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Situation des retraités : La grande promesse du ministre Abass Fall

Récemment nommé ministre du Travail, Abass Fall a pris une position forte sur la question des retraités sénégalais. Dans une lettre adressée à Demba Welle Diop, président de l’Association des retraités, veufs, veuves et orphelins du Sénégal (ARVOS), le ministre a affirmé que le gouvernement accorde une attention particulière à l’amélioration des conditions de vie des retraités et de leurs ayants droit. Cette initiative intervient sur instruction du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a demandé une réflexion approfondie sur la gestion des retraites au Sénégal.

Le ministre a expliqué dans sa correspondance qu’il avait été saisi par le directeur de cabinet du président pour examiner les préoccupations des retraités. Il a précisé que cette réflexion stratégique vise à revoir en profondeur le système actuel, souvent critiqué pour ses insuffisances. Parmi les problèmes identifiés figurent la faiblesse des pensions de retraite, qui ne permettent pas aux bénéficiaires de subvenir pleinement à leurs besoins, ainsi que l’absence de mécanismes réguliers de revalorisation des pensions face à l’augmentation du coût de la vie. À cela s’ajoute le manque d’accompagnement social et médical, particulièrement crucial pour des personnes souvent âgées et confrontées à des dépenses de santé importantes.

Pour répondre à ces défis, Abass Fall a annoncé que son ministère a déjà engagé une réflexion stratégique, avec pour ambition de développer des solutions durables et adaptées. Cette démarche inclut l’organisation prochaine de réunions de concertation avec les représentants des retraités, afin de recueillir leurs avis et propositions. Le ministre a souligné l’importance de ces échanges, qui permettront de définir des mesures concrètes et efficaces pour un accompagnement global des retraités.

Dans sa lettre, il a réaffirmé que le gouvernement attache une grande importance à la revalorisation des pensions et à l’amélioration des conditions de vie des retraités. Il a également insisté sur le fait que cette démarche s’inscrit dans une vision inclusive, où les retraités et leurs ayants droit seront pleinement impliqués dans le processus de réforme.

Cette annonce marque un tournant pour les retraités sénégalais, qui espèrent depuis longtemps une meilleure prise en charge de leurs besoins. Le système actuel, jugé insuffisant, ne répond pas aux attentes d’une frange importante de la population, souvent marginalisée après des années de service.

Le ministre Abass Fall a conclu en exprimant son engagement personnel et celui de son département à travailler pour le bien-être des retraités, tout en rappelant que ces efforts s’inscrivent dans une dynamique gouvernementale globale visant à renforcer la justice sociale et à améliorer la qualité de vie des citoyens.

Cette initiative suscite beaucoup d’espoir, car elle pourrait marquer une avancée majeure dans la prise en charge des retraités au Sénégal. Si les promesses sont tenues, elles pourraient transformer positivement le quotidien de milliers de Sénégalais.

Kaolack : Célébration de la fête patronale du Génie – Sainte Barbe

La célébration de la Sainte Barbe, fête patronale du Génie, s’est tenue ce vendredi sous la présidence du colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire numéro 3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine). Le thème de cette édition portait sur : « Évolution du concept armée-nation et adaptation aux politiques publiques de développement : enjeux, défis, perspectives pour le génie militaire. »

Un hommage aux traditions et aux anciens
« Ce matin, nous avons célébré la journée de cohésion des sapeurs. Une célébration qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Sainte Barbe, organisée chaque premier mercredi du mois de décembre. Cette année, elle a été célébrée le 4 décembre 2024 à Bargny », a expliqué le lieutenant-colonel Sérigne Aliou Faye, chef de corps du 1er bataillon de Génie.

Toutefois, en raison des contraintes de déplacement pour certains anciens sapeurs, le commandement du Génie a décidé que cette fête puisse être célébrée localement tout au long du mois de décembre. À Kaolack, cette journée s’est traduite par un repas de cohésion accompagné de prestations culturelles.

Perpétuer les traditions et honorer les anciens
La cérémonie a également été l’occasion de rendre un vibrant hommage aux anciens et aux retraités de 2023-2024, à qui des cadeaux ont été remis en signe de reconnaissance. « Cette fête nous permet de perpétuer les traditions du Génie. Parmi ces traditions, il y a la troupe théâtrale « Djadji », née sur les chantiers après les indépendances. Face aux conditions souvent difficiles, les sapeurs ont commencé à jouer des sketches et à présenter des prestations culturelles selon leurs groupes ethniques », a ajouté le lieutenant-colonel Faye.

La célébration a ainsi été marquée par des prestations de trois ballets : un ballet Lébou, un ballet Sérère et un ballet Diola, ainsi qu’une pièce théâtrale humoristique intitulée « Sapeurs au chantier ». Celle-ci illustre les réalités des chantiers et l’adaptation des jeunes officiers formés à l’étranger aux spécificités locales.

Le Génie : entre arme et service
Le lieutenant-colonel Faye a rappelé que les sapeurs du Génie se distinguent par leur polyvalence. « Le Génie allie à la fois une fonction d’arme et de service. Nous combattons en première ligne avec les unités de mêlée tout en construisant et entretenant des infrastructures. Nous intervenons également dans les situations d’urgence, comme lors des inondations ou de la crue du fleuve Sénégal, avec la construction d’une digue au quartier de Darou », a-t-il souligné.

Le rôle clé du 1er bataillon du Génie dans la zone militaire n°3
Présidant la cérémonie, le colonel Diouma Sow a salué le travail du 1er bataillon du Génie, malgré un contexte marqué par des contraintes de calendrier et la perte récente d’un camarade, le sapeur mineur Awa Fall.

Le colonel Sow a détaillé les contributions du bataillon à travers trois axes :

  1. Une coopération renforcée avec les autorités administratives, locales et les populations des localités de la zone.
  2. Un rôle fédérateur dans la réalisation de grands travaux au profit des unités de la zone.
  3. Une belle image des forces armées illustrée, par exemple, par la construction de l’école primaire de Taïba Némanding.

En conclusion, il a souligné l’importance pour les sapeurs de maintenir leur double compétence en tant que militaires et techniciens, pour honorer l’héritage du Génie et le transmettre aux générations futures.

Deux hommes condamnés pour violences et outrage envers un policier à Saly Portudal

Le Tribunal de grande instance de Mbour a tranché dans une affaire impliquant le chauffeur Ablaye Samb et le commerçant Mouhamed Diouf, tous deux reconnus coupables d’outrage et de violences envers un policier en pleine circulation à Saly Portudal. L’incident, survenu début novembre 2024, avait fait grand bruit dans cette commune touristique.

Aux alentours de 16 heures, sur une route particulièrement embouteillée de Saly, le chauffeur Ablaye Samb avait immobilisé son véhicule au milieu de la chaussée, provoquant un embouteillage massif. Le policier Diémé, chargé de réguler la circulation, intervient pour exiger que le véhicule soit déplacé. Mais face à l’interpellation, le chauffeur refuse catégoriquement, déclenchant un échange tendu. Les esprits s’échauffent rapidement, et Ablaye Samb en vient à insulter et agresser physiquement l’agent de police.

Sous les regards médusés des passants, la situation dégénère en une bagarre, nécessitant l’intervention de riverains pour séparer les deux hommes. Pendant ce temps, Mouhamed Diouf, un commerçant présent sur les lieux, filme la scène avec son téléphone portable, ce qui attise encore davantage les tensions.

Le policier, s’apercevant que la scène était enregistrée, confisque l’appareil du commerçant avant de signaler les faits au commissariat de Saly Portudal. Ablaye Samb et Mouhamed Diouf sont placés en garde à vue, puis déférés au tribunal.

Lors de leur comparution, les deux prévenus ont présenté des excuses au tribunal. Ablaye Samb a affirmé avoir agi sous le coup de la colère, accusant le policier d’avoir « usé de propos irrespectueux » en saisissant ses papiers. Mouhamed Diouf, quant à lui, a expliqué avoir filmé la scène pour « garder une preuve » des événements.

Le procureur a fustigé le comportement des deux hommes, estimant leur attitude incompatible avec le respect dû aux forces de l’ordre. Il a requis une peine de trois mois de prison ferme pour le chauffeur et l’application de la loi pour le commerçant.

Le tribunal a finalement condamné Ablaye Samb à trois mois de prison ferme pour outrage, rébellion et violences envers un agent en service. Mouhamed Diouf, pour sa part, a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis pour avoir filmé sans autorisation une scène compromettant un agent en exercice.

Cette affaire met en lumière la nécessité de respecter les forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions, un message que la justice sénégalaise souhaite marteler à travers ces sanctions. Pour le policier agressé, cette décision constitue une reconnaissance de son droit à intervenir dans le cadre de ses missions.

Sénégal : La Somisen lance un audit financier sur les actifs miniers de l’État

Dans un effort de transparence et de gestion optimale des ressources, la Société des Mines du Sénégal (Somisen), dirigée par Ngagne Demba Touré, a initié un audit financier approfondi sur les participations de l’État dans les entreprises minières opérant sur le territoire national. Cette démarche, rapportée par le journal Libération, vise à faire la lumière sur la gestion des actifs publics dans le secteur stratégique des mines.

Selon les informations relayées, une correspondance a été envoyée à toutes les entreprises concernées afin de collecter les documents nécessaires à cette analyse. Depuis juin dernier, la Somisen a entrepris une évaluation minutieuse de l’état des actions détenues par l’État dans ces entreprises minières.

Les premières conclusions de l’audit révèlent que l’État sénégalais détient des parts dans 14 sociétés minières. Cependant, ces participations, déjà jugées faibles, ne bénéficient pas d’une valorisation adéquate.

Le rapport provisoire pointe du doigt des pratiques financières et conventionnelles qui limitent les retombées économiques pour l’État. Dans la majorité des cas, le Sénégal n’a perçu aucun dividende, ou alors des montants jugés dérisoires, malgré les richesses considérables générées par les exploitations minières.

« Cette part de l’État dans les opérations minières, déjà faible, n’est pas valorisée », souligne le document. Cette situation interroge sur l’efficacité des accords signés et la capacité du pays à maximiser les retombées de ses ressources naturelles.

L’objectif de cet audit est de fournir un rapport détaillé aux autorités compétentes pour permettre une prise de décisions éclairées sur les mesures à adopter. La Somisen entend jouer un rôle de premier plan dans la gestion stratégique des ressources minières pour le développement économique du pays.

Cet audit s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur minier, afin de renforcer la transparence et de garantir une juste rétribution des richesses nationales pour le bénéfice des citoyens sénégalais. Les conclusions finales de ce travail pourraient marquer un tournant dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal.

Révision de la Constitution : Une controverse éclate autour de la suppression du CESE et du HCCT

Le samedi 14 décembre dernier, une révision constitutionnelle a été adoptée, actant la suppression de deux institutions consultatives, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT). Cette décision, portée par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, vise à réduire les dépenses publiques en supprimant ces institutions jugées « budgétivores ». Cependant, cette initiative suscite une vive controverse juridique.

L’ancien parlementaire Doudou Wade, repris par Les Échos, a soulevé ce qu’il qualifie de « grosse faille » dans la procédure suivie pour adopter cette réforme. Selon lui, le décret présidentiel n°2024-3404 signé le 11 décembre, qui ordonne la présentation du projet de révision, ne mentionne pas explicitement le choix de soumettre le projet uniquement à l’Assemblée nationale.

Pour étayer ses propos, Doudou Wade cite l’article 103 de la Constitution. Celui-ci précise que l’initiative de révision peut être prise par le président de la République ou les députés. Toutefois, deux conditions sont exigées pour valider la révision :

  1. L’adoption par l’Assemblée nationale suivant la procédure prévue à l’article 71.
  2. L’approbation par référendum, sauf si le président de la République décide de se limiter à un vote parlementaire réunissant une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Selon M. Wade, l’absence de mention explicite dans le décret présidentiel concernant le recours exclusif à l’Assemblée nationale pose problème. « Étant donné que [Bassirou Diomaye Faye] n’a pas spécifié dans son décret le besoin de se limiter à la seule Assemblée nationale, il doit convoquer le corps électoral pour approbation du projet de loi de révision », affirme-t-il.

Cette omission pourrait, selon les détracteurs du projet, invalider la procédure suivie pour cette révision constitutionnelle. Pour Doudou Wade, la tenue d’un référendum s’impose pour respecter pleinement la lettre et l’esprit de la Constitution.

D’autres acteurs politiques et juristes pourraient également se saisir de cette question, accentuant la pression sur le gouvernement pour clarifier ou rectifier la procédure.

Francis Mvemba, ancien candidat à la présidentielle en RDC, placé sous mandat de dépôt à Mbour pour filouterie d’hébergement

L’homme d’affaires congolais et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo (RDC), Francis Mvemba, se trouve actuellement incarcéré à la prison de Mbour, au Sénégal. Cette situation fait suite à une plainte déposée par le propriétaire d’un hôtel de la Petite-Côte, pour des impayés estimés à plus de 2,7 millions de francs CFA.

Selon les informations recueillies par Seneweb, Francis Mvemba avait séjourné à la « Villa Petit Paradis » entre le 26 novembre et le 17 décembre dernier. D’abord logé dans une suite avec piscine privée, il aurait ensuite changé pour une autre suite équipée d’une baignoire. À la fin de son séjour, les frais s’élevaient à 3,623 millions de francs CFA.

Toutefois, l’homme politique congolais n’a réglé qu’une avance de 900 000 francs CFA, laissant un solde impayé de 2,723 millions de francs CFA. Malgré les relances répétées du propriétaire, aucune solution n’a été trouvée, ce qui a poussé ce dernier à déposer une plainte auprès de la brigade de proximité de Ngaparou.

Interpellé et entendu par les gendarmes, Francis Mvemba a reconnu les faits. Il a néanmoins sollicité un délai pour régler le montant dû. Cette demande n’a pas empêché son arrestation pour « filouterie d’hébergement et d’aliments », une infraction passible de sanctions au Sénégal.

Déféré au tribunal de Mbour le mercredi 19 décembre, Francis Mvemba a été placé sous mandat de dépôt par le procureur. Sa situation juridique est désormais entre les mains de la justice sénégalaise.

Francis Mvemba n’est pas inconnu du grand public. Homme d’affaires influent et ancien prétendant à la présidence de la RDC, il avait déjà attiré l’attention des médias pour son ambition politique et son train de vie luxueux. En 2018, un reportage réalisé par Le Parisien mettait en lumière son ascension et ses projets pour son pays.

Cette affaire relance les débats sur les obligations des personnalités publiques, notamment à l’étranger, et sur leur gestion des engagements financiers. Pour Francis Mvemba, ce nouvel épisode judiciaire pourrait ternir davantage son image, déjà sujette à diverses polémiques.

Kaolack / Incendie dévastateur à Ngane : la famille Senghor perd tous ses biens

Un grave incendie s’est déclaré ce vendredi 20 décembre 2024, aux environs de 1h du matin, au domicile de la famille Senghor à Ngane, dans la commune de Dya.

Les flammes ont ravagé les vivres alimentaires, les vêtements, les ustensiles, de l’argent, du foin, ainsi que des poules .

Cet incident a réveillé toute la population, la plongeant dans un profond désarroi.

Le Sénégal prépare l’arrivée du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale du Sénégal se mobilise pour accueillir le Premier ministre Ousmane Sonko, qui présentera sa Déclaration de politique générale (DPG) le mercredi 27 décembre 2023. Cet événement crucial marque une étape importante pour le chef du gouvernement, qui aura l’opportunité de décliner sa vision et ses priorités pour le pays.

Selon des informations rapportées par le journal Les Échos, une réunion de la conférence des présidents est prévue trois jours avant cette date, soit le mardi 24 décembre. Cette rencontre vise à organiser les débats et à préparer dans les moindres détails l’arrivée du Premier ministre devant l’Assemblée nationale.

La Déclaration de politique générale, exercice solennel et stratégique, permet au chef du gouvernement de présenter son programme aux parlementaires et de solliciter leur confiance. Cet échange entre l’exécutif et le législatif s’annonce d’autant plus attendu dans un contexte marqué par des défis socio-économiques et politiques.

Le journaliste de Les Échos souligne l’importance de cette étape préparatoire dans le cadre de l’organisation des débats. Cette réunion permettra notamment de définir les modalités d’intervention et d’assurer le bon déroulement de cette session parlementaire.

L’intervention d’Ousmane Sonko est très attendue, tant par les députés que par la population sénégalaise, qui espère des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations nationales. Les regards sont donc tournés vers cette date charnière qui pourrait redéfinir les priorités et les orientations stratégiques du gouvernement.

Barthélémy Dias Accuse Ousmane Sonko et Défend son Bilan à la Mairie de Dakar

Dans une déclaration publique faite ce jeudi soir, Barthélémy Dias, récemment destitué de ses fonctions à la tête de la mairie de Dakar, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’hostilité orchestrée par Ousmane Sonko et ses partisans. L’ancien maire n’a pas mâché ses mots, pointant directement du doigt le leader du parti Pastef, qu’il accuse d’avoir joué un rôle central dans sa destitution.

Barthélémy Dias n’a pas hésité à rappeler des incidents qu’il attribue aux partisans de Sonko lors de la dernière campagne électorale. Selon lui, ces derniers auraient organisé des manifestations provocantes devant son domicile. « Durant la campagne, ses partisans sont venus devant ma maison et ont déconné. J’irai moi aussi chez lui. Pas pour les mêmes raisons, mais pour lui montrer ce qu’est le travail », a-t-il déclaré avec fermeté, marquant une nouvelle escalade dans les tensions politiques entre les deux figures.

Face à la tourmente politique, Barthélémy Dias s’est appliqué à défendre son bilan en tant que maire de Dakar, soulignant les projets d’aménagement urbain qu’il a entrepris. Parmi ces réalisations, il a mentionné les travaux effectués dans plusieurs quartiers, notamment à la Cité Keur Gorgui, où résidait Ousmane Sonko. « Quand il habitait à la Cité Keur Gorgui, il n’y avait pas de route qui traversait devant sa maison. Même ses fils sauront que Barthélémy Dias, maire de Dakar, a travaillé pour Dakar », a-t-il affirmé, insistant sur son impact concret sur la vie des Dakarois.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de rivalité politique de plus en plus tendue entre Barthélémy Dias et Ousmane Sonko. Les tensions entre les deux hommes illustrent les fractures au sein de l’opposition sénégalaise, à l’approche d’échéances politiques cruciales.

Alors que le débat s’intensifie, la scène politique sénégalaise semble s’engager dans une phase de confrontation ouverte, où les accusations et les répliques risquent de se multiplier. Reste à voir si cette querelle entre leaders aura des conséquences sur l’avenir de l’opposition et sur le paysage politique national.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°352 – du 20/12/2024

🔴 SECTEUR MINIER – EXONÉRATIONS FISCALES ET NON-PAIEMENT DE DIVIDENDES : L’ÉTAT SORT LE CARTON ROUGE
🔴 30 MILLIARDS F CFA ALLOUÉS À L’EXTENSION DU RÉSEAU DE VIDÉO-PROTECTION : LA BOAD EN CROISADE CONTRE LA CRIMINALITÉ AU SÉNÉGAL

🔴 APRÈS LA TEMPÊTE DE LA RÉVOCATION DU MAIRE BARTHÉLÉMY DIAS : LA VILLE DE DAKAR SE PROJETTE POUR LES JOJ 2026
🔴 DÉFENSEUR DU PARIS FC : MOUSTAPHA MBOW RÊVE DU MAILLOT NATIONAL

Ziguinchor : L’ONG Direct Aid au chevet des populations de Gonoum avec un projet de développement communautaire de 35 millions de francs CFA

Gonoum, un village situé dans la commune d’Adéane, arrondissement de Niaguis, département de Ziguinchor, a longtemps souffert des effets de la crise casamançaise. Après avoir été déserté par ses habitants dans les années 1990, le village a progressivement retrouvé sa population à partir de 1995. Aujourd’hui, grâce à l’ONG Direct Aid Society, un projet de développement communautaire ambitieux d’une valeur de 35 millions de francs CFA a été lancé pour améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment les femmes et les jeunes.

Le programme structurant de l’ONG vise à rendre les femmes autonomes et à fixer les jeunes dans leur terroir, afin de lutter contre l’émigration irrégulière et encourager le développement local. Ce projet a été conçu autour de trois composantes majeures : le maraîchage, l’élevage et le transport. Il comprend la mise à disposition de 5 tricycles, 75 bovins, 15 caprins, et l’aménagement d’un périmètre maraîcher avec toutes les infrastructures nécessaires.

Almamy Badji, responsable de projet à Direct Aid, a expliqué que le programme a pour objectif d’aider les populations démunies, en particulier les femmes. « Ce programme revêt un caractère purement social », a-t-il précisé. Le périmètre maraîcher de Gonoum s’étend sur un hectare et dispose désormais d’un forage, d’un château d’eau et de bassins pour permettre aux femmes d’arroser les cultures. En plus du maraîchage, les tricycles permettront aux femmes de transporter et de vendre leurs produits dans les marchés locaux.

La composante élevage, avec les 75 caprins et 15 bovins, est un autre pilier essentiel du projet. Les caprins sont composés de 7 géniteurs et de femelles, tandis que les bovins incluent 2 géniteurs et des femelles. Ce programme vise à renforcer la reproduction du cheptel et à offrir aux femmes une source de revenus supplémentaires.

Le conseiller municipal de la commune d’Adéane, Sadio Seydi, a salué cette initiative, soulignant qu’elle constitue une grande aide pour le développement de la commune. « Un sentiment de satisfaction et de soulagement se dégage de la population et de la commune. Nous sommes très reconnaissants envers Direct Aid pour ce projet », a-t-il déclaré. Il a également noté que ce type de partenariat est essentiel pour le développement de la commune et a exprimé le souhait de renforcer les liens avec l’ONG.

Seydou Sadio, conseiller municipal, a quant à lui rappelé que ce projet s’inscrit parfaitement dans le cadre du programme national « Togg Fi Tekki Fi », visant à encourager l’agriculture et à fixer les jeunes dans leurs villages. Il a également encouragé les aînés de Gonoum à mettre à disposition des terres pour permettre aux jeunes de s’investir dans l’agriculture et ainsi participer au développement du village et du pays.

Pour Mamadou Lamine Diamé, président de la jeunesse de Gonoum, ce projet est une véritable opportunité pour la stabilité des jeunes. « Ce projet permettra aux jeunes de rester dans leur village et de subvenir aux besoins de leurs familles sans avoir à migrer », a-t-il déclaré, saluant l’impact positif de cette initiative pour les femmes, qui seront les premières bénéficiaires.

En conclusion, l’ONG Direct Aid Society, à travers ce programme de développement communautaire, apporte une réponse concrète aux défis de Gonoum, en contribuant à l’autonomisation des femmes et à la stabilisation des jeunes dans leur village. Avec un soutien comme celui-ci, les perspectives de développement pour Gonoum semblent désormais plus prometteuses.

Alexis SAGNA

Mairie de Dakar : Les premiers mots de Ngoné Mbengue, mairesse intérimaire après la déchéance de Barthélémy Dias

Suite à la déchéance de Barthélémy Dias de ses fonctions de maire de Dakar, c’est désormais Ngoné Mbengue qui assure l’intérim. Dans ses premiers propos sur les ondes de la Rfm, Mme Mbengue a exprimé sa volonté de poursuivre le travail entamé par son prédécesseur, en mettant l’accent sur les priorités des Dakarois.

En tant qu’adjointe au maire, elle a affirmé : « Aujourd’hui en tant qu’adjointe au maire assurant l’intérim, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour continuer le travail et suivre l’agenda que le maire avait laissé, en me focalisant sur tout ce qui est prioritaire pour les Dakarois. » Son message a été clair : elle entend préserver la continuité des projets et s’engager pleinement dans les préoccupations des habitants de Dakar.

Concernant la réunion du Conseil municipal, prévue pour ce jeudi, Mme Mbengue a expliqué que le préfet de Dakar avait signalé un manquement concernant le respect du délai de convocation de trois jours francs. En conséquence, la réunion a été reprogrammée pour le jeudi 26 décembre, afin de respecter pleinement les exigences légales. « Nous avons tenu, ce mercredi, la réunion du bureau municipal au sein de l’annexe. Nous avons donc décidé de convoquer le Conseil municipal pour la session ordinaire le jeudi 26. Cela va nous permettre de respecter les trois jours francs », a-t-elle précisé.

Elle a également rappelé que l’article 146 de la loi sur les collectivités locales stipule que le délai de convocation d’une session ordinaire est de trois jours francs, tandis qu’une session extraordinaire peut être convoquée avec un délai réduit de 24 heures. Ngoné Mbengue a conclu en précisant que le seul reproche formulé par le préfet concernait ce non-respect des délais de convocation, une situation désormais rectifiée.

Le Président de l’Assemblée nationale reçoit Ibrahima Nour Eddine Diagne pour la présentation de son ouvrage

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Malick Ndiaye, a accueilli en audience l’entrepreneur et écrivain Ibrahima Nour Eddine Diagne. Ce dernier est venu présenter son dernier ouvrage intitulé La parole des silences, une œuvre qui propose une réflexion profonde sur le Sénégal et les dynamiques du monde contemporain.

Au cours de cette rencontre, Ibrahima Nour Eddine Diagne a partagé sa vision des enjeux majeurs auxquels le Sénégal est confronté, tout en abordant les défis globaux. L’écrivain a expliqué que son livre se veut un appel à la réflexion collective, mettant en avant l’importance de comprendre les silences qui traversent nos sociétés.

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a salué l’initiative de l’auteur, insistant sur la nécessité de telles contributions intellectuelles pour enrichir les débats publics. Il a également exprimé un vif intérêt pour le contenu de l’ouvrage, soulignant qu’il pourrait constituer une base pour alimenter des discussions constructives sur les problématiques contemporaines.

Cette audience illustre l’importance accordée par les autorités à la promotion des idées nouvelles et des réflexions enrichissantes sur le devenir du Sénégal. À travers La parole des silences, Ibrahima Nour Eddine Diagne invite les citoyens, les décideurs et les intellectuels à questionner les non-dits et à explorer des pistes pour un avenir meilleur.

Le député Tahirou Sarr interpelle le ministre de la Justice sur les questions de nationalité et de séjour des étrangers

Lors d’une séance tenue en commission des lois ce jeudi, le député non-inscrit Tahirou Sarr a interrogé le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ousmane Diagne, sur neuf thématiques, dont la nationalité, l’identité et la gestion du séjour des étrangers au Sénégal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’exercice de ses prérogatives parlementaires.

Découvrez l’intégralité de cette initiative portée par le député.

À Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne. 

Objet: Initiative parlementaire

En tant que député, je tenais devant votre autorité d’exercer mon droit d’initiative parlementaire, qui j’espère vous parlera afin de vous aider davantage à faire respecter des lois déjà existantes mais à corriger certains laxismes d’État du passé.

Ci-dessous, neuf initiatives parlementaires:

1- Application totale de la loi sur l’interdiction du droit du sol et la limitation de « l’accès à la nationalité » pour les étrangers nés de deux parents étrangers.

2- Audit général de l’État Civil et Confier l’État Civil à la Gendarmerie.

3- Identifier et sanctionner les responsables du trafic d’identité. Et Récupération de tous les États civils donnés, volés et vendus entre 2007 et 2024.

4- Audit des jugements d’État Civil au niveau des tribunaux et la raison pour laquelle que c’est toujours un étranger qui gagne devant la plainte d’un plaignant sénégalais pour usurpation, vente et spoliation d’identité.

5- Obligation de test de paternité sous plainte de la femme ou de l’homme et Facilitation du certificat de divorce sous 9 mois après séparation (pour que les hommes ne tiennent plus en otage les femmes désireuses de refaire leur vie.)

6- En remplacement du CESE et HCCT, Créer une direction de Réparation des injustices et des inégalités pour résoudre tous les problèmes et préjudices subis entre 2000 et 2024 par les sénégalais qui soient abus de pouvoir, abus d’autorité, accaparement de biens ou d’héritage etc…

7- Création de Prisons Agricoles pour le désengorgement et l’intégration des centres pénitentiaires. Établissement pour but de faciliter la création des coopératives communales pour une agriculture durable et inclusive mais aussi assoir d’une manière plus citoyenne la réinsertion des détenus le méritant avec des salaires symboliques. (Dossier que je crois est déjà dans votre bureau via le ministre de l’Agriculture depuis trois mois).

8- Créer dans chaque ambassade un pool d’avocats (de deux à trois) pour assister les Sénégalais ayant des démêlés avec la justice du pays de leur résidence.

9- Intégration des Coordonnateurs (non intégrés) des Maisons de Justice dans la Fonction Publique par recrutement spécial comme ce fut le cas avec les coordonnateurs intégrés et tel que recommandé dans le rapport des assises de la justice, et ce afin de désengorger les cours et tribunaux et favoriser le rapprochement de la justice aux justiciables

Veuillez agréer, monsieur le Ministre l’expression de ma considération distinguée.

« Juan Branco égratigne le nouveau régime après l’hommage à Thiaroye 44 »

Juan Branco, qui fut l’avocat de Ousmane Sonko durant ses moments difficiles, charge, ces derniers jours, les gouvernants actuels du Sénégal. Dans une tribune que nous vous proposons ci-dessous, l’avocat montre son désaccord sur certains choix du régime actuel.

« Il y a un an, un citoyen naturalisé français mettait en jeu son corps pour soutenir un peuple qui voyait sa souveraineté menacée.

Lorsqu’on m’enleva, après vingt-cinq heures passées sur une pirogue défiant l’océan, dans un village de Mauritanie, à 100km de Nouakchott, avant de m’emmener au siège des services secrets mauritaniens, m’y cagouler, menotter, et me renvoyer auprès des fils les plus fiers du Sénégal, dans la prison de Rebeuss, je ressentis une immense fierté.

Celle d’avoir abandonné le discours en me plaçant, enfin, corps à corps, à égalité de ceux qui luttaient.

À leurs côtés.

Je n’eus, au cours de ces jours, de mots ni de regards pour un quelconque des serviteurs du pouvoir qui alors tuait et enfermait, refusant la cellule individuelle que l’on m’avait préparée, tremblant à l’unisson de mes frères enfermés, rugissant à leurs côtés lorsque je fus, pour la dernière fois, extrait de la prison, le poing serré et levé.

Nous qui étions en lutte contre la mort savions que notre courage nous consacrerait.
Nous fûmes libérés.

Jamais aurions-nous pensé qu’un an plus tard, une place d’honneur serait accordée au ministre d’un gouvernement qui faisait alors tuer et emprisonner nos proches pour maintenir sa tenaille sur ces terres, et nous rêvait à jamais enfermés.

Jamais n’aurions-nous cru que le vainqueur de cette lutte se rendrait à deux reprises auprès de son homologue français, souriant aux côtés de celui qui nous avait souhaités en une mort partagée.

Les chemins qu’embrassent mes pairs – qui ont désormais un peuple à défendre, diriger et aimer – les éloignent de ce pourquoi nous nous sommes engagés.

Qu’on ne manque cependant de l’oublier: le sang de nos pères nous oblige, et sa mémoire n’a de valeur que si elle nous empêche d’une nouvelle fois emprunter les chemins qui à l’abattoir les ont menés.

Que Dieu nous protège et nous guide, et qu’il ouvre à ces êtres que j’ai tant aimé, et pour lesquels j’aurais donné ma vie, si on me l’avait demandée, aux voies de la lumière de la liberté.
Car leur peuple a fait la fierté du monde, et ils portent désormais sur leurs épaules sa destinée.
Pensées. »

La session du Conseil municipal de Dakar reportée au 26 décembre

Initialement attendue avec grande anticipation, la réunion du Conseil municipal de Dakar prévue pour aujourd’hui n’aura finalement pas lieu. Selon des informations relayées par le journal Les Échos, la session a été reportée au jeudi 26 décembre, à la suite des incidents ayant perturbé les préparatifs et entraîné un dépassement des délais réglementaires.

Ce report a été décidé lors d’une réunion du bureau municipal tenue hier dans les annexes de l’Hôtel de Ville, sous la présidence de Mme Ngoné Mbengue, Première adjointe au Maire. Les membres du bureau, en concertation avec le préfet, ont convenu de fixer cette nouvelle date pour garantir une meilleure organisation et prévenir d’éventuelles tensions.

La décision s’appuie sur une lettre officielle, la N°04005/P/DK, adressée par le préfet et validée par les autorités municipales. Cette correspondance insiste sur la nécessité de reprendre les travaux dans un cadre apaisé, propice au bon déroulement des discussions.

L’annonce du report intervient dans un contexte marqué par des blocages et des divergences au sein de l’équipe municipale, perturbant le fonctionnement habituel de la mairie. Les observateurs espèrent que cette nouvelle échéance permettra aux différents protagonistes de surmonter les différends et de recentrer les débats sur les priorités de la ville et le bien-être de ses habitants.

La prochaine session ordinaire, désormais fixée au 26 décembre, sera un test décisif pour l’administration municipale et son leadership face aux défis organisationnels et politiques qui se posent. Affaire à suivre.

Bambey : Assane Dia dresse son bilan et annonce des projets ambitieux d’ici 2027

Le Maire de Bambey, Assane Dia, se distingue par sa modestie, sa simplicité et son exemplarité dans ses relations humaines. Gestionnaire et auditeur de profession, son expérience et sa rigueur se reflètent dans sa gestion municipale. Fidèle à une démarche de transparence et de bonne gouvernance, il a présenté son bilan à mi-parcours après deux ans et quelques mois de mandat (février 2022 à décembre 2024).

L’objectif de cet exercice est de mettre en lumière les réalisations majeures dans divers secteurs, de partager les perspectives pour la suite de son mandat, et de renforcer l’engagement de la municipalité envers les citoyens de Bambey.

Une approche participative dès le début
Dès sa prise de fonction, après son installation par Madame le Préfet, Assane Dia s’est immédiatement engagé dans une démarche d’écoute active en allant à la rencontre des doléances des populations. Selon lui, cette approche est une exigence de la démocratie moderne.

Le maire a précisé que le programme de travail mis en œuvre à Bambey repose sur une démarche participative. « Conçu avec les Bambeyois et pour les Bambeyois, ce programme place l’humain au cœur de nos priorités », a-t-il ajouté.

Réalisations notables (février 2022 – décembre 2024)

  1. Infrastructures et urbanisme :
    • Construction du mur de clôture de la gare routière et de 8 blocs sanitaires (8 millions FCFA).
    • Réfection du marché de bétail (daral) et construction de 8 autres blocs sanitaires au marché central (10 millions FCFA).
    • Remblayage et curage des voiries pour prévenir les inondations.
    • Organisation de campagnes de reboisement avec le soutien des services des eaux et forêts et de la population.
  2. Éducation :
    • Réfection de deux écoles maternelles pour un montant de 5 millions FCFA.
    • Construction de quatre salles de classe (24 millions FCFA) dans deux écoles élémentaires.
    • Dotation annuelle de fournitures scolaires (10 millions FCFA) et appui financier pour le désherbage des écoles.
    • Réhabilitation de l’école Cheikh Awa Mballa Mbacké (24 millions FCFA).
    • Recrutement d’un enseignant pour le nouveau daara moderne de Wakhaldiam.
    • Soutien aux amicales estudiantines (2 millions FCFA).
  3. Sport et culture :
    • Subvention annuelle des ASC (7 millions FCFA).
    • Avancées sur les travaux du stade départemental, désormais accessible à la jeunesse.
    • Organisation de la Coupe du Maire, avec une forte mobilisation.
  4. Santé :
    • Dotation d’une ambulance médicalisée.
    • Recrutement de personnel soignant et acquisition d’équipements médicaux (radioscopie, bloc opératoire en cours de finalisation).
    • Projet de construction d’un hôpital de niveau 2 ou 3, en collaboration avec le ministère de la Santé.
  5. Environnement et cadre de vie :
    • Réalisation de 11 km de routes bitumées (3 km déjà achevés, coût total : 794 millions FCFA).
    • Construction d’une Maison de la Jeunesse (1,2 milliard FCFA).
    • Extension de 12 km de réseau d’eau dans les quartiers périphériques (405 millions FCFA).
    • Aménagement de la Place de l’Indépendance (10 millions FCFA) et des marchés secondaires.
  6. Volet social :
    • Appui régulier lors des grandes fêtes religieuses et traditionnelles.
    • Soutien inconditionnel à la population lors des moments difficiles, renforçant la proximité entre le maire et ses concitoyens.

Perspectives pour 2027
Assane Dia a annoncé des projets structurants pour la seconde moitié de son mandat :

  • Finalisation de l’hôpital de niveau 2 ou 3 dès 2025.
  • Pavage des abords du marché central.
  • Acquisition de camions de vidange pour renforcer le système d’assainissement.
  • Création d’une nouvelle école élémentaire.
  • Lancement d’un partenariat avec EDK pour la création d’une structure générant plus de 200 emplois pour les jeunes de Bambey.

Avec cette vision claire et des actions concrètes, Assane Dia s’impose comme une figure majeure de l’histoire de Bambey.

Dakar : Un étudiant congolais jugé pour une escroquerie à trois millions de FCFA

Une affaire d’escroquerie spectaculaire a secoué le Tribunal des flagrants délits de Dakar, où Martinel Loko, un étudiant congolais, a été accusé d’avoir soutiré trois millions de FCFA à des victimes en se faisant passer pour un agent des douanes. Une opération frauduleuse habilement orchestrée via les réseaux sociaux, selon le journal L’Observateur.

Tout commence avec une annonce circulant sur les réseaux sociaux, prétendant organiser une vente aux enchères de véhicules saisis par la Douane sénégalaise. Martinel Loko, se présentant comme un agent des douanes, promettait des voitures à prix défiant toute concurrence. Pour accéder à cette vente fictive, les intéressés devaient verser un droit d’accès de 100 000 FCFA.

Séduites par cette offre, de nombreuses victimes ont rapidement effectué des paiements, espérant mettre la main sur des véhicules à prix réduit. Au fil des semaines, les fonds affluaient à un rythme soutenu : quinze envois par jour, pour un total estimé à trois millions de FCFA. Une fois les paiements reçus, le pseudo-agent disparaissait, coupant tout contact avec les victimes.

Lors de l’audience, trois victimes – Mamadou Diokhané, Mamadou Saliou Diallo et Sophie Dione – ont décrit la même mésaventure. Mamadou Diokhané a confié avoir perdu 500 000 FCFA, tandis que Mamadou Saliou Diallo et Sophie Dione ont été délestés respectivement de 600 000 et 150 000 FCFA. Tous ont dénoncé les fausses promesses et l’urgence imposée pour effectuer les paiements.

Martinel Loko a tenté de se défendre en incriminant un certain « Arthur », présenté comme le cerveau de l’opération. Selon lui, Arthur, un individu qu’il aurait rencontré par le biais d’une ancienne petite amie ivoirienne, lui aurait demandé de recevoir et de transférer les fonds. « Je n’ai rien touché de cet argent », a-t-il affirmé, évoquant un rôle d’intermédiaire.

Le procureur a cependant réfuté cette version, estimant qu’aucune preuve n’établissait l’existence d’Arthur. « Dès qu’il a été alerté par les victimes, il aurait dû cesser ses activités », a-t-il déclaré, tout en requérant une peine de deux ans de prison ferme pour complicité d’escroquerie.

L’avocat de la défense, Me Abdoul Gningue, a plaidé la bonne foi de son client, affirmant que Martinel Loko était un jeune diplômé manipulé et utilisé comme instrument par des tiers malintentionnés. Il a sollicité la clémence du tribunal, demandant une condamnation réduite au remboursement des victimes.

Le tribunal rendra son verdict le 26 décembre. Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la prolifération des arnaques en ligne et appelle à une vigilance accrue face aux promesses trop alléchantes sur les réseaux sociaux.

Radiation de Barthélemy Dias : Ismaïla Madior Fall défend la légalité de la procédure mais évoque des recours possibles

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, s’est exprimé sur la récente destitution de Barthélemy Dias de son poste de maire de Dakar. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre. Selon l’ex-garde des Sceaux, cette mesure est conforme aux textes législatifs en vigueur.

« C’est fondé en droit. Le préfet n’a pas révoqué Barthélemy Dias, mais il a constaté sa démission en tant que conseiller municipal. Au regard de l’article 277 du Code électoral, l’acte du préfet est légal », a-t-il déclaré.

Malgré cette défense de la légalité de la décision, Ismaïla Madior Fall a tenu à souligner que celle-ci n’est pas définitive. « C’est attaquable, ce n’est pas un acte irrévocable. C’est d’ailleurs pour cela que Barthélemy Dias a décidé de saisir la justice », a-t-il ajouté.

Le recours annoncé par Barthélemy Dias pourrait ainsi remettre en cause cette décision administrative. Cette perspective laisse entrevoir une bataille juridique où les interprétations des dispositions du Code électoral seront au cœur des débats.

La radiation de Barthélemy Dias fait suite à une constatation du préfet selon laquelle l’édile de Dakar aurait perdu sa qualité de conseiller municipal, condition indispensable pour exercer la fonction de maire. Une lecture du Code électoral que le camp de Barthélemy Dias conteste fermement, dénonçant une décision politique déguisée en mesure administrative.

Le recours devant les juridictions compétentes marquera probablement une étape cruciale dans cette affaire, avec des enjeux qui dépassent le simple cadre de la mairie de Dakar.

L’affaire met en lumière les subtilités du droit administratif et électoral, tout en ravivant les tensions politiques dans la capitale sénégalaise. La décision de justice à venir sera scrutée de près, non seulement par les partisans de Barthélemy Dias, mais aussi par les observateurs de la vie politique nationale.

Adoption du budget 2025 : Une hausse significative pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique

Le budget 2025 du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a été adopté ce mardi 17 décembre par la commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale. Cette enveloppe budgétaire, qui s’élève à 58,4 milliards de francs CFA, marque une augmentation notable de 36,8 % par rapport à l’exercice précédent, selon les informations rapportées par le quotidien L’AS.

Ce budget est réparti en trois grandes rubriques :

  • 13,5 milliards de francs CFA sont alloués au secteur de la Communication,
  • 31,1 milliards de francs CFA iront au développement du Numérique,
  • 12,7 milliards de francs CFA seront dédiés au secteur postal.

Le ministre en charge du département, Alioune Sall, aura l’occasion de défendre ces allocations budgétaires en plénière la semaine prochaine.

Cette hausse significative du budget reflète la volonté de renforcer les initiatives dans les domaines stratégiques de la communication et du numérique, essentiels à l’évolution socio-économique du pays. Elle traduit également un engagement en faveur de l’amélioration des infrastructures et des services dans ces secteurs.

Les observateurs attendent avec intérêt la plénière, au cours de laquelle des précisions pourraient être apportées sur les projets prioritaires du ministère et les impacts attendus de cette augmentation budgétaire sur les performances des secteurs concernés.

Le CIIEE International Plaide pour la Protection des droits des migrants à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants

A l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE International) a lancé un appel fort pour la reconnaissance et la protection des droits des migrants. Dans une déclaration officielle, le président de l’organisation, Bright Fiaga, a souligné le rôle essentiel des migrants dans le développement économique, la diversité culturelle et la cohésion sociale des pays d’accueil. Il a insisté sur la nécessité d’adopter des politiques inclusives garantissant l’accès des migrants à des services de santé, à l’éducation, à l’emploi et à un logement décent, en respectant leurs droits fondamentaux, sans distinction de statut.

Bright Fiaga a également exprimé son inquiétude face à la stigmatisation croissante des migrants, souvent accusés à tort d’être liés à des actes de terrorisme. Le président du CIIEE a rappelé que la grande majorité des migrants sont des individus pacifiques, fuyant des situations difficiles pour améliorer leur condition de vie. Il a exhorté les gouvernements et la société civile à adopter des politiques qui reconnaissent la dignité humaine et évitent de restreindre les droits des migrants en raison de stéréotypes injustifiés. « La sécurité ne doit pas devenir un prétexte pour l’exclusion », a-t-il affirmé.

Enfin, le CIIEE a rendu hommage aux volontaires et aux partenaires qui œuvrent sans relâche pour la protection des migrants, notamment dans les zones de conflits. Bright Fiaga a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les enfants orphelins et les victimes des crises migratoires. En conclusion, il a lancé un appel à la mobilisation collective pour construire un avenir respectueux et inclusif, où chaque migrant est reconnu pour sa contribution vitale au développement des sociétés.

Journée Internationale des Migrants : Un Appel à l’Action pour l’Intégration et la Lutte Contre l’Immigration Clandestine

Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, une rencontre importante s’est tenue au Sénégal sous l’impulsion du Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE). L’événement a réuni des acteurs de la société civile et des responsables locaux autour d’un enjeu majeur : la valorisation de la migration légale et la lutte contre l’immigration clandestine. Dans un contexte où la migration reste un sujet sensible et souvent mal compris, Mandiaye Ndiaye, Conseiller Pays, et Maguette Sambe, Secrétaire Général Pays, ont partagé leurs perspectives et les actions à venir pour répondre à ces défis.

Dans son intervention, Mandiaye Ndiaye a rappelé que la migration est une réalité complexe, née de diverses dynamiques socio-économiques. Si la communauté internationale se mobilise chaque année pour cette journée, c’est pour souligner l’importance de soutenir les migrants, qu’ils soient en transit ou dans leur pays d’accueil. « Les jeunes doivent pouvoir se déplacer, s’installer ailleurs pour travailler et contribuer à leurs pays d’origine et de destination », a-t-il souligné. Selon lui, l’essentiel est de trouver des solutions pour permettre aux jeunes de migrer de manière légale et sécurisée, en leur offrant des alternatives à la migration clandestine.

Le Secrétaire Général, Maguette Sambe, a abondé dans le même sens en insistant sur le drame que représente l’immigration clandestine dans de nombreux pays africains. « Nous souffrons énormément de cette migration illégale, qui met en danger la vie de nos jeunes et crée des fractures sociales profondes », a-t-il déclaré. Pour lui, il est impératif de mettre en place des stratégies concrètes pour freiner ce phénomène. Le CIIEE a été créé dans ce but : sensibiliser, éduquer et offrir des solutions durables pour ceux qui souhaitent migrer. Il est donc primordial de lutter contre les réseaux de passeurs et d’accompagner les jeunes dans leur démarche de migration.

Depuis sa création il y a un an, le CIIEE s’est donné pour mission de sensibiliser et de partager des informations sur les questions migratoires. Le Conseil œuvre également à la mise en place d’un réseau de partenariats solides avec des institutions internationales et des ministères concernés. Une de ses premières actions marquantes a été le lancement d’un communiqué qui a été largement diffusé dans la presse. Ce communiqué appelle à une mobilisation générale pour soutenir la migration légale et lutter contre l’immigration clandestine, en particulier en ciblant les jeunes au Sénégal.

Dans le cadre de ses initiatives, le CIIEE prévoit d’organiser, en janvier prochain, un atelier de partage des meilleures pratiques et de réflexion sur les actions à mener pour favoriser une migration sécurisée et régulée. Cet atelier impliquera des partenaires institutionnels, des ONG, des ministères et des représentations diplomatiques. L’objectif est de dresser un plan d’action pour informer et éduquer la jeunesse sénégalaise tout en renforçant la coopération internationale sur cette question.

Pour Mandiaye Ndiaye, l’atelier sera aussi l’occasion de structurer un programme d’activités qui permettra de mettre en œuvre des actions concrètes. « Nous devons davantage informer et accompagner nos jeunes pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées, qu’ils aient les moyens de migrer légalement, et surtout qu’ils soient protégés contre les dangers de la migration clandestine », a-t-il affirmé.

À l’heure où les migrations deviennent un sujet de préoccupation mondiale, il est plus que jamais crucial de penser des solutions qui permettent à chacun de migrer en toute sécurité. Le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi se positionne comme un acteur clé dans ce processus, visant à créer un environnement où les jeunes peuvent migrer pour travailler, apprendre, et contribuer à la prospérité de leurs pays d’origine et d’accueil.

L’appel lancé aujourd’hui par Mandiaye Ndiaye et Maguette Sambe est clair : il est temps de transformer la migration en une opportunité et de combattre l’immigration clandestine avec des actions concrètes, éclairées et solidaires. Les enjeux sont immenses, mais l’espoir est là, porté par une génération prête à œuvrer pour un avenir meilleur pour tous.

Kaolack/Santé : Plus de 100 personnes bénéficient de consultations gratuites en ophtalmologie

Plus de 100 patients ont bénéficié de consultations ophtalmologiques gratuites ce jeudi à Médina Baye. Cette initiative a été organisée par le GIE « Bayi Sawar » en collaboration avec ses partenaires européens.

« Cette campagne de deux jours, qui se déroule du jeudi au vendredi dans le quartier de Médina Baye, a déjà permis aux patients de bénéficier de consultations gratuites et de lunettes correctrices à bas prix », a déclaré Omar Diaw, coordonnateur des réseaux pour la protection des droits des enfants.

Selon M. Diaw, le choix de Médina Baye s’explique par la forte demande locale pour des soins ophtalmologiques, constatée lors des quatre dernières éditions organisées dans d’autres quartiers de la commune de Kaolack. « Nous avons remarqué qu’au cours de ces éditions passées, de nombreux patients provenaient de Médina Baye. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de tenir cette campagne directement ici », a-t-il précisé.

M. Diaw a également souligné que le coût élevé des consultations en ophtalmologie dans les hôpitaux, ainsi que la cherté des lunettes correctrices (40 000 à 45 000 FCFA), constitue un obstacle majeur pour de nombreux patients.

Momar Ndiaye, membre du comité d’organisation, a salué cette initiative et encouragé la population à profiter de telles opportunités pour accéder à des soins à moindre coût.

Pour sa part, Oustaz Baye Thiam, l’un des bénéficiaires, a mis en avant l’importance de ces journées de consultations gratuites. Selon lui, cette initiative arrive à point nommé dans un contexte où les besoins en soins ophtalmologiques sont croissants dans la région.

Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, en visite officielle au Sénégal

Depuis le mercredi 18 décembre, Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (IFC), branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, est en visite au Sénégal. Ce séjour, qui s’achèvera le 23 décembre, a pour objectif principal de renforcer les collaborations entre l’IFC et les acteurs économiques sénégalais, dans une dynamique de soutien au développement économique et à la création d’emplois.

Selon une note relayée par Le Témoin, Makhtar Diop a prévu des entretiens avec le président de la République, Diomaye Faye, le Premier ministre, Ousmane Sonko, et plusieurs autres membres du gouvernement. Ces rencontres visent à identifier les opportunités pour mobiliser davantage d’investissements dans les secteurs stratégiques du pays.

Par ailleurs, le directeur général de l’IFC s’entretiendra également avec des représentants du secteur privé national pour discuter des moyens concrets d’intensifier l’appui technique et financier de l’IFC. Une attention particulière sera portée aux initiatives favorisant l’entrepreneuriat et la création d’emplois, en ligne avec les objectifs de développement durable.

Makhtar Diop visitera également le vaccinopôle de l’Institut Pasteur, situé à Diamniadio, une infrastructure clé pour la souveraineté sanitaire du Sénégal et de la région. Ce site, consacré à la production de vaccins, représente une avancée majeure pour la lutte contre les épidémies et les défis sanitaires en Afrique de l’Ouest.

Un réseau d’arnaque démantelé : P. M. Kane accusé d’escroquerie à grande échelle

P. M. Kane, un homme non-voyant âgé de 28 ans, est actuellement au cœur d’une affaire judiciaire retentissante. Il a été interpellé par les agents du commissariat de l’Unité 15 des Parcelles Assainies, à Dakar, avant d’être déféré au parquet pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux. Selon le journal Libération, qui a révélé l’information ce jeudi 19 décembre, l’homme aurait orchestré une vaste opération visant des candidats à l’émigration.

P. M. Kane aurait convaincu ses victimes de la possibilité de se rendre en Suisse grâce à des contrats de travail fictifs émis par une prétendue société nommée Dada Drilling and Construction (Ddc). Pour être éligibles, les aspirants au voyage devaient lui remettre leurs passeports et s’acquitter d’une somme de 1,1 million de francs CFA, dont 100 000 francs pour les frais de dossier.

L’enquête a permis de découvrir 179 passeports chez l’accusé ainsi que des preuves de versements s’élevant à plus de 30 millions de francs CFA. Toutefois, le journal souligne que le nombre exact de victimes et les sommes collectées pourraient être bien plus importants.

L’affaire a éclaté à la suite de la plainte déposée par A. Mbaye, l’une des victimes présumées. Ce dernier avait remis à P. M. Kane 13 passeports et 1,5 million de francs CFA pour les frais de dossier, dans l’espoir que les candidats au voyage embarqueraient pour la Suisse le 29 novembre, comme promis. Cependant, à la date prévue, P. M. Kane avait disparu, déclenchant les soupçons et les démarches judiciaires.

Après cette première plainte, d’autres victimes, originaires de Sangalkam, Noto Gouy Diama et Tivaouane, ont commencé à se manifester. Ces derniers accusent également P. M. Kane d’avoir usé de manœuvres similaires pour les escroquer.

Avec les preuves accablantes réunies par les enquêteurs, P. M. Kane devra répondre devant la justice. Ce scandale met en lumière les dangers des promesses trompeuses liées à l’émigration et la vulnérabilité des personnes en quête de meilleures opportunités. L’affaire pourrait également servir de signal d’alarme pour d’autres potentielles victimes de réseaux frauduleux similaires.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye exhorte à accélérer la promotion des logements sociaux

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts dans le déploiement des programmes nationaux de promotion de logements sociaux.

Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le chef de l’État a exprimé son souci de répondre efficacement aux besoins croissants des populations en matière d’accès à un habitat décent. Il a ainsi instruit le Premier ministre de relancer les initiatives de construction de logements sociaux.

Ces programmes devront cibler des zones adaptées, tout en étant soutenus par des lotissements et des plans d’aménagement validés par les autorités compétentes. Le président a également souligné l’importance d’assurer une régularisation foncière préalable. « Les titres d’occupation devront être officiellement validés après les audits fonciers et immobiliers en cours », précise le communiqué.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer l’accès à un logement abordable, tout en assurant une gestion transparente et efficace des ressources foncières et immobilières.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS : L’ADHA sonne l’alerte sur les conditions des 83 Sénégalais bloqués au Niger

Les migrants sénégalais bloqués au Niger doit être un électrochoc pour les autorités, les partenaires internationaux et la société civile, selon l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), qui a lancé un appel à l’endroit de l’État pour alerter sur la détresse des pays.

En cette Journée internationale des migrants célébrée chaque 18 décembre, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) appelle à une mobilisation urgente face à la situation critique des migrants sénégalais bloqués dans le désert du Niger. À travers un communiqué parcouru par « Le Dakarois Quotidien », l’Organisation non gouvernementale (ONG) a renseigné que ces hommes et femmes, expulsés d’Algérie et de Tunisie, se retrouvent dans des camps de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Ces Sénégalais, au nombre de 42 à Assamaka depuis plus d’un mois et de 41 à Agadez depuis près de cinq mois, vivent une tragédie silencieuse. Privés d’accès à l’eau potable, à une alimentation adéquate et à des soins médicaux de base, ils affrontent quotidiennement la faim, la maladie et des températures écrasantes. Le désert, impitoyable, devient pour eux une prison à ciel ouvert, où la survie est un combat de chaque instant. Nombre d’entre eux sont en état de détresse psychologique, rongés par le désespoir face à l’absence de perspectives de rapatriement.
Des témoignages de leurs familles, restées au Sénégal, viennent renforcer l’alerte sonnée par l’ADHA. Ces proches vivent dans l’angoisse permanente, impuissants devant la souffrance de leurs enfants, frères et sœurs. Ils implorent les autorités sénégalaises de prendre des mesures immédiates pour sauver ces vies en danger.

LES CARENCES D’UN SYSTÈME

Depuis des années, le Sénégal bénéficie de financements conséquents dans le cadre de la coopération internationale, notamment via le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, destiné à freiner la migration irrégulière et à renforcer le développement local. Cependant, ces ressources n’ont pas permis d’apporter des solutions durables. De nombreux projets, mal conçus ou mal exécutés, ont échoué à répondre aux véritables besoins des populations locales. Pire encore, des cas de détournements et de gestion opaque de ces fonds ont été signalés, alimentant la méfiance des communautés et marginalisant les migrants de retour ainsi que les associations locales censées en être les principaux bénéficiaires, renseigne l’ADHA.
Les programmes migratoires se concentrent souvent sur des objectifs sécuritaires dictés par les bailleurs de fonds, en particulier l’Union européenne (UE), plutôt que sur les enjeux structurels du Sénégal. Ce déséquilibre stratégique contribue à la précarisation des migrants et au maintien des causes profondes de l’exode. La pauvreté, le chômage, l’accès limité à une éducation de qualité et les inégalités économiques poussent chaque année des milliers de Sénégalais à prendre des routes dangereuses vers un avenir incertain.
La situation actuelle des migrants bloqués au Niger illustre ces échecs à grande échelle. Face à cette crise humanitaire, l’inaction des autorités sénégalaises est incompréhensible. Le gouvernement a une responsabilité envers ses citoyens, qu’ils soient à l’intérieur de ses frontières ou à l’étranger. Le silence ou l’indifférence face à ces souffrances équivaut à une négation des droits les plus fondamentaux de ces hommes et femmes.

LES PROPOSITIONS DE L’ADHA

Pour l’ADHA, il est impératif que le Sénégal prenne des mesures immédiates et décisives pour répondre à cette crise. Un rapatriement urgent des Sénégalais bloqués au Niger doit être organisé dans des conditions respectant leur dignité et leurs droits fondamentaux. Ce rapatriement doit s’accompagner d’une assistance humanitaire d’urgence pour répondre à leurs besoins essentiels en matière d’eau potable, d’alimentation et de soins de santé.
Parallèlement, un audit rigoureux des financements liés à la migration et au développement doit être réalisé, avec une transparence totale. Cet audit permettra de faire la lumière sur les détournements et les dysfonctionnements, d’identifier les responsables et de rétablir la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.
Il est également nécessaire de repenser les politiques nationales en matière de migration et de développement. Le système éducatif, souvent inadéquat, doit être réformé pour offrir aux jeunes Sénégalais une formation adaptée aux réalités économiques du pays. De même, le droit du travail doit être renforcé pour garantir des emplois décents et limiter l’exode économique.
Enfin, selon l’ADHA, la coopération internationale doit être réorientée pour mieux répondre aux besoins structurels et conjoncturels du Sénégal. Les financements alloués ne doivent pas seulement viser à sécuriser les frontières européennes, mais aussi à créer des opportunités locales pour dissuader la migration irrégulière. Une approche participative impliquant les migrants eux-mêmes, les associations locales et la société civile est essentielle pour garantir l’efficacité des programmes.
En conclusion dans sa note, l’ADHA rappelle que la migration ne doit pas être une condamnation à la souffrance ou à l’exclusion. Elle doit au contraire être perçue comme une opportunité, un droit et une contribution au développement humain et économique. Le Sénégal, en tant qu’État souverain, a l’obligation morale et juridique de protéger ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Le Dakarois

L’extradition de Papa Doro Gaye compromise pour raisons humanitaires

L’homme d’affaires sénégalais Papa Doro Gaye, actuellement sous contrôle judiciaire à Paris, pourrait échapper à son extradition vers Dakar pour des motifs humanitaires. Selon L’Observateur, les mêmes raisons médicales qui avaient motivé sa mise en liberté provisoire au Sénégal pourraient être invoquées pour lui permettre de poursuivre ses soins en France.

Papa Doro Gaye souffre d’une maladie chronique nécessitant un suivi médical régulier, assuré par le gastro-entérologue italien Dr G. Bersani. Ce dernier avait déjà fourni un rapport médical déterminant pour obtenir sa libération provisoire en juin dernier à Dakar. Cette pathologie, jugée incompatible avec une détention, pourrait à nouveau peser dans la balance alors que les autorités sénégalaises demandent son extradition.

Arrêté le lundi 16 décembre sur les Champs-Élysées par la Direction de la police judiciaire de Nanterre, il a été placé sous contrôle judiciaire dès le lendemain. Toutefois, ses avocats, dont Me Seydou Diagne, comptent s’appuyer sur des éléments solides pour bloquer la procédure d’extradition, en invoquant la convention judiciaire entre la France et le Sénégal.

Papa Doro Gaye est accusé d’escroquerie foncière au Sénégal pour un montant de 1,2 milliard de FCFA. Selon la partie civile, représentée par Sakiyoulahi Sow, l’homme d’affaires aurait usé de manœuvres frauduleuses dans une transaction immobilière. Placé sous mandat de dépôt le 3 juin 2024, il avait obtenu une liberté provisoire à la fin du mois après avoir signé un protocole d’accord prévoyant le versement d’un acompte de 250 millions de FCFA et des garanties sous forme de titres de propriété sur plusieurs biens immobiliers.

Cependant, Papa Doro Gaye n’avait pas respecté les termes de cet accord, notamment les paiements mensuels convenus. Redoutant un retour en prison, il avait fui le Sénégal via la Guinée-Bissau avant de s’installer en France. Cette fuite avait conduit les autorités sénégalaises à émettre un mandat d’arrêt international à son encontre.

Malgré la gravité des accusations portées contre lui, la stratégie de défense de Papa Doro Gaye repose sur sa situation médicale et le respect de ses droits fondamentaux. La justice française devra trancher entre ces arguments humanitaires et l’exigence de coopération judiciaire internationale.

En attendant une décision définitive, l’homme d’affaires reste sous contrôle judiciaire à Paris, tout en poursuivant ses soins en Italie. L’affaire, déjà marquée par de nombreux rebondissements, pourrait connaître un nouveau tournant dans les semaines à venir.

Ousmane Sonko en Gambie pour renforcer la coopération sénégalo-gambienne

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé ce mercredi 19 décembre 2024 à Banjul, en Gambie, pour une visite de travail et d’amitié de deux jours. À son arrivée, il a été chaleureusement accueilli par le Vice-Président gambien, Muhammed B.S. Jamlow, marquant ainsi l’importance des relations bilatérales entre les deux pays voisins.

Cette visite est placée sous le signe du renforcement de la coopération économique et commerciale. Ce jeudi 19 décembre, M. Sonko et son homologue gambien co-présideront la 2e édition du Forum économique, commercial et d’investissement sénégalo-gambien, un événement majeur visant à promouvoir les échanges commerciaux et à attirer des investissements entre les deux nations.

Le programme se poursuivra ce vendredi avec la tenue de la 5e Session de la Commission consultative conjointe. Cette instance est chargée du suivi et de l’évaluation des accords de coopération bilatérale. La rencontre permettra de dresser un bilan des progrès réalisés et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration dans divers secteurs, tels que les infrastructures, l’énergie et l’agriculture.

En marge de ces travaux, le Premier ministre sénégalais et sa délégation effectueront des visites sur le terrain pour mieux appréhender les projets communs en cours et explorer de nouvelles pistes de partenariat.

Cette visite traduit la volonté des deux pays de consolider leur partenariat historique et de renforcer leur rôle stratégique au sein de la sous-région ouest-africaine.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°351 – du 19/12/2024

🔴 JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS / DÉTOURNEMENTS DE FONDS, INEFFICACITÉ DES PROJETS : CAUSES D’ÉCHEC DES POLITIQUES MIGRATOIRES
🔴 SAISIE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE POUR LA DPG : SONKO AU CHARBON LE 27 !

🔴 QUALIF’ CHAN 2024 / PUBLICATION DE LA LISTE DES JOUEURS CONVOQUÉS : SOULEYMANE DIALLO AJOUTE DU SANG NEUF
🔴 ÉLU MEILLEUR ESPOIR AFRICAIN : LAMINE CAMARA, VICTIME D’UNE BLESSURE FACE AU PSG

RÉVOCATION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET DE LA MAIRIE DE DAKAR : Ismaïla Madior Fall confirme la sentence juridique de Barth’

Lors de son intervention sur le plateau de MNF ce mercredi, le Pr Ismaïla Madior Fall, éminent constitutionnaliste, a livré une analyse approfondie sur la question de la révocation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale et de la mairie de Dakar.

Se fondant sur la jurisprudence et les dispositions légales en vigueur, le Pr Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice, a évoqué les mécanismes juridiques qui sous-tendent la situation juridique dans laquelle se trouve Barthélémy Dias.
Concernant le cas d’espèce de l’Assemblée nationale, le constitutionnaliste, a rappelé la décision du Conseil constitutionnel dans l’affaire Khalifa Sall, qui disposait, à l’époque, que tout membre de l’Assemblée nationale faisant l’objet d’une condamnation définitive peut être radié sur demande du ministre de la Justice. Pour le constitutionnaliste, la décision du ministre est légale et fondée sur le droit actuel. « Il n’y a pas de problème d’inéligibilité », a-t-il affirmé.
Abordant destitution de Barthélémy Dias de la mairie de Dakar, le Pr Fall a précisé que le rôle du préfet, qui a constaté la démission de l’édile, n’entraîne pas nécessairement l’application de l’inéligibilité. En effet, le préfet, en vertu du Code électoral, a la possibilité de constater une présumée inéligibilité sans pour autant prononcer une décision définitive. « Il n’a pas révoqué, il a simplement constaté la démission ou la présumée inéligibilité », a expliqué le juriste. Selon lui, le processus est donc loin d’être conclu et pourrait faire l’objet de recours. Le Pr Fall a aussi souligné que, dans de tels cas, la cour d’appel est l’instance compétente pour trancher la question de manière définitive.

LIMITES DE L’ACTE 3 DE LA DÉCENTRALISATION

Le constitutionnaliste a également abordé la question de la décentralisation, en précisant que le statut des élus locaux, notamment des maires, reste fragile. Il a déploré que l’Acte 3 de la décentralisation n’ait pas renforcé les prérogatives des élus locaux, ce qui permet au pouvoir central de révoquer un maire de manière relativement aisée. “Le maire n’est pas protégé”, a-t-il insisté, précisant que le président de la République pourrait le révoquer sans grande difficulté.
En ce qui concerne les réformes à apporter, le professeur Fall a recommandé de mieux protéger les maires, en leur garantissant un statut plus solide, et de réorienter la gestion des élus locaux pour éviter de telles dérives. Il a également suggéré que l’État prenne des mesures législatives pour sécuriser les mandats des maires, et ce, par des textes qui prévoient des conditions précises pour toute révocation.
Le Pr Ismaïla Madior Fall a conclu son intervention en rappelant qu’une gouvernance respectueuse de la loi et de l’éthique politique est indispensable pour le bon fonctionnement des institutions. Selon lui, la politique doit se faire en harmonie avec la loi, tout en respectant l’équilibre et la courtoisie entre les acteurs.


Le Dakarois

Annulation de la délibération du bureau de l’Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel se déclare incompétent sur la requête d’Aïssata Tall Sall

Le 18 décembre 2024, le Conseil constitutionnel a rendu une décision importante concernant la requête de Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, et de 13 autres députés. Ces derniers avaient saisi l’institution pour contester la délibération du bureau de l’Assemblée nationale relative à l’élection des membres de celui-ci, en particulier la nomination d’une dame au poste de vice-président, un poste normalement réservé à leur groupe.

Dans leur requête, les députés estimant que cette procédure était illégale avaient demandé l’annulation de la délibération du bureau du 2 décembre 2024. Ils dénonçaient ce qu’ils considéraient comme une violation des règles de représentation et d’équité parlementaire.

Cependant, dans sa réponse, le Conseil constitutionnel a jugé qu’il n’était pas compétent pour se prononcer sur ce type de litige. Selon l’institution, la gestion interne de l’Assemblée nationale relève de la compétence exclusive des députés eux-mêmes et non du Conseil constitutionnel. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Cette décision marque une étape significative dans la délimitation des pouvoirs des différentes institutions de l’État, notamment en ce qui concerne les différends internes à l’Assemblée nationale. Bien que rejetée, cette requête met en lumière les tensions et les divisions existantes au sein de l’hémicycle, particulièrement entre les groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition.

L’affaire soulève aussi des questions sur la manière dont les décisions prises par le bureau de l’Assemblée seront perçues à l’avenir et sur la capacité des groupes parlementaires à défendre leurs droits au sein de l’institution.

Annulation d’une délibération du bureau de l’AN: le Conseil se déclare incompétent face à la requête d’Aïssata Tall Sall et Cie
Annulation d’une délibération du bureau de l’AN: le Conseil se déclare incompétent face à la requête d’Aïssata Tall Sall et Cie
Annulation d’une délibération du bureau de l’AN: le Conseil se déclare incompétent face à la requête d’Aïssata Tall Sall et Cie

Kaolack/Société : Le Mouvement Citoyen interpelle les autorités sur le développement local

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal, Badou Ndour, a exprimé les attentes des populations de la ville de Mbossé Coumba Djiguen à l’égard du nouveau régime ce mercredi, lors d’une rencontre avec la presse.

« En citant quelques maux auxquels les populations font face, on peut mentionner l’état de délabrement des routes secondaires, l’absence d’usines pour réduire le chômage des jeunes, le manque de canalisations dans certains quartiers, entre autres. Nous proposons au maire de la commune de Kahone et de Kaolack d’initier une intercommunalisation entre ces deux communes en créant une route reliant Médina Baye à Kahone, en passant par Kanda Fodé Bayo. Une fois réalisée, cela contribuera à réduire les accidents et les embouteillages sur la route nationale », a déclaré M. Ndour.

Selon lui, la région de Kaolack, avec son potentiel agricole, devrait figurer parmi les priorités du nouveau régime. Il a souligné que cette ville, qui constitue un carrefour commercial stratégique ouvrant sur la sous-région, mérite une attention particulière. M. Ndour a également mis en avant le développement du port comme une opportunité pour générer de nouvelles perspectives économiques.

« Nous appelons les nouvelles autorités à intégrer la région dans leur vision à l’horizon 2050 », a-t-il plaidé, tout en insistant sur la nécessité d’une stratégie claire pour réduire le coût de la vie et favoriser la création d’emplois. « Nous saluons leur esprit d’ouverture et leur volonté de dialogue avec les acteurs pour apaiser le climat social, mais nous les exhortons à ce que cela ne se limite pas à de simples slogans », a martelé Badou Ndour.

Il a également abordé le projet de construction d’une nouvelle gouvernance, un chantier lancé il y a plusieurs années mais resté à l’arrêt depuis, sans explication claire. « L’entrepreneur reste introuvable, laissant aux Kaolackois un chantier envahi par les herbes et inachevé. Les autorités doivent mener une enquête pour identifier les véritables causes de ce blocage. »

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal a conclu en interpellant le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que son Premier Ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils prennent des mesures concrètes en faveur du développement de la région.

Suppression du HCCT et CESE / Affaire Barthélémy / Affaire des nervis (Zarco) : Thierno Birahim Ndiaye prône le respect des promesses électorales, l’état de droit et interpelle le Chef de l’État

Face à notre rédaction, le président du mouvement Génération Jef, et membre de la coalition Diomaye Président, Mame Thierno Birahim Ndiaye, a félicité les nouvelles autorités pour leurs démarches qu’il juge très responsables et démocratiques. Interrogé sur diverses questions d’actualité, le candidat malheureux aux dernières élections municipales à Grand Dakar prône le respect des promesses électorales et l’instauration de l’état de droit sous le règne du président Diomaye Bassirou Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon lui, le Sénégal connaît un changement systémique dans tous les domaines. « Sous cette gouvernance, les coupables des événements ayant entraîné des pertes humaines seront identifiés, et justice sera rendue », a-t-il affirmé. Mame Thierno Birahim Ndiaye en a profité pour interpeller le président et son Premier ministre, leur demandant de ne pas oublier les responsables de la commune de Grand Dakar, qui ont contribué à la réussite du projet Référentiel 2050.

L’Assemblée nationale a récemment voté la dissolution du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), deux institutions consultatives créées sous Macky Sall, jugées budgétivores par le pouvoir actuel.

Pour rappel, le député Babacar Tambédou avait affirmé avoir vu Zarco en compagnie de nervis lors des récentes manifestations au Sénégal. Tambédou a déclaré être un témoin oculaire, accusant Zarco de recruter des nervis armés à Grand Yoff. En réponse, Zarco a rejeté ces accusations et annoncé une plainte contre le député.

Concernant la démission de Barthélémy Dias de son mandat de conseiller municipal, Thierno Birahim Ndiaye a apporté des précisions :

Il a rappelé que le président Bassirou Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko sont focalisés sur des projets d’envergure et ne se laissent pas distraire par des détails.

Déclaration de Politique Générale : Ousmane Sonko attendu devant l’Assemblée nationale le 27 décembre

Le Premier ministre Ousmane Sonko présentera sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée nationale le vendredi 27 décembre 2024, conformément aux exigences de l’article 55 de la Constitution sénégalaise. Cette déclaration constitue un moment important dans le parcours politique du gouvernement, offrant une occasion pour le Premier ministre de détailler les grandes orientations de sa politique publique et de répondre aux attentes des parlementaires.

L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du mercredi 18 décembre, sous la présidence du Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau référentiel des politiques publiques, en particulier la Vision Sénégal 2050, qui trace les grandes lignes du développement du pays à long terme.

La DPG de Sonko intervient dans un contexte où plusieurs réformes structurelles sont en cours, notamment dans les secteurs de l’urbanisme, de l’habitat social, et de la modernisation des infrastructures. Celles-ci font partie des priorités affichées par le gouvernement, qui souhaite inscrire son action dans une dynamique de développement durable et inclusif.

Lors de cette présentation, Ousmane Sonko aura l’opportunité de défendre sa vision stratégique pour le pays et de poser les bases des priorités législatives et économiques pour l’année 2025. Cette déclaration sera également l’occasion de faire face aux interrogations des parlementaires sur les modalités de mise en œuvre des réformes envisagées, leur impact sur les citoyens, ainsi que sur la cohérence globale des politiques publiques proposées.

La DPG représente ainsi un moment clé de l’agenda politique, où les décisions prises par le gouvernement seront scrutées de près. Chaque parole du Premier ministre sera attendue pour évaluer la faisabilité des mesures annoncées et leur capacité à répondre aux défis sociaux et économiques actuels du Sénégal.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 18 Décembre 2024

​Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 18 décembre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

 A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la cérémonie d’inauguration, le jeudi 12 décembre 2024 à Thiès, du monument dédié au héros national Lat Dior Ngoné Latyr DIOP, à l’occasion du centenaire de sa disparition. Il a adressé ses remerciements aux populations de la ville de Thiès, notamment aux élèves, pour leur mobilisation exceptionnelle et leur accueil chaleureux. Il a aussi associé dans ses remerciements les autorités territoriales, le Maire de la ville, les élus, les notabilités religieuses et coutumières de Thiès qui ont fortement contribué au succès de la manifestation.
 
   La présence du Chef de l’Etat à Thiès symbolise son attachement particulier à la valorisation de notre patrimoine historique et culturel si nécessaire à la préservation d’un récit national assumé qui prend en compte nos valeurs traditionnelles séculaires, basées sur une culture de la mémoire et la célébration de nos héros nationaux dans tous les domaines. Dès lors, il a demandé au Premier Ministre, au Ministre des Collectivités territoriales, au Ministre de la Culture et au Secrétaire d’Etat en charge de la Culture, de travailler avec les Collectivités territoriales en vue de mettre en adéquation la dénomination de nos rues, avenues, boulevards et édifices publics avec les faits historiques et héros nationaux qui ont unanimement marqué la vie de notre pays.
 
            Le Président de la République a aussi souligné l’importance de vulgariser et d’enseigner l’histoire générale du Sénégal. Il a, à cet égard, demandé au Premier Ministre d’évaluer et de relancer le projet de réécriture scientifique de l’histoire générale du Sénégal, de réhabiliter et de promouvoir le patrimoine historique de nos communes et villes. Dans cet élan, il a indiqué au Ministre en charge de la Culture et au Secrétaire d’Etat chargé du patrimoine historique, la nécessité de travailler à la réhabilitation du patrimoine des îles, notamment Gorée et Carabane en étroite collaboration avec les autorités municipales et les populations. Il a, en outre, invité, le Premier Ministre à engager la réflexion sur la création d’un Conseil national de la Mémoire et de la Gestion du Patrimoine historique afin de faire de la préservation de notre histoire, un facteur majeur de développement économique, social et culturel du Sénégal. 
 
             Abordant la question de la politique d’urbanisme, d’architecture, d’habitat et de promotion du logement, le Chef de l’Etat a indiqué que la matérialisation de la Vision Sénégal 2050, révèle l’urgence d’accélérer l’aménagement du territoire, le développement de nos terroirs ainsi que la modernisation de nos communes et villes à partir des Pôles. Il a demandé au Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires de veiller à l’actualisation et/ou à la généralisation des plans directeurs d’urbanisme dans toutes les communes et villes du Sénégal. Cet exercice impératif de planification, est fondamental pour maitriser le développement urbain et accélérer dans la cohérence et la rigueur des aménagements la mise en œuvre de la politique d’habitat et de promotion de logements sociaux en particulier. Dans ce sillage, il a instruit le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, de veiller à l’application stricte des règles d’architecture harmonisées dans chaque commune et ville du Sénégal. A cet égard, il a invité le Gouvernement à travailler avec l’Ordre des architectes pour proposer un nouveau cadre légal et réglementaire de mise en œuvre de la nouvelle politique d’architecture du Sénégal.            Dans l’optique d’une dynamique de refondation de la politique d’urbanisme, de construction et du logement, le Président de la République a engagé le Gouvernement à poursuivre les efforts de promotion des constructions aux normes des habitations, bâtiments et édifices avec : 
–  l’application rigoureuse des codes de l’urbanisme, de la construction, de l’assainissement et de l’environnement principalement ; 
–  la maitrise des aménagements et occupations du littoral ;
–  la mise à contribution du Laboratoire national de référence des Bâtiments et Travaux publics qui assure l’homologation des  matériaux et produits utilisés dans le secteur des BTP et garantit la qualité et la conformité des constructions. ; 
–  l’intégration d’une exigence d’aménagement paysager et d’espaces verts dans les quartiers et les habitations ; 
–  la formation professionnelle initiale et continue des acteurs du bâtiment dans des écoles et instituts spécialisés.
               Par ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué l’urgence d’accélérer le déploiement national des programmes de promotion de logements sociaux. A cet effet, il a demandé au Premier Ministre de relancer les programmes de construction de logement sociaux dans les zones adaptées soutenus par des lotissements, des plans d’aménagement et des titres d’occupation officiellement validés après les audits fonciers et immobiliers en cours. Le Gouvernement devra aussi proposer des solutions soutenables pour accélérer la promotion d’un habitat décent à travers la conception de plans consensuels de restructuration et de rénovation urbaine et s’atteler à moderniser l’habitat en milieu rural. Il a invité le Premier Ministre et le
Gouvernement à faire du logement décent une cause nationale à partir de l’année 2025. Le Ministre de l’Urbanisme et le Secrétaire d’Etat au Logement feront le point mensuel en Conseil des Ministres sur la mise en œuvre de la politique du logement.  
            Dans cet esprit, il a demandé au Premier Ministre et au Ministre en charge l’Urbanisme de fixer, pour les trois (3) prochaines années, la lettre de mission et le cadre d’intervention de la Société d’Aménagement Foncier et de Restructuration urbaine (SAFRU), entité qui doit disposer de ressources foncières et financières adaptées à partir d’un modèle économique viable. Au demeurant, il convient d’évaluer le Fonds de Garantie pour l’accès Logement (FOCALOG) et l’application de la loi d’orientation n° 2016-31 du 08 novembre 2016 sur l’habitat social avec le dispositif du Fonds pour l’Habitat social (FHS).  
Le Gouvernement s’attèlera aussi à la relance des pôles urbains et des zones d’aménagement concerté pour faciliter l’accès à la propriété foncière et immobilière avec le concours des banques et établissements financiers (CDC en particulier…). Dans cette lancée, une importance primordiale sera accordée au développement prioritaire du pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose qui commencent à accueillir des infrastructures hôtelières de classe mondiale.       
            Au regard de la montée en puissance du secteur du tourisme, le Président de la République a demandé au Premier Ministre, au Ministre en charge des Collectivités territoriales et au Ministre en charge du Tourisme de veiller à la maitrise du développement urbain des zones touristiques du Sénégal. 
            Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil qu’en vertu des dispositions de la Constitution, notamment en son article 84, Monsieur le Président de la République a saisi l’Assemblée nationale pour la tenue de sa Déclaration de Politique générale (DPG), le vendredi 27 décembre 2024, conformément aux dispositions de l’Article 55 de la Constitution.  
         Abordant la préparation de l’agenda législatif de l’année 2025, le Premier Ministre a indiqué que les projets de textes y afférents doivent être en phase avec le nouveau Référentiel des politiques publiques Vision Sénégal 2050. Il a, en outre, souligné l’exigence pour chaque ministère d’élaborer et de transmettre au Secrétariat général du Gouvernement son agenda législatif au titre du premier semestre de l’année 2025, au plus tard à la mi-janvier 2025À cet égard, il a demandé aux Ministres de veiller, après une stricte revue des projets de texte élaborés antérieurement à avril 2024, à bien identifier les textes à vocation stratégique et ceux à vocation opérationnelle, aux fins d’anticiper sur la complexité et les délais d’élaboration ainsi que sur l’ordre de priorité. En outre, il devra être tenu compte de l’orientation majeure de rationalisation des ressources publiques.
         Par ailleurs, le Premier Ministre a relevé l’attention particulière à accorder à la restructuration des entreprises publiques et parapubliques en grande difficulté pour garantir la continuité du service public. Il a ainsi demandé au Ministre Secrétaire général du Gouvernement de procéder à la reprise des travaux du Comité interministériel de Suivi et de Restructuration des entreprises publiques et parapubliques et instruit le Ministre des Finances et du Budget de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective du Fonds de Relance pour la restructuration des dites entreprises.
          Enfin, le Premier Ministre a informé le Conseil qu’il co-présidera avec le Vice- Président de La Gambie, à l’occasion d’une visite de travail et d’amitié dans ce pays les 19 et 20 décembre 2024, la réunion de la Commission consultative conjointe chargée du suivi de la coopération entre les deux pays qui ne s’est pas tenue depuis 2011. La rencontre sera consacrée à la revue de l’état de mise en œuvre des décisions issues du Conseil présidentiel du 1er août 2023 et à l’examen de divers dossiers. Le Premier Ministre co-présidera également, avec le Vice-Président de La Gambie, la cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du forum économique, commercial et d’investissement sénégalo-gambien.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 
•       Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait le point mensuel sur les préparatifs de l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024, les cultures de décrue et la campagne horticole ;
 
•       Le Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire a fait une communication sur la synergie gouvernementale autour de la mise en œuvre d’une Stratégie nationale de Financement ciblé (SNFC) au service de l’économie sociale et solidaire.
 
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
Le Conseil a examiné et adopté :
•       Le Projet de décret portant organisation du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères.

Teyliom répond aux allégations de la presse : « Informations incomplètes et tendancieuses »

Le Groupe Teyliom a réagi fermement aux récentes informations diffusées par certains organes de presse concernant Yérim Sow, fondateur du groupe, et son collaborateur Yigo Faly Thiam. Selon ces rapports, les deux hommes seraient visés par un mandat d’arrêt international émis par la justice béninoise, suite à leur condamnation en décembre 2021 à Cotonou, à cinq ans de prison, dont deux ans fermes.

Dans un communiqué envoyé à Seneweb, Teyliom a apporté des éclaircissements sur cette affaire, en dénonçant des informations jugées « incomplètes et tendancieuses ». Le groupe a notamment précisé que Yérim Sow et Yigo Faly Thiam n’avaient jamais été notifiés de la décision de justice. Par conséquent, selon Teyliom, la condamnation ne peut être considérée comme exécutoire, et les délais d’opposition ou d’appel n’ont pas pu être engagés.

Teyliom a rappelé plusieurs éléments clés du dossier. En premier lieu, il a évoqué la « destruction arbitraire » de l’hôtel Noom Cotonou, qui a été au cœur du conflit. Ensuite, le groupe a souligné l’existence d’une procédure d’arbitrage en cours au Centre International de Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), opposant Teyliom à la République du Bénin. Le groupe a également mentionné les mesures prises par les autorités béninoises après l’introduction de cette procédure d’arbitrage.

Cependant, le groupe a fait savoir que les deux dirigeants n’ont jamais eu accès aux éléments factuels et juridiques ayant conduit à leur condamnation, car ils n’ont pas été informés des charges retenues contre eux ni du dossier d’instruction. Cette absence de notification a été mise en avant par Teyliom pour justifier l’absence de valeur juridique de la décision rendue par la chambre correctionnelle du Bénin.

Dans ce contexte, le Groupe Teyliom a réaffirmé son engagement à défendre son image, celle de ses dirigeants, et ses droits légitimes. Le groupe a précisé qu’il se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa réputation et contrer toute allégation qui pourrait nuire à son image.

Teyliom a également réaffirmé son rôle important dans le développement de la région, soulignant l’importance de ses investissements et réaffirmant son engagement à agir de manière sérieuse et respectée. Le groupe a conclu en insistant sur le fait qu’il continuerait à œuvrer pour le bien-être économique et social de la région, malgré les difficultés rencontrées.

Les Défis de la Régulation des Médias : Plus de 600 Entreprises de Presse Inscrites, Mais Des Incertitudes Persistantes

Le secteur de la presse au Sénégal est en pleine transformation, avec plus de 600 organes et entreprises de presse inscrits avant la clôture de la plateforme d’enregistrement mise en place par le Ministère de la Communication. Toutefois, bien que cette initiative vise à renforcer la régulation des médias, plusieurs défis demeurent et suscitent des inquiétudes parmi les acteurs du secteur.

La commission d’examen et de validation des entreprises de presse, actuellement en train d’étudier les dossiers des médias inscrits, doit faire face à des enjeux considérables. Daouda Mine, membre de cette commission, a souligné lors de l’émission « Lantinoor » sur RTS 1 que la résolution des problèmes dans le secteur de la presse dépend avant tout d’une volonté politique forte. Cependant, il a également précisé que l’objectif de la commission n’est pas de sanctionner ou de fermer les médias non conformes, mais de les accompagner dans un processus de mise en conformité. Ce processus, bien que bien intentionné, pourrait prolonger l’incertitude pour de nombreux médias, notamment ceux qui peinent à remplir les critères requis.

L’un des points cruciaux soulevés lors de cette discussion est la question de la fiscalité, jugée inadaptée pour le secteur des médias. Migui Maram Ndiaye, président de la Convention des Jeunes Reporters, a dénoncé la situation absurde qui consiste à traiter les entreprises de presse comme des industries lourdes, à l’instar des cimenteries, dans le cadre de la fiscalité. Selon lui, une réforme fiscale s’impose de toute urgence pour permettre aux médias de se développer dans un environnement favorable.

Ndiaye a également insisté sur la nécessité d’adopter une loi sur la publicité, une mesure qui pourrait aider à réguler un secteur où les enjeux financiers sont importants. Il a enfin exhorté le Président de la République à organiser une rencontre officielle avec les organisations de presse afin de remettre officiellement les conclusions des Assises du secteur. Cependant, malgré ces appels, l’avenir de ces propositions reste incertain et dépendra de l’implication des autorités publiques.

Marguerite Rosalie Ndiaye, intervenant dans la même émission, a rappelé que la conformité des entreprises de presse ne se limite pas à un seul critère, comme l’inscription auprès des autorités compétentes. Elle a insisté sur l’importance d’autres aspects essentiels, tels que le respect des cotisations sociales, le paiement des impôts, ainsi que la formalisation des contrats de travail pour les journalistes. Ces éléments, souvent négligés dans le secteur, sont pourtant cruciaux pour garantir une presse indépendante et professionnelle.

Elle a également encouragé les journalistes à revendiquer leur droit d’accès au Fonds d’appui à la presse, dont le montant a récemment été revalorisé. Bien que cette mesure soit censée apporter un soutien au secteur, certains observateurs se demandent si elle suffira à répondre aux besoins réels des médias, notamment en termes de financement et de développement durable.

Le secteur de la presse sénégalaise est à un tournant décisif. Les réformes en cours et les mesures proposées pourraient potentiellement améliorer la régulation et soutenir les médias dans leur quête de professionnalisme et de durabilité. Toutefois, les acteurs du secteur, qu’il s’agisse des journalistes, des éditeurs ou des responsables politiques, devront surmonter de nombreux obstacles pour que ces réformes portent leurs fruits.

Les préoccupations fiscales, la conformité des entreprises de presse et l’accès au financement sont autant de défis qui, s’ils ne sont pas adressés rapidement, risquent de freiner l’évolution du secteur. Il est donc crucial que la volonté politique, ainsi que l’engagement des acteurs concernés, se concrétisent afin de créer un environnement propice au développement d’une presse libre et indépendante au Sénégal.

Kaffrine : 53 cas de grossesses précoces en milieu scolaire entre 2022 et 2023, une urgence éducative

Le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire continue de secouer la région de Kaffrine. Entre 2022 et 2023, 53 cas ont été recensés dans les établissements scolaires, représentant un taux de 4,4 %, selon un rapport du Groupe pour l’Étude et l’Enseignement de la Population (GEEP). Cette situation met en lumière une crise sociale et éducative qui nécessite des solutions urgentes pour protéger les jeunes filles et garantir leur avenir.

Ces chiffres, révélés récemment par le GEEP, traduisent une réalité alarmante dans le Ndoucoumane. « Notre objectif, c’est zéro grossesse à l’école. Même un seul cas est un signal que le travail reste à faire », a déclaré Ibrahima Guèye, coordonnateur de l’organisation, lors d’un entretien avec Ousmane Mbengue, correspondant de Radio Sénégal.

Les conséquences de ces grossesses sont dévastatrices. Une jeune fille enceinte en classe de 4e, de Première ou de Terminale voit sa scolarité brusquement interrompue. Cela entraîne souvent un abandon scolaire définitif, des difficultés économiques et sociales accrues, ainsi que des risques pour sa santé, notamment lors de l’accouchement. « Ces grossesses brisent des carrières et hypothèquent l’avenir de nombreuses filles », a ajouté Ibrahima Guèye.

Dans le cadre de son engagement à enrayer ce fléau, le GEEP a mené une enquête approfondie en partenariat avec l’Observatoire régional. Cette étude, basée sur un échantillon représentatif d’élèves, a permis de mieux cerner les causes et les dynamiques du phénomène. Les résultats ont été remis à l’inspecteur d’académie pour servir de base à des actions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Pour prévenir ces situations, le GEEP a intensifié ses campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires et auprès des familles. Ces initiatives mettent l’accent sur l’éducation sexuelle, la communication parent-enfant et la responsabilisation des enseignants pour détecter et prévenir les comportements à risque.

Cependant, malgré ces efforts, le problème persiste et appelle une mobilisation collective. Les autorités éducatives, les organisations de la société civile, les chefs religieux et les communautés locales doivent travailler de concert pour offrir des solutions durables. Cela inclut la création d’espaces sécurisés pour les jeunes filles, des politiques éducatives inclusives et la mise en place de mesures dissuasives contre les comportements préjudiciables.

La région de Kaffrine, à travers ce rapport, lance un appel clair : il est urgent d’agir pour que chaque fille puisse poursuivre son éducation sans obstacle. Ce défi dépasse les seuls établissements scolaires et nécessite une approche sociétale globale pour garantir un avenir prometteur à toutes les jeunes filles.

DIPLOMATIE RELIGIEUSE : Le Khalife de Bambilor hôte de l’AG de la conférence des supérieurs majeurs

La conférence des supérieurs majeurs du Sénégal a organisé du 16 au 18 décembre 2024 à Dakar, son assemblée générale sous le thème: « Pélerins d’espérance sur le chemin Synodal ». Une occasion pour la communauté chrétienne de consacrer le dernier jour de son Assemblée générale à son hôte, le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba avec qui, elle entretient une relation fondée sur la confiance mutuelle et l’esprit de collaboration. Cette invitation du Khalife à l’AG de la Conférence des supérieurs majeurs du Sénégal a été une opportunité pour lui de partager avec l’assistance quelques réflexions sur les trois enjeux cruciaux du moment : le vivre ensemble, la diplomatie religieuse et la contribution des religieux et religieuses à la résolution des conflits et au drame de l’immigration.


« Le vivre ensemble est au cœur de notre identité nationale. Au Sénégal, nous avons une véritable culture de la coexistence pacifique, non seulement entre religions, mais aussi entre les différentes ethnies et communautés. L’exemple de la coexistence pacifique entre les communautés musulmanes et chrétiennes est largement reconnu. Mais au-delà de cette dimension religieuse, il existe aussi une fraternité profondément enracinée entre les différentes ethnies, qui, tout en préservant leurs spécificités culturelles, vivent ensemble dans une harmonie remarquable.


Entre les communautés Peul, Sérère et Diola, par exemple, il existe une pratique de plaisanteries réciproques et d’ironie qui, loin d’être un facteur de division, devient un puissant ciment de la cohésion sociale. Ce cousinage à plaisanterie est une forme de relation interethnique basée sur une complicité ludique où chacun peut se moquer de l’autre sans animosité, créant ainsi une relation de confiance et d’amitié », a dit Thierno Amadou Ba avant d’ajouter: « pour le vivre ensemble, Bambilor fait bien école dans cette aube du troisième millenaire. À travers nos échanges, nous construisons ensemble un modèle vivant du vivre ensemble, une alliance où nos différences ne sont pas des barrières, mais des atouts précieux pour la construction d’une société plus unie. C’est grâce à ces rencontres, riches en échanges et en compréhension, que nous avançons ensemble, main dans la main, pour bâtir un avenir commun empreint de fraternité ». Ces moments d’échange et de partage ont aussi permis au guide religieux d’entretenir sur l’origine religieuse de la migration qui est selon lui, non seulement symbolique et spirituelle mais, dépasse les simples déplacements géographiques.

La diplomatie religieuse un outil pour la paix et la réconciliation

Selon Thierno Amadou Ba, la diplomatie religieuse est un instrument fondamental pour la résolution des conflits dans le monde. Les religions, souvent sources de tensions, peuvent aussi devenir des vecteurs de paix si elles sont orientées dans une dynamique de dialogue et de compréhension mutuelle. « En tant que leaders religieux, nous avons la responsabilité de promouvoir la paix, la réconciliation et la justice à travers un dialogue interreligieux sincère et constructif. Nos enseignements respectifs portent en eux des valeurs universelles de paix, de solidarité et de respect de la dignité humaine, et il est de notre devoir d’utiliser ces principes pour apaiser les conflits et éviter que la religion ne devienne un facteur de division.


A mon humble avis, la diplomatie religieuse, en mode contributoire pour la diplomatie traditionnelle, implique l’engagement et la médiation des acteurs religieux dans les affaires nationales et internationales », a indiqué M. Ba soulignant la diplomatie religieuse reconnaît l’impact significatif des croyances et des pratiques religieuses sur les dynamiques mondiales et cherche à les intégrer dans les processus diplomatiques. « Cette forme de diplomatie vise à promouvoir le dialogue interreligieux, à prévenir les conflits fondés sur la religion et à trouver des solutions pacifiques aux crises en s’appuyant sur les valeurs et les ressources des différentes traditions religieuses. Elle joue un rôle crucial dans la construction de la paix et le développement durable, en mettant l’accent sur la collaboration entre États, organisations internationales et institutions religieuses a-t-il ajouté.


Car pour lui, la diplomatie religieuse ne se limite pas à des discours théoriques, mais il se traduit par des actions concrètes. Elle consiste en des initiatives qui favorisent la rencontre entre les cultures et les croyances.


« Permettez-moi cette piqure de rappel pour partager avec vous trois expériences historique de la diplomatie religieuse pour vous montrer ce qu’elle à réussi, à l’assaut de la diplomatie classique par moment impuissante


L’Hégire : la protection des minorités religieuses :
L’Hégire, la migration des compagnons du Prophète Muhammad (PSL) de La Mecque vers l’Abyssinie, représente un tournant crucial dans l’histoire de l’Islam, non seulement sur le plan spirituel, mais aussi en matière de protection des minorités religieuses. Lorsqu’une partie des premiers musulmans fut persécutée à La Mecque, le Prophète Muhammad (Psl), dans un acte de sagesse, conseilla à ses compagnons de se réfugier en Abyssinie, auprès du Négus, un souverain chrétien. Ce dernier leur offrit une protection totale, leur garantissant la liberté de pratiquer leur foi sans crainte de persécution. Cette invitation à chercher refuge dans un royaume chrétien symbolise une forme de diplomatie religieuse, où l’État, représenté par le Négus, assurait la sécurité des croyants, et où les leaders spirituels (le Prophète et les prêtres) reconnaissaient l’importance de la coexistence pacifique et du respect mutuel entre religions. El-Hadji

Malick Sy et Cheikh Ibrahima Fall : des sacrifices ultimes


Dans un contexte colonial comme celui du Sénégal, les autorités coloniales françaises ont dû gérer les rapports entre les différentes religions (chrétiens, musulmans, animistes) et ont parfois eu recours à des figures religieuses locales pour apaiser les tensions.
Les actes d’El Hadj Malick Sy et de Cheikh Ibrahima Fall montrent une forme de diplomatie religieuse qui transcende les simples négociations politiques. En envoyant leurs fils à la France comme otages, ces leaders ont offert un sacrifice personnel profond pour garantir la sécurité et la protection de leurs disciples. Ce geste témoigne de l’engagement de ces figures religieuses à éviter les conflits violents, à préserver l’équilibre entre les communautés et à négocier avec les puissances coloniales dans le but de garantir un minimum de paix sociale.

La contribution des religieux et à la résolution des crises migratoires

Le dernier sujet abordé par le Khalife de Bambilor est les crises migratoires. Selon le conférencier, qu’elles soient liées à des conflits, à des conditions économiques désastreuses ou à des catastrophes environnementales, sont des phénomènes globaux qui exigent des réponses variées et nuancées. « L’une des approches les plus puissantes pour répondre à ces crises reste l’engagement des leaders religieux, qui ont un rôle clé à jouer non seulement en termes de soutien moral et spirituel, mais aussi dans la construction de solutions durables. Leur action s’inscrit dans une vision globale de l’humanité, reposant sur des principes de résilience, de dignité humaine et de coopération intercommunautaire ».
Thierno Amadou de poursuivre: « l’origine religieuse de la Migration : l’Arche de Noé.


Dans de nombreuses traditions religieuses, la migration a une origine symbolique et spirituelle qui dépasse les simples déplacements géographiques. L’histoire de l’arche de Noé, par exemple, présente la migration comme un acte de préservation de la vie face à la destruction. Après le déluge, Noé et les êtres vivants (humains et animaux) ont été sauvés, permettant ainsi la renaissance de la terre. Cet acte de migration (même si elle était forcée) a permis de créer un nouveau monde, tant pour l’humanité que pour les autres formes de vie », a-t-il ajouté.

« La migration, dans ce sens, porte en elle une dimension de reconstruction et de renouvellement. Elle symbolise un processus de transformation où des individus et des communautés, souvent dans des situations de détresse, peuvent être les vecteurs de nouveaux commencements et de nouvelles opportunités. De cette perspective, les migrations ont des conséquences positives, tant pour ceux qui migrent que pour les sociétés qui les accueillent. Cette vision religieuse invite à voir les migrants non comme des « problèmes », mais comme des « portes ouvertes » vers de nouvelles possibilités de développement humain et spirituel », a expliqué le Khalife de Bambilor, relevant que
l’un des grands problèmes qui se pose dans le cadre des migrations, en particulier en provenance des pays du Sud vers l’Occident, est que ces dernières sont souvent perçues uniquement sous un angle utilitaire, focalisé sur les avantages économiques qu’elles peuvent apporter.


Selon lui, l’Occident a largement profité des vagues migratoires à travers l’histoire, souvent en en tirant des bénéfices économiques et sociaux tout en imposant des souffrances profondes aux pays du Sud. Au cours des siècles, les européens se sont déplacés massivement vers les Amériques, colonisant ces terres et exploitant leurs ressources au prix de la destruction des civilisations autochtones. Parallèlement, l’Occident a orchestré des déplacements forcés d’africains pour alimenter la traite des esclaves, une entreprise inhumaine qui a déporté des millions d’individus à travers l’Atlantique. D’après le chef religieux, les deux guerres mondiales ont également vu des déplacements massifs, tant de populations que de ressources, pour nourrir les besoins militaires, souvent à travers des colonnes de tirailleurs africains et des ouvriers migrants. Ces déplacements, qu’ils soient forcés ou volontaires, ont permis à l’Occident de se développer et d’accumuler une richesse colossale. « Pourtant, paradoxalement, les pays du Sud, dont les peuples ont été dévastés par ces migrations imposées, font aujourd’hui face à des réactions souvent ingrates et xénophobes de la part de ceux-là même qui ont tiré profit de ces flux migratoires. L’Occident semble parfois ignorer les blessures historiques qu’il a infligées et continue de fermer les yeux sur les réalités humaines des migrations contemporaines, contribuant ainsi à la marginalisation des peuples du Sud qui cherchent à fuir la pauvreté, les conflits et les injustices historiques », a-t-il déploré au moment où la communauté internationale célèbre la journée internationale des migrants, ce 18 décembre.

Selon l’hôte du jour de la Conférence des supérieurs majeurs du Sénégal, la résilience, dans cette optique, consiste à transformer la douleur et la souffrance en forces nouvelles, à reconstruire les communautés dévastées tout en protégeant les dignités humaines. « Les leaders religieux doivent insister sur le fait que la véritable réponse aux crises, qu’elles soient migratoires ou autres, réside dans la capacité des sociétés à se reconstruire avec dignité, à travers l’écoute, la sensibilisation, et des actions concrètes. Les actions menées par les religieux doivent également être orientées vers la protection des migrants, notamment en leur fournissant un soutien moral et matériel dans leur parcours. Mais au-delà du soutien immédiat, une approche préventive et intégrative est nécessaire, qui consiste à renforcer les liens entre les communautés d’accueil et celles d’origine.


C’est pourquoi, l’une des initiatives les plus significatives que j’ai entreprises est la création d’une ONG dédiée à la gestion des crises migratoires. Depuis 20 ans, cette organisation travaille sans relâche pour soutenir les migrants, en particulier ceux vivant dans les cités ou en situation de vulnérabilité.
Un autre aspect de cette initiative est la mise en place de jumelages entre des maires d’Europe et du Sénégal. Ces échanges ont pour but de favoriser la coopération internationale en matière de développement et d’intégration des migrants. En organisant des voyages en Europe et en Amérique, j’ai pu renforcer ces liens et sensibiliser les autorités locales à la nécessité d’une approche plus humaine et inclusive de la migration.


Enfin, permettez-moi d’évoquer ma rencontre récente avec le Saint-Pere qui a été un moment fort, un échange significatif, qui m’a inspiré davantage à poursuivre ma vision pour le la paix et le dialogue interreligieux au profit d’un monde meilleur. Lors de notre prochaine rencontre, qui devrait avoir lieu très bientôt, je serai accompagné d’universitaires et de représentants de toutes les confessions religieuses du Sénégal. L’objectif est de montrer que le Sénégal est, et doit continuer à être, un véritable centre d’incubation de la diplomatie religieuse. Une diplomatie qui, à travers ses valeurs d’unité et de tolérance, pourrait inspirer le monde entier.


Lors de cette rencontre, nous aurons l’occasion d’échanger sur le colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR), prévu à l’Ucad. Ce colloque, en collaboration avec notre ONG FWN et l’Institut des Politiques Publiques, représente pour moi bien plus qu’un simple événement académique. Il est une vitrine essentielle pour le Sénégal, un rendez-vous international et une véritable école d’expérimentation pour de nouvelles solutions aux défis mondiaux. Je suis convaincu que ce colloque pourrait jouer un rôle clé dans le rayonnement du Sénégal en tant que modèle de dialogue interreligieux et de diplomatie constructive », a conclu Thierno en magnifiant l’initiative de cette rencontre de la Conférence des supérieurs majeurs, qui représente une occasion unique de renforcer les liens entre les communautés musulmanes et chrétiennes et de mettre en avant le rôle essentiel de la diplomatie religieuse dans la résolution des crises mondiales.          

A.Saleh

Tragédie de Mbour : Un naufrage meurtrier souligne l’urgence d’une réponse collective face à l’immigration clandestine

Le naufrage survenu le 8 septembre 2024, au large de Mbour, au Sénégal, est une nouvelle tragédie qui met en lumière les dangers de l’immigration clandestine. Une pirogue transportant plus de 200 personnes, espérant rejoindre l’Europe, a chaviré à seulement 4 kilomètres des côtes. Ce drame a causé la mort d’au moins 30 personnes, tandis que plus de 100 autres sont portées disparues. Ce naufrage s’inscrit dans une série de catastrophes qui illustrent les risques extrêmes auxquels s’exposent des milliers de migrants désespérés.

Les autorités locales, en collaboration avec la marine sénégalaise, ont réussi à secourir une soixantaine de survivants, dont certains grièvement blessés. Les corps de plusieurs victimes ont été repêchés, mais les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les disparus. Les familles des victimes, dévastées, se rassemblent sur les plages de Mbour, espérant des nouvelles de leurs proches. Ce naufrage, comme beaucoup d’autres, témoigne de l’ampleur de la crise migratoire. Selon des statistiques des organisations humanitaires, plus de 2 500 migrants ont péri en mer en 2024, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.

Ce drame met également en lumière les raisons qui poussent de nombreuses personnes à entreprendre ce voyage périlleux. La pauvreté, le chômage, l’instabilité politique et l’absence de perspectives économiques au Sénégal et dans d’autres pays africains figurent parmi les principaux moteurs de ces départs. À cela s’ajoutent les récits parfois embellis d’une « vie meilleure » en Europe, souvent relayés par les réseaux sociaux et les passeurs.

Le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE) a exprimé sa colère et sa tristesse, tout en exhortant les gouvernements sénégalais et européens, ainsi que la communauté internationale, à agir avec urgence. Il appelle à renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés locales pour informer des dangers de l’immigration clandestine, tout en investissant dans des projets économiques locaux pour offrir des opportunités aux jeunes et réduire leur motivation à partir. Le CIIEE insiste également sur la nécessité de créer des voies légales et sécurisées pour la migration, afin de limiter l’activité des réseaux de passeurs, et d’améliorer la surveillance maritime et la coopération internationale pour sauver des vies en mer.

Cette tragédie a ravivé les appels à une coopération plus étroite entre le Sénégal et ses partenaires internationaux. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé ses condoléances aux familles et promis un plan d’urgence pour lutter contre l’immigration clandestine. Cependant, les organisations de la société civile estiment que les mesures doivent aller au-delà des promesses. L’instauration de partenariats public-privé pour stimuler l’emploi, ainsi que des investissements massifs dans des secteurs comme l’agriculture et l’énergie, sont jugés essentiels pour prévenir ces drames.

La tragédie de Mbour n’est pas un simple accident ; elle est le reflet d’une crise mondiale nécessitant une réponse globale. Les efforts isolés ne suffiront pas à briser ce cycle. Ce moment de deuil collectif doit être un tournant, un appel à l’unité pour transformer cette réalité tragique en une opportunité de changement.

Affaire Doro Gaye : Libéré sous contrôle judiciaire, l’homme d’affaires sénégalais attend son audience décisive

L’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye, interpellé lundi soir à Paris, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après avoir fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice sénégalaise. Accusé d’escroquerie foncière d’une valeur de 1,2 milliard de FCFA, il est désormais en attente d’une audience cruciale qui déterminera son sort.

Lundi soir, alors qu’il se promenait sur les Champs-Élysées, Doro Gaye a été arrêté par la police française. Localisé grâce à une enquête en coopération avec les autorités sénégalaises, il a été immédiatement conduit à Nanterre pour une audition. Son avocat, Me Seydou Diagne, présent à Paris pour une autre affaire, s’est rapidement rendu sur place.

Après une garde à vue dans la nuit de lundi à mardi, l’homme d’affaires a été présenté au procureur général de Paris. Ce dernier a plaidé pour l’exécution du mandat d’arrêt et l’extradition vers le Sénégal, conformément à la requête des autorités sénégalaises.

Dans la matinée de mardi, Doro Gaye a comparu devant un juge à Paris. Bien que remis en liberté provisoire, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction formelle de quitter le territoire français. Une nouvelle audience, dont la date reste à fixer, sera déterminante pour son avenir.

Selon des sources proches du dossier, son avocat devra convaincre le juge de le maintenir en France en mettant en avant des arguments juridiques solides. Le sort de Doro Gaye repose désormais sur cette audience qui pourrait décider de son extradition ou de son maintien en France.

L’accusation d’escroquerie foncière découle d’une plainte déposée par Zakriloulahi Sow. Ce dernier accuse Doro Gaye d’avoir orchestré une fraude portant sur une transaction immobilière d’une valeur de 1,2 milliard de FCFA, ce qui a conduit à l’émission du mandat d’arrêt international.

Pour le moment, Doro Gaye reste en liberté sous contrôle judiciaire, dans une situation où chaque décision judiciaire pourrait bouleverser son avenir.

En attendant l’audience au fond, l’affaire reste au cœur des discussions juridiques entre la France et le Sénégal, ajoutant une dimension diplomatique à ce dossier déjà complexe.

Barthélémy Dias : La police lève le blocus de son véhicule

Après un blocage momentanné au niveau de la Place de l’Indépendance, le véhicule transportant Barthélémy Dias a finalement été libéré par les forces de l’ordre. L’incident, qui avait suscité l’attention des passants et provoqué un bref embouteillage dans cette zone stratégique de Dakar, s’est terminé sans confrontation majeure. Cependant, la police est restée vigilante, suivant discrètement le cortège du maire de Dakar.

Le blocage, bien que temporaire, a suscité des interrogations. Les forces de l’ordre ont immobilisé le véhicule de Barthélémy Dias et de ses accompagnants, sans explication officielle immédiate. La situation a duré quelques minutes avant que le blocus ne soit levé, permettant au cortège de poursuivre son chemin.

Cette action intervient dans un contexte tendu où Barthélémy Dias fait face à plusieurs démêlés avec les autorités, notamment après sa radiation controversée de l’Assemblée nationale. L’épisode de la Place de l’Indépendance pourrait ainsi être perçu comme un nouvel acte dans cette série de frictions entre l’opposant et l’appareil étatique.

Bien que le blocus ait été levé, des agents de police ont continué à suivre le cortège, démontrant une vigilance accrue. Ce suivi discret traduit la volonté des autorités de surveiller les déplacements et les activités de Barthélémy Dias, un acteur politique souvent critique envers le gouvernement.

Cet incident s’ajoute à une série d’événements qui illustrent la tension entre Barthélémy Dias et l’Etat. Récemment, l’opposant avait dénoncé une « chasse aux sorcières » orchestrée par les autorités suite à sa radiation parlementaire.

Le maire de Dakar, connu pour son franc-parler et ses prises de position tranchées, devrait s’exprimer prochainement sur cet épisode, qui risque d’alimenter encore les débats autour de la liberté d’action des opposants politiques au Sénégal.

Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle de la police nationale n’a été faite concernant les raisons du blocage. Cette absence de communication alimente les spéculations et suscite des interrogations sur les motivations réelles derrière cet acte.

Amnesty International appelle le Sénégal à abolir les peines de prison pour certains délits

Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, exhorte les autorités sénégalaises à respecter leurs engagements internationaux en matière de droits humains en mettant fin aux peines de prison pour des délits liés à l’atteinte à l’honorabilité des personnes et à la diffusion de fausses nouvelles.

Dans un message publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), Seydi Gassama a souligné que ces pratiques judiciaires vont à l’encontre des principes de liberté d’expression et de respect des droits humains. « Le Sénégal doit se conformer à ses obligations internationales et mettre fin aux peines de prison pour les délits portant atteinte à l’honorabilité des personnes et la diffusion de fausses nouvelles », a-t-il déclaré.

Cette déclaration fait suite à la détention controversée du rappeur Khalifa, encore incarcéré après l’ouverture d’une information judiciaire par le procureur, et de Babacar Sow, finalement libéré. Le rappeur Khalifa s’était récemment illustré en critiquant le président de l’ADK, Demba Ka, ce qui a conduit à des poursuites judiciaires.

Pour Amnesty International, ces affaires mettent en lumière la nécessité de réviser les lois sénégalaises afin de garantir la liberté d’expression. Seydi Gassama rappelle que la criminalisation de tels délits porte atteinte aux normes internationales des droits humains, notamment celles prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Sénégal est partie.

Le débat relancé par cette affaire ravive la question de l’équilibre entre la protection de l’honorabilité des individus et la liberté d’expression dans le pays. Les défenseurs des droits humains appellent à des réformes législatives pour privilégier des sanctions alternatives, comme des amendes, plutôt que des peines privatives de liberté.

Blocage à l’Hôtel de Ville : La mairie de Dakar dément les accusations de la Police nationale

La tension entre la municipalité de Dakar et les forces de l’ordre ne faiblit pas. Dans un communiqué officiel publié ce vendredi 13 décembre 2024, le Bureau municipal de la Ville de Dakar a vivement contesté les déclarations faites par la Police nationale. Ces dernières affirmaient que les accusations de blocage formulées par le maire de Dakar, Barthélemy Dias, étaient sans fondement.

La mairie dénonce fermement ce qu’elle qualifie de « blocage manifeste » de ses activités. Le communiqué indique que « les accès à l’hôtel de ville de Dakar ont bel et bien été bloqués par les forces de l’ordre, empêchant ainsi l’entrée des conseillers municipaux ». Des images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, corroborées par un constat d’huissier, attesteraient de la fermeture des accès, précise la municipalité.

Face à cette situation, une délégation composée des adjoints au maire s’est rendue à la préfecture de Dakar pour rencontrer le Préfet par intérim. Selon le communiqué, ce dernier aurait confirmé que les ordres venaient de ses supérieurs et promis d’en référer à sa hiérarchie. Toutefois, la mairie déplore l’absence d’une solution concrète pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « harcèlement institutionnel ».

La mairie souligne également qu’un dispositif policier a été déployé pour empêcher le maire Barthélemy Dias de visiter des chantiers municipaux en cours. Cet acte, selon les responsables municipaux, constitue « une entrave directe à l’exercice de ses fonctions » et une violation des prérogatives des autorités élues.

Le point de presse organisé par le maire à l’hôtel de ville le même jour a également été marqué par des incidents. La police aurait fait usage de la force, causant des dégâts matériels au sein de la mairie. Les images de ces événements, largement partagées sur les réseaux sociaux, témoignent de la gravité de la situation, affirme la municipalité.

Dans son communiqué, la mairie de Dakar appelle la Police nationale à adopter une attitude « responsable et républicaine », respectueuse des droits et des prérogatives des élus locaux. Les responsables municipaux rappellent que le maire et son équipe agissent dans le cadre de leurs fonctions légitimes et que toute entrave à leur mission est inacceptable.

L’homme d’affaires en cavale arrêté à Paris : retour sur une fuite rocambolesque

Inculpé et placé sous mandat de dépôt en juin dernier, Doro Gaye, un homme d’affaires sénégalais, avait orchestré une fuite spectaculaire après avoir bénéficié d’une mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. Cette liberté retrouvée, conditionnée par plusieurs garanties matérielles et médicales, n’aura duré que peu de temps avant qu’il ne quitte clandestinement le territoire sénégalais.

Pour obtenir sa mise en liberté, Doro Gaye avait signé un protocole d’accord avec Zakiloulahi Sow, la partie civile dans son dossier. Un premier acompte de 250 millions de francs CFA avait été versé, et des titres de propriété sur trois appartements et un magasin situés à la Cité Keur Gorgui avaient été remis au juge comme garanties supplémentaires. Par ailleurs, un rapport médical avait été intégré au dossier, attestant que son état de santé nécessitait un suivi permanent, incompatible avec une détention prolongée.

Moins d’un mois après sa libération, Doro Gaye parvenait à quitter le Sénégal via la Guinée-Bissau. Une cavale qui a pris fin à Paris, grâce à une coopération étroite entre les autorités sénégalaises et françaises. Un mandat d’arrêt international avait été émis par le juge d’instruction sénégalais, ce qui a permis de localiser et d’interpeller l’homme d’affaires en territoire français.

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, la police a pisté des transactions effectuées dans des boutiques de luxe à Paris, grâce à une carte bancaire utilisée par sa femme, Clara Gaye. Ces paiements ont servi de piste pour localiser Doro Gaye, qui se croyait hors d’atteinte des autorités.

L’arrestation de Doro Gaye marque un tournant dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations, notamment sur les failles du contrôle judiciaire ayant permis sa fuite. Désormais sous les verrous en France, son extradition vers le Sénégal semble être une formalité dans le cadre des accords bilatéraux entre les deux pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°350 – du 18/12/2024

🔴 DIFFÉRENTS SYNOPSIS DANS L’AFFAIRE BARTHÉLÉMY DIAS : LA POLICE ET LA VILLE DE DAKAR À COUTEAUX TIRÉS
🔴 DIFFICULTÉS LIÉES À L’INSERTION PROFESSIONNELLE : LES APPRENTIS-TECHNICIENS PRÊTS À BATTRE LE MACADAM

🔴 FIFA-THE BEST 2024 : VINICIUS MEILLEUR JOUEUR DE L’ANNÉE !
🔴 CLAF ET DEUX GRANDES AFFICHES AU MENU : LES FANAS DE LA LUTTE BIEN SERVIS POUR LE 1er JANVIER

Thierno Bocoum interroge la police sur son intervention à la mairie de Dakar : « Qu’est-ce qu’elle faisait ce 13 décembre ? »

Le président du mouvement AGIR, Thierno Bocoum, a vivement réagi après la publication d’un communiqué de la police nationale, qui a démenti les accusations concernant une prétendue entrave aux activités du maire de Dakar, Barthélémy Dias, le 13 décembre 2024. Bocoum juge la réponse de la police insuffisante et soulève des questions sérieuses sur le rôle des forces de l’ordre dans les événements qui se sont déroulés à la mairie de Dakar ces derniers jours.

Dans son communiqué, la police a affirmé n’avoir procédé à « aucun blocage » des activités de l’édile dakarois. Cependant, cette version des faits ne satisfait pas Thierno Bocoum. Il s’interroge publiquement sur les raisons qui ont poussé la police à intervenir de manière aussi violente lors du point de presse du maire, le 13 décembre. « Qu’est-ce qu’elle faisait ce 13 décembre dans l’enceinte de la mairie de Dakar et dans la salle de délibération de cette mairie alors que le maire y tenait un point de presse ? », s’est-il exclamé. Selon lui, « défoncer une porte pour empêcher la tenue d’un point de presse entre-t-il dans le cadre normal de l’exécution de sa mission de sécurisation ? »

Bocoum, membre de la coalition Sàm Sa Kàddu, considère cette action comme une grave dérive des autorités, déplorant l’agression dont ont été victimes les participants au point de presse. Il souligne également que la police n’a pas simplement perturbé la rencontre, mais a fait preuve d’une violence démesurée en expulsant les occupants de la salle, en dépit de l’absence de justification apparente.

L’inquiétude de Thierno Bocoum s’est encore renforcée lors des événements du 16 décembre, où un dispositif policier a été mis en place dans l’enceinte de la mairie de Dakar. L’ancien député a affirmé avoir constaté de ses propres yeux la présence d’agents de la police à l’entrée et à l’intérieur de l’édifice. Il a déploré la mise en place d’un système de filtrage à l’entrée, ce qui, selon lui, constitue une atteinte aux libertés publiques.

À travers ses déclarations, Thierno Bocoum n’hésite pas à mettre en garde contre une escalade autoritaire qu’il juge préoccupante. Pour lui, la présence massive de la police dans un cadre institutionnel tel que la mairie de Dakar, et ce pour contrôler les activités publiques, est un signe inquiétant d’un État policier en gestation.

Enfin, il a exprimé sa volonté de voir la situation clarifiée, en appelant la police à répondre de ses actes et à respecter les principes démocratiques qui garantissent la liberté d’expression et d’action des élus et des citoyens.

Alerte Météo : Poussière et baisse des températures du 17 au 23 décembre 2024

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a émis une alerte concernant des conditions météorologiques exceptionnelles qui affecteront le Sénégal du 17 au 23 décembre 2024. Un phénomène de poussière, accompagné d’une baisse significative des températures, devrait impacter le pays durant cette période.

Une importante vague de poussière s’étend sur la moitié nord du pays, et devrait se généraliser à l’ensemble du territoire à partir du 19 décembre. Les régions les plus touchées par ce phénomène seront les zones du Nord et du Centre du Sénégal, comprenant Saint-Louis, Podor, Matam, Linguère, Louga, Thiès, Dakar, Diourbel et Kaolack. Ces zones connaîtront une forte concentration de particules dans l’air, ce qui réduira significativement la visibilité.

Dans le Sud du pays, notamment dans les régions de Kolda, Ziguinchor, Sédhiou, les effets de la poussière seront moins intenses, mais pourraient survenir de manière intermittente. Le phénomène de poussière devrait commencer à s’atténuer progressivement à partir du 21 décembre.

En parallèle, une chute notable des températures est attendue du 18 au 23 décembre. Les régions du Nord et du Centre-Ouest, telles que Saint-Louis, Podor, Linguère, Louga, Thiès, Diourbel, Kaolack et Dakar, devraient connaître une fraîcheur importante, avec des températures nocturnes pouvant descendre en dessous de 17°C. Dans le Sud, bien que la baisse de température soit moins marquée, les nuits seront plus fraîches que d’habitude.

L’ANACIM recommande à la population, en particulier dans les régions les plus touchées, de prendre des précautions face à ces conditions météorologiques, notamment pour les personnes vulnérables souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques. De plus, la visibilité réduite pourrait rendre les déplacements plus difficiles, notamment pour les conducteurs.

Conseil Constitutionnel : Barthélémy Dias conteste sa radiation devant l’instance

Les avocats de Barthélémy Dias ont déposé une requête auprès du Conseil Constitutionnel afin de contester la décision du bureau de l’Assemblée nationale qui a décidé de sa radiation. Le maire de Dakar, élu sous la bannière de la coalition Samm Sa Kàddu, estime que cette décision est injustifiée et souhaite qu’elle soit annulée.

Dans la requête, les avocats de Barthélémy Dias exposent les motifs qui justifient cette contestation. Ils soulignent qu’il est nécessaire d’examiner minutieusement les conditions ayant conduit à la radiation du député. Ces derniers insistent sur l’importance d’une évaluation juridique approfondie de la procédure et des éléments ayant justifié cette décision, en mettant en question la régularité de l’acte pris par l’Assemblée nationale.

La saisine du Conseil Constitutionnel par Barthélémy Dias marque une nouvelle étape dans cette affaire, où l’élu de la Ville de Dakar cherche à faire valoir ses droits devant l’instance suprême chargée du contrôle de la constitutionnalité des actes législatifs et politiques. Ce recours pourrait avoir des implications importantes sur l’avenir politique de l’intéressé et sur la légalité des décisions prises à son encontre.

Niodior : Saisie de faux médicaments d’une valeur de 392 millions F CFA par la douane

Un important lot de 207 cartons de médicaments contrefaits a été saisi le 11 décembre 2024 par la brigade maritime des douanes de Foundiougne, relevant de la subdivision du littoral Sud, sous la direction régionale des unités maritimes. La valeur totale des produits pharmaceutiques interceptés est estimée à 392 millions de francs CFA.

L’opération, qui s’est déroulée au large de Niodior, a mobilisé les agents des douanes qui ont pris en chasse puis arraisonné une pirogue transportant les médicaments. Selon le communiqué officiel de la Division de la communication et des relations publiques des Douanes, les cartons contenaient divers types de produits pharmaceutiques, notamment des antalgiques, des aphrodisiaques et des flacons pour injections intraveineuses.

Cette saisie constitue la plus importante réalisée cette année sur le littoral Sud. À titre de comparaison, la même unité douanière avait effectué, plus tôt cette année, une saisie portant sur 59 cartons de médicaments contrefaits, dont la valeur était estimée à 108 millions F CFA.

La Direction générale des Douanes a tenu à saluer la collaboration active du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal, qui a joué un rôle crucial dans l’évaluation des produits saisis. Une délégation du syndicat s’est rendue à Foundiougne pour constater les saisies réalisées et apporter son soutien aux équipes douanières sur le terrain.

L’Administration des douanes sénégalaises a profité de cette opération pour rappeler les dangers des faux médicaments. Ces produits contrefaits, souvent mal fabriqués et non homologués, représentent un risque majeur pour la santé des populations.

Dans son communiqué, l’Administration des douanes a lancé un appel aux professionnels de la santé et aux acteurs du secteur pharmaceutique pour renforcer les actions de sensibilisation auprès des populations afin de lutter efficacement contre ce fléau.

La Douane sénégalaise a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts pour éradiquer le trafic de faux médicaments, en multipliant les opérations de surveillance et les interventions ciblées sur les zones maritimes et terrestres à risque.

Inauguration du Courtyard by Marriott à Diamniadio : un nouveau fleuron de l’hôtellerie haut de gamme au Sénégal

Ce mardi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’inauguration officielle de l’hôtel Courtyard by Marriott à Diamniadio, un projet ambitieux qui marque un tournant pour l’attractivité économique et touristique de cette localité stratégique. Avec un investissement colossal de plus de 13 milliards de francs CFA, ce complexe hôtelier illustre la volonté d’accroître l’offre de services haut de gamme au Sénégal.

Le Courtyard by Marriott, situé au cœur de Diamniadio, est une initiative du groupe américain Marriott International, leader mondial de l’hôtellerie de luxe. Fondée en 1983, la marque Courtyard by Marriott s’adresse principalement aux voyageurs d’affaires tout en proposant des services adaptés aux familles. Avec plus de 8 000 établissements dans le monde, le groupe Marriott poursuit son expansion sur le continent africain, et l’ouverture de cet hôtel à Diamniadio marque une étape stratégique dans sa conquête de l’Afrique de l’Ouest.

Le choix de Diamniadio n’est pas anodin. Cette ville émergente, située à quelques kilomètres de Dakar, est devenue un pôle économique et administratif en plein essor. Selon les informations recueillies, la décision d’implanter le Courtyard by Marriott à Diamniadio a été finalisée en 2022, après des études approfondies sur le potentiel économique et les perspectives de croissance de la région.

Avec ses 134 chambres modernes répondant aux normes internationales, l’hôtel se positionne comme un acteur clé de l’hôtellerie haut de gamme au Sénégal. Ce projet a également permis la création de 150 emplois directs, une opportunité précieuse pour la jeunesse sénégalaise.

L’inauguration de cet établissement envoie un signal positif aux investisseurs nationaux et internationaux. Elle témoigne de la confiance accordée à la stabilité économique et à la dynamique de croissance du Sénégal. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué cette initiative, affirmant que « le développement du secteur privé est un pilier essentiel de notre stratégie de croissance inclusive ».

Depuis la disparition de son dirigeant historique Arne Sorenson en 2021, Marriott International est dirigé par Anthony Capuano, qui poursuit l’objectif d’étendre l’empreinte mondiale du groupe. Avec cette inauguration, Marriott renforce sa présence en Afrique, un continent qui offre d’importantes opportunités dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme.

L’ouverture du Courtyard by Marriott conforte Diamniadio comme une destination incontournable pour les investisseurs et les touristes. Avec des infrastructures modernes et une proximité avec l’aéroport international Blaise Diagne, la ville est appelée à devenir un véritable hub économique et touristique dans la sous-région.

Blocages à l’Hôtel de Ville de Dakar : Le Bureau Municipal dément les affirmations de la Police nationale

Dans un communiqué officiel publié ce mardi 17 décembre 2024, le Bureau Municipal de la Ville de Dakar a fermement contesté les déclarations de la Police nationale concernant les supposés blocages des activités du Maire de Dakar, Barthélemy Dias, et des conseillers municipaux.

Selon la Police, aucune entrave n’aurait été constatée, mais le Bureau Municipal dément catégoriquement ces affirmations, apportant des précisions et des preuves tangibles sur les événements survenus.

Le communiqué de la Ville de Dakar rappelle que les accès à l’Hôtel de Ville ont été effectivement bloqués par les forces de l’ordre, empêchant employés et conseillers municipaux d’accéder aux lieux. « Un fait incontestable », selon le Bureau Municipal, qui affirme que des images et vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux corroborent ces faits. Ces éléments ont par ailleurs été constatés par un huissier de justice qui a dressé un procès-verbal attestant la fermeture des accès.

Suite à ce blocage, une délégation composée d’adjoints au Maire s’est rendue à la Préfecture de Dakar pour rencontrer le Préfet par intérim. Ce dernier a reconnu avoir donné des instructions à la Police, précisant qu’il allait consulter sa hiérarchie à ce sujet.

Le même jour, un important dispositif policier a été déployé pour empêcher le Maire Barthélemy Dias de visiter des chantiers municipaux. Le Bureau Municipal y voit une entrave manifeste à l’exercice des fonctions du Maire, qu’il juge inadmissible et irrespectueuse de l’autorité légitime des élus locaux.

Le Bureau Municipal revient également sur l’incident survenu lors du point de presse tenu par Barthélemy Dias, où la Police aurait fait usage de la force. L’intervention aurait causé des dégâts matériels à l’Hôtel de Ville, comme le montrent des images diffusées en ligne.

Face à ces événements, le Bureau Municipal de la Ville de Dakar demande à la Police nationale « une démarche responsable et républicaine ». Il appelle à une collaboration respectueuse entre institutions pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.

Le Bureau Municipal réaffirme sa détermination à exercer ses fonctions dans le respect de la loi, tout en plaçant l’intérêt des habitants de Dakar au cœur de ses priorités.

« Nous restons déterminés à exercer nos fonctions dans le respect de la loi, et nous appelons à une collaboration respectueuse entre les différentes institutions, dans l’intérêt de la ville et de ses habitants », conclut le communiqué.

Fait à Dakar, le 17 décembre 2024
Le Bureau Municipal de la Ville de Dakar

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Juan Branco critique les conditions de réception de Diomaye Faye à Paris : « C’était indigne »

Lors d’une récente interview accordée à la chaîne YouTube Alohanews, l’avocat franco-espagnol Juan Branco, connu pour avoir défendu Ousmane Sonko sous le régime de Macky Sall, a vivement critiqué les conditions dans lesquelles le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a été accueilli à Paris lors de ses visites officielles.

Juan Branco n’a pas mâché ses mots. Selon lui, le chef de l’État sénégalais a été reçu au Quai d’Orsay dans des conditions qu’il juge « indignes » pour un président nouvellement élu et porteur d’une promesse de rupture. « J’ai été très marqué de voir le président du Sénégal venir à deux reprises à Paris dans les mois qui ont suivi sa prise de pouvoir et s’afficher avec un Emmanuel Macron souriant à la porte de l’Élysée après avoir été reçu au Quai d’Orsay dans des conditions qui m’apparaissent indignes », a déclaré l’avocat.

Juan Branco détaille ce qu’il perçoit comme un manque de respect à l’égard de la fonction présidentielle sénégalaise. « J’ai été très frappé de voir le président de la République du Sénégal être reçu dans un petit salon du Quai d’Orsay, une salle qui est en réalité une chambre à coucher », a-t-il fustigé. Il a également dénoncé la présence d’un simple directeur d’administration assis à la même table que Diomaye Faye, une scène qu’il considère comme insultante au regard du protocole diplomatique.

Pour appuyer ses propos, Juan Branco rappelle que l’hôtel du ministre du Quai d’Orsay, construit au XIXe siècle, servait autrefois à accueillir des monarques étrangers avec tout le faste et les égards dus à leur rang. Il décrit avec précision ces salles d’apparat où, selon lui, se trouvent encore des chambres décorées en argent et en or, des espaces qu’il considère peu appropriés pour un échange diplomatique de haut niveau.

L’avocat pointe du doigt ce qu’il estime être « un appareil diplomatique sénégalais asservi », incapable de s’ajuster à la nouvelle dynamique politique incarnée par Bassirou Diomaye Faye. Selon Juan Branco, cette situation illustre la prolongation d’une dynamique héritée de l’ancien régime et un défaut de préparation de l’État sénégalais face aux enjeux de la rupture promise.

« Cette situation révèle un écart entre les attentes liées à la nouvelle autorité politique et les réalités de l’appareil étatique qui, pour l’heure, n’a pas réussi à incarner cette volonté de changement », analyse-t-il.

Cette sortie de Juan Branco soulève des interrogations sur les relations entre Paris et Dakar sous la présidence de Diomaye Faye. Alors que le président sénégalais avait affiché une volonté de rupture dans ses relations avec les anciennes puissances coloniales, ces critiques posent la question de l’image et du traitement réservé à Dakar sur la scène diplomatique internationale.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les attentes autour de la présidence de Bassirou Diomaye Faye sont immenses, notamment en matière de souveraineté et de rééquilibrage des relations internationales. Reste à savoir si ces critiques influenceront la posture diplomatique sénégalaise à l’avenir.

Guy Marius Sagna monte au créneau : 17 initiatives parlementaires pour défendre les populations et protéger l’environnement

Le député Guy Marius Sagna, connu pour son engagement en faveur des droits des populations sénégalaises, a déposé 17 initiatives parlementaires, dont une proposition de création d’une commission d’enquête et 16 questions écrites adressées au gouvernement. Ces actions visent à alerter sur plusieurs enjeux majeurs, notamment les conséquences de l’exploitation du zircon par l’entreprise Eramet à Lompoul.

Le député de Pastef a proposé la mise en place d’une commission d’enquête pour évaluer les impacts environnementaux et sociaux liés à l’exploitation du zircon dans le désert de Lompoul. Parmi les préoccupations soulevées, il dénonce la destruction de ce site naturel emblématique, la surexploitation des ressources en eau et les violations des droits des populations locales.
En parallèle, il a demandé un moratoire sur l’exploitation du zircon et la réalisation d’une évaluation des préjudices causés aux habitants et à l’environnement.

Au-delà de l’affaire du zircon, Guy Marius Sagna s’est également exprimé sur d’autres problématiques urgentes :

  • Rémunérations des policiers : Il déplore les montants jugés insuffisants versés aux agents lors des récentes manœuvres nationales.
  • Crise à l’hôpital Albert Royer : Le député a attiré l’attention sur les dysfonctionnements affectant ce centre hospitalier dédié aux enfants.
  • Problèmes au Cadastre de Diourbel : Les difficultés administratives dans cette institution figurent également parmi ses préoccupations.
  • Retards de salaires : Il s’est insurgé contre les retards dans le paiement des salaires des contractuels du Ministère de la Santé, qui impactent directement les conditions de vie des agents concernés.
  • Accès à l’eau et infrastructures : Plusieurs localités du pays continuent de souffrir d’un accès limité à l’eau potable et de déficits en infrastructures essentielles.

À travers ces initiatives, Guy Marius Sagna appelle à une gestion plus équitable et transparente des ressources naturelles et des services publics. Son combat reflète une volonté de défendre les intérêts des Sénégalais, en mettant en avant des solutions concrètes pour améliorer leurs conditions de vie.

En déposant ces initiatives parlementaires, le député interpelle directement le gouvernement sur ses responsabilités. Sa démarche témoigne d’un engagement ferme pour une justice sociale et environnementale. Reste à voir si ces propositions trouveront un écho favorable auprès des autorités compétentes.

Blocages visant Barthélemy Dias : La Police nationale dément les accusations de

La Police nationale a apporté un démenti catégorique aux accusations relayées dans certains médias concernant un prétendu blocage des activités de Barthélemy Dias, ancien maire de Dakar, et des conseillers municipaux. Dans un communiqué publié ce mardi 17 décembre 2024, la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale a tenu à rétablir les faits.

Selon le document officiel, il a été rapporté que la visite de Barthélemy Dias à la cité Keur Goor Gui ainsi que l’accès des conseillers municipaux à la mairie de Dakar auraient été entravés. La Police nationale rejette ces allégations, précisant qu’aucun dispositif n’a été mis en place dans l’intention de bloquer les activités de M. Dias ou des élus municipaux.

Le communiqué souligne que le déploiement des forces de l’ordre dans certains secteurs de la ville s’inscrit dans le cadre normal de leur mission de sécurisation et de maintien de l’ordre. « Contrairement à ce qui a été relayé, la Police nationale n’a bloqué ni Monsieur DIAS, ni les conseillers municipaux. Le déploiement du dispositif (…) rentre dans le cadre normal de l’exécution de sa mission de sécurisation », précise la note.

La Division Communication et Relations Publiques rappelle que la Police nationale reste fidèle à sa mission de protection des populations et d’application de la réglementation en vigueur. Elle assure qu’elle continuera à opérer en toutes circonstances dans le respect strict de ses prérogatives.

Pour rappel, cette clarification intervient dans un contexte où la situation politique à Dakar reste marquée par des tensions suite à la révocation de Barthélemy Dias de son poste de maire.

Ce communiqué vise ainsi à rassurer l’opinion publique et à couper court aux spéculations sur d’éventuelles manœuvres d’obstruction de la part des forces de l’ordre.

Fait à Dakar, le 17 décembre 2024.

Session ordinaire du Conseil Municipal de Dakar : des décisions stratégiques à l’ordre du jour

Le Conseil Municipal de la ville de Dakar se réunira en session ordinaire le jeudi 19 décembre 2024 à 15h, dans la salle de délibérations de l’Hôtel de Ville. Cette session, présidée par le maire, sera l’occasion de délibérer sur des questions cruciales pour l’avenir de la ville.

Au programme, plusieurs points importants figurent à l’ordre du jour :

  1. Installation d’un nouveau conseiller municipal
    Cette étape marquera l’accueil officiel d’un nouvel élu au sein du Conseil, renforçant ainsi la dynamique institutionnelle de la ville.
  2. Adoption du Plan Triennal d’Investissement (PTI) 2026-2027 et du Plan Annuel d’Investissement (PAI) 2025
    Ces plans stratégiques, essentiels pour le développement économique et social de Dakar, visent à définir les priorités d’investissement pour les années à venir.
  3. Adoption du Plan Annuel de Renforcement des Capacités (PARCA) 2025
    Ce plan reflète l’ambition de la Ville d’améliorer les compétences et les moyens d’action de ses agents et partenaires, dans un souci d’efficacité et d’innovation.
  4. Autorisation spéciale de recettes et dépenses et virement de crédits
    Ces mesures financières permettront de réajuster le budget afin de répondre aux besoins spécifiques identifiés en cours d’année.
  5. Examen et adoption du Budget 2025
    Moment clé de la session, l’examen et l’approbation du budget définiront les priorités et les ressources financières allouées pour les projets de l’année à venir.

Cette session ordinaire s’annonce comme une étape déterminante dans la gouvernance de la ville de Dakar, en fixant les grandes orientations pour 2025 et les années suivantes. Elle reflète également l’engagement du Conseil Municipal à anticiper et à répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels fait face la capitale sénégalaise.

Sénégal : Vers de nouvelles assises nationales pour transformer l’enseignement supérieur et la recherche

Dix ans après les Assises nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur, le Sénégal se prépare à organiser une nouvelle concertation. Cette fois-ci, l’objectif est clair : transformer en profondeur le secteur, avec un accent particulier sur la recherche et l’innovation.

L’annonce a été faite ce mardi par le Pr Hamidou Dathe, Directeur général de la recherche et de l’innovation, lors de la cérémonie d’ouverture des doctoriales en mathématiques et informatique à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Selon lui, ces nouvelles assises nationales visent à répondre aux défis structurels qui freinent l’épanouissement du secteur de la recherche au Sénégal.

Le Pr Dathe a pointé du doigt un déséquilibre dans l’allocation des ressources du secteur de l’enseignement supérieur. Actuellement, la pédagogie et les œuvres sociales absorbent la majorité des moyens financiers, reléguant la recherche et l’innovation au second plan. « Ce qu’on observe, c’est que la partie pédagogie et œuvres sociales prennent l’essentiel des ressources. La recherche, pourtant cruciale, peine à trouver les moyens suffisants pour se développer », a-t-il déclaré.

Selon les recommandations internationales, au moins 1 % du Produit intérieur brut (PIB) d’un pays devrait être consacré à la recherche pour garantir son efficacité. Or, le Sénégal est encore loin de cet objectif, compromettant ainsi le développement de solutions locales innovantes et la compétitivité scientifique du pays.

Pour remédier à cette situation, il ne s’agit pas de réduire les budgets actuels, mais plutôt de les rationaliser afin de dégager des marges pour financer davantage la recherche. « Nous devons créer un équilibre en redistribuant les ressources de manière plus efficace », a expliqué le Pr Dathe.

Ces assises nationales s’inscrivent dans une démarche inclusive, conformément à la vision du ministre Abdourahmane Diouf et du président Bassirou Diomaye Faye. Tous les acteurs du secteur, notamment les écoles doctorales et les enseignants-chercheurs, seront impliqués dans cette réflexion collective.

Ces travaux apparaissent comme une opportunité majeure pour repenser l’écosystème de l’enseignement supérieur au Sénégal. L’objectif est de permettre à la recherche et à l’innovation d’occuper une place centrale dans les politiques publiques. En s’attaquant à ce déséquilibre budgétaire et en favorisant un dialogue inclusif, le Sénégal pourrait amorcer une transformation significative de son système éducatif, moteur essentiel du développement économique et social.

Mandat d’arrêt international émis contre Habib Yérim Sow et Yigo Faly Thiam : deux hommes d’affaires sénégalais parmi les fugitifs les plus recherchés au Bénin

Le ministère de la Justice et de la Législation de la République du Bénin a récemment émis un mandat d’arrêt international contre l’homme d’affaires sénégalais Habib Yérim Sow et son collaborateur Yigo Faly Thiam. Ces derniers occupent respectivement la troisième et la deuxième place sur la liste des fugitifs les plus recherchés par les autorités béninoises.

Les deux hommes ont été jugés le 23 décembre 2021 par le tribunal de Première Instance de Première Classe de Cotonou pour une série de graves infractions financières. Les accusations portées contre eux incluent l’escroquerie, la surévaluation frauduleuse d’apports en nature ainsi que le non-établissement d’états financiers, des pratiques qui ont causé des préjudices économiques significatifs. Reconnaissant leur culpabilité, le tribunal les a condamnés à une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme.

Après des mois d’enquêtes et de procédures judiciaires complexes, les autorités béninoises ont confirmé cette condamnation, accompagnée de l’émission du mandat d’arrêt international. Ce développement met en lumière l’importance de cette affaire, qui reflète la volonté du Bénin de lutter fermement contre les crimes économiques et financiers.

Les faits reprochés à Habib Yérim Sow et Yigo Faly Thiam ne se limitent pas à des violations mineures. Les autorités béninoises ont souligné l’impact considérable de leurs actions sur l’économie nationale et les investisseurs. Les deux hommes d’affaires sont accusés d’avoir participé à des pratiques frauduleuses dans des transactions complexes, sapant ainsi la confiance dans les institutions financières locales.

En occupant des places élevées sur la liste des fugitifs du Bénin, Habib Yérim Sow et Yigo Faly Thiam sont devenus des cibles prioritaires pour les autorités béninoises. Grâce à ce mandat d’arrêt international, les deux hommes sont désormais sous le radar des agences de police à travers le monde, en collaboration avec Interpol et d’autres organismes internationaux.

Ce mandat d’arrêt et la médiatisation de cette affaire montrent la détermination du Bénin à combattre les délits économiques, quel que soit le statut des personnes impliquées. Les autorités espèrent ainsi envoyer un signal fort, affirmant que les crimes économiques ne resteront pas impunis.

Mbacké : Décès d’un quinquagénaire, l’autopsie conclut à une mort naturelle

Une affaire de décès survenu à Mbacké, samedi 14 décembre, a finalement été élucidée par une autopsie. Les résultats de l’examen médical ordonné par le délégué du procureur près le Tribunal local de Grande Instance attestent que la mort est d’origine naturelle, selon les informations de Seneweb.

Le rapport médical, transmis au commissaire Alioune Fall, chef de service du commissariat urbain de Mbacké, a révélé que le décès de A. Lô, 59 ans, est survenu dans un contexte de « cardiomyopathie hypertrophique et ischémique décompensée ». L’autopsie, réalisée par le médecin légiste Dr. A.M.G de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, conclut également à l’absence de signes de traumatisme ou de traces de violence.

A. Lô, domicilié à Touba, s’était plaint de douleurs épigastriques trois jours avant son décès, selon un agent de l’administration pénitentiaire. Le quinquagénaire est décédé lors de son évacuation vers un centre de santé de Mbacké, ce samedi matin.

Informé du drame aux environs de 11h, le commissaire Alioune Fall a immédiatement adressé une réquisition à l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba. Après un premier examen, le médecin B.B a indiqué que la cause du décès restait indéterminée et a recommandé une autopsie pour clarifier les circonstances.

Sur instruction du délégué du procureur près le Tribunal local, le corps a été transféré à Dakar pour expertise, malgré l’opposition manifeste de la famille du défunt. Le procureur a toutefois maintenu sa décision, estimant qu’une autopsie était nécessaire pour établir les faits.

Les résultats de l’autopsie mettent fin aux spéculations et confirment une mort naturelle, causée par une pathologie cardiaque. Aucun élément ne laisse entrevoir une intervention extérieure ou des violences ayant pu précipiter le décès de A. Lô.

Nouveau rebondissement dans l’affaire du vol de carburant à Senstock : Star Oil dépose plainte

L’affaire du vol de carburant à Senstock continue de faire des vagues. Après la plainte déposée par Edk, une nouvelle procédure judiciaire s’ajoute à ce dossier complexe. Selon les révélations du journal L’Observateur, la direction générale de la société Star Oil, spécialisée dans la vente de carburant, a déposé une plainte auprès de la Section de Recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane. La société affirme détenir des preuves accablantes, notamment des vidéos et des images illustrant le modus operandi des malfaiteurs.

Dans sa plainte, Star Oil se constitue partie civile et dénonce des pertes importantes et inexpliquées subies depuis plusieurs années. « Depuis longtemps, nous constatons des écarts significatifs dans les stocks reçus dans nos stations. Ces pertes, jusqu’à présent énigmatiques, s’avèrent être le résultat d’un vaste réseau de trafic organisé », a déclaré la direction. Les nouvelles preuves viendraient étayer ces accusations en mettant en lumière les pratiques frauduleuses opérées au sein de l’entrepôt de Senstock.

En parallèle à cette plainte, un autre élément est venu renforcer l’affaire. Un camion transportant 2 000 litres de carburant a été immobilisé par les agents des Douanes. Le conducteur, qui cherchait à revendre illégalement la cargaison, n’a pas trouvé de revendeurs parmi les fameux « Lakhalmen ». Alertées, les Douanes sont intervenues pour constater l’infraction et immobiliser le véhicule.

À ce jour, 37 individus, surnommés « Lakhalmen », sont déjà derrière les barreaux, accusés d’appartenir à un réseau de trafic de carburant démantelé au dépôt de Senstock, situé à Mbao. Le préjudice, évalué à plusieurs centaines de millions de francs CFA, continue de faire l’objet d’investigations approfondies. Les nouvelles révélations de Star Oil pourraient ouvrir d’autres pistes et approfondir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans ce trafic.

Ce rebondissement marque une étape importante dans cette affaire de vol de carburant qui agite le secteur énergétique du pays. Entre les pertes colossales enregistrées par les entreprises concernées et les multiples arrestations, l’affaire Senstock illustre les défis liés à la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement en carburant au Sénégal. Les prochains développements pourraient encore révéler d’autres ramifications de ce vaste réseau criminel.

Un acte d’incivisme sévèrement sanctionné à Dakar : M. Diop condamné à une amende de 900 000 FCfa et trois mois de sursis

L’incivilité flagrante de M. Diop, chauffeur de camion, a fait grand bruit à Dakar. Ce dernier n’a pas hésité à arracher une borne fraîchement installée sur l’autopont du Front-de-Terre, un ouvrage récemment inauguré, pour permettre à son camion chargé de bois de passer. Ce geste, symbole d’un mépris des biens publics, lui a valu une lourde sanction : une amende de 900 000 FCfa et une peine de trois mois de prison avec sursis, selon les informations rapportées par L’Observateur.

Lundi, lors de son passage devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar, M. Diop a été confronté à un substitut du procureur particulièrement remonté. Ce dernier n’a pas mâché ses mots, qualifiant l’acte d’“inadmissible” et d’exemple criant d’égoïsme citoyen.

Le préjudice, estimé à 500 000 FCfa pour la réparation de la borne, ne s’est pas limité aux dégâts matériels. Le tribunal a jugé nécessaire d’imposer une amende supplémentaire pour signaler la gravité de cet acte. En conséquence, M. Diop devra s’acquitter d’un total de 900 000 FCfa envers l’État sénégalais.

Malgré la tentative de défense de M. Diop, qui a invoqué une situation d’urgence pour justifier son acte, le tribunal n’a pas été convaincu. Cette sanction a été justifiée comme un signal fort pour rappeler que les infrastructures publiques ne peuvent être sacrifiées sur l’autel de l’intérêt individuel.

Inauguré il y a à peine une semaine, l’autopont du Front-de-Terre représente un investissement clé dans les efforts de modernisation et de fluidification de la circulation à Dakar. Mais cet acte d’incivilité souligne les défis liés à la préservation des équipements publics, souvent confrontés à un manque de respect citoyen.

L’État, à travers ce verdict, entend rappeler l’importance de ces infrastructures et la responsabilité de chaque citoyen dans leur préservation. Toutefois, il apparaît également nécessaire de renforcer les campagnes de sensibilisation sur le respect des biens publics, afin d’éviter de tels incidents à l’avenir.

En infligeant une peine combinant sanction financière et sursis, le tribunal a voulu marquer les esprits. Pour M. Diop, cette décision reste un rappel brutal que les biens communs ne peuvent être détruits impunément. Ce verdict reflète également une volonté des autorités de protéger les investissements publics contre des comportements égoïstes, mettant ainsi en garde contre toute récidive.

Ce cas, largement relayé par la presse, témoigne de l’importance d’un sursaut collectif face à la préservation des infrastructures publiques. Au-delà des sanctions, il pose la question de la responsabilité citoyenne dans la sauvegarde des équipements communs, indispensables au développement du pays.

Fass Thiékène dévasté : un incendie réduit un village prospère à l’état de cendres

Fass Thiékène, un village autrefois paisible et prospère situé dans l’arrondissement de Kouthiaba-Ouolof, est aujourd’hui plongé dans le chaos après un incendie dévastateur. Le drame s’est produit lundi à 15 heures, emportant tout sur son passage : habitations, récoltes et bétail. Les vents violents ont transformé cet incident en une catastrophe d’une ampleur inimaginable.

Alors que la plupart des habitants étaient aux champs, un feu s’est déclaré, gagnant rapidement en intensité sous l’effet de vents déchaînés. Face à l’absence de moyens modernes de lutte contre les incendies, les villageois ont tenté de maîtriser les flammes avec des seaux d’eau et des branchages. Malgré leurs efforts acharnés, ils ont été contraints de reculer devant la violence du sinistre.

Au bout de plusieurs heures, le village n’était plus qu’un amas de cendres. Les habitations, greniers et enclos ont été entièrement détruits, laissant la communauté dans une situation de grande détresse.

Les pertes sont colossales. Selon les premières estimations :

  • 500 tonnes d’arachides, fruits de mois de labeur, ont été entièrement consumées.
  • Les biens domestiques, tels que meubles, ustensiles, lits et matelas, ont été réduits en poussière.
  • Le bétail, pilier de l’économie locale, a également payé un lourd tribut : 30 moutons, 25 chèvres et une grande quantité de volaille ont péri dans les flammes.

Si aucune perte humaine n’est à déplorer, le village est désormais sans abri ni moyens de subsistance. La gendarmerie estime les dégâts à plusieurs millions de francs CFA, un chiffre écrasant pour cette petite communauté agricole.

Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers basés à Koumpentoum, à près de 100 kilomètres, sont arrivés trop tard pour contenir l’incendie. Cette tragédie met en évidence les limites des dispositifs de secours en zones rurales isolées.

Pendant ce temps, les familles ont passé la nuit en plein air, au milieu des débris et des cendres encore fumantes.

Les habitants de Fass Thiékène, démunis, lancent un appel désespéré aux autorités sénégalaises et aux bonnes volontés. Le village a besoin d’une aide d’urgence pour subvenir aux besoins essentiels de ses habitants et amorcer une reconstruction.

Dans un contexte où l’agriculture et l’élevage sont les principales sources de revenus, ces pertes représentent un coup dur, menaçant la survie économique de cette communauté.

Cette catastrophe souligne l’urgence d’améliorer les infrastructures de secours dans les zones rurales :

  • Création de casernes de pompiers plus proches.
  • Formation des habitants aux techniques de prévention et de lutte contre les incendies.

Le défi est immense, mais la solidarité nationale et internationale pourrait redonner espoir à Fass Thiékène. Pour ce village, naguère symbole de prospérité agricole, l’avenir repose désormais entre les mains des pouvoirs publics et des citoyens solidaires.

Sénégal : Une manifestation nue des féministes prévue le 31 décembre fait polémique

Au Sénégal, une initiative d’un groupe féministe annonçant une manifestation nue prévue pour le 31 décembre suscite de vives réactions. Parmi les voix les plus critiques figure celle de l’Imam Ahmadou Mactar Kanté, qui a exprimé son indignation dans une interview accordée au journal L’Observateur. Selon lui, ce mode de protestation est en totale contradiction avec les principes de l’islam.

« La nudité est totalement interdite en islam, quelle que soit la lutte », a déclaré l’imam Ahmadou Mactar Kanté, visiblement choqué par cette annonce. Il estime que ce genre de pratiques est une importation étrangère, inspirée notamment des actions du mouvement « Femen », bien connu pour ses manifestations topless en Europe.

L’imam déplore ce qu’il considère comme une instrumentalisation du corps féminin dans des combats qu’il juge nobles par ailleurs : « Ici, nous avons l’impression que les féministes se disent que tous les moyens sont bons pour arriver à leur fin. Or, la religion s’oppose à cette façon de voir les choses. Ce, même si la fin est noble. »

Dans son discours, Ahmadou Mactar Kanté rappelle que l’islam prône la décence et la pudeur, en particulier pour les femmes. « Ces modes de lutte déshonorent les femmes en islam, car la religion demande à la femme de porter des habits décents et complets », a-t-il martelé. Pour lui, se dénuder en public, même au nom d’une cause, est une atteinte aux principes fondamentaux de la religion.

L’imam n’a pas manqué de s’interroger sur les motivations de ces militantes : « Une femme musulmane qui se dévêtit en public, soit elle ignore sa religion, soit elle s’en fiche complètement. »

Cette annonce intervient dans un contexte où les revendications féministes prennent de plus en plus d’ampleur au Sénégal, notamment sur des questions liées aux violences faites aux femmes et à l’égalité des sexes. Toutefois, le choix des moyens de protestation reste un sujet sensible dans ce pays majoritairement musulman, où les traditions et les valeurs religieuses jouent un rôle central.

Si le collectif féministe à l’origine de cette initiative n’a pas encore répondu aux critiques, il est certain que cette manifestation suscitera un large débat sur la frontière entre militantisme et respect des normes culturelles et religieuses. Reste à voir si l’action prévue le 31 décembre se déroulera comme annoncé ou si la pression des leaders religieux influencera les organisatrices.

Moustapha Diakhaté : l’ancien député incarcéré à Rebeuss pour insultes et propos contraires aux bonnes mœurs

L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (2012-2017), Moustapha Diakhaté, fait face à un nouveau chapitre de son parcours tumultueux. Condamné à deux mois de prison ferme, il purge actuellement sa peine à la prison centrale de Rebeuss, à Dakar.

Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a reconnu Moustapha Diakhaté coupable d’insultes proférées via un système informatique ainsi que de propos jugés contraires aux bonnes mœurs. Cette décision judiciaire, prononcée fin novembre, marque un moment décisif dans la trajectoire de cet ancien cadre influent de l’Alliance pour la République (APR), le parti au pouvoir.

Malgré son incarcération, Moustapha Diakhaté affiche une sérénité qui étonne ses proches et observateurs. Selon le journal Les Échos, l’ancien député partage sa cellule avec une autre figure politique bien connue, Lat Diop, ancien membre du même parti. Ce voisinage particulier n’a, semble-t-il, pas ébranlé l’état d’esprit de Moustapha Diakhaté, décrit comme « sans stress » par des sources proches.

La prison de Rebeuss, tristement célèbre pour ses conditions de détention souvent dénoncées, n’a pas semblé affecter le moral de cet acteur politique au caractère bien trempé. Néanmoins, cette peine de prison vient ajouter une nouvelle controverse à un parcours déjà marqué par des prises de position critiques, tant à l’égard de l’opposition que de son propre camp.

Moustapha Diakhaté s’est distingué ces dernières années par ses critiques franches et directes. Après avoir été un pilier du régime de Macky Sall, il s’est éloigné de la ligne officielle, n’hésitant pas à pointer du doigt les dysfonctionnements internes de l’APR et les dérives supposées du pouvoir. Cette posture lui a valu des soutiens, mais également des adversités, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de sa famille politique.

Cette condamnation, bien que courte, constitue un revers symbolique pour l’homme politique, qui devra maintenant gérer les retombées de cet épisode une fois sa peine purgée. En attendant, il semble déterminé à ne pas se laisser abattre, malgré les murs de Rebeuss et l’impact de cette affaire sur son image publique.

L’arrestation de Moustapha Diakhaté soulève à nouveau des questions sur l’usage de la loi concernant les délits de presse et d’opinion au Sénégal. Si certains y voient une application nécessaire pour préserver l’ordre public et les bonnes mœurs, d’autres dénoncent une tendance à museler les voix dissidentes.

Pape Thiaw, futur sélectionneur des Lions : un contrat attendu et des attentes claires

Pape Thiaw est sur le point de succéder à Aliou Cissé en tant que sélectionneur des Lions du Sénégal. L’annonce officielle de son contrat semble imminente, selon Dr Nalla Socé Diop, conseiller technique du ministre des Sports, qui l’a confirmé lors de l’émission Galaxy Sports diffusée sur la RTS 1. Cette information a également été relayée par le journal Record.

Cependant, un détail notable concerne la rémunération du futur coach. Contrairement à son prédécesseur Aliou Cissé, qui percevait un salaire de 30 millions de francs CFA, Pape Thiaw devra débuter avec des émoluments moindres. Dr Diop explique : « Pape Thiaw ne peut pas venir de facto et prétendre aux 30 millions que touchait Aliou Cissé. Il ne peut pas débuter là où a fini son prédécesseur. »

Cette différence s’explique par le palmarès de Cissé, qui a mené les Lions à la victoire lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022 au Cameroun, une première historique pour le Sénégal. Le désormais ancien sélectionneur avait également conduit l’équipe à d’autres grandes performances sur la scène internationale.

Dr Diop précise toutefois que Pape Thiaw aura l’opportunité d’évoluer : « Il faut d’abord qu’il fasse ses preuves pour après prétendre à plus. » Autrement dit, les attentes envers lui sont élevées, et ses performances à venir détermineront son évolution, tant en termes de résultats sportifs que de reconnaissance financière.

Pour rappel, Pape Thiaw s’est déjà fait remarquer en tant que technicien prometteur. Il a notamment conduit l’équipe locale du Sénégal à remporter le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) en 2023. Ce premier succès pourrait être un tremplin pour lui dans cette nouvelle mission.

Le défi qui attend Pape Thiaw est immense : il devra maintenir les Lions à un niveau compétitif élevé, tout en continuant à construire sur l’héritage laissé par Aliou Cissé. Si l’officialisation de son contrat ne fait plus de doute, c’est désormais sur le terrain qu’il devra prouver qu’il est à la hauteur des attentes des Sénégalais.

Barthélémy Dias face à une nouvelle menace sur son mandat à Mermoz-Sacré-Cœur

Barthélémy Dias, récemment révoqué de ses fonctions de maire de Dakar et radié de l’Assemblée nationale, se trouve désormais confronté à un autre défi politique. Cette fois-ci, c’est son statut de conseiller municipal à Mermoz-Sacré-Cœur qui est remis en question.

Selon le journal Les Échos, Bayna Guèye, résidant dans cette commune, a officiellement saisi les autorités compétentes pour exiger la destitution de Barthélémy Dias de son mandat à la mairie de Mermoz-Sacré-Cœur. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses déboires politiques et juridiques, accentuant l’incertitude quant à son avenir politique.

La question qui se pose est de savoir si cette nouvelle tentative de destitution aboutira, alors que Dias continue de dénoncer ce qu’il considère comme un acharnement politique contre lui. Ses soutiens, de leur côté, crient à une instrumentalisation des institutions pour freiner son ascension et l’écarter définitivement de la sphère politique nationale.

Barthélémy Dias, personnalité emblématique de l’opposition sénégalaise, est connu pour son franc-parler et son opposition farouche au régime en place. Cependant, cette série de revers politiques pourrait fragiliser son influence dans le paysage politique sénégalais, notamment à l’approche des échéances électorales.

Sénégal : un sit-in inédit prévu le 31 décembre 2024 par des féministes, avec un dress code qui interpelle

Le 31 décembre 2024 s’annonce comme une date marquante dans l’histoire des luttes féministes au Sénégal. Un collectif de féministes, en collaboration avec un groupe plus large d’activistes, prévoit d’organiser un événement inédit baptisé « Freedom Day ». Cependant, ce qui suscite l’attention, voire la controverse, c’est l’exigence du dress code : les participantes et participants sont invités à venir… sans vêtements.

Contactée par Seneweb, Amy Libain Mbengue, militante féministe de premier plan, a confirmé l’information. « Ce n’est pas le collectif qui est à l’origine de l’initiative, mais un groupe plus large », précise-t-elle. Ce sit-in s’inscrit dans une série de revendications visant à interpeller les autorités sénégalaises sur des problématiques cruciales concernant les droits des femmes et des filles.

« Nous voulons des mesures fortes et immédiates pour protéger les femmes et les filles. Il est temps que le Code de la famille soit réformé, que le Protocole de Maputo soit pleinement appliqué, et que des actions concrètes soient mises en œuvre pour lutter contre le viol et la pédocriminalité », a-t-elle déclaré avec détermination.

Quant au choix du dress code, Amy Libain Mbengue ne mâche pas ses mots : « Oui, je confirme que nous demandons aux participants de venir sans vêtements. Ce n’est pas une provocation, mais un message puissant. Il s’agit de symboliser la vulnérabilité des femmes dans notre société et de dire que, nues ou habillées, nous sommes exposées aux violences et à l’injustice. Cette action s’inspire des femmes de la Casamance, qui ont utilisé une stratégie similaire en 2023 pour faire entendre leurs revendications. »

Le lieu de la manifestation n’a pas encore été révélé, une décision qui pourrait être stratégique pour éviter des obstacles logistiques ou juridiques.

L’annonce de cet événement a provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Si certains saluent le courage des organisatrices et la force du message, d’autres dénoncent une action qu’ils jugent « indécente » ou « contraire aux valeurs culturelles et religieuses du Sénégal ».

Quoi qu’il en soit, ce sit-in s’annonce comme un moment charnière dans le débat sur les droits des femmes au Sénégal. Reste à voir si cette initiative parviendra à mobiliser les foules et, surtout, à provoquer les changements demandés.

Affaire à suivre.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°349 – du 17/12/2024

🔴 RÉFORME DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS ET CELUI DES DOUANES PRÉVUE PAR LE PROJET DE LFI 2025 : UNE AUGMENTATION DES TAXES EN VUE ?
🔴 MÉDIATEUR DU DIVORCE ENTRE LES PAYS DE L’AES ET LA CEDEAO : LE SÉNÉGAL POURRA-T-IL SAUVER LES MEUBLES ?

🔴 CAF AWARDS / LAMINE CAMARA MEILLEUR JEUNE DE L’ANNÉE SUR 2 ANS, KOULIBALY DANS LE « ONZE TYPE » : LE SÉNÉGAL À L’HONNEUR !

DIONNE 2024 : La flamme du legs de Mohamed Boun Abdallah sera maintenue 

La coalition Dionne 2924 compte porter haut le flambeau des valeurs, des convictions et du projet de société légués par le défunt ancien Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, pour la réalisation d’un Sénégal « juste, réconcilié et prospère ». Ses membres se sont réunis le week-end dernier pour adopter la conduite à tenir. « Suite à une longue pause due à l’observation du deuil du Président Mahammed Boun Abdallah Dionne et à un désaccord sur une orientation politique commune, les membres de la coalition Dionne 2024 se sont réunis ce samedi 14 Décembre 2024. Après des débats riches en propositions, il a été retenu trois résolutions principales : Porter haut le flambeau des valeurs, des convictions et du projet de société légués par le président Mahammed Boun Abdallah Dionne, pour la réalisation d’un Sénégal juste, réconcilié et prospère » lit-on dans le communiqué officiel parvenu hier à notre rédaction.

Le document d’ajouter qu’il sera « organisé une Assemblée générale nationale en vue de remobiliser la coalition, d’harmoniser les positions, conformément au contexte politique actuel du Sénégal, afin d’adopter ensemble, une seule et même orientation ».

Selon les membres de « Dionne 2024 », qui comptent poursuivre leur contribution à l’œuvre de construction démocratique, économique et sociale du Sénégal, telle que théorisée par feu le Président Dionne: « ces perspectives ainsi déclinées, les responsables, militants et sympathisants de la coalition Dionne, restent ouverts à toutes les forces vives de la nation pour tout sujet d’intérêt commun. En effet, pour notre organisation politique, le Sénégal reste au centre de nos préoccupations ».

La note de préciser que très prochainement, la coalition déclinera une feuille de route pour ses différentes activités au niveau national, conformément à son agenda politique déjà défini à l’issue de l’Assemblée générale prévue.

A. Saleh

Birame Souleye Diop projette le Sénégal à l’horizon 2050 avec Pastef au pouvoir

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, également membre influent du parti Pastef / Les Patriotes, a esquissé une vision ambitieuse pour l’avenir du Sénégal. Dans une déclaration qui mêle ambition politique et planification stratégique, il a affirmé que le parti Pastef resterait au pouvoir jusqu’en 2050, soutenant ainsi la mise en œuvre d’une transformation profonde du pays.

Un Sénégal souverain, juste et prospère à l’horizon 2050
Intervenant lors d’un atelier avec des experts en énergie, Birame Souleye Diop a rappelé l’adoption d’une nouvelle vision nationale orientée vers un Sénégal souverain, juste et prospère d’ici 2050. Selon lui, l’énergie constitue un pilier essentiel de cet Agenda national de transformation. « L’atteinte des objectifs de la stratégie de mise en œuvre repose prioritairement sur le secteur de l’énergie », a-t-il déclaré.

Le ministre a également souligné la nécessité de synchroniser les travaux des cadres techniques avec la vision gouvernementale actuelle. Il a ainsi invité les 22 experts sénégalais impliqués dans les mécanismes de modélisation et de conception d’offre d’électricité à aligner leurs études sur la stratégie du régime en place.

Pastef à la tête du pays jusqu’en 2050
Dans une tonalité taquine mais résolue, Birame Souleye Diop n’a pas manqué de réaffirmer la volonté du Pastef de diriger le Sénégal sur le long terme. « Nous devons articuler la projection au regard de celle du gouvernement parce que le Pastef sera à la tête du pays jusqu’à 2050 », a-t-il lancé, insistant sur l’importance d’un alignement complet entre les objectifs stratégiques du parti et ceux du gouvernement.

Un appel à la mobilisation des compétences locales
L’intervention du ministre met en lumière l’importance de mobiliser les ressources humaines nationales pour concrétiser cette vision ambitieuse. Le rôle des experts sénégalais dans le secteur de l’énergie est crucial pour faire face aux défis de l’autonomie énergétique, de l’industrialisation et de la transition écologique.

Avec cette déclaration, Birame Souleye Diop semble vouloir marquer une continuité dans l’ambition politique et stratégique du parti Pastef, tout en plaçant le secteur de l’énergie au cœur de la transformation du Sénégal. Reste à savoir si les objectifs ambitieux à l’horizon 2050 seront atteints, notamment dans un contexte où la stabilité politique et la cohésion sociale sont des facteurs essentiels de succès.

10 ans de GALSEN HIP HOP AWARDS : 4 générations nominées pour encourager et valoriser les artistes

La cérémonie des GALSEN HIP HOP AWARDS, habituellement organisée début novembre, se tiendra cette année le 18 décembre 2024 au Grand Théâtre National Daniel Sorano. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, le promoteur de l’événement a évoqué les objectifs de cette édition et promis d’importantes surprises pour les artistes ainsi que pour les acteurs de la culture en général.

Selon lui, cette activité vise plusieurs objectifs :

  1. Rassembler les artistes sénégalais et africains pour une célébration commune en fin d’année.
  2. Favoriser l’évolution de la culture urbaine, tout en renforçant les compétences des artistes afin qu’ils marquent leur nom dans l’histoire.
  3. Éduquer le public sur le sens profond de la culture hip-hop et ses piliers fondamentaux.
  4. Faciliter les rencontres et les échanges entre artistes, administrations, partenaires, sponsors et grand public.
  5. Encourager l’émergence d’une nouvelle génération de leaders dans la culture hip-hop sénégalaise et africaine.
  6. Sensibiliser le public sur des thèmes d’actualité à travers les performances et les échanges.

Cette année, une nouvelle catégorie, intitulée « Meilleure prestation artistique », a été ajoutée. Parmi les artistes choisis pour performer lors de la cérémonie figurent Simon, Nabashou, Magui, BM Jaay, Key Em Ti et Jozie.

Pays invité : Le Kenya à l’honneur

Pour cette édition, le Kenya est l’invité spécial. Les artistes kenyans nominés seront présents au Sénégal pendant quatre jours, au cours desquels ils participeront à des visites, une tournée médiatique, une rencontre avec le ministre de la Culture et une résidence artistique.

DJ Waïdji a également évoqué les défis liés à l’organisation de cet événement :

Impact culturel et économique

Avec son rayonnement national et sous-régional, le GALSEN HIP HOP AWARDS contribue au développement culturel du Sénégal. Les thématiques abordées, les lyrics engagés et les vidéos éducatives diffusées lors de la cérémonie participent à la valorisation et au respect de la culture sénégalaise.

Le Sénégal, un pays comptant une population jeune majoritaire, bénéficie d’événements tels que celui-ci qui favorisent une animation culturelle régulière et fédératrice. La pérennité du GALSEN HIP HOP AWARDS pourrait, à terme, permettre la création de structures professionnelles dédiées (salles de répétition, studios d’enregistrement, etc.), indispensables pour encourager les jeunes talents, notamment en dehors de Dakar où les moyens techniques sont souvent insuffisants.

Thème de la 10ᵉ édition : Le « Hip-hop rose »

Cette année, le thème est dédié aux femmes atteintes du cancer du sein, sous l’appellation « Hip-hop rose ». Une journée de dépistage sera organisée une semaine avant la cérémonie, afin de sensibiliser les artistes et le public sur cette cause importante. Les artistes féminines sont invitées à mobiliser leurs audiences pour soutenir les femmes touchées par cette maladie.

Pour rappel, le Mois de la sensibilisation au cancer du sein (Breast Cancer Awareness Month) est une campagne internationale qui existe depuis 1985.

Bilan des éditions précédentes

Lors de la 7ᵉ édition, le thème était : « Le respect de la femme dans nos sociétés ». Treize catégories avaient été récompensées, avec des cyphers réunissant 34 MCs répartis en six groupes.

En 2023, la 9ᵉ édition a connu un immense succès avec une salle comble au Grand Théâtre Daniel Sorano. Quatre générations d’artistes du hip-hop sénégalais, dont des pionniers venus d’Europe et d’ailleurs, y avaient participé pour célébrer cette culture. La forte présence de personnalités diplomatiques, comme les ambassadeurs de la Côte d’Ivoire, du Rwanda, ou encore des représentants culturels de Wallonie-Bruxelles et du Cameroun, avait également marqué l’événement.

Performances marquantes des éditions précédentes

  • OMG et ses danseuses avaient enchanté le public avec une prestation époustouflante.
  • Eve Crazy et Elzo Jamdong, accompagnés de leurs danseurs, avaient repris avec énergie le classique « Microphone Soldat » de Daara J.
  • Le groupe Alien Zik, fidèle à sa réputation, avait offert une prestation mémorable.
  • Le Power Crew, tout juste rentré d’Allemagne avec une médaille d’argent, avait confirmé son statut sur scène.
  • Enfin, Akatsuki avait une fois de plus montré qu’il restait une valeur sûre du hip-hop sénégalais.

Le GALSEN HIP HOP AWARDS s’inscrit ainsi comme un rendez-vous incontournable pour célébrer et encourager la culture urbaine au Sénégal et en Afrique.

𝗟𝗔𝗠𝗜𝗡𝗘 𝗖𝗔𝗠𝗔𝗥𝗔 𝗘́𝗟𝗨 𝗠𝗘𝗜𝗟𝗟𝗘𝗨𝗥 𝗝𝗘𝗨𝗡𝗘 𝗝𝗢𝗨𝗘𝗨𝗥 𝗔𝗙𝗥𝗜𝗖𝗔𝗜𝗡 !

Le milieu de terrain sénégalais remporte le titre pour la deuxième fois consécutive, après sa victoire l’année dernière.

Kaolack : L’association « Enfants Soleil Monde » section Kaolack prépare activement l’arbre de Noël

Enfants Soleil Monde est une association à but non lucratif créée en 2020, œuvrant pour l’amélioration des conditions de vie des enfants à besoins spécifiques : autisme, trisomie 21 et infirmité motrice cérébrale (IMC). Selon Mme Maguette Diallo Mbodji, présidente de la section Kaolack, l’association agit sur quatre volets principaux : l’inclusion sociale, la santé, l’éducation et l’insertion professionnelle.

« Notre objectif est de promouvoir l’inclusion de cette catégorie vulnérable en leur facilitant l’accès aux soins médicaux, paramédicaux, scolaires et professionnels, tout en offrant un cadre de soutien aux familles concernées à travers des conseils et une écoute attentive », a expliqué Mme Diallo.

Une initiative portée par des parents engagés
L’association a vu le jour au Sénégal en 2020 grâce à l’initiative des parents d’enfants handicapés, notamment des mamans. Toutefois, Enfants Soleil Monde est une structure internationale présente dans des pays comme la Belgique, les États-Unis, le Canada, la France et dans plusieurs pays africains. Au Sénégal, des antennes ont été établies dans différentes régions afin de créer des centres d’accueil dédiés à ces enfants.

« Ces centres visent à favoriser l’inclusion sociale, l’éducation et la santé de nos enfants tout en les soutenant pour qu’ils deviennent autonomes et puissent vivre dans la société comme les autres enfants non handicapés », a ajouté Mme Diallo.

Quatre centres déjà ouverts au Sénégal
Pour l’année 2024, quatre centres sont opérationnels à Malika, Thiès, Mbour et Vélingara. L’association prévoit d’en ouvrir d’autres en 2025, notamment à Kaolack et Saint-Louis dès la prochaine rentrée. Ces centres incluront des écoles spécialisées pour l’éducation des enfants, ainsi que des infirmeries où des spécialistes de la santé – tels que des orthophonistes et des psychomotriciens – viendront apporter leur expertise.

« Ces spécialistes viendront dès que les centres seront opérationnels afin de fournir des soins adaptés à ces enfants. Nous avons une feuille de route bien définie et organisons chaque année des journées dédiées, notamment celles consacrées à la trisomie 21, à l’autisme, à l’IMC, ainsi que l’arbre de Noël qui marque la fin de l’année », a précisé Mme Diallo.

L’arbre de Noël prévu le 21 décembre 2024 à Kaolack
Dans ce cadre, l’association est actuellement en plein préparatifs de l’arbre de Noël, qui sera célébré le 21 décembre 2024 à Kaolack. Cet événement festif permettra de réunir les enfants bénéficiaires, leurs familles, ainsi que les partenaires de l’association pour une journée de célébration et de partage dédiée à cette couche vulnérable de la société.

« Nous voulons à travers cet événement apporter joie et réconfort à ces enfants, tout en sensibilisant la communauté sur l’importance de leur inclusion sociale », a conclu Mme Maguette Diallo Mbodji lors d’un point de presse.

Avec des initiatives comme celles-ci, Enfants Soleil Monde poursuit sa mission de transformer les conditions de vie des enfants en situation de handicap, tout en renforçant l’entraide et la solidarité au sein des communautés.

Révocation de Barthélémy Dias : Khalifa Sall dénonce une « forfaiture » et appelle à la mobilisation

Le climat politique sénégalais connaît un nouveau séisme. Le vendredi 13 décembre 2024, Barthélémy Dias, maire de Dakar, a été révoqué par un arrêté du préfet de Dakar. Cette décision, justifiée par l’État sénégalais en raison de la condamnation de l’élu dans l’affaire du meurtre de Ndiaga Diouf, suscite une vive polémique et ravive les tensions entre pouvoir et opposition.

Réélu maire de Dakar avec une « deuxième légitimité », Barthélémy Dias se retrouve démis de ses fonctions après une décision controversée. Cette révocation est perçue par ses soutiens comme un stratagème politique visant à fragiliser son mandat. Khalifa Sall, ancien maire de Dakar et leader du mouvement Taxawu Sénégal, n’a pas caché son indignation face à ce qu’il considère comme une injustice.

« Pourquoi attendre qu’il soit réélu pour agir ? C’est gênant et inacceptable », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM, qualifiant cette décision d’« offensive contre la démocratie ». Khalifa Sall, lui-même victime d’une révocation similaire en 2018 après une condamnation pour détournement de fonds publics, dénonce une récurrence de « manœuvres politiciennes ».

Dans un ton ferme, Khalifa Sall a appelé les forces politiques et sociales à s’organiser pour contrer cette décision et défendre les valeurs démocratiques du Sénégal. « Nous devons nous rassembler pour exiger que la pluralité des idées et les libertés soient respectées », a-t-il lancé.

L’ex-maire de Dakar s’inquiète également des multiples convocations de figures publiques constatées ces derniers temps, évoquant une stratégie délibérée d’intimidation. « Tout est au forceps. Les gens sont convoqués à la DIC, à la cybercriminalité ou cybersécurité, comme si le pluralisme des idées devait disparaître », s’est-il indigné.

Cette révocation intervient dans un contexte tendu, où plusieurs personnalités de l’opposition dénoncent des atteintes répétées à leurs droits et libertés. La démarche engagée contre Barthélémy Dias est perçue comme une tentative de réduire au silence une figure emblématique de l’opposition à l’actuel pouvoir.

Khalifa Sall a annoncé le lancement de démarches concertées avec d’autres acteurs politiques pour contrer ce qu’il appelle « une deuxième forfaiture ». Selon lui, il est urgent que la classe politique se mobilise pour préserver les acquis démocratiques et empêcher que cette révocation ne devienne un précédent.

Alors que la ville de Dakar se retrouve une fois de plus au cœur des enjeux politiques nationaux, les regards se tournent vers l’opposition, qui semble déterminée à faire de cette affaire un levier pour fédérer les mécontentements. Barthélémy Dias, malgré sa révocation, conserve le soutien de ses alliés, tandis que Khalifa Sall plaide pour une résistance collective.

La révocation de Barthélémy Dias s’inscrit dans une série d’événements qui interrogent sur l’état de la démocratie sénégalaise. Pour l’opposition, cette décision dépasse le simple cadre juridique et traduit une dérive autoritaire qu’il est impératif de freiner. Reste à savoir si cette mobilisation annoncée portera ses fruits.

Je vous partage un communiqué sur mes dernières convocations à la Police, afin que nul n’en ignore.

« Je parie que les Pv de mes auditions ne seront pas fuités ! ».

J’ai été entendu, le vendredi 13 Décembre 2024 et le lundi 16 Décembre 2024, par les enquêteurs de la Brigade de la Sûreté Urbaine de Dakar. À cette occasion, de nombreuses personnes au Sénégal et à l’étranger, indignées, m’ont manifesté leur solidarité. Je tiens à leur témoigner de ma profonde gratitude. Je ne saurais, en aucune façon, participer à la violation du « secret d’une enquête pénale ». Cependant, il convient de préciser, à l’attention de l’opinion publique, un certain nombre de faits.

  1. Le Premier ministre Ousmane Sonko avait déposé une plainte contre moi, durant la campagne électorale des dernières élections législatives auxquelles j’étais candidat malheureux. Il avait estimé que des propos, que j’avais tenus dans une émission télévisée, étaient diffamatoires à son égard. La procédure n’avait pas été instruite et pour cause. Mais après que j’ai déclaré, à l’issue de ces élections, prendre du recul, observer une pause sur mes interventions publiques, d’aucuns ont d’interprété cette nouvelle posture comme une reculade, une dérobade. Ainsi, Ousmane Sonko a déposé une nouvelle plainte pour diffamation, injures publiques, diffusion de fausses nouvelles et tenez-vous bien, « manœuvres tendant à provoquer des troubles politiques graves ». Les enquêteurs de la police ont joint les deux procédures. Il ressort manifestement que le sieur Sonko a voulu s’ériger en Procureur de la République. Aussi, les faits relevés dans sa plainte pour « diffamation, injures publiques et diffusion de fausses nouvelles », remontent aux années 2022 et 2023 et sont donc couverts par la prescription pénale. Les propos relevés pour l’année 2024 ont été tenu durant la campagne des élections législatives et ainsi couverts par l’immunité donnée aux candidats par les dispositions de l’article L 117 du Code électoral sénégalais. En tout état de cause, j’ai assumé l’intégralité des propos que j’ai eus à tenr et j’ai apporté aux enquêteurs toutes les précisions factuelles nécessaires. Je parie que la fâcheuse habitude de voir, des procès-verbaux d’enquêtes pénales ouvertes contre des journalistes et des opposants politiques, « fuiter » dans certains médias proches du régime Pastef, ne sera pas de mise dans le cas d’espèce. Il y a lieu de souligner que je me suis étonné que des questions essentielles, qui ont marqué la vie publique et qui ont provoqué tout le charivari que le Sénégal a connu ces derniers mois et années, ont été absents de mes auditions par ce que n’étant curieusement pas visés par la plainte de Ousmane Sonko. Au demeurant je réitère mon engagement à témoigner, au cas où des enquêtes officielles seraient ouvertes, sur le « Protocole du Cap Manuel » et sur l’Affaire Adji Raby Sarr. Je tiens à remercier mon ami et conseil Me Elhadji Amadou Sall, qui m’a assisté durant toute ma présence dans les locaux de la police. L’audition a duré environ trois heures mais j’ai, à mon corps défendu, passé plus de 12 heures à la police, sans qu’une garde-à-vue ne me soit notifiée. C’est dire que mon supplice peut constituer une forme de torture psychologique et même physique.
  2. Le lundi 16 décembre 2024, j’ai été entendu, sur une plainte de Mamadou Lamine Diop dit « Diop Taïf », membre du Cabinet du Premier ministre Sonko. Le plaignant s’offusque que j’aie apporté un soutien, dans un post de mon compte X, à Abdou Nguer, victime de blessures et qui a porté plainte contre lui. Abdou Nguer avait posté une vidéo montrant ses blessures et indiquant avoir déposé une plainte contre « Diop Taïf » qui l’a agressé au couteau, au sortir d’une émission. J’ai répliqué à la plainte de « Diop Taïf » par une plainte pour « dénonciation calomnieuse », sur le fondement de l’article 362 du Code pénal sénégalais. Cette plainte a été déposée à la fin de mon audition.
  3. Le même jour, lundi 16 décembre 2024, j’ai été entendu, sur une plainte de Abdoulaye Sylla, patron de l’entreprise Ecotra et devenu homme politique. Abdoulaye Sylla m’a associé à la plainte qu’il a formulée contre le Journal Le Quotidien, pour une publication du 4 août 2024. Il est de notoriété publique que je ne suis ni le Directeur de publication de ce journal encore moins l’auteur de l’article. Le fait de m’associer à la plainte constitue une véritable aberration. Il convient aussi de souligner que, par la voix de son avocat Me Demba Ciré Bathily, l’entreprise Ecotra, avait déjà usé de son « droit de réponse », dans l’édition du journal Le Quotidien du lendemain, le 5 août 2024. C’est dire que cette plainte semble bien avoir d’autres motivations. Je dois sincèrement dire que cela m’attriste beaucoup. Abdoulaye Sylla a pu passer pour être un ami. Au nom de notre guide religieux commun, le défunt Serigne Saliou Mbacké, il lui arrivait de m’envoyer parfois un mouton à l’occasion de la Tabaski ou un Taureau pour le Magal de Touba. Assurément, la conjoncture politique, qui impose à certains esprits faibles de chercher à tout prix à plaire à Ousmane Sonko, peut dicter certaines postures indignes. Je ne me permettrai pas de porter plainte contre Abdoulaye Sylla. J’en aurais honte.

POUR QUE NUL N’EN IGNORE !

MADIAMBAL DIAGNE

Barthélemy Dias empêché de visiter les chantiers de Dakar : un nouveau bras de fer avec les autorités

La tension monte à Dakar, où Barthélemy Dias, maire de la capitale sénégalaise, s’est vu interdire ce lundi l’accès à des chantiers de voirie situés au rond-point Cité Keur Gorgui et à Grand Dakar. Un impressionnant dispositif policier a été déployé sur place, empêchant l’édile d’effectuer sa visite prévue.

Selon des témoins sur les lieux, des dizaines de policiers en uniforme et en civil étaient postés autour des zones concernées, verrouillant l’accès aux chantiers. Cette situation n’a pas manqué de susciter l’indignation chez les partisans de Barthélemy Dias, qui y voient une manœuvre d’intimidation politique.

Cet événement intervient alors que le maire de Dakar est engagé dans une bataille juridique pour contester une procédure de destitution imminente. Connu pour son opposition farouche au régime en place, Barthélemy Dias a dénoncé ce blocage comme une nouvelle tentative de le museler dans l’exercice de ses fonctions.

Barthélemy Dias, accompagné de son équipe d’avocats, a annoncé qu’il déposerait dès ce lundi des recours pour contester sa révocation qu’il qualifie d’« injustifiée » et de « politiquement motivée ». Cette démarche marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions entre le maire de Dakar et les autorités centrales.

« Nous sommes dans un pays de droit, et je ne me laisserai pas faire », a déclaré Barthélemy Dias à ses proches collaborateurs. Il accuse le pouvoir en place de chercher à affaiblir l’opposition à travers des mesures administratives qu’il juge arbitraires.

Ce bras de fer s’inscrit dans un climat politique déjà tendu au Sénégal. La relation conflictuelle entre Barthélemy Dias et le pouvoir central ne date pas d’hier. Mais cette interdiction de circuler sur le terrain de ses propres projets municipaux semble franchir un nouveau cap dans l’affrontement.

Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée. Cependant, les observateurs s’attendent à ce que cette affaire suscite un débat national sur la séparation des pouvoirs et le respect des prérogatives des élus locaux.

L’illusion pétrolière : pourquoi le pétrole et le gaz ne transformeront pas immédiatement l’économie sénégalaise

Alors que l’exploitation des hydrocarbures au Sénégal suscitait de grands espoirs, les premières prévisions budgétaires montrent une contribution encore marginale de cette ressource au développement économique du pays. Contrairement aux attentes populaires, les recettes issues du pétrole et du gaz ne devraient pas générer un impact significatif sur l’économie sénégalaise avant plusieurs années.

D’après le projet de loi de finance initiale pour 2025, les recettes liées aux hydrocarbures seront limitées à 72,53 milliards de FCFA, soit moins de 1 % du budget national estimé à 6 395 milliards de FCFA. Cette faible part illustre l’écart entre les attentes élevées autour de ces ressources et leur apport réel. Les projections pour les années suivantes ne sont pas plus prometteuses : les recettes atteindront 87,87 milliards en 2026 et 155,20 milliards en 2027.

Pour 2025, les fonds récoltés seront répartis comme suit :

  • 50,85 milliards de FCFA (70 %) iront au budget général de l’État.
  • 21,68 milliards de FCFA seront affectés aux Comptes spéciaux du Trésor, dont :
    • 7,25 milliards (10 %) pour le Fonds intergénérationnel.
    • 14,43 milliards (20 %) pour le Fonds de stabilisation.

Ces montants, bien qu’importants, restent loin des promesses d’une transformation économique immédiate.

Face à cette situation, le Premier ministre Ousmane Sonko a évoqué la possibilité de renégocier les contrats pétroliers et gaziers pour augmenter les bénéfices du Sénégal. Une telle initiative pourrait redéfinir la répartition des profits et accroître les revenus de l’État. Toutefois, les renégociations sont souvent complexes et peuvent prendre du temps, retardant encore les impacts positifs sur l’économie nationale.

Si les recettes directes des hydrocarbures restent modestes, des effets indirects pourraient néanmoins stimuler certains secteurs. La production de gaz, notamment avec le « gas-to-power », pourrait réduire les coûts de l’électricité et favoriser l’industrialisation. Des domaines tels que la mécanique, le droit, les finances et la fabrication pourraient également bénéficier des opportunités liées à l’exploitation pétrolière et gazière. Cependant, ces bénéfices sont encore incertains et nécessiteront des investissements stratégiques pour se concrétiser.

Pour l’heure, les hydrocarbures ne représentent pas la manne financière que beaucoup espéraient. Le Sénégal devra continuer à s’appuyer sur d’autres sources de revenus pour financer son développement. Les espoirs d’une transformation économique rapide grâce au pétrole et au gaz risquent de s’éloigner, rappelant l’importance de diversifier l’économie et d’investir dans des secteurs stratégiques et durables.

L’exploitation des hydrocarbures est certes une opportunité, mais son impact ne sera pleinement visible qu’à moyen ou long terme. En attendant, la prudence et une gestion rigoureuse des ressources sont indispensables pour éviter les écueils d’une dépendance prématurée.

Clarification sur l’importation des vêtements de seconde main au Sénégal : le Ministère du Commerce rassure

Dans un communiqué publié récemment, le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des PME PMI a tenu à démentir les rumeurs circulant sur une interdiction immédiate de l’importation des vêtements de seconde main, communément appelés fëgg jaay. Cette réaction fait suite à une mauvaise interprétation des annonces faites lors d’un atelier sur le développement de la filière coton organisé à Dakar le 9 décembre 2024.

Contrairement aux informations relayées, le ministère a précisé qu’il ne s’agit ni d’une interdiction brutale ni d’une mesure effective à court terme. La stratégie annoncée s’inscrit dans une vision à moyen et long terme, visant à revitaliser l’industrie textile sénégalaise, tout en tenant compte des réalités sociales et économiques du pays.

Selon le communiqué, cette démarche consiste à soutenir la filière coton locale en favorisant la production nationale et la transformation sur place. Cette mesure s’inscrit dans un plan global qui inclut la réouverture d’usines textiles, la mise en place de sites de production modernes, et la promotion du consommer local.

Le Ministère a également assuré qu’il reste conscient de l’importance des vêtements de seconde main pour une large partie de la population sénégalaise, tant sur le plan économique que social. En effet, ces vêtements constituent une source de revenus pour de nombreux commerçants et offrent une solution accessible pour des familles à faible pouvoir d’achat.

Pour répondre aux inquiétudes des acteurs concernés, le ministère promet d’instaurer des mécanismes de concertation et d’accompagnement. « La mesure sera mise en œuvre progressivement, dans le respect des réalités économiques et sociales du pays », souligne le communiqué.

Cette initiative ambitionne de faire émerger une industrie textile locale forte et compétitive, capable de générer des emplois durables et de réduire la dépendance aux importations. Elle s’inscrit dans une politique économique plus large, visant à encourager la consommation locale et à mieux valoriser les ressources nationales, notamment le coton.

Le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des PME PMI réaffirme son engagement à soutenir les populations vulnérables tout en favorisant une transition harmonieuse vers une économie plus autonome et diversifiée.

Si l’idée d’interdire les vêtements de seconde main suscite des inquiétudes, le gouvernement insiste sur le fait qu’il s’agit d’un processus graduel et concerté. En alliant soutien aux acteurs économiques et protection du pouvoir d’achat, cette mesure vise à poser les bases d’une industrie textile durable, tout en répondant aux besoins immédiats de la population.

Les discussions avec les parties prenantes se poursuivront pour assurer une mise en œuvre bénéfique pour tous, et le Ministère promet de rester à l’écoute des préoccupations des citoyens.

Sénégal/Maroc : Baba Ndiaye honore le Sénégal au Forum Africain des Managers Territoriaux avec le référentiel « Vision Sénégal 2050 »

Le Président Baba Ndiaye a été l’invité de la Direction des affaires économiques et sociales de l’ONU lors du Forum Africain des Managers Territoriaux (FAMT), tenu à Tanger, au Maroc, du 9 au 14 décembre. Cette rencontre a offert au Président du Conseil de Surveillance de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP), également Ambassadeur du Coaching Territorial pour l’Afrique, une occasion privilégiée de présenter le projet « Vision Sénégal 2050 » et de discuter de l’avenir de l’Afrique.

Dans le cadre de ce forum, la Direction des affaires économiques et sociales de l’ONU a organisé un panel axé sur le futur de la gouvernance en Afrique, en lien avec la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Baba Ndiaye figurait parmi les panélistes, aux côtés de représentants de 26 pays africains.

Les travaux ont été modérés par des experts de renom tels que Dr Zarrouk Najat, Directrice de l’Académie Africaine ALGA, Dr Cristiana A. Rodriguez-Acosta, Conseillère Inter-Régionale de l’UNDESA/DPIDG à New York, et Dr Adriana Alberti, Cheffe de l’Unité de Gestion des Programmes et du Développement des Capacités au sein du Département des Affaires Économiques et Sociales de l’ONU.

Vision Sénégal 2050 : un modèle de gouvernance innovant

Dans son intervention, Baba Ndiaye a présenté la « Vision Sénégal 2050 », un référentiel économique ambitieux porté par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et mis en œuvre par le Premier Ministre Ousmane Sonko. Ce programme stratégique repose sur des piliers clés, notamment :

  • La bonne gouvernance,
  • Le renforcement du capital humain,
  • La création de pôles territoriaux pour favoriser le développement local.

Il a également mis en avant l’exemplarité du modèle démocratique sénégalais, salué pour son dynamisme et son influence à travers l’Afrique et le monde.

Le Président Ndiaye a souligné le rôle majeur de Moussa Balla Fofana, à la tête du Département des Collectivités Territoriales. Ce cadre émérite, ayant exercé en France et en Amérique du Nord, a initié des réformes visant à renforcer la souveraineté du Sénégal et à accélérer l’atteinte des ODD. Il a insisté sur l’importance des pôles territoriaux pour promouvoir un développement équilibré et inclusif.

En matière d’infrastructures, Baba Ndiaye a salué le rôle de l’ACBEP, dirigée par Baye Niass, un jeune ingénieur en génie civil. L’agence est désormais chargée de tous les travaux publics, dans une optique de modernisation et de performance accrue.

Décentralisation et leadership local au cœur des échanges

Baba Ndiaye s’est également illustré par des contributions éclairées sur la décentralisation et le leadership local. Il a animé plusieurs ateliers, notamment celui sur les partenariats dynamiques, en collaboration avec Échos Communication, CGLUA, ALGA, et la Direction des Études Coopératives de Nador.

Au terme de ce forum, Baba Ndiaye a reçu un certificat de reconnaissance pour sa participation. Il a également été accueilli par les autorités de Tétouan, où il a pris part à une session dédiée à l’avenir des territoires africains.

Un appel à l’unité pour relever les défis de l’Afrique

Abordant l’avenir du continent, Baba Ndiaye a exhorté les leaders africains à se projeter au-delà de 2030 en prenant en compte les mutations en cours. Pour lui, l’Afrique dispose d’un potentiel exceptionnel, mais les défis actuels nécessitent des approches inclusives et innovantes.

Il plaide pour :

  • L’éradication des inégalités,
  • La promotion de la paix,
  • Le développement du numérique et des industries créatives,
  • Une dynamique d’unité pour renforcer l’influence du continent sur la scène internationale.

Ainsi, Baba Ndiaye réaffirme sa vision d’une Afrique forte, souveraine et résolument tournée vers l’avenir.

Menace d’expulsion : les étudiants de Ziguinchor à Dakar dans une situation critique

Les étudiants ressortissants de Ziguinchor résidant à Dakar sont confrontés à une menace imminente d’expulsion de leur immeuble situé à Grand Mbao. Un passif de 20 millions de francs CFA en arriérés de loyer pèse sur eux, mettant en péril leur logement et leur avenir académique.

Simon Sambou, président de l’Amicale des étudiants ressortissants de Ziguinchor, a exprimé sur les ondes de la RFM l’urgence de leur situation. « Nous avons alerté l’opinion nationale et internationale de cette crise. Ces étudiants n’ont pas de familles à Dakar et, en cas d’expulsion, ils seront contraints de rentrer chez eux, abandonnant ainsi leurs études, » a-t-il déclaré avec inquiétude.

Malgré l’alerte, les étudiants n’ont reçu aucune aide concrète de la municipalité de Ziguinchor, dirigée par le maire Djibril Sonko. « Le silence de la mairie est déplorable. On nous demande simplement de trouver un autre logement, ce qui est impossible dans les conditions actuelles. Pendant deux ans, ce bailleur nous a permis de vivre sans pression, et nous n’avons pas les moyens de lui tourner le dos aujourd’hui, » a souligné Simon Sambou.

Les étudiants, désespérés, ont déjà préparé leurs bagages dans l’attente d’une issue qui semble incertaine. Ils appellent les autorités locales et nationales à agir rapidement pour éviter une expulsion qui mettrait en péril leur avenir.

Cette situation met en lumière les difficultés financières que rencontrent de nombreux étudiants sénégalais, en particulier ceux originaires de régions éloignées, lorsqu’ils cherchent à poursuivre leurs études dans la capitale.

Vers la fin de la prolifération des partis politiques au Sénégal ?

Le Sénégal pourrait bientôt amorcer un tournant majeur dans sa vie politique. Selon L’Observateur dans son édition de ce lundi, le régime actuel serait sur le point de s’attaquer à un problème récurrent : la prolifération des partis politiques. Le pays compte actuellement près de 400 formations politiques, un chiffre jugé excessif par de nombreux observateurs et acteurs politiques.

Après avoir pris des mesures pour encadrer le paysage médiatique, les nouvelles autorités ambitionneraient désormais de « rationaliser l’espace public » en mettant de l’ordre dans le foisonnement des partis politiques. Cependant, aucune précision n’a été apportée quant à la manière dont cette rationalisation sera mise en œuvre. Le quotidien ne mentionne ni calendrier ni mécanisme précis, laissant le flou sur les intentions réelles du gouvernement.

Pour certains responsables politiques interrogés, la solution est simple : appliquer rigoureusement les lois existantes qui régissent la création et le fonctionnement des partis. Selon Maguèye Kassé, membre du bureau politique du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), une stricte application des critères légaux réduirait considérablement le nombre de formations.

« Si la loi était appliquée, on n’aurait pas plus de 200 partis dans ce pays », tranche Kassé. En effet, la législation sénégalaise impose des conditions strictes pour qu’un parti soit reconnu, notamment l’existence d’instances opérationnelles (comme un comité central ou un bureau politique) et la publication d’un bilan financier annuel.

Pourtant, aucun parti ne semble actuellement remplir l’ensemble de ces obligations. « Ni le parti ou la coalition au pouvoir ni l’opposition ne le fait », affirme Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique (LD).

Le non-respect généralisé des règles pose un défi pour l’application des lois. « On ne peut pas appliquer la loi à certains et pas à d’autres », souligne Badiane. Cette situation reflète une certaine impunité dans le fonctionnement des formations politiques et un laxisme institutionnel dans le contrôle de leur conformité légale.

La question de la prolifération des partis politiques dépasse la simple application de la loi. Elle touche à des enjeux plus larges, notamment la représentativité, la qualité du débat démocratique et l’efficacité de l’action publique.

Alors que le régime du Président Diomaye Faye semble prêt à s’attaquer à ce chantier délicat, la réussite d’une telle réforme dépendra de la capacité des autorités à instaurer des mécanismes transparents, équitables et acceptés par toutes les forces politiques.

La rationalisation de l’espace politique est-elle la solution à la fragmentation du paysage politique sénégalais ? Si elle est menée avec impartialité, elle pourrait permettre de renforcer la crédibilité des partis et d’améliorer la gouvernance. Mais sans un consensus large et une volonté de respecter les règles de part et d’autre, ce projet pourrait rester lettre morte.

Madiambal Diagne de nouveau convoqué : l’incertitude demeure

Ce lundi, Madiambal Diagne, directeur du groupe Avenir Communication, est attendu une fois de plus dans les locaux de la Sûreté Urbaine de Dakar. Cette nouvelle convocation intervient dans le cadre des plaintes déposées par Diop Taif et le député Abdoulaye Sylla, ajoutant une pression supplémentaire sur l’homme de presse déjà dans le viseur de multiples affaires.

Vendredi dernier, Madiambal Diagne avait été auditionné dans le cadre de la plainte des avocats de l’opposant politique Ousmane Sonko. Après une longue journée d’interrogatoire, il avait finalement quitté les lieux sans être inquiété, bien que les débats aient duré plusieurs heures.

Cette fois encore, l’attention reste braquée sur la Sûreté Urbaine pour déterminer l’issue de cette nouvelle procédure. Le contexte tendu, marqué par une polarisation des affaires judiciaires impliquant des figures médiatiques et politiques, alimente les spéculations sur le sort réservé à Madiambal Diagne.

Selon certaines sources, les accusations portées contre le patron de presse pourraient être liées à des propos jugés diffamatoires ou à des prises de position controversées dans des affaires très médiatisées. Cependant, ses proches affirment qu’il s’agit d’un acharnement destiné à museler une voix critique et influente dans le paysage médiatique sénégalais.

Ce nouveau développement met en lumière une fois de plus les tensions entre médias, justice et sphère politique au Sénégal. La journée s’annonce décisive, et le pays reste suspendu à l’issue de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà de la salle d’interrogatoire.

Vers une délégation spéciale à la mairie de Dakar ? Marie Rose Faye de Pastef s’exprime

La situation politique à la mairie de Dakar pourrait connaître un nouveau tournant. Invitée sur la chaîne publique RTS, Marie Rose Faye, responsable en communication au sein du parti Pastef, a évoqué la possibilité de mettre en place une délégation spéciale si des blocages venaient à paralyser le fonctionnement de l’administration municipale.

« Tous les scénarios restent possibles si la mairie est plongée dans une impasse », a affirmé Mme Faye, laissant entendre que son parti était prêt à envisager cette option. Elle a également exprimé sa disponibilité à relever ce défi en cas de besoin : « Si la mairie de Dakar a besoin de mes compétences, nous nous mobiliserons pour la gérer, car nous avons l’ambition. Certes, le maire n’est plus là, mais le conseil municipal est en place. »

Marie Rose Faye n’a pas manqué de critiquer la gestion du maire Barthélemy Dias, issu de la coalition Taxawu Dakar. Selon elle, la mairie est loin d’atteindre son plein potentiel financier. « Le budget de la mairie pourrait atteindre 50 milliards FCFA, mais il stagne actuellement à 30 milliards FCFA », a-t-elle souligné, estimant que cette situation reflète une inefficacité dans les méthodes de gestion en place.

Ces critiques traduisent une divergence croissante entre Pastef et Taxawu Dakar. Marie Rose Faye a rappelé que le soutien de Pastef à Barthélemy Dias lors des élections municipales était avant tout une stratégie politique orchestrée par Ousmane Sonko. À l’époque, ce choix avait été imposé malgré une préférence initiale de Khalifa Sall, mentor de Barthélemy Dias, pour Soham Wardini.

Ces déclarations de Marie Rose Faye laissent entrevoir une recomposition possible des alliances politiques à Dakar. Alors que Taxawu Dakar et Pastef avaient coopéré dans le cadre de la conquête de la mairie, les tensions actuelles pourraient redessiner le paysage politique dans la capitale.

En cas de blocage persistant, la mise en place d’une délégation spéciale pourrait devenir une solution envisagée par les autorités. Cette perspective, bien que controversée, reflète les défis auxquels est confrontée l’administration municipale de Dakar, dans un contexte de rivalités politiques croissantes.

Dakar attend désormais de voir si ces divergences mèneront à un changement dans la gestion de la ville ou à un rapprochement entre les partis concernés pour éviter un scénario de crise prolongée.

Un camionneur placé sous mandat de dépôt après avoir percuté une passerelle à Yoff

Un acte d’indiscipline sur la route a causé des perturbations majeures sur l’axe menant à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar. Mercredi dernier, un camionneur, D. M., âgé d’une trentaine d’années, a violemment percuté la passerelle de Yoff-Tonghor avec son camion immatriculé DL 1920 E. La benne de son véhicule était levée, ce qui a provoqué une collision qui a sérieusement endommagé l’infrastructure. Heureusement, l’incident n’a fait aucune victime.

L’incident a conduit à une procédure judiciaire. Après avoir été interpellé par les gendarmes de la brigade de la Foire, le chauffeur a été placé en garde à vue. Selon des informations recueillies par Seneweb, il a été déféré vendredi dernier devant le procureur de la République pour mise en danger de la vie d’autrui. À l’issue de cette comparution, il a été placé sous mandat de dépôt.

L’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute), gestionnaire de l’infrastructure endommagée, avait annoncé son intention de déposer une plainte pour destruction de biens publics. Toutefois, selon une source proche du dossier, l’Ageroute ne s’est pas constituée partie civile dans le cadre de l’enquête préliminaire.

L’incident, qui s’est produit sur l’un des axes les plus empruntés de la capitale, a causé des perturbations considérables dans la circulation. L’état de la passerelle, fortement endommagée, suscite des inquiétudes quant à sa réhabilitation rapide pour garantir la sécurité des usagers.

L’affaire rappelle l’importance d’une vigilance accrue des conducteurs et d’un strict respect des règles de circulation pour éviter de tels drames sur les routes.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°348 – du 16/12/2024

🔴 DÉCAISSEMENT DE 5 MILLIARDS F CFA POUR INDEMNISER LES FAMILLES DES VICTIMES DES VIOLENCES ÉLECTORALES : EST-CE LE PRIX DE LA JUSTICE ?
🔴 GRÈVE GÉNÉRALE DES TRAVAILLEURS : LE SECTEUR DES ASSURANCES MENACÉ DE PARALYSIE

🔴 CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE JUJITSU : LE SÉNÉGAL MORD DANS L’OR ET LE BRONZE
🔴 LIGUE AFRICAINE FÉMININE DE BASKET : L’ASC VILLE DE DAKAR LAISSE FILER LE BRONZE

13,5 millions F CFA en faux billets saisis : un réseau démantelé, un candidat au Bac parmi les suspects

Le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies a récemment démantelé un réseau de faux-monnayeurs opérant entre la cité Soprim et Diamaguène. À la tête de cette opération, le commissaire Khouma et ses équipes ont procédé à l’arrestation de quatre suspects et saisi une somme de 13,5 millions de francs CFA en faux billets. Ces individus ont été déférés au parquet le vendredi dernier.
C’est un renseignement relatif à un trafic de mercure qui a permis à la brigade de recherches du commissariat de remonter jusqu’à ce réseau criminel. Un agent infiltré a simulé une commande de 10 millions de francs CFA en mercure pour établir un premier contact. Lors du rendez-vous convenu, l’intermédiaire, un certain M. Dème, a été interpellé sur place.
Une perquisition effectuée au domicile de ce dernier, situé à Diamaguène, a permis de découvrir 13,5 millions de francs CFA en faux billets, une imprimante spécialisée, des rames de papier ainsi que des ciseaux, des outils utilisés pour fabriquer les faux billets. Cette découverte a confirmé l’existence d’un réseau structuré et actif.
L’enquête a conduit à l’arrestation de trois autres complices : M. M. Diouf, chauffeur et logisticien présumé ; C. Thiam, bijoutier suspecté d’aider à écouler les faux billets dans les circuits commerciaux ; et M. Diop, un élève en classe de terminale. Ce dernier, à quelques mois du baccalauréat, a particulièrement choqué par son implication dans une telle activité criminelle.
Les quatre individus sont poursuivis pour association de malfaiteurs, fabrication et mise en circulation de faux billets ayant cours légal au Sénégal, contrefaçon, faux-monnayage et complicité. Ces accusations pourraient entraîner de lourdes peines, compte tenu des conséquences économiques et sociales de leurs actes.
L’enquête reste ouverte, car le principal fournisseur de mercure utilisé par le réseau est toujours en fuite. Les autorités continuent de mobiliser leurs ressources pour localiser ce suspect clé et démanteler l’ensemble de la chaîne criminelle.
Ce coup de filet met en lumière l’efficacité et la vigilance de la Police nationale face aux menaces économiques et criminelles. Cependant, l’implication d’un élève en terminale dans cette affaire soulève des questions sur les défis sociaux auxquels font face certains jeunes Sénégalais, qui peuvent être tentés par des raccourcis dangereux pour pallier un contexte de précarité.

La CEDEAO approuve la création d’un tribunal spécial pour juger les crimes de l’ère Jammeh en Gambie

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a marqué un tournant historique en approuvant, dimanche 15 décembre 2024, à Abuja, la mise en place d’un tribunal spécial pour juger les crimes commis sous le régime de Yahya Jammeh en Gambie. Cette décision, annoncée par le ministère gambien de la Justice, répond à une quête de justice de plusieurs décennies pour les victimes des exactions perpétrées durant les 22 ans de règne autoritaire de Jammeh, de 1994 à 2017.

Le tribunal spécial s’inscrit dans le cadre des recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), un organe établi en Gambie pour enquêter sur les violations des droits humains sous l’ex-dictateur. Dans son rapport publié en 2021, la TRRC avait identifié Yahya Jammeh et ses proches collaborateurs comme responsables d’une série de crimes, notamment des assassinats extrajudiciaires, des disparitions forcées, des tortures systématiques et des violences sexuelles.

Ce tribunal, dont les modalités précises restent à définir, devra permettre de traduire en justice les responsables des crimes commis pendant cette période sombre de l’histoire gambienne. Il s’agit également de répondre aux attentes des défenseurs des droits humains, qui militent depuis des années pour mettre fin à l’impunité.

La décision de la CEDEAO est largement saluée par les organisations internationales et les associations de victimes. Elle démontre la volonté des États ouest-africains de s’engager résolument contre l’impunité sur le continent. « C’est une avancée majeure qui envoie un message clair : les crimes graves ne resteront pas impunis, quel que soit le rang ou la position de leurs auteurs », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International.

Ce tribunal pourrait également établir un précédent important pour d’autres pays africains confrontés à des crimes similaires. La CEDEAO, en soutenant cette initiative, affirme sa capacité à promouvoir la justice et la stabilité dans une région souvent marquée par des conflits et des abus de pouvoir.

Cependant, plusieurs défis risquent de compliquer la mise en œuvre de cette justice. Yahya Jammeh vit en exil en Guinée équatoriale depuis sa chute en 2017. Le gouvernement de ce pays refuse catégoriquement d’extrader l’ancien président, malgré les multiples appels des victimes et des institutions internationales. Ce refus pourrait limiter l’efficacité du tribunal et compromettre l’application des éventuelles sanctions pénales.

De plus, des questions restent en suspens concernant le fonctionnement concret du tribunal, notamment sa composition, son financement et son emplacement. Certaines voix s’élèvent déjà pour demander un soutien international afin de garantir l’indépendance et la crédibilité de cette juridiction.

Pour les milliers de victimes des crimes du régime Jammeh, cette annonce est porteuse d’espoir. « Nous avons attendu ce moment pendant des années. Enfin, nous pouvons croire en la justice », a confié une survivante de torture, membre d’une association de victimes.

La mise en place du tribunal spécial par la CEDEAO pourrait enfin permettre à la Gambie de tourner la page sur les atrocités de son passé et de consolider son processus de réconciliation nationale. Pour que cette initiative réussisse, la coopération internationale et la pression diplomatique sur la Guinée équatoriale seront cruciales.

En attendant, la décision représente une étape cruciale dans la lutte contre l’impunité en Afrique et un exemple fort pour d’autres nations confrontées aux mêmes défis.

Kaolack : L’OFNAC et ses partenaires élaborent des stratégies pour lutter contre la corruption

L’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), en collaboration avec ses partenaires, poursuit ses efforts pour renforcer la sensibilisation et la prévention contre la corruption. Parmi ces partenaires figure l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO), une organisation engagée dans le développement, avec laquelle l’OFNAC a signé une convention de partenariat en 2021.

Un partenariat stratégique avec l’AFAO
« L’AFAO, par sa structure et sa représentativité à l’échelle nationale et africaine, joue un rôle crucial en tant que relais dans nos efforts de sensibilisation, de promotion des valeurs éthiques et de transparence », a expliqué Sydi Massaly, chef du Bureau veille stratégique du département prévention de l’OFNAC. Selon lui, l’AFAO s’adresse particulièrement aux femmes et aux jeunes, des cibles clés pour diffuser les messages de lutte contre la corruption.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre des activités de la Quinzaine nationale de lutte contre la corruption. Lancée par l’OFNAC depuis 2015, cette initiative s’articule autour de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée chaque 9 décembre conformément à la Convention des Nations Unies contre la corruption, que le Sénégal a ratifiée en 2005. Pendant cette quinzaine, des actions de sensibilisation sont menées dans plusieurs régions, y compris Kaolack, où un forum a été organisé ce samedi par l’AFAO en collaboration avec l’OFNAC.

Un combat renforcé par des études et une stratégie nationale
« En 2016, une étude sur le coût et la perception de la corruption au Sénégal a révélé l’ampleur démesurée de ce fléau et ses conséquences graves sur la société », a rappelé Sydi Massaly. En réponse, l’OFNAC a élaboré une Stratégie nationale de lutte contre la corruption en collaboration avec le gouvernement du Sénégal. Ce document cadre constitue un outil essentiel pour combattre la corruption à tous les niveaux, qu’ils soient sociaux ou professionnels.

Cette stratégie met l’accent sur l’implication de tous les acteurs : la société civile, le secteur privé et la population. « C’est cette mobilisation collective qui nous permettra d’éradiquer la corruption », a conclu Sydi Massaly, soulignant l’importance des actions locales et régionales pour amplifier l’impact des initiatives nationales.

À travers ces efforts concertés, l’OFNAC et ses partenaires ambitionnent de renforcer les valeurs d’intégrité et d’éthique dans la société sénégalaise.

Grave Accident sur la Route de l’Héliport à Touba : 14 Blessés

Un véhicule de transport en commun renversé près de la nouvelle gare routière

Touba, le 15 décembre 2024 – Un accident majeur s’est produit ce samedi vers 18h30 sur la route de l’héliport, à proximité de la nouvelle gare routière de Touba. Un « Ndiaga-Ndiaye », véhicule de transport en commun réputé, a perdu le contrôle après avoir violemment heurté le rebord du trottoir, se renversant en plusieurs endroits.

Le bilan est lourd, avec 14 personnes blessées, dont deux grièvement touchées. Les secours sont rapidement intervenus sur les lieux et, selon le capitaine Modou Tine, les victimes ont été immédiatement évacuées vers les structures médicales de la cité religieuse pour recevoir les soins nécessaires. « Nous avons agi avec célérité pour assurer la prise en charge des blessés et éviter que leur état ne se détériore davantage, » a déclaré le capitaine Tine.

Les causes exactes de l’accident restent à déterminer. Les premières constatations suggèrent une possible perte de contrôle du véhicule, mais une enquête approfondie est en cours pour élucider les circonstances exactes. Cet incident souligne une fois de plus l’importance de la prudence et du respect des règles de circulation sur les routes, notamment dans les zones à forte affluence comme celle de la nouvelle gare routière.

Les autorités locales appellent les conducteurs à redoubler de vigilance, surtout aux heures de pointe, et promettent de renforcer les mesures de sécurité routière pour prévenir de tels drames à l’avenir. Les familles des victimes ont été informées, et des dispositions sont prises pour les accompagner dans cette période difficile.

L’accident a suscité une vive émotion dans la communauté de Touba, rappelant la fragilité de la vie et la nécessité d’une conduite responsable pour assurer la sécurité de tous sur les routes.

Barthélémy Dias : Une Révocation Qui Fait Débat

La décision de révoquer Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar continue de susciter des réactions. Invité du Grand Jury ce dimanche sur la RFM, Me Moussa Bocar Thiam, ancien agent judiciaire de l’État et maire de Ourossogui, a fermement critiqué cette mesure, la qualifiant d’illégale et injuste. Selon lui, cette affaire dépasse le cadre juridique et relève davantage d’une manœuvre politique.

Pour l’avocat, Barthélémy Dias est la victime de ses positions politiques, et non d’un quelconque manquement juridique. « C’est une injustice politique qui doit être réglée sur le terrain politique », a-t-il déclaré. Me Thiam a également souligné que la radiation de Barthélémy Dias, en se basant uniquement sur une interprétation de la décision du Conseil constitutionnel, n’a aucune base légale.

Se référant à l’article 29 du code électoral, l’avocat a rappelé que le Conseil constitutionnel avait rejeté les recours contestant les candidatures de Barthélémy Dias et d’Ousmane Sonko. Par conséquent, il considère que les décisions de cette institution s’imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. « La radiation de Barthélémy Dias est donc totalement illégale et pourrait être annulée par un recours en justice », a-t-il soutenu.

Sur la question spécifique de la mairie de Dakar, Me Moussa Bocar Thiam estime qu’une confusion juridique persiste. Selon lui, le préfet n’a pas la compétence légale pour révoquer un maire. Cette procédure relève exclusivement du ministre des Collectivités territoriales, qui doit saisir le président de la République, conformément aux dispositions du code des Collectivités territoriales, et non du code électoral.

« Le préfet s’est livré à une voie de fait. Barthélémy Dias doit ignorer cette décision qui n’a aucun effet juridique », a-t-il affirmé.

Malgré les circonstances, Me Moussa Bocar Thiam reste optimiste quant aux chances de Barthélémy Dias de faire annuler cette décision. Il appelle à un respect strict des textes légaux et invite les autorités à éviter toute confusion entre politique et droit.

Ce dossier, emblématique des tensions politiques actuelles au Sénégal, souligne une fois de plus la nécessité d’une clarification des rôles et responsabilités des différents acteurs institutionnels. L’affaire Dias continue donc de diviser, laissant entrevoir des batailles juridiques et politiques à venir.

66e session ordinaire de la CEDEAO : Bassirou Diomaye Faye en médiateur pour apaiser les tensions avec l’AES

Le Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, participe ce dimanche 15 décembre 2024 à la 66e session ordinaire des Chefs d’État de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja, au Nigéria. Arrivé la veille dans la capitale nigériane, il a été accueilli avec tous les honneurs par les autorités locales, soulignant son rôle central dans ce sommet crucial.

Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par la crise entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette confédération, formée en juillet 2024 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, remet en cause l’autorité et la politique de la CEDEAO dans la région. Ces trois pays, sous régimes militaires, ont souvent dénoncé les sanctions et décisions prises par l’organisation ouest-africaine, qu’ils jugent contraires à leur souveraineté.

Le sommet d’Abuja vise à trouver des solutions pour apaiser les tensions, renforcer la stabilité régionale et éviter de nouvelles escalades.

Connu pour son engagement en faveur de la paix et de la diplomatie, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est engagé à jouer un rôle de médiateur entre la CEDEAO et les États du Sahel. Dans une déclaration avant son départ de Dakar, il a réaffirmé l’importance du dialogue :

Bassirou Diomaye Faye a souligné la nécessité de dépasser les différends politiques et institutionnels pour garantir la cohésion entre les États de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Au-delà des tensions avec l’AES, plusieurs autres sujets d’importance figurent à l’ordre du jour de cette 66e session :

  • La lutte contre l’insécurité dans la région, notamment face à la recrudescence des attaques terroristes ;
  • La coordination économique et les défis liés à l’intégration régionale ;
  • La question des transitions politiques en cours dans certains pays membres.

Ce sommet représente un véritable test pour la CEDEAO, qui cherche à affirmer son rôle d’organisation incontournable dans la résolution des crises régionales. Cependant, le poids grandissant de l’AES pourrait redessiner les dynamiques de pouvoir en Afrique de l’Ouest.

Le leadership et la capacité de médiation de Bassirou Diomaye Faye seront particulièrement scrutés, alors que la stabilité et l’unité de la région restent en jeu.

En conclusion, cette 66e session pourrait marquer un tournant dans les relations entre la CEDEAO et les États du Sahel. Le Sénégal, en tant qu’acteur clé, s’emploiera à rapprocher les positions pour éviter une fragmentation régionale qui nuirait à tous.

Mbadakhoun : Le Collectif des villages impactés par l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack rappelle les autorités à l’ordre

« Le problème, c’est que depuis l’installation de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack en 2008, il nous avait été demandé, au départ, entre 50 et 100 hectares. En 2013, avec l’arrivée du président sortant Macky Sall, qui avait voulu concrétiser cette décision, nous avons mis à la disposition de l’État 100 hectares. Mais à notre grande surprise, en 2013, un plan cadastral a été publié, attribuant 300 hectares divisés en deux sites : le site A, d’une superficie de 100 hectares à Bourndou, et le site B, de 200 hectares à Mbadakhoun. Cette injustice a engendré de nombreux problèmes, notamment dans le domaine de l’agriculture. Les paysans impactés n’ont plus d’espace pour travailler », explique El Hadji Touré, président du collectif des villages impactés par l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse, lors d’une interview accordée ce dimanche à notre correspondant.

Les revendications du collectif s’articulent autour de quatre axes majeurs : la réduction et la restitution des terres, l’indemnisation, la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) et la question de l’emploi.

« Depuis que le président Macky Sall nous a reçus, nous avons obtenu une réduction des terres affectées à 150 hectares. Cependant, concernant l’emploi, la RSE et l’indemnisation, rien de concret n’a été réalisé jusqu’à présent », a déploré M. Touré.

Il a rappelé une promesse faite par l’ancien directeur du CROUS-SS, Ousseynou Diop, d’allouer 10 postes de recrutement en CDD aux villages impactés, soit 2 postes par village. « Malheureusement, ces contrats ont été annulés par le nouveau directeur, Jean Birane Gning. Ce dernier nous a reçus en audience et nous a promis des actions dans la limite de ses compétences, notamment en matière de recrutement. Mais, à ce jour, il n’y a que des promesses non tenues », regrette-t-il.

« Quand vous prenez les terres de vaillants cultivateurs, le minimum serait de les assister moralement, voire de leur offrir des opportunités d’emploi si vous ne pouvez pas les indemniser. C’est cette injustice que nous dénonçons rigoureusement. Nous avons clairement signifié aux autorités que nous ne reculerons pas sur nos quatre revendications. Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous ferons entendre notre voix sur le terrain. Ce combat n’a rien de politique. C’est une lutte pour réparer une injustice que nous subissons », a averti M. Touré.

5 milliards de FCFA pour indemniser les familles des victimes des violences électorales : une mesure forte de Bassirou Diomaye Faye

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé une initiative majeure pour répondre aux drames causés par les violences électorales : l’attribution d’une enveloppe de 5 milliards de FCFA destinée à indemniser les familles des victimes. Cette mesure, inscrite dans la loi rectificative en cours d’adoption, traduit la volonté du chef de l’État de soulager les familles endeuillées et de soutenir celles ayant subi des préjudices lors des affrontements liés aux élections.

Dès son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye avait placé cette initiative parmi ses priorités, affirmant l’urgence d’intervenir en faveur des proches des victimes. Cette démarche a été saluée par plusieurs associations de victimes, dont l’Association des victimes de violences électorales. Djibril Diaw, membre actif de l’association, a exprimé sa satisfaction face à cette annonce tout en soulignant la portée limitée de l’indemnisation :

Si cette initiative est largement perçue comme un geste fort, elle n’épuise pas les revendications des victimes. Djibril Diaw a insisté sur la nécessité de garantir une distribution équitable et transparente des fonds alloués :

Outre l’indemnisation, les familles réclament également des actions judiciaires. La demande principale reste l’abrogation de la loi d’amnistie et la tenue de procès contre les responsables des violences électorales. Pour les victimes, l’indemnisation ne peut être une solution isolée. Djibril Diaw a tenu à rappeler que sans justice, ces initiatives risquent de rester insuffisantes :

Cette enveloppe budgétaire constitue un premier pas vers la reconnaissance et la réparation des souffrances causées par les violences électorales. Cependant, pour les associations et les familles concernées, il s’agit d’une étape parmi d’autres. La quête de justice et la lutte contre l’impunité restent des priorités pour que les événements tragiques ne soient pas relégués à l’oubli.

L’initiative du Président Bassirou Diomaye Faye pourrait poser les bases d’une réconciliation nationale, à condition qu’elle s’accompagne de mesures concrètes pour éviter que de telles violences ne se reproduisent. La nation entière attend désormais des avancées significatives sur le terrain de la justice, pour que le sacrifice des victimes ne soit pas vain.

Kaolack : Journée internationale de lutte contre la corruption – L’OFNAC et l’AFAO sensibilisent la communauté sur les impacts de la corruption

La lutte contre la corruption est essentielle pour l’avenir de près d’un quart de la population mondiale. C’est dans ce cadre que l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO), en collaboration avec l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), a organisé un forum de sensibilisation à Kaolack à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption (édition 2024-2025).

Mobilisation de l’AFAO pour l’autonomisation économique et la lutte contre les inégalités
Créée en 2005, l’AFAO est une organisation féminine de la société civile qui regroupe des femmes de 16 pays d’Afrique de l’Ouest. Selon Madame Sanokho Khady Mbaye Guèye, présidente régionale de l’AFAO à Kaolack, l’organisation vise à :

  • Mobiliser les femmes pour leur participation aux processus régionaux de prise de décision en matière d’intégration économique.
  • Contribuer à l’autonomisation économique des femmes, notamment à travers la transformation de produits locaux. À Kaolack, l’AFAO a mis en place une unité de transformation bien équipée.
  • Réduire les inégalités entre les sexes dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques aux niveaux sous-régional et régional.

Sensibiliser femmes et jeunes contre les impacts de la corruption
« Nous sommes réunis ce samedi pour sensibiliser la communauté, en particulier les jeunes et les femmes, sur les impacts négatifs de la corruption, » a déclaré Madame Sanokho. « La corruption freine considérablement le développement économique, décourage les investissements étrangers et met les petites entreprises en difficulté face aux coûts initiaux liés à ce fléau. »

Cette 15e édition de la Journée mondiale de lutte contre la corruption a réuni près de 200 participants à Kaolack. Les organisateurs espèrent que les jeunes et les femmes présents relayeront les messages dans leurs communautés respectives afin de contribuer à l’éradication de ce phénomène. « Cela nécessite un changement de comportement et une meilleure compréhension des textes sur la corruption, » a ajouté Madame Sanokho.

Le rôle clé des femmes et des jeunes dans la lutte contre la corruption
Madame Adji B. Fall, chargée des plaidoyers au niveau de l’AFAO nationale, a insisté sur l’importance du rôle des femmes et des jeunes :
« Les jeunes peuvent rester dans leurs localités et s’investir dans des activités économiques transparentes. Quant aux femmes, qui sont des piliers des foyers, elles peuvent intégrer des messages de sensibilisation lors de leurs rencontres périodiques. »

Elle a salué l’initiative conjointe de l’OFNAC et de l’AFAO, soulignant que « cette collaboration est d’un intérêt capital pour engager les communautés dans une lutte durable contre la corruption. »

La journée a été marquée par des échanges constructifs et des recommandations pour une sensibilisation élargie et un plaidoyer efficace, dans le but de renforcer la résilience des communautés face à ce fléau mondial.

Les députés approuvent la suppression du CESE et du HCCT : un pas vers une gouvernance rationalisée

Les projets de loi portant révision de la Constitution, conduisant à la suppression du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), ont été adoptés par l’Assemblée nationale. Ces mesures, défendues par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et soutenues par le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, marquent une volonté de réformer profondément l’organisation institutionnelle du pays.

Lors des débats devant les députés, le ministre de la Justice a insisté sur l’importance d’adapter les institutions républicaines aux mutations du contexte sociopolitique. Selon lui, le « contexte national actuel » exige une rationalisation des institutions afin de renforcer l’efficacité et la gouvernance publique. Il a notamment évoqué une « rupture systémique » dans les méthodes de gestion institutionnelle pour justifier ces suppressions.

À l’issue des discussions, 134 députés ont voté en faveur de la suppression du CESE et du HCCT, tandis que 8 se sont abstenus et seulement 2 ont voté contre. Ce vote entérine également l’abrogation des lois régissant ces deux institutions :

  • La loi n° 2012-28 du 28 décembre 2012 relative à l’organisation et au fonctionnement du CESE.
  • La loi n° 2016-24 du 14 juillet 2016 portant organisation et fonctionnement du HCCT.

Pour le gouvernement, ces réformes visent à optimiser l’utilisation des ressources publiques tout en réduisant le nombre d’institutions au profit d’un fonctionnement plus efficace et transparent.

Cette décision suscite toutefois des réactions variées. Si les partisans de la réforme saluent un « acte de courage politique », les critiques pointent une éventuelle marginalisation de la société civile et des collectivités territoriales, autrefois représentées au sein du CESE et du HCCT. Ces deux institutions étaient perçues comme des espaces de dialogue et de réflexion sur les politiques publiques.

Le gouvernement, de son côté, semble déterminé à aller de l’avant avec sa vision d’une gouvernance « rationalisée et efficace ». Ce tournant institutionnel ouvre la voie à d’autres réformes structurelles qui pourraient modifier durablement l’organisation politique et administrative du pays.

Avec ce vote, le paysage institutionnel se prépare à un véritable remaniement, dont l’impact sera évalué dans les mois à venir.

Ousmane Diagne promet des avancées sur les décès lors des manifestations et les disparitions des gendarmes Sambou et Badji

Ce samedi, devant l’Assemblée nationale, Ousmane Diagne, ministre de la Justice, s’est exprimé sur deux dossiers sensibles qui continuent d’agiter l’opinion publique : les décès survenus lors des manifestations entre 2021 et 2024, ainsi que la disparition toujours non élucidée des gendarmes Fulbert Sambou et Didier Badji.

Des morts lors des manifestations : un engagement pour la justice
Ousmane Diagne a souligné l’importance de rendre justice aux victimes des manifestations violentes ayant secoué le pays ces dernières années. « Pour des faits aussi graves… dont certains se sont passés en direct, sous l’œil des caméras, que ces morts puissent rester impunis, ce serait un mauvais signal », a-t-il déclaré avec fermeté. Le ministre a assuré que des efforts significatifs sont en cours pour faire toute la lumière sur ces événements tragiques. « Le travail est déjà entamé. Toutes les responsabilités seront établies et les commanditaires répondront de leurs actes », a-t-il ajouté, réitérant sa volonté de ne pas laisser ces affaires dans l’ombre.

L’affaire des gendarmes Sambou et Badji : une priorité judiciaire
Concernant les disparitions de Fulbert Sambou et Didier Badji, deux gendarmes portés disparus dans des circonstances mystérieuses, Ousmane Diagne a annoncé que le dossier est en cours d’instruction. « Une information a été ouverte pour rechercher les causes de la mort de ces deux personnes », a-t-il expliqué. Reconnaissant l’émotion et les interrogations persistantes autour de cette affaire, le ministre a promis une enquête rigoureuse et impartiale.

Il a insisté sur la nécessité de déterminer les circonstances exactes de la disparition des deux gendarmes : « Il va falloir faire montre de la même détermination pour que les commanditaires et les exécutants de cet ignoble besogne puissent répondre de la façon la plus rigoureuse. »

Un appel à la transparence et à la rigueur judiciaire
Ces déclarations interviennent alors que les familles des victimes et de nombreux citoyens expriment des attentes pressantes pour que justice soit rendue. Les propos du ministre visent à rétablir la confiance dans le système judiciaire, souvent critiqué pour sa lenteur et son opacité dans les dossiers sensibles.

Cependant, ces promesses suffiront-elles à apaiser les tensions ? La société civile et l’opposition resteront attentives aux suites concrètes de ces annonces. Pour l’heure, les déclarations du ministre marquent une étape symbolique vers une gestion plus transparente de ces affaires.

Révision constitutionnelle : Me Aïssata Tall Sall défend le rôle du CESE et du HCCT

Lors de la séance plénière portant sur le projet de loi de révision de la Constitution, Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, a pris position contre l’idée de supprimer le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT).

Dans son intervention, la parlementaire a exprimé ses interrogations face à une éventuelle décision gouvernementale visant à supprimer ces institutions. « Si le Président, si le Gouvernement pense que le Conseil économique, social et environnemental n’est pas nécessaire, doit-il aller sauver les patrons ? Car ce sont les patrons, ce sont les capitaines d’industrie, les travailleurs professionnels qui dialoguent avec le Président, le Gouvernement », a-t-elle déclaré.

Me Aïssata Tall Sall a également souligné l’importance de telles structures dans le paysage institutionnel des démocraties modernes. Selon elle, le CESE est une plateforme essentielle de dialogue, de discussion et de proposition entre les différents acteurs économiques, sociaux et territoriaux. « Sachez que dans toutes les démocraties du monde, vous trouverez une telle institution », a-t-elle martelé, insistant sur le rôle fondamental du CESE en tant que chambre de concertation.

Dans un contexte marqué par des débats sur l’efficacité et le coût des institutions, l’intervention de Me Aïssata Tall Sall met en lumière la nécessité de préserver ces instances comme espaces de collaboration entre l’État, les acteurs économiques et les collectivités. Reste à savoir si cet argument suffira à dissuader le gouvernement d’opérer des changements structurels majeurs.

Kaolack : La semaine nationale de la petite enfance clôturée par une randonnée pédestre

La coordination régionale de la petite enfance à Kaolack a clôturé la semaine nationale de la petite enfance par une randonnée pédestre. Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Sétal Sunu Rewmi » prônée par le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye.

Une initiative éducative et citoyenne
Mamadou Bocoum, inspecteur de l’éducation et coordonnateur régional de la petite enfance et de la Case des Tout-Petits de Kaolack, a expliqué :

Les participants étaient équipés de masques, de gants et de sachets pour collecter les ordures tout en respectant les mesures de protection sanitaire. Ils ont sensibilisé les enfants et la communauté sur l’importance de maintenir un environnement propre.

Des activités éducatives variées
Selon M. Bocoum, le bilan de cette semaine est très positif :

L’équipe de coordination régionale a également visité Guinguinéo, où la journée était consacrée à la nutrition.

Un message pour l’avenir
En sensibilisant les enfants, qui sont les citoyens de demain, à l’éducation environnementale et aux valeurs citoyennes, cette initiative contribue à bâtir un Sénégal plus propre et responsable.

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