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Double meurtre à Thiès : les suspects en fuite, une enquête ouverte

Thiès a été secouée par deux meurtres tragiques survenus dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 janvier 2025. Les deux victimes ont été découvertes à des endroits distincts, selon des sources policières autorisées.

La première victime, un berger âgé de 18 ans répondant aux initiales A.Ka, a été retrouvée sans vie à Médina Fall. Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’il aurait été violemment attaqué avec un objet tranchant.

Un autre corps, non identifié, a été découvert à Diassap. La victime présentait une grave blessure à la tête, infligée, selon les enquêteurs, par une brique lors d’une probable agression.

Les deux meurtres, survenus la même nuit dans des circonstances violentes, ont plongé la ville dans l’émoi. Les autorités locales, notamment le commissariat central de Thiès, ont ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de ces crimes qui, pour l’heure, restent en fuite.

Assistance aux ex-détenus et autres: Le député Abdou Mbow adresse une question écrite au ministre des Finances et du Budget relative aux décrets d’avance.

L’honorable député Abdou Mbow a adressé une question écrite au ministre des Finances et du Budget, relative aux décrets d’avance, notamment celui  » autorisant un engagement et l’ouverture d’un crédit de paiement de 848.070.280 Ffca ».   » Le 30 juillet 2024, un arrêté ministériel n°017450 a été pris par le ministre en charge des Solidarités, fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du comité chargé de proposer une assistance aux exX-détenus. Cependant, le lendemain, soit le 31 juillet 2024, un décret d’avance n°2024-1499 a été signé, autorisant un engagement et l’ouverture d’un crédit de paiement de 848 070 280 Fcfa. Je souhaiterais savoir si cette somme a effectivement été utilisée pour indemniser les « ex-détenus et autres victimes des violences préélectorales ». Dans l’hypothèse où cela serait confirmé, je me permets de souligner qu’à la date du 31

juillet 2024, le recensement des bénéficiaires n’était même pas encore exhaustif. Dans ce contexte, pouvez-vous m’expliquer en quoi une telle action justifiait une urgence impérieuse d’intérêt national, au point de provoquer la prise d’un décret d’avance ? », a-t-il fait remarquer. 

 » Je vous invite, dans ce cadre, à prendre connaissance de l’alinéa 1 de l’article 23 de
la LOLF 2020-07, qui constitue le fondement législatif des décrets d’avance
: »Article 23. – En cas d’urgence ou de nécessité impérieuse d’intérêt national, des
crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avance. » Par ailleurs, je tiens à rappeler que votre majorité a ratifié, lors du vote de la loi de finances rectificative, trois décrets d’avance, sans que vous ayez pris la peine de nous exposer leur contenu. Le peuple jugera, mais à travers cette question orale, Vous avez l’opportunité de l’informer sur le contenu de ces décrets, leur portée sociale et leur caractère urgent », a-t-il renchéri.

Revenant sur la prise d’un décret d’avance pour  » financer les législatives », Abdou Mbow s’interroge.  » Enfin, lors des discussions en commission, nous avions compris que les élections législatives avaient été financées grâce à la prise d’un décret d’avance. Voulez-vous

nous le confirmer ? Si tel est le cas, pourquoi avez-vous volontairement violé I’article 23 de la LOLF, qui vous oblige à proposer la ratification de ce décret lors de la « plus prochaine loi de finances », qui en l’occurrence est la LFR ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à ma distinguée considération ».

Lettre ouverte du SYTRAPAS : Les travailleurs de la pêche réclament justice et équité

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, le Syndicat national des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal (SYTRAPAS) appelle à une reconnaissance équitable des droits et missions des agents du ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires. Ce cri du cœur, rédigé avec gravité et respect, met en lumière des revendications longtemps ignorées et des injustices qualifiées “d’historiques” par les signataires.

Les travailleurs du secteur halieutique rappellent l’importance cruciale de leurs fonctions pour la nation. “Nous assumons des missions fondamentales pour l’intérêt général, notamment la sauvegarde de la santé publique, la sécurité alimentaire, la régulation des flux commerciaux de produits halieutiques, la formation et la sensibilisation des acteurs du secteur, ainsi que la gestion de l’accès à notre Zone économique exclusive (ZEE)”, écrivent-ils. Ces tâches, inscrites dans les principes de service public tels que définis par la Constitution sénégalaise, visent à garantir la souveraineté économique et alimentaire du pays.

Malgré cela, les travailleurs affirment être victimes d’une inégalité flagrante de traitement par rapport à d’autres corps exerçant des missions similaires. Ils citent en exemple les agents de santé, les magistrats, les douaniers et les soldats de la marine nationale, qui, selon eux, bénéficient de conditions de travail et d’avantages bien supérieurs.

Le SYTRAPAS déplore également des conditions de travail précaires. “Nous faisons face à des risques sanitaires similaires à ceux des agents de santé, nous régulons les flux économiques avec le même engagement qu’un douanier, et nous contribuons à la défense des intérêts stratégiques de l’État dans notre ZEE au même titre que les forces paramilitaires. Pourtant, nos efforts ne sont ni reconnus ni valorisés à leur juste valeur”, souligne la lettre.

Face à cette situation, les travailleurs du ministère des Pêches réclament plusieurs mesures concrètes, dont :

• La revalorisation de leur statut à travers la création de fonds communs spécifiques au secteur primaire, sur le modèle de ceux octroyés à d’autres corps de contrôle ;

• L’instauration d’une prime de risque en raison des dangers liés à leurs fonctions ;

• Une indemnité de logement ;

• Une revalorisation des indices salariaux et des gratifications pour les heures supplémentaires effectuées.

Ils dénoncent également une discrimination envers les diplômés des structures nationales, qui se retrouvent souvent marginalisés au profit de ceux formés à l’étranger. Une situation qu’ils considèrent contraire aux principes d’égalité devant l’emploi public consacrés par la Constitution.

Dans leur missive, les travailleurs du SYTRAPAS interpellent directement le chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye, pour qu’il corrige ce qu’ils qualifient d’“injustices historiques”. Ils demandent son intervention afin de rétablir une équité sociale et professionnelle qui s’inscrit dans les valeurs fondamentales de la République : justice, égalité et reconnaissance des efforts.

“Nous sollicitons votre intervention pour corriger ces injustices historiques et établir des bases équitables, comme le Jub-Jubal-Jubanti”, conclut la lettre, un appel vibrant à la solidarité et à la réforme dans ce secteur clé de l’économie sénégalaise.

Tensions à la RTS : Pape Alé Niang suspend plusieurs contrats, le malaise grandit

Depuis le 31 décembre 2024, la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) est en proie à une crise interne suite à la suspension de plusieurs contrats d’agents et de prestataires. Cette décision, prise par le directeur général Pape Alé Niang, a provoqué une onde de choc dans l’institution, déjà marquée par des tensions récurrentes.

Selon des sources internes, les responsables des antennes radio ont reçu pour consigne de transmettre le message aux agents concernés, souvent en pleine activité. Certains, proches d’un contrat à durée indéterminée (CDI), ont vu leurs perspectives d’avenir repoussées, leurs dossiers ne devant être examinés qu’en juin prochain.

Ces mesures, qualifiées d’« abruptes » par certains syndicalistes, suscitent une vive indignation parmi les employés. Elles font suite à une série de licenciements intervenus en juin dernier, accentuant le climat de mécontentement au sein de la rédaction et des équipes techniques.

Les conséquences de ces suspensions ne se limitent pas aux agents directement touchés. Elles pourraient affecter le fonctionnement global de la RTS, notamment dans les régions où les prestataires jouent un rôle clé dans la production de contenus locaux.

Pour l’instant, aucun détail n’a été donné sur les raisons qui ont motivé ces décisions. Les tentatives de joindre Pape Alé Niang pour obtenir des éclaircissements sont restées infructueuses.

Ces suspensions interviennent dans un contexte où la RTS fait face à des critiques sur sa gestion et son positionnement éditorial. La crise actuelle pourrait encore ternir l’image de la chaîne publique, qui peine à maintenir la confiance de ses employés et à répondre aux attentes des téléspectateurs.

Les syndicats pourraient s’emparer de l’affaire, renforçant ainsi la pression sur la direction. Reste à savoir si un dialogue sera initié pour apaiser les tensions ou si cette crise marquera un nouveau tournant dans la gestion de l’institution.

Aviation : Les contrôleurs aériens menacent de restreindre la circulation pour des raisons de sécurité

L’Association professionnelle des contrôleurs de la circulation aérienne du Sénégal (APCCAS) a annoncé son intention de réduire le trafic aérien dans le pays. Cette mesure, qu’ils qualifient de préventive, vise à garantir la sécurité des voyageurs en réponse à une situation jugée critique.

Dans un communiqué publié ce jeudi 2 janvier 2025, l’APCCAS a exprimé ses préoccupations concernant la vétusté des équipements techniques utilisés pour la navigation aérienne et le manque criant de personnel qualifié. Ces contrôleurs, responsables de la gestion d’un espace aérien de près de quatre millions de kilomètres carrés, dénoncent une charge de travail devenue « difficilement supportable » en raison de moyens insuffisants.

L’association souligne que les moyens techniques actuels sont dans un état de « vétusté avancée », compromettant la qualité des services de navigation aérienne. En parallèle, le déficit d’effectifs au sein du centre ATS, chargé de la surveillance aérienne, aggrave la situation.

Les contrôleurs aériens rappellent qu’ils assurent non seulement la gestion des vols civils et militaires, mais également celle de l’avion présidentiel, ce qui rend leur mission particulièrement sensible.

L’APCCAS affirme avoir alerté les autorités à plusieurs reprises depuis 2019, sans qu’aucune action concrète ne soit entreprise pour remédier aux problèmes soulevés. « Ces deux dernières années, la situation s’est encore aggravée », déplore l’association, ajoutant que leur décision de restreindre le trafic aérien est motivée par la nécessité de maintenir un niveau de sécurité acceptable.

Si les contrôleurs mettent leur menace à exécution, cela pourrait entraîner une perturbation majeure du trafic aérien, affectant à la fois les vols nationaux et internationaux. Cette situation pourrait également avoir des répercussions économiques importantes, étant donné que le transport aérien est un secteur stratégique pour le Sénégal.

L’APCCAS appelle les autorités à prendre des mesures rapides et efficaces pour moderniser les infrastructures de navigation aérienne et renforcer les effectifs. À défaut, la restriction du trafic aérien pourrait devenir inévitable, avec des conséquences imprévisibles pour les voyageurs et l’industrie aéronautique sénégalaise.

Descente de la gendarmerie dans les locaux de la 7TV : un épisode sous haute tension

Ce jeudi, les locaux de la 7TV, média dirigé par Maimouna Ndour Faye, ont été le théâtre d’une intervention de la gendarmerie, suscitant l’émoi dans le paysage médiatique sénégalais. Selon des informations recueillies, les forces de l’ordre avaient pour objectif initial de saisir du matériel appartenant à la chaîne de télévision.

Des témoins sur place ont rapporté que les gendarmes, après être arrivés en nombre, ont passé de longs moments en communication téléphonique avec une personne non identifiée. Malgré leur présence imposante, l’opération s’est soldée par un retrait sans saisie de matériel.

Une source citée par Ledakarois.sn a indiqué que des négociations seraient en cours, laissant planer un flou sur les raisons exactes de cette intervention et les enjeux sous-jacents.

La descente de la gendarmerie dans un média aussi influent que la 7TV ne manque pas de susciter des interrogations et des réactions. Certains analystes y voient une tentative d’intimidation ou une pression exercée sur la chaîne, connue pour son ton parfois critique envers les autorités. D’autres estiment qu’il pourrait s’agir d’un différend administratif ou judiciaire dont les détails restent à éclaircir.

Cet incident relance le débat sur la liberté de la presse et la protection des organes médiatiques au Sénégal. Plusieurs observateurs appellent à une clarification rapide de la situation pour dissiper les zones d’ombre. De nombreux défenseurs des droits des médias estiment qu’une telle intervention, même avortée, peut avoir un effet dissuasif sur les journalistes et leur ligne éditoriale.

Maimouna Ndour Faye, directrice de la 7TV, n’a pas encore réagi publiquement à cet événement. Toutefois, des sources proches de la chaîne indiquent que des démarches sont en cours pour comprendre les raisons de cette descente et défendre les droits de l’entreprise.

L’incident de ce jeudi intervient dans un contexte politique et social tendu, où les médias jouent un rôle crucial dans l’information et le débat public. Les prochains jours seront déterminants pour comprendre si cette descente était un simple malentendu ou le début d’un bras de fer entre le média et les autorités.

Balla Gaye 2 vs Siteu : Le combat ficelé par Al Bourakh

Le monde de la lutte sénégalaise est en ébullition ! Al Bourakh, l’un des promoteurs les plus influents de l’arène, a réussi à ficeler un combat explosif qui promet d’attirer tous les regards : Balla Gaye 2, le “Lion de Guédiawaye”, affrontera Siteu, le “Phénomène de Lansar”.

Ce choc des générations suscite déjà un immense engouement. D’un côté, Balla Gaye 2, ancien roi des arènes et figure emblématique, compte bien prouver qu’il reste l’un des plus redoutables lutteurs de sa génération. De l’autre, Siteu, connu pour son agilité et sa fougue, rêve de faire tomber l’icône et d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire de la lutte sénégalaise.

Ce combat s’annonce stratégique et spectaculaire, opposant l’expérience de Balla Gaye 2 à la vivacité et l’ambition de Siteu. Pour les amateurs de lutte, c’est bien plus qu’un simple duel : c’est une rencontre entre deux styles, deux énergies, et deux publics passionnés.

Sénégal-FMI : des négociations sous tension autour des subventions énergétiques et de la gestion budgétaire

Les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) s’annoncent complexes, notamment sur la gestion macroéconomique et budgétaire du pays. Alors que les autorités sénégalaises maintiennent les subventions énergétiques à un niveau élevé dans la loi de finances initiale 2025, le FMI, par la voix de son représentant à Dakar, Majdi Debbich, ne cache pas ses réserves.

La reconduction d’une enveloppe de 450 milliards de FCFA pour les subventions au secteur de l’énergie en 2025, conforme au niveau de 2024, va à l’encontre des recommandations du FMI. L’institution de Bretton Woods plaide depuis plusieurs années pour une réduction progressive de ces subventions jugées « très coûteuses ». Selon Majdi Debbich, il serait plus pertinent de rediriger ces fonds vers des aides ciblées en faveur des ménages vulnérables.

Cependant, le gouvernement sénégalais, conscient des impacts sociaux et économiques d’une augmentation des prix de l’énergie, préfère maintenir ces subventions, tout en promettant des réformes dans le secteur énergétique. Parmi ces mesures figurent la promulgation d’un nouveau Code de l’électricité, la restructuration de la Senelec, et une révision de la structure des prix des produits pétroliers. Toutefois, ces annonces restent vagues quant à leurs effets concrets et aux délais de mise en œuvre.

La position des autorités sénégalaises est dictée par un impératif : éviter une hausse des coûts de l’énergie, qui pourrait exacerber les tensions sociales dans un contexte de forte attente d’une baisse du coût de la vie. Toute majoration des prix du carburant ou de l’électricité serait politiquement risquée pour le tandem au pouvoir.

Néanmoins, le maintien de ces subventions pèse lourdement sur les finances publiques, alors que le FMI a déjà suspendu son accord avec le Sénégal en raison de problèmes de gestion budgétaire révélés par un audit. Ce désaccord a entraîné le report du dernier décaissement prévu dans le cadre du programme de prêts. Selon l’agence Reuters, Dakar devra attendre au moins jusqu’en juin 2025 pour espérer une reprise des financements du FMI.

Par ailleurs, les tensions entre Dakar et le FMI sont amplifiées par la stratégie de financement du Sénégal. En juillet dernier, le gouvernement a levé un eurobond de 450 milliards de FCFA, une décision qui a suscité l’étonnement du FMI. Cette stratégie devrait se poursuivre en 2025, avec deux nouveaux eurobonds représentant 50% des besoins de financement extérieur. Cette approche, bien que nécessaire pour répondre aux besoins de liquidités, pourrait accroître la vulnérabilité de l’économie sénégalaise face à une dette croissante, un point régulièrement critiqué par le FMI.

Dans ce contexte, il est peu probable que le Sénégal et le FMI parviennent à un accord rapidement. Les divergences sur la gestion des subventions, la stratégie de la dette et les réformes structurelles dans le secteur énergétique constituent des points d’achoppement majeurs.

Barthélémy Dias persiste et signe : deux recours en vue devant la Cour suprême

Le combat judiciaire de Barthélémy Dias contre sa destitution de ses fonctions de maire de Dakar et sa radiation de l’Assemblée nationale prend une nouvelle tournure. Selon les révélations de Me Amadou Sall, avocat du désormais ancien édile de la capitale, deux recours seront introduits devant la Cour suprême. Ces démarches visent à contester, d’une part, la décision du préfet qui l’a déclaré démissionnaire de son poste de maire et, d’autre part, à annuler l’acte qui a conduit à sa radiation de la liste des députés.

Cette offensive judiciaire intervient après le rejet, par la Cour d’appel, de la requête de Barthélémy Dias contre la décision préfectorale mettant fin à son mandat municipal. Me Amadou Sall, ancien ministre de la Justice, a confié au journal Les Échos que la première requête est déjà prête et signée. Elle sera déposée à la Cour suprême le jeudi 2 janvier au plus tard. La procédure pour contester la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale suivra rapidement, ont assuré les avocats.

Avant cette étape, Barthélémy Dias avait tenté de saisir le Conseil constitutionnel, notamment pour contester sa radiation de l’Assemblée nationale. Cependant, les Sages s’étaient déclarés incompétents, renvoyant ainsi le dossier vers d’autres juridictions. Ce nouvel échec s’est ajouté à celui essuyé devant la Cour d’appel, qui a confirmé la validité de l’acte préfectoral mettant un terme à son mandat de maire de Dakar.

Malgré ces obstacles, Barthélémy Dias semble résolu à faire valoir ses droits. Ses avocats se montrent confiants dans la solidité des arguments juridiques qui seront présentés à la Cour suprême. « Nous irons jusqu’au bout pour défendre la légalité et rétablir notre client dans ses droits », a affirmé Me Sall, réitérant la détermination de son client face à ce qu’il qualifie de « manœuvres politiques injustes ».

Le feuilleton Barthélémy Dias continue de passionner l’opinion publique, divisée entre partisans et détracteurs de l’ancien maire de Dakar. Certains y voient une lutte acharnée contre ce qu’ils perçoivent comme un règlement de comptes politique, tandis que d’autres estiment que la loi doit s’appliquer à tous, sans distinction.

Mbour : Une tentative de trafic de drogue déjouée à la prison grâce à la vigilance des gardes pénitentiaires

La vigilance des agents pénitentiaires de la maison d’arrêt et de correction de Mbour a permis de déjouer une tentative audacieuse d’introduction de drogue dans l’établissement carcéral. Lors d’une fouille de routine, deux cornets de chanvre indien ont été découverts, savamment dissimulés dans un plat contenant deux poulets. Ce repas, destiné à un détenu, devait servir de couverture à cet acte illicite.

Le livreur du colis, identifié comme étant A. Wagne, a immédiatement été interpellé par les forces de l’ordre. Il a été placé en garde à vue au commissariat central de Mbour, où une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cette tentative de trafic. L’opération est menée sous la supervision du commissaire Bara Niang, qui a réaffirmé l’engagement des autorités à lutter contre ce type d’infractions au sein des établissements pénitentiaires.

Par ailleurs, le détenu destinataire présumé de cette livraison illicite sera extrait de sa cellule ce jeudi pour être entendu par les enquêteurs de la Police judiciaire. L’objectif est de déterminer son implication éventuelle et d’identifier d’éventuels complices impliqués dans cette affaire.

Cet incident souligne l’ingéniosité déployée par certains individus pour contourner les règles de sécurité, mais aussi l’importance de la rigueur et de la vigilance des gardes pénitentiaires. La maison d’arrêt et de correction de Mbour renforce ainsi son dispositif de contrôle afin de prévenir toute tentative similaire à l’avenir.

Bilan 2024 des douanes sénégalaises : des performances remarquables et des perspectives prometteuses

Le bilan de l’exercice 2024 illustre les efforts soutenus des douanes sénégalaises pour moderniser leurs opérations et renforcer leur rôle stratégique dans le développement économique national. Entre augmentation des recettes fiscales, lutte contre la fraude et la criminalité transnationale, et digitalisation accrue, l’année a marqué une étape décisive dans l’évolution de l’administration douanière.

En 2024, les liquidations douanières ont atteint 1 613 milliards de FCFA, contre 1 426,6 milliards en 2023, enregistrant une hausse de 186,4 milliards en valeur absolue, soit 13 % en valeur relative. Cette progression est le fruit de plusieurs initiatives, notamment :

• L’opérationnalisation renforcée du Bureau du Guichet Unique de Dédouanement des Véhicules (BGUDV) : Les recettes issues de ce bureau ont augmenté de 24,2 %, passant de 109,9 milliards en 2023 à 136,6 milliards en 2024.

• La digitalisation des unités douanières : L’extension de la plateforme GAINDE a permis des hausses significatives des recettes, particulièrement dans les régions. Par exemple, le Bureau des Douanes de Rosso a enregistré une progression de 33,3 %.

• L’amélioration de la gouvernance de la valeur douanière, grâce à des dispositifs comme l’Inspection à Destination (IAD), garantissant une meilleure taxation des produits sensibles à la fraude.

Les efforts des douanes dans le contrôle des opérations commerciales ont permis une augmentation spectaculaire des réalisations contentieuses. Les saisies en valeur ont bondi de 28,3 milliards en 2023 à 67,8 milliards en 2024, soit une hausse de 139,5 %.

Ces progrès sont attribués à un contrôle renforcé sur :

• Les régimes suspensifs.

• Les déclarations en douane.

• Les produits générateurs de recettes.

Lutte contre la criminalité transnationale organisée

En matière de lutte contre la criminalité transnationale organisée, les douanes ont atteint des résultats impressionnants. Les saisies ont représenté une contre-valeur de 226,4 milliards de FCFA en 2024, contre 4,4 milliards en 2023. Parmi les faits marquants :

• La saisie de 2 681 kg de cocaïne, d’une valeur estimée à 212,7 milliards de FCFA.

• La confiscation de faux billets pour une contre-valeur de 11 milliards de FCFA.

• La saisie de 20 421 kg de chanvre indien, d’une valeur de 1,3 milliard de FCFA.

Ces performances ont été rendues possibles grâce au Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD), qui a permis l’acquisition d’équipements modernes (drones, scanners, véhicules tactiques) et le renforcement du réseau de renseignement douanier.

Plusieurs facteurs expliquent ces performances :

• Des capacités opérationnelles accrues, grâce à des infrastructures modernes et des équipements sophistiqués.

• Un management inclusif, valorisant les ressources humaines et favorisant l’engagement des agents.

• Une collaboration renforcée avec les forces de défense et de sécurité, les acteurs portuaires et le secteur privé.

Avec une reprise économique attendue en 2025 et le renforcement des moyens d’action douaniers, plusieurs opportunités s’ouvrent :

• Une meilleure exploitation du potentiel fiscal des importations.

• Une lutte accrue contre la fraude commerciale et la criminalité transnationale.

• Une contribution renforcée à la facilitation des échanges économiques, grâce à des réformes innovantes comme le Programme Opérateur Économique Agréé.

Les douanes sénégalaises entendent capitaliser sur leurs acquis pour continuer à jouer un rôle clé dans la mobilisation des ressources et le développement économique du pays. Leur engagement envers l’innovation et la modernisation laisse entrevoir des résultats encore plus prometteurs dans les années à venir.

Mbour : Une importante saisie de chanvre indien dans la nuit du Nouvel An

L’année 2025 démarre sous le signe de la vigilance et de l’action pour les forces de l’ordre. Dans un communiqué de la police nationale, il a été révélé que l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de Mbour a réalisé une saisie majeure de chanvre indien dans la nuit du 1er janvier.

Aux environs de 2 heures du matin, les agents de l’OCRTIS ont intercepté une cargaison de 385 kg de chanvre indien, soigneusement emballée en 11 colis. La drogue était transportée sur deux charrettes à travers la brousse de Fadial, une zone réputée pour ses passages discrets. Face à l’intervention des forces de l’ordre, les convoyeurs ont pris la fuite, abandonnant leur marchandise sur place.

Cette saisie est le fruit d’une vaste opération de patrouille menée dans les localités de Joal, Fadial, Nguéniène et Thiadiaye. L’opération, débutée le 31 décembre 2024, avait pour objectif de renforcer la sécurité et de lutter contre les réseaux de trafic de drogue, particulièrement actifs dans cette région.

Selon les autorités, l’interception de cette cargaison illustre l’efficacité des dispositifs mis en place pour contrer les trafics illicites, surtout en cette période de festivités où les criminels cherchent souvent à écouler de grandes quantités de drogue.

Alors que la cargaison est désormais sous scellé, une enquête a été ouverte pour identifier et arrêter les individus impliqués dans ce trafic. Les forces de l’ordre restent déterminées à démanteler les réseaux opérant dans la région.

Dans son communiqué, la police nationale a réaffirmé son engagement à protéger les populations des effets dévastateurs de la drogue. Elle a également appelé les citoyens à collaborer avec les autorités en signalant tout comportement suspect.

Malika : Une fillette de 12 ans tuée dans des circonstances tragiques

La commune de Malika, située dans la banlieue de Dakar, est en émoi après un drame effroyable qui s’est déroulé ce matin. Une fillette âgée de 12 ans a été retrouvée sans vie dans des conditions particulièrement atroces, son corps gisant dans une salle de bain.

Les habitants, sous le choc, ont alerté les autorités locales dès la découverte du corps. Rapidement mobilisés, les éléments du commissariat de police de Malika ont lancé une enquête pour élucider les circonstances de ce meurtre.

Le principal suspect, dont l’identité n’a pas encore été divulguée, a été interpellé après des recherches intensives. Selon les premières informations, il aurait été arrêté dans les environs de la commune et est actuellement en garde à vue au commissariat de police de Malika. Il fait l’objet d’un interrogatoire approfondi pour déterminer son implication dans ce crime odieux.

L’enquête en cours vise à comprendre les motivations du présumé meurtrier et les circonstances exactes de cet acte abominable. Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour recueillir des éléments de preuve et auditionner d’éventuels témoins.

Ce drame a plongé la communauté de Malika dans une profonde tristesse et une vive inquiétude. Les voisins, amis et proches de la famille de la victime sont dévastés par cette perte tragique.

Les autorités locales appellent au calme et à la patience, en promettant de tout mettre en œuvre pour rendre justice à la jeune victime et à sa famille.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°360 – du 02/01/2025

🔴 RETRAIT DES TROUPES MILITAIRES ÉTRANGÈRES, GESTION TRANSPARENTE DES RESSOURCES MINIÈRES, PLAN DIOMAYE POUR LA CASAMANCE, LE CITOYEN AU CŒUR DE L’ACTION PUBLIQUE : LE SÉNÉGAL AUX SÉNÉGALAIS
🔴 « JE COMPRENDS LA FRUSTRATION, MAIS LA PRIORITÉ EST DE RASSEMBLER TOUTES LES FORCES LIBÉRALES » : KARIM WADE, LE PDS ET LES DÉFIS DE LA RÉUNIFICATION

🔴 LIGUE 1 / JETS DE PROJECTILES APRÈS LE MATCH JARAAF VS PIKINE : DEUX JOUEURS ET UN SUPPORTER BLESSÉS
🔴 LUTTE / CHOC DU 1er JANVIER : GÉNÉRAL MALIKA FAIT MORDRE LA POUSSIÈRE À FORZA

Douane sénégalaise : hausse record des droits et taxes collectés en 2024

En 2024, la Direction générale des douanes (DGD) sénégalaise a enregistré une hausse notable des droits et taxes collectés, atteignant 1.613 milliards de FCFA contre 1.426,6 milliards en 2023, soit une augmentation de 13 %. Cette progression, représentant 186,4 milliards de FCFA en valeur absolue, reflète les efforts déployés pour optimiser la collecte des recettes fiscales.

Les liquidations douanières ont bénéficié d’un meilleur contrôle de l’assiette fiscale, notamment sur les véhicules et les importations issues du secteur informel. Le Bureau du Guichet Unique de Dédouanement des Véhicules (BGUDV), en particulier, a vu ses recettes passer de 109,9 milliards de FCFA en 2023 à 136,6 milliards en 2024, enregistrant une croissance de 24,2 %. L’intégration accrue du secteur informel dans le dispositif fiscal a également permis d’élargir la base imposable.

La digitalisation a joué un rôle clé dans cette performance, avec l’automatisation des processus douaniers et l’ouverture de nouveaux bureaux dans plusieurs régions. Par exemple, les recettes du bureau de Rosso sont passées de 9,3 milliards de FCFA en 2023 à 12,4 milliards en 2024, soit une hausse de 33,3 %. Ces avancées ont renforcé la traçabilité des transactions et réduit les pertes potentielles de recettes.

La lutte contre la fraude et la criminalité transnationale a été intensifiée, avec des résultats significatifs. Les réalisations contentieuses ont atteint 67,8 milliards de FCFA à fin novembre 2024, contre 28,3 milliards pour l’ensemble de l’année 2023, soit une augmentation impressionnante de 139,5 %. Les saisies ont également atteint un niveau record, passant de 4,4 milliards de FCFA en 2023 à 226,4 milliards en 2024. Parmi les opérations majeures, on note la saisie de 2,681 kg de cocaïne et de billets noirs d’une valeur de 11 milliards de FCFA.

Ces résultats ont été rendus possibles grâce à une collaboration étroite entre la DGD, les forces de défense et de sécurité, les acteurs portuaires, les commissionnaires en douane et le secteur privé. Cette synergie a permis de contrer efficacement les tentatives de fraude et de renforcer la sécurité des échanges commerciaux.

Pour 2025, la DGD prévoit d’intensifier ses efforts en renforçant les capacités opérationnelles, en poursuivant la digitalisation et en exploitant davantage le potentiel fiscal des importations. Avec une reprise économique attendue, elle anticipe une augmentation des recettes tout en poursuivant la lutte contre la fraude et la criminalité transnationale. Ces perspectives promettent de consolider davantage le rôle stratégique des douanes dans le développement économique du Sénégal.

Saisie record à Mbour : 385 kg de chanvre indien interceptés par l’OCRTIS dans la brousse de Fadial

L’année 2025 commence avec une importante opération menée par les forces de l’ordre sénégalaises. Dans la nuit du 1er janvier, les agents de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de Mbour ont intercepté une cargaison de 385 kg de chanvre indien, marquant un coup dur pour les trafiquants.

Aux alentours de 2 heures du matin, dans la brousse de Fadial, les forces de l’ordre ont découvert 11 colis de chanvre indien, soigneusement dissimulés et transportés sur deux charrettes. À l’approche des forces de l’ordre, les convoyeurs ont abandonné la marchandise et pris la fuite, laissant derrière eux ce qui constitue l’une des plus grandes saisies enregistrées dans la région.

Cette interception fait suite à une patrouille intensive menée dans les zones de Joal, Fadial, Nguéniène et Thiadiaye. L’opération, initiée dès le 31 décembre 2024, visait à assurer la sécurité des populations tout en ciblant les réseaux de trafic de stupéfiants, particulièrement actifs dans ces localités.

Selon le communiqué de la police nationale, cette saisie record illustre l’engagement des forces de l’ordre dans la lutte contre le trafic de drogue. L’OCRTIS poursuit son enquête afin d’identifier et de capturer les responsables de cette cargaison.

Le Sénégal, confronté à des défis croissants liés au trafic de stupéfiants, a renforcé ses dispositifs de sécurité et multiplié les opérations de répression pour contrer ce phénomène. Cette saisie massive représente un pas significatif dans cette bataille, bien que les autorités reconnaissent que le combat reste complexe.

Le trafic de chanvre indien, particulièrement présent dans certaines zones rurales, a des impacts sociaux et économiques considérables. Les autorités sénégalaises réitèrent leur détermination à protéger les populations contre les conséquences néfastes de ce fléau, notamment en renforçant la surveillance dans les zones à risque et en sensibilisant les communautés locales.

Kaolack : Projet de budget 2025 de la commune, près de 9 milliards de FCFA en recettes et en dépenses

Le Conseil municipal de Kaolack a adopté son projet de budget pour l’année 2025, qui s’élève à 8 830 839 232 FCFA en recettes et en dépenses, enregistrant une hausse de 857 999 454 FCFA par rapport à l’exercice précédent. Ce budget ambitieux a été voté à l’unanimité par les conseillers municipaux, témoignant de leur engagement à soutenir le développement de la ville.

Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a exhorté les populations à contribuer activement à relever les défis d’une ville en plein essor. La session budgétaire a été présidée par le préfet du département de Kaolack, Latyr Ndiaye.

Depuis son accession à la mairie, Serigne Mboup a initié des réformes significatives dans le domaine de l’état civil. Le budget alloué à ce secteur est passé de 30 millions à 70 millions FCFA grâce à la digitalisation et à une gestion plus efficace. Le maire a également annoncé la création de bureaux d’état civil dans les différents quartiers de la ville.

Dans le domaine de l’assainissement, des actions concrètes ont été menées pour améliorer la qualité de vie des habitants. Des tranchées et des réaménagements ont été réalisés dans plusieurs quartiers pour lutter contre les inondations. Ces efforts ont été salués par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, lors des assises sur l’assainissement et l’eau.

La subvention accordée aux activités sportives a connu une augmentation significative, passant de 30 millions à 70 millions FCFA, reflétant l’importance accordée au développement du sport dans la commune.

Dans le secteur de la santé, dix postes de santé ont été réhabilités pour améliorer l’accès aux soins. En éducation, un budget de 300 millions FCFA a été consacré à la réhabilitation des salles de classe, témoignant de la volonté de renforcer les infrastructures éducatives.

La mairie a collaboré avec l’armée pour développer des programmes de formation professionnelle. En parallèle, elle a initié un projet de financement destiné aux femmes en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack. Après une première phase test de 50 millions FCFA, la mairie prévoit de poursuivre cet appui.

La municipalité a apporté un soutien important dans les affaires sociales. Elle a contribué à la construction de mosquées dans plusieurs localités, notamment 50 millions FCFA pour Touba Ndorong et Médina Baye, ainsi que 20 millions FCFA pour Léona Kanène. La mairie a également participé aux célébrations religieuses telles que le Gamou, la Tabaski, la Tamkharit, Pâques et Noël.

Ce budget 2025, marqué par des priorités multisectorielles, traduit la vision du maire Serigne Mboup pour une ville émergente et prospère.

Marché des communications électroniques au Sénégal : Le parc de lignes de téléphonie mobile atteint 23.257.902 lignes au 3e trimestre 2024

Le secteur des communications électroniques au Sénégal continue de croître de manière significative, selon le rapport publié par l’Observatoire de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Ce rapport couvre le marché de la téléphonie fixe, de la téléphonie mobile et de l’Internet au 30 septembre 2024.

Le parc de lignes de téléphonie mobile a atteint un total de 23.257.902 lignes au troisième trimestre de 2024, enregistrant une augmentation de 1,06 %, soit 243.447 nouvelles lignes. Cette croissance est principalement alimentée par l’augmentation des lignes prépayées, avec un taux de pénétration de la téléphonie mobile estimé à 128,31 %.

Le volume total des communications émises à partir des réseaux de téléphonie mobile est estimé à 10,23 milliards de minutes, une légère hausse par rapport au trimestre précédent. Le trafic « on-net » (échange entre abonnés du même opérateur) représente environ 72,22 % du trafic total, tandis que 27,03 % correspond à des communications « off-net » (entre abonnés de différents opérateurs). Le trafic international ne représente qu’une faible portion de ce total, soit 0,24 %.

Les parts de marché des opérateurs sur le parc de lignes de téléphonie mobile se répartissent comme suit :

  • Orange : 57,12 %
  • Free : 22,26 %
  • Expresso : 16,36 %
  • Pro mobile : 4,14 % (en forte progression avec une augmentation de 15,54 % par rapport au trimestre précédent)

Les parts de marché en volume de trafic sortant établissent une hiérarchie similaire, avec Orange dominant largement avec 75,87 % du trafic sortant, suivi de Free (16,95 %) et Expresso (4,34 %).

Le parc de lignes Internet a également montré une dynamique positive, avec une augmentation de 2,52 % par rapport au trimestre précédent, atteignant un total de 21.319.275 lignes. Parmi ces lignes, 96,76 % sont des lignes mobiles (2G/3G/4G/5G), qui restent la principale source d’accès à Internet au Sénégal.

Le trafic Internet mobile a également connu une augmentation de 5,22 %, atteignant 1.802.003 Térabit, avec une consommation moyenne de 3,64 Go par mois par utilisateur. Le taux de pénétration de l’Internet mobile a atteint 113,80 %, et celui de l’Internet mobile haut débit (3G/4G/5G) s’élève à 96,82 %.

Les parts de marché pour les lignes Internet se répartissent comme suit :

  • Orange : 63,18 %
  • Free : 23,04 %
  • Expresso : 9,32 %
  • Pro mobile : 4,46 %

Le marché de la téléphonie fixe a connu un léger recul, avec 301.953 lignes recensées au troisième trimestre, en baisse par rapport aux 398.222 lignes du trimestre précédent. Cette baisse est principalement due à la résiliation de nombreuses lignes résidentielles, en particulier celles de l’opérateur Sonatel. Le taux de pénétration de la téléphonie fixe reste relativement bas, à 1,67 %.

En ce qui concerne l’Internet fixe haut débit, le nombre de lignes a augmenté de 35,57 %, atteignant 690.951 lignes. Les technologies Fttx et Fwa dominent le marché de l’Internet fixe, représentant respectivement 53,94 % et 36,88 % du parc.

Ces résultats témoignent de la forte demande pour les services de télécommunications au Sénégal, particulièrement dans les domaines de la téléphonie mobile et de l’Internet. Avec la hausse continue du parc de lignes et l’expansion des technologies de communication, le marché sénégalais des télécommunications s’impose comme un secteur stratégique pour le développement économique du pays, tout en renforçant son positionnement en Afrique de l’Ouest.

L’ARTP continue de surveiller ces évolutions de près, en mettant l’accent sur la transparence, la régulation et la protection des consommateurs, afin de garantir une concurrence saine et une amélioration continue des services offerts aux Sénégalais.

Témoignage de Cheikh Omar Diallo sur « Ma revue de presse »

Mamadou Ly, un bloc digital d’infos

À lui seul, Mamadou Ly s’est fait l’écho des bruits du monde. Il est devenu une personne-institution…

C’était un 9 décembre 2021. Trois ans que je suis abonné à « Ma revue de presse >>. Trois ans à m’émerveiller devant le dévouement de Mamadou Ly, à me nourrir du fruit de ses efforts matinaux et à m’interroger sur cette prouesse quotidienne.

Ma revue de presse: un intitulé modeste mais une expérience unique et multiforme. Chaque jour, cher ami, tu offres gratuitement, en temps réel, des informations à plus de 25 000 personnes au Sénégal et dans le monde entier, via la plateforme WhatsApp.

Ce travail révèle une humilité rare, une générosité sans borne et un respect quasi-sacré pour l’information dans toute sa diversité. Ton œuvre parle d’elle-même. Ton excellence éditoriale est saluée de tous: ton indépendance d’esprit est illimitée, ton honnêteté constatée et ta rigueur notée.

Chaque matin, alors que le silence de la nuit persiste, tu ouvres les volets de l’information. À titre d’exemple, ce lundi 9 décembre 2024, à 3h37, tu postais ton premier message: << Salam Sénégal, agréable journée et excellente santé. Dieu veille sur nous. >> Alors que beaucoup dormaient encore, toi, tu envoyais déjà plus de 100 contenus d’un coup. Entre la prière de l’aube et ta mission essentielle d’informer, tu exécutes un rituel presque sacré: collecter, trier, traiter et transmettre.

De Dakar à Paris, de New York à Marrakech, de Libreville à Doha, ton travail résonne, raisonne, informe et transforme. À toi seul, tu incarnes le monde.

Avec une générosité qui défie toute logique commerciale, tu diffuses chaque jour plus de 300 blocs d’informations fiables. Des actualités chaudes et immédiates – politique, économie, santé, géopolitique, sport, culture, littérature – jusqu’aux avis de décès et à la météo. Rien n’est insignifiant entre tes mains. Tu donnes tout, Mamadou, sans jamais rien demander, sans jamais rien dire, sans jamais rien médire. Pas une exigence, pas une réclamation: seulement une offrande quotidienne et gratuite pour nous, tes 25 000 abonné.e.s.

Et c’est là que je ne suis plus à l’aise. Comment pourrais-je continuer à profiter de ton travail colossal sans te rendre ce qui te revient de droit ? Il y a dans ton labeur, une noblesse de classe qui mérite bien plus que des louanges: elle appelle une reconnaissance infinie et un geste concret.

Que le Seigneur t’accorde une santé robuste et une longévité éclatante. Que tes jours soient illuminés par la reconnaissance que tu mérites et que ton œuvre demeure un phare dans la nuit, éclairant des milliers et bientôt des millions de personnes.

Avec toute mon admiration fraternelle.

Dr. Cheikh Omar Diallo

Président de l’École d’Art Oratoire et de Leadership (EAO-Afrique)

P.S. À tous les abonnés de Ma revue de presse: imaginons un instant que nous donnions à Mamadou Ly 5 000 FCFA par mois une somme modique, un geste symbolique. Alors, passons à la caisse, mes ami(e)s, car Mamadou ne nous donne pas seulement des faits. Il glisse chaque jour le Sénégal et le monde entier dans nos smartphones. Cela, mes amis, n’a pas de prix !

Démantèlement de deux sites d’orpaillage clandestins : la zone militaire N4 frappe fort dans la Falémé

La lutte contre l’orpaillage clandestin au Sénégal prend une nouvelle ampleur avec une action déterminante menée par la zone militaire N4. Ce mercredi, deux sites d’orpaillage illégaux situés à Dioubeba et Djidian, dans la région de la Falémé, ont été démantelés par les forces armées sénégalaises, selon un communiqué de la DIRPA relayé par Ledakarois.sn.

Cette opération a permis de saisir plus de 50 groupes électrogènes, ainsi qu’un important lot de matériel destiné à l’exploitation illégale de l’or. Les autorités sénégalaises mettent en lumière l’importance de cette intervention dans la lutte contre l’exploitation non réglementée des ressources naturelles, un phénomène qui engendre des dommages environnementaux considérables et nuit à la législation en vigueur.

Les autorités militaires soulignent que cette intervention vise à décourager les pratiques illégales qui, au-delà de leur impact écologique, entraînent également des tensions sociales. Ces sites clandestins, souvent installés sans contrôle, polluent les sols et les rivières, ce qui a des conséquences graves sur l’environnement local.

Les forces armées réaffirment leur engagement à protéger les ressources naturelles du Sénégal, considérées comme des biens stratégiques essentiels pour le développement du pays. L’opération de ce jour représente un pas important dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, mais les efforts se poursuivront avec des mesures de sécurisation renforcées dans la région.

La lutte contre l’orpaillage clandestin s’inscrit dans un contexte plus large de préservation des ressources naturelles et de renforcement de la sécurité dans les zones sensibles du pays. Si l’orpaillage légal, régulé par l’État, peut être une source de revenus pour de nombreuses personnes, l’orpaillage clandestin, lui, génère des impacts environnementaux désastreux et fragilise l’ordre public.

Sénégal et Mauritanie ouvrent le premier puits du gisement GTA : Une nouvelle ère pour l’industrie énergétique régionale

Le 1er janvier 2025 marque un tournant décisif pour l’Afrique de l’Ouest, avec l’inauguration officielle du premier puits du gisement GTA (Grand Tortue/Ahmeyim). Ce gisement, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, représente une avancée stratégique majeure pour le secteur énergétique des deux pays. L’ouverture de ce puits, prélude à la mise en production du gaz naturel liquéfié (GNL), illustre l’engagement des deux nations à se positionner comme des acteurs incontournables sur le marché énergétique mondial.

Lors de son discours de célébration du Nouvel An, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance cruciale de garantir une exploitation des ressources naturelles de manière optimale et transparente, afin d’assurer un avenir prospère pour les populations et les générations futures. Il a également rappelé que cette ouverture symbolisait un nouveau chapitre pour les économies sénégalaise et mauritanienne, consolidant leur place sur la scène énergétique internationale.

Les ministères de l’Énergie du Sénégal et de la Mauritanie, Petrosen et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMH), ont confirmé dans un communiqué commun l’ouverture officielle du premier puits. Ce développement est le fruit d’un partenariat entre la société britannique BP et l’américaine Kosmos Energy, en collaboration avec les entreprises nationales. Il marque une avancée significative dans le projet GTA, qui est désormais prêt à entamer sa phase de production.

Le gisement GTA devrait produire environ 2,5 millions de tonnes de GNL par an, avec des premières livraisons prévues dans les mois à venir, après un léger retard par rapport à l’échéance initiale fin 2024. L’exploitation de ce gisement ouvre de nouvelles perspectives de développement pour le Sénégal et la Mauritanie, deux pays qui bénéficient désormais d’une ressource énergétique de taille.

Outre les bénéfices économiques, ce projet symbolise l’intégration régionale, avec une coopération renforcée entre les deux nations. L’exploitation conjointe du gaz naturel crée une dynamique de partage de richesses et de renforcement des liens économiques, tout en offrant la possibilité d’améliorer la coopération énergétique au niveau régional. Le projet représente également une chance de diversifier les sources d’énergie de la région et de réduire sa dépendance énergétique.

Parallèlement à ce projet, le Sénégal a franchi une étape clé en juin 2024 avec le début de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, situé à 100 km au sud de Dakar. Ce champ, exploité par la compagnie australienne Woodside, combine pétrole et gaz et représente un investissement majeur de 5 milliards de dollars. Avec une production estimée à 100 000 barils par jour, le champ de Sangomar vient compléter les ressources en gaz du GTA, renforçant ainsi la position du Sénégal comme nouveau producteur d’hydrocarbures en Afrique.

Les autorités sénégalaises ont pris l’initiative d’auditer l’ensemble des contrats pétroliers et gaziers afin de garantir une gestion transparente des ressources naturelles. Cet audit vise à s’assurer que les retombées économiques profitent véritablement à la population et à soutenir la prospérité du pays.

Fass Ngom : Mobilisation pour la journée régionale de nettoiement avec l’appui des forces armées

La cité religieuse de Fass Ngom, située dans la région de Saint-Louis, se prépare à accueillir la journée régionale de nettoyage « Setal Sunu Reew », prévue ce samedi. Cet événement, placé sous le signe de l’engagement citoyen, bénéficie du soutien actif des forces armées et de l’implication des autorités locales.

Le gouverneur de la région, Al Hassan Sall, a exhorté les habitants à se mobiliser massivement pour garantir le succès de cette initiative. Lors d’une conférence de presse tenue mardi, il a insisté sur l’importance de cette journée, qui va au-delà du simple assainissement :

« Cette journée ne se limite pas à un acte de nettoyage, mais traduit aussi un engagement citoyen et communautaire », a-t-il déclaré.

La mobilisation vise à préparer Fass Ngom pour la Ziarra du Khalife de Mpal tout en offrant un cadre de vie plus sain à ses habitants. Les participants sont invités à se munir de balais, pelles, et brouettes pour contribuer à cette action collective.

Le colonel Thiendella Fall, commandant de la zone militaire n° 2 couvrant les régions de Saint-Louis, Louga et Matam, a également appelé à une forte participation des populations. Il a salué cette collaboration entre civils et militaires, qu’il considère comme un symbole d’unité nationale.

En plus de contribuer au nettoyage, les forces armées prévoient plusieurs actions sociales pour marquer l’événement. Des consultations médicales gratuites seront organisées dans les centres de santé militaires de Saint-Louis, à l’Île et à Bango, tandis qu’une campagne de don de sang, en partenariat avec les casernes et gendarmeries locales, viendra compléter ces activités.

La journée « Setal Sunu Reew » est perçue comme un événement phare pour la région de Saint-Louis, illustrant l’importance de l’engagement collectif pour un développement harmonieux. En renforçant les liens entre les forces armées et les populations civiles, cette initiative aspire à laisser un impact durable sur la communauté, tant sur le plan sanitaire que social.

Sécurité publique : Fin des missions des ASP sur la voie publique

Dans une décision qui marque un tournant pour le dispositif de sécurité publique, la Direction de la sécurité publique a annoncé la fin des interventions des Agents de Sécurité de Proximité (ASP) dans plusieurs missions clés.

Conformément aux instructions des autorités, un communiqué officiel publié ce 31 décembre 2024 stipule que les ASP ne seront plus autorisés à assurer les missions suivantes :

  • Régulation de la circulation ;
  • Contrôle des véhicules ;
  • Toute autre tâche effectuée sur la voie publique.

La mesure, qui prend effet dès la date de signature de la note, s’inscrit dans une volonté de redéfinir les rôles et responsabilités des différents acteurs de la sécurité publique.

Ce retrait des ASP des espaces publics pourrait signaler une volonté des autorités de recentrer leurs interventions sur des missions plus adaptées à leur formation et à leur cadre de travail. Les ASP, qui jouent un rôle essentiel dans l’appui aux forces de l’ordre, devraient désormais se concentrer sur des tâches spécifiques en dehors de la régulation routière ou du contrôle direct.

Cette décision intervient dans un contexte où les questions de sécurité et d’organisation des forces sur le terrain sont au centre des préoccupations. En redéployant les ASP, le gouvernement pourrait viser une meilleure efficacité dans les interventions de sécurité publique tout en renforçant les capacités des agents spécialisés, comme les policiers et gendarmes, sur la voie publique.

Karim Wade, le PDS et les défis de la réunification : « Je comprends la frustration, mais la priorité est de rassembler toutes les forces libérales »

À l’aube de 2025, Karim Wade, figure centrale du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), a tenu à adresser un message empreint de lucidité et d’espoir au peuple sénégalais, et particulièrement à ses militants. Dans un contexte marqué par les incertitudes et les tensions internes au sein du parti, il a appelé à l’unité et à la reconstruction pour relever les défis futurs.

Le PDS a traversé une année 2024 particulièrement difficile. Les élections législatives anticipées du 17 novembre n’ont pas répondu aux attentes des militants, laissant place à une déception palpable. Karim Wade a reconnu ce revers, tout en appelant à tirer des enseignements de cet échec :

« L’année qui s’achève a été particulièrement éprouvante pour notre parti. Les élections législatives anticipées, bien en deçà de nos attentes, ont laissé un sentiment de frustration et de désarroi chez beaucoup d’entre vous. Je comprends votre frustration, mais, à l’image de son passé glorieux, notre grand parti saura surmonter cette épreuve. »

Il a rappelé que le PDS, sous la direction d’Abdoulaye Wade, a toujours incarné une résilience admirable et a su se relever face aux défis les plus complexes.

Dans son message, Karim Wade a insisté sur la nécessité de dépasser les divisions internes et les scissions qui ont affaibli le parti au fil des années. Il a lancé un appel à toutes les forces libérales pour qu’elles se retrouvent autour d’un projet commun :

« Le PDS a constamment affiché une résilience admirable. Loin de nous abattre, cette épreuve doit nous pousser à nous remettre en cause, à nous rassembler, à élargir nos bases pour reconstruire le PDS avec une énergie renouvelée. Notre priorité est de rassembler toutes les forces libérales. J’invite toutes celles et tous ceux qui se sont éloignés du parti à y reprendre leur place. Nous devons dépasser nos divisions et travailler ensemble au service d’un projet commun. »

Karim Wade a également réaffirmé son engagement personnel à œuvrer pour la renaissance du PDS en tant que force politique majeure au Sénégal. Tout en rendant hommage à la « conduite visionnaire » d’Abdoulaye Wade, il a assuré de sa détermination à renforcer les fondations du parti :

« J’y prendrai ma part pour qu’il redevienne un parti fort, uni, et prêt à assumer pleinement les responsabilités du pays. »

Karim Wade a conclu son message en adressant ses vœux de nouvel an à l’ensemble des Sénégalais, tout en exprimant sa foi dans l’avenir du pays et du PDS. Son appel à la résilience et au travail collectif reflète la volonté de tourner la page des échecs pour préparer un avenir plus prometteur.

M. Le président, à ce rythme, vous serez un champion des déclarations d’intentions (Par Thierno Bocoum)

Monsieur le Président de la République, 

Suite à votre adresse à la nation de ce 31 décembre 2024, nous notons que vous saviez donc que vous n’aviez pas besoin de loi pour un appel à candidature aux postes nominatifs. 

Pourquoi n’aviez vous pas procédé à cet exercice dès le début de votre mandat et ainsi, respecter vos promesses de campagne ?

Votre idée de plateforme ‘Ligeeyal Sa Reew’, est une bonne option mais ceux qui sont déjà nommés vont-ils être limogés pour permettre aux plus méritants de prendre service ? Où ces derniers devront attendre ? 

Monsieur le président Bassirou Diomaye Faye, votre attachement à la paix et à la stabilité est à saluer. Cela revient comme une chanson dans vos différents discours.

 Votre adresse à la nation de ce 31 décembre n’est pas une exception. 

Qu’en est-il de votre attachement à le matérialiser par des actes ? 

À la veille des élections législatives, vous l’aviez exprimé avec force,  mais c’est la tête de liste  de Dakar de votre parti qui a demandé que des machettes et des couteaux soient utilisés.
Qu’en est-il de  l’attaque du siège de Sàmm Sa Kàddu suite  à cette malheureuse déclaration ? 

C’est aussi votre Premier ministre qui avait demandé à envahir la maison d’un candidat tête de liste en l’occurrence Barthelemy Dias et à attaquer le convoi de Sàmm Sa Kàddu exposant ses leaders à la violence de ses partisans.

Étais-ce avec votre onction, lui qui a votre « confiance totale » ?

M. Le Président de la République

Votre volonté de transparence en donnant plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’Ordre national des expert dans le Comité d’orientation stratégie du pétrole et du gaz (COS PETROGAZ) est une bonne chose. 
Cependant, Monsieur le Président pourquoi avoir logé le fond intergénérationnel à la présidence de la République alors que la loi  n°2022-09 encadrant la répartition et la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures prévoit sa gestion par le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques du Sénégal (FONSIS S.A.) ? Et le Décret n° 2024-153 avait, en conséquence, déjà fixé les modalités de gestion et d’administration du FIG. 

Comment expliquer une telle
mesure dans un souci de transparence exprimé ? 

M. Le président de la République, nous vous encourageons pour la décision de fermeture des bases militaires étrangères dès 2025. C’est une question de souveraineté non négociable. 

Monsieur le Président, je termine cette note par attirer votre attention sur le fait que le nom « Plan Diomaye pour la Casamance » n’est pas approprié dans une république. Même si l’idée est bonne, personnaliser le nom d’un plan jure avec le principe de la continuité de l’Etat. La forme étatique du pouvoir politique est une forme impersonnelle dans laquelle le pouvoir politique est conçu comme distinct de celui qui l’exerce.

Bonne et heureuse année, Monsieur le président de la République. 

Thierno Bocoum
Président AGIR

Fillette tuée à Malika : Arrestation du présumé meurtrier après une cavale

Le meurtre tragique de D. Sow, une fillette de 12 ans, retrouvée morte dans une salle de bain à Malika, a connu un tournant décisif avec l’arrestation du principal suspect. El Hadj Modou Fall, en cavale depuis le crime, a été appréhendé à Tivaouane-Peulh par les hommes du lieutenant Amadou Niane, chef de service intérimaire du commissariat de Malika.

Après la découverte du corps sans vie de la jeune fille, les forces de l’ordre ont immédiatement lancé une enquête approfondie. Les investigations, menées avec une détermination sans faille, ont permis de localiser et d’arrêter le suspect dans la localité de Tivaouane-Peulh. Une fois ramené au commissariat de Malika, El Hadj Modou Fall aurait reconnu les faits lors d’un interrogatoire sommaire.

Les constatations préliminaires des enquêteurs privilégient la thèse d’une tentative de viol qui aurait dégénéré en meurtre. Le corps de la victime présentait des signes de violence, notamment une tuméfaction près de l’œil. Ces éléments laissent à penser que l’enfant a été agressée avant sa mort.

Pour approfondir l’enquête et établir les circonstances exactes du drame, la police technique et scientifique a été sollicitée. Des prélèvements ont été effectués sur la scène du crime, en vue d’éventuelles analyses ADN et de l’identification de preuves matérielles incriminantes.

Le meurtre de la jeune D. Sow a plongé Malika dans une onde de choc et de tristesse. Les habitants, bouleversés par l’atrocité des faits, appellent à la justice et à des mesures renforcées pour protéger les enfants de la localité.

Le présumé meurtrier, quant à lui, sera bientôt présenté devant le procureur pour répondre de ses actes. Ce drame rappelle la nécessité de renforcer la sensibilisation et la vigilance face aux violences faites aux enfants, qui continuent de constituer un fléau dans de nombreuses communautés.

Îles Canaries : une première pirogue en 2025 accoste à Tenerife avec 60 migrants, dont deux morts

Le mercredi 1er janvier 2025, une embarcation transportant 60 migrants a accosté sur les côtes de Tenerife, dans les Îles Canaries. Ce tragique voyage a coûté la vie à deux des passagers, selon les informations rapportées par les services d’urgence locaux.

Cette arrivée marque un début d’année douloureux, faisant écho aux événements des derniers jours de 2024, où les Canaries ont enregistré un nombre record de migrants. Durant la dernière semaine de décembre, 1 933 migrants, à bord de 34 embarcations, ont atteint les îles, avec un décès signalé. Le nombre élevé de traversées montre que la crise migratoire vers cet archipel, porte d’entrée vers l’Europe, reste alarmante.

L’embarcation arrivée à Las Galletas, dans le sud de Tenerife, a accosté par ses propres moyens. Les autorités ont été alertées peu après 10 h, selon les informations du 112 Canarias. Ce débarquement est le premier signalé depuis lundi 30 décembre 2024, date à laquelle deux pirogues transportant environ 150 migrants avaient accosté à Gran Canaria, dont l’une avait été secourue à 20 km des côtes.

Ces voyages périlleux, souvent effectués dans des conditions précaires, témoignent du désespoir des candidats à l’exil. Les embarcations surchargées et mal équipées ne garantissent pas la sécurité des passagers, exposés aux intempéries et à la faim durant de longues journées en mer.

L’année 2024 s’est terminée avec des chiffres record pour les Îles Canaries. Plus de 30 000 migrants ont été enregistrés sur l’archipel au cours de l’année, une augmentation significative par rapport à 2023. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise migratoire qui affecte la région et mettent en lumière les défis humanitaires et logistiques auxquels sont confrontées les autorités locales.

Les opérations de secours, bien que cruciales, peinent à répondre aux besoins croissants. De nombreux migrants arrivent dans un état de santé précaire, nécessitant des soins médicaux d’urgence et une prise en charge immédiate. Les ressources des autorités locales, des ONG et des organisations internationales sont constamment mises à rude épreuve face à l’ampleur de cette crise.

L’arrivée de cette première embarcation en 2025 rappelle que les causes profondes de cette migration – pauvreté, conflits, instabilité politique et changements climatiques – restent non résolues. Les trajets maritimes périlleux à destination des Canaries continueront tant que ces facteurs pousseront des milliers de personnes à quitter leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure.

Alors que l’Europe est appelée à intensifier ses efforts pour une gestion globale et humanitaire de cette crise, les Îles Canaries se préparent à une année 2025 qui s’annonce tout aussi éprouvante que l’année écoulée.

Saly : Des pétards provoquent un incendie à l’hôtel Espadon

Les célébrations du Nouvel An ont failli tourner au drame à Saly, l’une des principales stations balnéaires du Sénégal. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, l’hôtel Espadon, désormais fermé, a été partiellement ravagé par un incendie causé par des pétards utilisés pour marquer le passage à la nouvelle année.

À minuit, comme le veut la tradition, des feux d’artifice et des pétards ont été tirés dans plusieurs endroits de la station balnéaire pour illuminer le ciel et célébrer la nouvelle année. Malheureusement, l’un de ces pétards aurait atterri dans l’enceinte de l’hôtel Espadon, provoquant un feu qui s’est rapidement propagé.

Selon les informations, l’incendie a détruit quatre cases situées dans l’établissement. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers des brigades de Saly et de Mbour sont intervenus efficacement pour maîtriser les flammes et limiter les dégâts.

Heureusement, aucun blessé n’a été déploré, car l’hôtel Espadon ne fonctionnait plus à ce moment-là. Cependant, cet incident rappelle les dangers liés à l’utilisation imprudente de pétards et de feux d’artifice, notamment dans des zones où les structures sont faites de matériaux inflammables.

Cet événement pourrait relancer le débat sur la réglementation et l’encadrement strict de l’utilisation des feux d’artifice, particulièrement dans des lieux à risque.

Pour l’instant, les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles mesures à prendre pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Bassirou Diomaye Faye annonce une réforme du COSPETROGAZ pour une gestion transparente des ressources pétrolières et gazières

Lors de son discours à la nation du 31 décembre 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye a annoncé une mesure majeure pour garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières du pays. Il a officialisé la réorganisation du Comité d’Orientation stratégique du pétrole et du gaz (COSPETROGAZ), à travers un nouveau décret visant à élargir sa composition et renforcer son rôle.

« C’est dans cette logique que j’ai pris un nouveau décret organisant le COSPETROGAZ, pour y donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’Ordre national des experts », a déclaré le chef de l’État, soulignant sa volonté d’inclusivité et de transparence.

Cette réforme s’inscrit dans une démarche de gouvernance participative, en impliquant divers acteurs clés de la société. L’élargissement du comité vise à garantir une exploitation des ressources pétrolières et gazières dans l’intérêt exclusif de l’économie nationale, tout en prenant en compte les aspirations des générations actuelles et futures.

Le Président Faye a réitéré son engagement à ce que ces ressources, perçues comme une bénédiction pour le pays, soient gérées de manière à renforcer le développement durable et à éviter tout gaspillage. « J’entends ainsi garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières au profit de l’économie nationale et des générations actuelles et futures », a-t-il affirmé.

La réorganisation du COSPETROGAZ marque un tournant dans la gestion stratégique des hydrocarbures au Sénégal. En intégrant des représentants de l’opposition, de la société civile, et de corps professionnels comme l’Ordre national des experts, le comité devient une plateforme plus représentative, capable de superviser les activités liées au pétrole et au gaz avec impartialité et rigueur.

Les syndicats, souvent en première ligne pour défendre les intérêts des travailleurs, pourront également jouer un rôle crucial dans la défense des droits des employés du secteur et veiller à ce que les bénéfices des hydrocarbures se traduisent par des opportunités pour tous les citoyens.

Alors que le Sénégal s’apprête à devenir un acteur majeur sur la scène énergétique mondiale grâce à l’exploitation des champs pétroliers et gaziers de Sangomar et de GTA, la gestion transparente et équitable de ces ressources reste une priorité. Avec cette réforme, le Président Bassirou Diomaye Faye pose les jalons d’une politique énergétique inclusive et tournée vers le développement durable.

Les prochaines étapes consisteront à évaluer l’impact de cette réforme sur le terrain, notamment en matière d’efficacité de gestion, de répartition des revenus et de protection des intérêts nationaux.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye annonce le lancement de la plateforme « Ligeyyal sa reew »

Dans son traditionnel message à la nation du mardi 31 décembre 2024, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a dévoilé une initiative inédite visant à renforcer l’inclusivité et la transparence dans l’accès à l’emploi public. Baptisée « Ligeyyal sa reew » (Travaille pour ton pays), cette plateforme numérique sera officiellement lancée au cours du premier trimestre de 2025.

« Ligeyyal sa reew » a pour ambition de révolutionner l’accès à l’emploi public en permettant à tout Sénégalais, qu’il réside sur le territoire national ou qu’il fasse partie de la diaspora, de postuler à des emplois publics via des concours transparents. Cette plateforme ne se limitera pas seulement à l’emploi, mais s’ouvrira également à ceux qui souhaitent proposer des projets innovants ou des opportunités d’investissement au gouvernement.

« Cette initiative s’inscrit dans notre volonté de moderniser la gestion publique et de rapprocher l’État des citoyens. Chaque Sénégalais, quelle que soit sa localisation ou sa condition, doit avoir une chance de contribuer activement au développement de notre nation », a déclaré le chef de l’État lors de son allocution.

Le Président a également annoncé avoir instruit l’Office d’Organisation et de Méthodes (OOM) de travailler activement sur les modalités de mise en œuvre de la plateforme. L’OOM sera chargé d’identifier les postes-clés à pourvoir, de concevoir des fiches descriptives des fonctions concernées, et d’élaborer les règles qui encadreront le fonctionnement du Comité de Sélection des Candidats.

Ce comité aura pour mission d’assurer une sélection équitable et basée sur le mérite, conformément aux objectifs de transparence prônés par le gouvernement. Les propositions issues de ce travail seront soumises au président à l’issue du processus de nomination.

Le Président Diomaye Diakhar Faye a particulièrement insisté sur l’inclusion de la diaspora sénégalaise dans cette initiative. « Nos compatriotes vivant à l’étranger jouent un rôle clé dans le développement économique et social de notre pays. Ils doivent pouvoir contribuer encore davantage à travers leur expertise et leurs projets », a-t-il souligné.

Cette initiative s’inscrit dans une série de réformes engagées par le gouvernement depuis l’accession au pouvoir du président Diomaye Diakhar Faye, visant à renforcer la participation citoyenne et à dynamiser le développement économique. Avec « Ligeyyal sa reew », l’État espère promouvoir une administration plus inclusive, innovante, et adaptée aux défis actuels.

Bassirou Diomaye Faye s’attaque à la fragmentation politique dans son message à la Nation

Dans son traditionnel message à la Nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a abordé plusieurs sujets cruciaux pour l’avenir du Sénégal. Parmi eux, la question de la fragmentation excessive du paysage politique a occupé une place centrale.

Le chef de l’État a dénoncé ce qu’il qualifie d’« inflation des partis politiques », un phénomène qu’il attribue à une application laxiste des lois régissant la création des formations politiques. « Cette dispersion des forces politiques, bien qu’elle reflète une certaine diversité, affaiblit notre démocratie et compromet la qualité du débat public », a-t-il déclaré avec fermeté.

Avec plus de 300 partis officiellement enregistrés, le Sénégal est confronté à une prolifération des structures politiques qui dilue les forces et complique la gouvernance. Le président a souligné que cette fragmentation, loin de renforcer la vitalité démocratique, nuit à l’efficacité des institutions et à la lisibilité de l’offre politique.

« L’inflation partisane pose un réel défi à notre démocratie, car elle rend difficile l’émergence d’un consensus autour des grandes orientations nationales. Cette situation n’est pas tenable si nous voulons construire un Sénégal uni et tourné vers l’avenir », a-t-il affirmé.

Pour répondre à ce défi, Bassirou Diomaye Faye a annoncé la tenue de concertations nationales sur le système politique sénégalais. Ces discussions, qui réuniront les acteurs politiques, la société civile et les institutions, auront pour objectif de repenser l’organisation du paysage politique afin de le rendre plus cohérent et plus adapté aux aspirations des citoyens.

« Ces réformes ne viseront pas à restreindre les libertés, mais à renforcer la démocratie. Il s’agit de bâtir un système politique qui reflète véritablement les attentes du peuple sénégalais tout en garantissant une gouvernance efficace », a précisé le président.

Au-delà de la rationalisation du système politique, Bassirou Diomaye Faye a évoqué des réformes plus larges pour rapprocher l’État des citoyens et répondre à leurs aspirations. « Toutes ces réformes, comme d’autres, visent uniquement à asseoir les bases d’un Sénégal fier de ses valeurs et intransigeant sur sa souveraineté », a-t-il conclu.

Adresse à la nation de SEM. Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal

Sénégalaises Sénégalais Hôtes étrangers qui vivez parmi nous, en cette terre africaine du Sénégal 
 
Ce dernier soir de l’année est, comme à l’accoutumée, un moment propice pour une introspection individuelle et collective. Un moment pour se souvenir mais aussi, et surtout, pour se projeter vers un futur serein à construire par un effort collectif inédit.  
Je formule pour vous mes vœux les plus ardents de paix, de santé et de prospérité. Puissent les mois à venir être un temps d’accomplissements pour chacun, pour vos familles, et pour le Sénégal tout entier.
Mes pensées vont d’abord à celles et ceux qui nous ont quittés cette année. Je prie pour leur repos éternel et présente mes condoléances émues à leurs familles. J’adresse également un message de courage à tous ceux qui affrontent la maladie, les rigueurs carcérales ou l’adversité du quotidien : le Sénégal ne détournera jamais son regard de vos peines.
Je rends un vibrant hommage à toutes les femmes du Sénégal, infatigables travailleuses et gardiennes du temple familial et de l’équilibre social de notre pays.
Je salue nos compatriotes de la diaspora, dont l’engagement et la détermination font rayonner l’image de notre pays partout dans le monde. Je tiens à vous exprimer la reconnaissance de la nation. 
Je rends aussi un hommage appuyé à nos Forces de défense et de sécurité : votre discipline, votre professionnalisme et votre courage garantissent notre souveraineté et contribuent significativement à la paix et à la sécurité dans le monde.  
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Il ne saurait y avoir de véritable progrès sans une paix durable. C’est pourquoi l’une de mes priorités reste la paix définitive en Casamance. C’est un impératif pour permettre à tous les projets de développement, portés par la Vision Sénégal 2050 dans le Pôle Économique Sud de voir le jour. Dans cette perspective, j’ai initié le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC), afin d’accompagner le retour des populations déplacées et de soutenir le processus de paix en Casamance.
Je sais par ailleurs que chaque foyer sénégalais aspire à de meilleures conditions de vie, à une justice sociale accrue et à la certitude que l’État sert véritablement l’intérêt général. C’est pour répondre à cette légitime aspiration que le Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, à qui je réitère ma confiance absolue, a présenté devant l’Assemblée nationale sa Déclaration de Politique Générale. Il y a détaillé les grandes orientations de notre programme de gouvernement, adossé à l’Agenda National de Transformation – Sénégal 2050, pour redresser le pays et replacer le citoyen au cœur de l’action publique.
C’est dans ce même esprit que nous avons choisi la concertation et la consultation comme fil conducteur de notre gouvernance afin de faire de chaque citoyen un acteur décisif de la rupture et de de la construction nationale. Les Assises de la Justice et les Etats généraux du Transport ou de l’Industrie, déjà tenus, en témoignent éloquemment. Cette démarche se poursuivra à travers les Assises nationales des Daaras et les concertations sur l’Enseignement supérieur ainsi que dans d’autres secteurs, pour renforcer l’adhésion et la participation de tous. 
Par ailleurs, au courant du premier trimestre de 2025, le Gouvernement lancera la plateforme Ligeeyal sa reew, qui permettra à chaque Sénégalais, d’ici comme de la diaspora, de déposer sa candidature aux postes publics en compétition ou de proposer des projets et opportunités d’investissement. 
J’ai déjà instruit le Bureau Organisation et Méthode, de travailler à l’identification des postes clefs devant être mis en compétition, de proposer des modèles types de fiches de postes et des règles d’organisation et de fonctionnement du comité de sélection des candidats qui me seront soumis, au bout du processus, pour nomination.
 
 
Mes chers compatriotes, 
Malgré les défis et les incertitudes rencontrés en 2024, cette année charnière aura surtout été marquée par l’expression d’aspirations majeures défendues au prix de grands sacrifices, par la vigueur de la raison démocratique et par l’émergence de perspectives porteuses d’espoir.
En effet, le 24 mars 2024, vous m’avez largement accordé votre confiance, m’offrant ainsi le suprême honneur de présider aux destinées du peuple Sénégalais. Dans une logique démocratique et une belle cohérence électorale, vous avez confirmé et parachevé votre choix, dans les urnes, le 17 novembre dernier, en nous confortant d’une majorité parlementaire incontestable. Le mandat populaire est ainsi clair et sans équivoque. Il nous appartient de le dérouler avec rigueur, fidélité et dévotion. 
Je m’y engage !
A cet instant solennel, je voudrais rendre grâce à Dieu et remercier le vaillant peuple sénégalais pour sa grande maturité démocratique saluée et reconnue dans le monde entier.
Pour ma part, j’ai minutieusement décrypté ce puissant message venu du fond des urnes : dans leur grande majorité, les sénégalais nous ont « prêté » les clés pour ouvrir les portes du changement systémique ainsi que les fenêtre de la transformation nationale, dans la droiture, la probité et l’exemplarité jub,
jubal, jubbanti !
C’est dans cette logique que j’ai pris un nouveau décret organisant le Comité d’Orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ) pour y donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’ordre national des experts. J’entends ainsi garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières au profit de l’économie nationale, et des générations actuelles et futures.
Toutefois, force est de reconnaître, qu’aucun changement, aucune rupture n’est possible dans un environnement de corruption endémique. Si nous voulons le changement, nous devrons résolument être prêts à nous réformer nous-mêmes, dans nos comportements face au bien public, et dans notre manière de servir la collectivité. 
Voilà pourquoi, au-delà de la modification de la loi portant statut général de la fonction publique, quatre (04) lois sur la transparence et la bonne gouvernance seront soumises à la représentation nationale. Elles portent sur la protection des lanceurs d’alerte, la réforme de l’organe de lutte contre la corruption, l’accès à l’information et la déclaration de patrimoine.
Concernant la déclaration de patrimoine, elle sera généralisée à tous les agents de la fonction publique, sans exception, ainsi qu’à tous les postes électifs ou nominatifs impliquant une gestion budgétaire, quelle qu’en soit l’importance. Les modalités de publicité et de mise à jour des déclarations souscrites seront définies par la loi.  
 
Mes chers compatriotes ; 
Je suis pleinement conscient des difficultés que les Sénégalais ont traversé ces dernières années. C’est pourquoi, face à la vie chère et malgré une conjoncture économique plus que difficile, dès les premières semaines de mon mandat, le gouvernement a pris des mesures concrètes pour soutenir les producteurs locaux et réduire le prix des denrées de premières nécessités. 
D’un autre côté, les réformes institutionnelles en cours avec la suppression du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) se poursuivront au courant de l’année 2025. Le comité restreint que j’ai déjà mis en place pour l’identification des lois et décrets à prendre ou à abroger est à pied d’œuvre pour matérialiser les consensus forts issus des assises de la Justice. 
Par ailleurs l’inflation notée des partis politiques, favorisée par une application trop laxiste des textes en vigueur, a conduit à une fragmentation excessive et une inflation préoccupante, préjudiciable à une respiration démocratique de qualité. 
Dans un avenir proche, des concertations sur notre système politique se tiendront dans le but d’y apporter plus de lisibilité, plus de transparence et plus de rationalisation. 
Toutes ces réformes, comme d’autres, visent uniquement à rapprocher l’État des citoyens, à mieux prendre en charge leurs aspirations et à asseoir les bases d’un Sénégal fier de ses valeurs et intransigeant sur sa souveraineté.
La diplomatie sénégalaise, fidèle à sa doctrine, continuera à promouvoir les idéaux de paix et de justice tout en apportant sa solidarité agissante et son soutien actif aux peuples opprimés du monde. Tous les amis du Sénégal seront traités comme des partenaires stratégiques, dans le cadre d’une coopération ouverte, diversifiée et décomplexée.
D’ores et déjà, j’ai instruit le Ministre des forces armées de proposer une nouvelle doctrine de coopération en matière de défense et de sécurité, impliquant, entres autres conséquences, la fin de toutes les présences militaires de pays étrangers au Sénégal, dès 2025.
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Prenons le temps de nous regarder dans le miroir de notre histoire et de nos valeurs, pour nous rappeler qui nous sommes, d’où nous venons et où nous aspirons à aller.
Au-delà des réformes et des politiques, arrêtons-nous un moment pour évoquer, en profondeur, ce qui nous unit. Cette exigence d’unité et de fraternité quasi existentielle pour bâtir l’avenir que nous voulons, nous rappelle l’importance de cette communion nationale autour de la même flamme de l’espoir, de la solidarité et du vivre-ensemble.
C’est dans un esprit d’humilité et de détermination que nous construisons, pierre après pierre, le Sénégal que nous voulons. Cette œuvre exige la mobilisation de toutes les énergies et s’appuie sur un esprit de solidarité, de tolérance, de don de soi et de dépassement. 
Des épreuves les plus dures de l’esclavage, aux luttes contemporaines pour l’indépendance et la démocratie en passant par la colonisation, nous avons démontré, avec constance, une résilience inébranlable. 
C’est dans cet esprit et par devoir de mémoire, de vérité et de justice, que nous avons commémoré, pour la première fois l’anniversaire du massacre de Thiaroye. Nous avons voulu, d’une part, rendre hommage aux victimes et graver leur mémoire dans notre conscience collective. Et, d’autre part, jeter les bases de la restauration de la vérité historique sur cet épisode tragique de notre histoire.
La même dette morale nous engage, aussi envers les victimes des évènements survenus entre mars 2021 et février 2024 et leurs familles. Nous ne pouvons rechercher la vérité sur des faits survenus il y a 80 ans et accepter l’omerta sur les évènements tragiques vécus ces quatre dernières années. 
Ce faisant, il ne s’agira pas d’une revanche à prendre, mais d’une justice à rendre aux victimes et à leurs famillesde les apaiser, et de réaffirmer la sacralité de la vie humaine.
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Ma conviction profonde est que nous sommes un peuple singulier. Un peuple aux racines profondément ancrées dans la diversité de nos langues, de nos coutumes et de nos valeurs. Mais, qui a su faire de cette diversité une grande force.
Forts de cet héritage, il nous appartient aujourd’hui d’écrire un nouveau chapitre de notre histoire, où notre souveraineté est pleinement assumée, notre justice réellement vécue, et notre prospérité partagée par tous : lu ñëpp bokk ñëpp jotci ! 
Pour cela, nous devons plus que jamais nous rappeler qui nous sommes. Et nous revêtir du majestueux manteau hérité de nos devanciers, fait des valeurs précieuses que nous avons pris l’engagement de remettre au cœur de notre projet de société et de promouvoir. 
En ma qualité de gardien des institutions et garant de l’unité nationale, tout en encourageant l’expression libre, constructive et plurielle des idées, je resterai vigilant et intransigeant face à toutes les menaces sur la paix, la stabilité et notre bien commun. Au demeurant, je garde à l’esprit que nous devons conjuguer fermeté sur les principes et ouverture d’esprit pour préserver l’équilibre de notre démocratie et la cohésion de notre pays.
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Grande est ma préoccupation quant à la montée du communautarisme et des discours de haine qui se propagent parfois dans les médias traditionnels et très souvent dans les réseaux sociaux. Ces dérives nourrissent la division et fragilisent ce socle commun que nous avons patiemment édifié : la cohésion sociale et la stabilité qui sont l’âme même de notre Nation.
Nous devons tous prendre conscience que le Sénégal souverain, juste et prospère que nous travaillons à matérialiser pour le bien de tous, ne verra le jour que dans l’unité. Conscients de ce que nous sommes un peuple en compétition avec les autres, entretenons le culte du travail bien fait et de l’excellence, afin de prouver au monde, par des réalisations concrètes, que le Sénégal a les ressources humaines de qualité pour accomplir de grandes choses.
A notre jeunesse, ardente et créative, je vous encourage à développer vos talents, à innover, à vous ouvrir au monde en restant ancrés dans nos valeurs. Votre énergie et votre détermination sont les véritables moteurs de notre pays. Le gouvernement sera à votre écoute et à vos côtés pour vous soutenir et vous aider à vous réaliser, à être utiles à vous-mêmes, à vos familles et à votre pays.
Ensemble, prouvons que le Sénégal est une terre de promesses et de possibles et édifions un Sénégal uni, souverain, juste et prospère pour les générations actuelles et futures.
Bonne et heureuse année 2025 !
Que Dieu bénisse le Sénégal et l’Afrique ! 
Dewenëti !

Discours du Président Bassirou Diomaye Faye : Le Plan Diomaye pour une paix durable en Casamance

Lors de son discours à la nation du mardi 31 décembre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement à instaurer une paix définitive en Casamance, région marquée par des décennies de conflit. Selon le chef de l’État, cette paix est essentielle à la réussite des projets de développement inclus dans la vision Sénégal 2050, particulièrement dans le pôle économique sud.

“La paix en Casamance n’est pas une option, mais un impératif”, a déclaré le président. Il a souligné que l’absence de stabilité freine les initiatives de développement dans cette région riche en ressources naturelles et dotée d’un potentiel économique stratégique. Le chef de l’État a insisté sur le fait qu’une paix durable en Casamance constitue la pierre angulaire des efforts visant à réaliser les objectifs de la vision Sénégal 2050, un plan ambitieux visant à faire du pays un hub de prospérité économique et sociale.

Dans cette perspective, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le lancement du Plan Diomaye pour la Casamance, une initiative qui vise à accompagner le retour des populations déplacées par le conflit, à reconstruire les infrastructures détruites, et à renforcer le processus de réconciliation.

Ce plan s’articule autour de trois axes principaux :

1. Le retour et la réintégration des populations déplacées : Le gouvernement prévoit un appui matériel et financier pour les familles ayant fui la région afin de leur permettre de regagner leurs localités en toute sécurité.

2. La reconstruction des infrastructures : Les priorités incluent la réhabilitation des routes, des écoles, des centres de santé et des marchés pour relancer l’économie locale.

3. Le renforcement du dialogue et de la réconciliation : En collaboration avec les acteurs locaux et internationaux, l’État s’engage à intensifier les négociations avec les groupes armés et à promouvoir des initiatives communautaires favorisant la coexistence pacifique.

Le président Faye a également appelé à la solidarité des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds pour soutenir ce plan ambitieux. “Le défi de la paix en Casamance dépasse les frontières nationales. C’est un enjeu régional et mondial”, a-t-il affirmé.

Les réactions à ce discours sont largement positives. De nombreux leaders d’opinion et représentants de la société civile en Casamance saluent cette initiative et espèrent qu’elle marquera un tournant décisif dans la résolution du conflit.

Cependant, certains observateurs appellent à la vigilance. “Le succès du Plan Diomaye dépendra de sa mise en œuvre concrète et de la volonté politique de toutes les parties impliquées”, avertit un analyste politique basé à Ziguinchor.

Discours à la nation : Le Président Bassirou Diomaye Faye annonce des réformes majeures sur la gouvernance et la transparence

Lors de son discours traditionnel à la nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé une série de projets législatifs ambitieux visant à renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Ces réformes, qui seront soumises à l’Assemblée nationale dans les prochains jours, marquent un tournant décisif dans son mandat.

Dans son allocution, le président a annoncé l’introduction de quatre lois fondamentales destinées à consolider les mécanismes de transparence et de lutte contre la corruption. Ces textes, élaborés dans le cadre de son engagement pour une « République irréprochable », portent sur les thématiques suivantes :

1. La protection des lanceurs d’alerte : Cette loi vise à protéger juridiquement les individus qui signalent des pratiques illicites ou contraires à l’éthique au sein des administrations publiques et des entreprises privées. « Les lanceurs d’alerte sont des acteurs essentiels de la lutte contre la corruption. Nous leur devons un cadre légal qui garantit leur sécurité et leur anonymat », a affirmé le chef de l’État.

2. La réforme de l’organisation contre la corruption : Le projet propose de renforcer les prérogatives des institutions de lutte contre la corruption, en leur conférant une autonomie accrue et en rendant leurs décisions exécutoires. Cette réforme inclut également une meilleure coordination entre les différents organes impliqués dans cette lutte.

3. L’accès à l’information : Une nouvelle loi sur la transparence permettra aux citoyens de disposer d’un droit élargi à l’information publique. Les administrations seront tenues de publier régulièrement des rapports sur leur gestion et leurs dépenses. « Un citoyen informé est un citoyen capable de participer pleinement à la vie publique », a souligné le président.

4. La déclaration du patrimoine : Ce projet impose une déclaration obligatoire et exhaustive du patrimoine des responsables publics avant, pendant, et après leur mandat. Une agence indépendante sera chargée de vérifier ces déclarations et de publier les résultats.

Outre ces réformes sur la gouvernance, le président a également annoncé une modification de la loi portant statut général de la fonction publique. L’objectif est de moderniser l’administration pour la rendre plus efficace, inclusive et adaptée aux défis du 21e siècle. « Nos agents publics doivent bénéficier de conditions de travail à la hauteur de leurs missions. Cette réforme s’inscrit dans la volonté de valoriser leur rôle et d’améliorer leurs performances », a-t-il déclaré.

Le discours du président s’est conclu sur un appel à l’unité nationale et à l’engagement citoyen. « Ces réformes ne seront pleinement efficaces que si elles sont accompagnées d’un changement de mentalités. Ensemble, bâtissons une société fondée sur l’intégrité, la justice et la transparence », a-t-il exhorté.

Sénégal : Le gouvernement précise l’allocation des fonds controversés de 5 milliards et 108 millions de F CFA

Dans un contexte politique tendu, marqué par des interrogations sur la gestion des fonds publics, le gouvernement sénégalais a publié un communiqué, mardi, pour clarifier les affaires dites des 5 milliards et des 108 millions de F CFA, qui agitent les débats au sein de l’opinion publique et touchent de près le régime du Pastef.

Selon le document, ces 5 milliards de F CFA, inscrits dans le Projet de Loi de Finances rectificative 2024 adopté par l’Assemblée nationale le 28 décembre 2024, sont destinés à soutenir les ex-détenus et autres victimes des violences survenues lors de la période pré-électorale allant du 1er février 2021 au 25 février 2024.

Le gouvernement assure que l’utilisation de ces fonds sera encadrée par un Comité interministériel mis en place par arrêté du ministre de la Famille et des Solidarités, n°17 450 MFS/SG/CAJ, daté du 30 juillet 2024. Ce comité a pour mission de proposer des critères stricts pour l’attribution des ressources, afin de garantir leur utilisation équitable et transparente.

« Les ressources seront affectées en tenant compte des critères proposés par le Comité interministériel, qui veillera à ce que l’aide atteigne les bénéficiaires ciblés, notamment les victimes des événements pré-électoraux », précise le communiqué.

Cependant, cette annonce n’a pas apaisé les interrogations, bien au contraire. Certains observateurs dénoncent un manque de clarté dans la procédure de gestion des fonds et craignent que ces ressources soient détournées à des fins politiques. Les 5 milliards de F CFA alloués aux victimes des violences politiques, ainsi que les 108 millions de F CFA également mentionnés dans le débat, suscitent des débats houleux au sein de l’opinion publique.

Pour l’opposition et une partie de la société civile, il est urgent d’obtenir davantage d’explications sur l’origine des fonds, les bénéficiaires ciblés, et les mécanismes de contrôle de leur allocation. « Nous exigeons un audit indépendant sur cette affaire, car il est hors de question que ces fonds servent à récompenser des acteurs politiques », a déclaré un membre de la plateforme citoyenne Aar Li Nu Bokk.

À moins de deux mois des élections générales prévues en février 2025, ce dossier pourrait peser sur le climat politique déjà électrique. Tandis que le gouvernement s’efforce de justifier ses décisions et de rassurer l’opinion publique, l’opposition continue de dénoncer ce qu’elle perçoit comme des pratiques opaques et clientélistes.

L’issue de cette polémique reste à suivre, d’autant plus que les décisions liées à ces fonds risquent de jouer un rôle clé dans l’appréciation de la gestion gouvernementale par les électeurs.

La Cour d’appel de Dakar rejette le recours de Barthélémy Dias contre sa révocation

La Cour d’appel de Dakar s’est prononcée, ce mardi, sur le recours introduit par Barthélémy Dias, maire de la ville de Dakar, concernant sa révocation décidée par le préfet du département de Dakar. Selon Me Pouye, un des avocats de Barthélémy Dias, la juridiction a rejeté la requête de son client, confirmant ainsi la mesure administrative contestée.

Cette décision fait suite à une controverse juridique et politique liée à la gestion de la mairie de Dakar. La révocation de Barthélémy Dias avait été actée après qu’un militant du parti Pastef, Bayna Guèye, avait saisi les autorités compétentes, pointant un cas de démission implicite. Cette demande avait conduit le préfet à constater la supposée vacance du poste, entraînant la révocation du maire.

Barthélémy Dias, dénonçant une décision qu’il considère comme arbitraire et politiquement motivée, avait déposé un recours en annulation auprès de la Cour d’appel. Ses avocats ont insisté sur le caractère injustifié et illégal de la décision, arguant que leur client n’avait pas démissionné de ses fonctions et que l’interprétation du préfet constituait un abus de pouvoir.

Le rejet de ce recours par la Cour d’appel marque un tournant dans ce dossier qui, au-delà des considérations juridiques, revêt une forte connotation politique. Barthélémy Dias, figure influente de l’opposition sénégalaise et proche allié de Khalifa Sall, voit son mandat à la tête de la capitale brusquement interrompu.

Pour ses partisans, cette révocation s’inscrit dans une série de manœuvres destinées à affaiblir les leaders de l’opposition à l’approche des échéances électorales nationales. De leur côté, les autorités administratives et certains observateurs défendent la légalité de la décision, soulignant que les faits reprochés au maire sont conformes aux dispositions législatives en vigueur.

Interrogé sur la suite à donner à cette décision, Me Pouye a indiqué que l’équipe juridique de Barthélémy Dias n’exclut pas de porter l’affaire devant la Cour suprême, ultime recours possible dans ce type de contentieux. En attendant, cette situation plonge la mairie de Dakar dans une période d’incertitude, notamment quant à la gestion des affaires courantes et à la désignation d’un successeur.

Ndèye Fatou Fall, alias Falla Fleur, officiellement installée à la tête du Conseil d’administration de la SNR

Ce mardi 31 décembre 2024 marque une nouvelle étape pour la Société nationale de Recouvrement (SNR). Ndèye Fatou Fall, plus connue sous le nom de Falla Fleur, a été officiellement installée dans ses fonctions de présidente du Conseil d’administration de l’institution. Elle succède à Monsieur Pape Diouf, à la suite d’une décision prise par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres du 23 octobre 2024.

Cette nomination témoigne de la volonté des autorités de renforcer la gestion et les performances de la SNR, un acteur clé dans la récupération des créances publiques et privées au Sénégal. Lors de la cérémonie d’installation, plusieurs membres du gouvernement, des partenaires institutionnels et des représentants des salariés étaient présents pour saluer l’arrivée de la nouvelle présidente.

Dans son discours, Falla Fleur a exprimé sa gratitude envers le chef de l’État et les membres du gouvernement pour la confiance placée en elle. Elle a également exposé les grandes lignes de sa vision pour la SNR. « Je mesure l’importance de la tâche qui m’attend et m’engage à insuffler une nouvelle dynamique au sein de la SNR. Mon objectif est de moderniser nos processus, améliorer nos performances et renforcer la transparence dans la gestion des recouvrements, en veillant à mieux servir les intérêts de l’État et de nos partenaires privés », a-t-elle déclaré.

Le ministre de l’Économie et des Finances, présent à la cérémonie, a rappelé les défis auxquels la SNR fait face, notamment l’amélioration des mécanismes de recouvrement et le renforcement de la confiance des acteurs économiques. « Avec Madame Falla Fleur, nous sommes confiants que ces défis seront relevés grâce à son expérience, son leadership et sa vision stratégique », a-t-il souligné.

Avant cette nomination, Ndèye Fatou Fall, connue pour son engagement dans les secteurs public et privé, avait déjà marqué les esprits par son sens de l’innovation et son expertise en gestion financière. Son parcours impressionnant et son réseau d’influence font d’elle une figure respectée dans le paysage économique sénégalais.

La SNR, créée pour optimiser la récupération des créances au bénéfice de l’État et des entreprises, occupe une place stratégique dans l’économie nationale. Avec l’arrivée de Falla Fleur à sa tête, les attentes sont grandes pour consolider les acquis et impulser une nouvelle dynamique de développement.

Kaolack : Atelier d’évaluation du projet “Coup d’envoi” mis en place par l’ONG Plan International et piloté par l’Inspection d’Académie

“Nous avons commencé à dérouler les activités dès la première quinzaine du mois de novembre. Dans ce projet, nous avons travaillé avec Ladies’ Tum, une organisation qui s’occupe du football féminin sur le terrain. Quant à nous, à l’Inspection d’Académie de Kaolack, nous nous sommes concentrés sur le volet sensibilisation, en abordant des thématiques telles que les violences basées sur le genre à l’école, le leadership féminin et les mariages précoces. Ces actions nous ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants”, a expliqué Bassirou Sabaly, point focal du projet Coup d’envoi de l’ONG Plan International piloté par l’Inspection d’Académie de Kaolack.

Le projet a impliqué cinq établissements scolaires : le CEM de Koutango, le CEM de Ndramé Escale, le CEM de Keur Mandongo, le CEM de Keur Madiabel Commune, et le Lycée de Keur Maba Diakhou Ba. Dans chaque établissement, une équipe composée de 20 filles et 5 garçons a été constituée. Au total, ce sont 125 élèves qui ont été ciblés.

“Nous avons organisé des sessions d’orientation sur les thématiques évoquées, ainsi que sur les rudiments du football féminin. Ces formations comprenaient les connaissances de base nécessaires pour pratiquer correctement ce sport”, a rappelé Bassirou Sabaly. “L’objectif principal est de faire des filles des leaders. Vous savez, un pays ne peut se développer sans valoriser le potentiel féminin.”

Lors de cet atelier d’évaluation, enseignants, maires et parents d’élèves ont unanimement plaidé pour la pérennisation du projet et même pour son extension aux écoles élémentaires. Cela témoigne des bons résultats enregistrés par le projet Coup d’envoi.

Ibrahima Sall, premier adjoint au maire de la commune de Wack Ngouna et représentant des maires bénéficiaires du projet, s’est également exprimé à ce sujet : “Les principales cibles de ce projet sont issues de l’arrondissement de Wack Ngouna, avec cinq collectivités territoriales impliquées. L’objectif est de promouvoir le leadership chez les filles et de leur donner confiance en elles-mêmes. Nous sommes confrontés à des défis majeurs tels que les grossesses précoces, les maltraitances et les mariages forcés. C’est un combat que nous devons tous mener.”

Il a également souligné l’importance de l’implication des parents, notamment pour autoriser la participation des filles aux activités et aux déplacements, comme ce fut le cas à Thiès. “Nous plaidons pour que ce projet soit étendu aux écoles élémentaires des zones d’intervention afin de renforcer son impact,” a-t-il conclu.

Papa Thione Dieng nommé Directeur des moyens généraux à la Présidence de la République

Dans le cadre des réaménagements stratégiques au sein de l’administration sénégalaise, Monsieur Papa Thione Dieng a été nommé au poste de Directeur des moyens généraux à la Présidence de la République, succédant à Monsieur Oumar Diagne. Cette nomination marque une étape importante dans sa carrière, mettant en lumière son expertise et son parcours académique distingué.

Titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Économie, Papa Thione Dieng possède également un Diplôme Supérieur de Comptabilité (DSC), deux atouts qui traduisent une maîtrise pointue des domaines économiques et financiers. Ces qualifications renforcent sa capacité à gérer les ressources et à optimiser les moyens mis à la disposition de la Présidence pour atteindre ses objectifs.

Le poste de Directeur des moyens généraux revêt une importance cruciale, car il englobe la gestion des ressources matérielles, humaines et logistiques nécessaires au bon fonctionnement de la Présidence. À ce titre, Papa Thione Dieng devra veiller à une gestion rigoureuse, efficace et transparente des moyens, afin d’assurer une continuité opérationnelle et une allocation optimale des ressources.

En remplaçant Monsieur Oumar Diagne, qui a occupé ce poste avec professionnalisme, Papa Thione Dieng hérite d’un défi de taille : maintenir l’excellence dans la gestion des moyens généraux, tout en répondant aux exigences croissantes d’une administration moderne. La transition entre les deux cadres se déroule dans un esprit de continuité et de renforcement des acquis.

La nomination de Papa Thione Dieng témoigne de la confiance placée en lui par les hautes autorités de l’État, qui reconnaissent ses compétences techniques et son sens de la gestion. Son expérience et son expertise sont perçues comme des atouts majeurs pour contribuer à l’efficacité et à la performance des services de la Présidence.

Cheikh Oumar Diagne limogé : une réorganisation stratégique à la Présidence de la République

Par décret présidentiel n°20243559 en date du 30 décembre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé à un remaniement au sein de la Présidence. Monsieur Cheikh Oumar Diagne a été relevé de ses fonctions de Directeur des moyens généraux, remplacé par Monsieur Papa Thione Dieng. Cette décision marque un tournant dans la gestion des ressources au plus haut sommet de l’État.

Titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Économie et d’un Diplôme Supérieur de Comptabilité (DSC), M. Dieng est reconnu pour sa maîtrise des outils de gestion et son expertise en économie et comptabilité. Il est attendu qu’il insuffle une dynamique nouvelle à la gestion des moyens généraux de la Présidence, en veillant à une utilisation rationnelle et optimale des ressources.

Le départ de Cheikh Oumar Diagne intervient dans un contexte tendu, marqué par des controverses successives. L’ancien Directeur des moyens généraux avait récemment suscité l’indignation en qualifiant les Tirailleurs sénégalais de « traîtres », des propos jugés inacceptables par une large partie de l’opinion publique. Cette déclaration, qui a heurté la mémoire collective, s’ajoute à une série de prises de position controversées, notamment son affirmation selon laquelle aucun écrit, même celui d’éminents savants, n’est exempt d’améliorations possibles.

Pour nombre d’observateurs, ce limogeage était devenu inévitable. Les propos de M. Diagne étaient perçus comme un affront à l’histoire et aux valeurs de la nation sénégalaise. Plusieurs associations d’anciens combattants et d’historiens avaient exprimé leur indignation, appelant à des sanctions exemplaires.

Le remplacement par M. Dieng est vu comme un choix stratégique pour rétablir l’image de la Présidence et garantir une gestion rigoureuse des ressources publiques.

Cette décision traduit la volonté de Bassirou Diomaye Diakhar Faye de promouvoir une gouvernance exemplaire, en phase avec les attentes des citoyens. En plaçant un expert chevronné à ce poste clé, le président confirme son engagement à renforcer la transparence et l’efficacité dans l’administration des affaires de l’État.

Sénégal : Vers une réorientation stratégique du financement de l’économie

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis des ressources extérieures, le Sénégal amorce une nouvelle stratégie de gestion de sa dette, privilégiant une plus grande mobilisation des financements domestiques. Une transformation ambitieuse mais confrontée à des défis majeurs.

Au fil des ans, le Sénégal s’est fortement appuyé sur des partenaires étrangers pour financer son développement. Fin 2023, la dette extérieure représentait 74,3 % de l’encours total, dont près de 30 % libellée en dollars. Cette situation rend le pays vulnérable aux fluctuations des taux de change et à une montée des taux d’intérêt internationaux. Conscient de ces risques, le gouvernement sénégalais s’est engagé dans une réorientation stratégique de sa politique d’endettement, avec pour objectif de réduire progressivement la prédominance des ressources extérieures au profit des ressources locales.

Entre 2023 et 2025, les ressources extérieures constituaient encore 51,8 % du total, un chiffre bien supérieur aux 34 % initialement prévus. Afin d’inverser cette tendance, le Sénégal vise, à l’horizon 2027, un mix de financements composé à 59 % de ressources locales et à 41 % de ressources extérieures. Cette stratégie repose notamment sur une diversification des sources de financement, dont les Diaspora Bonds.

Les Diaspora Bonds, des instruments financiers visant à capter les fonds des Sénégalais de l’étranger, constituent une des innovations phares de cette démarche. Ils permettront au pays d’obtenir des fonds en monnaie locale tout en limitant l’exposition au risque de change. Toutefois, leur succès dépendra de la capacité du gouvernement à convaincre les émigrés, notamment en proposant des projets suffisamment attractifs et en menant une analyse approfondie des profils de la diaspora.

Malgré cette volonté de privilégier le financement local, plusieurs défis subsistent. En effet, le coût moyen de la dette intérieure, estimé à près de 7 %, reste plus élevé que celui de la dette extérieure, qui avoisine les 5 % pour une durée moyenne de 13 ans. En revanche, la dette intérieure est contractée sur des durées plus courtes (moins de 4 ans en moyenne), augmentant ainsi la pression sur le Trésor public.

Pour pallier ces contraintes, l’État compte également s’appuyer sur la capacité d’absorption du marché financier domestique, estimée à plus de 1 500 milliards de FCFA. Le recours à des mécanismes comme les adjudications et les appels publics à l’épargne pourrait ainsi jouer un rôle central dans cette transition.

Au-delà des financements locaux, le Sénégal cherche à explorer de nouvelles régions à fort potentiel. Les marchés du Moyen-Orient et de l’Asie sont perçus comme des sources prometteuses de liquidités. Cette orientation stratégique s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée par la candidature du Sénégal à l’intégration des BRICS, un groupement qui regroupe des économies émergentes aux ressources abondantes.

Parallèlement, le gouvernement entend tirer parti des financements innovants liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance (ESG), qui offrent des opportunités alignées sur les priorités du développement durable.

Si cette stratégie marque une étape importante dans l’autonomisation financière du Sénégal, elle ne pourra pas combler tous les besoins du pays. La direction du budget a d’ailleurs rappelé que cette réorientation ne signifie pas un abandon des financements extérieurs, mais plutôt une meilleure gestion des risques et des opportunités.

Mamadou Lamine Diante à l’honneur : Parrain des finales des Coupes des Maires à Ndiebel et Keur Madiabel

Abdoulaye Ndao, dit Déthié, responsable du mouvement Kaolack Ca Kanam, confirme le leadership de son mentor Mamadou Lamine Diante, président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) et par ailleurs responsable politique, ainsi que président du mouvement MCE And Nawlé. Ce dernier a honoré de sa présence les finales des Coupes des Maires de Ndiebel et de Keur Madiabel, où il était respectivement invité d’honneur et parrain.

Lors de la finale Navétane de la Coupe du Maire de Ndiebel, organisée par Dame Bèye Ba, fidèle ami et défenseur des principes prônés par le président du HCDS, Mamadou Lamine Diante s’est distingué par son implication. En effet, il a parcouru les profondeurs de la région de Kaolack pour répondre à cette invitation le samedi. Par la suite, il a honoré une autre finale où il était également parrain, cette fois-ci à Keur Madiabel, en présence du maire Abdoulaye Diatta.

Ces activités majeures continuent de susciter de nombreux commentaires, notamment grâce aux interventions et communications de M. Diante, en parfaite harmonie avec la vision des nouvelles autorités. Kaolack, à travers ses fils et dignes représentants, joue toujours un rôle de premier plan dans les politiques de développement.

Pour conclure, Déthié Ndao a tenu à remercier les deux édiles des communes respectives, tout en saluant l’engagement de Mamadou Lamine Diante, président du HCDS. Il a également lancé un appel à tous les membres, militants, militantes et sympathisants du mouvement Kaolack Thia Kanam, les invitant à se mobiliser comme un seul homme pour renforcer et élargir les bases du Mouvement pour une Citoyenneté Engagée And Nawlé, dont il est désormais le responsable régional.

Affaire de la vente de la villa présidentielle : l’Afp défend Moustapha Niasse et recadre Abdou Mbow

L’Alliance des Forces du Progrès (Afp) a réagi vigoureusement aux accusations portées contre son leader, Moustapha Niasse, par le député de l’Alliance pour la République (Apr), Abdou Mbow. Ce dernier, lors de son intervention dans l’émission Grand Jury du dimanche 28 mai 2024, avait imputé à Moustapha Niasse des responsabilités dans l’affaire de la vente de la résidence destinée au président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué signé par son porte-parole, Alioune Badara Diouck, l’Afp accuse Abdou Mbow de « déformer les faits et de bouleverser la chronologie des événements ».

Selon l’Afp, cette affaire remonte à 2017, bien après l’arrivée de Moustapha Niasse à la tête de l’Assemblée nationale en 2012. À l’époque, une procédure avait été initiée par le ministre du Budget et le Directeur du Patrimoine Bâti de l’État, sans que Moustapha Niasse en soit informé. Contrairement aux affirmations d’Abdou Mbow, l’ancien président de l’Assemblée nationale s’était fermement opposé à la vente de cette villa, qu’il considérait comme un patrimoine de l’État.

Le communiqué de l’Afp, cité par le journal L’As, précise que Moustapha Niasse avait saisi le chef de l’État, Macky Sall, pour alerter sur les risques d’une telle transaction. Ce dernier avait également rejeté le projet de vente, estimant qu’il allait à l’encontre des intérêts publics.

L’Afp souligne que le 3 juin 2021, le Directeur du Patrimoine Bâti de l’État avait adressé une demande écrite à Moustapha Niasse pour obtenir les clés de la villa, mais cette requête était restée sans suite. À la suite de cet épisode, Moustapha Niasse avait tenu à informer directement le président Macky Sall des manœuvres en cours.

Selon les progressistes, la remise officielle des clés de la résidence ne s’est faite que le 20 août 2024, bien après que Moustapha Niasse a quitté ses fonctions. Ce détail, inclus dans les dossiers de passation entre Moustapha Niasse et son successeur Abdou Mame Diop, contredit les propos d’Abdou Mbow, qui insinuait que la transaction avait été initiée dès 2012.

Pour l’Afp, les déclarations d’Abdou Mbow relèvent d’une tentative de désinformation visant à ternir l’image de Moustapha Niasse. Le parti rappelle que son leader a toujours œuvré pour la protection des biens publics et n’a jamais été impliqué dans des transactions douteuses concernant le patrimoine de l’État.

« Ces accusations infondées ne sauraient entacher l’honorabilité de Moustapha Niasse, qui a toujours fait preuve de rigueur et de transparence dans la gestion des affaires publiques », conclut le communiqué.

Un vigile se faisant passer pour policier arrêté pour escroquerie sur la VDN 3

La police sénégalaise a mis fin aux agissements frauduleux d’A. L. Guèye, un vigile de 30 ans originaire de Bargny, qui s’était fait passer pour un policier afin d’escroquer des automobilistes sur le tronçon Yoff-Parcelles Assainies, précisément sur la VDN 3. Selon les informations révélées par L’Observateur dans son édition de ce mardi 31 décembre, le mis en cause utilisait un uniforme et des accessoires de la police pour effectuer de faux contrôles routiers, trompant ainsi plusieurs usagers de cette voie.

Guèye, vigile dans la résidence d’une célèbre diva de la musique sénégalaise située à la Cité Djily Mbaye, avait minutieusement préparé son plan. Arborant un uniforme et se présentant comme un agent de la Brigade de recherches de l’Unité 15 des Parcelles Assainies, il interceptait les automobilistes en soirée. Il a notamment dépouillé deux frères, A. et M. Diop, de leurs téléphones de marque iPhone et Samsung le 22 décembre dernier.

Face à cette escroquerie, les victimes ont porté plainte auprès de la police de l’Unité 15, déclenchant une enquête approfondie.

Grâce à l’exploitation des informations obtenues et à l’intervention d’agents infiltrés, Guèye a été appréhendé en flagrant délit au rond-point Diamalaye, toujours sur la VDN 3. Lors de son arrestation, un arsenal impressionnant a été découvert dans son sac : écussons, épaulettes, blasons et même deux décharges électroniques, tous issus d’un équipement de gendarmerie.

Interrogé, l’homme a immédiatement reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a également admis son véritable métier de vigile, mettant en avant la précarité économique pour justifier son stratagème.

A. L. Guèye est actuellement poursuivi pour usurpation de fonction et extorsion de fonds. Il sera déféré devant le procureur dans les prochains jours. Ce fait divers met en lumière les conséquences de la crise économique, qui pousse certains individus à des actes répréhensibles, mais rappelle aussi l’efficacité des forces de l’ordre dans la lutte contre ce type de délits.

Affaire Samuel Sarr : L’ex-ministre de l’Énergie entendu au Pavillon spécial

Un nouveau tournant dans l’affaire Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie, s’est déroulé ce lundi, marquant une étape clé dans l’instruction de son dossier. Détenu au Pavillon spécial depuis son placement sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier, Samuel Sarr a été soumis à un entretien approfondi mené par l’expert Aliou Touré et son sapiteur Cheikh Sadibou Sall.

Cette audition, supervisée par le juge du 2e cabinet en présence de son greffier, a également vu la participation des avocats de Samuel Sarr, Mes Cheikh Ahmadou Ndiaye et Dionwar Soumaré. Pendant trois heures, des questions techniques et précises ont été posées par les experts dans le cadre de leur mission d’expertise. Selon le journal Libération, l’audition s’est déroulée dans des conditions qualifiées d’optimales, sans qu’aucun incident ne soit signalé.

L’ancien ministre fait face à des accusations graves d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Ces poursuites font suite à une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire de la société West African Energy (WAE). Samuel Sarr est soupçonné d’avoir détourné des fonds au sein de cette structure.

Le magistrat instructeur a transmis une délégation judiciaire à la Division des investigations criminelles (Dic) pour approfondir les enquêtes. Cette démarche vise à clarifier les zones d’ombre entourant les transactions financières incriminées.

L’administration pénitentiaire s’est distinguée par un dispositif logistique solide pour garantir le bon déroulement de cette audition sensible. La collaboration entre les experts, les avocats et les autorités judiciaires a permis une avancée significative dans cette affaire complexe.

ANTA BABACAR NGOM : Une icône de résilience, de leadership et d’engagement citoyen

Le journal « Le Dakarois Quotidien »a choisi Anta Babacar Ngom comme « Femme de l’année 2024 », en reconnaissance de son rôle de cheffe d’entreprise chevronnée et d’éminente politique.

Dans un Sénégal en pleine mutation, où les aspirations à une gouvernance moderne et inclusive se heurtent souvent aux pesanteurs des pratiques traditionnelles, une femme s’est imposée comme un symbole d’audace, de détermination et de résilience : Anta Babacar Ngom. À ce titre, « Le Dakarois Quotidien » a élu Anta Babacar Ngom « Femme de l’année 2024 ». Un hommage à son impressionnant parcours dans les affaires et la politique, mais surtout à son courage face aux attaques sexistes qui jalonnent son parcours.
Née en 1984 dans la banlieue dakaroise de Pikine, Anta Babacar Ngom a très tôt développé une vision ambitieuse de son avenir. Issue d’une famille d’entrepreneurs, elle a grandi au cœur de l’entreprise Sedima, fondée par son père en 1976. Après des études à l’Université de York à Toronto, où elle obtient un Master 1 en économie, et un Master 2 en Management International de Projets et NTIC à Paris, suivi d’un Executive MBA en communication à Sciences Po Paris, elle rejoint Sedima en 2009. Elle y gravit les échelons avec rigueur et détermination, jusqu’à devenir directrice générale en 2016.
Sous sa direction, Sedima s’est transformée en un groupe multisectoriel prospère, opérant non seulement dans l’agro-industrie, mais aussi dans le BTP et l’immobilier. Anta Babacar Ngom a modernisé l’entreprise, attirant des investissements locaux et internationaux, tout en mettant l’accent sur l’innovation et la création de valeur. En 2018, elle a orchestré un partenariat stratégique avec la chaîne internationale KFC, permettant l’implantation de cette franchise au Sénégal. Ce succès démontre sa capacité à concilier vision globale et enracinement local, tout en plaçant le Sénégal sur la carte des grandes opportunités économiques.

ENGAGEMENT POLITIQUE

Cependant, l’engagement d’Anta Babacar Ngom ne se limite pas aux affaires. En juin 2023, elle crée le mouvement politique Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) avec un objectif clair : offrir une alternative crédible et citoyenne aux Sénégalais. Seule femme parmi les dix-huit (18) candidats à l’élection présidentielle de mars 2024, elle s’est démarquée par son discours novateur et inclusif, axé sur la justice sociale, l’égalité des chances et le développement économique. Son programme, intitulé « And Liggey Sunu Senegaal » (Ensemble, travaillons pour notre Sénégal), propose des solutions concrètes pour restaurer l’État de droit, améliorer la gouvernance et accélérer la croissance économique, tout en répondant aux besoins urgents des zones rurales souvent oubliées par les politiques publiques.
Si son incursion dans la politique a été saluée par certains comme une bouffée d’air frais, elle a également été la cible de nombreuses attaques sexistes. Des commentaires méprisants, tels que « retourne à tes poulets » ou « va t’occuper de ton foyer », ont inondé les réseaux sociaux, reflétant les défis que rencontrent encore les femmes dans la sphère publique. Loin de se laisser décourager, Anta Babacar Ngom a choisi de transformer ces critiques en carburant pour poursuivre son combat. Refusant de se définir comme une « héritière », elle insiste sur l’importance de la méritocratie et du travail acharné, affirmant que son parcours est avant tout le fruit de son engagement personnel.
Son élection comme députée lors des législatives de novembre 2024 marque une étape décisive dans son parcours politique. À l’Assemblée nationale, elle s’est imposée comme une voix forte, exigeant des réformes urgentes pour alléger les souffrances des Sénégalais. Elle a particulièrement attiré l’attention lors de ses interventions interpellant le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur l’absence de mesures concrètes en faveur des femmes dans les politiques publiques. Bien que la réponse du chef du Gouvernement ait suscité des critiques pour son ton jugé condescendant par des féministes, cela n’a fait que renforcer la détermination de la députée non-inscrite à poursuivre son combat.

UN ESPOIR POUR LA JEUNESSE

Au-delà de son rôle politique et entrepreneurial, Anta Babacar Ngom incarne une nouvelle génération de leaders africains, capables de naviguer entre les défis locaux et les opportunités globales. En la nommant « Femme de l’année 2024 », « Le Dakarois Quotidien » reconnaît une femme qui, contre vents et marées, redéfinit le leadership féminin au Sénégal. Son parcours est une source d’inspiration pour des millions de jeunes, en particulier des jeunes femmes, qui voient en elle la preuve qu’il est possible de briser les plafonds de verre et d’occuper des positions de pouvoir.
Anta Babacar Ngom ne se contente pas de rêver d’un Sénégal meilleur ; elle agit pour en faire une réalité. Avec sa vision inclusive, sa détermination et son engagement sans faille, elle représente une figure incontournable du changement. Peut-être qu’un jour, le Sénégal rejoindra la liste des nations africaines ayant élu une femme à la magistrature suprême. En attendant, Anta Babacar Ngom continue de tracer un chemin audacieux, porteur d’espoir et de transformation pour son pays et pour l’Afrique.


Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°359 – du 31/12/2024 ET 01/01/2025

🔴 FEMME DE L’ANNÉE 2024 – ANTA BABACAR NGOM : UNE ICÔNE DE RÉSILIENCE, DE LEADERSHIP ET D’ENGAGEMENT CITOYEN

🔴 PRÉPARATION DE LA COUPE DU MONDE DE BEACH SOCCER 2025 : LE SÉNÉGAL PLANIFIE DEUX TESTS CONTRE LES ÉMIRATS ARABES UNIS
🔴 23 JOUEURS CONVOQUÉS POUR LA CAN DES MALENTENDANTS : LES « LIONS » DÉFENDENT LEUR TITRE EN FÉVRIER 2025

Indemnisation des victimes de violences électorales : Révélations, accusations et opacité dans la gestion des fonds

L’indemnisation des victimes des violences électorales survenues entre 2021 et 2024 au Sénégal, notamment celles liées aux événements politiques tumultueux, est devenue un sujet de vive controverse. Alors que le processus était censé être un mécanisme de soutien pour les victimes, il a rapidement été entaché par des accusations de gestion opaque et de favoritisme. Au centre des débats, un montant de 108 millions de francs CFA, avec des personnalités comme Amy Dia, Maïmouna Dieye et Mollah Morgun jouant un rôle central dans les révélations et les accusations.

La polémique a éclaté après que plusieurs figures publiques, dont un ancien détenu, aient mis en cause Amy Dia, une figure apparemment impliquée dans la gestion des indemnités. Lors d’une intervention sur une web TV, cet ex-détenu a révélé des échanges avec Djiby Mbaye, dénonçant un manque total de transparence dans la distribution des fonds. Il a insisté sur le fait que bien que des montants aient été effectivement distribués à certaines personnes, la liste des bénéficiaires reste secrète, créant ainsi des zones d’ombre sur l’intégrité du processus. L’ex-détenu a ainsi appelé à la publication de la liste des bénéficiaires pour lever toute ambiguïté et garantir que les fonds parviennent réellement aux victimes légitimes.
Face à ces accusations, Amy Dia a réagi dans un audio diffusé par Mollah Morgun, expliquant qu’elle avait remis la totalité des fonds reçus aux victimes, tout en tenant des registres méticuleux pour assurer la traçabilité des paiements. Selon ses propos, elle aurait demandé des pièces d’identité et pris des photos des transactions pour prouver la distribution des fonds de manière transparente. Toutefois, ces explications restent controversées, car elles n’ont pas mis fin aux accusations de mauvaise gestion et de favoritisme dans la distribution des fonds, qui restent omniprésentes dans les débats.
Mollah Morgun, ancien membre du groupe de rap Keur-Gui de Kaolack et désormais activiste, a intensifié la polémique en dénonçant la gestion de Maïmouna Dieye, ministre de la Famille et des Solidarités. Selon lui, la ministre a délibérément refusé de publier la liste des bénéficiaires, malgré ses promesses de transparence. Mollah Morgun a également critiqué le fait que certains bénéficiaires ne répondaient pas aux critères de victime de violences ou de personne incarcérée, mais qu’ils avaient tout de même reçu des sommes d’argent. Ces accusations ont alimenté les suspicions d’une gestion non équitable des indemnités, et certains se demandent si des personnes proches du pouvoir ont été favorisées.
Les critiques se sont intensifiées lorsque Mollah Morgun a évoqué une autre affaire impliquant Amy Dia et Maïmouna Dieye : la distribution de moutons et de fonds pendant la fête de la Tabaski. Ce geste, censé être un soutien aux victimes, a été interprété par Mollah comme un autre exemple de gestion douteuse et de favoritisme. Selon lui, l’aide a été manipulée à des fins politiques, et certains bénéficiaires n’étaient pas des victimes des violences, mais des personnes liées à des cercles proches du pouvoir.
Les accusations qui se multiplient, accompagnées de révélations qui soulignent une absence de transparence, ont contribué à créer un climat de méfiance générale autour du processus d’indemnisation. Les autorités, au lieu de clarifier la situation et d’apporter des réponses claires, semblent incapables de dissiper les doutes qui pèsent sur la gestion de ces fonds. Le manque de transparence dans la répartition des indemnités, ainsi que les accusations de favoritisme, risquent d’alimenter davantage la méfiance du public à l’égard des autorités et des figures politiques impliquées.
L’opinion publique attend des réponses concrètes et des actions tangibles pour restaurer la confiance dans ce processus d’indemnisation. En attendant, la controverse continue de se développer, mettant en lumière l’ampleur de la crise de confiance qui sévit autour de la gestion des fonds publics et des aides destinées aux victimes des violences électorales.

Alimentation en eau douce de Touba : Le ministre Cheikh Tidiane Dièye confie le projet à la SONES

Le projet visant à résoudre les problèmes d’alimentation en eau douce de la cité religieuse de Touba a officiellement été confié à la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES). La signature du mandat conférant cette mission à la SONES a été effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, ce lundi 30 décembre 2024. La cérémonie s’est déroulée à la Sphère ministérielle Habib Thiam, située à Diamniadio, en présence de plusieurs autorités et personnalités, notamment des représentants du Khalife général des Mourides, du maire de Touba, ainsi que des directeurs généraux de la SONES et de l’OFOR.

Le projet consiste en la construction d’une usine de traitement d’eau potable capable de produire une eau de qualité et en quantité suffisante pour répondre aux besoins croissants de la population de Touba. Il inclut également l’installation d’un réseau moderne de distribution pour garantir une gestion optimale des ressources en eau. La SONES est désormais responsable de la conduite des études de faisabilité, de la structuration technique et financière du projet, ainsi que du suivi des travaux. L’entreprise en charge de la réalisation des infrastructures sera sélectionnée après un processus rigoureux de recrutement supervisé par la SONES.

Ce projet répond à une demande exprimée par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, visant à résoudre de manière durable les problèmes d’approvisionnement en eau potable à Touba. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rapidement approuvé cette initiative, tandis que le Premier ministre, Ousmane Sonko, a insisté sur l’importance d’accélérer le processus. La signature de ce mandat constitue une avancée majeure dans la concrétisation de cet engagement.

Dr Cheikh Tidiane Dièye a déclaré que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’agenda national de transformation intitulé « Vision Sénégal 2050 ». Cette vision privilégie des solutions structurelles et durables pour faire face aux défis auxquels le pays est confronté. Le ministre a souligné que l’objectif est de garantir un accès à l’eau potable à Touba, non seulement pour répondre aux besoins actuels, mais également pour anticiper les besoins des 25 prochaines années.

Jusqu’à présent, la ville de Touba était alimentée par une quarantaine de forages reliés à un réseau vieillissant, qui engendre de nombreux problèmes de production et de distribution d’eau. Le projet récemment mandaté vise à moderniser l’ensemble de ce système, tout en assurant une gouvernance efficace du service de l’eau. Les prochaines étapes incluent la finalisation des études, la structuration de l’offre financière, et le démarrage des travaux dans les meilleurs délais.

Le ministre a insisté sur l’importance de respecter les standards modernes en matière de gestion de l’eau, afin que Touba bénéficie d’infrastructures équivalentes à celles des grandes villes du pays. Il a également affirmé que toutes les procédures nécessaires seraient mises en œuvre pour garantir une exécution rapide et de qualité, en tenant compte des besoins prioritaires de la population.

Ordre des sages-femmes et maïeuticiens : L’ANSFES presse pour l’application de la loi de 2017

L’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal (ANSFES) a réitéré son appel pressant à l’application de la loi adoptée le 20 janvier 2017, instituant l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens. Lors d’un atelier organisé lundi à Dakar, Bigué Ba Mbodj, présidente de l’ANSFES, a souligné l’urgence de promulguer le décret d’application pour concrétiser cette avancée majeure dans la régulation de cette profession cruciale.

La présidente de l’ANSFES a exprimé son inquiétude face à l’absence prolongée de mesures d’application permettant à l’ordre d’exister en tant qu’entité juridique. Selon Mme Mbodj, la mise en place de cet ordre n’est pas seulement une question administrative, mais une nécessité pour améliorer la qualité des soins, renforcer la régulation de la profession et protéger les usagers du système de santé.
Elle a souligné que l’ordre jouerait un rôle central dans plusieurs domaines, notamment la supervision des formations, la régulation des carrières et le contrôle des recrutements. De plus, il permettrait d’encadrer l’ouverture des écoles de formation, souvent critiquées pour leur manque de conformité avec les normes internationales.
L’ANSFES a également plaidé pour la signature d’un décret portant sur un code de déontologie spécifique à la profession. Ce document établirait des règles strictes pour encadrer les pratiques des sages-femmes et maïeuticiens, garantissant des services conformes aux standards mondiaux. En parallèle, l’association demande l’adoption d’un arrêté ministériel pour établir une nomenclature claire des actes autorisés dans la profession.
Anna Sarr, membre active de l’ANSFES, a présenté le projet « Twin to Win » (Jumeler pour gagner), une initiative régionale soutenue par l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS). Ce projet vise à harmoniser les curriculums de formation des sages-femmes et infirmiers, tout en renforçant la réglementation des écoles de formation. Mme Sarr a rappelé que sur les 17 pays membres de la Fédération des associations de sages-femmes en Afrique francophone (FASFEF), 11 disposent déjà d’un ordre fonctionnel. Parmi eux, le Mali se distingue en ayant créé son ordre dès 1986.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les sages-femmes parmi les quatre professions médicales fondamentales, aux côtés des médecins, des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens. Pourtant, au Sénégal, cette profession reste dépourvue d’un cadre réglementaire adéquat pour assurer sa pleine efficacité.
L’ANSFES insiste sur le fait qu’un ordre des sages-femmes et maïeuticiens permettrait non seulement de garantir des services de santé de qualité, mais aussi de répondre aux défis croissants en matière de santé maternelle et infantile.
Pour Mme Mbodj, la mise en place de cet ordre est alignée avec les priorités actuelles du gouvernement en matière de gouvernance et de participation citoyenne. « L’État ne peut pas tout faire seul, mais il doit jouer son rôle en finalisant ce cadre légal essentiel pour notre profession », a-t-elle déclaré.
Les sages-femmes, les maïeuticiens et l’ensemble des acteurs du système de santé attendent désormais une action décisive des autorités pour concrétiser une promesse vieille de plus de six ans.

Secteur extractif au Sénégal : Une contribution record de 380,03 milliards FCFA en 2023, dont 346,19 milliards versés au budget de l’État (Rapport ITIE)

Le secteur extractif sénégalais a enregistré une performance exceptionnelle en 2023, marquant une étape décisive dans son rôle de moteur économique. Selon le 11ᵉ rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), présenté à Dakar par sa présidente Oulimata Sarr, le secteur a contribué à hauteur de 380,03 milliards FCFA, dont 346,19 milliards ont été directement injectés dans le budget de l’État.

Cette performance représente une hausse globale de 39 % par rapport à 2022, soit 102,67 milliards FCFA supplémentaires. Cette augmentation est attribuée à plusieurs facteurs. Les redressements fiscaux effectués auprès de Sabodala Gold Operations, qui a reversé 14,16 milliards FCFA, et des Ciments du Sahel, avec 2,5 milliards FCFA, ont joué un rôle important. De plus, une augmentation notable de l’impôt sur les sociétés a été constatée, particulièrement pour Sabodala Gold Operations, Petowal Mining Company SA et la Société Minière de la Vallée du Fleuve Sénégal, qui ont collectivement contribué à hauteur de 50,28 milliards FCFA.

Le secteur minier a généré 332,43 milliards FCFA en 2023, soit une augmentation de 96,72 milliards FCFA par rapport à l’année précédente. Cette croissance reflète l’exploitation accrue des ressources minières et le renforcement de la fiscalité appliquée au secteur. Par ailleurs, le secteur des hydrocarbures a également affiché une amélioration notable avec une contribution de 30,65 milliards FCFA, en hausse de 5,95 milliards FCFA grâce aux paiements effectués dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) par Woodside Energy Sénégal et BP Sénégal.

Une part importante des revenus générés par le secteur, représentant 91,10 %, a été affectée au budget de l’État. Cette allocation a permis une augmentation significative des financements publics, les montants versés au budget national passant de 242,30 milliards FCFA en 2022 à 346,19 milliards FCFA en 2023. Les recettes restantes ont été utilisées pour divers fonds et projets, notamment les fonds propres des organismes collecteurs, les contributions aux organisations régionales telles que l’UEMOA et la CEDEAO, ainsi que les dépenses sociales et environnementales.

Ces résultats traduisent le rôle stratégique du secteur extractif dans l’économie sénégalaise, tout en mettant en lumière les progrès réalisés en matière de transparence et de gouvernance. Selon Oulimata Sarr, présidente de l’ITIE, ces performances témoignent des efforts entrepris pour renforcer la gestion des ressources naturelles au profit de toute la population sénégalaise. Elle a salué les avancées significatives réalisées dans le cadre de l’ITIE, qui promeut une meilleure transparence dans la gestion des industries extractives.

Ousmane Mbaye, président de la Chambre des Mines du Sénégal, a souligné que ces performances réaffirment le potentiel du secteur extractif à soutenir durablement le développement socio-économique du pays. Il a ajouté que la gestion rigoureuse et équitable des ressources reste essentielle pour maximiser les retombées économiques et sociales, afin de garantir qu’elles bénéficient pleinement à l’ensemble des citoyens sénégalais.

Le rapport ITIE 2023 illustre clairement le rôle prépondérant du secteur extractif dans le financement des politiques publiques et son potentiel à devenir un levier clé pour le développement durable. Toutefois, il appelle à une vigilance continue dans la gestion de ces ressources stratégiques afin de maintenir ces résultats et de consolider la position du Sénégal en tant que leader des industries extractives en Afrique de l’Ouest.

Ministère de la fonction publique: 𝐕𝐚𝐥𝐢𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 : 𝐔𝐧 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝é𝐜𝐢𝐬𝐢𝐟 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐀𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬é𝐧é𝐠𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞

Le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal , a présidé à Dakar, ce lundi 30 Décrmbre 2024 en présence de M. Amadou Moustapha Njekk Sarre, Ministre de la Formation professionnelle et technique, un atelier historique de partage et de validation de la Stratégie nationale de formation continue des agents de l’État (SNFC 2025-2029).

𝗨𝗻 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹 𝗶𝗻é𝗱𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗔𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀é𝗻é𝗴𝗮𝗹𝗮𝗶𝘀𝗲

Selon le document , cette stratégie ambitieuse, est fruit d’une démarche inclusive, marque un tournant majeur. Elle vise à garantir une formation continue annuelle pour chaque agent public, en renforçant leurs compétences afin de mieux répondre aux défis de la gestion publique et des attentes des citoyens.

𝗗𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁é𝘀 𝗮𝗹𝗶𝗴𝗻é𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗩𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗦é𝗻é𝗴𝗮𝗹 𝟮𝟬𝟱𝟬

Conçue pour moderniser et professionnaliser la gestion des ressources humaines de l’État, cette initiative intègre les principes du « Jub, Jubal, Jubanti », prônant la transparence et la performance. Elle s’inscrit pleinement dans la transformation systémique souhaitée par l’Agenda Vision Sénégal 2050.

𝗨𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗳𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗿é𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲𝘁𝘀

La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera une collaboration étroite entre les différents ministères, les agents de l’État, les prestataires de formation et les partenaires techniques et financiers. L’objectif : une Administration performante et au service de tous.

Le Ministre de la Fonction publique a rappelé son ambition de rendre la formation accessible à tous les agents, du personnel d’encadrement aux opérationnels. Pour lui, « aucun agent public ne doit passer une année sans bénéficier d’une formation ».

M. Amadou Moustapha Njekk Sarre, Ministre de la Formation professionnelle et technique de son côté, a réitéré l’engagement de son département à soutenir cette dynamique, en offrant des formations initiales et continues diversifiées, adaptées aux besoins de l’Administration et respectant les principes d’équité territoriale et sociale.

Avec cette stratégie, le Sénégal franchit une étape cruciale vers une Administration efficace, équitable et résolument tournée vers l’avenir.
Ministère de la Formation professionnelle et technique

 » SNFC2025_2029
FormationContinue
Vision2050″

Kaolack : L’état de délabrement de l’école de Médina Baye, cri de cœur des anciens élèves de 1970-1977

La situation déplorable de l’école élémentaire El Hadji Ibrahima Niasse de Médina Baye, construite en 1961, inquiète profondément certaines populations. Parmi elles, les anciens élèves des années 1970 à 1977, alarmés par l’état de délabrement avancé de cet établissement, ont décidé de passer à l’action en rénovant une salle de classe dans un premier temps.

« Nous sommes les anciens élèves de l’école élémentaire de Médina Baye, promotion 1970-1977. Pour ma part, j’ai fréquenté ce temple du savoir de 1975 à 1977, et nous avons été particulièrement marqués par notre instituteur, M. Niang, qui fut également directeur de l’école. Quarante ans après, nous avons décidé de lui rendre hommage en nous regroupant sous l’association des “Anciens élèves de M. Niang”. À l’occasion d’un pèlerinage dans cet établissement qui nous a tant donné, nous avons découvert que la salle de classe que nous occupions est aujourd’hui dans un état de délabrement total », explique Daouda Thialaw Diop, coordonnateur de l’association.

Face à cette situation, l’association a décidé de se mobiliser et de cotiser pour rénover cette salle de classe. « Nous avons collecté une somme de 1 050 000 FCFA, ce qui nous a permis de lancer les travaux de rénovation, bien que le budget nécessaire soit de 1 200 000 FCFA. Cette somme a servi à carreler la salle, réparer les portes et fenêtres, refaire le tableau noir, et partiellement réhabiliter la toiture. Malheureusement, le montant collecté n’a pas suffi à achever les travaux, notamment pour la toiture », ajoute M. Diop.

Cependant, la réhabilitation d’une seule salle de classe laisse en suspens le sort des neuf autres salles, elles aussi en piteux état. Les anciens élèves appellent donc à la mobilisation des bonnes volontés, des anciens élèves et des autorités éducatives et étatiques pour sauver cet établissement.

« Deux salles de classe et le bureau du directeur ont été rénovés et ventilés grâce au fils d’une de nos camarades de classe, qui a financé ces travaux en hommage à sa mère. Quant à nous, les anciens élèves, nous avons décidé de nommer la salle que nous venons de rénover “Salle M. Niang”, en mémoire de cet ancien directeur, que la terre lui soit légère », souligne le coordonnateur.

Conscients du poids des années sur cet établissement, les anciens élèves s’engagent à poursuivre cette action de rénovation, mais avec l’appui de toutes les bonnes volontés. « Cela s’inscrit dans les principes des nouvelles autorités du pays, qui encouragent la participation citoyenne au développement de la cité et au financement des services publics, car l’État ne peut pas tout faire », conclut M. Diop.

Lors de cette cérémonie de rénovation, organisée ce lundi, les enseignants, parents d’élèves et populations locales ont exprimé leurs craintes face à l’état très avancé de délabrement des neuf autres classes de l’école. En effet, malgré les nombreuses doléances adressées depuis plusieurs années aux autorités étatiques et éducatives de la région de Kaolack, ces appels sont restés sans réponse.

UN AN APRES LE RAPPEL A DIEU DU DIRPUB DE WA GRAND’PLACE, l’Ajpe promet de maintenir vivante la plume et les valeurs de Moussa GUEYE

Par son courage et son in-
tégrité, Moussa Gueye a in-
carné l’essence du
journalisme. Sa plume
éclairait les faits, donnant
une voix à ceux qui en
avaient le plus besoin. Il
laisse un héritage indélébile
dans la quête de la vérité.
29 décembre 2023 – 29 décembre 2024 ! Un an après avoir été ar-
rachée à notre affection, l’âme du défunt Directeur de publication
(Dirpub) de Wa Grand’Place a « ressuscité », hier. L’Association
des journalistes en presse écrite de Rufisque (Ajpe), qui en est l’ar-
tisan, a rendu un vibrant hommage à celui qui fut un des piliers de
ladite structure. Ces professionnels des médias ont initié une mat-
inée de prières pour se souvenir de Moussa Gueye comme d’un «
journaliste spécial qui a su se hisser au-dessus de la mêlée en re-
fusant toute forme de compromission tout au long de ses 27 années
d’expérience ». Les consœurs et confrères se sont engagés à « main-
tenir vivante la plume et les valeurs socio-professionnelles » d’un
homme « aussi généreux que loyal » connu, surtout, pour sa dignité
et sa grandeur d’esprit.
«Par ce symbolique du récital de Coran, nous avons voulu té-
moigner notre reconnaissance envers Moussa Gueye, qui a été plus
qu’un confrère. Dans la profession de journalisme, il fut un doyen
modèle et surtout affable toujours disponible et disposé à nous in-
culquer les valeurs cardinales d’un journaliste respectueux et re-
spectable. Sur le plan humain, grand Moussa, comme on aimait à
le nommer, était un exemple à suivre de par sa sagesse et sa tenue
toujours soignée au mieux, et qui force carrément le respect à son
égard. Il n’est plus parmi nous mais il est présent et nous guide
dans notre pratique professionnelle de tous les jours grâce à ses
précieux conseils et recommandations », témoigne Maguette
Ndong à la fin de la cérémonie de récital du Coran tenue, hier, à
Rufisque. Poursuivant le président de l’Ajpe rassure: « Nous nous
souviendrons toujours de Moussa Gueye, de sa rigueur dans le tra-
vail, de son sens aigu du dialogue, de sa générosité légendaire, de
sa loyauté exemplaire, de sa modestie remarquable. Nous ne
cesserons jamais de prier pour qu’il repose en paix au cote de notre
Bien Aimé Prophète Mouhammad (PSL)».
Denisia Sambou de Sud Fm Rufisque de se réjouir, pour sa part,
d’avoir partagé le cadre de l’Ajpe avec le Dirpub de Wa Grand’-
Place. « Tonton Moussa était un homme serviable très respecté
parce qu’il était très correct ». Salla Samb de la 2Stv d’exprimer
son « immense fierté » d’avoir connu le journaliste Moussa Gueye.
A noter que le Directeur de publication de Wa Grand’Place, ancien
patron du journal Exclusif et ancien correspondant du quotidien
Enquête, est décédé le vendredi 29 décembre 2023 des suites d’une
courte maladie à Rufisque où il a été inhumé au cimetière du
quartier Thiawlene.
Oumy NDIONE
MOUSSA EN CINQ PHRASES
Par ses mots, il a éclairé les zones d’ombre de notre société, donnant
une voix à ceux qui n’en avaient pas.
Sa passion pour la vérité et sa rigueur journalistique étaient une
source d’inspiration pour tous ceux qui le connaissaient.
Face aux défis, il n’a jamais reculé, portant haut les valeurs de
l’intégrité et de la justice.
Ses reportages et analyses resteront comme autant de témoi-
gnages de son engagement indéfectible.
Sa disparition laisse un vide que seuls ses écrits et le souvenir de
son sourire sauront combler.

Le Forum Civil en session à Saly : Bilan, perspectives et exigences pour une gouvernance transparente et inclusive

Le Bureau Exécutif du Forum Civil, réuni à Saly, a passé en revue ses priorités pour l’année 2024, tout en esquissant les grandes lignes de sa stratégie pour les années à venir. Au cœur des discussions figuraient des enjeux liés à la gouvernance publique, la lutte contre la corruption, la transparence dans le secteur extractif, et l’intégrité électorale.

Le Bureau Exécutif a exprimé sa satisfaction quant à la contribution du Forum Civil au débat public, tant à travers les interventions de son Coordonnateur général, M. Birahime Seck, que celles de ses sections territoriales. L’organisation s’est engagée à redoubler de vigilance pour renforcer le contrôle citoyen de l’action publique et défendre les intérêts des populations. À ce titre, elle a exhorté le gouvernement à clarifier les activités du « Comité chargé de proposer une assistance aux ex-détenus et autres victimes de la période pré-électorale », créé par arrêté ministériel en juillet 2024.

Le Forum Civil a salué la volonté du gouvernement de réformer le Code général des impôts et a appelé à la mise en place de commissions inclusives. L’objectif est d’assurer une réelle appropriation du principe de consentement à l’impôt par l’ensemble des citoyens, tout en évitant les écueils d’un système bureaucratique inefficace. Ces réformes s’inscrivent dans une vision globale de lutte contre les flux financiers illicites et de promotion de réformes fiscales justes.

Concernant l’état d’avancement de ses projets et programmes, le Forum Civil a noté avec satisfaction une excellente performance. Le Bureau Exécutif a adressé ses félicitations à M. Birahime Seck pour son leadership et son engagement indéfectible, ainsi qu’à l’ensemble des membres de l’organisation pour leur dévouement. Les initiatives portant sur la taxation des produits du tabac, la mobilisation des ressources publiques, et la gouvernance des finances publiques ont été particulièrement mises en avant.

Dans le cadre de la vie interne de l’organisation, le Bureau Exécutif a acté le processus de renouvellement de ses instances. Un comité a été créé pour préparer l’Assemblée générale prévue au plus tard en septembre 2025. Ce comité aura pour mission de proposer des réformes des textes et du cadre de gouvernance afin de hisser l’organisation aux meilleurs standards internationaux.

Tout en se réjouissant des avancées réalisées, le Bureau Exécutif a rappelé les défis qui se posent au Forum Civil, notamment en termes de développement organisationnel et de dimension territoriale. L’organisation a réitéré son engagement à consolider la démocratie, l’État de droit, et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Cybersécurité : Deux individus arrêtés pour intrusion dans le réseau de la Sonatel

La Division spéciale de la cybersécurité (DSC) a récemment démantelé un réseau de cybercriminels impliqués dans une fraude massive à la suite d’une plainte déposée par la Sonatel. Selon le journal Libération, deux suspects, dont un ressortissant djiboutien, ont été interpellés, marquant une avancée significative dans la lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information au Sénégal.

Les arrestations ont eu lieu à la Médina, où les enquêteurs ont effectué une perquisition. Sur place, 59 cartes SIM Orange, trois modems de connexion, et un modem à puces ont été saisis. Ces équipements étaient utilisés pour détourner des messages SMS de notification, une manœuvre qui a causé des pertes financières importantes à la Sonatel.

Les malfaiteurs utilisaient des Simbox pour détourner des messages de notification envoyés aux utilisateurs, notamment lors des opérations de réinitialisation de mot de passe ou via des applications populaires telles que TikTok, WhatsApp, et LinkedIn. Ces messages, facturés à 10 francs CFA au lieu du tarif légal de 65,565 francs CFA, étaient acheminés par des opérateurs locaux, ce qui a permis aux fraudeurs de réduire drastiquement les coûts tout en engrangeant des bénéfices illicites.

Entre mai 2023 et mai 2024, la Sonatel a enregistré un préjudice évalué à 96 954 646 francs CFA, selon les estimations communiquées par Libération.

Cette affaire met en lumière les défis croissants auxquels les entreprises de télécommunications font face dans un contexte de digitalisation accrue. L’utilisation de technologies telles que les Simbox pour contourner les normes légales représente une menace importante non seulement pour les opérateurs économiques, mais aussi pour les utilisateurs finaux, exposés à des risques de violation de leurs données personnelles.

La Sonatel, principale victime de cette fraude, a réaffirmé son engagement à renforcer ses mécanismes de sécurité pour prévenir ce type d’infractions à l’avenir. En collaboration avec les autorités compétentes, l’opérateur travaille activement à l’identification des failles exploitées par les cybercriminels.

L’arrestation de ces deux individus constitue un message clair pour les auteurs d’activités illicites dans le domaine des télécommunications. Les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec les entreprises du secteur, entendent maintenir une vigilance accrue pour lutter contre ces pratiques qui nuisent à l’économie nationale.

BADARA GADIAGA, MEILLEUR CHRONIQUEUR DE L’ANNÉE 2024 : Célébration d’une figure plurielle au service du Sénégal

Le journal « Le Dakarois Quotidien » sacre Badara Gadiaga « Meilleur Chroniqueur de l’année 2024 ». Ce titre, largement mérité, récompense non seulement son talent d’analyste politique mais aussi son immense contribution au rayonnement culturel et sportif du Sénégal.

« Le Dakarois Quotidien » a désigné Badara Gadiaga « Meilleur Chroniqueur de l’Année 2024 », consacrant ainsi une carrière remarquable et multiforme. Fils de feu Bathie Gadiaga, ancien secrétaire national chargé des Affaires sociales et religieuses du parti « Rewmi » et maire de Ngaye, Badara a grandi dans un environnement marqué par la politique. C’est donc naturellement qu’il a suivi les traces de son père en intégrant le parti « Rewmi où il a occupé pendant 16 ans des fonctions stratégiques au sein du Secrétariat national et de la Cellule de communication.
Cette immersion prolongée dans le monde politique a affûté son esprit d’analyse, lui permettant de devenir l’un des chroniqueurs politiques les plus respectés au Sénégal. C’est à travers l’émission « Jakaarlo Bi » sur TFM que le grand public a découvert son talent. Ses interventions, toujours basées sur des faits précis et irréfutables, sont un mélange de rigueur intellectuelle et de franchise. Toutefois, son franc-parler, loin de faire l’unanimité, a parfois suscité des réactions vives. L’incident du 15 novembre dernier, lors d’une confrontation avec les éléments de la sécurité de Boubacar Camara, ancien directeur des Douanes, illustre bien les risques de son engagement. Malgré les menaces, Badara Gadiaga reste fidèle à ses principes, refusant de céder à l’intimidation.
Parallèlement, Badara Gadiaga, c’est aussi un ambassadeur des valeurs sportives et culturelles du Sénégal. Passionné de football, il a marqué les esprits lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par ses analyses visionnaires, souvent confirmées par les performances des « Lions » du Sénégal.
Il a, d’autre part, œuvré pour la promotion de la lutte sénégalaise, en contribuant à la reconnaissance internationale de champions tels que Modou Lô. Grâce à son initiative, l’actuel « Roi des Arènes » a été décoré « Citoyen d’honneur » en 2013 par la ville de Compiègne, en France.
Sur le plan culturel, Badara Gadiaga joue également un rôle clé dans l’organisation de spectacles pour des icônes de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour et Pape Diouf. Ses compétences en coordination événementielle ont permis la tenue réussie de grands concerts dans des lieux prestigieux tels que le Zénith et Bercy à Paris.
Ces réalisations montrent à suffisance son engagement à promouvoir le savoir-faire sénégalais sur la scène internationale.
Ce parcours exceptionnel fait de Badara Gadiaga une figure d’influence au Sénégal. Son investissement dans la politique, le sport, et la culture contribue à renforcer l’image du Sénégal dans le monde.
À cet effet, la distinction de « Meilleur Chroniqueur de l’Année 2024 » par « Le Dakarois Quotidien » célèbre non seulement son talent, mais aussi son dévouement à des causes qui transcendent les clivages. Badara Gadiaga incarne l’excellence sénégalaise dans toute sa diversité. Aujourd’hui, sa reconnaissance est le reflet d’une carrière marquée par le service de la Nation sénégalaise.


La Dakaroise

PRÉSERVATION DE LA COHÉSION NATIONALE : La DPG réconcilie Ousmane Sonko et Yoro Dia

La vedette de cette DPG a certainement été le retour d’un débat parlementaire dans le calme et la sérénité loin du grabuge noté entre 2022 et 2024. Il s’agit d’un retour à une norme sénégalaise d’un débat contradictoire mais civilisé où la force de l’argument l’emporte face à l’argument de la force.

La Déclaration de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko a été suivie d’un débat nourri. Si dans son camp les réactions étaient très positives voire dithyrambiques il n’en a pas été de même dans les rangs de l’opposition. Les uns ont salué un discours majeur pendant que les oppositions fustigeaient une absence de clarté. L’un dans l’autre, une chose est certaine : au parlement le débat serein a remplacé les invectives et les violences notées durant la 13ème législature. Sur les réseaux sociaux, des observateurs du Sénégal ont salué la maturité démocratique et lancé notre pays comme modèle aux autres, notamment les juntes militaires dans le Sahel. Cette maturité, le Sénégal la doit à une vieille trajectoire jusque-là ininterrompue. Ousmane Sonko l’a souligné dans son allocution en ces termes : « Le Sénégal est un modèle en Afrique de stabilité de ses institutions ». Et pour le Premier ministre cela est dû à « la qualité insigne de ses élites politiques, diplomatiques, administratives, ou même sociales et culturelles » Il rappelle aussi que nous avons une nation, ce qui n’est pas le cas de nombreux pays africains. Sur ce sujet le Pm est du même avis que le politologue Yoro Dia, ancien porte-parole du Président Macky Sall, et désormais opposant virulent du Pastef. Les deux adversaires résolus considèrent tout de même que le Sénégal est une société détribalisée qui a su faire nation. Car comme le rappelle M. Sonko dans son texte, le Sénégal tient grâce à « sa mixité, le brassage de ses ethnies et religions, et la force de son commun vouloir de vie commune. » Ils sont deux opposants à considérer que la nation une et indivisible est notre bien commun le plus précieux.
Cette particularité du Sénégal permet malgré les divergences d’options de pouvoir tenir un débat au sein de l’hémicycle dans le respect des convictions de chacun.

BARTHÉLÉMY DIAS SUR LE BLOCAGE DU CHANTIER DE RÉHABILITATION DE LA VOIRIE DE LA CITÉ KEUR GORGUI : « Construire un pays nécessite de la maturité et de la responsabilité »

Le maire déchu de la ville de Dakar n’a pas voulu apporter de commentaire sur la déclaration de politique général (DPG) du Premier ministre, Ousmane Sonko. Dans une vidéo adressée aux habitants de Dakar, Barthélémy Dias affirme : « j’ai souhaité de ne pas commenter ce que la plupart appelle DPG que je considère comme étant une déclaration de perfusion général. Vous comprendrez que le bavardage a duré dans ce pays. Il est temps de poser des actes et de respecter les sénégalais ».
Barthélémy Dias dénonçait dans cette vidéo le blocage des travaux de la mairie de ville de Dakar enclenchés depuis un an à la Cité Keur Gorgui. Un blocage que Dias fils attribue au Premier ministre à qui il rappelle que « construire un pays nécessite de la maturité, du dépassement, de la hauteur et de la responsabilité ». Il dénonce ce blocage en ses termes : « Nous avons récemment lancé le projet de réhabilitation de la voirie urbaine dans la Cité Keur Gorgui. Une cité d’affaires et en même temps une cité résidentielle. Je suis au regret de vous informer que l’Etat du Sénégal par le biais de celui qui se dit le premier ministre a décidé de faire arrêter ces travaux en menaçant l’entreprise adjudicataire, en menaçant le personnel et en allant beaucoup plus loin en menaçant de saisir le matériel d’une société qui a gagné un marché en bonne et due forme qui est en train d’exécuter les travaux depuis plus d’un an pour le compte et au nom de la ville de Dakar ».
« Il y a quelques jours j’ai indiqué à une personne qui se dit être un premier ministre que je viendrai jusqu’à la devanture de sa maison pour lui montrer, c’est quoi le travail. Je considère que ça bavarde un peu dans ce pays et je considère en toute modestie que les sénégalais attendent des hommes politiques que nous sommes de prouver notre dynamisme, notre volonté et bien sûr notre capacité à pouvoir servir ce pays », a-t-il fait savoir.
Il a ensuite ajouté : « aujourd’hui un chantier de la mairie de Dakar, lancé en bonne et due forme, approuvé, dont des crédits ont été déjà dégagés à la Cité Keur Gorgui, seulement quelqu’un a décidé qu’il n’a pas envie de voir du pavage devant chez lui, il n’a pas envie de voir les trottoir que je dois mettre devant chez lui, il n’a pas envie de voir les jardins que je dois mettre dans son quartier, parce qu’incapable de le faire dans sa propre ville en oubliant qu’il était maire de cette ville ».
À cet effet, il termine en ces termes : « Je vous invite à constater vous-même qu’à la Cité Keur Gorgui que des routes ont été totalement nettoyées, grattées et le tout-venant a été déjà installé. Et cela pour plusieurs centaines de millions. Et malheureusement nous avons les charretiers qui sont revenus à mettre les gravas parce qu’une personne se disant une autorité dans ce pays a décidé que je ne dois pas travailler pour les populations dakaroises et je ne dois surtout pas servir Dakar qui m’a vu naître et grandir ».

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°358 – du 30/12/2024

🔴 MEILLEUR CHRONIQUEUR DE L’ANNÉE 2024 : BADARA GADIAGA – UNE FIGURE PLURIELLE AU SERVICE DU SÉNÉGAL

🔴 NON-IMPLICATION DE LA MAIRIE DE DAKAR DANS L’ORGANISATION DES JOJ : MAMADOU DIAGNA NDIAYE RÉPOND À SES DÉTRACTEURS
🔴 VICTOIRE SUR LE LIBÉRIA (3-0) : LE SÉNÉGAL SE QUALIFIE POUR LE CHAN 2025

DPG : « L’articulation des politiques sectorielles au référentiel Sénégal 2050 est une bonne nouvelle », magnifie Omar Diop

M. Omar Diop a salué la pertinence de la Déclaration de Politique Générale (DPG) présentée par le Premier ministre Ousmane Sonko ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale. Selon lui, la bonne articulation des politiques sectorielles avec le nouveau référentiel, à savoir l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, constitue une avancée majeure pour le pays.

« Dans sa déclaration, le Premier ministre a mis en avant les marqueurs clés du nouveau référentiel des politiques publiques, l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050. L’ambition des nouvelles autorités est de promouvoir un développement endogène et durable, porté par un secteur privé national fort, avec des territoires responsabilisés, viables et compétitifs, tout en jetant les bases de notre souveraineté », a expliqué M. Diop, spécialiste en intelligence économique et en stratégies.

Pour M. Diop, cette approche exige une rupture systémique, qui repose sur une bonne articulation des politiques sectorielles avec la doctrine du nouveau référentiel. Les Lettres de Politique Sectorielle (LPS) des différents ministères doivent ainsi intégrer les marqueurs clés suivants :

• La subdivision du territoire national en huit pôles de développement.

• Le renforcement des interventions du gouvernement pour développer le capital humain, assurer l’accès universel aux services sociaux de base, et élargir les programmes d’équité sociale.

• La transformation des ressources naturelles grâce à une politique d’industrialisation.

• Le développement des villes secondaires, afin d’en faire des épicentres des différents pôles de développement.

• La souveraineté, à travers une vision holistique et structurée.

La Banque de la Diaspora, un projet ambitieux

M. Omar Diop a également applaudi la création de la Banque de la Diaspora, un projet rendu possible grâce à la signature d’un partenariat entre la BNDE et la fintech Kopar Express. Cette banque permettra aux Sénégalais de la diaspora d’ouvrir des comptes à distance, d’effectuer des transactions et de participer au financement de projets publics.

« Beaucoup de nos compatriotes vivant à l’étranger font face à de grandes difficultés et paient des commissions exorbitantes aux banques étrangères. La création de cette institution financière permettra à l’État de capter des liquidités tout en facilitant, pour nos frères de la diaspora, l’accès au logement grâce aux politiques développées par le gouvernement », a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. Diop a salué l’intégration des daaras (écoles coraniques) dans le système éducatif national, une mesure qu’il qualifie d’avancée capitale pour un enseignement inclusif.

« Le Sénégal ne peut se priver de la contribution des daaras, qui jouent un rôle essentiel dans la formation de milliers d’enfants. La modernisation de ces écoles, à travers des infrastructures adaptées et des programmes harmonisés avec l’enseignement classique, favorisera l’épanouissement d’une jeunesse équilibrée, porteuse des valeurs culturelles et spirituelles de notre pays », a-t-il souligné.

Enfin, l’auteur du livre Sénégal de mes rêves rappelle qu’il faudra beaucoup de résilience et de patience aux populations sénégalaises pour accompagner cette dynamique de transformation.

« Les fruits des sacrifices consentis aujourd’hui ne seront perceptibles que sur le long terme. Mais cette transformation est essentielle pour un avenir prospère et souverain », a conclu M. Omar Diop.

Dinguiraye : Le collectif “Flèx Eau Dégage” réclame le départ de la société Flèche Eau dans la zone

Le collectif Flèx Eau Dégage, après plusieurs interventions médiatiques dénonçant la mauvaise gestion de la société Flèx Eau, continue de réclamer son départ. La société est accusée de ne pas respecter les clauses du contrat d’affermage signé avec l’Office des Forages Ruraux (OFOR), portant sur la production et la distribution d’eau en milieu rural. Ce dimanche, les membres du collectif ont tenu une conférence de presse pour informer les autorités étatiques et territoriales de leur volonté de poursuivre leur combat.

Une gestion décriée et jugée inadmissible

Lors de son intervention, Mamadou Ndiaye, porte-parole du collectif, a expliqué l’origine de leur dénomination Flèx Eau Dégage :

« Nous avons choisi ce nom parce que cette société porte atteinte à la santé des populations, à leur cadre de vie et surtout à leurs droits. Les populations ont un droit légitime à l’accès à une eau de qualité. Pourtant, Flèx Eau nous impose des frais exorbitants, notamment une somme de 65 000 francs CFA pour un branchement dit “social”. Ce montant est tout simplement inadmissible. »

Il a également dénoncé l’exploitation abusive des ressources naturelles de la localité :

« Ils utilisent nos ressources, notamment l’énergie solaire, à travers des panneaux installés dans notre localité pour pomper l’eau. Pourtant, les coûts étaient bien plus abordables avant. À l’époque où les populations géraient elles-mêmes leur destin, le mètre cube d’eau était vendu à 225 francs CFA. Aujourd’hui, ce tarif est passé à 250 francs CFA. »

Omar Thiam, un autre responsable du collectif, a ajouté :

« Nous sommes également confrontés à des risques sanitaires graves, car le château d’eau est dans un état de délabrement avancé. Il peut s’effondrer à tout moment. Lorsque Flèx Eau affirme que tout fonctionne correctement, c’est un mensonge flagrant. Nous consommons une eau de mauvaise qualité et subissons des factures qui hantent les populations. »

Des mesures concrètes envisagées

Face à ces constats, le collectif exige que la gestion des forages soit confiée à l’ASUFOR (Association des Usagers des Forages). Une pétition sera lancée pour exiger le départ de Flèx Eau.

« Cette pétition sera déposée auprès du préfet, du sous-préfet et des services de l’hydraulique. Ce sera notre plan A. Si aucune solution n’est trouvée, nous organiserons une marche pacifique », a déclaré Omar Thiam.

Il a également souligné les problèmes liés à la qualité des branchements dans certaines localités, aggravant davantage les difficultés des habitants :

« Nous ne voulons plus de cette société qui a montré son incompétence et son mépris pour les populations locales. »

Déterminé à obtenir gain de cause, le collectif Flèx Eau Dégage affirme qu’il ne reculera devant rien tant que ses revendications ne seront pas satisfaites.

Crash aérien en Corée du Sud : 167 morts dans la pire catastrophe aérienne du pays

Un avion de la compagnie sud-coréenne Jeju Air s’est écrasé dimanche matin à Muan, dans le sud-ouest de la Corée du Sud, faisant au moins 167 morts. Ce drame, causé vraisemblablement par une collision avec des oiseaux et des conditions météorologiques défavorables, est la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’histoire du pays.

Le Boeing 737-8AS, assurant le vol JJA-2216 entre Bangkok et Muan, transportait 181 personnes, dont six membres d’équipage. L’accident s’est produit à 09h03 (heure locale), alors que l’appareil tentait d’atterrir. Selon le ministère des Territoires, la tour de contrôle avait alerté l’équipage d’une collision avec des oiseaux. Peu après, le pilote a émis un signal de détresse avant que l’avion ne s’écrase et ne prenne feu.

Des images diffusées par la chaîne locale MBC montrent l’appareil dégageant de la fumée avant de heurter un mur en bout de piste, provoquant son embrasement total.

Sur les 181 personnes à bord, seules deux ont survécu, des membres de l’équipage extraits de la carcasse en feu. Les 167 morts confirmées comprennent deux ressortissants thaïlandais. Les opérations de secours sont toujours en cours, mais les espoirs de retrouver d’autres survivants s’amenuisent.

Selon les pompiers, l’identification des victimes est compliquée en raison des dégâts importants. Des proches, réunis dans le terminal de l’aéroport, attendent désespérément des nouvelles, tandis que des listes des passagers sont affichées.

Le chef de l’État par intérim, Choi Sang-mok, a convoqué une réunion d’urgence et s’est rendu sur les lieux. « Toutes les ressources disponibles doivent être mobilisées pour sauver les personnes et apporter des réponses aux familles », a-t-il déclaré.

De son côté, Jeju Air a exprimé ses « sincères excuses » et promis une coopération totale dans l’enquête en cours. Boeing, le constructeur de l’appareil, a également annoncé son soutien technique à la compagnie.

Fondée en 2005, Jeju Air n’avait jamais connu d’accident mortel avant ce drame. Son précédent incident majeur remonte à 2007, lorsqu’un de ses avions avait quitté la piste à l’aéroport de Busan-Gimhae, causant des blessures légères.

Les collisions avec des oiseaux sont un problème majeur pour l’aviation, particulièrement pour les avions à réaction, dont les moteurs peuvent perdre de la puissance ou s’arrêter après l’ingestion de volatiles. Ce type d’incident a déjà marqué l’histoire de l’aviation, comme lors du célèbre « Miracle sur l’Hudson » en 2009, où un avion avait réussi un amerrissage sans pertes humaines après une collision similaire.

Ce crash, survenant peu après celui d’un avion d’Azerbaijan Airlines au Kazakhstan, souligne la fragilité des systèmes de sécurité aérienne face aux imprévus. La Corée du Sud, où les accidents d’avion sont rares, est en état de choc.

Une enquête approfondie devra déterminer les causes exactes de cette tragédie, afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Caisse de Sécurité Sociale : Les allocataires dénoncent un accueil défaillant et réclament la digitalisation des services

À la Caisse de Sécurité Sociale (CSS), les allocataires sont confrontés à des conditions d’accueil déplorables et à des délais d’attente interminables. Beaucoup expriment leur frustration face à un système jugé archaïque et plaident pour la digitalisation des procédures.

À l’agence Wiltord, située à Colobane, la scène est répétitive : dès 9 heures, une longue file d’attente s’étire jusque dans la rue. Hommes, femmes enceintes, et mères portant leurs bébés au dos patientent sous le chaud soleil. Pour la plupart, l’attente dure plusieurs heures avant d’espérer accéder aux locaux.

L’insatisfaction est palpable. Les allocataires dénoncent l’attitude du personnel et le manque de chaises pour s’asseoir. « Depuis hier, je fais le trajet Mbour-Dakar avec mon bébé. J’ai dépensé 6 000 F CFA pour le transport et je dois encore attendre toute la journée », se plaint Anta Sall, une mère visiblement épuisée.

À midi passé, les agents suspendent leurs activités pour la pause déjeuner. Une décision qui suscite l’indignation des allocataires, nombreux à estimer qu’un service public de cette envergure devrait assurer une continuité. « C’est inadmissible que tout le personnel prenne une pause en même temps alors que nous sommes ici depuis le matin », s’indigne un usager.

Au-delà de l’accueil, les usagers pointent du doigt les retards dans le traitement des dossiers et le paiement des allocations. M. Dia, venu pour renouveler des documents, témoigne : « Ma femme devait recevoir son allocation de maternité depuis mai. On nous avait promis un appel, mais rien. Elle a dû se déplacer pour finalement être payée. »

Face à ces dysfonctionnements, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la modernisation de la CSS. M. Lo, un professeur, propose la digitalisation des prestations : « Avec les avancées technologiques, il est incompréhensible qu’une institution comme la CSS fonctionne encore de manière aussi rudimentaire. Les renouvellements de dossiers et les paiements devraient pouvoir se faire en ligne. »

M. Dia partage cet avis : « Le paiement des allocations via transfert d’argent éviterait aux allocataires de faire de longs déplacements inutiles. Il est temps que la CSS revoie son fonctionnement. »

Malgré les critiques, aucune réponse officielle n’a été obtenue de la part des dirigeants de la CSS. Les allocataires espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte pour améliorer l’expérience des usagers et moderniser ce service public essentiel.

En attendant, la situation reste critique, et les allocataires continuent de subir les lenteurs et dysfonctionnements d’un système qui semble dépassé.

La loi d’amnistie à l’épreuve de la soif irrépressible de vengeance de Pastef (Par Dr Yoro DIA)

Comme je vous l’annonçais dans ma dernière contribution, la meilleure façon de punir nos adversaires de Pastef suite au gangstérisme politique qui leur a permis de prendre le pouvoir est de ne pas faire comme eux, de ne pas être comme eux, de ne pas leur ressembler dans la reconquête du pouvoir. C’est pourquoi la gatsta gatsa d’idées qui la nouvelle philosophie de la nouvelle opposition sera notre principale arme contre Pastef. Le Gatsa Gatsa d’idées consiste à ferme dans la défense de nos principes, courtois et élégant dans le style, bref rappeler que la démocratie n’est une affaire de barbares comme nos amis d’en face mais une question de gentleman, d’urbanités et de civilités. Par conséquent, nous profitons de cette occasion pour formuler nos meilleurs vœux à tous les sénégalais en commençant naturellement par la clé de voute de nos institutions le Président de la république et à son gouvernement. 
J’ai toujours pensé que le Président devrait aussi formuler des vœux à l’opposition, qui est un « corps constitué » de la République et de car étant le 2e poumon de la démocratie à côté de la majorité. Nos vœux sont sincères, ils ne sont pas pieux comme ceux contenus dans la DPG du Premier Ministre. La catalogue de vœux pieux que le PM nous a présenté comme une DPG prouve que Ousmane Sonko a positions et des convictions fortes mais n’a jamais eu de vision. C’est pourquoi le gatsa gatsa d’idées est l’arme la plus redoutable contre Pastef dont l’indigence intellectuelle a été étalée au grand jour avec le flagrant délire du PM à l’assemblée Nationale. Flagrant délire aussi d’un Président de l’assemblée Nationale faisant l’éloge de Mamadou Dia, qui en 1962 a fait chasser les députés présents dans l’Hémicycle grâce à la volonté du peuple par la force de baïonnettes de la gendarmerie. 
Cet éloge et cette apologie de Dia lors d’une DPG relève soit de l’ignorance ou d’une volonté de restaurer le Diaisme(primat du parti sur l’Etat). En tout cas depuis l’alternance de mars 2024 le syndrome de l’autoritarisme de Mamadou Dia est en téléchargement chez Sonko. Last but not least, les sénégalais ont eu un aperçu de la rupture qu’est le gatsa gatsa d’idées lors de la DPG. Aucun député de l’opposition ne s’est pas mis sur les tables comme un vandale ou bloqué les travaux. 

Les Grecs qui ont inventé la Démocratie ont aussi inventé l’Amnistie comme une forme de régulation démocratique pour donner une seconde chance aux bannis et aux ostracisés de la cité. Et ils avaient bien raison parce que le dénominateur commun de tous les pays développés et de tous les pays émergents est la quiétude politique intérieure qui permet de concentrer toutes les énergies vers la croissance et l’économie plutôt que de nourrir des rancœurs, des ressentiments politiques, la querelle des souffrances et de mémoire. 
Depuis les grecs une volonté politique d’apaisement politique et la réconciliation a été rarement un signe de faiblesse mais toujours le courage d’un investissement sur l’avenir comme l’ont compris les grands hommes d’Etat de Lincoln à Macky Sall en passant par Mandela et Churchill face aux allemands vaincus en 1945 dont il a empêché l’humiliation comme lors du traité de Versailles en 1918 qui sera une des causes de la 2e guerre mondiale. Les Etats Unis ont connu une guerre civile horrible entre 1861 et 1865. On sait comment est mort le Président Lincoln mais on ne se pose jamais la question comment est mort Jefferson Davis le chef de la rébellion sécessionniste ?  Jefferson Davis est mort tranquillement dans son lit comme Abbé Diamacoune parce que Lincoln avait choisi l’investissement dans l’avenir avec la réconciliation et la reconstruction plutôt que la rancœur et la vengeance. 
Le Président Sall en optant pour l’apaisement et la réconciliation contre l’avis quasi unanime de son camp était dans la même logique que Lincoln mais malheureusement son sens de l’histoire a toujours été perçu par Pastef comme un signe de faiblesse parce que les groupuscules sectaires comme les nazis ou Pastef perçoivent toujours l’apaisement comme une reculade. 
L’amnistie, au-delà de l’apaisement devrait accélérer la réconciliation pour permettre à notre pays de se concentrer sur la seule urgence à savoir l’économie mais la seule urgence de Pastef est la vengeance. Cette soif irrépressible de vengeance. Ils ne feront que ça pendant 5 ans car les urgences du Sénégal ne sont pas celles de Pastef. Rien ne pourra étancher cette soif de vengeance.  Le Patriotisme de Pastef est qu’en même bizarre car on a l’impression que ce Parti regrette profondément que l’insurrection n’ait pas réussi et que l’exception démocratique sénégalaise ait survécu. 
C’est peut-être pourquoi on se comporte face aux petits putschistes de l’association des États du Sahel comme si on devrait être gêné d’être resté une démocratie. Drôle de patriotisme que de regretter que l’exception démocratique, ce nous avons de plus précieux ait survécu. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs car Pastef a déjà écrit dans son livre blanc que le premier coup d’État en Afrique a eu lieu au Sénégal en 1962 avec comme source Wikipedia. 
La vengeance c’est aussi la cabale ridicule contre le Général Fall, le sauveur la République. La vengeance va cibler tous ceux qui ont empêché l’insurrection de réussir. La vengeance contre la presse qui a osé dénoncé les méthodes du Guide suprême. Vengeance aussi contre les anciens alliés comme le maire de Dakar qui a eu le tort d’apostasier en cessant croire au destin exceptionnel du « Saint Homme ». 
Ce mandat que Pastef va consacrer à la vengeance ne fera l’affaire que de deux groupuscules : l’aile extrême de Pastef dont la soif de vengeance est inextinguible et les rentiers de la tension qui s’engraissent du dénigrement de leur pays et qui ont déjà annoncé la couleur en parlant de « Commission, Réconciliation et Vérité » dont l’objectif est d’humilier les Forces de sécurité qui ont sauvé la République en nous évitant de nous rabaisser au niveau de l’association des États du Sahel. 
Le nouveau pouvoir ne doit jamais oublier que le maintien de l’ordre n’a pas de couleur politique. En plus d’avoir sauvé la République, les forces de l’ordre ont été les précurseurs du Jub, Jubeul, Jubeunti. Jub c’est-à-dire droit dans ses bottes dans la défense de l’Etat et de la République. Jubeul : Respecter et faire respecter la loi. Jubenti : redresser, rééduquer et ramener les insurrectionnels sur le droit chemin de l’opposition légale. Donc en termes simples, la République a vaincu l’insurrection et sauvé l’exception sénégalaise et la démocratie a réhabilité les chefs de l’insurrection qui après le jubeunti en sont revenus à l’opposition légale.  
Si Sonko avait le sens de l’histoire, il aurait fait comme Lincoln, réconcilier, mobiliser les énergies pour accélérer vers l’émergence en s’appuyant sur notre avantage comparatif : la stabilité politique qui est une denrée si rare dans notre sous-région mais en lieu et place et Lincoln nous aurons Charles Taylor et au lieu de faire de notre pays un nouveau Dubai ou une nouvelle Suisse, on file vers le Venezuela. Je formule le vœu qu’enfin en 2025 que notre Président de la République organise une pose de première pierre parce que sinon à part la vengeance, le mandat sera réduit à l’inauguration des projets de Macky Sall comme le Vaccinopole ou l’autopont de Front de terre.  
Le temps ne chôme pas. Heureux aussi de constater que notre Premier Ministre debout pendant des heures lors de sa DPG n’a plus apparemment de problème de mal de dos mais est devenu par contre amnésique pour avoir oublié qu’il a avait qualifié le Président du Conseil Constitutionnel de corrompu sur le parvis du grand théâtre à l’invitation de la jeunesse de son parti. Pas grave ce juste un problème de mémoire qui quand « elle va chercher du bois mort rapporte le fagot qui lui plait » nous dit Birago Diop. Une bonne lecture pour notre Premier Ministre pour les fêtes de fin d’années.

Sénégal : La ministre Yassine Fall réaffirme la souveraineté nationale et le retrait des soldats français

La ministre sénégalaise de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall, a confirmé le retrait des soldats français stationnés au Sénégal, tout en précisant que cette décision reflète la souveraineté nationale et ne traduit pas une rupture des relations avec Paris. Dans un entretien diffusé le samedi 28 décembre 2024 sur Al Jazeera, la ministre a détaillé la position du gouvernement sénégalais sur cette question sensible.

Selon Yassine Fall, demander à une armée étrangère de quitter le territoire national est un droit souverain et légitime. « Dire que l’armée étrangère présente dans votre pays doit retourner dans son pays d’origine n’est pas une impolitesse. C’est simplement une affirmation de notre souveraineté », a-t-elle affirmé.

La ministre a également insisté sur le fait que le Sénégal est parfaitement capable de garantir sa propre défense, soulignant que cette décision s’inscrit dans une logique de renforcement des institutions nationales et de contrôle total de son territoire.

Concernant le départ des soldats français, actuellement déployés dans deux bases militaires à Dakar, Yassine Fall a refusé de donner un calendrier précis. « Je ne vais pas vous donner de calendrier ici, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Mais je considère que cela est déjà une évidence », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : « En 2024, connaissant le Sénégal et la situation dans laquelle nous vivons, un pays ne peut pas dire : “Je ne pars pas”. »

La ministre a tenu à clarifier que cette demande ne signifie pas une rupture diplomatique avec la France. « La France reste un ancien et actuel partenaire du Sénégal », a-t-elle assuré, tout en précisant que demander à l’armée française de quitter le territoire ne revient pas à “chasser les Français”.

Elle a également évoqué les relations entre Dakar et Paris sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, qu’elle a qualifiées de « saines » et respectueuses. « Nous avons été en France à deux reprises, et les échanges se sont toujours déroulés dans un climat respectueux », a-t-elle rappelé.

Ces déclarations interviennent après que le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés, la volonté du Sénégal de fermer les bases militaires étrangères.

Cette décision s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays africains, où les questions de souveraineté et de coopération militaire avec des puissances étrangères suscitent des débats intenses.

Alors que les discussions se poursuivent entre Dakar et Paris, le Sénégal entend assumer pleinement sa souveraineté tout en préservant des relations équilibrées avec ses partenaires internationaux.

La vérité sur la prétendue vente de la maison de fonction du président de l’Assemblée nationale : Abdou Mbow dément les propos d’Ousmane Sonko

La controverse enfle autour de la maison de fonction du président de l’Assemblée nationale. Vendredi dernier, lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Ousmane Sonko a affirmé que la résidence officielle, située à Fann et bâtie sur plus de 4000 m², aurait été vendue à un particulier pour la somme de 300 millions de francs CFA. Une révélation qui a suscité une vive polémique, notamment dans l’opposition.

Cependant, le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku-Wallu, a tenu à démentir fermement ces accusations. Invité de l’émission Grand Jury sur la RFM, ce dimanche, il a apporté des éclaircissements détaillés sur cette affaire, qu’il qualifie de « manipulation pure et simple ».

Abdou Mbow explique que l’affaire remonte à l’époque où Moustapha Niasse présidait l’Assemblée nationale. En prenant ses fonctions, Niasse avait demandé à voir la résidence officielle de son prédécesseur, Mamadou Seck. C’est alors qu’il a découvert que la maison en question avait été rétrocédée à un particulier.

Selon le député, cette transaction n’était pas une vente, mais un échange de terrains. L’État avait cédé la propriété en question à un particulier en contrepartie d’un terrain situé à Yoff, où un lycée devait être construit. « Cette décision a été prise avant même l’arrivée de Moustapha Niasse à l’Assemblée nationale », précise Abdou Mbow.

Le député ajoute que Moustapha Niasse avait saisi le président de la République de l’époque, Macky Sall, pour statuer sur cette affaire. Macky Sall aurait opposé un refus catégorique, affirmant que cette maison devait rester un patrimoine de l’État.

Abdou Mbow souligne également que Moustapha Niasse n’a jamais occupé cette maison puisqu’il vivait dans sa résidence personnelle.

Pour Abdou Mbow, les déclarations d’Ousmane Sonko sur une prétendue vente à 300 millions de francs CFA relèvent d’une mauvaise foi manifeste. « Il est regrettable qu’un chef de gouvernement fasse de telles affirmations sans fondement, uniquement pour manipuler l’opinion publique », a-t-il déclaré sur la RFM.

Malgré les explications fournies, cette affaire continue de diviser l’opinion publique. Certains exigent davantage de transparence et appellent à la publication des documents officiels pour faire la lumière sur cette transaction.

L’enjeu est de taille : il s’agit non seulement de préserver la crédibilité des institutions, mais aussi de garantir que les biens de l’État soient protégés et utilisés dans l’intérêt général. Le prochain développement dans cette affaire sera sans doute scruté de près.

Macky Sall se retire des fonctions actives au sein de l’APR : un tournant historique pour le parti

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a décidé de prendre du recul dans ses fonctions politiques au sein de l’Alliance pour la République (APR). L’annonce a été confirmée par l’intéressé lui-même dans un entretien accordé à la revue ConfidentielDakar, relayée par DakarActu. Désormais président d’honneur du parti, Macky Sall demande à être déchargé des tâches quotidiennes et souhaite se consacrer davantage à ses engagements internationaux.

Cette décision, bien que majeure, ne surprend pas totalement les observateurs. Lors du congrès extraordinaire de décembre 2023, des réformes importantes dans l’organisation de l’APR avaient été évoquées, laissant présager ce changement. Depuis la fin de son mandat présidentiel, Macky Sall avait progressivement amorcé une transition, tout en continuant à peser dans les orientations stratégiques du parti.

Cependant, la décision de se mettre en retrait actif marque un véritable tournant. Un petit comité a été réuni discrètement la semaine dernière à sa demande pour élaborer un schéma d’organisation permettant au parti de fonctionner sans sa supervision directe. Parmi les pistes envisagées figure l’instauration d’un secrétariat permanent chargé de la gestion quotidienne du parti, ainsi que la désignation d’un coordinateur pour piloter les activités en l’absence de Macky Sall.

Le retrait de Macky Sall soulève de nombreux défis pour l’APR. L’ancien président a été la figure centrale et le principal artisan des succès électoraux du parti depuis sa création. Son départ de la scène active laisse un vide que ses proches collaborateurs auront du mal à combler.

Par ailleurs, la désignation d’un coordinateur pour assurer la continuité des activités risque de provoquer des tensions internes. Plusieurs figures influentes du parti nourrissent des ambitions personnelles, et la question de la succession pourrait exacerber les rivalités.

Un congrès prévu en début d’année 2025 devrait entériner ces changements structurels et institutionnaliser le rôle de président d’honneur de Macky Sall. Ce rendez-vous s’annonce crucial pour l’avenir de l’APR, qui devra démontrer sa capacité à se réinventer sans son leader historique aux commandes.

Si Macky Sall se retire des responsabilités actives au sein de l’APR, il ne quitte pas pour autant la scène politique. Selon des proches, il entend consacrer son temps à des activités internationales, notamment dans des initiatives diplomatiques et de développement. Son expertise et son réseau international pourraient faire de lui un acteur influent sur la scène mondiale, tout en continuant de suivre l’évolution du paysage politique sénégalais.

Guinguinéo : L’ASC Juboo remporte la Coupe du Maire de Ndiago

La commune de Ndiago, dans le département de Guinguinéo, a vibré ce samedi lors de la finale de la Coupe du Maire, organisée au stade municipal. Ce moment fort du sport local a vu l’ASC Juboo triompher face à Mac de Sakhagne au terme d’un match serré. Après un score de parité (1-1) au terme du temps réglementaire, les deux équipes ont été départagées lors de l’épreuve des tirs au but, où l’ASC Juboo s’est imposée 4-2.

Présent lors de cet événement, le maire de la commune de Ndiago, Balla Sall, a profité de l’occasion pour réitérer son engagement envers la jeunesse et le développement local. « C’est grâce au conseil municipal que nous avons pu augmenter les subventions de 1 à 2 millions de francs CFA, en plus des appuis personnels que j’ai réalisés », a-t-il déclaré.

Les récompenses aux équipes participantes ont été variées, comprenant des trophées pour les catégories cadettes et seniors, des enveloppes financières, ainsi que des équipements tels que des jeux de ballons et des maillots. « Notre devoir, c’est d’accompagner la jeunesse de la commune », a affirmé le maire.

À la tête de la commune depuis 2014, Balla Sall a rappelé son objectif principal : doter Ndiago d’infrastructures sportives modernes. Il prévoit ainsi de renforcer les capacités du stade municipal en rénovant les murs, en construisant des tribunes et en le rendant multifonctionnel. « Nous allons identifier les manquements pour en faire un lieu digne de nos ambitions », a-t-il promis.

Au-delà du sport, le maire a dressé un bilan des actions réalisées pour le développement de la commune. Parmi celles-ci, le financement des projets de jeunes et de femmes dans le cadre de leur autonomisation, ainsi que la réhabilitation des pistes communautaires, notamment l’axe Kahone-Gniby, grâce au soutien de l’État. À ce jour, 24 kilomètres sur les 60 que compte la commune ont été bitumés, facilitant ainsi la circulation entre les 9 communes du département.

Cependant, Balla Sall a également souligné certains défis majeurs, notamment dans les domaines de l’électrification et du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN). « Notre plaidoyer s’adresse aux nouvelles autorités et aux partenaires pour renforcer les fonds de dotation et soutenir les programmes communautaires et le PNDL. C’est la clé pour un développement inclusif du département de Guinguinéo », a-t-il insisté.

Le maire a conclu en réaffirmant sa volonté de poursuivre les efforts pour désenclaver totalement la commune et finaliser d’autres projets avant la fin de son mandat. Avec l’appui des partenaires et des autorités, Ndiago ambitionne de devenir un modèle de développement local axé sur l’inclusion et la modernisation des infrastructures.

Le Sénégal mise sur les Diaspora-bonds pour financer ses projets et alléger sa dette

Face à une dette publique représentant 80 % du PIB et des taux d’intérêts internationaux dépassant 7 %, le nouveau gouvernement sénégalais, dirigé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, propose une solution innovante : les Diaspora-bonds. Inspirée par le potentiel économique considérable des Sénégalais de l’extérieur, cette initiative ambitionne de mobiliser une partie des fonds envoyés par la diaspora pour financer des projets stratégiques à l’échelle nationale.

En 2023, les transferts de la diaspora sénégalaise vers le pays ont atteint 1 600 milliards de francs CFA, soit près du double des aides publiques au développement (APD) reçues de partenaires internationaux. Ces fonds, jusqu’ici majoritairement orientés vers la consommation courante et les projets immobiliers individuels, pourraient désormais contribuer directement au financement de projets nationaux dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé ou les infrastructures.

Selon Babacar Sané Ba, ancien banquier d’affaires et désormais ambassadeur en charge des partenariats économiques au ministère de l’Intégration africaine, les Diaspora-bonds représentent une avancée significative vers une souveraineté économique. « C’est une opportunité de transformer une partie des ressources issues de la diaspora en investissements productifs, tout en réduisant notre dépendance vis-à-vis des financements extérieurs », explique-t-il.

Le principe est simple : les Sénégalais résidant à l’étranger pourront souscrire à ces obligations et suivre de près les projets financés. Cette transparence, combinée à une forte implication des souscripteurs, est conçue pour garantir la confiance et l’efficacité de l’initiative.

Ce n’est pas la première fois que la diaspora sénégalaise est sollicitée pour financer des projets. En 2019, la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) avait levé 22,8 milliards FCFA via des souscriptions de Sénégalais résidant dans 26 pays, dépassant ainsi son objectif initial de 20 milliards FCFA. Les fonds avaient permis de financer des projets immobiliers à Diamniadio et près du lac Rose.

Fort de ce précédent, le gouvernement espère reproduire ce succès à plus grande échelle, cette fois-ci pour des projets d’intérêt général.

Cependant, plusieurs questions restent en suspens. Comment garantir une gestion rigoureuse des fonds et éviter les risques de détournements ou d’inefficacité dans l’exécution des projets ? Quelle sera la rentabilité offerte aux souscripteurs ? Ces interrogations, cruciales pour attirer l’adhésion de la diaspora, devront trouver des réponses claires et concrètes.

Avec cette initiative, le gouvernement espère capitaliser sur le fort attachement de la diaspora sénégalaise à son pays d’origine. Au-delà de leur soutien économique, les Sénégalais de l’extérieur jouent depuis longtemps un rôle clé dans le développement du pays. Les Diaspora-bonds, s’ils sont bien gérés, pourraient renforcer ce lien et ouvrir une nouvelle ère dans le financement des projets nationaux.

Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre : “Ensemble, C’est Possible” en phase avec les réformes

Face à la presse ce dimanche à Wack Ngouna, dans le département de Nioro, le mouvement “Ensemble, C’est Possible” a salué avec enthousiasme la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre. Les partisans du Président Moustapha Junior Thiam ont tenu à exprimer tout leur soutien aux orientations fortes et audacieuses de M. Ousmane Sonko, marquant un tournant décisif pour l’avenir du Sénégal.

“ L’annonce de la généralisation de l’enseignement de l’anglais dès l’école élémentaire, associée à une valorisation renforcée des langues nationales, est une avancée majeure. Dans un monde globalisé où la maîtrise d’une langue étrangère comme l’anglais est un atout stratégique, cette mesure permettra à nos enfants d’avoir plus d’opportunités et d’ouverture, tout en restant ancrés dans leur identité culturelle”, a déclaré le Président du Mouvement “Ensemble, C’est Possible”.

M. Thiam a ajouté que l’intégration des langues nationales est une reconnaissance de la richesse culturelle du Sénégal. “Lire et écrire dans nos langues locales renforcera non seulement l’apprentissage, mais également l’estime de soi. Nous saluons cette initiative qui contribuera à rapprocher l’école des réalités socioculturelles du pays”, a-t-il souligné.

Les membres du mouvement “Ensemble, C’est Possible” se disent pleinement en phase avec le Premier ministre dans sa volonté de soumettre un projet de loi de programmation militaire à l’horizon 2035 pour redimensionner et moderniser les Forces de défense et de sécurité du Sénégal. Selon eux, cette décision stratégique est courageuse compte tenu de la situation géopolitique qui se profile dans la sous-région.

“Le Sénégal doit pouvoir garantir sa souveraineté et assurer la sécurité de ses citoyens sans dépendre des puissances étrangères, car cela symbolise une marche vers l’autodétermination”, ont-ils affirmé.

Le mouvement a également salué l’intégration des daaras (écoles coraniques) dans le système éducatif national. “Cette réforme constitue une avancée capitale pour un enseignement plus inclusif. Le Sénégal ne peut se priver de la contribution de ces structures éducatives qui jouent un rôle clé dans la formation de milliers d’enfants.

Assurer la modernisation des daaras à travers des infrastructures adaptées et des programmes harmonisés avec l’enseignement classique favorisera l’épanouissement d’une jeunesse équilibrée, porteuse des valeurs culturelles et spirituelles de notre pays”, a argumenté M. Thiam.

Le mouvement “Ensemble, C’est Possible” s’engage à accompagner ces réformes et à mobiliser la société pour leur succès. “Nous croyons que ces mesures reflètent une volonté de rupture positive et ouvrent de nouvelles perspectives pour un Sénégal prospère, souverain et uni. Ainsi, nous invitons toutes les forces vives de la Nation à soutenir ces initiatives qui contribueront à construire un avenir meilleur pour les générations futures”, a déclaré le leader du mouvement.

Le Mouvement a également soutenu le vote du budget sans débat, prévu par l’article 86 de la Constitution, comme étant une solution incontournable pour sauver le budget avant le 31 décembre 2024. Moustapha Junior Thiam et ses camarades ont appelé à privilégier l’intérêt supérieur de la nation, exhortant la classe politique, tant du pouvoir que de l’opposition, à faire preuve de responsabilité.

“Ensemble, C’est Possible” conclut en réitérant son soutien aux réformes et en se positionnant comme un acteur clé pour un Sénégal résolument tourné vers l’avenir.

1500 maitres coraniques renvoyés à l’école par Touba Ca Kanam

Pour mettre terme aux parodies d’enseignements religieux et renforcer la sécurité des enfants dans les daara, l’association Touba Ca Kanam a formé en psychopédagogie 1500 maîtres coraniques.

Le Commlexe Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba a abrité ce week-end une cérémonie de remises de diplômes à 278 maîtres coraniques. Ces derniers , qui portent le total à 1500, ont pris part à une session de formation en psychologie, pédagogie, technique de récital du Coran et administration de soins médicaux primaires . La rencontre a été organisée par l’Association Touba Ca Kanam en partenariat avec l’Inspection de l’Enseignement et de la Formation ( IEF) de Mbacké.

L’occasion a été saisie par les organisateurs pour insister sur la nécessité d’aider les maîtres coraniques à mieux connaître leurs élèves , à mieux appréhender leur environnement scolaire et à savoir prodiguer à ces derniers , en. cas de maladies soudaines , les premiers soins le temps de les amener vers les structures médicales les plus proches. Serigne Saliou Diakhaté, président de la commission scientifique et culturelle de Touba Ca Kanam de confier , dans la foulée, l’ambition générale de l’Association dans le domaine de l’éducation. « Nous avons formé en psychopédagogie un total de 1500 maîtres coraniques et leur avons décerné des diplômes qui attestent qu’ils peuvent , sans difficultés majeures , dispenser des cours de Coran et de sciences religieuses aux enfants. Nous leur avons donné les outils principaux. Nous avons aussi refectionné 266 écoles coraniques et construit de nouveaux appelés d’aras tanef. Ces écoles , nous les avons installées dans des quartiers et des enfants y seront accueillis et encadrés gratuitement. Nous avons, par ailleurs, à travers le système Ndabal – Daara , convaincu des familles à offrir chaque jour un repas aux écoles d’à -côté . Cela a permis de définitivement mettre terme à la mendicité ». La cérémonie a été présidée par Serigne Habibou Mbacké, fils de Serigne Fallou Khadim Rassoul et personne morale de Touba Ca Kanam.

Assemblée Nationale : Installation des membres de la Haute Cour de Justice

Ce samedi, l’Assemblée nationale a procédé à l’installation des membres de la Haute Cour de Justice, un organe essentiel du dispositif institutionnel sénégalais chargé de juger les infractions commises par les hauts responsables de l’État dans l’exercice de leurs fonctions. Sur les 146 députés présents, 140 ont voté pour la liste proposée, tandis que 4 se sont abstenus et 2 ont voté contre.

La Haute Cour de Justice est composée de huit titulaires et huit suppléants. Parmi les titulaires figurent Alioune Ndao, Ramatoulaye Bodian, Youngar Dione, Amadou Ba (N°2), Rokhy Ndiaye, Mouhamed A. Daffé, Daba Wagnane et Abdou Mbow. Les suppléants incluent Samba Dang, Oulimata Sidibé, El Hadj A. Tambédou, Fatou Diop Cissé, Mouramani Diakité, Marie Hélène Diouf, Mayabe Mbaye et Fatou Sow.

Lors de la cérémonie d’installation, les 16 membres se sont présentés devant le pupitre pour prêter serment. Ils se sont solennellement engagés à « bien et fidèlement remplir leurs fonctions, garder le secret des délibérations et des votes, et se conduire comme de dignes et loyaux magistrats ». Ce serment marque leur entrée officielle en fonction et symbolise leur engagement à servir la justice avec impartialité et intégrité.

Le vote massif en faveur de cette liste témoigne d’un large consensus au sein de l’hémicycle, bien que les 4 abstentions et 2 votes contre révèlent des divergences mineures.

Adoption du PLFI 2025 et installation de la Haute Cour de Justice : une journée historique à l’Assemblée nationale

En ce samedi 28 décembre 2024, l’Assemblée nationale du Sénégal a marqué une double avancée majeure. En séance plénière, les députés ont adopté sans débat le Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2025, et ont procédé, dans la même dynamique, à l’installation de la Haute Cour de Justice.

Conformément à l’article 86, alinéa 6 de la Constitution, le PLFI 2025 a été adopté sans débat après que le Premier ministre a engagé la motion de confiance pour son Gouvernement. Ce mécanisme constitutionnel, rarement utilisé, illustre la volonté de l’Exécutif d’accélérer l’adoption de cet outil budgétaire essentiel pour l’année à venir.

Le vote électronique s’est déroulé dans de bonnes conditions, reflétant une forte adhésion des parlementaires : sur les 146 députés votants, 140 ont approuvé le texte, quatre se sont abstenus, et seulement deux ont voté contre.

Le PLFI 2025 est un document stratégique qui définit les grandes orientations budgétaires du pays pour l’année à venir, aligné sur les priorités gouvernementales présentées par le Premier ministre dans sa Déclaration de Politique Générale (DPG) le 27 décembre 2024.

Installation de la Haute Cour de Justice

Dans le même élan, l’Assemblée nationale a procédé à l’installation des membres de la Haute Cour de Justice, un organe juridique crucial pour juger les actes commis par les membres de l’Exécutif dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette institution est désormais composée de huit membres titulaires et huit suppléants, soigneusement sélectionnés pour leurs compétences et leur intégrité. Les membres titulaires nouvellement investis sont :

• Alioune Ndao

• Ramatoulaye Bodian

• Youngar Dione

• Amadou Ba (n°2)

• Rokhy Ndiaye

• Ayib Daffé

• Daba Waniane

• Abdou Mbow

Les membres suppléants incluent :

• Samba Dang

• Oulimata Sidibé

• Elhadj Ababacar Tambédou

• Fatou Diop Cissé

• Mouramani Kaba Diakité

• Marie Hélène Diouf

• Mayabé Mbaye

• Fatou Sow

La cérémonie d’installation a atteint son apogée lorsque les membres ont prêté serment, s’engageant à exercer leurs fonctions avec impartialité et rigueur. Le Président de l’Assemblée nationale, Son Excellence El Malick Ndiaye, a ensuite officiellement déclaré leur prise de fonction.

Ces avancées viennent clôturer une semaine marquée par des débats intenses autour de la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre, tenue le vendredi 27 décembre 2024. Lors de cet exercice, le chef du Gouvernement a détaillé les principaux axes du programme gouvernemental, répondant aux préoccupations des parlementaires sur des questions économiques, sociales et environnementales.

L’adoption du PLFI 2025 et l’installation de la Haute Cour de Justice illustrent la vitalité des institutions sénégalaises et la volonté du Gouvernement d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de ses priorités. Ces étapes marquent une nouvelle phase dans la gouvernance du pays, avec un budget validé pour répondre aux défis de 2025 et une Haute Cour de Justice prête à assumer ses responsabilités.

L’opinion publique attend désormais de voir comment ces mesures seront traduites en actions concrètes, à la hauteur des attentes des citoyens.

Le Teranga Reggae Festival : une nouvelle ère pour le reggae au Sénégal

Le reggae sénégalais franchit une étape historique avec la tenue de la première édition du Teranga Reggae Festival, prévue ce 28 décembre 2024 au prestigieux Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose à Dakar. Cet événement inédit promet d’être un rendez-vous majeur pour les amateurs de reggae et de musique engagée.

Le festival tire son nom de la célèbre “teranga”, un mot wolof qui symbolise l’hospitalité et la convivialité, des valeurs profondément ancrées dans la culture sénégalaise. Ce choix illustre la mission de l’événement : rassembler des artistes locaux et internationaux, tout en créant un espace d’échange, de partage et de communion.

Pour cette première édition, le Teranga Reggae Festival accueillera des figures emblématiques de la scène reggae sénégalaise, ainsi que l’artiste guinéen Takana Zion, invité d’honneur. Véritable icône du reggae africain, il incarne parfaitement l’engagement et l’universalité de cette musique.

Le festival ne se limite pas à une série de concerts. Il ambitionne de devenir une véritable plateforme de promotion pour les jeunes artistes qui souhaitent se faire une place dans l’univers du reggae. Par ailleurs, un hommage particulier sera rendu aux pionniers du mouvement reggae au Sénégal et au-delà, pour célébrer leur contribution à la culture musicale mondiale.

En plus des performances musicales, le Teranga Reggae Festival offrira une immersion culturelle complète. Les visiteurs pourront découvrir des stands d’artisanat, participer à des expositions artistiques, et assister à des panels portant sur des thématiques fondamentales du reggae, comme l’unité africaine, la lutte contre les injustices sociales, et la préservation de l’environnement.

Le choix du Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, un haut lieu de l’excellence artistique au Sénégal, confère une dimension symbolique forte à l’événement. Ce cadre prestigieux est parfaitement adapté pour célébrer une musique qui transcende les frontières culturelles et générationnelles.

Le Teranga Reggae Festival ne se limite pas à une simple célébration musicale. Il s’inscrit dans une démarche plus large visant à sensibiliser les jeunes générations et à promouvoir les valeurs universelles du reggae dans la société sénégalaise. Des ateliers et conférences, en collaboration avec des organisations locales, viendront compléter le programme.

Avec cette initiative, les organisateurs espèrent faire du Teranga Reggae Festival un événement annuel incontournable, et ainsi renforcer la position du Sénégal comme un acteur majeur de la scène reggae en Afrique et dans le monde.

Adoption du budget 2025 : Un processus controversé à l’Assemblée nationale

Ce samedi, l’Assemblée nationale a adopté la loi de finances pour l’année 2025 dans un contexte marqué par des tensions politiques et des désaccords sur la procédure. La lecture du rapport, suivie de l’annonce par le président de l’Assemblée nationale, a confirmé l’adoption du budget, mais non sans soulever des interrogations au sein des parlementaires.

Le groupe de la majorité présidentielle a invoqué l’article 86 alinéa 6 de la Constitution, selon lequel le Premier ministre peut engager la responsabilité du gouvernement sur une loi de finances par une lettre adressée au bureau de l’Assemblée nationale. Cette disposition permet, en l’absence d’une Motion de censure déposée par l’opposition, l’adoption automatique de la loi sans débat. Le Premier ministre a, en effet, exercé cette prérogative dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale.

Cependant, cette démarche a suscité une vive controverse. L’opposition parlementaire, bien que silencieuse sur le dépôt d’une Motion de censure, dénonce une manœuvre antidémocratique qui réduit au silence les débats parlementaires essentiels pour l’analyse du budget. Abdou Mbow, député, a souligné l’illégalité présumée de la procédure, citant notamment l’absence physique du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui devait défendre le projet de loi devant l’Assemblée.

Pour certains observateurs, cette absence pose un problème constitutionnel et pourrait entacher la légitimité de l’adoption de la loi de finances. « Le rôle du Premier ministre est crucial dans la défense et la justification des choix budgétaires. Son absence prive les parlementaires et la nation d’explications claires sur les orientations budgétaires pour l’année 2025 », a affirmé un analyste politique.

De son côté, la majorité présidentielle reste ferme sur la régularité de la procédure. « L’article 86 alinéa 6 de la Constitution est clair : en l’absence d’une Motion de censure, la loi est adoptée automatiquement. L’opposition avait les moyens constitutionnels d’intervenir et ne l’a pas fait », a déclaré un membre influent de la coalition au pouvoir.

Cette situation illustre une fois de plus les profondes divisions au sein de l’hémicycle sénégalais, où les confrontations politiques prennent souvent le pas sur les débats de fond. Si le budget 2025 est désormais adopté, le processus pourrait continuer de faire l’objet de contestations juridiques ou politiques dans les semaines à venir.

Enlèvement du Khalife Général de la Famille Omarienne au Mali : Thierno Amadou Hady Tall kidnappé par des hommes armés

Dans un incident alarmant survenu ce jeudi, Thierno Amadou Hady Tall, Khalife Général de la Famille Omarienne au Mali, a été enlevé par des hommes armés à Diabidiala, près de Nioro du Sahel. Ce rapt suscite une vive inquiétude parmi les fidèles et les communautés locales.

Selon des témoins oculaires, l’incident s’est produit alors que le Khalife revenait d’une ziara dans un village voisin. Son convoi a été intercepté par des individus lourdement armés qui ont ouvert le feu sur son véhicule. Thierno Amadou Hady Tall aurait été blessé légèrement au pied par un projectile.

Les assaillants ont relâché les autres passagers présents dans le convoi, mais ont emmené le Khalife vers une destination encore inconnue.

La correspondante de la RFM, qui a rapporté l’information sur une plateforme dédiée aux journalistes de la région de Kaolack, indique que la situation est suivie de près par les autorités locales et les forces de sécurité maliennes. Ces dernières n’ont pour l’instant publié aucun communiqué officiel concernant cet enlèvement.

Thierno Amadou Hady Tall, figure spirituelle de grande importance, est un descendant de l’érudit et guide religieux El Hadj Omar Tall, fondateur de la Tijaniyya Omarienne. Son enlèvement pourrait avoir des répercussions sur les relations sociales et religieuses dans la région.

Pour l’heure, les motivations des assaillants restent inconnues, bien que les enlèvements dans cette région du Sahel soient souvent attribués à des groupes armés opérant dans un contexte de conflit prolongé.

Les fidèles de la confrérie et les autorités religieuses appellent à la libération immédiate du Khalife et prient pour sa sécurité. Une mobilisation générale est attendue dans les jours à venir afin de réclamer sa libération et de réaffirmer leur solidarité face à cet acte grave.

La Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Ousmane Sonko : Le port de Kaolack laissé en suspens

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté ce vendredi sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée nationale, exposant les grandes orientations de l’action gouvernementale. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre du Référentiel des Politiques Publiques Sénégal 2050, un plan stratégique destiné à guider le développement du pays pour les vingt-cinq prochaines années. Si cette présentation a souligné des projets ambitieux dans divers secteurs, le port de Kaolack, pourtant crucial pour l’économie régionale et nationale, n’a pas été évoqué, suscitant des préoccupations parmi les populations locales.

Cheikh Baye Mbaye Niass, figure locale et entrepreneur agricole, a exprimé son inquiétude quant à cette omission. Dans une lettre adressée au Premier ministre, il a rappelé que le port de Kaolack constitue un levier économique majeur pour le Sine-Saloum et une infrastructure clé pour le commerce avec des pays voisins comme le Mali et le Burkina Faso. Ce port est essentiel pour le désenclavement de la région et le renforcement des échanges économiques sous-régionaux.

Cheikh Baye Mbaye Niass a tenu à souligner les sacrifices consentis par les populations locales, notamment les jeunes, les familles religieuses, et les leaders patriotiques, pour promouvoir ce projet. Malgré les menaces, les intimidations et les tentatives de diabolisation, les habitants de Kaolack ont maintenu leur engagement pour voir le port devenir une réalité.

Il a également évoqué le rôle déterminant d’Insignia, descendante de Cheikh Ibrahima Niass, qui s’est distinguée par son courage face aux menaces de mort et aux persécutions subies dans sa défense du projet. Par ailleurs, l’absence prolongée de MC Niass, un autre acteur clé de ce dossier, exilé depuis deux ans aux États-Unis pour des raisons de sécurité, a été rappelée. Malgré ces épreuves, son engagement envers le développement de Kaolack et du Sénégal demeure intact.

Dans sa déclaration, Cheikh Baye Mbaye Niass a insisté sur l’importance stratégique de projets comme le port de Kaolack et la transformation de l’aérodrome local en un aéroport international. De telles infrastructures renforceraient non seulement l’économie régionale, mais elles contribueraient également au rayonnement international de Médina Baye, un centre spirituel de renommée mondiale.

En tant que coordinateur du Mouvement des Domou Dara Patriotes du département de Kaolack, Cheikh Baye Mbaye Niass a appelé le Premier ministre Ousmane Sonko et le gouvernement à intégrer ces projets dans les priorités nationales. Il a également réaffirmé son soutien à la vision de transformation portée par le Référentiel Sénégal 2050, tout en rappelant les enseignements de Cheikh Ibrahima Niass : « L’avenir de tout pays repose sur sa jeunesse, mais sur une jeunesse engagée et courageuse. »

Les populations de Kaolack espèrent que le gouvernement tiendra compte de leurs attentes et des efforts consentis pour le port et les autres projets structurants de la région. Ces infrastructures, une fois réalisées, pourraient non seulement changer le visage du Sine-Saloum, mais également contribuer au développement économique et à l’intégration sous-régionale du Sénégal. Le message de Cheikh Baye Mbaye Niass est clair : l’unité, le courage et la détermination restent les piliers pour bâtir un Sénégal prospère et inclusif.

PRODUCTION ESTIMÉE ENTRE CENT MILLE À CENT CINQUANTE MILLE TONNES : Le Sénégal perd 40% de sa récolte chaque année

L’exportation de la mangue, pilier prometteur de l’économie sénégalaise, est confrontée à des contraintes qui freinent son développement. Un atelier de sensibilisation et de formation, récemment organisé, a permis de réunir producteurs, exportateurs et transformateurs pour harmoniser les pratiques et répondre aux exigences des marchés internationaux.

L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des acteurs sur les bonnes pratiques agricoles, notamment l’utilisation de pesticides homologués, l’hygiène et la traçabilité. Selon Aboubacry Barro, représentant du projet PAIMRAI, l’inadéquation des pratiques agricoles et le non-respect des normes sanitaires et phytosanitaires ont souvent conduit au rejet de produits sur les marchés internationaux, avec des répercussions économiques négatives pour une filière aussi stratégique que la mangue.

Le Sénégal, avec une production annuelle oscillant entre 100.000 et 150.000 tonnes, perd environ 40 % de sa récolte en raison des insectes ravageurs et du manque d’infrastructures adéquates. Les exportations, quant à elles, plafonnent à 20.000 tonnes par an, loin du potentiel estimé. Pour Cheikh Mbacké Mboup, président de l’Interprofession Mangue du Sénégal (IMS), la qualité de la mangue produite est un enjeu crucial, car elle détermine l’efficacité de toute la chaîne de valeur, du transport à la transformation.

L’un des principaux défis reste la lutte contre la mouche de la mangue, responsable de pertes considérables. Bien que des progrès aient été réalisés grâce aux efforts de la Direction de la protection des végétaux, des moyens supplémentaires sont nécessaires pour maîtriser cette menace de manière durable.

Parallèlement, l’amélioration des rendements constitue une priorité. Actuellement faibles, entre 5 et 9 tonnes par hectare, les rendements pourraient être multipliés grâce à l’adoption de pratiques modernes, atteignant jusqu’à 60 tonnes dans des vergers optimisés. Cela passe par l’utilisation de pesticides adaptés, des techniques d’entretien et un renouvellement des vergers.

La transformation des mangues est également perçue comme une solution clé pour réduire les pertes post-récoltes et augmenter la valeur ajoutée. Le marché de la mangue séchée, notamment, offre d’énormes opportunités avec des prix compétitifs à l’exportation.

Pour consolider cette filière, les acteurs appellent à une approche intégrée combinant innovation, financement et renouvellement des infrastructures.


Le Dakarois

RÉCEPTION D’UNE CITATION DIRECTE DANS L’AFFAIRE LAT DIOP : Le chroniqueur Cheikhou Oumar Talla joue au chat et à la souris avec l’huissier de justice

Cheikhou Oumar Talla, chroniqueur, et Maty Sarr Niang, journaliste, sont visés par une citation directe émise par Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), dans le cadre d’une affaire de diffamation. Lat Diop réclame la somme de 200 millions de francs CFA en réparation pour le préjudice qu’il estime avoir subi.
Selon des informations du « Dakarois Quotidien », provenant de sources proches de l’affaire, Cheikhou Oumar Talla semble adopter une stratégie d’évitement, jouant au “chat et à la souris” avec l’huissier de justice chargé de lui signifier la citation. En effet, il aurait changé de lieu à plusieurs reprises, rendant difficile la remise de la citation, avant de ne plus répondre aux appels téléphoniques de l’huissier.
La même source renseigne que le site « Feeling TV », mentionné dans l’affaire, est également concerné par cette citation.
Lat Diop reproche à ces acteurs et supports médiatiques de l’avoir diffamé et exige une réparation financière conséquente pour les torts subis.


La Dakaroise

REPRÉSENTATIVITÉ DES FEMMES DANS LA GESTION LES FINANCES PUBLIQUES : L’USAID, le CERIF et le COSEF organisent un atelier de formation

Le projet « USAID Appui à la gestion des Finances publiques », en collaboration avec le CERIF et le COSEF, a organisé un atelier de renforcement de capacités destiné à promouvoir la représentativité des femmes dans la gestion des Finances publiques au Sénégal.

Après la mise en place du premier « Réseau des Femmes dans la gestion des Finances
publiques » au Sénégal à travers le projet « Appui à la gestion des finances publiques », le consortium CERIF/COSEF, en partenariat avec l’USAID, a procédé, ces jeudi 26 et vendredi 27 décembre 2024, a des sessions de renforcement de capacités en Leadership et Développement personnel au profit des membres dudit Réseau.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts déployés pour améliorer l’accès des femmes aux rôles stratégiques au sein des ministères et institutions de gestion des Finances publiques.
En effet, la mise en place de l’analyse genre en 2022, les résultats ont révélé que les femmes restent largement sous-représentées dans les fonctions décisionnelles clés, malgré quelques avancées, notamment la création de cellules de genre au sein des ministères.
L’étude a également précisé que bien que des femmes occupent certains postes au sein des DAGE (Direction de l’Administration et de la Gestion des Entreprises), elles peinent à influencer efficacement les décisions budgétaires.
En 2020, seulement 16 % des DAGE étaient dirigées par des femmes, et la situation demeure encore largement dominée par des hommes.

OBJECTIFS

Afin de combler ces lacunes, les trois partenaires (USAID, CERIF ET COSEF) ont organisé cette formation intensive. L’attente étant de renforcer les capacités des participantes dans des domaines cruciaux tels que la prise de parole en public, l’intelligence émotionnelle, le leadership dans les instances de décision, entre autres.


Les travaux ont réuni une diversité de participants provenant de ministères, d’institutions étatiques, de la société civile, des mairies, du milieu académique ainsi que des acteurs des médias.
Il a offert une plateforme pour renforcer les compétences des femmes en matière de plaidoyer et de leadership, dans le but d’accroître leur représentation au sein des structures décisionnelles liées à la gestion des finances publiques.
Parallèlement, l’ensemble des travaux organisés depuis le début de ce projet, ont permis aux participants de mieux comprendre leur rôle dans le processus budgétaire national, d’affirmer leur présence et d’augmenter leur impact sur les décisions relatives aux finances publiques.
À terme, ce programme aura impacté des acteurs clés de la société civile, membres des clubs d’analyse budgétaire ainsi que des chercheurs, universitaires et représentants des corps de contrôle. Il aura permis de créer une dynamique inclusive et égalitaire dans la gestion des finances publiques, veillant à ce que les femmes soient mieux préparées et soutenues pour assumer des responsabilités décisionnelles dans ce domaine important pour le développement de notre pays.

La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien N°357 – du 28 ET 29/12/2024

🔴 RÉDUCTION DU COÛT DE LA VIE, RÉFORMES FISCALES, RÉCIPROCITÉ DU VISA, ETC : LA DPG AUX TONS D’UNE TRANSFORMATION SYSTÉMIQUE
🔴 DÉFIS DE PRODUCTION ET DE TRANSFORMATION DE LA MANGUE : LE SÉNÉGAL PERD 20 000 TONNES PAR AN

Difficultés à la Poste avec ses 4000 employés : Mamadou Lamine Dianté compte jouer les bons offices

La situation à La Poste reste préoccupante alors que l’institution fait face à des défis majeurs touchant à la gestion de ses 4000 employés. Entre tensions sociales, retards de salaires et restructuration nécessaire, la crise met en lumière des dysfonctionnements au sein de cette entreprise historique.

Mamadou Lamine Dianté, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs de La Poste (SNT-PT), s’est engagé à jouer les bons offices pour résoudre ces difficultés. Connu pour son approche consensuelle et son attachement au dialogue social, il a multiplié les appels à une concertation entre les autorités, la direction de l’entreprise et les syndicats afin de trouver des solutions durables.

Les difficultés de trésorerie de La Poste ont entraîné des retards répétés dans le paiement des salaires, suscitant une grogne croissante parmi les employés. Selon des sources internes, le déficit cumulé de l’entreprise dépasse plusieurs milliards de FCFA, rendant urgent un plan de redressement pour éviter la paralysie totale.

Face à cette crise, Mamadou Lamine Dianté a proposé d’instaurer une table ronde regroupant toutes les parties prenantes. Il estime que seule une collaboration sincère et transparente permettra de définir une feuille de route claire pour la relance de La Poste.

« Les travailleurs de La Poste ne demandent pas l’impossible, ils veulent simplement être traités avec dignité et respect. Nous devons travailler ensemble pour garantir la pérennité de cette institution », a-t-il déclaré lors d’une récente rencontre avec la presse.

Parmi les propositions mises en avant, Mamadou Lamine Dianté suggère :

  • Une injection immédiate de fonds par l’État pour alléger les tensions de trésorerie.
  • La modernisation des services de La Poste pour mieux répondre aux défis de l’économie numérique.
  • La mise en place d’un plan social, si nécessaire, mais avec des garanties pour les employés concernés.

L’avenir de La Poste, en tant qu’institution emblématique du Sénégal, repose sur la capacité des acteurs à trouver un consensus. La médiation de Mamadou Lamine Dianté pourrait être cruciale pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation.

Une déclaration de politique générale « décevante », estime Thierno Bocoum

Après avoir suivi avec beaucoup d’intérêt la déclaration de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko, le président du mouvement politique AGIR juge la prestation « décevante ». Ledakarois vous livre l’intégralité du message de Thierno Bocoum.

« La plus courte réponse est l’action
Les agissements du régime actuel lors des 8 derniers mois sont révélateurs de ses incapacités à joindre l’acte à la parole. 
Nébuleuse budgétaire 
En parfaite contradiction avec les exigences de transparence affirmées, il faudra noter le recours au décret présidentiel pour la liquidation et l’encaissement des recettes sur une période de 8 mois, sans recourir à l’autorisation de l’Assemblée nationale avec une option de régularisation tardive à la fin de l’année, volonté de voter une loi de finances initiale sans débats, l’absence de visibilité sur les grosses dépenses effectuées en direction des sinistres des inondations (8 milliards )
Clientélisme politique 
Le système de nominations mis en place jure avec la déclaration selon laquelle « Chaque talent national sera promu en ne tenant compte ni de son origine ni de son appartenance partisane ». Les nominations de stagiaires ou de sans-emplois à des postes de direction en ignorant des compétences confirmées sont une parfaite illustration de l’option d’un recrutement partisan et sectaire sans appel à candidature. 
Ingérence assumée dans les affaires de la justice 
Le Premier ministre a publiquement réclamé son droit d’être un des maîtres des poursuites à travers des injonctions faites à son ministre de la Justice. Ce qui est en contraction avec la promesse d’une justice indépendante. 
L’alourdissement du train de vie de l’État 

Il faudra noter, entre autres, le maintien incompréhensible de certaines agences, l’augmentation du budget de fonctionnement (4.348,1 milliards LFI 2025 contre 3.697,6 LFI 2024),le maintien des différents fonds politiques, les recrutements tous azimuts notamment ceux scandaleux de 47 chargés de mission, responsables de son parti, à la veille des élections législatives. 
Le mérite du PM est de transformer la parole en actes. Pour lui, bien faire c’est bien dire.
Alors il fait usage de la parole, sans retenue, encore et encore tant que l’applaudimètre cache ses carences de concepteur et d’homme d’action.
Les promesses s’agglutinent. Celles faites et celles ignorées se défient, se croisent et s’éloignent sans réels impacts sur le vécu quotidien des populations. 
 Les attentes sont dans l’action. Les déclarations d’intention seront évaluées à l’aune de leurs réalisations. »

Me Aïssata Tall Sall au PM Ousmane Sonko : « Votre DPG est une déclamation d’avant projet avec beaucoup de lacunes »

Lors de la première prise de parole de la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Me Aïssata Tall Sall a exprimé des réserves sur la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Ousmane Sonko. Bien qu’elle se soit réjouie de voir enfin le Premier ministre devant l’Assemblée nationale pour présenter sa vision, elle n’a pas manqué de critiquer certains aspects de son discours.

Me Aïssata Tall Sall a qualifié la DPG de « déclamation d’avant projet », soulignant qu’elle comportait de nombreuses promesses sans fondement concret. Selon elle, le discours de Sonko se résumait à un enchaînement de déclarations sans substance et avec des lacunes importantes. Elle a pointé du doigt ce qu’elle considère comme des simplifications excessives, qualifiant la politique proposée de « simplification simpliste ».

La députée de l’opposition a également dénoncé ce qu’elle a perçu comme du populisme, une stratégie habituelle de la part de Sonko pour séduire l’opinion publique sans offrir de solutions pratiques et réalisables. Me Aïssata Tall Sall a insisté sur le fait que les Sénégalais ne devaient pas se contenter de promesses sans actions concrètes et a appelé le gouvernement à fournir un programme plus structuré et tangible pour faire face aux défis économiques et sociaux du pays.

Cette critique intervient dans un contexte où l’opposition cherche à challenger le gouvernement sur la mise en œuvre de ses engagements et la clarté de sa politique. Me Aïssata Tall Sall a réitéré la nécessité d’une approche plus réaliste et pragmatique pour aborder les questions essentielles de l’emploi, de la sécurité et du développement économique du Sénégal.

Keur Madiabel : L’Association Ahloul Qur’an veut un enseignement-apprentissage participatif et inclusif dans les Daaras

Il s’est tenu une assemblée générale de renouvellement du bureau de l’Association Ahloul Qur’an de Keur Madiabel, dans le département de Nioro du Rip. Ce fut une occasion pour la structure de tirer un bilan satisfaisant de ses activités et de définir de nouvelles perspectives pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés.

« Nous envisageons d’abord d’organiser périodiquement des rencontres axées sur l’enseignement coranique et de la Sunnah. Nous allons également travailler à ce que tous les Daaras situés à Keur Madiabel et dans ses environs adoptent une vision globale afin que cet enseignement soit participatif et inclusif », a déclaré l’Imam Moustapha Guèye Kébé, vice-président de l’Association Ahloul Qur’an.

Face aux difficultés constatées dans les Daaras de la localité, l’association ambitionne de relever plusieurs défis, notamment dans la réorganisation de leur gestion, la communication, la formation des éducateurs, et surtout dans l’implication de la communauté. « Il est important que la communauté comprenne que les Daaras sont à son service », a souligné l’Imam Kébé.

L’association espère également des résultats concrets pour les 43 Daaras que compte la localité. « Notre objectif est d’enseigner aux enfants non seulement la langue arabe et le Coran, mais également de lier apprentissage et éducation. Cela, tout en tenant compte des nouvelles orientations mondiales », a ajouté l’Imam Kébé.

En outre, l’association prévoit de prendre en charge les aspects médicaux des enfants des Daaras ainsi que de leurs enseignants en les enrôlant dans des mutuelles de santé. « Nous invitons également les autorités étatiques à intégrer les Daaras dans le programme de Couverture Sanitaire Universelle (CSU) récemment mis en place. Ce programme de soins gratuits aurait un impact positif considérable dans les Daaras. »

L’Imam Moustapha Guèye Kébé a conclu en soulignant l’importance du partenariat avec la CSU pour accompagner l’écosystème des Daaras en zone rurale, comme à Keur Madiabel, et pour leur permettre de disposer d’une assurance maladie à moindre coût.

Abrogation de l’amnistie : Ousmane Sonko annonce un projet de loi imminent

Lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a révélé son intention de déposer prochainement un projet de loi visant à abroger la loi d’amnistie adoptée par la précédente législature. Cette mesure, annoncée dans un contexte marqué par des débats passionnés sur la question, pourrait marquer un tournant dans la gestion des affaires publiques et la lutte contre l’impunité au Sénégal.

Ousmane Sonko a insisté sur le fait que cette initiative ne s’inscrit pas dans une logique de revanche politique ou de règlement de comptes. « Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières, mais d’un exercice de vérité et de justice », a-t-il déclaré devant les députés. Le Premier ministre a rappelé que la loi d’amnistie, bien que légale, a été largement perçue comme un moyen d’effacer des fautes graves commises par certains acteurs politiques et économiques. Selon lui, son abrogation s’inscrit dans une volonté de rétablir la confiance entre les citoyens et leurs institutions.

Le projet de loi devrait inclure une révision des mécanismes de reddition des comptes, avec une attention particulière portée aux crimes économiques et aux infractions qui portent atteinte aux ressources publiques. Ousmane Sonko a affirmé que le gouvernement est déterminé à instaurer un cadre où la justice s’applique de manière égale à tous, sans considération de statut ou de position sociale.

Cette annonce intervient alors que des voix s’élèvent dans l’opinion publique pour demander une clarification sur les bénéficiaires de cette amnistie et les motivations qui ont conduit à son adoption. Selon certains analystes, l’abrogation de cette loi pourrait rouvrir des dossiers sensibles et entraîner des conséquences politiques majeures.

Le Premier ministre a néanmoins souligné que cette démarche vise à renforcer l’état de droit et à poser les bases d’une gouvernance transparente et équitable. Il a appelé les députés à examiner ce projet de loi dans un esprit de responsabilité, en tenant compte des aspirations des Sénégalais à une justice impartiale et à une gestion rigoureuse des affaires publiques.

Ce projet, qui devrait être déposé dans les semaines à venir, est attendu avec un intérêt particulier par les observateurs politiques et les organisations de la société civile. Pour beaucoup, il représente un test décisif pour le gouvernement dans sa volonté affichée de rompre avec les pratiques du passé et d’instaurer une nouvelle ère de transparence et de justice au Sénégal.

DPG : Les sept ruptures majeures annoncées par le Premier ministre Ousmane Sonko

Lors de sa déclaration de politique générale, ce vendredi 27 décembre, le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé un programme ambitieux articulé autour de sept ruptures majeures. Ces mesures visent à transformer en profondeur les politiques publiques au Sénégal, en rompant avec les pratiques du passé et en engageant le pays sur une trajectoire nouvelle et ambitieuse.

1. Retour de l’ambition : croire en soi pour se développer

La première rupture repose sur la restauration de la confiance en soi et en les capacités nationales. « Nous sommes capables de nous développer et nous le ferons par nous-mêmes », a déclaré Ousmane Sonko, appelant à surmonter le « complexe du colonisé ». Il a mis en avant l’importance d’une culture nationale d’ambition et de fierté, particulièrement chez les jeunes générations. Le Premier ministre a également souligné la nécessité de soutenir un secteur privé local robuste et compétitif, capable de porter des moteurs de croissance endogènes.

2. Une vision à long terme, au-delà des urgences électorales

La deuxième rupture marque une prise de distance avec la logique de court terme qui a souvent dominé l’action publique au Sénégal. Ousmane Sonko a dénoncé une tendance à privilégier des projets électoralistes, souvent déconnectés des besoins réels. À la place, il propose une planification stratégique sur 25 ans, avec pour objectif de construire un avenir solide pour les générations futures.

3. Passage d’une logique de dépense à une logique de résultats

Le gouvernement entend abandonner les approches budgétaires centrées uniquement sur les dépenses, pour adopter une logique axée sur les résultats. L’efficacité de l’utilisation des ressources publiques deviendra une priorité, avec des mécanismes renforcés d’évaluation et de suivi.

4. Une gouvernance participative et citoyenne

Ousmane Sonko a insisté sur l’importance de l’implication des citoyens dans la gestion des affaires publiques. Il a affirmé que l’adhésion populaire est essentielle pour le succès des réformes, appelant à renforcer les mécanismes de participation citoyenne dans toutes les grandes décisions.

5. Une gestion territorialisée et décentralisée

La cinquième rupture ambitionne de rapprocher les décisions des réalités locales en donnant davantage de pouvoir aux collectivités territoriales. Selon le Premier ministre, cette approche permettra une gestion plus adaptée aux spécificités des différentes régions du pays, tout en renforçant leur rôle dans le développement national.

6. Gouvernance fondée sur l’équité et la transparence

La lutte contre les inégalités et la corruption constitue une autre priorité majeure. Le Premier ministre a insisté sur l’importance d’une gouvernance équitable et transparente. La reddition des comptes deviendra un principe fondamental, destiné à restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions.

7. Modernisation de l’administration publique

Enfin, la modernisation de l’administration publique est un pilier central de ce programme. L’administration doit devenir un moteur de transformation, capable de s’adapter aux nouveaux défis et d’accompagner efficacement les réformes envisagées. Le Premier ministre a promis une refonte des mécanismes administratifs pour les rendre plus performants et accessibles.

Une refonte globale pour répondre aux attentes des Sénégalais

Par ces sept ruptures, Ousmane Sonko ambitionne de refonder les bases institutionnelles, économiques et sociales du Sénégal. Ce programme marque une volonté affichée de rompre avec les pratiques traditionnelles, en favorisant l’innovation, la transparence et la participation citoyenne. Ces mesures répondent à une attente forte des Sénégalais, désireux de voir leur pays emprunter une trajectoire nouvelle et prometteuse.

Déclaration de politique générale : Aïssata Tall Sall interpelle le Premier ministre sur les attentes du peuple

Lors de la déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu (opposition) et ancienne ministre des Affaires étrangères, a marqué les esprits par une intervention aussi incisive que symbolique.

D’entrée de jeu, elle n’a pas manqué de souligner le long délai qui a séparé la nomination du Premier ministre et sa première comparution devant les parlementaires. « Enfin, vous voilà ! », a-t-elle lancé, rappelant que malgré les dispositions de l’article 55 de la Constitution et l’engagement écrit du président de la République, il avait tardé à se présenter.

Aïssata Tall Sall a toutefois exprimé sa satisfaction de voir le chef du gouvernement enfin répondre à cette obligation républicaine, tout en mettant l’accent sur les attentes urgentes des Sénégalais. « Vous venez après des élections […] Vous avez en main tous les leviers de la politique économique et sociale du Sénégal. Et les attentes sont grandes, Monsieur le Premier ministre, le peuple est pressé et il a raison d’être pressé », a-t-elle déclaré.

La députée n’a pas manqué de rappeler que les réformes économiques et sociales doivent répondre rapidement aux préoccupations quotidiennes des populations, notamment dans un contexte de crise mondiale marqué par l’inflation et les inégalités sociales grandissantes.

S’exprimant sur le fond de la déclaration de politique générale, l’avocate-députée a émis des critiques sur le contenu du projet gouvernemental. Elle a qualifié la présentation du Premier ministre de « déclamation » et a estimé que des lacunes majeures subsistent dans l’agenda national de développement, en particulier dans le cadre du projet « Sénégal 2050 ».

« Nous avons lu ce projet attentivement. Il contient beaucoup de promesses, mais aussi beaucoup de lacunes », a-t-elle affirmé, appelant à un examen rigoureux des failles pour éviter toute désillusion.

Aïssata Tall Sall a également mis en garde contre deux dangers majeurs qui, selon elle, menacent l’efficacité du projet gouvernemental : la simplification excessive des politiques proposées et la tentation de faire des promesses contradictoires. « Le monde n’est pas manichéen. […] Attention à ne pas tout promettre, une chose et son contraire. Cela s’appelle tout simplement l’hypocrisie », a-t-elle averti.

Débat sur les étrangers au Sénégal : Tahirou Sarr relance la polémique

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale (DPG), le député Tahirou Sarr a ravivé le débat sur la présence des étrangers au Sénégal. En interpellant le Premier ministre, il a fait référence à une déclaration controversée de l’ancien candidat Ousmane Sonko durant la campagne électorale, qui avait affirmé que le Sénégal ne comptait que 207 791 étrangers. “Croyez-vous toujours qu’il n’y a que 207 791 étrangers au Sénégal ?”, a-t-il lancé, réitérant sa position critique sur la gestion de ce sujet sensible.

Nationaliste assumé, Tahirou Sarr a plaidé en faveur de l’instauration d’une carte de séjour pour les étrangers résidant sur le territoire sénégalais. Selon lui, cette mesure permettrait une meilleure gestion et un meilleur contrôle des flux migratoires. Il propose un système différencié, avec des cartes à court, moyen et long terme pour ceux dont le séjour dépasse 21 jours. Cette solution, selon le député, constituerait “la meilleure option” pour concilier souveraineté nationale et ouverture aux étrangers.

Tahirou Sarr a également abordé le sujet sensible de la réciprocité des visas, qui fait l’objet de débats depuis plusieurs années. Pour le député, la mise en place de règles claires sur l’accès des étrangers au Sénégal et des Sénégalais à d’autres pays serait un pas vers une gestion équitable et souveraine des migrations.

Le député a par ailleurs alerté sur ce qu’il considère comme une “spoliation de l’état civil”. Pour lui, il est impératif de mettre en place un fichier national différenciant les étrangers des nationaux. Une telle mesure, soutient-il, permettrait de protéger l’identité nationale et de garantir une meilleure traçabilité administrative.

Les propos de Tahirou Sarr interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales autour de la question de la souveraineté et de la gestion des étrangers au Sénégal. Si certains saluent son franc-parler et ses propositions, d’autres craignent que ces discours alimentent un sentiment de rejet envers les étrangers, dans un pays historiquement reconnu pour son hospitalité et son ouverture.

Déclaration de Politique Générale : “Le Premier ministre a tout dit, il n’a rien oublié”, selon Moustapha Junior Thiam

Le président du mouvement Ensemble C’est Possible, Moustapha Junior Thiam, a salué le contenu de la Déclaration de Politique Générale présentée par le Premier ministre Ousmane Sonko ce 27 décembre à l’Assemblée nationale. Selon lui, cette déclaration a abordé les questions essentielles, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’emploi des jeunes, la défense de l’intégrité territoriale et la diplomatie.

Moustapha Junior Thiam a particulièrement insisté sur la nécessité de sécuriser les périmètres agricoles pour faire face à la pression foncière croissante. “La sécurisation des exploitations agricoles est essentielle pour garantir la sécurité alimentaire, surtout dans un contexte de forte croissance démographique au Sénégal et en Afrique en général. Cela permet également de protéger le pays contre les fluctuations des prix sur les marchés internationaux. Sur ce point, le Premier ministre a été clair et exhaustif. Il a tout dit, il n’a rien oublié”, a affirmé M. Thiam.

Il estime que le développement de l’agriculture et la transformation des produits agro-industriels constituent des leviers importants pour booster l’emploi des jeunes et renforcer l’économie nationale.

Pour Moustapha Junior Thiam, seuls des investissements domestiques solides peuvent soutenir une véritable souveraineté économique. “Élargir les sources de financement endogènes, notamment en incitant les citoyens à investir dans des projets et entreprises à participation, est une solution durable. Cette approche fait de l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050 un document original et prometteur”, a-t-il souligné.

La fermeture des bases militaires étrangères et l’application du principe de réciprocité pour la délivrance de visas aux ressortissants de certains pays figurent également parmi les mesures phares évoquées par le Premier ministre. Moustapha Junior Thiam a applaudi cette orientation, qui met en avant la souveraineté nationale et la sécurité du territoire.

“Nous magnifions les discussions prévues avec les pays des catégories B (pays dont les ressortissants n’ont pas besoin de visa pour entrer au Sénégal) et C (pays nécessitant un visa d’entrée), en vue d’exiger la gratuité des visas pour les Sénégalais. Ces mesures, bien que sécuritaires, reflètent la nécessité de préserver l’intégrité territoriale”, a conclu M. Thiam.

Cette déclaration de Moustapha Junior Thiam illustre un soutien sans réserve à la vision exposée par le Premier ministre, qu’il qualifie de réaliste et ambitieuse pour répondre aux défis actuels du Sénégal.

Kaolack/Transport : 22 véhicules appelés “Cheikhoul Chérif” saisis par les forces de l’ordre

Dans le cadre de leurs opérations de contrôle routier, la brigade territoriale de Kaolack a saisi au total 22 véhicules communément appelés “Cheikhoul Chérif” pour non-conformité aux réglementations en vigueur. Cette situation, qui aurait un impact négatif sur l’économie du secteur du transport dans la région, a poussé plusieurs responsables du secteur à intervenir pour comprendre les raisons de ces saisies.

Ainsi, le président régional des transporteurs de Kaolack, Pape Babacar Ndour, accompagné de Yoro Diouf, président régional des exploitants de carrières, de Sérigne Kouta, secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs autonomes du Sénégal (SYNACS), et d’autres responsables du transport, s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

“Hier, nous avons accompagné notre président régional des transporteurs du Sénégal, Pape Babacar Ndour, au service régional des Mines pour discuter d’un problème affectant notre secteur. Il s’agit de la saisie de 22 véhicules appelés Cheikhoul Chérif. Ces véhicules sont actuellement stationnés à la brigade territoriale de Kaolack”, a expliqué Yoro Diouf, également 2e vice-président du regroupement national des gros porteurs, lors d’une déclaration à la presse ce vendredi.

Selon M. Diouf, les forces de l’ordre reprochent à ces véhicules de transporter un nombre de passagers supérieur à celui inscrit sur leur carte grise. Cependant, les chauffeurs des véhicules concernés contestent ces accusations. “Si la carte grise indique une capacité de 19 places et que nous transportons 19 passagers, il n’y a pas de surcharge”, ont-ils affirmé.

Pour clarifier la situation, les responsables du transport se sont tournés vers le service régional des Mines, qui a précisé que les véhicules concernés sont initialement conçus pour transporter un maximum de 14 passagers, chauffeur inclus. “Les véhicules, lors de leur importation de Chine, avaient une capacité initiale de 8 à 12 places. Ce sont les chauffeurs qui ont modifié cette capacité pour atteindre 19 places”, a révélé Yoro Diouf.

Le président régional des transporteurs, Pape Babacar Ndour, a plaidé auprès des forces de l’ordre pour un délai d’un mois afin de permettre aux chauffeurs de se conformer aux normes. “Nous demandons la bienveillance des autorités afin de donner aux chauffeurs le temps de remettre leurs véhicules en conformité avec leur capacité d’origine”, a-t-il déclaré.

Enfin, M. Diouf a appelé le service régional des Mines à renforcer son contrôle sur les modifications apportées aux véhicules importés. “Le service régional des Mines doit veiller à ce que les normes soient respectées afin d’éviter de tels conflits entre les forces de l’ordre et les chauffeurs”, a-t-il conclu.

Cette affaire met en lumière les défis liés à la conformité des véhicules et à la sécurité des passagers dans le secteur du transport à Kaolack, avec des implications importantes pour l’économie locale.

Ousmane Sonko présente une feuille de route ambitieuse pour le Sénégal : paix, développement durable et sécurité au cœur des priorités

Ce vendredi 27 décembre, le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué un tournant dans l’agenda politique sénégalais en dévoilant une vision ambitieuse lors de sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Structurée autour de trois axes majeurs – la paix, le développement durable et la sécurité – cette feuille de route s’appuie sur des projets stratégiques, notamment le « Plan Spécial Diomaye pour la Casamance 2024-2025 », ainsi que sur des initiatives de transition énergétique et de coopération panafricaine renforcée.

Au cœur de son discours, Ousmane Sonko a réaffirmé son engagement pour une résolution définitive du conflit en Casamance, région marquée par plus de quatre décennies de troubles. Le “Plan Spécial Diomaye”, doté d’un budget de 54 milliards de FCFA, est la pierre angulaire de cette politique. Ce plan prévoit :

• La création de comités régionaux inclusifs dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, pour assurer une gestion participative des initiatives.

• Le financement des opérations de déminage afin de libérer les terres agricoles et de garantir la sécurité des populations.

• Le renforcement des capacités locales, visant à soutenir les communautés touchées par le conflit.

• Un accompagnement spécifique pour le retour et la réinsertion des déplacés dans des conditions dignes.

En parallèle, l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques en Casamance (ANRAC) bénéficiera d’un renforcement de ses moyens, pour garantir une relance socio-économique durable.

Ousmane Sonko a également insisté sur l’urgence climatique et la nécessité de bâtir un Sénégal résilient face aux défis environnementaux. Parmi les initiatives phares annoncées :

• Le Programme National d’Aménagement Durable et de Résilience des Zones Côtières, visant à contrer l’érosion côtière et à protéger les écosystèmes.

• L’objectif d’atteindre un mix énergétique composé à 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, avec un accent particulier sur l’accès universel à l’électricité.

• Une réforme du secteur de l’assainissement et de la gestion foncière, incluant la modernisation des infrastructures urbaines et rurales pour favoriser un développement inclusif.

Ces projets témoignent d’une volonté de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, le Premier ministre a mis l’accent sur la sécurité, qu’il a qualifiée de “préalable indispensable à tout projet de développement”. Un plan de transformation des forces de défense et de sécurité a été annoncé, accompagné d’une loi de programmation militaire à l’horizon 2035, pour renforcer la capacité de réponse face aux menaces actuelles.

Sur le plan diplomatique, Ousmane Sonko ambitionne de positionner le Sénégal comme un acteur clé de l’intégration africaine. Le gouvernement s’engage à jouer un rôle de premier plan dans les initiatives de la CEDEAO et de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), afin de promouvoir une coopération économique et politique renforcée entre les nations africaines.

Cette déclaration, saluée par une partie de l’Assemblée nationale, a néanmoins soulevé des interrogations sur la faisabilité et le financement de ces ambitieux projets. Ousmane Sonko devra non seulement mobiliser des ressources, mais aussi faire face aux attentes croissantes d’une population en quête de résultats concrets.

Samuel Sarr reste en détention : sa demande de liberté provisoire rejetée

Le ciel ne s’éclaircit pas pour Samuel Sarr. Selon le journal Libération, l’ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade, actuellement directeur général de West African Energy (WAE), demeure en détention. Arrêté le 28 novembre dernier et placé sous mandat de dépôt pour des accusations d’abus de biens sociaux portant sur une somme colossale de 8 milliards de francs CFA, Samuel Sarr a vu sa demande de liberté provisoire rejetée.

Le Parquet et le magistrat instructeur ont décidé de s’opposer fermement à cette requête, souligne le journal. Cette décision maintient l’ex-ministre derrière les barreaux, plongeant ainsi davantage son dossier dans l’incertitude.

Cependant, les avocats de Samuel Sarr ne baissent pas les bras. Toujours selon Libération, la défense prévoit de faire appel devant la Chambre d’accusation pour contester cette décision. Cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre légal, montre que ses avocats restent déterminés à obtenir une révision de sa situation judiciaire.

Pour rappel, l’affaire tourne autour d’une gestion financière controversée à la tête de West African Energy. Ces accusations, si elles sont avérées, mettent en lumière des pratiques de détournement dans un secteur crucial pour l’économie et l’énergie au Sénégal.

Déclaration de politique générale : Ousmane Sonko annonce des mesures phares pour la diplomatie et les Sénégalais de l’extérieur

Dans le cadre de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Ousmane Sonko a détaillé les grandes orientations du gouvernement en matière de gestion des questions migratoires, de politique extérieure et de renforcement des droits des Sénégalais de la diaspora. Ces annonces témoignent de la volonté du Sénégal de mieux s’insérer dans les dynamiques régionales et internationales, tout en veillant à protéger les intérêts de ses citoyens.

L’un des points saillants de cette déclaration concerne la politique de réciprocité des visas. Le Premier ministre a réaffirmé l’intention du gouvernement d’exiger des visas aux ressortissants de pays qui appliquent des mesures similaires aux citoyens sénégalais. « Nous engagerons des discussions avec les pays de catégorie A et B afin d’exiger le visa gratuit pour nos ressortissants, dans le cadre de cette réciprocité, et avec les pays dont les procédures actuelles pénalisent nos compatriotes », a précisé Ousmane Sonko.

Par ailleurs, la validité des passeports sénégalais sera portée à dix ans, une mesure qui vise à simplifier la vie des citoyens et à réduire les démarches administratives pour la diaspora. Cette réforme s’accompagnera de la nomination de magistrats de liaison, qui auront pour mission de conseiller les Sénégalais dans leurs procédures légales à l’étranger.

Le gouvernement prévoit également de lancer un vaste recensement des Sénégalais de l’extérieur. Cette initiative vise à mieux cerner leur potentiel économique, social et culturel, afin de les intégrer pleinement dans les politiques publiques. Un organe consultatif sera créé et rattaché directement à la Primature pour conseiller les autorités sur les questions spécifiques touchant les membres de la diaspora.

Ousmane Sonko a également annoncé un renforcement de l’interconnexion avec les pays de la sous-région ouest-africaine, notamment à travers une révision des partenariats bilatéraux avec les États voisins.

Sur le plan diplomatique, le Premier ministre a mis en avant l’ambition du Sénégal de jouer un rôle moteur en Afrique. Il a annoncé la prochaine ratification du Protocole de Malabo, qui vise à renforcer le Parlement panafricain en tant qu’institution clé du continent. Tous les traités et protocoles régionaux auxquels le Sénégal est partie seront passés en revue pour assurer leur conformité avec la législation nationale.

« Nous allons promouvoir une collaboration plus étroite avec les pays africains pour bâtir un continent plus uni et mieux intégré », a-t-il déclaré. Cette vision s’inscrit dans une stratégie globale qui vise à repositionner le Sénégal comme un acteur clé sur la scène internationale.

Avec ces mesures, le gouvernement de Ousmane Sonko affiche sa détermination à moderniser la gestion des flux migratoires, à renforcer les droits de la diaspora sénégalaise et à accroître l’influence du Sénégal en Afrique et dans le monde. Ces réformes, qui mêlent pragmatisme et ambition, s’inscrivent dans une vision à long terme pour un Sénégal plus fort, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Visas : Ousmane Sonko annonce l’application du principe de réciprocité

Lors de sa déclaration de politique générale (#DPG) ce vendredi 27 décembre, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé l’instauration du principe de réciprocité pour la délivrance de visas. Cette mesure ciblera les pays qui exigent des visas pour les ressortissants sénégalais, mais la liste des nations concernées reste à préciser.

“Tout pays imposant un visa aux Sénégalais devra s’attendre à une mesure équivalente de notre part”, a déclaré le Premier ministre, soulignant ainsi la volonté du Sénégal de garantir une égalité de traitement sur la scène internationale.

Ousmane Sonko a également indiqué que des discussions seraient entamées avec les pays des catégories B (dispensés de visa pour entrer au Sénégal) et C (nécessitant un visa d’entrée). L’objectif est d’obtenir la gratuité des visas pour les citoyens sénégalais, toujours sur la base du principe de réciprocité.

Anta Babacar Ngom pique Ousmane Sonko : “Vous avez mis du temps à venir à l’Assemblée, mais…”

Lors de la déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre ce vendredi 27 décembre à l’Assemblée nationale, la députée non-inscrite Anta Babacar Ngom n’a pas manqué de railler Ousmane Sonko. S’adressant au leader politique, elle a déclaré avec ironie : « Huit mois pour venir à l’Assemblée, vous en avez mis du temps, mais tank thi souf, diane thi souf, yag yag dinagne dadié. »

Cette sortie fait référence au long délai qu’a pris Ousmane Sonko pour se présenter à l’Assemblée nationale, notamment depuis l’installation de la 14e législature. Ce retard avait suscité des critiques, d’autant plus que le Premier ministre, lui, avait décliné de faire sa déclaration de politique générale en raison de manquements qu’il avait relevés dans le règlement intérieur de l’institution.

Anta Babacar Ngom a saisi l’occasion pour rappeler ces faits et tacler son interlocuteur, soulignant les critiques initiales de ce dernier vis-à-vis du fonctionnement de l’Assemblée. Sa déclaration ajoute une touche d’ironie et d’acidité au débat, illustrant la vive rivalité politique qui règne entre certains députés.

Cette intervention s’inscrit dans un climat tendu au sein de l’Assemblée nationale, où chaque déclaration semble soigneusement calculée pour marquer des points dans l’arène politique.

Diffamation : Les descendants des tirailleurs sénégalais portent plainte contre Cheikh Oumar Diagne

La Fédération des Associations des Descendants des Tirailleurs Sénégalais (FADTS) est passée à l’offensive judiciaire. Comme elle l’avait annoncé, une plainte pour diffamation publique a été déposée contre Cheikh Oumar Diagne, ministre chargé de l’Administration et de l’Équipement à la présidence.

La FADTS accuse le ministre d’avoir tenu des propos diffamatoires à l’encontre des tirailleurs sénégalais et des anciens combattants africains, lors d’un entretien sur la chaîne YouTube Fafa TV. Ce dernier avait déclaré : « Les tirailleurs sont des traîtres qui se sont battus contre leurs frères pour des miettes. Ils étaient préoccupés par l’argent, ce qui a conduit au massacre de Thiaroye. »

Dans un communiqué, la FADTS condamne fermement ces propos, qu’elle considère comme une atteinte grave à l’honneur et à la mémoire des tirailleurs sénégalais. “Les propos diffamatoires du Ministre Cheikh Oumar Diagne sabotent et remettent en cause les efforts du gouvernement sénégalais en faveur des anciens combattants africains. Conformément à l’article L.258 du Code pénal, la diffamation publique constitue un délit passible de sanctions”, déclare l’organisation.

La Fédération exige une application stricte de la loi, espérant que cette démarche judiciaire dissuadera d’autres personnes de tenir de tels propos. Elle demande par ailleurs que le ministre soit sanctionné à la hauteur de la gravité de ses déclarations.

Cette affaire relance le débat sur la perception et la reconnaissance des sacrifices des tirailleurs sénégalais, qui ont combattu sous le drapeau français durant les deux guerres mondiales et d’autres conflits. La plainte déposée par la FADTS pourrait bien marquer un tournant dans la défense de leur mémoire collective.

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