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Alioune Sall entendu à la DIC : l’ancien maire de Guédiawaye dans le viseur du parquet financier

L’ancien maire de Guédiawaye, Alioune Sall, frère cadet de l’ancien président de la République Macky Sall, est actuellement auditionné par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). Selon des sources concordantes rapportées par Seneweb, il est assisté par un pool d’avocats, parmi lesquels figure Me El Hadj Diouf. Cette audition intervient dans un contexte où l’ancien édile de Guédiawaye est cité dans une enquête ouverte à la suite d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Le document de la Centif, transmis au parquet financier, mettrait en lumière plusieurs mouvements financiers jugés suspects et des transactions nécessitant des clarifications. Ces éléments ont conduit les autorités judiciaires à convoquer Alioune Sall afin de recueillir sa version des faits. L’ancien maire, qui fut également directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) avant sa démission en 2019, doit s’expliquer sur l’origine et la nature de certaines opérations financières liées à sa gestion et à ses activités postérieures à son passage à la tête de l’institution publique.

La présence de Me El Hadj Diouf, avocat connu pour ses prises de position tranchées et son expérience dans les dossiers sensibles, témoigne de l’importance stratégique que revêt cette audition pour la défense d’Alioune Sall. Ce dernier, depuis plusieurs mois, est dans le collimateur des enquêteurs financiers, qui multiplient les investigations sur les anciens responsables soupçonnés de malversations ou d’enrichissement illicite.

Cette convocation marque une nouvelle étape dans les procédures de reddition de comptes engagées depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son gouvernement, qui ont fait de la lutte contre la corruption et la transparence dans la gestion publique une priorité nationale.

À l’heure actuelle, aucune information officielle n’a filtré sur l’issue de cette audition ni sur les éventuelles suites judiciaires qui pourraient en découler. Toutefois, le dossier d’Alioune Sall s’annonce comme l’un des plus suivis de ces dernières semaines, en raison de la proximité de l’intéressé avec l’ancien chef de l’État et de son rôle passé dans la gestion des ressources publiques.

ÈRE SONKO-DIOMAYE : Une justice à deux vitesses ?

Sous le régime du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et du Premier ministre, Ousmane Sonko, la question de l’impartialité de la justice sénégalaise refait surface avec acuité. Deux « influenceurs du Projet », Lamignou Darou et Boy Dakar, ont été récemment placés sous mandat de dépôt et vont être jugés ce mercredi 8 octobre 2025, en flagrant délit.
La rapidité de la procédure intrigue, surtout lorsqu’on la compare à celle réservée à d’autres figures, connues pour leur hostilité envers le « Projet », mais dont les dossiers stagnent dans les circuits judiciaires. Badara Gadiaga, qui totalise déjà quatre-vingt-dix (90) jours derrière les barreaux, en est une illustration. Tout comme Assane Diouf et Abdou Nguer, eux aussi, interpellés pour des propos tenus sur des médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux, mais dont les affaires ont été confiées à l’instruction, rallongeant d’autant leur détention préventive.
Un contraste qui rappelle d’autres épisodes précédents. Azoura Fall, par exemple, avait copieusement insulté l’ancien chef de l’État, Macky Sall. Ses avocats avaient plaidé la folie, lui permettant d’éviter la prison. Une issue d’autant plus surprenante que le jeune homme apparaissait régulièrement aux côtés du chef du Gouvernement, dirigeait une équipe digitale en faveur de Pastef et s’affichait au volant de voitures de luxe.
Dans le même registre, le cas de Ngoné Saliou Diop, chroniqueuse du « Projet », continue de susciter la polémique. Ses propos jugés ethnicistes envers la communauté « hal pulaar » ont provoqué la colère d’associations et donné lieu à plusieurs plaintes. Pourtant, après une simple audition à la Division de la Cybersécurité (DSC), elle a été relâchée sans suite.
Pendant ce temps, d’autres personnes issues de l’ancien camp présidentiel, telles Farba Ngom – gravement malade -, et Lat Diop, dont le corrupteur présumé, hume tranquillement l’air frais, subissent une rigueur judiciaire manifeste.
Dernièrement, Pape Mahawa Diouf, cadre de l’APR, a été également mis en détention, en attente du verdict dans son procès pour diffamation contre le directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Jean Michel Sène.
Dans une République qui s’est longtemps enorgueillie de la solidité de ses institutions, cette impression de déséquilibre interroge. Faut-il désormais croire que la prison, sous l’ère Sonko-Diomaye, n’est faite que pour les « anti-Pastef » ?

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°578 – 09/10/2025

🔴 BAISSE DE 83,7 MILLIARDS F CFA EN JUILLET 2025 : COUP DE FREIN SUR LES RECETTES TOTALES
🔴 « DETTE CACHÉE » OU « DONNÉES ERRONÉES » ? : ABDOURAHMANE SARR SUR LE RING

🔴 ANNONCE D’UNE STANDING OVATION PAR LE 12e GAÏNDÉ : SADIO MANÉ CÉLÉBRÉ LE 14 OCTOBRE
🔴 IDÉES – DAME MBODJI : ON NE FAIT PAS CHANTER UNE NATION POUR 100 MILLIONS (Par Baba Aïdara)

Coopération : Cheikh Baba Diallo, symbole du partenariat entre la Mairie de Kaolack et l’Algérie

Nommé ambassadeur honoraire par la Mairie de Kaolack, Cheikh Baba Diallo, natif de Kabatoki dans la commune de Kaolack, s’illustre comme un acteur clé de la diplomatie locale. En un temps record, il est parvenu à réunir autour de la même table Son Excellence Ridha Nebais, ambassadeur de la République populaire démocratique d’Algérie à Dakar, et le maire Serigne Mboup.

Cette rencontre stratégique, placée sous le signe du partenariat et de la coopération durable, ouvre la voie à plusieurs initiatives prometteuses entre Kaolack et l’Algérie.

L’initiative constitue une grande fierté pour la ville de Kaolack et marque une avancée significative dans le renforcement de la diplomatie territoriale sénégalaise.

Surnommé « l’ami de l’Algérie », Cheikh Baba Diallo a d’ailleurs été honoré par Son Excellence Abdelmadjid Tebboune, Président de la République algérienne démocratique et populaire, pour son engagement et son attachement à la nation sœur. Par ce nouvel acte concret, il confirme son rôle de pont entre les deux peuples.

Au cours des échanges, Serigne Mboup, Ridha Nebais et Cheikh Baba Diallo ont unanimement salué les liens historiques, spirituels et culturels qui unissent le Sénégal et l’Algérie. Ces liens sont particulièrement forts à Kaolack, ville bénie par la présence de la Tariqa Tidjaniya, dont le fondateur, le vénéré Cheikh Ahmed Tidjani (RA), est originaire d’Algérie.

Clôture du Forum Sénégal Invest : plus de 13 000 milliards F CFA d’engagements annoncés

La deuxième édition du Forum Sénégal Invest s’est achevée ce mercredi à Dakar sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko, dans une atmosphère d’optimisme et de confiance quant à l’avenir économique du pays. L’événement, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de relance et de transformation industrielle, a été marqué par des annonces d’investissements records et une participation internationale de haut niveau.

À l’issue des travaux, le chef du gouvernement a révélé que le montant total des engagements d’investissement enregistrés durant le forum s’élève à 13 211 milliards de francs CFA, soit environ 23,5 milliards de dollars. Un chiffre impressionnant qui témoigne, selon lui, du regain de confiance des partenaires économiques envers le Sénégal.

Le forum, placé sous le thème du partenariat et de la relance économique, a également débouché sur la signature de 51 projets et conventions couvrant divers secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’agro-industrie, les technologies, la finance et le développement durable. Ces accords devraient contribuer à dynamiser l’investissement privé et à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation, pilier central de la politique économique du gouvernement.

Sur le plan de la participation, le rendez-vous a connu un succès notable. 11 772 participants issus de 70 pays ont pris part aux échanges, ateliers et rencontres B2B, selon les chiffres officiels communiqués par Ousmane Sonko. Parmi eux figuraient des représentants d’institutions financières internationales, de fonds d’investissement, d’entreprises multinationales, mais aussi de start-up et de petites et moyennes entreprises sénégalaises.

Dans son discours de clôture, le Premier ministre a salué cette mobilisation exceptionnelle et souligné la portée stratégique du forum : « Ces chiffres traduisent la confiance renouvelée du monde au Sénégal, la crédibilité de notre vision économique et la solidité de nos institutions », a-t-il affirmé. Il a également rappelé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires, renforcer la gouvernance économique et soutenir l’émergence d’un secteur privé national fort.

Au-delà des chiffres, cette deuxième édition du Forum Sénégal Invest marque une étape décisive dans la mise en œuvre du nouveau modèle économique prôné par les autorités, fondé sur la souveraineté, la productivité et la création de valeur locale. Les retombées attendues devraient se traduire, à moyen terme, par la création d’emplois, le développement d’infrastructures structurantes et une meilleure intégration du tissu économique sénégalais aux chaînes de valeur régionales et internationales.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le PDG du Groupe Bank of Africa pour renforcer la coopération économique

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience ce mardi à Dakar M. Amine Bouabid, président-directeur général du Groupe Bank of Africa (BOA). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers du chef de l’État avec les acteurs majeurs du secteur financier, en vue de stimuler les investissements et de consolider la dynamique économique nationale.

Au cours des discussions, le chef de l’État et son hôte ont passé en revue le climat des affaires au Sénégal, marqué par les réformes engagées depuis l’arrivée du nouveau gouvernement pour renforcer la transparence, la compétitivité et la confiance des investisseurs. Le Président Faye a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé un levier essentiel de la croissance et de la création d’emplois, notamment à travers l’Agenda national de transformation, qui accorde une place centrale à la politique industrielle.

Le PDG du Groupe BOA a salué les efforts du gouvernement sénégalais pour améliorer l’environnement économique et a réitéré l’engagement de son institution à accompagner le pays dans cette dynamique. Il a insisté sur la détermination du Groupe à contribuer activement au financement d’investissements productifs, à soutenir les petites et moyennes entreprises, et à renforcer les capacités du secteur privé local.

Les échanges ont également porté sur les perspectives de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Les deux parties ont évoqué les mesures visant à améliorer la balance commerciale, à promouvoir les filières exportatrices et à encourager la transformation locale des produits. Elles ont aussi discuté du développement d’instruments financiers innovants, susceptibles de favoriser l’inclusion économique et de soutenir les ambitions du Sénégal en matière de souveraineté économique.

Affaire Farba Ngom : la Chambre d’accusation financière confirme le refus de mise en liberté mais ordonne son transfert à l’hôpital

La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a rendu, ce mercredi 8 octobre 2025, sa décision dans l’affaire opposant Mouhamadou dit Farba Ngom au ministère public, à la suite du refus de mainlevée de son mandat de dépôt. Cette audience, très attendue, faisait suite aux recours introduits par les avocats du maire des Agnam, actuellement placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits présumés de détournement de fonds publics.

En statuant, la Chambre du conseil de la juridiction a d’abord décidé de joindre les deux procédures pendantes, estimant qu’elles concernaient des faits connexes. Les juges ont ensuite déclaré recevables les appels formulés par la défense de l’ex-député et proche collaborateur de l’ancien président Macky Sall.

Sur le fond, la Cour a confirmé les ordonnances attaquées, notamment celles ayant rejeté les demandes de mise en liberté provisoire introduites par les conseils de Farba Ngom. En d’autres termes, la juridiction d’appel a validé la position du juge d’instruction, estimant qu’aucun élément nouveau ne justifiait pour le moment une remise en liberté de l’intéressé.

Toutefois, la Chambre d’accusation n’a pas suivi entièrement le premier juge. Prenant en compte les arguments de la défense relatifs à l’état de santé de l’accusé, elle a décidé de réformer partiellement les décisions antérieures. Ainsi, la Cour a ordonné le transfèrement de Farba Ngom dans un centre hospitalier afin qu’il y reçoive des soins appropriés à sa condition médicale.

Cette décision marque une évolution notable dans le traitement du dossier, même si elle ne change pas la situation juridique de fond de l’accusé, qui demeure détenu. Selon des sources judiciaires, la défense envisage désormais de poursuivre ses démarches en vue d’obtenir, à terme, une liberté provisoire pour raisons médicales.

Rappelons que Farba Ngom, figure politique influente de la région de Matam et ancien député de la majorité présidentielle, est poursuivi dans le cadre d’une enquête menée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) et la justice financière. Son arrestation avait suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique, notamment parmi ses anciens partisans de l’Alliance pour la République (APR).

Fadilou Keïta charge l’ancien président Macky Sall : « Il sera poursuivi pour haute trahison dans le dossier Arcelor Mittal »

Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Fadilou Keïta, n’a pas mâché ses mots. En marge du procès des militants de Pastef poursuivis pour propos outrageants à l’encontre de l’ancien chef de l’État — audience finalement renvoyée —, le responsable du parti au pouvoir a lancé de graves accusations contre Macky Sall. Selon lui, l’ancien président « sera poursuivi pour haute trahison » dans le cadre du dossier Arcelor Mittal, un scandale financier qui continue de hanter la mémoire économique du Sénégal.

« Macky Sall est mouillé dans cette affaire, sa responsabilité est totalement engagée », a affirmé Fadilou Keïta, avant d’ajouter que si l’ex-chef de l’État « assume vraiment son passif comme il le prétend, il doit revenir au pays pour répondre devant la justice ». Le ton est ferme et sans équivoque : pour le patron de la CDC, la reddition des comptes ne saurait s’arrêter aux seconds rôles de l’ancien régime, mais doit remonter jusqu’à son sommet.

Plus d’une décennie après les faits, le dossier Arcelor Mittal refait surface, alimentant un climat politique déjà tendu. Tout est parti d’un accord conclu entre l’État du Sénégal et la multinationale Arcelor Mittal à la suite de la résiliation d’un contrat d’exploitation du fer de Falémé. L’entreprise devait initialement verser des compensations financières à hauteur de plus de 2 000 milliards de francs CFA pour réparer le préjudice causé au pays. Pourtant, l’État s’est contenté d’un montant d’environ 100 milliards de francs CFA à l’issue d’un compromis qualifié de « secret » et jugé contraire aux intérêts nationaux.

Les révélations autour de ce règlement à l’amiable continuent de susciter la controverse. En 2014, alors ministre délégué au Budget, Birima Mangara aurait pris l’initiative de saisir un tribunal arbitral pour demander le retrait d’une procédure engagée contre la société Arcelor Mittal. Une démarche qui, selon plusieurs observateurs, ne relevait pas de ses prérogatives, mais de celles de l’agent judiciaire de l’État. L’accord aurait donc été signé à l’insu de ce dernier, soulevant des soupçons de collusion et de compromission.

Récemment, deux figures de l’ancien régime — Aly Ngouille Ndiaye et Birima Mangara — ont été entendues dans le cadre de la réouverture du dossier. Cette reprise de l’enquête semble marquer une nouvelle étape dans la volonté affichée du pouvoir actuel de faire toute la lumière sur les scandales de gestion du passé. Et les propos du directeur général de la CDC viennent enfoncer le clou : pour lui, Macky Sall devra répondre personnellement des décisions prises sous son magistère.

Rentrée scolaire 2025-2026 : plus de 4,5 millions d’apprenants reprennent le chemin de l’école au Sénégal

Ce mercredi matin, les cours ont officiellement repris sur l’ensemble du territoire national, marquant le début de l’année scolaire 2025-2026. Des milliers d’écoles, de collèges, de lycées et d’universités ont rouvert leurs portes pour accueillir près de 4,5 millions d’apprenants, élèves et étudiants confondus. Cette rentrée, très attendue, symbolise le retour à la vie scolaire après plusieurs semaines de vacances, mais aussi le lancement d’une nouvelle étape pour le système éducatif sénégalais.

À cette occasion, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message à la nation à travers son compte X (ancien Twitter). Le chef de l’État a présenté ses vœux de réussite à l’ensemble de la communauté éducative, composée des élèves, enseignants, parents, personnels administratifs et partenaires du secteur. « Je souhaite une excellente année scolaire 2025-2026 à tous les acteurs du système éducatif », a écrit le Président, avant de rappeler les grands principes qui guideront cette nouvelle année : « l’équité, la qualité et la transformation humaniste de l’école ».

Ce message présidentiel s’inscrit dans la continuité de la politique éducative portée par l’Agenda national de transformation – Vision Sénégal 2050, qui vise à moderniser l’école publique et à en faire un levier essentiel du développement du pays. Le Président Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de « poursuivre la refondation de notre école publique pour offrir à chaque enfant et à chaque jeune les meilleures conditions d’apprentissage, d’inclusion et d’épanouissement ».

Dans un contexte marqué par des réformes structurelles engagées depuis plusieurs mois, cette rentrée revêt un caractère particulier. Elle se déroule sous le signe de la confiance et de la mobilisation de tous les acteurs pour une école plus performante, plus inclusive et davantage tournée vers les défis du monde contemporain.

Le message du Président s’est conclu sur une note de proximité et d’encouragement : « Bonne rentrée à toutes et à tous ! », a-t-il lancé, saluant l’engagement et le dévouement de celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour l’éducation des enfants et la réussite de la jeunesse sénégalaise.

Procès d’Abdou Nguer : le parquet requiert deux ans de prison dont un an ferme pour offense au chef de l’État et diffusion de fausses nouvelles

Le chroniqueur Abdou Nguer, incarcéré depuis le 20 mai 2025, a de nouveau comparu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Dakar. Il est poursuivi pour offense au chef de l’État et diffusion de fausses nouvelles, des faits qui ont suscité une large attention médiatique depuis plusieurs mois.

Lors de l’audience, le représentant du ministère public a pris la parole pour prononcer son réquisitoire, estimant que les éléments du dossier et les déclarations du prévenu confirmaient la matérialité des infractions. Selon le parquet, Abdou Nguer a, à plusieurs reprises, tenu des propos jugés offensants à l’encontre du président de la République dans des publications et interventions publiques. Ces sorties, diffusées sur les réseaux sociaux, auraient, selon le procureur, porté atteinte à l’honneur et à la considération dus à la plus haute autorité de l’État.

En outre, le parquet a souligné que certaines déclarations du chroniqueur relevaient de la diffusion de fausses nouvelles, dans la mesure où elles visaient à troubler l’ordre public et à semer la confusion au sein de l’opinion. Les juges ont été invités à retenir la culpabilité d’Abdou Nguer sur la base des preuves produites au cours des débats.

Tenant compte de la gravité des faits et du comportement récidiviste du prévenu, le procureur a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA. Selon lui, une telle sanction serait « de nature à dissuader toute personne tentée d’utiliser les réseaux sociaux comme un instrument de dénigrement et de désinformation ».

Le ministère public n’a pas limité son réquisitoire au seul Abdou Nguer. Il a également demandé la condamnation de son co-prévenu, Amadou Ndiaye, dont la participation aux faits reprochés a été mise en évidence au cours des débats. D’après les réquisitions, ce dernier aurait contribué à la diffusion des contenus incriminés, en les relayant et en les commentant de manière à renforcer leur portée. Le parquet a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 100 000 francs CFA.

Après les réquisitions du procureur, la parole a été donnée à la défense, qui a plaidé la relaxe pure et simple des prévenus, estimant que les propos incriminés relevaient de la liberté d’expression et qu’aucune intention délictueuse n’avait été démontrée.

Kaolack – Tournée traditionnelle de visite des écoles à la rentrée des classes

Comme chaque année à l’ouverture des classes, les autorités administratives, éducatives et locales de Kaolack ont effectué leur traditionnelle tournée de visite dans plusieurs établissements scolaires. Objectif : s’enquérir du bon déroulement de la rentrée, constater la présence effective des enseignants et des élèves, et identifier les besoins urgents des écoles.

« Nous venons de boucler la traditionnelle tournée pour la rentrée scolaire 2025-2026. Globalement, nous pouvons être satisfaits de ce que nous avons vu : la rentrée est effective dans la région de Kaolack, conformément aux instructions des hautes autorités, à savoir Ubu tey, jang tey (aujourd’hui, on apprend aujourd’hui). Nous avons pu constater la présence de tous les acteurs, notamment les inspecteurs, les enseignants, les syndicats d’enseignants et les parents d’élèves. Cependant, nous déplorons la faible présence des potaches. Nous invitons donc les acteurs à renforcer la sensibilisation auprès des parents d’élèves », a plaidé Mamadou Habib Camara, adjoint au gouverneur de la région.

Prenant la parole à son tour, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a souligné que « la grande majorité des enseignants sont déjà en place. Dans les classes visitées, certains élèves ont même commencé les cours ». Concernant le faible taux de présence des élèves, il a assuré que « les services de l’éducation vont poursuivre la sensibilisation auprès des parents pour les encourager à envoyer leurs enfants à l’école ».

L’inspecteur a également mis en avant les innovations introduites cette année par le ministère de l’Éducation nationale :

« Cette rentrée est marquée par d’importantes dotations en tables-bancs, dont les lots destinés à Kaolack devraient nous parvenir dans les prochains jours. Une autre nouveauté majeure est le passage des tableaux noirs aux tableaux blancs, un intrant de qualité qui contribuera à améliorer les conditions de travail. C’est important pour la santé des enseignants, mais aussi pour motiver les élèves à apprendre dans de meilleures conditions. Tous nos collèges et lycées seront dotés de tableaux blancs dès cette année », a annoncé M. Diakhaté.

Affaire Abdou Nguer : le chroniqueur face à ses contradictions au Tribunal de Dakar

Incarcéré depuis le 20 mai 2025, le chroniqueur Abdou Nguer a comparu ce mercredi 8 octobre devant le Tribunal correctionnel de Dakar dans le cadre de plusieurs affaires judiciaires qui le visent. La salle d’audience, pleine à craquer, a assisté à un long échange entre le prévenu et le juge, marqué par de nombreux revirements dans la défense du célèbre commentateur connu pour ses sorties polémiques sur les réseaux sociaux.

La première affaire, une plainte pour diffamation déposée par l’enseignant Ibrahima Barry Gassama, a été renvoyée au 12 novembre 2025 à la demande de la défense. En revanche, les autres dossiers, notamment ceux liés à la diffusion de fausses nouvelles et à l’offense au chef de l’État, ont été examinés sur le fond. L’un d’entre eux porte sur une vidéo publiée sur son compte TikTok intitulé « Abdou Nguer Seul », dans laquelle il réclamait une autopsie de l’ancien président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, décédé depuis plusieurs mois.

Lors de sa comparution, Abdou Nguer, vêtu d’un maillot jaune et d’un blouson, a pris place à la barre en se présentant comme chroniqueur. D’un ton assuré, il a nié les accusations portées contre lui, affirmant qu’il ne faisait que commenter des faits d’actualité. Pour confronter le prévenu à ses propres déclarations, le président du tribunal a ordonné la diffusion en audience de plusieurs extraits sonores issus de la vidéo incriminée. Après écoute, Abdou Nguer a reconnu être bien l’auteur des propos en question, tout en tentant de minimiser leur portée.

Cependant, au fil de l’interrogatoire, les contradictions dans ses explications se sont multipliées. Le juge lui a demandé sur quels fondements reposaient ses affirmations au sujet du défunt magistrat Mamadou Badio Camara. « Je commente les faits. Je les ai lus sur le site de la Cour des comptes », a répondu le chroniqueur, sûr de lui. Une réponse qui a immédiatement suscité une question du magistrat : « Donc, vous savez lire ? » À la surprise générale, Abdou Nguer a rétorqué : « Non, je ne sais pas lire. »

Face à cette incohérence manifeste, le juge a insisté : « Alors, qui vous a dit ces informations ? » Le prévenu, manifestement déstabilisé, a tenté de se rattraper en affirmant : « Non, je l’ai vu sur le site moi-même. » Ces propos ont provoqué des murmures dans la salle d’audience, tant la contradiction paraissait flagrante.

Ce dialogue surréaliste a mis en évidence les limites de la défense du chroniqueur, dont les justifications ont semblé vaciller entre improvisation et confusion. Incapable d’expliquer comment il aurait pu lire un contenu en ligne tout en affirmant ne pas savoir lire, Abdou Nguer s’est enfoncé dans ses propres déclarations.

Ces incohérences risquent d’alourdir la situation judiciaire de celui qui fait déjà face à plusieurs procédures pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles et offense au chef de l’État. Le tribunal a décidé de poursuivre l’examen de ses différents dossiers avant de rendre ses décisions dans les prochaines semaines.

Crise autour du match Sénégal–Mauritanie : la SOGIP dément toute hausse des prix des billets et met la FSF sous pression

À quelques jours du très attendu choc entre le Sénégal et la Mauritanie, prévu le 14 octobre au stade Abdoulaye Wade pour la dernière journée des éliminatoires du Mondial 2026, une vive polémique s’est installée autour de l’augmentation des prix des billets d’entrée. Tandis que les supporters dénoncent une flambée injustifiée des tarifs, la Société de gestion des infrastructures publiques (SOGIP) a tenu à se défendre, rejetant toute responsabilité dans cette hausse controversée.

Le directeur général de la SOGIP, Dame Mbodj, s’est exprimé à ce sujet dans un entretien accordé à Wiwsport, où il a fermement démenti toute implication de sa structure dans la révision des prix. Selon lui, la SOGIP n’a pas modifié le coût de la location du stade Abdoulaye Wade depuis trois ans. « C’est la fédération qui nous doit de l’argent et nous demandons le remboursement de cette dette. La SOGIP n’a jamais augmenté le prix de location du stade Abdoulaye Wade, depuis trois ans. Le montant reste donc inchangé. Nous ne sommes en aucun cas impliqués dans l’augmentation des prix des billets », a-t-il précisé.

Pour Dame Mbodj, le véritable problème réside ailleurs : dans les relations financières entre la SOGIP et la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le patron de la société gestionnaire du stade révèle que la FSF accuse un retard de paiement important, une situation qui a conduit la SOGIP à durcir sa position à l’approche de ce match décisif. « Pour le précédent match contre le Soudan, la fédération n’avait pas signé de contrat. Pour ce match contre la Mauritanie, nous demandons à la FSF de signer et de s’engager à régler ce qui nous est dû ou de signer un moratoire pour la dette », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’un engagement formel de la nouvelle équipe fédérale dirigée par Abdoulaye Fall.

Face à ce bras de fer financier, Dame Mbodj n’a pas hésité à brandir la menace d’un blocage si la FSF ne se conforme pas aux exigences contractuelles. Il a averti que sans signature d’un engagement clair, la tenue même du match au stade Abdoulaye Wade pourrait être compromise. « Si elle ne signe pas la convocation, il n’y aura aucun prétexte pour jouer au stade », a-t-il lancé, plaçant la Fédération devant ses responsabilités.

Cette situation, à la veille d’un derby ouest-africain très attendu, suscite l’inquiétude des supporters sénégalais, impatients de voir les Lions décrocher leur billet pour le Mondial 2026. Cependant, les tensions entre la SOGIP et la FSF viennent ternir la préparation de cette rencontre capitale. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochains jours, la crise financière entre les deux institutions pourrait non seulement affecter la logistique du match, mais aussi compromettre l’image du football sénégalais sur la scène internationale.

Pape Malick Ndour défend la portée stratégique d’un accord avec le FMI après les propos d’Ousmane Sonko

L’ancien ministre Pape Malick Ndour est sorti de sa réserve pour répondre fermement aux récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, lesquelles minimisaient le rôle d’un accord de 1,8 milliard de dollars conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) dans la résolution des difficultés budgétaires du Sénégal. Dans une intervention au ton appuyé, Ndour a tenu à rappeler que la nature d’un partenariat avec l’institution de Bretton Woods dépasse largement la seule dimension financière d’un décaissement.

« Dites à votre Premier ministre qu’un accord avec le FMI, ce n’est pas seulement un décaissement de 1,8 milliard de dollars ni une simple ligne de crédit », a déclaré Pape Malick Ndour. Pour l’ex-ministre, un programme signé avec le FMI constitue avant tout un label de crédibilité internationale et une reconnaissance de la solidité du cadre macroéconomique du pays. Cette validation, a-t-il insisté, joue un rôle déterminant dans la perception des investisseurs et des marchés financiers à l’échelle mondiale.

Ndour a détaillé les effets que, selon lui, engendre la présence du FMI dans le dispositif économique d’un pays : stabilité budgétaire renforcée, confiance accrue des marchés et facilitation de la mobilisation d’autres partenaires internationaux. « Ce que le FMI valide, le monde économique y croit », a-t-il affirmé, soulignant que la signature du Sénégal reste, selon lui, parmi les plus crédibles du continent grâce à de telles validations externes.

Rappelant certaines pratiques du passé, l’ancien ministre a également évoqué des programmes souscrits durant la présidence de Macky Sall qui, même « sans décaissement », avaient une importance capitale. Ces instruments, a-t-il expliqué, servent à renforcer la transparence des comptes publics et à consolider la confiance entre l’État et ses bailleurs, bien au-delà du seul apport de liquidités.

Adoptant un ton plus incisif, Pape Malick Ndour a lancé un avertissement à l’adresse de ceux qui considèrent possible de se passer de la communauté financière internationale : « Si vous estimez pouvoir vous passer de la communauté financière internationale, allons-y sans le FMI… et on verra les conséquences ! » Par cette mise en garde, il invite implicitement à mesurer les risques macroéconomiques et diplomatiques d’un isolement financier.

La sortie de Ndour intervient dans un contexte où le débat sur la meilleure stratégie pour traiter les déficits publics et relancer la croissance nationale reste au cœur des préoccupations politiques et économiques. En mettant l’accent sur la dimension symbolique et structurante des accords internationaux, l’ex-ministre cherche à recentrer la discussion sur les bénéfices non immédiatement quantifiables mais stratégiques d’un soutien extérieur.

Air Sénégal : un audit interne révèle une fraude de plus de 50 millions FCFA sur la vente de billets

Un vaste scandale secoue la compagnie nationale Air Sénégal. Un audit interne, commandité par le Directeur général Tidiane Ndiaye, a mis à nu un système de fraude sophistiqué portant sur la vente et la modification de billets d’avion. Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur dans sa parution de ce mercredi, les irrégularités découvertes s’élèvent à plus de 50 millions de francs CFA.

Le rapport d’audit, mené au sein même de la compagnie, a épinglé dix-huit (18) employés impliqués dans ce vaste réseau de falsifications. Parmi eux, cinq (5) agents ont catégoriquement refusé de restituer les montants considérés comme indûment perçus par la direction. Face à cette attitude jugée inacceptable, la Direction générale d’Air Sénégal a décidé de passer à l’action.

Trois employés, identifiés par leurs initiales T.F.G., C.V.F. et P.B.S., ont reçu hier mardi leur lettre de licenciement pour faute grave. Dans le courrier adressé aux intéressés, la direction a tenu à rappeler la gravité des faits reprochés, évoquant des « agissements malveillants, contraires à l’éthique et à la bonne gestion », traduisant « un manque de professionnalisme et de conscience professionnelle inacceptable pour un collaborateur ». La correspondance conclut sans équivoque : « Fort de tout ce qui précède, il n’est plus possible de poursuivre nos relations contractuelles. Par conséquent, nous vous notifions, par la présente, votre licenciement pour faute grave, qui prend effet dès réception du courrier. »

Les deux autres agents concernés, qui occupent le statut de délégués du personnel, ont été mis à pied pour dix jours, dans l’attente de la décision de l’Inspection du travail, saisie par la direction générale pour valider la procédure de licenciement les visant. Cette étape est obligatoire dans le cadre des garanties légales accordées aux représentants du personnel.

Face à la vague de sanctions, le Collège des délégués du personnel d’Air Sénégal a rapidement réagi pour défendre leurs collègues et apporter des précisions sur les accusations portées. Selon leur version, la situation découlerait avant tout de dysfonctionnements techniques du système informatique de vente de la compagnie. Ils soutiennent que « l’absence de pénalités ou d’ajustements tarifaires n’était pas paramétrée dans le logiciel de vente », une responsabilité qui, selon eux, incombe non pas aux agents, mais à l’administration chargée de la configuration du système.

Les délégués ajoutent qu’à plusieurs reprises, lors de la modification de billets, le logiciel affichait des différences tarifaires erronées, faussant les transactions et semant la confusion parmi les agents commerciaux. Malgré les alertes répétées adressées à la direction sur ces anomalies, aucune mesure corrective n’aurait été prise.

Les représentants du personnel ont également révélé que le logiciel utilisé pour facturer les excédents de bagages reposait sur le même code informatique, provoquant de fréquentes erreurs de facturation et des incohérences dans les montants encaissés. « Cette situation a été remontée à plusieurs reprises à la direction, mais aucune mesure corrective n’a été prise », ont-ils souligné dans leur déclaration, relayée par L’Observateur.

Cette affaire vient s’ajouter à une série de difficultés internes auxquelles Air Sénégal fait face depuis plusieurs mois, entre déficit financier, pannes d’appareils et critiques récurrentes sur la qualité du service. Le nouveau Directeur général, Tidiane Ndiaye, semble décidé à restaurer la crédibilité et la rigueur au sein de la compagnie nationale, quitte à déclencher une vaste opération de nettoyage dans les rangs du personnel.

Salimata Dieng limogée de la Présidence après un post critique sur la gestion du pouvoir par le PASTEF

Adjointe secrétaire générale nationale de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) et figure montante du parti au pouvoir, Salimata Dieng a été démise de ses fonctions de chargée de mission à la Présidence de la République. Cette décision, selon plusieurs sources, découle directement d’une publication sur Facebook jugée critique à l’égard du gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans son message, largement relayé sur les réseaux sociaux, la jeune responsable n’a pas mâché ses mots. Dénonçant un « laxisme grandissant » et une « accumulation de mauvais choix », elle déplore une perte de dynamisme au sein du parti PASTEF, jadis symbole d’énergie militante et de rigueur politique.

« Depuis l’accession de notre parti au pouvoir, un constat amer s’impose : un laxisme grandissant s’installe au cœur de PASTEF », écrit-elle d’entrée. Salimata Dieng estime que le parti, autrefois « le plus dynamique du Sénégal et de l’Afrique », est en train de perdre ce qui faisait sa force : ses militants, sa jeunesse et ses sympathisants. Selon elle, plusieurs signaux inquiétants témoignent d’une dérive interne : des ex-détenus « mal accompagnés et oubliés », des militants compétents laissés en marge et une jeunesse « cantonnée à des titres honorifiques sans missions réelles ni formation ».

La militante fustige également le manque de rigueur dans la désignation de certains responsables. À ses yeux, il est incohérent de confier des structures censées promouvoir la jeunesse à des cadres âgés, coupés des réalités de cette frange de la population. Elle cite notamment l’exemple de la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide (DER), qu’elle estime devoir être dirigée par une équipe jeune et innovante.

S’appuyant sur une citation de l’économiste américain Joseph Stiglitz, elle avertit que ce ne sont pas les conspirations qui détruisent les nations, mais bien « l’accumulation de mauvais choix et d’injustices petites et grandes ». Dans cette logique, Salimata Dieng appelle à « corriger la trajectoire » et à mettre en œuvre une politique « cohérente et inclusive » pour redresser le pays tout en renforçant la cohésion interne du parti.

La jeune responsable s’en prend ensuite au fonctionnement interne du PASTEF, qu’elle juge défaillant. Elle décrit un « bureau politique aphone » et un parti reposant presque exclusivement sur son président, Ousmane Sonko, « réduit à prendre seul toutes les initiatives ». Selon elle, seule la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) demeure véritablement active, continuant d’animer le débat malgré des moyens limités.

Salimata Dieng rend hommage aux jeunes militants mobilisés sur le terrain, de Goudiry à Saint-Louis, en passant par Dakar, Thiès et Kaolack, qu’elle considère comme « les véritables porteurs du flambeau patriotique ». Elle estime que d’ici 2027, cette jeunesse sera « plus légitime que bien des ministres ou directeurs généraux actuels, souvent imbus d’eux-mêmes et enclins aux calculs politiciens ».

Elle rappelle que, dès les premiers mois d’exercice du pouvoir, la JPS avait soumis un plan stratégique comprenant quatre programmes et quatorze projets destinés à soutenir la politique gouvernementale. Mais, selon elle, quinze mois plus tard, cette initiative est restée sans suite. « Pendant ce temps, artistes, organisateurs de campagne et influenceurs ont été reçus et valorisés. Nous respectons leur apport, mais qu’en est-il des militants de l’ombre ? », s’interroge-t-elle.

En conclusion, Salimata Dieng réaffirme son attachement à l’idéal patriotique du PASTEF tout en rappelant l’importance de la jeunesse dans la consolidation du projet politique. Citant le penseur Elvis Adjahoungba, elle conclut : « La jeunesse représente le pilier de toute nation. Elle doit voir en chaque opportunité un challenge et une chance de démontrer son potentiel et son engagement. »

Dette cachée ou chasse aux sorcières ? Macky Sall sort l’artillerie juridique pour laver son honneur

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, refuse de voir son héritage économique écorné par les accusations persistantes de falsification des chiffres de la dette publique. Face à une polémique grandissante qui menace de ternir plus d’une décennie de gouvernance, l’ex-chef de l’État a décidé de prendre les devants. Selon des informations exclusives rapportées par L’Observateur, il a enclenché une riposte juridique d’envergure, déterminé à défendre la transparence de sa gestion et à rétablir la vérité sur la situation des finances publiques à la fin de son mandat.

Le 7 octobre 2025 marque un tournant dans cette affaire. Macky Sall, par le biais de son avocat français Me Pierre-Olivier Sur, a adressé deux courriers officiels à des institutions centrales du dispositif de contrôle financier : le ministère des Finances et du Budget, dirigé par Cheikh Diba, et la Cour des comptes, présidée par Mamadou Faye. Dans ces correspondances, l’ancien président réclame la transmission intégrale du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), document stratégique remis à la Cour des comptes le 18 septembre 2024. Ce rapport, qui couvre la période allant de 2019 au 31 mars 2024, serait censé fournir une évaluation précise de la situation de la dette publique et des engagements financiers de l’État. Or, selon Macky Sall, il n’a jamais été publié ni communiqué aux anciens responsables concernés, ce qui constitue une entorse grave au principe du contradictoire, fondement de toute procédure équitable.

Cette requête s’inscrit dans une stratégie assumée : faire toute la lumière sur la gestion de la dette sénégalaise et démentir les allégations d’irrégularités véhiculées dans l’espace public. D’après L’Observateur, Macky Sall aurait mobilisé plusieurs cabinets d’avocats, aussi bien au Sénégal qu’à l’international, ainsi que des experts financiers indépendants. Leur mission est de conduire une contre-expertise rigoureuse du rapport de la Cour des comptes et de produire une lecture alternative des chiffres, afin d’établir une vérité fondée sur des faits et des données vérifiables.

Dans le courrier adressé au ministre des Finances, Me Pierre-Olivier Sur souligne le déséquilibre procédural dont son client se dit victime : « Le rapport n’ayant pas été communiqué aux responsables concernés, il n’a pu faire l’objet d’un échange ou d’une confrontation des points de vue. » Cette phrase, d’apparence technique, résume pourtant l’enjeu fondamental de la démarche : restaurer la transparence et le droit à la défense dans une affaire devenue hautement politique.

Plus offensive encore, la lettre envoyée au président de la Cour des comptes prend des allures d’interpellation institutionnelle. Macky Sall y demande à Mamadou Faye de certifier la régularité du processus d’audit ayant conduit au rapport incriminé, et de garantir la fiabilité des méthodes utilisées. L’ancien président rappelle que l’examen des finances publiques pendant son magistère s’est toujours déroulé dans le respect du cadre légal, des règles de contrôle interne et externe, et sous la supervision d’institutions nationales et internationales. Il affirme que toute autre lecture serait une manipulation politique visant à dénaturer son bilan économique.

Au-delà des aspects techniques, cette offensive juridique s’inscrit dans une stratégie globale de communication et de préservation de la postérité. Macky Sall, dont le nom reste associé à d’importants projets d’infrastructures, à la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE) et à une diplomatie économique proactive, entend éviter que la notion de « dette cachée » ne devienne l’étiquette de son héritage. En choisissant de répondre par le droit et la transparence, il espère retourner à son avantage une polémique que ses adversaires politiques exploitent déjà comme un argument de démolition.

Un proche de l’ancien président confie à L’Observateur que cette initiative marque une volonté claire de défendre un bilan que Macky Sall juge solide et cohérent : « Il ne veut pas que plus de dix ans de réformes et d’investissements structurants soient salis par des chiffres manipulés ou des interprétations biaisées. » Pour lui, il s’agit moins d’une bataille judiciaire que d’un combat pour la vérité historique.

À travers cette contre-offensive, Macky Sall tente donc de reprendre la main sur un débat explosif où se croisent enjeux politiques, institutionnels et symboliques. Si ses adversaires parlent de « dette cachée », lui y voit une « chasse aux sorcières ». Une chose est sûre : la bataille de la dette, désormais portée sur le terrain du droit, pourrait bien redessiner les contours de l’héritage économique et politique de l’ancien président du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°577 – 08/10/2025

🔴 ÈRE SONKO-DIOMAYE : LA PRISON QUE POUR LES « ANTI-PASTEF » ?
🔴 DISCOURS « HUMILIANT » DU PREMIER MINISTRE : Bougar Diouf défend le Président de la République

🔴 ABSENCE DE JAKOBS : LA FSF EXIGE DES EXPLICATIONS À GALATASARAY
🔴 ZONE 8 YÈNE : SUSPENSION DES COMPÉTITIONS ET SANCTIONS CONTRE SADIA

Fausses annonces de concours à la Gendarmerie : le Haut-commandement met en garde contre une nouvelle arnaque en ligne

La Gendarmerie nationale du Sénégal a publié, ce lundi 6 octobre 2025, un communiqué officiel pour alerter les citoyens sur la propagation de fausses informations relatives à un prétendu concours d’entrée à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie nationale (ESOGN), session 2026. Le document, signé par le Chef de la Division de la Communication et des Relations publiques, met en lumière une recrudescence de messages trompeurs circulant sur plusieurs plateformes digitales non autorisées. Ces publications, souvent relayées via les réseaux sociaux ou des sites anonymes, invitent les internautes à contacter des numéros de téléphone pour obtenir des renseignements sur les modalités d’inscription.

La Gendarmerie nationale dément formellement ces annonces, précisant qu’elles n’émanent d’aucune source officielle. Elle rappelle que les informations authentifiées concernant les concours, recrutements ou autres activités institutionnelles sont exclusivement publiées sur ses canaux de communication officiels : le site web www.gendarmerie.sn, la page Facebook Gendarmerie Nationale du Sénégal, ainsi que l’adresse électronique de la Division de la Communication et des Relations publiques : div.com@gendarmerie.sn.

Dans son communiqué, le Haut-commandement insiste sur le fait que le lancement des concours d’entrée à l’École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN) et à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie nationale (ESOGN) fera toujours l’objet d’un communiqué officiel, diffusé exclusivement sur ces plateformes institutionnelles. Toute autre publication en dehors de ces canaux doit donc être considérée comme frauduleuse.

La Gendarmerie nationale appelle les citoyens à faire preuve de vigilance et à éviter de répondre à ces fausses annonces, qu’elle qualifie de manœuvres d’escrocs cherchant à soutirer de l’argent ou des informations personnelles à des candidats souvent désireux d’intégrer les rangs des forces de sécurité. Elle invite également la population à signaler tout cas suspect ou toute tentative d’arnaque en contactant gratuitement les numéros verts 123 ou 800 00 20 20.

Sénégal – La Présidence met fin aux fonctions de Salimata Dieng après un post critique sur la gestion de la jeunesse du Pastef

Selon des informations rapportées par Seneweb, la Présidence de la République du Sénégal a mis fin aux fonctions de Salimata Dieng, chargée de mission et secrétaire générale nationale de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS), à la suite d’une publication jugée critique à l’égard de la gestion des jeunes au sein du parti Pastef et de l’appareil d’État.

Membre active du Pastef et figure montante de la jeunesse militante, Salimata Dieng s’était fait remarquer lors des dernières élections législatives, où elle figurait à la 30ᵉ place sur la liste nationale du parti. Elle faisait partie des jeunes cadres nommés à la Présidence par décret du chef de l’État, selon la même source.

Tout est parti d’un texte qu’elle a publié récemment sur les réseaux sociaux, intitulé « Pastef entre négligence de la jeunesse et oubli de certains militants… ». Dans cette publication, la militante appelait à une plus grande implication de la jeunesse dans la gestion des affaires publiques et dénonçait un manque de considération envers de nombreux jeunes militants. Elle plaidait également pour une meilleure intégration de la relève dans les instances décisionnelles, estimant que certains engagements de départ semblaient avoir été oubliés.

Le message, largement relayé et commenté, a rapidement suscité des remous internes, aussi bien à la Présidence qu’au sein du parti au pouvoir. Face à la polémique, une réunion urgente des chargés de mission aurait été convoquée pour discuter de la situation et de l’attitude à adopter.

D’après Seneweb, ces tensions auraient débouché sur la signature d’un arrêté présidentiel mettant discrètement fin aux fonctions de Salimata Dieng. Bien qu’aucune annonce officielle n’ait encore été faite, la nouvelle de son limogeage circule déjà dans les cercles politiques et alimente un débat interne au sein de la JPS, où la désormais ex-chargée de mission était considérée comme une voix influente et respectée.

La décision n’a pas manqué de provoquer des réactions. Parmi les premières à s’exprimer, celle du militant Ousmane Sow, membre du Pastef, qui s’est dit consterné par la mesure. Selon lui, « Salimata Dieng n’a fait qu’exprimer, avec courage, un appel à la cohérence et à la fidélité aux idéaux du parti ». Il juge inquiétant qu’une militante soit sanctionnée pour avoir exprimé une opinion critique, estimant que cela traduit un glissement dangereux vers le silence et la peur au sein du mouvement.

« Le Pastef a été fondé sur la liberté de penser et le courage de dire la vérité, non sur l’obéissance aveugle », a-t-il rappelé, tout en réaffirmant son soutien total à Salimata Dieng. Pour Ousmane Sow, la loyauté véritable consiste à rester fidèle aux valeurs du parti et à l’esprit de rupture prôné par le président Ousmane Sonko, plutôt qu’à se taire face aux dérives internes.

Fièvre de la Vallée du Rift : 87 cas confirmés et 11 décès à Saint-Louis, les autorités appellent à la vigilance

La région médicale de Saint-Louis a publié dans la nuit du 6 au 7 octobre 2025 son dernier point sur l’épidémie de fièvre de la Vallée du Rift (FVR), faisant état de 87 cas confirmés et de 11 décès. Ce bilan souligne la gravité de la situation dans cette partie du Sénégal, où les autorités sanitaires sont pleinement mobilisées pour contenir la propagation du virus.

Parmi les personnes infectées, 61 ont déjà été déclarées guéries, tandis que 11 patients sont toujours suivis à domicile. Quatre autres restent hospitalisés à l’hôpital régional de Saint-Louis, où le personnel médical suit de près leur évolution. La totalité des cinq districts sanitaires de la région — Saint-Louis, Richard-Toll, Dagana, Podor et Pété — est désormais en situation épidémique, ce qui reflète l’ampleur de la propagation du virus.

Les services sanitaires insistent sur l’importance du respect des mesures de prévention. La protection contre les piqûres de moustiques, principaux vecteurs de la maladie, et une manipulation prudente du bétail, identifié comme le réservoir du virus, sont particulièrement recommandées. La région médicale rappelle que la vigilance de la population reste un facteur clé pour limiter la diffusion de la FVR.

Dans le cadre de la surveillance épidémiologique, les équipes de santé et les services vétérinaires sont mobilisés sur l’ensemble du territoire pour détecter rapidement de nouveaux cas et assurer la prise en charge des patients. Les autorités sanitaires poursuivent leurs campagnes de sensibilisation, appelant à un engagement collectif pour réduire les risques de contamination et protéger les populations vulnérables, notamment dans les zones rurales où le contact avec le bétail est fréquent.

Le suivi de l’évolution de l’épidémie reste une priorité, et les responsables de la région médicale de Saint-Louis insistent sur la nécessité d’une coopération étroite entre la population et les services de santé afin de contenir efficacement cette flambée de la fièvre de la Vallée du Rift.

Salimata Dieng limogée de la Présidence après un post critique sur la gestion de la jeunesse

La Présidence de la République a pris la décision de mettre fin aux fonctions de Salimata Dieng, secrétaire générale nationale de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) et membre active du mouvement Pastef, suite à un message publié sur les réseaux sociaux considéré comme critique à l’égard de la gestion de la jeunesse au sein du parti et de l’appareil d’État. Salimata Dieng, qui occupait le poste de chargée de mission à la Présidence depuis sa nomination par décret présidentiel, a vu sa carrière interrompue après la publication d’un texte intitulé « Pastef entre négligence de la jeunesse et oubli de certains militants… ».

Dans ce message, la militante dénonçait ce qu’elle considérait comme une marginalisation persistante des jeunes au sein du parti et appelait à une implication plus significative de cette frange de la population dans la gestion de l’État. Son intervention a été perçue comme une remise en cause interne, provoquant des réactions tant au Palais qu’au sein de Pastef. Selon des sources proches du dossier, une réunion générale des chargés de mission avait été convoquée pour discuter de cette publication et évaluer les suites à donner avant que la décision de limogeage ne soit prise.

L’arrêté présidentiel mettant fin aux fonctions de Salimata Dieng aurait été signé discrètement afin de limiter les tensions, mais la nouvelle a fini par se répandre, suscitant un certain émoi au sein du parti et dans le cercle des jeunes militants. Âgée de 30 ans, Salimata Dieng figurait sur la liste nationale de Pastef lors des récentes élections législatives, ce qui témoigne de sa visibilité et de son engagement au sein du mouvement.

Cet événement met en lumière les tensions internes autour de la participation des jeunes dans la vie politique et le fonctionnement des structures partisanes. Il soulève également des interrogations sur l’espace laissé aux critiques constructives au sein des organisations politiques et de l’administration publique, et sur la manière dont les autorités équilibrent discipline administrative et liberté d’expression dans le cadre d’un engagement politique.

Forum Fii Sénégal 2025 : le Président Bassirou Diomaye Faye sollicite 1,7 milliard de dollars pour financer le « New Deal technologique »

Lors du Forum Fii Sénégal 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel ambitieux à la communauté internationale des investisseurs, annonçant la nécessité d’un investissement de 1,7 milliard de dollars pour propulser le « New Deal Technologique » du Sénégal. Ce plan stratégique vise à faire du numérique un moteur central de la croissance économique et de l’innovation dans le pays.

Le Chef de l’État a expliqué que cet investissement massif est indispensable pour la construction d’infrastructures critiques, comprenant notamment des data centers et des « clouds souverains ». Ces infrastructures permettront de renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, de sécuriser les données publiques et privées, et de créer un écosystème favorable au développement des services numériques et de la fintech. En parallèle, le programme prévoit le développement des compétences locales afin de stimuler l’innovation et de former une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins d’une économie de plus en plus digitalisée.

Pour rassurer les investisseurs potentiels, le Président Faye a mis en avant les réformes légales et économiques déjà engagées. Elles incluent une gestion rigoureuse des finances publiques, l’assainissement du cadre macroéconomique et l’adoption du plan national de redressement économique et social. Il a également annoncé que plusieurs codes majeurs seront finalisés d’ici la fin de l’année, notamment les révisions du Code général des impôts, du Code des douanes, du Code du travail, du Code unique de sécurité sociale, et du Code des marchés publics. Les lois relatives aux partenariats public-privé et aux zones économiques spéciales seront également adaptées pour offrir un environnement plus attractif et sécurisé pour les investisseurs.

Selon le Président, ces instruments légaux et réglementaires fourniront des incitations ciblées, des garanties juridiques renforcées et une meilleure lisibilité des activités économiques, rendant le marché sénégalais plus compétitif et conforme aux réalités actuelles des marchés internationaux.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a souligné l’attractivité du Sénégal, mettant en avant un marché en expansion bénéficiant du cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et d’un environnement juridique en mutation et en modernisation continue. Il a encouragé les investisseurs à se positionner sur les secteurs stratégiques à fort potentiel commercial, rappelant que l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux de l’État (APIX) est mobilisée pour accompagner les démarches d’installation, notamment grâce à son guichet unique et à la digitalisation complète des procédures.

Le « New Deal Technologique » du Sénégal ambitionne ainsi de transformer le pays en un hub régional du numérique, combinant infrastructures modernes, capital humain qualifié et cadre légal attractif, avec l’objectif de stimuler la croissance économique et de renforcer la souveraineté numérique nationale.

Éducation : le G7 lance « Octobre Rouge » pour exiger la révision du statut des décisionnaires et la fin de la surimposition des rappels

Le G7, regroupant les sept syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation au Sénégal, a annoncé le lancement d’une campagne de mobilisation nationale baptisée « Octobre Rouge », prévue pour démarrer le 8 octobre 2025. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le corps enseignant et le Gouvernement concernant le passif social et l’application des accords conclus lors des précédentes négociations.

Dans un communiqué publié ce mardi 7 octobre, le G7 rappelle avoir pris note des recommandations issues du conseil interministériel du 3 octobre 2025 et invite les autorités à régler de manière définitive plusieurs points, jugés cruciaux pour la stabilité du système éducatif. Les syndicats exigent notamment la révision immédiate du statut des enseignants non fonctionnaires, communément appelés décisionnaires, à travers la signature des décrets modifiant les textes 2006-392 et 74-347. Ils réclament également la fin de la surimposition des rappels dus aux enseignants, ainsi que la convocation sans délai du Comité de suivi des accords et l’ouverture de nouvelles négociations sur les questions émergentes.

Le G7 met aussi l’accent sur le parachèvement de la Formation diplômante universelle (FDU) pour les enseignants dans les différentes institutions concernées, notamment la FASTEF, l’INSEPS, le CNEPS, l’ENSEPT et les CFRPE. Selon les syndicats, cette formation constitue un élément essentiel pour assurer un enseignement de qualité et valoriser le personnel éducatif.

Dans son communiqué, le G7 dénonce avec force l’inertie observée dans la mise en œuvre de plusieurs accords, touchant des aspects aussi variés que l’habitat social, la réforme des retraites, la digitalisation des procédures administratives, le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, le relèvement des budgets des établissements scolaires, ainsi que le paiement des indemnités aux intervenants extérieurs des CRFPE pour les promotions 2023-2024 et 2024-2025. Le syndicat souligne que ces retards compromettent la stabilité et l’efficacité du système éducatif, et appelle le Gouvernement à faire de l’école une véritable priorité nationale en procédant à l’apurement complet des accords et au respect strict des engagements pris.

Pour obtenir satisfaction, le G7 a mis en place un plan d’action concret. À partir du 8 octobre 2025, un mois dit « Octobre Rouge » débutera avec le port de brassards rouges par les enseignants, symbole de protestation et d’avertissement, visant à rappeler l’urgence de la signature des décrets relatifs à la révision du statut des décisionnaires, à la bonne tenue de la FDU et à la cessation de la surimposition des rappels. Une conférence de presse est également programmée le 10 octobre pour présenter les actions à venir et les modalités de mobilisation sur le terrain.

Enfin, le G7 adresse ses vœux de bonne rentrée scolaire 2025-2026 à l’ensemble du personnel administratif, aux enseignants et aux élèves, tout en exprimant l’espoir que ces actions permettront de concrétiser des avancées significatives sur le plan syndical et d’améliorer les conditions de travail dans le secteur de l’éducation, au bénéfice de l’école et de tous ses acteurs.

L’Union des Panafricanistes Sénégalais dénonce le discours “humiliant” du Premier ministre Ousmane Sonko au Salon de l’Investissement

L’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS) a exprimé une vive indignation à la suite du discours prononcé mardi 7 octobre 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko lors de la cérémonie officielle du Salon de l’Investissement FII Sénégal 2025, qui s’est tenue au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio. La manifestation a réuni, entre autres, le président de la République Bassirou Diomaye Faye et le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, et a été l’occasion de présenter les ambitions du Sénégal en matière d’investissement et de coopération régionale. Le communiqué de l’UPS, parvenu à Ledakarois, qualifie les propos du Premier ministre de “profondément inopportuns et humiliants”, considérant qu’ils portent atteinte à la dignité des institutions et ternissent l’image du Sénégal sur la scène internationale.

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité pour les dirigeants ouest-africains de faire preuve de courage politique, particulièrement sur les questions monétaires et économiques régionales. Il a affirmé que les réformes indispensables à la stabilité et à la prospérité de la région étaient connues depuis longtemps, mais qu’elles n’avaient jamais été mises en œuvre faute de volonté. Selon lui, il était urgent que les autorités assument pleinement leurs responsabilités et prennent les mesures nécessaires afin d’engager des transformations effectives. “Sans cela, elles continueront à gouverner sans jamais transformer”, a-t-il déclaré, appelant à une action décisive pour que les politiques adoptées produisent des résultats concrets pour les populations.

Pour l’UPS, ce ton et ces déclarations ont été perçus comme une atteinte à la dignité des chefs d’État présents, constituant une forme d’humiliation publique, d’autant plus qu’elles ont été prononcées devant deux présidents africains et de nombreux partenaires internationaux. Dans son communiqué, le mouvement souligne qu’un Premier ministre, quelle que soit sa popularité ou son influence, ne doit pas adopter un ton qui frôle le mépris envers le président de la République ou envers un chef d’État frère. Selon l’organisation, de tels propos fragilisent l’image diplomatique du Sénégal et portent atteinte aux symboles africains de solidarité, de cohésion et de respect mutuel entre dirigeants.

L’UPS a rappelé que le panafricanisme véritable repose sur le respect mutuel, l’humilité et la responsabilité, et qu’il ne peut s’exprimer par des critiques publiques ou des humiliations à l’égard des institutions et des chefs d’État africains. Le mouvement estime que la parole publique doit rester mesurée, surtout lorsqu’elle émane de représentants de l’État, qui ont la responsabilité de préserver la crédibilité et l’honneur des institutions qu’ils incarnent.

Dans sa déclaration, l’organisation appelle à un sursaut républicain et à un retour à la retenue dans l’expression des membres du gouvernement, en soulignant que la dignité des institutions nationales et africaines doit demeurer inviolable. L’UPS plaide pour un respect strict des codes diplomatiques et des conventions de courtoisie entre dirigeants africains afin de renforcer l’image du Sénégal et de promouvoir l’unité et la coopération panafricaine. Elle conclut en invitant l’État sénégalais à s’assurer que les interventions publiques, en particulier lors de rencontres internationales, respectent les principes de civilité et de responsabilité qui fondent la crédibilité et la réputation du pays sur le plan continental et international.

Concours fictif d’admission à la Gendarmerie : le Haut-commandement met en garde contre de fausses annonces

La Gendarmerie nationale du Sénégal a tenu à alerter l’opinion publique sur la circulation, ces derniers jours, de fausses informations annonçant l’ouverture d’un prétendu concours d’admission à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie nationale (ESOGN) pour la session 2026. Dans un communiqué officiel publié ce mardi 7 octobre 2025, la Division de la communication et des relations publiques (DCRP) a formellement démenti ces publications qu’elle qualifie de « fausses et non authentifiées ».

Selon le communiqué, ces annonces frauduleuses, diffusées sur diverses plateformes numériques, notamment les réseaux sociaux, invitent les candidats à contacter des numéros de téléphone pour obtenir des renseignements ou déposer des candidatures. Des pratiques que la Gendarmerie assimile à des tentatives d’escroquerie visant à abuser de la confiance des citoyens.

Le Haut-commandement de la Gendarmerie rappelle que les informations relatives aux concours et recrutements ne sont publiées que par les canaux officiels de l’institution. Il s’agit principalement du site web officiel www.gendarmerie.sn, de la page Facebook « Gendarmerie Nationale du Sénégal », ainsi que des communiqués signés par la Division de la Communication et des Relations Publiques (DCRP), accessibles via l’adresse email div.com@gendarmerie.sn.

Le communiqué insiste sur le fait que le lancement des concours d’entrée à l’École des Officiers (EOGN) et à l’École des Sous-officiers (ESOGN) fera toujours l’objet d’annonces officielles diffusées exclusivement sur ces plateformes institutionnelles. Tout message, publication ou appel circulant en dehors de ces canaux doit donc être considéré comme une fausse information.

La Gendarmerie nationale exhorte les citoyens à faire preuve de vigilance et de discernement, en s’abstenant de répondre à ces annonces mensongères et en signalant toute tentative suspecte d’escroquerie. L’institution réaffirme sa détermination à protéger les populations contre ce type d’arnaques et invite chacun à vérifier systématiquement la source avant toute démarche.

Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte où de nombreux internautes et jeunes candidats à l’emploi sont la cible de réseaux frauduleux qui profitent de la crédulité et de l’impatience de certains pour leur soutirer de l’argent. Le Haut-commandement rappelle enfin que tout recrutement au sein de la Gendarmerie se fait dans la plus grande transparence, selon des procédures officielles et publiques.

Le Niger dévoile sa stratégie de « Refondation » au Forum Invest in Sénégal : décision, confiance et action au cœur de la nouvelle vision économique

Le Niger a marqué les esprits lors du Forum Invest in Sénégal qui s’est ouvert ce mardi 7 octobre au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Invité d’honneur de cette grande rencontre économique, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a présenté la nouvelle feuille de route de son pays, baptisée « Refondation ». Une stratégie ambitieuse qui repose sur trois piliers essentiels — décision, confiance et action — et qui vise à transformer les ressources naturelles du Niger en moteurs d’intégration régionale, d’attractivité économique et de souveraineté nationale.

Dans un discours dense et visionnaire, le chef du gouvernement nigérien a d’abord insisté sur le premier pilier, la décision, symbole du tournant amorcé par les nouvelles autorités depuis les événements du 26 juillet 2023. « Nous avons le monopole de la décision pour qu’il y ait des investissements, pour qu’il y ait la collectivité, la croissance et la redistribution du fruit de cette croissance », a déclaré Ali Mahaman Lamine Zeine. Il a ainsi mis en avant la volonté du Niger de reprendre la pleine maîtrise de ses orientations économiques et de s’assurer que la richesse nationale bénéficie directement à ses citoyens.

Le second pilier, la confiance, s’incarne dans une série de réformes macro-économiques destinées à restaurer la crédibilité du pays sur la scène internationale. Selon le Premier ministre, ces réformes créent « de très bonnes opportunités » pour les investisseurs désireux de s’engager durablement sur le continent africain. Il a souligné que le Niger entend bâtir un climat de confiance fondé sur la transparence, la stabilité et la valorisation de ses atouts stratégiques.

Enfin, le troisième pilier, l’action, est présenté comme l’exigence ultime pour que les Africains deviennent les véritables acteurs de leur propre développement. « Nous devons faire en sorte que ce que Allah nous a accordé profite à notre peuple », a-t-il insisté, appelant à un sursaut de responsabilité collective afin de transformer les potentialités économiques du continent en prospérité réelle.

Sur le plan géopolitique, Ali Mahaman Lamine Zeine a profité de la tribune de Diamniadio pour clarifier la position du Niger dans l’après-26 juillet. Il a dénoncé l’inefficacité des dispositifs militaires étrangers, estimant qu’ils n’ont pas permis de neutraliser durablement la menace terroriste dans les zones critiques du pays, notamment à l’ouest et à l’est. Affirmant la nouvelle doctrine sécuritaire nationale, il a lancé un message fort : « Zéro soldat étranger sur notre territoire. » Cette mesure, a-t-il précisé, n’est pas un isolement, mais une affirmation de souveraineté et une étape vers l’émancipation complète du Niger.

Le Premier ministre a également tenu à mettre en avant la montée en compétence des Nigériens dans tous les domaines stratégiques. Médecins, pilotes, ingénieurs et autres professionnels nationaux participent activement à la construction d’un État autosuffisant et confiant en ses propres ressources humaines.

Le Niger se veut désormais un hub énergétique et économique de premier plan en Afrique de l’Ouest. Ali Mahaman Lamine Zeine a détaillé les atouts naturels exceptionnels de son pays : un ensoleillement « quasiment 365 jours par an », des réserves d’eau souterraine parmi « les plus importantes du continent », ainsi qu’un potentiel gazier et minier considérable. Ces ressources, a-t-il expliqué, seront gérées selon les principes de la « Refondation » afin de devenir des leviers de croissance interne, d’intégration régionale et de développement durable.

En conclusion, le Premier ministre nigérien a réaffirmé la vision d’un Niger debout, maître de son destin et tourné vers l’avenir. La « Refondation », a-t-il assuré, est plus qu’un programme économique : c’est une philosophie d’action nationale fondée sur la souveraineté, la responsabilité et la confiance retrouvée. Le message de Niamey, lancé depuis Diamniadio, résonne ainsi comme un appel à une Afrique décidée à bâtir son développement par elle-même et pour elle-même.

Affaire de torture présumée : Pape Malick Ndour dénonce des accusations « fallacieuses » et se dit prêt à une confrontation

L’ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall, Pape Malick Ndour, a vivement réagi après son audition par la Section de recherches de la gendarmerie, ce lundi, dans le cadre d’une affaire de torture présumée impliquant des nervis et des éléments des forces de l’ordre. L’ancien responsable politique, qui se dit victime d’une campagne de diffamation, a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, qu’il qualifie de « fallacieuses, erronées et reposant sur du néant ».

Face à la presse, Pape Malick Ndour a tenu à clarifier sa position, niant toute implication dans les faits qui lui sont reprochés. « On m’accuse d’avoir donné des ordres à des gendarmes pour qu’ils s’associent à des nervis et torturent une personne. C’est un mensonge », a-t-il affirmé. Selon lui, il est facile pour les enquêteurs d’identifier les gendarmes supposément concernés, et il se dit entièrement disposé à les affronter dans le cadre d’une confrontation officielle. « Je suis prêt à être confronté à eux en toute transparence, même devant les caméras. La RTS peut filmer cette confrontation, je n’ai absolument rien à cacher », a-t-il ajouté.

Pape Malick Ndour a profité de cette sortie pour exprimer sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu durant cette période qu’il décrit comme une épreuve injuste. Il a salué « la courtoisie et le professionnalisme des enquêteurs » de la gendarmerie, tout en remerciant « le peuple sénégalais pour son soutien constant ». Il a également eu un mot particulier pour sa famille, ses avocats et ses collaborateurs politiques, avant d’adresser un remerciement appuyé à Barthélemy Dias, qu’il a décrit comme « le maire légitime de Dakar », pour sa présence et son soutien moral.

Confiant en la justice de son pays, l’ancien ministre dit attendre « la victoire finale », convaincu que la vérité finira par triompher. Dans un ton empreint de spiritualité, il a conclu en priant « pour que la main de Dieu s’abatte sur tout coupable, quel qu’il soit, y compris sur [lui-même] si une seule fois [il a] été complice de torture ou de tuerie ».

Cette affaire, qui continue de susciter de vifs débats dans l’opinion publique, relance la question de l’implication de certains anciens responsables politiques dans des pratiques répressives dénoncées par plusieurs organisations de défense des droits humains. L’enquête suit son cours au niveau de la Section de recherches, et les prochains développements seront déterminants pour la suite du dossier.

Litige foncier à Ndiakhirate : les héritiers Ndiagne Faye accusent le maire Alpha Bocar Khouma de violation d’un arrêté préfectoral, ce dernier dément toute irrégularité

Le différend foncier autour du vaste terrain de 140 hectares dénommé « Khalou Dioula » à Ndiakhirate, dans la commune de Sangalkam, refait surface et prend une tournure plus tendue. Les héritiers de Ndiagne Faye pointent du doigt le maire de la localité, Alpha Bocar Khouma, qu’ils accusent d’avoir relancé des opérations d’attribution foncière en dépit d’une mesure préfectorale suspendant toute activité sur le site. Le maire, lui, rejette fermement ces accusations et assure agir dans la légalité.

Face à la presse, les descendants de Ndiagne Faye ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « voie de fait » de la part du maire. Selon leur porte-parole, Mamadou Diop Thioune, l’édile aurait « outrepassé les décisions administratives » en poursuivant des démarches de régularisation malgré l’arrêté préfectoral en vigueur. « Cette attitude constitue un mépris total de la loi et des autorités administratives », a-t-il martelé, rappelant que le préfet avait convoqué une réunion ayant débouché sur la suspension immédiate de toutes les activités liées au site litigieux.

Les héritiers affirment en outre que des études techniques avaient déjà tranché la question. « Sous la supervision de l’ancien sous-préfet Marcel Thiaw et avec l’appui des directions du Cadastre et de l’Urbanisme, il a été établi que les documents invoqués par la mairie étaient irréguliers », a expliqué le porte-parole. Les plaignants réclament aujourd’hui une intervention directe de l’État pour que justice soit rendue et que la famille Ndiagne Faye soit « rétablie dans ses droits légitimes ».

Interrogé par la presse, le maire Alpha Bocar Khouma a répliqué avec fermeté, récusant toute idée de violation de la loi. « Khalou Dioula est un site de 140 hectares dont la régularisation m’a été confiée. Il n’y a aucune infraction de ma part. Nous attendons la signature du gouverneur pour finaliser la délibération à transmettre à la Présidence », a-t-il déclaré.

Le maire a toutefois tenu à préciser qu’il existe un autre site de 15 hectares sur lequel des travaux sont effectivement en cours, mais de manière totalement légale. « Ce terrain fait l’objet d’un lotissement autorisé depuis 2009. J’ai donc le droit d’y intervenir dans le cadre d’une procédure régulière », a-t-il soutenu.

Alpha Bocar Khouma a aussi cherché à désamorcer la polémique, affirmant qu’« aucun contentieux n’oppose » la mairie à la famille Ndiagne Faye. Selon lui, son équipe n’a fait que poursuivre un processus administratif entamé bien avant son arrivée à la tête de la commune. « Je n’ai fait que continuer le travail initié sous le magistère de l’ancien maire Oumar Guèye », a-t-il insisté.

Ce nouvel épisode du litige foncier de Khalou Dioula relance le débat sur la gestion des terres dans la grande banlieue dakaroise, où les tensions entre collectivités locales, héritiers terriens et services de l’État se multiplient. Alors que les héritiers réclament la restitution de leurs terres, le maire invoque la continuité administrative et la régularisation foncière. En attendant une décision des autorités préfectorales ou judiciaires, la situation demeure explosive à Ndiakhirate, où les populations suivent de près l’évolution de ce dossier emblématique des conflits fonciers récurrents dans la région de Dakar.

Dakar : le Gouverneur Ousmane Kane rappelle à l’ordre sur l’organisation des cérémonies familiales sur la voie publique

Le Gouverneur de la région de Dakar, Ousmane Kane, a réagi fermement ce mardi 7 octobre 2025 face à la multiplication des cérémonies familiales et traditionnelles organisées sur la voie publique sans autorisation. Dans un communiqué officiel rendu public, il a exprimé sa préoccupation concernant cette pratique devenue courante dans la capitale, notamment à l’occasion de baptêmes, mariages ou autres événements festifs.

Ces manifestations, selon le communiqué, provoquent régulièrement des perturbations de la circulation, des nuisances sonores et des risques accrus pour la sécurité publique. Le Gouverneur souligne que la voie publique n’est pas un espace privé, mais un lieu destiné à la libre circulation des personnes et des biens. Il rappelle que son utilisation à des fins particulières ne peut se faire qu’à titre exceptionnel et dans le strict respect des procédures légales prévues par la réglementation en vigueur.

Ousmane Kane précise que toute occupation de la voie publique, quel qu’en soit le motif, doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’autorité administrative compétente, au moins trois jours avant la date prévue pour l’événement. Cette exigence vise à permettre aux services de l’État et aux forces de sécurité de prendre les dispositions nécessaires pour encadrer ces rassemblements et prévenir tout désordre.

Dans son communiqué, le Gouverneur attire également l’attention sur l’usage abusif des sonorisations lors de ces cérémonies. Il rappelle que toute installation d’un système sonore sur la voie publique est soumise à une autorisation spéciale. Cette mesure, selon lui, permet de préserver la tranquillité des riverains et d’éviter les débordements souvent constatés lors de ces manifestations.

Ousmane Kane met en garde contre toute violation de ces règles. Il avertit que les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la loi, notamment l’interruption immédiate de la cérémonie, la saisie du matériel utilisé et d’éventuelles poursuites judiciaires. L’autorité administrative indique que ces sanctions ne visent pas à restreindre les libertés, mais à garantir la sécurité collective, la quiétude publique et une cohabitation harmonieuse entre les usagers de l’espace urbain.

Le Gouverneur a également lancé un appel au civisme et à la responsabilité de tous. Il a exhorté les citoyens à adopter un comportement respectueux des lois et à comprendre que la préservation de l’ordre public relève d’une responsabilité partagée. Selon lui, l’occupation anarchique de la voie publique pour des cérémonies privées nuit à la mobilité urbaine, met en danger les usagers de la route et crée des tensions inutiles dans les quartiers résidentiels.

Enfin, Ousmane Kane a demandé aux Préfets, Sous-préfets, Maires, Délégués de quartier et forces de sécurité de veiller à l’application stricte de ces dispositions sur l’ensemble du territoire régional. Il souhaite ainsi mettre fin à une pratique devenue récurrente, où les rues se transforment en lieux de réjouissance, au détriment du respect des normes et de la sécurité publique. Cette sortie du Gouverneur intervient dans un contexte où les autorités cherchent à réorganiser l’espace urbain de Dakar et à rappeler aux citoyens la nécessité d’un usage responsable de la voie publique.

Dakar : le président Embaló appelle à un partenariat de développement fondé sur la technologie et l’humain

Le président de la République de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a pris part à l’édition 2025 du Forum Investir au Sénégal, organisé à Dakar. Dans une allocution empreinte d’ambition et de réalisme, le chef de l’État bissau-guinéen a mis l’accent sur la nécessité d’un partenariat régional tourné vers le développement technologique et le renforcement du capital humain, piliers selon lui d’une Afrique émergente et souveraine.

Dès son arrivée, le président Embaló a exprimé sa joie d’être à Dakar, soulignant la profondeur des liens qui unissent la Guinée-Bissau et le Sénégal. Il a rappelé que les deux pays partagent « bien plus qu’une frontière », évoquant une communauté de destin façonnée par la parenté, l’histoire, la culture et la langue. Il a salué la stratégie du Sénégal visant à devenir un véritable hub technologique régional, ajoutant que tout progrès enregistré de part et d’autre de la frontière se répercute positivement sur les deux nations.

Dans son discours, Umaro Sissoco Embaló a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de s’appuyer sur deux leviers essentiels : les infrastructures physiques d’une part, et le capital humain, la science et la créativité d’autre part. « L’avenir du continent se construira certes sur l’infrastructure physique, mais aussi et surtout sur le capital humain, la science, la technologie, l’innovation et la créativité », a-t-il affirmé devant les participants du forum.

Le président bissau-guinéen a ensuite détaillé les secteurs qu’il considère comme les moteurs de la croissance africaine : la révolution numérique, l’agriculture intelligente (smart farming), l’agro-transformation, les énergies renouvelables, la santé connectée et l’intelligence artificielle. Il a rappelé que la Guinée-Bissau s’est déjà engagée sur cette voie à travers la digitalisation des services publics et la création de zones économiques spéciales destinées à attirer les investissements.

Umaro Sissoco Embaló a également décrit l’Afrique de l’Ouest comme un « écosystème intégré », doté d’un potentiel humain exceptionnel. Il a appelé à une nouvelle approche de l’investissement, axée non seulement sur la rentabilité financière, mais aussi sur l’impact social et humain. « Nous recherchons des investissements capables de transformer la vie des citoyens, notamment celle des jeunes, des femmes et des populations rurales », a-t-il déclaré, tout en saluant l’essor des start-up africaines et des initiatives citoyennes dans l’économie numérique.

En conclusion, le président de la Guinée-Bissau a exhorté les gouvernements et les partenaires internationaux à bâtir un modèle de développement basé sur la confiance, la justice sociale et la durabilité. « Nous devons encourager les transferts de technologies, valoriser les compétences locales et promouvoir une croissance socialement juste et écologiquement soutenable », a-t-il plaidé.

Convaincu que ce forum ouvrira la voie à des partenariats « équitablement profitables et durables », Embaló a lancé un appel vibrant à la solidarité régionale : « Ensemble, ouvrons de nouvelles perspectives pour une prospérité partagée, une justice sociale affirmée et un développement au service de nos peuples. »

Cambriolage à Jaxaay/Niacoulrab : trois individus arrêtés après un vol avec effraction

Le calme habituel du quartier de Jaxaay/Niacoulrab, dans le département de Keur Massar, a été troublé par un cambriolage qui s’est soldé par l’arrestation de trois individus. Selon la Police nationale, les faits se sont déroulés dans la nuit du week-end, lorsqu’une boutique de proximité a été prise pour cible par un groupe de malfaiteurs.

Les suspects ont réussi à s’introduire par effraction dans le commerce avant d’emporter plusieurs bonbonnes de gaz, des boissons et une somme d’argent dont le montant n’a pas été précisé. Aussitôt informés, les éléments du Commissariat de Jaxaay/Niacoulrab ont lancé une enquête minutieuse qui a rapidement porté ses fruits.

Les policiers sont parvenus à localiser les auteurs présumés du cambriolage alors qu’ils tentaient de revendre quatre bonbonnes de gaz issues du butin. Cette opération a conduit à leur interpellation et à la récupération d’une partie des objets volés.

Les trois suspects sont actuellement en garde à vue pour les besoins de l’enquête, ouverte pour « vol en réunion et effraction ». Les investigations se poursuivent afin de déterminer si d’autres complices sont impliqués dans cette affaire.

Ce nouveau coup de filet vient rappeler la vigilance accrue des forces de sécurité dans la banlieue dakaroise, où les opérations de surveillance ont été renforcées ces derniers mois pour lutter contre la recrudescence des cambriolages dans les commerces de proximité.

Abdou Nguer confronté à une nouvelle procédure judiciaire

En détention depuis le 20 mai 2024, le chroniqueur de la SenTV, Abdou Nguer, voit sa situation judiciaire se compliquer avec l’ouverture d’un nouveau dossier. Déjà inculpé pour diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’État et apologie d’un crime ou délit, le journaliste fait désormais face à une procédure distincte, sans lien avec l’affaire principale qui est toujours en cours d’instruction.

Selon des informations relayées par MF Info, le jugement concerne un différend l’opposant à un enseignant qui l’a poursuivi pour diffamation. Initialement programmé à une date antérieure, ce procès a été renvoyé et se tiendra finalement ce mercredi 8 octobre 2025 devant le tribunal compétent.

Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une situation déjà délicate pour Abdou Nguer, qui devra désormais répondre de deux procédures distinctes. Les observateurs craignent que ces nouvelles charges ne viennent alourdir davantage son cas, déjà sensible au regard de l’opinion publique et du contexte judiciaire dans lequel il se trouve.

À Sédhiou, un descendant du roi baïnouck réclame une rue en hommage à Ngana Sira Banna Biaye

À Birkama, ancienne capitale du royaume baïnouck dans la région de Sédhiou, la mémoire du roi Ngana Sira Banna Biaye refait surface. Nouah Biaye, l’un de ses descendants directs, a lancé un appel aux autorités administratives et politiques de Sédhiou et de la commune de Djibanar afin qu’une rue de la ville porte désormais le nom de cet illustre souverain, symbole de résistance et de sagesse dans l’histoire des Baïnoucks.

« Ngana Sira Banna Biaye a marqué l’histoire de notre peuple. Il a su préserver notre identité et défendre notre territoire. Aujourd’hui, il est temps que son nom retrouve la place qu’il mérite dans notre mémoire collective », a déclaré M. Biaye lors d’un entretien avec notre rédaction.

Le roi Ngana Sira Banna Biaye, figure respectée du peuple baïnouck, a régné à une époque où Birkama était un centre politique et culturel florissant. Son règne fut notamment marqué par des alliances stratégiques, la défense des terres face aux incursions étrangères et la promotion d’une gouvernance fondée sur la concertation entre les clans.

Pour son descendant, la demande de baptiser une rue à son nom dépasse le simple symbole : « C’est une manière de réhabiliter un pan méconnu de l’histoire du Sénégal et de renforcer la fierté identitaire des jeunes générations. Nos enfants connaissent les noms des rois d’ailleurs, mais pas ceux de nos propres ancêtres. Donner le nom de Ngana Sira Banna Biaye à une rue, c’est rendre justice à notre histoire », a-t-il conclu.

Affaire Madiambal Diagne : le journaliste persiste et accuse Me Ciré Clédor Ly de « chercher à noyer le poisson »

Le ton continue de monter entre le journaliste Madiambal Diagne et l’avocat Me Ciré Clédor Ly. Après de premières déclarations explosives dans lesquelles il affirmait être la cible d’une « opération de déstabilisation » orchestrée par des proches du pouvoir, Madiambal revient à la charge et met nommément en cause l’avocat.

Dans une nouvelle publication sur X (ancien Twitter), le patron du groupe Avenir Communication a accusé Me Ciré Clédor Ly de jouer un rôle actif dans ce qu’il considère comme une « machination politique ». « La situation n’est pas drôle, autrement je me serais amusé de la réponse de Me Ciré Clédor Ly qui cherche à noyer le poisson. Il ne peut pas nier son rôle », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « La question essentielle est d’assumer que ce dossier est pour déstabiliser et liquider des adversaires de Sonko. »

Ces propos font suite à la réponse de Me Ciré Clédor Ly, qui avait rejeté les accusations du journaliste, dénonçant des affirmations « fantaisistes et sans fondement ». L’avocat, connu pour sa défense de figures politiques comme Ousmane Sonko, avait soutenu que Madiambal cherchait à détourner l’attention de ses propres démêlés judiciaires.

Mais loin de désamorcer la polémique, la sortie de Me Ly semble avoir renforcé la détermination du journaliste. Pour Madiambal Diagne, il ne s’agit plus simplement d’une divergence d’interprétation, mais d’une entreprise visant à « salir et détruire » ses adversaires politiques à travers des canaux judiciaires et médiatiques.

Cette passe d’armes entre le journaliste et l’avocat intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par une série d’affaires judiciaires impliquant des acteurs politiques et médiatiques. En détention depuis mai 2024 pour diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’État et apologie d’un crime ou délit, Madiambal Diagne se dit victime d’un « complot politique » mené, selon lui, par des soutiens du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dakar : le compteur « Woyofal » plonge les ménages dans la détresse

Dans les foyers de Dakar, l’électricité est devenue un véritable casse-tête quotidien. Depuis l’installation du compteur prépayé « Woyofal », censé simplifier la gestion de la consommation et soulager les ménages, les plaintes ne cessent de s’accumuler. Recharges qui s’épuisent à une vitesse inexplicable, montants en hausse constante, factures devenues insupportables : un sentiment d’injustice et d’incompréhension gagne les consommateurs, rapporte L’Observateur.

À la Médina, l’une des zones les plus densément peuplées de la capitale, Rackiy Sow vit cette situation avec amertume. Mère de famille, elle supporte seule les charges d’un foyer nombreux. Dans son salon faiblement éclairé, elle fixe avec anxiété le compteur « Woyofal » qui émet un bip régulier. « C’est devenu mon cauchemar », confie-t-elle à L’Observateur. « Chaque fois qu’on parle de courant, j’ai des palpitations. Je n’arrive plus à comprendre la vitesse à laquelle le crédit disparaît. »

Elle se souvient d’un exemple précis : le 1er septembre, après une recharge, son compteur affichait 154 kWh. Quelques semaines plus tard, pour la même somme, il n’en indiquait plus que 103. « C’est incompréhensible. On se prive, on fait attention, mais la consommation augmente comme si quelqu’un tirait dessus en douce. C’est une succession de désillusions », soupire-t-elle.

Son témoignage fait écho à celui de nombreux Dakarois, tous confrontés à la même énigme énergétique. Omar Mbaye, un jeune habitant de Colobane, raconte lui aussi son désarroi : « Avant, avec 200 francs, on pouvait avoir près de 200 kWh. Aujourd’hui, on n’atteint même plus 170. Et pourtant, je n’ai rien changé dans ma consommation. » Il se souvient de sa dernière recharge : « Le 30 septembre, j’ai mis 500 francs. Le lendemain, à 17 heures, le voyant rouge s’est rallumé. Six jours plus tard, le compteur affichait à peine 103 kWh. Je ne comprends plus rien. »

Ces témoignages illustrent une tendance lourde : la hausse des coûts de l’électricité est devenue une réalité dans la capitale. Ce qui devait être un outil de transparence et d’autonomie est désormais perçu comme une source d’angoisse. Selon L’Observateur, la plupart des usagers dénoncent un système de tarification opaque et une consommation devenue imprévisible. Plusieurs affirment ne plus pouvoir anticiper leurs dépenses énergétiques, ce qui bouleverse l’équilibre économique des ménages.

« Tout est cher aujourd’hui, même l’électricité », lâche Omar avec résignation. « Avant, on pouvait planifier nos dépenses. Maintenant, le courant n’est plus bon marché. Les factures sont insupportables, tout comme le coût des appareils électroménagers. »

Dans les quartiers populaires comme dans les zones plus aisées, le sentiment est le même : le compteur « Woyofal », initialement présenté comme un progrès, symbolise désormais une nouvelle forme de précarité énergétique. Les foyers se sentent démunis face à un système qu’ils jugent injuste, sans explication claire ni accompagnement des autorités.

Pour l’heure, la Senelec et les pouvoirs publics restent discrets face à cette vague de mécontentement. Aucune mesure concrète n’a été annoncée pour apaiser la colère des consommateurs ou clarifier les modalités de tarification. En attendant, des milliers de familles continuent de voir leur crédit s’évaporer jour après jour, impuissantes, au rythme des bips stridents de leur compteur « Woyofal ».

Kaffrine : des kits scolaires pour endiguer l’abandon scolaire

Alors que la région de Kaffrine affiche des indicateurs éducatifs préoccupants, avec un taux d’achèvement au primaire parmi les plus bas du pays selon les dernières statistiques du ministère de l’Éducation nationale, l’Association « Solidarités et Partages Citoyens » intervient à point nommé à travers une vaste distribution de fournitures scolaires.

Dans cette région où près de 45 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, selon les chiffres de l’ANSD, la rentrée scolaire représente un défi financier de taille pour de nombreuses familles. C’est dans ce contexte que l’association a remis 207 kits scolaires complets, apportant un soutien concret et salutaire aux parents les plus démunis.

« Les conditions socio-économiques dans notre région créent des obstacles majeurs à la scolarisation, particulièrement pour les filles », explique Anta Ndao, présidente de l’association. « Notre action vise à briser ce cycle de précarité éducative en permettant aux enfants de démarrer l’année scolaire dans des conditions dignes. Nous voulons contribuer à leur développement personnel afin d’en faire des citoyens actifs et responsables. »

Au-delà du volet éducatif, l’organisation a également distribué 30 fauteuils roulants, 20 béquilles ainsi que des enveloppes d’un montant global de 200 000 francs CFA destinées aux personnes âgées, reconnaissant que la précarité des aînés pèse souvent sur la scolarité des plus jeunes.

Face à un système éducatif qui peine à retenir ses élèves — les derniers rapports indiquent que seulement trois enfants sur dix achèvent le cycle secondaire dans la région — cette initiative citoyenne apparaît comme une véritable bouffée d’oxygène pour une communauté éducative en quête de solutions durables.

Alors que Kaffrine continue de lutter contre les inégalités scolaires, de telles actions rappellent l’urgence de renforcer les partenariats entre acteurs publics et associatifs afin de garantir le droit fondamental à l’éducation pour tous les enfants de la région.

Ousmane Sonko appelle à un modèle africain de développement fondé sur la bonne gouvernance et l’ancrage culturel

Lors d’un panel consacré à la souveraineté, tenu mardi en marge du Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal) à Diamniadio, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a livré un plaidoyer fort pour la refondation du modèle de développement africain. Devant un public composé de responsables politiques, d’experts économiques et d’investisseurs internationaux, il a défendu l’idée d’une voie africaine du progrès, construite à partir des réalités locales et portée par la bonne gouvernance.

En présence de ses homologues du Niger et du Burkina Faso, M. Sonko a affirmé que l’Afrique devait s’affranchir des modèles importés pour bâtir sa propre trajectoire. Selon lui, les nations africaines doivent puiser dans leurs identités culturelles, leurs ressources internes et leurs expériences historiques pour concevoir un modèle endogène et durable. « Les mêmes méthodes qui ont marché ailleurs, basées sur la bonne gouvernance et le retour à l’identité culturelle propre à chaque peuple, peuvent également inspirer l’Afrique dans sa quête d’un développement autonome », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement sénégalais a ainsi appelé à la mise en place d’un modèle économique inspiré des réussites occidentales et asiatiques, tout en respectant les spécificités africaines. Ce modèle, a-t-il expliqué, doit s’appuyer sur une gestion rigoureuse des finances publiques, une exploitation transparente des ressources naturelles et une discipline budgétaire stricte. Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité d’un « train de vie de l’État aligné sur les capacités économiques réelles des pays africains », estimant qu’un État exemplaire dans la gestion de ses dépenses est une condition essentielle pour asseoir la crédibilité et l’efficacité de ses politiques publiques.

Dans un ton à la fois pragmatique et ambitieux, le Premier ministre a aussi plaidé pour un repositionnement de l’Afrique dans l’économie mondiale à travers la promotion de l’investissement direct étranger. Il a invité les investisseurs présents au forum à rejoindre le Sénégal et l’Afrique dans une logique de partenariat équitable : « Nous avons un cadre incitatif, venez investir avec nous dans une logique de partenariat gagnant-gagnant », a-t-il lancé. Pour lui, il est temps de rompre avec « la dépendance excessive à une certaine dette extérieure » et d’encourager les partenariats productifs au service de la souveraineté économique.

Ousmane Sonko n’a pas manqué de dénoncer les déséquilibres persistants dans les relations internationales, pointant du doigt une asymétrie flagrante entre la libre circulation des ressources naturelles africaines et les restrictions imposées à la circulation des personnes. Il a souligné que les injustices extérieures ne sauraient occulter les responsabilités internes : les dirigeants africains doivent, selon lui, reconnaître leur part dans le bradage des ressources du continent et adopter un « courage politique réel dans les prises de décisions stratégiques », même lorsqu’elles sont impopulaires.

Le Premier ministre a enfin exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie d’« usage dévoyé » de la connectivité en Afrique. Il a regretté que les outils numériques, au lieu de servir de leviers pour l’éducation, l’innovation et la coopération, soient trop souvent utilisés pour propager des discours de haine et de division. « La connectivité est souvent détournée vers des discours de haine et de division, au détriment d’un engagement constructif pour le progrès commun », a-t-il déploré.

En conclusion, le message d’Ousmane Sonko au forum Invest in Sénégal résonne comme un appel à la responsabilité collective et à la renaissance du continent. À travers sa vision, il invite les Africains à repenser leur rapport au développement, à l’économie mondiale et à leur propre souveraineté, dans un esprit de discipline, d’unité et de confiance en leurs propres capacités.

MEN/Rentrée scolaire : Visite du Ministre GUIRASSI…

‎À l’occasion de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a effectué ce lundi 6 octobre 2025, une visite dans plusieurs écoles et établissements scolaires de la région de Dakar une occasion de d’apprecier la mobilisation des enseignants et les encourager dans leur mission.
‎Commencant de la Case des Tout-petits de Mermoz au lycée Galandou Diouf, en passant par l’école Sainte-Bernadette, Pikine pour finir au lycée Moderne de rufisque, le ministre a tenu à féliciter les enseignants pour leur engagement et leur sens du devoir. Il a rappelé le rôle déterminant qu’ils jouent dans la formation du capital humain, socle du développement national.
‎Au-delà des encouragements, Moustapha Guirassy a appelé ses « soldats » de l’éducation à faire preuve de créativité et d’imagination dans l’accomplissement de leur mission pédagogique. « L’école doit rester un espace vivant, ouvert et inspirant, où chaque enseignant apporte une valeur ajoutée à la réussite des élèves », a-t-il déclaré.
‎Le ministre est aussi revenu sur la décision d’interdiction du téléphone portable au sein des établissements .
‎ »ces décisions vont dans le sens de protéger nos enfants contre toutes formes de menace pouvant sapée sa concentration et son dévouement aux études ».

MEN/Rentrée scolaire : Visite du Ministre GUIRASSI...

Kaolack – Installation du colonel Massamba Thiam à la tête de la zone militaire n°3

La cour d’honneur du camp militaire de Kaolack a vibré, ce mardi 7 octobre 2025, au rythme solennel de la cérémonie d’installation du nouveau commandant de la zone militaire n°3, le colonel Massamba Thiam. En présence de nombreuses autorités civiles et militaires, l’événement a marqué une étape importante dans la vie de cette unité stratégique des Forces armées sénégalaises.

« Je me réjouis de ma désignation à ce poste par le Chef d’État-Major général des Armées. Je rappelle que je suis du terroir. La zone militaire n°3, que j’ai l’honneur de commander, présente plusieurs défis liés à son étendue, à la gestion de la frontière, à la sécurisation des îles du Saloum, à l’exploitation illégale des ressources naturelles, ainsi qu’à la complexité de l’environnement sécuritaire sous-régional. Mais je peux vous assurer que la zone militaire n°3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine) dispose de moyens humains et matériels pour relever tous ces défis », a déclaré le colonel Massamba Thiam.

Poursuivant son allocution, le nouveau commandant a insisté sur la nécessité d’une posture d’anticipation et de réaction rapide :

« Grâce à cette approche, nous pourrons défendre efficacement l’intégrité territoriale de nos zones d’action et, en liaison avec les autres forces de défense et de sécurité, garantir la protection des populations et de leurs biens contre toutes les formes de menaces. »

Le colonel Thiam a également souligné que son action s’inscrira dans une logique de complémentarité et de synergie avec l’ensemble des forces de défense et de sécurité, tout en appelant à une collaboration étroite avec les acteurs locaux.

« Vous pourrez compter sur le soutien constant des autorités administratives, territoriales et religieuses, mais aussi sur l’adhésion des populations, qui sont au cœur du véritable enjeu de la sécurité », a-t-il rappelé.

En conclusion, le colonel Massamba Thiam a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à œuvrer avec l’ensemble des acteurs des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine pour le succès de la sécurité globale et la consolidation de la paix.

Invest in Sénégal 2025 : Bassirou Diomaye Faye dévoile sa vision d’un Sénégal souverain et transparent

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ouvert ce mardi le Forum Invest in Sénégal 2025 par un discours fort et mesuré qui a captivé un auditoire composé de chefs d’État africains, d’investisseurs et de partenaires internationaux. Sous les yeux du Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l’État a livré un message empreint de sérénité et de fermeté, posant les jalons d’une nouvelle gouvernance axée sur la souveraineté nationale, la transparence et l’unité du pays.

Dans une ambiance solennelle, Diomaye Faye a déroulé une vision claire : celle d’un Sénégal tourné vers l’action et la responsabilité. « Nous voulons désormais transformer les promesses en engagements », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de bâtir un développement fondé sur les ressources locales et la participation citoyenne. Le président a rappelé que l’objectif de son gouvernement est de consolider la stabilité politique tout en amorçant une rupture maîtrisée avec les pratiques du passé.

Face à un parterre d’investisseurs venus de tous les horizons, le chef de l’État a voulu rassurer : la stabilité institutionnelle du Sénégal reste intacte, mais la gouvernance changera de cap. « La gouvernance transparente et la lutte contre la corruption sont au cœur de notre agenda national », a-t-il martelé, déclenchant une salve d’applaudissements. Pour Diomaye Faye, la transparence n’est pas un simple mot d’ordre, mais une condition sine qua non pour regagner la confiance des citoyens et des partenaires économiques.

Le président a également insisté sur la nécessité de repenser le modèle de croissance du pays, en privilégiant les investissements productifs et les chaînes de valeur locales. Cette orientation, selon lui, doit permettre de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et de faire du Sénégal un pôle économique fort, capable d’attirer les capitaux tout en préservant sa souveraineté.

Ce premier grand discours économique du mandat de Diomaye Faye marque une étape symbolique. En quelques phrases, le président a tracé les contours d’un nouveau contrat de confiance entre l’État, le secteur privé et la société. À travers son ton posé et son message clair, il a voulu incarner une rupture générationnelle, celle d’un leadership fondé sur l’éthique, la rigueur et la responsabilité.

Le Forum Invest in Sénégal 2025, qui réunit pendant trois jours décideurs, entrepreneurs et bailleurs de fonds, s’annonce comme un moment clé pour repositionner le pays sur la carte des destinations économiques africaines. Et le discours d’ouverture du président Faye a donné le ton : le Sénégal veut désormais écrire son avenir en toute souveraineté, avec lucidité et ambition.

Bassirou Diomaye Faye appelle à un investissement massif pour transformer le Sénégal

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un vibrant appel à un investissement massif, lors du Forum économique international « Fii Sénégal 2025 ». Dans un discours à la fois fort et mobilisateur, le chef de l’État a réaffirmé la détermination de son administration à transformer profondément le pays et à renforcer ses partenariats stratégiques, en particulier avec ses partenaires traditionnels et les nouveaux investisseurs étrangers.

Devant un parterre d’acteurs économiques venus des quatre coins du monde, le président Faye a dressé le portrait d’un Sénégal en marche vers une nouvelle ère de prospérité, ouvert à la coopération et aux affaires. Il a tenu à rappeler que son gouvernement œuvre à bâtir un avenir fondé sur la confiance, la stabilité et la durabilité : « Le Sénégal est une terre d’accueil et d’hospitalité, idéalement située pour favoriser un environnement propice aux investissements », a-t-il déclaré, tout en insistant sur les atouts du pays, notamment sa stabilité politique, sa tradition démocratique et sa gouvernance transparente où la lutte contre la corruption occupe une place centrale.

Cette édition 2025 du forum a mis à l’honneur le Royaume d’Arabie Saoudite, invité d’honneur de l’événement. Un choix que le président Faye a salué, estimant qu’il « reflète la profondeur et la vitalité des relations entre nos deux pays ainsi que la volonté partagée d’aller plus loin ». Le chef de l’État a souligné les liens « solides d’amitié fraternelle et de coopération politique, religieuse et économique confiante » unissant Dakar et Riyad.

Ces relations se traduisent déjà par des investissements saoudiens significatifs dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, l’énergie, la santé et l’éducation. Le président a mis en avant quatre projets majeurs financés par le Fonds saoudien de développement : l’amélioration de la mobilité urbaine, le désenclavement des zones agricoles et minières, le développement communautaire et l’accès à l’eau potable grâce au dessalement de l’eau de mer. Ces initiatives, selon lui, participent directement à la transformation structurelle du pays et à l’amélioration du cadre de vie des populations.

S’adressant aux investisseurs internationaux, le président Faye a présenté le Sénégal comme une destination de choix, offrant des opportunités diversifiées dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’agriculture, les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrogène vert), les industries, le tourisme, l’artisanat, le numérique et la FinTech. Il a également insisté sur la jeunesse du pays, véritable moteur de développement : « Nous avons une population jeune, éduquée, connectée, créative et source de talent pour l’entreprise et les investisseurs. Plus de la moitié de notre population a moins de 25 ans. »

Pour donner une orientation claire à cette dynamique, le gouvernement a élaboré une feuille de route ambitieuse : l’Agenda National de Transformation et la Vision Sénégal 2050. Cette stratégie repose sur quatre grands piliers : bâtir une économie durable, résiliente et compétitive à travers la diversification et la valorisation des ressources naturelles, humaines et culturelles ; valoriser les terroirs et faire de chaque région un pôle de développement ; renforcer la gouvernance pour la rendre plus inclusive, transparente et efficace ; et enfin, investir massivement dans le capital humain, considéré comme le socle du progrès.

Cette vision de long terme se décline en deux instruments stratégiques : le Plan stratégique 2024-2035 et le Plan quinquennal 2025-2029, qui, selon le président, offriront de « réelles opportunités d’investissement et de partenariats publics-privés » dans tous les secteurs de l’économie nationale.

En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une synergie d’actions entre les États, les investisseurs et les acteurs du développement. Il a invité ses partenaires à considérer chaque édition du forum comme une occasion de bâtir « un avenir collectif où le succès de l’un nourrit celui de l’autre ». Malgré les défis liés à la conjoncture mondiale, le chef de l’État s’est montré optimiste : « Le Sénégal avance, porté par la croissance des secteurs productifs et de l’énergie. »

Affaire Madiambal Diagne : le journaliste dénonce un « complot politique » orchestré par Ousmane Sonko et Me Ciré Clédor Ly

L’affaire impliquant le journaliste Madiambal Diagne vient de prendre un tournant retentissant, aux allures de bras de fer politique. Selon des révélations du journal L’Observateur, le patron du Groupe Avenir Communication accuse désormais ouvertement le président Ousmane Sonko et l’avocat Me Ciré Clédor Ly d’être à la manœuvre d’une vaste opération de déstabilisation visant à le « faire tomber ».

Dans un document rendu public et largement relayé par la presse, Madiambal Diagne dénonce ce qu’il qualifie de « chasse à l’homme » dirigée contre lui et sa famille. « Je produirai toutes les preuves attestant de la légalité de notre patrimoine. La chasse à l’homme contre ma famille et mes biens est un complot politique », écrit-il, affirmant être victime d’une cabale montée pour salir son image et briser sa carrière.

Le journaliste, connu pour ses positions tranchées et souvent critiques envers l’actuel régime, estime que cette affaire dépasse le simple cadre judiciaire. D’après lui, il s’agit d’une manœuvre politique savamment orchestrée pour réduire au silence les voix issues de l’ancien pouvoir ou celles considérées comme trop gênantes pour l’administration en place. « Cette offensive judiciaire n’a rien de fortuit. Elle relève d’une stratégie coordonnée pour affaiblir les journalistes critiques », soutient-il.

Madiambal Diagne met notamment en cause Me Ciré Clédor Ly, avocat réputé proche d’Ousmane Sonko, qu’il accuse de jouer un rôle central dans cette « entreprise de déstabilisation ». Selon lui, le fait que Me Ly soit également le conseil de la société Ellipse Projects, au cœur du dossier qui le vise, n’est pas une simple coïncidence. « Il s’agit d’une opération politique, destinée à abattre des journalistes jugés trop gênants », déclare-t-il dans le texte relayé par L’Observateur.

Face aux accusations de malversations et à la saisie de plusieurs de ses biens, Madiambal Diagne se défend fermement. Il rejette toute implication dans une quelconque irrégularité financière et se présente comme un citoyen respectueux des lois et des institutions. « Je n’ai signé aucun document de nature à me permettre d’obtenir une liberté provisoire. J’ai toujours servi mon pays dans la transparence », assure-t-il.

Dans son entourage, la thèse d’une « traque organisée » est également évoquée. Ses proches parlent d’une opération de harcèlement judiciaire et médiatique, mêlant règlements de comptes personnels et vengeance politique. Selon eux, le journaliste paierait aujourd’hui le prix de ses positions passées et de sa proximité avec certains responsables de l’ancien régime.

Mansour Faye signe son retour à la tête de la mairie de Saint-Louis avec une tournée de chantiers

Après quatre mois d’absence, le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a repris officiellement ses fonctions ce lundi, marquant son retour par une visite de terrain sur plusieurs chantiers municipaux en cours. À peine libéré, l’édile n’a pas tardé à renouer avec ses activités, donnant ainsi le ton d’une reprise qu’il veut placée sous le signe de la continuité et de l’efficacité.

Accompagné de ses collaborateurs et de plusieurs responsables techniques, Mansour Faye a parcouru différents sites stratégiques de la ville tricentenaire, réaffirmant sa détermination à poursuivre les projets de développement engagés avant son absence. « C’est une reprise normale après quatre mois d’absence. La commune a continué de fonctionner et plusieurs projets ont bien avancé », a-t-il déclaré, visiblement satisfait de l’état d’avancement des travaux.

La première étape de cette tournée l’a conduit à l’école Fandiéry Koné, récemment reconstruite, ainsi que dans d’autres établissements scolaires réhabilités dans le cadre du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (Pacasen). Ces investissements, selon le maire, s’inscrivent dans une stratégie globale d’amélioration des infrastructures éducatives afin d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage moderne et adapté.

Le maire de Saint-Louis a ensuite visité le stade Maradouane, un autre chantier emblématique de la commune. Plus de 350 millions de francs CFA y ont été investis pour la réfection complète de la pelouse et la modernisation des installations sportives. Ce projet, a souligné Mansour Faye, vise à redonner au sport saint-louisien toute sa vitalité et à permettre aux jeunes de s’épanouir dans des conditions optimales.

Autre moment fort de la journée, la visite des chantiers de la Place Baya Ndar, de l’avenue Jean Mermoz et du village artisanal. Ces sites font partie d’un vaste programme de développement urbain et touristique financé à hauteur de 2,5 milliards de francs CFA. L’objectif de ces aménagements est clair : renforcer l’attractivité de Saint-Louis, valoriser son patrimoine historique et dynamiser son économie locale à travers le tourisme et l’artisanat.

Mansour Faye a également profité de cette sortie pour interpeller l’État sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre de plusieurs projets structurants, notamment l’assainissement de Pikine, le programme Promoville et la construction de l’hôpital Alioune Badara Cissé. « Ces infrastructures sont essentielles pour améliorer durablement les conditions de vie des habitants », a-t-il martelé, appelant à une synergie entre la municipalité et les autorités nationales pour concrétiser ces ambitions.

En reprenant ainsi les rênes de la mairie avec une activité intense dès son premier jour, Mansour Faye veut manifestement montrer qu’il reste aux commandes et que le développement de Saint-Louis demeure sa priorité. Son retour pourrait marquer une nouvelle phase dans la mise en œuvre des grands projets de la ville, entre continuité administrative et volonté affirmée de rattraper le temps perdu.

Tentative de cambriolage avortée à Trans-Express : la police de Bel-Air déjoue un plan millimétré

Une nuit qui aurait pu tourner au désastre pour la société Trans-Express s’est finalement conclue par un véritable coup de maître policier. Selon des informations rapportées par L’Observateur, un gang bien organisé a tenté de cambrioler le dépôt de marchandises de l’entreprise, avant d’être stoppé net par une intervention rapide et ingénieuse des agents du commissariat de Bel-Air.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du week-end dernier, vers 3h40 du matin. Profitant du calme de la nuit, plusieurs individus lourdement équipés ont entrepris de pénétrer dans le dépôt de Trans-Express. Ils ont ouvert une brèche dans le mur de sécurité du site, signe d’une opération soigneusement planifiée. Une fois à l’intérieur, le groupe a commencé à charger des sacs de sucre dans deux véhicules : une Peugeot 407 et un fourgon Boxer.

En quelques minutes, les malfaiteurs avaient déjà réussi à emporter 18 sacs de sucre, semblant exécuter leur plan sans accroc. Mais leur opération allait prendre une tournure inattendue.

Alors qu’ils s’affairaient encore sur les lieux, la patrouille de routine du commissariat de Bel-Air est passée à proximité. Les policiers ont aussitôt repéré des mouvements suspects et ont décidé de vérifier. Pris de panique, les malfaiteurs ont tenté de fuir dans l’obscurité.

La plupart d’entre eux ont réussi à s’échapper, mais Moussa K., âgé de 35 ans, n’a pas eu la même chance. Après une brève poursuite, il a été maîtrisé et arrêté sur place.

Plutôt que de clore l’opération, les policiers ont décidé de tendre un piège aux complices encore en cavale. Ils ont volontairement laissé la Peugeot 407 sur les lieux du cambriolage, convaincus que son conducteur reviendrait la récupérer. L’intuition s’est révélée payante.

Vers 10h30 du matin, un individu s’est discrètement présenté sur le site, tentant de récupérer la voiture laissée sur place. Mais à peine arrivé, il a été encerclé et interpellé par les agents de sécurité de Trans-Express, qui agissaient en parfaite coordination avec la police.

Grâce à cette stratégie, deux suspects ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils ont ensuite été déférés au parquet pour vol aggravé et association de malfaiteurs. Les enquêteurs du commissariat de Bel-Air, épaulés par la Division des Investigations Criminelles (DIC), poursuivent leurs recherches afin d’identifier et de localiser les autres membres du gang, toujours en cavale.

Les forces de l’ordre ont saisi et placé sous scellés les 18 sacs de sucre retrouvés ainsi que les deux véhicules utilisés lors de la tentative de cambriolage. Ces éléments constituent des pièces à conviction essentielles dans la suite de l’enquête.

Grâce à la vigilance et à la réactivité des policiers de Bel-Air, la société Trans-Express a échappé de peu à un important préjudice financier. Cette intervention rapide rappelle l’efficacité des forces de sécurité locales face à la montée des cambriolages nocturnes dans la capitale.

Pape Malick Ndour entendu par la Section de recherches dans l’enquête sur les violences politiques de 2021-2023

Convoqué ce lundi à la Section de recherches de Colobane, l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a été entendu dans le cadre de l’enquête portant sur les violences politiques survenues entre 2021 et 2023, lesquelles ont fait près de 80 morts selon les chiffres officiels. L’audition, qui a duré environ une heure, s’inscrit dans le vaste processus judiciaire engagé pour faire la lumière sur ces événements marquants de la vie politique sénégalaise.

Selon des informations rapportées par Seneweb, l’échange entre les enquêteurs et l’ancien ministre a été marqué par un ton calme mais ferme de la part de ce dernier, qui a contesté tout lien direct avec les faits en question.

Dès l’ouverture de l’audition, un enquêteur lui a demandé s’il avait connaissance des dénonciations le visant dans le cadre des événements de 2021 à 2023. Pape Malick Ndour a répondu : « Tout ce que j’en sais, c’est ce que la presse a raconté. » Interrogé ensuite sur d’éventuelles craintes pour sa sécurité personnelle durant cette période de forte tension politique, l’ancien ministre a déclaré n’avoir « jamais eu de crainte ».

Les gendarmes ont également cherché à retracer son parcours scolaire et professionnel, une démarche que l’ancien ministre a jugée sans lien avec le motif de sa convocation. « Cela n’a rien à voir avec l’objet de la convocation », a-t-il sèchement répliqué.

Lorsqu’un enquêteur lui a demandé s’il avait été informé des raisons précises de sa convocation, Pape Malick Ndour a indiqué que le gendarme chargé de lui remettre la convocation lui avait parlé d’une plainte déposée par Pape Abdoulaye Touré. Ce dernier l’accuse d’actes de torture, mais selon Seneweb, ces accusations n’ont pas fait l’objet d’un interrogatoire approfondi lors de cette première audition.

Le commandant de la Section de recherches a précisé que l’interrogatoire s’inscrivait dans le cadre de l’enquête générale sur les violences politiques ayant émaillé les années 2021 à 2023. Ces affrontements, survenus principalement lors des périodes de tension entre le pouvoir et l’opposition, avaient plongé plusieurs localités du pays dans le chaos, provoquant de lourdes pertes humaines et matérielles.

À l’issue de l’audition, Pape Malick Ndour a été autorisé à rentrer librement, aucune mesure coercitive n’ayant été prise à son encontre. Toutefois, il pourrait être de nouveau convoqué, selon l’évolution de l’enquête.

Alioune Tine appelle à un dialogue direct entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye pour apaiser le climat politique

Le fondateur de l’Afrikajom Center, Alioune Tine, a lancé un appel fort en faveur d’un dialogue direct entre l’ancien président Macky Sall et son successeur, Bassirou Diomaye Faye. Dans une récente déclaration, le défenseur des droits humains a estimé que l’absence de communication entre les deux hommes alimente un climat de méfiance et de suspicion préjudiciable à la stabilité du pays.

Selon lui, ce silence prolongé entre l’ancien et le nouveau chef de l’État crée des incompréhensions qui pourraient être aisément dissipées par une simple discussion. « Il y a un problème de communication entre Macky Sall et l’actuel président. Ce silence engendre des détails et des tensions. Ils doivent pouvoir se parler, ne serait-ce qu’au téléphone », a plaidé M. Tine.

Le militant a rappelé que le Sénégal avait déjà connu une situation similaire lors de la transition entre Abdoulaye Wade et Macky Sall. À l’époque, la médiation du khalife général des mourides avait permis de rétablir le dialogue et de calmer les tensions. « Ils se sont même alliés dans une élection, ce que personne n’aurait imaginé », a-t-il rappelé, en soulignant l’importance du rôle des autorités religieuses dans la pacification de la scène politique nationale.

Alioune Tine estime que le contexte actuel du Sénégal, marqué selon lui par une double crise économique et démocratique, exige des dirigeants un sursaut de responsabilité. Pour lui, seul un échange franc et apaisé entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye pourrait contribuer à restaurer la confiance et à renforcer la cohésion nationale. « Il faut forcément une discussion, sinon Macky Sall continuera à leur faire de l’ombre sur la scène internationale », a-t-il averti.

Il a également insisté sur la nécessité, pour le gouvernement en place, de s’entourer de figures d’expérience capables de jouer un rôle de passerelle dans cette démarche. Citant des personnalités comme Habib Sy ou Doudou Wade, il a suggéré qu’elles pourraient contribuer à faciliter la communication et la réconciliation politique.

Au-delà de la relation entre anciens et nouveaux dirigeants, Alioune Tine a exhorté le président Bassirou Diomaye Faye à instaurer un cadre de dialogue élargi avec les leaders de l’opposition. Selon lui, la participation de ces acteurs politiques à la gestion des grands enjeux nationaux serait un gage de maturité démocratique. « Leur apport peut être précieux dans la conduite de l’État », a-t-il conclu, invitant à un esprit d’ouverture et de concertation pour préserver la stabilité du Sénégal.

Le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale dénonce la libération de Ngoné Saliou Diop et interpelle les autorités

Le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale (CDCN) a exprimé, ce mardi, sa « profonde surprise » et son « incompréhension » après la libération de la chroniqueuse Ngoné Saliou Diop par la Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC). Dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik, le collectif juge cette décision « incompréhensible et contraire aux principes d’égalité devant la loi ».

Cette réaction fait suite à l’audition et à la remise en liberté, lundi, de la chroniqueuse de Sans Limites TV, poursuivie à la suite de plusieurs plaintes pour « injures publiques et atteinte à l’honneur de la communauté Pulaar ». Après plusieurs heures d’interrogatoire à la DSC, Ngoné Saliou Diop avait retrouvé la liberté avant de publier un message sur les réseaux sociaux pour remercier ses soutiens, suscitant de nouvelles réactions sur Internet.

Pour le CDCN, cette libération, malgré « la gravité des propos tenus publiquement à l’encontre de la communauté Foulbé », soulève de « sérieuses interrogations sur la volonté des autorités compétentes de protéger la cohésion nationale et le vivre-ensemble ». Le collectif estime qu’une telle décision envoie un signal négatif dans un contexte où les discours discriminatoires se multiplient sur les réseaux sociaux, mettant à mal la paix sociale.

Le communiqué du collectif pointe également la responsabilité du ministère public, qu’il accuse d’inaction. Le CDCN déplore que « le procureur de la République, qui n’a pas jugé utile de s’autosaisir dès l’éclatement de cette affaire, semble désormais considérer que ces propos ne présentent pas de caractère de gravité ni de trouble à l’ordre public ». Une position que le collectif juge « dangereuse », car elle pourrait, selon lui, « créer un précédent préjudiciable dans la gestion des discours discriminatoires et des atteintes à la cohésion sociale ».

Cette affaire a profondément divisé l’opinion publique et enflammé les réseaux sociaux. Malgré les excuses publiques présentées par Ngoné Saliou Diop, une partie de la communauté visée a refusé de les accepter, estimant que les propos de la chroniqueuse avaient dépassé les limites de la liberté d’expression et entamé la dignité de nombreux citoyens.

Face à cette situation, le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale a annoncé une série d’initiatives. Il demande à être officiellement informé des « motifs juridiques ayant conduit à la libération de Ngoné Saliou Diop », et interpelle les autorités sur la « nécessité de garantir l’égalité de tous les citoyens devant la loi ». Le CDCN rappelle par ailleurs que « la préservation de la cohésion nationale et du vivre-ensemble est un devoir civique », et réaffirme son engagement à défendre, « par toutes les voies légales et institutionnelles, l’unité nationale, la paix sociale et le respect mutuel entre communautés ».

En conclusion, le collectif appelle à une réponse ferme et équitable des institutions face aux dérives verbales susceptibles d’attiser les divisions communautaires. Pour lui, la cohésion nationale ne saurait être préservée sans une justice impartiale et une vigilance constante contre tout discours de haine.

Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur plusieurs manquements dans la gestion publique

Le député a adressé huit questions écrites au Premier ministre Ousmane Sonko, dénonçant des injustices touchant la police, les jeunes volontaires agricoles, les agents pénitentiaires, le personnel de santé et les collectivités locales.

Le député Guy Marius Sagna a une nouvelle fois exercé son rôle de contrôle de l’action gouvernementale en adressant huit questions écrites au gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ces interpellations, rendues publiques à travers une publication sur sa page Facebook, portent sur plusieurs sujets sensibles touchant à la gouvernance, à la justice sociale et au respect des droits humains.

Dans sa correspondance, le parlementaire a d’abord attiré l’attention du gouvernement sur la nomination d’un commissaire de police accusé de traitements inhumains, dégradants et d’actes de torture. Guy Marius Sagna s’interroge sur les motivations d’une telle décision qui, selon lui, contredit les engagements du Sénégal en matière de respect des droits de l’homme et de lutte contre l’impunité. Il demande au gouvernement d’apporter des éclaircissements sur cette nomination et sur les mesures envisagées pour garantir que de tels faits ne se reproduisent pas au sein de l’administration sécuritaire.

Le député de la coalition Yewwi Askan Wi s’est également penché sur la situation des jeunes volontaires agricoles. D’après lui, ces jeunes, pourtant mobilisés dans le cadre de programmes nationaux de promotion de l’emploi et du développement rural, seraient privés de matériel de travail et d’indemnités. Il demande au gouvernement d’expliquer les raisons de cette situation et d’indiquer les dispositions prévues pour régulariser leur statut et améliorer leurs conditions.

Guy Marius Sagna a ensuite interpellé le gouvernement sur le non-paiement des heures supplémentaires des agents pénitentiaires. Ces derniers, souvent confrontés à une surcharge de travail dans des conditions difficiles, réclament depuis plusieurs mois le versement de leurs indemnités. Le député considère que ce retard constitue une injustice à l’égard d’un corps qui joue un rôle essentiel dans la chaîne pénale et la sécurité publique.

L’approvisionnement en eau dans la localité de Dialang figure également parmi les préoccupations soulevées par le parlementaire. Il évoque une pénurie persistante qui affecte lourdement les populations locales, et exige du gouvernement des explications sur les causes de ce dysfonctionnement, ainsi que sur les mesures urgentes envisagées pour y remédier.

Par ailleurs, Guy Marius Sagna s’est intéressé au sort de 256 agents de santé laissés sans salaire. Selon lui, ces travailleurs, malgré leur contribution à la couverture sanitaire nationale, n’ont perçu aucune rémunération depuis plusieurs mois. Il demande des clarifications sur les raisons administratives et budgétaires de cette situation, tout en appelant à un règlement rapide pour éviter toute rupture dans la continuité du service public de santé.

Enfin, le député a interpellé le gouvernement sur la non-application de la revalorisation salariale dans les collectivités territoriales de Ziguinchor et de Sédhiou. Il estime que les agents territoriaux de ces régions sont victimes d’une inégalité de traitement, alors que la mesure de revalorisation devait être uniforme sur l’ensemble du territoire national.

À travers ces huit questions écrites, Guy Marius Sagna poursuit sa ligne d’action axée sur la transparence, la justice sociale et la défense des travailleurs. Il appelle le gouvernement à répondre dans les délais légaux afin d’éclairer la représentation nationale et l’opinion publique sur ces dossiers jugés prioritaires pour le bien-être des citoyens et le renforcement de la bonne gouvernance.

Bassirou Diomaye Faye reçoit Aliko Dangote : un partenariat stratégique pour renforcer l’industrialisation du Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce samedi à Dakar l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, président du groupe Dangote et figure emblématique du secteur privé africain. La rencontre, confirmée par le compte officiel de la Présidence, s’est tenue en présence du Dr. Okey Oramah, président d’Afreximbank, et a porté sur les perspectives de coopération économique et d’investissement dans des secteurs clés pour le développement du Sénégal.

Selon le communiqué de la Présidence, les échanges ont principalement porté sur l’énergie, la production d’engrais et le développement industriel, des domaines jugés stratégiques dans la Stratégie nationale de développement 2024-2029. Cette feuille de route, pilier de la politique économique du gouvernement, vise à renforcer les capacités productives du pays et à accélérer la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.

Aliko Dangote, fondateur du plus grand conglomérat industriel d’Afrique, a salué la vision du Président Faye et la dynamique créée autour du Forum Invest In Senegal, une initiative qui ambitionne de positionner le pays comme une destination de choix pour les capitaux africains et internationaux. Le magnat nigérian a réaffirmé son engagement à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de projets à fort impact, notamment dans la valorisation des ressources locales, la création d’emplois et la promotion d’une croissance inclusive.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, pour sa part, a souligné la volonté du Sénégal de bâtir un partenariat solide avec le secteur privé africain, fondé sur la complémentarité et le partage d’expertise. Il a insisté sur la nécessité d’attirer des investissements productifs et durables capables de soutenir l’industrialisation, de renforcer la souveraineté économique et d’améliorer la compétitivité du tissu industriel national.

La présence du Dr. Okey Oramah, patron d’Afreximbank, traduit également l’importance accordée à la mobilisation de financements innovants pour soutenir ces ambitions. L’institution panafricaine, déjà partenaire du Sénégal dans plusieurs projets structurants, devrait jouer un rôle central dans le développement de nouvelles synergies entre le groupe Dangote et l’État sénégalais.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la politique d’ouverture économique du Sénégal et dans sa volonté d’inscrire son développement dans une dynamique africaine. En misant sur la coopération Sud-Sud, le gouvernement Faye entend favoriser l’émergence d’un modèle de croissance endogène, résilient et fondé sur la création de valeur ajoutée sur le continent.

Immeubles, villas, voitures… : la longue liste des biens de Madiambal Diagne saisis par la justice

L’étau judiciaire se resserre autour de Madiambal Diagne. Le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), le magistrat Idrissa Diarra, a adressé une délégation judiciaire à la Division des investigations criminelles (DIC) pour procéder à la saisie des biens du journaliste et de sa famille. Cette mesure concerne aussi bien les avoirs mobiliers et immobiliers que les comptes bancaires ouverts au nom de Madiambal Diagne, de son épouse Mabinta Diaby, et de leurs deux fils, Mouhamed et Serigne Saliou.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, plusieurs propriétés de valeur figurent sur la liste. Parmi elles, une luxueuse villa située à la cité Djily Mbaye, un immeuble de trois étages érigé à la cité Batrain, un autre à Yoff virage, ainsi qu’un imposant immeuble de seize niveaux en phase de finition, dressé sur la route du Monument de la Renaissance, au niveau de la Corniche-Ouest. Ces biens, considérés comme appartenant à Madiambal Diagne ou à des membres de sa famille, font désormais l’objet d’une mesure conservatoire dans le cadre de l’enquête financière en cours.

Le juge d’instruction a également ordonné la saisie des comptes bancaires détenus par Mabinta Diaby, notamment ceux ouverts à la CBAO, à la NSIA Bank et à UBA. Les banques concernées devront produire l’ensemble des relevés de comptes au nom de la dame Diaby, mais aussi ceux de son entreprise Bee Ingénierie, dirigée par leur fils Mouhamed Diagne. Dans la même logique, la DIC a reçu instruction de procéder à la saisie du véhicule de luxe de Mme Diaby, une Mercedes, considérée comme un bien acquis avec des fonds suspects.

Toujours selon la délégation judiciaire signée par le juge Idrissa Diarra, les enquêteurs disposent d’une large marge de manœuvre : ils peuvent entreprendre « tout acte dont l’initiative leur est laissée, à la seule condition de son intérêt à la présente délégation judiciaire ». Une formulation qui leur permet d’élargir le champ des investigations si des éléments nouveaux venaient à surgir.

Rappelons que Madiambal Diagne fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Le journaliste s’est enfui en France alors qu’il faisait l’objet d’une opposition de sortie du territoire, une mesure qu’il affirme n’avoir jamais été notifiée. Son départ précipité a été suivi de l’arrestation de plusieurs proches : son épouse, ses deux fils et un ami, Oumar Ibrahima Mbaye. Tous sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé, avec usage des facilités offertes par une activité professionnelle.

Ces lourdes accusations trouvent leur origine dans un rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières), qui a relevé des mouvements financiers jugés suspects. Le document met notamment en cause des transactions liées à un vaste programme de modernisation et de construction d’infrastructures judiciaires, d’un montant estimé à 250 milliards de francs CFA. Ce projet aurait servi de couverture à des détournements massifs de fonds publics.

L’affaire, désormais au cœur du Pool judiciaire financier, illustre la détermination des autorités à frapper fort contre les présumés détournements et pratiques de blanchiment dans les milieux politico-médiatiques. Pour l’heure, la traque des avoirs de Madiambal Diagne se poursuit, alors que la justice sénégalaise tente de mettre la main sur celui qui, depuis l’étranger, nie toute implication dans ce vaste scandale financier.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°576 – 07/10/2025

🔴 946 HECTARES INONDÉS, 3 825 SINISTRÉS, 178 FAMILLES DÉPLACÉES : BAKEL EN DÉTRESSE
🔴 2,89 MILLIONS DE BARILS ET 336 690 m³ DE GNL EN SEPTEMBRE : SANGOMAR ET GTA CARTONNENT

🔴 QUALIF’ CAN U17 : LE SÉNÉGAL ACCROCHÉ PAR LA SIERRA LEONE
🔴 « TANIÈRE » / FORFAIT DE BOULAYE DIA : HABIB DIALLO À LA RESCOUSSE !

Bassirou Diomaye Faye accueille Umaro Sissoco Embaló à Dakar pour renforcer la coopération sénégalo-bissau-guinéenne

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce lundi à Dakar son homologue et frère, le Président Umaro Sissoco Embaló de la République de Guinée-Bissau. Cette visite officielle, empreinte de cordialité et de fraternité, marque une nouvelle étape dans la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre les deux nations voisines.

Liés par une histoire commune, une proximité géographique et des affinités culturelles profondes, le Sénégal et la Guinée-Bissau entretiennent depuis plusieurs décennies des relations bilatérales solides, fondées sur la confiance et la solidarité. La rencontre entre les deux chefs d’État s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif de renforcer davantage les échanges politiques, économiques et culturels, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de partenariat dans des domaines stratégiques tels que la sécurité, le commerce transfrontalier et le développement durable.

Le Président Umaro Sissoco Embaló effectue ce déplacement à Dakar à l’invitation du Chef de l’État sénégalais, pour prendre part au Forum Invest in Senegal 2025, un événement économique majeur qui s’ouvrira ce mardi. Ce forum, placé sous le thème de la production, de l’innovation et de la prospérité partagée, vise à promouvoir le Sénégal comme une plateforme d’investissement compétitive et inclusive au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

La participation du Président bissau-guinéen à ce rendez-vous témoigne de la volonté commune des deux pays d’unir leurs efforts pour bâtir un modèle de développement fondé sur la coopération régionale et la complémentarité économique. Les échanges entre les deux dirigeants ont également porté sur les grands enjeux de la sous-région, notamment la stabilité politique, la sécurité frontalière et l’intégration au sein de la CEDEAO.

Ngoné Saliou Diop auditionnée à la Division spéciale de la cybersécurité puis libérée

Convoquée ce lundi par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), la chroniqueuse de Sans Limites TV, Ngoné Saliou Diop, a été entendue pendant plusieurs heures dans le cadre d’une enquête portant sur des plaintes pour injures publiques et atteinte à l’honneur d’une communauté. L’affaire, très commentée sur les réseaux sociaux, a suscité un vif intérêt auprès du public, tant l’animatrice est connue pour ses prises de position souvent controversées.

Selon des sources proches du dossier, l’audition s’est déroulée dans le calme et la sérénité. Ngoné Saliou Diop aurait pleinement collaboré avec les enquêteurs de la DSC, répondant à toutes les questions qui lui ont été posées. Contrairement à certaines rumeurs circulant en ligne, aucune mesure de garde à vue n’a été prise à son encontre. Après plusieurs heures d’interrogatoire, elle a finalement recouvré la liberté dans la soirée.

Les mêmes sources précisent toutefois que le dossier n’est pas définitivement clos. Il pourrait être transmis au parquet sous forme de renseignement judiciaire, laissant ainsi ouverte la possibilité d’une suite judiciaire en fonction des conclusions de l’enquête préliminaire.

À sa sortie, Ngoné Saliou Diop a tenu à adresser un message de reconnaissance à ses compatriotes. Dans une courte publication sur ses réseaux sociaux, elle a écrit : « Sénégalais, Sénégalaises, mes chers compatriotes, Merci, Dieureudieuf. » Un mot simple, mais lourd de sens, témoignant à la fois de son soulagement et de sa gratitude envers ceux qui lui ont manifesté leur soutien pendant cette période d’incertitude.

Cette audition intervient dans un contexte où les autorités multiplient les rappels à l’ordre concernant les dérives constatées sur les plateformes numériques, notamment en matière de propos diffamatoires et d’incitations à la haine. La Division spéciale de la cybersécurité joue, à ce titre, un rôle central dans la régulation des contenus diffusés en ligne, en particulier lorsque ceux-ci portent atteinte à l’ordre public ou aux valeurs de coexistence pacifique.

Pape Malick Ndour libéré : Me El Hadji Diouf dénonce un acharnement politique et l’absence de preuves

L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a été libéré ce lundi à l’issue de son audition à la Section de recherches de Colobane. Son avocat, Me El Hadji Diouf, a dénoncé un « acharnement politique » et une « violation » des droits de son client, affirmant que rien ne justifiait cette convocation.

« Tous les droits de Pape Malick Ndour ont été violés. Il n’a rien à se reprocher. Il n’a donné aucun ordre pour tuer, n’a eu aucun contact avec des nervis, il n’est ni criminel ni assassin », a déclaré Me Diouf. L’avocat a dénoncé une manœuvre visant spécifiquement les cadres de l’Alliance pour la République (APR) susceptibles de contester le gouvernement en place. « Ce grand économiste empêche le gouvernement de dormir. C’est un homme courageux, de haut niveau, qui pose des questions sur des sujets que ce gouvernement ne maîtrise pas. Il dérange, comme tous les cadres de l’APR capables de porter la contradiction à un gouvernement affolé », a-t-il ajouté.

Selon Me Diouf, la convocation de Pape Malick Ndour reposait uniquement sur une dénonciation, sans qu’aucune preuve tangible ne soit produite. « J’ai demandé aux enquêteurs : où sont les preuves ? Aucune preuve. Les gendarmes n’ont pas pu produire le moindre élément. Nous sommes sortis de l’enquête très confiants, car ils n’ont aucune preuve contre lui », a-t-il précisé.

L’avocat a enfin confirmé que Pape Malick Ndour est désormais libre de ses mouvements et peut voyager sans restriction. « Il peut voyager dès ce soir, que ce soit pour l’Australie, Paris ou l’Océanie », a-t-il conclu, mettant fin à une affaire qui aura suscité de vives réactions dans le paysage politique national.

Sénégal : le ministère de la Santé fait le point sur les épidémies de fièvre de la Vallée du Rift et de Mpox

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a rendu public, ce lundi, un nouveau rapport sur la situation épidémiologique concernant la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et le Mpox, deux maladies infectieuses actuellement sous surveillance renforcée au Sénégal. Le document dresse un état des lieux précis de la propagation de ces épidémies et met l’accent sur les efforts entrepris pour en limiter l’impact.

Selon les données communiquées, le pays a enregistré à ce jour 90 cas confirmés de fièvre de la Vallée du Rift, dont 11 décès. La région de Saint-Louis demeure la plus touchée avec 87 cas recensés, parmi lesquels 52 patients ont été déclarés guéris. Dans la région de Louga, deux cas ont été confirmés, tandis que la région de Matam compte un seul cas, également guéri. Ces chiffres traduisent une concentration géographique importante de l’épidémie dans le nord du pays, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal, une zone connue pour ses activités pastorales et agricoles, souvent associées à la transmission de la maladie.

Concernant le Mpox (anciennement appelé variole du singe), le ministère fait état de cinq cas confirmés depuis la détection du premier cas le 22 août 2025. Parmi eux, un patient est déjà guéri, et aucun décès n’a été enregistré. Le suivi épidémiologique se poursuit : six personnes contactées ont terminé leur période de surveillance, tandis que 47 autres restent sous observation.

Le ministère de la Santé se félicite des progrès enregistrés dans la prise en charge des malades et dans le suivi communautaire, mais il appelle à la vigilance accrue des populations. Les autorités sanitaires exhortent les citoyens à respecter strictement les mesures de prévention, notamment en évitant les contacts directs avec les animaux potentiellement infectés, en se lavant régulièrement les mains, et en signalant rapidement tout cas suspect aux structures de santé.

Enfin, le département ministériel rappelle que la lutte contre ces épidémies repose sur une collaboration étroite entre les services de santé, les collectivités locales et les populations. Les efforts de sensibilisation, de surveillance épidémiologique et de renforcement des capacités médicales se poursuivent afin de contenir la propagation et de préserver la santé publique sur l’ensemble du territoire.

Le Cadre Tijaani « Wattu Sunu Diine » condamne fermement les propos jugés offensants de Sa Wolof

Le Cadre de Réflexion et d’Actions Tijaani « Wattu Sunu Diine » a fait part, ce lundi 6 octobre 2025, de sa profonde indignation à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle Abdoulaye Cissé, alias Sa Wolof, tient des propos jugés gravement offensants à l’encontre de Papa Moukhtar Kébé et du vénéré guide religieux Seydil Hadji Malick Sy.

Dans un communiqué transmis à la presse, les disciples de la Hadara Malickiya dénoncent une atteinte grave à la dignité et à la mémoire de leurs illustres guides spirituels, dont l’influence, rappellent-ils, transcende les générations et dépasse toute appartenance confrérique ou ethnique. Selon le collectif, Abdoulaye Cissé aurait manipulé un extrait d’une allocution de Papa Moukhtar Kébé, y ajoutant des commentaires jugés irrespectueux et déplacés, qui ont profondément choqué la communauté tidiane.

Le Cadre estime que cette sortie de Sa Wolof illustre une dérive préoccupante dans l’espace numérique sénégalais, où les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’une instrumentalisation identitaire et religieuse. « Nous observons avec inquiétude une tendance croissante à transformer la fierté culturelle en hostilité ouverte envers d’autres communautés ou familles religieuses », déplore le communiqué, avant de mettre en garde contre les discours haineux et les dérives ethnicisées susceptibles de menacer la cohésion sociale et la paix civile.

Face à cette « désacralisation du religieux », le mouvement « Wattu Sunu Diine » condamne avec la plus grande fermeté les propos tenus par Sa Wolof et exige le retrait immédiat de la vidéo jugée offensante. Le Cadre appelle le procureur de la République à s’autosaisir du dossier et à engager des poursuites judiciaires pour que des sanctions exemplaires soient infligées à l’auteur.

Le collectif en appelle également à la responsabilité des plus hautes autorités du pays, notamment le président de la République, le Premier ministre, ainsi que les ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Communication. Il leur demande de veiller à la protection de la mémoire des guides religieux et à la préservation de la dignité des symboles spirituels qui constituent le socle moral de la nation sénégalaise.

En outre, « Wattu Sunu Diine » propose l’adoption d’un cadre législatif renforcé pour réguler les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Cette réforme inclurait la création d’une autorité de régulation dédiée au numérique, ainsi qu’un dispositif juridique spécifique pour la protection des dignitaires religieux, comparable aux garanties prévues pour la figure du chef de l’État.

Le communiqué conclut en rappelant que « porter atteinte à nos guides revient à saper les fondements mêmes de notre société ». Le Cadre Tijaani réaffirme son engagement indéfectible envers la foi, la science et la paix, dans la droite ligne de l’héritage spirituel de Seydil Hadji Malick Sy, symbole de tolérance, de savoir et de cohésion nationale.

Réforme du système carcéral : Yassine Fall annonce une série de mesures pour améliorer les conditions de détention au Sénégal

La ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yassine Fall, a annoncé ce lundi 6 octobre 2025 un ensemble de réformes destinées à transformer en profondeur le système pénitentiaire sénégalais. Cette déclaration fait suite à sa visite de terrain à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, un établissement symbole des difficultés du milieu carcéral au Sénégal.

Devant la presse, Yassine Fall a dressé un constat alarmant : « La Maison d’arrêt de Rebeuss, conçue pour accueillir un maximum de 800 détenus, en héberge aujourd’hui près de 3 740. Cette situation constitue une atteinte à la dignité humaine et un frein à l’efficacité de nos politiques pénales », a-t-elle déploré. Elle a tenu à réaffirmer « l’engagement total de l’État à améliorer de manière tangible les conditions de détention », insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une question de confort, mais d’un impératif de justice et d’humanité.

« Il faut avoir le courage, la responsabilité et la lucidité de le dire : la situation actuelle est la conséquence d’une inaction prolongée », a souligné la ministre. Elle a également rappelé que cette préoccupation est suivie « de très près » par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, qui ont exprimé la volonté d’apporter des réponses rapides et durables à cette crise structurelle.

Yassine Fall a par ailleurs mis en lumière un constat historique préoccupant : « Depuis l’indépendance du Sénégal, aucune nouvelle prison n’a été construite alors même que la population carcérale n’a cessé d’augmenter. » Elle a également évoqué le projet de construction d’un établissement pénitentiaire de 2 500 places, inscrit dans le programme de modernisation des infrastructures judiciaires de l’ancien régime. Selon la ministre, ce projet n’a jamais été mené à terme et s’est transformé en « un véritable scandale de prévarication sur fonds publics ».

Pour remédier à cette situation, la garde des Sceaux a annoncé une série de réformes articulées autour de quatre axes principaux. D’abord, l’élargissement du recours aux alternatives à l’incarcération pour les délits mineurs, à travers des mécanismes tels que la médiation pénale, le travail d’intérêt général ou le bracelet électronique. Ensuite, l’aménagement systématique des peines pour les détenus malades, âgés ou en fin de peine, afin d’alléger la pression sur les établissements surpeuplés.

Le troisième axe porte sur l’activation de la procédure de grâce présidentielle, dans le respect des principes de justice et d’équité, pour désengorger rapidement les prisons du pays. Enfin, la ministre a annoncé la relance effective du programme de construction de nouveaux établissements pénitentiaires, avec un cahier des charges rigoureux, transparent et soumis à un suivi strict par les autorités compétentes.

En conclusion, Yassine Fall a réaffirmé la détermination du gouvernement à refonder le système carcéral sur des bases humaines, équitables et conformes aux standards internationaux. Elle a insisté sur le fait que la réforme du milieu carcéral ne saurait être perçue comme un geste politique, mais comme une exigence morale et républicaine, au cœur de l’État de droit que le Sénégal entend consolider.

Secteur extractif : le Sénégal rend public le Registre des bénéficiaires effectifs, une avancée majeure pour la transparence

Le Sénégal franchit un cap décisif dans la gouvernance de ses ressources naturelles avec la publication officielle du Registre des bénéficiaires effectifs des entreprises opérant dans le secteur extractif. Cette initiative, portée par le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE Sénégal), marque une étape importante dans la mise en œuvre des principes de transparence et de redevabilité publique.

La mise à disposition de ce registre découle du décret n°2025-1354 du 27 août 2025, qui modifie le texte de 2020 relatif à la transparence dans les entreprises extractives. Ce nouveau dispositif met fin à la restriction d’accès imposée par l’ancien cadre réglementaire, lequel subordonnait la consultation des données à la justification d’un « intérêt légitime ». Désormais, tout citoyen peut consulter librement les informations relatives aux véritables détenteurs et bénéficiaires des sociétés actives dans le pétrole, le gaz et les mines.

Dans un communiqué transmis à la presse, le CN-ITIE a salué une avancée majeure pour la gouvernance économique du pays. « Ce registre public illustre la volonté ferme du gouvernement de préserver l’intérêt national et d’assurer une gestion responsable des ressources naturelles », souligne l’organisme.

Conformément à la Norme ITIE 2023, le registre fournit des données précises et actualisées : l’identité de la société, les noms et professions des bénéficiaires effectifs, leur nationalité, leur pourcentage de participation au capital ainsi que la date d’acquisition de leurs parts. Ces informations constituent un levier essentiel pour prévenir les conflits d’intérêts, lutter contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites.

Au-delà de la simple publication, cette réforme vise à instaurer une culture de transparence durable dans la gestion des ressources naturelles. Elle permet également d’accroître la confiance du public et des partenaires techniques, tout en favorisant la participation active de la société civile et de la presse dans le contrôle citoyen.

« La transparence est la condition d’une exploitation équitable des ressources naturelles », rappelle le communiqué du CN-ITIE, qui salue l’« engagement renouvelé du Sénégal en faveur d’une gouvernance responsable et participative ». Cette réforme s’inscrit dans la droite ligne des orientations du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a fait de la transparence et de la bonne gouvernance des ressources naturelles un axe majeur de son programme de réformes.

Le CN-ITIE considère la publication de ce registre comme un signal fort adressé à la communauté internationale, témoignant de la volonté du Sénégal d’instaurer un climat économique intègre et attractif. Le Comité invite enfin les institutions publiques, les entreprises et les organisations citoyennes à s’approprier cet outil, appelé à devenir un pilier central d’une gouvernance économique éthique, responsable et durable.

Crues à Bakel : 946 hectares inondés et 3 825 sinistrés, le gouvernement mobilise des vivres d’urgence

Les récentes crues enregistrées dans le département de Bakel, consécutives aux lâchers d’eau du barrage de Manantali, ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels. Selon les autorités locales, près de 946 hectares de terres agricoles ont été submergés, affectant gravement les populations et les cultures de cette zone située à l’extrême est du pays.

Le préfet de Bakel, Daouda Sène, s’exprimant à l’issue d’une réunion du comité départemental de gestion des inondations et des catastrophes naturelles, a dressé un premier bilan alarmant. Il a indiqué que sept localités du département sont actuellement envahies par les eaux, contraignant de nombreuses familles à quitter leurs habitations. « À ce jour, nous avons recensé 200 familles sinistrées, soit un total de 3 825 personnes affectées par ces inondations », a déclaré le préfet dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Face à cette situation d’urgence, le gouvernement a rapidement réagi. Un premier lot de vivres et de matériel d’assistance a été acheminé vers la préfecture, sous la coordination du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Daouda Sène a salué la « promptitude » de la réponse gouvernementale, qui a permis la mise à disposition de denrées et produits de première nécessité au profit des familles touchées.

Selon les précisions du préfet, les secours comprennent notamment 10 tonnes de riz, 2 tonnes de sucre, 2 000 litres d’huile, 1 tonne de lait en poudre, 500 bouteilles d’eau, 200 kilogrammes de savon, 500 litres de javel, 10 motopompes d’une capacité de 50 mètres cubes par heure, 500 matelas, 1 000 litres de carburant et une enveloppe de 250 000 francs CFA destinée à la manutention. Ces vivres et équipements seront acheminés vers les zones inondées dès ce lundi.

« Le comité s’est réuni pour la répartition de ce don en prenant en compte la situation cas par cas. L’impact n’est pas le même d’une localité à une autre, et les membres ont jugé nécessaire de donner la priorité aux personnes déplacées et relogées dans les établissements scolaires », a expliqué le préfet.

Ces inondations, récurrentes dans la vallée du fleuve Sénégal, rappellent la fragilité de certaines zones face aux variations hydrauliques du bassin du fleuve, notamment lors des lâchers d’eau des barrages en amont. Les autorités locales poursuivent les opérations d’assistance et de recensement en attendant une évaluation plus complète des pertes agricoles et matérielles.

Sangomar et GTA : 2,89 millions de barils et 336 690 m³ de gaz naturel liquéfié produits en septembre 2025

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a rendu public le rapport de production du mois de septembre 2025 concernant les deux principaux projets pétroliers et gaziers du Sénégal, Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce document met en lumière la montée en puissance de la production nationale et confirme la dynamique positive observée depuis le début de l’exploitation de ces gisements stratégiques.

Selon le rapport, le champ pétrolier de Sangomar a enregistré durant le mois de septembre trois cargaisons de pétrole brut expédiées et commercialisées sur le marché international, représentant un volume cumulé de 2,89 millions de barils. Ce niveau de production confirme la stabilité des opérations et la fiabilité des installations mises en service depuis le premier semestre de l’année. Initialement, les projections pour 2025 tablaient sur une production annuelle de 30,53 millions de barils, mais les performances constatées ont conduit les autorités à revoir ces prévisions à la hausse, désormais estimées à 34,5 millions de barils. Cette révision traduit la robustesse des performances opérationnelles et la bonne productivité des puits de Sangomar.

Le document ministériel souligne également que les conditions techniques et logistiques du projet se sont considérablement améliorées depuis la phase initiale, grâce à une coordination étroite entre les opérateurs et les autorités nationales. La qualité du brut sénégalais, déjà reconnue sur les marchés, contribue à renforcer la compétitivité du pays comme nouvel acteur dans le secteur énergétique régional.

Concernant le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), le ministère annonce que deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été produites et livrées durant le mois de septembre, pour un volume total de 336 690 mètres cubes. Ce chiffre marque une étape importante dans la phase de montée en charge du projet, qui vise à stabiliser la production avant une exploitation à plein régime dans les prochains mois.

Parallèlement, les opérations de mise en service se poursuivent à bord du navire FPSO (Floating Production Storage and Offloading), élément central du dispositif de production gazière. Les équipes techniques s’emploient à ajuster les paramètres de fonctionnement afin d’assurer une montée progressive et sécurisée de la capacité opérationnelle.

Ces résultats confirment la bonne trajectoire du Sénégal dans sa stratégie de valorisation des ressources naturelles. Avec Sangomar et GTA, le pays entre dans une nouvelle ère énergétique, marquée par l’exportation de volumes significatifs de pétrole et de gaz, tout en poursuivant les efforts de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion du secteur extractif.

Interpellation de Pape Malick Ndour à l’AIBD : l’ADHA exige des clarifications sur la base légale de l’interdiction de sortie du territoire

L’interpellation de Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse, à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) dans la nuit du 4 au 5 octobre 2025, continue de faire réagir. L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a, dans un communiqué publié ce lundi 6 octobre, exprimé sa vive préoccupation face à cette mesure qu’elle juge préoccupante pour les libertés publiques. L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités à fournir des explications claires sur les circonstances de cette interpellation et sur la base légale de l’interdiction de sortie du territoire national (IST) imposée à l’ancien ministre.

Selon les déclarations de Pape Malick Ndour, recueillies lors d’un point de presse, il aurait été extrait de la salle d’embarquement après avoir accompli toutes les formalités administratives et de voyage. L’ancien ministre affirme qu’aucune notification officielle ou document écrit ne lui a été remis pour justifier cette interdiction, qu’il considère comme arbitraire. Il soutient par ailleurs avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires pour se rendre à l’étranger et évoque une violation du principe de privilège de juridiction réservé aux anciens membres du gouvernement.

Dans son communiqué, l’ADHA dit suivre avec une attention particulière cette affaire qu’elle juge révélatrice d’un possible dysfonctionnement dans l’application des règles de procédure. L’organisation avertit que, si les faits rapportés s’avéraient exacts, ils constitueraient une atteinte grave aux droits fondamentaux, notamment à la liberté de circulation, à la dignité de la personne et au droit à une procédure régulière. Toutefois, l’ADHA appelle à la prudence et rappelle que le respect de la présomption d’innocence reste un principe cardinal en droit sénégalais.

L’organisation invite les autorités judiciaires et administratives compétentes à faire preuve de transparence en publiant les éléments légaux justifiant la mesure d’interdiction de sortie du territoire. Elle appelle également les institutions nationales de contrôle et de défense des droits humains à veiller à la stricte application des garanties constitutionnelles et conventionnelles en la matière.

Par ailleurs, l’ADHA exhorte les citoyens et les acteurs politiques à s’abstenir de toute récupération partisane de cette affaire, afin de préserver la sérénité du débat public et de maintenir la confiance dans les institutions républicaines. Elle rappelle enfin son engagement constant à défendre les droits fondamentaux de tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique ou sociale.

Fidèle à sa ligne de défense des libertés, l’ADHA rappelle qu’elle s’était déjà mobilisée dans le passé pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme dans plusieurs affaires politiques sensibles, notamment celles concernant le leader Ousmane Sonko. L’organisation réaffirme ainsi son attachement à un État de droit fondé sur la transparence, l’équité et le respect des principes démocratiques.

Procès Pape Mahawa Diouf vs ASER : le délibéré attendu le 13 octobre 2025

Le procès opposant Pape Mahawa Diouf, porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR), à l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) a été clôturé ce lundi devant le tribunal de Dakar. Après plusieurs heures d’audience marquées par des échanges tendus, le juge a mis l’affaire en délibéré et a fixé la date du verdict au 13 octobre 2025. En attendant cette décision, Pape Mahawa Diouf reste maintenu en détention.

Le responsable politique était poursuivi pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles, à la suite d’une plainte déposée par le Directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène. Ce dernier reproche à Pape Mahawa Diouf d’avoir tenu, dans des déclarations publiques, des propos accusatoires évoquant un prétendu détournement de fonds estimé à plusieurs milliards de francs CFA dans le cadre des projets d’électrification rurale.

Appelé à la barre, Pape Mahawa Diouf a adopté un ton mesuré, reconnaissant que ses propos ont pu prêter à confusion. « Je peux m’être trompé, mais mon objectif n’était pas d’accuser », a-t-il déclaré devant le juge, tentant ainsi d’atténuer la portée de ses affirmations antérieures. Cette nuance, perçue comme une forme de recul sans véritable mea culpa, a retenu l’attention du tribunal et des avocats présents.

Le représentant du ministère public, pour sa part, a estimé que les propos de l’accusé portaient atteinte à la réputation d’une institution publique et ont contribué à la propagation de fausses informations. Dans son réquisitoire, le procureur a requis six (06) mois de prison dont trois (03) mois ferme, assortis d’une amende de 300.000 F CFA.

La défense, assurée par un collectif d’avocats composé notamment de Me El Hadji Diouf, Me Amadou Sall et Me Elhadji Youm, a plaidé la bonne foi de leur client, arguant qu’il n’avait fait que relayer des informations circulant déjà dans le débat public. Les conseils de Pape Mahawa Diouf ont également insisté sur le fait qu’il agissait dans le cadre de son rôle politique, en exerçant son droit à l’expression critique sur la gestion publique.

Le procès a suscité un grand intérêt au sein de l’opinion, tant pour la stature politique du prévenu que pour la portée symbolique du dossier, qui interroge une nouvelle fois la frontière entre liberté d’expression et responsabilité dans la prise de parole publique.

« Injures et diffamation » à l’encontre d’un responsable Layenne : un conseiller municipal et un activiste arrêtés à Malika

La tension est montée d’un cran à Malika, dans la banlieue dakaroise, après l’arrestation de deux figures locales, accusées d’avoir tenu des propos jugés injurieux et diffamatoires à l’encontre d’un responsable de la communauté Layenne. Il s’agit de Mamadou Fall, plus connu sous le nom de Malcom, conseiller municipal et militant écologiste, et de l’activiste Mor Talla Babou.

Selon les informations rapportées par L’Observateur dans sa parution de ce lundi, les deux hommes ont été interpellés samedi par les éléments du commissariat de police de Malika. Ils sont actuellement placés en garde à vue et devraient être déférés devant le parquet dans les prochaines heures pour « injures publiques et diffamation ».

À l’origine de l’affaire, une série de déclarations tenues par Mamadou Fall dans le cadre de sa lutte contre l’exploitation du sable autour du lac Wouy, un site naturel de la localité menacé par les activités de prélèvement anarchiques. Le conseiller municipal avait publiquement dénoncé ce qu’il qualifiait de « pillage organisé » des ressources naturelles, accusant certains responsables locaux de fermer les yeux sur une situation qu’il jugeait alarmante.

Cependant, ses propos n’ont pas été du goût de tous. Un responsable influent de la communauté Layenne, proche du Khalife, a estimé que les déclarations de Mamadou Fall constituaient des injures et une atteinte à son honneur. Il a alors porté plainte, entraînant l’arrestation du conseiller municipal.

Dans la foulée, un autre activiste de la zone, Mor Talla Babou, a lui aussi été interpellé à la suite d’une plainte similaire. L’homme est accusé d’avoir tenu, lors d’une émission diffusée sur une télévision locale, des propos virulents à l’encontre de la même autorité religieuse. Ses déclarations, jugées offensantes, ont été considérées comme diffamatoires par la partie plaignante.

Les deux mis en cause, qui se présentent comme des défenseurs des causes citoyennes et environnementales, devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. Leur interpellation a suscité de vives réactions au sein de la population de Malika, partagée entre ceux qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et ceux qui estiment que la dignité des autorités religieuses doit être protégée.

Kaolack : la mairie lance une opération de nettoyage des écoles pour rendre effectif le concept « Oubi tey, diang tey »

Les autorités municipales de Kaolack ont lancé une vaste opération de nettoyage des écoles afin de rendre effectif le concept « Oubi tey, diang tey » (ouverture et démarrage immédiat des cours), initié par l’État du Sénégal.

« Nous avons initié cette opération il y a deux mois. Mais à l’approche de la rentrée des classes, nous avons jugé nécessaire de déplacer l’action des quartiers vers les établissements scolaires. L’objectif est de faire en sorte que le concept Oubi tey, diang tey soit une réalité dans la commune de Kaolack », a déclaré Yaye Astou Sarr, adjointe au maire et coordonnatrice de l’opération.

Après un état des lieux effectué avec les techniciens municipaux, les autorités ont constaté que certaines écoles sont entièrement inondées, tandis que d’autres présentent un état de délabrement nécessitant des interventions urgentes. Pour d’autres encore, un simple désherbage et un nettoyage suffisent, a précisé Mme Sarr.

Afin de mener à bien cette initiative, la mairie de Kaolack a mobilisé plusieurs partenaires, dont le Cadre de vie, la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED), les sapeurs-pompiers, le service d’hygiène et le génie militaire, pour appuyer les travaux dans les établissements scolaires.

Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a par ailleurs annoncé qu’un budget de 20 millions de francs CFA sera voté cette année et mis à la disposition des écoles, à travers les Comités de gestion des établissements (CGE). Ces fonds serviront notamment au paiement des factures d’eau et d’électricité ainsi qu’au gardiennage.

Les Associations sportives et culturelles (ASC), bénéficiaires de subventions municipales, sont également invitées à s’impliquer davantage dans la gestion des écoles et des affaires communautaires, plutôt que de se limiter à l’organisation de tournois de football.

Malgré ces efforts, à quelques jours de la rentrée prévue mercredi prochain, le concept « Oubi tey, diang tey » reste difficile à appliquer dans plusieurs établissements de la commune. Beaucoup d’écoles demeurent envahies par les eaux de pluie ou occupées par des sinistrés des inondations.

À Ngane Saer, l’école élémentaire éponyme est encore sous les eaux. La même situation prévaut à Gawane et Tabangoye.

Dans d’autres établissements moins touchés, le désherbage et le manque de mobilier scolaire demeurent les principaux défis à relever.

Le directeur de l’école El Hadji Amadou Cissé Sam 2, Serigne Bassirou Ndiaye, a ainsi lancé un appel pressant aux autorités pour la réfection des toitures endommagées pendant l’hivernage. Il plaide également pour le désherbage de la cour et la réhabilitation des tables-bancs afin d’accueillir les élèves dans des conditions acceptables.

Procès de Pape Mahawa Diouf : la partie civile réclame 200 millions de F CFA à titre de réparation

L’affaire opposant Pape Mahawa Diouf, ancien directeur de la communication de la présidence de la République, à l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), a été appelée ce lundi 6 octobre 2025 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Cette audience très attendue a été marquée par des moments de tension, notamment lors de la confrontation entre l’accusé et les représentants de l’agence publique.

Selon les informations recueillies à l’audience, l’ASER reproche à Pape Mahawa Diouf d’avoir tenu, dans des déclarations publiques, des propos jugés diffamatoires concernant une prétendue mauvaise gestion de 37 milliards de F CFA. Ces fonds étaient, selon le mis en cause, liés à des projets d’électrification rurale dont la transparence aurait été mise en doute. Face aux juges, les représentants de l’ASER – notamment le directeur technique et un conseiller technique – ont tenu à apporter des éclaircissements.

Ils ont expliqué que la somme évoquée par Pape Mahawa Diouf correspondait bien à des financements effectivement décaissés, mais dans le cadre de 47 projets distincts. Parmi eux, quarante concernaient la phase pilote du programme d’électrification rurale et couvraient plus de 300 villages répartis sur l’ensemble du territoire national. Les représentants de l’agence ont insisté sur le caractère transparent du processus et sur la conformité des dépenses effectuées.

Dans ses réquisitions, la partie civile a sollicité une réparation financière évaluée à 200 millions de F CFA, se fondant sur les dispositions du Code de procédure pénale. L’avocat de l’ASER a précisé que la structure ne cherchait pas la condamnation pénale de l’accusé, mais plutôt la reconnaissance d’un préjudice moral et institutionnel. « Nous ne demandons pas sa condamnation pénale, mais une réparation de 200 millions de F CFA pour l’ASER », a-t-il déclaré à la barre.

De son côté, Pape Mahawa Diouf, assisté par un collectif d’avocats composé de Me Elhadji Youm, Me El Hadji Diouf et Me Amadou Sall, a reconnu que ses propos s’inspiraient d’anciens commentaires de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall relatifs à la gestion de l’ASER. L’ancien porte-parole du parti APR a tenu à préciser qu’il n’avait jamais voulu accuser personnellement le directeur général de l’agence ni porter atteinte à l’institution. « Si mon propos heurte, je peux le retirer. Mon intention n’a jamais été d’accuser le Directeur général ni l’ASER. En tant que porte-parole d’un parti, j’alertais simplement l’opinion », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Lors de la prise de parole de la défense, Me El Hadji Diouf a d’abord demandé à savoir qui, au juste, représentait l’ASER dans cette procédure. Le directeur technique et le conseiller technique se sont levés pour se présenter. L’avocat s’est alors étonné de cette situation, soulignant qu’il s’agissait d’une première dans ce tribunal. Une remarque qui a provoqué un léger tumulte dans la salle avant que le président d’audience ne rétablisse le calme.

Le procès, suivi avec beaucoup d’intérêt par les observateurs politiques et médiatiques, s’annonce comme un test pour la gestion de la liberté d’expression et la responsabilité des acteurs publics dans le débat national. L’audience s’est poursuivie dans une atmosphère tendue, les plaidoiries des parties étant attendues pour la suite des débats.

Sangomar et GTA : des performances en nette progression selon le rapport du ministère de l’Énergie

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a publié, ce lundi, le rapport de production pour le mois de septembre 2025 des deux principaux projets pétroliers et gaziers du Sénégal : le champ de Sangomar et le champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le document met en lumière des performances remarquables, confirmant la dynamique ascendante du secteur extractif sénégalais depuis le démarrage effectif des activités de production.

D’après les données officielles, le champ pétrolier de Sangomar a maintenu un rythme de production soutenu au cours du mois écoulé. Trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées et commercialisées sur le marché international, pour un volume global de 2,89 millions de barils. Ces exportations régulières témoignent de la stabilité opérationnelle du site, opéré par Woodside Energy en partenariat avec la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN).

Le rapport souligne également une révision à la hausse des projections de production pour l’année 2025. Initialement fixées à 30,53 millions de barils, elles ont été portées à 34,5 millions. Cette amélioration est attribuée à la bonne performance des puits, à l’efficacité des opérations de maintenance et à la fiabilité des installations de traitement offshore. Selon le ministère, ces résultats traduisent la robustesse de la phase initiale de production du champ de Sangomar, entré en exploitation commerciale quelques mois plus tôt.

S’agissant du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, les résultats du mois de septembre confirment également une évolution positive. Deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été finalisées, pour un volume total de 336 690 mètres cubes (m³). Ce niveau de production marque une étape importante dans la montée en puissance progressive du projet, piloté conjointement par bp, Kosmos Energy et les compagnies nationales des deux pays partenaires.

Le ministère indique par ailleurs que les opérations de mise en service des installations se poursuivent à bord du FPSO (Floating Production Storage and Offloading), une infrastructure clé pour le traitement et la liquéfaction du gaz avant exportation. L’objectif à court terme reste d’atteindre la pleine capacité de production prévue, en consolidant la fiabilité technique du dispositif et en optimisant les flux d’exportation.

Avec ces performances combinées, Sangomar et GTA confirment leur rôle stratégique dans la transformation énergétique et économique du Sénégal. Ces deux projets phares devraient générer d’importantes retombées financières pour l’État, renforcer la sécurité énergétique nationale et positionner le pays comme un nouvel acteur majeur du secteur pétrolier et gazier en Afrique de l’Ouest.

Fin de l’impunité : Yassine Fall annonce une nouvelle ère de rigueur et de justice à Rebeuss

En visite ce lundi 6 octobre 2025 à la maison d’arrêt de Reubeuss, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Yassine Fall, a tenu un discours fort empreint de fermeté et d’engagement. Face à la presse, elle a annoncé la fin de l’impunité pour tous ceux qui ont bafoué les principes fondamentaux de la justice, de la probité et de la sécurité. Cette visite, inscrite dans une démarche de réforme globale du système pénitentiaire sénégalais, a été l’occasion pour la ministre de réaffirmer la volonté du gouvernement de restaurer la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire.

« Les crimes de sang, les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie, ainsi que les actes de prévarication sur les deniers publics, ne sauraient bénéficier d’aucune indulgence », a-t-elle martelé. D’un ton résolu, Yassine Fall a insisté sur la nécessité d’une répression “pleine, entière et assumée” contre tous ceux qui s’écartent des valeurs républicaines. Elle a souligné que l’État ne saurait tolérer aucune forme d’abus ou de laxisme dans l’application de la loi.

La ministre a également profité de sa visite pour s’entretenir avec les responsables de l’administration pénitentiaire et évaluer les conditions de détention des prisonniers. Consciente des difficultés liées à la surpopulation carcérale et aux conditions souvent déplorables dans les établissements pénitentiaires, elle a plaidé pour une approche plus humaine et réformatrice de la détention. « La prison ne doit plus être un lieu de désespoir, mais un lieu de réinsertion, d’espoir et de deuxième chance », a-t-elle déclaré avec conviction.

Selon Yassine Fall, le ministère de la Justice s’attèle à mettre en œuvre des réformes structurelles visant à humaniser la détention et à renforcer les programmes de réinsertion sociale. Elle a insisté sur l’importance d’offrir aux détenus des opportunités de formation, d’éducation et de réhabilitation, afin de faciliter leur retour à la vie active une fois leur peine purgée.

Cette visite à Reubeuss s’inscrit dans la continuité d’une série d’initiatives entreprises par la ministre pour moderniser la justice sénégalaise, renforcer la transparence dans la gestion publique et garantir l’égalité de tous devant la loi. Le message de Yassine Fall sonne ainsi comme une mise en garde ferme à l’endroit de ceux qui se croyaient jusque-là au-dessus des lois, tout en ouvrant une perspective nouvelle pour une justice plus équitable et plus humaine.

La ministre a conclu en réaffirmant la détermination du gouvernement à faire du respect des principes de justice et de probité un pilier incontournable du pacte républicain. Une déclaration qui marque un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité et la volonté de bâtir un État de droit fort, juste et respecté.

Le Premier ministre Ousmane Sonko reçoit son homologue nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine à la veille du Forum Invest in Sénégal

Ce lundi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a accueilli à Dakar son homologue nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, dans le cadre d’une visite officielle marquant l’ouverture du Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal), prévu du 7 au 8 octobre 2025. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale renforcée, à un moment où les pays africains multiplient les initiatives pour stimuler les investissements intra-africains et internationaux.

La visite du chef du gouvernement nigérien revêt une importance particulière, car elle symbolise le resserrement des liens économiques et politiques entre le Sénégal et le Niger. Les deux dirigeants ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le développement des infrastructures, la coopération énergétique, la sécurité alimentaire et la promotion du commerce sous-régional. Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la volonté du Sénégal de jouer un rôle moteur dans la construction d’une économie ouest-africaine intégrée et résiliente, fondée sur des partenariats équitables et durables.

Le Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal) s’annonce comme l’un des plus grands rendez-vous économiques de l’année. Cet événement vise à mettre en lumière les atouts du Sénégal comme destination privilégiée pour les investissements, dans un contexte marqué par une nouvelle orientation des politiques publiques en faveur de la souveraineté économique, de la transparence et de la création d’emplois. Plusieurs personnalités de la sous-région ouest-africaine, des chefs d’entreprises, des responsables institutionnels, ainsi que des représentants d’organisations internationales prendront part aux travaux.

Pendant deux jours, le forum proposera un programme riche et varié comprenant des conférences, des panels, des ateliers thématiques et des rencontres d’affaires. Les échanges porteront sur des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, les mines, les infrastructures, les technologies numériques, le tourisme et l’industrie manufacturière. L’objectif principal est de créer un espace de dialogue entre les investisseurs et les décideurs publics, afin de favoriser la conclusion de partenariats concrets et de stimuler la croissance économique du pays.

Le gouvernement sénégalais compte sur ce forum pour attirer de nouveaux investissements directs étrangers, renforcer la compétitivité du secteur privé national et promouvoir une économie inclusive fondée sur la valorisation des ressources locales. Pour Ousmane Sonko, l’enjeu est de démontrer que le Sénégal dispose de tous les atouts nécessaires — stabilité politique, cadre juridique attractif et main-d’œuvre qualifiée — pour devenir un hub économique majeur en Afrique de l’Ouest.

Yassine Fall dénonce la surpopulation carcérale à Rebeuss et annonce une réforme profonde du système pénitentiaire

La ministre de la Justice, Yassine Fall, a effectué ce lundi une visite à la maison d’arrêt de Rebeuss pour évaluer les conditions de détention des prisonniers. À l’issue de cette tournée, elle a tiré la sonnette d’alarme sur la surpopulation carcérale, qualifiant la situation de « grave atteinte à la dignité humaine » et de « frein majeur à l’efficacité de la politique pénale nationale ».

Conçue pour accueillir environ 800 détenus, la prison de Rebeuss abrite aujourd’hui plus de 3 700 personnes. Une situation intenable qui, selon la ministre, traduit l’échec des politiques publiques menées depuis des décennies dans le secteur pénitentiaire. Yassine Fall a rappelé que cette réalité est régulièrement dénoncée, non seulement par les organes de contrôle nationaux, mais aussi par plusieurs institutions internationales de défense des droits humains.

La garde des Sceaux a, par ailleurs, salué le courage et le dévouement du personnel pénitentiaire, qu’elle considère comme « des agents de l’ombre maintenant la cohésion d’un système à bout de souffle ». Elle a souligné que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, suivent de près la situation préoccupante des établissements carcéraux et ont déjà instruit son département de formuler des propositions urgentes.

Revenant sur les causes profondes de la crise, Yassine Fall a pointé du doigt l’absence de politique de construction de nouvelles prisons depuis l’indépendance du Sénégal, alors que la population carcérale n’a cessé de croître. Elle a évoqué le projet inachevé d’un établissement pénitentiaire de 2 500 places, inscrit dans le cadre du programme de modernisation de la justice, mais jamais finalisé. Selon elle, ce dossier emblématique s’est mué en « scandale de détournement de deniers publics », illustrant les dérives d’une gestion antérieure marquée par le manque de transparence et de planification.

Face à ce constat alarmant, la ministre de la Justice a annoncé une série de mesures destinées à désengorger les prisons et à moderniser le système pénitentiaire. Parmi ces initiatives figurent le recours accru aux alternatives à l’incarcération pour les délits mineurs, notamment la médiation pénale, les travaux d’intérêt général et le port du bracelet électronique. Yassine Fall a également évoqué la mise en place d’un mécanisme d’aménagement des peines pour les détenus malades, âgés ou proches de leur libération.

Elle a confirmé la prochaine activation de la procédure de grâce présidentielle, précisant qu’elle sera appliquée avec rigueur et équité, dans le respect des principes de justice. En parallèle, la ministre a annoncé la relance du programme de construction d’un nouvel établissement pénitentiaire moderne, dont la conception sera encadrée par un cahier des charges strict et transparent, afin d’éviter les dérives du passé.

« Il faut sortir d’une logique purement répressive pour entrer dans une nouvelle ère de justice restauratrice et d’insertion. C’est un impératif moral, une exigence juridique et un engagement républicain », a déclaré Yassine Fall, réaffirmant sa volonté de placer l’humain au centre de la réforme de la justice.

Toutefois, la ministre a tenu à préciser que cette politique d’humanisation de la justice ne saurait être confondue avec une quelconque forme de laxisme. Elle a insisté sur le fait qu’aucune indulgence ne sera accordée aux auteurs de crimes de sang ou aux responsables de détournements de fonds publics.

« La justice doit être humaine et réparatrice, mais elle doit aussi rester ferme et sans complaisance face à ceux qui bafouent les valeurs de notre société », a-t-elle martelé, concluant ainsi une visite qui marque le début d’une refondation annoncée du système pénitentiaire sénégalais.

Effondrement à Kaolack : deux morts et sept blessés graves, le récit du Commandant Eras Sambou

Un drame a frappé la ville de Kaolack, dans la soirée du dimanche, avec l’effondrement d’un immeuble à usage d’habitation de type R+2 situé au quartier Tabangoy. L’incident, survenu au cœur de la commune, a provoqué une vive émotion au sein de la population locale, alors que les sapeurs-pompiers s’activaient pour sauver des vies dans des conditions particulièrement difficiles.

Le Commandant Eras Sambou, chef du Groupement d’incendie et de secours n°3 de Kaolack, est revenu sur le déroulement des opérations et le bilan provisoire du sinistre. Selon lui, les secours ont été alertés peu après l’effondrement du bâtiment et se sont immédiatement déployés sur les lieux. « Les opérations de secours ont été aussitôt entreprises, ce qui nous a permis d’extraire neuf victimes, parmi lesquelles deux corps sans vie, malheureusement, et sept blessés graves », a-t-il déclaré. Toutes les victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital régional de Kaolack pour une prise en charge médicale.

Conscient de la gravité de la situation, un important dispositif humain et logistique a été mobilisé pour faire face à la catastrophe. Le Commandant Sambou a détaillé les moyens mis en œuvre par les sapeurs-pompiers : « Nous avons engagé un effectif de 60 sapeurs, parmi lesquels cinq officiers et une équipe de spécialistes en sauvetage-déblaiement venant de Dakar. » Cette mobilisation rapide a permis d’accélérer les interventions et de limiter les pertes humaines.

Sur le plan logistique, les secours ont déployé un arsenal impressionnant de matériel adapté aux opérations de sauvetage en milieu urbain. « L’opération a nécessité l’utilisation de quatre ambulances, dont deux du SAMU, un véhicule de secours routier, un camion grue, deux fourgons pompe-tonne, un camion de sauvetage-déblaiement, cinq véhicules d’intervention léger, un véhicule de liaison et de commandement, ainsi qu’une pelle mécanique », a précisé le Commandant Sambou.

Malgré les moyens déployés et les premières évacuations, les équipes de secours ont choisi de poursuivre les fouilles afin d’écarter tout risque de victimes supplémentaires. « Nous sommes en train de poursuivre les déblais pour plus de confirmation », a indiqué le chef des sapeurs-pompiers sur les ondes de iRadio, soulignant la prudence nécessaire dans ce type d’intervention où chaque minute compte.

Les habitants du quartier Tabangoy, encore sous le choc, se sont rassemblés autour du périmètre sécurisé pour assister aux opérations, entre espoir et désolation. Cet effondrement relance par ailleurs le débat sur la qualité des constructions dans plusieurs villes du pays, où les incidents de ce genre se multiplient ces dernières années.

Procès en diffamation : Pape Mahawa Diouf face à l’Aser devant le tribunal des flagrants délits

Le procès opposant Pape Mahawa Diouf à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) s’est ouvert ce lundi 6 octobre devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. L’ancien directeur de la Communication de la présidence de la République, devenu opposant, est poursuivi pour diffamation à la suite de déclarations publiques jugées attentatoires à la réputation de l’agence.

Face au juge, Pape Mahawa Diouf a tenu à s’expliquer longuement sur les propos qui lui valent aujourd’hui des poursuites judiciaires. Dans une déclaration mesurée mais ferme, il a assumé le contexte politique de ses affirmations, tout en niant toute intention de diffamer l’institution. « C’est un scandale qui mérite qu’on fasse la lumière. C’est sur la place publique depuis un an. J’étais dans un débat politique passionné », a-t-il déclaré. Il a précisé qu’il n’avait accusé personne directement de détournement de fonds, mais qu’il avait simplement « commenté une actualité largement évoquée dans l’espace public ».

Pape Mahawa Diouf a rappelé que d’autres personnalités, dont l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, s’étaient déjà exprimées sur le même sujet avant lui. « Si on ne peut pas parler de détournement, alors c’est un montant qui a disparu », a-t-il soutenu, estimant qu’il s’agissait d’un débat d’intérêt général. Tout en affirmant n’avoir « pas fauté », il a toutefois fait preuve d’une certaine ouverture en déclarant : « Si mes propos ont pu heurter, je peux les retirer, mais je ne les regrette pas. »

Le ministère public, pour sa part, a estimé que les propos du prévenu avaient clairement porté atteinte à l’honneur et à la crédibilité de l’Aser. Le procureur de la République a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, assortie d’une amende de 100 000 F CFA.

Affaire Ngoné Saliou Diop : la journaliste de nouveau dans le viseur de la justice

La tension reste vive autour de l’affaire impliquant la journaliste Ngoné Saliou Diop. Ce lundi matin, elle a été convoquée et entendue par les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), dans le cadre de plusieurs plaintes déposées contre elle. Selon des sources proches du dossier, cette audition s’inscrit dans une série de procédures judiciaires qui se sont multipliées ces derniers jours, après la diffusion de propos controversés sur les réseaux sociaux.

Deux nouvelles plaintes ont été enregistrées ce même jour par les enquêteurs de la DSC. Elles émanent respectivement des Halpulaar de la diaspora et de l’Association internationale des Diawando. Ces deux entités reprochent à la journaliste d’avoir tenu des déclarations considérées comme offensantes, discriminatoires et de nature à attiser les divisions communautaires.

Depuis la publication de ses propos, largement relayés sur les plateformes numériques, Ngoné Saliou Diop fait l’objet d’une vive polémique. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ses prises de position, jugées contraires au vivre-ensemble et à la cohésion nationale. D’autres, en revanche, appellent à la retenue et à la préservation du droit à la liberté d’expression, estimant que ses mots ont pu être sortis de leur contexte.

La Division spéciale de cybersécurité, chargée de lutter contre les infractions commises sur internet, poursuit son enquête pour déterminer la portée exacte des déclarations incriminées et identifier d’éventuelles infractions au Code pénal ou à la loi sur la cybercriminalité.

Ngoné Saliou Diop, de son côté, n’a pour l’instant fait aucune déclaration publique depuis le déclenchement de cette nouvelle vague de plaintes. Son audition, selon nos informations, pourrait se poursuivre dans les prochaines heures, en présence de ses avocats.

Le communicateur traditionnel El Hadji Mansour Mbaye en visite au Pavillon spécial pour rencontrer Farba Ngom et Maodo Malick Mbaye

Le célèbre communicateur traditionnel El Hadji Mansour Mbaye s’est récemment rendu au Pavillon spécial de l’hôpital de Dakar, une unité médicale réservée aux détenus dont l’état de santé est jugé incompatible avec une détention en milieu carcéral. Selon des informations rapportées par le journal L’AS, cette visite avait pour but de rendre visite à deux proches de l’homme de culture : Farba Ngom et Maodo Malick Mbaye, actuellement sous mandat de dépôt dans le cadre de procédures judiciaires liées à la reddition des comptes.

Farba Ngom, député et ancien maire des Agnam, est par ailleurs le beau-fils d’El Hadji Mansour Mbaye. Quant à Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (ANEJ), il est son neveu. Tous deux sont impliqués dans des affaires distinctes portant sur la gestion de fonds publics, dans le cadre des enquêtes en cours sur la gouvernance des anciens responsables politiques et administratifs.

Le journal L’AS précise qu’à son arrivée au Pavillon spécial, El Hadji Mansour Mbaye a été chaleureusement accueilli par les autorités pénitentiaires. Ces dernières lui ont facilité les formalités nécessaires afin qu’il puisse rendre visite à ses parents détenus dans des conditions respectant les règles en vigueur.

Cette visite, au-delà de son caractère familial, a également une portée symbolique. En tant que figure respectée du patrimoine culturel et moral du Sénégal, El Hadji Mansour Mbaye a souvent joué un rôle de médiateur et de conseiller auprès des autorités comme des citoyens. Sa présence au chevet de ses proches témoigne d’un attachement profond aux valeurs de solidarité, de compassion et de respect des liens familiaux.

Le Pavillon spécial, où se sont déroulées ces visites, est une structure particulière du système pénitentiaire sénégalais. Il accueille des détenus nécessitant une prise en charge médicale spécifique, tout en maintenant un dispositif de surveillance et de sécurité adapté.

Le changement climatique, un mal pour la société (Imam Mouhamed Sow)

Le changement climatique n’est plus une menace lointaine : il est désormais une réalité vécue au quotidien par des millions de personnes à travers le monde. Sécheresses, inondations, vagues de chaleur, montée des eaux — les conséquences se font sentir dans tous les domaines de la vie sociale, économique et environnementale. Au cœur de cette crise, les populations les plus vulnérables paient le plus lourd tribut.

« Le changement climatique est une réalité incontestable, et les sociétés doivent s’y adapter. Tous les indicateurs montrent que les inondations dans les villes vont devenir plus intenses », a déclaré l’imam Mouhamed Sow.

Selon lui, les eaux de pluie se répartissent en trois parties : une partie s’infiltre dans le sol et alimente les nappes souterraines, une autre s’évapore dans l’atmosphère, et une dernière s’écoule et s’accumule à la surface du sol — cette dernière étant la principale cause des inondations.

« Or, cette catégorie va augmenter pour plusieurs raisons », a-t-il expliqué.

Premièrement, la diminution des surfaces perméables dans les villes, due à l’extension des zones bâties, pavées ou couvertes de débris de construction.

Deuxièmement, la baisse de la vitesse d’infiltration de l’eau dans le sol, causée par la présence de déchets plastiques et autres matières non biodégradables enfouis dans les sols urbains et périurbains.

Ces phénomènes entraînent, selon l’imam Sow :

une augmentation du volume d’eau qui s’accumule dans les zones basses des villes ; une stagnation prolongée de cette eau dans ces zones.

Pour lui, la solution à ce problème doit combiner deux approches complémentaires :

L’action du gouvernement, qui doit mettre en place des réseaux d’évacuation des eaux adaptés ; L’interdiction stricte de l’habitat dans les zones basses, avec des décisions fermes et cohérentes.

« Cela n’est pas difficile à réaliser dans le cadre de la nouvelle politique instaurée par le Parti PASTEF, fondée sur la transparence, et non sur l’ancienne logique du “je te donne en échange de ta carte électorale” ou du “je ferme les yeux sur tes irrégularités tant que tu me donnes ta voix”. C’est justement ce vieux système qui a conduit à l’occupation des zones marécageuses dans les villes et leurs périphéries », a-t-il dénoncé.

L’imam Mouhamed Sow cite à cet égard plusieurs exemples, notamment les zones inondables de Saint-Louis et de Kaolack — notamment à la sortie vers Dakar et dans le quartier de Bétoir.

« Troisièmement, il faut aider les habitants de ces zones à les quitter, avec le soutien populaire au gouvernement — en particulier celui des plus riches —, car, dans de nombreuses villes, les terrains utilisables sont déjà saturés, tandis que les plus aisés possèdent de vastes domaines autour des centres urbains », a-t-il ajouté.

Enfin, il a proposé une issue durable à cette situation :

« Adopter une telle solution permettra de créer des villes vertes, où les zones basses pourraient être transformées en espaces de loisirs ou en zones économiques, comme la pisciculture. »

Abdoulaye Saydou Sow nommé membre de la Commission du Développement de la FIFA

Dakar, le 6 octobre 2025 — L’ancien ministre sénégalais Abdoulaye Saydou Sow vient d’être propulsé sur la scène internationale du football. Il a été officiellement nommé membre de la très stratégique Commission du Développement de la FIFA, un organe clé chargé de superviser les politiques, initiatives et programmes visant à promouvoir et à structurer le football à travers le monde.

Cette nomination marque une étape majeure dans la carrière de l’homme politique et sportif sénégalais, dont l’engagement pour le football ne s’est jamais démenti. La Commission du Développement joue un rôle crucial dans la mise en œuvre des projets destinés à renforcer les fédérations nationales, à soutenir la formation, les infrastructures et la gouvernance du sport roi dans tous les continents.

Pour le Sénégal, cette présence au sein de l’une des plus importantes instances de la FIFA représente un atout diplomatique et sportif considérable. En effet, Abdoulaye Saydou Sow y portera la voix du football africain et plus particulièrement celle du Sénégal, qui s’impose depuis plusieurs années comme une nation phare du football mondial.

Sur le plan national, Abdoulaye Saydou Sow est loin d’être un inconnu. Ancien ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique sous le régime du président Macky Sall, il a exercé ces fonctions du 1er novembre 2020 au 12 avril 2024. Son parcours politique s’est toujours accompagné d’une passion affirmée pour le sport, notamment le football.

Élu maire de la ville de Kaffrine en 2022, il préside également la ligue régionale de football de Kaffrine, et a occupé le poste de vice-président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Ces différentes fonctions témoignent de son implication constante dans la promotion du sport, à la fois au niveau local et national.

Avec cette nomination à la FIFA, Abdoulaye Saydou Sow rejoint ainsi le cercle restreint des dirigeants africains siégeant dans les instances internationales du football. Une reconnaissance de son engagement, de son expérience et de sa capacité à contribuer au développement global de ce sport universel.

Crise politique en France : Marine Le Pen appelle Emmanuel Macron à dissoudre l’Assemblée nationale

La France s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Moins de vingt-quatre heures après sa nomination, Sébastien Lecornu a présenté ce lundi 6 octobre sa démission à Emmanuel Macron. Une démission aussi soudaine qu’inattendue, qui plonge l’exécutif dans une zone d’incertitude politique inédite sous la Ve République.

Nommé Premier ministre le 9 septembre dernier, Sébastien Lecornu avait été chargé de former un gouvernement de « stabilité et de rassemblement » après plusieurs mois de tensions à l’Assemblée nationale. Mais sa mission n’aura duré que quelques semaines. Selon un communiqué de l’Élysée, le président de la République a accepté sa démission, ouvrant ainsi une nouvelle période de flottement au sommet de l’État.

Cette décision intervient dans un climat politique déjà délétère, marqué par l’absence de majorité claire depuis les élections législatives de 2022. La tentative de M. Lecornu de constituer un gouvernement de compromis avait été accueillie avec scepticisme par la classe politique. L’annonce, dimanche soir, d’une première liste de ministres avait déclenché une pluie de critiques, y compris au sein de la majorité présidentielle. Plusieurs voix lui reprochaient un manque d’ouverture, une absence de figures issues de la société civile et une gestion jugée trop technocratique.

Face à cette impasse, les oppositions n’ont pas tardé à réagir. La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, a salué une « décision sage » mais insuffisante. Pour elle, la démission du Premier ministre ne règle en rien la crise institutionnelle qui mine le pays depuis des mois. « La seule décision sage est prévue par la Constitution de la Ve République, c’est d’en revenir aux urnes et que les Français donnent une direction au pays », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Son appel à la dissolution de l’Assemblée nationale a été immédiatement relayé par le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Selon lui, « sans dissolution, il ne peut y avoir de stabilité retrouvée ». Pour le jeune dirigeant, seul un retour aux urnes permettrait de rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants, alors que le climat social et politique se dégrade de semaine en semaine.

Ce nouvel épisode accentue la fragilité d’un pouvoir exécutif déjà affaibli. Emmanuel Macron se retrouve une nouvelle fois confronté à un casse-tête politique : trouver un Premier ministre capable de rallier une majorité introuvable et de restaurer la crédibilité d’un gouvernement perçu comme déconnecté des réalités quotidiennes. Dans les rangs de la majorité, certains redoutent une dissolution qui pourrait profiter au Rassemblement national, aujourd’hui en tête dans la plupart des sondages. D’autres estiment qu’il s’agit désormais du seul moyen de sortir de l’impasse.

Pour Emmanuel Macron, la décision s’annonce d’autant plus délicate que l’opinion publique semble lasse des recompositions politiques et des crises à répétition. Selon plusieurs enquêtes récentes, une majorité de Français souhaiterait être de nouveau consultée pour redéfinir la composition de l’Assemblée nationale. Mais une dissolution comporte aussi un risque majeur : celui de provoquer un basculement du pouvoir en faveur de l’extrême droite, à un moment où le Rassemblement national n’a jamais semblé aussi proche des portes du pouvoir.

Pour Marine Le Pen, cette perspective de nouvelles élections législatives est également porteuse d’incertitudes. Condamnée en première instance dans l’affaire des assistants d’eurodéputés, la députée du Pas-de-Calais a été déclarée inéligible pour une durée déterminée. Dans l’attente du jugement en appel prévu pour mars 2026, son avenir politique reste suspendu à la décision de la justice. Une confirmation de la condamnation compromettrait sa participation aux prochaines échéances électorales, y compris à la présidentielle de 2027, où elle espère incarner une alternance historique.

Crise politique en France : Sébastien Lecornu démissionne, moins d’un mois après sa nomination comme Premier ministre

La France s’enfonce un peu plus dans l’incertitude politique. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis, ce lundi, sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, selon un communiqué officiel de l’Élysée. Cette annonce intervient moins d’un mois après sa nomination, le 9 septembre, marquant un nouveau tournant dans la crise politique que traverse le pays.

Nommé pour tenter de restaurer la stabilité et le dialogue entre l’exécutif et le Parlement, Sébastien Lecornu n’aura finalement pas eu le temps d’imposer sa marque à Matignon. À la tête d’un gouvernement déjà critiqué avant même d’être pleinement constitué, l’ancien ministre des Armées faisait face à une fronde grandissante au sein de la classe politique, aussi bien dans l’opposition que dans une partie de la majorité présidentielle.

La déflagration politique a atteint son paroxysme dimanche soir, lorsque M. Lecornu a dévoilé une partie de la composition de son gouvernement, le troisième en moins d’un an. Plusieurs nominations ont été jugées « provocatrices » par la droite et « incompréhensibles » par une gauche déjà vent debout contre la ligne de l’exécutif. Le ton s’est encore durci dans les rangs parlementaires, à la veille de la déclaration de politique générale que le Premier ministre devait prononcer ce mardi à l’Assemblée nationale.

Selon des sources proches du gouvernement, Sébastien Lecornu aurait pris cette décision face à « l’absence de majorité claire » et à la « pression politique devenue intenable ». Des élus de l’opposition affirmaient déjà qu’ils refuseraient d’accorder la confiance à un gouvernement « illégitime » et « déconnecté des priorités du pays ». Dans ce contexte explosif, la perspective d’un vote défavorable à l’Assemblée semblait inévitable, ce qui aurait entraîné une chute rapide du gouvernement.

L’Élysée, dans son communiqué laconique, s’est bornée à indiquer que le président Emmanuel Macron « a pris acte de la démission du Premier ministre et de son gouvernement » et qu’il « consultera dans les prochaines heures afin de déterminer la suite à donner ». Aucun nom n’a encore été avancé pour succéder à Sébastien Lecornu, mais plusieurs figures de la majorité et des proches du chef de l’État évoquent déjà la possibilité d’un « gouvernement resserré de transition », voire un recours à de nouvelles élections législatives.

Cette démission surprise, bien que pressentie par certains observateurs, fragilise encore davantage un exécutif déjà contesté sur de nombreux fronts : inflation persistante, tensions sociales, crise migratoire et fractures territoriales. Emmanuel Macron, dont le second quinquennat est marqué par une succession de crises institutionnelles, devra désormais trouver une issue à cette impasse politique qui paralyse l’action gouvernementale.

Kaolack : Deux morts et sept blessés graves dans l’effondrement d’une dalle à Taba Ngoye

Une tragédie a frappé le quartier Taba Ngoye, dans la commune de Kaolack, dans la soirée du dimanche 5 octobre. Une partie de la dalle d’un immeuble de deux étages (R+2) s’est effondrée alors qu’un mariage y était célébré, plongeant les habitants dans la stupeur et la désolation.

Selon le commandant Erasme Samb, chef du groupement d’incendie et de secours n°3 de Kaolack, les sapeurs-pompiers ont été alertés à 20h01. « Les groupements ont été immédiatement déployés et les opérations de secours ont aussitôt démarré », a-t-il déclaré. Après plus de cinq heures d’intenses recherches et de déblaiement des décombres, les secouristes ont réussi à extraire neuf personnes coincées sous la dalle.

Le bilan est lourd : deux morts et sept blessés graves. Les victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital régional de Kaolack pour une prise en charge médicale. « Malheureusement, nous avons retrouvé deux corps sans vie. Les sept autres personnes présentent des blessures graves, mais ont été rapidement prises en charge », a précisé le commandant Samb.

L’effondrement, survenu en pleine fête, a semé la panique dans le quartier. De nombreux habitants et témoins se sont précipités sur les lieux pour prêter main forte aux secouristes. Les causes exactes de l’incident ne sont pas encore connues, mais une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce drame.

Navetanes/Conflit ASC Lebou gui vs JAD: les populations se dédouanent et sollicitent la libération des manifestants.

Après le match de l’ASC lebou gui contre JAD des échauffourées ont éclater entre supporters et force de l’ordre.
Cette situation s’est prolongée dans les deux quartiers environnants provoquant des dégâts inestimables.
Une terreur qui continue de s’accentuée nécessitant une réaction immédiate des autorités.

Navetanes/Conflit ASC Lebou gui vs JAD: les populations se dédouanent et sollicitent la libération..

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°575 – 06/10/2025

🔴 « JE VEUX UN PROCÈS PUBLIC, DEVANT LES CAMÉRAS » : PMN AFFRONTE SON DESTIN
🔴 CHANGEMENTS DANS LES INSTANCES : LE PARTI DE BOUBACAR CAMARA SE FISSURE

🔴 MONDIAL 2026 / « RIEN N’EST ENCORE JOUÉ » : PAPE THIAW APPELLE À LA CONCENTRATION
🔴 SÉNÉGAL VS MAURITANIE : LA FSF FAIT FLAMBER LES PRIX DES BILLETS !

Kaolack – Effondrement d’une dalle lors d’un mariage : entre fête et tragédie

Ce qui devait être un jour de joie s’est transformé en drame à Kaolack. Ce dimanche, au quartier Taba Ngoye, la dalle d’un immeuble de type R+2 s’est effondrée alors qu’un mariage y était célébré, plongeant la cérémonie dans le chaos et la désolation.

Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs dizaines de personnes participaient à la fête lorsque la dalle s’est brusquement affaissée, entraînant la chute d’invités pris au piège sous les décombres. Alertés, les sapeurs-pompiers ont rapidement déployé un important dispositif de secours pour tenter d’extraire les victimes.

Le bilan provisoire fait état de quatre morts et de plusieurs blessés, dont certains dans un état grave. Les blessés ont été évacués d’urgence vers l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, où ils sont actuellement pris en charge. Les opérations de recherche se poursuivent sur le site, les secouristes redoublant d’efforts pour s’assurer qu’aucune personne ne reste coincée sous les gravats.

D’après les témoignages recueillis par notre reporter, l’immeuble concerné aurait subi des modifications structurelles au cours des derniers mois, ce qui pourrait avoir fragilisé la dalle. Des fissures auraient même été observées par certains voisins, sans qu’aucune mesure préventive ne soit prise.

Sur les lieux du drame, l’émotion était à son comble. Des cris, des pleurs et des scènes de panique ont accompagné les opérations de secours, tandis que les familles des victimes tentaient désespérément d’obtenir des nouvelles de leurs proches.

En attendant le bilan définitif, les autorités locales ont promis l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes de cet effondrement tragique et situer les responsabilités.

Ce drame vient une fois de plus rappeler la nécessité d’un contrôle rigoureux des constructions et des travaux de modification dans les zones urbaines, où de nombreux immeubles échappent encore aux normes de sécurité établies.

Pape Malick Ndour : « Pourquoi je veux un procès public, devant les caméras »

L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, est sorti de son silence. Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche soir, il a haussé le ton face aux accusations portées contre lui par l’activiste Pape Abdoulaye Touré, qui l’accuse d’enlèvement, de torture et de violences aggravées. Très remonté, l’ex-membre du gouvernement a réclamé un procès public, diffusé devant les caméras, afin que les Sénégalais puissent suivre la confrontation en direct.

« Je veux un procès public, devant les caméras. Que je sois confronté en direct à mon accusateur et à toutes les personnes qu’il dit impliquées », a martelé Pape Malick Ndour, d’un ton ferme, manifestement déterminé à laver son honneur. Selon lui, cette affaire n’a rien de judiciaire, mais relèverait plutôt d’une machination politique soigneusement orchestrée pour détourner l’attention des difficultés que traverse actuellement le pays.

« Ils font ça pour divertir les populations devant leur incapacité. Ils ont échoué dans l’économie. Le FMI les a mis à nu », a-t-il lancé, accusant le régime en place de chercher à l’affaiblir à cause de ses prises de position critiques. L’ancien ministre estime être devenu une cible politique pour avoir, selon ses mots, « mis à nu les contrevérités de l’État sur la dette cachée ». Il soutient que cette nouvelle convocation n’est qu’une riposte du pouvoir à ses sorties publiques.

« Cela fait longtemps qu’ils me veulent. Et vu que je prends la parole pour démonter leurs dires, ils trouvent toujours un moyen de réagir. Mais qu’ils n’oublient pas : ils sont rapides à convoquer pour diffusion de fausses nouvelles, sans jamais oser porter plainte contre moi », a-t-il dénoncé.

Convoqué ce lundi 6 octobre à 15 heures à la Section de Recherches de la Gendarmerie, Pape Malick Ndour a confirmé qu’il répondra à la convocation. Il dit vouloir faire face à la justice et réitère sa confiance en l’institution judiciaire, tout en espérant que la vérité éclatera « au grand jour ».

Kaolack : Une cinquantaine de journalistes et techniciens formés sur la désinformation

Un atelier de renforcement des capacités des jeunes reporters du centre, axé sur le thème « Savoir démêler le vrai du faux », a réuni le week-end dernier à Kaolack une cinquantaine de journalistes et de techniciens des médias.

L’activité a été initiée par la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), avec l’appui du ministère de la Communication, des Télécommunications et des Postes, à travers la coopération européenne et la coopération allemande au développement (GIZ).

« Nous sommes ici dans le cadre de notre campagne nationale de lutte contre la désinformation. Cet atelier, tenu dans la zone centre, qui regroupe les régions de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine, vise à sensibiliser et à outiller les jeunes reporters face à ce fléau. Nous avons constaté qu’ils y sont particulièrement exposés dans leurs régions respectives », a expliqué Mamadou Diagne, président de la CJRS.

Selon lui, l’objectif de cette formation est d’aider les journalistes régionaux à mieux faire face à la désinformation, aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et à la course à la publication, qui fragilise souvent la vérification des faits.

Au terme de la session, le bureau de la zone centre de la CJRS a également été renouvelé. Modou Sène, journaliste à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), a été reconduit comme point focal, après avoir dirigé la zone pendant deux ans.

« Mon cheval de bataille sera la formation continue, la solidarité et l’entraide entre confrères et consœurs, ainsi qu’un engagement citoyen plus affirmé des journalistes », a-t-il déclaré.

Diender/Coupe du maire 2025: Une belle finale avec une jeunesse en symbiose.

Un Élan de Fierté et d’Espoir à Diender

Ce week-end, le stade de Bayakh a vibré au rythme du football lors de la finale de la Coupe du Maire, opposant l’ASC Gouy Gui à l’ASC Manko de Keur Matar. Cet événement, qui attire une foule nombreuse, sera l’occasion pour les habitants de Diender de célébrer leur passion pour le sport, mais aussi un moment fort pour la jeunesse.

Amadou Mame DIOP, l’adjoint maire de Diender, s’est exprimé avec enthousiasme sur cette manifestation sportive : « Je suis très satisfait de ce qu’il s’est passé au Sénégal, parce qu’il s’agit d’une fête. Une finale, c’est avant tout une célébration, et les Diendérois sont venus massivement pour y participer. » Il a souligné que cet événement dépasse le cadre du simple football, incarnant l’espoir et les aspirations d’une jeunesse en quête de réussite.

Avec un bilan aussi impressionnant que 25 finales disputées l’année précédente, le maire a réaffirmé son engagement envers les jeunes : « Cette finale nous a été honorée, nous l’avons mérité. Je profite de l’occasion pour lancer un appel aux populations : nous sommes ici pour eux et pour le développement de notre localité. »

Parmi ses priorités, Amadou Mame DIOP a mis l’accent sur l’emploi des jeunes, un défi crucial pour l’avenir de la région. « Nous avons mis en place un dispositif de distribution de bons de formation et bientôt, des programmes spécifiques seront lancés, » a-t-il annoncé, plaidant pour un avenir radieux consacré à la jeunesse.

Enfin, l’adjoint maire a également profité de cette tribune pour annoncer sa candidature aux élections locales de 2027, marquant ainsi son attachement à la collectivité et sa détermination à poursuivre sa mission de service public.

Diender/Coupe du maire 2025: Une belle finale avec une jeunesse en symbiose.

Section de Recherches : Nouveau rebondissement dans la convocation de Pape Malick Ndour

Un nouveau rebondissement vient marquer l’affaire impliquant l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour. Initialement convoqué ce lundi 6 octobre à 10 heures à la Section de Recherches de la Gendarmerie, l’audition de l’ex-membre du gouvernement a finalement été reprogrammée pour 15 heures. L’information, confirmée par des sources proches du dossier, a été notifiée tard dans la soirée de dimanche à l’intéressé ainsi qu’à ses avocats.

Aucune explication officielle n’a pour l’instant été donnée quant à ce changement d’horaire. Toutefois, plusieurs observateurs évoquent des « impératifs organisationnels » du côté des enquêteurs, qui souhaiteraient « mieux préparer l’audition » d’un dossier jugé particulièrement sensible. Cette décision témoigne, selon certaines sources, de la volonté des autorités de conduire l’enquête avec la plus grande rigueur.

L’audition de Pape Malick Ndour s’inscrit dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par l’activiste Pape Abdoulaye Touré. Ce dernier accuse l’ancien ministre d’enlèvement, de torture et de violences aggravées. Des faits graves qui remonteraient à l’année 2023, à une période marquée par de fortes tensions politiques.

Depuis la révélation de cette affaire, Pape Malick Ndour, également cadre de l’Alliance pour la République (APR), nie catégoriquement les accusations portées contre lui. Dans un récent message publié sur les réseaux sociaux, il avait affirmé être « serein » et prêt à répondre à toute convocation de la justice, tout en dénonçant une « cabale politique » orchestrée pour ternir son image.

« Jël liñu moom / Les Nationalistes » prônent l’autonomisation des femmes

Le mouvement national des femmes du parti « Jël liñu moom / Les Nationalistes », dirigé par le député Tahirou Sarr, a tenu une rencontre ce week-end à la Patte d’Oie.

L’occasion pour Mme Awa Diarra Diallo, présidente nationale des femmes nationalistes, accompagnée de la vice-présidente Kiné Linguère Diop et de la présidente de la Commission des finances Dieumbé Sy Tall, de procéder à l’installation du nouveau bureau de la section des femmes.

La rencontre a également permis de revenir sur les idéologies du parti et d’inviter les femmes à davantage d’autonomie et d’indépendance financière.

« Si les femmes sont autonomes et indépendantes financièrement, la paix régnera forcément dans les foyers. Dans nos maisons, nous subissons des choses que nous n’étalerons jamais sur la place publique. C’est vrai que nos hommes sont extraordinaires, mais ce sont nous, les femmes, qui avons la charge de nous occuper des foyers. Dans notre parti, nous faisons en sorte que les femmes soient autonomes et indépendantes. C’est pourquoi je suis heureuse de cette réunion de prise de contact d’aujourd’hui », a déclaré Awa Diarra Diallo, présidente du mouvement national des femmes de Jël liñu moom / Les Nationalistes.

Cette rencontre a également permis aux femmes nationalistes de la Patte d’Oie d’échanger avec leurs camarades sur les statuts du parti et sur le rôle essentiel qu’elles ont à jouer dans la massification du mouvement.

Elles ont, à cette occasion, exprimé leurs motivations à rejoindre le parti, discuté de la régularisation des étrangers vivant au Sénégal, ainsi que des perspectives futures.

En clôture de la cérémonie, la présidente nationale a offert une somme de 200 000 francs CFA aux femmes, afin de constituer un fonds de caisse destiné à faciliter le démarrage des cotisations mensuelles servant à financer les activités du parti.

Aly Saleh

Khalifa Sall relance l’affaire de l’incendie du siège de Taxawu Sénégal : « Je continuerai à interpeller la justice »

Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 4 octobre 2025 à Dakar, Khalifa Ababacar Sall est revenu avec insistance sur le dossier de l’incendie volontaire du siège de son mouvement, Taxawu Sénégal. Cet acte, survenu en pleine campagne pour les élections législatives de 2024, demeure selon lui un « symbole du déni de justice » dans le pays. Plus d’un an après les faits, aucune avancée n’a été constatée dans l’enquête, ce qui pousse l’ancien maire de Dakar à hausser le ton.

« Depuis que le siège de Taxawu a été saccagé, il garde un visage balafré et hideux. Nous avons parlé, entrepris des démarches, mais rien n’a bougé », a dénoncé le leader de Taxawu Sénégal, visiblement déterminé à obtenir des réponses. Khalifa Sall dit avoir multiplié les correspondances et les plaintes auprès des autorités compétentes, sans succès. Il estime que le silence de la justice est « incompréhensible et inacceptable » dans un État de droit.

L’ancien député-maire de Dakar a tenu à rappeler la portée symbolique de ce lieu, qualifié de « témoin de tous les combats de l’opposition depuis vingt ans ». Selon lui, le saccage du siège ne représente pas seulement une attaque contre son mouvement, mais également une atteinte à la démocratie et à la mémoire politique du pays. « Je ne renoncerai pas à réclamer justice ni à saisir la presse. Nous vivons dans un État de droit, et nous sommes en droit d’exiger justice pour ce lieu symbolique », a-t-il martelé.

Khalifa Sall s’interroge surtout sur les raisons du blocage du dossier. « Pourquoi les enquêtes se sont-elles arrêtées ? Et pourquoi les auteurs n’ont-ils toujours pas été identifiés ni arrêtés ? », s’est-il indigné devant les journalistes. Il a insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans la gestion de cette affaire, exhortant le Parquet et le Procureur de la République à agir sans délai.

Cette sortie marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication du leader de Taxawu Sénégal, qui semble vouloir replacer la question de la justice et de la responsabilité politique au cœur du débat public. À travers ce rappel, Khalifa Sall entend non seulement obtenir réparation pour les dégâts matériels subis, mais aussi dénoncer ce qu’il considère comme un « dysfonctionnement profond » du système judiciaire sénégalais.

Gandiaye / Kaolack : Plus de 500 personnes formées dans le cadre de la vision Sénégal 2050

Clap de fin, ce week-end, pour les « Vacances Coaching » de Gandiaye, dans le département de Kaolack. Cette initiative, portée par M. Matar Ndao, Directeur général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), visait à renforcer les capacités des femmes afin de professionnaliser leurs activités génératrices de revenus.

L’événement a également été marqué par diverses animations, notamment la prestation de la fanfare de l’armée, des démonstrations d’arts martiaux en Viet Vo Dao, ainsi que des performances artistiques qui ont égayé le public venu de toute la région de Kaolack et d’ailleurs.

« Cette année, nous avons initié les Vacances Coaching Gandiaye, qui s’inscrivent dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, notamment l’axe Capital humain prôné par le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko. Ces derniers ont instruit de mettre en avant la formation et le développement des compétences. C’est dans cette logique que, forts de notre expérience en formation bénévole, notamment à travers l’ANPEJ, nous avons matérialisé ce projet à Gandiaye », a expliqué Matar Ndao, Directeur général de l’ANEC.

Selon lui, le programme a porté sur trois modules principaux : un module comportemental, un module managérial et un module technique de production.

« Nous avons pris en charge l’intégralité des coûts liés à ces formations. C’est notre manière de contribuer à l’appel du Chef de l’État dans le cadre du référentiel 2050. Au total, 562 personnes ont été formées, et 256 attestations ont été délivrées aux bénéficiaires ayant complété l’ensemble du parcours », a-t-il précisé.

Les formations techniques ont porté notamment sur la transformation alimentaire, incluant la fabrication de sirop de bissap, de gingembre, ainsi que la production de produits javellisants.

Abordant enfin la problématique de l’état civil, M. Ndao a souligné son importance capitale dans la vie de chaque citoyen.

« L’état civil est à la base de toute existence légale et accompagne chaque individu tout au long de sa vie. Malheureusement, au Sénégal, de nombreux enfants scolarisés ne disposent pas d’extraits de naissance. Nous estimons à plus de 400 000 le nombre d’élèves concernés. Pour résoudre durablement ce problème, l’implication de tous les acteurs est indispensable », a-t-il conclu.

Crise à l’Agence de Régulation Pharmaceutique : le SAMES dénonce une « faute grave de gouvernance » et exige le paiement immédiat des salaires

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) est monté au créneau pour exprimer sa « solidarité totale et indéfectible » envers les agents de l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP), confrontés à une situation qu’il qualifie de « dramatique » : deux longs mois sans percevoir leurs salaires.

Dans un communiqué rendu public, le SAMES a fermement dénoncé cette situation qu’il juge « intolérable, injustifiable et attentatoire à la dignité des travailleurs ». Pour le syndicat, le paiement régulier des salaires ne saurait être considéré comme une faveur, mais bien comme « une obligation légale et morale » de la part de l’État et des dirigeants des structures publiques.

Le syndicat n’a pas mâché ses mots en pointant directement les responsables de cette crise. D’une part, il interpelle « l’État, garant ultime du service public » et, d’autre part, « la direction de l’ARP dont la gestion s’est politisée depuis sa création au détriment des impératifs techniques, éthiques et réglementaires ». Selon le SAMES, cette politisation à outrance a entraîné « une dérive managériale et une irresponsabilité institutionnelle » qui fragilisent aujourd’hui la mission régalienne de l’agence, à savoir le contrôle, la vigilance et la qualité pharmaceutique dans le pays.

Face à ce qu’il considère comme une grave atteinte à la stabilité du secteur pharmaceutique, le SAMES exige « sans délai le paiement intégral et immédiat des arriérés de salaire » des agents concernés. Le syndicat appelle également à la mise en place d’un mécanisme durable garantissant la « sécurisation pérenne de la chaîne de paiement » afin d’éviter la répétition d’une telle situation à l’avenir.

Au-delà des revendications financières, le SAMES plaide pour une réforme structurelle de l’ARP. Il réclame un « recentrage de l’agence sur sa mission technique » à travers des mécanismes de gouvernance « dépolitisés, transparents et redevables », estimant que seule une gestion professionnelle et indépendante peut garantir la crédibilité et l’efficacité de cet organe essentiel à la régulation du secteur pharmaceutique sénégalais.

Dans son communiqué, le syndicat met en garde les autorités publiques : « Faute de solution concrète dans les meilleurs délais, le SAMES se réserve le droit d’user de tous les moyens d’action syndicale légaux pour défendre les travailleurs et faire respecter leurs droits. »

Le message de clôture du syndicat sonne comme un rappel à l’ordre : « Un salaire retardé est un droit violé, et deux mois sans salaire, c’est une faute grave de gouvernance. » Un avertissement fort qui met la pression sur les autorités sanitaires et financières, alors que les agents de l’ARP continuent d’attendre leur dû, dans un contexte où la question de la bonne gouvernance des institutions publiques reste plus que jamais au centre des débats.

Mansour Faye à Saint-Louis : entre émotion, gratitude et message fort pour ses codétenus

Après plusieurs semaines passées à la prison de Reubeus, l’ancien ministre des Transports, Mansour Faye, a fait un retour triomphal dans sa ville natale de Saint-Louis. L’ex-beau-frère de l’ancien président Macky Sall a été accueilli en héros par une marée humaine de partisans, d’amis et de sympathisants venus lui témoigner leur affection et leur solidarité. L’émotion était palpable dans les rues de la vieille cité, où la foule scandait son nom, traduisant la profonde attache qui lie Mansour Faye à sa terre natale.

Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien maire de Saint-Louis a exprimé toute sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu durant cette période difficile. « Saint-Louis reste ma ville de cœur, avec sa téranga légendaire », a-t-il écrit, visiblement touché par l’accueil chaleureux que lui ont réservé les siens. Mais au-delà de l’émotion, c’est un message fort que Mansour Faye a voulu adresser à ses codétenus encore derrière les barreaux.

Il a tenu à citer nommément plusieurs figures politiques, médiatiques et économiques encore détenues : Jérôme Bandiaky alias Sniper, Farba Ngom, Moustapha Diop, Lat Diop, Maodo Malick Mbaye, Papa Mahawa Diouf, ainsi que les chroniqueurs Badara Gadiaga et Abdou Nguer, sans oublier les « Gaindés Macky » et de nombreux hommes d’affaires. À tous, il a adressé un message d’encouragement et de solidarité, les invitant à garder foi et courage. « Tôt ou tard, ils sortiront de prison la tête haute », a-t-il lancé, sûr que la justice finira par triompher.

Reconnaissant envers son entourage, Mansour Faye a salué le travail remarquable de ses avocats, louant leur ingéniosité et leur professionnalisme. Il a également exprimé sa profonde reconnaissance envers les autorités religieuses et coutumières, les responsables politiques, les administratifs, sa famille et toutes les personnes venues des quatre coins du pays pour lui témoigner compassion et soutien.

Dans son message, l’ancien ministre n’a pas manqué d’adresser un appel solennel au pouvoir judiciaire, qu’il considère comme un pilier fondamental de la stabilité nationale. Il a exhorté les magistrats à veiller à ce que « l’injustice ne s’érige jamais en règle » et que le droit soit respecté dans toutes ses dimensions.

Kaolack – Le lycée Waldiodio Ndiaye choisi pour le lancement du programme de citoyenneté « Wadial Xaleyni »

La zone militaire n°3, en partenariat avec l’Inspection d’académie de Kaolack, a procédé ce samedi 4 octobre 2025 au lancement officiel de la phase pilote du mécanisme universel de renforcement de la citoyenneté et du patrimoine, baptisé « Wadial Xaleyni ». Le lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack a été choisi pour abriter cette première étape du programme.

Cette initiative ambitieuse vise à promouvoir l’éducation civique, la cohésion sociale et la valorisation du patrimoine culturel national auprès des jeunes générations.

« Nous sommes aujourd’hui au lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack, en compagnie de l’inspecteur d’académie, du proviseur du lycée ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité, pour la cérémonie de lancement de la phase pilote du programme universel de citoyenneté dénommé Wadial Xaleyni », a déclaré le colonel Massamba Thiam, commandant de la zone militaire n°3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Le colonel Thiam a souligné l’importance de cette opération dans le cadre du concept « Uby Tey, Diang Tey », qui encourage la reprise immédiate des cours dès la rentrée.

« Nous voulons permettre aux apprenants de commencer les cours dans de bonnes conditions. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de venir accompagner l’équipe pédagogique, avec nos partenaires comme la SONAGED, pour nettoyer l’école et offrir un cadre sain aux élèves », a-t-il ajouté.

De son côté, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a salué l’engagement de l’armée aux côtés du système éducatif.

« Nous sommes très heureux d’être aux côtés du colonel commandant la zone militaire n°3 pour cette initiative développée par le ministère des Forces armées en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale. Wadial Xaleyni est un programme essentiel dans un contexte difficile, car il vise à remettre au cœur de notre société les valeurs civiques et morales qui fondent notre Nation. L’appui de l’armée est fondamental pour y parvenir », a-t-il déclaré.

L’inspecteur d’académie a également annoncé la poursuite des activités d’entretien au sein de l’établissement :

« Le ministère de l’Éducation nationale a compris la portée de cette démarche. Nous remercions le colonel pour sa disponibilité. Après le nettoyage de la cour, ces mêmes actions vont se poursuivre à l’intérieur des salles de classe », a précisé M. Diakhaté.

Avec ce lancement à Kaolack, le programme “Wadial Xaleyni” s’inscrit dans une dynamique nationale de réarmement moral, de civisme et d’engagement communautaire, plaçant les jeunes au centre de la construction d’un Sénégal plus propre et plus solidaire.

Kaolack – Cheikh Ibrahim Niass annonce sa candidature et dévoile son programme pour une commune “propre, juste et prospère”

Cheikh Ibrahim Niass, président fondateur du Rassemblement de la Société pour le Sénégal (RSS), a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de Kaolack. À travers cette décision, le jeune leader politique souhaite incarner une nouvelle génération d’engagement et porter une vision de renouveau pour la capitale du Saloum comme pour l’ensemble du pays.

Son ambition : transformer durablement Kaolack et redonner espoir à ses habitants grâce à des actions concrètes. Son projet, baptisé “Lér Léral” (la clarté), repose sur la transparence dans la gestion publique, la propreté urbaine et la promotion de la santé et de l’environnement à travers le volet “Set Setal”. Le programme comprend également l’initiative “Dundu Dundal” (“Vivre dignement”), axée sur la création d’emplois pour la jeunesse consciente, hommes et femmes confondus.

Cheikh Ibrahim Niass ambitionne ainsi de faire de Kaolack, la ville de Mbossé Coumba Djiguène, une commune où il fait bon vivre. “Nous sommes à l’écoute des populations pour co-construire un projet politique réaliste, participatif et orienté vers les résultats”, déclare-t-il. Avant d’ajouter : “Le changement est déclenché, le changement est en cours, le changement, c’est maintenant.”

Le président du RSS lance par ailleurs un appel solennel à la jeunesse de Kaolack à le rejoindre pour bâtir ensemble une ville propre, juste et prospère, où chacun trouve sa place et participe à la construction de son avenir.

Rappelons que Cheikh Ibrahim Niass est un leader politique sénégalais, technicien supérieur en supply chain management, ingénieur en sciences politiques, relations internationales et géostratégie, ainsi qu’expert en gestion des organisations. Formé dans les plus grands instituts du Sénégal, il est également doctorant au Centre des Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Dakar. Son engagement se veut résolument tourné vers une gouvernance locale inclusive, transparente et centrée sur le bien-être des populations.

Pape Malick Ndour dément toute tentative de fuite et dénonce une “manipulation politique”

L’ancien ministre et cadre de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a tenu à apporter sa version des faits après son interpellation dans la nuit du samedi à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Dans un message publié ce dimanche, il revient en détail sur les circonstances de l’incident, qu’il qualifie de « grave dérive » et de « tentative d’humiliation publique ».

Selon son récit, Pape Malick Ndour devait effectuer un déplacement officiel à Paris dans la nuit du 4 au 5 octobre. Il affirme avoir acheté son billet auprès de la compagnie nationale Air Sénégal et rempli toutes les formalités administratives requises, tout en informant les services compétents de son voyage. « Tout était conforme et transparent. Mon déplacement était connu et parfaitement régulier », a-t-il insisté.

Face aux rumeurs faisant état d’une fuite présumée, l’ancien ministre balaie fermement ces accusations. « Comment quelqu’un qui chercherait à fuir passerait-il par l’aéroport, à visage découvert, au vu et au su de tout le monde ? », s’interroge-t-il, dénonçant une manipulation médiatique visant à ternir son image. Il rappelle, par ailleurs, avoir effectué récemment un voyage à Abidjan, preuve selon lui de sa liberté de mouvement et de la continuité de ses activités officielles.

Pape Malick Ndour dénonce ce qu’il appelle « un enlèvement en règle et une tentative manifeste d’humiliation ». Pour lui, l’incident de l’AIBD s’inscrit dans un contexte plus large de « manipulation politique » destinée à « faire taire les voix dissidentes et intimider les contradicteurs du pouvoir en place ».

Tout en réaffirmant sa sérénité, il se dit prêt à répondre à toute procédure judiciaire. « Je n’ai rien à cacher, et je suis prêt à faire face à la justice si nécessaire », a-t-il déclaré, appelant ses partisans et sympathisants à rester calmes et à prier pour que la vérité éclate au grand jour.

Enfin, l’ancien ministre a annoncé la tenue d’un point de presse dans la soirée, au cours duquel il compte revenir plus en détail sur les circonstances de son interpellation et dénoncer ce qu’il considère comme une « campagne de désinformation orchestrée ».

Sangalkam : tension autour des constructions illégales à Khalou Dioula.

À Khalou Dioula, un quartier en pleine expansion à Ndiakhirate dans la commune de Sangalkam, la tension est montée d’un cran. Des ouvriers surpris sur un chantier ont pris la fuite, abandonnant outils et matériels derrière eux. Une scène révélatrice du climat de confusion et de méfiance qui règne actuellement dans cette zone disputée.

‎Selon des témoignages recueillis sur place, le préfet du département a pris un arrêté interdisant toute activité de construction à Khalou Dioula, en attendant la clarification du statut juridique des terrains. Mais cette mesure semble largement ignorée.

‎« Le maire continue d’autoriser des travaux malgré la décision préfectorale », dénonce Mamadou Diop Thioune, porte-parole des familles Kheury Diène, Ndiagne Faye et consorts, qui revendiquent la propriété de plusieurs parcelles dans la zone.

‎Les plaignants pointent également du doigt le sous-préfet de Sangalkam, qu’ils accusent d’être trop complaisant avec le maire, aggravant ainsi le désordre foncier qui mine la commune depuis plusieurs années.

‎Face à ce qu’elles qualifient d’« injustice foncière », les familles concernées promettent de poursuivre leur combat jusqu’à la récupération de leurs terres. Elles interpellent les autorités de l’État pour faire respecter les décisions administratives et mettre fin à ce qu’elles considèrent comme une violation flagrante de la loi.

‎Un nouveau front s’ouvre donc à Sangalkam, déjà marquée par de nombreux litiges fonciers. Le dossier Khalou Dioula, explosif, pourrait bien raviver les tensions dans cette commune sous haute pression.

Sangalkam : tension autour des constructions illégales à Khalou Dioula.
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