaine sur deux. Entre ces sessions, des réunions spécifiquement consacrées à l’évaluation des performances gouvernementales seront organisées tous les quinze jours.

Cette réforme vise à renforcer l’efficacité de l’action publique en mettant davantage l’accent sur les résultats, le suivi des engagements et la mesure de l’impact des politiques publiques. Selon les orientations définies par le chef de l’État, chaque département ministériel devra rendre compte de l’état d’avancement de ses projets et programmes, dans une logique de performance et de redevabilité.

Le nouveau dispositif prévoit également un mécanisme d’évaluation systématique qui ne se limitera pas aux ministères. Les structures administratives déconcentrées ainsi que les collectivités territoriales seront également concernées par ce processus de contrôle et de suivi. L’objectif affiché est d’assurer une meilleure cohérence entre les décisions prises au niveau central et leur mise en œuvre sur le terrain.

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