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60e anniversaire de la Convention contre le racisme : les étudiants africains en Russie victimes de racisme systémique

Ce mois de mars la communauté internationale célèbre le soixantième anniversaire de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Malgré les discours sur l’égalité, trop de jeunes Africains meurent encore dans des zones de tension loin des frontières du continent. Par exemple, désespérés trop de jeunes sont envoyés, à leur insu, mourir sur le front ukrainien. Une vidéo diffusée en mars 2025, montrant les derniers instants d’un mercenaire africain attaché et abandonné dans le froid par les forces russes, témoigne de façon glaçante du sort qui leur est réservé.

Si les autorités russes affichent une volonté de suppléer les Occidentaux en Afrique au nom d’une amitié Sud-Sud, sur le terrain la réalité est bien plus sombre. Le traitement réservé aux immigrés africains en Russie est déploré par de nombreuses organisations dont Amnesty et HRW, confirmant ainsi l’existence d’une négrophobie systémique.

En conflit avec Kiev depuis trois ans, Moscou a officiellement installé des bureaux de recrutement au sein des principaux centres d’accueil pour migrants dans le pays. Menacés d’expulsion ou d’emprisonnement, de nombreux Africains signent des contrats souvent trompeurs, rédigés uniquement en russe. Selon un rescapé centrafricain, les recrues africaines sous informées s’engagent au sein de la milice Wagner, sans vraiment mesurer l’ampleur du danger.

Le fléau touche aussi les étudiants africains. Perte de bourse, augmentation soudaine des frais de scolarité, le climat de menaces est pesant.

Un somalien de Wagner, fait prisonnier en Ukraine, raconte : « J’ai été envoyé en première ligne à peine un mois après mon engagement et sans aucune formation militaire. On m’avait pourtant promis que je resterai en territoire russe et que seuls les soldats expérimentés partaient en Ukraine ».

Le 15 mars 2025, une vidéo choquante diffusée sur les réseaux sociaux a ému la toile car elle mettait en lumière le traitement inhumain réservé aux recrues africaines. Un homme noir, attaché et abandonné dans des conditions précaires, dans le froid, en pleine nuit. Le soldat aurait été utilisé comme « cible vivante », une tactique cruelle visant à épuiser les munitions ukrainiennes.

Selon, Valens Maniragena, représentant de l’Organisation humanitaire Icumbi basée à Saint-Pétersbourg, la société russe est caractérisée par des stéréotypes profondément enracinés à l’égard des Africains qualifiés de « nègre », « singe », « vendeur de drogue », « délinquant » ou encore « porteur du sida ».

Hissa Baldé, un étudiant guinéen ayant passé 5 ans en Russie témoigne « Vivre en Russie en tant que Noir est extrêmement difficile. Quand vous sortez dans la rue, les gens vous traitent de singe. Il y a plein d’étudiants qui se sont fait tuer à cause de leur couleur de peau seulement… Il ne faut jamais marcher seul dans la rue ».

Les agressions physiques sont devenues monnaie courante. L’exemple le plus frappant est le meurtre brutal de François Ndzhelassili, un doctorant gabonais, poignardé à mort en 2023 à Ekaterinbourg par un groupe d’hommes proférant des insultes racistes. Ce cas n’est malheureusement pas isolé, il y aurait entre 30 et 50 assassinats racistes chaque année. Ainsi, à l’heure du 60ème anniversaire de la convention internationale contre le racisme, le Kremlin ne semble toujours pas tenir ses engagements.

Sénégal : un an après l’amnistie, les familles des victimes réclament toujours justice

Un an après l’adoption de la loi d’amnistie du 6 mars 2024, qui efface les poursuites liées aux violences politiques ayant secoué le Sénégal entre 2021 et 2024, le Collectif des familles des victimes refuse de tourner la page. Ce jeudi, lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux d’Amnesty International Sénégal à Dakar, ses membres ont réaffirmé leur rejet catégorique de cette mesure et leur volonté de voir les responsables traduits en justice.

Une amnistie perçue comme un “déni de justice”

« Nous ne demandons rien d’autre que la justice pour nos enfants, nos frères et nos maris tombés sous les balles ou disparus dans ces violences politiques », a déclaré un membre du collectif, exprimant la douleur et la frustration des familles. Pour elles, cette amnistie constitue un obstacle à l’établissement des responsabilités et renforce un sentiment d’impunité.

Cette position est partagée par plusieurs organisations de défense des droits humains, qui alertent sur les risques de nouvelles violences. « En effaçant les crimes sans identifier les coupables, on encourage la répétition des mêmes actes », souligne un militant des droits humains présent lors de la conférence.

Au-delà de leur combat judiciaire, les familles des victimes ont également dénoncé l’apparition de groupes accusés d’instrumentaliser leur cause à des fins lucratives. « Il est inacceptable que certaines personnes créent des collectifs au nom des familles des victimes uniquement pour s’enrichir », ont-ils fustigé, appelant à plus de vigilance et de transparence.

Malgré ces défis, le Collectif des familles des victimes reste déterminé. Pour eux, seule une véritable justice permettra à leurs proches « de reposer en paix ». En attendant, ils poursuivent leur lutte pour que la mémoire des disparus ne soit pas effacée par une loi qu’ils jugent injuste.

Le président Bassirou Diomaye Faye annule la cession du site de la prison de Rebeuss

Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’annuler la cession du site de la prison de Rebeuss, réalisée sous l’administration de Macky Sall. Cette décision a été officialisée par le décret n° 2024-3534 signé le 24 décembre 2024 et publié au Journal officiel du 25 mars 2025. Le site, couvrant une superficie de 11 774 m² en plein cœur de Dakar-Plateau, a ainsi été réintégré dans le patrimoine de l’État.

Cette annulation remet en cause la transaction initiale, qui avait été approuvée par la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD) le 20 mars 2024, soit seulement quatre jours avant l’élection présidentielle. La cession portait sur une vente à hauteur de 8 milliards de francs CFA.

Le projet initial prévoyait la délocalisation de la prison de Rebeuss vers un autre site et la cession de l’emplacement actuel à la Commune de Dakar-Plateau, en accord avec le Code général des Collectivités territoriales. Cependant, cette opération, réalisée en fin de mandat par l’ancien gouvernement, a soulevé des interrogations quant à son opportunité et à sa régularité.

En reprenant possession de ce terrain stratégique, l’État remet en question la légitimité de cette vente et s’aligne sur des considérations d’intérêt général. Le ministre des Finances a confirmé que cette décision vise à préserver un bien public d’importance capitale, alors que plusieurs voix s’élevaient déjà pour dénoncer une transaction précipitée.

L’annulation de cette vente relance le débat sur l’avenir du site. La prison de Rebeuss, symbole du système carcéral sénégalais depuis des décennies, devait être remplacée par un centre pénitentiaire moderne en périphérie de la capitale. Désormais, plusieurs options sont envisageables :

• Une reconversion en espace public : Certains acteurs de la société civile plaident pour l’aménagement du site en un parc urbain ou une place publique, afin d’offrir un nouvel espace de détente aux habitants de Dakar.

• Un usage administratif : D’autres estiment que le terrain pourrait accueillir des infrastructures publiques, comme des bureaux administratifs ou des équipements au service des citoyens.

• Un maintien sous contrôle de l’État : L’annulation de la cession suggère aussi que le gouvernement pourrait décider de conserver le site pour des besoins stratégiques futurs.

Cette annulation constitue l’un des premiers actes forts du président Bassirou Diomaye Faye en matière de gestion domaniale. Elle s’inscrit dans une volonté de transparence et de préservation des biens publics, tout en répondant aux préoccupations soulevées par la vente de ce site emblématique.

Loi d’amnistie au Sénégal : Madiambal Diagne dénonce une « manœuvre cousue de fil blanc »

Depuis plusieurs semaines, le débat autour d’une éventuelle modification de la loi d’amnistie votée en 2024 enflamme l’opinion publique sénégalaise. Mais pour le journaliste et patron du Groupe « Avenir Communication », Madiambal Diagne, cette agitation n’est qu’un écran de fumée. Sur la plateforme X, il qualifie cette polémique de « manœuvre cousue de fil blanc », visant à maintenir la loi en l’état.

Selon Madiambal Diagne, l’objectif caché derrière cette agitation est clair : empêcher toute abrogation de la loi d’amnistie. « Cette loi, présentée comme nouvelle et qui envenime le débat depuis des semaines, vise à susciter une forte opposition au projet d’une loi d’interprétation pour maintenir la loi d’amnistie en l’état », explique-t-il.

Autrement dit, en alimentant la controverse sur une prétendue révision du texte, ses promoteurs chercheraient à détourner l’attention et à créer un contexte de tension où toute modification, voire suppression, de la loi deviendrait politiquement intenable.

Dans cette situation, la société civile joue un rôle clé, selon le journaliste. Il estime qu’en invoquant une montée des tensions sociales, celle-ci pourrait finalement renoncer à sa revendication initiale – l’abrogation de la loi d’amnistie – pour se contenter du statu quo. Une stratégie qui, selon lui, profiterait à ceux qui veulent voir cette loi rester en vigueur.

Cette position soulève une question cruciale : pourquoi un texte voté en 2024 dans un climat de consensus semble-t-il aujourd’hui diviser autant ? Madiambal Diagne lui-même s’interroge sur l’ambiance qui régnait lors de son adoption. Était-elle sincère ou déjà empreinte de calculs politiques ?

Alors que la controverse persiste, l’analyse du patron du Groupe « Avenir Communication » apporte un éclairage différent sur les véritables enjeux de cette bataille politique. S’agit-il réellement d’une lutte pour la justice et la réconciliation nationale, ou bien d’une stratégie habilement ficelée pour geler toute remise en cause de la loi ?

Sénégal : Lat Diop reste en détention malgré sa liberté provisoire accordée

Lat Diop, ancien ministre et directeur général de la Lonase, devra encore patienter avant de retrouver la liberté. Alors que la chambre d’accusation lui avait accordé une liberté provisoire sous condition du port d’un bracelet électronique, le parquet général du Pool judiciaire financier a décidé de faire appel, bloquant ainsi son élargissement.

Placé sous mandat de dépôt en septembre dernier, Lat Diop espérait sortir de prison après la décision favorable de la chambre d’accusation. Cependant, le parquet général, qui disposait de six jours pour contester cette décision, a saisi la Cour suprême, rendant le pourvoi suspensif. En conséquence, l’ancien ministre reste en détention jusqu’à nouvel ordre, selon le quotidien Les Échos, qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 27 mars.

Déterminé à retrouver sa liberté, Lat Diop ne compte pas en rester là. Ses avocats ont prévu de contre-attaquer en portant l’affaire devant la Cour suprême. Leur objectif est de faire annuler l’opposition du parquet et de permettre l’exécution de la décision de la chambre d’accusation.

Affaire du maquillage des comptes publics : BAssirou Kébé dément toute falsification

L’ancien conseiller de Macky Sall, BAssirou Kébé, est revenu sur l’affaire du prétendu maquillage des comptes publics, qui avait éclaté en septembre dernier. Dans un entretien accordé à l’émission Toute la vérité sur la chaîne Sen TV, il a tenu à rétablir les faits, affirmant que l’ex-ministre des Finances, Moustapha Ba, n’a jamais reconnu avoir falsifié les chiffres des finances publiques.

Selon BAssirou Kébé, Moustapha Ba a été catégorique lorsqu’il l’a contacté après la conférence de presse du gouvernement en septembre 2024. « Je lui ai rapporté les propos du Premier ministre qui disait qu’il avait reconnu avoir falsifié les chiffres des finances publiques. Il m’a répondu : ‘Non, je n’ai jamais dit cela. Au contraire. Je vais répondre et je mets tout entre les mains de Dieu’ », a déclaré M. Kébé, cité par Les Échos.

Ces propos viennent contredire les accusations portées lors de la conférence de presse du gouvernement, au cours de laquelle l’actuel Premier ministre avait dénoncé des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’administration précédente.

Dans son intervention, BAssirou Kébé a également révélé que c’est Macky Sall lui-même qui avait chargé son ministre des Finances de rencontrer Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à l’hôtel Azalaï pour faire le point sur la situation des finances publiques avant la passation de pouvoir.

« Après nos travaux, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko étaient tellement satisfaits qu’ils ont appelé le Président Macky Sall pour lui dire : ‘Votre gars est excellent’. C’est eux qui l’ont dit », a rapporté Les Échos, relayant les confidences de Bassirou Kébé.

Cette déclaration vient ajouter un nouvel élément à une affaire qui continue d’alimenter le débat public. Pour rappel, le 26 septembre 2024, le gouvernement actuel avait dénoncé des manipulations dans la gestion des comptes publics sous l’ancienne administration, soulevant ainsi une polémique sur l’état réel des finances du pays à la fin du mandat de Macky Sall.

Le témoignage de Bassirou Kébé pourrait-il influencer la perception de cette affaire ? Si pour certains, il s’agit d’une clarification nécessaire, pour d’autres, cela ne fait qu’intensifier les interrogations sur la gestion des finances publiques et la transparence dans la transmission des chiffres officiels.

Tensions autour de la loi d’amnistie : la société civile sénégalaise appelle au dialogue

Face aux tensions croissantes entourant la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie, la société civile sénégalaise a pris position à travers un communiqué publié ce mardi. Dans cette déclaration, elle souligne « l’existence d’un climat tendu » et appelle à une concertation inclusive pour éviter une exacerbation des divisions politiques et sociales.

La société civile demande expressément à l’Assemblée nationale de surseoir à l’examen de la proposition de loi en cours et d’ouvrir un cadre de dialogue impliquant l’ensemble des acteurs concernés. Parmi eux, les députés de la 15ᵉ législature, les autorités judiciaires, religieuses et les organisations de la société civile sont appelés à participer à ce débat crucial pour l’avenir du pays.

Cette initiative vise à garantir une approche consensuelle sur la question sensible de l’interprétation ou de l’abrogation de la loi d’amnistie n°2024-09, afin d’éviter tout dérapage susceptible de menacer la stabilité nationale.

Dans son communiqué, la société civile exhorte également les acteurs politiques et les médias à faire preuve de retenue et de responsabilité dans leurs déclarations et analyses publiques. Elle rappelle que toute prise de position doit s’inscrire dans le respect des lois et des libertés fondamentales des citoyens.

Se positionnant en garant de la paix sociale, la société civile affirme suivre de près l’évolution du débat législatif. Elle se dit prête à entreprendre toutes les actions nécessaires pour préserver la cohésion nationale, tout en veillant à ce que le processus soit mené de manière transparente et équitable.

Enfin, elle insiste sur la nécessité de sanctionner tous les actes criminels ou correctionnels couverts par la loi d’amnistie, sans distinction de leurs auteurs. Cette position s’inscrit dans le cadre du respect des conventions internationales ratifiées par le Sénégal.

Alors que le débat sur l’amnistie reste au cœur de l’actualité politique, la société civile cherche ainsi à jouer un rôle de médiation pour éviter une crise institutionnelle et sociale. Reste à savoir si son appel sera entendu par les autorités et les acteurs politiques du pays.

Affaire du détournement d’engrais : l’audition d’Aziz Ndiaye reportée d’une semaine

L’audition de l’homme d’affaires Aziz Ndiaye, initialement prévue ce jeudi 27 mars, a été reportée au jeudi suivant. Selon les informations du journal Libération, ce report a été accordé à la demande de l’intéressé, une requête acceptée par le juge du deuxième cabinet d’instruction.

D’après les mêmes sources, la date fixée pour l’audition coïncidait avec celle du Conseil national de la consommation, ce qui aurait motivé la demande de report. Toutefois, cette décision ne fait que prolonger l’attente autour de cette affaire qui suscite un grand intérêt.

Aziz Ndiaye est cité dans un dossier de détournement portant sur une somme de 3,9 milliards de francs CFA, liée à des engrais destinés au secteur agricole. Son audition est particulièrement attendue, car elle pourrait apporter des éclaircissements sur plusieurs zones d’ombre dans cette affaire qui secoue le milieu des affaires et de l’agriculture.

Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de faire la lumière sur cette affaire qui met en jeu d’importants fonds publics et la crédibilité du système de distribution des intrants agricoles au Sénégal.

AFFAIRE DE LA PRÉSUMÉE « DETTE CACHÉE » : L’APR met sur la table du FMI plus de 100 kg de documents explosifs !

Dans un contexte de tensions politiques et économiques, l’Alliance pour la République (APR) déploie une offensive pour contrer les accusations de leurs successeurs sur une présumée « dette cachée ». Selon des informations exclusives du « Dakarois Quotidien », le parti met en avant plus de 150 kg de documents afin de se défendre. Une lettre confidentielle a été adressée au FMI, dans laquelle l’APR exige une rencontre pour clarifier les enjeux liés à la gestion de la dette publique et mettre en lumière ce qu’elle considère comme des manipulations.

L’Alliance pour la République (APR) semble plus que déterminée à contester vigoureusement les accusations formulées par leurs successeurs à la tête du Sénégal. Selon des informations exclusives du « Dakarois Quotidien », une rencontre stratégique avec le Fonds monétaire international (FMI), minutieusement négociée au plus haut niveau, est en train de se mettre en place. Celle-ci serait accompagnée de pas moins de cent cinquante (150) kilogrammes de documents considérés comme des « preuves accablantes » contre le tandem Diomaye-Sonko, à en croire notre interlocuteur. Ces documents, dont le contenu demeure jusqu’à présent confidentiel, devraient permettre à l’APR de remettre en cause les conclusions du rapport de la Cour des comptes et d’éclairer certains aspects de l’enquête.
En effet, l’objectif affiché par l’APR est de rétablir la vérité et de clarifier certains points cruciaux sur la gestion des finances publiques. Le parti entend ainsi prouver que les accusations formulées contre les anciens responsables de l’exécutif sont basées sur des faits incomplets ou déformés.
D’après notre source, leur parti va mettre en lumière les « manipulations destinées à nuire à son image et à celle de ses membres ». En effet, rappelle-t-elle, le rapport de la Cour des comptes mis à la disposition du public ne comporte pas de signature et tous les présidents de chambre n’ont pas participé à son élaboration. Elle insiste sur le fait que les documents que l’APR s’apprête à soumettre au FMI pourraient mettre en exergue les incohérences dans le rapport de la Cour des comptes, notamment en ce qui concerne les procédures suivies dans l’enquête. La formation politique critique particulièrement l’absence de consultation des anciens ministres et directeurs des Finances, arguant que ce manquement porte atteinte à l’un des principes fondamentaux de la justice, à savoir le respect du contradictoire.

LA MISSIVE

Une lettre confidentielle, envoyée hier, mercredi, par l’APR à Majdi Debbich, le représentant résident du FMI à Dakar, souligne ces points susmentionnés et demande expressément une rencontre avec les experts du Fonds pour discuter des conclusions du rapport de la Cour des comptes. Le contenu de cette lettre est une attaque directe contre la gestion des statistiques économiques et financières par les actuelles autorités gouvernementales, et ce, en particulier concernant la dette publique. Le parti met en cause les manipulations présumées du Gouvernement « Sonko 1 » faisant croire à l’opinion que le FMI aurait validé les conclusions du rapport de le Cour des comptes. Ce qui n’est, d’après l’APR, absolument pas le rôle de cette institution financière.
L’APR insiste sur le fait que le FMI n’a pas pour prérogative de valider officiellement les chiffres de la dette publique, mais qu’il se limite à discuter avec les autorités sénégalaises et à proposer des réformes en fonction de l’état des finances publiques. En ce sens, le parti dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation du FMI par le Gouvernement pour appuyer ses propres conclusions et discréditer les anciens responsables de l’administration publique.
Pour terminer, la source du « Dakarois Quotidien » affirme que pour l’APR, il ne s’agit pas simplement de défendre une position, mais de rétablir la vérité et de préserver la réputation du Sénégal sur la scène internationale. Elle précise que, contre vents et marées, leur parti va défendre la transparence car cette situation dépasse les simples enjeux politiques internes, et qu’elle pourrait avoir des conséquences considérables pour la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale.
In fine, si les accusations formulées par la Cour des comptes sont jugées fondées par les partenaires internationaux du Sénégal, le pays pourrait se retrouver isolé sur le plan diplomatique et économique.
La rencontre avec le FMI, qui devrait prochainement avoir lieu, pourrait avoir un nouveau rebondissement dans cette affaire. Ce dossier est loin d’être clos et les enjeux sont de taille !

Penda THIAM

LIBERTÉ PROVISOIRE DE LAT DIOP : Ballon-sonde ou réelle issue ?

Lat Diop, ancien Directeur Général de la LONASE, incarcéré depuis septembre 2024, a bénéficié d’une mesure de liberté provisoire. Toutefois, cette décision n’est pas définitive et s’accompagne de conditions strictes, notamment le port d’un bracelet électronique. Alors que certains ont laissé entendre qu’il aurait déjà quitté la prison, il apparaît en réalité que Lat Diop reste sous écrou, en attendant l’éventualité d’un recours en cassation par le parquet général.
Une situation qui amène à se poser une question : est-ce une manœuvre visant à sonder l’opinion, plus précisément des « pastefiens », quant à cette décision de liberté provisoire ?
Il convient de noter que la décision de libération pourrait être annulée si le parquet général décide de former un pourvoi en cassation. Ce dernier dispose, en effet, d’un délai de six jours pour contester la mesure devant la Cour suprême. Ce qui laisserait le sort de Lat Diop suspendu, en fonction de l’issue de ce recours.
Si le parquet ne fait pas appel de la décision, l’ancien ministre des Sports pourrait passer la fête de la Korité auprès de sa famille, dans l’intimité de son domicile.


La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°431 – 27/03/2025

🔴 RENCONTRE AVEC LE FMI POUR « RÉTABLIR LA VÉRITÉ » : L’APR BRANDIT 150 KG DE DOCUMENTS EXPLOSIFS !
🔴 LIBERTÉ PROVISOIRE PRONONCÉE PAR LA CHAMBRE D’ACCUSATION FINANCIÈRE : LAT DIOP « TENU EN OTAGE » PAR LE PARQUET

🔴 SÉNÉGAL VS TOGO : DES INCIDENTS ONT FAILLI GÂCHER LA RENCONTRE
🔴 COUPE DE LA LIGUE (5e J.) : L’AS KAFFRINE SURPREND CASA SPORTS

Gestion du prochain hivernage : Le Président Diomaye Faye appelle à une préparation rigoureuse pour prévenir les inondations

Dans le cadre de la gestion du prochain hivernage et face à la menace des inondations, le Président Diomaye Faye a lancé un appel à une préparation rigoureuse, en mettant en avant la nécessité d’une anticipation, d’une organisation méticuleuse et de mesures immédiates pour faire face aux défis à venir. Lors de la réunion hebdomadaire des ministres tenue à la Présidence de la République, il a abordé de manière détaillée les actions à mettre en place pour éviter les conséquences dramatiques des inondations, qui ont causé de nombreux dégâts lors des précédents hivernages.

Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré, le Président Faye a donné des instructions fermes au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Ce dernier est chargé d’engager sans délai les opérations de pré-hivernage sur l’ensemble du territoire national. Il a insisté sur l’importance de réaliser les opérations de curage des ouvrages d’assainissement en temps voulu, sous le contrôle de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), afin de prévenir les risques d’inondations.

Le Président Faye a également souligné la nécessité d’adopter une approche systémique dans la gestion des inondations. Cela implique une meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des risques et des ouvrages hydrauliques, notamment avec les organismes de bassins tels que l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal) et l’OMVG (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie). Le suivi du réseau hydrographique national devra intégrer les prévisions de risques de crues dans la stratégie nationale de prévention.

Le Chef de l’État a également attiré l’attention sur les zones particulièrement vulnérables aux inondations, telles que les départements de Keur Massar et Mbacké. Il a insisté sur la nécessité de finaliser les projets et programmes en cours dans ces zones sensibles, en particulier à Keur Massar Sud et dans les Unités 3 des Parcelles Assainies, ainsi qu’à Touba, dans le département de Mbacké.

Le Président Faye a également donné des instructions au Ministre en charge des Infrastructures pour accélérer l’exécution du Plan d’entretien et de réhabilitation des ouvrages de franchissement dans les zones vulnérables, afin de garantir une circulation fluide et sécurisée en période de fortes pluies.

Dans un souci de coordination et de mise en œuvre efficace des stratégies, le Président a demandé au Premier Ministre de tenir, au courant du mois d’avril 2025, un Conseil interministériel sur la prévention des inondations. Ce Conseil permettra de renforcer les actions de terrain du Comité national de prévention des inondations, et de mettre en place des mesures pratiques pour protéger les populations et leurs biens contre les risques d’inondations.

Le Président Diomaye Faye a réitéré l’importance d’une préparation rigoureuse et d’une vigilance constante pour limiter les effets des inondations. En mettant l’accent sur la planification précoce et la mobilisation des ressources nécessaires, il a encouragé les ministères concernés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir une gestion optimale de la saison des pluies. Ce dispositif préventif vise à renforcer la résilience des infrastructures et des communautés face aux catastrophes naturelles liées à l’hivernage, et à limiter les pertes humaines et matérielles.

Conseil des ministres : le Premier ministre insiste sur l’accélération des projets stratégiques

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets prioritaires inscrits dans le référentiel Vision Sénégal 2050. Il a exhorté l’ensemble des ministères à travailler de manière coordonnée afin de favoriser l’émergence rapide de résultats concrets à travers les projets catalytiques et les projets « quick wins », considérés comme des leviers stratégiques pour le développement du pays.

Le Premier ministre a insisté sur douze chantiers prioritaires, englobant des secteurs tels que l’agriculture, le numérique, la santé et l’environnement. L’objectif est d’intégrer ces projets dans une démarche budgétaire cohérente, alignée sur l’Agenda national de transformation du Sénégal.

Les projets catalytiques concernent les grandes réformes structurelles et initiatives à fort impact économique et social, tandis que les quick wins visent des résultats rapides et tangibles, notamment en matière d’infrastructures, de modernisation des services publics et d’appui aux populations vulnérables.

Dans le cadre du renforcement de l’équité sociale, le gouvernement a activé les programmes PROGRES et 1000 coopératives solidaires, visant particulièrement les femmes, les jeunes et les populations vulnérables.

Face à la persistance de la pauvreté en milieu rural, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un nouveau cadre de gouvernance destiné à optimiser les interventions des pouvoirs publics et des partenaires au développement.

Le Premier ministre a également évoqué la nécessité d’une maîtrise rigoureuse des dépenses publiques. Il a rappelé les instructions du président de la République concernant la rationalisation des coûts de fonctionnement de l’État et l’optimisation des recettes fiscales.

Dans cette optique, le gouvernement travaille à la modernisation du système de collecte des recettes, en misant notamment sur la digitalisation. Cette réforme permettra d’améliorer la transparence, de lutter contre la fraude fiscale et d’augmenter les ressources disponibles pour financer les projets stratégiques du pays.

À travers ces mesures, le gouvernement réaffirme sa volonté d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles, tout en garantissant un développement inclusif et durable. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour tous les ministères de travailler en synergie, afin d’assurer une mise en œuvre efficace des projets, dans une logique de résultats concrets et mesurables.

Dette publique et rapport de la Cour des Comptes : l’APR demande une réunion avec le FMI

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a officiellement saisi le Fonds Monétaire International (FMI) pour solliciter une réunion de travail sur les conclusions du rapport de la Cour des Comptes portant sur la gestion des finances publiques entre 2019 et 2023. L’APR conteste vigoureusement les accusations formulées contre l’ancien régime et dénonce une procédure qu’elle juge biaisée et non conforme aux règles de transparence.

Selon le communiqué du SEN, le FMI a publié un compte-rendu de sa mission au Sénégal et a précisé qu’il n’avait en aucun cas validé les chiffres du rapport de la Cour des Comptes. L’organisation financière aurait uniquement constaté et analysé les données fournies par le gouvernement actuel, sans se prononcer sur leur exactitude.

L’APR insiste sur le fait que le FMI ne joue pas un rôle de validation officielle des statistiques de la dette publique, mais se limite à discuter des chiffres avec les autorités et à proposer des réformes. Dans cette optique, le parti dénonce des manipulations orchestrées par le gouvernement pour faire croire que le FMI aurait confirmé les conclusions du rapport.

Face à cette situation, l’APR a adressé une lettre officielle au représentant résident du FMI à Dakar, Majdi Debbich, pour contester le rapport de la Cour des Comptes et demander une rencontre avec les experts du FMI. Cette réunion devrait permettre aux anciens ministres et hauts responsables du régime de Macky Sall de présenter leurs arguments et de réfuter les accusations.

L’APR évoque plusieurs manquements dans la procédure d’audit menée par la Cour des Comptes, notamment :

  • Le non-respect du Code de transparence dans la gestion des finances publiques, en vigueur depuis 2012.
  • L’absence de consultation des anciens ministres et directeurs des Finances durant l’enquête, en violation du principe du contradictoire.

Le parti affirme disposer d’éléments de preuve irréfutables pour démonter ce qu’il considère comme une manœuvre politicienne et rétablir la crédibilité de la signature du Sénégal sur la scène internationale.

Cette prise de position du parti de l’ancien président Macky Sall intervient alors que la question de la dette cachée de plus de 4000 milliards de FCFA continue de susciter un vif débat au Sénégal. Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ont pointé du doigt une mauvaise gestion des finances publiques sous l’ancien régime, ce qui a conduit à la suspension des discussions sur un nouveau programme d’aide avec le FMI.

L’APR, de son côté, perçoit ces accusations comme une instrumentalisation politique visant à ternir son bilan et à justifier les difficultés économiques actuelles.

L’issue de cette confrontation dépendra en grande partie de la réaction du FMI et des éléments que l’APR pourra apporter lors de la réunion demandée. En attendant, ce dossier continue de polariser le débat politique et économique au Sénégal, avec en toile de fond les conséquences de la gestion passée et les défis financiers du nouveau régime.

Un an de gouvernance : Le Président réaffirme son engagement pour un Sénégal souverain et prospère

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Président de la République a marqué le premier anniversaire de son accession à la magistrature suprême, survenue le 24 mars 2024, après une victoire éclatante au premier tour avec 54,28 % des suffrages exprimés. Cet événement historique a consacré la troisième alternance démocratique au Sénégal et confirmé l’adhésion populaire à son projet de transformation nationale.

Les élections législatives du 17 novembre 2024 ont renforcé cette dynamique, avec une majorité absolue de 130 députés obtenue par la coalition présidentielle dirigée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cette victoire offre au gouvernement les moyens d’agir efficacement pour mettre en œuvre les réformes promises aux Sénégalais.

Dans son discours, le Chef de l’État a exprimé sa profonde gratitude envers le peuple sénégalais pour sa confiance et son engagement constant. Il a souligné l’importance de la paix, de la concorde nationale et du sens des responsabilités dans la construction d’un Sénégal plus souverain, juste et prospère.

À l’aube de sa deuxième année de mandat, le Président a réaffirmé sa détermination à accélérer les réformes structurelles. Il a insisté sur plusieurs priorités :

• La reddition des comptes, pour une gouvernance transparente et responsable ;

• Le redressement économique, afin de stabiliser les finances publiques et attirer les investissements ;

• La relance des activités économiques et sociales, avec un accent sur l’emploi, l’éducation et la santé.

Ces engagements s’inscrivent dans l’Agenda national de Transformation, lancé le 14 octobre 2024, qui constitue la feuille de route du gouvernement pour un Sénégal émergent.

Alors que le pays entame cette deuxième année sous sa gouvernance, le Président a renouvelé son appel à la mobilisation générale pour concrétiser les aspirations du peuple. La confiance accordée par les Sénégalais demeure un moteur essentiel pour la mise en œuvre des grandes orientations stratégiques visant à garantir une croissance inclusive et un bien-être durable pour tous.

Aliou Tine interpelle les anciens ministres : « Où sont passés les 4000 milliards de dette cachée ? »

L’affaire de la dette cachée de plus de 4000 milliards de francs CFA continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Aliou Tine, président d’Afrikajom Center, a interpellé les anciens ministres du régime de Macky Sall, leur demandant des comptes sur cette dette qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) et la Cour des Comptes, aurait été dissimulée entre 2019 et 2024.

Dans une déclaration publiée sur X (anciennement Twitter), Aliou Tine a exigé des explications claires et transparentes sur cette affaire qui jette le doute sur la gestion financière de l’ancien gouvernement. Il a notamment appelé Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse et proche du pouvoir déchu, à s’expliquer sur l’usage de ces milliards dissimulés. « Nous devons savoir ce qu’on a fait de cette dette cachée », a-t-il lancé, ajoutant que le silence des responsables de l’ancien régime était inacceptable face aux attentes des Sénégalais.

Le rapport de la Cour des Comptes, publié en février 2025, a révélé que le gouvernement précédent avait faussé les chiffres du déficit budgétaire et de la dette publique entre 2019 et 2024. Selon ce document, la dette réelle du Sénégal aurait été volontairement sous-évaluée, permettant ainsi à l’État de contracter davantage de prêts auprès des partenaires financiers internationaux.

Le chef de mission du FMI au Sénégal, Edward Gemayel, a confirmé ces manipulations budgétaires, expliquant que le gouvernement de Macky Sall avait utilisé des méthodes opaques pour masquer l’ampleur de l’endettement. Selon lui, cette dette cachée s’élèverait à environ 7 milliards de dollars (plus de 4000 milliards de FCFA), un montant colossal qui pèse lourdement sur les finances publiques.

Avec la publication de ces informations et les révélations du FMI, la pression monte sur les anciens dignitaires du régime de Macky Sall. Pourquoi ces dettes ont-elles été dissimulées ? Qui a pris ces décisions et dans quel but ? Autant de questions qui restent sans réponse officielle à ce jour.

Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye tente de rééquilibrer les finances du pays, les attentes sont fortes du côté de l’opinion publique. Certains observateurs estiment que des poursuites judiciaires pourraient être engagées si des responsabilités individuelles étaient établies dans cette affaire.

En attendant, Aliou Tine et de nombreuses voix de la société civile continuent d’exiger la vérité et un examen approfondi des comptes de l’État. Cette affaire de dette cachée pourrait bien devenir l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire récente du Sénégal.

Sénégal – FMI : Un resserrement du financement et des réformes incontournables avant un nouveau programme

La mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Édouard Gemayel, a achevé son séjour à Dakar avec un constat préoccupant : le resserrement du financement du Sénégal s’accentue, aggravé par les tensions sur les marchés régionaux, le retard des soutiens financiers extérieurs et un recours excessif aux emprunts de court terme à coût élevé.

Selon le FMI, cette situation fragilise davantage la stabilité économique du pays et impose une stratégie crédible d’assainissement budgétaire pour éviter une crise financière prolongée.

D’après Gemayel, le retour à un déficit budgétaire conforme aux critères de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) est impératif. Actuellement, la dette publique sénégalaise est jugée excessivement élevée, avec une estimation de 105,7 % du PIB à fin 2024.

Face à cette situation, le FMI recommande des réformes structurelles fortes, notamment :

  • La rationalisation des exonérations fiscales, qui coûtent des milliards à l’État chaque année.
  • La suppression progressive des subventions énergétiques, jugées « coûteuses et non ciblées ».

Ces mesures, bien que difficiles sur le plan social et politique, permettront selon le FMI de réduire les vulnérabilités macroéconomiques et de préserver les marges de manœuvre budgétaires pour les priorités de développement.

Les autorités sénégalaises ont exprimé leur volonté de négocier un nouvel accord financier avec le FMI. Toutefois, l’institution monétaire reste prudente : elle exige que le Sénégal tire les enseignements de l’audit récemment publié sur les irrégularités budgétaires de la période 2019-2023, avant de discuter d’un nouveau programme.

Le FMI a affirmé qu’il n’engagera pas de nouvelles discussions avant que des mesures correctrices ne soient mises en place pour remédier aux erreurs de déclaration budgétaire. L’examen du dossier par le Conseil d’administration du FMI sera une étape clé avant d’envisager un quelconque soutien financier.

Avec ces nouvelles exigences du FMI, le gouvernement sénégalais est désormais confronté à un défi de taille : convaincre les institutions financières internationales de sa capacité à restaurer la discipline budgétaire, tout en évitant de plomber la croissance et de fragiliser les populations par des mesures d’austérité impopulaires.

Le Sénégal, qui a connu une croissance soutenue ces dernières années grâce à l’exploitation des hydrocarbures, devra trouver un équilibre entre rigueur budgétaire et développement économique pour regagner la confiance de ses partenaires internationaux et assurer sa stabilité financière à long terme.

Sénégal – Dette publique : le FMI veut comprendre les écarts budgétaires et exiger des réformes

La mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal, dirigée par Edward Gemayel, s’est achevée ce mardi 26 mars 2025 avec un constat préoccupant : des incohérences majeures ont été relevées dans la gestion des finances publiques sénégalaises entre 2019 et 2023. Les experts du FMI ont cherché à comprendre les mécanismes ayant conduit à ces écarts significatifs sur la dette et le déficit budgétaire, alors que le rapport de la Cour des comptes publié le 12 février 2025 a révélé des données erronées transmises par l’ancien gouvernement.

D’après les conclusions du FMI, le déficit budgétaire moyen a été réévalué à la hausse de 5,6 points de PIB, tandis que la dette de l’administration centrale est passée de 74,4 % à 99,7 % du PIB à la fin de l’année 2023. L’un des aspects les plus préoccupants est la découverte de passifs non déclarés et d’emprunts cachés, représentant 25,3 points de PIB.

« Ces conclusions mettent en lumière de graves lacunes dans le contrôle budgétaire et la reddition des comptes, soulignant l’urgence de mettre en œuvre des réformes structurelles », indique le FMI dans sa déclaration.

En 2024, l’économie sénégalaise a affiché une croissance de 6 %, portée par la montée en puissance du secteur des hydrocarbures. L’inflation est restée faible, autour de 0,8 %, favorisant une certaine stabilité des prix. Cependant, le déficit budgétaire s’est établi à 11,7 % du PIB, un niveau jugé préoccupant par le FMI.

Pire encore, la dette de l’administration centrale a été estimée à 105,7 % du PIB à fin 2024, soit un niveau bien au-delà des seuils recommandés pour un pays comme le Sénégal.

Au-delà du constat, le FMI a discuté avec les nouvelles autorités sénégalaises sur les mesures correctrices à adopter. L’objectif est d’assurer plus de transparence dans la gestion des finances publiques et d’éviter que de telles pratiques ne se reproduisent à l’avenir.

La question d’une éventuelle dérogation ou d’un remboursement partiel des fonds accordés par le FMI a été évoquée, mais aucune décision officielle n’a encore été prise.

Avec ce rapport, la pression s’accentue sur le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qui devront redoubler d’efforts pour restaurer la confiance des institutions financières internationales tout en maintenant une stabilité économique et sociale au Sénégal.

Décès de Me Khoureychi Bâ : Le barreau sénégalais en deuil

Le Sénégal vient de perdre l’une de ses figures emblématiques du monde judiciaire. Me Cheikh Khoureychi Bâ, avocat engagé et défenseur de nombreuses causes, est décédé ce mercredi 26 mars 2025 à Istanbul, des suites d’une maladie.

Me Khoureychi Bâ s’était illustré par son impliqué dans plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux liés à l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko et à d’autres affaires politiques de grande envergure. Connu pour sa droiture, son éloquence et son dévouement à la justice, il était une voix influente au sein du barreau sénégalais.

Tout au long de sa carrière, il a défendu des dossiers complexes, souvent au cœur de l’actualité nationale, et s’est battu pour le respect des droits et libertés fondamentales au Sénégal. Sa disparition est une grande perte pour la communauté judiciaire et pour tous ceux qui ont bénéficié de son expertise et de son engagement.

L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la classe politique, du monde judiciaire et au sein du grand public. De nombreux hommages lui ont été rendus, saluant un homme de principes, un avocat dévoué et un ardent défenseur des causes qu’il portait.

En cette douloureuse circonstance, Ledakarois.sn présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du barreau sénégalais. Que son âme repose en paix.

Lat Diop en passe d’obtenir une liberté provisoire sous bracelet électronique

L’ancien directeur général de la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase), Lat Diop, pourrait bientôt retrouver la liberté, sous conditions. Selon des informations relayées par Dakaractu, la chambre d’accusation financière aurait donné une suite favorable à sa demande de liberté provisoire, assortie d’un port de bracelet électronique.

Toutefois, cette décision reste suspendue à un éventuel pourvoi en cassation du parquet, qui pourrait bloquer la procédure et retarder sa mise en liberté.

Lat Diop, également ancien ministre des Sports, est actuellement poursuivi dans une affaire de détournement présumé de fonds publics liés à la gestion de la Lonase. Son incarcération avait fait grand bruit, tant en raison de son poids politique que des accusations portées contre lui.

L’annonce de sa possible remise en liberté intervient alors que plusieurs figures de l’ancien régime font face à des poursuites judiciaires dans le cadre des enquêtes sur la mauvaise gestion des finances publiques.

Si ses proches et ses partisans voient dans cette décision un signe d’apaisement, d’autres estiment qu’il ne devrait pas bénéficier de cette mesure tant que l’affaire n’a pas été totalement jugée.

L’issue de ce dossier dépendra désormais de la réaction du parquet, qui pourrait décider de saisir la Cour de cassation pour contester cette décision et maintenir Lat Diop en détention.

En attendant, l’ancien ministre reste dans l’incertitude quant à son avenir judiciaire, alors que le Sénégal continue de vivre une période marquée par de nombreuses affaires liées à la reddition des comptes.

Le CDEPS dénonce le communiqué du CNRA et appelle à la préservation de la liberté de la presse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a vivement réagi au récent communiqué du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), mettant en garde certains médias après une altercation entre un chroniqueur et un responsable politique lors d’une émission télévisée.

Dans une déclaration officielle publiée ce mercredi 26 mars 2025, le CDEPS exprime sa « profonde inquiétude » face à cette mise en garde, qu’il considère comme une tentative d’ingérence dans le travail des rédactions.

Le CDEPS rappelle que les injures, les propos diffamatoires et les atteintes à la dignité observés dans l’espace public ne sont pas un phénomène nouveau. Pourtant, le CNRA ne s’en est jamais officiellement préoccupé jusqu’à présent. L’organe de presse estime que cette réaction du CNRA fait suite à la pression d’un parti politique, ce qui compromet sa neutralité.

« Ce rappel aux médias, fait par le Président du CNRA, dans le fond comme dans la forme, est une manière insidieuse de mettre au pas la presse et de s’immiscer dans le fonctionnement interne des rédactions », souligne le CDEPS.

Le CDEPS va plus loin en dénonçant une série d’atteintes à la liberté de la presse depuis l’installation du nouveau régime. Il cite notamment des inquisitions fiscales, la privation de publicités, le non-paiement de prestations déjà effectuées, ainsi que les coupures de signaux de certaines chaînes de télévision.

Face à cette situation, le CDEPS refuse toute tentative de soumission des médias à une « liberté surveillée » et exige l’installation immédiate des huit nouveaux membres du collège du CNRA pour garantir le bon fonctionnement de l’institution.

« Ce communiqué de son Président est la preuve d’un fonctionnement bancal, voire illégal, de l’organe », dénonce le CDEPS, qui estime que le CNRA, en tant qu’instance de régulation, doit se montrer plus indépendant et impartial dans ses interventions.

Dans sa déclaration, le CDEPS réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie. Il interpelle directement les autorités en leur demandant de prendre des mesures urgentes pour :

  • Garantir la sécurité des journalistes et des médias face aux menaces et aux pressions politiques ;
  • Rétablir le fonctionnement indépendant du CNRA en procédant à la nomination des membres manquants ;
  • Mettre fin aux intimidations et autres formes de répression contre la presse.

Cette prise de position marque un nouveau bras de fer entre les médias et le pouvoir. Alors que le Sénégal traverse une période de tension politique et sociale, la liberté de la presse semble être de plus en plus mise à l’épreuve.

Le CDEPS, en tant que principal représentant des médias privés au Sénégal, entend maintenir la pression sur les autorités pour défendre l’indépendance journalistique et empêcher toute tentative de museler la presse.

Communiqué du CNRA aux médias : Le CDEPS exprime son inquiétude, relève des manquements du régulateur et l’appelle à faire preuve de responsabilité.

Sénégal : Les douanes saisissent plus de 4,5 milliards FCFA en billets noirs

Les services des Douanes sénégalaises ont récemment réalisé plusieurs saisies de billets noirs d’une valeur totale dépassant 4,5 milliards FCFA, selon un communiqué de la Division de la Communication et des Relations publiques de la Direction Générale des Douanes (DGD). Ces opérations ont été menées dans plusieurs localités du pays, confirmant l’ampleur du phénomène de blanchiment de faux billets sur le territoire.

L’une des plus importantes saisies a été effectuée par la Brigade commerciale des Douanes de Sénoba, dans la région de Kolda. Les agents douaniers, alertés sur un individu transportant des billets noirs dans la localité de Ndiaye (Sédhiou), ont mené une opération d’interception.

Le suspect a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à blanchir une somme de 4 millions d’euros, soit environ 2,624 milliards FCFA. Ces fonds illicites étaient répartis comme suit :

  • 2 000 billets de 500 €
  • 15 000 billets de 200 €

Le mis en cause est actuellement en garde à vue, et une enquête est en cours pour identifier d’éventuels complices impliqués dans ce réseau de falsification de devises.

Dans la région de Kaolack, deux importantes saisies ont été réalisées par les douanes.

Le 14 mars, la Brigade mobile des Douanes du Pont Serigne Bassirou Mbacké a intercepté deux individus en possession de 1,007 milliard FCFA en billets noirs (dollars et euros) à Keur Madiabel.

Quelques jours auparavant, la Brigade commerciale de Keur-Ayip avait arrêté un faussaire tentant de blanchir 59 millions FCFA en faux billets à Boulédjé (Nioro du Rip).

Le 13 mars 2025, une opération conjointe entre la Brigade des Douanes de Pikine (Dakar-extérieur) et le Groupement polyvalent de Recherche et de Répression de la Fraude (GPR) de Thiès a permis de déjouer une tentative de blanchiment de 850 millions FCFA en billets noirs à Mékhé.

Les billets contrefaits, comprenant des coupures en euros, dollars et francs CFA, étaient destinés à une vaste opération de blanchiment. Trois personnes, dont une femme, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Depuis début mars, les douanes sénégalaises ont déjà mis la main sur 2,284 milliards FCFA en billets noirs lors d’opérations menées à Dakar, Gandigal et Louga.

Au total, depuis le début de l’année, près de 7 milliards FCFA en faux billets ont été saisis sur le territoire national. Ces chiffres montrent l’ampleur du phénomène du blanchiment de fausse monnaie au Sénégal et la nécessité de renforcer la surveillance aux frontières et sur l’ensemble du territoire.

Kaolack : Les mareyeurs réclament la mise en place de zones de pisciculture pour faire face aux défis du secteur

La section régionale de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal à Kaolack tire la sonnette d’alarme sur les nombreuses difficultés auxquelles ses membres sont confrontés. Entre pertes financières, problèmes de transport et raréfaction du poisson, les acteurs du secteur demandent des solutions urgentes, notamment la mise en place de zones de pisciculture et un meilleur accompagnement de l’État.

Selon Pape Ibrahima Diaw, président régional de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal, les tensions sont vives sur le marché aux poissons de Kaolack. « Nous avons eu un mouvement d’humeur il y a quelques jours, en raison des pertes financières liées à un système de commercialisation mal maîtrisé et non conforme aux lois et règlements en vigueur », explique-t-il.

Un autre problème majeur concerne le transport des produits halieutiques. « Nous avons reçu des instruments du ministère de la Pêche pour améliorer la situation, mais l’arrêté interministériel de 2007-001720, qui devait réorganiser ce secteur, n’est toujours pas appliqué », déplore M. Diaw. Pourtant, cet arrêté, selon lui, assurerait une meilleure sécurité aux mareyeurs, à leurs employés et à leurs marchandises.

Outre les problèmes liés au transport et à la commercialisation, les mareyeurs dénoncent des écarts de poids entre les quais de débarquement et le marché aux poissons. « Ils achètent des bacs de 45 à 55 kg au débarquement, mais lorsqu’ils les récupèrent sur le marché, ils constatent des manques », souligne M. Diaw. Heureusement, un accord a récemment été trouvé entre les parties concernées pour régler cette question.

La raréfaction du poisson, aggravée par le changement climatique, est une autre inquiétude majeure pour les mareyeurs. Néanmoins, Pape Ibrahima Diaw reconnaît les efforts du gouvernement pour mieux contrôler l’exploitation des ressources marines. « Aujourd’hui, nous savons combien de bateaux pêchent dans nos eaux », affirme-t-il.

Pour pallier ce manque et assurer une production durable, les mareyeurs réclament la mise en place de zones de pisciculture et d’aquaculture à travers le pays. « Nous insistons sur la nécessité d’une coopérative des mareyeurs et d’un soutien financier de l’État pour développer ces initiatives », insiste le président régional.

Alors que le secteur de la pêche est un pilier économique essentiel au Sénégal, les acteurs attendent désormais des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail et garantir la pérennité de leur activité.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 26 Mars 2025 .

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre de la Présidence de la République

Monsieur Aboubacar Djamil SANE, titulaire d’une maîtrise en Economie, est nommé Président du Conseil de surveillance de la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), poste vacant ;
Au titre de la Primature

Monsieur Mohamed Lat Sack DIOP, Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication, Maître de conférences titulaire à l’Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (EBAD), est nommé Directeur des Archives du Sénégal, poste vacant.

Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique
Monsieur Mame Birame Wathie, titulaire d’un Diplôme d’Etudes supérieures en Communication et Multimédia, journaliste, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société Sénégalaise de Presse et de Publication – Le Soleil (SSPP- Le Soleil), poste vacant. 
Monsieur Birame Khoudia LO, Enseignant, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Maison de la presse « Babacar TOURE », en remplacement de Monsieur Alioune DRAME.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce
Monsieur Samba Camara, titulaire d’un Master en Nutrition, Qualité et Hygiène agro-alimentaire est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) en remplacement de Monsieur Ismaila Mbengue Fall ;
Madame Aïcha Selbé SAGNE, Spécialiste en Gestion commerciale et Marketing est nommée Président du Conseil de surveillance de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), en remplacement de Madame Mame Marième BABOU.

Au titre du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI)

Monsieur Tafsir Babacar NDOYE, Biologiste, Coordonnateur du Fonds d’Impulsion de la Recherche scientifique et technique (FIRST), matricule de solde 615 391O est nommé Directeur du Financement de la Recherche et du Développement technologique en remplacement de madame Soukeyna Dia TINE admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Madame Benoit TINE, Professeur assimilé en Sociologie est nommée Directeur de l’Enseignement supérieur privé en remplacement de monsieur Cheikh SÈNE ;

Monsieur Ansoumana SAMBOU, Professeur des Sciences de la Vie et de la Terre, matricule de solde 696 641  Z est nommé Président du Conseil d’Orientation de l’Autorité Nationale de Biosécurité (ANB) en remplacement de monsieur Yéro Deh.


Au titre du Ministère de l’Economie sociale et solidaire

Madame Ndela DIOUF, titulaire d’un Master en Ingénierie financière, Gestionnaire de projets, est nommée Directeur du Fonds d’Impulsion de la Microfinance en remplacement de monsieur Ndiamé NDIAYE.

Au titre du Ministère de l’Education nationale
Monsieur Baba THIAM, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde 516192, précédemment Inspecteur de l’Education et de la Formation de Mbour 1, est nommé Directeur des Ressources Humaines au ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Serigne Saïbou BADIANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoires

Monsieur Ousmane KEBE, Professeur d’Enseignement secondaire, est nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices publics en remplacement de Monsieur Baba NDIAYE ;

Monsieur Baye Mayoro DIOP, Chancelier des Affaires étrangères, titulaire d’un Master en Gestions des conflits, est nommé Directeur de la Coopération décentralisée au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoires, en remplacement de monsieur Pape Ngor THIAO, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mouhamadou Lamine DIAGNE, titulaire d’un MBA en Gouvernance et Relations internationales est nommé Président du Conseil d’Orientation du Fonds d’Habitat Social en remplacement de madame Anta  Sarr DIACKO ;

Madame Khadija Mahécor DIOUF, titulaire d’un Master en Suivi évaluation, est nommée Président du Conseil de surveillance de l’Agence de Développement Local (ADL), poste vacant.

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

Monsieur Abou BA, Administrateur civil, matricule de solde 661 348/F, est nommé Directeur des Libertés publiques et de la Législation, poste vacant ;
Monsieur Ibrahima BALDE Administrateur civil, matricule de solde 722 162/J, est nommé Directeur de la Formation et de la Communication à la Direction générale des Elections, poste vacant ;
Madame Khoudia LEYE, Administrateur civil, matriculede solde n°744 884/, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjoint au Gouverneur de la région de SaintLouis chargé du Développement, poste vacant.

Monsieur Christian Fernand Jonhson Tiburce DIATTA, Administrateur civil, matricule de solde n°618 678/E, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Préfet du Département de Bambey, région de Diourbel, poste vacant ;
Monsieur          Amadou          KA,     Secrétaire          d’Administration,          matricule          de          solde 
n° 661 447/F, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Mbour, région de Thiès, est nommé SousPréfet d’arrondissement de Kataba 1, Département de Bignona, en remplacement de Monsieur Alassane ANNE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur         Diadji         GUEYE,         Secrétaire         d’Administration,         matricule         de         solde 
n° 661 425/F, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Thiès, est nommé Sous-Préfet d’arrondissement de Koudiaba Ouoloff, Département de Koumpentoum, poste vacant ;
Monsieur Mouhamadou Lamine DIOP, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 681 468/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Ziguinchor, est nommé Sous-Préfet d’arrondissement de Ndande, Département de Kébémer, en remplacement de Monsieur Mamadou BADIANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Mamadou Lamine NGOM, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 666 130/H, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Dakar, est nommé Sous-Préfet d’arrondissement de Lambaye, Département de Bambey, en remplacement de Monsieur Cheikh Anta DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Moustapha NIANG, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 681 469/H, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Pikine, est nommé Sous-Préfet d’arrondissement de Djibanar, Département de Goudomp, en remplacement de Monsieur Amadou GOUDIABY, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Issakha TANDIAN, Maitre d’enseignement technique professionnel, matricule de solde n° 615 477/F, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Salemata, est nommé Sous-Préfet d’arrondissement de Nguélou, Département de Guinguinéo, en remplacement de Monsieur Mohamed Fadel SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur         Moussa         SAMB,         Secrétaire         d’Administration,         matricule         de         solde 
n° 681 463/B, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Tambacounda, est nommé Sous-Préfet d’arrondissement de Boyaguel Bamba, Département de Goudiry, en remplacement de Monsieur Babacar Ibra MAR, appelé à d’autres fonctions.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 26 Mars 2025

​Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 26 mars 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a exprimé sa tristesse suite au décès de Maitre Cheikh Koureyssi BA. Le Sénégal perd un avocat de talent, une voix singulière du barreau, un homme de principe profondément attaché à la justice et aux libertés. 
 
Le Président de la République a évoqué l’anniversaire de son accession à la magistrature suprême suite à la troisième alternance démocratique au Sénégal. En effet, le 24 mars 2024, le peuple sénégalais souverain l’a élu Président de la République, au premier tour, avec 54,28 % des suffrages exprimés. Cette confiance s’est confirmée avec la majorité parlementaire absolue de 130 députés accordée à la liste PASTEF conduite par le Premier Ministre Ousmane SONKO aux élections législatives du 17 novembre 2024. 
 
Le Chef de l’Etat a, une fois de plus, exprimé sa profonde gratitude au vaillant peuple sénégalais pour sa confiance et sa mobilisation permanente, aux côtés du Gouvernement, afin d’asseoir dans la paix, la concorde nationale et le sens des responsabilités, un Sénégal souverain, juste et prospère. Il a réitéré son engagement et celui du Gouvernement, au moment où il entame la deuxième année de son mandat, à ne ménager aucun effort pour accélérer les réformes, la reddition des comptes et le redressement du pays, mais surtout la relance des activités économiques et sociales conformément à l’Agenda national de Transformation lancé le 14 octobre 2024. 
 
Revenant sur les préparatifs de l’Eid al fitr qui marque la fin du mois béni de Ramadan, le Président de la République a demandé au Gouvernement, notamment aux Ministres en charge de l’Intérieur, des Forces armées, des Transports terrestres et aériens, du Commerce et des Transports maritimes, de prendre toutes les dispositions adéquates en vue de l’approvisionnement correct des marchés, ainsi que du bon déroulement des célébrations de la fête de Korité sur l’ensemble du territoire national.
 
Parlant du rapport annuel 2023-2024 du Médiateur de la République qu’il a reçu le jeudi 20 mars 2025, le Chef de l’Etat a félicité, à nouveau, l’autorité indépendante pour le travail remarquable visant à protéger les droits des citoyens et usagers du service public, mais également à l’amélioration du fonctionnement et des performances des administrations. Il a demandé à chaque membre du Gouvernement d’exploiter les recommandations contenues dans le rapport et de répondre systématiquement aux saisines, de désigner des référents du Médiateur de la République dans chaque ministère et de veiller, dans les régions et collectivités territoriales, au cadre d’exercice des Délégués du Médiateur. Tirant les enseignements du rapport 2023-2024 du Médiateur de la République, il a indiqué au Gouvernement la nécessité d’accorder une attention spéciale à l’amélioration continue des conditions de détention en veillant à la prise en charge de la situation des enfants à besoins spéciaux. Le Gouvernement s’attachera également à la régularisation de la situation administrative des agents et retraités concernés par les dossiers déjà traités par le Médiateur de la République et au traitement diligent des réclamations relatives à l’amélioration de l’environnement institutionnel, économique et social de l’entreprise. 
 
Le Président de la République a abordé la problématique de la gestion optimale du prochain hivernage qui appelle une anticipation, une préparation minutieuse et une organisation à toute épreuve. Il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de prendre toutes les dispositions requises pour engager, sans délai, les opérations préhivernage sur l’étendue du territoire national. Il a rappelé l’importance de réaliser, à temps, les opérations préventives de curage des ouvrages d’assainissement sous le contrôle de l’ONAS, mais également de renforcer la mise en œuvre d’une démarche systémique de prévention et de gestion des inondations. Dès lors, il est impératif de veiller au suivi du réseau hydrographique national avec les organismes de bassins (OMVS et OMVG) pour intégrer les prévisions de risques de crues dans la stratégie nationale de prévention et de gestion des inondations. 
 
Le Chef de l’Etat a souligné l’urgence d’accorder une attention particulière à la finalisation des travaux prévus dans les projets et programmes de lutte contre les inondations, notamment dans les zones sensibles des départements de Keur Massar (Keur Massar Sud, Unité 3 Parcelles assainies) et de Mbacké (Touba). Dans le même sillage, il a indiqué au Ministre en charge des Infrastructures l’impératif d’intensifier l’exécution du Plan d’entretien et de réhabilitation des ouvrages de franchissement notamment dans les zones et sites vulnérables. Il a demandé au Premier Ministre de tenir, courant avril 2025, un Conseil interministériel sur la prévention des inondations et de relancer les actions de terrain du Comité national de Prévention des Inondations. 
 
Le Sénégal va célébrer, le 04 avril 2025, le 65ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, une occasion pour le Président de la République d’insister sur le nécessaire consensus autour de la dénomination des infrastructures et espaces publics. Il a rappelé au Gouvernement, que les infrastructures routières, notamment les avenues, boulevards, rues, ainsi que les places et espaces publics de nos villes et communes, doivent représenter des lieux symboliques de l’histoire du Sénégal et de l’Afrique. Ils doivent incarner la perpétuation de la mémoire collective sur les faits et personnalités qui ont marqué la vie de la Nation, ainsi que l’intégration et l’unité du continent.
 
Dans sa communication, le Premier Ministre a fait le point sur le pilotage de l’Agenda national de Transformation systémique du Sénégal, en rappelant l’articulation parfaite à assurer entre les projets stratégiques et les dynamiques territoriales. Il s’est félicité des résultats satisfaisants des sessions de lancement thématiques des projets et programmes qui sont de nature à garantir le succès de la coordination intersectorielle indispensable à l’approche filières et chaînes de valeur adoptée pour l’Agenda Sénégal 2050. Il a insisté sur l’attention particulière à accorder aux projets dits catalytiques et ceux à mettre en œuvre rapidement.
 
Le Premier Ministre a ensuite exhorté les Ministres à enclencher la phase opérationnelle en finalisant les feuilles de route du portefeuille de projets retenus à l’issue de ces sessions de lancement thématiques et à ajuster sur cette base, au besoin, leurs Lettres de Politique sectorielle (LPS), en perspective de la première Loi de Finance rectificative 2025. Dans ce cadre, il a fait part, dans le contexte actuel des finances publiques, des arbitrages budgétaires qu’il soumettra au Président de la République après concertation avec les Ministres en charge du budget et de l’économie.
 
Abordant le deuxième point de sa communication, le Premier Ministre est revenu sur le contexte de la cérémonie de lancement simultané du Programme d’Appui aux Acteurs de l’Economie sociale et solidaire (PROGRESS) et du Programme de 1000 Coopératives solidaires (PCS) qu’il a présidée. À cet égard, il a relevé le défi persistant de l’éradication de la pauvreté au Sénégal que l’Agenda national de Transformation ambitionne de réaliser. À l’appui des résultats de l’enquête harmonisée de l’ANSD sur les conditions de vie des ménages entre 2019 et 2022 publiée l’année dernière, le Premier Ministre a mis en exergue, outre l’augmentation du nombre de personnes vivant dans la pauvreté, un taux de pauvreté très élevé dans le monde rural ainsi qu’une forte corrélation avec notamment l’âge avancé, le niveau de revenus et les conditions d’accès aux services de base tels que la santé, l’eau potable, l’éducation et l’électricité.
 
Fort de ce constat, le Premier Ministre a demandé au Ministre chargé du Plan de faire procéder à la mise à jour de ces statistiques afin de disposer d’une situation de référence actualisée pour la gestion du pays. Il a également noté la nécessité de mettre en synergie les dispositifs de lutte contre la pauvreté pour créer un écosystème plus efficace dans la lutte contre la pauvreté. Dans cette perspective, il a décidé de mettre en place, sous la coordination de la Primature, un cadre de concertation entre les Ministres impliqués, notamment ceux en charge des solidarités, de la santé, de l’action sociale, de l’économie sociale et solidaire, de l’agriculture et de l’élevage. Il a souligné, parmi les dossiers urgents à prendre en charge, celui de la gestion de la période de soudure dans le monde rural, y compris pour le cheptel, en demandant que des mesures précises lui soient soumises dans les plus brefs délais.
 
Enfin, le Premier Ministre a rappelé aux Ministres le strict respect des délais qu’il a fixés pour lui soumettre des propositions de mesures de rationalisation du train de vie de l’Etat. Il a également pris note des diligences en cours, au niveau du ministère chargé des Finances, en vue de recourir à la plateforme de paiement instantané en cours de mise en place par la BCEAO pour le paiement des impôts et des droits de douane.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
 
•       Le Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur : – l’état de mise en œuvre du Fonds d’Appui et de Péréquation pour les Collectivités territoriales ;
–      l’état de mise en œuvre du Fonds de Réhabilitation des Sites miniers et de Carrières ;
–      l’état d’avancement du processus de mise en place d’un système déclaratif pour le recouvrement de la redevance minière.
 
•       Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait le point sur l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité ; 
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide et le suivi de la campagne horticole.

Bassirou Diomaye Faye procède à de nouvelles nominations à des postes stratégiques

Lors du Conseil des ministres du mercredi 26 mars 2024, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a annoncé plusieurs nominations à des postes clés. Ces décisions s’inscrivent dans une volonté de renforcement de la gouvernance et d’impulsion d’une nouvelle dynamique au sein des institutions publiques.

Parmi les personnalités désignées figure Khadija Mehecor Diouf, maire de la commune de Golf Sud, qui prend désormais les rênes de l’Agence de Développement Local (ADL) en tant que Présidente du Conseil d’Administration (PCA). Forte de son expérience en gestion territoriale, elle aura pour mission de renforcer les initiatives locales en matière de développement économique et social. Son expertise dans la gestion des collectivités territoriales devrait permettre à l’ADL de mieux accompagner les communes dans la mise en œuvre de projets structurants.

Autre nomination majeure, celle du journaliste Mame Birame Wathie, désormais PCA du quotidien national Le Soleil. Ce choix intervient dans un contexte de réforme des médias publics, avec pour objectif d’améliorer la transparence, l’indépendance éditoriale et la modernisation du journal. Ancien rédacteur et analyste respecté, Mame Birame Wathie devra veiller à ce que Le Soleil s’adapte aux nouveaux défis du paysage médiatique sénégalais tout en préservant son rôle de service public.

Ces nominations marquent une nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement visant à insuffler une gouvernance plus efficace et adaptée aux défis actuels. Elles témoignent également d’une volonté de renouveler les instances dirigeantes de certaines institutions stratégiques du pays.

Décès de Me Khoureyssi Bâ : Le Président Bassirou Diomaye Faye rend hommage à un avocat engagé

Le Sénégal est en deuil après l’annonce du décès de Me Cheikh Khoureyssi Bâ, survenu ce mercredi en Turquie. Figure du barreau sénégalais, l’avocat était reconnu pour son engagement en faveur de la justice et des libertés fondamentales.

Suite à cette disparition, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé sa profonde tristesse dans un message publié sur X (anciennement Twitter).

« Je suis profondément attristé par le décès de Me Cheikh Khoureyssi Bâ. Le Sénégal perd un avocat de talent, une voix singulière du Barreau, un homme de principes, profondément attaché à la justice et aux libertés. Je rends hommage à son parcours remarquable et à son engagement constant pour la défense du droit et la promotion du débat public. J’adresse mes condoléances émues à sa famille, à ses proches, au Barreau du Sénégal et à tous ses confrères. Qu’Allah, dans Sa miséricorde, lui accorde le repos éternel et console ses proches dans cette épreuve. »

Me Khoureyssi Bâ s’était distingué par ses prises de position audacieuses et son engagement sans faille pour la défense des droits humains. Connu pour son franc-parler et son sens de la justice, il a plaidé dans plusieurs affaires emblématiques, souvent en faveur des plus démunis et des victimes d’injustices.

Au-delà de son rôle d’avocat, il était également une figure médiatique qui n’hésitait pas à prendre la parole sur les grandes questions de société, défendant sans relâche l’État de droit et la liberté d’expression.

Sa disparition laisse un grand vide au sein du Barreau sénégalais, où il était respecté par ses confrères pour son professionnalisme et son intégrité. De nombreuses personnalités du monde judiciaire, politique et de la société civile lui ont rendu hommage, saluant un homme de convictions qui a marqué son époque.

En cette douloureuse circonstance, le Sénégal se souvient d’un avocat qui a consacré sa vie à la justice et à la défense des opprimés. Son héritage restera gravé dans la mémoire collective.

Que son âme repose en paix.

Lat Diop libéré sous bracelet électronique : un répit avant la décision de la Cour suprême

L’ancien ministre Lat Diop pourra finalement célébrer la Korité en famille. La Chambre d’accusation financière a décidé d’infirmer l’ordonnance de refus de liberté provisoire qui avait été émise par le juge d’instruction financier. Cette décision permet à Lat Diop d’obtenir une mise en liberté provisoire, mais sous surveillance électronique, une mesure qui reste restrictive.

Lat Diop, qui faisait l’objet d’une procédure judiciaire pour des faits présumés liés à sa gestion passée, avait vu sa demande de liberté provisoire rejetée par le juge d’instruction financier. Cependant, son recours devant la Chambre d’accusation financière a abouti à une décision plus clémente, lui permettant de quitter sa détention sous certaines conditions.

La mise en liberté provisoire sous bracelet électronique signifie qu’il reste sous le contrôle des autorités judiciaires et devra respecter un certain nombre d’obligations, notamment des restrictions de déplacement et une surveillance continue.

Si cette décision constitue un soulagement pour l’ancien ministre et ses proches, elle n’est pas encore définitive. En effet, le parquet général conserve la possibilité de former un recours devant la Cour suprême. Si ce recours est introduit, il pourrait remettre en question la liberté provisoire de Lat Diop et aboutir à un nouvel examen de son dossier.

En attendant une éventuelle suite judiciaire, Lat Diop profite de cette liberté sous contrôle pour retrouver ses proches à l’approche de la fête de la Korité, marquant ainsi un moment de répit dans une affaire qui reste sous haute surveillance.

Condamnation de l’activiste Ardo Gningue : deux ans de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA

Ce mercredi 26 mars, le Tribunal des Flagrants Délits de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant l’activiste Ardo Gningue au ministère public. Reconnu coupable de propos contraires aux bonnes mœurs, le jeune militant a été condamné à une peine de deux ans de prison avec sursis, assortie d’une amende de 200 000 FCFA.

L’affaire trouve son origine dans une publication sur les réseaux sociaux où Ardo Gningue s’adressait au procureur de la République en des termes jugés irrespectueux. Cette sortie lui avait valu son interpellation et son placement en détention pour une dizaine de jours.

Lors du procès, le parquet avait requis une peine de six mois de prison, dont trois ferme. Cependant, le tribunal a finalement opté pour une sanction plus lourde en termes de durée, mais assortie d’un sursis, permettant ainsi à l’activiste de recouvrer immédiatement la liberté.

Cette décision marque une nouvelle étape dans le débat sur la liberté d’expression au Sénégal, notamment en ce qui concerne les publications sur les réseaux sociaux et leurs éventuelles implications judiciaires.

Korité 2025 : La Commission de Concertation sur le Croissant Lunaire fixée sur l’observation du croissant lunaire le 30 mars

La Commission Nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (CONACOC) a annoncé ce mercredi que l’observation de la nouvelle lune, marquant la fin du mois béni de ramadan, se tiendra le dimanche 30 mars 2025. Cet événement crucial, qui déterminera le premier jour du mois de Chawal et la date officielle de la fête de Korité, aura lieu dans les locaux de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS) à Dakar.

Dans un communiqué signé par l’imam El Hadji Oumar Diène, président des Imams et Oulémas du Sénégal, la commission a invité « tous les musulmans à observer avec elle l’apparition du croissant lunaire ». Les fidèles qui participeront à cette observation sont priés de communiquer leurs résultats par téléphone aux autorités religieuses compétentes.

Comme chaque année, cette phase d’observation revêt une importance particulière pour la communauté musulmane sénégalaise. Elle permettra de confirmer si le croissant lunaire est visible, ce qui marquera officiellement la fin du jeûne du ramadan et le début des célébrations de la Korité.

Selon les préceptes islamiques, l’apparition de la nouvelle lune est un élément déterminant du calendrier lunaire. Si le croissant lunaire est aperçu le 30 mars 2025 au soir, la Korité sera célébrée le lendemain, lundi 31 mars. Dans le cas contraire, le jeûne se poursuivra pour un jour supplémentaire, et la fête sera alors reportée au mardi 1er avril.

La CONACOC, en collaboration avec les autorités religieuses et astronomiques, met en place chaque année un dispositif rigoureux pour garantir une observation fiable et unanime. Des équipes sont réparties sur plusieurs points stratégiques du territoire national afin de scruter le ciel dès la tombée de la nuit.

Pour éviter toute confusion, la commission rappelle que l’annonce officielle de la fête de Korité sera faite à l’issue de la délibération finale des observateurs.

Les Sénégalais, en attendant cette annonce, se préparent déjà à célébrer cette fête marquant la fin d’un mois de prière, de jeûne et de solidarité.

Kaolack : Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République alerte les autorités religieuses sur la situation du pays

L’alliance des partis de l’opposition, connue sous le nom de Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), a effectué une visite le mardi 25 mars 2025 auprès des autorités religieuses de Kaolack. Une importante délégation, composée notamment de Amadou Mame Diop, Modou Diagne Fada, Omar Sarr, Samba Sy, ainsi que de la maire Aissatou Ndiaye et d’autres responsables de l’opposition, a été reçue par les différents chefs religieux de la capitale du Saloum.

Au nom de la délégation, Samba Sy a évoqué les défis auxquels le pays est actuellement confronté. Selon lui, de nombreux membres de l’opposition sont détenus, ce qui illustre, selon ses propos, la volonté du gouvernement de museler non seulement l’opposition, mais aussi toutes les voix dissidentes.

Un premier bilan jugé insuffisant

“Nous avons remarqué que le pays est embourbé dans des débats stériles et des polémiques sans réel intérêt pour les Sénégalais”, a déclaré l’ancien ministre. Il a dressé un tableau critique du premier anniversaire de la présidence de Bassirou Diomaye Faye :

“Il me semble qu’ils n’ont eux-mêmes pas de bilan à présenter. Aucun acte concret n’a été réalisé, aucune pierre n’a été posée, et aucune décision significative n’a été prise pour résoudre les problèmes des femmes et des jeunes, ou encore pour faire face à la hausse du coût de la vie.”

Samba Sy a expliqué que cette visite à Kaolack s’inscrivait dans le cadre du programme “Visite des autorités religieuses et leaders d’opinion du pays”, initié par le FDR. Il a souligné que la délégation avait été chaleureusement accueillie par les notabilités religieuses et que des prières avaient été formulées en ce mois de Ramadan.

Un pays “à l’arrêt” selon l’opposition

L’opposition a également tenu à partager avec les guides religieux sa vision de la situation nationale. “Nous avons informé les autorités religieuses de Kaolack que le Sénégal est à l’arrêt sur tous les plans. On a beau vouloir embellir la réalité, les faits sont là : depuis un an, notre pays souffre. Nos recettes diminuent, les Sénégalais peinent à survivre, notre crédit à l’international s’effrite, et notre jeunesse est en plein désarroi”, a insisté Samba Sy.

La délégation du FDR a toutefois reçu les prières des chefs religieux de Kaolack. Le petit frère du Khalife général de Léona Kanène, Mouhamed Al Amine Kane, a saisi l’occasion pour inviter l’opposition à adopter une approche pacifique dans ses actions, tout en préservant les acquis du régime précédent.

Kaolack / Religion : La famille de feu Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr dans les préparatifs de la Nuit du Destin

Les préparatifs de la 51ᵉ édition de la Nuit du Destin battent leur plein à Kaolack, plus précisément au quartier Ngane Saër. Cet événement religieux est organisé par la famille de feu Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr, un homme de foi et de savoir, qui a instauré cette tradition spirituelle il y a plus d’un demi-siècle.

Depuis sa création, cette nuit bénie est célébrée au sein de son Daara, devenu un bastion de la transmission coranique et des enseignements soufis. Le soufisme, qui repose sur une quête spirituelle et mystique de l’islam, vise à rapprocher l’individu de Dieu à travers l’amour, la connaissance intérieure et la purification de l’âme.

Originaire du Baol, Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr a suivi son apprentissage coranique à Thiaroye Ndiama auprès de son père, avant de poursuivre sa quête de savoir dans le Saloum, où il a fondé un Daara il y a 40 ans. Selon ses proches, il était un rassembleur et un médiateur. Sa générosité et son engagement social ont marqué la région de Kaolack.

Chaque année, de nombreux fidèles musulmans, venus de divers horizons, participent à cette célébration, mettant l’accent sur la spiritualité et la solidarité. Son Daara fut l’un des premiers temples du savoir où l’on pratiquait le Wazifa ainsi que les prières canoniques en groupe.

En 2016, Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr a consolidé son héritage spirituel en implantant la Zawiya de Seydi Ahmad At-Tidiany Chérif à Ngane Saër, affirmant ainsi son engagement dans la Tijaniyya.

L’origine de la célébration du Laylatoul Qadr remonte à ses premières années à Kaolack. Avec l’un de ses premiers disciples, Oustaz Ahmed Ndiaye, il initia la prière de Salatoul Tasbih avec les voisins. Ce fut un geste de reconnaissance envers ceux qui soutenaient le Daara naissant. Dans cet esprit de partage, un de ses voisins, Gorgui Ibra Thioune, lui offrit un paquet de sucre et du thé, symboles d’entraide et de fraternité. Au fil des années, cette humble initiative s’est transformée en une grande nuit de dévotion et de spiritualité, rassemblant fidèles et érudits autour du Saint Coran, de conférences religieuses et d’un Gamou animé par Oustaz Makhtar Sarr, en compagnie de Salihou Sarr, fils du défunt guide.

Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr puisait son inspiration dans les enseignements de Mawlaya Abdoul Aziz Sy Dabakh, tout en suivant l’orientation spirituelle de son guide, Elhadji Ahmed Tandiang, qui lui transmit le wird de Salatoul Fatihi. Il reçut également des ijâzât (autorisations spirituelles) de Elhadji Mouhamed Tandiang et de Chérif Zoubirou de Fès, consolidant ainsi son ancrage dans la voie soufie. Son engagement en faveur de l’unité et du respect mutuel l’amena à tisser des liens forts avec toutes les grandes familles religieuses. La présence de l’imam Hassan Cissé de Médina Baye lors de la pose de la première pierre de sa Zawiya en témoigne.

Rappelé à Dieu en 2021, Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr repose désormais entre sa Zawiya et son Daara, témoignant ainsi de son engagement spirituel jusqu’à son dernier souffle. Son fils aîné, Mouhamadou Habib Sarr, a pris la relève pour poursuivre l’œuvre de son père. Il veille aujourd’hui à la modernisation du Daara et à la pérennité de la célébration de la Nuit du Destin.

REPLI DE 7,2 POINTS DANS LE SECONDAIRE ET LE TERTIAIRE : Le climat des affaires en chute libre en un une année

Le climat des affaires au Sénégal s’est nettement détérioré, reflétant les difficultés croissantes des entreprises du secteur secondaire et tertiaire. Entre concurrence accrue, problèmes de recouvrement des créances et pression fiscale, les acteurs économiques évoluent dans un environnement de plus en plus incertain.

Une conjoncture morose s’annonce-t-elle ? Quel que soit le cas, l’économie sénégalaise traverse une période de turbulences marquées par une nette détérioration du climat des affaires, d’après le « Point mensuel de conjoncture janvier 2025 » publié en mars 2025 par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). En effet, selon le document, l’indicateur synthétique, fondé sur les soldes d’opinion des chefs d’entreprise, a reculé de 10,4 points en un mois et de 7,2 points en un an. Cette situation alarmante est exacerbée par la crise de confiance des acteurs économiques, frappés de plein fouet par des difficultés structurelles et conjoncturelles qui entravent la croissance dans leurs domaines respectifs.
Dans le secteur industriel, les chefs d’entreprise font face à des obstacles majeurs, notamment le recouvrement difficile des créances (31 %), la concurrence (28 %), les problèmes d’approvisionnement en matières premières (25 %), l’insuffisance de la demande (19 %) et la pression fiscale (9 %). Ces contraintes ont conduit à une baisse de 1,7 point du climat des affaires dans ce sous-secteur, traduisant les inquiétudes des industriels quant aux commandes, aux stocks de produits finis et à la production attendue.
Le secteur des services n’est pas en reste. L’intensification de la concurrence (35 %), la complexité du recouvrement des créances (45 %), la faiblesse de la demande (36 %) et une fiscalité jugée contraignante (27 %) pèsent lourdement sur l’activité. Dans ce contexte, les prestataires se montrent particulièrement pessimistes quant à l’évolution des tarifs, des commandes, du chiffre d’affaires et des perspectives globales. Ce climat morose se reflète dans l’indicateur du sous-secteur, qui a plongé de 18,5 points en un mois.
Dans le commerce, les difficultés sont encore plus criantes. Le recouvrement des créances apparaît comme la principale entrave (78 %), suivi par une concurrence jugée déloyale (67 %), une fiscalité lourde (56 %), une demande insuffisante (44 %) et des difficultés d’approvisionnement en marchandises (11 %). En conséquence, le climat des affaires dans ce sous-secteur s’est contracté de 1,3 point, révélant un pessimisme grandissant quant aux stocks de produits finis et aux perspectives de chiffre d’affaires.

PRESSING DU FMI

Les ennuis s’enchaînent pour le Sénégal. Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment gelé un programme de 1,8 milliard de dollars, soit plus de 1 000 milliards de francs CFA, en raison des incertitudes sur la viabilité des finances publiques. Le FMI refuse pour l’instant de négocier un nouvel accord avec le Sénégal, exigeant d’abord des clarifications sur les « faux chiffres » avancés par le Premier ministre, Ousmane Sonko. En février, la Cour des comptes a révélé que la dette publique atteignait en réalité près de 100 % du PIB, bien au-delà des quelque 74 % officiellement annoncés sous l’ère de Macky Sall.
Cette révélation a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers et a entraîné une dégradation de la note souveraine du pays. L’agence de notation Moody’s a abaissé la note du Sénégal de Ba3 à B1, signalant une augmentation significative du risque de défaut. Peu après, Standard & Poor’s a emboîté le pas, aggravant davantage la perception du risque pays. Avec ces nouvelles notations, le Sénégal se retrouve dans une position délicate : pour emprunter sur les marchés internationaux, il devra désormais accepter des taux d’intérêt beaucoup plus élevés qu’auparavant ; ce qui risque d’accentuer la pression sur les finances publiques et d’aggraver la crise économique.
Dans un climat d’incertitude, avec une détérioration des fondamentaux macroéconomiques et une méfiance croissante des investisseurs, il y a un ralentissement de l’activité dans les principaux secteurs productifs. La nécessité de restaurer la crédibilité des finances publiques et de mettre en place des réformes structurelles devient plus que jamais impérative afin de redresser la situation pour éviter un enfoncement encore plus profond de l’économie.


Penda THIAM

LONASE et LSFP s’associent pour le développement du football sénégalais

Un nouveau partenariat stratégique vient renforcer le football professionnel sénégalais. La Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE) et la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) ont conclu un important contrat de sponsoring, visant à dynamiser les compétitions locales et à améliorer les conditions des clubs engagés en Ligue 1 et Ligue 2.

La LONASE s’engage à verser 200 millions de FCFA par an à la LSFP dans le cadre de ce partenariat, qui couvrira les saisons sportives 2025-2026 et 2026-2027. Ce financement vise à améliorer la gestion des compétitions, renforcer la visibilité du championnat et apporter un soutien financier aux équipes engagées dans les différentes compétitions organisées par la LSFP.

En tant que sponsor officiel, la LONASE bénéficiera d’une large exposition à travers le « naming » des compétitions de Ligue 1 et Ligue 2, qui seront désormais appelées « LONASEBET LIGUE 1 » et « LONASEBET LIGUE 2 ». Ce partenariat inclut également une forte présence de la marque sur les équipements des clubs, les infrastructures sportives et les plateformes numériques de la LSFP.

Dans le cadre de cet accord, la LONASE s’engage à soutenir directement les équipes engagées en championnat. Ainsi, chaque club de Ligue 1 recevra une subvention de 5 millions de FCFA, tandis que les équipes de Ligue 2 bénéficieront de 2,5 millions de FCFA. L’équipe championne de Ligue 1 se verra attribuer un chèque de 20 millions de FCFA, tandis que le vainqueur de la Ligue 2 recevra 10 millions de FCFA.

La LONASE contribuera également au fonctionnement de la LSFP à travers une série de financements dédiés, incluant un budget pour l’organisation du « Sargal Foot Pro », un événement majeur célébrant les performances du football professionnel sénégalais.

En contrepartie de cet investissement, la LONASE bénéficiera d’une visibilité accrue à travers divers supports promotionnels lors des matchs et événements organisés par la LSFP. Cela inclut l’affichage de la marque sur les panneaux publicitaires des stades, les maillots des équipes engagées en compétitions internationales, ainsi que les conférences de presse et les interviews d’après-match.

Un volet digital est également prévu avec la présence du logo de la LONASE sur les plateformes en ligne de la LSFP, assurant ainsi une communication continue et ciblée auprès des supporters et du grand public.

Ce partenariat illustre la volonté de la LONASE de s’investir activement dans le développement du sport sénégalais, en apportant un soutien financier conséquent aux clubs et en renforçant l’attractivité des compétitions nationales. De son côté, la LSFP bénéficie d’un appui solide pour améliorer la gestion et la promotion de ses compétitions.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°430 – 26/03/2025

🔴 BAISSE DE 7,2 POINTS DANS LES SECTEURS SECONDAIRE ET TERTIAIRE EN UN AN : UN CLIMAT DES AFFAIRES MAUSSADE !
🔴 LOI PORTANT INTERPRÉTATION DE LA LOI PORTANT AMNISTIE : LE PROJET DE LOI SE HEURTE AU MUR CITOYEN

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : LES « LIONS » SORTENT LES GRIFFES FACE AUX « ÉPERVIERS »
🔴 CONTRIBUTION : SADIO MANÉ EST-IL DEVENU DISCUTABLE (Par M’Bagnick Dione)

Éliminatoires Mondial 2026 : Le Sénégal s’impose 2-0 face au Togo et reste en course pour la qualification

Le Sénégal a retrouvé le chemin de la victoire en battant le Togo (2-0) ce mardi soir au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. Un succès important qui permet aux Lions de rester en course pour une qualification à la Coupe du Monde 2026, malgré un début de match laborieux et une première mi-temps marquée par des imprécisions techniques.

Dès le coup d’envoi, les hommes de Pape Thiaw ont montré une certaine fébrilité dans leur jeu. Le manque de spontanéité dans les passes et les nombreuses pertes de balle ont rendu difficile la construction offensive. À la 11e minute, une légère altercation entre Lamine Camara et un défenseur togolais dans la surface aurait pu aboutir à un penalty, mais l’arbitre a laissé jouer.

Le Togo a su exploiter les erreurs sénégalaises. À la 17e minute, une perte de balle de Lamine Camara a permis aux Éperviers de lancer un contre rapide. Heureusement, Édouard Mendy, vigilant, a réalisé une belle parade pour maintenir le score vierge. Malgré une possession favorable, les Lions n’arrivaient pas à inquiéter sérieusement la défense togolaise, se contentant de tentatives lointaines sans réel danger.

Le tournant du match est intervenu à la 34e minute. Pape Matar Sarr, bien servi par Habib Diallo, a exécuté une frappe croisée imparable, trompant le portier togolais et permettant au Sénégal d’ouvrir le score (1-0). Ce but a donné un nouvel élan aux Lions, qui ont terminé la première période avec plus de confiance, bien que les erreurs techniques aient persisté.

Au retour des vestiaires, le Sénégal a affiché un visage plus conquérant. L’équipe a gagné en intensité et en précision, mettant davantage de pression sur la défense togolaise. À la 49e minute, Habib Diallo a failli doubler la mise après une nouvelle erreur défensive adverse, mais son tir a manqué de précision.

L’entrée en jeu d’Antoine Mendy et d’Assane Diao a apporté un nouveau souffle à l’équipe. Diao, en particulier, s’est montré très actif, tentant plusieurs percées individuelles pour déstabiliser la défense togolaise.

Le second but sénégalais est intervenu à la 67e minute, sur un coup franc puissant tiré par Lamine Camara. Kevin, défenseur togolais, a involontairement dévié le ballon dans ses propres filets, portant le score à 2-0. Ce but a définitivement scellé le sort de la rencontre, le Togo ne parvenant pas à réagir face à une défense sénégalaise bien organisée.

Avec cette victoire, le Sénégal se repositionne dans son groupe, mais reste néanmoins deuxième derrière la République Démocratique du Congo, qui continue de dominer les éliminatoires. Si la première mi-temps a montré des lacunes dans l’animation offensive, la seconde période a rassuré sur la capacité des Lions à rebondir et à s’adapter aux défis du match.

Les hommes de Pape Thiaw devront confirmer cette performance lors des prochaines rencontres pour espérer décrocher une qualification directe pour le Mondial 2026. Cette victoire 2-0 leur permet de conserver toutes leurs chances dans cette course effrénée, où chaque point sera décisif.

Touba : Arrestation d’un individu en possession de 6 kg de chanvre indien à Khaïra

Les forces de l’ordre ont procédé, ce mardi vers midi, à l’interpellation d’un individu en possession de six kilogrammes de chanvre indien au poste de contrôle de Khaïra, à Touba. Cette arrestation a été confirmée par les services de la police sénégalaise, qui ont détaillé les circonstances de cette saisie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme, identifié sous les initiales M. T, se présentait comme un maçon de passage à Touba. Il était à bord d’un mini-car en provenance de Ndoffane et venait de descendre au niveau du poste de contrôle de Khaïra. Après avoir quitté son véhicule, il s’est dirigé vers le rond-point à la recherche d’un moyen de transport pour Ndindy.

Cependant, son comportement agité et nerveux a attiré l’attention des agents en faction au poste de contrôle. Ceux-ci ont alors décidé de l’interpeller pour un contrôle de routine. À peine approché par les forces de l’ordre, M. T a brusquement abandonné sa valise et tenté de prendre la fuite.

Après une brève course-poursuite, il a été rattrapé par les agents et immédiatement conduit au poste de contrôle. L’inspection de la valise qu’il avait laissée sur place a révélé la présence de six blocs de chanvre indien, soigneusement emballés, pesant un total de six kilogrammes.

Le suspect a été placé en garde à vue et sera poursuivi pour trafic intérieur de drogue. Les autorités ont ouvert une enquête afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler le réseau auquel il pourrait appartenir.

Amélioration de l’accès aux services essentiels : Les acteurs territoriaux des régions du sud en quête de solutions à Kolda

L’accès aux services sociaux de base demeure un défi majeur pour les populations vivant dans les zones reculées du Sénégal, en particulier pour les femmes et les adolescents des régions du sud. Dans cette perspective, une rencontre de restitution des consultations communautaires s’est tenue ce lundi à Kolda. Cet événement a réuni divers acteurs territoriaux des régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor et Tambacounda afin de discuter des solutions à mettre en place pour pallier les manquements identifiés.

Lors des échanges, plusieurs obstacles ont été mis en avant par les participants, mettant en évidence les difficultés persistantes que rencontrent les populations locales pour accéder aux services essentiels. Il a été signalé que de nombreuses communautés souffrent du manque d’infrastructures de santé et d’éducation, rendant l’accès aux soins et à l’instruction difficile pour des milliers de familles. La méconnaissance des services disponibles et de leurs missions constitue également une problématique majeure, empêchant de nombreux citoyens de bénéficier des prestations auxquelles ils ont droit.

L’enclavement et l’éloignement des zones rurales constituent d’autres entraves majeures. Plusieurs villages sont situés à des distances considérables des centres de santé et des écoles, et le mauvais état des routes rend les déplacements particulièrement compliqués. Ces conditions créent un véritable parcours du combattant pour les populations qui doivent parcourir de longues distances afin d’obtenir des soins ou d’effectuer des démarches administratives essentielles.

L’analphabétisme et le manque d’informations sur les procédures administratives figurent parmi les défis majeurs soulevés lors des discussions. De nombreux parents rencontrent des difficultés pour enregistrer leurs enfants à l’état civil, un problème qui a des répercussions sur leur accès futur à l’éducation et aux services de santé. Une habitante de la région de Sédhiou a témoigné de cette réalité en expliquant que plusieurs familles ignorent les démarches nécessaires pour obtenir des documents d’état civil, ce qui constitue un véritable frein à l’insertion sociale et scolaire des enfants.

Cette rencontre de restitution s’inscrit dans le cadre du programme Fankanta, qui vise à encourager l’engagement des adolescents, des jeunes et des femmes dans l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base. L’initiative met un accent particulier sur le dialogue communautaire en vue d’identifier les principaux défis auxquels sont confrontées les populations et de proposer des solutions adaptées.

Les autorités locales présentes ont souligné l’importance de prendre des mesures urgentes pour corriger ces manquements. Parmi les pistes de solutions envisagées, des actions concrètes seront mises en œuvre pour renforcer la présence des services de santé et d’éducation dans les localités les plus éloignées. Il est également prévu de mettre en place des campagnes de sensibilisation afin d’informer les populations sur leurs droits et les démarches administratives essentielles, notamment en ce qui concerne l’enregistrement des naissances.

L’amélioration des infrastructures routières et des moyens de transport a également été évoquée comme une priorité, car elle permettrait de faciliter les déplacements des populations vers les centres de services essentiels. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un engagement fort des collectivités territoriales pour assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations issues de cette consultation.

Le FMI face au Sénégal : une dérogation ou un remboursement de la dette cachée ?

Le Fonds Monétaire International (FMI) pourrait adopter deux options face à la situation financière actuelle du Sénégal : accorder une dérogation ou exiger un remboursement. C’est ce qu’a révélé Edward Gemayel, chef de la mission du FMI pour le Sénégal, lors d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI) ce mardi 25 mars 2025.

Les discussions entre Dakar et le FMI sont suspendues depuis que l’institution financière a mis en lumière l’existence d’une dette cachée de 7 milliards de dollars (environ 4000 milliards de FCFA), accumulée entre 2019 et 2024 sous la présidence de Macky Sall. Cette découverte a conduit à la suspension du programme d’aide financière accordée au Sénégal.

La situation est jugée préoccupante car le FMI ne peut plus avancer dans les discussions sur un nouveau programme d’appui tant que les données économiques transmises par le précédent gouvernement ne sont pas rectifiées.

Les conclusions du rapport de la Cour des comptes sénégalaise confirment ces irrégularités. Selon ce document, la dette publique a été sous-estimée et certaines obligations financières du pays n’ont pas été déclarées de manière transparente. Ce manque de rigueur budgétaire a contribué à la dégradation des finances publiques et à l’incertitude actuelle.

Pour le FMI, il est impératif de rétablir la crédibilité des chiffres économiques du Sénégal avant de discuter d’un quelconque nouvel accord. Cette exigence de transparence s’inscrit dans une volonté de garantir une gestion plus rigoureuse des finances publiques.

Selon Edward Gemayel, deux options sont sur la table :

  1. L’octroi d’une dérogation : le FMI pourrait décider de passer outre cette irrégularité en accordant une dérogation exceptionnelle au Sénégal. Cela permettrait de maintenir le partenariat financier entre l’institution et le pays, en évitant une rupture brutale des financements internationaux.
  2. L’exigence d’un remboursement : dans ce cas, le FMI pourrait demander au Sénégal de rembourser une partie des fonds déjà débloqués, en guise de compensation pour la fausse déclaration des finances publiques. Cette option compliquerait encore davantage la situation économique du pays, qui fait déjà face à des tensions budgétaires.

Cette incertitude économique place le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye dans une position délicate. L’administration actuelle, qui a promis plus de transparence et une gestion rigoureuse des finances publiques, doit maintenant gérer l’héritage économique du régime précédent.

Le Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà dénoncé ces données falsifiées et annoncé un audit général des finances publiques pour identifier les responsabilités. Mais cela suffira-t-il à convaincre le FMI de ne pas exiger un remboursement immédiat ?

Le Président Diomaye Faye reçoit une délégation du FMI pour discuter de la situation économique du Sénégal

Le Président Bassirou Diomaye Faye a reçu ce mardi 25 mars 2025 une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) au Palais présidentiel. La mission était conduite par Edward Gemayel, chef de mission du FMI pour le Sénégal, accompagné de Majdi Debbich, représentant résident de l’institution à Dakar. Cette rencontre intervient alors que le Sénégal traverse une période économique délicate, notamment avec les récentes révélations sur la dette cachée sous l’ancien régime.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, son gouvernement fait face à d’importants défis financiers. L’un des points les plus sensibles concerne la suspension du programme d’aide du FMI, après que l’institution a révélé l’existence de 7 milliards de dollars de dette non déclarée entre 2019 et 2024 sous la présidence de Macky Sall. Cette découverte a contraint le FMI à geler le programme de financement du Sénégal, en attendant des clarifications sur la situation budgétaire du pays.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a déjà évoqué ces irrégularités et demandé un audit approfondi des finances publiques. De son côté, le FMI a insisté sur la nécessité de corriger les fausses déclarations avant toute nouvelle discussion sur un programme d’appui financier.

Lors de cette audience, plusieurs sujets cruciaux ont été abordés :

  • La clarification des finances publiques : Le gouvernement sénégalais doit apporter des éléments de réponse sur la gestion des 4000 milliards de FCFA de dette cachée et les mesures prévues pour redresser la situation.
  • Le maintien de la coopération avec le FMI : Malgré les tensions autour de la dette, le Sénégal cherche à renégocier un accord financier avec le FMI pour assurer la stabilité de ses finances publiques.
  • Les réformes économiques prioritaires : Le président Diomaye Faye veut mettre en place une nouvelle politique économique, axée sur la souveraineté financière et la transparence budgétaire.

Si le FMI salue la volonté du nouveau gouvernement de faire la lumière sur les comptes publics, l’institution attend des engagements concrets avant de débloquer de nouveaux financements. L’enjeu est donc de rassurer les partenaires économiques internationaux tout en préservant l’indépendance financière du Sénégal.

Propos grossiers dans les débats télévisés : Le CNRA met en garde les médias contre les injures

Le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a exprimé ce mardi 25 mars 2025 son inquiétude face à la multiplication des dérives verbales dans les débats télévisés. L’organe de régulation pointe du doigt l’usage des insanités, injures et propos grossiers sur certains plateaux, notamment de la part de chroniqueurs invités à commenter l’actualité.

Dans un communiqué officiel, le CNRA dénonce des comportements qui, selon lui, portent atteinte aux institutions de la République, à la moralité publique, ainsi qu’à l’image, l’honneur et la réputation des personnes visées. Il estime que ces dérives sont de nature à fragiliser la stabilité nationale et la cohésion sociale, en transformant les médias en tribunes d’invectives plutôt qu’en espaces de débats responsables.

L’organe de régulation rappelle que ces pratiques constituent une violation des règles en vigueur, notamment celles inscrites dans le Cahier des charges des médias audiovisuels. Il insiste sur le fait que les chaînes de télévision, de radio et les plateformes de diffusion sont responsables de la qualité des contenus qu’elles proposent.

Dans ce cadre, le CNRA exhorte les directeurs de médias et animateurs d’émissions à prendre les dispositions nécessaires pour éviter la prolifération de discours offensants et irresponsables.

Le communiqué précise également que le non-respect de ces obligations pourrait entraîner des sanctions sévères, conformément à la législation en vigueur. Ces sanctions peuvent aller de mises en demeure et suspensions de programmes à des interdictions de diffusion ou des amendes conséquentes.

Le CNRA rappelle aux acteurs des médias audiovisuels qu’ils ont un rôle fondamental dans l’éducation citoyenne et la préservation des valeurs démocratiques. En permettant des échanges respectueux et constructifs, ils contribuent à une information équilibrée et à un climat apaisé dans le pays.

Il invite ainsi les chaînes de télévision, les radios et les plateformes numériques à veiller scrupuleusement au respect de la déontologie journalistique, afin d’éviter que leurs espaces de diffusion ne deviennent des lieux d’incitation à la haine ou à la violence verbale.

Cette mise en garde du CNRA intervient dans un contexte où le débat public au Sénégal est de plus en plus marqué par des affrontements verbaux, souvent exacerbés par les tensions politiques et sociales. L’organisme de régulation semble donc vouloir renforcer son contrôle sur les contenus audiovisuels, en réaffirmant son engagement à préserver l’éthique et la responsabilité médiatique.

Baccalauréat 2025 : Dernier délai fixé au 5 avril pour les candidats sans pièces d’état civil

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI) a annoncé ce mardi 25 mars 2025 que les candidats au Baccalauréat 2025 dont les dossiers ont été rejetés pour défaut de pièces d’état civil disposent d’un délai supplémentaire pour régulariser leur situation. Cette décision vise à leur permettre de compléter leur dossier administratif et de pouvoir se présenter aux épreuves de l’examen national.

À compter du lundi 24 mars 2025, les candidats concernés peuvent se rendre à l’Office du Baccalauréat afin de soumettre les documents manquants. Le dernier délai pour déposer les pièces d’état civil a été fixé au samedi 5 avril 2025 à 12h00. Passé ce délai, aucun dossier incomplet ne sera pris en compte, et les candidats risquent d’être définitivement exclus des épreuves.

Le ministère encourage les candidats concernés à se rendre rapidement dans les services administratifs compétents pour obtenir leurs extraits de naissance ou toute autre pièce d’identité nécessaire afin d’éviter toute exclusion injustifiée.

Cette mesure exceptionnelle a été prise suite à la réunion du Conseil interministériel du 18 mars 2025, présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors de cette rencontre, il a été convenu que des dispositions spéciales seraient mises en place pour accompagner les élèves confrontés à des difficultés administratives et éviter que ces derniers ne soient pénalisés à cause de problèmes d’état civil.

Le Premier ministre a souligné l’importance d’une scolarité inclusive et accessible à tous, plaidant pour des solutions rapides et efficaces afin de permettre aux élèves de se concentrer pleinement sur leurs études.

Chaque année, de nombreux élèves se retrouvent dans une situation précaire à cause de l’absence de documents administratifs à jour. Ce problème, souvent lié aux dysfonctionnements dans l’enregistrement des naissances, prive plusieurs jeunes de la possibilité de passer des examens officiels.

Le gouvernement a réitéré son engagement à trouver une solution durable en facilitant l’accès aux pièces d’état civil, notamment à travers des campagnes de sensibilisation et des opérations de régularisation accélérées.

Guy Marius Sagna exige le jugement de Macky Sall pour haute trahison

Le député et activiste Guy Marius Sagna est monté au créneau ce mardi pour dénoncer ce qu’il qualifie de « dissimulation frauduleuse de dette publique » sous le régime de l’ancien président Macky Sall. Selon les révélations du Fonds monétaire international (FMI), une dette cachée de 7 milliards de dollars (plus de 4000 milliards de FCFA) aurait été accumulée entre 2019 et 2024, sans que les institutions internationales et le peuple sénégalais n’en soient informés.

Face à cette révélation, Guy Marius Sagna estime que Macky Sall et ses collaborateurs doivent répondre de leurs actes devant la justice pour haute trahison. Dans une déclaration virulente, il pointe du doigt « une gestion opaque et irresponsable des finances publiques », tout en appelant à une action judiciaire ferme contre les responsables de cette situation.

Le FMI, qui a récemment audité les finances publiques du Sénégal, a révélé que cette dette massive n’avait pas été correctement déclarée aux institutions financières et aux bailleurs de fonds internationaux. Pourtant, selon Guy Marius Sagna, des signaux d’alerte avaient déjà été lancés.

« Nous le savions déjà, car le Premier ministre Ousmane Sonko et la Cour des comptes avaient déjà informé le peuple », affirme-t-il.

L’ancien président Macky Sall et son gouvernement auraient ainsi dissimulé des engagements financiers majeurs, exposant aujourd’hui le pays à une situation budgétaire critique et à de potentielles restrictions de financement extérieur.

Loin de se contenter de dénoncer, Guy Marius Sagna rejette catégoriquement l’idée que le peuple sénégalais doive supporter le poids de cette dette.

« Ces 7 milliards de dollars sont une dette illégitime et odieuse que le peuple sénégalais ne doit pas payer », martèle-t-il.

Il exhorte le gouvernement actuel, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, à renégocier ces engagements financiers, voire à refuser de les honorer si des irrégularités sont avérées.

Dans son discours, Guy Marius Sagna ne ménage pas non plus le FMI, qu’il accuse d’avoir fermé les yeux sur cette situation pendant plusieurs années.

« Où était et que faisait le FMI pendant tout ce temps ? » s’interroge-t-il, mettant en cause la responsabilité des institutions financières internationales dans la surveillance des engagements budgétaires des États.

Alors que certains acteurs politiques et économiques critiquent la gestion du nouveau gouvernement face à cette dette, Guy Marius Sagna appelle à la solidarité et au soutien envers Ousmane Sonko et l’équipe en place.

« Au lieu de critiquer ceux qui ont révélé cette dette de plus de 4000 milliards de FCFA, Ousmane Sonko et son gouvernement, nous devons tous les soutenir, les protéger et les motiver », insiste-t-il.

Pour lui, les véritables coupables ne sont pas ceux qui mettent à nu les scandales financiers, mais bien ceux qui en sont responsables et qui doivent, selon lui, être jugés pour leurs actes.

Si pour l’instant aucune procédure judiciaire officielle n’a été engagée contre Macky Sall et son entourage, les appels à des enquêtes approfondies se multiplient. Certains acteurs politiques demandent une audition de l’ancien président et de ses anciens ministres des Finances, tandis que d’autres réclament une commission parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire.

Olivier Boucal alerte sur les disparités dans l’administration : « Les femmes ne représentent que 24 % des effectifs »

Le Sénégal fait face à un problème persistant d’inégalité dans l’accès aux postes administratifs et aux responsabilités au sein de la fonction publique. Lors de la clôture d’une session de formation dédiée aux femmes, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, a mis en lumière les fortes disparités de représentation entre hommes et femmes dans l’administration sénégalaise.

Selon une enquête menée par son ministère, les femmes ne représentent que 24 % des effectifs globaux de la fonction publique. Ce chiffre diminue drastiquement à mesure que l’on monte dans la hiérarchie administrative, atteignant moins de 8 % aux postes les plus élevés. Cette réalité, selon le ministre, résulte d’une combinaison de barrières socioculturelles, d’un manque de formations adaptées et d’un réseau institutionnel peu favorable à l’émergence des femmes dans la haute administration.

Face à cette situation préoccupante, le gouvernement sénégalais a lancé une initiative forte pour corriger ces disparités, notamment à travers l’Académie de leadership féminin « Ndatte Yalla ». Cette académie a pour objectif d’outiller les femmes cadres de l’administration pour qu’elles puissent accéder à des postes de décision et exercer un leadership transformationnel.

Lors de cette cérémonie de clôture de la session de formation de vingt femmes bénéficiaires, Olivier Boucal a rappelé l’engagement du président de la République à renforcer la place des femmes dans la fonction publique. Il a précisé que cette initiative ne serait pas un programme ponctuel, mais une politique pérenne qui s’inscrira dans le plan de travail annuel du ministère.

Le programme ne se limite pas à une formation théorique. Il comprend un accompagnement personnalisé permettant aux bénéficiaires d’accéder progressivement à des postes de responsabilité. En plus du renforcement des compétences techniques et relationnelles, l’Académie met un accent particulier sur le développement du leadership, afin de favoriser une transformation durable de l’administration publique.

Dans cette dynamique, la coopération allemande, à travers la GIZ, joue un rôle clé dans l’accompagnement du Sénégal dans la modernisation de son administration et la promotion de l’égalité des genres. Nina Neubecker, première secrétaire de la coopération de l’Ambassade d’Allemagne au Sénégal, a souligné l’importance de la participation des femmes aux décisions stratégiques. Selon elle, un leadership équilibré et inclusif est un levier essentiel pour garantir une gouvernance efficace et durable.

Les défis restent nombreux pour atteindre une parité réelle dans l’administration. Il est impératif de briser les pesanteurs socioculturelles, d’offrir davantage d’opportunités aux femmes, et de garantir une égalité de traitement dans les promotions. Le ministre Olivier Boucal a réaffirmé sa volonté de poursuivre ces réformes pour bâtir une administration plus équitable, performante et inclusive.

Olivier Boucal sur les disparités dans l'administration : « Les femmes représentent que 24 % des effectifs »
Olivier Boucal sur les disparités dans l'administration : « Les femmes représentent que 24 % des effectifs »

Drame à Mbour : Une mère empoisonne ses deux enfants avec du « Khémé »

Une tragédie secoue le quartier Médine de Mbour, où une mère a été arrêtée et placée en garde à vue après avoir avoué avoir empoisonné ses deux enfants, âgés d’un et quatre ans, avec une substance toxique connue sous le nom de « Khémé » (cristaux de soude).

L’affaire a pris un tournant dramatique après la publication des résultats du certificat de genre de mort, qui ont révélé que les deux enfants ont ingéré un repas contenant du « Khémé », une substance hautement toxique souvent utilisée dans le nettoyage industriel.

Les enquêteurs ont rapidement orienté leurs soupçons vers la mère, Y. Tine, qui a reconnu son geste lors de son interrogatoire. Cependant, les raisons qui l’ont poussée à commettre cet acte abominable restent encore floues.

Selon les sources policières, après le décès de ses enfants, Y. Tine a tenté de mettre fin à ses jours en ingérant une autre substance toxique. Elle a été retrouvée inanimée et transportée d’urgence à l’hôpital où elle a reçu des soins intensifs. Une fois son état stabilisé, elle a été immédiatement placée en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la justice.

Ce drame a provoqué une onde de choc à Médine, où les habitants restent sidérés par l’ampleur de l’horreur. Des voisins décrivent une mère discrète et sans antécédents de violence apparente, rendant son acte encore plus incompréhensible.

« Nous n’aurions jamais imaginé qu’une telle chose puisse arriver ici. Nous sommes sous le choc », confie un habitant du quartier.

Si Y. Tine a reconnu avoir tué ses enfants, les enquêteurs s’interrogent encore sur ses motivations profondes. Des experts en psychiatrie pourraient être sollicités afin d’évaluer son état mental et de comprendre les circonstances qui l’ont poussée à commettre cet infanticide.

En attendant la suite des investigations, elle risque de lourdes charges judiciaires, notamment pour homicide volontaire sur mineurs.

Prolongation de l’immatriculation gratuite des motos : Le gouvernement accorde un délai supplémentaire jusqu’au 25 mai 2025

Le gouvernement sénégalais a annoncé ce mardi une prolongation de deux mois pour la campagne d’immatriculation gratuite des motos et autres véhicules à deux roues. Cette décision intervient en raison de l’affluence exceptionnelle observée dans les centres d’enregistrement et du nombre important de demandes en attente de traitement.

Initialement prévue pour s’achever ce mois-ci, l’opération est désormais prolongée jusqu’au 25 mai 2025, a déclaré Yankhoba Diémé, ministre des Transports, lors d’un point de presse. Cette mesure a été prise face à l’engorgement des services administratifs et à la mobilisation massive des propriétaires de motos qui se sont précipités pour profiter de cette campagne.

« Cette prolongation constitue une dernière opportunité pour tous les propriétaires de deux-roues de régulariser leur situation. Après le 25 mai, aucune tolérance ne sera appliquée », a averti le ministre.

Le ministre a insisté sur la nécessité pour les usagers de profiter de ce délai pour se conformer à la réglementation. Passée cette date, les motos non immatriculées seront considérées comme en infraction, et les forces de l’ordre seront habilitées à procéder à des contrôles stricts sur l’ensemble du territoire national.

« Toute moto circulant sans immatriculation après le 25 mai 2025 pourra être immobilisée et son propriétaire soumis à des sanctions financières », a précisé le ministre.

Cette campagne d’immatriculation gratuite vise à renforcer la sécurité routière, lutter contre l’insécurité liée aux véhicules non identifiables et moderniser le système de transport urbain et interurbain.

Depuis le lancement de cette initiative, des milliers de propriétaires se sont présentés dans les centres d’immatriculation, ce qui a engendré des files d’attente interminables et une surcharge de travail pour les agents administratifs.

Le gouvernement entend ainsi donner une chance à ceux qui n’ont pas encore pu finaliser leur enregistrement en leur offrant un délai supplémentaire. Toutefois, aucune autre prolongation ne sera accordée après cette date, a insisté le ministre.

Le gouvernement invite tous les propriétaires de motos et scooters à profiter de ce sursis et à ne pas attendre la dernière minute pour effectuer les démarches nécessaires.

« Nous comptons sur la responsabilité de chacun pour que cette opération se termine dans les meilleures conditions et sans encombre », a conclu Yankhoba Diémé.

Avec cette mesure, l’État veut garantir une meilleure traçabilité des véhicules, réduire le nombre de motos en situation irrégulière et, à terme, améliorer la sécurité routière à travers tout le pays.

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Thierno Alassane Sall interpelle le PASTEF sur l’abrogation de la loi d’amnistie : Un engagement remis en question ?

L’abrogation de la loi d’amnistie continue de susciter des tensions au Sénégal, en particulier entre Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs (RV), et le parti au pouvoir, le PASTEF. Dans un récent post sur X (anciennement Twitter), Thierno Alassane Sall a tenu à rappeler un engagement majeur du PASTEF lors de la campagne présidentielle : l’abrogation de la loi d’amnistie, qui avait été largement critiquée pour son caractère sélectif et ses implications politiques.

Ce rappel intervient alors que le gouvernement semble hésitant sur cette question, suscitant la frustration de plusieurs acteurs politiques et de la société civile.

Dans sa publication, Thierno Alassane Sall cite un manifeste publié le 1er mars 2024, signé par 222 universitaires, dont des agrégés et des professeurs titulaires en droit, qui affirmaient clairement que l’abrogation de la loi d’amnistie était juridiquement possible après l’élection d’un nouveau président.

« Même dans l’hypothèse d’une validation constitutionnelle, aucune disposition ni principe ne s’opposerait à une abrogation de l’amnistie après l’élection d’un nouveau président. »

Selon TAS, ces déclarations démontrent sans ambiguïté que l’abrogation de la loi d’amnistie ne souffre d’aucun obstacle légal. Il reproche ainsi au PASTEF de tergiverser sur un engagement pourtant clair et attendu par une large frange de la population.

Lors de la campagne présidentielle de 2024, le PASTEF et son candidat Bassirou Diomaye Faye avaient promis de revenir sur la loi d’amnistie, adoptée sous Macky Sall, et qui avait permis à plusieurs personnalités politiques de bénéficier d’un effacement judiciaire.

Toutefois, depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye, le gouvernement n’a pas encore engagé de démarche formelle pour abroger cette loi, suscitant l’incompréhension de nombreux citoyens et militants.

Thierno Alassane Sall ne cache pas son agacement face à cette situation et adresse un message fort au PASTEF :

« C’est sans ambiguïté. PASTEF reste le seul à y voir matière à interpréter. Ñu jub, di jubal, tey jubbanti. Gor ca wax ja. »

Par cette déclaration en wolof, il insiste sur la nécessité de respecter la parole donnée et d’éviter les justifications qui, selon lui, ne tiennent pas debout.

L’adoption de la loi d’amnistie avait pour but d’apaiser les tensions politiques et de permettre une réconciliation nationale après les violences et arrestations massives de 2021 à 2024. Toutefois, de nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer un effacement sélectif de crimes et délits, permettant à certains acteurs politiques d’échapper à la justice.

Aujourd’hui, l’idée d’abroger partiellement cette loi suscite un grand débat au sein de la classe politique. D’un côté, ceux qui estiment qu’il faut revenir dessus pour permettre des poursuites judiciaires équitables. De l’autre, ceux qui considèrent que revenir sur cette loi pourrait raviver les tensions et diviser davantage la société sénégalaise.

Le message de Thierno Alassane Sall s’ajoute à d’autres appels provenant d’opposants et de membres de la société civile, qui exigent une position claire du gouvernement sur ce sujet.

Pour l’instant, le PASTEF n’a pas officiellement répondu à cette interpellation. Mais cette question risque de devenir un test crucial pour le gouvernement Bassirou Diomaye Faye, qui devra choisir entre tenir ses engagements ou adopter une position plus pragmatique pour préserver la stabilité politique.

Mobilisation contre la loi interprétative de l’amnistie : Le Front / Force Alternative appelle à une marche ce vendredi

Le Front / Force Alternative, une nouvelle plateforme politique et citoyenne, a annoncé une grande mobilisation ce vendredi pour protester contre le projet de loi interprétative de l’amnistie. Cette initiative vise à exprimer leur opposition à une législation qu’ils considèrent comme une tentative de manipulation des lois en faveur de certains acteurs politiques.

Dans une déclaration officielle, les responsables du Front / Force Alternative ont dénoncé ce qu’ils appellent une « instrumentalisation du cadre législatif pour servir des intérêts particuliers au détriment de la justice et de l’équité ». Selon eux, cette loi interprétative ne ferait qu’aggraver les tensions politiques et remettre en cause l’État de droit.

La marche pacifique se tiendra ce vendredi 28 mars 2025, de 15h à 18h, sur l’itinéraire suivant : Rond-point Liberté 6 – Station Total Énergie – Sortie VDN. Les organisateurs ont précisé qu’une lettre d’information a été transmise au préfet de Dakar, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Les initiateurs du mouvement appellent tous les citoyens soucieux de la démocratie et de la transparence à se joindre à cette manifestation. Ils insistent sur le fait que leur objectif n’est pas d’affronter les autorités, mais de faire entendre une voix alternative dans le débat national.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, où le débat sur l’amnistie et ses implications divise profondément l’opinion publique. Le gouvernement, de son côté, défend ce projet en affirmant qu’il vise à clarifier certaines dispositions de la loi initiale, tandis que ses détracteurs y voient une tentative de protection sélective de certains acteurs politiques.

La marche de vendredi pourrait être un test majeur pour la capacité de mobilisation des forces d’opposition et une indication du climat politique en cette période charnière. Reste à voir si les autorités autoriseront la manifestation et comment elles géreront cette nouvelle démonstration de contestation.

Crise budgétaire au Sénégal : le FMI suspend son aide en attendant des clarifications

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce lundi qu’il suspendait tout nouveau programme d’aide financière au Sénégal tant que les autorités n’auraient pas rectifié les inexactitudes dans les données économiques transmises sous l’ancien gouvernement. Cette décision intervient après la mise en attente d’un crédit de 1,8 milliard de dollars, dans l’attente d’un audit approfondi.

Une récente réévaluation des finances publiques sénégalaises a mis en lumière une situation budgétaire bien plus préoccupante que celle précédemment rapportée. Selon le FMI, la dette publique et le déficit budgétaire du pays seraient nettement supérieurs aux chiffres annoncés sous la présidence de Macky Sall. Ces écarts, qui interrogent sur la transparence des précédentes administrations, compliquent les négociations avec les partenaires financiers internationaux.

Le FMI exige des clarifications avant toute reprise des discussions

Edward Gemayel, chef de mission du FMI pour le Sénégal, a déclaré à Reuters :

« Nous ne pouvons pas discuter d’un nouveau programme avant d’avoir réglé la question des fausses déclarations. Mais une fois cela fait, le FMI pourra agir très, très vite. »

Le gouvernement sénégalais, sous la houlette du nouveau ministre des Finances, Cheikh Diba, espérait conclure un nouvel accord avec le FMI d’ici juin. Toutefois, l’institution internationale reste prudente et refuse de s’engager sur un calendrier précis. « Tout est possible », a simplement indiqué Gemayel, laissant entendre que tout dépendrait de la régularisation des anomalies constatées.

Cette suspension des financements représente un défi de taille pour le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye, qui vient à peine de prendre ses fonctions. L’administration devra non seulement restaurer la confiance des bailleurs de fonds, mais aussi gérer les répercussions économiques d’une possible réduction des financements extérieurs.

Dans un contexte où le Sénégal fait face à des défis économiques et sociaux importants, cette crise budgétaire risque de compliquer la mise en œuvre des réformes promises par le nouvel exécutif. Les prochains mois seront décisifs pour redresser la situation et rétablir la crédibilité financière du pays sur la scène internationale.

Braquage de Ouakam : L’enquête progresse avec plusieurs arrestations et des millions récupérés

L’enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC) sur le spectaculaire braquage survenu à Ouakam continue de révéler de nouveaux éléments. Pour rappel, une somme colossale de 100 millions de FCFA a été dérobée lors de cette attaque audacieuse visant un livreur en plein jour.

Dès les premières heures suivant le braquage, deux des trois agresseurs présumés, K. Fall (25 ans) et C. M. Sidibé (23 ans), ont été interpellés. Cependant, le principal suspect et cerveau supposé du gang, S. Bâ, est toujours en cavale et activement recherché par les forces de l’ordre.

Les investigations ont conduit à plusieurs perquisitions, notamment à la Médina et à Yeumbeul, où des sommes d’argent ont été saisies. Au total, 21 millions de FCFA ont pu être récupérés, répartis entre 4 millions découverts à la Médina et 17 millions trouvés chez l’un des suspects arrêtés.

Fait marquant de l’enquête, le père de S. Bâ, le suspect en fuite, a été placé en garde à vue. Selon les enquêteurs, il aurait reçu 4 millions de FCFA envoyés par son fils par l’intermédiaire d’un livreur, ainsi qu’un premier transfert de 1,9 million peu après l’attaque.

Par ailleurs, un troisième suspect lié à ce braquage a été interpellé à Touba, élargissant ainsi le champ de l’enquête et laissant espérer de nouvelles avancées pour retrouver l’intégralité du butin.

L’enquête se poursuit activement, avec pour objectif principal la capture de S. Bâ et la récupération du reste de l’argent volé.

Polémique autour d’une possible dissolution de l’APR : échange musclé entre Waly Diouf Bodian et Pape Malick Ndour

La scène politique sénégalaise est une nouvelle fois animée par une passe d’armes entre partisans du nouveau régime et figures de l’ancienne majorité. Le directeur général du Port autonome de Dakar et cadre du parti Pastef, Waly Diouf Bodian, a récemment affirmé que l’Alliance pour la République (APR), ancien parti au pouvoir, serait dissoute après l’adoption de la loi d’interprétation de la loi d’amnistie. Une déclaration qui a immédiatement suscité de vives réactions au sein du camp de l’ex-président Macky Sall.

L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a vigoureusement réfuté cette hypothèse dans un entretien accordé à L’Observateur ce mardi 25 mars. « Il est essentiel de noter que cet individu semble, à chaque occasion, tenter de détourner l’attention du débat sérieux en multipliant des déclarations fracassantes, souvent dénuées de toute consistance intellectuelle, à l’image de ses affirmations sur une hypothétique dissolution de l’APR qui n’existe que dans ses rêves », a-t-il déclaré, fustigeant les propos de Waly Diouf Bodian.

Mais l’échange ne s’est pas arrêté là. Pape Malick Ndour a également profité de l’occasion pour critiquer la gestion du Port autonome de Dakar sous la direction de Bodian. Selon lui, les derniers rapports de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) révèlent un recul significatif de l’activité portuaire, qu’il attribue à une gestion qu’il qualifie de « chaotique ». Une situation qui, selon l’ancien ministre, a un impact négatif sur l’économie nationale, en affectant les exportations et les recettes douanières.

Cette passe d’armes illustre les tensions persistantes entre l’actuel pouvoir et l’opposition, particulièrement autour des réformes engagées par le président Bassirou Diomaye Faye. La question de la loi d’interprétation de l’amnistie reste un sujet hautement sensible, suscitant des débats passionnés dans la sphère politique. Pendant ce temps, l’économie nationale, et notamment le rôle stratégique du port de Dakar, reste un enjeu clé qui pourrait peser sur les prochains arbitrages politiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°429 – 25/03/2025

🔴 APPEL AU BOYCOTT DE TFM, RÉUNION D’URGENCE SUIVI DU COMMUNIQUÉ DU BUREAU POLITIQUE DES « PATRIOTES », ETC : BADARA GADIAGA FAIT TREMBLER
🔴 PAS DE NOUVEAU PROGRAMME SANS CLARIFICATION SUR LA PRÉSUMÉE FALSIFICATION DES CHIFFRES : LE FMI ISOLE LE SÉNÉGAL

🔴 CRISE AU SEIN DE LA FSKDA / LE SILENCE INTRIGANT DE LA TUTELLE
🔴 LIGUE DE FOOTBALL AMATEUR : ABDOULAYE SAYDOU SOW PASSE LE FLAMBEAU

Crise au sein de la FSKDA :Le silence intriguant de la tutelle malgré les alertes répétées sur les dérives

Depuis 2023, le président de la Ligue régionale de karaté de Dakar ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur des manœuvres visant à déstabiliser et mettre en péril la Fédération sénégalaise de karaté et disciplines associées (FSKDA). Bescaye Diop, qui suit cette affaire de très près, estime que certains membres influents de la FSKDA orchestreraient un véritable complot pour prendre le contrôle de la Ligue régionale de karaté tout en poursuivant des pratiques de prévarication financière. À l’en croire, malgré des preuves accablantes et de nombreux courriers adressés à la ministre des Sports, cette dernière est restée silencieuse, laissant le champ libre aux auteurs présumés de ces irrégularités.

Des alertes ignorées par la ministre

“Dès sa nomination, la ministre des Sports a été destinataire d’une documentation détaillée exposant les pratiques douteuses au sein de la Fédération de karaté. Par courrier électronique et en version physique, j’ai transmis toutes les pièces justificatives prouvant ces accusations. Pourtant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée. Pire encore, j’ai été gravement injurié par des membres du bureau de la Fédération. Malgré la gravité des faits et l’existence de preuves tangibles, la ministre n’a pris aucune mesure pour condamner ces actes ou rappeler à l’ordre les responsables concernés”, a expliqué le président de la Ligue régionale de karaté de Dakar.

Un recours à la Primature et une réponse judiciaire

Face à l’inaction du ministère des Sports, le président de la Ligue s’est tourné vers le Premier ministre. Ce dernier, réceptif à ses doléances, a mandaté son cabinet pour examiner le dossier et enclencher une procédure judiciaire via le ministère de la Justice.

“Les enquêtes menées ont révélé des indices accablants, confirmant l’ampleur du scandale. Ces investigations ont conduit à l’arrestation de la quasi-totalité du bureau exécutif de la Fédération ainsi qu’au placement sous contrôle judiciaire de quatre dirigeants”, a souligné Bescaye Diop.

Une attitude ministérielle inexplicable

Le mutisme de la ministre des Sports face à cette affaire soulève des interrogations légitimes. Comment expliquer son absence de réaction face à des preuves documentées ? Pourquoi n’a-t-elle pas diligenté une enquête interne avant que la justice ne prenne le relais ? S’agit-il d’une négligence, d’une volonté de protection de certains acteurs ou d’une incapacité à gérer des crises au sein du secteur sportif ?

Autant de questions qui restent sans réponse, selon M. Diop.

“Une gouvernance responsable aurait exigé une réponse immédiate et structurée. Dès les premières alertes, la ministre aurait dû accuser réception et analyser les dénonciations pour en mesurer la gravité. Ensuite, elle aurait dû diligenter une enquête administrative pour vérifier les faits signalés. La tutelle aurait aussi dû exiger des comptes de la part des dirigeants fédéraux mis en cause, puis prendre des sanctions en cas d’irrégularités avérées”, a-t-il rappelé avant d’ajouter :

“Elle aurait également dû protéger les lanceurs d’alerte contre les représailles et intimidations, ainsi que transmettre le dossier à la justice si des infractions pénales étaient constatées. Enfin, elle aurait dû engager des réformes structurelles pour renforcer la transparence et la gouvernance de la Fédération.”

En omettant de réagir, la ministre des Sports a laissé prospérer une crise qui a fini par exploser au grand jour. Aujourd’hui, alors que la justice s’est saisie du dossier et que des arrestations ont eu lieu, une question demeure : la ministre des Sports assumera-t-elle enfin ses responsabilités ?

A . Saleh

« Rappel à l’Ordre » : Un sursaut citoyen contre l’oubli et l’impunité

Alors que le Sénégal s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire politique, un vent de réveil citoyen souffle sur le pays. Le mouvement « Rappel à l’Ordre » émerge dans un contexte post-électoral marqué par des frustrations et des désillusions face aux promesses non tenues et aux blessures encore ouvertes des crises politiques récentes.

Né dans le sillage de ce que ses initiateurs appellent la troisième alternance démocratique, ce mouvement se veut un électrochoc citoyen contre l’oubli et l’impunité. Il dénonce une élite politique qui se renouvelle sans changer de comportement et une société figée dans des clivages artificiels, incapable de tirer les leçons du passé. Mamadou Cissé, l’un des porte-paroles du mouvement, exprime ce constat amer en affirmant que le Sénégal change de dirigeants mais que l’élite politique conserve les mêmes pratiques, pendant que la société reste engluée dans des débats stériles et une culture de la résignation.

Le mouvement « Rappel à l’Ordre » veut mettre en lumière les blessures invisibles du pays. Les familles endeuillées par les violences politiques, l’érosion de la confiance entre les citoyens et les institutions, le creusement de la fracture sociale et l’échec des gouvernements successifs à répondre aux aspirations du peuple sont autant de problématiques qui alimentent cette initiative citoyenne.

Le premier acte fort du mouvement est prévu pour le 2 avril 2025, devant l’Assemblée nationale, où les députés devront voter la loi d’amnistie pour les crimes politiques commis entre 2021 et 2024. Pour les militants de « Rappel à l’Ordre », cette date marque un tournant décisif dans la gestion des violences qui ont secoué le pays. Ils estiment que cette amnistie ne doit pas être une simple stratégie d’oubli collectif, mais une décision équitable qui ne sacrifie pas la vérité et la mémoire nationale sur l’autel des compromis politiques.

En dénonçant cette amnistie, les initiateurs du mouvement ne rejettent pas la nécessité de tourner la page, mais exigent que justice soit rendue avant tout. Ils considèrent que le Sénégal ne peut avancer vers une véritable réconciliation nationale sans que les responsabilités soient établies et assumées.

Avec « Rappel à l’Ordre », une nouvelle dynamique d’engagement citoyen semble voir le jour. Le mouvement ambitionne de s’imposer comme un contre-pouvoir moral, capable de tenir les dirigeants responsables de leurs engagements. Il se positionne au-delà des partis politiques et entend incarner une force de pression indépendante, soucieuse de l’éthique et de la justice sociale.

Le défi sera de maintenir cette mobilisation dans la durée, dans un pays où l’engagement citoyen tend souvent à s’effriter après les élections. Reste à voir si « Rappel à l’Ordre » saura transformer l’indignation populaire en une véritable force de changement durable.

ICS : Un bras de fer avec l’État autour de 192 milliards de redevances impayées

Les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) sont au cœur d’un scandale financier de grande ampleur. L’entreprise, contrôlée par le groupe Indorama, doit 192 milliards de francs CFA à l’État sénégalais au titre des redevances minières impayées depuis plus de deux décennies. Malgré les exigences des autorités sénégalaises, ICS persiste dans son opacité financière et refuse catégoriquement d’intégrer un représentant de l’État dans son conseil d’administration.

Contrairement aux 14 autres sociétés minières du pays, où l’État sénégalais est actionnaire et dispose d’un siège au conseil d’administration à travers la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN), ICS bloque toute tentative d’inclusion. Pourtant, l’État détient 5% du capital des ICS, ce qui devrait lui permettre d’avoir un droit de regard sur la gestion de l’entreprise.

Ce refus d’intégration alimente les suspicions sur la transparence de la gestion financière des ICS. La question que se posent de nombreux observateurs est simple : que cherche à dissimuler ICS ? Si l’entreprise verse des dividendes à l’État, pourquoi refuse-t-elle que ce dernier accède aux chiffres réels de sa gestion ?

Selon un rapport de la Cour des Comptes, ICS devait payer 121,5 milliards de FCFA de redevances à l’État entre 2000 et 2019. Aujourd’hui, ce montant a grimpé à 192 milliards de FCFA, et pourtant, aucun paiement significatif n’a été effectué.

Un expert interrogé par Libération rappelle que cette exonération fiscale tacite dure depuis plus de 40 ans, une situation qui existait alors que le président Bassirou Diomaye Faye n’avait qu’un an. Cette déclaration ironique souligne l’ampleur du laisser-faire des administrations successives, qui ont permis à ICS d’opérer en dehors des règles fiscales classiques.

Face à cette résistance persistante, le ministère des Mines a adressé une lettre officielle aux ICS, exigeant le respect des obligations fiscales et administratives en vigueur. La Primature examine actuellement les clauses de la convention minière qui protège ICS depuis plusieurs décennies.

Si le bras de fer se durcit, l’État pourrait :

  • Exiger le paiement immédiat des 192 milliards de FCFA
  • Demander un audit complet des comptes d’ICS
  • Renégocier la convention minière pour y inclure plus de transparence et un contrôle étatique renforcé

L’affaire ICS rappelle que certaines multinationales opérant au Sénégal bénéficient d’avantages fiscaux exorbitants, souvent sans contrôle efficace de l’État. L’opacité qui entoure cette entreprise pourrait cacher l’un des plus gros scandales financiers du pays.

La balle est désormais dans le camp des autorités sénégalaises. Laisser ICS poursuivre cette politique fiscale opaque reviendrait à cautionner une évasion fiscale massive, tandis que mener un bras de fer frontal avec la multinationale Indorama pourrait s’avérer un combat politique et économique complexe.

NOUVELLE « INTERPRÉTATION » DE LA LOI D’AMNISTIE : PASTEF PERSISTE DANS LA TROMPERIE ( par Thierno Alassane Sall )

La commission des lois a statué ce vendredi 21 mars sur la proposition de loi (introduite par PASTEF) portant interprétation de la loi d’amnistie de 2024. On peut remarquer, avec surprise, que le texte a été entièrement réécrit au moyen d’un amendement déposé par le porteur même de la proposition de loi, le député Amadou Ba. En d’autres termes, le texte à l’égard duquel le Président Bassirou Diomaye Faye avait donné un avis (favorable), comme l’exige l’article 60 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a complètement disparu dans le fond au profit d’une nouvelle version.

En réalité, il s’agit d’une nouvelle proposition de loi portant « interprétation » de la loi d’amnistie. PASTEF reconnait ainsi, encore une fois, que sa volonté d’une justice à deux vitesses est rejetée par les Sénégalais. En revanche, au lieu de se résoudre définitivement à appliquer la demande claire du peuple d’une abrogation totale, le système PASTEF continue dans la tromperie à travers la nouvelle mouture de sa proposition de loi. En lisant le texte issu de l’amendement, on est frappé par deux choses : l’exposé des motifs relève de l’enfumage, alors que l’interprétation proposée constitue de l’embobinage. Leur faux débat sémantique sur l’abrogation montre aussi qu’ils ignorent le sens de ce terme en droit constitutionnel, qui est différent de son contenu en droit administratif.

L’EXPOSÉ DES MOTIFS : DE L’ENFUMAGE JURIDIQUE

Dans un texte de loi, l’exposé des motifs constitue une partie essentielle qui contribue à mieux comprendre l’économie des dispositions législatives. À titre d’illustration, le Conseil constitutionnel sénégalais avait déclaré inconstitutionnel l’article 2 de la loi EZZAN (loi d’amnistie concernant l’affaire Maître Babacar Sèye) au motif que cette disposition ne s’inscrivait pas dans le but poursuivi par la loi au regard de l’exposé des motifs (décision n° 1/C/2005 du 12 février 2005). La proposition de loi de PASTEF risque de subir le même sort, tellement son exposé des motifs est (volontairement) confus.

La mention maladroite de jurisprudences étrangères, de surcroît inutiles, dans l’exposé des motifs

Pour donner le sens d’une loi interprétative, PASTEF a jugé utile d’aller chercher dans la jurisprudence de la Cour de cassation française et de la Cour constitutionnelle béninoise. Le plus amusant est que les décisions citées ne nous apprennent absolument rien sur la loi interprétative. On y lit grosso modo qu’une loi interprétative fixe le sens exact d’une loi antérieure et pourrait être rétroactive. On ne peut pas dire que les Sénégalais seront plus instruits en lisant cela.

Alors qu’elles n’apportent aucune information nouvelle, les jurisprudences béninoise et française citées ne s’imposent pourtant pas au Sénégal. On aurait compris qu’on cite une juridiction internationale (comme la Cour pénale internationale) ou une juridiction communautaire (comme la Cour de justice de la CEDEAO, la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, etc.) pour rappeler le droit applicable concernant le Sénégal. C’est à croire que nos « juristes Gondwanais » confondent « exposé des motifs d’une loi » et « note explicative d’une loi ». Ils devraient penser à prendre des cours de légistique (« ensemble des règles, principes et méthodes utiles à la conception et à la rédaction des textes normatifs visant, du point de vue de la forme et du fond, à assurer la cohérence et l’efficacité de ceux-ci »).

L’argument fallacieux de l’ambiguïté de la loi d’amnistie de 2024

L’argumentaire de PASTEF pour justifier la loi interprétative repose essentiellement sur l’idée que la loi d’amnistie de 2024 prêterait à confusion en ce qu’elle laisserait entendre en substance que les crimes de sang y sont inclus. Le régime PASTEF entretient sciemment une confusion entre son souhait (une amnistie partielle) et le contenu exact et clair de la loi d’amnistie (une amnistie totale). Il faut être malhonnête pour soutenir que la loi d’amnistie de 2024 est l’objet de controverses quant à son champ d’application exact.

L’article 1er de la loi d’amnistie, qui n’avait pas contenu de modification depuis l’initiative jusqu’à l’adoption, a toujours indiqué que cette loi visait à effacer les faits commis dans la période ciblée qui sont susceptibles d’être qualifiés d’infractions criminelles ou correctionnelles se rapportant à des manifestations ou ayant une motivation politique. Le texte est écrit dans un français clair et dans un style simple qui n’est sujet à aucune équivoque. En outre, la loi d’amnistie n’avait fait l’objet d’aucune controverse quant à sa compréhension. Dès qu’elle a été promulguée, la loi d’amnistie avait été appliquée par la justice sans aucune contradiction : tous les prisonniers, dans toutes les prisons du Sénégal, ont été libérés.

À cela, il faut ajouter un fait qui montre une fois de plus que le régime PASTEF fait dans la tromperie. Lors de l’examen en plénière de la proposition de loi d’amnistie, les députés de PASTEF, par la voix du député Birame Soulèye Diop (actuel ministre de l’Énergie), avaient posé une question inutile qui avait reçu une réponse claire. Le député pastéfien avait posé la question suivante : « est-ce que les crimes de sang sont couverts par la loi d’amnistie » ? La réponse de la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall était la suivante : « toutes les infractions criminelles, délictuelles font partie du champ d’intervention de l’article 1er de la loi d’amnistie ; c’est clair, c’est net, c’est du français, c’est même pas du droit, on peut lire et comprendre ». Cet échange montre encore, s’il en était besoin, que le sens de la loi d’amnistie n’a jamais été ambigu.

L’énumération du droit pénal pertinent, avec une conclusion décevante

En inventant, dans son propre imaginaire, l’équivoque, l’ambiguïté et la controverse au sujet de la loi d’amnistie, le régime de PASTEF a rappelé dans sa nouvelle proposition de loi le droit international et le droit communautaire pertinents au sujet des violations graves des droits de l’homme qui ne peuvent pas faire l’objet d’amnistie. Après avoir énuméré une palette de textes et de jurisprudences qui s’inscrivent dans cette logique, la nouvelle proposition de loi de PASTEF a choisi une conclusion peu ambitieuse en optant pour une interprétation qui n’est en réalité qu’une abrogation partielle.

L’exposé des motifs présente à cet égard une grande incohérence par rapport à la proposition finale. On peut être surpris d’ailleurs de constater que l’exposé des motifs omet de citer la jurisprudence pertinente de la Cour de justice de la CEDEAO qui résume le droit international et communautaire en la matière en bannissant l’amnistie concernant des faits similaires à ce qui s’est passé au Sénégal entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024. Dans son arrêt Sidi Amar Ibrahim et autres contre La République du Niger rendu le 9 février 2011 (n° ECW/CCJ/JUD/0I/14), la Cour de Justice de la CEDEAO rappelait que « la doctrine et la jurisprudence internationales […] admettent exceptionnellement que pour les violations graves et massives des droits fondamentaux de l’homme, tels que consacrés par la coutume internationale et les instruments pertinents des droits de homme, retenir application de la loi d’amnistie équivaut à supprimer le droit à un recours effectif devant les tribunaux compétents ». Le régime PASTEF a volontairement omis cette jurisprudence de la Cour de justice de la CEDEAO parce qu’elle ne convient pas à leur entreprise d’enfumage et de manipulation.

LES DISPOSITIONS : DE L’EMBOBINAGE

Le maintien de l’amnistie pour des criminels présumés

La première chose qu’il convient de retenir au sujet de la nouvelle proposition de loi de PASTEF est qu’elle maintient l’amnistie de faits susceptibles d’être qualifiés de crimes. En d’autres termes, si cette proposition est adoptée, des criminels pourraient échapper à la justice. Selon l’article 1er de la nouvelle proposition de loi interprétative, « Au sens de l’article 1er de la loi n° 2024-09 du 13 mars 2024 portant amnistie, les faits susceptibles de qualification criminelle ou correctionnelle ayant une motivation politique ou se rapportant des manifestations sont entendus des faits des faits liés à l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique ». Si on s’arrête sur cette première partie de l’article 1er de la nouvelle proposition de loi, un criminel présumé pourra échapper à la justice s’il parvient à prouver que son acte était lié à l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique.

La nouvelle interprétation introduit de l’ambiguïté dans la loi d’amnistie qui est claire

Pour être objectif et complet, ce premier alinéa de l’article 1er de la nouvelle proposition de loi doit être lu avec le second alinéa du même article dont le contenu est le suivant : « Au sens de l’article 1er de la loi n° 2024-09 du 13 mars 2024 portant amnistie, sont exclus du champ de l’amnistie les faits survenus entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024 tant au Sénégal qu’à l’étranger, sans lien avec l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique et qualifiés, notamment, d’assassinat, de meurtre, de crime de torture, d’actes de barbarie, de traitements inhumains cruels ou dégradants, même si ces faits se rapportent à des manifestations, qu’elle qu’en soit la motivation et indifféremment de leurs auteurs ».

Après avoir lu cet article 1er de la nouvelle proposition de loi interprétative de PASTEF, on ne peut pas s’empêcher de se poser cette question : l’interprétation prétendue ne rend-elle pas plus compliquée la loi dont elle est censée établir la signification exacte ? Ce qui est clair dans cette nouvelle mouture, c’est ce qui n’a jamais embêté le PASTEF : d’une part, les éléments des forces de l’ordre seront jugés ; d’autres part, les militants politiques seront épargnés. En effet, il suffira, par exemple (aux personnes qui ont incendié l’UCAD, détruit massivement des biens de Sénégalais, incendié les magasins AUCHAN et les Stations-Services) de soutenir que les faits commis l’ont été par mégarde lors de l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique (droit de manifester) pour bénéficier de la loi d’amnistie.

Par contre, la nouvelle proposition de loi de PASTEF introduit de l’ambiguïté et de la confusion. En effet, dans le second alinéa de l’article 1er du texte, il est dit que sont exclus de l’amnistie, c’est-à-dire pourront être jugés, « les faits […] sans lien avec l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique et qualifiés, notamment, d’assassinat, de meurtre, de crime de torture, d’actes de barbarie, de traitements inhumains cruels ou dégradants, même si ces faits se rapportent à des manifestations, qu’elle qu’en soit la motivation et indifféremment de leurs auteurs ». Que doit-on comprendre par « faits sans lien avec l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique […], même si ces faits se rapportent à des manifestations » ? Plus concrètement, les personnes qui ont incendié le bus de Yarakh n’ont-elles pas commis un fait criminel en lien avec l’exercice une liberté publique ou un droit démocratique ? Que devrait-on privilégier ici : « sans lien avec l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique » ou « même si ces faits se rapportent à des manifestations » ? Dans la première hypothèse (on considère que l’acte d’homicide a un lien avec l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique), les criminels présumés sont couverts par l’amnistie. Dans la seconde hypothèse (on considère que l’acte d’homicide, même se rapportant à des manifestations, sera jugé), les criminels présumés pourraient être jugés.

En conclusion, l’interprétation de PASTEF complique davantage la loi d’amnistie dont elle est censée établir la signification qui, en l’état actuel, ne fait l’objet d’aucune ambiguïté.

IGNORANCE DU SENS DE L’ABROGATION EN DROIT CONSTITUTIONNEL

Dans leur campagne de manipulation pour refuser l’abrogation totale de la loi d’amnistie de 2024, les partisans du PASTEF se sôt engouffrés dans une querelle sémantique ridicule. Depuis quelques jours, leur discours consiste à dire que le terme « abrogation » ne conviendrait pas ici, car l’abrogation ne rétroagit pas et ne vaut que pour l’avenir. Par conséquent, la proposition de loi portant abrogation de la loi d’amnistie déposée par le député Thierno Alassane Sall ne supprimerait pas l’amnistie concernant les personnes qui ont été déjà jugées et condamnées avant l’intervention de l’amnistie.

Le rejet du terme « abrogation » après l’avoir utilisé plusieurs dans leurs promesses d’une abrogation de l’amnistie

Plusieurs questions pour mettre en évidence leur malhonnêteté : quand Ousmane Sonko, de formation juriste, promettait l’abrogation de la loi d’amnistie à Ziguinchor le 1er novembre 2024 et devant l’Assemblée nationale le 27 décembre 2024, avait-il oublié alors ses cours de droit ? Quand le Président Bassirou Diomaye Faye, juriste de formation, promettait l’abrogation de l’amnistie dans son discours à la Nation le 31 décembre 2024, lui et ses éminents conseillers juridiques auraient-ils oublié le sens juridique du terme abrogation ? Où étaient nos « juristes Gondwanais » pendant que toutes ces promesses d’abrogation de PASTEF étaient faites aux Sénégalais ?

Une confusion entre l’abrogation en droit administratif et l’abrogation en droit constitutionnel

En réalité, PASTEF s’accroche à un débat sémantique qu’il ne maitrise absolument pas. Il ne suffit pas d’avoir obtenu un diplôme de droit pour avoir la légitimité de décréter la Vérité juridique sur tous les sujets. Nos « juristes Gondwanais » confondent le droit administratif et le droit constitutionnel quant au sens du terme « abrogation ». En droit administratif, on distingue entre « retrait » et « abrogation » d’un acte administratif. Le retrait supprime l’acte pour le passé et pour l’avenir. L’acte administratif est alors considéré comme n’ayant jamais existé, même ses effets antérieurs au retrait sont supprimés. Quant à l’abrogation, elle ne vaut que pour l’avenir. Elle ne concerne pas les effets antérieurs de l’acte administratif abrogé.

Cette distinction reprise par PASTEF pour rejeter le terme « abrogation » au profit de l’interprétation relève sans doute de l’ignorance. Puisqu’il est question de la fabrique de la loi, nous sommes en droit constitutionnel, et non en droit administratif. Or, le droit constitutionnel ne connaît pas la distinction entre le retrait et l’abrogation concernant la loi. Contrairement en droit administratif, l’abrogation n’y est pas une notion consacrée. Ainsi, il n’existe pas de « loi d’abrogation », comme il n’existe pas d’ailleurs de « loi d’amnistie ». On parle plutôt de « loi portant abrogation » ou de « loi portant amnistie ». Dans les deux cas, il s’agit d’une loi qui est régie par le régime de droit commun. Il existe des types de lois particuliers : loi de finances, loi de validation, loi interprétative, etc. La loi portant abrogation d’une loi antérieure constitue une loi simple au sens général.

La loi simple est régie par le principe de non-rétroactivité. En droit pénal, cette non-rétroactivité est consacrée par l’article 9 de la Constitution qui dispose que « nul ne peut être condamné si ce n’est en vertu d’une loi entrée en vigueur avant l’acte commis » (voir aussi l’article 8 de la DDHC de 1789 qui fait partie de notre bloc de constitutionnalité). Au regard de ce principe de non-rétroactivité, une loi portant abrogation ne rétroagit pas en principe. Cette non-rétroactivité n’est pas liée au terme « abrogation », mais plutôt à la loi.

Une loi portant abrogation peut bien rétroagir. Pourquoi ? Le principe de non-rétroactivité de la loi est assorti de trois exceptions : les lois interprétatives, les lois de validation et les lois déclarées rétroactives par le législateur. Concernant la dernière exception, on y apprend qu’une loi peut rétroagir lorsque le législateur le mentionne expressément. Pour revenir à notre affaire, une loi portant abrogation peut donc bel et bien rétroagir si le législateur le précise. Il en résulte donc que, contrairement à ce que soutiennent nos « juristes Gondwanais », l’abrogation n’a pas une signification en droit constitutionnel qui est soit rédhibitoire à la rétroactivité. La non-rétroactivité s’attache à la loi, non au contenu de la loi (l’abrogation). Une loi d’abrogation peut techniquement rétroagir.

Pourquoi il n’était pas nécessaire de préciser que la loi d’abrogation sera rétroactive dans le cas d’espèce ? Une telle précision serait redondante et superfétatoire au regard de la particularité de la loi dont on vise l’abrogation. La loi d’amnistie est une loi à application unique, elle efface des faits susceptibles d’être qualifiés d’infractions pénales. Dès lors, son abrogation viendra restaurer ces faits dans leur entièreté, qu’ils aient été déjà jugés ou non avant l’entrée en vigueur de la loi d’amnistie. Il est irrelevant et insensé de discuter sur le caractère rétroactif ou non de la loi d’abrogation, au regard de la nature même de la loi d’amnistie. La loi d’amnistie ayant visé une période allant du 1er février 2021 au 25 février 2024, une loi qui l’abroge rétroagit naturellement et on n’a pas besoin de le préciser.

Puisque la loi d’abrogation sera rétroactive, que fait-on des droits acquis et du principe de non-rétroactivité de la loi pénale la plus sévère ? Tous les obstacles juridiques invoqués pour rejeter l’abrogation reposent sur la nécessité de protéger les droits des personnes amnistiées. Quid des victimes et de leurs familles respectives ? N’ont-ils pas de droits fondamentaux protégés par le droit pénal international, le droit communautaire et le droit constitutionnel ? Est-il juridiquement admissible d’invoquer le respect des droits acquis en matière pénale pour dénier à d’autres personnes le droit d’obtenir justice ? La réponse est évidemment non, au regard du droit applicable, notamment la jurisprudence de la Cour de justice de la CEDEAO rappelée au haut. La vérité est que cette loi d’amnistie n’aurait jamais dû exister. Une saisine devant le Conseil constitutionnel avant sa promulgation aurait entrainé sa déclaration d’inconstitutionnalité. PASTEF avait la possibilité de saisir le Conseil à l’époque car il disposait du nombre de députés requis (au moins 17 députés), mais avait préféré fermer les yeux.

Une proposition de loi faussement interprétative

Par ailleurs, tout en proclamant avoir opté pour la loi d’interprétation pour échapper au principe de non-rétroactivité de la loi, le régime PASTEF s’est davantage fourvoyé. Il est vrai que la loi interprétative peut rétroagir car elle précise le sens d’une loi antérieure. Cette exception au principe de non-rétroactivité se justifie par le fait que la loi interprétative n’ajoute rien au texte initial, elle en établit simplement la signification.

Force est de constater cependant que la proposition de loi interprétative de PASTEF ne se contente pas de préciser la loi d’amnistie, elle la réécrit totalement. La proposition de loi de PASTEF, appelée proposition de loi interprétative, constitue en réalité une modification de la loi d’amnistie. Elle vise à redéfinir, et non à préciser, en effet le champ d’application de l’amnistie ; elle vise à modifier la loi d’amnistie. Par conséquent, elle vient se heurter, si on reste dans leur logique, au principe de la non-rétroactivité de la loi.

À titre illustratif, toujours pour rester dans la logique de PASTEF qui cite notamment le juge français, rappelons la jurisprudence de la Cour de cassation (Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juin 2011, n° 09-67051, 19 salariés c/ Sté Dalkia France). Selon cet arrêt, « une loi est interprétative lorsqu’elle se borne à reconnaître, sans rien innover, un droit préexistant qu’une définition imparfaite a rendu susceptible de controverse ». Ayant constaté que la loi était faussement interprétative, la Cour de cassation conclut : « ayant ainsi caractérisé l’innovation apportée par le nouveau texte, la cour d’appel en a déduit à bon droit que celui-ci n’avait pas de caractère interprétatif et qu’il n’était pas applicable à des faits antérieurs à son entrée en vigueur ». Le régime PASTEF qui cite la jurisprudence de la Cour de cassation française a omis de rappeler que cette même juridiction refuse la rétroactivité des lois que le législateur veut interprétatives mais qui sont réellement dépourvues de caractère interprétatif. PASTEF est donc rattrapé par sa fausse polémique sur la rétroactivité.

En définitive, PASTEF insiste dans sa volonté initiale d’une abrogation partielle de l’amnistie. Ils ont formulé ce souhait de plusieurs manières : abroger partiellement, rapporter, réécrire, interpréter… Les Sénégalais les rappellent à l’essentiel : la loi d’amnistie doit être abrogée totalement. Le droit international, le droit communautaire et le droit constitutionnel sénégalais ne s’y opposent absolument pas, contrairement à la manipulation de PASTEF. Les principes du droit pénal protègent principalement les victimes au détriment des bourreaux. Le discours tenu par le PASTEF pour écarter l’abrogation laisse entendre que les droits des bourreaux au regard de l’amnistie priment ceux des victimes qui doivent être restaurés conformément au droit en vigueur. Tout le reste n’est que tromperie et manipulation.

Thierno Alassane Sall,
député à l’Assemblée nationale

Saly : Une femme arrêtée avec 4,3 milliards en billets noirs, une enquête en cours

La Brigade de recherche du commissariat urbain de Saly a procédé à une interpellation spectaculaire le dimanche 23 mars 2025, aux alentours de 22 heures. Une femme, identifiée sous les initiales A. S., a été arrêtée alors qu’elle était en possession de coupures de billets noirs d’une valeur de 4,3 milliards de francs CFA. Cette saisie record met en lumière un réseau potentiellement vaste de trafic de faux billets dans la région.

L’opération a été déclenchée à la suite d’un renseignement opérationnel signalant une transaction suspecte près d’une auberge de Saly. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, A. S. aurait été impliquée dans une tentative d’échange ou de blanchiment de ces faux billets avec d’autres individus, dont l’identité reste encore inconnue.

Dès son interpellation, A. S. a été immédiatement placée en garde à vue pour détention de faux billets. Une enquête approfondie a été ouverte pour identifier et interpeller d’éventuels complices, ainsi que pour déterminer l’origine exacte de ces coupures frauduleuses.

Les billets noirs sont des fausses coupures recouvertes d’une substance sombre, censées être « développées » grâce à une solution chimique spéciale. Ce type d’arnaque est bien connu des services de police et repose sur un stratagème visant à escroquer des victimes en leur faisant croire qu’il s’agit de billets authentiques nécessitant un traitement spécifique pour retrouver leur aspect d’origine.

Le montant exceptionnellement élevé des billets saisis soulève de nombreuses interrogations. Un tel volume de faux billets laisse supposer l’existence d’un réseau bien organisé, qui pourrait s’étendre bien au-delà de Saly.

La Police nationale a indiqué dans son communiqué officiel que les investigations sont en cours afin de remonter toute la chaîne de cette fraude et d’arrêter les éventuels commanditaires et complices.

Cette arrestation souligne l’ampleur du trafic de faux billets au Sénégal, un phénomène qui menace l’économie nationale et la confiance dans le système monétaire. Les autorités rappellent à la population de redoubler de vigilance face à ce type d’escroquerie et d’alerter immédiatement la police en cas de doute sur une transaction suspecte.

Blocage du financement du FMI : Le Sénégal sous pression pour rectifier ses données économiques

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce lundi la suspension de tout nouveau programme d’aide financière pour le Sénégal, tant que les autorités ne rectifieront pas les incohérences relevées dans les données économiques transmises sous l’administration précédente. Cette décision fait suite à la mise en attente d’un crédit de 1,8 milliard de dollars, en raison de la nécessité d’un audit approfondi.

Les récentes vérifications des finances publiques sénégalaises ont mis en lumière un déséquilibre budgétaire bien plus important que celui annoncé sous le régime de l’ancien président Macky Sall. Selon les résultats préliminaires de cet audit, la dette publique et le déficit budgétaire seraient considérablement plus élevés que les chiffres communiqués aux institutions financières internationales. Cette découverte a soulevé des interrogations sur la transparence budgétaire du précédent gouvernement et complique les discussions avec les partenaires financiers du Sénégal.

Le chef de mission du FMI pour le Sénégal, Edward Gemayel, a été catégorique dans une déclaration accordée à Reuters. Il a insisté sur le fait qu’aucun nouveau programme ne pourra être mis en place tant que la question des fausses déclarations ne sera pas totalement résolue.

« Nous ne pouvons pas discuter d’un nouveau programme avant d’avoir réglé la question des fausses déclarations. Mais une fois cela fait, le FMI pourra agir très, très vite. »

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, espérait parvenir à un nouvel accord avec le FMI d’ici juin 2025, mais l’institution financière internationale reste prudente et évite de fixer un calendrier précis. Edward Gemayel s’est contenté de déclarer : « Tout est possible. »

Ce blocage pourrait avoir des répercussions importantes sur l’économie sénégalaise, qui fait face à des défis budgétaires dans un contexte de transition politique. Sans le soutien du FMI, le Sénégal pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser des financements internationaux, ce qui pourrait impacter des secteurs clés comme les infrastructures, l’éducation et la santé.

Les nouvelles autorités doivent désormais s’atteler à rétablir la confiance des bailleurs de fonds en corrigeant les incohérences relevées dans les chiffres transmis. Une mission technique est en cours pour clarifier la situation exacte des finances publiques et garantir que les données à venir seront conformes aux normes internationales de transparence.

Kaolack / Éducation : 92 acteurs du système éducatif en session de formation sur la gestion financière, matérielle et administrative

L’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack a organisé, ce lundi 24 mars 2025, une formation de deux jours destinée aux intendants et proviseurs. Cette session vise à améliorer la gestion administrative des ressources financières et matérielles ainsi que la gestion des conflits au sein des établissements scolaires.

Ces axes de formation sont en adéquation avec les objectifs des nouvelles autorités, notamment en ce qui concerne la gestion efficace des ressources investies par l’État du Sénégal dans le secteur éducatif.

« Nous saluons d’abord le partenariat novateur qui a consisté à mobiliser nos propres moyens pour initier cette importante formation, qui regroupe les proviseurs et intendants de la région de Kaolack. Ce programme a été financé de manière endogène, et nous remercions à ce titre la Fondation Crédit Mutuel ainsi que le ministère, qui nous a soutenus dans cette démarche », a expliqué l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté.

L’objectif principal de cette formation est de renforcer les compétences des 92 participants en matière de gestion administrative, de ressources humaines, de pilotage pédagogique et de gestion financière et matérielle. Un volet spécifique est également consacré à la gestion des conflits au sein des établissements scolaires.

Cette session de formation, qui passe en revue les questions administratives, pédagogiques et financières, se veut un levier pour permettre aux intendants et proviseurs de devenir des dirigeants efficaces et compétents. Elle s’inscrit dans le cadre des Projets d’Amélioration des Rendements des Établissements (PARE), mis en place par l’IA de Kaolack.

« L’objectif est de mieux accompagner nos établissements, de renforcer le partenariat entre l’école et la communauté, et d’encourager une gestion axée sur les résultats. Nous voulons que nos établissements soient gérés de manière plus transparente et inclusive grâce aux financements de l’État du Sénégal », a souligné M. Diakhaté.

Dans un contexte de contraintes budgétaires, l’IA de Kaolack mise sur l’innovation et la mobilisation des ressources internes pour améliorer les performances scolaires. L’inspecteur d’académie a ainsi invité chaque acteur du système éducatif à développer des partenariats novateurs afin de transformer positivement l’environnement scolaire.

Madame Khady Diaw Sène, présidente de l’Amicale des Intendants de la région de Kaolack, a salué cette initiative, estimant qu’elle arrive à point nommé. « Notre amicale, créée en 2010, a pour but de réfléchir, d’échanger et de partager des initiatives visant à renforcer nos capacités dans tous les domaines. Cette formation répond pleinement à nos attentes, et nous remercions l’Inspecteur d’Académie pour cette belle initiative », a-t-elle déclaré.

De son côté, Jacques Diouf, président de l’Amicale des Chefs d’Établissements, a magnifié l’engagement de l’IA de Kaolack en faveur de l’amélioration des performances scolaires. Il a rappelé que Samba Diakhaté, depuis son arrivée, a déjà initié plusieurs projets, dont le PARE, financé sur les fonds propres de l’IA. Plutôt que de chercher des financements extérieurs, il a encouragé chaque établissement à mobiliser ses propres ressources pour améliorer ses performances.

Dans cette dynamique, l’IA a mis à disposition des proviseurs une équipe d’experts composée d’inspecteurs spécialisés et de formateurs du Centre Régional de Formation des Personnels de l’Éducation (CRFPE). Ces experts sillonnent actuellement les lycées afin d’accompagner les établissements vers une meilleure réussite scolaire.

Grâce à cette approche, l’Inspection d’Académie de Kaolack espère instaurer une gestion plus efficace et pérenne des établissements scolaires, en impliquant davantage les acteurs locaux et en optimisant les ressources disponibles.

L’arroseur arrosé ( Par Bachir Fofana)

Les insulteurs d’hier n’aiment pas être insultés aujourd’hui. Combien de fois Sonko a-t-il dit le mot « fenn » à l’endroit du président Macky Sall ? Du procureur de la République? Du juge d’instruction ? Madiambal Diagne ? Les journalistes ? Nos guides religieux ? D’honnêtes citoyens ?
Donc, parce que Badara Gadiaga a dit que « Amadou Ba day fenn » qu’il faut inviter le Cnra et le Cored à sévir ?

Que je sache Gadiaga n’a pas insulté. Et si on devait considérer « fenn » comme des insultes, alors disons que c’est Ousmane Sonko, le père des insulteurs. À vrai dire, Pastef semble ignorer les propres actions des Pastéfiens. Il est ironique de dénoncer les insultes publiques et les attaques verbales alors que certains membres de ce parti, à commencer par le leader, ont eux-mêmes été accusés de tenir des propos diffamatoires et injurieux envers d’autres institutions et personnalités politiques. En effet, le seul citoyen Sénégalais qui a osé proférer des injures contre le président de la République est de Pastef. Il n’a jamais été inquiété pour ses propos, même si certains ont condamné timidement cet acte.

Aucun homme politique n’a sorti autant d’insanités, d’insultes, de mensonges de sa bouche que le leader de Pastef dans l’histoire politique du Sénégal. Aujourd’hui au pouvoir, il interdit qu’on le traite de MENTEUR. Pastef n’a aucune leçon de morale à donner à qui que ce soit. Plus insulteur qu’un Pastéfien, ça n’existe pas dans ce pays.

Critiquer le gouvernement, c’est un droit fondamental, une liberté garantie par la Constitution. Pourquoi vouloir museler ceux qui ne sont pas d’accord ? Ce n’est pas en bâillonnant les gens comme Badara Gadiaga que ce pouvoir va gagner la bataille d’opinion. En vérité, Pastef parle de liberté d’expression, mais veut faire taire ceux qui ne les soutiennent pas.

Il est important de savoir que:
👉 On ne combat pas une accusation par la censure, mais par des preuves. Pourquoi s’attaquer à Gadiaga au lieu de prouver que ce qu’il dit est faux ?
👉On ne peut pas revendiquer la liberté d’expression tout en la refusant aux autres.
👉 Ceux qui appellent à la défense la démocratie doivent accepter le débat d’idées.
👉 Un gouvernement qui craint la critique montre ses failles et sa frilosité.
👉 Menacer la presse et les chroniqueurs, c’est faire comme les Nazis. C’est-à-dire arriver à conquérir le pouvoir par des moyens démocratiques et chercher aussitôt à vouloir bâillonner le principal outil d’expression de la démocratie. C’est montrer son vrai visage autoritaire.
👉 Ceux qui veulent museler Badara
Gadiaga et les autres sont les vrais ennemis de la démocratie. Badara Gadiaga n’a insulté personne, il n’a fait que répéter les mêmes mots jadis utilisés par Sonko et les Pastéfiens.

Il faut respecter la liberté d’expression, même quand ça dérange. Ousmane Sonko et ses partisans doivent apprendre à écouter sans s’énerver dès qu’on les critique.

Le CNRA et le CORED doivent protéger la liberté d’expression, et non censurer les critiques contre le pouvoir. Le CNRA et le CORED ne doivent pas devenir les outils de censure politique.
Bachir Fofana

Braquage spectaculaire à Ouakam : un gang armé dérobe 100 millions FCFA, deux arrestations déjà effectuées

L’affaire a tout d’un scénario de film d’action, mais elle s’est bel et bien déroulée en plein jour à Ouakam, non loin du Monument de la Renaissance. Un livreur transportant une importante somme d’argent a été violemment attaqué par un gang de neuf hommes à moto, qui ont réussi à lui arracher un sac contenant 100 millions de FCFA.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’attaque s’est produite peu après que le livreur ait effectué un retrait bancaire. Pris en filature, il a été intercepté par les malfaiteurs, qui l’ont surpris et neutralisé en quelques secondes avant de disparaître avec le butin. Le propriétaire de l’argent, Cheikh Badiane, a réagi rapidement après l’attaque, expliquant que le livreur n’avait eu aucune chance de riposter face à la violence et à la rapidité de l’agression.

Ce mode opératoire rappelle d’autres braquages similaires survenus récemment, notamment celui d’un homme d’affaires égyptien sur l’autoroute à péage, où une mise en scène comparable avait été utilisée pour subtiliser six millions de FCFA.

L’enquête, confiée à la Division des Investigations Criminelles (Dic), a très vite porté ses fruits. Grâce au travail du Groupe de Recherche et d’Intervention (GRI), deux suspects, C. Sidibé et K. Fall, ont été arrêtés dans un appartement meublé aux Parcelles Assainies. La perquisition a permis de récupérer 17 millions de FCFA, soit une partie du butin. Les deux malfaiteurs ont été conduits dans les locaux de la Dic pour y être interrogés.

Malgré cette avancée, le dossier reste loin d’être clos. Le chef présumé du gang, Souleymane Bâ, ainsi que son bras droit Ada Fass, sont toujours en cavale, tout comme cinq autres membres du groupe. Les enquêteurs poursuivent activement leurs investigations pour les localiser et tenter de retrouver le reste de la somme volée. Toutefois, les chances de récupérer l’intégralité du butin semblent faibles, les fugitifs ayant probablement déjà dispersé ou blanchi une partie de l’argent.

Ce braquage relance les inquiétudes sur l’essor de bandes criminelles organisées dans la capitale sénégalaise. Le recours à des motos rapides, le repérage minutieux de la cible et l’exécution ultra-rapide du vol démontrent un niveau d’organisation inquiétant. Les autorités sont désormais face à un défi de taille : démanteler ce réseau avant qu’il ne frappe de nouveau.

Tensions entre Pastef et TFM : boycott en cascade des responsables du parti

L’atmosphère semble de plus en plus tendue entre des membres du parti Pastef et la Télévision Futurs Médias (TFM). Après Alioune Badara Dione, ministre de la Microfinance et membre influent de Pastef, qui a officiellement annoncé son boycott de la chaîne jusqu’à des excuses publiques pour des « injures » proférées à l’encontre d’Ousmane Sonko et du député Amadou Ba, d’autres cadres du parti emboîtent le pas.

Ce lundi matin, c’est Amadou Chérif Diouf, Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur et secrétaire national aux finances de Pastef, qui s’est fait remarquer par son absence remarquée sur le plateau de l’émission « Infos Matin » de la TFM. Pourtant, l’homme avait lui-même annoncé sa participation via ses réseaux sociaux. Mais au dernier moment, il a fait faux bond à la rédaction, sans publier d’explication officielle.

Toutefois, des membres du parti se sont chargés de communiquer à sa place. Khadim Bamba Fall, Coordonnateur national des bureaux d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS), a confirmé l’annulation sur sa page Facebook en des termes clairs : « Émission annulée. Le respect ne se quémande pas, ça s’arrache. »

Pris de court, le plateau de « Infos Matin » a dû s’adapter à cet imprévu de dernière minute en accueillant Denis Ndour, vice-président de la Ligue sénégalaise des droits humains, comme invité de remplacement.

Ce boycott en chaîne, s’il se confirme dans les jours à venir, pourrait creuser davantage le fossé entre Pastef et la TFM, pourtant l’un des médias les plus suivis du pays. Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été émise par la direction du groupe Futurs Médias.

Mansour Faye dénonce une « mainmise foncière » de Pastef à l’ancienne piste : « Des opérations à caractère occulte »

L’ancien ministre Mansour Faye monte au créneau et interpelle sur ce qu’il qualifie de zones d’ombre autour de l’acquisition de terrains par le parti Pastef à l’ancienne piste, dans la commune de Ouakam. Selon lui, le parti aurait déjà mis la main sur plusieurs milliers de mètres carrés, dans la perspective d’y ériger son futur siège.

« Pastef s’est déjà attribué plusieurs milliers de mètres carrés à l’ancienne piste dans la construction prochaine de son siège », a-t-il déclaré, s’interrogeant sur les conditions dans lesquelles cette opération aurait été réalisée.

Mansour Faye exige des éclaircissements sur l’origine des parcelles, l’identité des vendeurs, ainsi que celle des bénéficiaires finaux. « Par quelle alchimie ces acquisitions ont-elles été réalisées ? », s’est-il interrogé, laissant planer le doute sur la transparence de cette opération foncière.

Poursuivant son propos, l’ancien ministre a tenu à alerter la communauté léboue de Ouakam ainsi que le “Tank”, instance coutumière chargée de veiller sur les intérêts fonciers des populations locales. Il évoque des manœuvres foncières qu’il qualifie de suspectes, insinuant l’existence de transactions occultes menées sous couvert d’un projet politique.

Cette sortie de Mansour Faye intervient dans un contexte où les opérations foncières dans les zones urbaines sensibles suscitent de plus en plus de débats, entre accusations de spoliation, pression foncière, et doutes sur la régularité des attributions.

Pour l’heure, aucune réaction officielle du parti Pastef n’a été enregistrée pour répondre à ces accusations. Mais la polémique est désormais lancée et pourrait bien raviver les tensions autour de la gestion du foncier à Dakar.

Polémique autour de l’émission Quartier Général : Bouba Ndour réagit et clarifie la position de la TFM

Une vive polémique a éclaté suite aux propos tenus par Badara Gadiaga lors de son passage dans l’émission Quartier Général, diffusée sur la TFM. Des déclarations jugées déplacées à l’encontre des personnalités politiques Ousmane Sonko et Amadou Ba ont suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique.

Face à cette controverse, Bouba Ndour, directeur des programmes de la TFM, est sorti de son silence dans une interview accordée à IGFM pour apporter des éclaircissements sur la position du Groupe Futurs Médias (GFM).

Bouba Ndour a tenu à rappeler que Quartier Général fête cette année ses dix ans d’existence, et s’est toujours démarquée par sa rigueur et son sérieux. « Depuis sa création, Quartier Général n’a jamais été le théâtre de dérapages, que ce soit de la part des présentateurs ou des chroniqueurs », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant avoir été interpellé par de nombreux téléspectateurs après la diffusion de l’émission.

Il a toutefois relativisé l’ampleur des réactions en soulignant la grande popularité de l’émission, qui pourrait selon lui justifier l’intensité des réactions observées.

Le directeur des programmes a insisté sur la responsabilité individuelle des intervenants. « Chacun doit répondre de ses paroles », a-t-il déclaré. Toutefois, il a également reconnu que la chaîne avait un rôle à jouer dans la gestion de ces situations : « Nous avons aussi une part de responsabilité, et nous devons en tirer les enseignements. »

Bouba Ndour a tenu à réaffirmer les valeurs du Groupe Futurs Médias, rappelant que le respect des personnes et des institutions reste un principe fondamental. « Le propriétaire du groupe a toujours été clair : il n’apprécie pas les insanités. Malgré les attaques dont il fait souvent l’objet, il n’a jamais cédé à la provocation », a-t-il souligné.

Enfin, Bouba Ndour a exprimé le souhait d’apaiser les tensions et de rétablir la confiance avec le public. « Ceux qui connaissent la philosophie de notre groupe savent que nous ne sommes pas là pour manquer de respect à quiconque », a-t-il conclu, espérant ainsi clore cette polémique et recentrer l’attention sur les missions essentielles du média.

Convention entre l’État du Sénégal et les ICS : un accord déséquilibré au détriment du Trésor public

La convention liant l’État du Sénégal aux Industries Chimiques du Sénégal (ICS) suscite une vive controverse, alors que de nouvelles révélations mettent en lumière les déséquilibres profonds d’un accord signé il y a plus de quarante ans. Selon une enquête du journal Libération, cet accord serait aujourd’hui largement défavorable aux intérêts du pays, notamment sur le plan financier.

Alors que l’État sénégalais détient 5% du capital des ICS, la compagnie minière continue de refuser à l’État un siège au sein de son Conseil d’administration, une situation jugée anormale par de nombreux observateurs. Ce déficit de gouvernance s’ajoute à une autre anomalie bien plus préoccupante : une dette colossale de 192 milliards de francs CFA en redevances impayées que les ICS traînent depuis plus de deux décennies.

Selon un rapport de la Cour des comptes, cette dette s’élevait déjà à 121,5 milliards de francs CFA entre 2000 et 2019. Mais loin de diminuer, elle n’a cessé de croître, atteignant aujourd’hui 192 milliards, grevant lourdement les finances publiques. Ces montants représentent un manque à gagner significatif pour le Trésor public, à un moment où le pays fait face à de nombreux défis économiques et budgétaires.

À l’origine de cette situation, une convention signée en 1981, dont certaines clauses apparaissent aujourd’hui particulièrement favorables aux ICS. D’après un spécialiste cité par Libération, cette convention exonère les ICS de toute taxe depuis plus de quarante ans, un privilège fiscal qui interroge sur la pertinence et l’équité de cet accord dans le contexte économique actuel.

Face à ces révélations, la Primature a lancé une revue approfondie de la convention, selon les informations du journal. L’objectif est clair : rééquilibrer les termes de l’accord afin de garantir que les intérêts de l’État soient mieux pris en compte. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de transparence et de justice économique, alors que le pays cherche à renforcer ses ressources internes.

Cette affaire relance le débat sur la gestion des partenariats entre l’État et les grandes entreprises extractives. Pour de nombreux analystes, il est urgent de renégocier des conventions plus équitables, capables de générer une véritable valeur ajoutée pour le pays tout en assurant un environnement stable pour les investisseurs.

Pastef dénonce les dérives verbales sur les plateaux TV et appelle à une régulation rigoureuse des médias

Le parti Pastef–Les Patriotes, au pouvoir, tire la sonnette d’alarme face à la montée des injures publiques et des discours virulents observés ces derniers temps sur les plateaux de télévision au Sénégal. Dans un communiqué rendu public ce dimanche, la formation politique appelle les organes de régulation des médias, notamment le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) et le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED), à assumer pleinement leurs responsabilités pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de dérives inquiétantes.

Selon Pastef, ces comportements sapent les valeurs fondamentales du vivre-ensemble sénégalais. Le parti annonce par ailleurs son intention de recourir à toutes les voies de droit pour faire cesser ces “incivilités et grossièretés”, qu’il considère comme contraires aux bonnes mœurs et constitutives d’infractions prévues par le Code pénal, le Code de la presse et les cahiers des charges des entreprises de presse.

« Si la liberté de la presse et d’expression est un droit fondamental, l’insulte, l’injure et la diffamation restent des infractions pénalement réprimées. Le droit à l’information, en tant que norme à valeur constitutionnelle, ne saurait être un prétexte pour tolérer de telles dérives », souligne le communiqué.

Le parti de la mouvance présidentielle fustige également ce qu’il considère comme un “détournement inacceptable” du temps d’antenne du service public d’information. Il accuse certaines figures médiatiques, se cachant derrière le statut de chroniqueurs, d’utiliser leurs interventions pour s’adonner à des attaques verbales virulentes, dirigées contre les institutions et les représentants du pouvoir politique.

« Ces injures publiques, proférées et tolérées par le silence complice de certaines rédactions, soulèvent des interrogations légitimes sur une éventuelle connivence entre certains médias et ces chroniqueurs-insulteurs », déplore le parti.

En s’appuyant sur l’article 10 de la Constitution sénégalaise, qui garantit la liberté d’expression dans le respect de l’honneur d’autrui et de l’ordre public, Pastef réaffirme son attachement à un débat public constructif, respectueux des principes démocratiques et des valeurs républicaines.

Marché financier de l’UMOA : Le Sénégal vise une levée de 250 milliards de F CFA au deuxième trimestre 2025

Le Sénégal prévoit de lever 250 milliards de francs CFA sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) au cours du deuxième trimestre de l’année 2025. Cette annonce a été faite par l’agence UMOA-Titres, chargée de la gestion et de la promotion des titres publics dans la région. Cette levée de fonds s’inscrit dans une enveloppe globale de 2 600 milliards de F CFA que les huit États membres de l’UMOA prévoient d’émettre sur cette période.

L’objectif pour le Sénégal est de mobiliser ces 250 milliards de F CFA sous forme de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), des instruments financiers permettant aux États d’obtenir des financements auprès des investisseurs locaux et internationaux. Selon le calendrier établi, la répartition des émissions sénégalaises sera progressive : 35 milliards en avril, 140 milliards en mai et 70 milliards en juin.

Cette levée de fonds est motivée par le besoin du gouvernement de financer des projets stratégiques dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’éducation, la santé et la souveraineté alimentaire. Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, qui a placé la maîtrise des finances publiques au cœur de son action, entend ainsi diversifier ses sources de financement tout en consolidant sa position sur le marché régional.

L’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, joue un rôle clé dans la mobilisation des ressources financières des États membres. Les émissions de titres publics permettent aux gouvernements de ces pays d’accéder à des financements à des conditions souvent plus favorables que celles offertes par les bailleurs internationaux ou les marchés obligataires étrangers.

L’UMOA-Titres a précisé que les 2 600 milliards de F CFA qui seront levés au cours du deuxième trimestre 2025 seront répartis entre 1 022,5 milliards sous forme de BAT et 1 577,5 milliards sous forme d’OAT. Le Sénégal, avec ses 250 milliards attendus, reste l’un des principaux acteurs de ce marché.

Dans un contexte économique marqué par des défis liés au coût de la vie, aux tensions budgétaires et à la nécessité d’accélérer les investissements publics, cette levée de fonds revêt une importance capitale. Elle témoigne de la confiance des investisseurs dans l’économie sénégalaise et de la volonté du gouvernement de maintenir une trajectoire financière responsable et transparente.

Forces de « maintien de la paix » en Ukraine : les mensonges des Impuissances européennes

Quelques jours après que le premier ministre britannique Keir Starmer l’a annoncé que le plan de « coalition des volontaires » entrait dans une « phase opérationnelle », le 20 mars dernier, les représentants de la majorité des pays de l’OTAN se sont réunis dans les banlieues de Londres pour discuter de la création de « la force de maintien de la paix » en Ukraine et élaborer les plans de son action.

Londres, étant, après Washington, le principal coupable tant du déclenchement que du maintien de la guerre en Ukraine, s’attend à ce que plus de 30 pays, dont l’intégralité des membres de l’OTAN, prennent une participation dans la nouvelle coalition et apportent leurs contributions.

Lors de ladite réunion, les participants ont convenu que les forces « de maintien de la paix » en Ukraine comprendront autant de troupes terrestres que de forces aériennes et navales. Notamment, des militaires britanniques et français seront déployés tant dans les villes que dans les ports et les infrastructures critiques ; les navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN opéreront en mer Noire.

De son côté, le 27 mars, Emmanuel Macron a organisé un nouveau sommet à Paris entre Volodymyr Zelensky et ses partenaires de guerre : « On a fait un gros travail avec les Britanniques sur les conditions d’encadrer le cessez-le-feu et donc là, je pense que ça va être l’occasion d’en discuter et de le préciser« , a déclaré le président français.

Bien évidemment, en parlant d’une coalition et d’un grand déploiement militaire des forces de l’alliance du Traité de l’Atlantique Nord, ce n’est guère une action d’une durée de 30 jours couvrant le cessez-le-feu proposé par les Etats-Unis d’Amérique qui est en discussion, mais une opération stratégique à long terme.   

Les tentatives désespérées de se sauver la face

La grandeur des ambitions des idées exprimées et des plans élaborés par la coalition Anglo-franco-centrique ne peut être comparée qu’à la profondeur abyssale de leur coupure de la réalité.

Car, jamais aucune force d’aucun pays de l’OTAN ne participera dans le prétendu processus de « maintien de la paix » sur le sol de l’Ukraine post-conflit.

Après la remise démonstrative des pays du Vieux continent à leur véritable place – celle des vassaux du maitre outre-Atlantique – par le rejet de leur présence à la table des futures négociations de paix en Ukraine qui n’auront lieu qu’entre les deux réelles puissances en guerre : les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie – les récentes déclarations des pays-membres du camp en défaite face à la Russie ne sont que des tentatives maladroites et désespérées de sauver les débris restant de leur réputation, en tant que puissances militaires, aux yeux du monde qui les observent d’une manière de plus en plus sceptique.

Contrairement à ces mensonges et illusions propagés depuis la réunion à Londres au sujet des futures actions des prétendues forces du « maintien de la paix » en Ukraine dans la période post-guerre, mon affirmation sur l’impossibilité de la participation des forces armées des pays de l’OTAN dans le « maintien de la paix » en Ukraine est sans équivoque et basée sur des fondements juridiques incontournables.

Plusieurs facteurs-clés rendent parfaitement impossible l’initiative occidentale de « contrôler » la paix en Ukraine à la fin du conflit armé.  

La condition sine qua non de Moscou

Sans la signature de l’accord de paix entre Moscou et Kiev, la présence à titre officiel du moindre contingent militaire ne serait ce que d’un seul des pays membres de l’OTAN sur le sol ukrainien vaudra l’entrée directe de l’alliance de l’Atlantique Nord en guerre contre la Fédération de Russie.

Il est connu d’avance via de multiples déclarations de Moscou qui n’ont jamais varié au sujet des rapports entre Kiev et l’OTAN : l’une des conditions sine qua non de la signature de l’accord de paix sera l’interdiction signée et ratifiée par la partie adverse de la présence des forces armées du bloc de l’Otan sur le territoire de l’Ukraine.  

Soit, juridiquement, c’est bien le Kremlin et personne d’autre qui décidera de la présence du camp ennemi à ses frontières du sud-ouest. Une présence qui n’aura jamais lieu : sa seule menace a été l’une des raisons principales pour Moscou d’entrer en guerre qui dure depuis plus de trois ans.

L’unique moyen de réaliser les fantasmes des dirigeants des pays de l’OTAN sur la présence en Ukraine de leurs forces « de maintien de la paix » est celui d’entrer en guerre contre la Russie et de l’importer.

Les casques bleus

Les Casques bleus sont une force qui agit au nom de l’Organisation des Nations unies (ONU) dans le cadre des opérations de maintien de la paix (OMP). Il est donc logique de supposer que leur présence peut avoir lieu en Ukraine post-guerre.  

Cela étant, le déploiement d’une telle mission ne peut être décidé que par le principal organe des Nations Unies qui est le Conseil de sécurité. Le Conseil, dont la Fédération de Russie est membre permanent et, à ce titre, dispose du droit de veto lorsque des résolutions doivent être votées.

Ainsi, une fois de plus, c’est bien Moscou qui décidera si la présence des casques bleus en Ukraine aura lieu ou non.

Navires de patrouille et dragueurs de mines en mer Noire

Lors de la réunion de 20 mars à Londres, l’une des décisions qui a été prise était celle de la future présence des navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN qui opéreront en mer Noire.

Les propagateurs de la désinformation depuis Londres ont « oublié » de parler de l’existence de la convention de Montreux. La convention de Montreux, signée le 20 juillet 1936, détermine l’exercice de la circulation dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore (Turquie), ainsi que dans la mer Noire. Et le §2 de son article 18 est sans équivoque :  

« Quel que soit l’objet de leur présence en mer Noire, les bâtiments de guerre des Puissances non riveraines ne pourront pas y rester plus de vingt et un jours ».

Soit, aucune sérieuse présence supplémentaire de la marine du bloc de l’OTAN ne peut y avoir lieu. Hormis celles de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Turquie riveraines qui y sont déjà présentes et peuvent naviguer librement dans leurs eaux territoriales et les eaux internationales – ce qu’elles font depuis toujours.   

Les déclarations européennes sur la future présence des navires de l’OTAN qui opéreront en mer Noire dans le cadre de « la force de maintien de la paix » en Ukraine ne sont donc que de la rhétorique vide.

La constitution de l’Ukraine

En vue des grossières violations au quotidien de la Constitution de l’Ukraine depuis 2014 et, plus particulièrement, depuis les 3 dernières années par les régimes criminels successifs installés à Kiev, il est presque déplacé de mentionner l’existence d’une Constitution dans ce pays des hors la loi et, encore moins, de mentionner l’existence de l’article 17 de ladite Constitution qui est sans équivoque :

« Le déploiement de bases militaires étrangères sur le territoire ukrainien est interdit ».

Il est tout à fait certain qu’une violation constitutionnelle de plus, parmi tant d’autres, par le déploiement des forces armées de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine serait passé tout à fait inaperçu. De plus que l’existence de la Cour constitutionnelle qui est l’unique organe de juridiction constitutionnelle en Ukraine a été réduite par le régime de Zelensky à n’exister que sur papier.

Post-scriptum

En mettant de côté les fantaisies propagées par la composante européenne de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, revenons à la réalité :

d’une manière incontournable, seule la Fédération de Russie peut réellement garantir la paix sur le territoire de l’Ukraine. Il n’y aura aucune paix, si les conditions de sécurité et la prise en compte des intérêts russes exigées par Moscou, durant tant d’années avant-même le déclenchement de la guerre, ne sont pas respectées par le camp-ennemi. Et en mentionnant l’ennemi, ce n’est guère du camp ukrainien qui n’a jamais été qu’un outil périssable entre les mains des tireurs de ficelles anglo-saxons dont je parle.

L’intervention directe et officielle de la moindre composante militaire d’un seul des pays de l’OTAN sur le sol ukrainien vaudra directement son entrée en guerre contre la Russie avec toutes les conséquences pour le monde qui en découleront.

Cela étant, si une telle situation a été soigneusement évitée dans les heures les plus sombres du règne belliqueux des « démocrates » sur la Maison Blanche – ce n’est certainement pas demain que cela arrivera dans le cadre des gesticulations archaïques et impuissantes des anciennes puissances européennes, dont « l’âge d’or » a sombré à tout jamais dans l’oubli du passé.

Oleg Nesterenko
Président du CCIE (www.c-cie.eu)
(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne)

Loi d’amnistie : l’amendement d’Amadou Bâ critiqué pour ses imprécisions juridiques

Alors que sa proposition de loi d’amnistie avait déjà été adoptée, le député du parti Pastef, Amadou Bâ, a surpris en introduisant un amendement de dernière minute. Il a modifié le titre du texte et enrichi l’exposé des motifs en y intégrant plusieurs jurisprudences, une démarche jugée inhabituelle et maladroite par certains experts.

Le nouveau texte, désormais amendé, sera examiné en séance plénière le mercredi 2 avril prochain. Mais cette relecture n’est pas sans susciter des réserves. L’expert parlementaire Alioune Souaré, cité par Les Échos, y relève des erreurs techniques et une forme d’imprudence dans la rédaction.

Selon Souaré, l’ajout de références jurisprudentielles dans l’exposé des motifs soulève un problème de forme : « Il parle plus du droit que de la loi. Les règles encadrant la légistique n’intègrent pas les jurisprudences. » En d’autres termes, les motifs d’une loi doivent rester dans un cadre strictement législatif, sans s’appuyer sur des décisions de justice qui relèvent du pouvoir judiciaire.

Autre point de critique : la formulation ciblée de la loi. Le texte révisé vise explicitement « les commanditaires des crimes, tortures et autres actes d’atteinte à la dignité humaine ». Or, rappelle Alioune Souaré, une loi doit par nature être générale et impersonnelle : elle ne peut désigner des personnes ou des cas particuliers.

Mais c’est surtout le changement de terminologie qui inquiète. Amadou Bâ a remplacé dans son amendement l’expression initiale de « faits ayant une motivation exclusivement politique » par « l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique ». Pour l’expert, ce glissement peut s’avérer contre-productif : « En espérant une réduction du champ d’application de la loi, le député expose en réalité davantage les manifestants. »

En effet, les notions de « liberté publique » et de « droit démocratique » sont encadrées par des textes juridiques précis, notamment la loi 78/02 du 29 janvier 1978 sur les réunions et manifestations, ainsi que l’article 96 du Code pénal. Dès lors, si un juge estime qu’une manifestation n’a pas respecté ces dispositions, les participants restent passibles de sanctions — ce qui va à l’encontre de l’objectif d’amnistie que semble viser l’initiative.

Souaré souligne enfin que si le législateur peut proposer une interprétation d’une loi, c’est toujours le juge qui en détient la lecture finale. Ainsi, en modifiant l’esprit du texte, Amadou Bâ pourrait laisser une marge d’interprétation qui compromettrait la protection juridique des personnes que le texte entend justement amnistier.

Boycott de TFM : Le ministre de la Microfinance s’indigne après un débat houleux à Jakaarlo

Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Badara Dione, a annoncé qu’il boycotte officiellement la Télévision Futurs Médias (TFM) après un incident survenu lors de la dernière émission Jakaarlo. Cette décision intervient après un débat particulièrement tendu entre le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou Bâ de Pastef, qui a provoqué une vague d’indignation dans les rangs du parti au pouvoir.

L’émission Jakaarlo du vendredi dernier a été marquée par des échanges musclés entre Badara Gadiaga, connu pour ses prises de position critiques, et le député Amadou Bâ de Pastef. Selon des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, Gadiaga aurait tenu des propos jugés insultants et diffamatoires à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko et de certains membres du gouvernement.

Cette séquence a immédiatement suscité la colère du Bureau politique de Pastef, qui accuse les chroniqueurs de partialité et d’acharnement médiatique contre le pouvoir en place.

Dans un communiqué officiel, Pastef a dénoncé ce qu’il considère comme une ligne éditoriale hostile de la TFM et a exigé des excuses publiques de la chaîne et de l’équipe de Jakaarlo.

Alioune Badara Dione, particulièrement remonté, a déclaré : « Face au mépris et à la complicité des membres permanents de l’émission, j’ai décidé de boycotter cet organe jusqu’à ce qu’il accepte de présenter des excuses publiques pour les injures proférées à l’encontre du Premier Ministre. »

Le ministre accuse également certains médias d’entretenir une campagne de déstabilisation contre le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’alimenter la division politique dans le pays.

Cette affaire survient dans un contexte tendu entre le gouvernement et certains médias sénégalais. Plusieurs figures de l’opposition et de la société civile dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une volonté de museler la presse, tandis que du côté du gouvernement, on parle plutôt d’un nécessaire recadrage médiatique pour garantir un traitement plus équilibré de l’actualité politique.

UN AN DE DICTATURE RAMPANTE : Échec cuisant du régime Diomaye-Sonko

En un an de gouvernance, le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a profondément déçu les attentes. Sous des promesses de changement et de renouveau, le régime semble davantage sombrer dans l’autoritarisme, marquant ainsi des prémices inquiétants d’une dictature en gestation. Entre purges arbitraires, répression féroce des voix dissidentes et échec économique flagrant, leur mandat a tout pour se solder en un fiasco.

Un avenir peut reluisant pour la démocratie et les droits fondamentaux au Sénégal se dessine. Derrière les sourires de campagne se cache aujourd’hui une réalité amère et implacable. En un an, le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko s’est transformé en une machine implacable d’oppression et de désolation, trahissant les espoirs d’une révolution populaire pour instaurer un véritable régime de terreur.

Dès les premiers jours, le gouvernement a procédé à des licenciements abusifs, se drapant dans le discours d’une nécessaire « assainissement » des institutions. Sous couvert de réformes, des centaines de fonctionnaires ont été écartés sans explication, dans un climat où la seule critique semble être synonyme d’exil. Ces purges, clairement motivées par le désir de museler toute opposition, illustrent la stratégie autoritaire du régime pour consolider son pouvoir au détriment des droits et de la justice.

En outre, l’assaut contre la liberté d’expression a atteint des sommets inqualifiables. Activistes, opposants et simples citoyens se retrouvent ciblés par des arrestations arbitraires, utilisées comme des instruments pour faire taire toute contestation. Les autorités, sous prétexte de préserver l’ordre, n’hésitent pas à recourir à des méthodes de détentions sans fondement, démontrant ainsi leur volonté de transformer le paysage politique en un espace de peur et de censure.

Pourtant, l’une des promesses phares de ce régime était une révolution économique capable de redonner espoir à une population désabusée. Or, la réalité est bien différente : une économie à l’arrêt, étouffée par des décisions hasardeuses et une gestion catastrophique. Le chômage explose, les investissements fuient et les secteurs clés peinent à se relever. Pendant ce temps, le pouvoir préfère alimenter une rhétorique populiste creuse plutôt que de mettre en œuvre des politiques concrètes pour relancer la vie économique et sociale du pays.

POPULISME TOXIQUE : MÈRE DE TOUS LES MAUX

Le discours enflammé du tandem Sonko-Diomaye, loin d’être un outil d’émancipation, s’est révélé être un instrument de division. Leur rhétorique populiste, fondée sur des accusations infondées et des théories du complot, sert avant tout à détourner l’attention des échecs retentissants du régime. En érigeant des ennemis imaginaires, ils manipulent l’opinion publique pour justifier leurs actions répressives et maintenir une emprise de fer sur le pouvoir, au détriment de la démocratie et de la liberté.

Alors que les promesses de changement et de renouveau se dissipent, la frustration populaire ne cesse de croître.Protestations et dénonciations se multiplient dans un climat de colère justifiée face à un régime qui bafoue les droits fondamentaux et étouffe l’avenir économique. Ce premier bilan, marqué par des abus flagrants et une répression systématique, laisse présager un avenir sombre si le pouvoir persiste sur cette voie autocratique.

En définitif , un an après leur accession au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne font pas figure de sauveurs, mais bien d’acteurs d’une dictature populiste qui écrase toute opposition. La lutte pour la liberté, la justice et la renaissance économique doit se poursuivre face à un régime dont l’engrenage autoritaire ne cesse de s’enraciner plus profondément dans le tissu social du pays.

Mamadou Cissé

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°428 – 24/03/2025

🔴 PURGES, RÉPRESSION DES VOIX DISSIDENTES, PRESSION SUR LA PRESSE, NAUFRAGE ÉCONOMIQUE, POPULISME TOXIQUE : UN AN DE DICTATURE « GANTÉE »
🔴 LOI INTERPRÉTATIVE PORTANT AMNISTIE / « VIOLATIONS DES DROITS DES VICTIMES » : « GUEUM SA BOPP » CRIE HARO

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / SCORE NUL ET VIERGE : UN INSIPIDE SÉNÉGAL VS SOUDAN
🔴 AMICAL U20 / 2e MATCH : LE SÉNÉGAL ET LA RDC SE QUITTENT SANS VAINQUEUR

Quand le Pastef découvre les vertus du respect : une ironie bien amère. ( Par Aminata Guèye Ancienne députée )

Il est fascinant, presque comique, de voir le Pastef, ce parti qui a érigé l’invective en art politique, appeler aujourd’hui le CNRA et le CORED à sévir contre les insulteurs. Oui, vous avez bien lu : ceux-là mêmes qui, hier encore, faisaient de l’injure leur arme de prédilection, se découvrent soudain une passion pour la bienséance et le respect des institutions. Quelle ironie !

Faut-il rappeler que la constante dans le discours du Pastef, à l’époque où il était dans l’opposition, était l’insulte et le dénigrement ? Leur leader, Ousmane Sonko, n’a pas hésité à multiplier les propos durs, voire injurieux, à l’encontre de l’ancien Président de la République, Macky Sall. Ces attaques verbales, souvent teintées de mépris, étaient alors justifiées par une prétendue quête de vérité et de justice. Et aujourd’hui, ce même parti voudrait jouer les gardiens de la morale publique ? Allons donc !

Le paradoxe ne s’arrête pas là. Ce parti semble avoir une mémoire bien sélective. Il oublie commodément que ses propres figures de proue ont contribué à banaliser l’insulte dans le débat public. Mais voilà qu’une fois au pouvoir, le Pastef découvre les vertus du respect et de la retenue. Une conversion tardive, mais ô combien révélatrice.

En réalité, cet appel au CNRA et au CORED n’est rien d’autre qu’une tentative maladroite de détourner l’attention. Car si le Pastef veut vraiment lutter contre les discours haineux, il ferait bien de commencer par balayer devant sa propre porte. L’insulte, qu’elle vienne de l’opposition ou du pouvoir, reste une insulte. Et le respect des institutions ne devrait pas être une posture opportuniste, mais un principe constant.

Aminata Guèye 
Ancienne députée 
Adjointe au maire de Saint-Louis

Waly Diouf Bodian s’attaque à l’APR : « Ils ne sont pas des guerriers, qu’ils descendent dans la rue »

Le Directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, a vivement critiqué l’Alliance pour la République (APR), l’ancien parti au pouvoir. Lors d’une rencontre intitulée « Ndogou Patriote » organisée par le Pastef à Keur Massar, il a réagi avec fermeté à la controverse entourant la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie introduite par le député Amadou Ba du Pastef.

Dénonçant l’attitude de l’APR, Waly Diouf Bodian a affirmé que « ceux qui critiquent cette initiative ne sont pas des guerriers ». Il a mis au défi les détracteurs de cette interprétation de la loi d’amnistie de passer à l’action : « Le Pastef veut interpréter leur loi d’amnistie qui met tout le monde hors de portée de la justice, ils viennent fatiguer les gens en menaçant de descendre dans la rue. Ils ne connaissent pas la rue, ces gens-là. Qu’ils le fassent. C’est ce qu’on attend. »

Dans son discours, il a averti que si la situation juridique et politique restait floue, « le jour où Diomaye et Sonko partiront, ce sera le chaos ». Selon lui, il est primordial d’apporter des clarifications pour éviter tout risque de déstabilisation future.

Revenant sur les événements de mars 2021, il a accusé les nervis d’avoir commis davantage d’exactions que les forces de l’ordre. « Des nervis se sont fondus dans la masse au vu et au su des forces de l’ordre, ils étaient armés et tiraient sur des gens. Les nervis ont tué plus de gens que les forces de l’ordre », a-t-il déclaré avec fermeté.

Enfin, il a appelé à la dissolution de l’APR, estimant que ce parti n’avait plus sa place dans le paysage politique actuel. « Après l’interprétation de la loi d’amnistie, il faut dissoudre l’APR », a-t-il conclu.

Ces propos tranchants risquent d’attiser davantage les tensions entre les partisans de l’actuel gouvernement et ceux de l’ancien régime. Reste à voir comment l’APR réagira face à ces attaques et si une réplique politique ou judiciaire sera engagée.

“Sokhna Adama Diop : une vie au service de l’éducation et de l’humanité”

Le général Mamadou Gaye immortalise une éducatrice modèle aux multiples vertus

Le Centre culturel Maurice Guèye de Rufisque a abrité, ce samedi 22 mars, une cérémonie de présentation et de dédicace du livre intitulé “Sokhna Adama Diop : une vie au service de l’éducation et de l’humanité”, rédigé par le général de division Mamadou Gaye, Délégué général au Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.

Les différentes thématiques abordées dans cet ouvrage, publié par les éditions Gandal Afrik, sont développées en douze chapitres mettant en lumière le rôle de Sokhna Adama Diop dans l’éducation arabo-islamique, l’enseignement du Saint Coran et de la Charia, ses valeurs et qualités intrinsèques, son engagement citoyen, son œuvre solidaire envers la société, entre autres.

« Sokhna Adama Diop, 23 ans après son rappel à Dieu, continue de nous mobiliser autour des valeurs d’humanisme, de tolérance, de solidarité et d’amour du prochain. Par ma voix, l’Association Ousratou Sokhna Adama Diop vous souhaite la bienvenue à Rufisque, ville d’Abdoulaye Sadji. D’ailleurs, dans son roman Maimouna, il disait : “Rufisque, c’est la métropole sénégalaise, foyer d’élégance, creuset où se fondent toutes les races qui envoient les plus beaux spécimens de leur créature, la quintessence de leurs aristocrates et de leurs élites” », a déclaré le général Mamadou Gaye à l’entame de son discours.

Il s’est ensuite réjoui de la coïncidence entre cette cérémonie et le mois de mars, consacré à la célébration de la femme :

« Quelle heureuse coïncidence d’organiser cette cérémonie en ce mois de célébration de la femme, pour offrir en exemple cette grande figure de l’éducation et de la culture, dont la multidimensionnalité dépasse l’ordinaire, comme le montre la page 91 du livre, je cite : “Le lien de complicité qui nous unissait à Tante Adama était fusionnel et indéfectible. Elle nous a donné l’amour, la sécurité, la connaissance, le savoir-vivre, l’attention matérielle et parentale. Elle écopait de ce courage moral exceptionnel de faire face aux adversités, d’un verbe facile, d’un commerce agréable et d’une gentillesse incommensurable. Sokhna Adama Diop était créditée de vertus et de qualités humaines exceptionnelles. Femme de compromis, indulgente, sobre, conciliante, avenante et d’un charme élégant teinté de politesse et de décence à la fois subtile et fascinante, elle forçait respect et admiration.” »

Revenant sur sa motivation à immortaliser cette figure aux multiples vertus, l’auteur a poursuivi :

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. Cette belle pensée de Jean d’Ormesson traduit à suffisance l’intensité de notre obligation mémorielle envers celle que nous célébrons aujourd’hui, celle qui, des années durant, s’est employée à partager, à enseigner, à guider et à se rendre utile à sa communauté avec désintéressement, conformément au Hadith du Prophète (PSL) : “Le meilleur d’entre vous est celui qui est le plus utile à sa société.” Ainsi, plus qu’une éloge aux airs d’élégie collective, cet hommage que toute la communauté rufisquoise lui rend aujourd’hui, par votre présence massive, est significatif et l’expression d’une convergence de sentiments unanimes d’admiration, de gratitude et de prière envers cette grande dame, pétrie de qualités humaines, un modèle de dignité, de sérénité, de finesse, de courtoisie et de serviabilité, qui a mené une existence utile à sa famille, à ses contemporains et à l’humanité. Proactive, intelligente et toujours animée par une bonne humeur communicative, elle est restée, jusqu’à la fin de sa mission sur cette terre, infatigable, généreuse dans l’effort, plaçant la vertu et le devoir au-dessus de toute chose. En laissant un beau nom à la postérité, Sokhna Adama Diop avait une vision presque prémonitoire de sa mort, pour avoir très tôt pris la pleine mesure de la vanité de notre existence et pour avoir bien préparé son viatique pour son voyage inéluctable vers son Seigneur. En rendant grâce au Seigneur de nous avoir donné le privilège d’être passés entre les mains de Sokhna Adama Diop et de sa sœur jumelle, Sokhna Awa Diop — qu’Allah lui accorde longue vie — je la retrouve dans cette belle pensée de Bossuet : “Nous ne pouvons rien, faibles orateurs, pour la gloire des âmes extraordinaires, parce que leurs seules actions les peuvent louer ; car toute autre louange languit auprès des grands noms.” Incontestablement, Sokhna Adama Diop se situe parmi toutes ces vertueuses femmes qui ont fait la fierté de l’islam. »

La cérémonie, organisée par l’Association Ousratou Sokhna Adama Diop (AOSAD), a enregistré la présence d’officiers généraux de l’armée sénégalaise, de la police nationale, de la gendarmerie, des autorités locales, coutumières et religieuses, ainsi que des notables de la cité de Mame Coumba Lamba.

Le préfet du département de Rufisque, qui a présidé la cérémonie, a salué la forte mobilisation, témoignant, selon lui, de la sincérité et de la fidélité des administrateurs, amis et parents à l’égard de l’auteur, mais aussi envers Sokhna Adama Diop :

« J’aimerais dire au général que vous avez produit un excellent ouvrage. Les quelques lignes parcourues témoignent justement de votre profondeur intellectuelle, mais surtout du travail et de la rigueur qu’incarne le littéraire que vous êtes. Ce n’est pas évident, car réaliser des ouvrages de cette nature est un travail particulièrement coriace et difficile. Écrire sur une admiratrice ou un admiré peut être partial, partiel, voire parcellaire. La neutralité requise peut être difficile à maintenir. Vous n’êtes pas tombé dans ce piège et vous nous avez livré un excellent ouvrage sur l’œuvre et la vie de Sokhna Adama Diop. Je suis à peu près sûr que c’est une contribution majeure, car l’œuvre de cette brave dame et sa vie sont incommensurables. »

Pour sa part, le maire de la ville de Rufisque a rappelé l’importance de rendre un hommage mérité à ceux qui ont marqué la société de leur empreinte, avant de magnifier le parcours de l’auteur :

« Les infrastructures morales sont tout aussi importantes que les infrastructures physiques. Ceux qui les incarnent et qui ont consacré leur vie entière à la religion et à la transmission du savoir doivent être honorés et présentés comme modèles à la nouvelle génération. Et c’est ce que nous avons trouvé ici aujourd’hui, à l’occasion de cette cérémonie de dédicace. À travers Sokhna Adama Diop, ce sont ceux qui se consacrent à l’éducation, à la citoyenneté, entre autres, qui sont célébrés. Le général Mamadou Gaye est une grande fierté pour la ville de Rufisque. Son parcours est remarquable. J’ai encore en mémoire votre leçon inaugurale lors du lancement de la quatrième semaine de l’école de base, où vous magnifiiez la question de la citoyenneté et l’articulation entre l’école et la citoyenneté. Aujourd’hui, c’est une continuation. »

Ces moments solennels de ferveur ont vu se succéder différents intervenants à la tribune, avec des témoignages unanimes sur la vie et l’œuvre de Tante Adama. Ainsi, en toute beauté, la cérémonie, qui a enregistré une forte affluence des Rufisquois, s’est clôturée par une séance de dédicace, accompagnée de la fanfare, musique principale des forces armées.

Colloque International sur la Migration à Dakar 2025 : l’ONG Otra Africa montre la voie à l’État du Sénégal sur la politique migratoire

Une belle initiative de la société civile : le gouvernement du Sénégal invité à accompagner l’organisation du Colloque International sur la Migration à Dakar 2025

Dakar s’apprête à accueillir un Colloque International sur la Migration, prévu du 9 au 12 [mois à préciser] 2025, à l’initiative conjointe de l’Organisation Internationale Otra Africa et du Comité Interministériel de Lutte contre la Migration Irrégulière (CILMI). Cette rencontre de haut niveau rassemblera plus de 200 experts, diplomates, analystes, hauts fonctionnaires et intervenants venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’autres régions du monde pour réfléchir ensemble aux enjeux et défis liés à la migration.

L’objectif principal du colloque est d’aborder les défis contemporains des migrations sans filtres ni contraintes techniques, en favorisant un dialogue franc, inclusif et constructif autour des politiques migratoires.

Selon M. Birame Khoudia LO, membre du comité d’organisation, les préparatifs sont bien avancés. Un ndogou de presse a d’ailleurs été organisé pour présenter en détail l’agenda et le programme des activités prévues durant le colloque.

De son côté, M. Ibrahima ANNE, Secrétaire technique du comité scientifique, a souligné que cette rencontre représente un tournant décisif dans la recherche d’alternatives à la crise de la migration irrégulière, en fédérant les principaux acteurs autour d’une dynamique collaborative.

Malgré les contraintes financières et logistiques, les organisateurs redoublent d’efforts pour mobiliser les ressources nécessaires à la réussite de l’événement. Cette initiative ambitieuse a déjà reçu les encouragements de nombreux experts du domaine.

Le Président du Comité d’Organisation a particulièrement salué l’engagement de M. Amadou Chérif Diouf, Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur, pour son appui déterminant dans la mise en place de cet événement d’envergure internationale.

Un objectif stratégique : faire de Dakar un pôle central du débat sur la migration

Au-delà de l’édition 2025, les initiateurs du colloque souhaitent inscrire durablement cette rencontre dans l’agenda annuel des grandes conférences internationales sur la migration. Leur ambition est de faire de Dakar un carrefour majeur des réflexions et des échanges sur les questions migratoires au niveau continental et mondial.

À l’heure où la question migratoire reste une priorité mondiale, le Colloque International de Dakar 2025 s’annonce comme un événement structurant, porteur d’espoir et de solutions durables, en plaçant la société civile au cœur du débat sur les politiques migratoires.

Arrestation du voleur de téléphones à l’hôpital de Fann : Un malfaiteur pris en flagrant délit

Le commissariat du Point E a mis fin aux agissements d’un individu qui semait la terreur parmi les patients de l’hôpital de Fann. M. M. Sèye, un homme de 36 ans, a été arrêté alors qu’il opérait en toute impunité dans différents services du centre hospitalier national universitaire. Profitant de la vulnérabilité des malades et de l’absence temporaire du personnel soignant et des accompagnants, il s’introduisait dans les chambres pour dérober leurs téléphones portables.

Selon les informations recueillies, M. M. Sèye adoptait une stratégie particulièrement sournoise. Il approchait les patients sous prétexte de prendre de leurs nouvelles, avant de feindre un appel urgent. Prétextant un manque de crédit sur son téléphone, il sollicitait alors l’aide du malade pour emprunter son appareil. Une fois en possession du téléphone, il s’éclipsait discrètement, laissant ses victimes désemparées.

Plusieurs plaintes ont été déposées au commissariat du Point E par des patients qui avaient subi ce stratagème. Les forces de l’ordre ont alors déployé les moyens nécessaires pour identifier et appréhender le malfaiteur.

Grâce à l’analyse des vidéos de surveillance de l’hôpital, les enquêteurs ont pu identifier le suspect. Les images le montrent arpentant les couloirs du service de pneumologie, s’introduisant dans les chambres à l’heure de la pause. Le personnel hospitalier, prévenu de sa présence et des plaintes à son encontre, a collaboré avec la police pour lui tendre un piège.

M. M. Sèye a été pris en flagrant délit alors qu’il tentait une nouvelle fois de mettre en œuvre son stratagème. Arrêté sur place, il a été conduit au commissariat pour être entendu.

Lors de son interrogatoire, le suspect a reconnu les faits sans résistance. Il a expliqué avoir profité de la confiance du personnel hospitalier pour commettre ses larcins. « J’ai été interné à l’hôpital de Fann. C’est ce qui m’a permis de me familiariser avec le personnel et les vigiles. J’ai profité de leur confiance pour commettre mes forfaits », a-t-il avoué. Il a ajouté avoir revendu les téléphones volés à Colobane, un marché bien connu pour la revente de biens dérobés.

Au vu du nombre de victimes et de la gravité des faits, une information judiciaire a été ouverte. M. M. Sèye a été déféré devant le tribunal de grande instance de Dakar. Les autorités judiciaires comptent approfondir l’enquête pour établir d’éventuelles complicités et retrouver les objets volés.

Difficultés budgétaires et endettement du Crous : Le Synapes tire la sonnette d’alarme

L’Université Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) fait face à une crise financière majeure. Entre un budget insuffisant, un endettement record et des retards dans le paiement des salaires, la situation devient de plus en plus insoutenable. Face à cette urgence, le Syndicat national des personnels de l’enseignement supérieur du Sénégal (Synapes), section Sine-Saloum, a organisé un point de presse pour interpeller l’État et réclamer une intervention rapide.

Selon Tidiane Cissokho, secrétaire général du Synapes, le Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) fonctionne avec une subvention qui n’a pas évolué depuis sa création.

« Nous avons un problème de budget. Le Crous continue à fonctionner avec la même subvention de deux milliards de FCFA, alors que les besoins ont explosé. Nous sommes actuellement confrontés à de nombreuses difficultés », a-t-il déclaré.

Malgré un effort du gouvernement qui a accordé une rallonge budgétaire de 600 millions FCFA cette année, cette somme s’est avérée insuffisante pour combler le déficit.

L’un des points les plus inquétants soulevés par le Synapes est l’endettement du Crous, qui avoisine aujourd’hui les 7 milliards de FCFA.

« Il y a eu des erreurs de gestion dans le passé, nous l’admettons, mais aujourd’hui, l’État doit prendre ses responsabilités et proposer des solutions », a insisté Tidiane Cissokho.

Cette dette a des conséquences directes sur les conditions de travail du personnel, avec des salaires versés en retard et des agents privés de certains avantages sociaux comme les allocations familiales et les cotisations aux organismes de protection sociale.

Au-delà des problèmes financiers, le syndicat dénonce aussi les retards dans la livraison des infrastructures universitaires. Les chantiers des trois campus de Kaolack, Kaffrine et Fatick peinent à être finalisés, compliquant ainsi l’organisation du travail et l’accueil des étudiants.

« Nos locaux devraient être livrés dans les plus brefs délais. Nos sites sont dispersés, ce qui complique notre fonctionnement quotidien », a déploré M. Cissokho.

Le cas du campus de Fatick est particulièrement préoccupant. Situé à 2 km du centre-ville, son exploitation sera difficile sans un accompagnement en matière de transport et d’aménagement.

Malgré les difficultés, le personnel de l’Ussein fait preuve d’une grande résilience. Toutefois, il devient urgent que l’État intervienne pour assurer la pérennité de cette institution académique.

« Le nouveau directeur du Crous fait de son mieux, mais cela ne suffit pas. Nous avons tout sacrifié pour maintenir le service, mais il est temps que des solutions durables soient trouvées », a conclu Tidiane Cissokho.

Braquage à Bakel : Un commandant de brigade piège et arrête un charlatan impliqué

Dans le cadre des investigations menées pour retrouver les auteurs du double braquage survenu dans les communes de Sadatou et de Médina Foulbé, la gendarmerie de Bakel a réussi un coup de filet impressionnant en arrêtant un troisième suspect. Il s’agit du charlatan A. Sy, dont l’implication dans l’affaire a été révélée grâce à l’exploitation des données téléphoniques d’un braqueur en cavale.

Les forces de l’ordre avaient déjà mis la main sur deux braqueurs en possession d’une Kalachnikov et d’une quarantaine de cartouches. Cependant, l’enquête se poursuivait afin de démanteler tout le réseau criminel lié à ces attaques. L’exploitation du téléphone du fugitif C. Diallo a révélé des indices cruciaux : pas moins de 71 appels avaient été passés entre le braqueur en fuite et le marabout A. Sy.

Face à ces éléments troublants, la gendarmerie a monté une opération de filature et d’infiltration afin de l’arrêter.

L’adjudant Diouf, commandant de la brigade territoriale de Kéniéba, a pris l’initiative d’entrer en contact avec le charlatan sous couverture. Se faisant passer pour un client en quête de services occultes, il a sollicité une consultation auprès d’A. Sy. Ignorant le piège qui lui était tendu, ce dernier a accepté de fixer un rendez-vous avec son prétendu client.

Au moment convenu, une équipe d’intervention comprenant des éléments du Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) a fait irruption dans la chambre du charlatan, où il se trouvait en compagnie d’un visiteur armé.

Lors de la perquisition, les forces de l’ordre ont mis la main sur un arsenal inquiétant :

  • Un fusil de chasse et des munitions de calibre 12 mm en possession du visiteur,
  • Une seconde arme de chasse, également de calibre 12 mm, cachée dans la chambre du marabout,
  • Un lot important de faux médicaments, suggérant une activité parallèle de trafic de substances illicites.

A. Sy et son visiteur ont été immédiatement interpellés et placés en garde à vue.

Les deux hommes ont été transférés à la Section de recherches de Tambacounda pour la poursuite de l’enquête. Les autorités cherchent désormais à établir l’ampleur exacte de leur implication dans le réseau criminel responsable des braquages, ainsi que d’éventuels liens avec d’autres actes délictueux dans la région.

Restaurant La Démocratie : Le Mouvement des Femmes du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République vilipende le régime et exige la démission du président Diomaye

Avec une forte mobilisation, les femmes du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) se sont réunies au siège de l’Alliance pour la République afin de dénoncer ce qu’elles qualifient d’arrestations arbitraires à grande échelle, orchestrées par un régime qu’elles jugent désemparé, dont le seul programme politique serait, selon elles, la vengeance. Mme Fatou Thiam, présidente dudit mouvement, affirme que “les rails de l’émergence sont en train de sombrer aujourd’hui à cause de ce régime incompétent.”

« L’arrivée au pouvoir de cette bande d’opportunistes a mis à mal tous nos acquis politiques, économiques et diplomatiques. Aujourd’hui, le Sénégal, qui s’était placé de façon spectaculaire sur les rails de l’émergence, est en train de sombrer. Au lieu de travailler à trouver des solutions, ils brandissent la calomnie, le mensonge, la désinformation et la manipulation pour masquer leur incapacité à redresser la barre. À cet effet, ils versent dans la forfaiture en procédant à des accusations fantaisistes, dénuées de toute logique, pour arrêter d’honnêtes citoyens, uniquement dans le but d’en faire des boucs émissaires », a déclaré Mme Thiam.

Le Mouvement des Femmes du FDR s’indigne face à cette démarche qu’il juge maladroite et affirme qu’il ne ménagera aucun effort pour y faire face, conformément aux lois et règlements en vigueur. Selon elles, une chose est certaine aujourd’hui : le peuple sénégalais souffre, d’où l’émergence du slogan « MOSS DEM », qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, elles dénoncent l’attitude de ceux qu’elles qualifient “d’arroseurs arrosés”, conscients de leur implication dans la tentative de saper les fondements de la République, et désormais rattrapés par leurs promesses de campagne jugées utopiques. Ces derniers chercheraient, selon elles, à se protéger en promouvant une loi interprétative de la loi d’amnistie. « S’ils n’ont rien à se reprocher, qu’ils abrogent purement et simplement cette loi, afin de permettre à la justice de situer les responsabilités. Nous n’accepterons jamais ce scénario de justice des vainqueurs qui se profile. Nous ferons face », ont-elles martelé.

En outre, le mouvement des femmes du FDR dénonce les nombreuses interdictions de sortie du territoire national, sans base légale, qui se sont multipliées ces derniers temps. Selon elles, “par la seule volonté d’un homme sournois, qui cherche à transformer notre démocratie en dictature, le droit constitutionnel à la liberté d’aller et venir est bafoué. Les caprices du prince sont érigés en lois, et la justice est instrumentalisée à des fins de règlement de comptes politiques, ce qui risque d’installer le chaos dans ce pays.”

Sur un autre registre, elles dénoncent la multiplication des licenciements abusifs depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel régime. De nombreux pères et mères de famille se retrouvent, selon elles, injustement au chômage, mettant en péril l’avenir de leurs familles. Le Mouvement des Femmes du FDR exige la réparation immédiate de ces injustices, en affirmant que “la coloration politique ne peut en aucun cas devenir une condition d’accès aux emplois civils.”

Pour conclure, Mme Fatou Thiam appelle le peuple sénégalais à rester vigilant et mobilisé pour défendre la République contre ce qu’elle décrit comme une dictature naissante.

« Nous militons fermement pour un État de droit, une justice indépendante, garante des fondements de la République, et une reddition des comptes conforme aux normes et principes de bonne gouvernance. Masquer une incompétence manifeste par l’instauration d’une dictature ne passera pas. Debout pour la République ! »

Loi interprétative : Les cadres de Guem Sa Bopp dénoncent « une violation des droits des victimes des manifs »

Dans un communiqué rendu public ce dimanche 23 mars, la Cellule des cadres de Guem Sa Bopp s’est prononcée sur le projet de loi interprétative de la loi d’amnistie. Elle s’offusque de la violation des droits des victimes des manifestations.

Voici leur communiqué.

« Mouvement Guem Sa Bopp les Jambaars
Haro sur les prémices de violations des droits des victimes des violences politiques postélectorales ( Fev 2021- Fev 2024)
Dans le cadre d’un projet de loi interprétant l’amnistie ou sa révision partielle, initiée par la majorité, la Cellule des cadres de Guem Sa Bopp les Jambaars assure un suivi étroit de cette machination politique, s’offusque de la violation des droits des victimes et procède à l’analyse des précédents dangereux y afférents. Cette bourde parlementaire est pire que le négationnisme de l’Occident sur la vérité de Thiaroye 44.
Cette position impie, régulièrement défendue par le pouvoir en place, incite les autorités à prendre des actions grotesques allant dans le sens d’une lecture tendancieuse susceptible d’orienter la justice et de donner une immunité aux bagnards de Pastef ou de servir de bouclier à une mouvance insurrectionnelle.
Le mouvement Gueum Sa Bopp, conscient de la lourdeur des conséquences historiques liées à cette forfaiture, exige :
– l’égalité des citoyens devant la justice, la comparution des auteurs présumés des violences, des destructeurs de biens publics comme privés, des pyromanes de l’UCAD ou des bus, des assassins du bus TATA de Yarakh calciné par des cocktails Molotov, des responsables du carnage humain ( 83 morts), des fossoyeurs de notre économie à genoux depuis, et des profanateurs de l’image de nos Guides religieux,- appelle à manifester pacifiquement contre ce banditisme d’État le 2 avril, devant l’Assemblée nationale pour que cesse la vendetta d’État de Pastef les pétrifiés !
Il convient, dès lors, de noter que l’indemnisation des militants de Pastef avec l’argent du contribuable, sans décision de justice, relève d’une flagrance que ni la morale, ni l’éthique ou l’honneur ne peuvent concéder.Guem Sa Bopp exige, à cet effet, une mission d’enquête dédiée à cette perfidie, demande aux autorités judiciaires de faire la lumière sur la mort du ministre Moustapha Ba suite aux déclarations récentes du porte-parole du Gouvernement Amadou M. N.Sarré.
Guem Sa Bopp travaille pour la lumière de l’histoire sur cet exercice de vérité qui consiste en une documentation de ces préjudices iniques subis par le peuple sénégalais.
Fort de ces conclusions, Gueum Sa Bopp compte saisir le Haut Commissariat des Nations Unies, l’Union européenne,  l’ambassade des États-Unis et les organisations de défense des droits de l’homme pour mettre « les criminels au pouvoir » au Sénégal face à leur responsabilité.
Au  demeurant, le Pastef s’identifie avec un nombre grandissant de levées d’immunité parlementaire,  de cas de violence verbale sans l’invocation de l’article 80, de restrictions de liberté,  de détentions arbitraires, ou les libertés sous  leur contrôle pour diverses raisons  politiciennes.
À l’instar des tendances démocratiques mondiales, le Sénégal ne doit plus se permettre d’accepter la vassalisation de la justice à des fins strictement opportunistes »

Cellule des cadres de Guem Sa Bopp

Pastef dénonce les dérives médiatiques et appelle à une régulation stricte de la presse

Dans un contexte marqué par une montée des tensions politiques et médiatiques au Sénégal, le Parti Pastef Les Patriotes a lancé une mise en garde contre ce qu’il considère comme des abus croissants dans l’espace médiatique. Dans un communiqué publié ce dimanche 23 mars, le parti a dénoncé avec fermeté la prolifération des injures publiques, des calomnies et des diffamations dans les médias. Il appelle ainsi les instances de régulation, notamment le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) et le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED), à intervenir de manière plus stricte pour encadrer les dérives et rétablir un climat médiatique plus serein et responsable.

Le Parti Pastef, qui se veut garant d’un débat démocratique respectueux des normes éthiques, s’inquiète de la tournure qu’a pris le discours médiatique ces derniers mois. Selon lui, certains médias, au lieu de jouer leur rôle de pilier de la démocratie en relayant une information impartiale et équilibrée, participeraient à une surenchère verbale néfaste, où la diffamation, l’injure et la calomnie prennent le pas sur l’objectivité journalistique.

Le communiqué de Pastef insiste sur le fait que la liberté d’expression et de la presse ne doit en aucun cas être un prétexte pour justifier des dérives. Le parti dénonce notamment certaines émissions de télévision et certains chroniqueurs, qu’il accuse d’utiliser leur statut pour propager des discours haineux et des attaques personnelles contre des figures politiques et des institutions publiques.

« Ces injures publiques, proférées et tolérées par le silence complice de certaines rédactions, soulèvent des interrogations légitimes sur une éventuelle connivence entre certains médias et ces chroniqueurs-insulteurs », indique le communiqué. Pastef estime que certaines rédactions, en ne condamnant pas ces pratiques, cautionnent indirectement des comportements contraires aux principes d’éthique et de déontologie du journalisme.

Le parti met également en lumière une autre problématique : l’utilisation abusive du temps d’antenne sur les médias audiovisuels, en particulier les chaînes publiques, à des fins politiques. Il accuse certaines figures médiatiques de détourner l’information pour attaquer systématiquement des personnalités politiques opposées à leurs intérêts ou ceux de leurs alliés.

Pastef dénonce ainsi un manque d’impartialité dans le traitement de l’information, avec une couverture médiatique parfois orientée qui favoriserait certains acteurs politiques au détriment d’autres. Le parti considère cette situation comme une menace pour la démocratie et la crédibilité des médias, qui devraient, selon lui, garantir un traitement équitable de l’actualité politique et institutionnelle.

S’appuyant sur l’article 10 de la Constitution du Sénégal, qui garantit la liberté d’expression et de la presse tout en posant des limites claires, Pastef rappelle que ce droit fondamental ne doit pas être confondu avec une autorisation de diffamer ou d’insulter publiquement des individus ou des institutions.

Le communiqué insiste sur le fait que l’injure, la diffamation et la calomnie sont sévèrement punies par la loi, notamment par le Code pénal et le Code de la presse. Pastef considère qu’un renforcement des mécanismes de régulation est indispensable pour protéger la réputation des individus et garantir un climat médiatique basé sur la responsabilité et le professionnalisme.

Le parti se dit prêt à « utiliser toutes les voies de droit » pour faire cesser ce qu’il qualifie d’« incivilités et grossièretés » médiatiques, estimant que leur banalisation pourrait contribuer à une radicalisation du débat public et à une perte de confiance des citoyens envers les médias.

Enfin, Pastef exhorte le CNRA et le CORED à exercer pleinement leurs prérogatives en sanctionnant toute infraction aux règles d’éthique et de déontologie journalistique. Pour le parti, ces organismes doivent se montrer plus vigilants et réactifs afin de mettre fin aux dérives verbales qui ternissent l’image des médias et menacent la stabilité sociale du pays.

Drame à Ndoumoumadji : deux adolescents meurent noyés dans le bras du fleuve

La tragédie a frappé la localité de Ndoumoumadji, dans la région de Matam (nord du Sénégal), où deux jeunes âgés de 16 ans ont perdu la vie par noyade, dimanche, dans le bras du fleuve traversant le village.

Les victimes, originaires de Thiarène, commune de Nabadji Civol, ont été repêchées par des riverains avant l’arrivée des secours, selon le lieutenant Ignace François Ndiaye, de la 54ᵉ Compagnie d’incendie et de secours de Matam. Le Groupe de recherche et d’exploitation profonde (GREP) de la même unité était également sur place aux environs de 11h41, mais malheureusement, les jeunes étaient déjà sans vie.

D’après les premiers éléments recueillis, les deux adolescents se seraient noyés vers 11 heures, en pleine période de forte chaleur et de ramadan, un moment où de nombreux habitants viennent se rafraîchir dans les eaux du fleuve.

Après leur récupération, les corps ont été transférés à la morgue du Centre hospitalier régional de Ourossogui. Ce drame relance le débat sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et la surveillance des zones à risque, surtout en cette période où les baignades deviennent plus fréquentes.

Mimi Touré sur la réconciliation entre la justice et les citoyens : « Nous sommes sur le bon chemin »

Invitée de l’émission En Vérité ce dimanche, Aminata Touré, plus connue sous le nom de Mimi Touré, s’est exprimée sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale. Haut représentant du président de la République Bassirou Diomaye Faye, l’ancienne ministre de la Justice et ex-Première ministre de Macky Sall a notamment abordé la question de la réconciliation entre la justice et les citoyens, affirmant avec optimisme que « nous sommes sur le bon chemin ».

Mimi Touré a reconnu l’ampleur du défi, rappelant le contexte particulièrement difficile hérité du précédent régime, dont elle a pourtant été un membre influent. « N’oubliez pas qu’on était dans une situation extrêmement difficile. L’actuel président de la République a été libéré de prison quatre jours après le début de l’élection présidentielle, avec le Premier ministre. Plus de 1000 personnes étaient emprisonnées pour des raisons politiques. Donc la réconciliation et le rétablissement de la confiance vont prendre du temps, mais je pense que les Sénégalais le savent », a-t-elle souligné.

L’ancienne ministre a ainsi insisté sur la nécessité de restaurer une justice crédible et impartiale, tout en admettant que cela nécessitera du temps et des efforts soutenus de la part des nouvelles autorités.

Sur la question de la reddition des comptes, Mimi Touré a adopté une position ferme, affichant son opposition à la médiation pénale comme moyen de récupérer les fonds détournés par d’anciens dignitaires du régime précédent. « Je ne suis pas d’accord sur ce point, et depuis 10 ans je le dis. Ce sera trop facile », a-t-elle affirmé.

Elle a illustré son propos par un exemple concret : « Cela veut dire que si vous nommez une personne et qu’elle détourne 50 milliards, si on l’attrape, elle peut proposer de rendre 30 milliards et s’en sortir ainsi. Les gens en feraient un métier si tout se terminait par une médiation pénale. Même la loi ne dit pas cela. »

Selon elle, la seule approche viable est de remettre les mis en cause à la justice avant d’engager tout processus de recouvrement des fonds détournés. Elle prône une justice rigoureuse, où les responsables de détournements doivent répondre de leurs actes avant toute tentative de restitution des sommes volées.

Cette déclaration intervient alors que le débat sur la médiation pénale est au cœur des discussions politiques, certains plaidant pour une approche pragmatique permettant de récupérer rapidement les fonds publics, tandis que d’autres, comme Mimi Touré, défendent une ligne plus stricte visant à instaurer une véritable dissuasion contre la corruption.

Avec ces prises de position tranchées, Mimi Touré semble vouloir marquer sa différence et affirmer son rôle dans la nouvelle dynamique politique du Sénégal, tout en restant fidèle à sa ligne de conduite en matière de gouvernance et de justice.

Un an après leur arrivée au pouvoir : Sonko et Diomaye face aux promesses non tenues sur la corruption

Le 24 mars 2024, le Sénégal a tourné une page importante de son histoire politique avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre. Présenté comme un duo de rupture, leur programme reposait sur des engagements forts, notamment la lutte contre la corruption et l’élimination des pratiques de détournement de fonds qui avaient marqué les mandats de Macky Sall.

Un an plus tard, si certaines réformes ont été initiées, plusieurs dossiers emblématiques de la corruption restent non élucidés. Les Sénégalais attendent encore des actions concrètes sur des affaires majeures telles que celle des 94 milliards impliquant Mamour Diallo, le scandale du PRODAC avec Mame Mbaye Niang ou encore les contrats pétroliers de Frank Timis et Aliou Sall. Ces affaires, qui avaient défrayé la chronique et suscité de vives réactions, n’ont toujours pas abouti à des poursuites judiciaires ou à des conclusions officielles. Face à ce retard, des questions émergent : le gouvernement fait-il face à des blocages internes ou existe-t-il un manque de volonté politique ?

L’un des plus grands scandales financiers de l’ère Macky Sall est l’affaire des 94 milliards. À l’origine, ce dossier concerne Mamour Diallo, ex-directeur des Domaines, accusé d’avoir orchestré un détournement massif de fonds publics dans une opération foncière. À l’époque, Ousmane Sonko avait été l’un des principaux dénonciateurs de cette affaire. Il avait promis, une fois au pouvoir, de relancer les enquêtes et de traduire les responsables en justice. Pourtant, un an après l’arrivée du tandem Sonko-Diomaye à la tête du pays, aucune avancée majeure n’a été enregistrée. Pourquoi ce dossier est-il toujours au point mort ? Certains observateurs estiment que des pressions politiques pourraient empêcher son aboutissement, tandis que d’autres dénoncent une gestion sélective des priorités. Le silence autour de cette affaire pourrait devenir un fardeau pour le gouvernement, d’autant plus que le combat contre la corruption était l’un des piliers de la campagne présidentielle.

Le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC) avait pour ambition de stimuler la production agricole et l’emploi des jeunes au Sénégal. Cependant, le projet a rapidement été éclaboussé par des soupçons de mauvaise gestion et de détournements. À l’époque, le ministre Mame Mbaye Niang avait été directement mis en cause. Des rapports avaient révélé une mauvaise gestion des fonds alloués au programme, mais aucune sanction judiciaire n’avait été prise sous le régime de Macky Sall. Lors de la campagne présidentielle, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avaient promis d’ouvrir une enquête approfondie sur ce dossier. Mais jusqu’à présent, aucune action judiciaire n’a été menée, et le dossier semble avoir disparu des priorités gouvernementales. L’opinion publique s’interroge : le nouveau régime protège-t-il certaines figures de l’ancien pouvoir ? Ou alors, les obstacles judiciaires retardent-ils l’ouverture de nouvelles procédures ?

L’un des dossiers les plus sensibles reste celui des contrats pétroliers signés sous Macky Sall avec l’homme d’affaires australien Frank Timis. Ces contrats, attribués dans des conditions jugées opaques, ont soulevé des soupçons de favoritisme. L’affaire a pris une tournure politique avec la mise en cause d’Aliou Sall, frère cadet de l’ancien président, accusé d’avoir bénéficié de ces contrats de manière irrégulière. Avant d’accéder au pouvoir, Ousmane Sonko avait dénoncé un scandale d’État et promis une révision totale des contrats pétroliers signés sous Macky Sall. Mais un an après, aucune enquête majeure n’a été ouverte, et les questions de transparence sur les ressources naturelles du Sénégal restent en suspens. Pourquoi aucune action concrète n’a-t-elle été prise dans ce dossier ? Certains analystes évoquent la complexité des accords internationaux signés avec Frank Timis et d’autres partenaires, ce qui rendrait difficile une remise en cause immédiate. D’autres estiment que les blocages administratifs et politiques freinent l’avancement des enquêtes.

Si le gouvernement Sonko-Diomaye a initié certaines réformes dans la gouvernance publique, son bilan en matière de lutte contre la corruption reste pour l’instant mitigé. L’absence d’avancées sur ces grands scandales laisse planer le doute sur la réelle volonté politique de l’exécutif. Certains critiques affirment que les nouvelles autorités font face aux mêmes résistances que leurs prédécesseurs, tandis que d’autres pointent du doigt une priorité donnée à d’autres réformes. Ce qui est certain, c’est que les Sénégalais attendent des actes forts. La lutte contre la corruption était un engagement majeur de la campagne présidentielle, et son non-respect pourrait nuire à la crédibilité du gouvernement actuel.

Sory Kaba critique le régime de Diomaye Faye et accuse Ousmane Sonko de centraliser le pouvoir

Un an après l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, les critiques fusent de toutes parts. Sory Kaba, membre du parti Nouvelle Responsabilité, dirigé par l’ancien Premier ministre Amadou Ba, a dressé un bilan très critique du gouvernement actuel. Invité ce dimanche 23 mars sur iRadio dans l’émission Jury du Dimanche (JDD), il a dénoncé le non-respect des engagements pris par le régime en matière de bourses sociales, d’agriculture et de réforme institutionnelle. Il a également pointé du doigt le rôle dominant d’Ousmane Sonko, qu’il accuse de concentrer tous les pouvoirs.

Pour Sory Kaba, l’actuel gouvernement peine à honorer ses engagements de campagne. Il estime que les citoyens attendent toujours des réformes promises, notamment sur la protection sociale et l’économie.

« Malheureusement, notre pays ne va pas bien. Il faut qu’ils se ressaisissent avant qu’il ne soit trop tard. Où en sont les bourses sociales qui devaient être payées conformément aux engagements de l’État ? Où est le développement agricole, alors que le budget voté pour ce secteur est bien inférieur aux ambitions annoncées ? Il a fallu que les étudiants aillent en grève pour que l’État réagisse sur la question des bourses, après plus de huit mois d’attente ! Malheureusement, nous ne voyons toujours rien de concret », a dénoncé Sory Kaba.

L’ancien Directeur général des Sénégalais de l’extérieur regrette également l’absence de grandes réformes institutionnelles et une gestion opaque des affaires publiques.

Mais au-delà des retards sur les engagements du gouvernement, Sory Kaba s’attaque directement à Ousmane Sonko, qu’il accuse de contrôler toutes les décisions politiques et économiques du pays.

« C’est le Premier ministre qui dit, qui fait, qui décide. Sans lui, aucun ministre n’existe. Il centralise tout, du budget aux passations de marchés, en passant par les nominations. Son avis est primordial avant toute décision. Que vous le vouliez ou non, c’est la réalité du pays aujourd’hui », a-t-il martelé.

Cette critique renforce l’idée selon laquelle Ousmane Sonko jouerait un rôle bien plus important que celui traditionnellement dévolu à un Premier ministre, reléguant le Président Bassirou Diomaye Faye à un second plan.

Malgré son bilan sévère, Sory Kaba tient à rassurer sur l’avenir politique du Sénégal. Il affirme que, contrairement aux prédictions de tensions sociales, l’opposition actuelle privilégie la voie démocratique et n’a pas l’intention de provoquer des troubles.

« Jusqu’en 2029, il n’y aura pas d’émeutes dans ce pays. Nous avons une opposition responsable », a-t-il assuré.

Ces déclarations illustrent les tensions croissantes entre l’opposition et le pouvoir en place, à l’approche du premier anniversaire du régime Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. Alors que les critiques se multiplient, le gouvernement devra redoubler d’efforts pour répondre aux attentes des Sénégalais et éviter une montée de la contestation.

Recrutement des 1000 volontaires de la consommation : Plus de 40.000 candidatures en moins d’une semaine

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé un engouement exceptionnel pour le programme des 1000 volontaires de la consommation, lancé le mardi 18 mars 2025. En moins d’une semaine, plus de 40.000 dossiers ont déjà été enregistrés sur la plateforme de recrutement, témoignant de l’intérêt massif des Sénégalais pour cette initiative visant à lutter contre la vie chère et assurer un meilleur contrôle des prix à travers le pays.

Le ministère a exprimé sa satisfaction quant à l’enthousiasme des candidats et a rappelé que les dépôts en ligne restent ouverts jusqu’au lundi 24 mars 2025 à 23h59, date de clôture officielle du système de sélection. Passé ce délai, plus aucune candidature ne sera acceptée.

« Nous remercions tous les candidats pour leur mobilisation et leur engagement. Ce programme vise à renforcer la régulation des prix sur le marché et à protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais », a déclaré un responsable du ministère.

Les résultats définitifs seront publiés le 5 avril 2025. Les 1000 volontaires retenus auront pour mission d’assister les services de contrôle du ministère dans le suivi et l’application des prix homologués sur le marché, afin de lutter efficacement contre les spéculations abusives et les hausses injustifiées.

Avec un taux de participation aussi élevé, la sélection promet d’être très compétitive, preuve de l’intérêt des citoyens pour ce programme à fort impact social.

Aminata Touré : “Pas de médiation pénale dans les affaires de détournement de fonds publics”

Invitée de l’émission En Vérité sur la RTS, Aminata Touré, haut représentant du président de la République Bassirou Diomaye Faye, s’est exprimée sans détour sur plusieurs sujets d’actualité, notamment la lutte contre la corruption et la reddition des comptes.

Fidèle à son engagement pour une justice rigoureuse, l’ancienne Première ministre s’est vivement opposée à l’idée de recourir à la médiation pénale dans les affaires de détournement de deniers publics. Selon elle, cette option risquerait de banaliser les actes de corruption et d’envoyer un mauvais signal à l’administration publique.

« Je ne suis pas d’accord sur ce point et depuis 10 ans je le dis. Ce sera trop facile. Cela veut dire que si vous nommez une personne et qu’elle détourne 50 milliards, si on l’attrape, elle peut proposer de rendre 30 milliards et s’en sortir ainsi », a-t-elle déclaré.

« Les gens en feraient un métier si tout se terminait par une médiation pénale. Même la loi ne dit pas cela. Selon moi, on doit les remettre à la justice et ensuite récupérer l’intégralité de l’argent. »

Cette position traduit la volonté du nouveau gouvernement d’adopter une ligne dure contre les détournements de fonds publics, sans concessions ni arrangements à l’amiable.

Au-delà de la question de la reddition des comptes, Aminata Touré a également insisté sur la nécessité de rétablir la confiance entre la justice et les citoyens, une priorité dans un contexte post-électoral marqué par de vives tensions.

Elle a rappelé le climat répressif laissé par le régime précédent, évoquant les nombreuses arrestations à caractère politique.

« N’oubliez pas qu’on était dans une situation extrêmement difficile. L’actuel président de la République a été libéré de prison quatre jours après le début de l’élection présidentielle, avec le Premier ministre. Plus de 1000 personnes étaient emprisonnées pour des raisons politiques », a-t-elle souligné.

Selon elle, le processus de réconciliation nationale est en cours, mais prendra du temps. Elle se dit toutefois confiante quant à la capacité du gouvernement à restaurer l’équilibre et à répondre aux attentes des citoyens.

Par ces prises de position, Aminata Touré réaffirme une orientation claire du régime de Bassirou Diomaye Faye : la lutte contre la corruption ne fera l’objet d’aucun compromis. Le message est sans ambiguïté : la justice doit suivre son cours, et chaque centime détourné doit être restitué à l’État, dans le respect de la légalité et de l’éthique républicaine.

Foncier au Sénégal : Mansour Faye dénonce des pratiques opaques du régime Diomaye-Sonko

Dans une publication intitulée « Silence, on spolie » diffusée sur sa page Facebook, l’ancien ministre des Transports, Mansour Faye, a vivement critiqué la gestion foncière du nouveau régime dirigé par le tandem Diomaye-Sonko. Le maire de Saint-Louis accuse les autorités actuelles de marginaliser les préoccupations des goorgorlou — ces travailleurs acharnés — au profit d’intérêts partisans.

Selon lui, les décisions récentes autour du foncier au Sénégal soulèvent de nombreuses zones d’ombre. Il rappelle qu’au lendemain de l’arrivée au pouvoir du nouveau régime, une note de service (N°818/MFB/DGID) a suspendu provisoirement les opérations domaniales dans des zones stratégiques telles que le triangle Dakar-Thiès-Mbour et le littoral nord jusqu’à Saint-Louis. Cette mesure visait à stopper les constructions et geler les attributions foncières dans ces zones.

Cependant, une deuxième note (N°090/MFB/DGID/DD) est venue partiellement lever cette suspension, relançant certaines procédures domaniales et cadastrales. Puis, le 12 mars 2025, le Conseil des ministres a annoncé des mesures correctives pour, selon le communiqué, « corriger les abus constatés » dans la gestion du foncier et du domaine public maritime.

Mais pour Mansour Faye, ces démarches manquent de clarté. Il interpelle publiquement le gouvernement sur plusieurs points :

• Quelle est la portée réelle de ces mesures ?

• Combien d’attributions ou d’acquisitions ont été validées officiellement ?

• Pourquoi certaines ont-elles été annulées ?

• Quelles sont les superficies de terres effectivement récupérées par l’État ?

L’ancien ministre appelle à une transparence totale sur ces dossiers, surtout à l’heure où le parti Pastef annonce la construction prochaine de son siège. Mansour Faye affirme qu’« il semblerait que le parti s’est déjà attribué plusieurs milliers de mètres carrés dans la zone de Sacré-Cœur 3 Extension, sur l’ancien site du garage de mécaniciens et de l’ancienne piste ».

Il exige des explications sur l’origine de ces terrains, l’identité des vendeurs et celle des bénéficiaires. « Par quelle alchimie ces acquisitions ont-elles été réalisées ? », s’interroge-t-il.

Dans la même lancée, il lance une alerte à la communauté léboue de Ouakam et au « Tank » sur ce qu’il considère comme des opérations foncières à caractère occulte.

À travers ce post, Mansour Faye semble vouloir ouvrir un débat national sur la transparence dans la gestion du foncier, tout en pointant du doigt des pratiques qu’il juge douteuses de la part du régime en place.

Sorry Kaba charge Matar Ba et Macky Sall : « Fatick n’a pas su profiter de la présidence »

Invité de l’émission Jury du Dimanche sur iRadio, Sorry Kaba n’a pas mâché ses mots en s’attaquant à la gestion de la ville de Fatick. L’ancien directeur général des Sénégalais de l’Extérieur a vivement critiqué le maire Matar Ba ainsi que l’ex-président Macky Sall, natif de la localité, qu’il accuse de n’avoir pas su impulser un véritable développement dans cette ville pourtant symbolique.

« Matar Ba n’est ni un ennemi ni un ami. Il aurait pu l’être si son bilan était positif, mais ce n’est pas le cas », a lancé Sorry Kaba d’un ton tranchant. Il regrette qu’en dépit des 12 années de présidence de Macky Sall, Fatick n’ait pas connu de transformation significative. « Je ne parle pas par animosité ou adversité gratuite. Je porte Fatick en moi et je veux son développement, comme celui de tout le pays », a-t-il ajouté, insistant sur le caractère patriotique de son engagement politique.

Pour Sorry Kaba, le maire Matar Ba manque de stature et de leadership pour porter une vision de développement à la hauteur des attentes des populations. « Il ne fait pas le poids, franchement pas », a-t-il affirmé, pointant du doigt ce qu’il qualifie d’inaction municipale.

L’opposant s’est également appuyé sur les résultats des dernières élections locales pour appuyer ses propos. Selon lui, le score de 37 % obtenu par Matar Ba, pourtant soutenu par le parti présidentiel, est révélateur du désaveu populaire. « C’est l’un des maires les moins bien élus du Sénégal », tranche-t-il. Lui-même, à la tête d’une liste indépendante, avait obtenu 27 %, se positionnant comme principal challenger.

À travers cette sortie médiatique, Sorry Kaba semble poser les jalons d’une nouvelle ambition politique à Fatick, tout en dénonçant ce qu’il considère comme un manque d’initiatives et de vision de la part des dirigeants actuels. Un discours qui pourrait bien redessiner le paysage politique local à l’approche des prochaines échéances électorales.

Proposition de loi sur l’amnistie : Cheikhna Keita dénonce les motivations du Pastef et s’oppose à la « diabolisation des forces de l’ordre »

La proposition de loi sur l’amnistie continue d’alimenter de vifs débats au sein de la classe politique sénégalaise. Cheikhna Keita, ancien commissaire de police et leader du Nouveau Front Force-Alternative, s’est fermement opposé à cette initiative lors d’une conférence de presse. Il accuse le Pastef de vouloir manipuler l’opinion publique en exonérant certains acteurs des violences politiques tout en pointant du doigt les forces de sécurité.

Cheikhna Keita a défendu avec vigueur les forces de défense et de sécurité, dénonçant une volonté manifeste de les isoler et de les rendre seules responsables des violences survenues ces dernières années.

« Il n’y a pas de crime ni de délit pour un agent des forces de l’ordre tant qu’il agit dans le cadre normal de sa mission. Nous avons toujours mené des enquêtes pour établir les circonstances d’usage de la force. Aujourd’hui, nous devons refuser qu’on incrimine uniquement les policiers en citant un nombre de 80 victimes, tout en exonérant d’autres acteurs sous prétexte de motifs politiques. »

Pour lui, le débat est biaisé depuis le départ. Il rappelle que les forces de l’ordre ont agi dans un contexte de troubles majeurs, souvent confrontées à des manifestations violentes où leur propre sécurité était menacée.

L’ancien commissaire a aussi dénoncé une lecture sélective des événements, estimant que l’opposition cherche à masquer certaines vérités :

« On ne cherche pas à comprendre l’origine des incidents. Qui a attaqué en premier ? Quelles étaient les circonstances exactes de chaque décès ? Ceux qui présentent ces chiffres comme des preuves de répression veulent nous tromper. Ils créent une situation qui les dégage de toute responsabilité, tout en enfermant les forces de l’ordre dans un rôle de bourreaux. »

Selon lui, la proposition de loi actuelle ne garantit pas une amnistie juste et équilibrée mais vise plutôt à absoudre certains acteurs politiques tout en maintenant une pression sur les forces de l’ordre.

Alors que le projet d’amnistie devait être un levier d’apaisement, il semble désormais être une source supplémentaire de tensions. Le Pastef et ses alliés insistent sur la nécessité de réhabiliter les militants poursuivis sous l’ancien régime, tandis que Cheikhna Keita et d’autres acteurs estiment que cette approche occulte les véritables responsabilités et stigmatise les forces de sécurité.

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