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TAS sur l’amendement de la loi d’amnistie : « Cette modification prouve que Pastef a compris le rejet de sa manipulation par les Sénégalais »

La proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie, portée par le député Amadou Ba, membre de Pastef, suscite débat dans le paysage politique. L’initiateur souhaite modifier certains aspects du texte à travers un amendement, qui a fait réagir son collègue député Thierno Alassane Sall.
Dans une publication sur son compte Facebook, le leader du parti La République des Valeurs considère cet amendement comme un rejet exprimé par les Sénégalais.

Voici l’intégralité de sa publication.


PASTEF ET LE FEUILLETON DE L’AMNISTIE : SUITE D’UNE HISTOIRE DE TROMPERIE

Nous avons pris connaissance de la nouvelle proposition de loi d’interprétation de la loi d’amnistie de PASTEF qui prend la forme d’un amendement. Dans un document de six pages, le régime PASTEF réécrit substantiellement le texte initial. Cette modification est le signe que PASTEF a compris le rejet de leur manipulation par les Sénégalais. En revanche, au lieu de se résoudre définitivement à réaliser la demande claire du peuple Sénégalais d’une abrogation totale de l’amnistie, PASTEF continue dans la tromperie à travers la nouvelle mouture de sa proposition.

Contrairement à ce qu’ils racontent dans les médias depuis deux jours, la nouvelle proposition de loi interprétative demeure dans le même esprit que l’ancienne : PASTEF veut une abrogation partielle de la loi d’amnistie. Leur « interprétation » s’inscrit dans cette logique en visant la modification du champ d’application de la loi d’amnistie. Leur faux débat sémantique sur la rétroactivité concerne alors également leur texte.

Nous y reviendrons dans les jours à venir dans une réponse détaillée à ce nouvel épisode du feuilleton de la tromperie.

Thierno Alassane Sall

FDR à Touba : dénonciation des arrestations et appel du Khalife à l’unité

Une délégation du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) s’est rendue à Touba ce samedi pour exprimer ses inquiétudes face aux récentes arrestations de figures de l’opposition sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Accueillie par Serigne Abdou Lahad Mbacké Gaindé Fatma, la délégation comptait plusieurs personnalités politiques, dont Omar Sarr, Mansour Faye, Amadou Mame Diop et Modou Diagne Fada.

S’exprimant au nom du FDR, Modou Diagne Fada a dénoncé ce qu’il qualifie de « volonté manifeste d’anéantir l’opposition » à travers des « menaces, intimidations et arrestations arbitraires ». Il a rappelé que depuis l’accession au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante, plusieurs figures de l’ancien régime ont été interpellées, une situation qui alimente, selon lui, un climat d’insécurité politique.

« Depuis un an, nous avons observé, mais nous constatons avec regret que les nouvelles autorités ont décidé de nous anéantir. Nous sommes venus vous dire que, pour rien au monde, nous ne souhaitons que ce pays perde sa paix et sa sérénité. »

Face à ces préoccupations, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a tenu à apaiser les tensions en insistant sur la nécessité d’unir les cœurs et de préserver la paix.

« La vie est ainsi. C’est Dieu qui a décidé du changement. Dieu merci, ce changement s’est déroulé dans la tranquillité. Généralement, c’est le chaos qui précède. J’ai entendu vos propos. Pour ma part, mon rôle, en dehors de l’adoration que je dois à Dieu, est d’appeler à la concorde des cœurs. »

Tout en reconnaissant la légitimité des inquiétudes soulevées, le Patriarche a exhorté aussi bien l’opposition que le pouvoir à emprunter « la voie constructive », rappelant que les querelles politiques ne devraient jamais mettre en péril la stabilité du pays.

« Jelële fitna yi, du wañi dara… Fitna bariwoul njriñ » (Réveiller les dissensions ne servira à rien… La discorde n’a jamais rien apporté de bon).

Cette visite du FDR à Touba intervient dans un climat politique marqué par des crispations entre l’opposition et le gouvernement. L’appel du Khalife, figure morale incontournable au Sénégal, pourrait contribuer à détendre l’atmosphère et encourager un dialogue plus apaisé entre les différentes parties.

ÉLIMINATOIRES COUPE DU MONDE 2026

5ᵉ JOURNÉE – POULE B

SOUDAN / SÉNÉGAL (0-0)

UN MATCH NUL DÉCEVANT POUR LES LIONS

Venus en opération commando avec pour objectif d’arracher une victoire cruciale dans la lutte pour la première place de la poule B et rester en course pour la qualification à la Coupe du Monde 2026, les Lions de la Teranga ont affiché un visage étonnamment décevant.

Face aux « Crocodiles du Nil » du Soudan, l’équipe sénégalaise s’est révélée apathique, manquant d’âme et de hargne. Le résultat final, un match nul (0-0), reflète une prestation insuffisante, marquée par un déficit évident de détermination et d’engagement dans ce duel crucial.

Le onze de départ aligné par le sélectionneur Pape Thiaw n’a pas connu de grands changements. Fidèle à ses principes, il a opté pour un schéma en 4-3-3 qui a une fois de plus montré ses limites.

Dès l’entame, le Sénégal a montré une bonne circulation du ballon et une certaine maîtrise de l’entrejeu, mais cette domination est restée stérile.

Face à un bloc bas soudanais bien organisé, il aurait fallu davantage d’audace, comme des tirs à distance ou des initiatives individuelles. Pourtant, l’équipe dispose de joueurs capables d’exploiter ce type de situations.

Les Soudanais du coach Kwesi Appiah, combatifs et très physiques, ont multiplié les fautes pour casser le rythme des Lions, renforçant ainsi leur structure défensive.

La seconde période a vu les entrées de Pape Matar Sarr, Cherif Ndiaye, Sima et Diao. Cependant, ces changements n’ont pas eu l’effet escompté pour dynamiser le jeu des Lions.

L’équipe du Sénégal est restée amorphe, incapable de produire le dynamisme nécessaire pour perturber l’organisation soudanaise, reposant sur un système simple mais redoutable : un bloc bas rigide et des contre-attaques rapides.

Le manque d’âme et de hargne a été flagrant chez les Lions. Un match à vite oublier, tant le Sénégal a manqué de créativité et de mordant.

• Sadio Mané : Moins explosif qu’à son apogée, il semble perdre ses sensations. Il est peut-être temps de préparer la relève avec la nouvelle génération.

• Lamine Camara : Invisible sur le terrain, il n’a montré ni animation ni initiatives techniques.

• Édouard Mendy : Le gardien a été impeccable, sauvant plusieurs situations dangereuses et affichant une grande assurance dans ses buts.

Les poulains de Pape Thiaw, pourtant capables de grandes performances, devront rapidement rebondir pour honorer leur statut et rester compétitifs dans ces éliminatoires.

Chaque match de cette poule est une véritable finale, et la pression est grande pour reprendre la première place, actuellement occupée par le Soudan avec 11 points (+6). Le Congo, après sa victoire face au Soudan du Sud, suit de près avec 10 points (+3).

Il faut immédiatement retirer la proposition de loi infrahumaine de Amadou Bâ de Pastef…

On a l’habitude d’entendre la fameuse expression «vouloir une chose et son contraire» ; c’est ce qui est caractéristique de Pastef, pris encore au piège de ses promesses mirobolantes et dont les «Var» hantent le sommeil. Le Pm Sonko et Cie veulent abroger la loi d’amnistie, déclarent-ils urbi et orbi, tout en voulant, en même temps, la modifier subtilement. A quelles fins ?

Pourquoi toute cette peine, au point d’avoir tout le Peuple sénégalais sur le dos ? Il est évident qu’il y a une motivation, et la mobilité de la sémantique, tel un car rapide, en est la preuve tangible. D’abrogation totale, on a parlé de rapporter la loi, puis d’abrogation partielle et enfin d’interprétation de la loi d’amnistie. D’aucuns d’ailleurs s’interrogent, et fort justement, sur cette prérogative du député à interpréter la loi. De ce que nous savons tous, le député vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques, dimension nouvelle introduite par le Président Macky Sall. Le ver est dans le fruit. S’arroger une prérogative qu’on n’a pas, voilà donc subtilement le jeu auquel se livre «Goebbels», surnom donné par Abou Diallo, détenu de luxe, défenseur invétéré de la République, à Amadou Bâ de Pastef, un faire-valoir indirect, un objet politique prêt à entrer piètrement dans l’histoire. Que chaque acteur de la vie publique, chaque journaliste, chroniqueur, bref, que chaque homme de média (pour l’amour du ciel), ne serait-ce que cette fois-ci, lise la loi, et qu’on arrête de se baser ou de la commenter à partir des «on a dit» ; on se rendra clairement compte que cette loi est claire comme de l’eau de roche et sa rédaction ne souffre d’aucune ambiguïté. De plus, cette loi, dans sa forme comme dans son fond, porte l’empreinte d’experts, de juristes chevronnés ; elle est donc parfaitement parfaite. Person­ne ne discute de sa forme, ni de son fond. Ce n’est pas donc à de petits «duputés», sous la houlette de Goebbels, de la compléter ou d’en préciser un quelconque champ d’application. Si vraiment, comme le dit le Pm Sonko, Pastef est contre la loi d’amnistie, pourquoi diable vouloir l’interpréter, la modifier ? On doit plutôt prendre cette loi, avec tout son contenu, et la jeter à la poubelle ! Le Président Macky Sall est donc plus courageux que les tenants actuels du pouvoir, Sonko et Ngund, lui qui avait, contre la volonté de son camp à l’époque, fait voter l’amnistie en l’assumant totalement, malgré toutes les critiques qui suivirent. Mais qu’à cela ne tienne, il a réussi par cette mesure, à créer toutes les conditions favorables à une élection apaisée, crédible et transparente, ce qui a valu aux détenus Sonko et Bassirou D. Faye de quitter la prison pour le Palais, sans goutte de sang versée, fait inédit dans l’histoire du Sénégal. Et l’histoire se répéta, les vaincus félicitèrent les vainqueurs et le lendemain, le Peuple reprit allègrement le chemin du boulot, avec les millions de «radios kankan» et de commentaires. Si vraiment le Pm Sonko et Cie veulent abroger la loi sur l’amnistie, alors qu’ils prennent leur courage à deux mains et fassent comme le Président Macky Sall ! Mais en fait, depuis qu’ils goûtent aux grâces infinies du pouvoir, du gâteau offert par le Président Macky Sall, Sonko et Cie (je ne crois même pas que le Président Bassirou Diomaye soit d’accord pour l’abrogation, lui qui est confortablement installé, qui a tellement voyagé au point que l’avion est, paraît-il, en panne), ne veulent plus s’exposer et exposer leurs partisans qui affirment, de façon étonnante d’ailleurs, les rôles joués par les uns et les autres, lors des événements intervenus entre février 2021 et février 2024. La police n’a même plus besoin d’enquête, puisque chaque acteur avoue ses crimes, le rôle joué et l’argent mobilisé pour réduire le Sénégal à néant durant cette période. L’aveu est la mère des preuves dit-on ! La peur de la situation ante plane telle une épée de Damoclès au-dessus des deux têtes de l’Exécutif, et de leurs ramifications dans toute l’Administration, qu’ils alimentent grandement à chaque Conseil des ministres de profils non conformes aux postes. Voilà pourquoi on a vite rangé aux calendes grecques, les appels à candidatures. Evidem­ment, abroger totalement l’amnistie risque de détruire à jamais Pastef, puisque le parti sera exterminé partout au Sénégal. Voilà le risque que ne veut pas prendre le Pm Sonko ! Mais qui n’a pas compris ? Sur cette affaire, même le fou a compris la manœuvre désespérée à laquelle se livre le député Amadou Bâ de Pastef, envoyé par tout le «clergé de Pastef» très inquiet par la complexité jamais attendue sur l’affaire de l’amnistie, une vraie patate chaude qu’on ne sait vraiment comment gérer. Pastef est entre le marteau impossible de la promesse et l’enclume d’une disparition du parti en cas d’abrogation totale. Et le Peuple très averti observe, prêt à châtier !

Pourquoi avoir rejeté la proposition du député TAS au motif fallacieux qu’elle engendre des dépenses supplémentaires ? Comment est-ce que cette abrogation, qui ne nécessite que le vote des députés, peut-elle engendrer une dépense supplémentaire ? Tout comme la proposition de loi de Goebbels ne peut engendrer non plus de dépenses supplémentaires ! Ils refusent la proposition de TAS au même motif qu’ils devraient refuser celle de Amadou Bâ de Pastef ! Mais on a tout compris. Des fables racontées par des coquins à des crétins, pour reprendre le mot de Voltaire. Il faut que le Pm Sonko et Cie interrogent, pendant qu’il est temps, leur rapport à la loi et à l’Etat ! C’est le lieu de demander où sont passés les 200 intellectuels, les «vrais alku intellectuels», qui refusent depuis un an, peut-être par honte et déception, de tremper leur plume pour dire halte aux dérives et sauver le pays ?

Si le Sénégal était la vraie raison de leurs interminables sorties contre le pouvoir de Macky Sall, alors, le Sénégal est suffisamment lapidé, et le corps couvert de sang appelle ses fils et ses «intellectuels». Mais si c’est le Président Macky Sall qui était la raison principale de vos prises de position partisanes, on peut comprendre aisément votre silence lâche et coupable. Des intellectuels alimentairement saisissables ! Quelle honte !

Après 5 milliards puisés des comptes publics pour dédommager les militants de Pastef sans que la Justice ne soit impliquée, en mettant de côté toutes les autres victimes sénégalaises, les édifices, les marchands, les particuliers, les Fds, cette proposition de loi est une alerte triple XXX de ce que sera et fera cette abrogation partielle, si jamais elle passe à l’Assemblée.

Que restera-il alors des supposés coupables, sinon que les Forces de défense et de sécurité et ceux qui sont pointés du doigt directement par le Pm Sonko, comme Jérôme Ban­diaky et des responsables de l’Apr ? Que personne ne s’attende à une justice impartiale dans ce contexte. Ce sera du Nuremberg à la sénégalaise.

Par cette proposition de loi, ce qui reste de l’image du pays et de son rayonnement sera annihilé à jamais, le pays sera en lambeaux et l’environnement économique, déjà défavorable, va se détériorer irrémédiablement. Le pays va s’arrêter par des procès à n’en plus finir, des convocations tous azimuts, des allers et retours sans cesse au tribunal, des familles dispersées, pour 2 ans, au bas mot. Et le comble, c’est que rien ne garantit, au regard de la façon dont le Pm Sonko parle de la Justice, un procès équitable et juste.

Cette loi de Pastef est dangereuse, sape la stabilité et la cohésion nationale que nous tentons de retrouver difficilement depuis 2024. Elle sape l’unité nationale, détruit les fondements de l’Etat et inaugure des précédents dangereux qui vont poursuivre le Sénégal pour toujours. Elle ouvre l’impunité à jamais pour des criminels qui peuvent avoir droit de vie et de mort sur les Sénégalais et s’en tirer allègrement par simple évocation de motivation politique. De qui se moque-t-on ?

Cette proposition de loi de Amadou Bâ de Pastef est à retirer immédiatement, et que le gouvernement se prononce clairement sur l’abrogation de la loi d’amnistie.

J’appelle les représentants du Peuple sénégalais, les députés, épris de justice et de paix, à rejeter totalement cette proposition dangereuse pour le pays. Le Peuple regarde et écoute chacun d’eux. Soyez des députés du Sénégal.
Vive le Sénégal ! Son tirailleur !

Inspecteur Cheikh NDIAYE
Pdt Mouvement «Debout pour la République-Dpr»
Responsable politique
Grand-Yoff

Kaolack – Santé : Médina Baye, un modèle de réussite

La bonne gestion du Comité de Développement Sanitaire saluée par les populations

Dans plusieurs localités, la gestion des structures sanitaires reste un défi majeur. Cependant, dans la commune de Kaolack, au centre de santé de Médina Baye, le Comité de Développement Sanitaire (CDS) est cité en exemple pour sa transparence et son efficacité. À travers ce reportage, nous donnons la parole aux populations et aux membres dudit comité pour comprendre les raisons de cette réussite.

Le Comité de Développement Sanitaire du centre de santé de Médina Baye joue un rôle clé dans l’amélioration des services de santé. Il veille à la bonne gestion des ressources et à l’accessibilité des soins.

Selon Hady Niasse, président du Comité de Développement Sanitaire de Médina Baye :

« Nous avons mis en place une gestion rigoureuse des fonds et nous impliquons la population dans les prises de décision. »

Les habitants de la cité de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse (Baye) saluent l’engagement du CDS et témoignent des améliorations notables.

Témoignage d’un patient sous anonymat :

« Avant, il y avait beaucoup de problèmes liés aux médicaments, au personnel, entre autres. Mais aujourd’hui, avec l’arrivée de cette nouvelle équipe, tout est bien organisé, et nous recevons des soins de qualité. Le CDS a mis en place des mécanismes de transparence, comme l’affichage des activités et la participation des habitants aux réunions. »

Au cours de ce reportage, nous nous sommes entretenus avec le trésorier général du Comité de Développement Sanitaire de Médina Baye, Cheikh Alpha Aliou Niasse. Il a rappelé que le CDS est une structure communautaire mise en place pour appuyer la gestion des services de santé au niveau local. Sa mission principale est de renforcer la participation des populations à l’organisation, au financement et à l’amélioration des services de santé.

« Nous comptons collaborer avec les autorités sanitaires de la région pour une meilleure gestion de notre centre de santé. Nous veillerons à la disponibilité des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires. Pour la mobilisation des ressources financières, nous allons mettre en place, avec l’ensemble de l’équipe du CDS, des stratégies de collecte de fonds pour soutenir le fonctionnement de notre structure. C’est pourquoi nous encourageons les contributions communautaires et la participation des partenaires, qui ont très tôt compris que la santé est une affaire de tous. »

Dans le cadre de leur second mandat, les membres du CDS comptent renforcer les activités de sensibilisation et d’éducation sanitaire, promouvoir les bonnes pratiques de santé et d’hygiène dans la communauté, et organiser des séances de sensibilisation sur des thématiques comme la vaccination, la santé maternelle et infantile, ou encore la prévention des maladies.

Par ailleurs, le comité entend continuer à porter le plaidoyer des bénéficiaires du centre auprès des autorités compétentes, notamment en vue d’obtenir un meilleur accompagnement, surtout au regard du rôle central que joue le centre de santé pendant le Gamou international de Médina Baye, un événement qui dure une semaine et mobilise des milliers de fidèles.

FDR critique sévèrement le régime Diomaye-Sonko : “Une année marquée par licenciements, arrestations et intimidations”

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau pour dresser un bilan sans concession de la première année de gouvernance du duo Diomaye-Sonko. En visite auprès du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, les membres de la délégation, composée notamment de Modou Diagne Fada, Amadou Mame Diop et Oumar Sarr, ont profité de l’audience pour exprimer leurs vives préoccupations face à ce qu’ils considèrent comme un « échec cuisant » du nouveau régime.

“Une année de régression démocratique”

Selon les membres du FDR, l’action gouvernementale au cours des douze derniers mois se résume en trois mots forts : licenciements, arrestations et intimidations. Pour eux, ces pratiques traduisent un recul des acquis démocratiques et une volonté manifeste de museler toute forme d’opposition ou de voix discordante.

Le FDR dénonce également l’absence de mesures concrètes en faveur de la jeunesse et du pouvoir d’achat des populations. À les en croire, aucune décision majeure n’a été prise pour lutter efficacement contre le chômage des jeunes ou la cherté de la vie, deux problématiques majeures au cœur des attentes des Sénégalais.

Pire encore, affirment-ils, « tout ce qui a été inauguré jusqu’à présent relève du bilan du président Macky Sall », suggérant que l’actuel gouvernement se contente de récolter les fruits d’un travail antérieur sans apporter de réelles innovations ni de réformes structurantes.

Face à ce qu’ils qualifient de gestion chaotique et répressive, les membres du FDR n’écartent pas l’idée de mobiliser les forces vives de la nation. « Nous envisageons d’organiser une riposte démocratique face à ces dérives inquiétantes », ont-ils averti, sans donner plus de détails sur la nature de cette mobilisation.

Sénégal–Soudan : les choix forts de Pape Thiaw dévoilés

À quelques heures du coup d’envoi face au Soudan, le sélectionneur Pape Thiaw a dévoilé son onze de départ. Entre confirmations et surprises, ces choix suscitent déjà de nombreuses réactions. Focus sur les hommes alignés et ce que cela révèle de la stratégie du technicien sénégalais.

65e anniversaire de l’Indépendance du Sénégal : cap sur la souveraineté technologique et industrielle des Forces armées

Dans le cadre de la célébration du 65e anniversaire de l’Indépendance du Sénégal, prévu le 4 avril 2025, le ministère des Forces armées, par le biais de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), annonce une série d’événements majeurs placés sous le thème : « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces armées ».

Ce thème traduit la volonté des autorités sénégalaises de renforcer l’autonomie stratégique du pays, en mettant en lumière les efforts soutenus dans le développement des capacités nationales de défense et d’innovation militaire. Il s’agit également d’un signal fort en faveur de la modernisation des Forces armées, dans un contexte marqué par de nouveaux défis sécuritaires à l’échelle régionale et internationale.

Point d’orgue des célébrations, un grand défilé civil, militaire, paramilitaire, motorisé et aérien se tiendra le jeudi 4 avril à partir de 8h30, à la Place de la Nation (ex-Place de l’Obélisque), à Dakar. Cette cérémonie se déroulera sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et en présence de nombreux hôtes de marque, parmi lesquels des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des délégations étrangères invitées.

Ce rendez-vous solennel mettra en scène la diversité et la puissance des forces de défense et de sécurité du Sénégal. Des unités terrestres, navales et aériennes défileront aux côtés des services paramilitaires, dans une démonstration de discipline, de coordination et de maîtrise technologique.

Cette 65e édition de la fête nationale ambitionne également de valoriser les progrès réalisés dans les domaines de l’industrialisation militaire, de la recherche technologique appliquée à la défense, et de la coopération stratégique avec des partenaires internationaux.

Le public découvrira notamment des équipements conçus localement ou modernisés au sein des structures de production nationales, traduisant les efforts vers une indépendance capacitaire du Sénégal dans les secteurs sensibles de la sécurité et de la défense.

Des activités annexes – expositions, forums, conférences – seront également organisées avant et après le 4 avril, pour sensibiliser davantage la population à ces enjeux stratégiques et renforcer le lien armée-nation.

Médiation pénale pour détournement de deniers publics : “Légaliser le vol et trahir le peuple”, selon Pape Matar Diallo

Alors que le débat sur la reddition des comptes continue d’alimenter les discussions politiques au Sénégal, la proposition de recourir à la médiation pénale pour les auteurs de détournement de deniers publics fait polémique. Si certains, à l’instar de Pape Alé Niang, plaident pour cette alternative à l’incarcération afin de récupérer plus efficacement les fonds volés, d’autres voix s’élèvent pour dénoncer une telle démarche, jugée dangereuse et contre-productive. Le chroniqueur Pape Matar Diallo fait partie de ceux qui rejettent catégoriquement cette idée.

Pour lui, proposer une médiation pénale aux détourneurs de fonds revient à légitimer le vol et à trahir le peuple sénégalais. Il considère cette approche comme une insulte à tous les citoyens honnêtes et laborieux, contraints de survivre dans une économie fragile, tandis que des criminels en col blanc se verraient offrir des issues négociées après avoir pillé les ressources publiques.

« C’est légitimer le vol d’argent public et ouvrir la porte à une impunité institutionnalisée », martèle-t-il.

Selon lui, ce mécanisme constituerait une prime à la corruption : « On vole des milliards, on rembourse une partie, et on échappe à la prison ? C’est inacceptable ! »

Dans un pays où des millions de Sénégalais peinent à se nourrir, à se soigner ou à scolariser leurs enfants, épargner la prison aux criminels économiques serait, selon lui, tout simplement obscène. Il dénonce une justice à deux vitesses, où le voleur de poulet est sévèrement puni, mais le voleur de milliards bénéficie de négociations et de clémence.

Pape Matar Diallo va plus loin dans son analyse, comparant les détourneurs de fonds à des “terroristes économiques”, dont les actes détruisent des vies et compromettent l’avenir d’un pays déjà vulnérable. À l’image de la doctrine sécuritaire américaine — “on ne négocie pas avec les terroristes” —, il estime que le Sénégal doit adopter la même fermeté face aux criminels économiques.

« Toute personne reconnue coupable de détournement doit restituer le double de la somme volée, voir tous ses biens saisis, et purger une peine de prison exemplaire. »

Mais au-delà des lois, Pape Matar Diallo pointe également du doigt une certaine hypocrisie sociale. Il regrette que certains détourneurs soient perçus comme des bienfaiteurs simplement parce qu’ils redistribuent une infime partie de leur butin en actes de charité. Cette complaisance populaire, nourrie par la pauvreté et le clientélisme, alimente selon lui la culture de l’impunité.

« Dans ce pays, il vaut mieux être un voleur à milliards qu’un simple délinquant. C’est cette injustice qui doit être éradiquée. »

Le chroniqueur appelle donc à une politique de tolérance zéro, où les criminels économiques seraient traités avec la même rigueur que les trafiquants de drogue ou les terroristes : confiscation totale des biens, remboursement intégral des sommes volées, et peine de prison incompressible.

Pour conclure, Pape Matar Diallo lance un avertissement aux autorités : « Ceux qui dirigent ce pays doivent choisir leur camp : défendre le peuple ou protéger les prédateurs. Mais une chose est sûre : l’histoire ne pardonnera pas la trahison. »

Lancement du PROGRESS à Koumpentoum : Le Gouvernement mise sur l’Économie Sociale et Solidaire pour un développement inclusif

Le Premier Ministre Ousmane Sonko a procédé, ce vendredi, au lancement officiel du Programme d’Appui aux Acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (PROGRESS). Ce projet ambitieux vise à structurer, financer et professionnaliser les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS), dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement (SND) 2025-2029.

Inscrit dans la vision d’un développement durable, inclusif et équitable, le PROGRESS entend renforcer l’économie locale à travers un soutien direct aux petites et moyennes entreprises évoluant dans l’ESS. Il cible particulièrement les groupements de femmes, les jeunes entrepreneurs, les GIE agricoles engagés dans la transformation locale, les entreprises artisanales, les mutuelles et les coopératives sociales.

« Le PROGRESS tient compte des grandes vulnérabilités qui touchent certaines couches, particulièrement les jeunes et les femmes, et aura à cœur d’intégrer les dimensions sexospécifiques », a déclaré Ousmane Sonko. Il a également insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux personnes à mobilité réduite.

Dans une logique d’équité territoriale, le programme sera déployé prioritairement dans les régions de Kolda, Louga, Sédhiou, Saint-Louis, Kédougou, Matam, Tambacounda et Ziguinchor, conformément à la vision de développement territorial équilibré portée par le gouvernement à l’horizon 2050.

En parallèle, le gouvernement a lancé les Coopératives Productives Solidaires, un dispositif complémentaire qui bénéficiera d’un accompagnement global :

• Agrément ESS et appui à la labellisation,

• Accès au financement via le Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle (PACTIFU),

• Soutien matériel pour accroître la productivité,

• Création d’un fonds de mutualisation solidaire pour lutter contre la spéculation et stabiliser les prix.

Le Fonds d’Appui à l’Économie Sociale et Solidaire (FAESS) jouera un rôle central en matière de formation et d’assistance technique. « L’objectif est que chaque ménage, ou du moins le maximum de personnes, soit membre d’une coopérative », a martelé le chef du gouvernement.

Avec le lancement du PROGRESS, les autorités affichent leur volonté de faire de l’ESS un moteur de croissance, d’inclusion économique et de résilience communautaire. Il s’agit de créer des emplois décents et durables, de renforcer les circuits économiques locaux et de garantir un accès équitable aux opportunités pour toutes les couches sociales.

Détournement de Fonds à la Fédération Sénégalaise de Karaté : Le Combat Inébranlable de Bescaye Diop pour la Vérité

L’heure de la justice a sonné pour la Fédération Sénégalaise de Karaté. Après avoir traversé les épreuves de la garde à vue à la Division des Investigations Criminelles (DIC) au commissariat du Port, puis au Commissariat Central et à la cave du tribunal de Dakar, du mardi 18 au vendredi 21 mars 2025, les principaux mis en cause dans l’affaire de détournement présumé de fonds publics ont finalement obtenu une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Parmi eux figurent le Président, le Secrétaire Général, le Trésorier Général et le Trésorier Général Adjoint de la fédération.

Leur salut, ils le doivent à la mobilisation de leurs proches qui, in extremis, ont réuni les 37 millions de francs CFA exigés par la justice pour le paiement de leur caution. Désormais placés sous contrôle judiciaire, les mis en cause demeurent toutefois sous la menace d’une procédure judiciaire qui s’annonce particulièrement rigoureuse.

Une bataille judiciaire qui ne fait que commencer

Si cette liberté provisoire leur évite, pour l’instant, la détention, l’issue de l’affaire est encore loin d’être tranchée. L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité du juge du troisième cabinet, et l’audition des accusés sur le fond du dossier constituera une étape déterminante. Ce n’est qu’à l’issue de cette phase que le procès pourra s’ouvrir – un rendez-vous judiciaire que les prévenus redoutent déjà.

Mais l’horizon s’assombrit davantage. L’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) a, de son côté, finalisé son enquête depuis le 11 mars 2025. Son rapport, qualifié d’explosif par des sources proches du dossier, sera prochainement transmis aux autorités compétentes. Il pourrait bien sceller le sort des responsables mis en cause, révélant au grand jour l’ampleur des dérives financières au sein de la fédération.

Bescaye Diop, une lutte pour l’honneur du karaté sénégalais

Si cette affaire a pris une telle ampleur médiatique, c’est en grande partie grâce à l’engagement de Bescaye Diop, Président de la Ligue Régionale de Karaté de Dakar, épaulé par Assane Diop, Président de la Ligue de Diourbel, et Moussa Diallo, Secrétaire Général de la Ligue de Dakar. Depuis plusieurs mois, ces acteurs du karaté sénégalais mènent un combat acharné contre la gestion opaque des finances de la fédération, bravant pressions et tentatives de dissimulation.

Pour eux, ce combat dépasse les enjeux judiciaires : il s’agit de restaurer l’honneur du karaté sénégalais, un art martial qui, selon eux, doit rester une école de discipline, d’éthique et d’éducation.

« L’impunité ne peut plus prospérer dans notre discipline. Ce combat, nous le menons pour que la vérité triomphe et que le karaté retrouve sa noblesse et sa dignité », martèle Bescaye Diop, plus déterminé que jamais à aller jusqu’au bout.

Alors que la justice sénégalaise se retrouve face à ses responsabilités, les trois lanceurs d’alerte entendent poursuivre leur combat sans relâche. L’heure du jugement approche, et avec elle, l’espoir d’un karaté enfin libéré des pratiques qui ternissent son image.

A. Saleh

ADULTÈRE : 39% des divorcées passent aux aveux

Une enquête réalisée par l’association « Touche pas à ma sœur » révèle que que sur un échantillon de 100 femmes divorcées, 39 avouent avoir trompé leur époux ou envisagé de le faire. Les raisons de ces écarts varient, allant de l’insatisfaction sexuelle aux difficultés financières, en passant par la nostalgie d’anciennes relations.

L’adultère, une des formes les plus connues d’infidélité conjugale, survient lorsqu’un des époux entretient une relation intime avec une personne extérieure au couple. Cet acte, profondément déstabilisant pour l’un des conjoints, viole l’obligation de fidélité inhérente au mariage. En droit, l’adultère peut être un motif de divorce pour faute, ce qui permet au conjoint trompé de réclamer une dissolution du mariage, en apportant des preuves devant le juge. Ces preuves peuvent inclure des SMS, des courriels, des photos, des enregistrements ou même des interactions sur des réseaux sociaux.
Les conséquences de l’infidélité ne s’arrêtent pas au divorce. Elles affectent aussi la gestion de la garde des enfants, car les tribunaux prennent en compte les comportements des parents dans la détermination de l’intérêt supérieur de l’enfant. Un parent fautif pourrait voir sa position affaiblie dans une bataille pour la garde si son comportement est jugé irresponsable ou négligent.
Une enquête menée par l’association « Touche pas à ma sœur » révèle que 39% des femmes divorcées ont avoué avoir trompé leur conjoint, ou envisagé de le faire. Cette statistique provient d’un échantillon de 100 femmes, parmi lesquelles certaines exercent des métiers comme la prostitution clandestine. Les raisons qui poussent à l’adultère sont multiples : des désirs non comblés, une insatisfaction sexuelle, une situation financière précaire, voire la nostalgie d’une ancienne relation.

TÉMOIGNAGES

Sylvie (nom d’emprunt), une jeune femme de 29 ans, explique que ses deux divorces sont le résultat de son activité de prostitution, qu’elle a poursuivie après ses mariages. Selon elle, ses ex-maris, anciens clients, lui avaient promis de l’aider à quitter ce milieu, mais aucune promesse n’a été tenue. Elle précise qu’elle n’a pas hésité à renouer des contacts avec ses anciens clients pour subvenir aux besoins de sa famille, se disant responsable de sa situation et assumant ses choix.

Aby (nom d’emprunt), une étudiante de 25 ans, raconte qu’elle a été accusée à tort d’infidélité. En effet, après avoir gardé une relation amicale avec son ex, certaines photos ont fini entre les mains de sa belle-mère, provoquant ainsi un divorce. Aby regrette cette situation et reste amoureuse de son ex-mari.

Aissatou (nom d’emprunt), commerçante de 32 ans, a elle-même demandé le divorce après avoir rencontré un professeur dans une salle de gymnastique. Elle explique que l’insatisfaction sexuelle et l’impuissance de son mari ont été les principaux moteurs de sa décision. Selon elle, un homme doit se soigner avant de se marier et de s’engager avec une femme. Aissatou souligne qu’elle a pris cette décision pour son bien-être et qu’elle considère cela comme un moindre mal.

ÉVOLUTION DES MŒURS

Si autrefois l’adultère était un sujet tabou, il semble que les mentalités évoluent lentement. L’infidélité reste une transgression des devoirs matrimoniaux, mais les mœurs sociales changent et permettent parfois à l’adultère d’être perçu sous un autre angle. L’évolution des pratiques et de la perception de la fidélité a permis à certains comportements, même ceux liés à des pratiques comme la prostitution, d’être plus souvent justifiés.
Les témoignages recueillis témoignent d’un constat inquiétant : l’insatisfaction dans le couple, qu’elle soit sexuelle, affective ou financière, reste une des principales causes de l’infidélité. Pourtant, au-delà de l’aspect moral de l’adultère, il est essentiel de noter que l’aspect juridique et les implications légales liées à l’infidélité ne sont jamais anodins. Il demeure primordial que les époux respectent les engagements pris lors du mariage pour maintenir l’équilibre du foyer et éviter les conséquences dramatiques qui peuvent en découler, non seulement pour les partenaires, mais aussi pour les enfants du couple.

Le Dakarois

Badara GADIAGA attaque Amadou Ba (Pastef)  » doumala bayi ngay … en direct »

Le chroniqueur Badara Gadiaga a violemment interpellé Amadou Ba, député du parti d’opposition Pastef, lors d’un débat en direct consacré à la controverse autour de la loi d’interprétation. Au cours de l’échange tendu, Gadiaga n’a pas mâché ses mots et a coupé sèchement la parole à l’élu : « Je ne te laisserai pas mentir en direct. »

Cette altercation verbale est survenue alors que les deux intervenants débattaient de l’application et des implications juridiques de cette loi controversée, souvent perçue par l’opposition comme un instrument politique servant à restreindre les libertés ou à protéger le pouvoir en place. Amadou Ba défendait la position de son parti sur le sujet, en dénonçant ce qu’il qualifie d’atteinte à l’État de droit, mais son argumentaire n’a visiblement pas convaincu Badara Gadiaga.

Connu pour son style incisif, le chroniqueur n’a pas hésité à contredire le député à plusieurs reprises, l’accusant de travestir les faits pour alimenter un discours politique alarmiste. « Il faut arrêter de jouer avec les mots pour manipuler l’opinion », a ajouté Gadiaga avec fermeté.

Débat explosif sur TFM : Badara Gadiaga et le député Amadou Ba s’affrontent sur la loi d’interprétation

Le débat Qg sur la TFM a pris une tournure explosive lors d’un échange tendu entre le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou du parti Pastef. Le débat portait sur la controverse entourant la loi d’interprétation, un texte juridique qui suscite actuellement des remous dans la sphère politique sénégalaise.

Badara Gadiaga accuse de mensonge

Au cours de l’émission, Badara Gadiaga n’a pas mâché ses mots, accusant le député Amadou d’être « un menteur à l’image de son leader ». Une déclaration qui a immédiatement enflammé le plateau. « Vous manipulez l’opinion avec des contre-vérités, exactement comme votre chef de parti », a lancé Gadiaga, sans détour, en dénonçant ce qu’il qualifie de « stratégie populiste » visant à semer le doute sur les institutions de l’État.

Badara GADIAGA à Amadou Ba (Pastef) : « Mane ma takh ngaine changé loi bi, sante na yalla »

Badara Gadiaga a récemment suscité la polémique en affirmant qu’il est à l’origine des amendements apportés par le député Amadou Ba, membre du Pastef, sur l’interprétation de la loi d’amnistie. Selon lui, son influence aurait été décisive dans la relecture et la révision de certains points-clés de ce texte controversé.

Cette déclaration intervient dans un climat politique tendu, marqué par des divergences autour de cette loi d’amnistie, perçue par certains comme une tentative de réhabilitation politique pour des figures de l’opposition condamnées par le passé.

Loi d’amnistie : Aliou SANE (y’en a marre) donne sa version

Aliou Sané, coordonnateur du mouvement citoyen Y’en a marre, s’est exprimé sur la polémique entourant l’interprétation de la loi d’amnistie par le gouvernement actuel.
il a ainsi rappelé que le mouvement avait, par le passé, échangé avec le parti Pastef, alors dans l’opposition, qui s’était engagé à abroger cette loi controversée. Cependant, selon Aliou Sané, une fois arrivé au pouvoir, le parti n’a pas tenu ses engagements et a opté pour une interprétation juridique de la loi, une démarche qu’il juge regrettable.

Le leader de Y’en a marre a exhorté le président Diomaye à respecter la parole donnée, soulignant l’importance de la cohérence entre les promesses faites en période d’opposition et les actes posés au pouvoir. Il a par ailleurs dénoncé le flou qui entoure la position officielle du chef de l’État sur cette question sensible.

Aliou Sané n’a pas mâché ses mots, qualifiant cette interprétation de la loi d’« encore plus grave » que la loi dite du « quart bloquant », introduite par l’ancien président Abdoulaye Wade en 2011 pour verrouiller l’accès au pouvoir. Cette comparaison illustre l’inquiétude du mouvement face à ce qu’il considère comme une dérive politique susceptible de nuire à l’équilibre démocratique du pays.

Amadou BA (Pastef) donne les raisons de la loi d’interprétation

Amadou Ba, membre du parti Pastef et auteur de la loi d’interprétation liée à la loi d’amnistie, s’est exprimé pour clarifier les motivations derrière ce texte controversé. Selon lui, la loi initialement votée à l’Assemblée nationale couvrait déjà les crimes mentionnés, et l’objectif de cette nouvelle loi serait d’éliminer toute ambiguïté juridique.

Cependant, Amadou Ba a tenu à souligner un point essentiel : l’interprétation proposée ne vise pas à étendre l’amnistie aux crimes graves, tels que les actes de torture ou les meurtres. “Il est primordial que cette loi ne soit pas perçue comme un moyen de couvrir des violations graves des droits humains”, a-t-il déclaré.

Patronat de la presse vs Ministère de la Communication : un bras de fer sur la refonte des médias

Le secteur de la presse sénégalaise est secoué par un affrontement de taille entre le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et le ministère de la Communication, dirigé par Alioune Sall. En cause, une refonte du paysage médiatique initiée par le gouvernement, qui entend assainir le secteur, améliorer les conditions de travail des journalistes et rendre plus transparente l’attribution de l’aide à la presse. Mais cette réforme est loin de faire l’unanimité et suscite une vive opposition du patronat des médias, qui y voit une tentative de mise sous tutelle de la presse privée.

Depuis l’arrivée de Pastef au pouvoir, le ministère de la Communication a mis en œuvre une série de réformes visant à réorganiser le secteur des médias. Parmi les mesures phares, on retrouve la mise en place d’un système d’agrément pour les entreprises de presse, une exigence de mise en conformité aux normes sociales pour bénéficier de l’aide publique et une volonté de rationaliser un paysage médiatique jugé pléthorique.

Pour Mamadou Ibra Kane, président du CDEPS, cette réforme ressemble à une attaque contre la presse privée. « Ils veulent tout simplement liquider les entreprises de presse sous prétexte de régulation. Tous les actes posés par le gouvernement vont dans ce sens », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Jeune Afrique.

Le principal point de discorde concerne l’application de l’article 94 du Code de la presse, qui impose une autorisation préalable pour opérer dans le secteur. Le ministère justifie cette démarche par la nécessité d’identifier les médias en activité et de garantir un cadre plus structuré. Mais pour le CDEPS, cette disposition est contraire à la Constitution, qui garantit la liberté d’entreprendre et d’exercer le métier de journaliste sans ingérence administrative.

Les tensions se sont exacerbées en raison d’un manque de concertation entre les parties prenantes. Selon le président du CDEPS, le ministère a agi de manière unilatérale. « Nous n’avons eu qu’une seule rencontre officielle en juillet. Il nous avait promis des consultations avant de lancer la plateforme d’enregistrement des médias, mais il a avancé seul », déplore-t-il.

De son côté, le ministère de la Communication, par la voix de son directeur Habibou Dia, rejette ces accusations. « Entre mai et août 2024, plusieurs consultations ont eu lieu avec le patronat de la presse, les syndicats de journalistes et les jeunes reporters. Nous avons tenu compte de leurs remarques. Dire qu’il n’y a pas eu de concertation est faux », rétorque-t-il.

Le ministère défend sa réforme en mettant en avant la nécessité de professionnaliser le secteur. « Il y a trop de médias qui ne respectent pas les normes sociales et fiscales. Notre objectif est d’assainir la presse, pas de la faire disparaître », assure Habibou Dia. Il reproche au patronat de vouloir préserver un statu quo qui favorise des pratiques précaires, notamment l’absence de contrats de travail et le non-paiement des impôts.

Mais du côté du CDEPS, on dénonce une volonté déguisée de contrôler la presse indépendante et de favoriser les médias proches du pouvoir. « Si l’objectif était réellement d’améliorer les conditions des journalistes, pourquoi ne pas commencer par appliquer la convention collective et mettre en place un fonds d’appui spécifique ? », s’interroge un éditeur de presse sous couvert d’anonymat.

À ce stade, aucun compromis ne semble en vue. Le CDEPS réclame une suspension du processus et une véritable concertation pour éviter ce qu’il considère comme une mise à mort des petits médias. De son côté, le ministère de la Communication affirme que la réforme ira jusqu’au bout, estimant qu’elle est indispensable pour garantir un secteur médiatique plus solide et mieux structuré.

LE PROCÈS DE LA FERMETURE DE SA BOULANGERIE FIXÉ AU 27 MARS : Baba Aïdara persiste : « la miche de pain peut coûter 100 F CFA »

Le 27 mars prochain, le tribunal de Saint-Louis se prononcera sur le procès concernant la fermeture de la boulangerie « Oumar Aïdara », appartenant au journaliste Baba Aïdara. Cette décision fait suite à un incident où Baba Aïdara et son employé, Mohamed Gueye, ont été arrêtés pour avoir opposé une résistance lors d’une action d’agents assermentés. Les deux hommes ont été accusés d’invectives, d’injures et de voies de fait. Toutefois, après intervention du directeur régional du Commerce de Saint-Louis, ils ont été libérés. Par lettre adressée au commissaire central, le directeur a requis la levée de la garde à vue de Baba Aïdara et Mohamed Gueye, conformément à la loi 2021-25 sur les prix et la protection du consommateur.
Après sa libération, Baba Aïdara s’est exprimé publiquement dans une vidéo où il a défendu sa position concernant le prix du pain. Il a affirmé que la miche de pain pouvait être vendue à 100 F CFA. Selon lui, cela est rendu possible grâce à la baisse de 4 000 F CFA du prix du sac de farine. Le journaliste et propriétaire de la boulangerie explique que cette décision de vendre le pain à 100 F CFA a été prise avant le début du Ramadan, en accord avec ses employés.
Baba Aïdara promet également de tenir une conférence de presse dans les prochains jours, où il dévoilera des stratégies pour permettre la vente du pain à ce prix.
Mais, malgré cet argumentaire, la direction régionale du Commerce a procédé à la fermeture de la boulangerie de Baba Aïdara en attendant la décision du tribunal. Ce dernier devra se prononcer le 27 mars sur la légalité de cette fermeture et les accusations portées contre le journaliste.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°427 – 22 ET 23/03/2025

🔴 INFIDÉLITÉ CONJUGALE : 39% DES DIVORCÉES SE LIVRENT SANS FILTRE !
🔴 LEVÉE D’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE : MOUSTAPHA DIOP À L’AUTEL POUR TABASKI

🔴 QUALIF’ MONDIAL 2026 : PAPE THIAW : « L’OBJECTIF EST DE TERMINER 1er DU GROUPE »
🔴 ÉQUIPE NATIONALE : ILAY CAMARA REJOINT LA « TANIÈRE »

Santé : l’armée sénégalaise met un hôpital mobile à disposition des populations civiles

Dans une démarche inédite visant à renforcer l’accès aux soins médicaux, le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le ministère des Forces armées du Sénégal ont signé, le mercredi 19 mars 2025, une convention actant la mise à disposition de l’Hôpital militaire de campagne de niveau 2 (EMT2) pour les populations civiles. Cette initiative marque une avancée significative dans l’extension de la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire.

L’EMT2 est un hôpital mobile de pointe, certifié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en octobre 2024. Doté d’équipements modernes et de personnel qualifié, il est conçu pour intervenir dans des zones difficiles d’accès et en situation d’urgence sanitaire. Ses capacités d’intervention comprennent :

  • La prise en charge de 2 500 patients en 4 semaines ;
  • La réalisation de 15 interventions chirurgicales par jour ;
  • Des services de médecine générale, chirurgie, soins intensifs et imagerie médicale.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme national d’amélioration de la couverture sanitaire universelle, qui vise à garantir l’accès aux soins médicaux pour tous les Sénégalais, en particulier ceux vivant en zones reculées.

Le déploiement de cet hôpital mobile est prévu pour mai 2025, avec une première installation dans une région stratégique, en fonction des besoins prioritaires. Les autorités comptent mobiliser des partenaires nationaux et internationaux afin de garantir le financement de cette initiative et étendre ce modèle à d’autres zones.

L’armée sénégalaise joue déjà un rôle important dans la prise en charge sanitaire des civils, puisque 80 % des patients des hôpitaux militaires sont des citoyens non militaires. Cette convention renforce un partenariat entre les ministères concernés, qui existe depuis 2006 et qui vise à mutualiser les ressources pour une meilleure prise en charge des populations.

En plus du déploiement de l’EMT2, les autorités prévoient la création d’hôpitaux militaires de proximité, intégrés à la carte sanitaire nationale, afin d’optimiser l’offre de soins dans tout le pays.

Cette initiative illustre l’engagement des autorités sénégalaises à rapprocher les services de santé des populations les plus vulnérables et à améliorer durablement l’accès aux soins dans les zones défavorisées.

Manifestation du 2 avril : La SEN APR appelle les Sénégalais à protester devant l’Assemblée nationale

La Section nationale de l’Alliance pour la République (SEN APR) a lancé un appel à la mobilisation nationale pour le 2 avril 2025 devant l’Assemblée nationale. Cette initiative fait suite aux déclarations du ministre et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, concernant la mort de l’ancien ministre des Finances, Mouhamadou Moustapha Ba.

Dans un communiqué officiel, la SEN APR a exprimé sa vive indignation face aux propos de M. Sarré, qu’elle juge irresponsables et diffamatoires. « En soutenant publiquement que Mouhamadou Moustapha Ba a avoué un maquillage des chiffres avant d’être tué, M. Sarré ajoute à l’arc de l’irresponsabilité une corde de l’indignité », peut-on lire dans le document.

Face à la gravité de ces accusations, la SEN APR exige que le procureur de la République convoque immédiatement Amadou Moustapha Ndieck Sarré pour qu’il apporte des preuves de ses déclarations.

L’appel à la manifestation vise également à dénoncer le projet de loi d’amnistie, qui doit être examiné à l’Assemblée nationale le mercredi 27 mars 2025. Selon la SEN APR, cette loi a pour objectif de favoriser les militants de Pastef au détriment du reste des citoyens sénégalais.

« Cette loi scélérate, tendancieuse et politicienne, vise à diviser les Sénégalais et à instaurer une rupture d’égalité entre citoyens », estime la SEN APR, qui réaffirme son soutien au projet de loi d’amnistie initialement porté par l’ancien président Macky Sall en mars 2024, dont l’objectif était de favoriser la réconciliation nationale.

En réponse à ce qu’elle considère comme des « dérives » du régime en place, la SEN APR appelle à une manifestation pacifique le 2 avril devant l’Assemblée nationale, afin de s’opposer à l’amnistie des commanditaires des violences politiques et à l’indexation des Forces de Défense et de Sécurité.

Dans le même temps, la SEN APR a annoncé le lancement d’une tournée auprès des familles religieuses, débutée ce vendredi 21 mars 2025, afin de solliciter leur bénédiction et leur soutien dans leur démarche.

Explosion des litiges fonciers : Plus de 1 000 plaintes enregistrées en trois mois, selon la DSCOS

Le Colonel Amadou Ousmane Ba, patron de la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (DSCOS), a tiré la sonnette d’alarme sur la multiplication des conflits fonciers au Sénégal. Entre janvier et mars 2025, plus de 1 000 plaintes ont été déposées auprès de la DSCOS, illustrant l’ampleur du problème qui gangrène le pays.

Face à cette situation critique, le Colonel Ba n’a pas mâché ses mots : « Nous sommes submergés. Les citoyens vivent une insécurité juridique totale. » Il pointe du doigt les municipalités, accusées de procéder à des délibérations abusives, contribuant à la spéculation foncière et à l’augmentation des tensions entre populations et autorités locales.

Le phénomène est particulièrement préoccupant dans les zones en pleine expansion comme Tivaouane Peulh et Sangalkam, où les conflits fonciers explosent. En revanche, Dakar et Pikine, bénéficiant de titres fonciers bien définis, restent relativement épargnés.

Pour mettre un terme à ces abus, le Colonel Ba plaide pour une titrisation systématique des terres avant toute attribution par les communes. Selon lui, une telle mesure permettrait d’éviter les contestations et d’assurer une meilleure transparence dans la gestion foncière.

Le patron de la DSCOS a également lancé un avertissement clair à l’endroit des spéculateurs et des vendeurs illégaux de terres appartenant au domaine national. « Vendre ces terres, c’est risquer la prison », a-t-il martelé, rappelant que ces transactions sont passibles de sanctions pénales.

Dans ce contexte, la DSCOS annonce des contrôles renforcés afin de lutter contre ces pratiques et sécuriser la gestion foncière au Sénégal. Reste à savoir si ces mesures suffiront à freiner un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Affaire Moustapha Diop : Le maire de Louga rejette les accusations de Tabaski Ngom

Le maire de Louga, Moustapha Diop, est sorti de son silence pour répondre aux accusations de détournement de fonds portées contre lui par Tabaski Ngom. Devant la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale, il a catégoriquement nié toute implication dans ce qu’il considère comme une tentative de le discréditer.

Face aux députés, Moustapha Diop a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’incohérences majeures dans le dossier. « Comment est-on passé de 700 millions à 300 millions de francs CFA ? Où est la vérité ? » s’est-il interrogé. Selon lui, cette fluctuation dans les montants évoqués jette un sérieux doute sur la crédibilité de la plaignante et des accusations portées contre lui.

Se voulant ferme et confiant, le maire de Louga a assuré qu’il n’existe aucun document ni enregistrement prouvant son implication dans cette affaire. « Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne produira un document ou un enregistrement pour étayer ces accusations », a-t-il martelé, insistant sur le fait qu’il n’a jamais été impliqué dans un quelconque détournement.

Il a également précisé qu’il connaît la plaignante mais qu’aucun lien ne peut être établi entre lui et cette affaire. « Si je me tiens devant vous aujourd’hui, c’est parce que je n’ai rien à me reprocher« , a-t-il affirmé, rejetant toute responsabilité dans cette affaire qui secoue la sphère politique et judiciaire.

Pour l’édile de Louga, Tabaski Ngom chercherait à détourner l’attention de ses propres responsabilités. « Cette dame n’a aucune preuve contre moi. Elle veut juste me salir pour se disculper« , a-t-il dénoncé.

Alors que l’Assemblée nationale a voté la levée de son immunité parlementaire, Moustapha Diop se dit prêt à faire face à la justice pour rétablir son honneur. Son avenir politique dépendra désormais du dénouement de cette affaire qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique.

Affaire TF 1451/R : Les héritiers réclament justice et interpellent les autorités

Les héritiers du titre foncier TF 1451/R, une parcelle de plus de 258 hectares située dans la commune de Rufisque, ont une fois de plus interpellé les autorités sénégalaises pour exiger la restitution de leurs terres. Lors d’un rassemblement tenu ce jeudi, ils ont appelé le président de la République Bassirou Diomaye Faye, son Premier ministre Ousmane Sonko, ainsi que le ministre de la Justice Ousmane Diagne, à prendre des mesures concrètes pour faire appliquer une décision de justice en leur faveur.

Les héritiers rappellent que leur propriété a été inscrite au livre foncier de Rufisque le 4 février 1959. Cependant, après plusieurs décennies de litiges, la Cour d’Appel de Kaolack a tranché en leur faveur par un arrêté n°01/12 du 09 février 2012, ordonnant la radiation de l’inscription qui avait modifié le titre foncier et rendant caduques toutes les attributions foncières faites sur ce site après 1978.

Malgré cette décision judiciaire, les héritiers déplorent une occupation illégale de leur terre, notamment par la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM), qui aurait pris possession de 98 % de l’assiette foncière.

Selon Demba Anta Dia, porte-parole des héritiers, la situation est d’autant plus frustrante que la majorité des héritiers sont aujourd’hui délogés et vivent dans la précarité, notamment à Wakhinane Nimzatt, où leurs habitations sont menacées par l’érosion côtière. « Nous ne demandons que l’application stricte de la loi », a-t-il martelé.

Les héritiers dénoncent également des pratiques frauduleuses, où certains bénéficiaires de la SN-HLM continueraient à vendre des parcelles qui ne leur appartiennent pas, en toute impunité.

Pour les héritiers, la responsabilité de cette situation incombe principalement à la SN-HLM, mais aussi à l’État, qui a perdu son recours judiciaire dans cette affaire. « La justice a déjà tranché en notre faveur, mais nous constatons une incompréhension entre nous et certains acteurs de la SN-HLM », ont-ils déclaré.

Ils demandent ainsi à l’État de prendre ses responsabilités en faisant appliquer l’ordonnance du juge. Ils exigent notamment que la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DESCOS), qui représente la force publique, intervienne pour garantir la restitution effective de leurs terres.

L’affaire du TF 1451/R est un litige foncier vieux de plusieurs décennies. Il trouve son origine en 1978, dans un conflit opposant les héritiers de feu Ousmane Mbengue, propriétaire du titre foncier, à Djily Mbaye, influent homme d’affaires et marabout décédé en 1991.

Le dossier a pris une dimension nationale lorsqu’en 2021, Ousmane Sonko avait dénoncé une prétendue spoliation foncière orchestrée par de hauts fonctionnaires de l’ancien régime.

Assemblée nationale : La levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop adoptée à une large majorité

L’Assemblée nationale du Sénégal a voté, ce jeudi 20 mars 2025, la levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. Cette décision, prise à une large majorité de 128 voix pour, 3 contre et 10 abstentions, ouvre la voie à des poursuites judiciaires contre l’élu, conformément à la demande des juges d’instruction du Pôle judiciaire financier (PJF).

La procédure avait été initiée par la commission ad hoc chargée d’examiner la requête de la justice. Après un examen approfondi du dossier, ladite commission s’était prononcée en faveur de la levée de l’immunité parlementaire du député, estimant que les éléments avancés par les magistrats des premier et cinquième cabinets du PJF étaient sérieux, sincères et suffisamment étayés.

Ce rapport a ensuite été soumis à la plénière, qui a suivi la même dynamique. Lors des débats, le président de la commission des lois et le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, ont exposé les motivations de la demande judiciaire, soulignant la nécessité de permettre à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Face à cette décision, le député Moustapha Diop a affirmé sans détour qu’il était prêt à répondre aux convocations des autorités judiciaires afin de défendre son honneur contre les accusations portées par Tabaski Ngom.

« Je suis un homme intègre et je n’ai rien à me reprocher. C’est pourquoi je me tiens à la disposition de la justice pour que toute la vérité éclate », a-t-il déclaré à l’issue du vote.

La séance plénière a été marquée par une participation active des députés, dont une majorité a jugé légitime de permettre à la justice de suivre son cours. Le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, ainsi que par le ministre du Travail, Abass Fall.

Cette levée d’immunité parlementaire ouvre ainsi un nouveau chapitre dans cette affaire, qui sera désormais instruite par le Pôle judiciaire financier.

Chute mondiale du prix du riz : un soulagement pour les consommateurs sénégalais et mondiaux

Depuis plusieurs jours, les Sénégalais constatent une baisse significative du prix du riz, un aliment de base dans le pays. Cette tendance, qui s’inscrit dans un mouvement mondial, est une véritable bouffée d’air pour les consommateurs après plusieurs années de flambée des prix. Selon l’agence Bloomberg, cette chute marque un tournant historique après 15 ans de tensions sur le marché du riz.

Des Philippines au Sénégal, des milliards de personnes bénéficient de cette baisse des prix. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. D’une part, les conditions météorologiques favorables de l’année écoulée ont permis une reconstitution des stocks mondiaux pour la deuxième année consécutive. D’autre part, l’Inde, premier exportateur mondial de riz, a récemment levé ses restrictions d’exportation, augmentant ainsi l’offre sur le marché.

Ces évolutions ont entraîné une baisse de plus de 30 % du prix du riz blanc thaïlandais, l’une des principales références sur le marché asiatique. Il s’agit de son niveau le plus bas depuis 2022, un véritable soulagement pour les pays importateurs comme le Sénégal.

Ces dernières années, le prix du riz avait connu une hausse continue, exacerbée par plusieurs facteurs. Le phénomène climatique El Niño avait fortement perturbé la production dans de nombreux pays asiatiques, où cette culture nécessite une grande quantité d’eau. De plus, l’Inde avait imposé des restrictions sur ses exportations afin de sécuriser ses propres réserves alimentaires, ce qui avait aggravé la flambée des prix sur le marché international.

Aujourd’hui, la tendance s’inverse grâce à des précipitations abondantes en Asie et à la prévision d’une saison des pluies normale entre juin et septembre 2025 en Inde. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a d’ailleurs revu à la hausse ses estimations de la production mondiale de riz pour 2024-2025, atteignant désormais 543 millions de tonnes, soit une augmentation de 3,6 millions de tonnes.

Si cette baisse des prix est une bonne nouvelle pour les consommateurs, elle représente un défi pour les producteurs. Une offre trop abondante pourrait entraîner une réduction des marges bénéficiaires, incitant certains agriculteurs à limiter leurs cultures, ce qui pourrait provoquer une pénurie à l’avenir.

En Thaïlande, des producteurs ont déjà exprimé leurs inquiétudes face à la chute des prix, qui ne leur permet plus de couvrir leurs coûts de production. De son côté, l’Indonésie a renforcé ses achats auprès des agriculteurs locaux pour leur éviter une perte trop importante de revenus.

Selon B.V. Krishna Rao, président de l’Association des exportateurs de riz, « les prix bas sont mauvais pour tout pays producteur comme l’Inde, car ils réduisent les marges bénéficiaires des exportateurs ainsi que des agriculteurs ».

Une agricultrice thaïlandaise, Sutharat Kaysorn, partage cette préoccupation : « Les prix actuels du riz ne suffisent même pas à couvrir les coûts de production. »

Explosion des conflits fonciers : Plus de 1 000 plaintes enregistrées par la DSCOS en trois mois

La Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (DSCOS) tire la sonnette d’alarme sur la multiplication des conflits fonciers au Sénégal. Entre janvier et mars 2025, plus de 1 000 plaintes foncières ont été enregistrées, selon le directeur général de la structure, le colonel Amadou Ousmane Ba.

Invité sur la RTS, le colonel Ba a dénoncé des irrégularités graves, pointant particulièrement du doigt les délibérations abusives des municipalités, qu’il accuse de favoriser la spéculation foncière.

« Nous sommes submergés. Les citoyens vivent une insécurité juridique totale », a-t-il déclaré, déplorant une situation devenue incontrôlable dans plusieurs localités.

Les zones de Tivaouane Peulh et Sangalkam sont identifiées comme les principaux foyers de tensions foncières, alors que Dakar et Pikine semblent mieux protégés grâce à l’existence de titres fonciers bien définis, assurant une meilleure sécurité juridique.

Face à cette flambée des litiges, le patron de la DSCOS plaide pour une titularisation systématique des terres par l’État avant toute attribution communale, une réforme qu’il juge essentielle pour sécuriser la gestion du foncier et freiner les abus.

Le colonel Ba a également mis en garde contre les ventes illégales de terres appartenant au domaine national, rappelant leur illégalité et les sanctions pénales encourues :

« Vendre ces terres, c’est risquer la prison », a-t-il averti avec fermeté.

Pour endiguer ce phénomène, la DSCOS prévoit un renforcement des contrôles sur le terrain afin de mettre fin aux pratiques illicites et restaurer l’ordre dans l’occupation des sols.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée nationale ouvre la voie à des poursuites judiciaires

L’Assemblée nationale a tranché. Lors d’une session plénière tenue après les travaux de la Commission ad hoc, les députés ont voté en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop. L’ancien ministre, désormais privé de la protection que lui conférait son statut de député, pourrait faire face à des poursuites judiciaires dans les prochains jours.

Sur les 141 députés ayant pris part au vote, 128 ont approuvé la levée de l’immunité, tandis que 10 se sont abstenus et seulement 3 ont voté contre. Un fait notable retient l’attention : parmi les abstentionnistes figurent des membres de la mouvance présidentielle, qui ont ainsi souhaité exprimer leur soutien à leur collègue sans s’opposer frontalement à la décision majoritaire.

Moustapha Diop, convoqué à plusieurs reprises devant la Commission ad hoc, puis en séance plénière, a répondu présent à chaque appel. Face à ses pairs, il a plaidé son innocence avec vigueur, rejetant en bloc les accusations portées contre lui. Lors de son intervention, il a exhorté les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité, dénonçant une démarche qu’il juge infondée et politiquement orientée.

Malgré ses plaidoyers, la majorité des députés a opté pour une autre voie. Cette décision ouvre désormais la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre de Moustapha Diop, dont les prochaines semaines s’annoncent décisives sur le plan judiciaire et politique.

Affaire Tabaski Ngom : Le député-maire Moustapha Diop brise le silence à l’Assemblée nationale

Pour la première fois depuis son élection, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, a pris la parole ce jeudi à l’Assemblée nationale. Face à ses collègues parlementaires, il a décidé de s’exprimer publiquement sur l’affaire qui secoue l’opinion : le dossier Tabaski Ngom. C’est ce scandale présumé qui a poussé l’élu à sortir de sa réserve, rompant ainsi un long silence qu’il avait gardé depuis le début de la législature.

« Je n’ai rien à me reprocher »

D’un ton ferme et sûr de lui, Moustapha Diop a rejeté toutes les accusations portées à son encontre. « Si j’ai accepté de me défendre, c’est parce que je n’ai rien à me reprocher. Dans cette affaire, je suis totalement innocent. Cette dame dont vous parlez tente simplement de salir mon honorabilité », a-t-il déclaré, visiblement déterminé à laver son honneur devant ses pairs.

Il a également tenu à clarifier la nature de sa relation avec Tabaski Ngom, ancienne agent comptable particulière (ACP) à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE). « Je n’ai rien à voir dans cette affaire de détournement, même si je connais cette dame depuis 2022 », a-t-il ajouté.

Poursuivant son intervention, le parlementaire a raconté les circonstances dans lesquelles il a connu Tabaski Ngom. Selon ses dires, leur relation serait strictement d’ordre privé, sans aucun lien avec les affaires financières qui font aujourd’hui l’objet d’une vive polémique. Il n’a toutefois pas donné davantage de détails sur le contexte de leur rencontre ni sur la nature exacte de leurs échanges depuis 2022.

Cette sortie de Moustapha Diop intervient dans un contexte où les rumeurs et spéculations autour de l’affaire Tabaski Ngom alimentent les débats aussi bien dans les médias que dans les milieux politiques. Pour certains observateurs, cette prise de parole du député-maire marque un tournant, car elle montre sa volonté de prendre à bras-le-corps la défense de son image, à un moment où des soupçons de détournement planent sur plusieurs acteurs publics.

Reste désormais à savoir si les clarifications de Moustapha Diop suffiront à calmer la tempête autour de cette affaire ou si de nouvelles révélations viendront relancer la polémique.

Dionewar : Le maire Lansana Sarr écroué pour trafic de migrants et escroquerie

L’affaire secoue la commune insulaire de Dionewar, dans la région de Fatick. Le maire Lansana Sarr et plusieurs de ses proches collaborateurs ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction, selon des informations rapportées par Seneweb. Une information judiciaire a été ouverte pour des faits d’une gravité exceptionnelle : association de malfaiteurs, trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.

Cette décision fait suite au déferrement du groupe, mardi dernier, au parquet financier par la brigade de gendarmerie de Foundiougne. Leur arrestation découle de l’interception en haute mer de deux pirogues transportant 547 migrants, dans ce qui s’apparente à une vaste opération de migration clandestine.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les autorités locales soupçonnent un réseau structuré, avec une implication active d’acteurs politiques et administratifs dans l’organisation de ces départs périlleux vers l’Europe. Le rôle central joué par l’édile de Dionewar dans cette affaire soulève de vives inquiétudes au sein de l’opinion publique.

Cette affaire met en lumière les liens préoccupants entre certaines autorités locales et les réseaux de trafic de migrants, au moment où le Sénégal est confronté à une recrudescence des tentatives d’émigration clandestine, souvent au prix de nombreuses vies humaines.

Les investigations se poursuivent pour établir l’ampleur du réseau et déterminer les responsabilités exactes de chacun des mis en cause. En attendant, le maire Lansana Sarr et ses co-prévenus restent en détention préventive, dans l’attente de leur procès.

Affaire LONASE : La Cour d’appel de Dakar se penche sur la demande de liberté provisoire de Lat Diop le 26 mars

Après un premier report, la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar examinera, le 26 mars 2025, l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire rendue par le juge d’instruction financier contre Lat Diop, ancien directeur général de la LONASE (Loterie nationale sénégalaise).

Sous mandat de dépôt depuis septembre 2024, Lat Diop fait face à de lourdes accusations de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à huit milliards de francs CFA. Cette affaire, qui suscite une vive attention dans l’opinion publique, s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête financière ouverte par les autorités judiciaires.

Selon des sources proches du dossier, la défense de l’ancien DG a introduit une demande de liberté provisoire, jugée non fondée par le magistrat instructeur. Une décision contestée par ses avocats, qui ont interjeté appel. C’est donc ce recours que la chambre d’accusation va trancher lors de l’audience prévue dans moins d’une semaine.

L’affaire Lat Diop, au-delà de sa dimension judiciaire, a également des répercussions politiques, compte tenu du profil de l’accusé, ancien responsable public et figure bien connue de la scène politico-administrative sénégalaise.

La décision de la Cour d’appel est donc très attendue. Elle pourrait soit conforter la ligne de fermeté adoptée par le juge d’instruction, soit ouvrir la voie à une remise en liberté provisoire dans un dossier qui s’annonce déjà long et complexe.

L’armée sénégalaise démantèle un site d’orpaillage clandestin à Kéniéba

Les forces de la Zone militaire N°4 ont procédé ce vendredi au démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin installé sur les rives de la Falémé, dans la zone de Kéniéba, région de Tambacounda. L’annonce a été faite par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa).

Cette opération de sécurisation s’inscrit dans le cadre des efforts soutenus des forces armées sénégalaises pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et ses répercussions sur l’environnement. Elle a permis la saisie de 16 groupes électrogènes, 10 panneaux solaires ainsi que divers matériels utilisés pour l’extraction illégale de l’or.

Selon les autorités militaires, cette intervention vise à freiner les activités illicites qui prolifèrent dans certaines zones reculées du pays, notamment dans les régions riches en ressources minières. L’orpaillage clandestin, en plus de son impact sur l’économie nationale, représente une menace réelle pour les écosystèmes locaux, notamment en raison de l’utilisation de produits chimiques nocifs et de la déforestation qu’il engendre.

Les autorités ont réaffirmé leur détermination à intensifier les opérations de surveillance et de sécurisation pour protéger le territoire national contre ces pratiques illicites. Elles appellent également les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité afin de préserver les ressources naturelles du pays.

Levée d’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée nationale se réunit cet après-midi

L’Assemblée nationale se réunira ce vendredi à 15 heures pour statuer sur une question brûlante : la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Louga, Moustapha Diop. Un rendez-vous décisif qui pourrait marquer un tournant dans la carrière politique de l’ancien ministre.

Moustapha Diop, mis en cause dans une affaire de détournement présumé de deniers publics portant sur un montant de 734 millions de francs CFA à la Commission nationale du secteur de l’énergie (CNSR), devra faire face à son destin parlementaire dans les prochaines heures. À l’issue de son audition devant la commission ad hoc ce mercredi, l’édile de Louga s’est montré serein, affirmant n’avoir “rien à se reprocher”.

Mais la configuration actuelle de l’hémicycle ne joue pas en sa faveur. Avec les 130 députés du groupe majoritaire Pastef – Les Patriotes, la probabilité que Moustapha Diop conserve son immunité est quasi nulle. Un scénario qui rappelle celui de Mouhamadou Ngom, dit Farba, également “livré” par l’Assemblée dans un contexte similaire.

Une fois la levée de l’immunité actée, le dossier sera transmis au Pool judiciaire financier. C’est d’ailleurs le juge d’instruction financier qui a sollicité le Garde des Sceaux en vue d’obtenir cette levée, afin de pouvoir auditionner le député-maire de Louga.

Dans cette affaire, l’accusation repose en partie sur une dénonciation de l’Inspectrice générale du Trésor, déjà placée sous mandat de dépôt. Les prochaines heures seront donc cruciales pour Moustapha Diop, désormais à la croisée des chemins entre défense politique et poursuites judiciaires.

Drame à Toulouse : Mouhamadou Bachir Sow, un Sénégalais de 37 ans, poignardé à mort dans une attaque gratuite

Un crime aussi brutal qu’incompréhensible a bouleversé la ville de Toulouse. Mouhamadou Bachir Sow, un ressortissant sénégalais âgé de 37 ans, a tragiquement perdu la vie après avoir été mortellement poignardé à la gorge sur la place du Docteur Baylac. Le drame s’est produit dans des circonstances d’une violence et d’une gratuité glaçantes.

Selon le journal Libération, l’agression est qualifiée de « totalement gratuite ». La mise en cause, une femme de 50 ans, n’avait aucun lien avec la victime. Quelques instants plus tôt, elle s’en était violemment prise à la caissière d’un supermarché du quartier, dans un état d’ivresse avancé. Après cette première altercation, elle aurait quitté les lieux en déclarant qu’elle reviendrait armée d’un couteau.

C’est au cours de son errance qu’elle a croisé la route de Mouhamadou Bachir Sow. Sans raison apparente, elle l’a poignardé à la gorge avant de prendre la fuite. Rapidement secourue et évacuée, la victime n’a malheureusement pas survécu à ses blessures.

Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte par la vice-présidente du tribunal judiciaire de Toulouse. La suspecte a été placée en détention provisoire dans l’attente de la suite de la procédure.

Ce drame suscite une vive émotion, aussi bien à Toulouse qu’au sein de la communauté sénégalaise en France. Des voix commencent déjà à s’élever pour réclamer justice et comprendre comment un tel acte de violence a pu se produire en pleine rue, sans mobile ni antécédent apparent.

Diplomatie religieuse : le “vivre ensemble” sénégalais cité en exemple en Israël et au Vatican

Une mission composée de représentants religieux, de responsables de foyers religieux et de membres de la communauté universitaire, conduite par le Khalife général de Bambilor, s’est rendue au Vatican et en Israël dans le cadre de la promotion de la diplomatie religieuse. Une occasion pour la délégation de mettre en valeur le caractère inclusif et global de cette initiative.

Au Vatican, des échanges fructueux ont eu lieu avec Monseigneur Paul Gallagher, numéro deux du Saint-Siège, ainsi qu’avec le Cardinal Koovakad. En Israël, le Khalife et sa délégation ont été reçus par le vice-ministre des Affaires étrangères et le Président israélien, Isaac Herzog, selon Bachir Mbengue, assistant du Khalife de Bambilor.

Ce dernier a rappelé que le Khalife œuvre depuis toujours pour une fraternité religieuse et humaine : « Il a organisé plusieurs événements visant à promouvoir non seulement le dialogue interreligieux, mais surtout la coexistence harmonieuse. Aujourd’hui, cette entente est symbolisée par la présence de toutes les confessions musulmanes du Sénégal : les familles tidianes de Tivaouane, de Thiénaba, de l’Omarienne, ainsi que la communauté mouride. Le Sénégal est également représenté par sa communauté chrétienne, avec la participation du Père Zacharie de la congrégation des Spiritains et du Père Alphonse Ndour. Cela démontre le travail remarquable du Khalife pour valoriser l’exception sénégalaise, ce modèle unique de coexistence pacifique entre chrétiens, musulmans et autorités. »

Selon lui, depuis plusieurs années, les tournées diplomatiques du Khalife, en Asie et aux États-Unis, commencent systématiquement par une visite au Vatican, notamment au Dicastère pour le dialogue interreligieux, l’équivalent d’un ministère chargé de ces questions. « Depuis 3 à 5 ans, le Khalife y est accueilli chaleureusement et le dialogue interreligieux y est au cœur des échanges », a-t-il souligné.

Pour instaurer la paix, a-t-il ajouté, il est nécessaire que les chefs religieux, toutes confessions confondues, se donnent la main et dialoguent : « C’est cela la diplomatie religieuse. »

C’est dans ce même esprit qu’a eu lieu une audience avec le Pape François, à qui le Khalife a souhaité un prompt rétablissement. L’audience, sollicitée par le Khalife non pas pour sa personne mais au nom des communautés musulmane et chrétienne du Sénégal, a été marquée par un geste fort : le Khalife a symboliquement offert au Pape un “Tingadé”, un chapeau peulh. « Le Khalife a expliqué au Pape que, chez nous au Sénégal, musulmans et chrétiens vivent en harmonie, partageant même parfois des cimetières communs », a précisé Bachir Mbengue.

À l’issue de cette audience, le Pape a exprimé le souhait de voir toutes les communautés représentées, ce que le Khalife a respecté en invitant les différents Khalifes généraux du Sénégal, ainsi que ce qu’il appelle « le Khalife général des chrétiens ». Chaque autorité religieuse a ainsi désigné un plénipotentiaire pour prendre part à cette rencontre historique.

Le maire de Bambilor, présent dans la délégation, s’est félicité d’avoir pris part à cette mission : « C’est un honneur, en tant que collectivité territoriale, d’accompagner la vision du Khalife. Le Khalife dépasse Bambilor, mais nous, habitants de la commune, devons être les premiers à porter ce dialogue interreligieux. »

Pour sa part, le Père Zacharie Guirane Dione, provincial des Spiritains, a salué le modèle sénégalais de cohésion : « Le Sénégal a quelque chose d’unique à offrir au monde : son vivre ensemble. Le Khalife aime le dire : il ne s’agit plus simplement de dialogue interreligieux, mais de vivre ensemble. C’est une culture héritée de nos ancêtres. Monseigneur Gallagher l’a rappelé en évoquant le Cardinal Thiandoum. Des figures comme Serigne Ahmadou Bamba ou Serigne Abdoul Aziz Sy ont œuvré dans ce sens dès l’époque coloniale. »

Il s’est également réjoui des échanges intellectuels durant cette mission, notamment la visite au PISAI (Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie), un centre académique dédié à l’étude de l’islam et de la langue arabe. « Là-bas, prêtres et religieux chrétiens apprennent l’islam et l’arabe. Cela favorise une meilleure compréhension mutuelle et une transmission fidèle des valeurs de paix de l’islam », a-t-il conclu.

La conférence de presse a aussi permis d’annoncer les préparatifs d’un Colloque International sur la diplomatie religieuse, prévu en avril prochain à Dakar. Selon Dr Demba Thiléle Diallo, enseignant-chercheur, ce projet bénéficie du soutien du Vatican et d’Israël. « Il s’agit d’un partenariat académique visant à former une nouvelle génération de leaders interreligieux. »

Il a précisé que ce colloque marquera une étape importante pour structurer, sur le plan épistémologique, cette discipline émergente : « Ce travail repose sur une réflexion approfondie menée par une équipe d’universitaires. Les déplacements du Khalife sont guidés par une stratégie bien pensée. »

Enfin, il a lancé un appel : « Cette mission ne pourra réussir sans l’implication des populations de Bambilor, mais aussi de tous les Sénégalais. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°426 – 20/03/2025

🔴 PROPOSITION DE LOI INTERPRÉTATIVE DE L’AMNISTIE : AMADOU BA NE CONVAINC GUÈRE
🔴 LE FDR SUR LA LOI PORTANT RETRAIT DE LA GESTION DU FONCIER AUX ÉLUS LOCAUX : « UN MÉPRIS MANIFESTE DE LA VOLONTÉ DU PEUPLE »

🔴 COUPE DE LA LIGUE (4E J.) : ESSAMAYE ET SONACOS, NOUVEAUX PATRONS DE LEURS POULES
🔴 AMICAL U20 / STADE LAT DIOR DE THIÈS : LE SÉNÉGAL SANS PITIÉ FACE À LA RDC

Elimane Lam : L’Architecte d’une Nouvelle Ère pour le Sénégal

Né à Dakar le 3 octobre 1981, Elimane Lam incarne le renouveau entrepreneurial et philanthropique du Sénégal, alliant vision stratégique, dynamisme économique et engagement social.

Un Parcours Inspirant

Diplômé en finance et détenteur d’un master en marketing et stratégie d’entreprise, Elimane Lam a su tirer profit d’un cursus international entre le Sénégal, le Maroc et les États-Unis pour forger une carrière résolument tournée vers l’avenir. Fort de ses expériences, il fonde JP Holding, une entreprise aux activités multiples qui s’impose dans des secteurs clés tels que l’agro-industrie, l’hôtellerie, la restauration, le sport, le pétrole, le gaz et les investissements internationaux. Son parcours est autant un modèle d’excellence entrepreneuriale qu’un véritable levier de développement économique pour le pays.

Un Engagement au Service du Progrès

Au-delà de ses exploits dans le monde des affaires, Elimane Lam se distingue par un engagement citoyen exemplaire. Vice-président de l’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (UNACOIS), il milite avec énergie pour la promotion et la défense des intérêts des acteurs économiques locaux. Son rôle actif au sein du Comité Exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football témoigne également de sa passion pour le sport et de sa volonté de dynamiser ce secteur, en favorisant notamment des partenariats internationaux et l’investissement dans des clubs européens prestigieux comme le Real Valladolid en Espagne et le Valenciennes FC en France.

Philanthropie et Solidarité : Un Héritage en Marche

La générosité d’Elimane Lam ne se limite pas à ses initiatives entrepreneuriales. Conscient des défis auxquels fait face une grande partie de la population, il s’engage activement dans des projets de développement communautaire. À travers sa fondation, il soutient des actions en faveur de l’éducation, de l’autonomisation des jeunes et du bien-être des communautés. Sa réactivité durant la crise sanitaire de la COVID-19, marquée par l’organisation d’un téléthon aux côtés du secteur privé sénégalais, illustre parfaitement son sens de la responsabilité et son engagement pour la solidarité nationale.

Bâtir l’Avenir du Sénégal

Investisseur visionnaire, Elimane Lam ne se contente pas de dynamiser l’économie locale : il contribue également à ériger des infrastructures modernes et de qualité. La construction d’un stade ultramoderne à Liberté 6, financé intégralement sur ses fonds propres, est un exemple éclatant de sa détermination à offrir aux jeunes sportifs sénégalais des installations à la hauteur des standards internationaux. Ce projet symbolise la volonté de transformer le paysage sportif du pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la jeunesse.

Une Figure Inspirante pour Toute une Génération

En alliant succès entrepreneurial, leadership exemplaire et philanthropie désintéressée, Elimane Lam se positionne comme un moteur du renouveau sénégalais. Son parcours, à la fois audacieux et engagé, inspire non seulement les futurs entrepreneurs, mais également tous ceux qui rêvent d’un Sénégal prospère et solidaire. Alors que le pays poursuit sa marche vers le développement, la vision et l’implication d’Elimane Lam demeurent une source d’espoir et d’inspiration pour une nation en pleine transformation.

Par son dynamisme et sa détermination, Elimane Lam incarne l’esprit d’innovation et de solidarité qui dessine les contours d’un avenir radieux pour le Sénégal.

Mamadou Cissé

Proposition de loi d’interprétation : Amadou Ba réclame justice pour les victimes des manifestations

Le député de Pastef, Amadou Ba, a pris position ce jeudi 20 mars 2025, en faveur de la proposition de loi d’interprétation de la loi d’amnistie, affirmant qu’elle vise à garantir que les responsables des crimes commis lors des manifestations politiques entre mars 2021 et février 2024 soient jugés et punis.

« Ils vont payer pour tous ces crimes, et c’est l’interprétation de la loi que nous avons proposée qui va le permettre. C’est pourquoi nous n’avons pas opté pour l’abrogation », a déclaré le parlementaire lors d’une conférence de presse.

Selon Amadou Ba, la proposition de loi d’interprétation ne vise pas à protéger les militants de son parti, mais plutôt à garantir le respect de l’État de droit et des engagements internationaux du Sénégal. Il estime que la loi d’amnistie, telle qu’elle a été adoptée, va à l’encontre des conventions internationales signées par le Sénégal, notamment celles qui interdisent la torture et les atteintes graves aux droits de l’homme.

« Notre pays a signé des conventions internationales contre la torture, et ces faits ne peuvent donc pas être amnistiés, car cela irait à l’encontre de notre propre Constitution », a-t-il souligné.

Il insiste sur le fait que les crimes graves, y compris les actes de torture et les assassinats présumés commis par certaines forces de sécurité lors des manifestations, ne peuvent être balayés d’un revers de main par une loi d’amnistie générale.

La loi d’amnistie adoptée stipule que toutes les infractions criminelles commises entre mars 2021 et février 2024 dans un contexte politique ou de manifestations sont effacées. Cette mesure a été vivement critiquée par plusieurs organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une tentative d’effacer des crimes graves sans justice pour les victimes.

Pour Amadou Ba, cette approche est une menace pour la crédibilité de la justice sénégalaise. Il dénonce une forme de discrimination dans l’application de la loi, qui permettrait à certains acteurs politiques ou sécuritaires d’échapper à la justice, alors que les victimes et leurs familles attendent toujours des réponses.

Face à cette situation, Amadou Ba et d’autres députés ont déposé une proposition de loi d’interprétation visant à préciser que l’amnistie ne peut pas couvrir les crimes graves, notamment la torture, les meurtres et les violations des droits humains.

« C’est pourquoi nous avons proposé l’interprétation de la loi afin que la justice puisse faire son travail », a-t-il précisé.

L’objectif de cette démarche est d’éviter l’impunité et de s’assurer que tous ceux qui ont commis des infractions graves soient jugés, quelles que soient leurs appartenances politiques ou institutionnelles.

Grands Domaines du Sénégal : 176 employés licenciés, le personnel dénonce une situation abusive

Les Grands Domaines du Sénégal (GDS), une entreprise majeure dans le secteur agro-industriel, se retrouvent une nouvelle fois au cœur d’une controverse après avoir procédé au licenciement de 176 employés. Cette décision a suscité une vague d’indignation, notamment de la part du délégué du personnel, Diène Ndiaye, qui qualifie cette mesure d’abusive et contraire au droit du travail.

D’après Diène Ndiaye, ces 176 licenciements concernent des employés en contrat à durée indéterminée (CDI) ainsi que des contractuels permanents. Il souligne que la direction des Grands Domaines du Sénégal a pris cette décision sans respecter les dispositions de l’article L62 du Code du travail, qui encadre strictement les procédures de licenciement collectif.

Mais au-delà de ces renvois, le syndicaliste pointe un fait encore plus préoccupant : l’entreprise remplacerait progressivement les contrats CDI par des contrats saisonniers. « C’est inadmissible et déplorable », s’indigne Diène Ndiaye, expliquant que cette manœuvre vise à précariser les travailleurs et réduire leurs droits sociaux et économiques.

Ce n’est pas la première fois que les Grands Domaines du Sénégal sont impliqués dans un conflit social majeur. En 2019, 64 employés avaient déjà été licenciés, un dossier qui est toujours en instance devant la Cour d’Appel.

Le délégué du personnel rappelle que cette affaire précédente n’a toujours pas été réglée et craint que cette nouvelle vague de licenciements aggrave la situation sociale des travailleurs, déjà fragilisés par l’inflation et le coût de la vie élevé.

Face à ce qu’il considère comme une violation flagrante des droits des travailleurs, Diène Ndiaye appelle les autorités étatiques à prendre des mesures immédiates pour stopper ces licenciements abusifs et contraindre GDS à respecter la législation en vigueur.

Il a également annoncé que les travailleurs entameront une bataille judiciaire afin de faire annuler ces licenciements et obtenir réparation. Selon lui, une telle situation ne peut pas rester sans réponse, surtout dans un contexte où le gouvernement sénégalais affiche sa volonté de promouvoir l’emploi et lutter contre la précarisation du travail.

Ce conflit aux Grands Domaines du Sénégal remet en question les conditions de travail dans le secteur agro-industriel et le respect du droit du travail au Sénégal. De nombreux syndicats suivent de près cette affaire, craignant qu’elle ne crée un précédent dangereux pour l’ensemble des travailleurs du pays.

Amnistie : Le colonel Sankoun Faty critique le projet de loi interprétative, accusant qu’il cible les FDS

Le projet de loi interprétative de la loi d’amnistie continue de susciter des réactions vives au sein de l’opinion publique. Après les opposants politiques, c’est au tour du colonel de gendarmerie à la retraite, Sankoun Faty, de dénoncer cette proposition de loi, qu’il juge particulièrement ciblée contre les forces de défense et de sécurité (FDS).

Dans une lettre ouverte adressée aux députés de la XVe législature, le colonel Faty estime que cette loi, loin d’être une simple mesure d’amnistie, cherche en réalité à punir les membres des FDS tout en protégeant les fauteurs de troubles. « Vous vous êtes trompés de cible », a-t-il lancé, soulignant que la proposition de loi, avec ses incohérences de fond et de forme, stigmatise les forces de défense et de sécurité, en particulier ceux chargés du maintien de l’ordre.

Le colonel Faty rappelle que la loi d’amnistie, dans sa forme actuelle, vise essentiellement les « casseurs » et ceux qui commettent des actes de violence, tout en accordant une forme de protection à ces derniers. Selon lui, cette loi favoriserait les auteurs d’actes de violence « quasi insurrectionnels » tels que l’incendie de biens publics, la destruction de fonds de commerce privés, et la perturbation de l’ordre public. Il souligne qu’il est paradoxal, dans un État de droit, de légitimer de tels actes tout en sanctionnant ceux qui œuvrent pour maintenir l’ordre dans le respect des lois.

Faty met également en lumière la discrimination que cette loi pourrait créer entre les personnes commettant des infractions pour des raisons politiques et celles, comme les membres des FDS, qui sont dans l’obligation d’agir en vertu de leur mission régalienne. Il dénonce une tentative de « partisannerie » législative, qui favoriserait certains citoyens au détriment de ceux qui sont chargés de faire respecter l’ordre.

Le colonel rappelle que les forces de défense et de sécurité, régies par des lois strictes telles que la loi 70-037 du 13 octobre 1970 et le décret 74-571 du 13 juin 1974, sont autorisées à recourir à une force extrême dans des situations de maintien de l’ordre, mais sous des conditions bien précises. En cas de faute, ces membres des FDS sont soumis à des sanctions sévères, tant disciplinaires que pénales.

Dans ce contexte, Faty estime qu’une telle initiative parlementaire est non seulement inutile, mais potentiellement nuisible, puisqu’elle viendrait ajouter une couche de confusion et de méfiance envers les forces de l’ordre, qui agissent dans le cadre de leur mission professionnelle.

Les critiques de Sankoun Faty soulignent un point central : la nécessité de respecter le rôle des forces de défense et de sécurité, tout en évitant d’instaurer des lois qui risquent de fragiliser leur légitimité et leur capacité à exercer leur mission de maintien de l’ordre. La question de la loi interprétative continue ainsi de diviser l’opinion, avec des appels à reconsidérer son contenu pour éviter toute discrimination entre citoyens, qu’ils soient acteurs de troubles ou garants de l’ordre public.

Saint-Louis : Baba Aïdara et Mohamed Guèye libérés sur ordre du directeur régional du Commerce

Le journaliste Baba Aïdara et le boulanger Mohamed Guèye, placés en garde à vue mercredi 19 mars 2025 sur instruction du directeur régional du Commerce de Saint-Louis, ont été libérés ce jeudi 20 mars. Ils étaient accusés d’opposition à l’action d’agents assermentés dans l’exercice de leurs fonctions, d’invectives, d’injures et de voies de fait.

La levée de leur garde à vue a été ordonnée par le directeur régional du Commerce, comme en témoigne un courrier adressé au commissariat central de Saint-Louis : « Conformément aux dispositions de l’article 107 de la loi 2021-25 du 12 avril 2021 sur les prix et la protection du consommateur, nous vous prions de bien vouloir procéder à la levée de la garde à vue des sieurs Baba Aïdara et Mohamed Guèye. »

Selon les informations, la police n’a fait qu’exécuter une demande de réquisition, et l’arrestation de Baba Aïdara, propriétaire et gérant de la boulangerie Oumar Aïdara, ainsi que de Mohamed Guèye, boulanger de profession, a été opérée par les agents du service du commerce, dans le cadre des dispositions de la loi 2021-25 relative aux prix et à la protection du consommateur.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée se prononcera ce vendredi

Le dossier Tabaski Ngom, dans lequel le député Moustapha Diop est impliqué, prend un tournant décisif. Ce vendredi 21 mars 2025, les députés se réuniront en plénière pour examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du maire de Louga. L’Assemblée nationale, à travers un communiqué de presse, a annoncé que la Commission ad hoc, qui a auditionné l’ancien ministre, soumettra ses conclusions lors de cette séance cruciale.

L’ordre du jour de la séance plénière, prévue pour 15 heures, se concentrera sur l’examen de la demande concernant la levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. La Commission ad hoc a été chargée de statuer sur cette affaire et ses conclusions seront soumises à l’Assemblée pour validation.

Dans cette affaire, Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor et ancienne agente-comptable de l’APROSI, placée sous mandat de dépôt, est poursuivie pour détournement présumé de fonds publics. Elle aurait décaissé 700 millions de FCFA qu’elle aurait prêtés à Moustapha Diop pour financer sa campagne électorale lors des dernières élections législatives. Momath Ba, l’ancien Directeur général de l’APROSI, également cité dans l’affaire, a versé une caution de 90 millions de FCFA pour bénéficier d’un contrôle judiciaire.

Le député Moustapha Diop, pour la première fois, a pris la parole sur cette affaire dans une interview exclusive accordée à Jacob Post TV. Il a fermement démenti les accusations, précisant : « J’ai financé intégralement ma campagne électorale avec mes propres fonds. Tout l’argent que j’ai utilisé peut être retracé. Par conséquent, je n’ai rien à cacher. Si on demandait aux candidats de justifier leur financement, je serais le premier à le faire. »

Convention Etat-Employeur : le secteur privé plaide pour une augmentation de l’enveloppe budgétaire

Ce jeudi, la cérémonie de signature des conventions de partenariat entre la direction de l’emploi et les entreprises privées a été marquée par une demande importante du secteur privé : l’augmentation de l’enveloppe allouée aux entreprises dans le cadre de la Convention Etat-Employeur. Cette convention, qui a pour objectif de lutter contre le chômage, notamment chez les jeunes, a fait l’objet de vives discussions, avec des propositions visant à renforcer son efficacité et à mieux accompagner la création d’emplois.

Malick Guèye, président de la commission compétences professionnelles, emploi et entrepreneuriat du Conseil National du Patronat (CNP), a insisté sur l’importance d’augmenter cette enveloppe pour permettre un impact plus large sur l’emploi. Il a rappelé qu’au cours des 20 dernières années, cette enveloppe était restée bloquée à un milliard de francs CFA. « Cette année, je pense que si on pouvait maintenir au moins les 10 milliards et peut-être même relever cette enveloppe, ça serait vraiment très utile pour accompagner les entreprises mais surtout, pour favoriser la création d’emplois », a-t-il souligné.

Guèye a également fait remarquer qu’avec un milliard de francs CFA, environ 800 emplois peuvent être générés, et qu’une enveloppe de 20 milliards pourrait potentiellement impacter 20 000 emplois. Cependant, après être passée de 20 milliards en 2022 à 15 milliards en 2022, puis 10 milliards en 2023 et 2024, le président de la commission a plaidé pour le maintien, voire l’augmentation, de cette enveloppe pour cette année.

Outre la demande d’augmentation des fonds, Malick Guèye a insisté sur la nécessité d’intégrer les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle dans les dispositifs de création d’emplois. Il a averti que sans ces ajustements, le pays risquerait de favoriser des emplois destinés à disparaître dans les années à venir. « Si on ne favorise pas l’insertion de ce type d’emploi, on va passer à côté et on va accompagner peut-être des emplois qui vont péricliter très rapidement dans les prochaines années », a-t-il affirmé.

Le patronat a également demandé une révision de la Convention nationale Etat-employeur, dont la dernière mise à jour remonte à 2000. Babacar Sy, Directeur de l’emploi, a rappelé que cette convention, mise en place en 1927 et adoptée en 1987, avait besoin d’une révision pour répondre aux défis actuels du marché du travail. « Nous rêvons d’une troisième génération de cette convention, avec l’aide de tous les partenaires », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de s’adapter aux évolutions économiques et sociales.

Le Secrétaire général du ministère du Travail, Abdoulaye Dièye, a exprimé, au nom du ministre de tutelle, l’engagement du gouvernement à prendre en compte les propositions du secteur privé. Il a assuré que les autorités prenaient bonne note des suggestions et qu’elles œuvreraient pour renforcer l’efficacité et l’efficience de la convention. « Nous portons le combat ensemble pour que les ressources puissent être renforcées à la hauteur des attentes et des ambitions que nos jeunes nourrissent pour leur avenir », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de répondre aux besoins croissants d’emplois dans le pays.

L’appel du secteur privé à une augmentation de l’enveloppe allouée dans la Convention Etat-Employeur s’inscrit dans une démarche de soutien renforcé à la création d’emplois, particulièrement pour les jeunes. Avec des propositions visant à intégrer les nouvelles technologies et à réviser la convention pour mieux s’adapter aux réalités contemporaines, cette discussion pourrait marquer un tournant pour l’avenir de l’emploi au Sénégal. L’engagement des autorités à répondre à ces attentes pourrait avoir un impact positif sur l’employabilité des jeunes sénégalais et sur le développement économique du pays.

Sénégal : Un partenariat stratégique pour la création d’une usine de raffinage d’or

Dans une dynamique de transformation locale des ressources minières, le Sénégal franchit une étape significative avec la signature d’un partenariat entre le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) et la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN SA). Ce partenariat vise à établir un comptoir national et une usine de raffinage de l’or provenant des mines artisanales et semi-mécanisées, marquant ainsi un tournant important dans la valorisation des ressources naturelles du pays.

L’accord signé entre ces deux entités constitue un projet majeur pour le secteur minier sénégalais, en particulier dans un contexte où la transformation locale des ressources devient un impératif pour le développement économique. En effet, le Sénégal cherche à réduire sa dépendance à l’exportation brute de matières premières, afin de favoriser la création de valeur ajoutée et d’emplois sur son territoire.

Babacar Gning, le Directeur général du FONSIS, a exprimé l’importance de cette initiative, soulignant qu’elle s’inscrit dans un projet de souveraineté économique. « La transformation locale des ressources minières est un enjeu de souveraineté économique. Ce partenariat permettra la création de la première société de raffinage d’or à capitaux sénégalais », a-t-il déclaré lors de son entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Cette déclaration met en lumière l’ambition du Sénégal de renforcer son autonomie économique et de maximiser la rentabilité de ses ressources minières.

Ce projet est également en phase avec les objectifs du Plan Sénégal Émergent (PSE) et l’Agenda National de Transformation, Vision 2050. Ce dernier aspire à faire du secteur minier un moteur clé de la croissance économique. Ngagne Demba Touré, le Directeur général de la SOMISEN, a mis en exergue l’importance de cet accord dans la mise en œuvre de l’axe « Économie compétitive » du programme Vision 2050, soulignant que l’objectif est de faire du secteur minier un pilier du développement économique du pays.

L’initiative ne se limite pas à la simple création d’une usine de raffinage. Elle s’inscrit dans une démarche plus large de diversification économique, de renforcement des capacités locales et de réduction des inégalités. Le Sénégal cherche ainsi à créer une véritable industrie du raffinage d’or, capable d’exporter de l’or raffiné, tout en contribuant à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier.

Le partenariat entre le FONSIS et la SOMISEN SA ne se contente pas d’être une réponse aux enjeux économiques immédiats. Il s’inscrit également dans une logique de développement durable. En transformant l’or localement, le Sénégal pourra mieux valoriser ses ressources tout en respectant les normes environnementales et sociales, contribuant ainsi à un modèle de développement plus inclusif et responsable.

Ce projet incarne la volonté du Sénégal de tourner la page de l’exportation brutale de ses ressources naturelles pour investir dans des solutions durables et créatrices de valeur à long terme. En mettant en place des infrastructures de transformation locale, le pays pose les bases d’un secteur minier plus compétitif et plus respectueux des impératifs écologiques et sociaux.

Le partenariat entre le FONSIS et la SOMISEN SA constitue une avancée majeure pour le Sénégal dans la valorisation de ses ressources minières. En créant la première usine de raffinage d’or à capitaux sénégalais, ce projet offre de nouvelles perspectives économiques pour le pays, tout en soutenant l’inclusivité et la durabilité. Le Sénégal, en transformant localement ses ressources, entend non seulement créer de la valeur, mais aussi faire du secteur minier un moteur essentiel de son développement économique futur.

Innovation technologique : Ousmane Sonko appelle le secteur privé à soutenir les jeunes inventeurs

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a lancé un appel fort au secteur privé pour qu’il soutienne davantage les jeunes talents et les startups innovantes du pays. Cet appel a été formulé lors de la cérémonie de remise des chèques aux lauréats et finalistes du Gov’Athon 2024, une compétition visant à promouvoir l’innovation technologique pour améliorer les services publics. L’événement, tenu ce jeudi à Dakar, a mis en lumière des projets novateurs portés par de jeunes inventeurs sénégalais.

Ousmane Sonko a souligné que l’innovation ne doit pas être uniquement l’affaire de l’État, mais qu’elle nécessite une forte implication du secteur privé. Il a insisté sur l’importance d’établir des partenariats solides avec des entreprises conscientes des enjeux technologiques et économiques, capables de transformer des idées prometteuses en projets concrets.

« Il ne s’agira pas seulement de l’État. Les startups ont besoin de partenariats avec un secteur privé conscient des enjeux, qui accompagne les jeunes inventeurs », a-t-il déclaré, mettant en avant la nécessité de créer un écosystème favorable au développement technologique.

Lors de la cérémonie, Ousmane Sonko a salué la diversité et la qualité des projets présentés pour l’édition 2024 du Gov’Athon. Parmi les 120 propositions soumises, douze projets ont été sélectionnés pour leur caractère innovant et leur potentiel à améliorer les services publics. Trois d’entre eux ont été primés pour leur impact significatif dans le domaine public, témoignant ainsi du dynamisme et de la créativité des jeunes entrepreneurs sénégalais.

L’édition de cette année a également été marquée par une forte implication du secteur privé, qui commence à reconnaître l’importance d’un soutien accru à l’innovation technologique. Plusieurs entreprises ont manifesté leur intérêt pour accompagner les jeunes talents dans le développement de leurs projets, un signal encourageant pour l’avenir du numérique au Sénégal.

Ousmane Sonko a rappelé que, bien que le secteur privé soit souvent motivé par des considérations économiques, investir dans l’innovation comporte des bénéfices à long terme. Il a souligné que certaines des plus grandes multinationales actuelles ont démarré modestement, avant d’être soutenues par des investisseurs visionnaires.

« Le secteur privé ne fait rien pour rien, mais il faut qu’il sache qu’il y aura des retombées. Les plus grandes multinationales ont souvent démarré dans un garage, puis ont été soutenues par le privé pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Dans un contexte où le Sénégal aspire à devenir un hub technologique en Afrique de l’Ouest, le rôle du secteur privé est crucial. En apportant un soutien financier, technique et stratégique aux startups et aux jeunes innovateurs, les entreprises sénégalaises peuvent non seulement contribuer au développement du pays, mais aussi bénéficier des retombées économiques de ces innovations.

La volonté du gouvernement d’impliquer davantage les acteurs privés dans l’innovation technologique s’inscrit dans une vision plus large de transformation digitale et d’émergence économique. L’objectif est de favoriser une meilleure collaboration entre les institutions publiques, les entreprises et les jeunes entrepreneurs pour faire du Sénégal un pôle d’innovation compétitif à l’échelle internationale.

Le message d’Ousmane Sonko est clair : pour que le Sénégal puisse tirer pleinement parti du potentiel de ses jeunes inventeurs, il est impératif que le secteur privé prenne toute sa place dans cet écosystème naissant. L’avenir de l’innovation sénégalaise dépendra en grande partie de cette synergie entre l’État et les entreprises, afin de créer un environnement propice à la créativité et à la croissance économique.

Mobilisation politique et religieuse à Matam : La tournée de soutien à Farba Ngom

Une délégation de haut vol, composée d’éminentes figures politiques de la région de Matam, a entamé une tournée de sensibilisation auprès des guides religieux. Au cœur de cette initiative : la situation du député-maire des Agnams, Farba Ngom, dont l’actualité judiciaire récente suscite débats et interrogations. Cette mobilisation, à la fois politique et sociale, s’impose comme un moment fort dans le paysage du Fouta.

Parmi les membres de cette délégation figurent des poids lourds de la scène politique locale et nationale. On y retrouve Me Moussa Bocar Thiam, maire de Ourossogui et ancien ministre, Amadou Djibril Diallo, président du conseil départemental de Matam, Abdoulaye Anne, président du conseil départemental de Kanel, ainsi que plusieurs parlementaires de renom, dont Racky Diallo, Aissata Ousmane Diallo, Aliou Dembourou Sow, Ramata Seydou Mbodj et Dioumo Ndiaye.

Accompagnés de plusieurs maires des collectivités territoriales, ces responsables ont multiplié les visites de courtoisie et de concertation auprès des principales autorités religieuses de la région. Objectif affiché : renforcer la solidarité régionale et plaider pour une compréhension apaisée de la situation de Farba Ngom, tout en évitant les tensions inutiles.

Les échanges, empreints de respect et de spiritualité, ont permis aux chefs religieux de réaffirmer leur attachement à la paix sociale et à l’unité de la région. De leur côté, les responsables politiques ont insisté sur l’importance de la cohésion sociale dans un contexte politique sensible. « Il faut éviter les amalgames et préserver l’honneur de ceux qui ont longtemps servi la nation », ont-ils martelé.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire de préserver la stabilité de la région, à un moment où les tensions politiques et les clivages partisans pourraient menacer le tissu social. La délégation a tenu à souligner que cette initiative dépasse les frontières politiques, se voulant une mobilisation pour la dignité, le respect des institutions républicaines et une justice équitable.

Dans un Fouta en quête d’apaisement, cette tournée pourrait bien marquer un tournant, en rappelant que l’unité et le dialogue restent les meilleurs remparts contre la division.

Sortie de Y EN A MARRE : les députés de Pastef répliquent « Personne ne peut nous menacer »

Les députés de Pastef ont tenu une conférence de presse ce jeudi pour s’exprimer sur les sujets brûlants de ces derniers jours, notamment l’interprétation de la loi d’amnistie, qui suscite une vive polémique aussi bien dans le milieu politique que chez la société civile. Cette proposition de loi vise à clarifier les contours de l’amnistie récemment adoptée, mais elle est perçue par certains comme une tentative de manipulation politique.

Réagissant à la mise en garde du mouvement Y EN A MARRE, le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, s’est insurgé contre ceux qui prétendent parler au nom du peuple sans mandat électif. « Ces derniers temps, on entend beaucoup de personnes prétendre parler pour le peuple, mais quelle légitimité ont-elles pour le faire ? Nous, qui sommes élus, hésitions parfois à nous exprimer, alors que nous en avons pleinement le droit », a lancé le député. Il a ajouté : « Nous faisons tout dans l’intérêt du peuple, notamment en légiférant. Personne ne peut nous menacer en essayant de parler en son nom alors que ce n’est pas le cas. »

D’autres députés du groupe parlementaire Pastef ont abondé dans le même sens, estimant que le mouvement Y EN A MARRE « dépasse son rôle de vigie citoyenne et tente d’imposer une lecture biaisée de la situation politique ». Ils rappellent que leur action est encadrée par les institutions et que toute décision parlementaire suit des procédures précises.

Pour rappel, lors d’une conférence de presse tenue mardi, le mouvement Y EN A MARRE, en fustigeant la loi interprétative présentée par Pastef sur l’amnistie, avait exprimé une opposition ferme. « Interpréter, expliquer, raccourcir, nous ne voulons rien de tout cela. La loi doit être abrogée. C’est ce que vous aviez promis aux Sénégalais, sinon vous aurez le peuple en face, Y’en a marre en première ligne », a martelé Thiat.

Le mouvement citoyen estime que l’amnistie telle qu’adoptée devrait conduire à l’annulation des condamnations antérieures sans aucune réinterprétation susceptible de modifier la liste des bénéficiaires ou les modalités d’application. Pour ses membres, revenir sur cette loi revient à trahir la parole donnée au peuple et à jouer un double jeu.

Ce bras de fer entre le mouvement citoyen et le parti au pouvoir illustre la tension persistante autour de la question de l’amnistie. Alors que Pastef défend l’interprétation de la loi comme une nécessité juridique pour éviter des confusions, Y EN A MARRE maintient que seule une abrogation totale correspondrait aux engagements pris par l’actuel pouvoir.

Des analystes politiques estiment que ce débat reflète une fracture entre la classe politique et une partie de la société civile, qui cherche à peser sur les décisions institutionnelles. Pendant ce temps, l’opinion publique reste divisée : certains voient en Y EN A MARRE un contre-pouvoir nécessaire, tandis que d’autres jugent que le mouvement s’éloigne de sa mission initiale.

L’Assemblée nationale devra débattre dans les prochains jours de cette proposition, qui pourrait avoir des conséquences majeures sur la scène politique sénégalaise. Les députés de Pastef, quant à eux, assurent qu’ils iront jusqu’au bout de leur démarche, convaincus de son bien-fondé.

Interprétation de la loi d’amnistie : le Pastef justifie sa démarche

En conférence de presse ce jeudi, le groupe parlementaire Pastef, conduit par son président Ayib Daffé et le vice-président Amadou Ba, a défendu la proposition d’interprétation de la loi d’amnistie. Un sujet qui suscite d’intenses débats depuis son introduction dans l’agenda parlementaire.

Alors que l’opposition critique une démarche jugée inopportune et potentiellement dangereuse, les députés du parti au pouvoir estiment nécessaire d’apporter des clarifications juridiques à cette loi pour assurer une application conforme aux normes internationales. Amadou Ba a insisté sur l’importance de cette initiative, affirmant que « cette interprétation vise à lever toute ambiguïté et à garantir une justice équitable pour tous ».

Selon Amadou Ba, la proposition d’interprétation de la loi d’amnistie ne vise pas à modifier son essence mais à en préciser la portée, notamment en ce qui concerne les bénéficiaires et les actes couverts. « L’objectif est de s’assurer que cette loi ne laisse place à aucune injustice et qu’elle ne soit pas instrumentalisée à des fins politiques », a-t-il déclaré.

Toutefois, l’opposition considère cette initiative comme une tentative du pouvoir de redéfinir à son avantage les effets de la loi d’amnistie. Des figures politiques et des observateurs juridiques alertent sur le risque de manipulation de la justice pour écarter certains adversaires ou, au contraire, protéger des alliés.

Amadou Ba a par ailleurs souligné que l’interprétation de la loi vise à l’aligner avec les principes du droit international, en particulier ceux relatifs aux droits de l’homme et à la justice transitionnelle. « Nous devons nous assurer que l’application de cette loi respecte les engagements internationaux du Sénégal », a-t-il ajouté.

Si le Pastef plaide pour une clarification juridique, les opposants au projet y voient une tentative de consolidation du pouvoir et une entrave à une amnistie jugée déjà suffisante dans son cadre initial. L’Assemblée nationale devra débattre dans les prochains jours de cette proposition, qui pourrait avoir des conséquences majeures sur la scène politique sénégalaise.

Foncier au Sénégal : le FDR dénonce un projet de loi visant à recentraliser la gestion des terres

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) tire la sonnette d’alarme face à une proposition de loi portée par le régime de l’État-Sonko, qu’il qualifie de « funeste projet » d’accaparement foncier et de remise en cause de la politique de décentralisation. Lors de sa conférence des leaders, le FDR a fermement condamné ce qu’il considère comme une tentative de confiscation des prérogatives des collectivités territoriales en matière foncière, un acquis jugé essentiel pour le développement local.

Le FDR a manifesté son indignation face à ce qu’il qualifie de projet « incroyable » et « inacceptable », qui selon lui, cache des intentions inavouables du pouvoir en place. « Il s’agit d’une remise en cause fondamentale de la politique de décentralisation, qui constitue pourtant l’un des piliers de nos stratégies de développement. Un tel projet traduit également un mépris manifeste de la souveraineté du peuple, qui a confié, par son vote, des prérogatives précises aux collectivités territoriales », a déclaré Khalifa Sall, accompagné des leaders du FDR.

Depuis 1960, la gestion foncière par les élus locaux s’est structurée à travers plusieurs textes législatifs majeurs, notamment la loi 64-46 du 17 juin 1964 relative au Domaine national, la loi 96-06 du 22 mars 1996 portant Code des collectivités territoriales, et la loi 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités territoriales, modifiée par la suite. Ces lois ont été complétées par divers décrets d’application, dont le décret 72-1288 du 27 octobre 1972 fixant les conditions d’affectation et de désaffectation des terres du domaine national dans les communautés rurales. Le FDR estime que remettre en cause ces acquis constituerait une « régression dangereuse » pour la gouvernance locale.

Le FDR accuse le régime actuel de vouloir concentrer entre ses mains tous les leviers de décision, au mépris du principe de libre administration des collectivités territoriales. Ce principe est pourtant consacré par l’article 25-1 de la Constitution, qui stipule : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’État et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier. »

« Envisager de porter atteinte à ce processus de transfert de certains pouvoirs normatifs aux collectivités de base n’est rien d’autre qu’un crime – et le mot n’est pas trop fort ! », s’est insurgé le FDR. Pour le front d’opposition, ce projet ne repose sur aucun fondement légitime si ce n’est « la boulimie de pouvoir de l’État-Sonko, déterminé à s’emparer de toutes les ressources du pays en marginalisant les représentants locaux légitimes ».

Pour le FDR, si l’objectif du gouvernement est de lutter contre les abus dans la gestion foncière, le dispositif réglementaire actuel est suffisant. En particulier, le décret 2020-1773 du 16 septembre 2020 encadre déjà de manière stricte les attributions de terres en fonction de leur superficie. Moins de 10 hectares doivent être approuvés par le sous-préfet ou le préfet. Entre 10 et 50 hectares, l’approbation revient au préfet. Pour plus de 50 hectares, l’approbation doit être donnée par le gouverneur et enregistrée au Secrétariat général du gouvernement.

Ainsi, le FDR estime qu’il n’est nullement nécessaire d’ériger de nouvelles dispositions qui viendraient affaiblir le pouvoir des collectivités territoriales. « Ce cadre offre déjà à l’exécutif des moyens d’action suffisants pour réguler la gestion foncière. Pourquoi vouloir tout récupérer au niveau central ? », s’interroge l’opposition.

Au moment où le Sénégal devrait consolider ses avancées avec la phase II de l’Acte III de la Décentralisation et le renforcement des compétences de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), le FDR dénonce une « marche arrière » du pouvoir en place. Pour lui, les vrais problèmes des collectivités ne résident pas dans leur autonomie foncière, mais plutôt dans le manque de formation, de ressources humaines, techniques et financières.

Face à cette situation, le FDR appelle à une large mobilisation de tous les acteurs concernés : maires et conseillers municipaux, organisations paysannes et populations locales. « Nous devons nous unir pour refuser ce projet d’accaparement foncier et exiger son retrait pur et simple. Il en va de l’avenir de nos territoires et de la démocratie locale », conclut le FDR.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le Rapport annuel du Médiateur de la République

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce matin, au cours d’une cérémonie solennelle, le Rapport annuel du Médiateur de la République. Un moment symbolique qui, selon le chef de l’État, s’inscrit dans une tradition sénégalaise de dialogue et de concertation, indispensable pour faire face aux grands défis nationaux.

« Ce moment fort de notre vie institutionnelle incarne une tradition bien sénégalaise de dialogue et de concertation, essentielle pour bâtir des compromis dynamiques sur les grands enjeux nationaux », a-t-il déclaré sur ses réseaux sociaux.

Le Président de la République a également insisté sur l’importance des recommandations formulées dans ce rapport, en particulier celles portant sur la justice, la réforme foncière et l’amélioration de la qualité du service public. Il a souligné la convergence de ces propositions avec les priorités de son programme de transformation du pays.

« Les recommandations sur la justice, la réforme foncière et la qualité du service public convergent avec notre ambition de transformation. Leur mise en œuvre sera suivie avec rigueur pour renforcer la confiance entre l’État et les citoyens », a ajouté le chef de l’État.

Cette démarche traduit la volonté du nouveau régime de s’inscrire dans une gouvernance ouverte, participative et attentive aux préoccupations des citoyens. La remise de ce rapport constitue ainsi une étape importante dans la consolidation des institutions et la promotion d’un État plus à l’écoute de ses administrés.

Souveraineté numérique et entrepreneuriat : Ousmane Sonko appelle le secteur privé à soutenir les jeunes startups

Le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé, ce jeudi, un vibrant appel au secteur privé national pour un engagement plus fort en faveur des jeunes startups et entrepreneurs. Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de remise de chèques aux lauréats et finalistes du Gov’Athon 2024, un concours d’innovation qui met en lumière les talents émergents dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, du numérique, de l’artisanat, entre autres.

Selon le chef du gouvernement, la question de la souveraineté numérique est désormais incontournable, et elle passe impérativement par l’accompagnement des jeunes porteurs de projets innovants. « Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des jeunes qui s’activent dans des secteurs clés de notre développement. Il est essentiel que le secteur privé national prenne sa part de responsabilité et s’implique davantage dans cette dynamique », a-t-il déclaré.

Au-delà du soutien de l’État, Ousmane Sonko plaide pour un véritable partenariat entre le monde de la recherche et le tissu économique local, afin de créer un écosystème favorable à l’émergence de solutions locales, durables et adaptées aux réalités du pays.

« La souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se construit. Et elle se construira avec nos compétences, notre savoir-faire et notre capacité à innover », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de la collaboration entre les institutions de formation, les centres de recherche et les entreprises privées.

Le Premier ministre a également salué les initiatives comme le Gov’Athon, qui permettent de révéler des talents, d’encourager la créativité et de poser les jalons d’une nouvelle économie numérique sénégalaise, résolument tournée vers l’avenir.

Bilan stratégique du nouveau gouvernement sénégalais (près d’un an de pouvoir)

Par, Dr. Abdourahmane Ba

Près d’un an après l’investiture du président Bassirou Diomaye Faye (avril 2024), le Sénégal dresse un premier bilan de l’action de son nouveau gouvernement. Élu sur une plateforme de rupture (anticorruption, souveraineté, justice sociale), Faye – appuyé par son mentor devenu Premier ministre, Ousmane Sonko – a entrepris des réformes tous azimuts. Ce bilan passe en revue les avancées, défis et critiques sectoriels, notamment en économie, gouvernance, développement social, infrastructures, politique énergétique/environnementale et diplomatie.

  1. Économie et finances publiques

1.1. Croissance et finances

Le nouveau pouvoir hérite d’une situation macroéconomique délicate. Un audit de la Cour des comptes révèle un endettement public de 99,7 % du PIB fin 2023 et un déficit budgétaire recalculé à 12,3 % du PIB (contre 4,9 % annoncé par l’ancien régime)​. Autrement dit, les comptes étaient plus dégradés qu’admis sous Macky Sall. Face à ce constat « particulièrement catastrophique et inquiétant », le gouvernement Sonko-Faye a opté pour la transparence et l’action plutôt que l’occultation​. Le Premier ministre Sonko a publiquement appelé à un « vrai sursaut » pour sortir les finances de l’ornière, tout en assurant qu’il n’imposerait pas de cure d’austérité brutale​.

En pratique, le ministre de l’Économie a martelé que la dette, bien qu’élevée, reste soutenable, en misant sur un rebond économique futur​. D’ailleurs, la Banque mondiale et le FMI anticipent un choc de croissance en 2025 (≈9-10 %), porté par l’entrée en production des ressources pétro-gazières​. Cette manne à venir – par exemple le champ pétrolier de Sangomar, exploité depuis mi-2024 et générant 950 millions US $ dont 15 à 40 % pour l’État​ – devrait booster le PIB et offrir de nouvelles marges de manœuvre.

1.2. Gestion budgétaire et réformes

Confronté à des comptes « dans le rouge », le gouvernement a pris des mesures d’économies ciblées plutôt que des coupes sociales. Pour réduire le train de vie de l’État, il envisage une baisse des salaires des ministres et dirigeants d’entreprises publiques, et a supprimé des organes jugés coûteux et redondants​. Dès décembre 2024, la nouvelle Assemblée a voté la dissolution du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), structures considérées comme « budgétivores » par le président Faye​.

Parallèlement, pour éviter un étranglement financier, l’exécutif innove en diversifiant ses sources de financement. Le budget 2025 introduit ainsi des « diaspora bonds », des obligations destinées aux Sénégalais de l’extérieur, afin de mobiliser l’épargne diaspora pour des projets d’infrastructure, de santé et autres secteurs prioritaires​. Cette approche est vue positivement par les milieux d’affaires, d’autant que le gouvernement multiplie les signaux de bonne gouvernance – comme la publication des audits et un discours de vérité sur la situation budgétaire​.

Des économistes saluent cette communication franche qui traduit la volonté d’« assainir les finances publiques » et peut rassurer investisseurs et bailleurs​. Par exemple, en février, Dakar a accueilli une rencontre entre l’APIX (agence de promotion des investissements) et le patronat français (Medef) pour encourager les affaires, signe que le Sénégal reste attractif malgré ses défis​. Toutefois, la conjoncture demeure tendue : l’agence Moody’s a abaissé la note souveraine sénégalaise à B3 fin février 2025, ce qui illustre la perte de confiance due aux déséquilibres persistants​. Le pouvoir doit donc réaliser un subtil équilibrage entre restauration de la soutenabilité budgétaire et maintien de la dynamique économique.

1.3. Réformes économiques sectorielles

Dans son programme de « transformation systémique », l’équipe Faye-Sonko met l’accent sur la souveraineté économique et la relance de secteurs clefs. L’agriculture en est un exemple : le Sénégal veut réduire sa dépendance alimentaire et mieux valoriser ses filières. Dès la première année, le gouvernement a soutenu les agriculteurs via l’épurement de leurs dettes, une distribution accrue et équitable de semences de qualité, ainsi qu’une hausse du prix plancher de l’arachide pour mieux rémunérer les paysans​. Cette dernière mesure répond à une revendication rurale, mais s’accompagne d’une politique plus interventionniste sur la filière arachidière.

À l’automne 2024, le ministre de l’Agriculture a brièvement annoncé la suspension des exportations d’arachide brute afin de privilégier la transformation locale et éviter que les acheteurs étrangers (notamment chinois) ne concurrencent la collecte nationale​. L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement des huileries locales (Sonacos et autres) pour monter en gamme. Cependant, cette initiative a suscité l’inquiétude de nombreux producteurs, pour qui l’export direct assure des revenus supérieurs (300–500 FCFA/kg à l’export contre ~280 FCFA sur le marché intérieur la saison précédente)​. Face à la grogne sous les « arbres à palabres », le gouvernement a dû assouplir sa position​. Ce cas illustre la difficulté de concilier souveraineté économique et protection des revenus paysans à court terme.

En parallèle, l’État renégocie des accords internationaux jugés défavorables : ainsi, les accords de pêche avec l’Union européenne, permettant à des chalutiers étrangers dans les eaux sénégalaises, ont été revus pour réserver les 12 milles aux pêcheurs artisans et exiger une meilleure compensation écologique et financière​. C’était l’un des premiers actes posés par le gouvernement selon le président de l’Assemblée nationale​.

Globalement, la ligne directrice est de « reprendre en main » l’économie nationale (contrats miniers, pêche, grands projets) et d’accroître la part de valeur ajoutée captée localement. Cette orientation volontariste est saluée par les partisans du patriotisme économique, mais elle doit composer avec les réalités du marché et les partenaires en place. D’ailleurs, une frange du parti au pouvoir (PASTEF) insiste pour éviter toute « tentation austéritaire dictée par le FMI ou la Banque mondiale », avec une crainte d’un ajustement aux dépens du social​. Le pouvoir doit donc prouver qu’il peut restaurer les équilibres financiers tout en respectant ses promesses sociales et réformes de structure.

  1. Gouvernance et réformes institutionnelles

2.1. Lutte contre la corruption et transparence

Le leitmotiv du nouveau régime est la rupture avec les pratiques de gouvernance passées. Concrètement, dès avril 2024, le président Faye a ordonné une batterie d’audits dans presque toutes les structures publiques (pétrole, gaz, mines, finances, projets immobiliers, etc.)​. Les rapports d’audit des dernières années ont été publiés au grand jour et ont exposé des dérives financières sous Macky Sall et son entourage​. Par exemple, la Cour des comptes a pointé des dépenses sans base légale et des maquillages budgétaires de la présidence sortante​.

La nouvelle équipe a tenu à renforcer les mécanismes de contrôle pour prévenir le mésusage des deniers publics​. Cette transparence active – une première à cette échelle – est perçue comme un signal fort de gouvernance vertueuse. Néanmoins, les résultats concrets se font attendre : les audits sont en cours et leurs conclusions ne sont pas toutes connues après un an​. Le gouvernement promet des suites judiciaires en cas de malversations avérées, mais doit veiller à ce que la reddition de comptes ne tourne pas à la chasse aux sorcières politiques.

En interne, certains reprochent déjà au pouvoir d’agir de manière unilatérale sur certains cas sensibles. Un exemple cité est l’interdiction de sortie du territoire imposée à d’anciens barons (tel un beau-frère de l’ex-président) sans décision de justice formelle – une mesure défensive pour éviter des fuites, mais critiquée par l’opposition comme arbitraire. Malgré ces débats, de nombreux Sénégalais saluent l’élan anticorruption incarné par Faye et Sonko, d’anciens opposants farouchement engagés contre les scandales (affaires PétroTim, contrats gaziers, etc.) de l’ère précédente.

Les assises nationales sur la justice tenues fin 2024 ont également accouché d’une dizaine de recommandations pour renforcer l’indépendance judiciaire et l’état de droit​. Si le programme de refonte de la justice est encore en gestation, ces pas initiaux montrent une volonté d’attaquer la corruption à la racine – y compris via un projet de loi de protection des lanceurs d’alerte, promis avant mi-mai 2024 mais retardé depuis​. En somme, sur le front de la gouvernance, l’intention de rompre avec l’impunité est nette, mais le vrai test sera l’aboutissement effectif des poursuites et réformes institutionnelles annoncées.

2.2. Réformes institutionnelles et vie démocratique

Politiquement, la première année de Faye a été marquée par une reconfiguration majeure des institutions. Élu avec 54 % des voix dès le 1er tour (mars 2024)​, le nouveau président ne disposait initialement que d’une minorité parlementaire – son parti PASTEF et ses alliés n’ayant qu’une quarantaine de députés sur 165, contre une centaine pour la coalition du sortant. Cette cohabitation forcée a très vite paralysé l’action publique : l’ancienne majorité (Benno Bokk Yaakaar) a boycotté fin juin le débat d’orientation budgétaire, empêchant son adoption​. Elle a aussi bloqué des réformes emblématiques (refusant par exemple de voter la suppression du HCCT et du CESE en septembre)​.

Face à ce « culte du blocage » institutionnel​, Bassirou Faye a utilisé l’arme constitutionnelle à sa disposition : dissoudre l’Assemblée nationale dès que la loi l’autorisait (deux ans après les législatives de 2022, soit le 12 septembre 2024)​. Dans une allocution télévisée ce jour-là, il a convoqué des élections législatives anticipées le 17 novembre en demandant aux Sénégalais une nouvelle majorité pour « donner corps à la transformation systémique » promise​. Ce coup de théâtre, bien que prévisible, a suscité des réactions mitigées. Du côté du pouvoir, on invoquait la nécessité de lever les obstacles au changement voulu par le peuple.

L’opposition y a vu une manœuvre pour contourner le Parlement et éviter de justesse une motion de censure menaçant le PM Sonko (dont la Déclaration de politique générale, prévue le 13 septembre, a été court-circuitée par la dissolution la veille)​. Il n’en demeure pas moins que le processus fut légal et validé par le Conseil constitutionnel​. Le scrutin de novembre 2024 a débouché sur un raz-de-marée en faveur du parti présidentiel : les Patriotes du Sénégal (PASTEF) ont remporté 130 sièges sur 165​, reléguant loin derrière les coalitions d’opposition (16 sièges pour la liste pro-Macky Sall, 7 pour celle d’Amadou Ba, etc.​). Cette nouvelle Assemblée acquise au pouvoir depuis début 2025 a voté sans tarder les réformes bloquées auparavant (suppression du CESE/HCCT, budget 2025, etc.)​.

2.3.Renforcement démocratique

Paradoxalement, le recours à la dissolution – perçu initialement comme un passage en force – a abouti à redonner la parole au peuple et à clarifier le jeu démocratique. Le président Faye a désormais tous les leviers institutionnels alignés pour appliquer son programme, ce qui est plus conforme à l’esprit du quinquennat présidentiel. La stabilité politique s’en trouve renforcée, même si une opposition affaiblie dénonce une concentration excessive des pouvoirs.

À cet égard, certaines nominations administratives ont suscité des critiques : malgré la promesse de ruptures, le gouvernement a nommé plusieurs dizaines de directeurs d’agences et d’entreprises publiques sans appel à candidature, ce qui a maintenu des pratiques de patronage partisan. Ces entorses aux principes méritocratiques ont fait grincer des dents, y compris chez des soutiens de Faye attachés à plus de transparence. Le pouvoir s’en défend en invoquant l’urgence à combler les postes vacants et en soulignant que l’assainissement des institutions prime.

Par ailleurs, en signe d’apaisement, le nouveau président a prôné la réconciliation nationale après les tensions des années précédentes. Rappelons que lui-même et Ousmane Sonko ont bénéficié d’une amnistie politique in extremis (fin mars 2024) pour sortir de prison et pouvoir concourir​. Dans le même esprit, Faye a évoqué des réparations aux victimes des troubles 2019–2023 (manifestations réprimées) : une commission d’indemnisation devait voir le jour, mais sa création a pris du retard​. Quant aux opposants emblématiques du régime Sall condamnés par le passé (Khalifa Sall, Karim Wade), leur sort reste en suspens ; aucune amnistie élargie ne s’est matérialisée en 2024, ce qui alimente le débat sur une “justice sélective”.

En définitive, le bilan institutionnel du gouvernement Faye après un an est contrasté : volontarisme réformateur (nettoyage des agences, justice, parlementarisme restauré) mais aussi premières frictions (procédures expéditives, soupçons de favoritisme dans les nominations). La seconde année de mandat sera cruciale pour traduire les recommandations d’assises et légiférer sur les garde-fous promis (loi sur les lanceurs d’alerte, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, etc.), afin de consolider un État de droit exemplaire comme annoncé.

Le président Bassirou Diomaye Faye, investi en avril 2024, a promis une gouvernance intègre et une « transformation systémique » du Sénégal. Un an plus tard, son gouvernement revendique des avancées en matière de transparence et de réformes, malgré les critiques sur la lenteur de certaines promesses.​

  1. Développement social (santé, éducation, emploi, social)

3.1. Politiques sociales et pouvoir d’achat

Répondre aux urgences sociales a été une priorité affichée dès les 100 premiers jours. Confronté à un coût de la vie élevé, le gouvernement a pris des mesures rapides pour soulager les ménages. Ainsi, dès juin 2024, il a imposé une baisse des prix sur plusieurs produits alimentaires de base (pain, huile, sucre, etc.)​. Cette initiative, saluée par la population, visait à honorer une promesse de campagne de Sonko et Faye de « casser » la vie chère par des subventions ou contrôles de prix.

De même, les tarifs de l’électricité ont été réduits en 2025 à la faveur de la baisse des coûts de production (consécutive à la renégociation de certains contrats énergétiques)​. Combinée à l’extension des branchements dans les zones mal desservies, cette mesure améliore directement le budget des foyers modestes.

En parallèle, le gouvernement a maintenu des programmes sociaux existants tels que les bourses de sécurité familiale ou la couverture maladie universelle et a garanti leur financement malgré les contraintes budgétaires. Aucune remise en cause brutale des filets sociaux de l’ère précédente n’a eu lieu – au contraire, l’équipe Faye cherche à accroître l’équité dans leur distribution.

L’eau potable a également fait l’objet d’un plan d’urgence : le projet « Eau potable pour tous » a été lancé pour intensifier les forages, châteaux d’eau et conduites dans les zones rurales et périurbaines, ce qui assure désormais un accès quotidien à l’eau à des milliers de foyers supplémentaires. Ces avancées concrètes améliorent la qualité de vie et renforcent la cohésion sociale, arguments que le pouvoir met en avant. Toutefois, certains chantiers sociaux annoncés patinent : par exemple, la création d’un mécanisme d’indemnisation des victimes des troubles politiques (2012–2023) est toujours en attente​, ce qui déçoit des familles endeuillées.

3.2. Santé et éducation

Sur le plan de la santé publique et de l’éducation, le nouveau gouvernement se heurte aux limites imposées par la crise financière de l’État. Les besoins sont immenses (hôpitaux, personnels, écoles, etc.) et les syndicats veillent au grain. En février 2025, le régime a fait face à sa première crise sociale : les médecins du secteur public se sont mis en grève pour réclamer des recrutements massifs, rapidement suivis par les enseignants du supérieur, exaspérés par le sous-effectif et le manque de moyens​.

Ces mouvements ont mis en lumière le dilemme du gouvernement : comment embaucher davantage de fonctionnaires et augmenter les salaires dans la santé/éducation, tout en tentant de réduire le déficit public ? Le ministre de l’Économie a assuré qu’il n’y aurait pas de coupes sombres dans les budgets sociaux et qu’au contraire, la dette serait réaménagée sans sacrifier les services essentiels​.

Un dialogue tripartite Gouvernement –Syndicats –Patronat a été initié fin février 2025 pour trouver des compromis, Sonko demandant aux syndicats de « mettre de côté un temps les grèves » le temps de redresser les comptes​. En réponse, quelques gestes ont été posés : déconcentration de certains recrutements, règlement de primes en retard, etc.

Le budget 2025 voté en décembre a aussi sanctuarisé des postes pour la santé et l’éducation, financés en partie par les économies réalisées ailleurs (train de vie de l’État) et par de nouveaux financements (emprunts ciblés, fonds de la Banque mondiale, etc.). Malgré cela, l’impatience sociale demeure. Les enseignants du primaire et secondaire attendent une revalorisation de leurs indemnités, pendant que les étudiants réclament de meilleures conditions pédagogiques.

Le gouvernement s’appuie sur les Assises de l’éducation (tenues juste avant l’alternance) pour guider ses actions, mais n’a pas encore lancé de grande réforme structurelle du système éducatif. Sur le front de la santé, il a promu la couverture maladie universelle bis (élargie aux personnes vulnérables non encore couvertes) et inauguré quelques centres de santé en zones rurales. Mais la promesse d’une refonte du système hospitalier attendra probablement le retour à plus de marge budgétaire.

En somme, le bilan social est mitigé : de bonnes intentions et quelques mesures symboliques (baisse des prix, accès eau/électricité) ont évité une grogne immédiate en 2024, mais les revendications de fond (emplois, salaires, qualité des services) persistent. Le défi pour Faye est de prouver que la rigueur budgétaire actuelle n’est que transitoire et que les fruits de la croissance future seront bien réinvestis dans le capital humain (écoles, hôpitaux, emplois jeunes) afin de réduire durablement la pauvreté (qui touche ~37% de la population) et le chômage des jeunes (presqu’un tiers des jeunes étaient sans emploi sous Macky Sall)​. Les attentes populaires restent élevées pour voir se concrétiser le slogan du « Sénégal nouveau » inclusif et solidaire.

  1. Infrastructures et aménagement du territoire

4.1. Grands projets et transports

Le nouvel exécutif s’est retrouvé à piloter des méga-projets hérités tout en imprimant ses priorités en matière d’infrastructures. Le Sénégal étant engagé dans l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse 2026 (JOJ), le président Faye a exigé d’accélérer l’achèvement des chantiers liés à cet événement​. Lors du Conseil des ministres du 24 octobre 2024, il a enjoint le Premier ministre Sonko de « prendre toutes les mesures immédiates » pour livrer dans les délais les infrastructures sportives, de transport, touristiques et logistiques promises pour les JOJ​. Une coordination interministérielle renforcée a été mise en place afin de respecter scrupuleusement les cahiers des charges fixés avec le CIO​.

Concrètement, cela concerne la finition du complexe sportif olympique de Diamniadio, l’amélioration des voiries et du système de transport entre Dakar et Diamniadio, ainsi que la préparation d’infrastructures d’accueil (hébergements, centre de presse, etc.). Le chef de l’État a insisté sur la rigueur budgétaire et le respect des échéances, conscient que la vitrine des JOJ ne doit pas se faire au prix de dérapages financiers​.

Cette pression semble avoir porté ses fruits : fin 2024, plusieurs projets ont été remis sur les rails avec de nouveaux calendriers resserrés. Par exemple, la Phase 2 du Train Express Régional (TER) de Dakar (extension jusqu’au centre-ville et à l’aéroport) a bénéficié de l’arrivée de nouvelles rames en décembre 2024, ce qui rapproche l’objectif de desservir complètement Diamniadio avant 2026. De même, des routes d’accès et le viaduc vers le nouveau stade olympique ont été déclarés « priorité nationale ».

Le Ministre des Infrastructures a multiplié les visites de chantiers pour résoudre les blocages (expropriations, paiements d’entreprises) et activer les financements. On note que le gouvernement, malgré ses critiques initiales envers certains projets phares de l’ancien régime, n’a pas stoppé les grands travaux en cours : autoroutes Ila Touba et vers Saint-Louis, port de Ndayane, Bus Rapid Transit de Dakar, etc., sont tous poursuivis – avec l’ambition affichée de mieux en maîtriser les coûts et la qualité.

4.2. Aménagement du territoire et urbanisation

L’équipe Faye entend également corriger les déséquilibres territoriaux. Alors que l’ère Sall avait beaucoup misé sur Dakar et Diamniadio, le nouveau pouvoir parle de désenclavement des régions. Profitant des fonds dégagés via les « diaspora bonds » et de la future rente pétrolière, le gouvernement a annoncé vouloir investir dans les infrastructures de base en zones rurales (pistes, adductions d’eau, électrification)​. Les projets Eau pour tous et électricité rurale déjà mentionnés s’inscrivent dans cette vision.

En outre, l’État s’attaque à l’urbanisation anarchique qui menace l’environnement et la sécurité. Un exemple notable : dès mai 2024, le Président a ordonné la suspension de tous les chantiers de construction sur le domaine public maritime (côtes) le temps de vérifier leur conformité​. Cette décision a mis à l’arrêt des projets immobiliers littoraux potentiellement illégaux et en violation des normes environnementales. Une commission d’audit des titres fonciers côtiers a été créée, marquant la volonté de protéger le littoral de la bétonisation sauvage.

L’aménagement urbain durable figure également dans le discours : le gouvernement promet de revoir les plans directeurs des grandes agglomérations (Dakar, Thiès, Mbour, etc.) pour mieux organiser l’urbanisme, intégrer les transports en commun et éviter les inondations chroniques. Quelques actions concrètes ont été engagées : des études ont été lancées pour un schéma directeur de Grand Dakar intégrant logements sociaux et espaces verts, le projet de pôles urbains régionaux a été relancé afin de déconcentrer l’attractivité économique hors de Dakar, et une réforme du code de l’urbanisme a débuté pour clarifier les procédures de lotissement.

Toutefois, ces chantiers structurels en sont aux phases préparatoires. Sur le terrain, les Sénégalais ont surtout constaté la continuité des infrastructures visibles (routes, ponts, trains) et le ralentissement de certains projets non-essentiels le temps de la revue générale. Par exemple, le très coûteux projet de hub administratif de Diamniadio a été mis en veille d’évaluation, afin de prioriser des investissements jugés plus urgents (écoles, centres de santé dans les régions).

En somme, le bilan infrastructurel du gouvernement Faye combine des accomplissements notables (accélération des projets JOJ, extension des services de base dans les zones défavorisées) et une orientation plus équilibrée du développement territorial, mais aussi des défis persistants (bouclage du financement des grands projets sans creuser la dette, maîtrise de l’urbanisation galopante de Dakar, etc.). Les experts estiment que si la croissance annoncée se confirme grâce au pétrole/gaz, le Sénégal pourra simultanément moderniser ses infrastructures structurantes et améliorer le quotidien des populations, à condition de maintenir une gestion rigoureuse et inclusive des projets​.

  1. Politique énergétique et environnementale

5.1. Transition énergétique et souveraineté

Sur le front de l’énergie, le gouvernement navigue entre deux impératifs : exploiter les nouvelles ressources fossiles pour le développement économique et préparer la transition vers des énergies plus propres. Le président Faye a clairement affiché la priorité de la souveraineté énergétique. Il a chargé son ministre du Pétrole et des Mines de renégocier tous les contrats pétroliers et gaziers jugés désavantageux, « pour les aligner sur l’intérêt public »​. Cette renégociation dépend étroitement des audits lancés dès le lendemain de l’investiture dans le secteur extractif​.

En particulier, les conditions d’exploitation du gaz Grand Tortue Ahmeyim (offshore avec la Mauritanie) et du pétrole de Sangomar par des compagnies étrangères (BP, Woodside…) sont passées au crible. L’ambition est d’augmenter la part des revenus de l’État et de renforcer les retombées locales (contenu local, emplois). Pour autant, malgré les discours en faveur du climat, il n’est pas question de freiner l’essor de l’industrie pétrogazière naissante au nom de la réduction des émissions​.

Le Sénégal compte sur ces hydrocarbures pour financer son développement : le Premier ministre Sonko l’a assumé, expliquant que le pays doit utiliser cette manne comme levier de transformation économique​. En parallèle, le gouvernement promet d’accélérer les investissements verts. Le programme énergétique inclut un volet renouvelables avec le déploiement de nouvelles centrales solaires (par exemple à Touba et Kahone) et éoliennes, ainsi que la modernisation du réseau pour intégrer ces sources intermittentes.

Le ministre de l’Énergie a annoncé fin 2024 un objectif de 40 % d’électricité d’origine renouvelable d’ici 2030, tout en soulignant que le mix ne saurait être dicté de l’extérieur​. Dakar a ainsi pris l’engagement d’adhérer à un Partenariat pour une transition énergétique juste, soutenu par des pays développés, afin de mobiliser 2,5 milliards € en faveur du verdissement du secteur électrique. Cet engagement devrait être entériné lors des grandes conférences climatiques, ce qui reflète la volonté du Sénégal de s’imposer comme un modèle de transition en Afrique.

Concrètement, dès 2025, une enveloppe de l’Union européenne et de la France doit appuyer l’électrification rurale bas-carbone (mini-réseaux solaires) et la conversion de certaines centrales du fioul vers le gaz (moins émetteur). Ici encore, la ligne de crête du gouvernement est d’allier pragmatisme et ambition verte : utiliser le gaz domestique comme énergie de transition (pour réduire les coûteuses importations de fuel et charbon) tout en bâtissant progressivement un parc renouvelable conséquent.

Les ONG environnementales restent vigilantes et soulignent que les plans gouvernementaux privilégient encore la mécanisation agricole et l’usage des engrais chimiques, fortement consommateurs d’énergie fossile, au détriment d’une transition vers l’agroécologie à grande échelle. Elles appellent le pouvoir à mieux concilier sa stratégie d’industrialisation avec les impératifs climatiques globaux.

5.2. Protection de l’environnement et ressources naturelles

Le Sénégal de Faye fait face à d’importants défis environnementaux exacerbés par le changement climatique : désertification au nord, érosion côtière à l’ouest, salinisation des terres et raréfaction des poissons​. Durant la campagne, ces thèmes ont été relativement discrets, mais le nouveau président – qui vient d’un milieu rural – a intégré dans son programme quelques mesures d’adaptation. En agriculture, on note des initiatives pour la diversification des cultures (afin de réduire la monoculture d’arachide), la création d’un Observatoire du monde rural chargé d’alerter les agriculteurs en cas d’aléas climatiques (sècheresse, inondations)​, ainsi que la promotion du « consommer local ».

Ces orientations vont dans le sens d’une plus grande résilience climatique, estiment des experts, mais devront être concrétisées et amplifiées​. En effet, certains choix parallèles – comme continuer à subventionner massivement les engrais chimiques ou encourager la motorisation agricole sans précaution – semblent en contradiction avec l’objectif d’agriculture durable prôné par les scientifiques​. Le gouvernement devra préciser sa stratégie agroécologique s’il veut réellement préserver la fertilité des sols à long terme.

Sur le littoral et la mer, l’action la plus remarquée a été la lutte contre la surpêche. Comme mentionné, Faye a décidé de réserver les 12 milles nautiques aux pêcheurs artisanaux, ce qui a contraint les chalutiers industriels à s’éloigner des côtes. Il a également promis de rediscuter les accords de pêche UE pour mieux protéger les stocks halieutiques et obtenu le déploiement de récifs artificiels afin de favoriser la reproduction des poissons​. Les spécialistes saluent ces mesures comme des pas importants pour reconstituer des écosystèmes marins durement touchés (les captures de certaines espèces ont chuté de moitié en 20 ans). Toutefois, ils soulignent qu’il faudra un suivi strict : la réussite dépendra de la capacité à faire respecter les restrictions (lutte contre la pêche illégale) et à renforcer les moyens techniques des pêcheurs locaux, sans quoi la diminution des licences étrangères pourrait n’avoir qu’un effet limité​.

En matière de biodiversité terrestre, le gouvernement a promis d’étendre les aires protégées et de lutter contre la déforestation (notamment en Casamance). La participation active du Sénégal à l’initiative de la Grande Muraille Verte sahélienne se poursuit, avec des campagnes annuelles de reboisement. De plus, Faye a insisté sur la « santé des écosystèmes » dans une approche Une Seule Santé, reliant la protection de la nature à celle des communautés humaines​. Des projets pilotes d’agroforesterie et de conservation des mangroves ont été relancés en collaboration avec des ONG locales.

Globalement, le bilan environnemental après un an montre une prise de conscience progressive au sommet de l’État : ce qui était un angle mort de la campagne tend à devenir un volet non négligeable de l’action publique. La nomination en 2024 d’un ministre de l’Environnement engagé (un ancien cadre d’ENDA Pronat) et l’intégration de la dimension climatique dans la Vision Sénégal 2050 confirment cette évolution. Cependant, les critiques estiment que les investissements “verts” demeurent modestes comparés aux dépenses engagées dans les hydrocarbures ou les infrastructures classiques.

Le président Faye a beau proclamer vouloir « épargner aucun effort pour l’unité africaine et l’indépendance nationale » y compris sur le plan environnemental​, il devra arbitrer entre des intérêts parfois divergents : par exemple, autoriser ou non de nouvelles explorations minières dans des zones écologiquement sensibles (le débat se pose pour le zircon de Casamance). Pour l’heure, la feuille de route environnementale se précise : freiner les abus (pêche prédatrice, constructions illégales), adapter l’agriculture et capitaliser sur la transition énergétique juste. Le véritable test sera la mise en œuvre soutenue de ces politiques sur le moyen terme, au-delà de l’effet d’annonce.

  1. Relations internationales et diplomatie

6.1. Positionnement régional et panafricain

Le changement de leadership à Dakar a eu des répercussions notables sur l’orientation diplomatique du Sénégal. Bassirou Diomaye Faye, dans son discours d’investiture, a juré de défendre « l’indépendance nationale » et de travailler à « l’unité africaine »​. Ce credo panafricaniste s’est traduit symboliquement par le changement de nom du ministère des Affaires étrangères, rebaptisé Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères​.

L’accent est mis sur la coopération régionale : le Sénégal version Faye veut renforcer la CEDEAO et l’Union africaine, et privilégier le règlement africain des crises africaines. Par exemple, lors du sommet extraordinaire sur le Niger (coup d’État de 2023), Dakar, autrefois aligné sur une ligne dure sous Macky Sall, a adopté une posture plus nuancée en privilégiant le dialogue et une solution négociée. De même, les relations avec les voisins jadis froides (Mali, Guinée) montrent des signes de dégel : les nouveaux dirigeants de ces pays, hostiles à l’ordre régional ancien, voient d’un bon œil l’arrivée d’un pouvoir sénégalais moins inféodé aux puissances occidentales.

Faye a ainsi rétabli des canaux de discussion avec Bamako et Conakry, en mettant l’accent sur la solidarité sahélienne pour renforcer la lutte antiterroriste et la stabilité sous-régionale. Son gouvernement a aussi intensifié les échanges avec la Gambie et la Mauritanie (coopération transfrontalière et énergétique, notamment pour le gaz offshore commun). Ce repositionnement afro-centré vise à asseoir le Sénégal en leader régional progressiste, aux côtés d’autres figures du renouveau politique africain.

Sur la scène continentale, le président sénégalais soutient activement l’agenda 2063 de l’UA et plaide pour une représentation accrue de l’Afrique dans la gouvernance mondiale (il appuie par exemple la demande d’un siège de l’UA au G20, obtenue en 2023, et la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU).

6.2. Alliances et nouveaux partenariats

Tout en réaffirmant son ancrage africain, le Sénégal de Faye n’entend pas rompre ses alliances traditionnelles, mais souhaite les rééquilibrer sur la base du respect mutuel. « Le Sénégal restera l’allié sûr et fiable de tout pays… respectueux », a déclaré le nouveau président après son élection​. Ce message s’adressait tant aux partenaires occidentaux (France, UE, États-Unis) qu’aux puissances émergentes (Chine, Turquie, pays du Golfe).

En pratique, la coopération militaire avec la France et les États-Unis se poursuit (exercices conjoints, base française de Ouakam maintenue), mais Dakar affiche une plus grande autonomie de ton. Par exemple, le gouvernement a exprimé sa volonté d’autonomie monétaire vis-à-vis du Trésor français : le ministre de l’économie Abdourahmane Sarr a appelé à plus d’indépendance pour la BCEAO (banque centrale de l’Union ouest-africaine) et à une politique monétaire plus adaptée aux besoins locaux​. Cela s’inscrit dans le projet à moyen terme de la monnaie ECO ou d’une réforme du franc CFA, en coordination avec les autres pays de l’UEMOA.

Sur le plan économique, le Sénégal cherche à diversifier ses investisseurs et alliés. En octobre 2024, le président Faye s’est rendu au forum d’affaires de Riyad (FII) où il a présenté la Vision Sénégal 2050 axée sur industrialisation, infrastructures et transition énergétique, et a invité les investisseurs internationaux (notamment saoudiens) à y prendre part​. Cette ouverture proactive vers le Moyen-Orient a déjà débouché sur des promesses d’investissements saoudiens et émiratis dans l’agro-industrie et la logistique au Sénégal.

De même, Dakar renforce ses liens avec la Turquie (chantier de coopération portuaire), la Chine (infrastructures et importation d’arachide, bien que Faye veuille rééquilibrer les termes de cet échange) et le Maroc (partenariats dans la formation professionnelle). Avec l’Union européenne, les relations demeurent bonnes mais sur un nouveau pied d’égalité : la révision des accords de pêche en est un exemple concret, et l’UE a par ailleurs accueilli favorablement les efforts anticorruption de Faye en promettant un soutien technique.

L’administration Faye-Sonko mise aussi sur sa diaspora comme relai diplomatique et économique. L’émission de diaspora bonds​, en plus d’un outil financier, est un moyen d’engager la diaspora dans le développement national et de renforcer les liens entre le Sénégal et ses ressortissants à l’étranger (quelque 3 à 4 millions de personnes). Le ministère des Sénégalais de l’extérieur a été rattaché à la présidence pour accentuer cette priorité.

6.3. Impact sur les politiques nationales

La nouvelle diplomatie a déjà des répercussions internes. Par exemple, la quête de financements alternatifs via le Golfe a permis de nouer des accords qui alimenteront des projets sociaux (un fonds koweïtien finance actuellement des forages dans le nord, suite à des discussions entamées en 2024). Le positionnement panafricaniste, lui, conforte la légitimité du gouvernement auprès d’une jeunesse sénégalaise sensible aux discours de souveraineté et de dignité.

En revanche, ce positionnement peut parfois inquiéter les milieux économiques traditionnels : certaines entreprises françaises ou occidentales s’interrogent sur la pérennité de leur accès au marché sénégalais. Jusqu’ici, Faye a veillé à ne pas envoyer de signal négatif aux investisseurs étrangers établis ; au contraire, il les a rassurés sur la stabilité des affaires tout en insistant qu’il n’hésiterait pas à défendre les intérêts du pays en cas de contrat léonin. Dans les faits, aucune expropriation ni rupture unilatérale de contrat n’a eu lieu pendant cette première année, malgré la rhétorique parfois sourcilleuse.

Un équilibre semble se dessiner : le Sénégal veut “décoloniser” sa politique étrangère sans tomber dans l’isolement. Il se pose en partenaire indépendant, capable de dire non (par ex. vote à l’ONU où Dakar a maintenu une ligne non-alignée sur certains dossiers) mais aussi en allié actif lorsqu’il s’agit de principes partagés (démocratie, lutte contre le terrorisme, climat). À ce titre, Faye a soutenu sur la scène internationale des causes panafricaines comme la lutte pour la restitution des avoirs illicitement placés à l’étranger ou l’annulation de la dette africaine – des thèmes qui rejoignent ses politiques internes d’assainissement financier et de justice sociale.

En résumé, après un an de pouvoir, le bilan diplomatique du gouvernement Faye se caractérise par un rééquilibrage des partenariats (moins de dépendance vis-à-vis de l’ancienne métropole, plus d’ouverture vers d’autres horizons)​, et par une mise en cohérence de la politique extérieure avec le projet national de souveraineté. Cela a globalement renforcé l’image du Sénégal sur la scène africaine, où il apparaît désormais comme un acteur de la nouvelle vague de dirigeants soucieux de « refonder le pacte post-colonial ». Les défis demeurent de préserver les investissements et l’aide précieuse des partenaires traditionnels tout en affirmant une voix autonome. Mais aux yeux de nombreux observateurs, Dakar réussit pour l’instant à rester ce « partenaire fiable » qu’il revendique, sans renier l’esprit de changement qui l’a porté au pouvoir​

  1. Conclusion

Le nouveau gouvernement sénégalais affiche un bilan contrasté mais non négligeable après un an d’exercice. Parmi les avancées, on compte la restauration de la transparence budgétaire, des mesures pro-pouvoir d’achat et anti-corruption, la remise en marche des institutions (avec une solide majorité parlementaire) et une diplomatie plus affirmée. La croissance économique s’annonce vigoureuse grâce aux ressources naturelles, et l’exécutif a posé des jalons pour que ces richesses profitent davantage au pays​.

Cependant, les défis sont tout aussi clairs : redresser des finances exsangues sans briser l’élan social, concrétiser les réformes légales promises, satisfaire des attentes populaires énormes en matière d’emploi, de services publics et de gouvernance exemplaire. Les critiques pointent la lenteur ou l’absence de certains changements annoncés (loi sur les lanceurs d’alerte retardée, nominations controversées, résultats tangibles des audits encore attendus), ainsi qu’un risque de dérives autoritaires malgré le vernis démocratique (accaparement de tous les pouvoirs par le parti au pouvoir).

Néanmoins, au regard de l’ampleur des obstacles hérités, la coalition Faye-Sonko a su éviter l’instabilité et maintient le cap de son projet de « Sénégal nouveau, souverain, juste et prospère », selon ses propres termes​. La deuxième année de mandat sera décisive pour transformer l’essai : il lui faudra accélérer la mise en œuvre des réformes socio-économiques et institutionnelles, tout en continuant de fédérer les énergies (administration, secteur privé, partenaires extérieurs) autour de sa vision stratégique. Les Sénégalais, de leur côté, continueront d’exercer leur vigilance citoyenne pour que le changement promis reste au service du peuple, dans la tradition d’une démocratie sénégalaise vivante et exigeante.

Dr. Abdourahmane Ba
Expert en Développement International, Évaluation des Politiques publiques, Suivi et Évaluation de Programmes

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Dr. Abdourahmane Ba, aba@inform-africa.com, ou rahurahan@gmail.com

Proposition de loi sur l’amnistie : Ayib Daffé clarifie la position de Pastef

Le président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, Ayib Daffé, a apporté des précisions importantes sur la nature de la proposition de loi déposée récemment par le député Amadou Ba, membre du même groupe. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, il a tenu à dissiper les confusions qui persistent dans l’opinion publique concernant le contenu de cette initiative parlementaire.

Selon lui, la proposition de loi introduite n’est ni une abrogation partielle ni une abrogation totale de la loi d’amnistie, comme cela a été souvent interprété à tort. Il s’agit, a-t-il souligné, d’une “proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie”, avec pour objectif de lever toute ambiguïté sur l’application de cette loi controversée.

“L’enjeu est de garantir la justice et la transparence dans l’interprétation de cette loi, dont les contours restent flous pour une grande partie des citoyens”, a déclaré Ayib Daffé. Il a ainsi réaffirmé l’attachement de Pastef à des principes clairs en matière d’État de droit, et sa volonté de défendre une lecture rigoureuse des textes législatifs.

Cette démarche, selon le groupe parlementaire, vise à éviter que des interprétations sélectives ou partisanes de la loi d’amnistie ne compromettent la quête de vérité et d’équité, notamment pour les victimes d’injustices ou d’abus.

Pastef entend ainsi jouer un rôle actif dans le débat parlementaire, en appelant à un examen approfondi de la loi d’amnistie, dans le respect des principes démocratiques.

Le FRAPP lance un front multi-lutte pour défendre les travailleurs et les victimes de spoliations foncières

Le Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) a officiellement lancé, ce mercredi 20 mars 2025, un front multi-lutte réunissant 49 collectifs issus du monde du travail, des syndicats et de groupes de victimes de spoliations foncières.

Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar, le mouvement a réaffirmé son engagement en faveur des travailleurs, des syndicats et des populations lésées, dans une dynamique de justice sociale, de réparations et de reddition des comptes.

Guy Marius Sagna, député à l’Assemblée nationale et secrétaire exécutif du FRAPP, a présenté les objectifs de ce nouveau front, né d’une volonté de mutualiser les luttes sociales et citoyennes. « Ce front multi-lutte a pour objectif d’impulser des réparations pour les injustices foncières, environnementales et celles vécues en milieu de travail », a-t-il déclaré.

Le leader du FRAPP a notamment évoqué les cas emblématiques de collectifs comme ceux de la SIAS, Ama Sénégal ou encore Sotrac, qui, selon lui, subissent des oppressions depuis plusieurs décennies sans que justice ne soit rendue.

Dans un contexte de transition politique et d’espoirs nourris par l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le FRAPP appelle les nouvelles autorités à passer à l’acte. « Nous allons rencontrer le gouvernement pour assurer un suivi rigoureux des difficultés rencontrées par nos membres. Il faut que les promesses de justice et de réparations deviennent des réalités concrètes », a insisté Guy Marius Sagna.

Le mouvement entend également engager un dialogue direct avec les ministères concernés pour un travail de monitoring et de suivi des différents dossiers. Il souligne aussi l’urgence de récupérer les ressources détournées, qui devraient initialement servir à indemniser les victimes. « Une partie des fonds destinés à nos membres a été détournée. Il est donc essentiel de récupérer ces ressources pour financer les réparations », a martelé le député.

Le FRAPP appelle enfin tous les citoyens engagés à rejoindre ce front multi-lutte afin de renforcer la pression pour faire aboutir les revendications. Le mouvement espère obtenir une audience rapide auprès des autorités pour enclencher des réponses concrètes aux injustices subies.

Seydi Gassama alerte sur les risques pour les participants au débat public et plaide pour une réforme des lois sur la liberté d’expression

Dans un message publié ce mercredi sur le réseau social X (anciennement Twitter), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a tiré la sonnette d’alarme sur les dangers qui pèsent sur les citoyens engagés dans le débat public. Il met en garde contre les poursuites judiciaires auxquelles peuvent être exposés ceux qui prennent la parole dans l’espace public, souvent sous le coup de l’émotion ou de la passion.

« Toute personne qui s’y engage risque, sous l’emprise de l’émotion ou de la passion, un dérapage verbal, pouvant mener à des poursuites pour diffamation, injures publiques, offense ou diffusion de fausses informations », écrit-il dans sa publication.

Face à cette menace, Seydi Gassama appelle à une réforme urgente du cadre juridique encadrant la liberté d’expression au Sénégal. Il plaide pour la suppression des peines privatives de liberté dans les cas de diffamation, d’injures ou de diffusion de fausses informations. « Il faut supprimer les peines privatives de liberté pour ces infractions et privilégier des sanctions pécuniaires », estime-t-il.

Selon le défenseur des droits humains, une telle réforme permettrait de trouver un juste équilibre entre la nécessité de sanctionner les abus de langage et celle de garantir le droit fondamental à la liberté d’expression. « Cela permettrait de préserver ce droit essentiel sans risquer l’incarcération pour des mots prononcés dans le feu de la discussion », insiste-t-il.

Solidarité/RSE: SWAMI Agri donne 2900 kits alimentaire aux populations de MBANE.

Swami Agri poursuit son engagement social à travers une troisième édition de distribution de kits alimentaires aux populations de la commune de Mbane. Cette année, 2 900 kits d’une valeur de 61 millions de francs CFA ont été offerts, marquant une augmentation par rapport aux 2 500 kits distribués l’an dernier.
Les populations de la commune de Mbane ont reçu 2 900 kits alimentaires, composés de riz, de pommes de terre, de sucre, d’huile, de dattes et de thé. Une initiative hautement saluée en cette période de Ramadan.

Selon Ousmane Niang, Directeur Administratif de Swami Agri, cette troisième édition de la distribution de « Soukeurou Koor » revêt une importance particulière, avec une augmentation notable du nombre de kits, passant de 2 500 l’année dernière à 2 900 cette année.

Profitant de la cérémonie de lancement officiel, M. Niang est revenu sur les autres actions entreprises dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). Parmi elles, l’adduction en eau potable pour plus de 15 villages, un programme d’appui à l’agriculture qui accompagne les paysans dans l’irrigation et l’aménagement des terres, ainsi que la construction de plusieurs infrastructures scolaires pour favoriser l’éducation des enfants de la localité.

Le volet sanitaire n’est pas en reste, les soins des populations souffrant de certaines pathologies ont été pris en charge gratuitement.

Présent lors de l’événement, l’adjoint au sous-préfet de l’arrondissement de Mbane, Abib Mbaye, a salué ces efforts et encouragé les initiateurs à pérenniser ces initiatives. Il a également lancé un appel aux autres entrepreneurs agricoles opérant dans la zone à  jouer leur partition pour le développement local.

Solidarité/RSE: SWAMI Agri donne 2900 kits alimentaire aux populations de MBANE.

Moustapha Cissé Lô s’insurge contre son inclusion dans la liste du Secrétariat exécutif de l’APR : “Je n’ai pas été consulté”

L’ancien président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé Lô, a vivement réagi suite à son inscription dans la liste du Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR). Dans une sortie remarquée, il a exprimé son profond désaccord, dénonçant une décision prise sans son consentement ni une quelconque consultation préalable.

“Je n’ai été ni informé ni consulté par le président Macky Sall à ce sujet”, a-t-il martelé, soulignant qu’une telle démarche constitue un manque de respect à son égard. Pour Cissé Lô, toute décision engageant son nom ou impliquant son adhésion au fonctionnement du parti devrait faire l’objet d’un échange direct, surtout au regard de son parcours et de son statut au sein de l’APR.

L’ancien député, connu pour ses prises de position tranchées, n’a pas mâché ses mots. Il a rappelé que sa loyauté ne saurait être tenue pour acquise sans une communication claire et formelle de la part des instances dirigeantes du parti. “Ce n’est pas en inscrivant un nom sur une liste que l’on obtient un soutien. Il y a des principes à respecter”, a-t-il ajouté.

Cette sortie de Moustapha Cissé Lô intervient dans un contexte politique tendu, à quelques jours de l’élection présidentielle, et alors que l’APR tente de resserrer les rangs autour de ses figures historiques. Son message semble clair : il refuse d’être instrumentalisé sans être partie prenante des décisions.

Liberté de la presse menacée au Sénégal : le CDEPS alerte sur une tentative de mise sous tutelle du secteur médiatique

Le Conseil des Éditeurs et Diffuseurs de Presse du Sénégal (CDEPS) tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de tentative de mise sous contrôle du secteur médiatique par les autorités sénégalaises. Dans un communiqué relayé par Sud Quotidien, le CDEPS dénonce une série de mesures « brutales et inouïes » qui, selon lui, portent atteinte aux fondements de la liberté de la presse dans le pays.

Parmi les faits les plus préoccupants, le CDEPS pointe du doigt les agissements de Télédiffusion sénégalaise (TDS-SA), accusée d’avoir interrompu ou dégradé le signal de quatorze chaînes de télévision locales, invoquant des retards de paiement supposés. Ces coupures auraient été effectuées sans préavis ni recours possible, créant ainsi une situation d’instabilité pour de nombreuses entreprises de presse audiovisuelle.

Le CDEPS signale également que plusieurs médias ont reçu des injonctions fermes leur ordonnant de cesser immédiatement leurs activités, au motif de non-conformité administrative. Ces médias s’exposeraient désormais à des poursuites pénales, ce que les responsables du CDEPS considèrent comme une volonté manifeste de criminaliser l’activité de presse.

« Cette logique de contrainte administrative semble cacher une volonté plus profonde : celle de soumettre les médias au bon vouloir du pouvoir politique, en remettant en question leur indépendance et leur rôle de contre-pouvoir », a déclaré Mamadou Ibra Kane, président du CDEPS, dans le communiqué.

Le CDEPS déplore également un manque de respect des principes fondamentaux tels que la séparation des pouvoirs et les règles de régulation de la presse, pourtant inscrits dans la Constitution sénégalaise et le Code de la presse. Le Conseil rappelle qu’un recours a été introduit en septembre 2024 contre l’arrêté portant création de la Commission d’examen et de validation des entreprises de presse, mais aucune réponse n’a été apportée à ce jour par les autorités.

Face à cette situation jugée alarmante, le CDEPS annonce une série d’actions fortes pour défendre la liberté de la presse. Parmi celles-ci, un rassemblement symbolique est prévu le 3 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le Conseil appelle également à une mobilisation générale, sollicitant l’appui des citoyens, de la société civile, des organisations de défense des droits humains et de la communauté internationale pour faire barrage à ces mesures jugées arbitraires et liberticides.

Le CDEPS insiste sur la nécessité de préserver un environnement médiatique libre, pluraliste et indépendant, garant de la démocratie et de l’État de droit au Sénégal.

Sénégal – Mission du FMI à Dakar : menace ou opportunité ?

Le Fonds monétaire international (FMI) a dépêché, ce 18 mars, une mission technique à Dakar. Objectif : rencontrer le ministre de l’Économie, Abdourahmane Sarr, et celui du Budget, Cheikh Diba, pour examiner en profondeur l’audit récemment publié par la Cour des comptes du Sénégal. Cette visite intervient dans un contexte économique tendu, marqué par des révélations alarmantes sur le niveau réel d’endettement du pays.

Il y a quelques semaines, le Premier ministre Ousmane Sonko avait jeté un pavé dans la mare en révélant que la dette publique du Sénégal avait été sous-estimée. Le rapport de la Cour des comptes est venu conforter cette déclaration, en révélant une dette frôlant les 100 % du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà des chiffres officiels communiqués précédemment.

Ces nouvelles données ont conduit le FMI à examiner de près la situation. L’institution, qui avait déjà suspendu son programme de soutien au Sénégal – un accord de 1,8 milliard de dollars signé en 2023 sous l’ancien président Macky Sall, dont 770 millions avaient déjà été décaissés –, semble aujourd’hui vouloir réévaluer sa position à l’aune de ces nouvelles informations.

Selon Jeune Afrique, le FMI aurait exprimé une vive inquiétude face à l’ampleur de la dette sénégalaise. Avant même la publication du rapport de la Cour des comptes, l’institution s’était rapprochée de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour obtenir des clarifications sur la santé financière du pays. Cette démarche souligne le niveau de vigilance du FMI et le sérieux des signaux d’alerte.

Le risque est clair : un pays dont la dette atteint un tel niveau pourrait rencontrer de grandes difficultés pour lever des fonds sur les marchés ou bénéficier de nouveaux financements internationaux. Cela pourrait freiner la mise en œuvre des projets du nouveau gouvernement.

Mais cette mission n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour Dakar. Si le FMI valide les nouveaux chiffres communiqués par les autorités sénégalaises et obtient des garanties sur une meilleure gestion des finances publiques, un nouveau programme pourrait être lancé.

« Une fois que nous aurons terminé l’examen du dossier, nous ferons un retour à notre conseil d’administration, qui statuera », a confié un porte-parole du FMI au journal panafricain. Les partenaires diplomatiques du Sénégal, eux, espèrent un compromis rapide. Certains plaident déjà pour une dérogation permettant de débloquer des fonds dès avril, afin de soutenir les projets du gouvernement en place.

L’arrivée du FMI à Dakar s’inscrit dans un moment décisif pour le Sénégal. Certes, l’état des finances publiques suscite de vives préoccupations, mais cette mission pourrait également ouvrir la voie à une meilleure transparence budgétaire et à un redémarrage des relations financières internationales. Le pays est suspendu aux conclusions de cette mission, qui pourraient, à court terme, peser lourdement sur son avenir économique.

Aziz Ndiaye persiste et signe : « À ce rythme, les prix baisseront davantage »

Alors que ses propos sur une baisse prochaine des prix des denrées de première nécessité ont suscité une vive polémique, Aziz Ndiaye ne fléchit pas. Ciblé par des critiques virulentes de certains chroniqueurs, l’homme d’affaires est monté au créneau pour défendre ses déclarations et clarifier sa position.

« Je ne suis ni journaliste ni chroniqueur. Je suis un opérateur économique et je maîtrise très bien le secteur. À ce rythme, les prix baisseront davantage », a-t-il déclaré avec assurance, balayant les attaques dont il fait l’objet.

Aziz Ndiaye met en avant les efforts du gouvernement pour soulager les ménages face à la cherté de la vie. Selon lui, les autorités ont consenti à de nombreux sacrifices, notamment en prenant en charge une part importante des taxes sur les produits de grande consommation. Ces mesures, affirme-t-il, visent à atténuer l’impact de la conjoncture économique sur le panier de la ménagère.

L’homme d’affaires appelle à une lecture objective de la situation et insiste sur la nécessité de reconnaître les initiatives en cours. « Le gouvernement agit. Il y a une dynamique, et si elle se poursuit, les prix continueront à baisser », soutient-il.

Chantiers inachevés : Le Président appelle à un changement de méthode dans la gestion des infrastructures publiques

Le Président de la République a exprimé, ce mercredi 19 mars, lors du Conseil des ministres, sa vive préoccupation face à la persistance des chantiers inachevés à travers le pays. Ces retards, qui touchent des secteurs névralgiques tels que l’éducation, la santé, l’énergie, les infrastructures routières et les équipements sportifs, freinent le développement socio-économique et compromettent l’amélioration des conditions de vie des populations.

Face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le Premier ministre de procéder à un recensement exhaustif de tous les chantiers en souffrance, ministère par ministère. Cette démarche vise à dresser un état des lieux précis de l’avancement des projets, afin d’identifier les blocages et de proposer des solutions concrètes pour leur finalisation, dans le strict respect des règles des marchés publics et des procédures de l’Agence judiciaire de l’État.

Au-delà de la question des chantiers, le Président a également insisté sur la nécessité de revoir les méthodes de mise en œuvre des politiques publiques. Il a appelé à une évaluation approfondie des programmes de développement en cours, notamment le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), PROMOVILLES, le Programme National de Développement Local (PNDL) et le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers (PUMA).

L’objectif est de renforcer la coordination et la mutualisation des interventions de ces différents programmes, afin de favoriser une meilleure territorialisation des politiques publiques et une optimisation des investissements réalisés. Le Chef de l’État souhaite ainsi impulser une nouvelle dynamique dans la gouvernance des projets publics, en mettant l’accent sur l’efficacité, la transparence et la redevabilité.

Fédération Sénégalaise de Karaté : Les Présumés Détourneurs de Fonds Dos au Mur

Les présumés auteurs de détournements de fonds publics au sein de la Fédération Sénégalaise de Karaté sont désormais face à la justice. Placés en garde à vue le mardi 18 mars 2025 dans les locaux de la Division des Investigations Criminelles (DIC), ils ont été transférés au commissariat du Port, où ils ont passé la nuit avant de comparaître ce mercredi devant le juge du troisième cabinet du tribunal hors classe de Dakar.

La justice leur a offert une alternative : une forme de médiation pénale, à condition de verser une caution collective de 37 millions de francs CFA au plus tard ce jeudi 20 mars 2025. Faute de quoi, ils risquent d’être placés sous mandat de dépôt.

Alors que le président de la Ligue Régionale de Karaté de Dakar, M. Bescaye Diop, n’a cessé de dénoncer la mauvaise gestion des fonds publics au sein de la FSKDA, cette affaire marque un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité.

Derrière les murs du commissariat central de Dakar, les mis en cause jouent désormais leur dernière carte — ou leur dernier kata — pour éviter la case prison.

A.Saleh

Escroquerie sur les fonds Covid-19 : le comédien Moussa Seck placé sous mandat de dépôt

L’artiste-comédien Moussa Seck est au cœur d’un scandale financier retentissant. Il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le juge du cinquième cabinet financier pour escroquerie portant sur les deniers publics, faux et usage de faux.

Selon le journal Libération, cette arrestation fait suite à une enquête de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), qui a mis à jour une vaste opération frauduleuse liée à la convention État-employeurs, mise en place durant la période de la pandémie de Covid-19 pour soutenir les entreprises impactées.

Moussa Seck est accusé d’avoir monté un faux dossier comportant des employés fictifs, ce qui lui a permis de percevoir indûment la somme de 8,8 millions de francs CFA versée par l’État. La Division des investigations criminelles (DIC) l’a interpellé avant de le présenter au Pool judiciaire financier (PJF), ce mercredi 19 mars, suite à un mandat d’amener émis dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après le rapport accablant de l’Ofnac.

Le comédien n’est d’ailleurs pas le seul mis en cause dans cette affaire. Deux autres personnes avaient déjà été inculpées pour concussion, selon les informations de Libération. L’enquête suit son cours, mais les premiers éléments laissent présager un scandale aux ramifications profondes, susceptible d’éclabousser plusieurs autres bénéficiaires frauduleux de cette convention.

L’affaire suscite déjà de vives réactions dans le milieu artistique et au sein de l’opinion publique, tant elle jette une ombre sur l’intégrité de certaines figures médiatiques bénéficiant de la confiance du public.

Polémique autour des propos du porte-parole du gouvernement sur le décès de Mamadou Moustapha Ba : Madiambal Diagne réagit vivement

La sortie du porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, continue de faire des vagues au sein de l’opinion publique. En réaction à ses propos jugés ambigus sur les circonstances du décès de l’ancien ministre des Finances, Mamadou Moustapha Ba, le journaliste Madiambal Diagne n’a pas tardé à exprimer son indignation.

Dans un tweet publié mercredi, Madiambal Diagne a critiqué la teneur des déclarations de Moustapha Sarré, estimant qu’elles laissaient entendre que les autorités françaises — pays où le défunt est décédé — auraient couvert un acte criminel.

« Cette affirmation, du porte-parole du gouvernement du Sénégal, laisserait croire que les autorités de la France, pays où Moustapha Ba est mort, auraient fermé les yeux sur un meurtre ! », a écrit le journaliste, visiblement préoccupé par la gravité d’une telle insinuation.

Face à la polémique, Moustapha Sarré a tenté de nuancer ses propos à travers un post sur les réseaux sociaux, évoquant des manipulations et une mauvaise interprétation de ses déclarations. Pourtant, l’affaire continue de susciter de vives réactions, et son nom reste au cœur des discussions.

Plus inquiétant encore, les avocats de la veuve de Mamadou Moustapha Ba ont réclamé l’audition immédiate du porte-parole du gouvernement, exigeant qu’il fournisse les preuves de ses allégations. Ils estiment que de tels propos, s’ils ne sont pas étayés, sont de nature à semer le doute et à blesser la mémoire du défunt ainsi que sa famille.

Cette affaire met une fois de plus en lumière la responsabilité des autorités publiques dans la maîtrise de leur communication, surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que le décès d’une personnalité publique.

Alors que l’émotion reste vive, une clarification officielle du gouvernement est attendue pour calmer les esprits et éviter tout malentendu diplomatique ou judiciaire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°425 – 20/03/2025

🔴 « [MOUSTAPHA BA] A ÉTÉ TUÉ DANS DES CONDITIONS TROUBLES », AVANCE LE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT : QUE LE PROCUREUR S’AUTOSAISISSE « CI NJEKK » !
🔴 POURSUITES PÉNALES ET COUPURE DE SIGNAL DES TÉLÉS : LE FAUX CONTRE LA PRESSE

🔴 ÉQUIPE NATIONALE : BLANC-SEING DE LA FIFA À ASSANE DIAO ET YEHVANN DIOUF
🔴 COUPE DE LA LIGUE (4e J.) : DSC, PREMIER QUALIFIÉ POUR LES 8es !

Réforme des infrastructures publiques : vers un nouveau rôle pour l’AGETIP et l’ADM

Le président de la République a donné de nouvelles orientations pour le pilotage des infrastructures publiques lors du Conseil des ministres de ce mercredi 19 mars. Il a chargé le Premier ministre d’examiner les modalités de repositionnement de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) afin qu’elle puisse assurer la réalisation de certaines infrastructures essentielles, avec des coûts plafonnés et un mode de financement maîtrisé sur plusieurs années.

Dans la même dynamique, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de redéfinir le cadre d’intervention de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public contre le Sous-emploi (AGETIP) et de l’Agence de Développement Municipal (ADM). Il a ainsi demandé au Premier ministre, au ministre des Finances et du Budget, ainsi qu’au ministre des Collectivités territoriales, de travailler en concertation avec les partenaires techniques et financiers de l’État pour mettre en place un nouveau modèle de gestion, en cohérence avec les objectifs de l’Agenda National de Transformation et les politiques de promotion de l’emploi des jeunes.

Dans cette perspective, le président a souligné l’importance de dresser un état des lieux complet des projets sectoriels sous maîtrise d’ouvrage déléguée par l’AGETIP et l’ADM. Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre ces deux entités pour assurer une gestion plus efficace et harmonisée des projets d’infrastructures publiques.

Arrestation de Baba Aidara : le journaliste poursuivi pour concurrence déloyale après la vente de pain à bas prix

Le journaliste et entrepreneur Baba Aidara a été arrêté ce mercredi à Saint-Louis pour des faits de concurrence déloyale liés à l’exploitation de sa boulangerie. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il a expliqué les circonstances de son arrestation, affirmant qu’il s’agissait d’un acte de solidarité envers les habitants de son quartier.

Propriétaire d’une boulangerie à Saint-Louis depuis 2023, Baba Aidara a décidé de fixer le prix de la miche de pain à 100 francs CFA, soit la moitié du tarif habituellement pratiqué dans la ville, fixé à 200 francs CFA. Selon lui, cette décision faisait suite à la baisse du prix du sac de farine, passé de 22 000 à 16 000 francs CFA.

« Je suis à l’intérieur d’une voiture de la police. Mon seul tort, c’est que j’ai grandi dans un quartier pauvre. Et Dieu a fait que j’ai les moyens d’ouvrir une boulangerie à Saint-Louis. Je me suis dit qu’en tant que résident du quartier, je vais diminuer le prix du pain », a-t-il déclaré dans sa vidéo.

Son initiative visait à alléger les charges des ménages en cette période économique difficile. Toutefois, cette réduction drastique du prix du pain a suscité la colère de plusieurs boulangers locaux, qui y ont vu une concurrence déloyale menaçant l’équilibre du marché.

Les autorités ont rapidement réagi en procédant à l’arrestation du journaliste, l’accusant de ne pas respecter les règles établies par l’Union des boulangers. Ces derniers estiment que la tarification du pain doit suivre des normes précises pour éviter toute distorsion du marché.

Baba Aidara, de son côté, rejette toute intention de nuire à ses confrères boulangers. Il soutient que son action était motivée par un souci d’entraide et qu’il ne faisait qu’adapter son prix aux nouvelles réalités du coût des matières premières.

Drame à Mabo : deux enfants meurent dans l’éboulement d’une carrière de sable

Un tragique accident s’est produit à Mabo, un village de la région de Kaffrine, où deux jeunes garçons ont perdu la vie et un autre est grièvement blessé à la suite de l’éboulement d’une carrière de sable. Ce drame relance la question de la sécurité autour des sites d’extraction laissés à l’abandon dans plusieurs localités du pays.

Le drame s’est déroulé alors qu’un groupe d’enfants, âgés de 6 à 8 ans, s’amusaient à cache-cache dans une excavation creusée par des ramasseurs de sable. Selon les informations relayées par L’Observateur, les jeunes garçons étaient en train de jouer lorsqu’une partie du sol s’est effondrée, les ensevelissant sous des tonnes de sable.

Parmi les victimes, Pape Sy Dramé, âgé de 7 ans, a été retrouvé sans vie sous les décombres. Sader Sakho, 8 ans, a été extrait des gravats en détresse respiratoire et transporté d’urgence à l’hôpital régional de Kaffrine. Initialement, les secouristes n’avaient recensé que ces deux victimes. Cependant, plus tard dans la soirée, la mère du petit Ousmane, âgé de 6 ans, a signalé sa disparition. Après plusieurs heures de recherches, son corps a finalement été découvert sans vie, portant le bilan à deux morts et un blessé grave.

Alertés par les cris des autres enfants présents, les villageois se sont précipités sur les lieux du drame pour tenter de secourir les victimes. Armés de pelles et de leurs propres mains, ils ont fouillé frénétiquement les décombres pour tenter d’extraire les enfants ensevelis. Malheureusement, la rapidité de l’intervention n’a pas suffi à sauver Pape Sy Dramé et Ousmane, dont les corps ont été extraits sans vie.

Les dépouilles des deux jeunes garçons ont été remises à leurs familles pour leur inhumation, dans une atmosphère de tristesse et de consternation qui a frappé toute la communauté de Mabo.

Ce drame met en lumière la problématique des carrières de sable exploitées de manière anarchique et abandonnées sans mesures de sécurisation. Ces sites, souvent creusés près des villages, deviennent des pièges mortels pour les habitants, en particulier les enfants qui s’y aventurent pour jouer.

Les autorités locales sont appelées à renforcer la réglementation et à exiger des mesures de sécurité plus strictes autour des zones d’extraction. À plusieurs reprises, des accidents similaires ont été signalés dans différentes régions du pays, mais les actions concrètes tardent à se mettre en place.

Affaire de trafic de migrants : le maire de Dionewar et ses complices en détention provisoire

L’affaire du trafic de migrants impliquant le maire de Dionewar, Lassana Sarr, prend une nouvelle tournure. Présentés ce mardi 18 mars 2025 devant le parquet financier après leur arrestation par la brigade de gendarmerie de Foundiougne, l’édile et ses six co-accusés ont bénéficié d’un retour de parquet ce mercredi 19 mars. Selon les informations rapportées par la RFM, ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.

L’enquête a été déclenchée à la suite de l’interception d’une embarcation transportant 241 candidats à la migration irrégulière. Ces migrants, en quête d’une vie meilleure, tentaient de rallier clandestinement les côtes européennes dans des conditions extrêmement précaires. Alertées, les forces de sécurité sont intervenues pour secourir ces personnes, avant d’ouvrir une enquête sur le réseau qui organisait ces départs illégaux.

Les investigations ont rapidement conduit à l’arrestation du maire de Dionewar, soupçonné d’être un acteur clé dans l’organisation de ces voyages clandestins. Ses complices présumés, dont des passeurs et des logisticiens, auraient joué un rôle actif dans la mise en place de l’itinéraire et la collecte des fonds auprès des candidats au voyage.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le réseau démantelé fonctionnait selon un mode opératoire bien rodé. Les migrants, souvent issus de milieux défavorisés, étaient approchés par des intermédiaires qui leur promettaient un passage sécurisé vers l’Europe moyennant des sommes conséquentes. Une fois le paiement effectué, ils étaient acheminés vers des points de départ discrets, notamment sur les côtes du Sine-Saloum, où des embarcations de fortune les attendaient.

Ce mode opératoire n’est pas sans rappeler les nombreuses tragédies qui ont endeuillé le Sénégal ces dernières années, avec des centaines de jeunes périssant en mer faute de conditions de voyage sécurisées.

L’implication d’un élu local dans une affaire aussi grave suscite l’indignation. Le maire de Dionewar, censé incarner l’autorité et la protection de ses administrés, se retrouve au cœur d’un scandale qui met en lumière la complexité du phénomène migratoire au Sénégal.

Les autorités judiciaires, conscientes de l’ampleur de l’affaire, ont promis d’aller au bout de l’enquête afin d’identifier l’ensemble des ramifications du réseau. Pour l’instant, la détention provisoire de Lassana Sarr et de ses complices permet aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations et de déterminer si d’autres personnalités ou structures sont impliquées.

Emploi : le ministère du Travail s’allie avec des entreprises privées pour favoriser l’insertion des jeunes

Dans le cadre de sa politique de promotion de l’emploi, le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions procédera, ce jeudi 20 mars 2025, à la signature de conventions de partenariat avec plusieurs entreprises privées. La cérémonie, qui se tiendra à la Sphère ministérielle Habib Thiam de Diamniadio à partir de 9 heures, rassemblera divers acteurs du monde du travail, de l’administration publique et du secteur privé.

L’objectif de cet accord est de renforcer la collaboration entre l’État et les entreprises privées afin de faciliter l’accès à l’emploi des jeunes diplômés et des demandeurs d’emploi. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention État-employeurs privés, un dispositif mis en place pour formaliser les engagements mutuels et encourager l’embauche à travers des mécanismes incitatifs.

Selon un communiqué relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), cette démarche vise à structurer la coopération entre la direction de l’Emploi et les entreprises partenaires, en mettant en place un cadre réglementé qui garantira un accompagnement plus efficace des jeunes en quête d’une première expérience professionnelle.

Le partenariat prévoit notamment des programmes de stages rémunérés, des formations en entreprise et des opportunités d’embauche pour les bénéficiaires. Ces actions permettront non seulement d’améliorer l’employabilité des jeunes, mais aussi d’assurer aux entreprises un vivier de talents formés et adaptés à leurs besoins.

Plusieurs parties prenantes seront présentes à la cérémonie de signature, parmi lesquelles des représentants de l’administration publique, des organisations patronales et syndicales, ainsi que des partenaires techniques et financiers de la direction de l’Emploi. Les entreprises signataires et les jeunes stagiaires retenus dans le cadre de ce programme participeront également à l’événement.

L’implication du secteur privé est essentielle pour garantir le succès de cette initiative. En intégrant les jeunes dans leurs structures, les entreprises contribuent non seulement à la réduction du chômage, mais aussi à la dynamisation du marché du travail en renforçant leurs effectifs avec des profils compétents et formés aux réalités du terrain.

Le chômage des jeunes reste une préoccupation majeure au Sénégal, avec un taux particulièrement élevé chez les diplômés de l’enseignement supérieur. En réponse à cette problématique, l’État multiplie les initiatives visant à faciliter l’insertion professionnelle, notamment à travers des incitations fiscales pour les employeurs, des subventions à l’embauche et des formations adaptées aux exigences du marché du travail.

En renforçant le dialogue entre le public et le privé, cette nouvelle convention ambitionne de créer un cadre plus structuré et plus efficace pour favoriser l’insertion des jeunes. Elle ouvre également la voie à une meilleure articulation entre les politiques publiques et les besoins réels des entreprises, dans un contexte où la compétitivité et l’adéquation formation-emploi sont des enjeux cruciaux pour le développement du pays.

Procès Ardo Gningue : le procureur requiert six mois de prison dont trois ferme, verdict attendu le 26 mars

L’activiste et chroniqueur Ardo Gningue a comparu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre aux accusations de « discours contraire aux bonnes mœurs ». Lors de l’audience, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a tenté de s’expliquer devant le juge, affirmant qu’il s’agissait d’une erreur qu’il ne répétera plus.

Tout est parti d’un post publié sur Facebook, dans lequel il aurait utilisé un terme jugé inapproprié. Face aux magistrats, Ardo Gningue a soutenu que ses propos avaient été mal interprétés et qu’il n’avait jamais eu l’intention d’insulter ou de heurter qui que ce soit. Il a expliqué que sa publication était une réaction à des menaces dont il faisait l’objet sur les réseaux sociaux, notamment de la part de militants politiques qui l’auraient averti qu’il ne pourrait pas passer la Korité chez lui.

Le procureur, cependant, n’a pas été convaincu par ces explications. Il a fermement condamné le choix de mots de l’accusé et son comportement sur les réseaux sociaux, rappelant que les figures publiques se devaient d’adopter un langage responsable. Il a insisté sur le fait qu’Ardo Gningue ne pouvait ignorer la portée de ses propos et que son influence en tant que chroniqueur impliquait une responsabilité supplémentaire. Il a également souligné que l’usage de termes vulgaires ou insultants sur la place publique n’était pas acceptable, et qu’une sanction exemplaire était nécessaire pour éviter la banalisation de ce genre de comportements.

Estimant que de telles déclarations ne pouvaient rester impunies, le procureur a requis une peine de six mois de prison, dont trois mois ferme, contre Ardo Gningue. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict le 26 mars prochain. Ce procès relance une fois de plus le débat sur l’usage des réseaux sociaux et la responsabilité des personnalités publiques dans leurs prises de parole.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 19 Mars 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 19 mars 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a évoqué les visites de courtoisie et de présentation de condoléances qu’il a effectuées à Touba et à Darou Mouhty, le samedi 15 mars 2025. Il a adressé ses remerciements au Khalife général des Mourides, Serigne
Mountakha Bassirou MBACKE et à l’ensemble des chefs religieux rencontrés, pour leur accueil chaleureux, la qualité des échanges et les prières formulées pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité.
           Le Président de la République a abordé la problématique de l’audit des chantiers et travaux inachevés et du changement de paradigme dans le pilotage de la réalisation optimale des infrastructures publiques. En effet, il est constaté, depuis plusieurs années, un nombre important de chantiers inachevés dans plusieurs localités du Sénégal. C’est le cas dans les secteurs de l’enseignement supérieur, de l’éducation, de la formation professionnelle et technique, de la santé, de l’énergie, de l’assainissement, des routes et des sports. Aussi, a-t-il demandé au Premier Ministre de faire procéder dans chaque ministère, au recensement exhaustif des projets de construction inachevés et de proposer les voies et moyens de restructuration et de relance desdits chantiers, dans le respect du code des marchés publics et des procédures du ressort de l’Agence judiciaire de l’Etat. Il a également souligné l’urgence de faire le point sur les projets relevant du PUDC, de PROMOVILLES, du PNDL et du PUMA, différents programmes dont la mutualisation des interventions participe du renforcement de l’efficacité de la territorialisation des politiques publiques.
           Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé au Premier Ministre d’examiner les possibilités de repositionnement institutionnel de l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices publics (ACBEP) dans le pilotage de la réalisation de certaines infrastructures publiques de base avec des coûts plafonds homologués et un mode de financement pluriannuel budgétaire maitrisé. Dans le même sillage, il a indiqué au Premier Ministre, au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre en charge des Collectivités territoriales, la nécessité de définir avec les partenaires techniques et financiers de l’Etat, un nouveau format d’intervention de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt public contre le sous-emploi (AGETIP) et de l’Agence de Développement municipal (ADM) en cohérence avec le cadrage budgétaire, les principes directeurs de l’Agenda national de Transformation et les stratégies de promotion de l’emploi des jeunes. Dès lors, il a relevé la nécessité de faire la situation exhaustive de tous les projets sectoriels développés ou placés sous la maitrise d’ouvrage déléguée de l’AGETIP et de l’ADM et de veiller à la synergie d’actions de ces deux entités publiques aux statuts particuliers.
           Par ailleurs, le Président de la République a invité le Ministre des Finances et du
Budget et le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires à engager la réflexion, avec toutes les parties prenantes, sur un nouveau modèle de consolidation des financements disponibles en vue de la réalisation de projets publics prioritaires dans chaque pôle-territoire identifié. 
           Soulignant la priorité accordée à l’emploi des jeunes, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement que la jeunesse de la population doit inciter l’Etat et les acteurs économiques et sociaux à travailler ensemble pour promouvoir l’entreprenariat et l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi sur l’étendue du territoire national. Il a demandé au Premier Ministre et au Ministre en charge de l’Emploi d’accélérer la finalisation, avant fin avril 2025, du document portant « Nouvelle Politique nationale de l’Emploi ». Il a souligné l’impératif d’asseoir un système d’information gouvernemental performant et fiable sur le marché du travail en cohérence avec les bases de données des diplômés de la formation professionnelle et technique dans les centres et les Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) notamment.
           Le Président de la République a invité le Premier Ministre à accélérer l’harmonisation des interventions et la mutualisation des ressources de toutes les structures publiques de promotion de l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes.
         Abordant la question de la modernisation du système de retraite et de sécurité sociale, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de placer cette problématique au cœur de la valorisation du travail et de la politique de protection sociale de l’Etat. Aujourd’hui, la structure de la population sénégalaise et l’allongement progressif de l’espérance de vie appellent une anticipation dans la gestion financière des dépenses sanitaires et sociales notamment celles liées à la retraite et à la sécurité sociale. Il a demandé au Ministre en charge du Travail et de l’Emploi, de finaliser, en relation avec les partenaires sociaux, le projet de Code unique de Sécurité sociale, texte de loi devant contribuer à améliorer significativement la gouvernance des institutions de prévoyance sociale [Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES), Caisse de Sécurité sociale (CSS) et Institution de Prévoyance Maladie (IPM)].
           Dans le même élan, le Président de la République a invité le Ministre des Finances et du Budget à attacher une importance particulière à la maitrise des dépenses de santé des agents de l’Etat, à la viabilité financière de la Couverture sanitaire Universelle et surtout à l’équilibre systématique et durable du Fonds national de Retraite (FNR). A cet effet, il a invité le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre en charge du Travail à faire le point, avant fin juillet 2025, sur la situation financière du système de retraites (FNR et IPRES) et ses perspectives d’évolution, au regard des dynamiques du marché du travail à court, moyen et long terme.
           Enfin, il a souligné la nécessité d’examiner les possibilités de revalorisation des pensions de retraite les plus faibles et d’engager avec les agents de l’Etat, les travailleurs et les partenaires sociaux, un processus d’incitation à la mise en place accélérée de retraites supplémentaires par capitalisation.
          Dans sa communication, le Premier Ministre a souligné les préoccupations récurrentes des producteurs agricoles relativement aux difficultés d’écoulement des récoltes de certains produits, notamment arachidiers, horticoles et de maïs, du fait principalement de dysfonctionnements notés dans les circuits de commercialisation.
           À cet égard, il a noté l’exigence de garantir le fonctionnement adéquat de toutes les composantes des filières agricoles, y compris l’intervention des intermédiaires financiers, au regard de l’objectif de souveraineté alimentaire de l’Agenda Vision Sénégal 2050. Face à cette situation, et en perspective des fêtes de Korité et de Pâques, avec les charges encourues par les ménages, il a invité les Ministres en charge de l’Agriculture, des Finances et du Commerce, à lui soumettre, en vue de l’approbation par le Président de la République, les mesures urgentes à déployer, au plus tard le lundi 24 mars 2025, pour trouver une solution à la situation des stocks en souffrance de la production notamment arachidière, horticole et de maïs. De manière plus structurelle, il a demandé aux Ministres susvisés de mettre en place, au plus tard à mi-avril 2025, un cadre de concertation interministériel consacré à la problématique de la commercialisation des produits agricoles de façon plus globale.
            Abordant le deuxième point de sa communication, le Premier Ministre a rappelé que l’option fondamentale du Gouvernement pour la transformation systémique du Sénégal requiert le renforcement de la culture de la performance dans l’Administration publique aussi bien à l’échelle de chaque entité des secteurs publics et parapublics qu’à celle des agents de ces entités. Il a noté les avancées induites, au niveau réglementaire, par la transposition par le Sénégal du cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA, notamment l’institution de la gestion axée sur les résultats. Toutefois, le Premier Ministre a déploré l’inefficacité du dispositif du fait de la faible adhésion des acteurs clés, du retard accusé dans la mise en place de ce dispositif dans son volet suivi-évaluation mais, surtout, de l’absence de solides règles établies en matière de fixation d’objectifs individuels annuels aux agents et d’évaluation de leurs performances. Cette situation explique l’impossibilité de différencier les performances individuelles des agents. Par conséquent, le Premier Ministre a demandé au Ministre chargé de la Fonction publique, en relation avec le Ministre chargé des Finances et le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, d’accorder une priorité absolue à la problématique de l’évaluation de la performance individuelle des agents dans la feuille de route 2025 du Plan d’action 2025-2029 de l’Agenda Vision Sénégal 2050.
           Enfin, le Premier Ministre a relevé la nécessité de se pencher sur le non-respect de l’obligation de ravalement des façades des bâtiments publics et privés. À cet effet, il a demandé au Ministre en charge de l’Urbanisme de lui proposer des mesures sur cette problématique conformément à la réglementation en vigueur.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 
•       le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité ;
 
•       le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la campagne de commercialisation de l’arachide et le suivi de la campagne horticole.

Conseil des ministres du 19 mars : Trois grandes priorités fixées par le gouvernement

Réuni ce mardi 19 mars, le Conseil des ministres s’est penché sur trois axes majeurs pour accélérer les réformes structurelles et répondre aux attentes sociales pressantes : la relance des chantiers publics, l’emploi des jeunes et la modernisation du système des retraites.

Relance des chantiers publics : remettre l’État bâtisseur en mouvement

Le président de la République a exprimé sa volonté de donner un nouveau souffle aux projets d’infrastructures. Il a ainsi instruit le gouvernement de recenser et relancer tous les chantiers publics inachevés, en priorisant ceux à fort impact pour les populations.

Une évaluation approfondie des grands programmes de développement territorial, notamment le PUDC, PROMOVILLES, PNDL et PUMA, est également prévue afin d’identifier les axes d’amélioration.

Par ailleurs, l’État entend optimiser le fonctionnement des agences publiques telles que l’ACBEP, l’ADM et l’AGETIP, en vue d’accroître leur efficacité opérationnelle.

Emploi des jeunes : une nouvelle impulsion attendue

Face au défi crucial de l’insertion professionnelle, le gouvernement a annoncé une accélération des initiatives en faveur de l’emploi des jeunes, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat et l’auto-emploi.

Le président a fixé un délai de fin avril 2025 pour la finalisation d’une nouvelle politique nationale de l’emploi, plus adaptée aux réalités économiques et aux aspirations de la jeunesse.

Un nouveau système d’information sur l’emploi sera également mis en place, dans une logique de meilleure coordination des offres, des dispositifs de formation et des besoins du marché.

Modernisation des retraites : vers un système plus juste et plus équitable

Le troisième axe prioritaire concerne la réforme en profondeur du système de retraite. Le gouvernement prévoit la création d’un code unique de sécurité sociale, afin d’assurer une meilleure traçabilité des droits et cotisations.

Il est également prévu une revalorisation des petites pensions, mesure très attendue par les retraités aux revenus modestes. Enfin, une retraite complémentaire par capitalisation sera introduite, pour permettre aux actifs de se constituer une épargne en plus de la pension de base.

Poursuites pénales et coupure de signal des télés : Des menaces inédites contre la presse sénégalaise

Le Conseil des Éditeurs et Diffuseurs de Presse du Sénégal (CDEPS) tire la sonnette d’alarme face à une offensive sans précédent contre la liberté de la presse. En moins de 48 heures, plusieurs décisions ont été prises unilatéralement par les autorités, menaçant l’existence même des entreprises de presse.

Dans une action brutale et inouïe, la Télédiffusion sénégalaise (TDS-SA) a coupé ou fortement altéré le signal de quatorze chaînes de télévisions locales sous prétexte de retards de paiement, sans préavis, ni possibilité de recours. Dans le même temps, plusieurs médias ont reçu des injonctions fermes de cesser immédiatement leur diffusion, prétextant une non-conformité administrative, au risque de s’exposer à des poursuites pénales. L’activité de presse est désormais criminalisée au Sénégal en cas de «non-reconnaissance» par l’autorité administrative et politique.

Le CDEPS dénonce une stratégie visant à mettre au pas un secteur déjà fragilisé. Il fustige le non-respect flagrant des principes de séparation des pouvoirs et des règles de régulation des médias, pourtant inscrits dans la Constitution et le Code de la presse. Depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement en avril 2024, la presse fait face à une vague de mesures irrégulières et coercitives qui compromettent son indépendance et sa survie économique.

Malgré un recours déposé en septembre 2024 contre l’arrêté instituant la «Commission d’examen et de validation des entreprises de presse», aucune suite n’a été donnée. Pire encore, des violations supplémentaires de la loi ont été constatées et feront l’objet de nouveaux recours devant la Cour suprême.

Face à cette situation critique, le CDEPS prévoit une série d’actions concrètes pour défendre la liberté de la presse. Une mobilisation nationale et internationale est en cours d’organisation. Une manifestation symbolique le 3 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, est également envisagée.

Le CDEPS en appelle aux citoyens sénégalais, à la société civile, aux organisations de défense des droits de l’homme et à la communauté internationale, pour exiger la fin de ces mesures arbitraires et garantir un environnement médiatique libre et indépendant au Sénégal.

Le CDEPS, mercredi 19 mars 2025.

Décès de Moustapha Bâ : le porte-parole du gouvernement évoque des « conditions troubles »

Lors de la journée de réflexion et de partage organisée par la Jeunesse patriotique sénégalaise (JPS) de Mbao, le ministre et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarre, a tenu des propos forts sur plusieurs sujets d’actualité. Outre ses accusations contre l’ancien régime concernant un « maquillage des chiffres », il a fait une révélation troublante sur le décès de l’ex-ministre des Finances, Moustapha Bâ.

S’exprimant devant une audience attentive, le ministre a insisté sur la nécessité d’enquêter davantage sur les circonstances de la mort de Moustapha Bâ.

« Il a été tué dans des conditions troubles », a-t-il lâché, suscitant l’émoi et l’interrogation parmi les participants.

Selon lui, l’ancien ministre aurait disparu des radars plusieurs jours avant l’annonce de son décès.

« Il faut que l’on cherche à comprendre ce qui s’est passé avec le décès de Moustapha Bâ », a-t-il martelé.

Ces déclarations viennent raviver le débat autour d’une affaire déjà controversée, relançant les spéculations sur les circonstances exactes de la disparition de Moustapha Bâ.

Dans un autre registre, Amadou Moustapha Njekk Sarre a pointé du doigt la gestion économique de l’ancien gouvernement, dénonçant ce qu’il considère comme une falsification des données financières du pays.

« Ils ont menti sur les chiffres. Ils ont menti également aux partenaires. L’ancien ministre Moustapha Bâ était le premier à être reçu par le président de la République et par son Premier ministre pour leur dire que les chiffres n’étaient pas exacts. »

Des accusations lourdes qui, selon lui, démontrent une manipulation systématique des données économiques. Il a notamment dénoncé un écart significatif entre les chiffres annoncés et la réalité financière du pays.

« Est-ce que vous pouvez imaginer, dans des pays comme la France, l’Allemagne, la Corée, le Japon, la Chine ou les États-Unis, que des chiffres soient maquillés au point qu’on dise que le taux d’endettement est de 74 %, alors qu’il est de 99,67 % ? Est-il imaginable que dans ce pays, on nous dise que le déficit budgétaire est de 4,9 %, alors qu’il est de 12,3 % ? Ce pays, nous allons le redresser. »

Ces déclarations risquent d’intensifier le débat politique, surtout dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance sont devenues des exigences majeures de l’opinion publique.

Kaolack : Le CCA et le projet PASNEEG 2 en croisade contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire

À Kaolack, le projet PASNEEG 2 et le Centre Conseil pour Adolescents (CCA) ont tenu, ce mercredi, une audience de dialogue intergénérationnel sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire. La rencontre s’est tenue au CEM Tafsir Miniane Sarr, dans la commune de Kaolack.

Organisée à l’initiative du Centre Ados de Kaolack, en partenariat avec le Projet d’Appui à la Stratégie Nationale pour l’Égalité et l’Équité de Genre (PASNEEG 2), cette activité vise à sensibiliser les élèves sur les conséquences des violences et à promouvoir un environnement scolaire sûr et inclusif.

Moustapha Khol, coordonnateur du Centre Ados de Kaolack, a salué l’implication du ministère de la Famille et des Solidarités dans cette mission de sensibilisation :

« Nos actions sont principalement axées sur la prévention et les dialogues communautaires. Avec le projet PASNEEG 2, nous partageons cette dynamique de sensibilisation contre les violences basées sur le genre. Nous remercions tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de cette journée : le censeur, les panélistes ainsi que les parents d’élèves. »

Présent à la rencontre, François Daouda Gueye, expert en genre et renforcement des capacités au sein du PASNEEG 2, a rappelé que cette activité s’inscrit dans une démarche préventive visant à autonomiser les jeunes et leur offrir un cadre sécurisé :

« Ce dialogue intergénérationnel permet de porter la discussion au niveau communautaire. Il est essentiel d’informer les élèves sur les conséquences des violences basées sur le genre et de promouvoir le leadership chez les jeunes, afin qu’ils deviennent des adultes responsables, capables d’aider ceux qui en ont besoin. »

Le principal du CEM Tafsir Miniane Sarr, Moussa Ndiaye, s’est également félicité de la tenue de cette journée, soulignant l’importance de sensibiliser les élèves à ces problématiques :

« Les collèges accueillent des adolescents et des adolescentes qui doivent être formés sur ces questions essentielles. Aujourd’hui, nos élèves ont eu l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences grâce à l’intervention d’acteurs issus de divers domaines. Un enfant victime de violences n’est pas en mesure de se concentrer en classe. Sensibiliser les élèves, leur fournir des outils pour faire face à ces situations, permet d’améliorer leur bien-être et leurs performances scolaires. »

Le président de l’Association des Parents d’Élèves, Awdi Sarré, a salué cette initiative, qu’il juge pertinente et opportune :

« C’est une journée de sensibilisation, mais aussi un choix judicieux d’établissement, car nous avons toujours œuvré dans la lutte contre les violences en milieu scolaire. Ces élèves doivent être formés aux notions de discipline et de citoyenneté pour mieux s’intégrer dans la société. »

Les élèves et les enseignants présents ont accueilli cette initiative avec enthousiasme. Ndeye Tening Dione, élève en classe de troisième et présidente du gouvernement scolaire du CEM Tafsir Miniane Sarr, a exprimé sa gratitude envers les organisateurs :

« Je suis ravie de voir ces acteurs venir nous sensibiliser sur les différentes formes de violences. C’est une véritable action de prévention et un apprentissage très utile pour nous. »

La journée a été rythmée par des discours, des échanges interactifs et des pièces de théâtre de sensibilisation. À travers cette rencontre, les organisateurs espèrent impulser un changement durable en milieu scolaire et dans les communautés, afin que chaque élève puisse évoluer dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement.

Promovilles Rufisque/Canal de l’ouest: Les travaux prennent forme au bénéfice des rufisquois…

Ce mercredi 19 mars le nouveau coordonnateur national du PROMOVILLE S M. Serigne NDIAYE, accompagné de son équipe, a choisi la ville de Rufisque pour effectuer sa première visite des chantiers afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux et rencontrer les populations bénéficiaires des ouvrages.
Cette visite est effectuée en présence du Préfet de Rufisque, du maire de la ville Dr Oumar CISSE et des autres maires, Après une présentation générale des projets d’infrastructures initiés pour la ville de Rufisque, par les chefs de projet Mme MBALLO Ndéye Saphie SEBOR et M. Balla Gueye, la délégation a visité l’ensemble des tronçons en cours de réalisation notamment :

les travaux de voiries assainies et éclairées du Boulevard Maurice Gueye en 2×2 voies, sur un linéaire de 2,91 km dont 0,5 km pour la réhabilitation de la route du quai de pêchel’installation et mise en service de 329 lampadaires ;les travaux de drainage des eaux pluviales sur le Boulevard Maurice Gueye avec sur un linéaire de 2,52 km ;les travaux de drainage des eaux usées sur le boulevard sur un linéaire de 1,100 km  ;la fermeture du canal de l’ouest sur un linéaire 600m ;la construction et l’équipement de la station de pompage ;la pose de pavés d’un linéaire de 11564 m2 sur le long du canal côté droit ;l’aménagement d’espace de détente sur le canal ;la pose de bancs publics.
Ce déplacement a aussi été l’occasion de visiter les travaux de pavage réalisés dans le cadre du programme XEYU NDAW NI sur le tronçon ACAPES – SOCOCIM d’un linéaire de 2,5 km.

Dans son intervention, le Coordonnateur  Nationale du PROMOVILLES à souligné la célérité actuelle des travaux et a remercié particulièrement l’engagement des autorités nationales notamment le Président de la République son Excellence M. Bassirou Diomaye Diakhar FAYE et le Premier Ministre M. Ousmane SONKO pour tous les efforts consentis à relancer les travaux du canal de l’Ouest et du Boulevard Maurice Gueye dès leur accession au pouvoir.

PROMOVILLES Rufisque/Canal de l'ouest: Les travaux prennent forme au bénéfice des rufisquois...

Kaffrine – Éducation religieuse : Lancement des travaux de construction d’un internat pour enfants handicapés et orphelins, une initiative de Oustaz Mouhamed Gora Top

Un nouveau pas vers une éducation inclusive et religieuse vient d’être franchi à Kaffrine. Oustaz Mouhamed Gora Top a procédé, ce mardi, à la pose de la première pierre d’un internat destiné aux enfants handicapés et orphelins, dans le quartier Daraou Salam Médina Baye, dans la commune de Kaffrine.

Cet ambitieux projet s’inscrit dans une volonté de faciliter l’accès à l’enseignement arabo-islamique pour les enfants issus de milieux défavorisés. « Les internats permettent aux enfants d’accéder à un enseignement arabo-islamique de qualité, dispensé par des maîtres coraniques qualifiés en sciences islamiques, en langue arabe, et parfois même en matières académiques classiques », a expliqué Oustaz Mouhamed Gora Top, initiateur du projet.

Selon lui, ces centres d’hébergement favorisent non seulement l’éducation religieuse, mais aussi la formation morale et spirituelle des jeunes pensionnaires. « Ils offrent un cadre de vie propice à la discipline religieuse, à la mémorisation du Coran et à l’apprentissage des valeurs islamiques. Cela contribue à former des individus ancrés dans les traditions islamiques, avec une forte éthique morale », a-t-il ajouté.

La situation des enfants orphelins et handicapés au Sénégal reste préoccupante. Entre pauvreté, conflits familiaux, effets du changement climatique et migrations, ces enfants vivent souvent dans des conditions de grande précarité, sans accès à une éducation de qualité ni à des soins de santé adéquats.

« Beaucoup d’enfants sont pris en charge tant bien que mal par des familles élargies. Pour nous, les orphelinats, les centres d’accueil et les internats représentent des solutions concrètes à cette problématique. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place cet internat », a souligné Oustaz Mouhamed Gora Top.

Il a également lancé un appel à la mobilisation collective, impliquant l’État, les ONG, les familles et l’ensemble de la société civile. « La prise en charge des enfants orphelins et handicapés doit être une responsabilité partagée. Ensemble, nous pouvons offrir un avenir meilleur à cette couche vulnérable de la société », a-t-il plaidé lors de la cérémonie de lancement des travaux.

Décès de Moustapha Ba en France : le gouvernement évoque une mort suspecte et une affaire d’État

Le Sénégal est sous le choc après l’annonce du décès de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Moustapha Ba, retrouvé mort en France dans des circonstances jugées suspectes. L’information a été rendue publique par le porte-parole du gouvernement sénégalais, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, lors d’une activité organisée par la Jeunesse Patriotique Sénégalaise (JPS) à Mbao.

« Il a été tué dans des conditions troubles », a affirmé M. Sarré, avant de soulever un pan délicat de cette affaire : « Ils ont menti sur les chiffres, ils ont menti au peuple sénégalais et aux partenaires. Lors de sa rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, Moustapha Ba leur a révélé que les chiffres n’étaient pas exacts. »

Selon les déclarations du porte-parole, l’ancien ministre aurait récemment confié aux plus hautes autorités que les données économiques présentées sous le précédent régime étaient falsifiées, mettant en lumière une possible manipulation des finances publiques. Cette révélation aurait pu représenter un tournant majeur dans la gestion des affaires économiques du pays.

Le gouvernement affirme vouloir faire toute la lumière sur cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses interrogations. Une enquête serait en cours pour élucider les circonstances du décès, et les autorités sénégalaises envisageraient de demander la coopération de la justice française.

L’opinion publique, quant à elle, s’interroge sur les implications de ces révélations et sur les intérêts que Moustapha Ba aurait pu déranger. Ce décès, désormais érigé en affaire d’État, risque d’avoir des répercussions politiques et judiciaires majeures dans les semaines à venir.

Affaire du prêt non remboursé : Moustapha Diop, seul contre tous devant la commission ad hoc

L’audition du député-maire de Louga, Moustapha Diop, devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, a pris des allures de bras de fer politique et judiciaire. Accusé par l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom d’un prêt non remboursé, l’élu a choisi d’affronter seul les membres de la commission, sans avocat ni accompagnant, affichant une sérénité assumée.

Présent dès 14h30, soit une demi-heure avant l’heure officielle de convocation, Moustapha Diop a voulu donner le ton : celui d’un homme déterminé à s’expliquer, sans faux-fuyants. Pendant plus de deux heures, il a répondu aux questions des parlementaires, sans esquive. « Je me suis présenté seul, sans avocat, prêt à répondre à toutes les questions », a-t-il confié dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, soulignant ainsi sa volonté de transparence.

Mais l’audition a révélé une première zone d’ombre : l’écart entre le montant évoqué par la plaignante — 700 millions de FCFA — et celui mentionné dans le rapport de la commission — 300 millions. Une contradiction que Moustapha Diop n’a pas manqué de relever : « Quand j’ai demandé des preuves, ils m’ont répondu qu’elle avait déclaré que je l’avais maraboutée. C’est très léger comme argument », a-t-il ironisé.

Autre point de friction : la volonté de la commission de lever son immunité parlementaire. « On m’a dit que j’étais entendu à titre de simple témoin. Mais alors, pourquoi vouloir lever mon immunité alors que je suis prêt à répondre à la justice ? », s’interroge-t-il. Une position qu’il assume pleinement, allant jusqu’à proposer lui-même de renoncer à cette protection : « Je suis prêt à lever mon inviolabilité pour répondre directement », a-t-il martelé.

Moustapha Diop veut faire de cette affaire un exemple de sa transparence et de sa bonne foi. En refusant tout accompagnement juridique, il entend prouver qu’il n’a rien à cacher. Mais cette posture suffira-t-elle à apaiser les tensions ou à convaincre la commission de l’abandonner à la seule justice ?

Pour l’instant, le mystère demeure entier. La commission ad hoc poursuivra-t-elle la procédure de levée d’immunité ? La justice s’en saisira-t-elle rapidement ? En attendant, cette confrontation n’a fait qu’épaissir les zones d’ombre d’un dossier aux allures de duel judiciaire inévitable.

Aly Akhdar, restaurateur libanais, encourt 12 ans de prison pour le meurtre d’un client à Dakar

L’affaire Aly Akhdar secoue le milieu judiciaire dakarois. Le restaurateur libanais, accusé du meurtre de son client Hamad, risque 12 ans de réclusion criminelle si la Chambre criminelle du Tribunal hors classe de Dakar suit les réquisitions du parquet. Le parquet a également requis trois ans de prison pour des faits de proxénétisme.

Les faits remontent à une nuit dramatique au sein de l’établissement tenu par l’accusé. Selon le récit rapporté par le journal L’Observateur, tout aurait commencé par une discussion entre Aly Akhdar et Hamad, un habitué des lieux. Les deux hommes échangeaient sur divers sujets, notamment la recherche d’une compagne pour ce dernier. La conversation aurait dérapé après que Hamad aurait fait une proposition jugée déplacée par le restaurateur, demandant notamment si la femme de ce dernier, Joumana Mattar, pouvait lui accorder une danse, comme cela aurait été le cas la veille avec un autre client chinois.

Choqué par les propos jugés insultants et dégradants sur les femmes libanaises, Aly Akhdar reconnaît avoir violemment réagi. Il raconte avoir d’abord bousculé la table, provoquant une altercation physique. Après être tombé, il se serait relevé pour frapper Hamad avec une queue de billard. Dans un accès de colère, il s’est ensuite dirigé vers la cuisine, où il s’est emparé d’un pilon avec lequel il a porté plusieurs coups à la poitrine, au visage et à la tête de la victime, qui s’est écroulée en se vidant de son sang.

L’accusé, qui a plaidé non coupable à l’audience tenue mardi, nie toute préméditation. La défense soutient qu’il s’agirait d’un acte de colère incontrôlée et plaide pour un acquittement.

Mais le dossier ne s’arrête pas là. Aly Akhdar est également poursuivi pour proxénétisme. Il a reconnu avoir organisé des soirées privées pour un ressortissant chinois, au cours desquelles des femmes – « pas toutes professionnelles », selon ses termes – étaient rémunérées pour leur présence.

L’avocat de la partie civile, Me Ciré Clédor Ly, demande une requalification des faits en assassinat, estimant qu’il s’agit d’un acte volontaire et prémédité. Il réclame également 300 millions de FCFA en guise de dommages et intérêts pour la famille de la victime.

L’affaire, placée en délibéré, sera tranchée le 15 avril prochain. D’ici là, le sort d’Aly Akhdar reste suspendu à la décision du tribunal, dans ce dossier mêlant jalousie, colère et accusations de proxénétisme.

Parcelles Assainies : Saisie de 66 kg de chanvre indien par la police

La Brigade de recherche du Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le mardi 18 mars 2025, aux environs de 19 heures, les limiers ont procédé à l’interpellation de S. M., un individu bien connu des services de police, en possession d’une importante quantité de drogue.

L’opération a été déclenchée suite à une information anonyme. Une descente a été effectuée au domicile du suspect, où une fouille minutieuse a permis la découverte de quatre sacs soigneusement dissimulés, contenant au total soixante-six (66) kilogrammes de chanvre indien.

Au cours de son interrogatoire, S. M. a reconnu être le propriétaire de la drogue saisie. Il a été placé en garde à vue pour détention et trafic de chanvre indien. La marchandise prohibée a été consignée au poste de police pour les besoins de l’enquête.

Dakar : Six mois de prison requis contre l’activiste Ardo Gningue pour des propos jugés injurieux

Le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar a requis une peine de six mois de prison, dont trois mois ferme, contre l’activiste Ardo Gningue. Ce dernier est poursuivi pour des propos jugés injurieux et contraires aux bonnes mœurs.

Selon le ministère public, l’activiste aurait utilisé le mot « thiapa », une expression considérée comme péjorative et attentatoire à la décence publique. « Ce sont des propos qui sont contraires à nos bonnes mœurs », a soutenu le procureur lors de l’audience. Il a également estimé que les déclarations de l’activiste relevaient d’une volonté manifeste de faire le buzz.

Le parquet a ainsi demandé au tribunal de condamner Ardo Gningue à une peine exemplaire afin, selon lui, de décourager ce genre de dérives sur la place publique.

Le délibéré est attendu pour le 26 mars prochain. D’ici là, l’affaire continue de susciter des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où le débat est relancé sur la liberté d’expression et les limites du discours public.

Fadel Barro interpelle le gouvernement sur les urgences nationales

Invité de l’émission Infos matin diffusée ce mercredi 19 mars sur la TFM, Fadel Barro s’est exprimé sur les grandes questions qui agitent l’actualité nationale. L’ancien coordonnateur du mouvement citoyen Y’en a marre et actuel leader du mouvement Jammi Gox Yi a profité de cette tribune pour délivrer un message fort aux autorités en place.

Face aux journalistes, Fadel Barro a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les émeutes qui ont secoué le Sénégal entre mars 2021 et 2024. Selon lui, ces épisodes douloureux de violence sociale et politique ne doivent pas rester sans suite. « Il est impératif de comprendre ce qui s’est réellement passé, d’identifier les responsabilités et d’en tirer toutes les conséquences », a-t-il martelé.

Le militant citoyen a également interpellé le gouvernement sur les urgences auxquelles font face les populations. Il estime que le régime du Président Bassirou Diomaye Faye doit agir rapidement pour répondre aux attentes pressantes des Sénégalais. « Le pays fait face à des défis multiples, les citoyens attendent des réponses concrètes. Nous ne sommes pas encore sortis du tunnel », a-t-il affirmé.

Dans un contexte marqué par une forte attente en matière de gouvernance, de justice sociale et de redressement économique, cette sortie de Fadel Barro sonne comme un rappel à l’ordre. Il appelle à une action gouvernementale plus vigoureuse et plus proche des préoccupations réelles des citoyens.

Rond-point Tableau Ferraille : un point noir routier qui inquiète toujours

Le rond-point de Tableau Ferraille, situé sur la route de Yarakh, continue de faire parler de lui, mais pour de mauvaises raisons. Ce carrefour stratégique, par lequel transitent de nombreux poids lourds en provenance du port de Dakar, est devenu un véritable cauchemar pour les usagers. Le 18 mars dernier, un nouvel accident impliquant un camion est venu allonger une liste déjà préoccupante : il s’agit du 15ᵉ accident recensé à cet endroit, selon les informations relayées par IGFM.

La cause de ces accidents répétitifs semble claire pour de nombreux observateurs : une conception défaillante du rond-point. Les camions, souvent très chargés, sont contraints d’effectuer un virage brusque à droite, ce qui entraîne régulièrement une perte d’équilibre. Résultat : des véhicules renversés, des dégâts matériels importants et, parfois, des blessés.

Malgré les nombreuses alertes lancées aux autorités compétentes, aucune solution concrète n’a encore été apportée. Un statu quo qui inquiète fortement les riverains, contraints de vivre dans l’angoisse permanente d’un nouvel accident.

Mbacké Seck, président de l’Association Code Écologie, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. « Il est impératif de repenser le tracé de ce rond-point pour garantir la sécurité des usagers, en particulier les conducteurs de poids lourds », plaide-t-il. Il propose une révision complète de l’infrastructure, avec un aménagement adapté aux contraintes du trafic lourd en provenance du port.

En attendant une éventuelle reconfiguration du site, les habitants des environs redoublent de vigilance. Certains n’hésitent plus à installer eux-mêmes des dispositifs de signalisation artisanaux pour prévenir les conducteurs du danger imminent.

Le rond-point de Tableau Ferraille est devenu un symbole de l’urbanisme mal pensé, dont les conséquences peuvent être lourdes. Il reste désormais à savoir si les autorités entendront enfin les appels à l’action avant qu’un drame plus grave ne survienne.

Mame Boye Diao brille sur le plateau de “After Ndogou” : une analyse lucide des réformes foncières et un plaidoyer pour l’apaisement politique

L’émission politique « After Ndogou » a encore une fois tenu toutes ses promesses, avec comme invité de marque Mame Boye Diao. L’ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a captivé l’audience par une intervention d’une grande profondeur, mêlant expertise technique et vision politique.

Au cœur des échanges : la réforme foncière, sujet brûlant porté par le duo Sonko-Diomaye à travers leur doctrine « Jubb Jubbal Jubbanti ». Mame Boye Diao, tout en saluant la pertinence de l’initiative, a mis en garde contre une mise en œuvre précipitée qui pourrait fragiliser les équilibres déjà instables du secteur. Il a insisté sur la nécessité d’une réforme rigoureuse, concertée et ancrée dans les réalités du terrain.

Face à des figures emblématiques du débat télévisé comme Ngoné Saliou Diop, Pape Ousmane Cissé, ou encore le juriste Pape Moussa Sow, Mame Boye Diao a démontré une parfaite maîtrise des enjeux du foncier et du cadastre sénégalais. Une performance saluée par les internautes, dont les commentaires élogieux sur le live ont confirmé la pertinence et la clarté de ses propos.

Sur le terrain politique, l’ex-DG du CDC n’a pas éludé les questions sensibles. Il a plaidé pour une loi d’amnistie et pour l’usage encadré des restrictions de sortie du territoire, des mécanismes qu’il perçoit comme des leviers de réconciliation nationale. Un message d’apaisement qui tranche avec les discours clivants de certains segments de l’opposition.

Affaire des 700 millions : Moustapha Diop clame son innocence et répond à Tabaski Ngom

Au lendemain de son passage devant la commission Ad hoc, ce mardi, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, est monté au créneau pour défendre son honneur face aux accusations de détournement présumé de plus de 700 millions de francs CFA. S’exprimant sur les ondes de la RFM, l’élu a vigoureusement nié toute implication dans cette affaire, tout en répondant aux graves allégations formulées par Tabaski Ngom.

« La dame dit m’avoir prêté de l’argent et elle n’a montré aucune décharge. Elle dit être maraboutée. Ce qui est sûr et certain, je ne dois de l’argent à personne. En plus, une dette n’est pas un crime. Mais je répète, je ne dois absolument rien à personne », a déclaré Moustapha Diop, balayant ainsi d’un revers de main toutes les accusations portées contre lui.

L’affaire a pris une tournure encore plus polémique après la diffusion d’un message audio adressé par Tabaski Ngom à l’avocat Me Bamba Cissé. Dans cet enregistrement, la dame accuse frontalement le député de l’avoir maraboutée, tout en exprimant sa profonde détresse : « Je ne laisserai pas ce Moustapha Diop gâcher ma vie. Il m’a maraboutée et ridiculisée devant tout le monde et si aujourd’hui il tente de rejoindre le Pastef pour une issue, je serai capable de lui tirer une balle quitte à ce que j’y laisse ma vie. »

Des propos inquiétants qui jettent une lumière crue sur une affaire mêlant soupçons financiers, accusations mystiques et tensions politiques.

Pour l’heure, la commission Ad hoc poursuit son travail et l’Assemblée nationale devrait se prononcer prochainement sur la suite à donner à ce dossier explosif. En attendant, Moustapha Diop, visiblement déterminé à laver son honneur, rejette catégoriquement toutes les charges qui pèsent sur lui.

FMI au Sénégal : mission technique à Dakar après les révélations de la Cour des comptes sur la dette publique

Un mois après la publication du rapport explosif de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques sous la présidence de Macky Sall, une mission technique du Fonds Monétaire International (FMI) est arrivée à Dakar ce mardi 18 mars 2025. Conduite par Eddy Gemayel, chef de division du FMI, et Majdi Debbich, représentant résident de l’institution au Sénégal, cette délégation a entamé une série de consultations avec les autorités économiques et financières du pays.

Les ministres de l’Économie, Abdourahmane Sarr, et des Finances, Cheikh Diba, ont accueilli les représentants du FMI pour examiner en détail les conclusions alarmantes de l’audit publié le 12 février dernier. Ce rapport de la Cour des comptes a révélé une sous-estimation massive de la dette publique sénégalaise, dont le niveau réel serait proche de 100 % du PIB à fin 2023 — soit environ 4 700 milliards de F CFA — contre les 25 % initialement annoncés par l’ancien régime. À titre de comparaison, le taux d’endettement du pays était de 54,71 % du PIB en 2018.

Cette divergence majeure a provoqué une onde de choc au sein des partenaires financiers du Sénégal. Dès septembre 2024, le Premier ministre Ousmane Sonko avait alerté sur une manipulation des chiffres, dénonçant la volonté de l’ancien pouvoir de masquer la gravité de la situation aux citoyens et aux bailleurs internationaux.

Le FMI, déjà alerté par son département juridique et fiscal, a diligenté cette mission technique pour analyser les conclusions du rapport de la Cour des comptes. « Nous ne remettons pas en cause l’audit, mais nous devons appliquer nos processus d’examen habituels, surtout sur des dossiers aussi sensibles », a précisé un porte-parole de l’institution.

L’enjeu est crucial : le Sénégal, confronté à d’importants besoins de liquidités, espère une reprise rapide de la coopération avec le Fonds. Le programme initial de 1,8 milliard de dollars avait été suspendu après un premier décaissement de 770,5 millions. La reprise des décaissements est aujourd’hui une priorité pour le gouvernement.

Une nouvelle mission du FMI est attendue avant le conseil d’administration de l’institution prévu en juin 2025, qui devrait statuer sur un éventuel nouvel accord financier avec Dakar. Toutefois, plusieurs partenaires diplomatiques du Sénégal plaident pour une dérogation exceptionnelle permettant un décaissement anticipé dès la fin avril, afin de soulager l’économie nationale, en difficulté depuis plusieurs mois.

CESSEZ-LE-FEU RWANDA-RDC / ACCROISSEMENT DE L’INFLUENCE DE KARIM WADE : La diplomatie sénégalaise sous Diomaye-Sonko traîne les pieds

Alors que Karim Wade s’impose discrètement comme un acteur clé de la médiation entre la RDC et le Rwanda, et que Macky Sall maintient son influence sur la scène internationale, la diplomatie sénégalaise sous Diomaye Faye et Ousmane Sonko vit des jours sombres. Entre revers au sein de la CEDEAO et manque de poids dans les arènes stratégiques, Dakar semble être en retrait face à une concurrence grandissante, avec l’avènement de deux nouveaux alliés : la Mauritanie et le Maroc.

Tandis que la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda sont en proie à des tensions persistantes, un acteur discret mais influent émerge dans les coulisses. Karim Meïssa Wade, actuel responsable du Fonds souverain d’investissement du Qatar en Afrique et envoyé spécial de l’Émir du Qatar, joue un rôle déterminant dans l’apaisement des relations entre Kinshasa et Kigali. Son implication, bien que peu médiatisée, a été essentielle dans l’organisation d’une rencontre historique entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame sous l’égide du Qatar. Ce tête-à-tête permet de garder l’espoir vers la résolution du conflit dans l’est de la RDC, région minée par les violences armées.
Le Qatar, dont l’influence en Afrique ne cesse de croître, a stratégiquement investi au Rwanda, consolidant ainsi son rôle dans la médiation régionale. Qatar Airways détient aujourd’hui 60 % du Bugesera International Airport et 49 % des parts de RwandAir, en plus de divers projets immobiliers et hôteliers. Ces investissements s’inscrivent dans une politique d’expansion économique et diplomatique qui donne au pays du Golfe un levier puissant dans les affaires africaines.
Parallèlement, l’ancien président de la République, Macky Sall, est tout aussi influent que Wade Fils. Le prédécesseur du Président Diomaye continue de s’affirmer comme une figure incontournable sur la scène internationale. Il a participé dernièrement au « think tank » organisé par l’Atlantic Council sur les relations économiques entre les États-Unis et l’Afrique, ainsi qu’à un « iftar » (repas de rupture du jeûne) organisé par le Roi Salmane de l’Arabie Saoudite. Présent dans de nombreux sommets de haut niveau, il s’impose comme un acteur majeur dans les relations diplomatiques du continent. Son expérience d’homme d’État font de lui un interlocuteur privilégié des grandes puissances.

MAUX DE LA DIPLOMATIE SÉNÉGALAISE

À l’inverse, la diplomatie sénégalaise sous le duo Diomaye Faye – Ousmane Sonko peine à s’imposer. La tentative du Président Faye de réconcilier la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est soldée par un échec, ces derniers confirmant leur départ de l’organisation régionale. La CEDEAO a finalement confié cette mission délicate au nouveau président ghanéen, John Dramani Mahama, marquant un revers symbolique pour Dakar. Un autre coup dur est venu du monde du sport, où Augustin Senghor n’a pas réussi à se faire élire au Conseil de la FIFA, malgré son CV impressionnant. Dans cet univers où le lobbying diplomatique est clé, le Sénégal semble manquer de poids face à ses concurrents.
Le voisin mauritanien, lui, a su tirer son épingle du jeu grâce au soutien du Maroc, décrochant pour la première fois un siège au sein de l’instance dirigeante du football mondial. Cette alliance entre Nouakchott et Rabat s’inscrit dans une stratégie plus large, avec le Maroc cherchant à renforcer son influence en Afrique de l’Ouest, notamment via le port de Dakhla Atlantique. La Mauritanie, de son côté, capitalise sur cette relation pour accélérer ses projets d’infrastructures et devenir un hub stratégique reliant l’Afrique subsaharienne aux marchés marocains et européens.
Dans un contexte où la diplomatie repose autant sur l’influence économique que sur les réseaux d’alliances, le Sénégal semble encore chercher sa place. Dakar peine à maintenir le niveau de leadership atteint sous Senghor, Diouf, Wade et Sall.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°424 – 19/03/2025

🔴 RÉSOLUTION DU CONFLIT RDC – RWANDA / KARIM WADE DANS LA COUR DES GRANDS : LE DUO AU SOMMET « CONFINÉ » DANS L’ORDINAIRE
🔴 « LA LOI INTERPRÉTATIVE EST PLUS DANGEREUSE QUE LE QUART BLOQUANT DE WADE » : « Y EN A MARRE » DIT NIET À LA PROPOSITION DE « PASTEF »

🔴 LUTTE / NOUVELLES MESURES : Le diktat du ministère des Sports
🔴 FSKDA / DÉTOURNEMENT ET CORRUPTION PRÉSUMÉS : Plusieurs dirigeants placés en garde à vue

Affaire Moustapha Diop : Le député-maire de Louga convoqué par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale

Le député-maire de Louga et président du parti Farlu, Moustapha Diop, a été convoqué par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale le 18 mars 2025 à 15 heures, dans le cadre de l’affaire l’opposant à Tabaski Ngom, une jeune inspectrice du Trésor. Celle-ci affirme lui avoir prêté la somme colossale de 700 millions de FCFA pour financer sa campagne lors des élections législatives. Face à la gravité des accusations, le Parlement a décidé de lever son immunité parlementaire afin de l’entendre officiellement.

Depuis le début du scandale, Moustapha Diop était resté silencieux, laissant les spéculations se multiplier. Cependant, lors d’une interview exclusive accordée à Jacob Post TV, il a pris la parole pour s’expliquer et rassurer ses partisans.

« Je remercie les militants et partisans du Parti Farlu. Je salue leur engagement et soutien dans cette affaire. Il y a une fille qui dit que je lui dois 700 millions de FCFA. Je voudrais à ce propos rassurer mes militantes et militants : dans cette affaire, je suis propre et je n’ai rien à me reprocher. Personne ne peut me poursuivre en justice parce que je lui dois. »

Ces déclarations montrent la volonté de Moustapha Diop de se défendre publiquement et de rétablir sa réputation, alors que l’affaire a suscité un vif débat sur l’intégrité des responsables politiques.

Interrogé sur l’utilisation présumée des 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale, Moustapha Diop a démenti avec fermeté les accusations :

« J’ai financé intégralement ma campagne électorale avec mes propres fonds. Tout argent que j’ai utilisé peut être retracé. Par conséquent, je n’ai rien à cacher. Si on demandait aux candidats de justifier leur financement, je serais le premier à le faire. »

Ses propos semblent indiquer une transparence quant à l’origine de ses fonds de campagne. Toutefois, ils soulèvent également des questions sur la provenance d’une telle somme, alors même que la loi sénégalaise encadre strictement le financement des campagnes électorales.

De son côté, Tabaski Ngom affirme que le prêt de 700 millions de FCFA a été accordé à Moustapha Diop pour financer sa campagne, une transaction qui, selon elle, était basée sur un accord de confiance. Sa détermination à faire la lumière sur cette affaire a conduit à la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop et à sa convocation par la commission ad hoc.

Les prochaines étapes de cette procédure seront cruciales pour déterminer si les allégations de Tabaski Ngom sont fondées ou s’il s’agit, comme le soutient Moustapha Diop, d’une tentative de manipulation à son encontre.

Cette affaire ne se limite pas à un simple différend financier ; elle soulève des questions fondamentales sur la transparence des financements politiques et la responsabilité des élus. Dans un contexte où la lutte contre la corruption et la gestion éthique des fonds publics sont des préoccupations majeures, l’issue de cette affaire pourrait avoir un impact significatif sur la carrière politique de Moustapha Diop et sur la perception publique du parti Farlu.

Reprise des combats de lutte : les nouvelles conditions du ministre des Sports pour garantir la sécurité et l’organisation

Le ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a tenu, ce mardi, une réunion décisive avec les représentants du ministère de l’Intérieur et les acteurs de la lutte sénégalaise afin de définir les nouvelles règles qui encadreront la reprise des combats dans l’arène nationale. Cette rencontre avait pour objectif de garantir un retour sûr des combats tout en répondant aux défis de sécurité et d’organisation qui ont souvent perturbé le déroulement de ces événements populaires.

La ministre des Sports a annoncé qu’un arrêté ministériel serait publié d’ici lundi prochain, stipulant les horaires des combats. À partir de maintenant, le coup d’envoi des compétitions de lutte sera fixé au plus tard à 18h30, afin de respecter des horaires plus adaptés aux enjeux de sécurité. Chaque combat, qui ne durera pas plus de 20 minutes, comprendra une pause de 5 minutes. Cela permettra non seulement d’organiser les combats de manière plus fluide, mais aussi d’assurer que l’ensemble des spectateurs et participants quitteront l’arène à 19h00 maximum, pour éviter tout désordre ou accumulation de personnes après la fin de l’événement.

Concernant les billets d’entrée, un nouveau règlement a été mis en place pour éviter la surfréquentation de l’arène. Désormais, chaque promoteur ne pourra émettre plus de 20 000 billets pour un seul combat. Ce plafond a été instauré pour limiter les foules et garantir la sécurité des spectateurs, une mesure qui vise à éviter tout débordement et à gérer les flux de manière plus maîtrisée. Cela répond à une demande croissante de sécurité et d’ordre, notamment après les nombreux incidents qui ont ponctué les précédentes éditions des combats de lutte.

En plus de la gestion de l’afflux du public, la ministre des Sports a insisté sur l’importance de la sécurité des lutteurs. Dès à présent, tous les lutteurs devront emprunter des itinéraires définis par la police pour se rendre à l’arène, mettant ainsi un terme aux trajets mystiques ou aléatoires choisis dans le passé par certains lutteurs pour des raisons personnelles ou symboliques. Cette nouvelle mesure a été introduite pour réduire les risques de chaos et pour garantir que les lutteurs arrivent à l’arène dans des conditions de sécurité optimales.

Une autre mesure importante concerne les conditions de sécurité autour de l’arène. Le nombre d’accompagnants autorisés pour chaque lutteur sera désormais limité. Cela vise à réduire la pression et à éviter toute forme de débordement autour du site des combats. Cependant, la ministre a souligné que cette responsabilité ne pourrait pas être uniquement assumée par la police, qui devra collaborer étroitement avec les lutteurs et les promoteurs pour garantir le bon déroulement de l’événement. Cette gestion collective de la sécurité sera essentielle pour maintenir un environnement calme et sécurisé pour tous les participants et spectateurs.

Ces nouvelles mesures de sécurité et d’organisation s’inscrivent dans un effort de modernisation de la lutte sénégalaise. En équilibrant tradition et exigences modernes, le gouvernement souhaite offrir un cadre plus sécurisé pour cette discipline phare du Sénégal, tout en répondant aux attentes de sécurité, d’organisation et de respect des règles de tous les acteurs impliqués. La ministre Khady Diène Gaye a réaffirmé l’importance de la lutte dans la culture sénégalaise, mais a souligné que la sécurité et l’ordre public sont des priorités essentielles pour que la lutte puisse continuer à se développer et à attirer un large public, sans mettre en danger la sécurité des participants.

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Incarcération de Lat Diop : Un juge d’instruction ordonne une expertise médicale pour évaluer son état de santé

Dans le cadre de l’affaire judiciaire concernant Lat Diop, l’ex-ministre des Sports du Sénégal, un nouveau développement a fait surface avec des implications significatives pour la suite de la procédure. Lat Diop, actuellement incarcéré à la prison de Rebeuss, se trouve au cœur d’une investigation menée par le juge d’instruction financier en charge de son dossier. Selon des informations rapportées par Seneweb, ses avocats ont formulé une demande d’expertise médicale, soulignant des préoccupations concernant l’état de santé de leur client et son adéquation avec la détention en milieu carcéral.

La demande d’expertise médicale, bien qu’initialement rejetée par le procureur financier, a été approuvée par le juge instructeur. Ce dernier a pris la décision d’ordonner une évaluation médicale approfondie de l’état de santé de Lat Diop. Le dossier a ainsi été transmis à l’Ordre des médecins du Sénégal, qui désignera un médecin assermenté pour procéder à l’examen médical. L’objectif principal de cette expertise est de déterminer si la condition physique de Lat Diop permet sa détention dans un environnement carcéral ou si des mesures alternatives, telles que la mise en liberté provisoire ou une prise en charge médicale dans un établissement spécialisé, seraient nécessaires.

Lat Diop est actuellement détenu à la cellule 42 de la prison de Rebeuss, une prison qui, bien que centrale, n’est pas forcément équipée pour fournir des soins médicaux adaptés à des détenus ayant des conditions de santé particulières. Il est donc essentiel que l’expertise médicale précise si son état nécessite des soins spécifiques ou si une surveillance plus poussée est nécessaire.

Si l’expertise conclut que l’état de santé de Lat Diop n’est pas compatible avec la détention en milieu carcéral, cela pourrait entraîner sa mise en liberté provisoire. Dans ce cas, le tribunal pourrait permettre sa sortie de prison jusqu’à ce que des solutions de traitement appropriées soient mises en place. Cependant, dans l’éventualité où l’expertise médicale jugerait que son état ne nécessite pas de soins en dehors du cadre pénitentiaire, Lat Diop demeurerait en prison pour continuer à purger sa détention.

Si la condition de santé de l’ex-ministre des Sports justifie une prise en charge médicale spécifique, il pourrait être transféré au Pavillon spécial de l’Administration pénitentiaire à l’hôpital Aristide Le Dantec. Ce pavillon est dédié à l’accueil des détenus nécessitant des soins plus intensifs ou spécialisés. Cette option permettrait à Lat Diop de bénéficier d’une surveillance médicale et d’un environnement plus adapté à ses besoins de santé.

Cette décision intervient dans un contexte où la question de la santé des détenus et de leur prise en charge en milieu carcéral est un sujet de débat public au Sénégal. Plusieurs observateurs estiment que des procédures comme celle ordonnée par le juge d’instruction sont essentielles pour garantir que les droits des détenus soient respectés, notamment en ce qui concerne leur droit à des soins de santé appropriés.

Lat Diop est l’une des personnalités politiques les plus médiatisées de ces dernières années, ce qui a attiré une attention particulière sur cette affaire. L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences non seulement pour l’ex-ministre, mais aussi pour l’image du système judiciaire sénégalais, particulièrement dans le traitement des détenus ayant des problèmes de santé.

Dans tous les cas, l’expertise médicale devrait offrir des éléments clés pour éclairer la décision judiciaire et déterminer les mesures les plus appropriées pour garantir que Lat Diop reçoive les soins nécessaires tout en respectant la procédure judiciaire en cours.

FSKDA : Plusieurs dirigeants placés en garde à vue pour présumé détournement et corruption

Un nouveau scandale secoue la Fédération Sénégalaise de Karaté et Disciples Associées (FSKDA).
À la suite d’une plainte déposée par le Président de la Ligue Régionale de Karaté de Dakar auprès de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) et de la Division des Investigations Criminelles (DIC), plusieurs hauts responsables de la fédération ont été placés en garde à vue ce mardi 18 mars.

Parmi eux figurent le Président, le Secrétaire Général et le Trésorier Général Adjoint de la FSKDA. Ils sont poursuivis pour des accusations graves, notamment détournement de deniers publics, corruption, fraude, escroquerie, conflit d’intérêts, népotisme et association de malfaiteurs.

Les mis en cause devraient être présentés demain au Procureur de la République, qui décidera des suites judiciaires à donner à cette affaire. Ce développement intervient alors que des voix s’élèvent depuis plusieurs mois pour dénoncer la gestion opaque des finances et des affaires administratives de la fédération.   

         

 A. S

Partage et entraide : Modu Turo Dabo prône la solidarité entre le Sénégal et la Gambie

Comme à son habitude, le ressortissant Gambien résidant à Mbour a distribué à 1350 ménages vulnérables de Mbour, sept tonnes de sucre d’une valeur de plus de 6 millions de nos francs dans le but de les soulager en cette période de ramadan.
Une occasion pour le donateur d’appeler à la solidarité entre le Sénégal et la Gambie.

« Je suis au Sénégal depuis une dizaine d’années. Nous profitons des événements religieux comme la tabaski, la korité, le ramadan,… pour faire ces actions de bienfaisance. Je l’ai démarré en Gambie et j’ai décidé d’en faire de même avec le Sénégal qui est un pays frère », a-t-il fait savoir avant d’ajouter : »le sucre c’est au Sénégal que je l’ai acheté mais, si j’avais la possibilité, j’en aurais donné à toutes les familles à Mbour, Ngaparou et Somone ».

M. Dabo d’inviter ses frères et soeurs de la Gambie et du Sénégal à consolider cette fraternité séculaire. Il a aussi plaidé pour l’entraide entre musulmans: « j’invite ceux qui ont les moyens de venir en aide à ceux qui sont les moins nantis et c’est une recommandations divine pour les musulmans mais également pour les chrétiens. C’est pour celà que je ne fais pas la différence entre ces deux communautés quand il s’agit de partager avec les moins nantis », a-t-il indiqué.

Selon le coordonnateur de l’activité de bienfaisance, Adama Sow, ces actions consolident les relations entre les deux nations: « une oeuvre de bienfaisance qui passe par les mains de M. Turo Dabo, arrive toujours aux ayant-droits. Cela fait plus de 10 ans qu’il fréquente le Sénégal où il a élu un deuxième domicile. Ces distributions de dons, il les fait en Gambie depuis une éternité et quand il s’est installé au Sénégal, il décidé d’initier la même chose parce que la Gambie et le Sénégal constituent un seul peuple malgré qu’ils soient deux nations. Je souhaite que Dieu lui prête longue vie et qu’il puisse pérenniser ces actions ».

Cette distribution de dons est arrivée à son heure selon les bénéficiaires qui ont apprécié à sa juste valeur ce geste. Venu prendre part à cet événement, Père Mbaye Mangoné Fall, animateur de télévision et ami de Dabo a fait des révélations sur lui: « c’est pendant le mois béni du ramadan que les sénégalais voient ces actions mais M. Dabo est très présent sur le terrain à l’approche de la tabaski en Gambie, à Ziguinchor et partout où il intervient. Les Sonko, les Dabo, les Barro,… on les retrouve aussi bien en Gambie qu’au Sénégal, raison pour laquelle il ne fait pas de distinction entre les deux pays », a indiqué l’animateur.  

      

Aly Saleh

Conseil interministériel sur l’état civil : le directeur de l’ANEC soulève la fraude documentaire et l’insuffisance de personnel

Lors de la réunion interministérielle sur l’état civil et la sécurité des documents officiels, tenue ce mardi, Aliou Ousmane Sall, le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), a fait un point sur les avancées et les défis relatifs à l’état civil au Sénégal. Dans son intervention, il a souligné que le pays a numérisé et indexé un total de 20 millions d’actes d’état civil dans le cadre d’un objectif global de 30 millions, marquant ainsi un progrès significatif dans le processus de modernisation du système.

Cependant, le directeur a également abordé la question préoccupante de la fraude documentaire. Selon lui, 1,72 % des demandes de cartes nationales d’identité sont rejetées chaque année en raison de la présentation de faux extraits de naissance, une situation qui souligne les difficultés liées à l’intégrité des documents d’état civil. Ce chiffre, rapporté par la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF), met en lumière un fléau qui continue de nuire à la fiabilité du système d’état civil et à la sécurité des documents officiels.

Aliou Ousmane Sall a également attiré l’attention sur un autre problème majeur : l’insuffisance de personnel qualifié dans les centres d’état civil. Il a exprimé son inquiétude quant à la pénurie de ressources humaines compétentes pour faire face à la demande croissante de services d’état civil à travers le pays. En outre, il a déploré les faibles salaires des agents en charge de ces tâches, une situation qui compromet la qualité du service rendu aux citoyens.

Enfin, le directeur général de l’ANEC a évoqué les disparités régionales en matière d’enregistrement des actes civils. Il a particulièrement souligné que le taux d’enregistrement des mariages et des décès reste particulièrement faible dans certaines régions du pays, telles que Kolda, Sédhiou et Kaffrine. Ces zones, selon M. Sall, connaissent un accès limité aux services d’état civil, exacerbant ainsi les inégalités territoriales et entravant le bon fonctionnement du système.

Le conseil interministériel a ainsi permis de dresser un bilan des défis actuels, tout en ouvrant la voie à des discussions sur des solutions pour renforcer l’efficacité du système d’état civil et garantir l’intégrité des documents officiels.

Douane : Babacar Mbaye dévoile six axes stratégiques pour atteindre les objectifs fixés

Lors de la cérémonie de levée des couleurs, ce mardi, le Directeur Général des Douanes, Babacar Mbaye, a salué l’engagement et le dévouement des agents douaniers dans l’accomplissement de leur mission. Il a souligné la nécessité de consolider les acquis et a appelé à une action collective guidée par la rigueur, l’intégrité et un fort sens de responsabilité pour atteindre les objectifs fixés par l’institution.

Dans son discours, Babacar Mbaye a dévoilé une feuille de route ambitieuse articulée autour de six axes stratégiques, visant à transformer la Douane en une institution plus performante, au service des citoyens et des entreprises du Sénégal.

Le premier axe stratégique se concentre sur l’optimisation de la collecte des recettes douanières, une composante clé pour le financement des politiques publiques. Le Directeur Général a insisté sur la nécessité d’une maîtrise accrue des outils fiscaux et d’une vigilance renforcée dans le recouvrement des droits et taxes. Cette mesure vise à garantir l’efficacité et la transparence du système douanier.

Le deuxième axe porte sur la lutte contre la fraude et la criminalité transnationale organisée. Face aux défis croissants des échanges commerciaux et des trafics illicites, la Douane sénégalaise prévoit de renforcer ses mécanismes de surveillance et d’adopter des stratégies plus offensives. L’objectif est de sécuriser les frontières et de protéger l’économie nationale contre les menaces extérieures.

Le troisième axe met l’accent sur la transformation numérique et le développement de la maturité digitale. Babacar Mbaye a précisé que l’intégration de solutions numériques innovantes est essentielle pour améliorer l’efficacité opérationnelle de la Douane. Cette transition vise également à renforcer la transparence et à offrir aux usagers des services plus accessibles et performants dans un environnement numérique en constante évolution.

Le quatrième axe concerne la facilitation des échanges et le soutien à la compétitivité des entreprises. Dans un souci de dynamisation de l’économie nationale, l’Administration douanière s’engage à simplifier les procédures et à adapter la réglementation aux standards internationaux. Cela devrait favoriser l’investissement et encourager un climat d’affaires plus favorable à la croissance économique.

Le cinquième axe stratégique met l’accent sur l’importance du capital humain. Babacar Mbaye a souligné que la formation continue des agents et l’amélioration de leurs conditions de travail sont des priorités. Le but est de doter la Douane d’un personnel hautement qualifié, motivé et apte à relever les défis actuels et futurs de l’institution.

Enfin, le sixième axe porte sur l’amélioration de la gouvernance au sein de la Douane. La gestion efficace des ressources et l’adoption d’un cadre éthique rigoureux sont des facteurs essentiels pour renforcer la crédibilité et la performance de l’institution douanière.

Avec ces six axes stratégiques, la Douane sénégalaise entend résolument se tourner vers un avenir marqué par l’efficacité, la digitalisation, et une contribution renforcée au développement économique du pays.

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