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Bilan provisoire du comité de suivi des détenus politiques : Solidarité et soutien en action

Le comité de suivi des détenus politiques a récemment partagé un bilan provisoire de ses activités, mettant en lumière les contributions et les dépenses liées au soutien des ex-détenus politiques. La coordonnatrice, Fatima Mbengue, a fourni des détails sur les recettes et les dépenses, témoignant du niveau de solidarité observé au sein de la population sénégalaise et de la diaspora.

Selon le comité, les recettes ont atteint la somme de 4.789.660 FCFA, collectée à travers divers moyens tels que les numéros de téléphone (Wave, OM, Ria, etc.). Cet élan de générosité a permis de soutenir financièrement les ex-détenus politiques et de couvrir certaines des dépenses nécessaires à leur bien-être.

En ce qui concerne les dépenses, un montant total de 8.127.504 FCFA a été engagé entre le 18 février et le 07 mars 2024. Ces dépenses comprennent principalement des frais médicaux, tels que des ordonnances, des scanners et des opérations, s’élevant à 4.122.504 FCFA. De plus, 4.005.000 FCFA ont été alloués pour soutenir le transport des ex-détenus à l’échelle nationale.

Le comité souligne que sur les 8.127.504 FCFA dépensés, 4.789.660 FCFA ont été couverts grâce aux contributions des bonnes volontés via les numéros de téléphone fournis par le comité de suivi. Le reste des dépenses (3.337.844 FCFA) et d’autres charges ont été pris en charge par le Parti.

À ce jour, le comité indique avoir pris en charge 600 ex-détenus au niveau national et exprime sa gratitude envers tous les Sénégalais, tant au pays qu’à l’étranger, pour leur solidarité envers les détenus politiques. Des remerciements spéciaux ont également été adressés au Parti PASTEF Les Patriotes pour son soutien continu.

Ce bilan témoigne de la mobilisation collective en faveur des droits et du bien-être des détenus politiques, illustrant la solidarité et l’unité de la société sénégalaise dans cette cause.

Khalifa Sall, candidat présidentiel, rend hommage aux femmes en ce 8 Mars

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Khalifa Sall, candidat à la Présidentielle et leader de Taxawu Sénégal, a adressé un message soulignant son engagement en faveur des droits des femmes. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a rappelé l’importance de consolider les acquis et de continuer à œuvrer pour l’autonomisation sociale et financière des femmes.

« Alors que les droits des femmes sont menacés partout où sévissent des crises dans le monde et jusqu’à nos frontières, souvenons-nous du chemin qu’il nous reste à parcourir et des acquis qu’il nous faut consolider pour l’autonomisation sociale et financière des femmes car, leur liberté est aussi celle de notre société toute entière. En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, je réaffirme mon engagement pour la Parité, la sécurité, l’insertion et la fin des violences basées sur le genre (VBG) », a partagé Khalifa Sall.

Le leader politique a souligné son intention de faire progresser les droits des femmes une fois élu à la présidence. « Je magnifie le rôle essentiel des femmes dans la construction d’une société plus juste et équilibrée. Dans mon programme, je m’engage à promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et familiale, l’inclusion financière, l’autonomisation économique et la sécurité physique et psychologique des femmes. Ensemble, continuons à œuvrer pour un Sénégal où chacune peut s’épanouir pleinement. Bonne journée à toutes les femmes », a-t-il ajouté.

Cette déclaration témoigne de l’importance que Khalifa Sall accorde à la question de l’égalité des sexes et de son engagement à créer un environnement propice à l’autonomisation des femmes dans tous les aspects de la vie sociale et économique.

Les femmes dans la sécurité privée : Une montée en puissance incontestable

Les femmes s’imposent progressivement dans tous les secteurs professionnels, et les données récentes soulignent leur montée en puissance dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes. Dans le secteur de la sécurité privée, cette tendance se confirme avec une participation croissante des femmes, représentant actuellement environ 20% de l’effectif.

Évolution de la Mixité au Travail

Les données sur la participation des femmes sur le marché du travail mettent en lumière une croissance constante de la mixité au cours des 35 dernières années. Selon une étude de la Banque mondiale, les femmes représentent 45,15% de la main-d’œuvre, tandis que les hommes comptent pour 54,85%. Cette évolution démontre une augmentation significative du nombre de femmes s’engageant dans des professions historiquement masculines.

La Sécurité Privée : Un Secteur en Mutation

La sécurité privée, autrefois principalement liée aux demandes des États, a connu une diversification de sa clientèle. Outre les entités gouvernementales, les entreprises privées, les banques, les organisations internationales, et même les particuliers, sollicitent désormais les services de sécurité privée. Cette évolution ouvre la voie à une féminisation croissante du secteur.

Des Compétences Féminines Appréciées

Les femmes occupent divers postes au sein de la sécurité privée, allant d’agent de sécurité à des rôles de direction. Leur présence est particulièrement valorisée pour leurs compétences en communication, leur capacité à résoudre les conflits de manière spécifique, et leur aptitude à apaiser les tensions dans des situations délicates. Ces compétences font des femmes des éléments précieux pour instaurer un climat de confiance avec le public.

Témoignage d’une Femme dans la Sécurité Privée

Un exemple concret de cette réalité est fourni par Mme Sène, agent de prévention et de surveillance au sein de SPS Sécurité au Sénégal. Elle explique que son choix de travailler dans la sécurité privée n’était pas initialement un plan de carrière, mais une opportunité qui s’est présentée après des formations en hôtellerie. Elle souligne l’importance de la confiance en soi, du courage, et de la résilience face à des horaires de travail parfois rigoureux.

Cependant, malgré les avancées, les femmes du secteur de la sécurité privée font toujours face à des défis liés aux préjugés de genre qui peuvent entraver leur progression professionnelle.

La présence croissante des femmes dans la sécurité privée témoigne d’une transformation positive du secteur. Alors que les femmes continuent de briser les barrières professionnelles, il est essentiel de reconnaître et de soutenir leur contribution significative à un domaine historiquement masculin.

Violence et harcèlement au travail : Appel au Sénégal pour la ratification de la Convention 190 de l’OIT

Dans le cadre des célébrations du mois de mars, dédié aux revendications des femmes, le Comité national des femmes de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) a organisé une marche le 7 mars à Niarry Tally. L’objectif principal de cette marche était de réclamer la ratification par le Sénégal de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les violences et le harcèlement au travail.

La Convention 190, déjà ratifiée par 37 pays, est un instrument juridique crucial qui offre un cadre de travail plus sûr pour les femmes. La présidente du comité, Aïssatou Touré Sow, a souligné que les violences au travail et les atrocités perpétrées contre les femmes nécessitent une attention immédiate. Les femmes de la Cnts sont engagées à mettre fin à toutes les formes de violences, d’exploitation et de discrimination à l’encontre des femmes.

Aïssatou Touré Sow a déclaré : « Nous refusons de rester silencieuses face aux injustices qui sévissent dans nos lieux de travail et dans la communauté. » Les femmes de la Cnts lancent un appel à l’État sénégalais pour la ratification de la Convention 190, considérée comme un outil crucial dans la lutte pour un environnement de travail sûr et respectueux.

Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la Cnts, a souligné que la Convention 190 date de 2019, soit déjà de 4 à 5 ans, et que les femmes, déjà confrontées à des salaires inférieurs et à des tâches difficiles, ne devraient pas avoir à subir la violence et le harcèlement. Les femmes de la Cnts espèrent que leurs actions contribueront à sensibiliser les autorités sénégalaises et les inciter à agir en faveur de la ratification de la Convention 190.

La déclaration des participantes a été remise à Mme Thioye, Aminata Kane, représentante du ministère du Travail. Bien que la Convention 190 n’ait pas encore été ratifiée par le Sénégal, des progrès ont été notés, notamment la modification du code du travail en 2022, interdisant toute forme de discrimination. De plus, la dernière version de la convention collective interprofessionnelle prend également en compte les questions liées au harcèlement.

Saint-Louis : la morgue submergée de corps de migrants, le responsable tire la sonnette d’alarme

À Saint-Louis, la morgue de l’hôpital régional est confrontée à une situation critique, survenue une semaine après le tragique chavirement d’une pirogue transportant plus de 300 migrants. Le bilan actuel fait état de 48 victimes, dont 21 blessés et 27 corps sans vie, avec des recherches en cours pour retrouver d’autres personnes.

Le responsable de la morgue, Mourtalla Mbaye, tire la sonnette d’alarme, soulignant que la capacité actuelle de la morgue est de 6 tiroirs, dont seulement 2 sont actuellement disponibles. « La morgue de l’hôpital de Saint-Louis ne peut plus couvrir les besoins. Il est nécessaire de l’agrandir ou de reconstruire une nouvelle morgue pour pouvoir conserver les morts dans les meilleures conditions », a déclaré M. Mbaye à L’Observateur.

Il a informé le Premier ministre, Amadou Ba, de cette situation lors de sa récente visite. M. Mbaye insiste sur la nécessité d’une intervention rapide pour éviter un débordement de la morgue, qui couvre toute la région de Saint-Louis, recevant même des corps d’autres localités.

Face à cette situation critique, l’hôpital avait demandé au ministère de la Santé d’envoyer un camion frigorifique pour conserver les dépouilles. Bien que le camion ait été dépêché et conserve actuellement cinq corps non identifiés, il est prévu qu’il reparte à Dakar dans une semaine. Si d’ici là les corps ne sont pas identifiés, M. Mbaye indique qu’il sera contraint de les enterrer comme des morts inconnus.

La région de Saint-Louis est confrontée régulièrement au drame de l’émigration clandestine, mettant une pression accrue sur les services hospitaliers en cas de tragédie en mer.

4-Avril : pas de défilé, Macky Sall opte pour la sobriété

À l’occasion de la fête d’indépendance du 4-Avril, le président de la République, Macky Sall, a décidé d’opter pour la sobriété pour marquer sa dernière célébration en tant que chef d’État. Conformément aux informations relayées par Libération dans son édition de ce vendredi, aucune parade militaire n’est prévue sur le boulevard du Centenaire.

Selon des sources anonymes citées par le journal, une approche minimaliste sera adoptée, similaire à celle mise en place lors des restrictions liées à la Covid-19. Ainsi, la célébration consistera principalement en une levée des couleurs au Palais présidentiel.

Cette décision de privilégier la sobriété pour la fête d’indépendance marque une transition vers une approche plus modeste pour cette commémoration. En renonçant au défilé militaire traditionnel, le président Macky Sall semble vouloir marquer cette occasion avec une symbolique plus empreinte de retenue.

Il est important de noter que cette décision intervient dans un contexte particulier, marqué par la fin du mandat présidentiel de Macky Sall. Cette dernière fête d’indépendance sous sa présidence prend ainsi une signification particulière, et le choix de la sobriété peut être interprété comme un geste de transition vers une nouvelle ère politique au Sénégal.

[8 mars] La politique, le dernier rempart de la virilité ?

La question de la place des femmes en politique au Sénégal suscite des débats et des réflexions approfondies, notamment à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes. L’histoire politique du pays montre que les femmes ont toujours été présentes dans l’arène politique, même si celle-ci était souvent dominée par des hommes.

Le mémoire de DEA de Seynabou Ndiaye Sylla en 2001, intitulé « Femmes et Politiques au Sénégal : contribution à la réflexion sur la participation des femmes sénégalaises à la vie politique de 1945 à 2001 », soulève des interrogations cruciales. La politique est-elle le dernier rempart de la virilité ? Est-ce une pratique réservée aux hommes, ancrée dans un imaginaire masculin ?

L’examen de l’histoire politique du Sénégal révèle des figures féminines marquantes dès la période précoloniale. Des femmes exceptionnelles, telles que Yassine Boubou et les reines Ndatte Yalla et Djembeut Mbodj, ont joué un rôle politique majeur, démontrant que la politique n’était pas l’apanage exclusif des hommes.

La période coloniale a également été marquée par l’engagement politique des femmes, notamment dans les campagnes électorales. Lamine Guèye, premier avocat noir de l’Afrique occidentale française (OAF), a reconnu l’importance du poids électoral des femmes et a su en tirer parti dès 1925, devenant le premier maire noir de Saint-Louis du Sénégal.

Après les indépendances, des femmes telles que Caroline Faye et Maimouna Kane ont ouvert la voie en devenant les premières députées et ministres du pays. Le Sénégal a également vu émerger la première femme Premier ministre, Mame Madior Boye, sous le régime libéral.

En mai 2010, une loi sur la parité entre hommes et femmes dans les fonctions électives a considérablement augmenté la représentation des femmes à l’Assemblée nationale, marquant un tournant dans l’histoire politique du pays.

Cependant, malgré ces avancées, la question de la masculinisation persiste dans l’espace politique sénégalais. Les femmes politiques font face à des défis, à commencer par la répartition sexuée des espaces public et privé. La politique, déjà difficile, devient encore plus complexe pour les femmes en raison des normes sociales préétablies.

L’observation de la professeure Amsatou Sow Sidibé, candidate aux élections présidentielles de 2019 et 2024, souligne les obstacles rencontrés par les femmes politiques. Le système patriarcal et les représentations traditionnelles entravent la participation égalitaire des femmes à la vie politique et sociale.

Le débat sur la promotion du leadership féminin et la nécessité d’une solidarité entre les femmes demeurent au cœur des enjeux. Certains estiment que les femmes elles-mêmes peuvent être réticentes à promouvoir l’avancement de leurs pairs. La nécessité de moyens financiers pour s’engager en politique est également soulignée.

Ainsi, la Journée internationale des droits des femmes invite à réfléchir sur ces enjeux persistants et à promouvoir l’égalité des sexes en politique. La consolidation des acquis et une réelle solidarité entre les femmes sont essentielles pour surmonter les défis et progresser vers une représentation politique plus équilibrée au Sénégal.

Gouvernement : comment Amadou Bâ a appris son départ

La scène politique sénégalaise a connu un nouveau rebondissement avec le remaniement ministériel opéré par le Président Macky Sall. Alors que la campagne électorale doit débuter ce dimanche pour une durée de 13 jours, des changements significatifs ont été apportés au gouvernement, dont le départ du Premier ministre Amadou Bâ.

Selon les informations rapportées par Les Échos, la journée du jeudi a été marquée par une atmosphère tendue au sein du gouvernement. Les membres du cabinet ont reçu un appel les informant que la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, initialement prévue à 9 heures, était reportée. La rencontre a finalement débuté à 17 heures, révélant des signes précurseurs de changements majeurs.

Lors de la réunion, le Président Macky Sall aurait déclaré : « J’ai reçu la décision du Conseil constitutionnel et je vais l’appliquer. Pas de débat. J’ai décidé de libérer le Premier ministre pour qu’il aille préparer sa campagne. » Cette décision a été motivée par la nécessité de respecter le calendrier électoral, avec la présidentielle désormais fixée au 24 mars.

Selon Les Échos, Amadou Bâ avait déjà été informé de son départ lors du « pré-conseil », une réunion préalable réunissant le Président, le Premier ministre, le Secrétaire général de la Présidence, et celui du Gouvernement.

Ce remaniement ministériel intervient dans un contexte électoral tendu, alors que la campagne présidentielle s’apprête à débuter. Il suscite des interrogations quant à l’impact sur le paysage politique et sur la stratégie électorale du président sortant Macky Sall. Les prochains jours seront cruciaux pour observer les réactions et les ajustements au sein du gouvernement et des différentes formations politiques.

Ouakam : une dame de 31 ans louait « ses filles » pour gagner jusqu’à 100 000 F CFA par jour

Une affaire de proxénétisme secoue actuellement le quartier d’Ouakam à Dakar. P. Sawadogo, une femme de 31 ans de nationalité burkinabé, a été arrêtée et déférée par la Brigade des mœurs du commissariat central de Dakar. Les charges qui pèsent contre elle incluent le recrutement de deux Sénégalaises dans son appartement, où elles se livraient à la prostitution.

Selon les informations rapportées par Libération, les enquêteurs ont découvert que P. Sawadogo utilisait le site nexna.com pour poster des annonces et fixer des rendez-vous avec des clients potentiels. Les prostituées ont affirmé aux enquêteurs qu’elles recevaient entre quatre et cinq clients par jour.

Au cours des interrogatoires, la proxénète présumée a reconnu les faits, révélant qu’elle pouvait gagner jusqu’à 100 000 F CFA par jour grâce à cette activité lucrative. Cependant, elle a également admis que ses employées ne percevaient qu’une somme de 100 000 F CFA par semaine.

Cette affaire met en lumière les dangers et les pratiques illégales liés à l’exploitation sexuelle et souligne l’importance des actions des autorités pour lutter contre le trafic humain et la prostitution forcée. Les enquêtes en cours permettront de déterminer l’ampleur de cette affaire et de prendre les mesures nécessaires pour traduire les responsables en justice.

Présidentielle du 24 mars : Amadou Ba convoque sa task-force

Après avoir été récemment démis de ses fonctions de Premier ministre, Amadou Ba, qui est également candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar à l’élection présidentielle du 24 mars au Sénégal, se prépare activement pour sa campagne électorale.

Selon des informations rapportées par Les Échos, Amadou Ba a convoqué son Directoire de campagne pour une réunion qui se tiendra ce soir. Cette task-force sera essentielle pour coordonner les actions et les stratégies de la campagne présidentielle, mobilisant des ressources, planifiant les événements et articulant les messages destinés à convaincre les électeurs.

Le changement récent de Premier ministre avec la nomination de Me Sidiki Kaba pourrait entraîner des ajustements dans la stratégie électorale, et la réunion du Directoire de campagne vise probablement à assurer une transition fluide et à mettre en place une équipe cohérente et efficace.

Les prochaines semaines seront cruciales pour Amadou Ba et son équipe, alors qu’ils travailleront à séduire l’électorat sénégalais et à présenter leur vision pour l’avenir du pays. Les enjeux de cette élection présidentielle sont considérables, et chaque candidat s’efforce de mobiliser un soutien significatif pour remporter le scrutin.

Palais : Macky Sall et Sidiki Kaba travaillent sur la formation du nouveau gouvernement

Suite à la nomination de Me Sidiki Kaba en tant que Premier ministre en remplacement de Amadou Ba, une séance de travail prolongée a eu lieu hier au palais de la République entre le Président Macky Sall et son nouveau Premier ministre.

Selon les informations du quotidien Les Échos, cette réunion avait pour objectif de réfléchir à la composition du nouveau gouvernement, dont l’annonce officielle pourrait intervenir ce vendredi. La formation du cabinet ministériel est un processus complexe qui implique la prise en compte de divers facteurs, notamment les compétences des membres, la représentativité des différentes sensibilités politiques, et les défis nationaux à relever.

La même source avance que des ajustements significatifs pourraient être apportés, avec le départ de certains ministres actuels. Cette décision pourrait s’inscrire dans une volonté de renouvellement et d’adaptation aux enjeux contemporains du Sénégal.

Il est à noter que la formation d’un nouveau gouvernement est une étape cruciale dans le processus politique d’un pays, déterminant la direction politique et les priorités de l’administration. Les citoyens et observateurs seront attentifs à la composition de ce nouveau cabinet ministériel, cherchant des indications sur les orientations futures du gouvernement sous la direction du Premier ministre Sidiki Kaba.

[8 mars] Anta Babacar Ngom : La candidate qui pourrait briser le plafond de verre au Sénégal

À l’approche de l’élection présidentielle sénégalaise fixée au 24 mars 2024, Anta Babacar Ngom émerge comme l’unique femme parmi les prétendants initiaux, suscitant des interrogations sur sa capacité à briser le plafond de verre politique dans un pays où seules deux femmes ont concouru à la présidence par le passé.

Agée de 39 ans, Anta Babacar Ngom est la présidente du mouvement Alternative pour la relève citoyenne (ARC). Forte de son expérience en tant que « capitaine d’industrie » à la tête de Sedima, l’une des plus grandes filiales agro-industrielles au Sénégal, elle représente la troisième femme à se lancer dans une élection présidentielle depuis l’indépendance en 1960.

Formée au Canada et en France, Anta Babacar Ngom met en avant son expérience entrepreneuriale et affirme que son engagement politique n’est pas le résultat d’un caprice, mais plutôt la volonté de contribuer à la renaissance du Sénégal. En août 2023, elle officialise sa candidature, déclarant que sa campagne sera axée sur la renaissance du pays.

Cependant, elle doit surmonter certains défis, notamment son manque de notoriété dans les quatorze régions du Sénégal. Un expert de la famille Ngom souligne que bien que son parcours à la tête de Sedima ait été remarquable, elle reste relativement inconnue à l’échelle nationale.

Un autre point de critique concerne son engagement passé dans la campagne de Macky Sall en 2012. Anta Babacar Ngom Diack explique son implication en tant que soutien temporaire, soulignant qu’elle n’est responsable d’aucun bilan politique et que son manque d’expérience politique est une force.

Malgré ces défis, Anta Babacar Ngom incarne la volonté des femmes de jouer un rôle prépondérant dans le développement du pays. Elle travaille à constituer une « génération Anta Babacar », un groupe de militants proposant des activités pour les jeunes adultes.

Alors que les observateurs soulignent la difficulté pour des personnalités extérieures à l’appareil politique de percer, certains estiment que même si elle ne réussit pas cette fois-ci, elle pourrait ouvrir la voie à l’avenir. Les résultats des élections précédentes ont montré que l’expérience politique est souvent un facteur déterminant, mais Anta Babacar Ngom reste déterminée à faire mieux que ses prédécesseures Diouma Dieng Diakhaté et Amsatou Sow Sidibé.

Cependant, il est encore tôt pour anticiper le résultat final, et la candidate doit mobiliser un soutien significatif pour espérer créer la surprise et marquer l’histoire politique du Sénégal. L’élection présidentielle sénégalaise s’annonce comme un moment crucial pour évaluer la dynamique de la participation des femmes dans la sphère politique du pays.

« Bonne mission pour la suite » : Les adieux émouvants de Macky Sall aux gendarmes assurant sa sécurité

Lors de l’inauguration de l’état-major de la Maison militaire, le président sénégalais, Macky Sall, a adressé des adieux émouvants aux agents de la Gendarmerie responsables de sa sécurité et de celle de sa famille. En présence du colonel Adama Guèye, Gouverneur du Palais, Macky Sall a salué le dévouement et le sens de l’honneur dont font preuve ces agents.

« C’est avec plaisir que je m’adresse à vous, d’abord pour vous exprimer ma fierté, ma satisfaction sur le sens de l’honneur que vous donnez à votre mission, celle d’assurer la protection du président de la République et les membres de sa famille que vous faites avec honneur et dignité », a déclaré le président.

Il a souligné l’évolution positive de la Maison militaire, tant en termes d’effectifs que de matériel, de logistique et de conditions de travail. Macky Sall a exprimé sa reconnaissance envers les agents pour leur engagement et leur professionnalisme.

Le président a également évoqué la réalité de la vie institutionnelle et a assuré les gendarmes de son attention continue envers leurs conditions de travail. Il a conclu en exhortant les agents à continuer de servir l’État et la République avec le même dévouement sous le successeur éventuel.

« Encore une fois merci et bonne mission pour la suite. Je vous invite à toujours servir l’État et la République comme vous le faites si bien, car la Gendarmerie nationale et particulièrement la Maison militaire restent les derniers remparts de la République », a conclu Macky Sall.

Ces adieux émouvants témoignent de la relation forte entre le président sortant et les agents qui ont veillé sur sa sécurité tout au long de son mandat.

Le Dakarois Quotidien N°127 – du 08/03/24

Le Dakarois Quotidien N°127 – du 08/03/24
🔴 Élection présidentielle 2024 : Les enjeux de la dévalorisation du code électoral

Présidentielle du 24 mars au Sénégal : Macky Sall fixe la période de la campagne électorale

Le Sénégal se prépare activement pour l’élection présidentielle qui aura lieu le 24 mars prochain. Le président en exercice, Macky Sall, a récemment pris une décision cruciale en fixant la période officielle de la campagne électorale à travers un décret présidentiel.

Ce décret, émis suite aux décisions du Conseil constitutionnel, stipule que la campagne électorale débutera le samedi 9 mars 2024 à zéro heure et prendra fin le vendredi 22 mars 2024 à minuit. Ces dates, conformes aux dispositions légales et constitutionnelles en vigueur, permettront aux candidats en lice de présenter leurs programmes et de convaincre les électeurs.

Il est important de souligner que cette période de campagne électorale se déroulera en conformité avec les dispositions du Code électoral sénégalais en matière de propagande électorale. Cela garantira un déroulement juste et transparent de la compétition politique, tout en offrant une plateforme équitable à tous les candidats pour exprimer leurs idées et leurs projets pour l’avenir du pays.

Le décret confie la responsabilité de superviser l’exécution de ces dispositions à plusieurs ministres et hauts fonctionnaires, notamment le ministre de l’Intérieur, le ministre des Forces armées, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et d’autres personnalités clés telles que le Président de la Commission électorale nationale autonome et le Président du Conseil national de régulation de l’Audiovisuel. Ces acteurs auront pour mission d’assurer le bon déroulement de la campagne électorale et de veiller au respect des règles électorales établies.

Cette annonce marque ainsi le coup d’envoi officiel de la période de campagne électorale au Sénégal. Les prochaines semaines seront donc cruciales, car elles permettront aux électeurs de se familiariser avec les différents programmes politiques proposés par les candidats et de faire un choix éclairé lors du jour du scrutin.

Dans un climat politique chargé et animé par des enjeux majeurs pour l’avenir du pays, la période de campagne électorale représente une occasion importante pour le peuple sénégalais de participer activement au processus démocratique et de décider de la direction que prendra leur nation dans les années à venir.

Kaolack : Un homme tué devant sa femme, l’hôpital professeur de mort

Une violente altercation survenue à Kaolack a abouti à un tragique épisode, avec la mort de K. T. Sakho. Les protagonistes de cette rixe étaient le défunt, armé d’un tesson de bouteille, et M. Baldé, qui a répondu en poignardant mortellement K. T. Sakho. La tragédie s’est déroulée sous les yeux de la femme de la victime, B. Kane, elle-même blessée lors de la bagarre.

Les circonstances exactes de l’altercation demeurent floues, mais il semble que le différend ait éclaté entre le couple formé par K. T. Sakho et B. Kane et M. Baldé. Dans une réaction violente, M. Baldé a brandi un couteau pour se défendre, infligeant des blessures mortelles à K. T. Sakho.

B. Kane, épouse de la victime, a tenté d’intervenir pour protéger son mari, mais elle a également été blessée lors de la confrontation. Les deux participants de cette rixe, M. Baldé et B. Kane, ont été conduits à l’hôpital régional du Saloum, où ils sont placés sous surveillance policière.

Les autorités ont immédiatement lancé une enquête sur cet incident tragique. Les détails précis des circonstances entourant la rixe et les motifs du conflit restent à être élucidés. Les enquêteurs du commissariat central de Kaolack sont actuellement chargés de l’affaire.

Cet épisode violent a plongé la communauté de Kaolack dans le deuil, laissant la famille de K. T. Sakho en deuil et suscitant une profonde émotion dans la région. L’enquête en cours devra établir les responsabilités et les conséquences juridiques de cette tragédie.

Radiation du gendarme auxiliaire M. Ndao : Affaire de mœurs à Tambacounda

Le gendarme auxiliaire M. Ndao a été radié des rangs de la gendarmerie nationale après son implication dans une affaire de mœurs à Tambacounda. Suite à une plainte déposée à son encontre, le tribunal de grande instance de Tambacounda l’a condamné à deux ans de prison, dont un mois ferme.

Les faits qui ont conduit à cette condamnation ont débuté lorsque M. Ndao a abusé de moments intimes avec sa petite amie pour la filmer sans son consentement. Par la suite, il a choisi de partager ces images compromettantes avec le mari de la dame, dans le but de faire chanter le couple.

En plus de la peine de prison infligée par le tribunal, M. Ndao a subi une autre sanction importante : sa radiation des rangs de la gendarmerie nationale en raison de faute lourde. Cette décision souligne la gravité de son comportement et l’impact sérieux que de tels actes ont sur la confiance du public envers les forces de sécurité.

L’affaire met en lumière l’importance de la responsabilité et de l’intégrité au sein des institutions chargées de faire respecter la loi. Les sanctions sévères dans ce cas visent à garantir que de tels agissements ne restent pas impunis, soulignant ainsi l’engagement envers la discipline au sein de la gendarmerie nationale.

Incendie au tribunal de Dakar : Piste accidentelle et auteure du feu arrêtée

L’incendie survenu ce jeudi matin au tribunal hors classe de Dakar a suscité diverses réactions, certaines spéculations circulant sur les réseaux sociaux, évoquant des théories du complot en lien avec la loi d’amnistie générale récemment adoptée par l’Assemblée nationale. Cependant, selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la brigade de gendarmerie de Dakar-ville (Thiong), la piste criminelle semble être écartée.

Selon une source de Seneweb, l’incendie a débuté vers 9 heures dans un local adjacent au magasin de stockage du matériel utilisé par le personnel chargé du nettoyage du tribunal. L’auteure présumée de l’incendie, A. Dacosta, membre du personnel de nettoyage, a été arrêtée par la gendarmerie de Thiong.

D’après les informations recueillies, la suspecte avait aménagé un espace dans le local pour préparer des beignets qu’elle vendait au tribunal. Aux environs de 9 heures ce 7 mars 2024, alors qu’elle préparait ses beignets, l’huile a pris feu, provoquant une propagation rapide des flammes. Prises de panique, les femmes présentes dans le local ont rapidement évacué les lieux, alertant ensuite les services de sécurité, qui ont à leur tour contacté les sapeurs-pompiers. L’incendie a été maîtrisé vers 11 heures.

Bien que des dégâts matériels importants aient été signalés, aucun décès ni blessé n’ont été enregistrés. Les premiers éléments de l’enquête indiquent clairement que l’incident est d’origine accidentelle, écartant ainsi les spéculations liées à des motivations criminelles. Les autorités poursuivent leur travail pour élucider tous les détails de cette affaire.

Bignona, Sénégal : Don alimentaire offert aux enfants du centre de réinsertion sociale par des enseignantes de l’ISEP

Des enseignantes de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Bignona ont exprimé leur solidarité envers les enfants souffrant de handicap mental du centre de réinsertion sociale de la région de Ziguinchor. Un don composé de produits alimentaires a été remis, symbolisant également une marque de soutien à l’éducation de cette catégorie d’enfants.

Le geste altruiste a été rendu possible grâce à une collecte de moyens organisée auprès des enseignantes et enseignants de l’ISEP de Bignona. Parmi les produits offerts figuraient des paquets de sucre, des pots de beurre, des cartons de lait, des pots de café, des paquets de fromage et des pots de mayonnaise.

Ndèye Fatou Diagne Diatta, enseignante-formatrice à l’ISEP de Bignona, a exprimé son engagement envers l’éducation des enfants souffrant de handicap mental, de trisomie et d’autres pathologies. Elle a souligné que ce geste vise à soutenir leur éducation et à améliorer leur qualité de vie.

Jacqueline Mendy Dione, enseignante au centre de réinsertion sociale de Bignona, a témoigné de l’importance cruciale de ce don en nature, soulignant qu’il contribuera significativement à l’insertion professionnelle et sociale de ces enfants handicapés.

Ce geste philanthropique coïncide avec la Journée internationale de la femme, et les enseignantes de l’ISEP de Bignona ont ainsi marqué l’événement en offrant ce don aux enfants du centre de réinsertion social, témoignant de leur engagement envers la communauté et leur solidarité envers les plus vulnérables.

AIIDA milite pour l’intégration des dangers de la dépigmentation dans les programmes scolaires au Sénégal

L’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA) œuvre activement pour sensibiliser sur les dangers de la dépigmentation volontaire et cherche à intégrer cette problématique dans le système éducatif sénégalais. Cette initiative vise à sensibiliser les élèves aux risques associés à la pratique de la dépigmentation artificielle, une tendance de plus en plus répandue chez les jeunes.

La dermatologue et vénérologue, le Dr Awa Fall Guèye, responsable au sein de l’AIIDA, a souligné l’importance de tisser des partenariats avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour intégrer ces informations dans les programmes éducatifs. L’objectif est de permettre aux élèves de comprendre les risques liés à la dépigmentation volontaire et d’encourager des pratiques saines en matière de soins de la peau.

Le constat de plus en plus fréquent de jeunes filles et garçons s’adonnant à la dépigmentation volontaire a motivé cette démarche. Le phénomène est souvent lié à des aspirations sociales et à un désir d’être identifié parmi leurs pairs. Dr Awa Fall Guèye a souligné que la dépigmentation volontaire, impliquant des procédés chimiques ou physiques visant à éclaircir la peau, entraîne des complications médicales telles que le cancer cutané, la toxidermie et l’acné.

Lors d’une table ronde organisée par le Musée des civilisations noires, des experts, universitaires, psychologues, historiens et religieux ont discuté du thème « La couleur de peau et l’estime de soi : le cas de la dépigmentation volontaire ». La représentante de l’AIIDA a profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités étatiques, soulignant la nécessité d’un accompagnement et d’une implication gouvernementale pour lutter efficacement contre la dépigmentation volontaire au Sénégal.

Macky Sall inaugure les nouveaux locaux de la Maison militaire, soulignant son importance stratégique

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a procédé jeudi à l’inauguration des nouveaux locaux de l’état-major de la Maison militaire. Cette structure, essentielle à la sécurité du Président de la République et de sa famille, a été relocalisée dans des installations modernes et fonctionnelles.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le Chef de l’État a exprimé sa satisfaction quant à la réorganisation et à la montée en puissance de la Maison militaire, soulignant son rôle crucial dans la protection du plus haut dirigeant du pays et de sa famille. Cette structure, en charge de la sécurité présidentielle, joue un rôle stratégique dans le maintien de l’ordre et la préservation de la stabilité.

La présidence a partagé cette étape importante sur les réseaux sociaux, mettant en avant l’engagement du président Sall en faveur de la modernisation et du renforcement des infrastructures liées à la sécurité nationale. La cérémonie a réuni des responsables de haut niveau, dont le Colonel Adama Guèye, gouverneur du Palais, soulignant l’importance accordée à cette inauguration.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement pour renforcer les capacités de sécurité et assurer la protection du chef de l’État ainsi que de ses proches. Les nouveaux locaux offrent des installations modernes et adaptées aux besoins opérationnels de la Maison militaire, contribuant ainsi à l’efficacité de ses missions sécuritaires.

Remaniement ministériel et Présidentielle au Sénégal : Cheikh Diallo dénonce un processus électoral « vicié »

Après une annonce aussi surprenante qu’inattendue, le président Macky Sall a désigné Sidiki Kaba au poste de Premier ministre, remplaçant ainsi Amadou Ba, qui était également le Chef de Gouvernement. Cette décision inattendue intervient dans un contexte politique marqué par la désignation d’Amadou Ba comme candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) pour l’élection présidentielle.

Cependant, cette nomination a suscité des réactions critiques de la part de Cheikh Ibrahima Diallo, un politicien chevronné et collaborateur du président Macky Sall. Pour lui, cette situation était prévisible face à une opposition radicale et inexpérimentée. Il estime que le Sénégal est maintenant à un carrefour politique crucial et que la décision prise doit être acceptée et comprise par tous.

S’exprimant sur le processus électoral, Cheikh Diallo dénonce un Conseil constitutionnel qui a imposé sa loi sans garantir la visibilité nécessaire dans une démocratie. Il soulève des préoccupations concernant des sujets tels que la double nationalité et des accusations de corruption sans clarification. Il met en garde contre toute tentative de remise en cause de la fiabilité et de la transparence des résultats après le vote.

Cheikh Diallo critique également l’attitude de certains acteurs politiques qui, selon lui, ont choisi la confrontation plutôt que le dialogue national. Il estime que seuls les politiciens flexibles et sages bénéficieront d’une issue positive, tandis que les jusqu’au-boutistes ne récolteront que les fruits amers de leur obstination.

Malgré les soubresauts politiques, Cheikh Diallo reste optimiste quant à la résilience du Sénégal, affirmant que le pays sortira indemne de ces secousses politiques pour le bénéfice de tous les citoyens. La scène politique sénégalaise semble donc être en pleine ébullition à l’approche de l’élection présidentielle.

Initiative du ministère de l’éducation : Remise de 797 tablettes pour le télé-enseignement à l’inspection d’académie de Matam

L’Inspection d’Académie de Matam a récemment reçu 797 tablettes destinées aux élèves du préscolaire, de l’élémentaire, du moyen-secondaire et des daaras (écoles coraniques) de la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet du ministère de l’Éducation pour le développement du télé-enseignement (PROMET).

Le projet, lancé initialement pendant la crise de la Covid-19, vise à améliorer les pratiques d’enseignement et les apprentissages des élèves en leur fournissant des ressources numériques et en favorisant leur autonomie. L’Inspecteur d’Académie de Matam, Docteur Mbaye Babou, s’est réjoui du choix de l’IA de Matam pour expérimenter ce projet novateur.

Les tablettes seront mises à la disposition des élèves, leur fournissant un accès à des ressources numériques enrichissantes. Cela permettra aux bénéficiaires d’apprendre et de découvrir de nouvelles situations pour renforcer leurs compétences et performances. Les enseignants bénéficieront également de formations pour améliorer l’efficacité de leurs enseignements.

L’Inspecteur d’Académie a souligné l’importance de la sécurisation du matériel, appelant les enseignants et les communautés à soutenir les autorités dans cette démarche.

Des classes expérimentales seront sélectionnées pour déployer le projet, avec pour objectif de pérenniser et de renforcer les acquis de l’initiative « Apprendre à la maison ». Le PROMET couvre six régions à travers les académies, mettant à la disposition des enseignants et des élèves des ressources numériques.

Bassirou Sow, Chargé du suivi-évaluation du PROMET, a précisé que les tablettes contiendront des ressources numériques pour les mathématiques, les physiques et chimies (PC), les sciences de la vie et de la terre (SVT) pour le moyen-secondaire. Pour les élèves de l’élémentaire, les ressources incluront l’initiation scientifique et technologique, la lecture et la production d’écrits. Les élèves du préscolaire auront accès à des ressources numériques pour les mathématiques, l’éducation physique sportive et artistique.

Saint-Louis célèbre la journée internationale des droits des femmes à l’institut Français

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Institut français de Saint-Louis prévoit plusieurs activités significatives ce vendredi, visant à célébrer les femmes et à promouvoir l’égalité des genres.

La journée débutera à 16 heures avec un panel intitulé « Égalité des genres dans l’art », qui se tiendra à la salle cinéma de l’Institut. Ce panel abordera des questions cruciales liées à l’égalité des genres dans le domaine artistique.

À partir de 20 heures, l’Institut français organisera une soirée cinéma, mettant en vedette le court-métrage « Au nom du sang », réalisé par Mamy Nakamura. Ce film poignant offre un témoignage cinématographique sur les violences sexuelles au Sénégal.

La journée culminera à 21 heures avec « Slam au féminin : la voix des femmes en slam ». Cette activité sera une célébration poétique de la force des femmes, de leurs revendications et de leurs histoires à travers l’art du slam.

Parallèlement, le centre culturel Le Château rendra hommage à Marie Madeleine Diallo, une figure emblématique de la culture, actrice et ancienne animatrice à la RTS, soulignant ainsi les contributions exceptionnelles des femmes dans le domaine artistique.

Le 8 mars, consacré à la lutte pour les droits des femmes et l’éradication des inégalités de genre, prend une signification particulière à Saint-Louis cette année avec ces événements stimulants et éducatifs organisés par l’Institut français et le centre culturel Le Château. Ces initiatives contribuent à sensibiliser et à promouvoir l’égalité des genres dans la région.

Le Khalife Général de la famille Omarienne, Thierno Bassirou Tall, appelle à la paix et à la cohésion sociale

Le Khalife Général de la famille omarienne, Thierno Bassirou Tall, a souligné l’importance de promouvoir la paix et la cohésion sociale, qu’il considère comme des recommandations divines. Lors de la cérémonie officielle de la célébration de la naissance d’Elhadj Oumar Tall, marabout et résistant à la colonisation française, qui s’est tenue à Halwar, Thierno Bassirou Tall a exhorté les fidèles à suivre les recommandations d’Allah, notamment les cinq piliers de l’islam, et à encourager la culture de la paix et de la cohésion sociale.

Le guide religieux a insisté sur le fait que la paix et la cohésion sociale sont des éléments essentiels pour le développement durable des communautés. Il a exprimé sa gratitude envers Mamadou Sall, président de la filière de la banane, pour les infrastructures réalisées à Halwar, les qualifiant d’œuvres de grande utilité.

Mamadou Sall s’est engagé à reconstruire la chambre de Sokhna Adama Aïssé Thiam, lieu de naissance d’Elhadj Oumar Tall, et à construire une résidence en l’honneur du marabout. Le ministre de l’Éducation nationale, Cheikh Oumar Anne, a conduit la délégation gouvernementale représentant le chef de l’État lors de cette cérémonie. Il a transmis le message du président Macky Sall, exprimant sa gratitude envers le khalife pour son soutien et ses conseils avisés.

Le ministre a souligné les nombreuses initiatives du marabout en faveur de Halwar et du Fouta, soulignant leur contribution significative au développement de la région. La cérémonie a attiré des milliers de fidèles venus du Sénégal, de plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine et de la diaspora, montrant ainsi l’importance de l’événement dans la communauté musulmane.

La Banque africaine de développement (BAD) fait un don de 12 milliards de francs CFA pour renforcer la sécurité alimentaire au Sénégal

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un don de 20 millions de dollars américains, soit environ 12 milliards 40 millions de francs CFA, au Sénégal. L’objectif de ce don est de renforcer la sécurité alimentaire dans le pays et d’accroître les revenus des petits producteurs, en particulier des femmes et des jeunes vulnérables.

Le conseil d’administration du groupe de la BAD a approuvé ce don le 5 mars 2024 à Abidjan. Les fonds seront alloués au Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam (nord) et Kaffrine (centre), contribuant ainsi à l’amélioration durable des productions agricoles.

Chérif Mohamed, le responsable du bureau de la BAD au Sénégal, a souligné que ce financement contribuera au renforcement de la résilience des populations face aux changements climatiques. Le projet financé par ce don permettra la construction d’infrastructures agricoles à Kaffrine et Louga, ainsi que l’installation de panneaux solaires pour 10 stations de pompage de fermes dans ces régions.

Dans la région de Kaffrine, cinq ouvrages de rétention d’eau seront construits pour améliorer la gestion des ressources hydriques. D’autres infrastructures sont également prévues dans le cadre de ce financement de la BAD, visant à soutenir le secteur agricole et à renforcer la sécurité alimentaire au Sénégal.

Free lance la 5G au Sénégal, ouvrant la voie à une nouvelle ère de connectivité

L’opérateur de téléphonie Free Sénégal a annoncé le lancement de ses services de 5G dans le pays le 5 mars. Cette initiative vise à offrir aux abonnés une connectivité améliorée, permettant un visionnage des vidéos en très haute définition, un téléchargement rapide de fichiers volumineux et une participation à des visioconférences avec de nombreux interlocuteurs sans interruption.

Selon le département de communication de Free, le déploiement de la 5G ouvre la voie à une ère nouvelle de rapidité et de fiabilité. Cette technologie révolutionnaire transformera la manière dont les Sénégalais vivent, travaillent et se connectent, offrant des opportunités novatrices pour les entreprises locales.

Mamadou Mbengue, le directeur général de Free Sénégal, a souligné l’importance de la 5G en tant que catalyseur de transformation du paysage des affaires au Sénégal. La vitesse et la fiabilité exceptionnelles de la 5G vont au-delà de l’amélioration de la connectivité, offrant aux entreprises sénégalaises une occasion sans précédent d’évoluer et de se développer.

Le déploiement de la 5G par Free Sénégal se fera progressivement. Dans un premier temps, cinq sites ont été installés à Dakar, et plus de 50 autres sites 5G seront bientôt déployés dans d’autres régions du pays. Cette étape marque une avancée significative dans la modernisation des infrastructures de télécommunication au Sénégal.

Free Sénégal, faisant partie du groupe Axian Telecom, compte actuellement 5 millions de clients qui utilisent quotidiennement ses services mobiles, Internet et financiers. Avec le lancement de la 5G, l’opérateur vise à répondre aux besoins croissants de connectivité et à soutenir le développement technologique du pays.

Coumba Gawlo s’exprime sur la Journée mondiale de la femme, rend hommage à Maimouna Ndour Faye et recadre Mamadou Lamine Diallo

À la veille de la Journée mondiale de la femme, la célèbre chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo Seck a tenu une conférence de presse pour aborder divers sujets, notamment l’importance des femmes dans la société, la sécurité des citoyens et les commentaires récents du député Mamadou Lamine Diallo.

Coumba Gawlo a débuté son discours en condamnant l’agression contre la journaliste Maimouna Ndour Faye, directrice de la télévision 7TV. Elle a qualifié cette attaque de lâche et a appelé les autorités compétentes à assumer leurs responsabilités en matière de sécurité des citoyens. Elle a exprimé son hommage à Maimouna Ndour Faye, soulignant l’importance des femmes dans la société sénégalaise.

La chanteuse a ensuite abordé le rôle crucial des femmes, soulignant qu’elles sont l’âme de la société et appelant toutes les femmes à maintenir leur dignité. Coumba Gawlo a encouragé les femmes à jouer un rôle actif dans la construction de la nation, en donnant l’exemple et en faisant des investissements judicieux.

En réponse aux commentaires de Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement Tékki et député, qui a critiqué sa participation au Dialogue national initié par le président de la République, Coumba Gawlo a défendu le rôle des artistes dans les instances de décision nationale. Elle a suggéré à M. Diallo de concentrer ses efforts sur des actions tangibles pour le développement du pays, comme la construction de salles de classe ou la création d’emplois.

« Je suis une citoyenne sénégalaise, née à Tivaouane. Les artistes ont une place importante dans la société et dans les instances de décision. Si M. Diallo construit quelque chose pour son pays, je serais prête à dialoguer avec lui dans un débat loyal », a déclaré Coumba Gawlo.

Cette déclaration de Coumba Gawlo met en lumière la nécessité de reconnaître la contribution significative des femmes et des artistes à la société sénégalaise, tout en soulignant l’importance du respect et de la coopération pour le développement du pays.

Justice au Sénégal : Le SYTJUST interpelle le Président Macky Sall sur des revendications cruciales

Le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) au Sénégal a émis une déclaration publique dans laquelle il interpelle directement le président de la République, Macky Sall, sur deux points majeurs de leurs revendications. Ces points concernent la généralisation de la hiérarchie A2 à l’ensemble des greffiers et le reclassement du personnel du ministère de la Justice dans le corps des assistants des greffes et parquets.

Dans le communiqué, le SYTJUST sollicite l’intervention personnelle du chef de l’État pour la signature de deux projets de décret élaborés par le ministre de la Justice. Ces décrets visent à corriger une altération délibérée, selon le syndicat, par des juristes du ministère de la Fonction publique sur les délibérations gouvernementales liées à la réforme du statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice.

Le syndicat souligne que ces demandes, qui auraient dû être résolues de manière ordinaire, ont provoqué une crise significative dans les cours et tribunaux, paralysant complètement le service public de la justice depuis trois mois en raison du silence du gouvernement face à la grève légitime des travailleurs de la justice débutée le 23 novembre 2023.

Gallo Ba, ministre de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public, est particulièrement pointé du doigt par le SYTJUST. Ils le considèrent comme l’unique responsable de la crise, l’accusant d’incompétence, de manque de sens des responsabilités et de solidarité gouvernementale. Le ministre aurait entravé une initiative du ministre de la Justice visant à corriger une altération des décisions gouvernementales, entravant ainsi la réforme du statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice.

Cette déclaration met en évidence les tensions persistantes au sein du système judiciaire sénégalais et souligne l’urgence d’une résolution constructive pour rétablir le fonctionnement normal du service public de la justice. La réaction du président Macky Sall à ces revendications sera scrutée de près dans les jours à venir.

Kaolack : Bagarre tragique entre voisins aboutit à un meurtre

Dans la nuit du mercredi au jeudi, une violente altercation entre deux voisins du quartier Ndagane à Kaolack a pris une tournure tragique, aboutissant à un meurtre. Le drame s’est déroulé aux alentours de 23 heures, plongeant la communauté dans l’émoi.

L’incident a impliqué deux hommes, identifiés comme Khali et Baldé, engagés dans un différend qui a rapidement dégénéré en affrontement physique. Au cours de la bagarre, Khali a porté un coup de couteau à Baldé au niveau de l’abdomen. En réponse à cette attaque, Baldé a riposté en assénant un coup fatal de couteau dans la poitrine de Khali.

Les circonstances exactes qui ont conduit à cette tragédie ne sont pas encore entièrement claires, mais selon des sources locales de Seneweb, la dispute aurait été précédée d’échanges houleux entre les deux voisins.

Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement sur les lieux du drame, procédant à l’interpellation de Baldé, présumé meurtrier dans cette affaire. Le corps sans vie de Khali a quant à lui été transporté à l’hôpital régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack pour les procédures médicales et légales.

Cet incident tragique souligne la nécessité de promouvoir la résolution pacifique des conflits au sein des communautés et met en lumière les conséquences dramatiques qui peuvent découler de la violence. Les autorités locales devraient également redoubler d’efforts pour sensibiliser sur l’importance du dialogue et de la médiation pour prévenir de tels événements malheureux.

Lutte renforcée contre l’insécurité : Opérations de grande envergure de la Gendarmerie à travers le Sénégal

La Gendarmerie nationale sénégalaise a intensifié ses efforts dans la lutte contre l’insécurité en lançant des opérations majeures dans plusieurs régions du pays depuis le 24 février. Ces actions ciblées ont couvert des zones stratégiques, notamment Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor.

Le bilan provisoire de ces opérations témoigne d’une mobilisation conséquente des forces de l’ordre. Les résultats à ce jour incluent l’interpellation de 675 individus, la mise hors service de 107 véhicules et de 216 motos. De plus, 63 débits de boissons ont été inspectés, conformément à ces opérations de sécurité nationale, comme l’a rapporté le journal L’AS.

Les saisies effectuées au cours de ces opérations sont variées et démontrent l’ampleur des activités criminelles visées. Parmi les articles confisqués, on compte deux bidons de vin blanc, 18,5 kg de chanvre indien, 04 charrettes à traction animale avec 08 ânes, 4 troncs de bois caïlcédrat, un véhicule volé retrouvé, 05 motopompes, 10 cartons d’huile à moteur, 05 tricycles, 120 litres de carburant, 05 machines de jeux de hasard et des médicaments dopants.

En parallèle, les gendarmes ont démantelé des sites d’orpaillage clandestins et des débits de boisson non autorisés. Des matériels destinés à l’exploitation de mines artisanales ont également été saisis. Les forces de l’ordre ont réussi à appréhender 03 individus impliqués dans des vols à main armée. Le montant total des amendes forfaitaires émises au cours de ces opérations atteint 4 322 000 FCFA.

Réactions positives du candidat Pr Daouda Ndiaye au Conseil constitutionnel

Par ailleurs, Pr Daouda Ndiaye, candidat à l’élection présidentielle, a exprimé sa satisfaction à l’égard de la décision du Conseil constitutionnel. L’universitaire a salué cette décision, se déclarant fier d’être sénégalais. Il a souligné l’importance, pour le président de la République, de prendre les mesures nécessaires pour garantir une transition conforme d’ici le 2 avril 2024.

Réaction de la plateforme F24 aux décisions du conseil constitutionnel et à la loi d’amnistie

La Plateforme F24, dans un communiqué officiel, a exprimé sa satisfaction suite aux décisions prises par le Conseil constitutionnel lors de sa dernière communication. Le mouvement a salué le rôle crucial du Conseil constitutionnel dans le rétablissement des principes démocratiques au Sénégal.

F24 a souligné l’importance de mettre en œuvre les décisions du Conseil constitutionnel afin de garantir la tenue de l’élection présidentielle à la date prévue. Le mouvement a appelé les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires pour concrétiser ces décisions et assurer la stabilité démocratique au Sénégal.

Parallèlement, la Plateforme F24 a manifesté son inquiétude face à la récente loi d’amnistie votée à l’Assemblée nationale. Le mouvement a qualifié ce vote de « mascarade » et a exhorté le président à suspendre la promulgation de la loi. F24 a plaidé en faveur d’une enquête approfondie visant à déterminer les responsabilités liées à cette loi controversée.

F24 a réaffirmé son engagement en faveur de la paix et a souligné que la vérité devrait être le pilier de toute démarche visant à préserver la stabilité et la démocratie au Sénégal. Le mouvement a également appelé les candidats à s’unir pour garantir la sécurité du scrutin, assurant ainsi une élection libre, transparente et démocratique.

En conclusion, le communiqué de la Plateforme F24 a mis en avant le principe fondamental de « La paix avant tout ! La Paix au-dessus de tout ! La paix adossée à la vérité ! » soulignant ainsi la nécessité d’une approche pacifique et basée sur la vérité pour surmonter les défis actuels et préserver la démocratie au Sénégal.

Le Conseil constitutionnel et Macky Sall s’alignent sur la date du 24 mars pour la Présidentielle sénégalaise

Suite aux récents développements et aux incertitudes entourant la date de l’élection présidentielle au Sénégal, le Conseil constitutionnel a publié un communiqué signé par le président Mamadou Badio Camara, officialisant la décision d’aligner la date du scrutin sur celle fixée par le président Macky Sall.

Dans ce document, le Conseil constitutionnel annonce que la Présidentielle se tiendra le dimanche 24 mars 2024, conformément aux décrets présidentiels n°2024-690 et n°2024-691 du 6 mars 2024. Ces décrets ont été notifiés au Conseil constitutionnel par lettre n°504/PR/SG le même jour.

Le Conseil constitutionnel justifie cette décision en soulignant que la fixation de la date de l’élection présidentielle et la convocation du corps électoral relèvent des prérogatives légales du président de la République. Le Conseil constitutionnel a exercé ces prérogatives par substitution afin de pallier l’inertie de l’Administration et de répondre à l’exigence constitutionnelle de la reprise du processus électoral interrompu, permettant la tenue du scrutin avant la fin du mandat présidentiel.

Cette décision met fin à la controverse autour de la date de l’élection, mais elle pourrait susciter des réactions de la part de certains candidats qui avaient exprimé des réserves concernant le raccourcissement de la période de campagne électorale. L’alignement du Conseil constitutionnel sur la date du 24 mars offre cependant une clarification importante, jetant les bases d’une nouvelle phase du processus électoral au Sénégal.

Date de la Présidentielle au Sénégal : Appel au dialogue du grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop

Dans un contexte où des informations contradictoires circulent sur la date de l’élection présidentielle au Sénégal, avec d’un côté le président Macky Sall annonçant le 24 mars et de l’autre Thierno Alassane Sall affirmant avoir reçu une réponse du Conseil constitutionnel fixant la date au 31 mars, le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, a lancé un appel au dialogue.

Selon les informations rapportées par « L’Observateur », le Conseil constitutionnel aurait finalement choisi de se conformer à la date du 24 mars, alignant ainsi sa décision sur celle du président Macky Sall. Toutefois, dans un geste qui souligne la complexité de la situation, Thierno Alassane Sall maintient que le Conseil a fixé la date au 31 mars.

Face à cette controverse, le Grand Serigne de Dakar a appelé à une prise de conscience des principaux acteurs politiques. Lors d’une conférence de presse, il a plaidé en faveur d’un dialogue entre le président Macky Sall et les membres du Conseil constitutionnel. Il a souligné que peu importe que l’élection ait lieu le 24 ou le 31 mars, il est crucial de ne pas perdre de temps dans des polémiques stériles.

« Quatre jours de plus ou cinq, ça n’a pas une grande différence », a déclaré le Grand Serigne, suggérant que l’essentiel est d’arriver à un consensus sur la date afin de permettre le démarrage de la campagne électorale. Son appel vise à apaiser les tensions et à privilégier la stabilité politique dans cette période cruciale.

Il reste à voir comment cette proposition sera accueillie par les différentes parties et si elle contribuera à une résolution rapide de la situation, offrant ainsi une perspective plus claire pour l’élection présidentielle au Sénégal.

Incertitude sur la date de la présidentielle au Sénégal : Thierno Alassane Sall crée la confusion

Thierno Alassane Sall, candidat à l’élection présidentielle sénégalaise de mars 2024, a semé le doute sur la date du scrutin dans un message diffusé sur les réseaux sociaux. Alors que certaines sources, dont le journal « l’Observateur », affirment que le Conseil constitutionnel serait en accord avec la date du 24 mars proposée par le président Macky Sall, Thierno Alassane Sall prétend avoir reçu une réponse officielle du Conseil constitutionnel fixant la date au 31 mars.

Dans son message, le candidat partage la décision présumée du Conseil constitutionnel, établissant le 31 mars 2024 comme la date officielle de l’élection présidentielle. Il exprime sa gratitude envers ceux qui défendent la République et préservent la démocratie, rendant également hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour le respect de la Constitution.

Thierno Alassane Sall rappelle que les décisions du Conseil constitutionnel sont incontestables et enjoint au président de la République et à son administration de s’y conformer. Il souligne l’aspect inédit de la situation, avec une campagne électorale se déroulant pendant le carême et le ramadan, et le vote prévu le jour de Pâques.

Malgré ces circonstances exceptionnelles, le candidat demeure convaincu que le peuple sénégalais fera preuve de courage et de détermination pour exercer son droit de vote. Il espère que cette élection permettra de clore le chapitre difficile traversé par le pays.

La déclaration de Thierno Alassane Sall provoque des interrogations sur la date effective de l’élection présidentielle, générant ainsi un climat d’incertitude parmi les électeurs et les acteurs politiques au Sénégal.

Politiques publiques en faveur des femmes au Sénégal : Ndioro Ndiaye plaide pour un passage à l’échelle

Ndioro Ndiaye, ancienne ministre du Développement social au Sénégal, a mis en avant la nécessité d’intensifier les efforts pour améliorer les politiques publiques en faveur des femmes dans le pays. Elle plaide pour un passage à l’échelle, soulignant que malgré les progrès réalisés, les résultats escomptés ne sont pas encore atteints.

Lors d’une intervention mercredi à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), Ndioro Ndiaye a insisté sur l’importance d’activer les leviers nécessaires pour renforcer l’impact des politiques publiques en faveur des femmes. Elle estime que les droits existants ne sont pas pleinement appliqués et qu’il est crucial que l’ensemble de la société s’engage dans cette démarche.

Bien que l’État ait mis en place des politiques spécifiques pour soutenir les femmes, Ndioro Ndiaye constate que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Selon elle, il est impératif d’améliorer ces politiques et de prendre des mesures concrètes pour passer à l’échelle.

Ndioro Ndiaye a souligné la nécessité de renforcer l’application des lois existantes, en particulier celles concernant le viol et la pédophilie. Elle estime que des sanctions plus sévères doivent être mises en place pour garantir le respect de ces lois et assurer une protection adéquate aux femmes.

Évoquant des combats menés il y a vingt ans, tels que les lois sur le viol et la nationalité, Ndioro Ndiaye a encouragé les femmes à continuer de revendiquer leurs droits. En tant que fondatrice de l’ONG « Alliance pour la migration, le leadership et le développement », elle continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion des droits des femmes au Sénégal.

Cette prise de position de Ndioro Ndiaye souligne l’importance de l’engagement continu en faveur de l’égalité des sexes et de l’amélioration des conditions de vie des femmes au Sénégal.

Rénovation et équipement informatique pour l’école El Hadj Abdel Kader Ndiaye grâce à Helios Towers au Sénégal

L’école El Hadj Abdel Kader Ndiaye, située dans le quartier Mbour 1 de la ville de Thiès, a été récemment rénovée grâce à l’initiative de l’opérateur d’infrastructures télécoms Helios Towers. Cette rénovation, accompagnée d’un apport en matériel informatique, a représenté un investissement global dépassant la barre des cinquante millions de francs CFA.

Helios Towers a entrepris diverses améliorations au sein de l’école, comprenant la construction d’un mur de clôture, la réfection des salles de classe avec la restauration des toitures, ainsi que la réhabilitation et l’équipement d’une salle informatique avec 15 ordinateurs et une connexion Internet permanente, selon le directeur général de l’entreprise, Karim Ndiaye.

Opérant à Londres, Helios Towers est présent au Sénégal depuis trois ans, œuvrant dans la construction, la gestion et la mutualisation des infrastructures télécoms pour les opérateurs Expresso, Orange et Free.

Cette initiative de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) d’Helios a été guidée par des critères tels que les effectifs de l’école, la performance, ainsi que la mixité garçons et filles. Le faible niveau d’équipement de l’école et sa proximité avec trois pylônes d’opérateurs téléphoniques dans un rayon de deux kilomètres ont également été pris en compte.

Karim Ndiaye, le directeur général d’Helios Towers, a souligné que le choix de Thiès pour cette action de RSE s’explique par la forte présence de l’entreprise dans cette région, qui concentre la majorité de ses sites au Sénégal.

Cette contribution est présentée comme une première étape dans la politique de RSE d’Helios, qui vise à impacter positivement 1 500 sites à travers le pays. Pape Médoune Dia, directeur de l’école El Hadj Abdoul Kader Ndiaye, a exprimé sa gratitude pour le soutien reçu au cours des deux dernières années, soulignant l’impact significatif sur les résultats scolaires et l’amélioration des infrastructures éducatives.

Une cinquantaine de millions pour rénover l'école Elhdji Abdel Kader Ndiaye

Sénégal : Des adieux émouvants entre Macky Sall et Amadou Bâ lors de la dissolution du gouvernement

Le président Macky Sall a pris une décision marquante lors du Conseil des ministres de ce mercredi en annonçant la dissolution du gouvernement. Dans le cadre de cette restructuration, il a déchargé Amadou Bâ de ses fonctions de Premier ministre, lui permettant ainsi de se consacrer pleinement à la campagne électorale en vue de la présidentielle prévue avant fin mars. Sidiki Kaba a été nommé pour le remplacer.

Selon des sources anonymes citées par L’Observateur, les adieux entre Macky Sall et Amadou Bâ ont été empreints d’émotion. Le président a exprimé sa gratitude envers Amadou Bâ, soulignant sa ténacité au cours d’une année difficile pour le gouvernement. « Cette année n’a pas été facile pour nous. Mais, Amadou, vous avez tenu avec toute l’équipe. Maintenant c’est le moment de vous libérer pour aller sur le terrain pour la campagne électorale. On va y aller ensemble. Tout le monde va accompagner et appuyer pour la victoire », aurait déclaré le président Sall.

Amadou Bâ, dans ses adieux, aurait loué la grandeur du président Macky Sall qui a respecté les décisions du Conseil constitutionnel. Il aurait également exprimé sa volonté de travailler main dans la main avec la famille présidentielle.

L’ancien Premier ministre a conclu ses hommages en retraçant les étapes de son compagnonnage avec le président : « Vous m’avez trouvé à la Direction générale des Impôts et Domaines, un poste prestigieux pour tout cadre de son rang, vous m’avez élevé à des niveaux supérieurs jusqu’à faire de moi votre candidat. Je vous en serai toujours reconnaissant. »

Cette dissolution du gouvernement et ces changements majeurs surviennent dans un contexte électoral tendu au Sénégal, avec une présidentielle imminente et des enjeux politiques significatifs pour l’avenir du pays. Les développements futurs seront scrutés de près par la population sénégalaise et la communauté internationale.

Emprisonnement du Coordonnateur de Jeunesse Patriotique du Sénégal : Grèves et soutiens agitent le milieu judiciaire

L’arrestation récente du coordonnateur de Jeunesse Patriotique du Sénégal a déclenché une série d’événements au sein du système judiciaire du pays, engendrant des grèves et des manifestations de soutien. Le coordonnateur fait face à des accusations graves, notamment d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, d’offense au chef de l’État, d’atteinte à l’autorité judiciaire, d’outrage à magistrat, et d’actes pouvant compromettre la sécurité publique ou entraîner des troubles politiques graves.

En réaction à cette arrestation, les greffiers ont décidé d’entamer une grève pour exprimer leur solidarité envers le coordonnateur de Jeunesse Patriotique. Cependant, le prévenu lui-même, par le biais de son avocat Me Tanor Diémé, a appelé à la cessation du mouvement de grève. Il craint que cette action ne conduise à un engorgement des dossiers judiciaires, avec des répercussions négatives sur les autres détenus.

Parallèlement à ces développements, Abdoulaye Mboup de l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ), arrêté pour outrage à un magistrat lors d’un rassemblement de soutien au coordonnateur emprisonné, a été libéré après plusieurs jours de garde à vue. Cette libération intervient dans un contexte tendu et soulève des questions sur les limites et les conséquences des actions de soutien professionnel.

L’affaire a mis en lumière les tensions au sein du milieu judiciaire sénégalais et les enjeux liés à la solidarité envers les collègues inculpés. Les prochains développements seront scrutés de près pour évaluer l’impact de ces événements sur le fonctionnement de la justice et les relations au sein de la communauté judiciaire.

Adoption de la loi d’amnistie : Moqueries envers les députés de Pastef par Nafi Diallo du PDS

Mercredi dernier, l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de loi d’amnistie, une décision qui a suscité des moqueries de la part de Nafi Diallo, députée du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), envers les députés de Pastef.

Au cours de la séance parlementaire, les députés de Pastef, habituellement bruyants et actifs, ont adopté une approche plus mesurée, se limitant à poser des questions au ministre de la Justice sur les implications de la loi d’amnistie. Ce changement de comportement a été remarqué, et Nafi Diallo n’a pas hésité à exprimer son sarcasme.

Dans un commentaire ironique, Mme Diallo a qualifié le calme relatif des députés de Pastef de « calme plat », ajoutant de manière provocatrice qu’il n’était pas nécessaire de faire appel au Général Fall pour envoyer des gendarmes. Cette référence faisait allusion à des plénières précédentes au cours desquelles des députés de Yewwi Askan Wi ont perturbé les séances, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.

L’adoption de la loi d’amnistie, qui prévoit le pardon de certaines infractions commises lors de manifestations entre 2021 et 2024, a été un moment clé de la session parlementaire. Les réactions et les commentaires tels que ceux de Nafi Diallo soulignent les tensions politiques persistantes au sein de l’Assemblée nationale.

Il sera intéressant de voir comment cette dynamique influencera les relations entre les différentes factions politiques à l’approche de l’élection présidentielle, et si les débats animés se poursuivront lors des prochaines sessions parlementaires.

Présidentielle : Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye unis pour la victoire, affirme El Malick Ndiaye

Dans un message empreint de fierté et de confiance, El Malick Ndiaye, Secrétaire général chargé de la communication du parti Pastef/Les Patriotes, a partagé sur sa page Facebook son soutien inébranlable envers le leader du parti, Ousmane Sonko, et le candidat Bassirou Diomaye Faye dans la perspective de l’élection présidentielle.

« Fier de notre leader et de notre candidat ! » a proclamé El Malick Ndiaye, témoignant ainsi de l’admiration qu’il porte à ces figures majeures de Pastef/Les Patriotes. Cette déclaration reflète la détermination et la cohésion au sein du parti en vue du scrutin présidentiel à venir.

El Malick Ndiaye a également rendu hommage aux députés du parti, saluant leur classe et leur participation à un débat parlementaire bien argumenté et fondé sur des principes. Cette reconnaissance souligne l’engagement et la compétence des représentants de Pastef/Les Patriotes dans l’arène politique.

Le Secrétaire général chargé de la communication a conclu son message en annonçant une collaboration étroite entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, affirmant qu’ils parcourront ensemble le pays pour assurer une victoire dès le premier tour, exprimant ainsi sa confiance en un succès électoral.

Ces déclarations de soutien et de solidarité au sein de Pastef/Les Patriotes témoignent d’une unité affichée avant l’élection présidentielle. Il sera intéressant de suivre le développement de cette collaboration et son impact sur la campagne électorale à mesure que le scrutin approche.

L’Union sacrée contre le Djihadisme : Création d’une force militaire conjointe au Niger, Mali et Burkina Faso

Dans une déclaration commune, les gouvernements du Niger, du Mali et du Burkina Faso ont annoncé la création d’une force militaire conjointe visant à intensifier la lutte contre les groupes djihadistes qui sévissent dans la région depuis plusieurs années. Cette collaboration renforcée entre ces nations souligne l’urgence d’une réponse collective face à une menace persistante pour la stabilité régionale.

Bien que les détails spécifiques tels que les effectifs et les contours de cette force militaire restent à préciser, cette annonce marque un pas significatif vers une coopération accrue en matière de sécurité. Les trois pays, tous confrontés à des défis sécuritaires majeurs, reconnaissent la nécessité d’une action commune pour contrer les groupes extrémistes.

Cette initiative intervient à la suite de la création de l’Alliance des États du Sahel, une coalition régionale dirigée par des régimes militaires issus de coups d’État. En se retirant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces pays ont clairement indiqué une nouvelle orientation dans leurs relations internationales.

La collaboration renforcée en matière de sécurité s’accompagne également de partenariats économiques et militaires avec de nouveaux acteurs, dont la Russie. Ce repositionnement stratégique souligne la volonté de ces nations de diversifier leurs alliances internationales pour mieux répondre aux défis contemporains.

La création de cette force militaire conjointe pourrait également marquer le début d’autres changements significatifs, tels que la sortie du franc CFA et la création d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel. Ces évolutions, bien qu’encore spéculatives, pourraient avoir des implications profondes sur les plans économique et monétaire dans la région.

En conclusion, la mise en place de cette force conjointe souligne la détermination des gouvernements du Niger, du Mali et du Burkina Faso à œuvrer ensemble pour instaurer la paix et la sécurité dans la région sahélienne. Cette initiative mérite une attention particulière, car elle pourrait façonner l’avenir politique, sécuritaire et économique de ces nations et influencer la dynamique régionale dans son ensemble.

Crise imminente dans le secteur primaire au Sénégal : La menace de la grève plane

Le secteur primaire au Sénégal est sur le point de connaître une crise majeure alors que l’Intersyndicale des travailleurs du secteur annonce son intention de déclencher une grève générale. La décision fait suite à des frustrations croissantes concernant le non-respect des engagements gouvernementaux, en particulier la mise en place d’un fonds commun promis depuis décembre 2022.

L’Intersyndicale prévoit une Assemblée générale pour le lundi prochain, au cours de laquelle la décision formelle de lancer la grève sera officialisée lors d’une conférence de presse. Les travailleurs du secteur primaire expriment leur mécontentement, soulignant qu’aucun progrès significatif n’a été réalisé malgré un accord signé il y a plus d’un an.

Les responsables syndicaux contestent vigoureusement les affirmations du ministre de la Fonction publique, affirmant que les accords sont respectés à 95%. Ils accusent l’État de retarder délibérément la mise en œuvre du fonds commun et pointent du doigt des réunions infructueuses entraînant des retours incessants du document fondamental pour des corrections.

Malgré les efforts de la Commission technique sous la tutelle du directeur de la Fonction publique, le processus semble enlisé, alimentant la frustration et l’exaspération parmi les syndicalistes confrontés à des délais prolongés.

L’Intersyndicale des travailleurs du secteur primaire se déclare prête à assumer ses responsabilités et à adopter une stratégie plus directe pour faire valoir ses revendications. Alors que la situation atteint un point critique, les jours à venir seront déterminants pour voir si le secteur primaire, vital pour l’économie sénégalaise, plongera dans une grève, exerçant ainsi une pression considérable sur le gouvernement pour qu’il tienne ses engagements.

L’autonomisation des sourds au Sénégal pour les élections Présidentielles

Au Sénégal, où la crise politique s’est intensifiée avec le report inattendu de l’élection présidentielle, une avancée significative se profile pour les personnes sourdes et malentendantes. Mame Massar Faye, 52 ans, témoigne de son expérience passée, où il n’a jamais pu voter seul en raison de difficultés à comprendre le processus électoral et des termes spécifiques associés. Cependant, grâce à un atelier en langue des signes organisé dans sa ville de Thiès, il espère pouvoir exercer son droit de vote en toute autonomie.

Au Sénégal, la diversité des langues des signes – locale, arabe, américaine – complique parfois la compréhension des concepts liés au processus électoral. Pour remédier à cette lacune, la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), une ONG basée aux États-Unis, a collaboré avec des organisations locales pour créer un corpus standardisé de 105 signes en langue des signes. Ces signes visent à représenter des termes tels que « urne », « bureau de vote » ou « déclaration universelle des droits de l’homme ».

Alioune Sow, président de la Fédération nationale des organisations de sourds du Sénégal (Fnoss), souligne l’importance de ce vocabulaire commun, permettant aux électeurs sourds de discuter entre eux de questions électorales et d’être autonomes dans le bureau de vote.

« Souvent, c’était compliqué, car à chaque fois, je devais demander de l’aide », explique M. Faye. L’initiative vise à éliminer cette dépendance, renforçant ainsi la participation politique des personnes sourdes au Sénégal.

Cette avancée représente une étape significative vers l’inclusion et l’égalité dans le processus démocratique, illustrant l’importance de rendre les élections accessibles à tous les citoyens, indépendamment de leurs capacités auditives. Alors que le pays navigue à travers des enjeux politiques complexes, cette initiative offre une lueur d’espoir pour une participation électorale plus équitable et inclusive.

Divergence de Dates pour la Présidentielle au Sénégal : Les enjeux d’une décision contestée

La scène politique sénégalaise est actuellement secouée par une divergence notable concernant la date de l’élection présidentielle. Alors que le président Macky Sall a fixé le 24 mars pour la tenue du scrutin, le Conseil constitutionnel a émis une convocation pour le collège électoral au 31 mars, écartant ainsi la proposition présidentielle. Au cœur de cette controverse, le Pr Ameth Ndiaye, Maître de conférences titulaire (Cames) en Droit public à l’Ucad, prend position en faveur du 31 mars.

Le Pr Ndiaye affirme sans équivoque que la date à retenir est celle annoncée par le Conseil constitutionnel, invoquant l’article 92 de la Constitution qui stipule que les décisions de cette institution prévalent sur toutes les autorités. Selon lui, le décret présidentiel et la convocation du collège électoral émis par Macky Sall sont nuls.

« Que les Sénégalais d’ici et de la Diaspora sachent que l’élection aura lieu le 31 mars », déclare le Pr Ameth Ndiaye sur la Tfm.

Cette contestation ouverte entre le pouvoir exécutif et le Conseil constitutionnel soulève des questions cruciales sur la légitimité du processus électoral à venir. Alors que la date du 24 mars a été annoncée par le président en exercice, le Conseil constitutionnel, en tant qu’organe indépendant, semble insister sur sa propre proposition. La résolution de cette impasse devient essentielle pour garantir la transparence et l’intégrité du processus électoral.

La divergence de dates souligne également l’importance d’une communication claire et cohérente des autorités compétentes. La stabilité politique et la confiance du public dans le processus électoral dépendent de la résolution rapide et efficace de ces divergences. Les jours à venir seront cruciaux pour observer les développements et les décisions qui détermineront l’orientation de l’élection présidentielle au Sénégal.

Incendie au Palais de Justice de Dakar : Chaos et évacuations en réponse à une explosion de gaz

Une situation chaotique s’est déroulée au palais de justice de Dakar, où un incendie a éclaté suite à une explosion de gaz. Les premiers rapports indiquent que l’incident a eu lieu en bas, du côté du bureau des casiers, déclenchant une panique généralisée parmi les occupants du tribunal.

Un informateur régulier du palais de justice a rapporté cette nouvelle avec urgence, soulignant que la fumée était si dense que la gendarmerie a dû procéder à l’évacuation immédiate de toutes les personnes présentes sur les lieux. La cause de l’explosion de gaz et l’étendue des dégâts ne sont pas encore clairement déterminées.

Seneweb, dans son rapport initial, indique qu’il n’a pas encore connaissance de la gravité de l’accident. Des investigations supplémentaires et des mises à jour seront fournies au fil de la journée pour donner un aperçu plus précis de la situation.

L’incident souligne les risques potentiels liés à la sécurité dans les espaces publics, en particulier dans des endroits aussi cruciaux que le palais de justice de Dakar. Les autorités compétentes devront mener une enquête approfondie pour déterminer les circonstances exactes de l’explosion de gaz et mettre en œuvre des mesures appropriées pour assurer la sécurité des personnes travaillant et fréquentant ces lieux.

La communauté judiciaire et le grand public attendent avec impatience des informations supplémentaires sur cet incident, espérant que les détails à venir permettront de comprendre pleinement l’étendue des dommages et les mesures prises pour remédier à la situation.

Appel inattendu de Me Ngagne Demba Touré : Plaidoyer pour la reprise du service des Greffiers

La scène judiciaire sénégalaise connaît un rebondissement surprenant alors que Me Ngagne Demba Touré, actuellement détenu et confronté à plusieurs chefs d’accusation, exhorte ses confrères greffiers à reprendre le travail. Cette démarche intervient au milieu d’une grève des greffiers, qui a paralysé le fonctionnement des tribunaux en signe de protestation contre l’emprisonnement de l’un des leurs.

Selon des informations relayées par L’AS dans son édition de ce jeudi, Me Tanor Diamé, responsable de Pastef et actuellement incarcéré, aurait appelé solennellement l’ensemble des travailleurs de la justice à retourner dans leurs bureaux depuis sa cellule de prison. Cet appel aurait été relayé par Me Ngagne Demba Touré lui-même, qui aurait reçu de nombreuses sollicitations de détenus dont les affaires sont en suspens en raison de la grève prolongée des greffiers.

Ngagne Demba Touré, placé sous mandat de dépôt le 22 février dernier, doit répondre à des accusations graves, dont association de malfaiteurs en rapport avec une entreprise terroriste, offense au chef de l’État, atteinte à l’autorité de la justice et outrage à magistrat, ainsi que des actes de nature à compromettre la sécurité publique ou ayant entraîné des troubles politiques graves. Son arrestation a eu lieu à son retour d’un exil de six mois, en exécution d’un mandat d’arrêt international délivré contre lui par le juge du deuxième cabinet.

L’appel de Me Ngagne Demba Touré à la reprise du service des greffiers souligne les défis actuels auxquels est confrontée la justice sénégalaise. La grève en cours a perturbé le système judiciaire, mettant en péril les droits des détenus à un procès équitable et à une justice prompte.

Cette situation souligne également les tensions persistantes au sein du système judiciaire et la nécessité urgente de trouver des solutions pour garantir la continuité du fonctionnement de la justice tout en respectant les droits fondamentaux de tous les acteurs impliqués. Alors que cette affaire continue de se développer, l’ensemble du paysage judiciaire sénégalais demeure sous le feu des projecteurs, appelant à une réflexion approfondie sur la manière d’assurer une justice équitable et accessible pour tous.

Victimes de l’attaque au cocktail Molotov à Yarakh : Refus catégorique de l’amnistie

Les cicatrices laissées par l’attaque au cocktail Molotov du bus Tata de la ligne 65 à Yarakh en août dernier persistent, symbolisées par le refus catégorique de deux victimes, Modou Guèye et Khady Sarr, d’accepter l’amnistie proposée par le gouvernement sénégalais. Ces deux survivants, toujours en lutte pour guérir de leurs blessures physiques et émotionnelles, rejettent fermement l’idée d’effacer les faits qui ont bouleversé leur vie.

Modou Guèye, filmé rampant pour échapper aux flammes après l’attaque perpétrée par quatre individus encagoulés, refuse de pardonner. Les brûlures qu’il a subies ne sont pas encore cicatrisées, et il continue à recevoir des soins pour retrouver l’usage de ses bras. Ses enfants, dévoués à son chevet, ont vu leurs vies bouleversées par les séquelles de l’attaque. « Leur but était de nous tuer tous. Ils ont réussi en partie. Je fais partie des derniers qui ont réussi à s’extirper du bus », confie-t-il.

Khady Sarr, une autre survivante âgée de 42 ans, a également été touchée par les séquelles de l’attaque. Après son évacuation à l’hôpital de Pikine, elle a choisi de retourner dans son village pour des soins traditionnels, évitant ainsi les souvenirs douloureux à Dakar. Cependant, son retour a été marqué par des difficultés, notamment la perte de son emploi et la nécessité de survivre avec le soutien d’amis.

Les deux survivants expriment leur opposition ferme à la loi d’amnistie adoptée récemment par l’Assemblée nationale. Ils rejettent cette initiative gouvernementale qui vise à apaiser le champ politique en effaçant les crimes passés. Khady Sarr déclare : « Je suis contre l’effacement des faits qui m’ont mise dans cette situation. » Elle souligne également les défis qu’elle rencontre pour obtenir un certificat médical, dénonçant des frais de 15 000 F CFA exigés par l’hôpital.

Les témoignages de Modou Guèye et Khady Sarr mettent en lumière les conséquences à long terme des actes violents sur les individus et soulignent la complexité de la justice et de la réconciliation dans de tels contextes. Alors que le Sénégal continue à débattre des implications de l’amnistie, la voix des victimes refusant d’oublier demeure un élément crucial du dialogue national.

Élection présidentielle au Sénégal : Macky Sall choisit le 24 mars, suscitant des interrogations

La date de la prochaine élection présidentielle au Sénégal fait l’objet d’une attention particulière, alors que le Conseil constitutionnel a proposé le 31 mars, rejetant ainsi la date du 2 juin issue du dialogue national. Cependant, le Président Macky Sall a surpris en écartant cette proposition pour retenir le 24 mars, une décision qui a suscité des interrogations quant à ses motivations.

Dans un arrêt rendu public ce mercredi, le Conseil constitutionnel a suggéré le 31 mars comme date pour l’élection présidentielle. Cette proposition a été transmise au Président Macky Sall, mais dans la même journée, le chef de l’État a écarté cette date au profit du 24 mars. Selon des sources, Macky Sall a justifié ce choix en invoquant la coïncidence entre le 31 mars et la célébration de Pâques.

L’Observateur rapporte que le Président a pris cette décision après avoir obtenu des garanties quant à une organisation efficace du scrutin par les services compétents. Suite à cela, Macky Sall aurait donné des instructions à son cabinet pour préparer deux projets de décrets : l’un fixant la date de l’élection présidentielle et l’autre convoquant le corps électoral.

Avant de trancher, le Président Macky Sall aurait consulté quelques-uns de ses proches, notamment des juristes éminents tels que les ministres Ismaïla Madior Fall, Antoine Félix Diome, Me Oumar Youm, et Me Sidiki Kaba. Cette démarche suggère une volonté de s’entourer de conseils juridiques avisés pour prendre une décision cruciale pour l’avenir politique du pays.

La décision de Macky Sall de fixer la date au 24 mars déclenchera probablement des débats et discussions au sein de la classe politique sénégalaise. Les considérations liées à la cohérence du calendrier électoral avec les fêtes religieuses soulignent la complexité de la planification des élections dans un contexte où des facteurs divers influent sur le processus politique.

À mesure que la campagne électorale prendra de l’ampleur, il sera intéressant de voir comment cette décision de Macky Sall sera perçue par la population sénégalaise et comment elle influencera le déroulement du processus électoral.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Au moment de quitter les fonctions de Premier ministre de la République du Sénégal, j’exprime mes remerciements les plus sincères au Chef de l’Etat, S.E.M. Macky SALL, pour sa confiance et l’honneur qu’il m’a fait durant toutes ces années au service de notre nation.

Il m’a offert l’opportunité de remplir des missions exaltantes à un haut niveau de responsabilité pour le développement du Sénégal et le bien-être des populations.
Je le remercie également de m’avoir confirmé comme candidat de l’Apr et
de la coalition BBY.

Aussi, je vais, dès ce soir, me consacrer pleinement à la préparation de
l’élection présidentielle, avec toutes les équipes constituées, pour une
victoire dès le premier tour.
Sur ce chemin de défis que nous devons relever ensemble, nous mettrons
à profit l’expérience acquise à côté du leader de l’Alliance pour la République, mon parti, et de la coalition Benno Bokk Yaakaar, le Président Macky Sall, pour rassembler, fédérer et mobiliser l’ensemble des
Sénégalais pour réaliser notre ambition majeure qui est d’être le Président de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes, du pouvoir d’achat des familles sénégalaises, de la paix et de la sécurité de notre cher pays.

Fait à Dakar, le 6 mars 2024

PREMIER MINISTRE AMADOU BA
Candidat à l’élection présidentielle

Aliou Sall exprime sa fierté et son soutien indéfectible au Président Macky Sall

Aliou Sall, compagnon politique du Président Macky Sall, a récemment exprimé toute sa fierté et son soutien inconditionnel envers le chef de l’État sénégalais. Dans une déclaration poignante, Aliou Sall a loué les qualités exceptionnelles de leadership et le dévouement sans faille de Macky Sall envers la nation sénégalaise.

Dans ses propos, Aliou Sall a salué le leadership remarquable du Président Macky Sall, le qualifiant de « très Grand Président, à tout point de vue ». Il a souligné l’engagement sans réserve de Macky Sall à assumer honorablement ses responsabilités présidentielles, ainsi que sa sincérité dans l’acceptation des décisions du Conseil constitutionnel.

Aliou Sall a également exprimé sa loyauté renouvelée envers le Président Macky Sall, affirmant son engagement indéfectible envers sa vision et ses actions pour le Sénégal. Il a chaleureusement félicité le Président pour le travail monumental accompli à la tête du pays, reconnaissant le dévouement et l’engagement du chef de l’État envers le progrès et le bien-être de la nation.

Cette déclaration reflète non seulement le soutien politique solide d’Aliou Sall envers le Président Macky Sall, mais aussi l’admiration sincère pour son leadership et son engagement envers le développement et la prospérité du Sénégal. En exprimant sa fierté d’être associé au leadership du Président Macky Sall, Aliou Sall renforce l’unité et la cohésion au sein de leur parti politique, tout en soulignant l’importance de la continuité du leadership pour le progrès national.

Le Dakarois Quotidien N°126 – du 07/03/24

Le Dakarois Quotidien N°126 – du 07/03/24
🔴 Le Duel des Dates de l’élection présidentielle : Le bras de fer entre Macky et les 7 sages

Controverse parmi les députés de l’ex-Pastef : Vote contre la loi d’amnistie

Au sein de l’Assemblée nationale sénégalaise, une vive controverse a émergé alors que les députés de l’ancien parti Pastef ont finalement choisi de voter contre la loi n°05/2024 portant amnistie, après s’être abstenus lors des travaux en commission des lois.

Initialement, la majorité des députés de l’ex-Pastef avait sollicité des éclaircissements de la part de la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, sur les infractions spécifiques qui seraient couvertes par la loi d’amnistie. Lors des débats en commission des lois, la ministre avait souligné que toutes les infractions criminelles et correctionnelles commises lors des manifestations entre 2021 et 2024 entreraient dans le champ d’application de la loi.

Cependant, malgré ces explications, les députés de l’ex-Pastef ont décidé de voter contre la loi d’amnistie lors du scrutin final. Ils ont rejoint leurs collègues du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) ainsi que de Taxawu Sénégal dans leur opposition à cette proposition de loi.

Le vote final a vu 94 députés, principalement de la majorité et du groupe parlementaire Liberté, démocratie et changement, approuver la loi d’amnistie. En revanche, 48 députés ont exprimé leur opposition, tandis que deux se sont abstenus.

La loi d’amnistie a été élaborée pour traiter les infractions survenues lors des manifestations entre 2021 et 2024. Cependant, la décision des députés de l’ex-Pastef de voter contre cette mesure souligne les divisions persistantes au sein de l’Assemblée nationale sur des questions clés, malgré les débats et les clarifications fournies par le gouvernement.

Cette décision risque de susciter des réactions diverses au sein de la population, avec des opinions divergentes sur la nécessité de l’amnistie dans le contexte politique actuel. Les implications de ce vote se feront probablement sentir dans le paysage politique sénégalais, soulignant la complexité des enjeux liés à la justice et à la réconciliation nationale.

Première réaction du nouveau Premier ministre Sidiki Kaba : Engagement envers le service du peuple sénégalais

Suite à sa nomination en tant que Premier ministre du Sénégal, Me Sidiki Kaba a adressé ses premières paroles publiques, marquant ainsi le début de son mandat à la tête du gouvernement. Dans un discours empreint de détermination et de vision, le nouveau Premier ministre a exprimé son engagement envers le service du peuple sénégalais et sa volonté de relever les défis du pays.

Me Kaba a tout d’abord exprimé sa profonde gratitude envers le président Macky Sall pour la confiance qu’il lui a accordée en le nommant à ce poste prestigieux. Il a souligné son engagement à travailler en étroite collaboration avec le président et l’ensemble du gouvernement pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux besoins et aux aspirations du peuple sénégalais.

Dans son discours, le Premier ministre a mis en avant les priorités de son mandat, notamment la promotion du développement économique, le renforcement de la cohésion sociale et la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. Il a affirmé sa détermination à lutter contre les inégalités sociales et à garantir l’accès équitable aux services essentiels pour tous les citoyens du pays.

Me Sidiki Kaba a également rendu hommage à son prédécesseur, Amadou Ba, pour son dévouement et son engagement envers le service public. Il a promis de poursuivre sur la voie tracée par le gouvernement sortant tout en apportant sa propre vision et son expérience à la tête du gouvernement.

Enfin, le Premier ministre a appelé à l’unité nationale et à la solidarité entre tous les Sénégalais, soulignant que c’est seulement en travaillant ensemble que le pays pourra surmonter les défis qui se dressent sur son chemin et réaliser son plein potentiel de développement.

La première réaction de Me Sidiki Kaba en tant que Premier ministre témoigne de sa détermination à servir le peuple sénégalais et à œuvrer pour le bien-être de tous les citoyens du pays. Son discours visionnaire inspire l’espoir et la confiance en un avenir meilleur pour le Sénégal.

Lutte contre l’insécurité au Sénégal : La Gendarmerie Nationale intensifie ses opérations avec des résultats significatifs

Au cours de la semaine du 24 février au 5 mars 2024, la gendarmerie nationale sénégalaise a mené des opérations de lutte contre l’insécurité à Dakar et à travers le pays, conduisant à l’interpellation de 675 personnes pour divers délits. Les résultats conséquents de ces interventions ont été annoncés sur le compte officiel de la gendarmerie.

Les opérations ont couvert plusieurs régions du pays, notamment Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor. Au total, 7822 personnes ont été contrôlées, dont 675 ont été interpellées. Les forces de la gendarmerie ont également effectué des vérifications sur 2243 véhicules, immobilisant 107 d’entre eux, ainsi que sur 2459 motos, dont 216 ont été immobilisées.

Dans le cadre de ces opérations, 63 débits de boissons ont été inspectés, conduisant à la saisie de deux bidons de vin blanc. De plus, la gendarmerie a réussi à confisquer 18,5 kg de chanvre indien, 4 charrettes à traction animale avec 8 ânes, 4 troncs de bois caïlcédrat, un véhicule volé retrouvé, 5 motopompes, 10 cartons d’huile moteur, 5 tricycles, 120 litres de carburant, 5 machines de jeux de hasard, ainsi que des médicaments dopants, dont une quantité importante de comprimés.

Les opérations de contrôle ont également permis de démanteler cinq sites d’orpaillages clandestins et sept débits de boissons. À Kédougou, trois individus impliqués dans des vols à main armée ont été arrêtés et déférés au parquet.

Le Haut commandement de la gendarmerie, engagé dans la lutte contre l’insécurité sur tout le territoire national, a infligé des amendes forfaitaires totalisant 4 322 000 FCFA. Ces résultats démontrent l’engagement continu des autorités sénégalaises à assurer la sécurité et la tranquillité publique.

Célébration de l’égalité femmes-hommes au Sénégal : ‘Egalité en lumière’, une initiative de l’ambassade de France

L’ambassade de France à Dakar a lancé l’événement ‘Egalité en lumière’ pour célébrer l’égalité entre femmes et hommes au Sénégal. Cette initiative de deux jours se veut une vitrine des actions entreprises pour promouvoir les droits des femmes et des jeunes filles, ainsi que l’égalité dans tous les domaines de la société. Organisé en collaboration avec le Musée Henriette Bathily, l’événement se déroule à la Place du souvenir africain à Dakar dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal, a souligné que ‘Egalité en lumière’ résulte de deux années de mise en œuvre d’un projet visant à accompagner la société civile et les autorités sénégalaises, conformément aux engagements pris lors du Forum Génération Egalité en 2021. Elle a partagé des résultats concrets du projet, notamment la sensibilisation de 1200 femmes sur les violences et les exploitations sexuelles, la formation de 80 femmes volontaires sur la lutte contre les violences basées sur le genre en ligne, et la sensibilisation de 7000 jeunes collégiennes et lycéennes sur le cyberharcèlement.

L’événement comprendra une rencontre avec 16 exposants, des panels sur des thèmes variés tels que le rôle des femmes dans la protection de l’environnement, la place des femmes dans le cinéma et l’audiovisuel, l’entreprenariat et le leadership féminins, ainsi que la justice et la protection des femmes victimes de violences. Des ateliers sur l’hygiène menstruelle et le cyberharcèlement, des démonstrations sportives et des performances artistiques seront également au programme.

En marge de cet événement, l’association féministe sénégalaise ‘Yeewi’ et l’entreprise sociale Api Afrique lanceront la « Carte Rose Sénégal », le premier annuaire des structures et acteurs qui accompagnent les femmes et les filles au Sénégal. Cet outil vise à connecter les femmes aux bonnes structures selon leurs besoins et à faciliter la collaboration entre les acteurs impliqués dans l’accompagnement des femmes.

Kaffrine : 700 kits alimentaires remis à des familles démunies

Dans une initiative philanthropique en prévision du mois de Ramadan, la fondation Qatar Charity a remis mercredi dernier 700 kits alimentaires à des familles démunies du village de Ngodiba, situé dans la région de Kaffrine au centre du Sénégal. Cette action humanitaire vise à soutenir les personnes les plus vulnérables et à alléger le fardeau financier des familles dans le besoin.

Cheikh Baye Seck, assistant administratif de la fondation Qatar Charity, a expliqué que la distribution comprenait des sacs de riz, de l’huile, du sucre, du lait, et d’autres denrées alimentaires essentielles. Ces kits ont été spécifiquement destinés aux personnes vivant avec un handicap, aux pensionnaires des daaras (écoles coraniques), aux veuves, et à d’autres individus vulnérables de la région.

La cérémonie officielle de distribution, qui a eu lieu sous l’égide du représentant du khalife général de Baye Niass dans le Ndoucoumane, a été présidée par l’adjoint au préfet du département de Kaffrine, Modou Thiaw. Le khalife général de Ngodiba, Cheikh Ibrahima Ba, a exprimé sa gratitude envers Ali Diamal, directeur du bureau de la fondation Qatar Al Khayriya (Qatar Charity) à Dakar, ainsi qu’à ses collaborateurs, soulignant l’importance de la solidarité entre frères musulmans, en particulier envers les démunis.

Cheikh Ibrahima Ba a rappelé que cette action sociale n’est pas la première de la fondation, soulignant qu’elle avait récemment offert des exemplaires du Coran à la région de Kaffrine. Cette nouvelle initiative illustre l’engagement continu de Qatar Charity en faveur du bien-être des communautés défavorisées, renforçant ainsi les liens de solidarité au sein de la société sénégalaise.

Adoption du projet de loi d’amnistie générale au Sénégal : Une décision controversée pour apaiser les tensions politiques

Mercredi soir, l’Assemblée nationale du Sénégal a voté en faveur du projet de loi portant amnistie générale des actes de violence liés à la politique, survenus entre février 2021 et février 2024. Cette décision, approuvée par 95 députés, a été contestée par 49 autres, tandis que deux députés se sont abstenus.

Le projet de loi, qui avait été présenté en Conseil des ministres le 28 février, fait suite aux manifestations violentes qui ont secoué le pays depuis le déclenchement de procédures judiciaires à l’encontre de l’opposant Ousmane Sonko, accusé de viols répétitifs et de menaces de mort par une employée d’un salon de massage à Dakar.

Le texte vise à apaiser le climat politique et social, renforcer la cohésion nationale et consolider le dialogue national. Il permettra également à certaines personnes, ayant eu des démêlés avec la justice, de participer pleinement à la vie démocratique du pays.

L’amnistie concerne tous les faits pouvant être qualifiés d’infractions criminelles ou correctionnelles, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger, et liés à des manifestations ou ayant des motivations politiques. Cette mesure couvre également les infractions commises à travers tous les supports de communication.

Selon le document soumis aux députés, l’amnistie entraîne la remise totale de toutes les peines principales, accessoires et complémentaires, ainsi que la disparition de toutes les déchéances, exclusions, incapacités et privations de droits attachées à la peine.

Cette décision suscite un débat houleux au sein de la société sénégalaise, certains la considérant comme une étape nécessaire pour restaurer la paix et la stabilité, tandis que d’autres la critiquent, craignant qu’elle n’ouvre la voie à l’impunité pour des actes de violence politique.

Alors que le Sénégal se prépare pour une élection présidentielle cruciale, cette amnistie générale soulève des questions sur l’équité du processus électoral et la garantie de la responsabilité des acteurs politiques. Son impact sur la démocratie et sur la justice sociale dans le pays sera observé de près dans les mois à venir.

Élection présidentielle : Le scrutin fixé au 24 mars 2024 et la formation d’un nouveau gouvernement

Dans un tournant majeur pour la politique sénégalaise, le Président de la République a officiellement dévoilé la date de l’élection présidentielle : ce sera le dimanche 24 mars 2024. Cette annonce tant attendue ouvre une nouvelle ère de mobilisation politique dans le pays, alors que les citoyens se préparent à choisir leur prochain leader.

La fixation de cette date cruciale intervient après des mois de spéculations et de préparations, marquant le début officiel de la course présidentielle. Les partis politiques et les candidats auront désormais un calendrier clair pour organiser leurs campagnes et présenter leurs programmes aux électeurs sénégalais.

En parallèle à cette annonce, le Président a également révélé la composition d’un nouveau gouvernement. Cette décision reflète la volonté de l’exécutif de reconfigurer son équipe pour répondre aux défis actuels et aux aspirations du peuple sénégalais. Le Président a exprimé sa gratitude envers le Premier Ministre sortant, Monsieur Amadou BA, ainsi qu’envers tous les ministres sortants pour leur engagement et leurs réalisations au service du pays.

Cette nouvelle étape politique suscite des attentes considérables quant à la direction que prendra le Sénégal dans les années à venir. Le Plan Sénégal Émergent, salué par le Président pour ses résultats exceptionnels, continuera probablement de servir de cadre stratégique pour le développement du pays, sous la conduite du prochain gouvernement.

La formation du nouveau gouvernement et la fixation de la date de l’élection présidentielle soulignent l’importance de la participation citoyenne et de la stabilité politique dans la construction d’un avenir prospère pour le Sénégal. Les prochains mois seront marqués par un dialogue politique intensifié, une compétition électorale animée et, ultimement, par le choix démocratique des dirigeants du pays.

À mesure que la date de l’élection approche, la nation sénégalaise se trouve à un moment charnière de son histoire politique, prête à façonner son avenir à travers un processus démocratique robuste et inclusif.

Violences politiques entre 2021 et 2024 : L’Assemblée adopte la loi d’amnistie

Le projet de loi, qui amnistie « tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d’infraction criminelle ou correctionnelle commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques », s’inscrit dans le contexte des épisodes de violences politiques qui ont émaillé la période mentionnée.

Les troubles ont été marqués par des émeutes, des affrontements, des saccages et des pillages, principalement liés aux tensions entre l’opposant Ousmane Sonko et le pouvoir. Les événements de février 2024, consécutifs au report des élections, ont également exacerbé les tensions, entraînant des pertes humaines, des blessures et des arrestations massives.

La présidence justifie cette amnistie en évoquant « l’apaisement du climat politique et social ». Cependant, la mesure est loin de faire l’unanimité. Des opposants, tant politiques que sociaux, s’indignent du fait que les forces de sécurité et les responsables gouvernementaux ne seraient pas tenus de rendre des comptes, tandis que des dizaines d’opposants pourraient recouvrer la liberté dès la publication de la loi au Journal officiel.

Cette amnistie, censée favoriser la réconciliation nationale, soulève des interrogations sur l’équilibre entre justice et stabilité politique. Alors que certains estiment qu’elle contribuera à apaiser les tensions, d’autres craignent qu’elle n’entraîne une impunité préjudiciable à l’éthique démocratique du pays.

L’adoption de cette loi d’amnistie marque un tournant significatif dans le paysage politique sénégalais et suscite l’attention sur les enjeux de la mémoire collective et de la responsabilité politique dans le contexte des conflits politiques.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 06 MARS 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 06 Mars 2024, à partir de 17 heures, au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la réception, le lundi 04 mars 2024, du rapport du dialogue national et de la saisine pour avis du Conseil constitutionnel.

A cet effet, le Chef de l’Etat a félicité, à nouveau, les participants et les Présidents des deux (2) Commissions, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur (assurant l’intérim du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice), et leurs équipes pour le bon déroulement des travaux.

Après la transmission le même jour au Conseil constitutionnel d’une saisine, pour avis, sur les conclusions, recommandations et propositions du Dialogue national portant sur : (i) la fixation de la date de l’élection présidentielle ; (ii) l’examen éventuel des candidatures à l’élection présidentielle ; (iii) les dispositions à prendre à l’expiration du mandat du Président de la République, le 02 avril 2024, le Chef de l’Etat a pris acte de la décision n° 60/E/2024 du Conseil constitutionnel du 5 mars 2024 .

Le Président de la République a informé le Conseil des Ministres de la fixation de la date de l’élection présidentielle au dimanche 24 mars 2024.

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, félicité l’ensemble des gouvernements qui se sont succédés sous son autorité depuis 12 ans pour les résultats exceptionnels obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent.

Le Président de la République a aussi informé le Premier Ministre et les ministres de la formation d’un nouveau Gouvernement.

Le Chef de l’Etat a remercié et félicité le Premier Ministre, Monsieur Amadou BA et l’ensemble des ministres pour le travail remarquable accompli, dans les tous secteurs de la vie économique, sociale et environnementale.

Abordant la journée internationale des femmes, le Président de saisi l’occasion pour adresser mes chaleureuses félicitations aux femmes du Sénégal pour leur engagement permanent au service des familles, mais également leur mobilisation exceptionnelle dans la vie nationale et la pacification de l’espace public.

Le Chef de l’Etat a, dès lors, demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour le succès des célébrations de la Journée internationale des femmes sur l’étendue du territoire national.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République s’est incliné devant la mémoire des personnes victimes du chavirement d’une pirogue aux larges de Saint-Louis, en présentant les condoléances de la Nation aux familles éplorées et en souhaitant prompt rétablissement aux rescapés déjà pris en charge par l’Etat.

Le Chef de l’Etat a appelé à un changement notable de paradigme dans la gestion préventive de la problématique nationale et internationale de l’émigration clandestine face à la recrudescence du phénomène de la migration irrégulière et son développement fulgurant.

Dans sa communication, le Premier Ministre a d’abord réaffirmé son soutien aux décisions du Président de la République suite à l’avis du Conseil Constitutionnel du 05 Mars 2024.

Le Premier Ministre a également réitéré ses remerciements et sa gratitude au Chef de l’Etat pour la confiance placée en sa personne à différentes positions gouvernementales durant les 10 dernières années, avant d’exprimer sa fierté pour sa participation aux différentes réalisations et progrès au bénéfice de notre pays et de nos populations dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Le Premier Ministre est enfin revenu sur le suivi de la coordination de l’activité gouvernementale en évoquant :

  • la visite à Saint Louis après les évènements tragiques en mer ;
  • le Conseil interministériel sur l’évaluation et la  définition des priorités des politiques de promotion et de soutien aux femmes ;
  • le Conseil interministériel sur les projets de mobilisation et de valorisation de nos eaux de surface ;
  • la réunion ministérielle sur l’évaluation des engagements du Gouvernement vis-à-vis des revendications syndicales.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;
  • le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale dans les établissements d’enseignement supérieur, l’orientation des nouveaux bacheliers;

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

  • le projet de décret fixant la date de l’élection de l’élection présidentielle ;
  • le projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 24 mars 2024 ;
  • le projet de décret abrogeant et remplaçant le décret 2020-2393 du 30 décembre 2020 portant création du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI) en remplacement du Comité interministériel de lutte contre l’Emigration clandestine (CILEC) ;
  • le projet de décret portant transfert du patrimoine du train express régional (TER) à la Société nationale de gestion du patrimoine du TER « SEN-TER S.A » ;
  • le projet de décret portant dénomination du « Campus franco-sénégalais » en « Université Rose Dieng France-Sénégal » ;
  • le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil National des Femmes du Sénégal (CNF-SENEGAL).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Abdoulaye FAYE, Administrateur civil principal, est nommé Secrétaire général du Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, poste vacant ;
  • Monsieur Aliou DIAO, Vice-Consul au Consulat général du Sénégal à Bordeaux, est nommé Consul général du Sénégal à Barcelone, nouvelle création.
  • Monsieur Alioune Badara LY, aménagiste, précédemment Directeur des Paysages urbains et des Espaces publics à la Direction générale du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique, est nommé Directeur général du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Abou BA, appelé à d’autres fonctions.
  • Monsieur Abou BA, Administrateur civil, précédemment Directeur général du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, est nommé Directeur général de la Société nationale de Gestion intégrée des Déchets (SONAGED-SA) au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Mass THIAM, appelé à d’autres fonctions.
  • Monsieur Aboune DIATTA, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Directeur de la Gestion prévisionnelle des Effectifs, des Emplois et des Compétences à la Direction générale de la Fonction publique au Ministère de la Fonction publique et de la Transformation du Secteur public, poste vacant.
  • Monsieur Amadou NDIAYE, Ingénieur Agronome Zootechnicien, précédemment Coordonnateur de la Cellule des Etudes et de la Planification, est nommé Directeur de la Planification, de l’Evaluation et des Statistiques au Ministère de l’Elevage et des Productions animales, poste vacant.

Fait à Dakar, le 06 mars 2024

Le Ministre du Commerce, de la Consommation

et des Petites et moyennes Entreprises,

Porte-parole du Gouvernement

Abdou Karim FOFANA

Nomination de Me Sidiki Kaba en tant que Premier ministre : Nouveau chapitre dans la gouvernance

Dans une annonce inattendue, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris la décision de dissoudre le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi. Cette décision marque un tournant significatif dans la politique nationale et ouvre la voie à de nouveaux développements.

Selon les informations confirmées par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (Rts), c’est Me Sidiki Kaba, actuellement ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, qui a été choisi pour occuper le poste de Premier ministre. Il remplace ainsi Amadou Ba, ancien titulaire de cette fonction.

La nomination de Me Sidiki Kaba au poste de Premier ministre soulève des questions sur les orientations futures du gouvernement et sur les priorités du président Macky Sall dans la gestion des affaires publiques. En tant que figure bien établie au sein de l’administration sénégalaise, Me Sidiki Kaba apporte une expertise et une expérience significatives qui pourraient façonner la politique gouvernementale à venir.

Cette décision intervient à un moment crucial pour le Sénégal, alors que le pays se prépare à des élections présidentielles et que divers défis, tant sur le plan national qu’international, nécessitent une attention particulière.

Il sera intéressant de voir comment le nouveau Premier ministre abordera les défis actuels et quelles seront ses priorités en matière de gouvernance. De même, il est essentiel de surveiller les réactions de l’opinion publique et des acteurs politiques face à ce changement de leadership au sein du gouvernement.

Nous continuerons à suivre de près cette évolution politique et à fournir des mises à jour dès qu’elles seront disponibles.

Aissata Tall Sall défend vigoureusement la loi d’amnistie à l’Assemblée nationale : « Kouma yobbou CPI ma wouyou djila… »

Lors de sa prise de parole à l’Assemblée nationale ce mercredi, la ministre de la Justice, Aissata Tall Sall, a vigoureusement défendu le projet de loi d’amnistie, réfutant les allégations selon lesquelles cette législation servirait d’échappatoire à la Cour pénale internationale (CPI).

D’emblée, la ministre a souligné la nécessité de clarifier le débat autour de la CPI : « Mais il faut savoir de quoi on parle… », a-t-elle déclaré. Elle a ensuite précisé les circonstances dans lesquelles un État peut être soumis à la juridiction de la CPI, soulignant que le Sénégal est signataire et qu’un État-partie peut être convoqué. Elle a également mentionné le pouvoir du procureur de la CPI et les Nations Unies pour ouvrir une enquête et diligenter une procédure.

Aissata Tall Sall a insisté sur les critères stricts qui permettent d’enclencher une procédure à la CPI, à savoir la présence de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre ou de génocides. Elle a alors interpellé ceux qui évoquent la menace de la CPI par rapport à la loi d’amnistie au Sénégal, demandant : « Qu’est-ce qui s’est produit au Sénégal pour qu’on nous menace avec la CPI ? Quoi ? »

La ministre a également contesté l’idée que la loi d’amnistie serait une manœuvre pour protéger certaines personnalités, soulignant qu’il est erroné de penser que le président Macky Sall a initié cette loi dans ce but précis. Elle a affirmé avec fermeté qu’elle répondrait à toute convocation de la CPI, car elle n’a rien fait qui mérite d’être jugé par cette cour internationale.

La défense de la loi d’amnistie par Aissata Tall Sall s’inscrit dans un contexte de débats houleux autour de cette proposition législative, mettant en lumière les divergences d’opinions au sein de la classe politique sénégalaise quant à ses implications et ses motivations réelles.

Dissolution du gouvernement : Macky Sall prend une décision radicale

Lors du Conseil des ministres tenu aujourd’hui à 18 heures, le Président Macky Sall a annoncé la dissolution de son gouvernement, marquant ainsi un tournant majeur dans la scène politique sénégalaise.

Cette décision, survenue de manière soudaine, intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de l’organisation de l’élection présidentielle prévue. Elle témoigne également des défis politiques et des enjeux cruciaux auxquels le pays est confronté.

Les raisons exactes de cette dissolution n’ont pas encore été précisées, mais il est probable que le président cherche à réorganiser son équipe gouvernementale pour mieux répondre aux défis actuels et apaiser les tensions politiques.

Cette annonce suscite des interrogations quant aux implications immédiates sur la gouvernance du pays, ainsi que sur le processus électoral en cours. La dissolution du gouvernement pourrait avoir des répercussions sur la préparation et la supervision de l’élection présidentielle à venir, ainsi que sur la gestion des affaires courantes du pays.

Il est désormais crucial de surveiller de près les prochaines étapes que le président Sall prendra pour former un nouveau gouvernement et pour assurer la continuité de la gouvernance dans un climat politique tendu.

Dans ce contexte d’incertitude politique, il est essentiel que toutes les parties prenantes, y compris les dirigeants politiques et la société civile, restent engagées dans la promotion de la paix, de la stabilité et de la démocratie au Sénégal.

La dissolution du gouvernement représente un développement significatif qui souligne l’importance des prochaines semaines dans le pays, alors que les Sénégalais se préparent à choisir leur prochain leader lors de l’élection présidentielle à venir. Selon Madiambal Diagne sur X

Rejet des conclusions du dialogue national par le Conseil constitutionnel : Nouveaux rebondissements dans la course Présidentielle

Dans une décision qui pourrait avoir des implications majeures pour la stabilité politique du Sénégal, le Conseil constitutionnel a officiellement rejeté les conclusions du dialogue national, mettant ainsi en lumière des tensions croissantes autour de l’organisation de l’élection présidentielle prévue.

Le motif principal de ce rejet semble résider dans le non-respect de la Constitution en ce qui concerne la fixation de la date du scrutin. Le Conseil constitutionnel a souligné que choisir une date au-delà de la durée du mandat du Président de la République en exercice est contraire aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

De plus, cette décision a également des répercussions directes sur le nombre de candidats participant à l’élection présidentielle. Seuls les 19 candidats retenus par une décision antérieure du Conseil seront autorisés à participer à la compétition, excluant ainsi certains prétendants à la magistrature suprême.

Une autre question sensible soulevée par cette décision est celle du maintien du président sortant, Macky Sall, au pouvoir au-delà de la date prévue pour la fin de son mandat. Les sages du Conseil constitutionnel ont clairement indiqué que les dispositions constitutionnelles sur le maintien en fonction après la fin du mandat ne s’appliqueraient pas si l’élection n’a pas lieu avant la fin du mandat en cours. Cela pourrait potentiellement prolonger le mandat de Macky Sall si l’élection n’a pas lieu dans les délais impartis.

Cette décision du Conseil constitutionnel ouvre la voie à des scénarios politiques complexes et incertains, alors que le pays se dirige vers une période électorale critique. Elle suscite également des inquiétudes quant à la légitimité et à la transparence du processus électoral, ce qui pourrait alimenter les tensions politiques et sociales déjà palpables dans le pays.

Dans ce contexte, il est impératif que les autorités sénégalaises s’efforcent de garantir un processus électoral transparent, inclusif et conforme aux principes démocratiques, afin d’éviter toute escalade des tensions et de préserver la stabilité politique du pays.

Tensions sociales : L’intersyndicale du Secteur primaire dénonce le manque de respect des engagements gouvernementaux

Les récentes déclarations du Ministre de la Fonction Publique et de la Rationalisation du secteur Public, Gallo Ba, ont semé la discorde au sein de l’intersyndicale des travailleurs du secteur primaire, remettant en question l’engagement gouvernemental envers les syndicats.

Selon Gallo Ba, lors d’une réunion interministérielle présidée par le Premier Ministre, les engagements gouvernementaux envers les syndicats sont respectés à 95%. Cependant, l’intersyndicale du secteur primaire a exprimé sa surprise, affirmant que ces propos ne reflètent pas la réalité de leur secteur.

Depuis la signature du protocole d’accord le 1er décembre 2022, visant à la création du fonds commun du secteur primaire dans les six mois suivant la signature, l’intersyndicale constate un manque d’avancées significatives. Le non-aboutissement de la commission technique chargée de l’identification des niches, dirigée par le directeur de la fonction publique, bloque la concrétisation du fonds commun, suscitant la frustration des travailleurs du secteur primaire.

Dans un communiqué, l’intersyndicale a dénoncé le recours à des tactiques dilatoires de la part du gouvernement, accusant ce dernier de vouloir gagner du temps au détriment de ses engagements. Face à cette impasse, elle annonce prendre ses responsabilités en intensifiant ses actions.

Dès la semaine prochaine, une assemblée générale sera convoquée, suivie d’une conférence de presse au cours de laquelle un mot d’ordre de grève générale sera décrété. Cette mobilisation vise à exiger du gouvernement le respect des engagements pris et à accélérer la mise en place du fonds commun avant les prochaines élections présidentielles.

L’intersyndicale du secteur primaire reste déterminée à défendre les droits des travailleurs, mettant en lumière les enjeux sociaux et économiques qui entourent la concrétisation des engagements gouvernementaux. La situation risque de s’intensifier dans les jours à venir, créant ainsi une nouvelle dynamique de contestation sociale au sein du secteur primaire.

Suspense parlementaire : La loi d’amnistie en attente d’éclaircissements cruciaux de la part du ministre de la Justice

La proposition de loi d’amnistie actuellement en discussion à l’Assemblée nationale suscite des interrogations et des préoccupations parmi les parlementaires, avec le député Birame Soulèye Diop à la tête d’un groupe demandant des éclaircissements préalables avant de voter sur ce projet législatif majeur.

Bien que Birame Soulèye Diop et son groupe ne soient pas foncièrement opposés à une loi d’amnistie, ils soulignent l’importance cruciale d’obtenir des détails clairs sur son champ d’application. La question qui divise actuellement l’opinion parlementaire est de savoir si cette loi pourrait couvrir les crimes de sang. Birame Soulèye Diop et ses collègues exigent des assurances avant de prendre position, soulignant ainsi la nécessité d’une transparence totale sur cette question sensible.

Le député, président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, a déclaré lors d’une récente intervention que sa décision de voter en faveur ou contre la loi d’amnistie dépendrait directement des réponses fournies par la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall. Si la garantie n’est pas donnée que les crimes de sang ne seront pas couverts par cette mesure, Birame Soulèye Diop a annoncé qu’il voterait contre la loi.

Cette position n’est pas isolée, car plusieurs autres députés, dont Ayib Daffé, Oumar Sy, Samba Dang, Cheikh Thioro Mbacké, et Ismaïla Diallo, ont exprimé des inquiétudes similaires et ont également sollicité des clarifications de la part de la ministre de la Justice. Cela reflète un souci partagé au sein de l’Assemblée nationale quant aux implications de la loi d’amnistie sur la responsabilité des auteurs de crimes graves.

En revanche, certains députés, dont Guy Marius Sagna et Aïcha Touré, ont adopté une position diamétralement opposée, en exprimant leur désapprobation claire envers cette proposition de loi.

L’attente de clarifications de la part de la ministre de la Justice souligne l’importance de la transparence dans le processus législatif et la nécessité d’une prise de décision éclairée de la part des parlementaires. Les réponses de Aïssata Tall Sall pourraient non seulement influencer le vote de nombreux députés mais également déterminer le sort de cette proposition de loi d’amnistie, suscitant ainsi l’attention de la population qui attend avec impatience des éclaircissements sur cette question cruciale.

Adja Diallo éblouit en robe rouge : Un look captivant qui enflamme les réseaux Sociaux

Adja Diallo, l’ex-mannequin sénégalaise, a une fois de plus conquis le cœur de ses fans avec un look à couper le souffle. Partageant des photos en ligne, elle a attiré l’attention de nombreux admirateurs avec une robe rouge mettant en valeur sa beauté naturelle. Ce dernier post sur Instagram a généré des réactions enthousiastes et des éloges pour la splendeur de la star.

Adja Diallo a fait sensation sur les réseaux sociaux en arborant une robe rouge élégante, soulignant sa silhouette gracieuse. Accompagnant son look glamour, elle a opté pour un maquillage subtil qui a ajouté une touche de sophistication à sa tenue. La simplicité de son maquillage a permis à sa beauté naturelle de rayonner, captivant l’attention de ses nombreux followers.

Les commentaires sur les photos d’Adja Diallo ne se sont pas fait attendre, avec de nombreux followers exprimant leur émerveillement face à sa beauté éclatante. Certains ont qualifié la star de véritable nymphe, tandis que d’autres ont souligné la puissance de sa présence dans cette tenue rouge qui mettait en valeur sa féminité.

Au-delà de son statut d’ex-mannequin, Adja Diallo continue de se positionner comme une source d’inspiration en matière de mode et de beauté. Ses choix vestimentaires et son style raffiné suscitent l’admiration et l’appréciation de ses fans, démontrant une fois de plus sa capacité à allier élégance et charme naturel.

Adja Diallo prouve une fois de plus son statut d’icône de la mode et de la beauté avec ces nouvelles photos. Sa robe rouge et son allure captivante ont enflammé les réseaux sociaux, suscitant des éloges et des compliments. La star continue de rayonner et d’inspirer, établissant une connexion particulière avec ses fans qui admirent non seulement sa beauté extérieure, mais aussi sa confiance en soi et son élégance intemporelle.

Révélations poignantes de Ayib Daffé : Pastef dévoile des dépenses de 240 Millions de FCFA pour les détenus depuis 2023

Lors d’une récente plénière sur le projet de loi d’amnistie, Ayib Daffé, membre du parti Pastef, a livré des révélations poignantes sur les conséquences des manifestations, déclarant que depuis 2023, le parti a dépensé 240 millions de FCFA pour les détenus. Il a mis en lumière le coût humain élevé des protestations, évoquant une soixantaine de décès, des milliers d’amputations et des évacuations médicales au Maroc.

Ayib Daffé a souligné les lourdes conséquences des manifestations, mettant en avant soixante décès, des milliers d’amputations et des évacuations médicales au Maroc. Il a soulevé la question de la portée de la loi d’amnistie par rapport aux morts, interrogeant le ministre de la Justice sur la prise en compte des crimes de sang commis lors de ces manifestations.

Pour illustrer l’ampleur des préjudices et de l’engagement de Pastef envers les détenus, Ayib Daffé a révélé que depuis janvier 2024, le parti a consacré 240 millions de FCFA à des dépenses médicales, hospitalisations, soutien aux détenus et frais d’avocats. Ces chiffres témoignent de l’effort financier important déployé par le parti pour faire face aux conséquences des manifestations et soutenir les personnes touchées.

Ayib Daffé a exprimé sa volonté de mener à bien la libération des détenus politiques, soulignant qu’actuellement, il y a plus de 400 personnes incarcérées. Cette déclaration souligne l’engagement continu du parti en faveur de la justice et de la défense des droits des manifestants, tout en appelant à des mesures concrètes pour remédier aux conséquences humaines tragiques de ces événements.

Les révélations de Ayib Daffé mettent en lumière les lourdes conséquences humaines et financières des manifestations au Sénégal. Alors que Pastef dévoile son engagement financier important envers les détenus et les personnes affectées, cet épisode souligne la nécessité de trouver des solutions justes et équitables pour remédier aux blessures infligées par les troubles politiques récents.

Affaire d’usurpation de fonction : Un vigile risque 5 ans de prison après une intervention surprenante

Antoine Léandre Guèye, un ancien vigile de l’artiste-chanteuse Coumba Gawlo Seck, a comparu devant la chambre criminelle de Dakar, accusé d’usurpation de fonction et d’autres faits remontant à mai 2020. Cette affaire atypique a été marquée par une intervention surprenante de Guèye lorsqu’il a prétendu être un gendarme, découvrant une situation compromettante entre la victime et un chauffeur de taxi.

Le jour des faits, Antoine Léandre Guèye, de retour de son travail, a entendu un bruit suspect venant d’un taxi stationné à proximité de la plage de Yoff. Par mesure de prudence, il a informé un collègue et les deux sont retournés sur les lieux. Là, ils ont découvert la victime, C. Sèye, en plein acte sexuel avec un chauffeur de taxi. Plutôt que de signaler immédiatement la situation, Guèye a choisi de rester sur place et de profiter de la situation, tandis que son collègue s’éloignait.

Le moment crucial de l’affaire a été lorsque Guèye s’est présenté au chauffeur de taxi comme un gendarme. Il portait une jaquette de la gendarmerie et détenait des menottes, prétendant intervenir en tant qu’autorité. Cependant, lors du procès, Guèye a nié avoir prétendu être un gendarme, affirmant qu’il n’avait fait qu’observer la situation sans aucune intention malveillante.

L’avocat de la défense a plaidé en faveur de l’acquittement de Guèye, soulignant que le certificat médical le disculpait de toute culpabilité. L’avocat a également argumenté que l’intervention de Guèye était motivée par de bonnes intentions pour protéger la victime du chauffeur de taxi. En outre, l’avocat a jugé la peine de 5 ans requise par le parquet comme « exagérée ».

Le délibéré de l’affaire est prévu pour le 19 mars prochain. L’issue de ce procès unique mettra en lumière la question de l’usurpation de fonction et la légitimité des actions de Guèye dans cette situation particulière. La justice devra déterminer s’il était animé par des intentions louables ou s’il a délibérément joué un rôle pour ses propres intérêts.

Pape Djibril Fall s’oppose à la loi d’amnistie et dénonce des insultes de députées : Appel à la réconciliation

Lors d’une plénière récente, Pape Djibril Fall, leader des Serviteurs et candidat à l’élection présidentielle, a pris la parole pour exprimer son opposition au projet de loi d’amnistie. Dans son intervention, il a souligné que la réconciliation ne peut pas être imposée mais doit plutôt émaner d’une volonté sincère. Pape Djibril Fall a également répondu à des députées, déplorant des insultes malgré son respect envers leur âge.

Pape Djibril Fall a clairement exprimé son désaccord avec l’adoption du projet de loi d’amnistie en soulignant que la réconciliation ne devrait pas être décrétée, mais plutôt envisagée avec sincérité. Il estime que cette responsabilité ne devrait pas incomber au président actuel, Macky Sall, mais devrait être prise en charge par le prochain président de la République.

Le leader politique a souligné l’importance d’une réconciliation authentique, écartant toute tentative de l’imposer de manière artificielle. Il suggère que cela devrait être un processus naturel guidé par la volonté collective du peuple, avec le nouveau président jouant un rôle clé dans ce processus.

Pape Djibril Fall a également réagi à des insultes présumées de la part de certaines députées. Malgré ces attaques, il a exprimé son respect envers ces femmes en soulignant leur âge, affirmant qu’il ne descendrait pas au niveau de l’insulte. Cette réponse témoigne de sa volonté de maintenir un débat respectueux et constructif, même en présence de divergences d’opinions.

L’intervention de Pape Djibril Fall met en évidence la polarisation autour du projet de loi d’amnistie au Sénégal. En appelant à une réconciliation sincère et en répondant avec dignité aux insultes présumées, il met en avant la nécessité d’un débat politique respectueux, où les différences d’opinions peuvent coexister sans dégénérer en hostilité. Cela souligne l’importance d’une approche inclusive et tolérante pour construire l’avenir politique du pays.

Sénégal : Alerte sur la prévalence croissante des maladies rénales et l’urgence de soins

Le Sénégal fait face à une situation alarmante avec une prévalence croissante des maladies rénales, un problème de santé publique qui affecte déjà 1092 patients pris en charge, tandis que plus de 2500 personnes attendent des soins appropriés. Les maladies telles que le diabète, l’hypertension et les affections cardiovasculaires, reconnues comme des facteurs de risque majeurs, contribuent à cette crise sanitaire. Cette alerte a été émise par Moussa Sam Daff, le directeur général de l’hôpital Dalal Jamm, lors d’un atelier dédié à la dialyse péritonéale.

Les chiffres présentés par M. Daff mettent en lumière la gravité de la situation : environ un adulte sur dix est touché par une pathologie rénale à l’échelle mondiale, tandis qu’au Sénégal, le taux de prévalence est estimé à 4,9 %. La capacité actuelle de traitement du pays ne parvient pas à répondre à la demande croissante, avec 1092 patients en traitement par dialyse début 2020 et seulement 32 centres spécialisés disponibles.

L’année 2023 a été marquée par 515 nouvelles admissions à l’hôpital Dalal Jamm, comprenant 1698 séances d’hémodialyse et 106 biopsies rénales, selon les données fournies par le Pr Abdou Niang, chef de la néphrologie de l’établissement. Ces chiffres soulignent l’ampleur du défi auquel est confronté le système de santé sénégalais.

Face à cette urgence sanitaire, la formation continue des néphrologues sénégalais est devenue une priorité. Cela vise à alléger la charge de travail des chirurgiens et à renforcer la capacité du pays à faire face à la prévalence croissante des maladies rénales. Bakary Demba SY souligne l’importance de cette mesure pour améliorer l’efficacité des soins et répondre de manière plus adaptée à cette crise de la santé publique.

L’alerte lancée par les responsables de la santé au Sénégal met en évidence la nécessité d’une action immédiate pour faire face à la prévalence croissante des maladies rénales. La formation des professionnels de la santé, l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement des capacités sont autant de mesures essentielles pour atténuer l’impact de cette crise sur la population sénégalaise.

Oumar Sow, ministre conseiller du président Macky Sall, S’oppose à la loi d’amnistie : « Pour la vérité, la justice et la mémoire des victimes »

Au sein de la mouvance présidentielle, rares sont ceux qui osent exprimer publiquement leur opposition à la loi d’amnistie actuellement soumise au vote à l’Assemblée nationale sénégalaise. Oumar Sow, ministre conseiller du Président Macky Sall et responsable apériste à Yeumbeul, se démarque en assumant ouvertement son opposition à cette loi. Il exprime le besoin de vérité, de justice, et de reconnaissance en mémoire des victimes des événements tragiques qui ont secoué le pays depuis mars 2021.

Dans un texte intégral, Oumar Sow dénonce fermement la loi d’amnistie générale, qu’il considère comme une tentative d’effacer les souffrances et les injustices infligées aux citoyens lors des événements tragiques récents. Il refuse de voir les conséquences néfastes, telles que la destruction de biens, la perte d’emplois et de biens pour des centaines de personnes, la mort de jeunes, et la disparition de certains concitoyens, être oubliées sous le prétexte de l’amnistie.

Oumar Sow exprime son exigence de vérité et souligne la nécessité de soutenir les familles des victimes, les entrepreneurs et les travailleurs dans l’informel. Il refuse que cette loi d’amnistie générale serve à obscurcir la vérité et à protéger ceux qu’il considère comme les coupables des troubles récents.

Malgré son engagement envers le Président Macky Sall pendant ses 12 années au pouvoir, Oumar Sow refuse d’être complice de cette loi qu’il perçoit comme une tentative d’occulter les responsabilités. Il dénonce les tractations et les manœuvres visant à ternir le bilan du président. Tout en réaffirmant son soutien au Premier Ministre Amadou Ba, candidat unique de la coalition Benno Bokk Yaakar à l’élection présidentielle, Oumar Sow s’oppose avec vigueur à une loi qu’il estime imposée par des « affairistes ».

Le positionnement d’Oumar Sow au sein de la mouvance présidentielle, s’opposant publiquement à la loi d’amnistie, met en lumière les dissensions internes et les enjeux politiques entourant cette proposition législative. Son appel en faveur de la vérité, de la justice, et de la mémoire des victimes souligne l’importance des principes éthiques et moraux dans le débat politique actuel au Sénégal.

Fin d’une union tumultueuse : Thiané Diagne condamnée à verser 2 millions de F Cfa à son ex époux

Le tribunal de grande instance de Dakar a récemment mis un terme à l’union tumultueuse entre Palla Mbengue et Thiané Diagne. Dans ce jugement, la styliste Thiané Diagne a été tenue responsable des torts exclusifs conduisant au divorce, et elle est désormais tenue de verser la somme de 2 millions de F Cfa à son ex-époux, Palla Mbengue.

Le juge civil, statuant en dernier ressort, a décidé de prononcer le divorce aux torts exclusifs de Thiané Diagne. Les motifs retenus comprennent l’abandon de domicile et des accusations d’injures graves portées par Palla Mbengue. Ces éléments ont conduit à la conclusion que la styliste était responsable des dissensions au sein du couple.

Avant d’arriver à cette décision définitive du tribunal civil, les deux parties avaient déjà comparu devant le juge pénal. L’affaire avait été portée devant la justice suite à une plainte déposée par Palla Mbengue, accusant Thiané Diagne de bigamie et d’adultère. Ce dernier avait également affirmé n’avoir jamais divorcé de la styliste.

En plus du jugement de divorce, Thiané Diagne a été condamnée à verser 2 millions de F Cfa à son ex-mari à titre de dommages et intérêts. Cette condamnation financière vient ponctuer une saga judiciaire qui a mis en lumière les dissensions entre les deux parties.

La relation tumultueuse entre Thiané Diagne et Palla Mbengue a été rendue publique à travers des affaires judiciaires complexes, notamment des accusations de bigamie et d’adultère. La décision du tribunal de grande instance de Dakar marque la fin officielle de cette union, avec des conséquences financières pour Thiané Diagne.

La fin du mariage entre Thiané Diagne et Palla Mbengue, marquée par un jugement de divorce aux torts exclusifs de la styliste, souligne les complications juridiques et personnelles qui peuvent entourer les affaires matrimoniales. La condamnation financière vient ajouter un élément supplémentaire à cette saga judiciaire qui a captivé l’attention du public.

Annulation par la cour suprême d’un contrat de réfection du Lycée Limamoulaye d’une valeur de plus de 11 milliards FCfa

La deuxième Chambre administrative de la Cour suprême a récemment annulé un contrat majeur de réhabilitation du Lycée Limamoulaye, d’un montant dépassant les 11 milliards de francs Cfa. Le marché avait été attribué à la société Kelimane par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion. Cette décision a été prise à la suite d’une contestation juridique de la société Exbat Suarl, un des soumissionnaires non retenus, qui a jugé les conditions d’attribution « irrégulières ».

Contexte de l’Affaire

Initialement, le marché de réhabilitation du Lycée Limamoulaye, évalué à plus de 11 milliards de francs Cfa, avait été attribué à Kelimane par le ministère compétent. Cependant, la société Exbat Suarl, qui avait soumis une offre concurrentielle avec d’autres entreprises, dont Kounta Fall entreprise et Diama Tech SA, a contesté cette attribution devant la Cour suprême. Cette dernière a jugé « irrégulières » les conditions d’attribution, ouvrant ainsi la voie à l’annulation du contrat.

Rappel des Faits par la Cour Suprême

Dans son arrêt, la Cour suprême a rappelé que lors de l’ouverture des plis le 15 mars 2023, seules les offres présentées par les sociétés Exbat Suarl et Diamatech SA avaient été reçues, pour des montants respectifs de 9 881 970 473 FCfa et 13 850 778 389 FCfa. La commission d’attribution du marché avait alors jugé cet appel d’offres infructueux, lançant ainsi un nouveau processus.

Cependant, Exbat Suarl a soulevé des allégations de pression venant du ministère de la Formation professionnelle, affirmant avoir été invité à se désister après l’ouverture des plis. Ces allégations ont été consignées dans une lettre adressée au Directeur général de la DCMP avec copie au ministre des Finances et du Budget.

Décision de la Cour Suprême

La Cour suprême a conclu que l’autorité contractante n’avait pas respecté le principe de transparence, considérant que l’intervention du ministère dans le processus d’attribution allait à l’encontre de ce principe. En conséquence, la haute juridiction a annulé le contrat de réhabilitation du Lycée Limamoulaye, soulignant le non-respect des règles de transparence dans le processus d’attribution du marché.

Conséquences de la Décision

Cette annulation met en lumière la nécessité de garantir la transparence et l’équité dans les processus d’attribution des marchés publics. Elle souligne également l’importance du rôle de la justice dans la protection des principes fondamentaux de la passation des marchés et dans la préservation de l’intégrité des procédures d’appel d’offres. La société Kelimane se retrouve ainsi écartée du projet, et les autorités devront peut-être revoir les procédures pour assurer une nouvelle attribution conforme aux règles en vigueur.

Halwar, lieu de ferveur religieuse : Célébration de la naissance d’Elhadj Oumar Tall

Depuis le début de la semaine, la localité d’Halwar, nichée au cœur de la commune de Gamadji Saré à Podor, dans le nord du Sénégal, s’illumine de ferveur religieuse. Des milliers de fidèles musulmans convergent vers ce village emblématique pour célébrer la naissance d’Elhadj Oumar Tall, figure marquante de la résistance à la colonisation française. La maison natale du marabout, demeure en banco qui défie le temps, devient le lieu de rassemblement spirituel par excellence, en prévision de la venue du khalife de la famille Oumarienne, Thierno Bassirou Tall.

La Maison Natale, Gardienne de l’Héritage

L’édifice ancestral, témoignage palpable de l’histoire, est pris d’assaut par des pèlerins formant des rangs d’hommes et de femmes, tous aspirant à pénétrer dans la chambre où Elhadj Oumar Tall a vu le jour. L’atmosphère vibre d’une ferveur particulière, tandis que les fidèles se recueillent dans le respect de l’héritage laissé par le saint homme.

Un Pèlerinage Spirituel et Générationnel

Des pèlerins venus de toutes les régions du pays convergent vers Halwar, évoquant un sentiment d’unité nationale à travers la piété commune. Aminata Bâ, de Ourossogui, exprime son voyage « depuis plusieurs heures » pour se recueillir et prier pour sa famille, tandis que Mamadou Ndiaye de Fanaye offre ses prières pour la santé, la longévité, la paix et l’épanouissement familial dans un Sénégal de paix.

Cérémonie Officielle sous l’Autorité du Khalife

La célébration officielle, présidée par le khalife de la famille Oumarienne, se tiendra en présence d’une délégation gouvernementale dirigée par le ministre de l’Éducation nationale, Cheikh Oumar Anne. Des représentants de diverses familles religieuses nationales se joindront à l’événement, tandis que des délégations internationales de la famille Oumarienne marqueront cette occasion par leur présence.

Inauguration d’Infrastructures et Pérennisation du Legs Spirituel

Cette année, la célébration revêt une signification particulière avec l’inauguration d’infrastructures érigées par Mamadou Sall, disciple de la famille Oumarienne et président de la filière banane. Ces nouvelles installations contribuent à pérenniser l’héritage spirituel et matériel lié à Elhadj Oumar Tall, insufflant une nouvelle énergie à ce lieu de dévotion et de mémoire.

Halwar, Épicentre de la Spiritualité

La célébration annuelle de la naissance d’Elhadj Oumar Tall, prévue le dernier mercredi du mois de Chabane, avant le ramadan, réaffirme la force de la spiritualité et l’attachement à l’héritage laissé par ce résistant exceptionnel. Halwar, illuminé par la ferveur des croyants, demeure un épicentre de la spiritualité, où l’histoire religieuse et la résistance à l’oppression coloniale continuent de rayonner au fil des générations.

El Malick Ndiaye dénonce les ennemis internes de l’opposition sénégalaise

Dans le contexte brûlant de la crise politique actuelle au Sénégal, El Malick Ndiaye, Secrétaire National à la communication de l’ex-Pastef, a pris la plume pour réagir et dénoncer ce qu’il considère comme des ennemis infiltrés au sein de l’opposition. À travers une contribution incisive, Ndiaye pointe du doigt certains membres de l’opposition qu’il accuse d’être des « loups déguisés en agneaux ».

Des avocats de circonstance selon El Malick Ndiaye

Dans sa contribution intitulée « Les avocats de circonstance des victimes ! », El Malick Ndiaye affirme que ces opposants internes à l’opposition ne sont pas guidés par des principes ou des valeurs universelles, mais plutôt par des intérêts personnels dissimulés et une jalousie grandissante.

Critiques envers les membres de l’opposition

Sans citer de noms, Ndiaye interroge la présence de ces opposants lors des combats passés du Pastef contre des lois contestées telles que le parrainage et le report. Il souligne également leur absence lors des manifestations contre l’annulation de la liste des titulaires de Yewwi. L’accusation principale réside dans le manque de soutien visible de ces opposants envers les actions du Pastef, notamment envers les victimes, les blessés, et les détenus politiques.

Réponse à l’opposition interne

El Malick Ndiaye prévient que ces opposants à l’opposant vont bientôt souffrir, anticipant une intervention du président Ousmane SONKO qui, selon lui, mettra fin à la récréation. Il exprime également sa confiance dans le projet politique porté par le candidat Bassirou Diomaye Faye, annonçant un triomphe imminent.

Soutien aux députés de Pastef Les Patriotes

En conclusion, Ndiaye exprime son soutien aux députés de Pastef Les Patriotes, affirmant qu’ils ont toujours œuvré pour l’intérêt supérieur des Sénégalais. Cette contribution reflète la tension politique persistante au Sénégal et l’existence de fissures au sein même de l’opposition. L’avenir politique du pays semble suspendu à la résolution de ces divergences internes.

Débat houleux autour de la loi d’amnistie : Moussa Mbow des précisions cruciales

La scène politique s’embrase alors que le débat sur la loi d’amnistie fait rage au sein de l’Assemblée nationale. Les députés du parti Pastef, menés par Moussa Mbow, membre du Monap (Mouvement national pour le progrès), se trouvent au cœur de l’agitation, apportant des précisions cruciales sur les dispositions de cette proposition controversée.

Vote loi Amnistie , neutralité des députés de Pastef :Moussa Mbow (Monap) apporte des précisions

Le Monap et la loi d’amnistie

Moussa Mbow, porte-parole du Monap, s’est exprimé lors d’une réunion parlementaire visant à discuter des dispositions de la loi d’amnistie. Selon M. Mbow, il est impératif d’apporter des clarifications pour éviter toute interprétation erronée des propositions en cours de discussion.

Les dispositions en question

Au cœur des préoccupations se trouvent les dispositions relatives à l’amnistie et à l’immatérialité des députés de Pastef. M. Mbow a insisté sur la nécessité de définir clairement ces termes afin d’éviter toute confusion future. Il a souligné que la transparence et la compréhension mutuelle sont essentielles pour garantir l’efficacité et la légitimité de toute loi adoptée.

Réunion des dispositions

La réunion parlementaire a permis aux membres du Monap de présenter leurs arguments et de clarifier les points litigieux. La nécessité d’une réunion des dispositions a été soulignée pour garantir que chaque article de la loi soit compris dans son contexte global.

Les apports de Moussa Mbow

Moussa Mbow a pris la parole pour expliquer les apports spécifiques qu’il propose pour renforcer la loi d’amnistie. Il a souligné l’importance d’une approche équilibrée, garantissant à la fois la justice et la réconciliation nationale. Ses propositions visent à garantir que l’amnistie ne devienne pas une impunité déguisée, mais plutôt un moyen de favoriser la stabilité politique et sociale.

Alors que les débats autour de la loi d’amnistie continuent, les précisions apportées par Moussa Mbow et le Monap suscitent une réflexion approfondie au sein de l’Assemblée nationale. La nécessité de trouver un équilibre entre la justice et la réconciliation demeure au cœur des discussions, et l’issue de cette délibération pourrait façonner l’avenir politique du pays.

Amnistie générale au Sénégal : Divergences vives à l’Assemblée nationale

Les députés sénégalais ont débattu avec passion, mercredi, autour du projet de loi portant amnistie générale des faits de violences politiques survenus entre février 2021 et février 2024. Les désaccords au sein de l’Assemblée nationale ont mis en lumière les tensions persistantes liées à cette proposition de loi controversée.

Le projet de loi, présenté par le président Macky Sall, vise à amnistier tous les actes susceptibles de relever de qualifications criminelles ou correctionnelles, commis au Sénégal et à l’étranger, entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, en lien avec des manifestations ou des motivations politiques.

L’exposé des motifs évoque la nécessité d’apaiser le climat politique et social, de renforcer la cohésion nationale, de consolider le dialogue national, et de permettre à certaines personnes ayant eu des démêlés avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique.

Si certains députés de la majorité présidentielle ont salué cette initiative comme un moyen historique de rassembler les Sénégalais autour d’un objectif commun, l’opposition a exprimé son désaccord, soulignant la nécessité de situer les responsabilités et de rendre justice aux victimes.

Des députés tels qu’Abdoulaye Wilane et Ibrahima Baba Sall de la coalition Benno Bok Yakaar (BBY) ont soutenu le projet, mettant en avant son caractère pacificateur et réconciliateur. Ils ont appelé à l’adoption de la loi pour favoriser l’optimisme au sein de la population.

En revanche, des membres de l’opposition, dont Guy Marius Sagna et Modou Bara Gueye, ont vivement critiqué la loi, la qualifiant de mépris envers les pertes humaines et exigeant des explications sur les motivations de ce pardon national.

Thierno Alassane Sall, député non inscrit, a accusé le projet de loi d’illustrer l’incapacité de l’État sénégalais à assumer sa mission régalienne.

Les divergences entre les députés ont également mis en lumière les enjeux complexes liés à la justice, à la responsabilité et à la mémoire collective dans le contexte des événements politiques récents au Sénégal.

L’issue de ce débat législatif influencera considérablement la dynamique politique du pays, jetant une lumière vive sur les questions de réconciliation, de justice et de démocratie au Sénégal.

Amnistie ou issue de secours ? Les préoccupations de Papa Cissé

Papa Cissé, membre du Cercle des Cadres de La République des Valeurs et 1er Vice coordinateur départemental du parti à Keur Massar, soulève des interrogations cruciales quant au projet de loi d’amnistie proposé par le président Macky Sall. Dans son article, il met en lumière les implications potentielles de cette législation sur la vérité, la démocratie et l’avenir politique du Sénégal.

Le projet de loi d’amnistie, conçu dans le but d’apaiser le climat politique et de tourner la page sur les événements tragiques des trois dernières années, est critiqué par Papa Cissé. Selon lui, cette amnistie risque d’entraver la quête de vérité sur les dizaines d’assassinats enregistrés durant cette période, créant ainsi un obstacle à la justice et à la mémoire des victimes.

L’auteur questionne également les motivations réelles derrière ce projet de loi, suggérant qu’il pourrait être le résultat d’arrangements politiques inavoués entre différentes parties. Il cite Thierno Alassane Sall, qui, dans son livre ‘Le Protocole de l’Elysée’, avait anticipé les plans du président Macky Sall, incluant l’amnistie et le dialogue national. Selon les dires de Thierno Alassane Sall, une telle loi servirait à effacer les crimes et délits économiques documentés contre le gouvernement en place.

Papa Cissé dénonce également l’utilisation du report des élections présidentielles comme un prétexte potentiel pour poursuivre des desseins politiques opaques. Il met en lumière les suspicions entourant le rôle de Karim Wade et son cercle d’affairistes politiciens dans ces manœuvres, soulignant les alliances passées entre le camp du pouvoir et le Parti démocratique sénégalais (PDS).

Enfin, Papa Cissé met en garde contre les conséquences potentielles du report des élections présidentielles, estimant que cela pourrait conduire le pays vers un avenir incertain et dangereux. Cet article met en exergue les préoccupations légitimes de Papa Cissé quant aux enjeux entourant le projet de loi d’amnistie, révélant une profonde inquiétude pour la démocratie, la justice et la stabilité politique au Sénégal.

Amy Ndiaye Gniby soutient la loi d’amnistie et dénonce les détracteurs : « Ceux qui refusent la réconciliation nationale »

Lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale, Amy Ndiaye Gniby, fervente partisane du Président Macky Sall, a manifesté son appui envers la loi d’amnistie, critiquant ouvertement les détracteurs de cette législation qu’elle qualifie de « râleurs » refusant la réconciliation nationale. Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu où la loi suscite des débats passionnés au sein de la société sénégalaise.

Amy Ndiaye Gniby a souligné l’importance cruciale de la stabilité pour attirer les investisseurs, notamment dans le contexte du développement du secteur pétrolier et gazier au Sénégal. Selon elle, la loi d’amnistie contribuerait à apaiser les tensions sociales et politiques, créant ainsi un climat favorable aux investissements et à la croissance économique du pays.

Attribuant les troubles survenus entre 2021 et 2024 à l’opposition radicale, Mme Ndiaye a appelé à accorder le bénéfice de la loi d’amnistie à Ousmane Sonko, soulignant la nécessité de favoriser la réconciliation nationale. Ce point de vue s’inscrit dans une perspective de pacification du climat politique et social, malgré les dissensions persistantes au sein de la société.

Amy Ndiaye Gniby a annoncé son vote en faveur du projet de loi d’amnistie, arguant que l’intérêt général devait prévaloir. Sa position met en avant la vision du gouvernement actuel, soutenue par les partisans du Président Macky Sall, qui estiment que cette loi est cruciale pour l’unité nationale et le développement économique.

Par ailleurs, la députée a défendu le bilan du Président Macky Sall et exprimé son soutien à Amadou Ba comme potentiel successeur. Ces déclarations illustrent le contexte politique complexe marqué par des considérations successorales et des préoccupations quant à la stabilité politique à l’approche des élections.

En conclusion, Amy Ndiaye Gniby a exprimé sa compassion envers les victimes des manifestations, renouvelant ses condoléances aux familles touchées. Sa position favorisant la réconciliation nationale et l’adoption de la loi d’amnistie reflète les nuances du débat politique au Sénégal et souligne la nécessité d’un dialogue inclusif pour surmonter les tensions et construire un avenir politique durable.

Amnistie au Sénégal : Thierno Alassane Sall dénonce un aveu d’incapacité de l’État

Le député Thierno Alassane Sall s’est prononcé fermement contre le projet de loi d’amnistie actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale du Sénégal, annonçant qu’il ne votera pas en faveur de cette proposition. Pour le parlementaire, cette loi constitue un « aveu de l’incapacité de l’État du Sénégal » à remplir sa mission régalienne, soulevant des préoccupations majeures quant à la gestion des responsabilités et à la préservation de la démocratie.

Assemblée Nationale / Les Vérités de Thierno Alassane Sall aux députes de Benno et Wallu

Selon Thierno Alassane Sall, la loi d’amnistie en question est perçue comme un « deal politique » visant à reporter l’élection présidentielle et à intégrer d’autres acteurs dans le paysage politique. Cette affirmation soulève des interrogations sur les motivations réelles derrière cette législation et alimente les craintes quant à l’intégrité du processus électoral.

Le député ne mâche pas ses mots envers le président de la République du Sénégal, déclarant que cette loi représente un « aveu d’incapacité » de l’État à assumer ses responsabilités fondamentales. Il pointe du doigt une période de trois ans au cours de laquelle l’État n’a pas réussi à établir clairement les responsabilités dans certaines affaires, jetant ainsi une ombre sur la capacité de l’administration à garantir la justice et à assurer la sécurité nationale.

L’opposition de Thierno Alassane Sall à la loi d’amnistie s’inscrit dans un contexte politique tendu, où la question de la transparence, de la responsabilité et de la préservation des institutions démocratiques est au cœur des débats. Cette prise de position souligne les tensions croissantes entre les différents acteurs politiques et met en évidence les enjeux cruciaux liés à la préservation de la démocratie au Sénégal.

En révélant ses inquiétudes et en refusant de soutenir la loi d’amnistie, Thierno Alassane Sall s’inscrit comme une voix dissidente, appelant à une réflexion approfondie sur les implications politiques et sociales de cette législation controversée. L’issue de ce débat législatif aura des répercussions significatives sur le paysage politique sénégalais et pourrait façonner l’avenir de la démocratie dans le pays.

Le cri d’Ahmed Haidara contre le projet de loi d’amnistie : Une dénonciation d’absurdité et d’inadmissibilité

Ahmed A’dara, éminent membre de la séance plénière chargée du vote du projet de loi d’amnistie, a vivement critiqué le libellé de la loi, qualifiant son contenu d’absurde et inadmissible. Le débat a mis en lumière les divergences d’opinions entre les représentants du gouvernement de Macky Sall et les procureurs, suscitant des réactions passionnées de la part de l’opinion publique.

La critique principale d’A’dara s’est concentrée sur les arguments avancés par les ministres et les procureurs, évoquant la présence présumée de forces occultes, de terroristes et de rebelles. Pour lui, il est tout simplement inacceptable d’envisager une amnistie dans de telles circonstances, remettant en question la crédibilité des motifs avancés.

Par ailleurs, A’dara a souligné que les propos des ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que ceux des procureurs, ont semé la peur au sein de la population, décourageant même toute velléité de manifestation. Cette atmosphère de répression a suscité des inquiétudes quant à la démocratie et aux droits fondamentaux dans le pays.

Le député-maire de la ville de Guédiawaye a également rejeté le projet de loi, arguant que la mention de la libération des politiques menacées, tels que Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko, ne fait que semer la discorde. Il a rappelé que le Conseil constitutionnel avait déjà validé la candidature de Bassirou Diomaye Faye pour l’élection présidentielle, et qu’en ce qui concerne Ousmane Sonko, actuellement détenu, il s’agit d’une affaire liée au vol présumé d’un téléphone.

En conclusion, A’dara a appelé à la libération des politiques détenus et a insisté sur la nécessité de fixer une date pour l’élection présidentielle, mettant en avant le candidat Malick Gackou, qu’il considère comme le vainqueur potentiel. Ces critiques soulignent les préoccupations croissantes au sujet de la transparence et de la légitimité du processus politique dans le contexte actuel.

Ahmed Aidara demande des explications sur les allégations de forces spéciales au camp de Sonko et rejette la loi d’amnistie

Lors de la séance parlementaire de mercredi, le député-maire Ahmed Aidara a soulevé des questions cruciales concernant les allégations de la majorité présidentielle sur la présence de forces spéciales, terroristes et rebelles au camp d’Ousmane Sonko. Le maire de Guédiawaye a exprimé le besoin de clarifications avant de voter en faveur d’une loi d’amnistie. Il a également rejeté le projet de loi d’amnistie soumis à l’Assemblée nationale.

Ahmed Aidara a mis en doute les accusations portées par le pouvoir et a insisté sur l’importance de connaître l’identité précise de ces personnes qualifiées de rebelles et terroristes. Il s’est interrogé sur le revirement soudain du pouvoir à l’égard des partisans d’Ousmane Sonko et a estimé que des excuses devraient être présentées au leader de Pastef. Le député-maire a annoncé qu’il ne votera pas en faveur de la loi d’amnistie en raison des préjudices subis par la ville de Guédiawaye, dont il est le maire.

Ahmed Aidara a plaidé en faveur de la libération des détenus Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Il a souligné que le Conseil constitutionnel a validé la candidature de Diomaye Faye pour l’élection présidentielle de 2024, écartant ainsi tout contentieux juridique. Quant à Ousmane Sonko, il a évoqué un problème lié à un téléphone portable, soulignant que la contumace a permis de lever les charges liées à l’affaire Adji Sarr.

Le député-maire a également appelé à la libération de tous les détenus politiques et a prédit que son nouveau mentor, Malick Gakou, une fois au pouvoir, travaillera à la réconciliation des Sénégalais. La position ferme d’Ahmed Aidara sur la loi d’amnistie souligne les tensions persistantes au sein de la classe politique sénégalaise et les défis auxquels le pays est confronté dans un contexte politique sensible.

Barthélémy Dias révèle son inéligibilité et renonce à la Mairie de Dakar : une nouvelle ère politique en perspective

Lors d’une session à l’Assemblée nationale, Barthélemy Dias, député du groupe parlementaire ‘Taxawu Sénégal’ et maire de Dakar, a fait une déclaration poignante concernant son inéligibilité, révélant qu’il ne pourra plus être candidat à la Mairie de Dakar en raison d’une condamnation définitive. Cette annonce a marqué un moment clé dans sa carrière politique et pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage politique sénégalais.

Barthélemy Dias a souligné qu’il était exclu des listes électorales pour cinq ans en raison d’une condamnation définitive résultant d’une attaque qu’il avait qualifiée de lâche contre une institution de la République. Il a déclaré : « Madame la Ministre, je voudrais vous exprimer, en tant que maire de Dakar, que vous êtes au courant de ma situation puisque vous avez été mon avocate. Vous savez que je suis exclu des listes électorales pour cinq ans. »

Le maire de Dakar a souligné qu’il était le seul à avoir été jugé dans cette affaire et qu’aucune autre personne n’avait été poursuivie. Cette inéligibilité a des conséquences directes sur son avenir politique, l’empêchant de se présenter à toute élection pendant cette période. Il a précisé : « Cette exclusion signifie que je ne peux me présenter à aucune élection. Si une élection a lieu en 2029, je ne pourrai pas être candidat, et je ne peux plus briguer la mairie de Dakar. »

Barthélemy Dias a exprimé son point de vue sur la nécessité d’une loi d’amnistie, suggérant plutôt des modifications législatives pour réintégrer les acteurs politiques. Il a déclaré : « Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’adopter une loi d’amnistie pour réintégrer les acteurs politiques. Il suffirait de modifier certains articles de la loi électorale. »

Cette révélation pourrait avoir des implications majeures dans le paysage politique sénégalais, marquant la fin de la possibilité pour Barthélemy Dias de se présenter à des élections pour la durée de son inéligibilité. La situation soulève également des questions sur la nécessité de réformes législatives pour garantir l’équité et la justice dans le processus électoral.

Condamnation à 7 ans de prison pour le pêcheur ayant tué accidentellement sa tante lors d’une dispute familiale

Ibrahima Mbaye, un pêcheur, a été condamné à une peine de 7 ans de prison par le Tribunal de Grande Instance (TGI) pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le drame est survenu au cours d’une dispute familiale où Ibrahima Mbaye a violemment agressé son cousin Macoumba Diop, reprochant à celui-ci d’être entré dans la chambre de sa mère sans retirer ses chaussures.

Selon les faits rapportés, Ibrahima Mbaye aurait attaqué Macoumba Diop pour lui montrer qu’il n’était pas son égal. Cependant, dans l’effervescence de la dispute, le pêcheur a involontairement blessé sa propre tante à l’avant-bras avec un couteau qu’il détenait.

L’affaire a été portée devant le Tribunal de Grande Instance, où Ibrahima Mbaye a plaidé sa cause en soutenant qu’il n’avait pas l’intention de causer la mort de sa tante. Le drame serait survenu dans un contexte tendu, exacerbé par des querelles familiales.

Lors du procès, les témoignages ont mis en lumière les circonstances de la dispute et le caractère accidentel de la blessure mortelle. Ibrahima Mbaye a exprimé des regrets sincères pour les conséquences tragiques de l’incident.

Le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance a abouti à une condamnation de 7 ans de prison pour Ibrahima Mbaye. La décision reflète la gravité des coups et blessures infligés, même si le décès de la tante est survenu de manière involontaire. Cette affaire met en lumière les conséquences tragiques et souvent imprévisibles des disputes familiales qui peuvent dégénérer en drames violents.

Loi d’amnistie au Sénégal : Mame Makhtar Guéye de Jamra appelle Macky Sall à suivre l’exemple d’Abdoulaye Wade

L’ONG Jamra, par le biais de son vice-président Mame Makhtar Guéye, a exprimé son désaccord quant au projet de loi d’amnistie actuellement examiné à l’Assemblée nationale du Sénégal. Lors d’une entrevue avec Seneweb dans l’émission « Entretien Spécial », Mame Makhtar Guéye a souligné que, dans le pire des cas, le président Macky Sall devrait s’inspirer de la manière dont l’ancien président Abdoulaye Wade avait abordé la question de l’amnistie il y a plusieurs années.

« Non seulement nous (Jamra) sommes contre cette loi d’amnistie, mais nous avons également écrit au président de la République pour lui faire part de notre désaccord et des raisons », a déclaré Mame Makhtar Guéye. Selon lui, pour que cette loi puisse être acceptable, elle devrait être encadrée par des formes juridiques et des principes éthiques, à l’instar de l’approche adoptée par Abdoulaye Wade.

« Nous avons demandé à Macky Sall de mettre les formes juridiques et d’entourer cette loi de principes éthiques comme l’avait fait Abdoulaye Wade. Il ne faut surtout pas la faire de cette manière, en fast-track. Il faut juger ces personnes, qu’on puisse situer les responsabilités. Après, s’il (Macky Sall) veut les gracier, qu’il le fasse avant de les amnistier », a ajouté Mame Makhtar Guéye.

Il a insisté sur l’importance de juger les personnes responsables des actes graves commis pendant les manifestations, avant d’envisager toute forme d’amnistie. Il a également rappelé la démarche d’Abdoulaye Wade, qui avait gracié les responsables avant de les amnistier, tout en veillant à indemniser les familles des victimes.

Par ailleurs, la ministre de la Justice, Aissata Tall Sall, a annoncé à l’Assemblée nationale qu’un mécanisme d’indemnisation serait mis en place pour les familles des victimes après l’adoption de la loi d’amnistie.

Projet de loi d’amnistie au Sénégal : Human Rights Watch dénonce un risque d’impunité pour les violations des droits humains

L’organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), a émis de vives inquiétudes concernant le projet de loi d’amnistie actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale du Sénégal. Selon HRW, ce projet de loi « ouvre la voie à l’impunité pour des crimes graves » et risque de garantir une immunité aux agents publics responsables de violations des droits humains.

Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch, a exprimé son opposition à toute amnistie qui accorderait l’impunité aux fonctionnaires gouvernementaux et aux membres des forces de sécurité pour des violations graves des droits humains. Elle a souligné que cela serait incompatible avec les obligations nationales et internationales du Sénégal, faisant référence à des traités internationaux tels que la Convention contre la torture et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Le projet de loi, présenté par le président sortant Macky Sall, vise à promouvoir la réconciliation nationale dans le contexte de la crise politique résultant du report de l’élection présidentielle. Il couvrira tous les actes criminels ou délictueux commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, en lien avec des manifestations ou ayant des motivations politiques, au Sénégal et à l’étranger.

HRW a souligné que cette amnistie serait en contradiction avec les principes fondamentaux de l’Union africaine et de la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples. Allegrozzi a déclaré que « tenter de parvenir à une réconciliation générale ne devrait pas être un moyen de se soustraire à l’obligation de rendre des comptes. »

L’organisation a précédemment documenté le recours excessif à la force par les forces de sécurité sénégalaises lors de manifestations, avec des tirs à balles réelles et l’utilisation inappropriée de gaz lacrymogènes. Au moins 40 personnes ont été tuées lors de ces affrontements depuis mars 2021, sans qu’aucune responsabilité ne soit établie. HRW a également signalé des arrestations massives, des conditions de détention précaires et des violations du droit à un procès équitable pour les personnes détenues en lien avec les manifestations de l’opposition depuis 2021.

La ministre de la Justice Aïssata Tall Sall a annoncé la libération de certains détenus, mais les inquiétudes persistent quant à l’absence de responsabilité pour les violations des droits humains et au risque d’impunité inhérent au projet de loi d’amnistie actuel.

Pr Ndioro Ndiaye dénonce les discriminations envers les femmes au Sénégal : « La survivance du patriarcat en cause »

L’ancienne ministre du Développement social, Pr Ndioro Ndiaye, a exprimé ses préoccupations concernant les discriminations persistantes envers les femmes au Sénégal, mettant en avant la survivance du patriarcat comme principale cause de ces inégalités. Lors d’une interview en prélude de la Journée internationale de la femme, elle a souligné que l’éducation, la civilisation et le patriarcat sont à l’origine de nombreuses discriminations, notamment en matière d’accès à la terre et d’autorité parentale.

Pr Ndiaye a identifié le patriarcat comme un facteur influent expliquant pourquoi les femmes sont désavantagées en raison de leur genre. Elle a noté que, malgré les réalisations des femmes au sein des forces de défense et de sécurité, les inégalités persistent. Même lorsque des femmes font preuve de compétence au sein de ces institutions, elles ne sont pas toujours reconnues à la hauteur de leurs compétences.

L’éducation et la culture sont au cœur du problème selon Pr Ndioro Ndiaye, qui a qualifié ces discriminations de « résidus du patriarcat ». Elle a souligné la nécessité de s’attaquer à ces problèmes culturels pour promouvoir l’égalité des genres.

Parlant du mouvement féministe actuel, l’ancienne ministre a noté une évolution vers une approche moins violente. Elle a salué les jeunes militantes féministes pour leur manière de traiter la lutte contre les violences faites aux femmes, soulignant que le féminisme contemporain est moins agressif que ses débuts.

Pr Ndioro Ndiaye a également appelé au ministère de la Femme à initier un groupe de travail inclusif visant à formuler des propositions d’actions concrètes pour combattre les discriminations basées sur le genre. Elle a souligné que la responsabilité de résoudre ces problèmes incombe tant aux hommes qu’aux femmes, et qu’une approche collaborative est essentielle pour créer un changement significatif dans la société sénégalaise.

Renforcement de l’employabilité des jeunes au Sénégal : Partenariat entre la CNTS et la Direction de l’Emploi

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et la Direction de l’Emploi ont officiellement scellé un partenariat visant à promouvoir l’employabilité des jeunes et à créer des emplois durables pour cette tranche de la population. La convention de partenariat, signée mercredi, s’inscrit dans une démarche de collaboration visant à maximiser l’impact des efforts déployés par ces deux entités.

Marième Dieng Kébé, conseillère spéciale du directeur de l’emploi, a souligné l’importance de la mutualisation des moyens pour créer des emplois, en mettant en avant les compétences du comité de jeunes très dynamique de la CNTS. Elle a précisé que la mission de la Direction de l’Emploi est de faciliter et d’informer les demandeurs d’emplois à travers des mécanismes de sensibilisation et de fourniture d’informations.

Lamine Fall, Secrétaire général adjoint de la CNTS, a insisté sur la nécessité d’informer et de sensibiliser les jeunes sur les dispositifs mis en place par l’État pour favoriser leur employabilité. Il a également souligné les défis liés à la migration irrégulière, indiquant que la convention abordera cet aspect en contribuant à « fixer les jeunes dans leur pays en leur trouvant de l’emploi ».

La convention de partenariat entre la CNTS et la Direction de l’Emploi se concentre particulièrement sur deux aspects majeurs : l’employabilité des jeunes et la lutte contre la migration irrégulière. Les programmes de formation professionnelle et les projets d’emploi mis en œuvre par l’État seront mieux promus et exploités grâce à cette collaboration entre les deux entités.

Mouhamadou Lamine Dia, président du comité national des jeunes de la CNTS, a exprimé l’espoir que cette collaboration permettra aux jeunes de réaliser leurs projets professionnels, contribuant ainsi activement à l’économie nationale. Il a souligné la vision d’un Sénégal où l’accès à la formation professionnelle et à l’emploi est équitable pour tous les citoyens. Ce partenariat représente une étape positive vers la concrétisation de cette vision et le renforcement de l’avenir professionnel des jeunes sénégalais.

L’OMVG, un moteur du développement et de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG) joue un rôle central dans le développement et l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest depuis sa création en 1978. Cette institution sous-régionale regroupe la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Sénégal, travaillant de concert pour exploiter rationnellement et harmonieusement les ressources des bassins des fleuves Gambie, Kayanga Géba et Koliba-Corubal.

Le Projet Énergie, lancé en 2017, est un exemple concret des efforts de l’OMVG en faveur du développement régional. Ce projet comprend deux composantes majeures : l’Interconnexion et l’Aménagement Hydroélectrique de Sambangalou (AHES), également connu sous le nom de Barrage de Sambangalou.

L’Interconnexion

En décembre 2023, l’OMVG a achevé avec succès la construction et la mise en service d’un réseau d’interconnexion électrique, s’étendant sur 1677 km de lignes 225 kV avec une capacité de transport de 800 MW. Ce réseau relie les quatre États-membres, renforçant ainsi les liens énergétiques dans la région. Grâce à la collaboration de huit partenaires techniques et financiers (AFD, BAD, BEI, BID, BM, BOAD, FKDEA, et KfW) et aux contributions des États-membres, cette réalisation a été possible. Dix-huit contrats commerciaux avec des entreprises internationales renommées ont été exécutés, créant 4 230 emplois temporaires et laissant un héritage de 290 emplois permanents.

L’achèvement de l’Interconnexion électrique représente une avancée majeure dans la promotion de l’énergie régionale et renforce les bases d’une intégration économique plus poussée entre les États-membres de l’OMVG. Cette initiative contribuera non seulement à la stabilité énergétique, mais aussi à la création d’emplois et au renforcement des liens économiques régionaux.

L’OMVG poursuit ainsi sa mission de catalyseur du développement durable et de l’intégration régionale, démontrant l’impact positif qu’une coopération étroite entre les nations peut avoir sur le progrès économique et social de la région.

Renforcement de la sécurité à la Cité El Hadj Malick Sy après l’agression de Maïmouna Ndour Faye

Suite à l’agression brutale de la journaliste Maïmouna Ndour Faye dans la Cité El Hadj Malick Sy aux Mamelles extension, des mesures drastiques ont été prises pour renforcer la sécurité dans la région. Une réunion entre les autorités municipales, la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (Dscos) et les notables du quartier a eu lieu pour discuter de ces problèmes.

Selon des informations rapportées par Source A, la Mairie de Ouakam a décidé de déclencher une opération de déguerpissement prévue pour dimanche prochain. Cette initiative vise à résoudre les problèmes liés à l’insécurité dans la région, en particulier les occupations anarchiques qui sont pointées du doigt.

Lors de la réunion qui a rassemblé les services de la Dscos et les notables du quartier, ces derniers ont exprimé leurs préoccupations concernant les nombreux cas d’agression signalés dans la cité. Ils ont souligné que les occupations anarchiques étaient l’une des principales causes de l’insécurité dans la région. La Dscos a promis d’agir rapidement avant le début du mois de ramadan pour renforcer la sécurité et répondre aux doléances des habitants.

Cette action vise à assurer la tranquillité et la sécurité des résidents de la Cité El Hadj Malick Sy, en réaction à l’agression choquante de Maïmouna Ndour Faye. La mobilisation des autorités municipales et des forces de sécurité témoigne de la volonté de répondre de manière proactive aux problèmes d’insécurité et d’améliorer la qualité de vie des habitants de la région. Ces actions visent également à dissuader de futurs actes criminels et à restaurer un sentiment de sécurité au sein de la communauté.

Adoption du projet de loi d’amnistie au Sénégal : Mise en place d’une procédure d’indemnisation pour les victimes

Suite à l’adoption du projet de loi portant amnistie générale des faits politiques survenus entre mars 2021 et février 2024 au Sénégal, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, a annoncé la mise en place d’une procédure d’indemnisation pour les personnes gravement impactées par les manifestations violentes de cette période.

S’exprimant devant les membres de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des institutions de l’Assemblée nationale, la ministre de la Justice a informé que, conformément aux recommandations du chef de l’État, une commission sera instaurée pour étudier tous les cas et dossiers liés aux événements politiques survenus pendant cette période. Cette commission aura pour mission d’évaluer les dommages subis par les victimes et de proposer des mesures d’indemnisation appropriées.

Les déclarations d’Aïssata Tall Sall ont été incluses dans le rapport de la commission des lois, qui a examiné et adopté le projet de loi d’amnistie générale mardi. La ministre de la Justice a souligné que, même si le pardon est considéré comme étant au-dessus de la réparation, il est nécessaire d’avoir un sens d’élévation absolu pour y parvenir. La procédure d’indemnisation vise à apporter une réponse concrète aux préoccupations éthiques et humanitaires soulevées par le projet de loi d’amnistie. Aïssata Tall Sall a également exprimé ses regrets concernant les actes odieux et terroristes perpétrés au cours de la période couverte par le projet de loi.

Cette mesure souligne les efforts du gouvernement pour équilibrer la réconciliation nationale avec la nécessité de prendre en charge les victimes des événements récents. Alors que le Sénégal s’engage dans cette nouvelle phase, la mise en place de la procédure d’indemnisation sera scrutée de près pour garantir une réponse équitable et juste aux conséquences des manifestations violentes.

Thierno Alassane Sall fustige le projet de loi d’amnistie : « Un aveu d’échec de l’État

Le député Thierno Alassane Sall a pris la parole avec véhémence à l’Assemblée nationale, condamnant fermement le projet de loi d’amnistie en cours de débat. Pour le candidat à la Présidentielle et Président du parti de la République des Valeurs, cette loi représente une trahison envers le peuple sénégalais, en particulier envers les victimes des événements de février 2021 et février 2024.

Thierno Alassane Sall a qualifié le projet de loi d’amnistie d’aveu d’échec de l’État sénégalais dans sa mission de faire la lumière sur les circonstances de la mort de nombreux jeunes. Selon lui, cette législation s’inscrit dans le cadre d’un coup d’État constitutionnel, remettant en question les fondements démocratiques du pays.

Le Président du parti de la République des Valeurs a également appelé ses collègues parlementaires, qu’il a qualifiés de « ceux qui aboient au fond de la salle », à méditer sur la douleur des proches des victimes. Il a illustré ses propos en mentionnant le cas tragique de Lansana Diaité, décédé en détention, ainsi que les mères d’Oumou Kalsoum et Fatoumata Bintou Diallo, mortes dans des circonstances dramatiques.

Thierno Alassane Sall a annoncé catégoriquement qu’il ne votera pas en faveur de cette loi d’amnistie, exprimant sa fierté de défendre les principes républicains. Il a critiqué le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, soulignant l’absence de référence aux victimes dans l’exposé des motifs du projet de loi, ce qui, selon lui, démontre une insensibilité choquante envers ceux qui ont souffert des événements récents.

Cette prise de position forte de Thierno Alassane Sall souligne les tensions politiques entourant la loi d’amnistie au sein de l’Assemblée nationale, mettant en lumière les divisions profondes au sujet de cette législation controversée. Les débats se poursuivent, et l’issue du vote reste incertaine, avec des implications potentielles significatives pour l’avenir politique du Sénégal.

Bara Gaye s’oppose avec fermeté à la loi d’amnistie à l’Assemblée nationale : « Identifions d’abord les responsables »

Le député Bara Gaye s’est distingué lors du vote en cours de la loi d’amnistie à l’Assemblée nationale, exprimant une opposition résolue à son adoption. Il a critiqué fermement la justification des autorités gouvernementales, qui repose sur l’existence présumée de forces occultes parmi les manifestants, et a plaidé en faveur de l’identification préalable des responsables avant d’envisager une amnistie.

Selon Bara Gaye, bien que la préservation de la mémoire des victimes soit essentielle, elle ne doit pas occulter la nécessité d’établir la responsabilité des actes commis. Il s’est adressé directement au président Macky Sall, affirmant que ce dernier n’avait pas besoin de cette loi et qu’il avait manqué l’occasion de se démarquer en prenant une position plus ferme sur la question.

Ancien membre du Parti Démocratique Sénégalais, Bara Gaye a rappelé au président Macky Sall sa propre expérience dans la répression des manifestations politiques. Il a spécifiquement mentionné une manifestation en 2011 près du Palais Présidentiel, qui n’avait entraîné aucun décès sous son autorité. En contraste, il a souligné qu’au cours du mandat actuel, de nombreux manifestants avaient été blessés, torturés, et que des morts par balles réelles étaient à déplorer, des faits qui, selon lui, ne devraient pas être ignorés.

Les propos de Bara Gaye mettent en lumière les tensions au sein de l’Assemblée nationale concernant la loi d’amnistie, soulevant des préoccupations quant à la nécessité de rendre justice aux victimes tout en cherchant à réconcilier la société sénégalaise. Les débats autour de cette proposition législative continuent de susciter des réactions vives et des divergences d’opinion au sein de la classe politique.

Adoption de la loi d’amnistie : Un mécanisme d’indemnisation prévu pour les victimes, annonce le ministre de la Justice

Ce mercredi 6 mars, les parlementaires se sont penchés sur la loi n°05/2024 portant amnistie, un texte déjà adopté en commission technique. Au cours de ces travaux, la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, a abordé la question cruciale des victimes, annonçant la mise en place d’un « mécanisme d’indemnisation » pour répondre aux préoccupations liées à cette législation.

Selon le rapport de la commission des lois lu ce matin en plénière, le Garde des Sceaux a informé que, suite à l’adoption de ce texte et en conformité avec les recommandations du Chef de l’État, un mécanisme d’indemnisation sera mis en place. Cette décision vise à assurer une prise en charge adéquate des victimes des événements couverts par la loi d’amnistie.

Le rapport précise que tous les cas et dossiers liés à ces événements seront examinés par une commission spécialement installée à cette occasion. Cette commission devra évaluer les dommages subis par les victimes et proposer des mesures d’indemnisation appropriées.

Cette initiative vise à apporter une réponse concrète aux préoccupations éthiques et humanitaires soulevées par la loi d’amnistie, qui suscite des débats intenses au sein de l’Assemblée nationale. La mise en place d’un mécanisme d’indemnisation reflète la volonté du gouvernement de trouver un équilibre entre la nécessité de promouvoir la réconciliation nationale et la responsabilité envers les victimes des événements passés.

La séance plénière a ainsi offert un aperçu des efforts du gouvernement pour gérer les conséquences de la loi d’amnistie tout en respectant les droits et la dignité des individus touchés. Les débats se poursuivent, et l’issue du vote reste un sujet d’attention majeur au sein de la population et de la classe politique sénégalaise.

Sheikh Alassane Sène adresse une lettre d’adieu empreinte de pardon au Président Macky Sall

Sheikh Alassane Sène, Président de la Coalition JAMMI REEW MI, a récemment écrit une lettre d’adieu au Président Macky Sall, à l’approche de la fin de son mandat présidentiel le 2 avril prochain. Dans cette lettre, empreinte de sagesse et de réflexion, Sheikh Alassane Sène accorde son pardon au président sortant et aborde les perspectives qui attendent le Sénégal sans la direction de celui qui a gouverné le pays pendant les 12 dernières années.

L’homme politique commence par saluer la fin du mandat présidentiel de Macky Sall en ces termes : « Enfin, que la noce commence ! Ce 2 avril à minuit, exactement dans 28 jours, s’achèvera votre mandat à la tête du pays qui aura duré 12 ans. » Il souligne ensuite que le Sénégal reste parmi les 25 pays les plus pauvres au monde malgré ces années de gouvernance.

Sheikh Alassane Sène interroge la capacité de Macky Sall à guider le pays avec une parfaite maîtrise de l’histoire collective, remettant en question sa préparation à « conduire la destinée de notre pays. » Cependant, il appelle à préparer l’avenir avec intelligence, soulignant l’importance d’un « changement de paradigmes » et d’une transition harmonieuse vers un nouveau leadership.

Le leader de JAMMI REEW MI aborde également la question du pardon, exprimant sa volonté de cultiver « l’intelligence du dépassement » et de promouvoir l’union sacrée autour des valeurs de la République. Il rappelle les épreuves qu’il a lui-même traversées, passant 13 mois en détention sous diverses accusations, et insiste sur l’importance de surmonter la haine et de favoriser la paix.

Sheikh Alassane Sène conclut sa lettre en appelant le Président Macky Sall à choisir son orientation future, soulignant que « aimer est passionnant » tandis que « haïr est abjecte. » Il termine en disant « Adieu » tout en exprimant le respect dû au rang du président sortant.

Cette lettre d’adieu de Sheikh Alassane Sène offre une perspective unique sur la transition politique au Sénégal et met en lumière la nécessité du pardon et de l’unité pour construire un avenir pacifique pour le pays.

Aly Ngouille Ndiaye annonce son intention de lever l’interdiction de double nationalité pour les candidats à la Présidentielle

Candidat déclaré à l’élection présidentielle, Aly Ngouille Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur, a abordé la question épineuse de la double nationalité des candidats à la Présidentielle lors d’un entretien accordé à Seneweb. Interrogé sur le cas particulier de Karim Wade, il a émis la promesse de mettre fin à l’interdiction de la double nationalité pour les candidats à la magistrature suprême s’il était élu président.

Aly Ngouille Ndiaye a argumenté en faveur de cette proposition en soulignant le potentiel inexploité de millions de Sénégalais nés à l’étranger, détenant la double nationalité, et possédant des compétences, une expérience et une expertise considérables. Il a remis en question la pertinence de priver le pays de ces ressources précieuses simplement en raison de la double nationalité. « Est-ce qu’on doit se priver de leur expertise uniquement parce qu’ils ont la double nationalité ? Je considère que non », a-t-il déclaré, promettant que cette réforme serait l’une des premières actions de son mandat présidentiel.

L’ancien ministre de l’Intérieur a tenu à souligner que sa proposition ne se limitait pas au cas spécifique de Karim Wade, mais visait à adresser une question plus vaste, englobant tous les Sénégalais à l’étranger qui se trouvent dans une situation similaire. Il a insisté sur la nécessité de revoir une règle qu’il qualifie de « trop sévère » et a exprimé sa conviction que cette réforme contribuerait à élargir la participation des compétences étrangères au développement du pays.

Cette déclaration d’Aly Ngouille Ndiaye apporte une nouvelle perspective à la campagne présidentielle en cours, soulevant des questions importantes sur les critères d’éligibilité et les politiques relatives à la double nationalité au Sénégal. Alors que la nation se prépare pour les élections, les électeurs seront attentifs aux propositions des candidats sur des questions clés comme celle-ci, susceptibles de redéfinir le paysage politique du Sénégal.

Le PUR persiste dans son refus de la loi d’amnistie, appelant à la vérité avant la réconciliation

Dans une séquence parlementaire marquée par des débats passionnés sur la loi d’amnistie, les députés du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) ont réitéré leur position catégorique contre le projet de loi n°05/2024, malgré son caractère amnistiant. Cette décision fait suite à leur vote défavorable en commission technique, où ils ont insisté sur la nécessité de « rétablir la vérité des faits » avant d’envisager tout processus de réconciliation ou de pardon.

Les députés Sokhna Ba, Mansour Kébé, et Awa Diène ont tous pris la parole pour condamner ce qu’ils considèrent comme « l’injustice résultant du vote en faveur de la loi d’amnistie ». Ils ont souligné les dommages importants survenus lors des manifestations depuis 2021, mettant en avant les pertes humaines et les blessés, et ont rappelé que la réparation de ces injustices est cruciale avant tout projet de clémence généralisée.

Sokhna Ba a présenté une alternative à l’amnistie, suggérant une « grâce amnistiante » en remplacement. Selon la députée, cette approche devrait exclure explicitement les « crimes de sang » de la liste des actes amnistiés, soulignant ainsi la gravité de ces infractions qui, selon elle, ne devraient pas bénéficier de l’effacement légal proposé par la loi.

Cette position du PUR reflète la volonté de certains parlementaires de maintenir une perspective axée sur la justice et la vérité plutôt que sur une réconciliation immédiate. Alors que les débats se poursuivent en séance plénière, l’opposition du PUR à la loi d’amnistie apporte une dimension supplémentaire aux discussions politiques animées autour de cette proposition législative. L’issue du vote reste incertaine, mais la position ferme du PUR contribue à accentuer les divisions au sein de l’Assemblée nationale.

Loi d’amnistie : Thierno Bocoumtance les députés de l’ex-Pastef

Au cours de la commission des lois de l’Assemblée nationale, qui a précédé la séance plénière de ce mercredi, les députés du parti ex-Pastef ont choisi de s’abstenir lors du vote sur l’adoption de l’examen de la loi d’amnistie, provoquant une réaction forte de la part de Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir.

Thierno Bocoum a vivement critiqué cette décision, affirmant que s’abstenir revient à soutenir implicitement cette loi d’amnistie. « Voter pour ou s’abstenir de voter contre cette loi d’amnistie c’est délivrer un permis de tuer, de saccager, de torturer en toute impunité. Quand on refuse, on dit NON », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de prendre position contre une législation qui, selon lui, pourrait permettre des actes répréhensibles en toute impunité.

Le leader d’Agir a également appelé ceux qui avaient précédemment dénoncé avec vigueur les actes de violence à soutenir les parents dans leur quête de vérité. Il a insisté sur le fait que ce n’était pas le moment de rester silencieux ou d’adopter une position ambiguë, exhortant clairement au rejet du projet d’amnistie proposé par le président Macky Sall.

Actuellement, en séance plénière, les députés débattent et voteront pour ou contre la loi d’amnistie. Les regards sont particulièrement tournés vers les députés de l’ex-Pastef, dont le vote est scruté de près, étant donné leur abstention controversée en commission des lois.

Cette situation souligne la tension politique entourant la question de l’amnistie et met en lumière les divergences d’opinion au sein de l’Assemblée nationale. L’issue du vote aura probablement des répercussions significatives sur le pays et son climat politique.

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