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Ziguinchor : une Nigériane soupçonnée d’avoir voulu contaminer des Sénégalais au VIH

Une affaire pour le moins troublante secoue la ville de Ziguinchor. Une jeune femme nigériane de 23 ans, répondant au nom de B. D. Elohr, plus connue sous le surnom de « Nelly », a été arrêtée par la police pour des faits graves : elle est accusée d’avoir cherché à contaminer volontairement plusieurs hommes sénégalais au VIH/Sida, en ayant avec eux des rapports sexuels non protégés.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition de ce lundi, la jeune femme, prostituée de profession, serait installée à Ziguinchor depuis le mois de février ou mars dernier. Avant de venir au Sénégal, elle aurait exercé le même métier en Gambie pendant deux ans.

C’est à la suite d’une dénonciation reçue par la police que l’affaire a éclaté. Une source aurait fourni aux enquêteurs des captures d’écran de conversations WhatsApp qui, selon elle, prouvent les intentions malveillantes de la jeune femme. Sur ces messages, « Nelly » aurait déclaré vouloir infecter le plus grand nombre possible d’hommes sénégalais.

Interpellée dans un bar de Ziguinchor dénommé “Alternatives”, la jeune femme a été conduite dans les locaux de la police pour être entendue. Durant son interrogatoire, elle a reconnu être séropositive, confirmant ainsi être porteuse du virus du Sida. Elle a cependant nié avec force les accusations d’intention de contamination volontaire. D’après Libération, « Nelly » a expliqué qu’elle veille toujours à se protéger lors de ses rapports sexuels afin de ne pas mettre en danger la santé de ses clients.

Elle a également déclaré être suivie médicalement au Centre de référence des IST de l’hôpital de Ziguinchor, où elle bénéficie d’un traitement antirétroviral régulier. L’établissement hospitalier, sollicité par la police dans le cadre d’une réquisition, a confirmé officiellement qu’elle figure bien parmi leurs patientes et qu’elle suit effectivement un traitement. La jeune femme a précisé qu’elle n’a manqué qu’un seul de ses rendez-vous médicaux, le 26 octobre dernier, en raison de sa période menstruelle.

Malgré ces explications, les enquêteurs restent prudents. Les captures d’écran fournies par la source à l’origine de la dénonciation sont examinées minutieusement, et les autorités cherchent à déterminer si elles sont authentiques et si la suspecte a effectivement eu des comportements mettant en danger la santé d’autrui.

En attendant les résultats de l’enquête, « Nelly » reste sous le coup de graves accusations. Si les faits étaient avérés, ils pourraient être qualifiés de tentative de propagation volontaire d’une maladie transmissible, un crime lourdement sanctionné par la loi sénégalaise.

Attaque à Birkilane : le commandant Ndiaye échappe de justesse à la mort lors d’une embuscade tendue par des bergers

Le commandant Ndiaye, chef de la Brigade de gendarmerie de Birkilane, a frôlé la mort dans des circonstances d’une rare violence. Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’officier a été pris pour cible par un groupe de bergers déterminés à libérer l’un des leurs, arrêté pour meurtre. L’attaque, minutieusement planifiée, s’est produite le jeudi 30 novembre, alors que le suspect était en cours de transfert vers la Brigade.

Les faits prennent racine dans un drame survenu quelques heures plus tôt au village de Fass Sy. Ce jour-là, une violente altercation éclate entre un cultivateur, M. Dramé, et un berger du nom de A. Bâ, dont le troupeau s’était introduit dans le champ du paysan. La dispute tourne rapidement au drame : A. Bâ égorge le cultivateur sur place, selon le récit du quotidien du Groupe Futurs Médias. Alertés par les cris, des villageois accourent et parviennent à maîtriser le meurtrier présumé avant de prévenir la gendarmerie.

Informé de la situation, le commandant Ndiaye se rend aussitôt sur les lieux avec ses hommes. Après avoir constaté l’horreur du crime, il procède à l’arrestation du berger et entame le transfert du suspect vers la Brigade. C’est à ce moment que les choses prennent une tournure dramatique. Surgissant des buissons, plusieurs bergers armés de machettes se jettent sur le convoi. « Ils sont sortis des buissons comme des diables. Ils en voulaient particulièrement au commandant ; ils voulaient le tuer pour récupérer leur camarade », témoigne un habitant, cité par L’Observateur.

Pris de court, le commandant Ndiaye reçoit plusieurs coups de machette, dont un très violent à la mâchoire. Ses hommes, réagissant avec sang-froid, parviennent à riposter et à extraire leur supérieur du guet-apens. Neuf des assaillants sont immédiatement neutralisés et interpellés, tandis que le reste du groupe parvient à s’enfuir dans la nature. Grièvement blessé, le commandant Ndiaye est évacué en urgence vers le centre de santé de Birkilane, où il a été admis aux soins intensifs.

Contacté par téléphone, l’officier blessé a confirmé que les neuf individus arrêtés ont été placés en garde à vue, en attendant leur déferrement au parquet. Ils devraient répondre de lourdes accusations, notamment de tentative d’assassinat sur une personne dépositaire de l’autorité publique, en plus d’autres charges connexes. Quant à A. Bâ, l’auteur présumé du meurtre du cultivateur, il demeure au cœur de cette affaire sanglante qui a bouleversé toute la communauté de Fass Sy.

Selon L’Observateur, le commandant Ndiaye, dont le pronostic vital n’est plus engagé, amorce une longue période de convalescence. L’attaque, d’une extrême gravité, a provoqué une vive émotion au sein de la gendarmerie nationale et relance le débat sur les conditions de sécurité des forces de l’ordre dans les zones rurales.

Caisse des Dépôts et Consignations : un rapport explosif révèle des pratiques opaques dans la gestion des marchés publics

Pendant longtemps, la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc) a cultivé l’image d’une institution publique financière solide, respectable et rigoureusement gérée. Mais cette réputation vient d’être sévèrement ébranlée. Selon le journal Les Échos, un rapport commandité par l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (Arcop) et réalisé par le cabinet Business System Consulting Group (BSC) met en lumière de graves irrégularités dans la gestion des marchés publics au sein de l’institution. Dirigée par le chef de file Ibra Guèye, l’équipe d’audit a passé au crible la conformité des procédures de passation des marchés pour l’exercice 2023 et a découvert un système qui, au fil du temps, s’est progressivement affranchi du droit commun pour imposer ses propres règles.

Tout commence par une anomalie en apparence anodine : la Cdc ne se réfère pas au Code des marchés publics, pourtant obligatoire au niveau national et communautaire. À la place, elle applique un manuel interne, officiellement adopté en novembre 2017. Mais lorsque les auditeurs demandent à consulter ce document, ils découvrent deux versions différentes portant la même date et le même intitulé, mais contenant des règles divergentes. Pire, certaines pages comportent des corrections manuscrites et des ajouts non datés, suggérant que le manuel a pu être modifié au gré des besoins. Ainsi, pendant plusieurs années, la Cdc aurait géré des dizaines de milliards de francs CFA sur la base d’un texte malléable, dont le contenu pouvait être ajusté discrètement.

Le projet des Mamelles illustre parfaitement les dérives dénoncées. Il s’agit d’un gigantesque complexe immobilier combinant bureaux et logements, avec 40 000 m² de bureaux et 230 000 m² de résidences. Le contrat, confié à la société Sertem, s’élève à 103,8 milliards F CFA TTC. Mais avant même la signature officielle du marché, une lettre de commande d’un montant de 29,8 milliards F CFA est délivrée à l’entreprise, en date du 7 août 2018. Autrement dit, la Cdc engage des paiements avant toute formalisation légale du contrat.

Les avenants successifs au contrat révèlent une dérive inquiétante. Le premier avenant ajoute plus de 6,3 milliards F CFA pour « ajuster les fouilles et les bétons », alors que ces travaux sont censés être inclus dans un marché clé en main. Le deuxième avenant porte sur près de 4 milliards F CFA supplémentaires, et le troisième, de plus de 214 millions F CFA, concerne un plan de gestion environnementale et sociale déjà prévu dans l’offre initiale. Le quatrième avenant marque un tournant encore plus préoccupant : la Banque Of Africa, partenaire financier du projet, suspend ses décaissements en raison d’un détournement de recettes, contraignant la Cdc à payer directement certains sous-traitants dont la liste officielle manque dans le dossier. Enfin, l’avenant n°5, signé en 2023, introduit une révision rétroactive de prix de 1,9 milliard F CFA, en contradiction avec le caractère forfaitaire et non révisable du contrat initial. En somme, un projet censé être strictement encadré s’est transformé en une succession d’ajustements opaques et coûteux.

Les anomalies ne s’arrêtent pas là. Le contrôle technique du même projet, confié à Archi Art Concept pour un montant initial de 502,9 millions F CFA, offre un autre exemple de gestion irrégulière. Le contrat, arrivé à échéance en juillet 2022, a pourtant fait l’objet d’un avenant en décembre 2023 d’un montant de 301 millions F CFA, soit plus d’un an après son expiration. Cet avenant, signé hors délai et sans fondement juridique, illustre le manque de rigueur contractuelle. Les auditeurs soulignent également un conflit d’intérêts flagrant : la filiale de la Cdc, la Compagnie d’Aménagement et de Construction, assure à la fois la maîtrise d’œuvre et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, deux fonctions qui devraient être strictement séparées.

Plusieurs marchés de moindre envergure confirment ce dysfonctionnement généralisé. Pour le marché de 30 millions F CFA attribué à HLB Sénégal pour la remise à plat de la comptabilité, il a été constaté que l’entreprise elle-même a proposé la liste des concurrents à consulter lors de la relance. Une pratique qui remet en cause le principe fondamental de la concurrence libre et équitable. Le même schéma se reproduit pour un autre marché de 59 millions F CFA relatif à l’élaboration du plan stratégique, où les écarts entre les notes attribuées et les évaluations demeurent injustifiés. Certains dossiers sont incomplets, d’autres comportent des attestations douteuses, mais les procédures se déroulent sans obstacle, comme si les décisions étaient déjà arrêtées à l’avance.

Les auditeurs mettent également en évidence un enchevêtrement de collusions dans plusieurs autres marchés : formations du conseil d’administration, capsules vidéo, aménagements de parkings, tenues de travail, fournitures de stores ou de téléphones. Dans chacun de ces cas, des sociétés différentes en apparence s’avèrent liées par les mêmes gérants, actionnaires, adresses ou numéros de téléphone, simulant ainsi une concurrence fictive.

Même la rénovation du siège de la Cdc n’échappe pas aux irrégularités. Le projet initial, évalué à 109 millions F CFA, a été successivement réévalué à 323 millions, puis à 577 millions F CFA TTC après plusieurs avenants. Les auditeurs notent des doublons, des lignes identiques répétées d’un devis à l’autre, et une structure administrative qui, sous des apparences d’organisation, laisse place à de nombreuses zones d’ombre.

Enfin, la procédure d’assurance maladie d’un montant de 98,5 millions F CFA présente, elle aussi, des incohérences administratives : dates de signature incompatibles avec les lettres de notification, documents non déchargés et retards inexpliqués. Si le montant reste modeste, c’est l’absence de rigueur procédurale qui interpelle, démontrant que les failles de gouvernance affectent autant les grands projets que les opérations courantes.

Opération de déguerpissement à Dakar : la gendarmerie assainit les zones de BOA et Recasement

Le dimanche 2 novembre 2025, une vaste opération d’assainissement et de déguerpissement a été menée par la compagnie de gendarmerie de Dakar. Cette intervention, qui s’est déroulée de 8 heures à 14 heures, visait les zones de BOA et de Recasement. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre l’occupation anarchique du territoire, un phénomène qui continue de poser d’importants défis urbains dans la capitale sénégalaise.

Sous la supervision du colonel Ibrahima Ndiaye, un dispositif sécuritaire conséquent a été mobilisé. Deux escadrons de la Légion de gendarmerie d’intervention (LGI) ont été déployés sur le terrain afin d’assurer le bon déroulement des opérations. En appui, quatre équipes cynophiles ont participé à la mission, aux côtés d’une équipe de drones chargée de la surveillance aérienne. L’usage de ces technologies modernes a permis de renforcer la sécurité et la coordination des troupes tout au long de l’intervention.

La gendarmerie a également travaillé en étroite collaboration avec la Société nationale de gestion des déchets (SONAGED) et les agents du Cadre de vie. Cette synergie entre forces de sécurité et services techniques a favorisé une exécution rapide et efficace de l’opération.

Au total, 11 sites composés de baraquements et de taudis installés de manière illégale ont été démolis. Les équipes de la SONAGED ont aussitôt procédé à l’évacuation d’une grande partie des décombres, contribuant à restaurer la salubrité des zones concernées.

Durant les six heures qu’a duré l’intervention, la présence massive des gendarmes a permis d’éviter tout débordement. Grâce à la rigueur du dispositif sécuritaire et à la planification logistique, l’opération s’est déroulée dans le calme et sans incident majeur.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°597 –03/11/2025

🔴 MARCHE PACIFIQUE CONTRE LA VIE CHÈRE ET LA CONFISCATION DES LIBERTÉS : LE FDR RASSEMBLE LES VOIX
🔴 MISE EN ACCUSATION DE MACKY SALL / « NOUS SOMMES EN FACE DE DÉPUTÉS QUI S’ENTÊTENT DANS LEUR IGNORANCE » : ABDOU MBOW S’EN PREND À SES COLLÈGUES

🔴 DOHA / MONDIAL U17 : LES « LIONCEAUX » INVESTIS D’UNE MISSION NATIONALE
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Affaire Madiambal Diagne : Bassirou Kébé recadre le débat et rappelle la primauté de la justice

Le Directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a tenu à clarifier la position de l’État du Sénégal dans l’affaire concernant le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne. Invité d’une émission diffusée en direct sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), le haut fonctionnaire a livré une réponse ferme et mesurée à une question du journaliste Oumar Gningue portant sur la gestion de ce dossier sensible.

Tout est parti d’une interrogation directe du journaliste, qui s’interrogeait sur le traitement de cette affaire par les autorités et sur la situation actuelle de Madiambal Diagne, actuellement en France. « Aujourd’hui, la gestion de cette affaire-là… Est-ce que finalement, vous ne le mettez pas dans une position confortable lui, actuellement, qui est en France ? », a demandé Oumar Gningue.

Sans se laisser emporter, Bassirou Kébé a tenu à rappeler les fondements de l’État de droit et la distinction stricte entre les pouvoirs exécutif et judiciaire. « Je pense que quand vous vous adressez à nous, j’espère que vous vous adressez à la justice, parce que ça, c’est une affaire totalement judiciaire. Vous savez, dans un État de droit, le pouvoir exécutif, la puissance publique, est soumise à la loi », a-t-il affirmé avec fermeté.

Le Directeur général de la SN HLM a précisé que c’est le Parquet judiciaire financier qui a émis le mandat d’arrêt visant Madiambal Diagne, insistant sur le caractère purement judiciaire du dossier. Selon lui, les faits reprochés à M. Diagne relèvent de la sphère financière, et non de considérations politiques ou médiatiques. « Ce monsieur a pris ses responsabilités, tout en sachant qu’il était recherché, parce qu’on le lui a notifié à l’aéroport. Il a décidé de quitter le territoire national alors que sa famille est entre les mains de la justice. C’est une affaire purement judiciaire. On lui reproche des choses financières. Ça n’a rien à voir avec la politique, ni avec la presse », a martelé Bassirou Kébé.

Face à ce qu’il considère comme une confusion entre solidarité professionnelle et responsabilité individuelle, le responsable public a tenu à interpeller directement le journaliste de la RTS. « Est-ce qu’aujourd’hui, Monsieur Gningue, si un journaliste sort tout de suite dans la rue, commet un crime, est-ce que toute la presse va se réunir pour dire qu’on le soutient parce que c’est un journaliste ? Non. C’est un crime, c’est un citoyen comme un autre, et il doit répondre devant la justice », a-t-il lancé, visiblement agacé par ce qu’il estime être un amalgame récurrent.

Dans sa conclusion, Bassirou Kébé a réaffirmé la volonté du gouvernement de laisser la justice faire son travail en toute indépendance, sans aucune interférence politique ou pression médiatique. « Cela n’a rien à voir avec nous. C’est la justice qui fait son travail, et l’État du Sénégal laissera la justice faire son travail jusqu’au bout », a-t-il insisté.

Umaro Sissoco Embaló encense Bassirou Diomaye Faye et évoque ses relations avec Macky Sall

Dans un entretien exclusif accordé à Jeune Afrique, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, s’est confié sans détour sur ses relations avec plusieurs dirigeants africains, notamment l’ancien président sénégalais Macky Sall et son successeur, Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’État bissau-guinéen, connu pour sa franchise et son sens de la diplomatie directe, a tenu à clarifier la nature de ses rapports avec les deux dirigeants sénégalais, insistant sur la continuité et la cordialité qui marquent ses échanges avec le président actuel du Sénégal.

« Diomaye ne m’a jamais parlé de Macky. C’est un homme qui a la tête sur les épaules. Il est très calme, poli et intelligent. Il sait que Macky est mon frère, mais il m’a montré que lui également reste mon frère », a confié Umaro Sissoco Embaló à son intervieweur, louant ainsi la maturité et la sagesse du président Bassirou Diomaye Faye. Ces propos témoignent de l’estime qu’il porte à son homologue sénégalais, qu’il décrit comme un homme réfléchi, équilibré et respectueux, malgré les changements politiques survenus à Dakar.

L’anecdote rapportée par Embaló illustre d’ailleurs la proximité entre les deux chefs d’État. « Macky est votre grand frère et moi je suis votre jeune frère », aurait déclaré Bassirou Diomaye Faye à son homologue bissau-guinéen, dans un ton empreint de respect et de fraternité. Une phrase qui semble avoir profondément marqué Embaló, lequel y voit la preuve d’une continuité diplomatique apaisée entre Dakar et Bissau, au-delà des transitions politiques.

Le président de la Guinée-Bissau a également souligné la fréquence et la qualité de sa communication avec le chef de l’État sénégalais. « Il n’y a pas une seule journée où l’on ne s’est pas envoyé de message », a-t-il révélé, mettant en lumière un lien personnel et politique fort, fondé sur la confiance et la concertation permanente.

Tensions diplomatiques entre Washington et Abuja : Bola Tinubu prêt à rencontrer Donald Trump après les menaces américaines

Le climat diplomatique s’est tendu ce week-end entre les États-Unis et le Nigeria, à la suite des déclarations explosives de Donald Trump. Le président américain a menacé d’une possible intervention militaire au Nigeria, accusant le gouvernement de tolérer des “meurtres de chrétiens” perpétrés, selon lui, par des “terroristes islamistes”.

Face à cette sortie jugée alarmante, la présidence nigériane a réagi avec prudence mais fermeté. Daniel Bwala, conseiller en communication du président Bola Ahmed Tinubu, a affirmé dimanche que le chef de l’État nigérian était “prêt à rencontrer Donald Trump dans les jours qui viennent” afin d’évoquer la situation et de dissiper tout malentendu. “Le président Trump a beaucoup aidé le Nigeria en autorisant la vente d’armes à notre pays, et le président Tinubu a su tirer parti de cette opportunité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui nous a permis d’obtenir des résultats considérables”, a-t-il écrit sur le réseau social X.

M. Bwala a précisé que la question de savoir si les attaques terroristes au Nigeria visaient uniquement les chrétiens ou touchaient également d’autres confessions serait “discutée et résolue” lors de la rencontre entre les deux dirigeants. Celle-ci pourrait se tenir, selon lui, “soit à la State House, soit à la Maison Blanche”, bien qu’aucune date n’ait encore été officiellement arrêtée. Interrogé par l’AFP, Daniel Bwala a confirmé qu’aucune rencontre n’était pour l’instant actée, mais que les discussions diplomatiques se poursuivaient.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte pression exercée par certains élus conservateurs américains et des groupes évangéliques, qui dénoncent depuis plusieurs mois ce qu’ils qualifient de “génocide des chrétiens” au Nigeria. Ce discours trouve un écho auprès de figures politiques d’extrême droite en Europe, bien que plusieurs experts internationaux mettent en doute la véracité et la portée de ces accusations.

Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a accusé Abuja de passivité face aux violences. “Si le gouvernement nigérian continue de tolérer les meurtres de chrétiens, les États-Unis cesseront immédiatement toute aide au Nigeria, et pourraient très bien aller dans ce pays désormais déshonoré en défouraillant à tout-va, pour anéantir complètement les terroristes islamistes qui commettent ces atrocités horribles”, a-t-il menacé dans un message virulent.

Le Nigeria est en proie à une insécurité persistante, notamment dans sa partie nord-est, où sévit depuis 2009 l’insurrection jihadiste de Boko Haram. Ce conflit, selon les Nations unies, a déjà causé plus de 40.000 morts et entraîné le déplacement de plus de deux millions de personnes. Malgré la fragmentation du mouvement et la création de groupes dissidents comme l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), les attaques contre les civils et les forces de sécurité restent fréquentes.

Vendredi, Donald Trump avait également inscrit le Nigeria sur la liste américaine des “pays particulièrement préoccupants” (CPC) en matière de liberté religieuse, affirmant que “le christianisme y est confronté à une menace existentielle”. Une décision qui a suscité la colère d’Abuja.

Réagissant à ces propos, le président Bola Tinubu a déclaré samedi sur son compte X : “La caractérisation du Nigeria comme un pays intolérant sur le plan religieux ne reflète pas notre réalité nationale.” Il a rappelé que son gouvernement reste engagé pour la coexistence pacifique entre les différentes confessions religieuses et pour la sécurité de tous les citoyens, sans distinction.

Abdourahmane Diouf réaffirme sa loyauté à Bassirou Diomaye Faye et prône l’unité au sein de la majorité

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, par ailleurs président du parti Awalé, Abdourahmane Diouf, a une nouvelle fois tenu à clarifier sa position politique et à réaffirmer sa loyauté envers le président Bassirou Diomaye Faye. C’était ce dimanche, à l’occasion de la célébration du quatrième anniversaire de son parti, un événement marqué par une forte mobilisation de militants et de sympathisants réunis à Dakar.

Dans un discours empreint de gravité et de conviction, Abdourahmane Diouf a appelé à l’unité au sein de la majorité présidentielle, tout en adressant un message clair à ceux qui doutent de sa fidélité politique. « Je veux que les Sénégalais m’entendent, je veux ardemment qu’ils m’entendent », a-t-il déclaré avec insistance, avant de rappeler le parcours de son mouvement.

« Nous sommes un parti politique depuis le 10 juin 2024. Cela fait pourtant quatre ans que nous travaillons, et jamais pour nous, toujours pour d’autres entités politiques. Donc, que ceux qui pensent qu’Abdourahmane Diouf travaille pour son futur politique se détrompent », a-t-il lancé, visiblement en réponse aux accusations de certains partisans d’Ousmane Sonko, qui lui prêteraient des ambitions personnelles ou des intentions de division.

Le ministre de l’Environnement a tenu à clarifier sa place et celle de son parti dans la coalition au pouvoir. « Depuis que nous sommes un parti, nous n’avons jamais voté pour notre parti, toujours pour d’autres. Nous pensons que ceux-là nous sont similaires. Je suis Diomaye, Diomaye est moi », a-t-il affirmé, réitérant ainsi sa proximité et son alignement politique avec le président de la République.

Saluant la confiance que lui accorde Bassirou Diomaye Faye, Abdourahmane Diouf a également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion au sein de la majorité et de travailler dans l’intérêt exclusif du pays. Il a appelé à « servir dans l’esprit d’unité et de responsabilité collective », soulignant que le développement durable et la gouvernance vertueuse nécessitent une synergie d’actions entre tous les acteurs de la coalition.

Taxawu Senegaal salue la mobilisation de l’opposition et dénonce les atteintes à la liberté de la presse

Le mouvement Taxawu Senegaal, dirigé par Khalifa Ababacar Sall, a tenu la première réunion de son Secrétariat politique national provisoire à son siège de Sacré-Cœur, marquant une étape jugée « décisive » dans l’affirmation de sa vision pour le Sénégal. Dans un communiqué publié le 1er novembre, la formation politique s’est félicitée du « succès éclatant » de la marche pacifique de l’opposition réunie au sein du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR).

Le mouvement estime que cette mobilisation illustre « la maturité politique du peuple sénégalais » et son attachement indéfectible aux valeurs de justice, de liberté et de dignité. Il a, à cet égard, invité les citoyens à demeurer vigilants et mobilisés face à toute tentative de remise en cause des fondements de l’État de droit et des libertés publiques.

Toutefois, Taxawu Senegaal a exprimé sa vive préoccupation quant aux récentes atteintes à la liberté de la presse. Le mouvement a dénoncé « avec la plus grande fermeté » les « irruptions violentes » des forces de l’ordre dans les rédactions de 7TV et de la RFM, ainsi que l’arrestation arbitraire des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall. Ces actes sont, selon le communiqué, « des vaines tentatives de musellement » traduisant « l’état d’esprit d’un régime inquiet de la vérité ». Taxawu Senegaal a réclamé la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques et prisonniers d’opinion.

Abordant la question des collectivités territoriales, le parti a déploré les « graves tensions de trésorerie » auxquelles sont confrontées les mairies, en raison de la lenteur dans la mise à disposition des ressources qui leur sont légalement dues par l’État. Le communiqué cite notamment le Fonds de dotation de la décentralisation, le Fonds d’équipement des collectivités territoriales, la CEL-VA, les ristournes fiscales, les dotations du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN), ainsi que la taxe sur l’électricité consommée. Si le versement du PACASEN 2025 a été récemment effectué, les allocations relatives à l’exercice 2024 demeurent impayées, aggravant les contraintes budgétaires et compromettant la continuité du service public local.

Sur le plan socio-économique, Taxawu Senegaal a exprimé son inquiétude face à la hausse de 6 % de la dette intérieure, jugée déjà « exorbitante ». Cette évolution pèserait lourdement sur l’économie nationale en réduisant la marge de manœuvre budgétaire, au détriment des investissements structurants dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et de la santé.

Les répercussions sur les ménages sont également au cœur des préoccupations du mouvement. Le communiqué souligne que les familles sénégalaises subissent les effets de cette situation à travers l’alourdissement de la pression fiscale, la baisse du pouvoir d’achat et une vulnérabilité économique accrue. À cela s’ajoutent des difficultés d’accès aux soins de santé, souvent jugés trop coûteux, ce qui accentue la précarité de nombreuses couches sociales.

Le parti a également évoqué les conséquences dévastatrices des inondations récurrentes, notamment dans certaines localités de Touba, de la vallée du fleuve, de la Falémé et de la région de Tambacounda, où les populations, selon lui, sont laissées à elles-mêmes en l’absence de mesures structurelles durables pour atténuer leur détresse.

S’agissant du secteur privé national, particulièrement celui du Bâtiment et des Travaux publics (BTP), Taxawu Senegaal a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés persistantes dues au non-paiement des créances par l’État, compromettant ainsi la viabilité économique de nombreuses entreprises et menaçant des milliers d’emplois.

Dans le secteur agricole, le mouvement a exhorté le gouvernement à se concentrer rigoureusement sur la préparation de la campagne de commercialisation des productions, notamment celles de l’arachide, du riz et du maïs. Il a aussi appelé les autorités à renforcer les appuis destinés aux producteurs de la campagne horticole de saison froide et à trouver des solutions durables face aux pertes post-récoltes, estimées à plus de 30 %, en raison d’une carence dramatique en infrastructures de stockage et de conservation.

Concernant l’éducation, Taxawu Senegaal a invité l’État à honorer ses engagements envers les enseignants décisionnaires afin de garantir une année scolaire apaisée. Le mouvement demande la correction des disparités salariales, le reclassement effectif et la régularisation du statut de cette catégorie d’enseignants.

Enfin, le parti de Khalifa Ababacar Sall a réaffirmé son ancrage au sein du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) et a salué le travail remarquable accompli par ses structures dans le cadre du recensement en cours. Il a encouragé ses militants à poursuivre la dynamique d’organisation, de proximité et de mobilisation pour de nouvelles conquêtes démocratiques et citoyennes.

Élection présidentielle en Côte d’Ivoire : la CEDEAO salue un scrutin pacifique et la maturité du peuple ivoirien

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adressé ses félicitations au peuple ivoirien à la suite du déroulement pacifique de l’élection présidentielle tenue le 25 octobre 2025. Dans un communiqué publié ce dimanche 2 novembre à Abuja, l’organisation régionale a salué le climat serein et apaisé qui a caractérisé le scrutin, y voyant un signe de maturité démocratique et de stabilité institutionnelle.

Selon la CEDEAO, le peuple ivoirien a fait preuve d’un sens élevé du patriotisme et d’un engagement civique exemplaire tout au long du processus électoral. L’organisation a également salué l’attitude responsable de la classe politique, qui a contribué au bon déroulement du vote dans un environnement marqué par le dialogue et la tolérance.

L’institution régionale n’a pas manqué de rendre hommage à l’efficacité et au professionnalisme des institutions républicaines de la Côte d’Ivoire, qu’elle qualifie de « pilier de stabilité et moteur de développement dans la région ». Elle estime que cette solidité institutionnelle constitue un modèle à suivre pour les autres pays membres de la CEDEAO, dans un contexte où la consolidation démocratique demeure un enjeu majeur pour l’Afrique de l’Ouest.

Tout en félicitant le pays pour cette étape importante, la CEDEAO a appelé l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de retenue et à respecter les procédures légales en attendant la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel. L’organisation a insisté sur la nécessité de privilégier les voies de droit pour tout différend électoral, afin de préserver la paix et la cohésion nationale.

La CEDEAO a par ailleurs exhorté les Ivoiriens à conserver le même esprit de patriotisme et de respect des institutions lors des prochaines élections législatives. Elle a réaffirmé sa détermination à accompagner la Côte d’Ivoire dans ses efforts pour le renforcement de la démocratie, la consolidation de l’État de droit et la promotion du développement durable.

Saint-Louis : plus de 700 détenus à la Maison d’arrêt, la ministre de la Justice alerte sur la surpopulation carcérale

La ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Yassine Fall, a effectué ce vendredi une visite de travail à Saint-Louis, dans le cadre d’une tournée d’inspection des infrastructures judiciaires et pénitentiaires. Cette visite, marquée par plusieurs rencontres avec les autorités locales et le personnel judiciaire, a surtout permis de mettre en lumière la situation préoccupante de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis, qui compte aujourd’hui plus de 700 détenus, faisant d’elle la prison la plus peuplée du pays après celle de Rebeuss, à Dakar.

« Nous sommes venus ici pour nous enquérir des conditions de détention mais aussi écouter les personnes en détention », a déclaré la ministre, avant de souligner que la prison de Saint-Louis « est celle qui a le plus de détenus après Rebeuss, avec plus de 700 personnes ». Cette révélation illustre la pression croissante sur le système carcéral sénégalais, déjà confronté à un phénomène de surpopulation chronique.

Accueillie au Palais de justice par le gouverneur de la région, Al Hassan Sall, ainsi que par les autorités judiciaires locales, Yassine Fall a entamé sa mission par une série de réunions de travail avec les magistrats et le personnel judiciaire. « Nous avons visité le tribunal de grande instance où nous avons tenu plusieurs réunions avec le parquet et les juges, sous la direction du président de la Cour d’appel de Saint-Louis », a-t-elle précisé.

La Garde des Sceaux s’est ensuite rendue à la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis pour constater de visu les conditions de détention. Elle y a rencontré des détenus, des responsables pénitentiaires et des agents de surveillance, afin d’échanger sur les réalités quotidiennes du milieu carcéral. La ministre a exprimé son émotion face à la présence de nombreux jeunes parmi les prisonniers.

« Nous avons rencontré beaucoup de jeunes dans les liens de la détention, ainsi que des personnes âgées. Mais ce qui nous fend le cœur, c’est de voir des mineurs en détention », a-t-elle confié, non sans émotion, selon des propos relayés par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

Malgré ce constat préoccupant, Yassine Fall a tenu à saluer le dévouement du personnel pénitentiaire, qu’elle a remercié pour son engagement dans un contexte de travail difficile. « Je remercie toute l’équipe pénitentiaire qui s’occupe des personnes en détention et qui essaie, malgré les contraintes, d’assurer leur sécurité et leur bien-être », a-t-elle ajouté.

Cette visite s’inscrit dans la volonté du ministère de la Justice de renforcer la politique de modernisation et d’humanisation du système carcéral sénégalais. La question de la surpopulation des prisons reste l’un des défis majeurs à relever, avec des infrastructures souvent vétustes et un manque criant de moyens.

Pour rappel, la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis, construite en 1863, est l’une des plus anciennes du pays. Située dans la partie nord de l’île, elle devait initialement accueillir un nombre restreint de détenus. Aujourd’hui, avec plus de 700 personnes incarcérées, elle illustre à elle seule les limites structurelles du système pénitentiaire sénégalais et la nécessité urgente de réformes profondes.

Mise en accusation de Macky Sall : Abdou Mbow fustige « l’ignorance » de l’opposition et défend la décision de l’Assemblée nationale

Le débat sur la tentative de mise en accusation de l’ancien président Macky Sall pour haute trahison continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Après le rejet du projet de résolution par le Bureau de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, député et cadre de l’Alliance pour la République (APR), a pris la parole pour défendre cette décision qu’il estime « conforme à la Constitution » et pour dénoncer, avec vigueur, l’attitude de certains députés de l’opposition qu’il accuse d’être « dans une ignorance totale du fonctionnement des institutions ».

Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) du 2 novembre, le parlementaire a d’abord tenu à rappeler que, pour lui, « le débat est clos » et « ne mérite plus d’être poursuivi ». Selon Abdou Mbow, la proposition de mise en accusation introduite par certains députés, notamment ceux du camp du pouvoir actuel, n’avait aucune base juridique solide. « Nous sommes en face de députés qui sont dans une ignorance et qui s’entêtent dans leur ignorance », a-t-il lancé, non sans ironie. Il a qualifié la démarche de l’opposition d’« aberration », rappelant que la procédure engagée ne correspond à aucune disposition légale en vigueur.

Le député a insisté sur le fait que les parlementaires n’ont pas la compétence de déposer un projet de résolution visant à accuser un ancien président de la République. « Quand ils ont déposé ce projet, on avait dit que c’était une aberration. Le député n’a pas le droit de venir comme ça déposer un projet de résolution de mise en accusation pour haute trahison », a martelé Mbow, tout en soulignant que cette action relevait davantage de l’agitation politique que d’une véritable démarche institutionnelle.

Sur le fond du dossier, Abdou Mbow a soulevé une question essentielle : la définition juridique de la « haute trahison ». Selon lui, le concept reste flou dans le droit sénégalais. « Dans le code pénal sénégalais, dans le code de procédure pénale et dans la Constitution, on dit que le président de la République ne peut être jugé que pour haute trahison. Mais aujourd’hui, vous ne pouvez pas me dire c’est quoi la haute trahison dans ces textes », a-t-il déploré. Pour le député, cette absence de précision juridique rend toute tentative de mise en accusation juridiquement infondée et politiquement risquée.

L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a également tenu à clarifier les prérogatives du Bureau de l’institution, afin de répondre aux critiques de ceux qui estiment que ce dernier aurait dû examiner le fond du dossier avant de le rejeter. « J’ai entendu des députés, y compris de la majorité, dire que le Bureau n’est pas entré dans le fond. Mais ils ne comprennent pas ce que cela signifie. Le Bureau a seulement compétence pour examiner la recevabilité d’une proposition ou d’une résolution. C’est à la commission qu’on saisit le fond. Donc si le Bureau estime qu’un texte n’est pas recevable, il le rejette. C’est aussi simple que ça », a-t-il expliqué.

Pour Abdou Mbow, les députés de l’opposition, en s’entêtant sur cette question, démontrent une méconnaissance profonde du fonctionnement de la République et des institutions. Il les accuse d’alimenter un débat purement politicien, au détriment de la rigueur institutionnelle. « Quand on est incompétent, quand on est dans l’ignorance, quand on ne connaît pas comment fonctionne la République, l’Assemblée nationale et les lois, on se permet d’être dans des élucubrations inutiles », a-t-il fustigé.

En conclusion, le député de l’APR considère que cette tentative de mise en accusation est définitivement classée et ne mérite plus d’être évoquée. Pour lui, l’opposition « se joue du sérieux des institutions » en multipliant les polémiques sans fondement juridique. « L’affaire est close », a-t-il insisté, invitant ses collègues de l’opposition à recentrer leur action sur des questions plus constructives pour le pays, plutôt que de s’enliser dans des débats qu’il juge « stériles et politiciens ».

Téra-meeting du 8 novembre : Abdou Mbow fustige Ousmane Sonko et appelle à des actions concrètes pour les Sénégalais

Le député Abdou Mbow, membre de l’Alliance pour la République (APR) et figure de l’opposition, s’est vivement exprimé sur le « Téra-meeting » annoncé par le Premier ministre Ousmane Sonko pour le 8 novembre prochain. Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) sur Iradio, ce dimanche 2 novembre, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a jugé inopportune l’organisation d’un tel rassemblement, estimant que le gouvernement devrait se concentrer sur la résolution des problèmes quotidiens des Sénégalais plutôt que sur des initiatives à caractère politique.

Dans son intervention, Abdou Mbow a rappelé que le rôle premier d’un gouvernement est d’apporter des solutions concrètes aux préoccupations de la population. « La mission du pouvoir en place, c’est de trouver des solutions pour le Sénégal, c’est de trouver des solutions pour les Sénégalais », a-t-il affirmé avec insistance. Selon lui, les priorités du pays sont ailleurs : la lutte contre la vie chère, la création d’emplois pour les jeunes et la baisse des prix de l’électricité et de l’eau. L’élu a reproché au gouvernement actuel d’avoir maintenu, voire aggravé, certaines mesures fiscales qui alourdissent le coût de la vie. « L’eau a augmenté à cause des taxes issues de leurs propres lois. Ils doivent travailler à tout faire pour que la vie chère soit un mauvais souvenir », a-t-il déclaré.

Abdou Mbow n’a pas caché son agacement face à ce qu’il considère comme un détournement de l’attention publique. Pour lui, l’organisation d’un meeting à un moment où de nombreuses familles peinent à joindre les deux bouts relève d’une mauvaise appréciation des priorités nationales. « Ils n’ont pas à organiser de marches, ni de meetings. Pourquoi ? Pour prendre l’argent des Sénégalais et faire du n’importe quoi », a-t-il martelé. Ces propos traduisent une critique frontale d’une gouvernance qu’il juge plus préoccupée par la communication politique que par la gestion des urgences économiques et sociales.

Le député a également mis en lumière la dualité de fonctions d’Ousmane Sonko, à la fois Premier ministre et président de son parti, le PASTEF. Pour lui, cette double casquette comporte des risques de confusion entre les responsabilités gouvernementales et les ambitions partisanes. « Le Premier ministre est président d’un parti politique, mais il reste avant tout le chef du gouvernement. Son parti doit l’aider à régler les problèmes des Sénégalais, pas à organiser des meetings pour insulter les gens », a-t-il lancé.

Abdou Mbow a par ailleurs évoqué le rôle que doit jouer l’opposition dans le contexte actuel. Il estime que le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), coalition issue de l’ancienne majorité présidentielle, doit s’impliquer davantage dans la recherche de solutions aux difficultés que traverse le pays. « Le FDR ne peut pas ne pas participer à tout ce qui peut abréger les souffrances des populations », a-t-il soutenu. Pour lui, cette implication s’inscrit dans une logique de construction d’une alternative crédible en vue de l’échéance électorale de 2029, qu’il considère comme une opportunité de redonner espoir aux citoyens.

En conclusion, Abdou Mbow a appelé le gouvernement à privilégier les politiques publiques concrètes et mesurables plutôt que les démonstrations de force sur la place publique. À ses yeux, le « Téra-meeting » annoncé par Ousmane Sonko est loin de répondre aux attentes d’une population qui aspire avant tout à une amélioration de ses conditions de vie. Le 8 novembre s’annonce ainsi comme un moment de vérité politique, où la capacité du Premier ministre à concilier engagement partisan et responsabilité étatique sera mise à l’épreuve face à des citoyens de plus en plus exigeants.

Affaire Ahmed Ndoye : le Forum du justiciable dénonce des propos « excessifs » mais appelle à la clémence

Le Forum du justiciable, par la voix de son président Babacar Bâ, est sorti de sa réserve pour réagir à la polémique provoquée par les déclarations du chroniqueur Ahmed Ndoye à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une publication rendue publique ce vendredi sur sa page X (anciennement Twitter), Babacar Bâ a qualifié les propos du chroniqueur de « manifestement excessifs » et contraires à la retenue que requiert le débat démocratique, tout en appelant à un traitement mesuré de l’affaire.

Selon le président du Forum du justiciable, la liberté d’expression est un droit fondamental, mais elle ne saurait être exercée au détriment du respect dû aux institutions de la République. « La liberté d’expression est un droit constitutionnellement garanti, mais elle doit s’exercer avec responsabilité et discernement, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer des personnalités qui incarnent des institutions », a rappelé M. Bâ. Il a insisté sur le fait que la fonction de Premier ministre, en tant que pilier du pouvoir exécutif, commande une certaine considération, indépendamment des critiques que peut susciter l’action gouvernementale.

Dans son intervention, Babacar Bâ a également souligné l’importance du respect dans l’espace public. Il estime que le débat démocratique ne doit pas être confondu avec l’invective ou l’insulte, mais plutôt s’articuler autour d’arguments rationnels et constructifs. « Le Sénégal a besoin d’un espace public apaisé, où la confrontation des idées se fait dans la dignité, sans atteinte à l’honneur des personnes ni à celui des institutions », a-t-il indiqué.

Cependant, tout en condamnant la nature des propos tenus par Ahmed Ndoye, le président du Forum du justiciable a tenu à nuancer sa position en appelant à la clémence à l’égard du chroniqueur. « Dans un esprit d’apaisement et afin d’éviter la judiciarisation excessive de la liberté d’expression, nous appelons à la clémence pour la libération de Ahmed Ndoye », a-t-il plaidé. Babacar Bâ estime qu’une sanction sociale ou morale suffit dans ce genre de situation, afin de préserver la liberté d’expression tout en envoyant un signal fort sur la nécessité de la responsabilité médiatique.

Cette affaire intervient dans un contexte où les propos tenus sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne suscitent de vifs débats au Sénégal. Entre liberté d’expression et respect des institutions, la frontière demeure souvent ténue, ce qui alimente des tensions entre acteurs politiques, journalistes et chroniqueurs. L’appel du Forum du justiciable se veut ainsi un message d’équilibre : défendre la liberté d’expression tout en préservant le respect et la stabilité institutionnelle.

Babacar Bâ conclut en invitant l’ensemble des citoyens, notamment les acteurs des médias et de la société civile, à faire preuve de retenue et à adopter une posture de responsabilité dans leurs interventions publiques. Pour lui, le Sénégal ne doit pas laisser la liberté d’expression devenir un outil de division, mais plutôt un instrument de construction démocratique fondé sur la civilité et la raison.

Sénégal : L’ARP et la Police nationale démantèlent un réseau de distribution illégale de médicaments à Pikine-Saint-Louis

L’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), à travers sa Direction de l’Inspection Pharmaceutique, de la Surveillance du Marché et des Vigilances, a mené, en collaboration avec la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (BNLPC) de la Police nationale, une opération d’envergure ayant abouti au démantèlement d’un réseau de distribution illégale de produits médicaux. Cette action, menée le 30 octobre 2025, visait un dépôt appartenant à la société HAOQI, implantée à Pikine-Saint-Louis, dans le nord du Sénégal.

Selon un communiqué publié le 31 octobre par la cellule de communication de l’ARP, cette opération s’inscrit dans le cadre des activités du pôle Nord, qui regroupe les régions de Saint-Louis, Louga et Matam. Ce dispositif a pour objectif de renforcer la surveillance du marché pharmaceutique local, de freiner le trafic transfrontalier de médicaments non autorisés et de protéger les populations contre les dangers liés à la contrefaçon et à la vente illicite de produits médicinaux.

Les équipes de l’ARP et de la Police nationale ont découvert sur place 27 types de produits différents, parmi lesquels figuraient des thés, des gélules, des comprimés et des poudres présentés comme des remèdes thérapeutiques. La valeur totale de la marchandise saisie est estimée à 3 millions de francs CFA. D’après le communiqué, ces produits, distribués à grande échelle, ne disposaient ni d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ni d’une autorisation de commercialisation délivrée par les autorités sanitaires sénégalaises.

L’ARP met en garde contre la consommation de ces substances, soulignant qu’elles peuvent entraîner de graves conséquences sanitaires. « Leur utilisation expose la population à des risques majeurs, notamment des insuffisances rénales, des hépatites et d’autres pathologies chroniques », alerte l’Agence. De tels produits, souvent fabriqués dans des conditions non conformes aux normes pharmaceutiques, constituent une véritable menace pour la santé publique et fragilisent les efforts nationaux en matière de sécurité sanitaire.

Le choix de mener cette opération dans le pôle Nord traduit la volonté du gouvernement de territorialiser les politiques pharmaceutiques et de lutter efficacement contre les réseaux parallèles qui alimentent le marché noir du médicament. Cette approche s’inscrit dans les orientations arrêtées lors du 13e Conseil des ministres, qui avait fait de la lutte contre le trafic de médicaments une priorité nationale.

En conclusion, l’ARP a réaffirmé son engagement total aux côtés de la Police nationale pour endiguer la prolifération des circuits illégaux de distribution pharmaceutique. L’agence appelle les populations à redoubler de vigilance et à s’approvisionner exclusivement dans les officines agréées, les seuls points de vente autorisés et sécurisés. Par cette action, les autorités envoient un signal fort aux trafiquants et réaffirment leur détermination à protéger la santé publique contre toute forme de commerce illicite de produits médicaux.

Kaolack – Sport : ASC Saloum – Fallou Kébé mise sur l’insertion des jeunes

L’ASC Saloum poursuit sa politique d’autonomisation et de professionnalisation. Le président du club, Fallou Kébé, a procédé ce week-end à la remise d’un nouveau lot de tricycles destinés à générer des revenus pour le club tout en offrant des opportunités d’emploi aux jeunes de Kaolack.

La cérémonie, organisée devant le siège de l’ASC Saloum à Léona, a réuni dirigeants, supporters et autorités sportives locales.

Devant un public venu nombreux, Fallou Kébé a rappelé la nécessité pour le club de diversifier ses sources de financement.

« Le football moderne est une activité coûteuse, et les recettes traditionnelles ne suffisent plus. Nous devons trouver des mécanismes pour assurer la stabilité financière du club », a-t-il déclaré.

Les tricycles, qui seront confiés à de jeunes Kaolackois, leur permettront d’exercer une activité de transport de marchandises, notamment pour les marchés et commerces de la ville. Une partie des revenus sera reversée au club afin de soutenir ses charges de fonctionnement.

Sur un total de vingt tricycles prévus, cinq ont déjà été réceptionnés et présentés au public.

Mbaye Gadiaga, président de la section football, a salué la vision et les réalisations de Fallou Kébé depuis son accession à la tête de l’ASC Saloum.

« Le club traverse un renouveau incontestable. Nous avons désormais un siège fonctionnel, un bus pour les déplacements de l’équipe et des projets structurants comme celui-ci. Les actes parlent d’eux-mêmes », a-t-il souligné.

De son côté, Baye Niass Diao, directeur régional de la Jeunesse et des Sports, représentant le ministère, a félicité cette initiative. Selon lui, la démarche de l’ASC Saloum s’inscrit dans la politique nationale de création d’emplois durables pour les jeunes. Il a invité les Kaolackois à soutenir davantage leur club afin de l’aider à retrouver l’élite du football national.

La cérémonie s’est conclue par la remise symbolique des clés aux premiers bénéficiaires, marquant ainsi le lancement officiel de ce programme social et économique porté par le club.

« Mamadou Diop Decroix : l’unité Sonko-Diomaye, clé de la stabilité et de la transformation du Sénégal »

Lors de son passage à l’émission « En vérité » sur Radio Sénégal, Mamadou Diop Decroix, ancien ministre et leader du parti Aj/PADS, a livré une analyse approfondie sur la gouvernance actuelle et la dynamique du duo présidentiel composé de Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, et d’Ousmane Sonko, Premier ministre.

Interrogé sur la comparaison fréquente entre le tandem Sonko-Diomaye et le célèbre binôme Senghor-Dia, Decroix a été catégorique : « On ne peut pas comparer ces deux binômes. La relation entre Senghor et Mamadou Dia n’est pas la même. » Selon lui, le contexte historique et institutionnel des deux périodes est radicalement différent. Il a rappelé que Senghor était alors président du parti et Dia, son ami et président du Conseil, un poste qui concentrait l’essentiel des pouvoirs exécutifs sous le système de l’époque. Aujourd’hui, la situation est inversée : Sonko est le président du parti Pastef, tandis que Bassirou Diomaye Faye occupe la fonction de Président de la République, détenant la majorité des prérogatives, conformément à la Constitution sénégalaise inspirée du modèle gaulliste, mise en place après l’éviction de Mamadou Dia.

Mamadou Diop Decroix a également souligné que le parcours commun de Sonko et Diomaye, marqué par la prison et les épreuves, constitue un facteur distinctif de leur relation. Il estime que cette expérience partagée peut être un atout pour la stabilité du pays, à condition que le tandem reste uni et cohérent dans ses actions. Pour Decroix, le déséquilibre actuel entre le président du parti et le président de la République appelle à une réflexion sur un éventuel rééquilibrage des pouvoirs, afin de renforcer l’efficacité de la gouvernance et d’éviter les tensions internes.

Le leader politique a insisté sur l’importance cruciale de la cohésion entre Sonko et Diomaye pour la stabilité nationale, avertissant que toute rupture ou mésentente pourrait avoir des conséquences graves pour le pays. Cette unité est d’autant plus nécessaire que le contexte sécuritaire régional demeure préoccupant. Mamadou Diop Decroix a évoqué la menace djihadiste, avec notamment la présence du JNIM au Mali, près de la frontière sénégalaise à Jiboly et Kidira, rappelant que la stabilité interne et la vigilance face aux risques externes sont intimement liées.

Arrestation de journalistes : Me Moussa Diop dénonce une “atteinte grave” à la liberté de la presse

Les interpellations des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique sénégalaise. Invité de l’émission Le Grand Jury ce dimanche 2 novembre sur la RFM, l’avocat et leader du parti Alternative Générationnelle/Jotna (AG/Jotna), Me Moussa Diop, a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie d’« atteinte inacceptable à la liberté de la presse ».

« Ce qui s’est passé dépasse l’entendement. On a franchi le rubicond », a déclaré Me Diop, manifestement outré par ces arrestations qu’il juge « incompréhensibles ». Selon lui, le gouvernement doit impérativement revoir sa manière de gérer les rapports avec la presse, en privilégiant le dialogue et la retenue plutôt que la répression. « Je demande au régime actuel d’avoir de la retenue et de laisser les journalistes faire leur travail en toute responsabilité », a-t-il lancé, dénonçant une dérive qui menace, selon lui, les acquis démocratiques du pays.

L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk a condamné « avec la plus grande fermeté » ces interpellations qu’il estime contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit. Pour Me Diop, il est inacceptable de criminaliser le travail journalistique sous prétexte d’entretiens ou de publications. « Aucun texte n’interdit à un journaliste de faire un entretien avec quelqu’un qui est recherché ou sous le coup d’un mandat d’arrêt », a-t-il martelé, rappelant que le rôle du journaliste est d’informer, quelles que soient les circonstances.

Cette affaire, qui intervient dans un contexte de tension entre le pouvoir et une partie de la presse, continue d’alimenter le débat national sur la liberté d’expression et le respect des droits des journalistes au Sénégal. De nombreux acteurs politiques, syndicaux et de la société civile appellent à la libération sans condition des journalistes concernés et à une réforme en profondeur des relations entre les autorités et les médias.

Le parti Awalé célèbre son quatrième anniversaire en présence d’Aminata Touré

Le parti Awalé, dirigé par Dr Abdourahmane Diouf, a célébré ce dimanche 2 novembre 2025 son quatrième anniversaire lors d’une cérémonie solennelle tenue au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES). L’événement, marqué par une forte mobilisation, a réuni militants, sympathisants et plusieurs personnalités politiques venus témoigner leur soutien à la formation politique.

Dès les premières heures de la matinée, l’ambiance était à la fête au CICES, où les couleurs du parti Awalé dominaient. Des chants, des slogans et des banderoles retraçaient le parcours du mouvement depuis sa création, rappelant les valeurs d’engagement, d’éthique et de patriotisme prônées par Dr Abdourahmane Diouf.

Dans son allocution, le leader du parti est revenu sur le chemin parcouru par Awalé depuis 2021, saluant la fidélité de ses militants et la constance de leur engagement. Il a souligné les efforts consentis par la formation pour s’imposer comme une force politique crédible dans le paysage sénégalais. Dr Diouf a également insisté sur la nécessité d’un débat politique axé sur les idées et la vision, plutôt que sur les querelles partisanes.

Mais la grande surprise de la journée est venue de la présence remarquée d’Aminata Touré, Haut représentant du Président de la République. L’ancienne Première ministre a tenu à assister personnellement à la cérémonie, un geste salué par de nombreux observateurs comme un signe d’ouverture et de respect mutuel entre responsables politiques, malgré les différences de parcours et de positionnement.

Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre Aminata Touré arrivant au CICES, accueillie avec chaleur par Dr Abdourahmane Diouf. Les deux personnalités ont échangé des salutations cordiales avant qu’elle ne prenne place aux côtés des invités d’honneur, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

La présence de Mme Touré a été interprétée par certains comme un symbole d’unité nationale et de dialogue entre acteurs politiques, dans un contexte où le Sénégal cherche à consolider sa démocratie et à renforcer la cohésion sociale.

Abdou Mbow dénonce les arrestations arbitraires de journalistes et appelle à la transparence

Le député Abdou Mbow a vivement condamné les récentes arrestations de journalistes au Sénégal, qu’il qualifie « d’arbitraires » et contraires aux principes fondamentaux de la démocratie. Selon lui, ces interpellations illustrent une dérive inquiétante du pouvoir en place et traduisent une volonté manifeste de restreindre la liberté d’expression.

S’exprimant sur la situation, Abdou Mbow a rappelé que plusieurs confrères ont été arrêtés après avoir simplement réalisé des interviews avec le journaliste Madiambal Diagne. Ces derniers ont par la suite été libérés, mais l’épisode laisse planer de sérieuses interrogations sur l’état des libertés publiques dans le pays.

Le député a également évoqué la coupure des signaux de la TFM et de 7TV, qu’il considère comme une autre forme d’atteinte à la liberté de la presse. Pour lui, ces coupures ne sont rien d’autre qu’un signe de « peur du régime face à la force de la vérité et à la liberté d’expression ».

Abdou Mbow a notamment cité le cas de Maïmouna Ndour Faye, l’une des rares femmes patronnes de presse au Sénégal, et celui de Babacar Fall, tous deux arrêtés pour avoir, selon lui, « simplement fait leur travail de journalistes ». Il estime que ces arrestations constituent une grave entorse aux principes démocratiques et envoient un signal négatif à la communauté nationale et internationale sur la situation des droits et libertés dans le pays.

Il s’est toutefois félicité de la mobilisation de la société civile, de la presse et des forces démocratiques, qui ont permis de faire reculer le régime et d’obtenir la libération des journalistes interpellés. Pour Abdou Mbow, cette solidarité démontre que la démocratie sénégalaise peut encore compter sur des citoyens vigilants et déterminés à défendre la liberté d’informer.

Dans son appel, le député a insisté sur la nécessité d’apporter des éclaircissements quant aux circonstances de ces arrestations. Il a exigé que les responsabilités soient clairement établies afin de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et dans le système judiciaire. « Il est primordial de savoir qui a donné les ordres et pourquoi », a-t-il déclaré, tout en appelant à la transparence totale des procédures.

Dakar 2026 : Bassirou Diomaye Faye sur les sites des futurs Jeux Olympiques de la Jeunesse

Au lendemain du dévoilement de la mascotte officielle des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce dimanche 2 novembre une visite de terrain sur plusieurs sites destinés à accueillir l’événement sportif mondial.

Accompagné des ministres Khady Diène Gaye, en charge de la Jeunesse, et Déthié Fall, ministre des Sports, ainsi que du maire de la ville de Dakar, Abass Fall, le Chef de l’État a tenu à s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de suivi rapproché et de supervision des travaux, à mesure que le Sénégal se prépare à accueillir la première édition des JOJ sur le sol africain.

Sur place, le président Diomaye Faye a salué le travail réalisé par les équipes techniques, les ingénieurs, les ouvriers et l’ensemble des partenaires engagés dans la réussite de ce grand rendez-vous de la jeunesse mondiale. Il a encouragé les acteurs à maintenir la cadence et à redoubler d’efforts pour garantir la livraison, dans les délais, des infrastructures modernes, inclusives et durables prévues pour l’occasion.

Le Président a réaffirmé son ambition de faire de « Dakar 2026 » un modèle d’organisation, de performance et d’héritage pour le Sénégal et l’Afrique. Selon lui, les JOJ ne se limitent pas à une simple compétition sportive : ils symbolisent une jeunesse sénégalaise dynamique, unie, créative et pleinement citoyenne. Il a insisté sur la nécessité de transformer cet événement en un levier de développement et de cohésion nationale, capable de renforcer la fierté et l’unité du peuple sénégalais.

Ousmane Diop plaide pour la liberté de la presse et le dialogue politique national

Le leader politique thiessois, Ousmane Diop, président du mouvement AWA, est sorti de son silence pour se prononcer sur l’arrestation récente de plusieurs journalistes dans le cadre de l’affaire Madiambal Diagne. Actuellement en dehors du pays, le responsable politique a tenu à exprimer son soutien ferme à Maïmouna Ndour Faye, Babacar Fall et Madiambal Diagne, qu’il considère comme des acteurs essentiels du paysage médiatique sénégalais.

Dans sa déclaration, Ousmane Diop a vivement déploré la situation préoccupante que traverse la presse nationale, confrontée selon lui à une série d’obstacles grandissants sous le régime actuel. Il a notamment évoqué la fermeture de certains médias, l’arrestation de chroniqueurs et le retrait d’agréments, qu’il estime être des mesures contraires aux principes démocratiques. Pour lui, « les médias constituent un pilier fondamental de toute démocratie digne de ce nom » et méritent d’évoluer dans un environnement où la liberté d’expression est protégée et respectée.

Tout en dénonçant ces dérives, M. Diop a invité le chef de l’État à adopter une posture d’ouverture et de hauteur, en se mettant « au-dessus de la mêlée » pour rétablir un climat apaisé. Il a insisté sur la nécessité de corriger les anomalies constatées, tout en privilégiant le dialogue national. Selon lui, seule une démarche inclusive et constructive permettra de garantir la paix, la sécurité, la stabilité et la relance économique du Sénégal.

Abordant le terrain politique, le président du mouvement AWA a exhorté le président de la République à reconnaître Amadou Bâ comme chef de l’opposition, en vertu de sa deuxième place lors de la présidentielle de 2024. « Il est arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle. Alors, le statut de chef de l’opposition lui revient de droit », a soutenu Ousmane Diop. Il a par ailleurs mis en avant les qualités humaines et les compétences politiques de son mentor, qu’il estime être « un homme d’État visionnaire, dont l’expérience et le patriotisme devraient être mis au service de la nation tout entière ».

Dans la même dynamique, Ousmane Diop a appelé à la libération du fils d’Amadou Bâ, tout en saluant la retenue et la dignité de l’ancien Premier ministre. « Amadou Bâ ne s’est jamais prononcé publiquement sur l’arrestation de son fils, contrairement à d’autres hommes politiques qui crient sur tous les toits dès qu’un de leurs proches est concerné », a-t-il déclaré.

Enfin, le leader thiessois n’a pas manqué d’égratigner certains acteurs de la société civile, qu’il accuse de « dériver vers la politique partisane » au détriment de leur rôle de veille et de défense des intérêts du peuple sénégalais. Pour lui, ces comportements discréditent l’engagement citoyen et fragilisent davantage la confiance des populations envers les institutions.

Kabatoki : Une journée de sensibilisation réussie sur l’hépatite grâce à l’association And Xekk Épathatite

La lutte contre l’hépatite a connu un nouveau souffle ce samedi 1er novembre 2025 à Kabatoki, où l’association And Xekk Épathatite, en partenariat avec l’ONG VIHeillir 2, a organisé une vaste journée de sensibilisation réunissant habitants, leaders communautaires et acteurs de la santé.

Placée sous le thème « Connaître l’hépatite pour mieux la prévenir », cette activité visait à renforcer les connaissances des populations sur les modes de transmission, les risques, les traitements disponibles, mais surtout sur l’importance du dépistage précoce.

« L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la maladie pour adopter les bons comportements de prévention », a expliqué le Dr Aliou Dia, infirmier chef de poste de Kabatoki.

Des échanges riches et une forte mobilisation communautaire

La rencontre a été marquée par plusieurs interventions d’infirmiers, de relais communautaires et de responsables de l’association. Tous ont rappelé que l’hépatite, souvent asymptomatique, peut entraîner des complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie si elle n’est pas détectée à temps.

« Nous voulons que chaque famille comprenne que l’hépatite n’est pas une fatalité. Avec l’information et le dépistage, on peut sauver des vies », a déclaré Médoune Koné, présidente de l’association And Xekk Épathatite.

Après les présentations, un espace de questions-réponses a permis aux habitants de mieux comprendre les comportements à risque, les méthodes de prévention et de lever plusieurs idées reçues encore très répandues dans la communauté.

Les populations ont salué l’engagement de l’association et appelé à la multiplication de ce type d’initiatives.

« La santé est l’affaire de tous. Ce que fait And Xekk Épathatite aujourd’hui est essentiel pour la protection de notre communauté », a souligné un participant.

Une démarche appelée à se poursuivre

Selon les organisateurs, cette journée s’inscrit dans le cadre du plan d’action annuel de l’association, qui prévoit de toucher l’ensemble des localités environnantes dans les mois à venir. And Xekk Épathatite a réaffirmé sa volonté de poursuivre la sensibilisation, de soutenir le dépistage et de renforcer la prévention auprès des jeunes, des femmes et des chefs de ménage.

Avec cette activité, Kabatoki envoie un message fort : la lutte contre l’hépatite doit être communautaire, continue et inclusive.

Décès de Sokhna Kiné Samb, épouse de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké : la communauté mouride en deuil

La communauté mouride est plongée dans une profonde tristesse. Sokhna Kiné Samb, épouse du Guide Cheikh Ahmadou Kara Mbacké et mère de Serigne Mahfouz Mbacké et de Sokhna Mbéne Mbacké, a été rappelée à Dieu ce dimanche 2 novembre 2025 à Dakar. La triste nouvelle a été annoncée par la chaîne Khassaide d’Or TV, provoquant une vive émotion au sein des fidèles et de la famille mouride.

Femme pieuse, connue pour son humilité et son attachement aux enseignements du Mouridisme, Sokhna Kiné Samb a marqué son entourage par sa générosité et sa discrétion. Elle a toujours accompagné son époux, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké, dans ses œuvres religieuses et sociales, tout en demeurant une référence pour les femmes de la confrérie.

La levée du corps est prévue ce dimanche à 17 heures à la mosquée de l’Unité 6, aux Parcelles Assainies. Après la prière mortuaire, l’inhumation se fera au cimetière musulman de Yoff, où parents, disciples et sympathisants viendront lui rendre un dernier hommage.

Conformément au Ndigël du Guide Cheikh Ahmadou Kara Mbacké, une journée de prières et de recueillement sera organisée le lundi 3 novembre au domicile familial, sis aux Parcelles Assainies, Unité 6. Ce moment de communion sera dédié à l’élévation de l’âme de la défunte et au renforcement de la foi de ses proches dans cette épreuve douloureuse.

Coupure du signal de 7TV sur la TNT : la chaîne dénonce une sanction arbitraire aux lourdes conséquences financières

Depuis mercredi, la chaîne privée sénégalaise 7TV n’est plus accessible sur la Télévision numérique terrestre (TNT). Une décision prise, selon les responsables de la chaîne, par les autorités en place, et ce, sans aucune notification préalable. Une coupure brutale qui plonge le média dans une crise économique et symbolique, illustrant, selon ses journalistes, une nouvelle tentative d’étouffement de la liberté d’informer.

Contacté par Seneweb, Mamadou Awa Ndiaye, journaliste à 7TV, a fait part de la profonde inquiétude et de la colère de la rédaction. « Les pertes et le manque à gagner se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, en raison de ruptures de contrats et de renoncements de la part de nos partenaires », a-t-il déclaré. La chaîne, qui compte sur la diffusion TNT pour toucher une large partie de son audience nationale, se retrouve aujourd’hui coupée de ce canal majeur de visibilité.

Les conséquences économiques sont déjà lourdes. Plusieurs annonceurs ont résilié leurs contrats en raison du non-respect des clauses prévoyant une diffusion sur la TNT. D’autres, plus conciliants, ont accepté de renégocier leurs engagements à la baisse, entraînant une chute significative des revenus publicitaires. « Faute de pouvoir honorer ces engagements, nous sommes obligés de rembourser. Ceux qui envisageaient de signer de nouveaux contrats se sont désistés », déplore le journaliste.

Au-delà de l’impact financier, la rédaction de 7TV voit dans cette mesure un acte politique délibéré. Mamadou Awa Ndiaye parle d’une « volonté de ce régime de nous réduire au silence depuis son arrivée ». Pour lui, la coupure du signal ne serait pas un simple incident technique, mais le prolongement d’une série d’entraves subies par la chaîne, connue pour son ton critique et ses débats souvent percutants sur la vie politique et sociale du pays.

Malgré les appels répétés au rétablissement du signal, aucune explication officielle n’a été fournie par les autorités compétentes. La situation, inchangée plusieurs jours après la coupure, alimente l’indignation dans le milieu médiatique et soulève des inquiétudes quant à l’état de la liberté de la presse au Sénégal.

Kaolack : Sérigne Mboup au chevet des enfants des conseillers et agents municipaux — 441 kits scolaires distribués

Dans une démarche visant à accompagner les familles en ce début d’année scolaire, le maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup, a procédé ce samedi 1er novembre 2025 à la distribution de fournitures scolaires destinées aux enfants des conseillers municipaux et des agents de la mairie.

La cérémonie, tenue dans l’enceinte de l’hôtel de ville, a réuni plusieurs élus locaux, le personnel municipal, des représentants syndicaux ainsi que des parents venus récupérer les kits scolaires composés de cahiers, stylos, crayons, couvertures et autres matériels indispensables pour la rentrée.

Prenant la parole, le maire Sérigne Mboup a rappelé l’importance de soutenir les familles des travailleurs municipaux qui, selon lui, « contribuent quotidiennement au bon fonctionnement de la commune ». Il a souligné que cet appui vise à alléger les charges des parents et à encourager les élèves à mieux réussir leur année académique.

Au total, 441 enfants ont bénéficié de ces dons, répartis comme suit : 80 issus de familles de conseillers, 319 d’agents permanents, 32 de contractuels et 10 de bénévoles.

Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction et salué une initiative de solidarité et de reconnaissance envers les agents publics. Le maire a par ailleurs annoncé que ce programme sera pérennisé et élargi afin de toucher davantage de familles dans la commune.

Sérigne Mboup a également salué la collaboration exemplaire entre la mairie et les organisations syndicales :

« Nous avons traversé des moments difficiles, mais grâce à un dialogue permanent et au sens des responsabilités de nos partenaires syndicaux, nous avons pu trouver des solutions consensuelles », a-t-il déclaré.

Dans la même journée, le maire de Kaolack a pris part à une journée de sensibilisation sur la Fièvre de la Vallée du Rift au poste de santé de Ndorong. Après la présentation de la maladie par les agents de santé — évoquant les signes chez l’humain (fièvre, fatigue intense, douleurs) et les symptômes chez les animaux (avortements, mortalités chez les jeunes) —, il a souligné que la prévention reste notre meilleure arme face à cette maladie.

Saint-Louis : la ministre de la Justice Yassine Fall s’alarme des conditions de détention et promet des réformes pour la réinsertion

La ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yassine Fall, a effectué ce vendredi une visite de travail à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis. Cette descente s’inscrit dans le cadre de sa tournée d’inspection des établissements pénitentiaires du pays, visant à évaluer les conditions de détention et les dispositifs existants pour la réinsertion des détenus.

Au terme de la visite, la ministre s’est dite profondément préoccupée par la situation qu’elle a constatée sur le terrain. Elle a particulièrement exprimé sa compassion envers les détenus mineurs et les femmes incarcérées, dont les conditions de vie restent difficiles.

« Nous avons rencontré beaucoup de jeunes qui sont dans les liens de la détention et des personnes âgées. Mais ce qui nous fend le cœur, c’est de voir des mineurs en détention et aussi la population féminine », a déclaré Yassine Fall, visiblement émue par la réalité de la prison de Saint-Louis.

La garde des Sceaux a insisté sur la nécessité de repenser la politique carcérale pour la rendre plus humaine et orientée vers la réinsertion. Selon elle, l’objectif du système pénitentiaire ne doit pas seulement être la sanction, mais aussi la préparation à un retour digne et productif dans la société.

« Nous avons discuté et échangé avec eux. Nous pensons que c’est une préoccupation qu’il va falloir prendre en compte par rapport à la réinsertion. On a beaucoup d’effort à faire par rapport à la réinsertion, et nous allons nous y atteler », a-t-elle promis.

Yassine Fall a également rappelé que son département ministériel travaille à renforcer les programmes de formation professionnelle et d’accompagnement social au sein des prisons. Ces dispositifs, selon elle, doivent permettre aux détenus d’acquérir des compétences utiles et de retrouver une place active dans la communauté après leur libération.

Cette visite a été l’occasion pour la ministre d’échanger avec l’administration pénitentiaire, les surveillants ainsi que les détenus eux-mêmes. Elle a pris note de plusieurs doléances, notamment le surpeuplement, le manque d’infrastructures adaptées aux femmes et aux mineurs, ainsi que les difficultés d’accès aux soins et à l’éducation.

En quittant la prison de Saint-Louis, Yassine Fall a réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de détention à travers une politique de justice plus inclusive et respectueuse des droits humains. Elle a souligné que la réinsertion des détenus constitue un enjeu majeur pour la stabilité sociale et la cohésion nationale.

Fête de la Toussaint : le Président Bassirou Diomaye Faye adresse un message de paix et de solidarité aux catholiques

À l’occasion de la fête de la Toussaint célébrée ce vendredi 1er novembre, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à adresser un message empreint de fraternité et de compassion à l’endroit de la communauté catholique du Sénégal.

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, le chef de l’État a exprimé ses pensées à l’ensemble des fidèles catholiques en ces termes : « En ce jour de Toussaint, j’adresse mes pensées fraternelles à nos compatriotes catholiques. » Une déclaration simple mais symbolique, qui témoigne de l’attachement du président aux valeurs de cohésion nationale et de respect du pluralisme religieux, piliers du vivre-ensemble sénégalais.

Poursuivant son message, Bassirou Diomaye Faye a ajouté : « Que ce temps de recueillement soit pour tous un moment de paix, de souvenir et de solidarité autour de ceux qui nous ont quittés. » Par ces mots, il a rappelé la portée spirituelle de cette journée dédiée à la mémoire de tous les saints et à la prière pour les âmes des défunts, invitant les Sénégalais à se rassembler dans la sérénité et la fraternité.

La fête de la Toussaint, célébrée chaque 1er novembre, est un moment fort du calendrier liturgique chrétien. Elle offre l’occasion aux croyants de rendre hommage à tous les saints, connus ou anonymes, et de méditer sur les valeurs de foi, d’espérance et de charité.

DAKARNAVE : les travailleurs dénoncent un manque de transparence dans le processus de concession et annoncent un sit-in

Le climat social s’alourdit au sein de la société DAKARNAVE. Dans un communiqué rendu public ce samedi, le collège des délégués du personnel a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion du contrat de concession du chantier de réparation navale, estimant que le processus actuel se déroule dans des conditions opaques, loin des principes de transparence et de bonne gouvernance prônés par les autorités.

Les travailleurs rappellent à cet égard la réunion du Conseil des ministres du 29 octobre 2025, au cours de laquelle le président de la République avait attiré l’attention sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et exemplaire des marchés publics. Il avait, à cette occasion, instruit le gouvernement de veiller à ce que l’exécution des plans de passation se fasse dans le strict respect des dispositions du Code des marchés publics.

Or, selon le collège des délégués de DAKARNAVE, cette exigence de transparence ne semble pas être respectée dans le cadre du contrat de concession du chantier naval. Les décisions prises jusque-là, soulignent-ils, ont été arrêtées sans réelle concertation avec le personnel, notamment sur le volet social du cahier des charges. « Le processus actuel ne garantit aucune transparence, et plusieurs zones d’ombre persistent », dénoncent-ils, regrettant que la Société d’Infrastructures, de Réparation Navale (SIRN) n’ait toujours pas accepté de rencontrer la représentation du personnel depuis la présentation du projet de cahier des charges.

Les délégués de DAKARNAVE estiment que cette absence de dialogue social fait planer de graves incertitudes sur l’avenir des travailleurs. « Aucune garantie n’a été donnée quant à la préservation des emplois, des contrats en cours et des acquis sociaux », affirment-ils, tout en exprimant leurs inquiétudes quant à la manière dont la procédure est conduite.

Le collège des délégués va plus loin en évoquant des similitudes troublantes entre la procédure actuelle et celle qui avait conduit à l’attribution du marché au consortium turc OZATA. Ils s’interrogent notamment sur plusieurs points essentiels, notamment la réalité du désistement des sociétés DAMEN SHIPYARDS, MATÉRIEL TERRESTRE OFFSHORE AFRICA SAS (MTO AFRICA) et JOBSON ITALIA Srl, la décision de l’ARCOP déclarant irrecevable le recours introduit par HAT-SAN SHIPYARD, ainsi que les éventuels liens entre cette dernière et OZATA.

Ces zones d’ombre nourrissent un climat de méfiance et d’inquiétude au sein du chantier naval de Dakar. Les travailleurs craignent que la précipitation et l’opacité du processus ne compromettent non seulement leurs emplois, mais aussi la pérennité des activités de DAKARNAVE, acteur stratégique du secteur maritime sénégalais.

Kaolack – Santé : le général Mbaye Cissé offre une ambulance médicalisée au poste de santé de Sam

Le poste de santé de Sam a vécu une journée exceptionnelle ce samedi 1er novembre 2025, marquée par la remise officielle d’une ambulance entièrement médicalisée offerte par le général Mbaye Cissé, après Ahmeth Youssouph Benzalloum.

Un geste salué unanimement par les autorités sanitaires, les notables du village et les habitants, venus nombreux assister à la cérémonie.

Un geste attendu et symbolique

Pour la population de Sam et des environs, l’arrivée de cette ambulance représente bien plus qu’un simple moyen de transport : c’est un souffle d’espoir dans une zone où les urgences médicales étaient souvent synonymes de difficultés, de retards ou de déplacements périlleux vers l’hôpital El Hadji Ibrahima Niasse.

Le général Mbaye Cissé, natif de Sam, représentant du commandant de la zone militaire n°3, le colonel Diallo, a expliqué que ce don s’inscrit dans une démarche citoyenne visant à « renforcer l’accès aux soins d’urgence pour les communautés rurales ».

Selon lui, l’amélioration des conditions de prise en charge médicale demeure essentielle pour réduire les risques liés aux évacuations tardives.

Une ambulance médicalisée équipée pour les urgences

Le véhicule remis au poste de santé de Sam n’est pas une ambulance ordinaire : il est doté d’un équipement moderne permettant la prise en charge immédiate des cas critiques.

Parmi les dispositifs présents :

un brancard hydraulique, un système d’oxygénation embarqué, un défibrillateur, des équipements de stabilisation et de surveillance, et une trousse complète d’intervention.

Le chef du poste de santé, accompagné de l’ensemble du Comité de développement sanitaire (CDS) dirigé par Cheikh Tidiane Sarr, a exprimé sa profonde gratitude pour ce geste humanitaire.

Soulagement et reconnaissance au sein de la communauté

Les habitants n’ont pas manqué de témoigner leur joie et leur soulagement.

Pour les femmes enceintes, les personnes âgées ou les malades chroniques, l’existence d’une telle ambulance constitue désormais « une nouvelle sécurité ».

Les leaders communautaires ont également salué un acte patriotique et un exemple de solidarité, estimant que d’autres fils du terroir devraient s’en inspirer.

Un engagement qui ne s’arrête pas là

Selon Adja Cissé, représentante du général Mbaye Cissé, ce geste s’inscrit dans une série d’actions prévues en faveur du développement local, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé.

L’objectif, a-t-elle précisé, est de contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.

Avec cette nouvelle ambulance, le poste de santé de Sam franchit une étape majeure dans la prise en charge médicale et l’assistance aux urgences — un progrès concret qui pourrait sauver de nombreuses vies dans les années à venir.

Kaolack – Renforcement de capacités : un mois d’accompagnement pour les enfants porteurs de trisomie 21

Une initiative innovante et porteuse d’espoir vient de s’achever au bénéfice des enfants porteurs de trisomie 21, membres de l’ONG Enfant Soleil. Pendant un mois, ces enfants ont participé à un programme intensif de renforcement de capacités, encadré par une équipe de psychomotriciennes françaises, partenaires de ladite ONG. L’objectif : stimuler leur développement moteur, cognitif et socio-émotionnel.

Les psychomotriciennes ont alterné jeux éducatifs, ateliers de motricité fine, exercices d’équilibre, séances de coordination, ainsi que des activités favorisant l’autonomie et la confiance en soi.

« Ce mois de renforcement a permis d’observer des progrès significatifs chez les enfants, notamment au niveau de la concentration, de la posture et de l’expression corporelle », a souligné l’une des formatrices.

Elle a également insisté sur l’importance de l’implication des familles, un élément essentiel du succès de cette initiative. Les parents, eux aussi, se sont dits satisfaits.

« Nous avons constaté une réelle évolution chez nos enfants. Ils sont plus confiants, plus actifs et interagissent davantage », témoigne Madame Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’antenne de Kaolack de l’ONG Enfant Soleil.

Au-delà du développement individuel, cette activité vise également à favoriser une meilleure intégration sociale des enfants porteurs de trisomie 21, en renforçant leur autonomie et leurs compétences relationnelles, a-t-elle rappelé.

Après un mois de séances au profit de cette couche vulnérable, l’ONG Enfant Soleil a organisé, ce samedi 1ᵉʳ novembre 2025, une journée d’hommage exceptionnelle en l’honneur de ses partenaires européens. L’événement, marqué par des moments de partage, de témoignages et de reconnaissance, a réuni des responsables institutionnels, des représentants d’organisations humanitaires, des acteurs locaux ainsi que les bénéficiaires des programmes appuyés par l’ONG.

Au cours de la cérémonie, la présidente Maguette Mbodji Diallo a salué l’engagement constant de ses partenaires européens, soulignant l’importance de leur soutien dans la mise en œuvre de projets essentiels touchant à l’éducation, la santé, la protection de l’enfance et l’autonomisation des familles. Selon les organisateurs, ces contributions ont permis d’améliorer durablement les conditions de vie de milliers d’enfants.

Madame Clémence Gougeuil et Madame Justine Santos, au nom des partenaires, ont exprimé leur satisfaction de collaborer avec Enfant Soleil, une organisation reconnue pour son sérieux, sa transparence et son enracinement au sein des communautés locales.

Alioune Tine plaide pour la libération d’Ahmet Ndoye et dénonce une dérive démocratique

Le fondateur du Think-Thank Afrikajom Center, Alioune Tine, a lancé un appel fort aux autorités sénégalaises, les invitant à faire preuve d’ouverture et de clémence dans l’affaire du chroniqueur Ahmet Ndoye, actuellement sous le coup d’une procédure judiciaire. Dans un message publié jeudi sur X (ex-Twitter), le défenseur des droits de l’homme a exhorté le gouvernement à privilégier le dialogue et la tolérance plutôt que la répression.

« J’invite les autorités sénégalaises à faire preuve d’ouverture, de clémence et de libérer Ahmet Ndoye. On ne doit pas mettre en prison quelqu’un pour ses propos », a-t-il déclaré. Par ces mots, Alioune Tine met en avant l’importance du respect des libertés d’expression et d’opinion, piliers essentiels de toute démocratie.

L’ancien président de la Raddho (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme) déplore une tendance persistante dans la gestion des affaires politiques et judiciaires au Sénégal. « Au Sénégal, on a tendance depuis plus de dix ans à mettre facilement les opposants en prison. C’est une nouvelle pathologie de notre démocratie », a-t-il dénoncé, fustigeant une culture de la répression qui, selon lui, s’est progressivement installée dans le paysage politique.

Alioune Tine estime qu’il est temps d’engager une véritable refondation institutionnelle à travers l’adoption des fortes recommandations issues des Assises de la justice, notamment celles relatives au renforcement des libertés et des droits humains. Ces réformes, selon lui, doivent être examinées et validées par l’Assemblée nationale pour marquer une rupture claire avec les pratiques du passé.

« C’est la voie de discontinuité par rapport au passé. La voie de la rupture systémique », a-t-il conclu, appelant le régime actuel à démontrer sa volonté de changement par des actes concrets.

Zahra Iyane Thiam appelle à un sursaut national : « Que le pays se mette enfin au travail »

Dans un message publié ce samedi à l’occasion de la fête de la Toussaint, l’ancienne ministre Zahra Iyane Thiam a livré une réflexion empreinte de spiritualité et d’engagement citoyen sur la gouvernance et la situation actuelle du pays. Dans un ton à la fois serein et ferme, elle a prié pour un retour à l’essentiel : le travail collectif et la responsabilité partagée au service de la nation.

« Alhamdoullilahi, le Tout-Puissant m’a toujours préservée de la tentation de m’approprier le Travail et les résultats d’autrui », a-t-elle d’abord écrit, marquant sa distance avec les pratiques qu’elle juge contraires à l’éthique publique. Pour Zahra Iyane Thiam, la véritable essence du pouvoir réside dans l’écoute, la compréhension et l’action au bénéfice du peuple.

« Gouverner, c’est écouter, comprendre, agir, partager et redistribuer », a-t-elle rappelé, soulignant que la gestion d’un pays ne saurait se réduire à la répression ou aux querelles de personnes. Elle a ainsi dénoncé les dérives d’une gouvernance fondée sur la confrontation et les règlements de comptes : « Ce n’est ni réprimer, ni polémiquer stérilement, ni régler ses comptes imaginaires dans les réseaux et autres médias. »

Dans son message, l’ancienne ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire a également lancé un appel vibrant à la mobilisation nationale autour du travail et de la responsabilité collective. Pour elle, le pays doit se détourner des débats stériles pour se consacrer à la construction d’un avenir meilleur. « Je prie le Tout-Puissant pour que ce pays se mette enfin au travail », a-t-elle conclu, en souhaitant à ses compatriotes une bonne fête de la Toussaint.

Thierno Alassane Sall alerte sur le risque d’embrasement régional lié à la crise malienne

Le député et ancien ministre Thierno Alassane Sall a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation rapide de la situation sécuritaire au Mali, qu’il juge particulièrement préoccupante pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans une tribune publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), l’homme politique sénégalais met en garde contre les conséquences régionales d’un possible effondrement de l’État malien, appelant à une réaction urgente des pays voisins, notamment du Sénégal.

Selon Thierno Alassane Sall, le Mali se trouve aujourd’hui à un tournant critique. Il estime que le régime en place à Bamako « a épuisé toutes ses cartouches » et ne dispose plus des moyens nécessaires pour endiguer la progression des groupes armés, en particulier du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. « Si le Mali venait à tomber entre les mains des rebelles, ce seraient des factions djihadistes rivales qui s’affronteraient dans des guerres interminables. La contagion à d’autres pays de la sous-région serait difficile à éviter, en tout cas au prix d’un virage sécuritaire qui ruinerait toute perspective de développement économique pour des décennies », a-t-il prévenu.

L’ancien ministre de l’Énergie insiste sur l’urgence d’une mobilisation concertée des États ouest-africains afin d’éviter un effet domino. Il appelle particulièrement le Sénégal à « prendre l’initiative », estimant que le pays se trouve « tout près de l’épicentre du cataclysme ». Pour lui, Dakar doit jouer un rôle moteur dans la mise en place d’une stratégie régionale de prévention et de stabilisation, avant que la crise malienne ne déborde ses frontières.

Thierno Alassane Sall attire également l’attention sur les conséquences économiques et humanitaires qu’un effondrement du Mali pourrait engendrer. Il évoque le risque d’un afflux massif de réfugiés vers les pays voisins, la pression accrue sur les infrastructures sénégalaises — notamment le port de Dakar —, ainsi que la perturbation des échanges commerciaux dans toute la sous-région. À cela s’ajoute, selon lui, la montée probable de l’insécurité à la frontière orientale du Sénégal, qui pourrait devenir une zone de transit ou de repli pour des groupes armés.

Au-delà de l’aspect strictement sécuritaire, le député établit un parallèle entre la crise malienne et les dérives qu’il observe dans la gouvernance sénégalaise. Il dénonce « l’aveuglement » du pouvoir en place, qu’il accuse de sous-estimer la gravité des menaces extérieures et de fragiliser la résilience nationale. « Rarement le Sénégal n’a été aussi exposé », affirme-t-il, estimant qu’une vigilance accrue et un dialogue politique sincère sont indispensables pour préserver la stabilité du pays.

Le Forum du Justiciable alerte sur une dérive de la justice après la prolongation de la garde à vue d’Ahmed Ndoye

Le Forum du Justiciable, à travers son président Babacar Ba, a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de « tendance préoccupante à judiciariser la justice elle-même ». Cette réaction fait suite à la prolongation de la garde à vue du chroniqueur de Sen TV, Ahmed Ndoye, interpellé pour des propos jugés offensants à l’égard du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans une déclaration rendue publique, Babacar Ba estime que « la mise en garde à vue de Monsieur Ahmed Ndoye illustre une tendance préoccupante à judiciariser la justice elle-même ». Il met en garde contre ce qu’il considère comme un « glissement dangereux » susceptible de transformer l’institution judiciaire en « outil de contrôle », au lieu d’être un rempart pour la protection des libertés et des droits fondamentaux.

Le juriste s’inquiète d’une dérive plus profonde, marquée par une judiciarisation excessive de la parole publique. « Cette judiciarisation de la parole publique constitue une dérive grave. Elle affaiblit les principes fondamentaux de l’État de droit, étouffe le débat démocratique et installe un climat de peur et d’autocensure », a-t-il affirmé.

Babacar Ba plaide ainsi pour un retour à l’esprit de la justice, qu’il décrit comme une institution devant être indépendante de toute influence politique ou émotionnelle. « Dame Justice ne doit pas devenir un instrument de répression contre les voix critiques », a-t-il martelé.

En conclusion, le président du Forum du Justiciable a lancé un appel à la libération immédiate du chroniqueur Ahmed Ndoye, estimant que le respect de la liberté d’expression et la garantie du pluralisme des opinions sont essentiels à la vitalité démocratique du pays.

Sécurité aérienne : le Sénégal consolide son leadership régional avec un score record de l’OACI

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement de sa position de leader régional en matière de sécurité aérienne. L’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) a achevé, ce vendredi, sa mission de validation coordonnée (ICVM) menée auprès de l’Autorité nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM). Les résultats de cette évaluation sont particulièrement éloquents et témoignent d’une avancée remarquable du pays dans le domaine de la supervision de la sécurité aérienne.

Selon les conclusions de l’audit, le Sénégal a obtenu un score exceptionnel de 94,34 % dans le domaine des services de navigation aérienne (ANS). Ce résultat représente une progression spectaculaire par rapport à l’audit précédent de 2019, au cours duquel le pays avait obtenu 77 % dans le même domaine. Cette performance traduit les efforts soutenus de l’ANACIM pour hisser les standards du pays au niveau des meilleures pratiques internationales en matière de gestion de la sécurité des vols.

Au-delà de ce score record, l’évaluation de l’OACI met également en lumière une amélioration globale du système de supervision de la sécurité aérienne au Sénégal. En effet, le taux global de supervision de la sécurité de l’aviation civile sénégalaise s’établit désormais à 88,35 % en 2025, contre 85,26 % en 2024. Cette progression constante confirme la solidité du dispositif réglementaire et opérationnel mis en place par l’ANACIM, ainsi que la pertinence des réformes entreprises par les autorités sénégalaises dans le secteur de l’aviation civile.

Les résultats obtenus renforcent la crédibilité du Sénégal sur la scène régionale et internationale, consolidant sa réputation de modèle en matière de conformité aux normes de sécurité de l’OACI. Ils illustrent également la volonté du pays de garantir un environnement aérien sûr, fiable et performant, condition essentielle pour soutenir le développement du transport aérien, du tourisme et des échanges économiques dans la sous-région.

Affaire Ameth Ndoye : le chroniqueur de Sen TV sera déféré lundi pour offense et diffusion de fausses nouvelles

Le chroniqueur de la Sen TV, Ameth Ndoye, sera présenté au procureur lundi, à l’issue de la prolongation de sa garde à vue. L’homme de médias est poursuivi pour offense à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État et diffusion de fausses nouvelles, selon des sources concordantes citées par Seneweb.

L’affaire fait suite à la diffusion d’une seconde vidéo dans laquelle Ameth Ndoye s’en est violemment pris au Premier ministre Ousmane Sonko, usant de propos jugés injurieux et déplacés. Convoqué et entendu en présence de son avocat, Me El Hadj Oumar Youm, le chroniqueur a reconnu être bien l’auteur des déclarations en cause après le visionnage d’une séquence d’environ 53 secondes.

Au cours de son audition, Ameth Ndoye a tenté de justifier ses propos en affirmant que l’ancien opposant Ousmane Sonko, aujourd’hui chef du gouvernement, avait lui-même, par le passé, proféré de virulentes attaques contre l’ex-président Macky Sall sans avoir été inquiété. Cette défense n’a cependant pas semblé convaincre les enquêteurs de la brigade de recherches de Faidherbe.

Lors de son premier interrogatoire, le chroniqueur avait soutenu que ses propos visaient le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, en tant qu’homme politique, et non le Premier ministre de la République du Sénégal. Une nuance que les autorités judiciaires n’ont manifestement pas retenue, estimant que les propos portaient atteinte à la fonction institutionnelle exercée actuellement par le chef du gouvernement.

Forum Galien Afrique 2025 : le Président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une souveraineté sanitaire fondée sur la science et l’innovation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé, ce vendredi à Dakar, la cérémonie de clôture de la 8ᵉ édition du Forum Galien Afrique. Placé sous le thème « La souveraineté sanitaire, un impératif pour l’Afrique », l’événement a réuni chercheurs, experts et responsables politiques venus de tout le continent pour réfléchir aux voies et moyens de renforcer l’autonomie sanitaire de l’Afrique.

Dans son discours, le Chef de l’État a salué « la dynamique scientifique et la solidarité africaine » qui ont marqué les échanges tout au long du forum. Il a rappelé avec force que « la santé est au cœur de la liberté et de la dignité des peuples », insistant sur l’urgence pour l’Afrique de rompre avec le cycle de la dépendance sanitaire. Selon lui, cette indépendance passe nécessairement par l’investissement dans la recherche scientifique, la production locale de médicaments et de vaccins, ainsi que la valorisation des compétences africaines.

Le Président Faye a souligné la nécessité d’« investir dans la connaissance, dans nos jeunes, nos femmes, nos chercheurs et notre diaspora pour bâtir une souveraineté sanitaire durable ». À ce titre, il a cité le projet MADIBA de l’Institut Pasteur de Dakar comme un exemple concret de l’ambition nationale en matière d’innovation et de production biotechnologique.

Le Chef de l’État a également rappelé que cette orientation s’inscrit pleinement dans la Vision Sénégal 2050, qui place la santé et la souveraineté industrielle au centre de la transformation économique du pays. Cette stratégie, selon lui, vise à doter le Sénégal et, plus largement, l’Afrique, des moyens nécessaires pour répondre de manière autonome aux défis sanitaires actuels et futurs.

Lors de la cérémonie, le président Bassirou Diomaye Faye a félicité les lauréats du Prix Galien Afrique 2025, qu’il a qualifiés de « symbole d’une science africaine exigeante, rigoureuse et tournée vers l’avenir ». Il a encouragé la communauté scientifique africaine à poursuivre dans cette voie d’excellence et d’innovation au service du développement du continent.

En conclusion, le Chef de l’État a lancé un appel fort à l’unité et à la responsabilité collective. « L’Afrique doit bâtir un Pacte pour sa souveraineté sanitaire, fondé sur la solidarité, le financement domestique et l’innovation », a-t-il déclaré, invitant les gouvernements, les chercheurs et les partenaires à œuvrer ensemble pour construire une Afrique capable de prendre en main son destin sanitaire.

Crise rizicole dans le Walo : 350 000 tonnes invendues, les producteurs lancent un cri de détresse

La situation est alarmante dans la vallée du fleuve Sénégal, notamment dans le Walo, où les producteurs de riz font face à une crise sans précédent. En effet, près de 350 000 tonnes de riz restent invendues, menaçant la survie d’une filière considérée comme stratégique pour la souveraineté alimentaire du pays.

Réunis au lac de Guiers, les membres du Comité interprofessionnel du riz du Sénégal (CIRIZ) ont dressé un tableau particulièrement sombre de la situation. Lors d’un point de presse organisé à Ross Béthio, le porte-parole des producteurs, Aldiouma Boh, a tiré la sonnette d’alarme. « Le riz est en souffrance dans les magasins. C’est préoccupant et catastrophique. Nous sommes angoissés », a-t-il déclaré, déplorant l’absence de débouchés pour écouler les stocks.

Selon les estimations des producteurs, plus de 60 000 tonnes de riz blanc et 300 000 tonnes de riz paddy sont actuellement entreposées dans les magasins sans perspective de vente. Une situation qui, selon M. Boh, met en péril la continuité des activités de production et de transformation. « Depuis plusieurs mois, nous peinons à écouler nos stocks. Cette crise compromet les prochaines campagnes agricoles et menace la survie même de notre filière », a-t-il averti.

La mévente du riz local a des conséquences économiques et sociales désastreuses. Les producteurs, déjà fragilisés par les coûts élevés de production, se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de préparer la campagne de saison sèche 2026, considérée comme une étape essentielle dans la mise en œuvre du contrat-programme de 1 000 milliards de F CFA signé avec l’État. Ce programme vise à porter le Sénégal à 75 % d’autosuffisance en riz dans les années à venir.

Face à cette impasse, les acteurs de la filière appellent à une intervention urgente de l’État. « Le problème, c’est la mévente totale du riz. On ne peut pas produire sans commercialiser ni transformer. Aujourd’hui, à travers toute la vallée, le riz est là, en train de souffrir. Seule une action rapide du gouvernement peut désamorcer cette crise », a plaidé M. Boh.

Dans un appel solennel, il a interpellé directement le Président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko. « Le Président a visité les périmètres rizicoles il y a quelques mois. Aujourd’hui, nous faisons face à de graves difficultés de commercialisation. Nous lui demandons d’intervenir rapidement pour sauver la riziculture nationale », a-t-il insisté.

Les producteurs du Walo estiment que la baisse du prix du riz sur le marché est l’une des principales causes de cette mévente. Le riz importé, vendu à un prix plus compétitif, concurrence directement la production locale, rendant difficile son écoulement sur le marché national. « Nous vendons notre riz à un coût supérieur à celui des importateurs, ce qui décourage les acheteurs », expliquent-ils.

Si aucune solution n’est trouvée dans les plus brefs délais, la crise actuelle pourrait anéantir les efforts consentis ces dernières années pour développer la filière rizicole et menacer des milliers d’emplois dans la vallée. Au-delà de la détresse des producteurs, c’est tout le projet d’autosuffisance alimentaire du Sénégal qui se retrouve compromis.

Kaolack : Le Mouvement pour une Citoyenneté Engagée (MCE – Jeriñ sa Askan) apporte un soutien majeur aux écoles de la commune

Le Mouvement pour une Citoyenneté Engagée (MCE – Jeriñ sa Askan), fidèle à sa vision d’une société solidaire et participative, a posé un geste fort en faveur de l’éducation locale à Kaolack. Sous la direction de Mamadou Lamine Dianté, le mouvement a apporté un soutien concret aux écoles de la commune, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions d’enseignement dans plusieurs établissements publics.

Lors d’une cérémonie sobre mais significative, le coordonnateur du mouvement, Déthié Ndao, a remis du matériel scolaire, des fournitures pédagogiques ainsi que du matériel d’hygiène aux établissements bénéficiaires. Ce don vise à favoriser un cadre d’apprentissage plus sain et plus propice à la réussite.

Selon M. Ndao, cette action s’inscrit dans une démarche citoyenne visant à encourager l’excellence scolaire, à réduire les inégalités et à soutenir les comités de gestion des écoles, souvent confrontés à d’importantes charges financières en début d’année.

« L’éducation est la base de tout développement. En apportant notre modeste contribution, nous voulons dire aux élèves, aux enseignants et aux parents que nous sommes à leurs côtés », a-t-il déclaré, rappelant que le mouvement a pour vocation de promouvoir la participation citoyenne et l’engagement communautaire.

Au-delà de cette action, le MCE – Jeriñ sa Askan annonce vouloir poursuivre ses interventions dans les domaines de la santé, de l’environnement et de la formation des jeunes, confirmant ainsi son ambition de devenir un acteur majeur du développement communautaire dans la région de Kaolack et au-delà.

Par ce geste, le mouvement marque une nouvelle étape dans son engagement pour une citoyenneté active et une solidarité durable, au service du bien-être collectif.

Kaffrine – Ida Mouride : la Direction régionale de l’Environnement offre 1 000 gaines pépinières biodégradables à la pépinière communale

La Division régionale de l’Environnement et des Établissements classés (DREEC) de Kaffrine a procédé, jeudi, à la remise de 1 000 gaines pépinières biodégradables à la pépinière communale d’Ida Mouride, dans le département de Koungheul.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme de promotion du reboisement inclusif et de restauration du couvert végétal.

L’activité, organisée sur le site verdoyant de la pépinière communale, a réuni de nombreux acteurs locaux de la protection de l’environnement, des autorités administratives ainsi que des représentants d’organisations communautaires. L’objectif affiché est clair : renforcer la résilience écologique des écosystèmes et encourager une gestion durable des ressources naturelles.

Une démarche écoresponsable et novatrice

S’exprimant lors de la cérémonie, Khadim Diallo, chef de la DREEC de Kaffrine, a salué l’engagement de la commune d’Ida Mouride en faveur de la protection de l’environnement.

« Aujourd’hui, nous sommes à Ida Mouride dans le cadre d’une activité de reboisement menée avec plusieurs partenaires. Nous avons profité de l’occasion pour remettre à la pépinière communale 1 000 gaines pépinières biodégradables, afin de renforcer les actions de restauration du couvert végétal et d’encourager une gestion durable de l’environnement », a-t-il déclaré.

Ces gaines biodégradables, a-t-il expliqué, remplacent les sachets plastiques souvent utilisés dans les pépinières. Elles contribuent ainsi à la réduction de la pollution plastique et facilitent la transplantation des jeunes plants.

Se décomposant naturellement dans le sol, elles améliorent la santé des semis et favorisent un reboisement plus écologique et durable.

Une mobilisation inclusive et communautaire

Placée sous le thème « Reboiser pour un futur durable et inclusif », la journée a également servi de cadre à une campagne de sensibilisation sur le rôle de chaque citoyen dans la lutte contre les changements climatiques.

L’événement a été présidé par Alpha Mayoro Ndiaye, adjoint au sous-préfet de l’arrondissement d’Ida Mouride, en présence du maire de la commune, El Hadji Mor Seck, de représentants des services techniques, de l’Alliance pour la Résilience des Communautés (ARC), de l’association World Action représentée par son président Pape Aly Mbaye, ainsi que de la Fédération départementale des personnes vivant avec un handicap de Koungheul.

« Nous tenons à impliquer toutes les couches sociales, notamment les jeunes, les femmes et les personnes handicapées, dans la préservation de notre environnement », a insisté M. Diallo.

« C’est ensemble que nous pourrons inverser la tendance actuelle de la dégradation du couvert végétal », a-t-il ajouté.

Des équipements pour renforcer la pépinière

En plus des gaines biodégradables, la DREEC a offert plusieurs équipements destinés à renforcer les capacités opérationnelles de la pépinière communale, notamment :

100 plants de manguiers, 5 arrosoirs, 5 fourches, 5 pelles, 2 machettes, et 2 brouettes.

Ces matériels permettront, selon les techniciens, d’augmenter la capacité de production et d’entretien des plants, tout en réduisant la pénibilité du travail des pépiniéristes.

Cette dotation a été vivement saluée par les bénéficiaires, parmi lesquels Saloum Fall, représentant de la Fédération départementale des personnes vivant avec un handicap de Koungheul.

« Nous remercions la Division régionale pour cette belle initiative. Notre implication dans la gestion de la pépinière montre que le handicap n’est pas une limite à l’action citoyenne. Nous voulons apporter notre contribution à la préservation de l’environnement », a-t-il affirmé.

Appel à la mobilisation des jeunes

Clôturant la cérémonie, les autorités locales ont lancé un appel à la mobilisation de la jeunesse pour la réussite des campagnes de reboisement et la durabilité des actions environnementales engagées.

Elles ont réaffirmé leur volonté de faire d’Ida Mouride un modèle de commune verte dans la région de Kaffrine.

Tentative de coup d’État déjouée à Bissau : plusieurs officiers arrêtés à la veille de la campagne électorale

BISSAU — L’armée bissau-guinéenne a annoncé, ce vendredi 31 octobre 2025, avoir arrêté plusieurs officiers supérieurs impliqués dans ce qu’elle qualifie d’une « tentative de subversion » visant à perturber le calendrier électoral du pays à la veille de l’ouverture de la campagne. Lors d’une conférence de presse, le vice-chef d’état-major, le général Mamadu Turé, a déclaré que « cette action visait à interrompre le processus électoral », sans toutefois préciser le nombre exact d’arrestations ni tous les détails des actions qui auraient été préparées. 

Parmi les personnes appréhendées figure le général de brigade Daba Na Walna (parfois orthographié Daba Nawalna dans certains dépêches), qui dirige un centre de formation militaire situé à une trentaine de kilomètres de la capitale Bissau. Le général Turé a indiqué que plusieurs autres officiers étaient en fuite, laissant planer une incertitude sur l’ampleur réelle du complot présumé et sur l’éventuelle implication d’acteurs civils, qu’il a menacé d’interpeller si des complicités civiles étaient établies. 

Le président Umaro Sissoco Embaló, contacté par la presse, a décrit l’événement comme « une tentative de coup d’État pour empêcher la tenue des élections » et a assuré que « tout est sous contrôle », précisant qu’une enquête avait été ouverte pour faire la lumière sur les faits et identifier les responsables. Ces déclarations interviennent dans un climat politique déjà tendu, où la légitimité et la durée du mandat présidentiel ont été l’objet de fortes contestations entre pouvoir et opposition ces derniers mois. 

La mise en cause d’officiers supérieurs intervient à la veille de l’ouverture de la campagne pour le double scrutin législatif et présidentiel : la campagne devait s’ouvrir le samedi 1er novembre et se dérouler sur trois semaines, avant la tenue du scrutin. Les comptes rendus publiés par les agences internationales diffèrent toutefois sur la date exacte du vote — certaines sources évoquent le 23 novembre, d’autres le 30 novembre — ce qui illustre, au-delà de l’épisode sécuritaire, la confusion et les tensions qui entourent l’organisation du rendez-vous électoral. 

Le contexte politique bissau-guinéen est marqué par une histoire de coups et tentatives de putsch depuis l’indépendance en 1974, et par de vifs désaccords entre le pouvoir et l’opposition. Le principal parti historique, le PAIGC, et son candidat Domingos Simões Pereira figuraient parmi les acteurs absents de cette échéance électorale, ce qui alimente les craintes d’une consultation organisée dans un climat de forte polarisation et de défiance mutuelle. La stabilité du pays reste donc un enjeu majeur, non seulement pour la sécurité intérieure mais aussi pour la confiance des partenaires régionaux et internationaux. 

Face à ces événements, les autorités militaires ont réaffirmé leur détermination à « préserver le calendrier électoral » et à étendre, si nécessaire, les investigations aux civils impliqués. Les prochaines heures et jours seront décisifs pour savoir si les arrestations constitueront un point de rupture ou si, au contraire, elles permettront au pouvoir de sécuriser la période de campagne et d’éviter un emballement militaire susceptible d’entraîner une nouvelle crise nationale. Les informations officielles restent par ailleurs partielles : les autorités n’ont pas communiqué la liste complète des personnes arrêtées ni précisé les charges retenues à leur encontre, et l’enquête annoncée devra clarifier à la fois l’origine du présumé complot et son ampleur. 

En l’absence, pour l’heure, d’un démenti public des intéressés et alors que d’autres officiers sont signalés en fuite, la communauté internationale et les organisations régionales surveillent la situation de près, conscientes que tout nouveau basculement de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau aurait des répercussions régionales importantes. Les autorités bissau-guinéennes ont affirmé vouloir maintenir le calendrier électoral ; il faudra désormais voir si la situation sécuritaire et judiciaire permettra effectivement la tenue sereine du double scrutin.  

Talla Sylla appelle à la défense de la République et prône la voie du “ÑATAMAL” face à l’arrogance du pouvoir

Le leader du parti Jëf Jël, Talla Sylla, a lancé un appel fort à l’endroit des citoyens sénégalais, les invitant à se mobiliser à travers la marche du Front pour la défense de la République (FDR) afin de protéger la démocratie et les institutions républicaines. Pour l’ancien maire de Thiès, cette mobilisation est une réponse nécessaire « face à ceux qui menacent notre Démocratie et notre République par l’arrogance et le mépris ».

Dans une déclaration empreinte de fermeté et de lucidité politique, Talla Sylla a dénoncé ce qu’il qualifie de « stratégie du vide et de l’insolence » adoptée par le pouvoir en place, qu’il résume par le terme populaire de « Gatsa-Gatsa ». Cependant, le leader de Jëf Jël a tenu à préciser que son camp ne répondra pas à la provocation ni à l’invective. « Nous avons choisi une voie supérieure : la voie du ÑATAMAL », a-t-il déclaré, introduisant un concept qui résume selon lui la philosophie d’action du FDR.

Le « ÑATAMAL », explique Talla Sylla, est une stratégie d’« encombrement de l’espace public » par l’action et la rigueur. Ce concept repose sur trois piliers essentiels : la rigueur, la pertinence et la proposition. La rigueur, d’abord, se veut une réponse méthodique à ce qu’il perçoit comme l’arrogance et le mépris du pouvoir. « Face à leur arrogance, nous opposons la compétence. Face à leurs mensonges, nous opposons les faits, les dossiers et les chiffres. Nous ne les laisserons pas imposer un débat vide », a insisté l’ancien ministre.

Le second pilier, la pertinence, traduit la volonté de son mouvement de s’éloigner des querelles personnelles et stériles. Talla Sylla a souligné que le combat politique doit se recentrer sur les préoccupations réelles des citoyens : le coût de la vie, la justice sociale, la bonne gouvernance et la gestion transparente des ressources nationales. « Notre pressing est celui du peuple, sur le terrain, dans les marchés, pas dans les salons », a-t-il martelé, appelant à un engagement de proximité.

Enfin, la proposition constitue le troisième axe de la démarche du « ÑATAMAL ». Le leader de Jëf Jël affirme que l’opposition ne saurait se limiter à la critique, mais doit offrir des alternatives crédibles à chaque défaillance du pouvoir. « Face à chaque échec du pouvoir, nous encombrons l’espace avec des solutions alternatives crédibles », a-t-il expliqué, rappelant que c’est là l’esprit même de son parti Jëf Jël, fondé sur l’action constructive et la responsabilité citoyenne.

Dans le même élan, Talla Sylla a rappelé que sa méthode politique repose sur « la force tranquille contre l’arrogance fébrile ». L’ancien ministre conseiller à la Présidence a assuré que son mouvement reste déterminé à défendre les intérêts du peuple sénégalais avec constance et discernement. « Nous sommes là, chaque jour, calmes, déterminés et présents sur tous les fronts pour défendre vos intérêts avec mesure et détermination », a-t-il conclu.

Babacar Bâ du Forum du Justiciable interpelle le régime Diomaye-Sonko : « On ne dirige pas un pays par le verbe, la rhétorique ou les slogans »

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Bâ, a lancé un message percutant à l’endroit des autorités du régime en place, appelant à une gouvernance axée sur les résultats concrets plutôt que sur les discours. Dans une déclaration qui résonne comme un rappel à l’ordre, l’activiste et juriste a invité le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko à prêter une oreille attentive aux réalités vécues par les populations, notamment les travailleurs et les couches les plus vulnérables.

« On ne dirige pas un pays par le verbe, la rhétorique, les slogans ou les effets d’annonce sans résultats tangibles pour la population », a-t-il déclaré, estimant que l’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action. Babacar Bâ a souligné la nécessité pour le gouvernement de démontrer, sur le terrain, la portée de son projet politique, fondé sur la rupture, la transparence et la justice sociale.

Selon lui, les attentes des Sénégalais sont immenses après des années de revendications portées par le discours du changement. Les citoyens, a-t-il rappelé, espèrent une amélioration réelle de leurs conditions de vie, une meilleure gouvernance des ressources publiques et un traitement équitable de toutes les catégories sociales. Le juriste a insisté sur la situation difficile de la classe ouvrière, souvent confrontée à la précarité, à la cherté de la vie et au manque de perspectives d’emploi stable.

« Ayez de l’empathie pour la classe ouvrière », a exhorté Babacar Bâ, invitant le régime à replacer la justice sociale et la solidarité au cœur de l’action publique. Il a par ailleurs mis en garde contre le risque de désillusion si les réformes annoncées tardent à produire des effets concrets dans le quotidien des Sénégalais.

Cette sortie du président du Forum du Justiciable intervient dans un contexte où plusieurs secteurs socio-économiques expriment leur impatience face à la lenteur des mesures promises par le nouveau pouvoir. En dressant ce constat, Babacar Bâ rappelle que la crédibilité d’un gouvernement ne se construit pas dans les discours, mais dans les actes.

Dakar : Deux individus arrêtés pour trafic de chanvre indien à Pikine Guinaw Rails et Ngekhokh

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Deux individus ont été interpellés pour détention, trafic de chanvre indien et association de malfaiteurs, à la suite d’une opération minutieusement préparée sur la base d’un renseignement exploitable.

Tout est parti d’une information faisant état d’un trafic intense de chanvre indien entretenu par un réseau actif dans la zone de Pikine Guinaw Rails. Alertée, la Sûreté urbaine a aussitôt mis en place une équipe d’intervention pour vérifier la véracité du renseignement et procéder aux interpellations nécessaires. L’opération, menée avec efficacité, a permis d’arrêter un premier individu pris en flagrant délit, en possession de cinq kilogrammes de chanvre indien.

Les enquêteurs, poursuivant leurs investigations, ont rapidement remonté la piste jusqu’au fournisseur présumé. Ce dernier a été localisé et arrêté au campement de Ngekhokh, où il détenait vingt-cinq kilogrammes de chanvre indien soigneusement dissimulés. Cette seconde interpellation a permis de confirmer l’existence d’un réseau structuré, approvisionnant plusieurs zones de la région.

Les deux suspects ont été placés en garde à vue, le temps pour les enquêteurs de boucler le dossier et de déterminer l’étendue réelle de leurs activités criminelles. Les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuels complices et démanteler l’ensemble du réseau.

La Police nationale, à travers la Sûreté urbaine, réaffirme sa détermination à combattre sans relâche le trafic de drogue et à garantir la sécurité des populations. Elle invite par ailleurs les citoyens à collaborer activement en signalant tout fait suspect via le numéro vert 800 00 17 00, disponible gratuitement.

Dakar au cœur de la réflexion sur la souveraineté sanitaire africaine : le Forum Galien Afrique 2025 met en lumière le leadership féminin

La capitale sénégalaise est, depuis lundi dernier, le théâtre d’une importante rencontre continentale : la 8ᵉ édition du Forum Galien Afrique, organisée sous le thème « Souveraineté sanitaire : un impératif pour l’Afrique ». Chercheurs, décideurs politiques, professionnels de santé et acteurs du développement s’y réunissent pour quatre jours d’échanges autour d’une même ambition : bâtir un système de santé africain indépendant, résilient et innovant.

Au cœur des discussions figurent des enjeux majeurs tels que la production locale de médicaments, le développement de la recherche biomédicale, la formation des ressources humaines et la mobilisation d’un financement endogène pour les politiques de santé. Cette édition 2025 du Forum Galien Afrique, qui s’impose désormais comme une plateforme stratégique d’influence et de réflexion, se veut un espace où s’articulent savoirs scientifiques, volonté politique et engagement citoyen au service de la souveraineté sanitaire du continent.

En marge des travaux principaux, le Forum des femmes a été ouvert hier, jeudi, dans une atmosphère empreinte d’engagement et d’émotion. La Première dame du Sénégal, Absa Faye, a pris la parole pour rappeler le rôle essentiel mais souvent sous-valorisé des femmes dans les systèmes de santé. Selon elle, « le leadership féminin est une exigence vitale pour construire des systèmes de santé plus résilients, plus humains, plus justes ». Elle a insisté sur la nécessité d’une gouvernance partagée, estimant que les femmes, très présentes sur le terrain sanitaire, demeurent encore trop absentes des espaces décisionnels. Dans un plaidoyer vibrant, la Première dame a déclaré : « Lorsqu’une société choisit de protéger la santé, elle choisit l’avenir. Et lorsque les femmes en sont les actrices et les décideuses, c’est toute l’Afrique qui avance. »

La présidente du Forum, Pr Awa Marie Coll Seck, a abondé dans le même sens, soulignant la place centrale des femmes dans la résilience des systèmes de santé africains. Elle a rappelé que, face aux crises sanitaires, les femmes sont souvent les premières à intervenir, à innover et à mobiliser les communautés. Évoquant les leçons de la pandémie de Covid-19, elle a mis en évidence à la fois la vulnérabilité du continent et la richesse de son potentiel scientifique et humain. « La souveraineté sanitaire n’est pas un slogan, c’est une nécessité vécue au quotidien », a-t-elle martelé, insistant sur la création d’infrastructures adaptées, la valorisation du capital humain, la production locale et la mise en place de mécanismes de financement durables.

Ousmane Sonko échange avec la Vice-Présidente de la CEDEAO sur le projet du Centre d’alerte précoce et de réponse

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a reçu hier à Dakar Mme Damtien Larbli Tchintchibidja, Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, pour une audience axée sur le projet du Centre d’alerte précoce et de réponse de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Cette rencontre s’est tenue en présence de plusieurs autorités sénégalaises et de responsables de la Commission, venus faire le point sur l’état d’avancement de ce dispositif stratégique pour la région.

Le Centre d’alerte précoce et de réponse de la CEDEAO représente un pilier essentiel dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la promotion de la sécurité humaine dans l’espace ouest-africain. Conçu pour renforcer la résilience régionale face aux menaces émergentes, il a pour mission principale de surveiller, d’analyser et de répondre rapidement aux risques susceptibles d’affecter la stabilité des États membres. Grâce à la centralisation et au traitement des informations provenant de l’ensemble de la sous-région, le centre permettra une meilleure anticipation des crises et une coordination efficace des actions à entreprendre.

Ce mécanisme régional repose sur une approche intégrée de la sécurité, en associant à la fois les aspects politiques, économiques, sociaux et environnementaux. Il s’agit d’un outil destiné à prévenir non seulement les tensions politiques et les affrontements communautaires, mais également les catastrophes humanitaires et les menaces transnationales telles que le terrorisme, la criminalité organisée ou les crises sanitaires. Selon les responsables de la CEDEAO, la mise en œuvre de ce centre vise à doter la région d’une capacité d’alerte et de réaction rapide, favorisant ainsi une prise de décision concertée et proactive.

Pour le Sénégal, la tenue de cette rencontre illustre l’importance accordée à la paix et à la stabilité régionales, valeurs au cœur de la politique diplomatique et sécuritaire du pays. En s’impliquant activement dans ce projet, le Sénégal confirme son rôle moteur au sein de la CEDEAO et son engagement à soutenir les initiatives de sécurité collective. Le pays, reconnu pour sa tradition de dialogue et de médiation, voit dans ce centre une opportunité de renforcer ses capacités nationales en matière de prévention et de gestion des crises, tout en consolidant sa position stratégique dans la sous-région.

La Vice-Présidente de la Commission, Mme Damtien Larbli Tchintchibidja, a salué l’engagement du Sénégal et la disponibilité des autorités à accompagner la mise en place de ce projet d’envergure. Elle a rappelé que la réussite de ce centre repose sur la coopération et la solidarité entre les États membres, conditions indispensables pour garantir la paix, la sécurité et le développement durable en Afrique de l’Ouest.

Kaffrine : Les gagnants du concours régional des métiers “Teranga Skills” dévoilés

Le stade municipal de Kaffrine a vibré jeudi au rythme de la créativité et du savoir-faire des jeunes artisans de la région, à l’occasion de la phase régionale du Concours national des métiers, baptisé “Teranga Skills”.

Cette compétition, qui met en lumière les talents issus de la formation professionnelle, a réuni plusieurs jeunes venus des quatre départements de la région. Les principales disciplines en lice étaient : menuiserie bois, électricité, couture, restauration et menuiserie métallique.

Sous un soleil ardent, mais dans une ambiance enthousiaste, le public est venu nombreux pour encourager les candidats, transformant le stade en un véritable espace d’émulation et de partage. Les cris d’encouragement, les applaudissements et les démonstrations de savoir-faire ont ponctué la journée.

« Ces jeunes ont prouvé que la formation professionnelle peut être un tremplin vers la réussite et l’autonomie », s’est félicité Athanasse Sagne, chef de projet de l’initiative FIT Sénégal, mise en œuvre par l’ONG Eclosio.

Selon lui, l’objectif de “Teranga Skills” est de valoriser les métiers manuels et de changer le regard sur la formation professionnelle :

« Nous voulons que les jeunes comprennent que ce n’est pas une école de seconde chance, mais bien une école de premier choix, un véritable levier de développement », a-t-il souligné.

Les phases régionales se déroulent actuellement dans tout le pays et permettront de sélectionner les meilleurs candidats, qui représenteront leur région lors de la phase nationale à Dakar.

À Kaffrine, la compétition a été marquée par une excellente organisation et un fort engagement des candidats, qui ont rivalisé d’ingéniosité. Les différentes œuvres exposées – meubles en bois, tenues cousues, plats préparés ou circuits électriques montés sur place – ont émerveillé le public et les membres du jury.

Au terme des épreuves, les lauréats ont été récompensés :

le premier a reçu un kit professionnel d’une valeur de 150 000 FCFA, adapté à ses besoins dans son domaine ; le deuxième a obtenu 100 000 FCFA ; le troisième, 50 000 FCFA ; et les deux autres finalistes sont repartis chacun avec une enveloppe de 25 000 FCFA en guise d’encouragement.

« Gagner, c’est bien, mais participer à un tel concours nous permet de nous faire connaître, de progresser et de croire davantage en nos capacités », a témoigné Aminata Ndiaye, candidate en couture, visiblement émue après la remise des prix.

Les lauréats représenteront fièrement la région de Kaffrine à la finale nationale, où ils retrouveront les champions des autres régions du Sénégal pour tenter de décrocher le titre de meilleur jeune artisan du pays.

L’événement, à la fois festif et éducatif, a une fois de plus démontré que la jeunesse de Kaffrine regorge de talents et d’ambitions, prête à relever le défi du développement à travers la formation et le travail bien fait.

Dakar 2026 : AYO, la mascotte des JOJ, symbole de la jeunesse et de l’unité africaine

Le Grand Théâtre national de Dakar a été le théâtre, ce jeudi, d’un moment historique et symbolique pour le Sénégal et l’Afrique toute entière : le dévoilement d’AYO, la mascotte officielle des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Cet événement, salué avec émotion par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, marque une étape majeure dans la préparation de la première compétition olympique organisée sur le sol africain.

AYO, un lion majestueux coiffé d’un bonnet traditionnel, dépasse le simple rôle d’emblème sportif. Pour le chef de l’État, il incarne l’âme du Sénégal et de l’Afrique, reflétant la créativité, la vitalité et la joie de vivre de leur jeunesse. « Le Sénégal et l’Afrique ont désormais un symbole pour les JOJDakar2026 : AYO, le lion qui rugit de joie ! Né de la terre de la Teranga, AYO, sorti de l’imagination de nos jeunes écoliers, incarne la créativité, la fierté et l’énergie contagieuse de notre jeunesse », a déclaré le président sur sa page Facebook, partageant sa fierté et son émotion devant la créativité de la jeunesse sénégalaise.

Le nom de la mascotte, “Ayo”, emprunté à la langue yoruba et signifiant « joie », n’a pas été choisi au hasard. Il symbolise la vie, le partage et l’unité africaine, des valeurs que le Sénégal souhaite mettre en avant à travers l’organisation de ces Jeux. Pour le président Faye, cette mascotte est bien plus qu’un simple symbole national : elle reflète un projet continental et un message fort adressé au monde entier, affirmant que l’Afrique avance avec confiance et solidarité. « Par ce choix, nous avons voulu que cela ne soit pas seulement le Sénégal, mais toute l’Afrique qui salue le monde, avec confiance et espoir », a-t-il souligné.

Sous le slogan « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », le Sénégal se prépare ainsi à écrire une nouvelle page de son histoire sportive et culturelle. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, la capitale sénégalaise accueillera la jeunesse du monde entier, dans un événement qui promet d’être autant un festival de sport qu’une célébration des valeurs de fraternité, de créativité et de joie partagée, incarnées par AYO.

Drame à Bargny : une partie de Ludo tourne au meurtre entre deux ressortissants guinéens

Un jeu de Ludo entre deux ressortissants guinéens domiciliés à Bargny a pris une tournure tragique, entraînant la mort d’un jeune homme de 23 ans. L’incident, dont la mise en jeu était de 1 000 F CFA par joueur, s’est soldé par la disparition d’Hamidou Diallo, conducteur de moto-taxi, après une altercation avec son compatriote Mohamed Fadia Diallo, également conducteur de moto-taxi.

Selon les informations recueillies par SourceA, la dispute a éclaté après une partie qui s’est tenue devant leur domicile dans la soirée. Après sa victoire, Mohamed Fadia Diallo aurait saisi le téléphone de Hamidou Diallo, provoquant la réaction de ce dernier. Ce dernier l’aurait suivi sur la terrasse pour récupérer son appareil, entraînant une confrontation physique entre les deux hommes. C’est au cours de cette rixe qu’ils seraient tombés de la terrasse. Transporté d’urgence au Centre de santé de Bargny par les voisins, Hamidou Diallo n’a malheureusement pas survécu à ses blessures.

Un témoin, Mamadou Alpha Kanté, originaire de Lélouma en République de Guinée et né le 1er janvier 1975, s’est présenté spontanément à la police avec une réquisition émise par le Dr Ibrahima Wade, du Centre de santé de Bargny, afin de procéder à l’autopsie du corps. L’examen a révélé des lésions au niveau du coude gauche et de la cheville, motivant l’intervention d’un médecin-légiste pour établir les causes exactes du décès.

Le procureur de la République a été informé de l’incident et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances précises de ce drame. Mohamed Fadia Diallo reste en garde à vue pour homicide involontaire, tandis que les autorités poursuivent leurs investigations afin de clarifier les responsabilités et établir si d’autres facteurs ont contribué à l’accident.

Guy Marius Sagna obtient des réponses officielles du gouvernement sur des questions majeures touchant le Sénégal et la diaspora

Le parlementaire Guy Marius Sagna a reçu récemment des réponses officielles du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, à cinq questions écrites portant sur des préoccupations cruciales affectant plusieurs régions du Sénégal ainsi que la diaspora sénégalaise. Ces réponses traduisent une volonté manifeste des autorités de prendre en charge progressivement les problèmes soulevés par le député, dans un contexte où le suivi parlementaire s’intensifie.

Sur la question de la construction du Centre départemental de formation professionnelle (CDFP) de Mbacké, le gouvernement annonce que le processus de recrutement du maître d’œuvre est en phase de finalisation. Le démarrage des travaux est prévu dès le premier trimestre 2026. Le budget alloué à ce projet s’élève à 7 milliards de francs CFA et comprend non seulement la construction, mais également l’équipement complet du centre. Cette initiative vise à renforcer l’offre de formation professionnelle dans la région, répondant ainsi à un besoin criant en matière de développement des compétences.

S’agissant des émoluments des chefs de village de Niaguiss, le gouvernement a reconnu l’existence de retards de paiement. Ces difficultés sont liées à la mise en œuvre de la plateforme E-paiement via Mobile Money, confrontée à des problèmes d’identification des titulaires de numéros de téléphone ainsi qu’à des comptes inactifs ou plafonnés. Des mesures correctives ont été mises en place pour assurer le versement des indemnités à tous les chefs de village concernés. Parallèlement, la production des cartes professionnelles est en cours, avec une remise progressive prévue dans les prochaines semaines.

La question de la corruption routière sur les axes Ziguinchor-Goudomp et Mbour-Fatick a également été abordée. Le ministère de l’Intérieur prévoit de généraliser l’usage de terminaux automatiques (PDA) permettant la délivrance de quittances du Trésor pour les amendes forfaitaires. Cette mesure vise à réduire les pratiques de corruption en améliorant la traçabilité des paiements. Le ministère encourage par ailleurs les citoyens à dénoncer tout abus auprès des autorités compétentes afin de permettre des sanctions appropriées.

Enfin, la situation des Sénégalais résidant à Tenerife, en Espagne, a été prise en compte. Le ministère des Affaires étrangères a reconnu les difficultés rencontrées par les compatriotes, liées à l’éloignement du consulat général basé à Madrid, situé à près de 2 000 km de Tenerife. Depuis la cessation des fonctions du consul honoraire en 2022, un nouveau profil est en cours d’identification. Le ministère examine également la possibilité d’ouvrir une agence consulaire dans les îles Canaries afin de mieux répondre aux besoins des Sénégalais expatriés dans cette région.

Ziguinchor : Un guérisseur traditionnel arrêté pour viols et grossesses sur plusieurs jeunes femmes

La Section de recherches de la Gendarmerie de Ziguinchor a procédé cette semaine à l’arrestation d’A.R. Diatta, un guérisseur traditionnel itinérant, impliqué dans une série de viols ayant conduit à huit grossesses. Selon les informations relayées par le journal L’Observateur, cette affaire, qui secoue la région, met en lumière l’ampleur des agissements criminels de ce prédateur sexuel, actif depuis 2022 dans plusieurs localités, dont Cap, Edioungou, Djivente, Kaguit, Goudomp et Sokone.

Le suspect exploitait son statut de féticheur pour exercer des pratiques thérapeutiques traditionnelles, sous couvert de soins mystiques. Il imposait à ses patientes des « bains mystiques » censés les guérir de divers maux. C’est au cours de ces rituels qu’il abusait sexuellement de jeunes filles âgées de 16 à 21 ans. L’enquête révèle que pour obtenir leur soumission, A.R. Diatta n’hésitait pas à brandir des menaces mystiques, effrayant ses victimes avec la promesse de terribles malédictions en cas de refus.

Le drame a pris une dimension particulièrement tragique avec la découverte de huit grossesses successives survenues entre 2024 et 2025. Parmi les victimes identifiées, quatre étaient mineures au moment des faits. L’enquête a également révélé que le prédateur s’en était pris à plusieurs membres d’une même famille, abusant de deux sœurs et de deux cousines.

L’arrestation d’A.R. Diatta fait suite au dépôt d’une plainte par une première victime, qui a permis aux gendarmes de reconstituer la chaîne des viols. Confronté aux preuves accumulées par les enquêteurs, le suspect a reconnu l’ensemble des faits, admettant être le père des huit enfants nés de ses agressions.

Démantèlement d’un réseau de voleurs de téléphones à Dakar : “Zarco” et ses complices arrêtés

La traque du gang du “Réseau”, actif depuis plusieurs semaines entre Grand-Yoff, Ben Tally et les Parcelles Assainies, a connu un tournant décisif. Selon le quotidien Libération, les enquêteurs du commissariat de Grand-Yoff ont mis fin aux activités d’un groupe de malfaiteurs spécialisés dans le vol, le décodage et le recel de téléphones portables.

Le cerveau présumé du réseau, un jeune commerçant bien connu du marché noir de la Patte d’Oie et surnommé “Zarco”, a été arrêté avec deux complices. Ces derniers temps, plusieurs victimes avaient signalé le vol de leurs téléphones portables, souvent suivis à la trace jusqu’au marché informel de la Patte d’Oie, surnommé par les habitants “le Réseau”. Mais une fois sur place, les appareils perdaient mystérieusement tout signal, rendant toute tentative de récupération quasiment impossible.

Alertés par ces plaintes en série, les policiers du commissariat de Grand-Yoff ont lancé une vaste opération d’infiltration et de surveillance. C’est ainsi qu’un agent infiltré a repéré hier matin, vers 10 heures, “Zarco” en pleine transaction : il s’apprêtait à revendre plusieurs téléphones volés lors d’un cambriolage survenu la veille à Usine Ben Tally.

La filature a rapidement débouché sur une interpellation musclée. Trois individus ont été arrêtés sur le vif : Papa Thiaw, alias “Zarco”, âgé de 27 ans et domicilié à Grand-Yoff, Ansoumana Manga, 36 ans, également commerçant dans le même quartier, et Dame Cissé, 37 ans, résidant à proximité. Une fouille menée sur place a permis de saisir sept téléphones portables de marques diverses, dont un iPhone 13 reconnu par S. M. M. Dione, victime d’un vol commis dans sa propre chambre à Usine Ben Tally.

Les mis en cause, incapables de justifier la provenance des appareils ou de fournir leurs codes de déverrouillage, ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, vols multiples commis la nuit et recel de biens volés. Selon les enquêteurs cités par Libération, le mode opératoire du groupe était simple mais efficace : le vol nocturne suivi d’une revente rapide, avec un décodage immédiat des téléphones pour brouiller toute traçabilité. Le réseau aurait par ailleurs des ramifications dans d’autres marchés informels de Dakar, rendant la traque encore plus complexe.

Mbour : un commerçant arrêté pour vente illégale de médicaments pendant une décennie

Mbour, le 31 octobre 2025 – Pendant dix ans, A. Gaye, commerçant du quartier Médine à Mbour, a réussi à opérer en toute discrétion une activité illégale de vente de produits pharmaceutiques. Mais sa longue cavale dans le commerce clandestin a pris fin grâce à une dénonciation anonyme émanant d’un voisin.

Le 10 octobre dernier, les policiers du commissariat de la police urbaine de Diamaguene ont effectué une descente inopinée dans la boutique de M. Gaye. Selon le journal L’Observateur, les forces de l’ordre y ont découvert une importante quantité de médicaments soigneusement rangés dans des seaux. Face à l’ampleur de la découverte, ils ont décidé de perquisitionner également le domicile du commerçant, situé non loin de sa boutique. Là encore, les policiers sont tombés sur un stock impressionnant de produits pharmaceutiques, comprenant notamment du Jenitrim, du paracétamol, du Citmoleyn, du Metifen, de l’Effaralmol, du Cac 1000 ainsi que diverses pilules et gélules.

Suite à ces découvertes, A. Gaye a été arrêté et conduit au commissariat de Diamaguène. Lors de sa comparution devant le tribunal d’Instance de Mbour, il a reconnu les faits. Il a cependant tenté de se justifier, affirmant ignorer que la vente de ces médicaments sans autorisation était interdite. Il a également révélé que son fournisseur venait régulièrement de Touba pour le ravitailler en produits pharmaceutiques, tout en précisant qu’il ne connaissait pas le nom de cette personne.

Devant les réprimandes du président du tribunal, A. Gaye a déclaré que sa boutique n’avait été transformée en pharmacie clandestine qu’en 2022, et a sollicité la clémence de la justice. Malgré ces arguments, le tribunal l’a reconnu coupable. La sentence prononcée est d’un an de prison, dont deux mois ferme, assortie des charges liées à la vente illégale de produits pharmaceutiques.

Rebondissement dans l’affaire Tabaski Ngom : Moustapha Diop convoqué devant le Pool judiciaire financier

Un nouveau tournant s’annonce dans l’affaire dite Tabaski Ngom, du nom de l’inspectrice du Trésor poursuivie pour détournement présumé de deniers publics et blanchiment de capitaux au sein de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi). Selon des informations rapportées par le journal L’Observateur, Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des PME, sera entendu par le Pool judiciaire financier (PJF) le jeudi 6 novembre prochain.

Cette audition intervient dans un contexte marqué par la persistance de soupçons autour d’un détournement estimé à près de 700 millions de francs CFA. Dès les premières révélations de cette affaire, le nom de Moustapha Diop, alors député-maire de Louga, avait été cité par l’inspectrice du Trésor, Tabaski Ngom. Cette dernière, placée sous mandat de dépôt depuis le 23 janvier 2025, est poursuivie pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Au cours de ses multiples auditions, Tabaski Ngom a toujours soutenu avoir remis une partie des fonds détournés à Moustapha Diop. Selon ses déclarations, ces sommes auraient servi au financement de la campagne électorale du député-maire lors des dernières élections législatives. Elle affirme avoir agi sous l’influence et la manipulation de ce dernier, tout en réclamant son audition pour « rétablir la vérité ».

Neuf mois après le déclenchement du scandale, le PJF a donc décidé d’entendre l’ancien ministre. Déjà placé en détention depuis mai dernier dans le cadre de l’enquête sur la gestion des fonds anti-Covid-19, Moustapha Diop devra cette fois s’expliquer devant le Collège d’instruction dans le cadre d’un interrogatoire de première comparution. La convocation a été reçue par ses avocats le jeudi 30 octobre 2025.

Cette avancée judiciaire met fin à un long bras de fer entre les différentes parties. En juillet dernier, le président du Collège des juges d’instruction s’était en effet déclaré incompétent pour entendre Moustapha Diop. Une décision que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a infirmée le 30 juillet 2025, ordonnant son inculpation conformément au réquisitoire du ministère public.

D’après les informations recueillies par L’Observateur, Moustapha Diop devrait être inculpé pour complicité de détournement de deniers publics. Les mêmes sources indiquent qu’un nouveau mandat de dépôt pourrait être décerné à son encontre à l’issue de son audition devant le Pool judiciaire financier.

Keur Massar : démantèlement d’un réseau d’escroquerie lié à « Qnet Infinity Millenials »

La Brigade de recherches de Keur Massar a réalisé une importante opération qui a conduit au démantèlement d’un réseau d’escrocs opérant sous le nom de « Qnet Infinity Millenials ». Quatre individus, dont trois hommes et une femme, ont été interpellés le 28 octobre dernier. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie faisant appel à l’épargne publique et ouverture d’un établissement sans autorisation administrative.

Selon les informations rapportées par le journal Libération dans son édition de ce vendredi, tout est parti d’un renseignement exploité par les gendarmes. Ces derniers ont réussi à mettre fin aux agissements d’un groupe particulièrement bien organisé qui opérait depuis plusieurs semaines dans la banlieue dakaroise. Les mis en cause sont identifiés comme étant M. G., né en 1990 à Pikine, S. W., née en 1994 à Dakar et résidant à Yarakh, C. D., née en 1997 à Dakar et demeurant à Keur Massar, et M. T., né en 1992 à Thiaroye et habitant à Keur Massar. Tous se présentaient comme commerçants.

Leur mode opératoire consistait à attirer des victimes, souvent étrangères, par le biais d’une plateforme numérique. Ils leur proposaient de prétendues offres d’emploi assorties de promesses d’une vie meilleure et d’opportunités professionnelles « au-delà de celles offertes par les États ou le secteur privé ». Pour accéder à ces opportunités illusoires, les postulants devaient verser une somme comprise entre 600 000 et 900 000 francs CFA. En contrepartie, les recruteurs leur faisaient miroiter une formation au sein d’un établissement censé les insérer dans un réseau international prospère.

Mais derrière ce discours séduisant, se cachait une vaste entreprise d’escroquerie. Les victimes étaient invitées à acheter des produits tels que le café « Olé » ou le « bio disque », censés constituer des supports de formation ou des outils de développement personnel. L’enquête a toutefois révélé qu’il ne s’agissait que d’un stratagème pour leur soutirer de l’argent.

Le transport effectué sur les lieux par les gendarmes a permis de découvrir la véritable nature de l’établissement. Ce prétendu centre de formation n’était en réalité qu’une simple maison transformée en dortoir et en salle de cours. À leur arrivée, les enquêteurs ont trouvé sur place les quatre instigateurs en train de dispenser des enseignements à vingt-deux jeunes, dont neuf garçons et treize filles, tous de nationalité sénégalaise.

Une perquisition menée dans les locaux a permis la saisie d’un important lot de matériel bureautique, de nombreux documents administratifs et de produits liés à cette activité illégale. Les enquêteurs ont également constaté que les responsables de cette structure ne disposaient d’aucune autorisation administrative pour exercer et n’avaient versé aucune redevance au Trésor public.

Le préfet de Dakar autorise la marche du FDR mais modifie l’itinéraire initial

Le préfet de Dakar a donné son feu vert à la marche projetée par les organisations de l’opposition regroupées au sein du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR). Cependant, cette autorisation s’accompagne d’une modification importante de l’itinéraire initialement proposé par les organisateurs.

Selon les précisions de l’autorité administrative, la marche ne pourra pas suivre le trajet initial qui devait relier l’avenue Khalifa Ababacar Sy au terminus de Liberté 5. Le préfet a jugé nécessaire d’ajuster le parcours pour, selon ses services, « préserver l’ordre public et assurer la fluidité de la circulation ». Ainsi, le nouveau tracé autorisé impose aux manifestants de se regrouper à Score Liberté 1, point de départ fixé à 15 heures. La procession devra se diriger ensuite vers le Rond-point Jet d’Eau, où la manifestation prendra fin à 18 heures précises.

Cette décision du préfet de Dakar traduit un compromis entre la liberté de manifester, garantie par la Constitution, et les impératifs de sécurité publique que l’administration met en avant à chaque mouvement d’ampleur. Les responsables du FDR, qui avaient soumis leur demande de marche dans les délais légaux, ont pris acte de cette modification, tout en réaffirmant leur détermination à faire entendre la voix de l’opposition.

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République regroupe plusieurs formations politiques et mouvements citoyens opposés aux politiques actuelles du gouvernement. À travers cette manifestation, ses membres entendent dénoncer, selon leurs termes, « les dérives autoritaires du pouvoir et la restriction des libertés démocratiques ».

La marche, qui s’annonce très suivie, sera placée sous haute surveillance sécuritaire. Les forces de l’ordre devraient être déployées tout au long du parcours afin d’éviter tout débordement et de garantir le bon déroulement de la manifestation. Le préfet a rappelé que tout manquement aux conditions fixées dans l’arrêté d’autorisation pourrait entraîner des sanctions conformément à la loi.

Barthélémy Dias dénonce une « promesse insensée » du gouvernement sur la baisse des prix de l’électricité

Le leader du mouvement politique Sénégal Bi Nu Bokk, Barthélémy Dias, s’est montré particulièrement critique à l’égard des récentes annonces du Premier ministre concernant une baisse des prix de l’électricité prévue en 2026. Dans des propos rapportés par le journal L’As, l’ancien maire de Dakar a qualifié cette promesse de « démagogique » et d’« irréaliste », estimant qu’elle ne repose sur aucune base économique sérieuse.

Lors d’un point de presse tenu hier, Barthélémy Dias a déclaré que « la promesse de faire baisser les prix de l’électricité, du gaz, du pétrole et des produits pétroliers est techniquement improbable ». Il a jugé cette annonce « insensée », soulignant qu’elle n’était appuyée par « aucune rationalité économique ». L’opposant s’est interrogé sur la faisabilité de ce projet, rappelant que plusieurs promesses gouvernementales demeurent sans concrétisation. « Où en est-on avec la promesse de mettre fin aux importations de gaz en 2026 ? Les infrastructures nationales sont-elles prêtes ? Les réseaux gaziers pour l’exploitation existent-ils ? », a-t-il lancé.

Barthélémy Dias a exhorté le gouvernement à accélérer la mise en place des oléoducs afin de permettre une réelle baisse des prix de l’énergie. Il a regretté que « les ménages sénégalais continuent de payer leur gaz plus cher qu’à Abidjan ou à Lomé », et dénoncé « les tarifs du carburant, parmi les plus élevés de la zone UEMOA ». Une situation qu’il a qualifiée d’« aberrante pour un pays producteur de gaz et de pétrole ».

Mais au-delà de la question énergétique, le leader de Sénégal Bi Nu Bokk a insisté sur la profondeur de la crise que traverse le pays, qu’il considère comme « à la fois budgétaire et morale ». Selon lui, le gouvernement pratique une politique de « rétention d’informations », notamment sur la situation de la dette publique. « Le gouvernement parle de dette cachée mais refuse toujours de publier un rapport clair sur la dette nationale », a-t-il affirmé dans les colonnes de L’As. Il a également interpellé les autorités sur le manque de transparence : « À ce stade, je demande aux autorités de publier les rapports comme le stipulent les textes. Où en est-on avec le rapport de l’Inspection générale des finances, celui de la Cour des comptes et celui du cabinet Mazars ? On nous parle de dette cachée, mais qu’en est-il des rapports cachés ? », a-t-il fustigé.

Barthélémy Dias n’a pas épargné non plus les institutions financières internationales. Il a appelé Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à faire preuve de « retenue » et de « respect envers le peuple sénégalais » lorsqu’elle se prononce sur la situation économique du pays. Selon lui, il est dangereux d’accorder du crédit à des déclarations officielles qu’il juge « tronquées » ou « incomplètes ».

Face à ce qu’il qualifie de « politique d’illusions », l’opposant appelle à une mobilisation citoyenne et pacifique. Il a invité les Sénégalais à rejoindre le mouvement “Rappel à l’ordre”, qui prévoit une marche le 8 novembre, ainsi que la manifestation du 31 octobre organisée par la plateforme Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDDR).

Dakar 2026 : le Sénégal dévoile “Ayo”, la mascotte officielle des Jeux olympiques de la jeunesse

Ce vendredi 31 octobre 2025 restera une date marquante dans l’histoire du sport sénégalais et africain. Au Grand Théâtre national de Dakar, le Sénégal a officiellement dévoilé la mascotte des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, en présence du Président de la République Bassirou Diomaye Faye, du Premier ministre Ousmane Sonko, de la présidente du Comité international olympique (CIO) Kirsty Coventry et de Mamadou Diagna Ndiaye, président du comité d’organisation des JOJ.

Baptisée Ayo, cette mascotte symbolise l’esprit et les valeurs que Dakar souhaite insuffler à l’événement. Représentée par un lion, elle incarne à la fois la fierté nationale et les vertus universelles du sport. Le choix de cet animal, emblème du Sénégal et figure centrale de ses armoiries, n’est pas anodin : le lion est un symbole de courage, de force, de noblesse et de dignité, des qualités que le pays veut associer à sa jeunesse et aux Jeux à venir.

La conception d’Ayo est le fruit d’un processus participatif inédit. Des centaines d’élèves sénégalais, âgés de 12 à 18 ans, ont pris part à un concours national lancé par le comité d’organisation. L’objectif : imaginer une figure à la fois moderne, inclusive et représentative des valeurs olympiques d’excellence, de respect et d’amitié. Le jury, composé d’artistes, de graphistes et de spécialistes du sport, a finalement retenu la création lauréate parmi une multitude de propositions venues de toutes les régions du pays.

Le dévoilement d’Ayo marque également le début du compte à rebours officiel vers les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Pour la première fois de son histoire, l’Afrique accueillera un événement olympique d’une telle envergure. Ce rendez-vous représente bien plus qu’une simple compétition sportive : il s’agit d’un moment historique et symbolique, destiné à inspirer une nouvelle génération d’athlètes africains et à renforcer le rayonnement du continent sur la scène internationale.

Dans les prochains mois, Ayo sera au cœur de la communication autour des JOJ. La mascotte fera l’objet de campagnes de sensibilisation, de programmes éducatifs et de diffusions médiatiques afin de fédérer toute la jeunesse sénégalaise autour de cet événement planétaire. Le comité d’organisation entend faire d’elle un véritable ambassadeur de l’esprit olympique, un symbole de partage, d’unité et d’espoir.

Pape Alé Niang dénonce l’injustice de la CAF dans la diffusion de la CAN

Le directeur général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Alé Niang, a haussé le ton contre la politique de diffusion de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN). En marge du Salon international des médias, tenu mercredi dernier à la Maison de la presse, le patron de la RTS a dénoncé une « discrimination flagrante » entre les chaînes publiques africaines et le groupe Canal+, principal détenteur des droits audiovisuels de la compétition.

Selon Pape Alé Niang, la CAF accorde un traitement de faveur à Canal+, en lui octroyant l’exclusivité de la diffusion des 52 matchs de la CAN, alors que les télévisions publiques du continent n’ont accès qu’à 32 rencontres. « La CAN est une fête africaine, un moment de communion et de fierté pour tout le continent. Pourtant, on veut contraindre les Africains à s’abonner pour pouvoir suivre l’intégralité de la compétition. C’est inacceptable », a-t-il déclaré avec fermeté.

Le directeur général de la RTS souligne également que cette situation ne touche que les pays francophones. Dans les zones anglophones, les chaînes nationales bénéficient encore de la retransmission complète des matchs. Face à cette inégalité, plusieurs responsables de télévisions publiques, avec le Sénégal en première ligne, ont adressé une lettre à la CAF pour réclamer un accès équitable aux 52 matchs. Cependant, la réponse de l’institution continentale ne semble pas favorable : au lieu d’étendre les droits à l’ensemble des chaînes africaines, la CAF envisagerait de réduire les privilèges des anglophones à 32 matchs, afin d’uniformiser le traitement. Une solution que Pape Alé Niang et ses homologues jugent « injuste » et « régressive ».

Cette tension intervient dans un contexte marqué par une recomposition majeure du paysage audiovisuel africain. Le groupe Canal+ vient en effet de racheter MultiChoice, son principal concurrent sud-africain, consolidant ainsi sa domination sur le marché des droits sportifs en Afrique. Une situation que beaucoup perçoivent comme une menace pour la souveraineté médiatique du continent.

Lors du même panel, l’ancien directeur général de la RTS, Mamadou Baal, est revenu sur l’évolution spectaculaire du coût des droits de diffusion. « Aujourd’hui, diffuser la CAN coûte plus d’un milliard de francs CFA, alors qu’il y a quelques années, les droits ne dépassaient pas 300 millions pour la Coupe du monde », a-t-il expliqué. Il a également rappelé qu’à une époque, il suffisait d’accepter quelques minutes de publicité pour compenser les frais de diffusion. « Tout a basculé quand la CAF a décidé de confier les droits à des acteurs privés. Depuis, le football africain est devenu un produit marchand, inaccessible pour nos chaînes publiques », a-t-il déploré.

Face à cette dérive, Mamadou Baal a plaidé pour une action collective des télévisions publiques africaines. « Aucune autre chaîne hors d’Afrique ne diffuse la CAN. Si nous, Africains, refusons de nous laisser marginaliser, nous devons parler d’une seule voix, quitte à boycotter la compétition pour faire entendre raison à la CAF », a-t-il lancé.

Au-delà de la bataille des droits de diffusion, le débat a également porté sur la question plus large du contenu audiovisuel africain. Les intervenants ont appelé à une refondation du récit médiatique du continent, afin de raconter une Afrique plus authentique, plus moderne et moins dépendante du regard extérieur.

Maïmouna Ndour Faye raconte les coulisses de sa garde à vue : « Ce n’était pas une situation traumatisante pour moi »

Après la libération du journaliste Babacar Fall, c’est au tour de Maïmouna Ndour Faye de recouvrer la liberté. La patronne de la 7TV, arrêtée à la suite de la diffusion d’une interview accordée à Madiambal Diagne, est revenue sur ses 48 heures passées en garde à vue. Dans un entretien exclusif accordé au journal L’Observateur, la journaliste a détaillé les circonstances de son interpellation et les conditions dans lesquelles elle a été conduite à la gendarmerie.

Tout a commencé peu après la diffusion de l’émission incriminée. « J’avais terminé l’enregistrement et lancé l’affiche pour la diffusion, puis j’ai quitté la télévision. C’est alors que mes agents m’ont informée que la gendarmerie avait investi les lieux et demandé l’interruption du programme », raconte Maïmouna Ndour Faye. Alertée par son équipe, elle décide de revenir sur place, sans se douter de l’ampleur de l’opération en cours.

À son arrivée, la journaliste dit avoir été surprise par la manière dont les gendarmes ont procédé. « Ils ont voulu me forcer à monter dans leur véhicule alors que je leur demandais simplement le temps de me changer, car j’étais en tailleur et en chaussures à talons », confie-t-elle. Devant son refus, les agents ont d’abord insisté avant de finalement accepter qu’elle se change avant de les suivre.

Maïmouna Ndour Faye dénonce la disproportion des moyens déployés pour son interpellation. « Ils étaient venus en nombre, bien équipés, comme pour arrêter un cartel. C’était indigne d’une démocratie. Ça m’a mise hors de moi », déplore-t-elle. Selon elle, la méthode employée ne se justifiait en rien, d’autant plus qu’elle n’avait jamais manifesté la moindre volonté de se soustraire à la justice.

Son audition a débuté à deux heures du matin, en présence de ses avocats, et s’est achevée vers quatre heures. Elle révèle qu’un changement de ton s’est produit en pleine nuit : « La convocation était pratiquement déjà prête. Mais, une trentaine de minutes plus tard, ils m’ont notifié une garde à vue de 48 heures. »

Malgré la brutalité de cette décision, la directrice de 7TV affirme avoir gardé son sang-froid. « Bizarrement, j’étais psychologiquement préparée. C’est une situation qui ne m’a pas ébranlée, ni surprise. Ce n’est pas une situation traumatisante pour moi », déclare-t-elle avec assurance.

Les marchés publics sénégalais en 2023 : une dynamique record de près de 3 000 milliards FCFA et une ouverture accrue à l’international

Le rapport 2023 de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) met en lumière une évolution remarquable du paysage économique sénégalais, marquée par une forte vitalité de la commande publique et une ouverture croissante aux acteurs étrangers. L’année écoulée a été celle d’une intensification des investissements publics, témoignant d’une volonté claire de l’État de soutenir la relance économique et de consolider les partenariats stratégiques.

Selon les chiffres rendus publics, le montant total des marchés immatriculés au Sénégal en 2023, hors ceux classés secret/défense et les achats de combustibles destinés à la SAR et à la SENELEC, s’élève à 2 864 milliards de francs CFA. Ce volume impressionnant illustre l’ampleur des projets engagés dans les secteurs clés de l’économie nationale, notamment les infrastructures, l’énergie, l’éducation et la santé.

Les entreprises sénégalaises conservent une place centrale dans la commande publique, s’adjugeant 50 % de la valeur totale des marchés attribués. Cette performance démontre la montée en puissance des acteurs locaux, capables de rivaliser sur des projets d’envergure. Toutefois, la dynamique d’ouverture vers l’extérieur est manifeste : la part des entreprises étrangères a connu une progression notable, passant de 35 % en 2022 à 41 % en 2023. Cette évolution traduit l’attractivité grandissante du marché sénégalais et la confiance des partenaires internationaux dans la stabilité économique du pays.

L’analyse par zones géographiques révèle que les entreprises de la communauté régionale (UEMOA/CEDEAO) captent 59 % de la valeur des marchés, confirmant l’importance de l’intégration économique sous-régionale. Mais ce sont surtout les acteurs chinois et français qui dominent la scène internationale. Les entreprises chinoises se positionnent comme le deuxième plus grand attributaire étranger avec un montant estimé à 371 milliards FCFA, soit 12,95 % du total des marchés. Les entreprises françaises suivent de très près avec 365 milliards FCFA, représentant 12,74 %. Ce duo sino-français continue ainsi d’imprimer sa marque sur les grands chantiers publics sénégalais.

Fait marquant de ce rapport, le Mali s’impose comme la surprise régionale. Le pays voisin enregistre une part de 9,04 %, correspondant à 259 milliards FCFA. Cette performance inattendue s’explique par l’obtention de plusieurs marchés importants dans le secteur de l’enseignement, notamment pour la construction des universités de Matam et de Tambacounda, ainsi que l’acquisition de matériels pédagogiques. Ces contrats ont principalement été attribués par appel d’offres restreint ou par entente directe, témoignant d’une coopération bilatérale soutenue entre les deux pays.

L’Espagne figure également parmi les nations bénéficiaires les plus actives, avec 222 milliards FCFA, soit 7,75 % du total. Les autres nationalités regroupées, quant à elles, cumulent une part de 7,64 %, représentant 219 milliards FCFA.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°596 –31/10/2025

🔴 ANNONCE DE SONKO SUR LA BAISSE DU PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ : GROSSE FRAYEUR DANS LES MARCHÉS
🔴 « LE POUVOIR VEUT LIQUIDER LA PRESSE PRIVÉE » : LE CRI D’ALARME DE MAMADOU IBRA KANE

🔴 FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : LE CNG RESTE EN PLACE JUSQU’À NOUVEL ORDRE
🔴 L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA FÉDÉRATION DE LUTTE FIXÉE LE JOUR DU SÉNÉGAL VS RD CONGO : DOUBLE COMBAT !

Maïmouna Ndour Faye, après sa libération : « Le journalisme n’est pas un crime »

Libérée ce jeudi 30 octobre après plusieurs heures de garde à vue, la directrice générale de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, a pris la parole devant la presse réunie dans les locaux de la chaîne à l’occasion d’un rassemblement organisé par le Front pour la défense de la liberté de la presse (FDLP). Très émue, mais affichant une grande sérénité, la journaliste a tenu à remercier l’ensemble des acteurs des médias pour leur solidarité, avant de dénoncer la coupure du signal de sa chaîne et de la TFM, qu’elle juge illégale.

Dès ses premiers mots, Maïmouna Ndour Faye a tenu à exprimer sa gratitude envers ses confrères et consœurs : « Toute la presse sénégalaise qui s’est mobilisée ces dernières 48 heures pour nous apporter un soutien fraternel, je vous remercie du fond du cœur », a-t-elle déclaré. Interpellée après la diffusion d’une interview de Madiambal Diagne, visé par un mandat d’arrêt international, la directrice de la 7TV a souhaité rétablir la vérité sur sa démarche professionnelle. « Je voudrais juste rassurer ceux qui ont formulé cette accusation d’atteinte à la sûreté de l’État et d’atteinte à l’autorité de la justice. Dans ma démarche, je n’ai jamais eu l’intention de nuire à l’État ni d’affronter la justice », a-t-elle précisé.

La journaliste a expliqué que son unique objectif était de garantir le droit du public à une information complète et équilibrée. « Je suis journaliste, j’ai simplement exercé le droit à l’information pour les citoyens. Cela fait un mois qu’on parle du dossier Madiambal sans jamais entendre sa version. Comme tous les confrères, nous avons voulu lui donner la parole pour permettre aux Sénégalais d’avoir toutes les précisions nécessaires », a-t-elle ajouté.

Elle a ensuite regretté que cette démarche journalistique ait été interprétée comme un acte subversif. « Je suis désolée que ce soit considéré comme une atteinte à l’autorité de la justice », a-t-elle poursuivi. Avant d’ajouter : « Au regard des conventions internationales, du code de la presse et des lois du Sénégal, rien n’interdit à un journaliste d’interviewer une personne poursuivie par la justice. Je n’ai pas donné la parole à un terroriste, ni à un rebelle, encore moins à un déserteur. J’ai donné la parole à un homme, parce que c’est notre devoir d’informer. »

Abordant la question de la coupure du signal de la 7TV et de la TFM intervenue peu après son arrestation, Maïmouna Ndour Faye a dénoncé une violation grave de la réglementation en vigueur. « Les signaux ont été coupés sans qu’aucune procédure légale ne soit respectée. Le CNRA est le seul organe habilité à prendre une telle décision, et non le ministère de la Communication qui a donné des instructions à TDS. TDS n’a pas le droit de couper les signaux de chaînes privées. Ce qui s’est passé est contraire à la loi », a-t-elle affirmé avec fermeté.

La directrice de la 7TV a également alerté sur les conséquences économiques de cette mesure, évoquant un manque à gagner considérable pour son média. « Nous subissons des pertes importantes depuis la coupure du signal sur la TNT. J’en appelle au ministère de la Communication pour qu’il respecte le code de la presse et les règles qui encadrent le fonctionnement des médias. L’État ne peut pas être le premier à violer la loi », a-t-elle insisté.

Tout en indiquant qu’elle reste sous le coup d’une procédure judiciaire, Maïmouna Ndour Faye a affirmé qu’elle n’était pas autorisée à aborder les détails de l’affaire. « Pour le moment, il m’est interdit de parler du dossier car il est pendant devant la justice », a-t-elle déclaré. Mais elle a tenu à réaffirmer sa détermination à poursuivre son combat pour la liberté d’informer : « Je continuerai à faire mon métier, à dire la vérité, parce que le journalisme n’est pas un crime. »

L’arrestation de la journaliste et la suspension du signal de la 7TV ont provoqué une onde de choc dans le monde médiatique. Le Front pour la défense de la liberté de la presse, regroupant les principales organisations professionnelles, a annoncé une série d’actions pour exiger le respect des droits des journalistes et dénoncer les pressions exercées contre les médias privés.

En conclusion, Maïmouna Ndour Faye a lancé un message fort à l’endroit des autorités et du public : « Je demande à tous ceux qui croient en la liberté de la presse et au droit à l’information de rester vigilants et mobilisés. La presse libre est une condition essentielle de toute démocratie. Nous devons la défendre, quoi qu’il en coûte. »

Le CNG de lutte prolongé jusqu’à l’installation de la Fédération sénégalaise de Lutte

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a décidé de prolonger le mandat du Comité national de Gestion de la Lutte (CNG), autorisant cette structure à poursuivre ses activités jusqu’à l’installation effective des membres du Bureau de la future Fédération sénégalaise de Lutte (FSL). Cette décision, actée par une circulaire signée par la ministre Khady Diène Gaye en date du 30 octobre 2025, s’inscrit dans le cadre du processus de transition vers la mise en place d’une fédération pleinement représentative et autonome.

Selon le document officiel, cette prorogation vise à assurer la continuité du fonctionnement de la lutte sénégalaise et à garantir la bonne tenue de la saison sportive en cours. En effet, le mandat du CNG, initialement défini par l’arrêté n°027698 du 31 octobre 2024, devait arriver à échéance à la fin du mois d’octobre 2025. La ministre a ainsi jugé nécessaire de maintenir le CNG jusqu’à ce que les instances de la nouvelle Fédération soient élues et installées.

Parallèlement, la Direction générale des Sports a publié le chronogramme électoral détaillant les différentes étapes menant à la création officielle de la Fédération sénégalaise de Lutte. Ce processus, qui marque une étape importante dans la structuration institutionnelle de cette discipline nationale, a débuté le 24 octobre 2025. Il se déroulera sur plusieurs mois et s’achèvera le 9 janvier 2026 avec la publication du procès-verbal définitif de l’Assemblée générale élective.

Cette transition du CNG vers une Fédération marque un tournant décisif pour la lutte sénégalaise, souvent considérée comme un pilier de la culture sportive nationale. L’objectif des autorités est de doter la discipline d’une structure fédérale moderne, conforme aux standards internationaux, capable de mieux encadrer les acteurs du milieu, de renforcer la professionnalisation des compétitions et de promouvoir la lutte sénégalaise sur les scènes africaine et mondiale.

Le Sénégal annonce l’émission d’obligations vertes pour financer ses projets de développement durable

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a pris part ce jeudi à la deuxième édition du Forum Ouest Africain sur la Finance Durable (Wasfif-2025), une rencontre régionale majeure consacrée à la promotion de la finance durable et de l’investissement responsable en Afrique de l’Ouest. Soutenu par l’Autorité des Marchés Financiers de l’UEMOA (AMF-UEMOA), ce forum réunit des acteurs publics, privés et institutionnels autour des défis et opportunités liés à la transition économique verte dans la sous-région.

Dans son allocution, le ministre Cheikh Diba a annoncé une mesure phare : le Sénégal s’apprête à émettre des obligations vertes par appel public à l’épargne. Cette initiative, selon lui, s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation économique et vise à mobiliser des ressources innovantes pour financer des projets à fort impact environnemental et social.

Le ministre a précisé que les fonds issus de ces obligations seront orientés vers des secteurs porteurs de croissance, identifiés dans l’agenda national de développement. Il s’agit notamment de l’énergie, avec un accent particulier sur les sources renouvelables, de l’agriculture durable, ainsi que des plateformes manufacturières destinées à renforcer l’industrialisation du pays tout en respectant les standards écologiques.

Cheikh Diba a, par ailleurs, exhorté les autres États membres de l’UEMOA à suivre cette voie, en jouant un rôle moteur dans la dynamisation du marché régional de la finance durable. Selon lui, il est impératif que les gouvernements créent un environnement macroéconomique stable et attractif pour encourager les investissements verts. Il a également insisté sur la nécessité pour les États de devenir eux-mêmes émetteurs d’obligations vertes souveraines, afin de donner l’exemple et de structurer un marché crédible et dynamique dans l’espace communautaire.

Les étudiants ressortissants de Mbadakhoune menacés d’expulsion faute de versement de leur subvention

Les étudiants originaires de la commune de Mbadakhoune, dans le département de Guinguinéo (région de Kaolack), vivent une situation de détresse qui pourrait compromettre leur avenir académique. Membres de l’Amicale des Élèves et Étudiants Ressortissants de la Commune de Mbadakhoune (AEERCOM), ils ont exprimé ce jeudi 30 octobre 2025 leur colère et leur profonde inquiétude face au retard prolongé dans le paiement de leur subvention communale. Cette aide financière, d’un montant global annuel de 3,6 millions de francs CFA, est pourtant essentielle pour assurer leurs besoins en logement, transport et matériel pédagogique.

Selon les représentants de l’amicale, toutes les démarches administratives ont été effectuées dans les règles et dans les délais impartis. Les dossiers ont été dûment déposés et validés par les autorités municipales de Mbadakhoune, avant d’être transmis à la trésorerie régionale de Kaolack. Cependant, le processus semble bloqué à ce niveau, sans qu’aucune explication officielle ne soit donnée. Une lenteur administrative que les étudiants jugent « incompréhensible » et « préjudiciable », d’autant plus qu’elle se répète chaque année.

« C’est un contrat annuel de 3 millions 600 mille francs CFA. Nous en avons assez d’attendre. Chaque fois, on nous dit que le traitement est en cours, mais rien ne se concrétise. Nous dépendons de cette subvention pour poursuivre sereinement nos études », a déclaré Sérigne Fallou Diène Faye, président de l’AEERCOM.

Pour beaucoup de ces jeunes, la situation a atteint un point critique. Certains sont menacés d’expulsion de leurs logements étudiants à Dakar, faute de pouvoir honorer leurs loyers. « Nous tardons à recevoir notre subvention, et si nous ne parvenons pas à payer notre loyer aujourd’hui, nous serons obligés de quitter les locaux de notre appartement dès demain », alerte le président de l’amicale. Il ajoute : « Nous lançons un appel urgent aux autorités compétentes afin qu’elles prennent cette situation au sérieux. C’est l’avenir d’une cinquantaine d’étudiants, actuellement en pleine période d’examens, qui est en danger. »

Face à ce désarroi, les étudiants demandent un déblocage immédiat des fonds promis par la commune, afin d’éviter une interruption de leurs études et des conséquences sociales irréversibles.

Du côté de la trésorerie régionale de Kaolack, aucune communication officielle n’a, pour l’instant, été faite pour expliquer les raisons de ce retard. En attendant, les étudiants de Mbadakhoune continuent de vivre dans la précarité, dans l’espoir que leur cri d’alarme soit entendu et que leurs droits à une aide publique déjà votée soient enfin respectés.

Le pouvoir veut liquider la presse privée, selon Mamadou Ibra Kane

Le climat est de plus en plus tendu entre le pouvoir en place et les professionnels des médias. Ce jeudi 30 octobre, le Front pour la défense de la liberté de la presse (FDLP) a organisé un grand rassemblement devant les locaux de la chaîne 7TV, à Dakar. Cette manifestation intervient au lendemain de l’arrestation puis de la libération des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall, tous deux interpellés à la suite de la diffusion d’une interview de Madiambal Diagne, visé par un mandat d’arrêt international.

Cette affaire, qui a provoqué une onde de choc dans le milieu médiatique, a servi de catalyseur à la naissance du FDLP, une coalition regroupant plusieurs acteurs de la presse sénégalaise. Pour ses initiateurs, il s’agit de défendre la liberté d’informer et de s’opposer à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du régime.

Devant les journalistes, Mamadou Ibra Kane, figure respectée du monde des médias et président du groupe Emedia, a pris la parole pour dénoncer avec vigueur les atteintes répétées à la liberté de la presse. « Aujourd’hui, c’est un moment fort, car nous avons su faire reculer l’arbitraire. Babacar Fall a été arrêté, menotté, avant d’être libéré sans aucune charge. Et Maïmouna Ndour Faye, à son tour, a recouvré la liberté. Ces arrestations étaient purement politiques, parce qu’aucune loi au Sénégal n’interdit de donner la parole à une personne poursuivie », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces événements ne sont pas des cas isolés mais s’inscrivent dans une stratégie globale d’intimidation. « Leur arrestation était un acte politique pour isoler la presse, pour faire peur. Nous avons simplement fait notre travail : donner la parole à quelqu’un que les Sénégalais voulaient entendre. C’est cela, le journalisme. »

Dans son intervention, Mamadou Ibra Kane a tenu à rappeler un précédent datant de 2023, lorsque l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, alors opposant, avait été interviewé alors qu’il était en fuite. « À l’époque, Pierre Édouard Faye, un confrère, l’avait rencontré et interviewé. Cela ne voulait pas dire qu’il partageait ses opinions, mais simplement qu’il exerçait son métier. Aujourd’hui, ce même exercice professionnel devient un prétexte pour arrêter des journalistes », a-t-il regretté.

Mais au-delà des arrestations, le président du FDLP dénonce une autre menace, plus sournoise selon lui : l’asphyxie économique de la presse privée. « Le nouveau régime veut tout simplement liquider la presse indépendante. L’État du Sénégal doit de l’argent à plusieurs entreprises de presse, mais refuse de payer. Et pour aggraver les choses, les subventions votées par l’Assemblée nationale sont bloquées par le ministère de la Communication pour des raisons politiques », a-t-il expliqué.

D’après Mamadou Ibra Kane, cette politique de restriction budgétaire s’accompagne d’une volonté claire de contrôle du paysage médiatique. « Le Premier ministre a demandé à toutes les structures publiques — ministères, agences, sociétés nationales — de résilier leurs contrats de publicité avec la presse privée. C’est un signal fort : le pouvoir veut contrôler l’information en affamant économiquement les médias indépendants », a-t-il affirmé.

Le journaliste a également évoqué la tendance inquiétante d’un retour vers un parti-État, inspiré, selon lui, par certains modèles étrangers. « Le Premier ministre lui-même, lors de son voyage en Chine, a laissé entendre qu’il voulait construire un système où tout passe par l’État. C’est une logique totalitaire, incompatible avec notre histoire démocratique », a-t-il averti.

Pour Mamadou Ibra Kane, la situation actuelle impose une vigilance de tous les instants. Il appelle les professionnels des médias, mais aussi la société civile et les citoyens, à se mobiliser pour défendre la liberté de la presse. « Un parti-État ne passera pas au Sénégal. Nous n’allons pas revenir sur des conquêtes démocratiques que nos anciens ont obtenues au prix de lourds sacrifices. La liberté d’expression et la liberté de la presse, inscrites dans la Constitution, doivent être défendues quelles que soient les alternances politiques », a-t-il martelé sous les applaudissements nourris de la foule.

Ce rassemblement devant 7TV marque ainsi une nouvelle étape dans la résistance du secteur médiatique face à un pouvoir accusé de vouloir museler les voix discordantes. Dans un contexte où les tensions entre le gouvernement et les médias ne cessent de croître, le FDLP s’affirme désormais comme un acteur central du combat pour la préservation des libertés fondamentales au Sénégal.

11eme Edition Gamou El Hadji Barham KEBE ce 13 Décembre au terrain basket des HLM Rufisque.

Sous l’égide du Khalif de Medina Baye Cheikh Mouhamadoul Mahi NIASSE , de l’imam de la Fayda Cheikh Ahmed Tidiane CISSÉ, du représentant du Khalif à Dakar Mouhamadoul Amine NIASSE dit baba Lamine.

‎11 eme Edition du Gamou El Hadj Barham KEBE .

‎Ouverture du Gamou avec la lecture du Saint Coran par Cheikh Bachir Ibn cheikh Mouhamed Nazir NIASSE.

‎Zikr et animation:
‎Pape KEBE et Mouhamed KEBE.

‎Hôte du Gamou : Mouhamadoul Macky NIASSE.

‎Celebré ce 13 Décembre a Rufisque au Terrain basket des HLM. Coïncidant avec l’anniversaire du Feu El Hadji Barham KEBE.

‎Les Parrains et Marraine:
‎Monsieur Pape Sow maire de sangalkam
‎Monsieur Mamadou Niang Mbaye président de la ligue de Dakar.
‎Adja Kiné KEBE.

‎Dans ce Gamou seront Honorés:
‎Feu Alioune MAR(ancien Maire de Rufisque ouest).
‎El Hadj Daouda DIATTARA
‎Adja Aminata CISSÉ
‎Mouhamadou Lamine KEBE (dit pape KEBE)
‎Adja Betty NDIAYE.

Info: 777758516

11eme Edition Gamou El Hadji Barham KEBE ce 13 Décembre au terrain basket des HLM Rufisque.

Keur Massar : Démantèlement d’un réseau d’escroquerie lié à « Qnet Infinity Millenials »

La Brigade de Recherches de Keur Massar a mené, ce mardi 28 octobre 2025, une opération qui a permis de mettre hors d’état de nuire un réseau d’escrocs se présentant comme membres de la structure dénommée « Qnet Infinity Millenials », implantée dans la commune de Keur Massar. Cette intervention intervient après plusieurs mois d’enquête visant à démêler les agissements frauduleux de ce groupe.

Selon les premiers éléments révélés par les enquêteurs, les responsables de ce réseau utilisaient une plateforme en ligne pour séduire leurs victimes, principalement des étrangers. Ils proposaient de fausses opportunités professionnelles au sein d’entreprises fictives, exigeant des candidats le versement initial de sommes comprises entre 600 000 et 900 000 francs CFA pour pouvoir intégrer ces prétendus programmes.

Une fois admis, les nouveaux adhérents étaient soumis à des dépenses supplémentaires sous différents prétextes. Les fraudeurs les obligeaient notamment à acheter des produits présentés comme indispensables pour la participation au programme, tels que le Sipandant, le Café Olé ou le Bio Disque. Ces pratiques s’inscrivent dans un schéma classique d’escroquerie par abonnement et par vente forcée de produits inutiles, trompant ainsi des individus en quête d’opportunités légitimes.

L’opération de ce mardi a permis l’interpellation de quatre individus, identifiés comme les présumés meneurs de cette organisation frauduleuse. Ils sont actuellement entendus par les autorités compétentes dans le cadre de cette enquête.

La Gendarmerie nationale, tout en saluant la collaboration des populations, invite la vigilance et encourage toute personne disposant d’informations sur des activités suspectes à contacter gratuitement son centre d’appel via les numéros 800 00 20 20 ou 123. Elle rappelle que la prudence reste de mise face à des offres d’emploi trop alléchantes et insiste sur la nécessité de vérifier systématiquement la légitimité des structures et programmes avant tout engagement financier.

Tragédie à l’UCAD : décès d’un étudiant du département d’arabe, le collectif des amicales promet de situer toutes les responsabilités

Un drame a frappé l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ce jeudi matin avec le décès d’El Hadji Mouhamed Niang, étudiant en licence 3 au département d’arabe de la Faculté des Lettres et Sciences humaines. L’incident, survenu vers 5h45, s’est produit au campus social, plus précisément au pavillon A, et a plongé la communauté universitaire dans une profonde tristesse.

Dans un communiqué rendu public, le collectif des amicales de l’UCAD a exprimé sa « profonde tristesse et indignation » face à la perte de leur camarade. Le collectif a présenté ses « sincères condoléances à la famille du défunt, à la Faculté des Lettres ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire », soulignant l’impact douloureux de cet événement sur l’ensemble des étudiants.

Le communiqué rappelle que le collectif des amicales est « la seule structure en charge de la défense des intérêts des étudiants » et assure que cette tragédie « ne restera pas impunie ». Les responsables du collectif promettent de prendre toutes les mesures nécessaires pour que « la lumière soit faite sur les circonstances exactes du décès d’El Hadji Mouhamed Niang » et que les responsabilités soient situées « dans les plus brefs délais ».

Dakar : le sit-in prévu devant 7TV finalement déplacé à l’intérieur des locaux

Le Préfet de Dakar a récemment informé les organisateurs du sit-in initialement prévu devant les locaux de la chaîne 7TV que celui-ci ne pourra pas se tenir sur la voie publique en raison de l’absence d’autorisation préalable. Cette décision, visant à encadrer les rassemblements dans la capitale, a conduit les organisateurs à revoir la forme de leur manifestation.

Ainsi, le sit-in se déroulera désormais à l’intérieur des locaux de la chaîne. Un plateau spécial a été aménagé pour accueillir les participants, et plusieurs intervenants prendront la parole lors de l’événement. Les organisateurs ont également lancé un appel à leurs soutiens pour éviter tout rassemblement à l’extérieur des locaux, afin de se conformer strictement aux directives des autorités.

Baisse des eurobonds sénégalais : quand les annonces économiques de Sonko inquiètent les marchés financiers

Les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko sur une prochaine réduction des prix de l’électricité et des produits pétroliers ont provoqué une réaction immédiate sur les marchés financiers. Cette annonce, bien accueillie par une grande partie de la population, a en revanche suscité des inquiétudes parmi les investisseurs internationaux, entraînant une baisse sensible des eurobonds sénégalais.

Le mécanisme derrière cette chute s’explique par la manière dont les marchés évaluent le risque financier d’un État. Les investisseurs qui achètent les obligations souveraines d’un pays — en l’occurrence les eurobonds du Sénégal — se fondent sur la capacité de ce pays à honorer ses dettes. Lorsqu’une politique publique laisse entrevoir une augmentation des dépenses de l’État sans compensation budgétaire claire, elle est perçue comme un signe de vulnérabilité financière.

En annonçant la baisse des tarifs de l’énergie, le gouvernement s’engage implicitement à subventionner davantage les coûts de production et d’importation. Cela représente une charge budgétaire immédiate, qui creuse potentiellement le déficit public. Or, un déficit plus élevé accroît mécaniquement le risque de défaut, c’est-à-dire la possibilité que l’État ne puisse pas rembourser ses créanciers à temps ou dans les conditions prévues.

Cette perception de risque est cruciale pour les investisseurs. Les eurobonds, qui sont des titres cotés sur les marchés internationaux, voient leur prix évoluer en fonction de la confiance que les marchés accordent à l’émetteur. Dès que cette confiance s’érode, la demande pour ces titres diminue, ce qui fait baisser leur valeur. C’est exactement ce qui s’est produit après les propos de Sonko : l’eurobond sénégalais à échéance 2028 a reculé à 82,9 cents pour un dollar nominal, traduisant une hausse du rendement exigé par les investisseurs pour compenser le risque perçu.

En clair, plus les investisseurs estiment que le Sénégal devient risqué, plus ils réclament une rémunération élevée pour prêter de l’argent, ce qui se traduit par une chute du prix des obligations déjà émises.

À cette tension budgétaire s’ajoute un contexte de surveillance accrue par les institutions internationales. La présence du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar a renforcé l’attention portée à la politique économique du gouvernement. Toute mesure jugée « non coordonnée » avec le FMI est immédiatement interprétée comme un signal de désaccord potentiel, susceptible de compromettre un futur programme d’appui financier. Cette incertitude vient nourrir davantage les craintes des investisseurs.

Ainsi, la combinaison d’une annonce à fort impact social mais budgétairement coûteuse, d’un déficit perçu en hausse et de doutes sur la coordination avec le FMI explique la réaction immédiate et négative des marchés. Les eurobonds sénégalais, thermomètre de la confiance internationale, ont donc logiquement subi les conséquences de cette perception accrue du risque souverain.

Le Conseil de l’Ordre des Avocats du Sénégal dénonce une « atteinte grave » aux droits de la défense après l’incident impliquant Me El Hadj Amadou Sall

Dans la nuit du mardi au mercredi, un incident pour le moins troublant s’est produit impliquant Me El Hadj Amadou Sall, ancien ministre de la Justice et avocat au barreau du Sénégal. Alors qu’il se rendait à la gendarmerie pour assister sa cliente, la journaliste Maïmouna Ndour Faye, directrice de la chaîne 7TV, l’avocat aurait été empêché d’exercer son droit d’assistance. Pis encore, les gendarmes lui auraient demandé de se soumettre à un alcootest avant de pouvoir entrer dans les locaux.

Cette situation a suscité une vive réaction du Conseil de l’Ordre des Avocats du Sénégal, qui, dans un communiqué rendu public, a « dénoncé et condamné avec la plus grande fermeté cette atteinte grave et intolérable à la dignité de l’avocat, aux droits de la défense et, plus généralement, à la loi et à l’État de droit ».

Le Conseil rappelle dans sa note que la Constitution du Sénégal garantit, en son article 9, que « la défense est un droit absolu dans tous les états et à tous les degrés de la procédure ». Il souligne également que, conformément à l’article 5 du Règlement n°05/CM/UEMOA, les avocats ont le droit d’assister leurs clients dès leur interpellation, durant l’enquête préliminaire, que ce soit dans les locaux de la police, de la gendarmerie ou devant le parquet.

Pour l’Ordre des Avocats, le traitement réservé à Me El Hadj Amadou Sall s’inscrit dans une série d’« atteintes répétées » aux règles qui encadrent la profession et le respect des droits de la défense. Le communiqué cite notamment la récente convocation d’avocats par la Division des Investigations Criminelles (DIC), une mesure jugée contraire à l’article 6 du même règlement communautaire, qui encadre strictement les conditions dans lesquelles un avocat peut être entendu.

Face à ce qu’il qualifie de « dérives graves et inquiétantes », le Conseil de l’Ordre des Avocats du Sénégal lance un appel solennel aux autorités publiques. Il exige le respect scrupuleux des droits de la défense et la cessation immédiate de toute entrave à l’exercice de la profession d’avocat dans le pays.

USSEIN : La colère monte, les étudiants menacent une grève générale pour le paiement de leurs bourses

La grogne estudiantine à l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a atteint un point critique. Ce jeudi, les étudiants de l’UFR Sciences Agronomiques, Élevage, Pêche-Aquaculture et Nutrition (SAEPAN) ont lancé un ultimatum aux plus hautes autorités du pays : le paiement immédiat de leurs bourses, impayées depuis plusieurs mois, sous peine de paralysie totale des cours.

Lors d’un point de presse tenu dans une ambiance électrique, les représentants des campus de Kaolack, Fatick et Kaffrine ont exprimé leur exaspération face à ce qu’ils qualifient « d’abandon total ».

« Nous sommes très en colère. Les bourses dépassent 500 000 francs, sans tickets de restauration ni prise en charge médicale », a dénoncé Aïssatou Diallo, étudiante en Licence 2 et porte-parole du mouvement.

Les étudiants ont interpellé directement le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que le ministre en charge des Bourses, Daouda Ngom. Ils accusent la Direction des bourses, le Rectorat et le CROUS de négligence et d’indifférence, malgré des promesses répétées de règlement non tenues.

Les conséquences de cette situation se font durement sentir au quotidien.

« Sans bourse, pas de ticket de restauration, pas de soins médicaux, pas de transport. La situation dans les campus est déplorable », a insisté Aïssatou Diallo, appuyée par Ousmane Niang, membre de l’Amicale des étudiants.

Face au silence des autorités, la menace est désormais claire. Les étudiants exigent le paiement intégral des bourses et des rappels, ainsi qu’une dotation en matériel pour ceux en phase de mémoire. Leur mot d’ordre est sans équivoque : « Pas de bourses, pas de cours ! »

Ils annoncent être prêts à déclencher une cessation totale et renouvelable des activités pédagogiques, incluant les Journées Scientifiques et Techniques, pour une durée initiale de 24 heures.

Cet avertissement sonne comme un appel pressant au gouvernement pour une solution urgente, afin d’éviter une crise majeure et de préserver la paix sociale au sein de l’USSEIN.

La balle est désormais dans le camp des autorités.

Explosion de moto électrique à l’UCAD : un étudiant perd la vie, deux autres blessés

Un drame d’une rare intensité a secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) dans la matinée de ce jeudi. Une explosion de moto électrique, survenue au pavillon A du campus social, a provoqué une scène de panique généralisée parmi les étudiants. Le bilan est lourd : un mort et deux blessés.

Selon des informations rapportées par Seneweb, tout a commencé aux environs de 9 heures lorsqu’une forte détonation a retenti dans le hall du pavillon A, situé juste en face de l’entrée du restaurant central. L’explosion provenait d’une moto électrique en charge. Le vacarme a semé la panique parmi les pensionnaires du bâtiment, qui ont cru à un incendie ou à un effondrement imminent.

Dans la confusion, E. M. Niang, âgé de 22 ans et étudiant en troisième année au département d’Arabe de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH), a tenté de fuir précipitamment les lieux. Pris de panique, il a perdu l’équilibre en descendant les escaliers et a chuté du deuxième étage. Grièvement blessé, le jeune homme a été rapidement évacué vers l’hôpital Principal de Dakar, où il aurait succombé à ses blessures peu après son arrivée.

La peur d’un effondrement du bâtiment a également poussé deux autres étudiants à sauter du premier étage pour tenter d’échapper au danger. Ils ont été blessés lors de leur chute mais leurs jours ne seraient pas en danger. Les deux victimes sont actuellement prises en charge au centre médical de l’UCAD.

Alertés, les éléments du commissariat d’arrondissement du Point E, sous la direction du commissaire Sow, se sont rendus sur les lieux en compagnie d’une équipe de la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS). Les enquêteurs ont constaté la présence de deux motos électriques complètement calcinées dans le hall. Ces engins appartenaient respectivement à E. P. Sène, étudiant en deuxième année à la Faculté des Sciences, et à A. Sow, étudiant en Master 1 d’Anglais. Les deux étudiants ont expliqué aux enquêteurs qu’ils avaient l’habitude de recharger leurs motos à cet endroit, faute d’espace dédié dans le campus.

Les premiers constats techniques réalisés par la DPTS ont révélé que la prise électrique utilisée ne pouvait pas supporter la charge simultanée des deux motos. L’absence de régulateur de tension aurait provoqué une surcharge, entraînant un court-circuit puis une explosion.

Du côté de la sécurité du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), on affirme avoir déjà mis en garde à plusieurs reprises les étudiants contre ce type de branchements dangereux. Selon un agent du COUD, certaines motos avaient même été consignées par le passé pour éviter ce genre d’incidents, mais les pratiques ont persisté malgré les avertissements.

Les constatations policières se sont achevées avant 11 heures sans autre incident. Le procureur de la République a été informé des faits, et une réquisition pour autopsie a été établie concernant le corps d’E. M. Niang.

Guy Marius Sagna accuse Doudou Ka d’un scandale financier de 25 milliards F CFA

Le député Guy Marius Sagna a jeté un pavé dans la mare en dévoilant, sur ses réseaux sociaux, de graves accusations à l’encontre de l’ancien directeur général de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD SA) et ex-ministre, Doudou Ka. Selon l’élu, ce dernier serait impliqué dans un possible scandale financier portant sur l’achat de cinq petits avions pour un montant global estimé à 25 milliards de francs CFA.

Dans sa publication, Guy Marius Sagna affirme détenir des informations selon lesquelles Doudou Ka aurait procédé à l’acquisition de ces appareils, chacun coûtant environ cinq milliards de francs CFA, malgré leur capacité limitée à moins de vingt passagers. « Il m’est revenu que l’ancien ministre Doudou Ka a acheté cinq petits avions de moins de 20 places à cinq milliards de francs CFA l’unité. L’Assemblée nationale sera saisie », a déclaré le parlementaire.

Pour le député, connu pour son ton tranchant et ses prises de position radicales, une telle opération s’apparente à une manœuvre de surfacturation. « Évidemment, si c’est le cas, c’est un détournement de l’argent des Sénégalais à travers des manœuvres de surfacturation », a-t-il ajouté. Sagna estime que ce dossier illustre une nouvelle fois la manière dont les fonds publics sont gérés par certains responsables, qu’il accuse d’avoir fait de la corruption une méthode de gouvernance.

Poussant plus loin ses accusations, Guy Marius Sagna lie la « fuite » supposée de Doudou Ka à ces affaires financières. « C’est peut-être une des raisons de sa fuite. Des fuyards comme l’ancien ministre Doudou Ka, il y en a plusieurs », a-t-il lancé, sans préciser où se trouverait actuellement l’ancien ministre.

Le député de la coalition d’opposition ne s’est pas limité à dénoncer l’ancien ministre. Il a également mis en cause une partie de la presse sénégalaise, qu’il accuse de complicité dans la dissimulation des faits et d’allégeance aux puissances étrangères. « Une partie de la presse sénégalaise est au service de ces fuyards. Certains ont cessé d’être des journalistes et sont en réalité des auxiliaires néocoloniaux », a-t-il fustigé.

Sagna appelle ainsi à une introspection sur le rôle des médias dans la société sénégalaise, accusant certains organes d’être « au service d’intérêts étrangers ». « À nous de voir de quelle manière réduire leur capacité néocoloniale de nuisance », a-t-il conclu, promettant de défendre ce qu’il appelle « les droits des vrais journalistes » face à ceux qu’il qualifie de « proxys néocoloniaux ».

Le parlementaire a également annoncé son intention de saisir officiellement l’Assemblée nationale pour que la lumière soit faite sur cette affaire qu’il juge « symptomatique d’un système de corruption endémique ». Si ses accusations venaient à être confirmées, elles pourraient ouvrir un nouveau front politico-judiciaire au sein du paysage sénégalais, déjà marqué par de nombreux scandales financiers.

Marius Sagna tacle le groupe parlementaire de Pastef : « Un an sans initiative, malgré 10 millions par mois »

Invité hier sur le plateau de Walf TV, le député Marius Sagna a livré une sortie très remarquée sur la gestion du groupe parlementaire de Pastef à l’Assemblée nationale. Le parlementaire, connu pour son franc-parler, n’a pas mâché ses mots à l’égard de ses collègues, qu’il accuse de passivité et de manque d’initiative malgré les importants moyens financiers dont ils disposent.

« Nous avons 10 millions par mois. En un an, le groupe parlementaire de Pastef n’a même pas pu déposer une seule initiative parlementaire », a déploré Marius Sagna, visiblement frustré par ce qu’il considère comme une inertie injustifiée. Selon lui, le groupe majoritaire a toutes les cartes en main pour impulser une véritable dynamique législative, mais ne parvient pas à transformer son potentiel en actions concrètes.

Le député a tenu à rappeler que le travail parlementaire requiert rigueur, savoir-faire et préparation. « La matière législative, si tu ne l’apprends pas, tu ne peux pas la faire. Il faut payer des gens qui ont la connaissance », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur des experts capables d’élaborer des textes solides et conformes aux exigences du droit parlementaire.

Pour Marius Sagna, il ne suffit pas d’avoir la majorité pour être efficace. Encore faut-il, selon lui, savoir mobiliser les ressources humaines adéquates. « Notre groupe parlementaire a la majorité, il a de l’argent, donc il peut déposer n’importe quel projet de loi. Mais encore faut-il savoir s’entourer des bonnes compétences », a-t-il souligné, pointant du doigt un manque de stratégie et d’encadrement au sein du groupe Pastef.

Le COSCE dénonce une atteinte grave à la liberté de la presse après les arrestations de Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall

Le Collectif des Organisations de la Société Civile pour les Élections (COSCE) est monté au créneau pour exprimer sa profonde indignation après les arrestations successives de deux figures emblématiques des médias sénégalais : Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne 7TV, et Babacar Fall, directeur de la rédaction de la RFM. Dans un communiqué rendu public, le collectif dit sa « consternation » face à ces interpellations qu’il considère comme un coup porté aux libertés fondamentales et au pluralisme médiatique au Sénégal.

Selon le COSCE, rien ne justifie les conditions ni les motifs avancés pour ces arrestations, intervenues à moins de vingt-quatre heures d’intervalle. L’organisation estime que les contenus journalistiques incriminés, notamment les interviews diffusées par les médias concernés, « ne constituent en rien des actes de nature à troubler l’ordre public ou à menacer la sûreté de l’État ». Elle dénonce fermement ce qu’elle qualifie de « pratiques d’intimidation » à l’encontre de la presse, et appelle les autorités à respecter les principes élémentaires de la liberté d’expression.

Dans son communiqué, le collectif pointe également du doigt le rôle du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Pour le COSCE, l’instance régulatrice doit pouvoir exercer pleinement ses prérogatives avant qu’une décision de suspension ou de coupure de signal ne soit prise par les autorités administratives. Cette remarque met en lumière la question du respect des procédures et des compétences institutionnelles dans le traitement des affaires médiatiques, au moment où plusieurs acteurs dénoncent un durcissement du contrôle sur l’espace audiovisuel.

Le COSCE fonde sa dénonciation sur un argumentaire juridique solide. Il rappelle que la privation de liberté pour des raisons liées à l’exercice du journalisme constitue une violation manifeste de plusieurs textes fondamentaux, notamment l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui garantit la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que l’article 8 de la Constitution sénégalaise, qui consacre les libertés fondamentales. Le collectif estime par ailleurs que ces interpellations pourraient s’apparenter à une « discrimination fondée sur l’opinion politique », ce qui, selon lui, est contraire aux principes démocratiques.

Dans un contexte politique tendu, les organisations de la société civile appellent les autorités à renouer avec les valeurs de l’État de droit. « La démocratie ne peut s’accommoder de la peur ou de la censure », souligne le communiqué, qui met en garde contre l’usage abusif des notions de « sécurité nationale » et d’« ordre public ». Pour le COSCE, ces concepts ne doivent pas servir de prétexte à la restriction des libertés publiques ni à la mise au pas des voix critiques.

Babacar Fall revient sur son arrestation : « Je n’ai ressenti aucune intimidation »

Le directeur de la rédaction de Radio Futur Média (RFM), Babacar Fall, a été arrêté dans la matinée du mercredi, avant d’être relâché après plusieurs heures d’audition au Commissariat central de Dakar. Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, le journaliste est revenu sur cette journée mouvementée, marquée selon lui par un traitement respectueux de la part des enquêteurs.

« J’ai été appréhendé en compagnie de mes collègues Cheikh Tidiane Diagne et Abdou Thiam. Ils ont été libérés par la suite, ce qui m’a beaucoup soulagé », a d’abord expliqué Babacar Fall, qui dit avoir vécu la situation avec sérénité. Dès son arrivée au commissariat, il raconte avoir été conduit dans un bureau après qu’on lui eut retiré les menottes. « Très sincèrement, on a pris soin de m’installer convenablement. Tout au long de l’audition, j’ai été traité avec considération. On m’a posé beaucoup de questions auxquelles j’ai répondu autant que possible », a-t-il détaillé.

Le journaliste a également tenu à saluer le comportement professionnel des policiers. « Ils m’ont traité avec beaucoup de respect. Ils ont fait correctement leur travail et m’ont interrogé sur procès-verbal », a-t-il confié, insistant sur le fait qu’il ne s’est jamais senti menacé ou intimidé.

« Il est possible que celui qui a ordonné mon interpellation ait voulu m’intimider. Mais j’étais presque certain que cette affaire ne susciterait aucune complication. Je n’ai éprouvé aucune inquiétude, convaincu de n’avoir commis aucune faute », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur la polémique autour de la diffusion de l’interview de Madiambal Diagne, qui serait à l’origine de sa convocation, Babacar Fall a été catégorique : « Je n’éprouve aucun regret, et mes collègues de la RFM n’en éprouvent aucun non plus. »

Enfin, le directeur de la rédaction de la RFM a tenu à dissiper toute rumeur concernant un éventuel placement en garde à vue ou des problèmes de santé. « Je n’ai pas été placé en garde à vue et je n’ai subi aucune crise. Je n’éprouve aucun problème de santé et mon audition s’est déroulée dans d’excellentes conditions », a-t-il conclu, visiblement apaisé par la tournure des événements.

Libération de Maïmouna Ndour Faye : un soulagement pour le monde des médias sénégalais

C’est une nouvelle qui apporte un vent d’apaisement dans le paysage médiatique sénégalais. Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne privée 7TV, a été libérée après plusieurs jours de détention. Sa remise en liberté a été accueillie avec un profond soulagement par ses proches, ses collaborateurs, ainsi que par de nombreux défenseurs de la liberté de la presse.

L’arrestation de la journaliste avait provoqué une vive émotion à travers le pays. Elle était intervenue lors d’une opération particulièrement controversée menée par les forces de l’ordre dans les locaux de 7TV, suscitant de multiples interrogations sur les conditions de son interpellation. Cette descente, jugée disproportionnée par de nombreux observateurs, avait été perçue comme une tentative d’intimidation visant un média connu pour sa ligne éditoriale indépendante et critique envers le pouvoir.

Dès l’annonce de son arrestation, une large mobilisation s’était formée. Les organisations professionnelles de la presse, telles que le SYNPICS, la Coordination des Associations de Presse (CAP), ainsi que des acteurs de la société civile, avaient exprimé leur indignation et exigé sa libération immédiate. Plusieurs partis politiques, de la majorité comme de l’opposition, avaient également condamné ce qu’ils considéraient comme une atteinte inacceptable à la liberté d’expression, un pilier fondamental de la démocratie.

Dans les rédactions et sur les réseaux sociaux, les messages de soutien à Maïmouna Ndour Faye s’étaient multipliés, rappelant l’importance du rôle des journalistes dans la défense du droit à l’information. Sa libération est ainsi perçue comme une victoire symbolique pour tous ceux qui militent pour un espace médiatique libre et pluraliste au Sénégal.

Si les circonstances exactes de son arrestation n’ont pas encore été pleinement clarifiées, cette affaire relance le débat sur la protection des journalistes et la garantie d’un environnement propice à l’exercice de leur métier sans crainte de représailles. Elle invite également les autorités à renforcer le dialogue avec les acteurs des médias, afin de consolider les acquis démocratiques et de prévenir toute dérive autoritaire.

Le chroniqueur Ameth Ndoye placé en garde à vue après sa convocation par la Brigade de recherches

Le chroniqueur et animateur Ameth Ndoye a été placé en garde à vue ce jeudi, à la suite de sa convocation par la Brigade de recherches (BR) de Faidherbe, où il s’est présenté à 10 heures. Selon plusieurs sources concordantes, cette mesure fait suite à des propos jugés offensants envers le Premier ministre Ousmane Sonko, tenus récemment dans une émission radiophonique.

Lors de son intervention, Ameth Ndoye aurait critiqué l’absence du chef du gouvernement au dernier Conseil des ministres, une remarque qui a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques. Certains observateurs estiment que ses propos relevaient de la liberté d’opinion et de la critique légitime d’un responsable public, tandis que d’autres y voient un manque de respect envers une institution de la République.

La convocation du chroniqueur intervient dans un climat tendu, marqué par une attention accrue des autorités sur les discours publics et les prises de position médiatiques. Depuis plusieurs semaines, les affaires impliquant des journalistes, chroniqueurs et animateurs se multiplient, ravivant le débat sur les limites de la liberté d’expression au Sénégal.

Des organisations de défense des droits humains et de la presse ont d’ores et déjà exprimé leur préoccupation face à cette tendance. Elles rappellent que la liberté d’expression est un pilier fondamental de la démocratie et appellent à un dialogue apaisé entre les autorités et les acteurs des médias.

Le PASTEF appelle à la mobilisation à Kaolack après la déclaration d’Ousmane Sonko

À Kaolack, les militants du PASTEF se préparent à une vaste mobilisation à la suite de la dernière déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko.

Pape Diery Fall, directeur administratif et financier au sein du Groupe CDC et membre du bureau communal du parti à Kaolack, a salué cette sortie qu’il juge « revigorante » et « porteuse d’un nouvel élan autour du projet patriotique ».

Selon lui, cette intervention « réanime la flamme militante et crée un véritable engouement autour du projet politique du PASTEF ».

Les patriotes de la cellule PASTEF Nimzatt Kaolack partagent pleinement cette analyse. Ils estiment qu’il n’est plus question de laisser le champ libre aux adversaires politiques, « ceux-là mêmes qui ont ruiné le pays pendant douze ans », sans leur opposer de contradiction.

Déterminés à défendre leur idéal, les militants se disent prêts à passer à la contre-offensive :

« Seules la fermeté et la détermination permettront de faire taire ceux qui cherchent à saboter les acquis du peuple », ont-ils déclaré.

Très remonté contre les propos qu’il qualifie « d’insensés et infondés » de certains responsables de l’opposition, Pape Diery Fall estime que ces derniers « devraient plutôt se cacher ». Il invite ainsi tous les Pastefiens à une mobilisation générale.

Selon ces défenseurs du projet patriotique, l’heure est venue pour les opposants d’assumer leurs responsabilités :

« Ils passent leur temps à manipuler, à désinformer et à tenter de nuire. Après le grand rendez-vous du 8 novembre, ils comprendront que le PASTEF est un grand parti — et leurs mentors le savent bien. »

Ils ajoutent :

« Tous ceux qui ont trompé les Sénégalais ont fui. Ils savent ce qui se passe. S’ils sont courageux, qu’ils reviennent donc s’adresser au peuple sénégalais ! »

Les militants demandent également que la vérité soit dite publiquement sur la manière dont les anciens dirigeants « ont plongé le Sénégal dans le chaos total ».

À Kaolack, la dynamique est déjà enclenchée. Les partisans du parti multiplient les actions de terrain en vue de la grande mobilisation du 8 novembre 2025 à Dakar.

Les proches de Fadilou Keïta se préparent activement à se déplacer en masse pour montrer à l’opinion publique que ceux qui cherchent à saboter le projet patriotique font face à des citoyens profondément attachés à leur nation.

Santé de Mabintou Diaby : l’état critique de l’épouse du journaliste Madiambal Diagne inquiète ses avocats

La situation de Mme Mabintou Diaby, épouse du journaliste Madiambal Diagne, suscite une vive inquiétude au sein de l’opinion publique et du milieu judiciaire. Placée sous mandat de dépôt depuis le 29 septembre 2025 par le président du Collège des Juges d’Instruction du Pool Judiciaire Financier du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, la santé de Mme Diaby se serait dangereusement dégradée au cours de sa détention.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, le collectif de ses avocats tire la sonnette d’alarme et dénonce une situation « humainement insoutenable ». Selon eux, la détention en milieu carcéral aurait aggravé « des affections organiques préexistantes », entraînant une détérioration alarmante de son état général. Face à l’urgence de la situation, l’administration pénitentiaire aurait été contrainte, le 23 octobre dernier, de transférer la détenue à l’Hôpital Principal de Dakar, avant de la diriger, dès le lendemain, vers le pavillon spécial.

Les avocats précisent que, sur place, les autorités médicales ont bien administré un traitement particulier, mais qu’aucune mesure d’urgence n’aurait été prise pour garantir un véritable suivi adapté à la gravité du cas. « Cette situation compromet dangereusement l’intégrité physique de notre cliente », alertent-ils, redoutant le pire en l’absence d’une réaction rapide des autorités judiciaires et pénitentiaires.

Malgré les signaux inquiétants, les défenseurs de Mme Diaby affirment n’avoir constaté aucune amélioration de ses conditions de détention. Ils rappellent avoir introduit, dès le 21 octobre 2025, une requête pour une expertise médicale auprès du juge d’instruction chargé du dossier. À ce jour, regrettent-ils, cette demande n’a reçu aucune suite favorable.

Estimant que la vie de leur cliente est désormais en danger, les avocats exigent la mise en œuvre immédiate de mesures humanitaires et médicales urgentes. « Nous tenons pour entièrement responsable l’État du Sénégal de tout ce qui pourrait arriver à Mme Mabintou Diaby, y compris toute atteinte à sa vie », ont-ils déclaré dans leur communiqué.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°595 –30/10/2025

🔴 MAÏMOUNA NDOUR FAYE, BABACAR FALL ET CIE : SYMBOLES D’UNE PRESSE BÂILLONNÉE

🔴 JOJ DAKAR 2026 / MOMENT HISTORIQUE : DIOMAYE FAYE RÉVÈLE LA MASCOTTE CE VENDREDI !

Arrestations de Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall : le PDS dénonce une dérive autoritaire et exige leur libération immédiate

Le climat politico-médiatique s’alourdit au Sénégal après les arrestations spectaculaires de Maïmouna Ndour Faye, Directrice générale de la chaîne 7TV, et de Babacar Fall, Directeur de la rédaction de la RFM, survenues dans les locaux mêmes de leurs rédactions. Une scène d’une rare gravité que le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) qualifie d’« indigne » et de « profondément attentatoire aux libertés publiques ».

Dans un communiqué rendu public, le parti dirigé par Abdoulaye Wade exprime sa vive préoccupation face à ces arrestations jugées « humiliantes et injustifiables », opérées par des éléments de la gendarmerie alors que les journalistes étaient en plein exercice de leurs fonctions. Le PDS estime qu’il s’agit d’un précédent dangereux pour la démocratie sénégalaise, car il remet en cause la sacralité des rédactions et la protection constitutionnelle accordée aux professionnels de l’information.

Selon le parti libéral, « cet usage disproportionné de la force » soulève de graves interrogations quant au respect de la liberté de la presse, garantie par la Constitution et par les engagements internationaux du Sénégal, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le communiqué souligne que « les journalistes ne peuvent être traités comme des délinquants alors qu’ils remplissent leur mission d’informer », rappelant que la presse constitue un contre-pouvoir indispensable à la vitalité démocratique.

Le PDS s’est particulièrement indigné du traitement réservé à Maïmouna Ndour Faye, figure emblématique du paysage audiovisuel sénégalais et journaliste reconnue pour son franc-parler. Le parti évoque « la brutalité des images » diffusées sur les réseaux sociaux lors de son interpellation, qu’il juge « inacceptables dans un État qui se veut respectueux des droits fondamentaux ». L’un de ses avocats, selon la même source, aurait été empêché d’accéder à sa cliente, en violation manifeste des droits de la défense. Pour le PDS, ces agissements traduisent « un recul inquiétant de l’État de droit » et un mépris flagrant des garanties procédurales.

« Ce qui s’est passé à 7TV et à la RFM n’est pas seulement une affaire de journalistes ; c’est un test pour notre démocratie », affirme le communiqué. Le parti libéral appelle ainsi les autorités judiciaires et gouvernementales à « respecter scrupuleusement les droits et libertés garantis à tous les citoyens », tout en rappelant que la liberté de la presse est un pilier fondamental de toute République digne de ce nom.

Dans le même souffle, le PDS exprime sa solidarité totale envers Maïmouna Ndour Faye, Babacar Fall, ainsi qu’un technicien de 7TV également placé en garde à vue. Il exige leur libération immédiate et sans condition, dénonçant une justice « à double vitesse » et un pouvoir « de plus en plus enclin à intimider les voix indépendantes ».

Le parti d’Abdoulaye Wade invite enfin la société civile, les organisations de défense des droits humains et les associations professionnelles de journalistes à se mobiliser pour empêcher « la normalisation des atteintes à la liberté d’informer ». Pour le PDS, cette affaire dépasse les seules personnes concernées : elle symbolise la fragilisation progressive des espaces de liberté dans un contexte de tension croissante entre le pouvoir exécutif et les médias.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Création d’un Front pour la défense de la liberté de la presse

Des organisations représentatives de la presse nationale dont celles membres de la Coordination des Association de Presse (CAP) se sont réunies ce mercredi 29 octobre 2025 dans les locaux du Groupe Futurs Médias (GFM) pour travailler sur un plan d’actions unifié, suite aux évènements malheureux qui se sont déroulés dans les locaux de 7TV et de RFM. A ces occasions, les forces de l’ordre ont violemment investi les rédactions de ces entreprises de presse et arrêté deux journalistes et leurs technicien, Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall qui, lui, a été libéré dans la soirée.

La décision a été prise de mettre sur pied un Front pour la défense de la liberté de la Presse (FDLP) qui comptera dans ses rangs toutes les organisations faitières, et les personnalités des médias. Une Assemblée générale constitutive est prévue ce samedi 1er novembre 2025, à 12 heures, dans les locaux de la Maison de la Presse.

En outre, nous, organisations de presse, décidons de tenir un sit-in devant les locaux de la 7TV ce jeudi 30 octobre 2025 à 17 heures, suivi d’un plateau spécial diffusé simultanément sur plusieurs chaines de télévisions.
Nous nous donnons les moyens de mener toutes autres actions d’envergure nationale comme une marche dont la date sera instamment retenue et invitons toutes les forces et organisations éprises de justice et sensibles à la défense de la liberté de presse et d’expression de se joindre à notre combat dans le sens bien compris de l’intérêt national.

Yahya Jammeh annonce son retour en Gambie pour novembre 2025 : tensions politiques en vue

Banjul – L’ex-président gambien Yahya Jammeh, en exil depuis sa défaite électorale de 2017, a pour la première fois fixé une date précise pour son retour dans son pays : novembre 2025. Dans un message audio diffusé ce week-end via WhatsApp, l’ancien chef d’État a exprimé son désir de retrouver la Gambie après plusieurs années d’absence.

« Mon pays me manque. C’était censé durer six mois. Vous savez maintenant combien de temps je suis resté dehors, et je vous entends tous rêver de mon retour. Ce n’est pas que je ne veux pas revenir, mais je l’ai toujours dit clairement : je veux toujours revenir. Incha Allah, par la volonté d’Allah Tout-Puissant, je reviendrai en novembre 2025 », a déclaré Yahya Jammeh.

L’ex-dirigeant a également précisé que les détails logistiques de son voyage seraient communiqués prochainement par la direction de son parti, l’Alliance pour le Patriotisme et le Renouveau (APRC). Dans son message, il a appelé ses partisans à rester calmes et à respecter les lois du pays, soulignant son intention de revenir de manière pacifique.

Cependant, le retour de Yahya Jammeh s’annonce déjà comme un événement susceptible de raviver les tensions politiques dans le pays. Le gouvernement gambien, dirigé par le président Adama Barrow, a indiqué que l’ex-président serait appréhendé dès son arrivée sur le territoire national. Cette annonce laisse entrevoir des confrontations potentielles entre les forces de l’ordre et les partisans de Jammeh, ainsi qu’une période de forte incertitude politique.

L’ex-président gambien, qui a dirigé le pays pendant plus de deux décennies, est accusé de violations des droits humains et de détournements de fonds durant son mandat. Son retour pourrait relancer les débats sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale, au moment où le pays tente de consolider ses institutions démocratiques.

Le SADEF décrète une journée sans éducation pour pousser le gouvernement à respecter ses promesses

Le secteur éducatif est de nouveau paralysé par un mouvement de grève lancé par plusieurs syndicats d’enseignants pour dénoncer le non-respect des engagements pris par les autorités. Ce mercredi 29 octobre 2025, les salles de classe sont restées vides, illustrant le malaise profond qui secoue la profession.

Une colère qui monte

Depuis plusieurs mois, les syndicats rappellent que des accords avaient été signés avec le gouvernement, portant notamment sur des améliorations du statut et des conditions de travail des enseignants.

« Nous avons été patients, mais trop c’est trop. Nous demandons simplement que ce qui a été promis par le régime Diomaye-Sonko soit appliqué », a affirmé Mbaye Sarr, secrétaire général national du SADEF, face à la presse.

« Suite au dilatoire manifesté par le gouvernement, nous sommes obligés de lancer un deuxième plan d’action à partir du mercredi 29 octobre 2025, avec un débrayage à 10 heures, et le jeudi 30 octobre 2025, avec une journée de grève totale. »

Les revendications des enseignants

Ce mouvement vise à obtenir, entre autres :

La signature et l’application des décrets n°64-345 du 12 avril 1974 et n°2006-392 du 27 avril 2006 relatifs aux statuts des enseignants décisionnaires ; Le relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans pour les enseignants ; L’imputation budgétaire des enseignants décisionnaires à la retraite ; La révision et l’augmentation des pensions des enseignants retraités ; L’arrêt de la surimposition appliquée aux salaires et rappels des enseignants ; La fin des lenteurs et lourdeurs administratives qui pénalisent les enseignants, en particulier les contractuels, dans l’évolution de leur carrière ; L’octroi d’une indemnité de sujétion aux directeurs et directrices des cases des tout-petits, qui n’en ont jamais bénéficié depuis la création de ces structures.

Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, le SADEF exhorte l’ensemble des enseignants du Sénégal à observer massivement ce mot d’ordre de grève, a conclu Mbaye Sarr.

Le Sénégal engage une refonte ambitieuse de son modèle agrosylvopastoral et halieutique

Le Sénégal amorce une réforme majeure de son modèle agrosylvopastoral et halieutique, vingt ans après l’adoption de sa première mouture. Sous l’impulsion du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le gouvernement finalise actuellement un projet de loi consolidé, fruit de larges concertations nationales, visant à transformer de manière durable et intégrée les secteurs agricole, pastoral, forestier et halieutique.

Cette réforme a été au centre de la première réunion du Conseil national d’orientation agrosylvopastoral et halieutique, présidée par le Chef de l’État. Lors de cette rencontre, le Président a demandé au Premier ministre d’accélérer l’adoption du texte ainsi que de ses décrets d’application. Il a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les différents secteurs concernés et de professionnaliser les métiers ruraux afin de garantir un impact réel et durable sur le terrain.

Parmi les axes prioritaires de cette réforme, le gouvernement entend renforcer la protection sociale des producteurs et des pêcheurs, réformer le crédit agricole, digitaliser les procédures administratives et améliorer la maîtrise des statistiques du secteur. Parallèlement, un Fonds national de Recherche et de Développement agrosylvopastoral et halieutique sera mis en place pour soutenir l’innovation et l’amélioration des pratiques.

Le Président Faye a insisté sur l’importance de valoriser les produits locaux et de promouvoir une véritable doctrine du « Consommer local », qu’il considère comme un pilier de la souveraineté économique et alimentaire du pays. Selon lui, cette approche doit permettre au Sénégal de développer ses filières de manière autonome tout en renforçant la sécurité alimentaire nationale et la compétitivité des producteurs.

Renforcement des relations Sénégal-Italie : Rencontre entre le Président Bassirou Diomaye Faye et le ministre italien des Affaires étrangères

Ce mercredi après-midi, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience M. Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et l’Italie, deux nations partageant une longue tradition de partenariat.

Au cours des échanges, les discussions ont porté sur plusieurs axes de collaboration jugés prioritaires par les deux parties. L’emploi et la formation des jeunes ont été au centre des débats, illustrant la volonté des deux gouvernements de favoriser l’insertion professionnelle et le développement des compétences chez les nouvelles générations. La coopération en matière de sécurité a également été évoquée, témoignant de l’importance accordée à la stabilité et à la protection des citoyens dans un contexte régional et international complexe.

Cette audience traduit la détermination des deux pays à consolider un partenariat stratégique, basé sur la confiance et la solidarité mutuelle. Elle illustre également la volonté du Sénégal et de l’Italie de développer des initiatives concrètes et durables dans des secteurs clés, afin de renforcer leur coopération bilatérale et d’accroître les opportunités pour leurs populations respectives.

Nouvelle nomination à la tête de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol : Demba Traoré prend les rênes

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 29 octobre 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une nomination stratégique dans le cadre des mesures individuelles. Demba Traoré, magistrat à la Cour suprême, a été nommé Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol, succédant au Colonel Amadou Ousmane Ba.

Cette direction, rattachée au ministère de l’Urbanisme, occupe une place clé dans la régulation et la sécurisation de l’usage des terres au Sénégal. Sa mission principale consiste à veiller au respect des normes d’occupation du sol, à lutter contre les lotissements irréguliers et à garantir que les projets immobiliers soient conformes aux plans d’urbanisme en vigueur. Dans un contexte où l’urbanisation rapide et les tensions foncières représentent un défi majeur, cette fonction revêt une importance stratégique pour le développement harmonieux du territoire.

La nomination de Demba Traoré, reconnu pour son expérience juridique et son parcours au sein de la Cour suprême, témoigne de la volonté des autorités de renforcer la rigueur et la transparence dans la gestion foncière. Son profil devrait permettre d’accroître la crédibilité institutionnelle de la direction et de faciliter l’application effective des textes régissant l’aménagement du territoire.

L’arrivée de M. Traoré à la tête de cette structure intervient à un moment crucial, alors que le pays cherche à mieux organiser son espace urbain et à prévenir les conflits liés à l’occupation illégale des terres. Les observateurs estiment que cette nomination pourrait contribuer à améliorer la régulation foncière et à assurer une plus grande sécurité juridique pour les citoyens et les investisseurs.

Dernière minute : Le journaliste Babacar Fall recouvre la liberté après plusieurs heures d’audition

Le journaliste Babacar Fall a été libéré ce mercredi soir, après avoir été interpellé dans la matinée. Son arrestation était intervenue peu de temps après une interview accordée à Madiambal Diagne, ce qui avait immédiatement suscité de vives réactions dans le milieu médiatique et sur les réseaux sociaux.

Selon les informations recueillies, aucune charge n’a finalement été retenue contre lui à l’issue de son audition. Son avocat a tenu à rassurer l’opinion publique sur son état de santé et les conditions de sa détention.

« Le journaliste Babacar Fall se porte bien. Il n’a piqué aucune crise, et n’a pas été placé en garde à vue », a précisé son conseil juridique.

L’interpellation du journaliste avait provoqué une vague d’inquiétude, d’autant que le contexte autour de la liberté de la presse reste sensible. Plusieurs confrères et organisations défendant la liberté d’expression avaient demandé sa libération immédiate, dénonçant une « pression injustifiée » sur les professionnels des médias.

Avec cette remise en liberté, la tension retombe, mais l’affaire pose encore une fois la question de la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier et du droit à l’information, un enjeu central dans la consolidation de la démocratie.

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 29 octobre

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 29 octobre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Hommage de la Nation au Professeur Amadou Mahtar MBOW

Le Président de la République a introduit sa communication en saluant la mémoire de feu Amadou Mahtar MBOW, ancien Ministre et ancien Directeur général de l’UNESCO, qui a servi le Sénégal, l’Afrique et le monde. Référence dont l’œuvre et les enseignements doivent être vulgarisés, la Nation lui a rendu un vibrant hommage. A cet effet, le Président de la République félicite le Gouvernement, notamment les Ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de la Formation professionnelle et technique et de la Culture, pour la bonne organisation de la cérémonie d’hommage, dans une parfaite communion avec la famille du défunt et la fondation sur les savoirs endogènes, qui porte son nom.

Transformation systémique des secteurs agricole, Pastoral et halieutique

Relativement à la tenue de la première réunion du Conseil national d’Orientation agrosylvopastoral et halieutique, le Président de la République félicite le Gouvernement et l’ensemble des parties prenantes pour leur mobilisation collective dans le cadre des concertations et la finalisation, vingt (20) ans après, dans une approche intégrée et prospective, des recommandations et propositions consensuelles sur un nouveau projet de loi agrosylvopastorale et halieutique consolidé.

Il demande au Premier Ministre de faire prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’adoption prochaine, en Conseil des Ministres, de ce texte transformateur et de ses décrets d’application. Le Président de la République demande, également, de renforcer la coordination intersectorielle et le renouveau des organisations professionnelles d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs et d’exploitants forestiers. Il indique, en outre, l’importance de professionnaliser les métiers, de renforcer les compétences des jeunes impliqués, d’assurer la montée en puissance de la protection sociale des acteurs du secteur primaire et d’accélérer les réformes indiquées du foncier afin d’assurer un financement soutenu du système agrosylvopastoral. A cet égard, il instruit le Ministre des Finances et du Budget, en relation avec les ministres concernés, de lui faire parvenir des propositions pragmatiques, relatives à la mise en place d’un Fonds de Recherche et de Développement agrosylvopastoral, forestier et halieutique.

Au demeurant, il préconise, pour le secteur primaire, la réforme du modèle de crédit agricole, la maitrise des statistiques, le renforcement de l’accompagnement des femmes actives, l’accélération de la généralisation de la digitalisation et la facilitation des formalités administratives. Il rappelle enfin l’impératif, pour le Gouvernement, de définir une stratégie intégrée de transformation et de valorisation des produits locaux et une doctrine consensuelle et efficace de promotion du «Consommer local».

Maitrise stratégique de la commande publique

Considérant que l’exécution de la commande publique, dans l’efficacité, l’efficience et la transparence, constitue une opportunité majeure d’accélérer le redressement et la relance économiques, le Président de la République demande au Premier Ministre, aux membres du Gouvernement et au Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, de prendre toutes les mesures idoines, afin d’assurer l’exécution, dans toutes les structures publiques et parapubliques, des Plans de passation des marchés, conformément aux procédures impératives indiquées par le Code des marchés publics.

Se félicitant du lancement du processus de dématérialisation des dossiers d’appel d’offres par l’Autorité de Régulation de la Commande publique (ARCOP), il demande aux autorités contractantes de faciliter la mise en œuvre de cette stratégie d’optimisation du calendrier d’exécution des marchés et, à chaque ministre, de tenir, avant la fin de l’année 2025, une Conférence sur l’exécution des marchés de 2025 et sur la planification de ceux prévus en 2026.

Renforcement de l’autonomisation économique des femmes

Le Chef de l’Etat exprime son attachement au renforcement permanent de l’autonomisation économique des femmes. Malgré le fait qu’elles représentent l’un des groupes les plus vulnérables, les femmes contribuent significativement au développement et à la stabilité sociale. Il félicite, à ce titre, le Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités pour le déploiement rapide et efficace du programme des filets sociaux accordés aux groupes vulnérables, notamment les femmes, de plusieurs localités du pays. Dès lors, il instruit le Gouvernement d’intensifier la mise à disposition des financements destinés à accompagner leurs activités génératrices de revenus et leurs groupements et de lui soumettre, avant la fin de l’année 2025, un projet de loi d’orientation relative à l’autonomisation économique des femmes.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le vendredi 31 octobre 2025, la cérémonie de dévoilement de la mascotte des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 et la cérémonie de remise du 5ème Prix Galien Afrique. En outre, il visitera, le dimanche 02 novembre 2025, les chantiers relatifs aux JOJ Dakar 2026 avec les ministres et les responsables des structures publiques et privées concernées.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté une communication sur les points suivants :

Suivi des conventions et accords présidentiels

Le Premier Ministre a félicité Monsieur le Président de la République pour la portée stratégique et la qualité des visites récemment effectuées au Rwanda et au Kenya, qui traduisent la maturité de notre diplomatie et la place que le Sénégal occupe, désormais, dans l’espace africain et international. A cette occasion, des accords portant sur le renforcement des chaînes de valeur africaine, la promotion de la mobilité des compétences et la consolidation des échanges entre États souverains et égaux, ont été signés. Le Premier Ministre a rappelé qu’il est attendu de chaque ministère concerné la prise en charge, de manière opérationnelle, de la mise en œuvre des engagements issus de ces accords. La Primature assurera, à cet égard, le suivi de l’exécution des actions entreprises, sur la base de rapports réguliers permettant d’évaluer les progrès, d’identifier les contraintes et de garantir la cohérence d’ensemble. Ces accords doivent se traduire en projets concrets, porteurs d’impacts visibles pour les populations.

Le Premier Ministre a fait part au Conseil de la visite d’amitié et de travail que son homologue de la République Islamique de Mauritanie effectuera à Dakar, du 16 au 18 novembre 2025. De même, une délégation technique du pays frère de la Sierra Leone, conduite par le Ministre de l’Energie, sera reçue à partir du 20 novembre 2025, pour la finalisation des négociations sur la coopération dans le domaine des mines et de l’énergie.

Consolidation de la crédibilité du Sénégal

Le Premier Ministre a salué la représentation du Sénégal aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, tenues à Washington, ainsi que la qualité de la participation et la pertinence des contributions de la délégation sénégalaise. Cela a réaffirmé la crédibilité du Sénégal sur la scène économique internationale et a consolidé la confiance des partenaires dans la rigueur de la gouvernance publique du Sénégal. Les échanges ont ouvert la voie à un nouveau cadre de coopération avec le FMI et la Banque mondiale, fondé sur la transparence, la soutenabilité et la responsabilité partagée.

Le Premier Ministre a rappelé son attachement à l’exigence de discipline budgétaire, de transparence et de responsabilité qui doit demeurer au cœur de l’action collective du Gouvernement et qui constitue la condition de la stabilité macroéconomique, du renforcement de la confiance des partenaires et de la préservation de notre souveraineté financière et politique.

Promotion du secteur privé national

Le Premier Ministre a indiqué la volonté du Président de la République de faire du secteur privé national un levier central du développement économique et social du Sénégal, exprimée dans son premier message à la Nation, le 3 avril 2024 et réitérée à l’occasion du Conseil des Ministres du 3 septembre 2025, avec notamment le lancement prochain de l’initiative « SUNU CHAMPIONS ». Le Premier Ministre a souligné que, dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et du Plan de Redressement économique et social (PRES), le secteur privé a été pleinement impliqué à toutes les étapes du processus. Il a salué la disponibilité et l’engagement du secteur privé national à relever les défis liés à la création de richesses et d’emplois ainsi qu’à la formation professionnelle de la jeunesse et à contribuer à l’instauration d’un climat de paix et de stabilité dans le pays. Le secteur privé est disposé à être le principal allié de l’Etat pour les investissements dans les secteurs prioritaires et la promotion des pôles industriels territoriaux et des filières et chaines de valeurs prioritaires, axes déterminants de la politique gouvernementale.

Pour le Premier Ministre, il convient de bâtir une alliance forte entre l’Etat et le secteur privé national, dans le but de faire émerger de véritables champions économiques, capables de contribuer à la transformation du Sénégal, au bénéfice des entreprises et des ménages. Pour ce faire, le secteur privé national doit davantage se structurer, au moment où l’Etat a déjà entamé des réformes permettant d’aménager un environnement juridique et institutionnel adéquat pour l’investissement. Ce faisant, le Pacte national de stabilité sociale constitue un instrument précieux pour la préservation de la paix sociale, adossé à des mesures d’accompagnement incitatives et de facilitation pour l’accès au foncier et à la commande publique, avec des clauses de préférence nationale.

Le Premier Ministre a clos sa communication en demandant aux ministres et secrétaires d’Etat de s’atteler à la promotion d’un nouvel état d’esprit dans l’administration, consistant à mettre l’accent sur le soutien aux investisseurs, en particulier le secteur privé national, à veiller à la transparence publique et à recourir largement à la digitalisation dans les processus décisionnels critiques dans l’administration. 

AU TITRE DES AUTRES COMMUNICATIONS

Madame le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur les stages de préparation des athlètes, en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse-Dakar 2026 et le projet de mise en place d’un Centre de Haute Performance sportive ;

-Monsieur le Directeur général de l’ARCOP a fait un exposé sur les procédures de passation des marchés publics.

AU TITRE DES TEXTES LÉGISLATIFS ET RÈGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

-le projet de décret relatif aux modalités d’application de la loi n°2025-12 du 03 septembre 2025 portant création de l’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) ;

-le projet de décret portant application de la loi n°2025-13 du 03 septembre 2025 relative à la déclaration de patrimoine ;

-le projet de décret portant application de la loi n°2025-14 du 04 septembre 2025 portant statut et protection des lanceurs d’alerte ;

– le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission nationale d’Accès à l’Information (CONAI).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Monsieur Demba TR AORE, Magistrat en service à la Cour suprême, matricule de solde n°601 590/K, est nommé Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol, en remplacement du Colonel Amadou Ousmane BA.

Marie Rose Khady Fatou FAYE
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement

« Conseil des Ministres du 29 octobre 2025 : hommage à Amadou Mahtar Mbow, réformes agrosylvopastorales et renforcement de l’autonomisation économique des femmes »

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 29 octobre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Hommage de la Nation au Professeur Amadou Mahtar MBOW

Le Président de la République a introduit sa communication en saluant la mémoire de feu Amadou Mahtar MBOW, ancien Ministre et ancien Directeur général de l’UNESCO, qui a servi le Sénégal, l’Afrique et le monde. Référence dont l’œuvre et les enseignements doivent être vulgarisés, la Nation lui a rendu un vibrant hommage.

A cet effet, le Président de la République félicite le Gouvernement, notamment les Ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de la Formation professionnelle et technique et de la Culture, pour la bonne organisation de la cérémonie d’hommage, dans une parfaite communion avec la famille du défunt et la fondation sur les savoirs endogènes, qui porte son nom.

Transformation systémique des secteurs agricole, pastoral et halieutique

Relativement à la tenue de la première réunion du Conseil national d’Orientation agrosylvopastoral et halieutique, le Président de la République félicite le Gouvernement et l’ensemble des parties prenantes pour leur mobilisation collective dans le cadre des concertations et la finalisation, vingt (20) ans après, dans une approche intégrée et prospective, des recommandations et propositions consensuelles sur un nouveau projet de loi agrosylvopastorale et halieutique consolidé. Il demande au Premier Ministre de faire prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’adoption prochaine, en Conseil des Ministres, de ce texte transformateur et de ses décrets d’application.

Le Président de la République demande, également, de renforcer la coordination intersectorielle et le renouveau des organisations professionnelles d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs et d’exploitants forestiers. Il indique, en outre, l’importance de professionnaliser les métiers, de renforcer les compétences des jeunes impliqués, d’assurer la montée en puissance de la protection sociale des acteurs du secteur primaire et d’accélérer les réformes indiquées du foncier afin d’assurer un financement soutenu du système agrosylvopastoral. A cet égard, il instruit le Ministre des Finances et du Budget, en relation avec les ministres concernés, de lui faire parvenir des propositions pragmatiques, relatives à la mise en place d’un Fonds de Recherche et de Développement agrosylvopastoral, forestier et halieutique.

Au demeurant, il préconise, pour le secteur primaire, la réforme du modèle de crédit agricole, la maitrise des statistiques, le renforcement de l’accompagnement des femmes actives, l’accélération de la généralisation de la digitalisation et la facilitation des formalités administratives. Il rappelle enfin l’impératif, pour le Gouvernement, de définir une stratégie intégrée de transformation et de valorisation des produits locaux et une doctrine consensuelle et efficace de promotion du « Consommer local ».

Maitrise stratégique de la commande publique

Considérant que l’exécution de la commande publique, dans l’efficacité, l’efficience et la transparence, constitue une opportunité majeure d’accélérer le redressement et la relance économiques, le Président de la République demande au Premier Ministre, aux membres du Gouvernement et au Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, de prendre toutes les mesures idoines, afin d’assurer l’exécution, dans toutes les structures publiques et parapubliques, des Plans de passation des marchés, conformément aux procédures impératives indiquées par le Code des marchés publics.

Se félicitant du lancement du processus de dématérialisation des dossiers d’appel d’offres par l’Autorité de Régulation de la Commande publique (ARCOP), il demande aux autorités contractantes de faciliter la mise en œuvre de cette stratégie d’optimisation du calendrier d’exécution des marchés et, à chaque ministre, de tenir, avant la fin de l’année 2025, une Conférence sur l’exécution des marchés de 2025 et sur la planification de ceux prévus en 2026.

Renforcement de l’autonomisation économique des femmes

Le Chef de l’Etat exprime son attachement au renforcement permanent de l’autonomisation économique des femmes. Malgré le fait qu’elles représentent l’un des groupes les plus vulnérables, les femmes contribuent significativement au développement et à la stabilité sociale. Il félicite, à ce titre, le Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités pour le déploiement rapide et efficace du programme des filets sociaux accordés aux groupes vulnérables, notamment les femmes, de plusieurs localités du pays. Dès lors, il instruit le Gouvernement d’intensifier la mise à disposition des financements destinés à accompagner leurs activités génératrices de revenus et leurs groupements et de lui soumettre, avant la fin de l’année 2025, un projet de loi d’orientation relative à l’autonomisation économique des femmes.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le vendredi 31 octobre 2025, la cérémonie de dévoilement de la mascotte des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 et la cérémonie de remise du 5ème Prix Galien Afrique. En outre, il visitera, le dimanche 02 novembre 2025, les chantiers relatifs aux JOJ Dakar 2026 avec les ministres et les responsables des structures publiques et privées concernées.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté une communication sur les points suivants : 

Suivi des conventions et accords présidentiels

Le Premier Ministre a félicité Monsieur le Président de la République pour la portée stratégique et la qualité des visites récemment effectuées au Rwanda et au Kenya, qui traduisent la maturité de notre diplomatie et la place que le Sénégal occupe, désormais, dans l’espace africain et international. A cette occasion, des accords portant sur le renforcement des chaînes de valeur africaine, la promotion de la mobilité des compétences et la consolidation des échanges entre États souverains et égaux, ont été signés. Le Premier Ministre a rappelé qu’il est attendu de chaque ministère concerné la prise en charge, de manière opérationnelle, de la mise en œuvre des engagements issus de ces accords. La Primature assurera, à cet égard, le suivi de l’exécution des actions entreprises, sur la base de rapports réguliers permettant d’évaluer les progrès, d’identifier les contraintes et de garantir la cohérence d’ensemble. Ces accords doivent se traduire en projets concrets, porteurs d’impacts visibles pour les populations.

Le Premier Ministre a fait part au Conseil de la visite d’amitié et de travail que son homologue de la République Islamique de Mauritanie effectuera à Dakar, du 16 au 18 novembre 2025. De même, une délégation technique du pays frère de la Sierra Leone, conduite par le Ministre de l’Energie, sera reçue à partir du 20 novembre 2025, pour la finalisation des négociations sur la coopération dans le domaine des mines et de l’énergie.

Consolidation de la crédibilité du Sénégal

Le Premier Ministre a salué la représentation du Sénégal aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, tenues à Washington, ainsi que la qualité de la participation et la pertinence des contributions de la délégation sénégalaise. Cela a réaffirmé la crédibilité du Sénégal sur la scène économique internationale et a consolidé la confiance des partenaires dans la rigueur de la gouvernance publique du Sénégal. Les échanges ont ouvert la voie à un nouveau cadre de coopération avec le FMI et la Banque mondiale, fondé sur la transparence, la soutenabilité et la responsabilité partagée.

Le Premier Ministre a rappelé son attachement à l’exigence de discipline budgétaire, de transparence et de responsabilité qui doit demeurer au cœur de l’action collective du Gouvernement et qui constitue la condition de la stabilité macroéconomique, du renforcement de la confiance des partenaires et de la préservation de notre souveraineté financière et politique.

Promotion du secteur privé national

Le Premier Ministre a indiqué la volonté du Président de la République de faire du secteur privé national un levier central du développement économique et social du Sénégal, exprimée dans son premier message à la Nation, le 3 avril 2024 et réitérée à l’occasion du Conseil des Ministres du 3 septembre 2025, avec notamment le lancement prochain de l’initiative « SUNU CHAMPIONS ». Le Premier Ministre a souligné que, dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et du Plan de Redressement économique et social (PRES), le secteur privé a été pleinement impliqué à toutes les étapes du processus. Il a salué la disponibilité et l’engagement du secteur privé national à relever les défis liés à la création de richesses et d’emplois ainsi qu’à la formation professionnelle de la jeunesse et à contribuer à l’instauration d’un climat de paix et de stabilité dans le pays. Le secteur privé est disposé à être le principal allié de l’Etat pour les investissements dans les secteurs prioritaires et la promotion des pôles industriels territoriaux et des filières et chaines de valeurs prioritaires, axes déterminants de la politique gouvernementale.

Pour le Premier Ministre, il convient de bâtir une alliance forte entre l’Etat et le secteur privé national, dans le but de faire émerger de véritables champions économiques, capables de contribuer à la transformation du Sénégal, au bénéfice des entreprises et des ménages. Pour ce faire, le secteur privé national doit davantage se structurer, au moment où l’Etat a déjà entamé des réformes permettant d’aménager un environnement juridique et institutionnel adéquat pour l’investissement. 

Ce faisant, le Pacte national de stabilité sociale constitue un instrument précieux pour la préservation de la paix sociale, adossé à des mesures d’accompagnement incitatives et de facilitation pour l’accès au foncier et à la commande publique, avec des clauses de préférence nationale.

Le Premier Ministre a clos sa communication en demandant aux ministres et secrétaires d’Etat de s’atteler à la promotion d’un nouvel état d’esprit dans l’administration, consistant à mettre l’accent sur le soutien aux investisseurs, en particulier le secteur privé national, à veiller à la transparence publique et à recourir largement à la digitalisation dans les processus décisionnels critiques dans l’administration.

AU TITRE DES AUTRES COMMUNICATIONS

-Madame le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur les stages de préparation des athlètes, en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse-Dakar 2026 et le projet de mise en place d’un Centre de Haute Performance sportive ;

=Monsieur le Directeur général de l’ARCOP a fait un exposé sur les procédures de passation des marchés publics.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

-le projet de décret relatif aux modalités d’application de la loi n°2025-12 du 03 septembre 2025 portant création de l’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) ;

-le projet de décret portant application de la loi n°2025-13 du 03 septembre 2025 relative à la déclaration de patrimoine ;

-le projet de décret portant application de la loi n°2025-14 du 04 septembre 2025 portant statut et protection des lanceurs d’alerte ;

-le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission nationale d’Accès à l’Information (CONAI).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris la décision suivante :

Monsieur Demba TRAORE, Magistrat en service à la Cour suprême, matricule de solde n°601 590/K, est nommé Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol, en remplacement du Colonel Amadou Ousmane BA.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

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