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Le Nouveau Front Force Alternative organise un « Contre-Dialogue des Forces Vives » ce mercredi

Alors que le Dialogue national se tient ce mercredi, une frange de la société civile et de l’opposition politique se mobilise pour faire entendre une voix discordante. Le Nouveau Front Force Alternative (NFA), coalition regroupant le Mouvement Rappel à l’Ordre, le collectif RTS, ainsi que plusieurs partis politiques et mouvements citoyens, organise un « Contre-Dialogue des Forces Vives » ce mercredi 28 mai à 10h, au Relais.

Cette initiative entend dénoncer ce que ses initiateurs qualifient de « mise en scène du consensus », qui, selon eux, passe sous silence les véritables préoccupations des citoyens. Dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes, le NFA affirme vouloir créer un espace de parole libre, en dehors des cadres officiels.

Plusieurs thématiques majeures seront abordées lors de cette manifestation parallèle, parmi lesquelles :

La confiscation des libertés publiques L’instrumentalisation politique de la justice L’emprisonnement arbitraire de leaders d’opinion La demande d’abrogation de la loi d’amnistie La criminalisation de l’homosexualité La cherté de la vie et le silence des autorités face à la détresse des ménages

Ces sujets, jugés sensibles voire explosifs, reflètent le climat de défiance qui s’est installé entre une partie de la population et les autorités.

Selon Les Échos, qui relaie l’information dans son édition de ce mercredi, Bougane Guèye Dani, leader du Mouvement Gueum Sa Bopp et initiateur du mouvement « les Jambaars », est attendu à cet événement. Sa présence, symbole de contestation politique, donne un poids particulier à cette rencontre parallèle, perçue comme une tentative de contre-pouvoir face aux discussions institutionnelles.

Ce « Contre-Dialogue » s’inscrit dans une volonté de nombreux acteurs politiques et citoyens d’exprimer des désaccords de fond sur la gouvernance, les libertés et la justice sociale au Sénégal. Il met aussi en lumière la fracture persistante entre les autorités et une partie de la société qui revendique plus de transparence, de justice et d’écoute.

Amadou Bâ plaide pour un dialogue national élargi aux enjeux économiques

Présent à la rencontre du dialogue national sur la refonte du système politique initiée par le président Bassirou Diomaye Faye, l’ancien Premier ministre Amadou Bâ a livré une intervention à la fois lucide et engagée. Entre regrets, espoir et appel au réalisme, il a saisi l’occasion pour insister sur l’importance d’élargir les discussions au-delà du seul champ politique.

« J’aurais aimé qu’on y ajoute l’aspect économique du pays. J’avais même écrit au ministre de l’Intérieur à ce sujet, car c’est un aspect très important », a-t-il confié à la presse, en marge de la séance plénière. Selon lui, si le socle démocratique doit être consolidé, les défis économiques ne peuvent plus être laissés en marge des grandes consultations nationales.

L’ancien chef du gouvernement estime que la démocratie ne peut pleinement s’épanouir que si elle s’accompagne d’un véritable projet de développement économique inclusif. « La démocratie aussi, on doit davantage la bâtir, la renforcer, pour qu’elle devienne un espace de parole. À l’intérieur de la salle, nous allons écouter tout le monde afin de mieux débattre », a-t-il affirmé, réitérant son attachement à un dialogue ouvert, inclusif et constructif.

Interrogé sur la décision de certains partis d’opposition de boycotter le dialogue, Amadou Bâ a préféré l’apaisement à la polémique. « Chacun a le droit de faire son choix et d’assumer ses responsabilités. De notre côté, nous pensons que si l’objectif est de discuter, chacun devrait venir échanger sur ce qui est le plus important pour le développement et le progrès du pays », a-t-il souligné avec diplomatie.

Au-delà des clivages partisans, l’ancien Premier ministre appelle donc à saisir cette opportunité pour jeter les bases d’un nouveau contrat républicain, plus en phase avec les attentes économiques et sociales des citoyens.

Lutte : Marème Nar dans la tourmente judiciaire

La ferveur des arènes sénégalaises est assombrie par une affaire judiciaire impliquant une figure bien connue des fans de lutte. Marème Nar, fervente supportrice du lutteur Prince, fait face à de graves accusations. Elle a été déférée lundi dernier devant le parquet de Pikine-Guédiawaye dans une affaire de vol en réunion commis la nuit et d’association de malfaiteurs.

Selon le quotidien L’Observateur, l’affaire découle du vol présumé de la moto d’un agent de police en service dans le quartier de Wakhinane Nimzatt. Une situation délicate pour la jeune femme, souvent vue au premier rang lors des combats de son lutteur favori.

À ce stade, Marème Nar a bénéficié d’un second retour de parquet, une mesure qui, si elle prolonge sa garde à vue, ne dissipe en rien la gravité de l’affaire. La procédure judiciaire reste bel et bien active. La menace d’une mise en examen formelle plane toujours, en attendant que les charges soient éventuellement confirmées par le parquet.

Après son passage au tribunal, la suspecte a été reconduite au commissariat central de Guédiawaye, où elle a passé une nouvelle nuit en garde à vue, selon toujours L’Observateur.

Cette affaire suscite un vif émoi dans les cercles de supporters du lutteur Prince, où la présence de Marème Nar était quasi emblématique. Reste à savoir si la suite de l’enquête apportera plus de clarté sur son implication réelle dans ce dossier qui mêle monde sportif et faits divers.

L’affaire est à suivre de près.

Neuf policiers condamnés à deux ans ferme pour vol de 200 millions FCFA : un tournant dans la lutte contre les abus policiers

Le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a rendu ce mardi un verdict retentissant dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique. Neuf policiers, membres d’une brigade dirigée par Abdoulaye Diaw alias « Baye Fall », ont été condamnés à deux ans de prison ferme chacun pour vol en réunion, abus d’autorité et association de malfaiteurs, après avoir extorqué une somme de 200 millions de FCFA à deux commerçants maliens.

Les faits remontent à juillet 2024. Sous couvert d’une opération antidrogue, les policiers avaient intercepté deux commerçants maliens qui transportaient 650 millions de FCFA. Ils leur auraient alors exigé une part de cette somme avant de les séquestrer arbitrairement toute une nuit, selon les informations révélées par L’Observateur. Aucun mandat, ni preuve d’infraction n’avait alors été établi contre les commerçants.

Cette opération illégale a provoqué une vague d’indignation, d’autant plus qu’elle met en cause des agents censés incarner la probité et la sécurité de la population. Malgré leurs dénégations à la barre, les policiers ont été formellement reconnus coupables à l’issue d’une instruction minutieuse.

Le procureur de la République avait requis trois ans de prison ferme, mais le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans ferme assortie d’une condamnation solidaire à verser 300 millions de FCFA de dommages et intérêts aux victimes. Une décision perçue comme un rappel à l’ordre à l’égard des forces de sécurité.

Les deux commerçants maliens, eux, ont été relaxés. L’instruction n’a retenu aucune charge de blanchiment d’argent ni infraction connexe à leur encontre.

Déjà placés en garde à vue en 2024 pour vol, séquestration et extorsion de fonds, les policiers aujourd’hui condamnés faisaient partie d’une brigade de recherches censée œuvrer pour la protection des citoyens. Ce scandale met une fois de plus en lumière les dérives internes au sein des forces de l’ordre et souligne la nécessité d’un renforcement du contrôle et de la redevabilité dans les services publics de sécurité.

Le SYTPOSTE dénonce le refus d’octroi de l’avance Tabaski : une décision jugée “injuste et indigne”

Dans un communiqué transmis à la rédaction de Dakaractu, le Syndicat national des Travailleurs de la Poste (SYTPOSTE) a exprimé sa “profonde indignation” face à la décision prise par la Direction Générale de ne pas accorder l’avance Tabaski à l’ensemble des employés. Une décision que le syndicat juge “incompréhensible, inacceptable et contraire aux valeurs de solidarité” chères à l’institution.

À quelques semaines de la fête de Tabaski, moment fort de communion et de partage dans les foyers sénégalais, le refus de cette avance est ressenti comme une véritable gifle pour les travailleurs de La Poste. Le SYTPOSTE rappelle que cette aide financière, bien qu’anticipée sur les salaires à venir, permet chaque année à de nombreux agents de faire face aux dépenses importantes liées à cette célébration religieuse.

“En cette période de crise et de difficultés économiques, cette avance constitue un soutien crucial pour les employés. Son absence révèle un désengagement flagrant de la Direction face aux réalités sociales de son personnel”, déplore le communiqué.

Le syndicat fustige une décision prise sans concertation ni anticipation, dénonçant un manque criant de vision et de gestion prévisionnelle. Selon le SYTPOSTE, une meilleure organisation financière aurait permis de préserver ce soutien, pourtant peu risqué puisqu’il s’apparente à un prêt à court terme, remboursable sur dix mois.

“Il ne s’agit pas d’une prime exceptionnelle, mais d’un mécanisme éprouvé qui aurait pu être maintenu avec un minimum de volonté et de rigueur financière”, précise le communiqué.

Le SYTPOSTE en appelle directement à la tutelle pour revoir cette décision, soulignant qu’il est encore temps de corriger cette injustice et de faire preuve d’humanité à l’égard des travailleurs. Le syndicat appelle aussi l’ensemble des employés à se mobiliser pour défendre leurs droits.

“Nous n’accepterons aucune décision compromettant notre bien-être. Nous resterons vigilants, et prêts à toute action syndicale pour faire entendre la voix des travailleurs”, conclut le syndicat.

Kaolack : Formation des éducateurs spécialisés en stress et résilience, un levier pour le bien-être psychosocial

Face à la recrudescence des troubles liés au stress dans les milieux scolaires, hospitaliers et sociaux, une nouvelle initiative voit le jour : la formation d’éducateurs spécialisés capables d’intervenir efficacement auprès des populations vulnérables. Cette formation pionnière vise à doter les participants des outils nécessaires pour accompagner les personnes en situation de crise ou de stress chronique.

C’est dans ce contexte que la Direction Générale de la Protection Judiciaire et Sociale (DGPJS) a lancé, ce lundi, un atelier de formation à l’intention des éducateurs spécialisés de l’Inspection de l’Éducation Surveillée et de la Protection Sociale (IESPS) relevant de la Cour d’appel de Kaolack. Axée sur la gestion du stress et le développement de la résilience en milieu professionnel, cette session s’inscrit dans le cadre du Programme d’Amélioration de l’Accès et de la Qualité des Services Socio-éducatifs de Protection de l’Enfant (PAQ-SPE).

Organisé à l’hôtel Le Relais du 26 au 28 mai, l’atelier réunit une trentaine de participants venus renforcer leurs compétences face aux défis quotidiens de leur métier. Plusieurs autorités administratives et judiciaires de la région ont honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture.

Présidant cette cérémonie, M. Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, a souligné que la protection de l’enfance constitue l’une des priorités majeures de l’agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il a salué cette initiative, qui selon lui, participe pleinement à la mise en œuvre des engagements de l’État en matière de protection des enfants.

L’objectif affiché est clair : outiller les éducateurs spécialisés pour mieux faire face aux situations de stress inhérentes à leur fonction, tout en renforçant leur capacité de résilience dans un environnement souvent marqué par la pression, l’urgence et l’émotion.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°475 – 28 ET 29/05/2025

🔴 FILIÈRE ANACARDE / TRANSFORMATION LOCALE DE 50 % DE LA PRODUCTION : LE DÉFI D’ICI 5 ANS
🔴 ÉMEUTES 2021-2024 / DISTRIBUTION D’ENVELOPPES D’ARGENT PAR UNE « JOURNALISTE » : DES EX-DÉTENUS S’INDIGNENT !

🔴 MATCHS AMICAUX / ABSENCE DE SADIO MANÉ : « C’EST UNE DÉCISION PERSONNELLE », D’APRÈS PAPE THIAW
🔴 EXPERTISE MÉDICALE DE LA BLESSURE DE REUG REUG : « QUE LE CNG PRENNE SES RESPONSABILITÉS », CLAME MAKANE MBENGUE

Contre-Dialogue des Forces Vives : Bougane Gueye Dani et ses alliés annoncent une riposte citoyenne au Dialogue national

Ce mercredi 28 mai 2025, alors que s’ouvrira officiellement à Diamniadio le Dialogue national sur le système politique, une autre voix s’apprête à résonner depuis Dakar. Le “Contre-Dialogue des Forces Vives”, initié par une coalition hétéroclite d’acteurs politiques, de mouvements citoyens et de travailleurs lésés, se tiendra en parallèle au Relais, sur la route de Ouakam.

À l’origine de cette initiative, on retrouve le Nouveau Front Force Alternative (NFA), le Mouvement Rappel à l’Ordre, le collectif des Travailleurs Licenciés de la RTS, et plusieurs figures de la société civile. Parmi les invités de marque attendus figure Bougane Gueye Dani, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, qui a fait de la défense des intérêts populaires et de l’indépendance nationale son cheval de bataille.

Le Contre-Dialogue se veut une réplique à ce que ses initiateurs qualifient de “théâtralisation du débat politique”. Pour eux, le Dialogue national est vidé de sa substance, orienté vers des compromis politiciens et des jeux d’appareils, bien loin des souffrances quotidiennes des Sénégalais.

« Pendant que le gouvernement parle de refondation démocratique, nous vivons une régression sociale silencieuse. Le chômage monte, les prix flambent, les libertés reculent, mais aucun de ces problèmes ne figure au centre des discussions institutionnelles », fustige un membre du NFA, à la veille du rassemblement.

Le Contre-Dialogue entend donc recentrer le débat autour des urgences sociales et injustices structurelles ignorées par les décideurs politiques. Le programme prévoit des prises de parole citoyennes, des ateliers thématiques, ainsi qu’une résolution commune qui sera lue en fin de séance pour interpeller l’opinion nationale et internationale.

Plusieurs sujets, jugés sensibles ou tabous, seront abordés sans détour lors de cette rencontre parallèle :

  • La répression des mobilisations sociales, avec une dénonciation des arrestations jugées arbitraires et du harcèlement judiciaire de certains activistes ;
  • L’instrumentalisation de la justice dans les règlements de comptes politiques, pointant des dysfonctionnements graves dans l’indépendance des magistrats ;
  • Le refus de l’amnistie générale votée récemment, que les organisateurs qualifient de « blanchiment institutionnel » des violences d’État ;
  • La criminalisation de l’homosexualité, qui devrait être remise au centre des débats, sous pression des cercles religieux et conservateurs ;
  • Et surtout, la crise du pouvoir d’achat, avec la hausse continue des prix, la précarisation du monde du travail et l’érosion du panier de la ménagère.

Ces thématiques, selon les organisateurs, ne sont ni accidentelles ni marginales : elles incarnent le quotidien de millions de Sénégalais « que l’État refuse de voir et d’écouter ».

Pour Bougane Gueye Dani, cette rencontre ne sera pas une simple dénonciation. Elle constituera le lancement d’une nouvelle dynamique politique et citoyenne, visant à reprendre la parole confisquée par les élites. L’homme politique compte réaffirmer son ancrage dans les quartiers populaires et appeler à un mouvement national de refondation démocratique par la base.

« Ce dialogue officiel ne changera pas la vie du peuple. Le peuple doit parler, s’organiser, et se faire respecter », affirmera-t-il devant un auditoire composé de jeunes, de femmes, de syndicalistes, d’ex-travailleurs et de leaders d’opinion.

En conclusion, les organisateurs annonceront le lancement prochain d’une “caravane nationale de la vérité”, qui sillonnera les 14 régions du pays pour documenter les souffrances sociales, écouter les populations et construire un cahier citoyen de revendications.

Cette initiative parallèle au Dialogue national illustre un fossé croissant entre les institutions et une partie de la population, notamment les jeunes, les travailleurs précaires et les acteurs de la société civile désillusionnés.

Le Contre-Dialogue des Forces Vives ambitionne de devenir un espace d’expression alternative et un outil de pression face à ce qui est perçu comme un monologue d’État.

En ce 28 mai 2025, à Ouakam, ce ne sera pas seulement un contre-événement. Ce sera, pour beaucoup, le début d’une contestation structurée et résolument tournée vers la rue et la base, bien loin des salons feutrés du pouvoir.

Ousmane Sonko : « Depuis un an, le Sénégal n’a reçu aucun décaissement des bailleurs multilatéraux, mais reste malgré tout encore debout »

Lors du lancement de la deuxième édition du Forum Invest in Sénégal, renommé Fii Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait une déclaration forte concernant la situation économique actuelle du pays. Il a révélé que depuis un an, le Sénégal n’a reçu aucun décaissement de la part des bailleurs multilatéraux. Malgré cette absence de soutien financier extérieur, il a souligné que le pays continue de tenir bon et de faire preuve de résilience face aux défis économiques.

Cette rupture dans les financements, selon Ousmane Sonko, découle d’une volonté délibérée de l’État sénégalais d’assumer pleinement sa souveraineté économique. Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Sénégal possède aujourd’hui les capacités et les ressources nécessaires pour compter principalement sur lui-même. Cette stratégie vise à réduire la dépendance historique aux financements extérieurs et à privilégier un développement endogène.

Sonko a indiqué que le gouvernement n’a pas encore déployé toutes les mesures d’accompagnement prévues pour accompagner cette transition, mais qu’un plan de relance sera bientôt présenté. Ce plan vise à soutenir l’économie nationale et à renforcer l’autonomie financière du pays dans les mois à venir.

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également appelé à une cohérence entre les paroles et les actions. Il a insisté sur l’importance que les discours officiels soient suivis de mesures concrètes, affirmant qu’il est temps d’assumer pleinement les conséquences des choix politiques engagés.

Malgré cette posture ferme, Ousmane Sonko n’a pas exclu la possibilité de renouer avec les partenaires internationaux dans un avenir proche. Il a laissé entendre que des accords pourraient être rétablis si les conditions s’y prêtaient.

Enfin, le Premier ministre a rappelé que depuis dix ans, le gouvernement met en avant un modèle de développement fondé sur l’endogénéité, c’est-à-dire un financement local, une mise en œuvre interne et une participation active de la population. Selon lui, les efforts actuels du gouvernement incarnent désormais cette vision, marquant une nouvelle étape dans la construction d’un Sénégal souverain économiquement et politiquement.

Baccalauréat 2025 : plus de 166 000 candidats attendus, prédominance des séries littéraires et faiblesse du technique

Le Sénégal se prépare activement pour la session 2025 du baccalauréat, prévue le 1er juillet prochain. Lors d’une réunion préparatoire tenue ce lundi à Diamniadio, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdourahmane Diouf, a dressé un état des lieux précis des inscriptions et des défis organisationnels liés à cet examen national.

Cette année, 166 400 candidats sont officiellement inscrits, dont 52,07% proviennent de l’enseignement public. Un chiffre qui traduit une stabilité de l’effectif global mais met aussi en lumière certaines tendances préoccupantes, notamment la faible part de l’enseignement technique. En effet, les séries littéraires dominent largement, avec 137 046 inscrits, contre 26 630 candidats dans les séries scientifiques, représentant seulement 16% des effectifs. Le baccalauréat technique n’enregistre, quant à lui, qu’un maigre taux de 2,7%, ce que le ministre considère comme « très faible » et imputable à « un faible taux d’investissement des privés dans le secteur ».

Dans plusieurs régions du pays, telles que Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou, aucun candidat n’est inscrit au baccalauréat technique, ce qui traduit un déséquilibre territorial important dans l’offre éducative.

L’Office du Bac, en charge de l’organisation de l’examen, a validé 167 765 dossiers physiques provenant de 1 334 établissements, y compris ceux issus des 16 Centres académiques d’orientation scolaire et professionnelle (CAOSP). Le dispositif logistique est impressionnant : plus de 4 900 000 épreuves seront imprimées, et environ 80 000 diplômes seront délivrés aux futurs bacheliers.

Le Directeur de l’Office du Bac, Bamba Gueye, a précisé que les examens auront lieu dans 480 centres, encadrés par 506 jurys répartis à travers tout le territoire national.

Le ministre Abdourahmane Diouf a salué « le professionnalisme et l’engagement » des équipes de l’Office du Bac, ainsi que la collaboration des différents services du ministère et des Inspections d’Académie. Il a rappelé que « le rôle de l’Office du Bac dans la mise en œuvre rigoureuse et équitable de cette évaluation nationale est tout simplement essentiel », soulignant la volonté du gouvernement d’assurer une organisation sans faille pour cette échéance majeure du calendrier scolaire.

La réunion a également vu la participation des ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, confirmant l’approche intersectorielle adoptée pour garantir le bon déroulement de l’examen le plus symbolique du système éducatif sénégalais.

Démantèlement d’un réseau de voleurs de pots catalytiques à Diffoncé : un Sénégalais d’origine nigériane arrêté

Un coup de filet policier mené vendredi dernier au marché Diffoncé, en plein centre de Dakar, a permis de démanteler un réseau spécialisé dans le vol de pots catalytiques, ces pièces automobiles devenues très convoitées pour les métaux précieux qu’elles renferment. L’affaire met en lumière une forme de criminalité urbaine en forte progression dans la capitale sénégalaise.

Parmi les personnes interpellées figure Mody Ka, un Sénégalais d’origine nigériane, surpris en possession de plusieurs pots catalytiques dérobés. Son arrestation, rapportée par une source proche du dossier à PressAfrik, a été décisive pour les enquêteurs. Lors de son interrogatoire, Mody Ka a reconnu s’approvisionner régulièrement en pièces automobiles volées, qu’il stockait dans un dépôt situé à la Médina. Le local appartient à un certain Victor, identifié comme un autre acteur clé du réseau.

Les premières investigations ont révélé l’existence d’une filière organisée autour de la revente illégale de pots catalytiques, impliquant plusieurs vendeurs de pièces détachées d’origine nigériane installés dans la même zone de Diffoncé. Ces derniers seraient impliqués à différents niveaux de la chaîne, allant du vol à la commercialisation, en passant par le stockage et l’exportation éventuelle.

Le vol de pots catalytiques est un phénomène mondial, notamment en raison des matériaux rares qu’ils contiennent, comme le platine, le palladium ou le rhodium, dont les prix flambent sur le marché international. En Afrique, et particulièrement à Dakar, cette tendance commence à inquiéter les autorités locales, confrontées à une montée des vols ciblant les véhicules stationnés dans les zones peu surveillées.

L’enquête se poursuit pour identifier les autres membres du réseau, mais ce premier coup de filet pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ce type de criminalité technique. Les autorités appellent les garagistes, revendeurs et propriétaires de véhicules à plus de vigilance, tout en promettant de renforcer la traque des réseaux spécialisés opérant sur le territoire national.

Dialogue national : Y’en a marre s’engage pour une refondation démocratique

Le mouvement citoyen Y’en a marre a annoncé ce mardi sa participation active au Dialogue national sur le système politique sénégalais, dont l’ouverture est prévue le 28 mai 2025. Par la voix de sa cellule de communication, le collectif a officialisé sa présence à ces assises qu’il qualifie de moment crucial pour l’avenir démocratique du pays.

Dans un communiqué rendu public, Y’en a marre a précisé avoir pris connaissance des termes de référence du Dialogue national, tout en soulignant avoir transmis dans les délais impartis ses remarques et suggestions aux organisateurs. Le mouvement indique que son implication s’inscrit dans une logique de « responsabilité citoyenne » et de fidélité aux principes qui ont guidé sa création : une démocratie véritablement inclusive, transparente, et conforme aux aspirations profondes des populations.

Ce choix de participer marque un tournant dans la posture souvent critique du mouvement vis-à-vis des initiatives institutionnelles. Y’en a marre justifie néanmoins sa décision par la volonté de faire entendre la voix des citoyens au cœur des discussions politiques. Pour les membres du collectif, l’heure est venue de participer à la refondation des bases du système politique sénégalais, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance, de justice et de transparence sont de plus en plus fortes.

Depuis sa naissance en 2011, le mouvement Y’en a marre s’est illustré par son engagement dans la lutte contre les dérives du pouvoir, l’injustice sociale et l’inaction politique. En rejoignant le Dialogue national, ses responsables entendent faire valoir une vision citoyenne des réformes nécessaires, qu’il s’agisse du statut de l’opposition, de la transparence électorale, du financement des partis ou encore du rôle des institutions.

Cette participation est d’autant plus symbolique que le Dialogue national, voulu par le président Bassirou Diomaye Faye, se veut un exercice d’ouverture et d’écoute, au service d’une démocratie rénovée. En s’y impliquant, Y’en a marre pose un acte fort, dans la continuité de son combat pour une citoyenneté active et exigeante, refusant de rester spectateur des changements à venir.

Alors que les travaux s’apprêtent à débuter, la présence du mouvement parmi les parties prenantes promet des échanges animés et un apport décisif sur les questions de fond. Le Dialogue s’annonce ainsi comme un moment de vérité pour le Sénégal, où la voix des citoyens, portée notamment par Y’en a marre, devra peser dans la redéfinition du contrat démocratique national.

Electricité au Sénégal : Ousmane Sonko dénonce des tarifs parmi les plus chers au monde

À l’occasion du lancement officiel du Forum Invest in Sénégal, prévu les 7 et 8 octobre prochains, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole pour dénoncer avec vigueur le coût excessif de l’électricité dans le pays. Dans un ton ferme et sans détour, il a qualifié cette situation d’« inadmissible », estimant que le Sénégal figure désormais parmi les pays où l’énergie est la plus chère au monde. Un constat alarmant qui, selon lui, met en péril la compétitivité des entreprises locales et freine considérablement l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

Prenant appui sur des comparaisons internationales, Ousmane Sonko a cité l’Allemagne et le Japon comme seuls pays devançant le Sénégal en matière de tarifs d’électricité en haute tension. Selon les chiffres qu’il a présentés, le coût du kilowattheure (kWh) au Sénégal est actuellement de 91,84 francs CFA, contre 131 francs en Allemagne et 104 francs au Japon. En Afrique de l’Ouest, la comparaison est encore plus édifiante : la Côte d’Ivoire, par exemple, facture le kWh à 72 francs CFA, bien en deçà du tarif sénégalais. Une réalité que le chef du gouvernement juge « intolérable » pour un pays dont l’ambition est de devenir un hub économique sous-régional.

Le Premier ministre a souligné les conséquences directes de cette cherté de l’électricité sur le tissu économique national. Selon lui, les entreprises industrielles et les petites unités de production se retrouvent dans l’incapacité de fonctionner de manière compétitive, à cause de factures énergétiques qui grèvent lourdement leurs charges. Cette situation, déplore-t-il, empêche également l’émergence d’une industrie nationale forte et autonome, pourtant au cœur du projet de souveraineté économique du gouvernement.

En dénonçant cette anomalie tarifaire, Ousmane Sonko a aussi laissé entendre qu’une réforme du secteur énergétique pourrait bientôt être enclenchée. Bien qu’aucune mesure précise n’ait été annoncée à ce stade, le Premier ministre a évoqué la nécessité d’une « révision en profondeur » des politiques de tarification et des mécanismes de régulation du marché de l’électricité. Il a également insisté sur la transparence dans la gestion des ressources énergétiques et sur l’urgence de renforcer la concurrence dans le secteur, notamment en attirant de nouveaux opérateurs capables de proposer des tarifs plus compétitifs.

La sortie d’Ousmane Sonko intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales en matière de réduction du coût de la vie, quelques semaines après le lancement du Plan de stabilisation économique par le gouvernement. Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans une nouvelle ère énergétique avec l’exploitation prochaine du gaz naturel, cette dénonciation des tarifs pratiqués pourrait annoncer un tournant stratégique. À travers ses propos, le Premier ministre pose ainsi les bases d’une politique énergétique plus juste, plus inclusive et tournée vers le développement industriel.

Le Forum Invest in Sénégal sera l’occasion de renforcer le dialogue avec les investisseurs internationaux et d’exposer les réformes à venir dans des secteurs clés comme l’énergie. Le gouvernement compte sur cet événement pour repositionner le pays comme une destination fiable, attractive et compétitive, à condition de surmonter les handicaps structurels qui pèsent encore sur sa dynamique économique.

Dialogue national : Ndiaga Sylla réclame un délai supplémentaire avant l’ouverture

Alors que le coup d’envoi du Dialogue national est prévu ce mardi 28 mai, l’expert électoral Ndiaga Sylla lance un appel à la prudence et à la réflexion. Dans une publication partagée sur sa page Facebook, il estime que le calendrier fixé pour ces assises, consacrées à la réforme du système politique sénégalais, est trop serré pour permettre un travail en profondeur et aboutir à des résultats réellement consensuels.

« Je ne suis pas pour des concertations qui perdurent. Mais, il me paraît judicieux, au vu des thématiques du Dialogue national sur le système politique et de la complexité des points de discussion, de proroger la période afin de parvenir à plus de consensus sur les questions majeures, d’autant plus qu’il n’y a pas eu de pré-dialogue », a-t-il écrit.

Cette prise de position souligne une inquiétude grandissante dans certains cercles d’experts et de la société civile sur le risque de précipitation. Pour Ndiaga Sylla, les enjeux liés à la modernisation du système électoral, à la clarification du statut de l’opposition ou encore à la création d’institutions nouvelles comme une Cour constitutionnelle ou un organe indépendant de gestion des élections méritent un traitement rigoureux, inclusif et étalé sur un délai raisonnable.

Son appel résonne comme une invitation à ne pas sacrifier la qualité du débat sur l’autel de la vitesse politique. À quelques heures du lancement officiel du Dialogue, cette interpellation pourrait peser dans les arbitrages de dernière minute, notamment si d’autres voix rejoignent cette demande de prorogation afin d’approfondir les échanges et garantir la légitimité des conclusions attendues.

À Dakar, la Tunisie expose ses technologies pour une agriculture africaine souveraine

La capitale sénégalaise accueille, du 25 au 29 mai, la deuxième édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne, un rendez-vous devenu incontournable pour les acteurs du numérique agricole africain. Six entreprises tunisiennes du secteur technologique privé prennent part à cet événement stratégique, organisé par STECIA International dans le cadre du programme Digital Tunisia, avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) à travers l’initiative Qawafel.

Plus qu’une simple vitrine de l’innovation, cette semaine d’échanges marque un tournant dans la coopération sud-sud et l’émergence d’une vision africaine intégrée du développement agricole. Dans un contexte de vulnérabilité climatique, de dépendance aux intrants importés et de besoins croissants en production alimentaire, l’initiative mise sur la technologie et les synergies régionales pour répondre aux défis structurels du secteur.

L’événement s’inscrit pleinement dans le New Deal technologique voulu par le président Bassirou Diomaye Faye, qui ambitionne de placer la souveraineté alimentaire et la digitalisation au cœur de la transformation agricole du Sénégal. Cette vision est en résonance avec l’Agenda 2050 de l’Union africaine, qui appelle à des stratégies plus inclusives, résilientes et technologiquement ancrées pour nourrir durablement les populations du continent.

Parmi les temps forts de cette semaine figurent une journée de rencontres B2B, des ateliers de co-innovation avec des startups sénégalaises, ainsi que des visites de terrain dans les régions de Dakar et Thiès. Ces rencontres ont pour objectif d’identifier des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales, en croisant l’expertise tunisienne en matière d’agritech et les besoins spécifiques des territoires sénégalais.

Selon les organisateurs, cette dynamique vise à faire émerger des partenariats structurants, capables de renforcer la compétitivité du tissu agricole local tout en ouvrant de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes. Elle repose sur un principe simple mais ambitieux : co-construire une souveraineté technologique africaine, en partant des besoins du terrain et en valorisant les savoir-faire régionaux.

Le programme Digital Tunisia, en tant que catalyseur de cette vision, ambitionne de créer un écosystème africain de l’innovation agricole. En capitalisant sur l’expérience tunisienne en matière de transformation numérique, il propose un modèle de coopération où les solutions tech ne sont plus importées, mais pensées, adaptées et développées depuis le continent africain pour ses propres réalités.

Cette deuxième édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne à Dakar se présente ainsi comme un jalon déterminant dans la construction d’une agriculture africaine connectée, durable et souveraine, à l’image des ambitions affichées par les dirigeants et les acteurs du secteur.

Affaire Farba Ngom : Me Moussa Bocar Thiam fustige une « mascarade judiciaire » et dénonce un « acharnement » contre le Fouta

L’arrestation du député-maire des Agnam, Farba Ngom, continue de susciter une vague d’indignation dans le nord du pays. L’ancien ministre et avocat Me Moussa Bocar Thiam est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « mascarade judiciaire » et un « acharnement ciblé » contre une figure politique emblématique du Fouta. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il n’a pas mâché ses mots et a livré une défense vigoureuse de celui qu’il considère comme « l’un des fils les plus valeureux et généreux de la région ».

Selon Me Thiam, l’incarcération de Farba Ngom représente un désastre politique et moral pour le Fouta. Il décrit une région en état de choc, plongée dans un sentiment d’injustice profond, marquée par l’emprisonnement d’un homme qu’il décrit comme « symbole de loyauté, d’engagement et de générosité ». L’ancien ministre estime que cette arrestation s’apparente à une tentative de briser une dynamique sociale et politique propre à cette zone du pays, historiquement marginalisée mais fortement mobilisée ces dernières années autour de certaines figures influentes.

Au cœur de cette affaire se trouvent de lourdes accusations : blanchiment d’argent, escroquerie, complicité de détournement de deniers publics et association de malfaiteurs. Farba Ngom a été placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025 à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, dans le cadre du dossier explosif des 125 milliards de francs CFA révélés par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Me Thiam déplore la nature des charges qui pèsent sur son client, en particulier celle de « complicité de détournement », alors que, selon lui, Farba Ngom n’a jamais été administrateur de crédits publics ni en position de responsabilité financière dans les structures incriminées.

L’avocat dénonce également le refus du juge d’instruction d’accepter le cautionnement proposé par la défense. Une dizaine de titres fonciers avaient pourtant été mis en garantie, dans l’espoir d’obtenir une liberté provisoire. Le rejet de cette démarche est interprété par Me Thiam comme une preuve supplémentaire d’un acharnement judiciaire, qu’il estime politiquement orienté. Il affirme que son client est privé de ses droits à une procédure équitable et transparente, et s’alarme d’une justice à deux vitesses.

Farba Ngom, plus connu sous le prénom Mouhamadou, a depuis été extrait à deux reprises de sa cellule pour être réentendu et faire face à de nouveaux chefs d’inculpation. Fin avril, il a été inculpé pour « association de malfaiteurs en bande criminelle organisée », un développement qui a encore aggravé la situation du parlementaire. Le mardi 6 mai, il a de nouveau été conduit à la Section de recherches de Colobane pour une audition relative à une affaire de lotissement impliquant la Banque of Africa (BOA).

Face à l’ampleur de cette affaire, Me Moussa Bocar Thiam a tenu à lancer un message de résistance et de solidarité. Il affirme que « le peuple du Fouta reste debout et résilient » et que la population locale ne compte pas céder face à ce qu’il considère comme une tentative de marginalisation. Pour lui, l’issue ne fait aucun doute : « Nous mettrons fin à cette mascarade judiciaire. »

Dans un climat politique tendu, cette affaire prend une dimension à la fois judiciaire, sociale et symbolique. Elle illustre les nouvelles dynamiques de la lutte contre la corruption tout en soulevant des interrogations sur l’impartialité et la transparence des procédures engagées contre certaines personnalités politiques. Le sort de Farba Ngom, à la fois élu et notable local, est désormais suivi de près par l’opinion publique, particulièrement dans le Fouta où il jouit encore d’un fort soutien populaire.

Dialogue national : les termes de référence officiels dévoilés

Le Sénégal s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire politique avec le lancement du Dialogue national prévu ce 28 mai. Cette initiative, impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une volonté claire de renforcer les fondements démocratiques du pays. Porté par une ambition de modernisation, le Dialogue national vise à fédérer les forces vives de la nation autour d’un projet politique inclusif, participatif et structurant.

L’objectif général fixé par les organisateurs est sans équivoque : parvenir à des consensus forts pour consolider durablement la démocratie sénégalaise et garantir l’exercice effectif des droits et libertés fondamentaux. Le Dialogue national n’est pas un simple forum de discussion, mais un espace de refondation démocratique destiné à repenser les institutions, les pratiques électorales et les mécanismes de gouvernance.

Parmi les objectifs spécifiques figure en premier lieu la modernisation du système électoral sénégalais. Il s’agira, pour les participants, de proposer des réformes capables d’assurer plus de transparence, d’équité et de lisibilité dans le processus électoral. Des thématiques sensibles telles que le parrainage, l’introduction du bulletin unique, l’inscription automatique sur les listes électorales ou encore la rationalisation du calendrier républicain seront au cœur des débats. Le Dialogue devra également statuer sur le statut de l’opposition politique et de son chef, une question cruciale dans un contexte où l’équilibre institutionnel reste fragile.

Les travaux de cette grande concertation nationale s’organiseront autour de trois axes majeurs soigneusement définis. Le premier concerne la démocratie, les libertés et les droits humains. Il abordera la rationalisation du paysage politique à travers la redéfinition du cadre juridique des partis, le financement public, ainsi que la protection accrue des libertés fondamentales. Une attention particulière sera portée à la révision de certaines dispositions jugées liberticides ou obsolètes.

Le deuxième axe portera sur le processus électoral. Les discussions devront proposer des solutions concrètes pour renforcer la fiabilité du fichier électoral, améliorer le système de parrainage et mettre en œuvre le vote électronique. L’introduction du bulletin unique, souvent évoquée ces dernières années, sera débattue en vue d’une adoption possible. L’objectif est de bâtir un système électoral à la fois moderne, accessible et crédible aux yeux des citoyens.

Le troisième axe sera consacré aux réformes institutionnelles. Il est question notamment de transformer le Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, dotée de compétences élargies et d’une plus grande indépendance. La création d’un organe autonome de gestion des élections figure également au programme, dans l’optique de délester le ministère de l’Intérieur de cette mission controversée.

Les résultats attendus de ce Dialogue national sont à la hauteur des enjeux. Les autorités espèrent obtenir des recommandations consensuelles sur l’organisation et le contrôle des élections, ainsi qu’une clarification des rôles respectifs des autorités électorales, judiciaires et médiatiques. Le calendrier républicain, souvent remis en cause, devrait être rationalisé pour éviter les reports récurrents d’échéances électorales. Un cadre juridique rénové et moderne pour les partis politiques devrait également émerger des échanges.

Dans un souci d’inclusivité et de transparence, les autorités ont mis en place une plateforme numérique baptisée Jubbanti, ouverte à tous les Sénégalais, y compris ceux de la diaspora. Cet outil digital permet à chaque citoyen d’apporter sa contribution, de soumettre ses idées et de participer activement aux réflexions. Il marque une volonté assumée d’intégrer les voix souvent oubliées dans les grandes décisions politiques.

Le président Diomaye Faye, dans un appel solennel, a exhorté l’ensemble des citoyens, des partis politiques et des organisations de la société civile à se mobiliser pour ce moment historique. À ses yeux, le Dialogue national est une opportunité exceptionnelle pour bâtir un avenir démocratique solide, apaisé et durable.

Au-delà de la symbolique, c’est bien une refonte en profondeur des mécanismes démocratiques que propose ce processus. À l’heure où les défis économiques, sociaux et institutionnels s’intensifient, le Sénégal tente de se réinventer à travers une démarche d’unité, de concertation et d’innovation politique.

Orpaillage clandestin à Saraya : six sites illégaux démantelés et du matériel saisi lors de l’ »Opération Orientale »

Les autorités sénégalaises viennent de porter un nouveau coup dur à l’orpaillage clandestin dans le sud-est du pays. Dans le secteur stratégique de la Falémé, aux abords de la commune de Saraya, six sites d’extraction illégale d’or ont été démantelés au cours des quatre derniers jours. Cette intervention entre dans le cadre de l’ »Opération Orientale », une initiative sécuritaire de grande envergure destinée à assainir les zones aurifères de la région.

Sur le terrain, les forces engagées ont saisi un matériel conséquent utilisé par les orpailleurs clandestins. Le butin confisqué comprend notamment quatorze motopompes, sept motos et plusieurs équipements artisanaux conçus pour l’extraction de l’or. Ces outils rudimentaires mais efficaces permettent aux exploitants illégaux de creuser rapidement dans le sous-sol à la recherche du précieux minerai. Leur présence atteste d’une activité soutenue et structurée, souvent en marge de la loi et sans aucun respect des normes environnementales ou sécuritaires.

Les sites visés par cette opération ne sont pas de simples campements isolés. Ils sont régulièrement associés à des dégradations graves de l’environnement, en particulier de la flore et des cours d’eau, du fait de l’utilisation intensive de produits chimiques ou de techniques d’exploitation destructrices. Outre leur impact écologique, ces zones d’orpaillage clandestin sont souvent à l’origine de tensions sociales, d’insécurité et de conflits entre populations locales, étrangers et acteurs légaux du secteur minier.

Selon les autorités, l’ »Opération Orientale » ne fait que commencer. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation et de régulation du secteur aurifère dans le sud-est du Sénégal. L’objectif est clair : réduire durablement les activités minières clandestines, qui échappent au contrôle de l’État et privent le pays de ressources fiscales importantes tout en exposant les populations locales à des risques sanitaires et sociaux.

Ce type d’intervention, souvent saluée par les riverains et les opérateurs miniers légaux, s’inscrit également dans une logique de préservation de l’environnement et de restauration de l’autorité de l’État sur des territoires parfois abandonnés aux logiques de l’exploitation sauvage. Reste à savoir si ces efforts seront soutenus dans la durée, car la prolifération de l’orpaillage clandestin, alimentée par la pauvreté et le manque d’alternatives économiques, demeure une réalité complexe à éradiquer.

Pour l’heure, les autorités promettent de maintenir la pression sur les zones les plus touchées, tout en renforçant les moyens de surveillance et les actions de sensibilisation auprès des communautés locales. Saraya, devenue ces dernières années un épicentre de l’orpaillage illégal, reste au cœur des préoccupations sécuritaires dans cette partie du Sénégal.

Démantèlement d’un réseau d’escroquerie à Diamniadio : 35 personnes interpellées dans une opération de la gendarmerie

La Brigade territoriale de Diamniadio a réussi un coup de filet spectaculaire ce samedi 24 mai, en démantelant un vaste réseau d’escroquerie opérant sous la bannière de la société Qnet. Cette organisation frauduleuse, bien connue pour ses pratiques douteuses à travers plusieurs pays africains, a été épinglée grâce à une dénonciation faite par des ressortissants étrangers victimes de ses agissements.

Le réseau, installé discrètement dans une maison transformée en bureau dans le quartier de Darou Salam, servait de centre de recrutement et d’endoctrinement. Sur place, les gendarmes ont trouvé pas moins de 35 personnes impliquées, dont 15 Sénégalais et 20 Bissau-Guinéens, avec parmi eux une dizaine de femmes.

Selon les premières informations recueillies auprès des autorités, les individus arrêtés attiraient leurs victimes avec des promesses commerciales mensongères, faisant miroiter des opportunités de gains rapides ou de partenariats internationaux. Une fois ferrées, les victimes étaient contraintes de verser d’importantes sommes d’argent, parfois plusieurs millions de francs CFA, sous prétexte d’adhésion, de formation ou d’achat de produits inexistants.

Le stratagème était bien rodé : les escrocs utilisaient un discours soigneusement élaboré, combinant motivations personnelles, pressions psychologiques et techniques de manipulation mentale. Des documents promotionnels et du matériel informatique ont été saisis lors de l’opération.

L’intervention rapide et efficace de la gendarmerie a été saluée par la population locale, mais aussi par plusieurs victimes qui attendaient désespérément que justice soit faite. Une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer l’ampleur du réseau et identifier d’éventuels complices ou ramifications à l’international.

Les personnes interpellées sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Diamniadio, et seront présentées devant le procureur dans les prochains jours.

Pape Thiaw sur l’absence de Sadio Mané : “Je respecte sa décision, le collectif reste la priorité”

Le sélectionneur des Lions Locaux, Pape Thiaw, a réagi avec calme et lucidité à l’absence remarquée de Sadio Mané lors de la dernière convocation de l’équipe nationale. Interpellé sur ce sujet sensible, l’ancien international sénégalais a tenu à clarifier sa position avec fermeté et respect.

“C’est une décision personnelle qui lui appartient. Moi, en tant que sélectionneur, je respecte cette décision”, a-t-il déclaré, balayant d’un revers de main toute polémique autour du choix de l’attaquant vedette.

Sadio Mané, pièce maîtresse de l’équipe nationale du Sénégal depuis plusieurs années, a surpris bon nombre de supporters par son absence. Si les raisons précises n’ont pas été détaillées, Pape Thiaw préfère regarder vers l’avenir plutôt que de s’attarder sur les absences.

“Maintenant, pour moi, c’est le collectif qui compte : composer une équipe avec les joueurs disponibles, prêts à se battre pour le maillot avec fierté.”

Cette déclaration traduit une philosophie claire : l’importance du groupe prime sur les individualités. Pour Pape Thiaw, chaque joueur appelé en sélection doit incarner les valeurs de combativité, de solidarité et de patriotisme qui font la fierté du football sénégalais.

Drame de Touba : P. Fall, maître d’œuvre déjà incarcéré, sera entendu dans la nouvelle affaire ayant fait 11 morts

La tragédie de Touba, survenue il y a quelques jours et ayant coûté la vie à 11 personnes tout en faisant 7 blessés, continue de révéler ses ramifications. L’affaire prend désormais une tournure judiciaire majeure.

Déjà incarcéré à la prison de Rebeuss dans le cadre de l’effondrement de l’immeuble de Ngor, le maître d’œuvre P. Fall sera extrait dans les prochains jours pour être entendu par les enquêteurs dans cette nouvelle affaire dramatique. Selon L’Observateur dans son édition de ce mardi 27 mai, son nom apparaît de nouveau au cœur d’un système de sous-traitance jugé défaillant et aux conséquences meurtrières.

L’immeuble effondré à Touba, dont la construction s’est déroulée sous une chaîne complexe de sous-traitance, soulève de sérieuses interrogations sur les responsabilités engagées. Face à l’ampleur du dossier, les autorités policières ont décidé d’accélérer les investigations. Le commissariat spécial de Touba, appuyé par celui de Ndamatou, a été mobilisé pour auditionner les différentes parties impliquées dans la réalisation du bâtiment.

Les premières auditions ont déjà permis de mettre en lumière de graves négligences, tant sur le plan technique que réglementaire. Des soupçons planent sur des manquements aux normes de sécurité, le non-respect des procédures administratives et le rôle flou de certains sous-traitants intervenus dans le chantier.

Cette affaire relance le débat sur la régulation du secteur du bâtiment au Sénégal, la surveillance des chantiers, et surtout la responsabilité des maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre dans les nombreux drames liés à des constructions illégales ou mal encadrées.

Les familles des victimes, encore sous le choc, réclament justice et appellent à des sanctions exemplaires pour que “plus jamais” une telle tragédie ne se reproduise.

Un commerçant condamné à rembourser 12 millions à un émigré floué dans un projet d’investissement

L’histoire d’un projet d’investissement tourné au cauchemar s’est soldée par une décision de justice en faveur de B. Diop, un émigré revenu de France pour investir dans son pays natal. Il avait confié une cargaison de dattes d’une valeur de 12 millions de francs CFA à un commerçant de Dakar, M. Diaw, chargé d’écouler les produits en deux semaines. Un an plus tard, le plaignant n’a récupéré que 1,8 million de francs CFA.

Selon L’Observateur, qui a suivi l’audience devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, M. Diaw a multiplié les explications rocambolesques pour justifier ce manquement. Il a notamment évoqué des dettes prétendument impayées par des personnalités telles que l’ancien ministre des Finances, l’ex-Première dame Marième Faye Sall, ou encore la banque BICIS, à hauteur de 500 millions de francs CFA.

En plus de ces justifications fantaisistes, le commerçant a tenté de rejeter la faute sur la qualité de la marchandise, affirmant que les dattes étaient invendables et qu’un accord avait été trouvé pour les écouler à bas prix. Des déclarations contredites par une pièce maîtresse versée au dossier : un enregistrement audio dans lequel M. Diaw reconnaît sa dette et promet de la rembourser intégralement.

Face à ces éléments, le tribunal a statué en faveur de la partie civile et a ordonné à M. Diaw le remboursement total des 12 millions de francs CFA, mettant un terme à une affaire qui illustre les risques encourus par les émigrés de retour au pays, souvent confrontés à la mauvaise foi de certains partenaires locaux.

Marème Nar, figure emblématique des arènes de lutte, déférée pour complicité de vol en réunion

Guédiawaye, Sénégal – L’information fait l’effet d’une bombe dans le monde de la lutte sénégalaise. Marème Nar, fervente supportrice bien connue des amateurs de lutte, a été déférée samedi dernier devant le parquet de Pikine-Guédiawaye pour association de malfaiteurs et complicité de vol en réunion commis la nuit, rapporte le quotidien L’Observateur.

Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 mai 2025, veille du très attendu combat entre Prince (Guinaw Rails) et Modou Anta (Thiès). Ce soir-là, Marème Nar passe la soirée en boîte de nuit avec deux amis venus de Grand-Dakar. Aux environs de 2 heures du matin, le trio regagne la cité Comico de Guédiawaye, où ils garent leur moto dans un parking surveillé par un vigile, Y. Diao.

Mais les événements prennent une tournure inattendue. Vers 4 heures du matin, les deux amis de Marème ressortent discrètement. Selon les déclarations du vigile, l’un d’eux dérobe une autre moto garée à proximité, pendant que le second s’éclipse avec leur propre engin. Pris de court, le vigile alerte Marème Nar qui, dans un premier temps, nie toute implication. Elle finit toutefois par révéler l’identité de ses deux compagnons.

La moto volée appartenait à un agent de police en service à Wakhinane Nimzatt, selon les sources de L’Observateur. Une première plainte déposée par le propriétaire n’ayant pas abouti, ce dernier décide finalement de saisir directement le parquet, relançant ainsi l’affaire.

Marème Nar est interpellée le 23 mai. Une perquisition menée à Grand-Dakar pour retrouver les deux principaux suspects ne donne rien : l’un est introuvable, tandis que l’autre est déjà en détention pour une autre affaire de vol.

Bien qu’elle clame son innocence et nie toute complicité, Marème Nar est désormais poursuivie dans cette affaire. Après un premier retour de parquet, elle devrait être fixée sur son sort ce mardi. Sa présence dans une affaire de vol secoue déjà les milieux de la lutte, où elle jouit d’une grande notoriété et d’un soutien populaire certain.

Sénégal : Amadou Mansour Faye écroué pour détournement de deniers publics

La machine judiciaire sénégalaise poursuit sa croisade contre la corruption. Ce lundi 26 mai, Amadou Mansour Faye, ancien ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale et territoriale, a été placé sous mandat de dépôt par la commission d’instruction de la Haute cour de justice. L’audition s’est tenue au Palais de Justice Lat Dior de Dakar, en présence de ses avocats et de plusieurs proches venus le soutenir.

Personnalité politique influente et beau-frère de l’ancien président Macky Sall, Mansour Faye est visé par une batterie de chefs d’accusation graves : association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, blanchiment de capitaux, entre autres. Le préjudice provisoire est estimé à 2 749 927 498 FCFA.

Présent lors de l’audience, Adama Faye, frère de l’ex-première dame Marième Faye Sall, a réagi devant la presse. « Nous rendons grâce à Dieu. Nous connaissons bien Mansour Faye. C’est un homme de valeur et de principes. Il est intègre. Il a reçu une bonne éducation », a-t-il déclaré, manifestant son soutien indéfectible.

Toutefois, il a ajouté : « Nous faisons confiance en la justice de notre pays. Nous disons oui à la reddition des comptes, mais non au harcèlement. » Se montrant prudent, il a refusé de commenter le fond du dossier, qu’il qualifie de « compliqué », tout en assurant que la procédure d’appel d’offres incriminée s’était déroulée normalement, sans aucune surfacturation.

Les avocats de l’ancien ministre avaient tenté de faire valoir une demande de liberté provisoire avec caution, mais celle-ci a été rejetée par la juridiction.

L’incarcération d’Amadou Mansour Faye, figure du régime précédent et proche du cercle présidentiel de Macky Sall, est perçue comme un signal fort envoyé par les nouvelles autorités dans le cadre de la lutte contre la corruption et la reddition des comptes. Elle s’inscrit dans une série d’enquêtes ouvertes sur la gestion des fonds publics sous l’ancien régime.

Pour certains observateurs, cette arrestation pourrait marquer un tournant dans la gouvernance au Sénégal, à condition que le processus judiciaire respecte l’équité, l’impartialité et les droits de la défense.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°474 – 27/05/2025

🔴 ENCORE EN DÉTENTION MALGRÉ LA VALIDATION D’UNE CAUTION DE PRÈS DE 32 MILLIARDS F CFA : LE CAS TAHIROU SARR INTERROGE
🔴 MANDAT DE DÉPÔT CONTRE LE MAIRE MANSOUR FAYE : LA DÉFENSE BRANDIT UNE REQUÊTE AUX FINS DE CONTESTATIONS SÉRIEUSES

🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE CONTRE WALLYDAAN : L’US OUAKAM DANS LE TOP 3
🔴 NATIONAL 1 / VICTOIRE CONTRE TOGLOU DIASS : GUELWAARS DE FATICK EN LIGUE 2

Guinée-Bissau : Le président Bassirou Diomaye Faye honoré par la médaille Amílcar Cabral lors d’une visite d’État symbolique

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a effectué, ce lundi 26 mai 2025, une visite d’État hautement symbolique en République de Guinée-Bissau, à l’invitation de son homologue Umaro Sissoco Embaló. Cette visite marque un jalon important dans les relations bilatérales entre les deux pays voisins, liés par une histoire commune, des dynamiques transfrontalières profondes et une coopération multiforme.

À son arrivée à Bissau, le président Faye a été accueilli avec les honneurs dus à son rang. Une cérémonie protocolaire s’est tenue à l’aéroport Osvaldo Vieira, en présence de membres du gouvernement bissau-guinéen, de représentants diplomatiques et d’une foule venue manifester sa sympathie. L’accueil populaire témoigne de la proximité entre les peuples sénégalais et bissau-guinéen, ainsi que de la considération dont jouit le nouveau chef de l’État sénégalais sur la scène sous-régionale.

Les deux chefs d’État ont ensuite eu des échanges bilatéraux au palais présidentiel. Selon un communiqué conjoint, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération sécuritaire, économique, éducative, agricole et sanitaire, mais aussi sur les enjeux de stabilité dans la sous-région ouest-africaine. Le président Faye a notamment salué les efforts de son homologue en faveur de la paix, de la bonne gouvernance et du dialogue institutionnel en Guinée-Bissau.

Moment fort de cette visite, la République de Guinée-Bissau a décerné au président Bassirou Diomaye Faye la médaille Amílcar Cabral, la plus haute distinction honorifique du pays. Cette médaille rend hommage à la mémoire du père de l’indépendance bissau-guinéenne, figure emblématique du panafricanisme, et elle est attribuée à des personnalités ayant contribué de manière exceptionnelle à la paix, à l’unité et à la coopération africaine.

Dans son discours, le président Umaro Sissoco Embaló a justifié cette décoration par « l’engagement personnel » de Diomaye Faye en faveur du renforcement des liens sénégalo-bissau-guinéens, ainsi que pour « sa vision d’un continent intégré, souverain et solidaire ». Il a ajouté : « Aucun pays n’est plus attaché à la stabilité et au développement de la Guinée-Bissau que le Sénégal. »

Très ému, le président Faye a remercié son hôte pour cette distinction, qu’il a dédiée au peuple sénégalais. Il a réaffirmé son attachement à « une coopération plus dynamique entre les deux États » et a salué la mémoire d’Amílcar Cabral comme « un modèle de courage, de sagesse politique et d’unité africaine ».

Au cours de cette visite, plusieurs accords de coopération ont été signés entre les deux pays dans les domaines de la sécurité transfrontalière, de l’échange d’informations douanières, de la formation professionnelle et de la promotion du commerce local. Les deux présidents ont également convenu de la tenue régulière de consultations politiques de haut niveau.

En clôture de la visite, un point de presse conjoint a permis aux deux dirigeants de réaffirmer leur volonté de faire des relations entre le Sénégal et la Guinée-Bissau un exemple de diplomatie de bon voisinage, fondée sur le respect mutuel, les échanges équilibrés et la solidarité régionale.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par des défis politiques, sécuritaires et économiques dans l’espace CEDEAO. Le président Faye, qui effectue ici sa première grande tournée ouest-africaine depuis son investiture, entend ainsi asseoir une diplomatie active, tournée vers la paix, la coopération régionale et l’intégration continentale.

Côte d’Ivoire : les Assemblées annuelles de la BAD ouvertes ce lundi pour élire un nouveau président

Les assemblées annuelles 2025 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) se sont ouvertes ce lundi 26 mai à Abidjan, en Côte d’Ivoire. L’événement, qui se poursuivra jusqu’au 30 mai, s’annonce décisif pour l’avenir de l’institution panafricaine, avec en ligne de mire l’élection de son prochain président. Cette édition se tient sous le thème : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour promouvoir son développement », une orientation qui traduit l’ambition de mobiliser davantage les ressources internes du continent pour financer son essor.

L’un des temps forts de ces rencontres sera sans conteste la désignation du successeur du Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015 et dont le deuxième mandat s’achèvera le 31 août prochain. Cinq candidats, tous africains, sont en lice pour lui succéder. Parmi eux figurent Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie, Sidi Ould Tah, ex-ministre mauritanien et ancien directeur général de la BADEA, Samuel Monzil Maimbo, haut cadre zambien de la Banque mondiale, Bagabule Swazi Tshabalala, vice-présidente par intérim de la BAD originaire d’Afrique du Sud, ainsi qu’Abbas Mohamed Touli, économiste tchadien et ancien haut fonctionnaire international.

En amont de ces réunions, Akinwumi Adesina a mis en garde contre les conséquences des chocs politiques sur les économies africaines. Il a notamment évoqué les nouvelles barrières commerciales imposées par les États-Unis à 47 pays africains, une mesure qui, selon lui, pourrait sérieusement entraver les perspectives commerciales du continent.

L’événement d’Abidjan rassemble plus de 6 000 participants venus de tous horizons, notamment des chefs d’État, des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales, des investisseurs privés, des universitaires, des leaders d’ONG et des partenaires techniques et financiers. Cette grande affluence témoigne de l’importance stratégique de la BAD dans le paysage du développement africain.

L’institution entend profiter de ces assises pour réaffirmer sa vision d’une croissance inclusive et durable, fondée sur une meilleure mobilisation des ressources locales, mais également sur une coopération internationale renforcée. Le nom du futur président de la BAD devrait être officiellement dévoilé lors de la clôture des travaux, prévue le 30 mai.

Visite du DG de la sococim El Hadji Mamadou SECK chez Adjia Khar MBAYE

le DG de la Sococim a fait un acte qui a marqué les esprits pour une première fois un DG de la sococim s’est porter volontier de rendre visite a l’icône de la culture sénégalaise Adjia Khar mbaye.

‎Loin des écrans depuis un certain temps,
‎Adjia Khar MBAYE a manifestée l’immense plaisir qu’elle a ressenti pour une première fois elle reçoit le DG de la sococim dans son domicile.

‎Ainsi elle a profiter de l’occasion pour formuler des prières au DG El Hadji Mamadou SECK et à l’entreprise sococim…

Vers une fiscalité plus équitable : plaidoyer pour une discrimination positive en faveur des femmes

À Dakar, un atelier régional réunissant des acteurs de la société civile, des institutions fiscales et des partenaires techniques s’est tenu ce lundi dans le cadre du projet Gender Equality in Taxation (GET), porté par Expertise France en partenariat avec Oxfam. Cette initiative vise à repenser les systèmes fiscaux des pays africains francophones à la lumière des inégalités de genre, en proposant des approches innovantes et inclusives.

Thialy Faye, représentant de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), a ouvertement dénoncé ce qu’il qualifie d’illusion d’égalité fiscale. Pour lui, les systèmes fiscaux, supposés neutres, reproduisent en réalité des schémas d’inégalités sociales. Il souligne que les femmes, souvent précaires, moins bien rémunérées et dépendantes des services publics essentiels, sont les premières victimes de politiques fiscales aveugles aux disparités économiques et sociales.

Dans son plaidoyer, M. Faye appelle à une véritable discrimination fiscale positive. Il estime qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’une réponse nécessaire aux réalités vécues par les femmes. Il rappelle que le Sénégal est en pleine réforme de son Code général des impôts, avec un comité de pilotage déjà installé. Le genre ayant été désigné comme un axe stratégique de cette réforme, il exhorte à l’intégration pleine et entière de la société civile dans le processus.

Marame Diop, directrice des programmes d’Oxfam Sénégal, abonde dans le même sens. Elle insiste sur la nécessité de cesser d’ignorer les écarts réels de revenus, de patrimoine et de consommation entre les sexes. Selon elle, les femmes consacrent une part importante de leurs ressources à des besoins fondamentaux comme la santé, l’éducation ou la prise en charge familiale, sans que cela soit pris en compte par les systèmes fiscaux actuels. Elle appelle à l’élaboration de budgets sensibles au genre, capables de protéger les plus vulnérables et de réduire les inégalités structurelles.

La crise de la Covid-19 a été un révélateur de ces déséquilibres. Les femmes en ont subi les conséquences économiques et sociales de manière disproportionnée. Pour Mme Diop, cette expérience doit servir à construire des systèmes plus résilients, plus justes, et mieux préparés à affronter les crises à venir.

Awa Penda Ndiaye, représentante d’Expertise France, met en lumière l’approche méthodologique du projet GET. Celui-ci repose sur trois piliers : l’appui technique aux administrations fiscales, la recherche académique, et le renforcement du plaidoyer des organisations de la société civile. L’objectif, selon elle, est de développer une capacité collective à formuler des propositions concrètes et fondées sur des données, plutôt que de se limiter à une posture critique. Le projet s’appuiera notamment sur la méthodologie Fair Tax Monitor, élaborée en collaboration avec la Tax Justice Network Africa, pour évaluer les systèmes fiscaux du Sénégal, du Bénin et du Cameroun sous l’angle de l’équité, y compris de genre.

Mais pour construire une fiscalité réellement équitable, les acteurs insistent sur un point essentiel : la disponibilité de données fiables et genrées. Pauline Codou Gueye, experte fiscale et membre de l’Ordre national des experts du Sénégal, alerte sur le manque de chiffres précis. Selon elle, il est urgent d’intégrer la collecte de données genrées dans les politiques fiscales afin de mieux comprendre les comportements de consommation et les besoins spécifiques des femmes, mais aussi de toutes les personnes vulnérables concernées par les inégalités de genre.

Ce plaidoyer pour une fiscalité plus juste et inclusive marque une étape importante dans la réflexion sur les réformes à venir. Il rappelle que l’équité fiscale, loin d’être un luxe, est une exigence de justice sociale et un levier indispensable pour un développement réellement durable.

Effondrement d’immeuble à Touba : l’État veut renforcer le contrôle des constructions

Au lendemain du drame survenu à Touba, où l’effondrement d’un immeuble a coûté la vie à 11 personnes, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, s’est rendu sur les lieux pour exprimer la compassion du gouvernement et annoncer une série de mesures fortes.

Depuis les locaux de la commune de Touba Mosquée, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les services techniques d’urbanisme au niveau communal. Selon lui, c’est à ce niveau que le suivi efficace des chantiers, la vérification des matériaux utilisés et le contrôle des délais de construction peuvent être assurés. Il a ainsi déclaré que le gouvernement envisage de doter chaque collectivité territoriale de services techniques capables de surveiller de manière rigoureuse les constructions.

Sur place, Moussa Bala Fofana a salué la mobilisation rapide des équipes de secours et la réactivité des structures hospitalières pour la prise en charge des blessés. Il a aussi présenté les condoléances du gouvernement aux familles des victimes ainsi qu’au khalife général des mourides.

Le ministre a pointé du doigt un relâchement généralisé dans le secteur du bâtiment. Il a notamment évoqué la multiplication de bâtiments menaçant ruine, citant l’exemple de la région de Dakar où plus de 1.400 immeubles posent actuellement problème en raison de leur insécurité structurelle.

Pour répondre à cette situation jugée critique, le ministre a annoncé une réforme en préparation, qui prévoit l’instauration d’un dispositif national de contrôle des constructions. Chaque municipalité sera ainsi équipée d’un service technique dédié à l’urbanisme pour mieux encadrer les chantiers et prévenir les accidents.

En complément, un numéro d’alerte sera mis à la disposition des citoyens afin de leur permettre de signaler les constructions à risque. Moussa Bala Fofana a également fait savoir que l’Inspection générale du bâtiment (IGB) bénéficiera d’un renforcement significatif dans la prochaine loi de finances rectificative. Ce soutien permettra à l’IGB de jouer pleinement son rôle dans le contrôle et la régulation du secteur du bâtiment.

Dialogue national : le CDEPS appelle à une réforme en profondeur pour garantir la liberté de la presse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a annoncé sa participation au Dialogue national initié par le président de la République. Dans un communiqué publié ce lundi 26 mai 2025, l’organisation professionnelle souligne que cette rencontre intervient dans un contexte tendu entre les autorités issues de la troisième alternance politique et les acteurs des médias. Le CDEPS dénonce une série de mesures gouvernementales récentes qui, selon lui, ont porté atteinte à la crédibilité de la presse en tant qu’entreprise citoyenne, tout en compromettant la viabilité économique des organes de presse.

Le communiqué évoque des décisions perçues comme des tentatives de musellement, durement ressenties par les professionnels du secteur. Malgré les multiples interpellations adressées aux autorités et les combats menés, le CDEPS déplore l’absence de réponses positives et d’écoute réelle. À ses yeux, ce Dialogue national doit représenter une occasion décisive pour poser sur la table les difficultés économiques et administratives que traversent les entreprises de presse au Sénégal.

L’organisation réaffirme que la liberté de la presse est garantie par les articles 8, 10 et 11 de la Constitution sénégalaise, ainsi que par les instruments internationaux de protection des droits humains mentionnés dans le préambule de la Loi fondamentale. Elle estime que cette liberté doit être défendue de manière concrète et non symbolique.

À cet effet, le CDEPS propose que l’un des objectifs majeurs du dialogue soit la sanctuarisation de la liberté de la presse. Cela passerait, selon lui, par une révision du Code de la presse, du Code pénal et du Code de procédure pénale, notamment en ce qui concerne les délits de presse et les procédures judiciaires qui en découlent. L’organisation suggère également une réforme du Code électoral pour y intégrer de manière équitable la presse privée, en particulier dans les dispositifs liés à la propagande et à la publicité durant les périodes électorales.

Au-delà de ces réformes juridiques, le CDEPS appelle à la mise en place d’une Stratégie nationale d’Information et de Communication (SNIC) qui serait à même d’accompagner les mutations profondes du secteur. Cette stratégie devrait reposer sur plusieurs axes structurants : la transformation numérique des médias, une fiscalité adaptée aux secteurs stratégiques, des mécanismes de financement durable, le renforcement des capacités professionnelles et la promotion de champions nationaux, aussi bien dans la presse que dans les télécommunications.

Kédougou : le ministre de l’Éducation nationale présente ses condoléances après le décès d’un professeur dans un accident de moto

La région de Kédougou a été frappée par un drame ce samedi 25 mai 2025. M. Amédé Agolo Nyafouna, professeur d’anglais au Lycée de Saraya, a perdu la vie dans un accident de moto, plongeant la communauté éducative dans une profonde tristesse. Originaire de la région de Ziguinchor, l’enseignant exerçait depuis plusieurs années à Saraya, où il était apprécié pour son engagement et son professionnalisme.

Dans un communiqué transmis à la presse, le ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, a exprimé ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à ses collègues, à ses élèves et à l’ensemble de la communauté éducative de Saraya, de l’Académie de Kédougou, ainsi qu’à celle de Ziguinchor. Le ministre a tenu à saluer la mémoire d’un homme « engagé » et profondément dévoué à la formation de la jeunesse sénégalaise.

M. Guirassy a souligné le professionnalisme et le sens du devoir de M. Nyafouna, des qualités qu’il a estimées dignes d’inspiration pour tous les acteurs du système éducatif. Il a rappelé que chaque enseignant est un pilier essentiel dans la construction de l’avenir du pays, et que la disparition d’un tel éducateur est une perte pour toute la Nation.

En marge de son hommage, le ministre a également lancé un appel solennel à la prudence sur les routes, rappelant que la sécurité routière demeure une responsabilité collective. Il a exhorté les usagers à plus de vigilance, soulignant que des tragédies comme celle-ci peuvent souvent être évitées par une meilleure prévention.

L’émotion reste vive à Saraya, où élèves et collègues continuent de pleurer un professeur décrit comme rigoureux, bienveillant et passionné par son métier. Une cérémonie d’hommage pourrait être organisée dans les prochains jours pour honorer sa mémoire.

Dialogue national : la coalition AKS annonce sa participation

La coalition And Ci Koolute nguir Sénégal (AKS) a officiellement confirmé sa participation au dialogue national convoqué par le président Bassirou Diomaye Faye pour le 28 mai 2025. Réunie le samedi 24 mai sous la présidence de son leader, Abdou Karim Sall — maire de Mbao et député à l’Assemblée nationale —, la coalition a pris la décision de répondre favorablement à l’invitation de l’État.

Dans un communiqué parvenu à la presse, AKS indique avoir reçu une correspondance officielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, datée du 22 mai 2025, portant le numéro 005925/MISP/DGE/DFC. Cette lettre formalisait l’invitation à prendre part à la Journée nationale du dialogue, initiée dans un esprit d’inclusivité et de concertation nationale.

Selon le document signé par Abdou Karim Sall, le comité de direction de la coalition a longuement délibéré avant de prendre cette décision. Bien qu’ayant exprimé des réserves sur certains termes de référence du dialogue, la coalition a choisi de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. Elle réaffirme ainsi sa volonté de contribuer à la consolidation de la démocratie, au renforcement de l’État de droit et à la construction d’un consensus national fort.

La coalition AKS estime que le dialogue constitue une opportunité majeure pour le pays de renouer avec une tradition de concertation politique et institutionnelle, dans un contexte marqué par de nombreuses attentes sociales et des défis structurels importants. Elle entend faire entendre sa voix, défendre ses propositions et veiller à ce que les conclusions du dialogue soient mises en œuvre dans la transparence et le respect des principes républicains.

En affirmant son engagement dans cette dynamique, la coalition se positionne comme un acteur actif du processus démocratique, attaché aux valeurs de paix, d’équité et de progrès pour tous les Sénégalais.

Dialogue national : Abdoulaye Diouf Sarr et Renaissance Républicaine répondent favorablement à l’appel de Diomaye Faye

Abdoulaye Diouf Sarr, président du mouvement Renaissance Républicaine / SÜNÜ REEW, a officiellement confirmé sa participation à la Journée nationale du dialogue prévue le 28 mai 2025. À travers un communiqué rendu public, l’ancien ministre a exprimé sa volonté de répondre favorablement à l’appel du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en faveur d’une large concertation autour des enjeux nationaux.

Dans sa déclaration, Abdoulaye Diouf Sarr réaffirme son attachement aux principes fondamentaux de la République, notamment le renforcement de l’État de droit, la stabilité institutionnelle et la promotion d’une démocratie efficace. Selon lui, la Renaissance Républicaine entend jouer pleinement son rôle dans cette dynamique nationale, en apportant une contribution structurée et responsable aux débats.

La participation du mouvement s’articule autour de trois axes prioritaires, jugés essentiels à l’évolution du pays. D’abord, la restauration de la confiance citoyenne dans le processus électoral, mise à mal ces dernières années par les tensions politiques et les suspicions autour des scrutins. Ensuite, la consolidation de la résilience institutionnelle, avec une attention particulière portée au fonctionnement des organes de l’État et à l’indépendance des contre-pouvoirs. Enfin, le renforcement de l’efficacité démocratique, pour que la démocratie sénégalaise soit non seulement vivante, mais aussi performante et inclusive.

Dans ce cadre, la Renaissance Républicaine / SÜNÜ REEW rappelle qu’elle a déjà formulé des propositions concrètes sur ces questions, et qu’elle reste ouverte au dialogue, à la concertation et à la construction collective de solutions durables. Le communiqué souligne que cette posture s’inscrit dans une vision de long terme pour un Sénégal plus juste, plus équitable et plus résilient face aux défis économiques, sociaux et institutionnels.

Abdoulaye Diouf Sarr conclut en réitérant la disponibilité de son mouvement à accompagner les « efforts de refondation nationale » entrepris par le président Diomaye Faye, dans un esprit de responsabilité, d’ouverture et de patriotisme.

Meurtre de l’infirmier Mamadou S. Diallo : deux autres suspects arrêtés

L’enquête sur l’assassinat de Mamadou Samba Diallo, infirmier chef de poste (ICP) à Arafat, dans la région de Kaffrine, continue de progresser. Après l’arrestation d’un premier suspect identifié comme S. Ba, deux nouveaux individus ont été interpellés par la Brigade de recherches de Kaolack, portant à trois le nombre de personnes mises en cause dans cette affaire tragique.

Les deux derniers suspects ont été arrêtés le 22 mai 2025, soit au lendemain du meurtre, grâce aux données extraites du téléphone de S. Ba, qui avait été appréhendé alors qu’il se rendait au centre de santé de Maleme Hodar pour soigner des blessures subies lors de sa confrontation avec la victime. Parmi ces deux nouvelles arrestations figure notamment le propriétaire de la charrette qui aurait été utilisée pour prendre la relève après le vol ayant conduit au drame. Les enquêteurs soupçonnent que ce moyen de transport ait servi à faciliter la fuite ou le transport des biens volés.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur dans sa parution du jour, les suspects sont actuellement en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils pourraient être poursuivis pour complicité d’homicide volontaire et association de malfaiteurs, si les éléments de l’instruction confirment leur implication active.

Pour rappel, le meurtre s’est déroulé dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 mai 2025, au sein même du poste de santé de la commune de Missira Wadène, dans le département de Koungheul. Mamadou Samba Diallo, qui logeait dans les locaux du centre de santé, aurait été attaqué par des individus venus pour le voler. Le vol aurait tourné à l’agression mortelle après que la victime a tenté de résister.

Ce crime a profondément choqué la communauté locale et suscité une vague d’émotion dans le secteur de la santé, où Mamadou S. Diallo était reconnu pour son engagement professionnel. Les autorités ont promis que toute la lumière serait faite sur cette affaire, et que les auteurs, co-auteurs ou complices, seraient traduits devant la justice.

Oumar Sow incarcéré pour diffusion de fausses nouvelles : son procès prévu mercredi prochain

Le responsable politique Oumar Sow a été placé sous mandat de dépôt ce lundi, à l’issue de son audition par le juge d’instruction. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, une infraction prévue et punie par le Code pénal sénégalais. L’information a été confirmée par son avocat, Me Barro, qui indique par ailleurs que le procès de son client est fixé pour mercredi prochain.

Militant actif basé à Yeumbeul, Oumar Sow s’était récemment illustré par des déclarations virulentes à l’endroit des autorités judiciaires. Lors de sa dernière intervention publique, il avait ouvertement critiqué le parquet pour ce qu’il a qualifié de gestion partiale du dossier impliquant l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall. Il avait également accusé le parti au pouvoir de mener une campagne ciblée contre les maires appartenant à l’opposition, dans ce qu’il a décrit comme une tentative de « liquidation politique ».

Ces propos ont suscité une vive réaction de la part des autorités judiciaires, qui ont ouvert une enquête ayant conduit à son arrestation. Le parquet a estimé que ses accusations publiques, sans preuves tangibles, relevaient de la diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public et à jeter le discrédit sur l’institution judiciaire.

Oumar Sow est actuellement incarcéré dans l’attente de son procès. Son avocat, tout en déplorant une procédure qu’il juge précipitée, affirme que son client compte assumer pleinement sa défense devant le tribunal. Me Barro a par ailleurs souligné que les déclarations de son client s’inscrivent dans un contexte de liberté d’expression et de débat politique, et qu’elles ne sauraient être assimilées à des actes délictueux en l’absence d’intention de nuire ou de fausses informations avérées.

L’affaire est très suivie dans la sphère politique, notamment parmi les opposants au régime en place, qui dénoncent une justice à géométrie variable et s’inquiètent de ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique. Le verdict du procès prévu mercredi pourrait ainsi avoir des répercussions bien au-delà du seul cas de Oumar Sow.

Haute Cour de Justice : Mansour Faye conteste les accusations de détournement et réclame la liberté provisoire

L’ancien ministre sénégalais du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, Amadou Mansour Faye, a officiellement déposé une requête devant la Haute Cour de Justice ce lundi 26 mai 2025. Inculpé pour détournement de deniers publics, corruption, prise illégale d’intérêt et blanchiment de capitaux, il rejette en bloc les faits qui lui sont reprochés et sollicite sa mise en liberté provisoire.

Cette affaire trouve son origine dans la gestion des fonds alloués à la Force Covid-19, un programme mis en place par l’État du Sénégal en 2020 pour atténuer les effets de la pandémie sur les populations les plus vulnérables. À l’époque, Mansour Faye était en charge de la composante « Appuis alimentaires » du Programme de Résilience économique et sociale (PRES). Son ministère supervisait l’achat et la distribution de denrées alimentaires de première nécessité à destination de plus d’un million de ménages à travers le pays. Selon les conclusions d’une enquête, ces opérations auraient donné lieu à une surfacturation estimée à 2,7 milliards de francs CFA sur les lots de riz.

Dans le mémoire déposé à la Haute Cour de Justice, la défense de l’ancien ministre affirme que ce dernier n’avait ni la qualité d’ordonnateur ni celle de signataire des marchés publics. Il est précisé que l’ensemble des procédures d’achat avait été confié à la commission des marchés de son ministère, et que les contrats avaient été validés et payés par le ministère des Finances, en conformité avec la réglementation en vigueur. Les avocats soulignent que les fournisseurs avaient été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres ouvert, sous la supervision de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), et que les prix appliqués étaient en réalité inférieurs à ceux en vigueur sur les marchés internationaux à l’époque.

Pour appuyer cette défense, plusieurs éléments économiques sont mis en avant. Les avocats de Mansour Faye invoquent les rapports de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ainsi que ceux du Commissariat à la sécurité alimentaire, qui font état d’une hausse généralisée et durable des prix du riz entre 2020 et 2024. Ils estiment par ailleurs que l’arrêté ministériel de 2013, utilisé pour fixer le prix de référence ayant servi à calculer la supposée surfacturation, n’était plus applicable dans un contexte marqué par des ruptures de stocks et une inflation internationale causée par la pandémie.

Sur les accusations de corruption et d’escroquerie, l’ancien ministre soutient qu’il n’a jamais bénéficié personnellement des fonds et qu’aucune manœuvre frauduleuse ni utilisation de faux documents n’ont été observées dans la passation ou l’exécution des marchés. Il rappelle que les fournisseurs avaient bien livré les produits convenus et qu’ils avaient été rémunérés par l’État, sans irrégularités avérées.

Enfin, Mansour Faye demande à être placé en liberté provisoire. Il affirme présenter toutes les garanties de représentation nécessaires devant la justice. Il évoque notamment sa résidence fixe à Saint-Louis, son statut d’élu local en tant que maire, sa coopération constante avec les autorités judiciaires, ainsi que l’absence de risques de fuite ou de tentative d’entrave à la procédure, les enquêtes étant désormais closes. Il ajoute que si sa demande de liberté était rejetée, il solliciterait l’application des nouvelles dispositions du Code de procédure pénale qui permettent un aménagement des mesures de détention.

Le dossier sera prochainement examiné par la Haute Cour de Justice, dans un climat marqué par une volonté politique affichée de lutte contre l’impunité, mais aussi par un débat grandissant sur la neutralité des poursuites engagées contre certains anciens dignitaires du régime précédent.

Condamnation de Mansour Faye : ses avocats dénoncent une procédure biaisée

Les avocats de l’ancien ministre Mansour Faye ont vivement réagi suite à la mise sous mandat de dépôt de leur client, intervenue ce lundi après son audition devant la commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Poursuivi dans le cadre de la gestion des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19, Mansour Faye est accusé d’avoir orchestré une surfacturation présumée de 2,75 milliards FCFA dans le cadre de l’achat de riz destiné aux populations.

Dans une déclaration transmise à la presse, la défense regrette que le juge d’instruction ait écarté “des contestations sérieuses” soulevées tout au long de la procédure. Selon les conseils de l’ancien ministre, plusieurs arguments et éléments de preuve destinés à démontrer l’absence de responsabilité pénale de leur client ont été ignorés.

Les avocats fustigent également le rejet de l’offre de cautionnement présentée par Mansour Faye. Cette proposition, selon eux, visait à garantir la représentation de leur client devant la justice tout en lui permettant de rester libre pendant la suite de la procédure. Le refus d’examiner cette offre est perçu par la défense comme une volonté manifeste d’écarter toute alternative à la détention.

Autre point de discorde : le rejet du recours en inconstitutionnalité introduit par la défense, qui contestait la loi régissant la Haute Cour de justice. Les avocats considèrent que cette juridiction, dans sa forme actuelle, viole certains principes fondamentaux du droit à un procès équitable.

Pour rappel, Mansour Faye, ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, est une figure politique de premier plan au Sénégal. Gendre de l’ancien président Macky Sall, il fut l’un des responsables de la gestion des aides alimentaires d’urgence pendant la pandémie. Les accusations qui pèsent contre lui portent un coup dur à son image, et soulèvent une fois de plus la question de la reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.

Visite d’État en Guinée-Bissau : Le Président Bassirou Diomaye Faye accueilli en grande pompe à Bissau

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce lundi à Bissau pour une visite d’État de deux jours (26 et 27 mai) en République de Guinée-Bissau. Cette visite, placée sous le signe du renforcement de la coopération bilatérale, marque une étape importante dans les relations entre les deux pays voisins.

À sa descente d’avion, le chef de l’État sénégalais a été accueilli avec les honneurs militaires, avant de bénéficier d’un accueil populaire et chaleureux tout au long de la grande avenue menant au Palais présidentiel. La population bissaoguinéenne, sortie en masse, a exprimé son hospitalité à travers des chants, danses et acclamations, témoignant ainsi de l’amitié profonde entre les deux nations.

Selon un communiqué de la Présidence de la République du Sénégal, cette visite vise à consolider les liens de coopération, de bon voisinage et d’intégration sous-régionale. Elle s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par les deux pays pour renforcer leur collaboration dans des domaines clés tels que la sécurité, le commerce, l’agriculture, la pêche, les infrastructures et les échanges culturels.

Le Président Diomaye Faye est l’invité de son homologue bissaoguinéen, le Président Umaro Sissoco Embaló. Les deux chefs d’État auront une série d’échanges bilatéraux de haut niveau, avec à la clé la signature attendue de plusieurs accords de partenariat stratégique.

Cette visite traduit la volonté commune des dirigeants des deux pays de bâtir une sous-région ouest-africaine plus solidaire, intégrée et prospère, dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires et économiques.

Justice : Mansour Faye placé sous mandat de dépôt dans une affaire de surfacturation

Dakar, 25 mai 2025 – L’ancien ministre et ex-maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a été placé sous mandat de dépôt ce matin, à l’issue de sa comparution devant la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette décision fait suite à une enquête portant sur une affaire de surfacturation estimée à environ trois milliards de FCFA dans le cadre d’un marché public de riz, destiné à l’aide alimentaire d’urgence pendant la pandémie de Covid-19.

Le dossier, ouvert il y a plusieurs mois, met en cause l’ancien responsable pour des irrégularités financières jugées graves par les enquêteurs. Il est reproché à Mansour Faye d’avoir dirigé une opération d’achat de riz à des prix anormalement élevés, suscitant des soupçons de détournement et de favoritisme dans l’attribution des marchés.

Cette mise sous mandat de dépôt marque une étape importante dans les poursuites engagées contre d’anciens membres du régime de Macky Sall. Elle survient dans un contexte où les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye, affirment leur volonté de faire de la reddition des comptes un pilier central de leur gouvernance.

L’affaire suscite d’autant plus d’attention qu’Amadou Mansour Faye est également le beau-frère de l’ancien président Macky Sall, ce qui confère à cette procédure une dimension politique non négligeable. Si certains y voient une instrumentalisation de la justice, d’autres saluent une volonté assumée de rompre avec une culture d’impunité.

L’ouverture de cette procédure devant la Haute Cour de Justice, juridiction compétente pour juger les anciens ministres, confirme le durcissement des mécanismes de contrôle de la gestion publique. Le signal envoyé est clair : aucun dignitaire, aussi proche soit-il du pouvoir passé, ne sera à l’abri d’éventuelles poursuites en cas de faute présumée.

Crise dans le secteur de la santé : les spécialistes en formation du Sénégal entament une grève de 72 heures

Le Collectif des Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-Dentistes en Spécialisation du Sénégal (COMES) a lancé ce lundi une grève de 72 heures renouvelable, dénonçant l’inaction persistante des autorités face à leurs revendications. Cette mobilisation intervient après de nombreuses démarches restées sans suite, selon un communiqué rendu public par le collectif.

Les spécialistes en formation pointent du doigt le non-respect d’engagements pris par l’État sur des questions cruciales : le statut des spécialistes en formation, la couverture médicale, le paiement régulier des bourses, la rémunération équitable ainsi que les droits liés au congé de maternité.

« Trop, c’est trop. Nous avons longtemps fait preuve de patience et de responsabilité, mais nos préoccupations demeurent ignorées », déplore le COMES, qui précise que la grève s’accompagne d’un service minimum assuré dans les urgences et les gardes programmées, pour ne pas compromettre la prise en charge des cas critiques.

Une assemblée générale est prévue ce mardi 27 mai à 10h à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO) pour évaluer la suite à donner au mouvement et maintenir la mobilisation.

Le collectif appelle solennellement l’État du Sénégal à proposer des solutions concrètes et durables, non seulement pour améliorer les conditions de travail et de formation des spécialistes, mais aussi pour garantir la qualité du système de santé dans son ensemble. « Investir dans les professionnels en formation, c’est investir dans l’avenir de la santé publique sénégalaise », conclut le communiqué.

Lutte contre l’émigration irrégulière : la Gendarmerie nationale déjoue deux tentatives de départ à Sendou et Yene

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre l’émigration irrégulière, les unités de la Gendarmerie nationale poursuivent leurs opérations de veille et d’alerte renforcées, notamment en cette période sensible marquée par la proximité de la fête de Tabaski.

Le dimanche 25 mai 2025, la Brigade de Recherches de Keur Massar a mené une opération décisive à Sendou, aboutissant au démantèlement d’un important réseau de convoyeurs de migrants. Cette action a permis l’interpellation de 75 candidats à l’émigration clandestine, l’arrestation de trois (03) organisateurs présumés, ainsi que la saisie de grandes quantités de carburant et de vivres, destinés à soutenir le voyage maritime vers l’Europe.

Dans la continuité de cette dynamique sécuritaire, une autre opération a été conduite dans la nuit du lundi 26 mai 2025 à 01h30 par la Brigade de Gendarmerie de Yene, avec l’appui de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention de Diamniadio. Cette intervention a permis l’interpellation de 26 autres migrants à Yene Todd, dont plusieurs ressortissants étrangers et une femme.

Les enquêtes sont toujours en cours pour identifier d’éventuels complices et remonter l’ensemble du réseau. La Gendarmerie nationale souligne que ces succès sont le fruit d’un travail d’anticipation et de coordination interservices, renforcé par une surveillance accrue des zones côtières identifiées comme points de départ potentiels.

Dans un communiqué, elle appelle à la vigilance et à la collaboration active des populations, rappelant que les réseaux de passeurs profitent souvent de la période de Tabaski pour intensifier leurs activités. La Gendarmerie encourage les citoyens à signaler tout comportement suspect ou regroupement inhabituel pouvant être lié à des départs clandestins.

Affaire Khadim Bâ : un rapport d’expertise accablant pour la Douane sénégalaise

Un nouveau rebondissement secoue le différend opposant l’homme d’affaires Khadim Bâ à l’administration douanière. Selon les révélations de L’Observateur, un rapport d’expertise récemment transmis au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, pourrait totalement remettre en question les fondements juridiques des poursuites engagées contre le patron de la Bnde, actuellement incarcéré.

Ce rapport, établi par le cabinet d’expertise Cecogex à la demande de la défense, met en lumière de graves irrégularités dans la procédure douanière ayant conduit à l’affaire. Dans une correspondance officielle adressée au ministre, Me Djiby Diallo, avocat de Khadim Bâ, pointe une série d’erreurs aussi bien juridiques que procédurales, entachant les procès-verbaux dressés par les services douaniers.

Selon le rapport, les accusations reposent sur une mauvaise interprétation des textes en vigueur. Les agents de la Douane n’auraient pas pris la peine de vérifier certains documents essentiels avant de dresser leurs procès-verbaux, accusant à tort Khadim Bâ d’avoir produit de fausses attestations de change. L’expertise souligne que ces documents ont été fournis sans intention frauduleuse, dans un contexte de méconnaissance des procédures exactes de dédouanement.

Plus encore, Cecogex insiste sur le fait qu’à la date des faits, aucune disposition légale n’imposait un rapatriement des fonds pour un contrat de représentation, tel que celui qui liait Dermond Africa à Dermond Oil and Gaz FZE. La notion même d’« exportation de service » — point central du dossier — n’a été intégrée à la réglementation de l’UEMOA qu’en décembre 2024, et sa mise en application reste suspendue à des instructions non encore publiées par la BCEAO.

Pour Me Djiby Diallo, cette affaire s’apparente à une erreur administrative majeure. Il affirme que son client n’avait aucunement vocation à gérer directement les procédures de change, cette responsabilité relevant du transitaire de la Société africaine de raffinage (Sar), réelle entité importatrice. Le rapport évoque également la possibilité d’une inscription de faux contre les agents verbalisateurs, si les erreurs de procédure sont confirmées.

Autre élément troublant : Al Amine Lô, ancien directeur national de la BCEAO et aujourd’hui ministre-conseiller, pourrait témoigner que toutes les transactions ont bel et bien été effectuées en francs CFA, avec l’aval de l’institution monétaire.

Avec ces éléments accablants, la défense espère obtenir une annulation pure et simple des poursuites. Le rapport Cecogex appelle à la prudence, estimant que cette situation pourrait entraîner de sérieuses conséquences sur le plan judiciaire et institutionnel, en raison d’une mauvaise qualification juridique des faits reprochés à Khadim Bâ.

Drame familial à Néma 2 : Une dispute entre frère et sœur vire au tragique

Néma 2, Ziguinchor – Une tragédie bouleversante a secoué le quartier Néma 2 dans la nuit du vendredi au samedi. Un différend banal entre frère et sœur a viré au drame, entraînant la mort d’un jeune homme de 22 ans, Thierno Kébé, maçon de profession.

Selon les premiers éléments recueillis, Thierno se douchait lorsque sa grande sœur, Aissatou Kébé, élève dans un collège de la ville, lui aurait reproché de gaspiller de l’eau. Ce qui n’était au départ qu’une remarque anodine a rapidement dégénéré en violente altercation. Une dispute verbale musclée a éclaté entre les deux, avant de tourner à la bagarre physique.

Mohamed Kébé, frère aîné de la victime, raconte avec douleur : « L’acte a été commis par Aissatou à l’issue d’une altercation avec Thierno. Elle l’a poignardé à l’aide d’un couteau, le touchant mortellement à l’abdomen. » Un proche de la famille, s’exprimant sous couvert d’anonymat, confirme que la tension est montée en flèche après un échange de propos violents, jusqu’à ce que le coup fatal soit porté.

Grièvement blessé, Thierno a été évacué d’urgence vers l’hôpital régional de Ziguinchor. Malgré les efforts des médecins, il a succombé à ses blessures, victime d’une hémorragie massive. Son corps repose désormais à la morgue de l’établissement, dans une ambiance de deuil profond.

Informée de la situation, la police est rapidement intervenue. Aissatou Kébé a été arrêtée sur les lieux du drame et placée en garde à vue dans les locaux du commissariat de Yamatogne. Elle est actuellement poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette tragédie qui a plongé une famille entière dans le désespoir. Dans le quartier, l’émotion est vive et les habitants peinent à comprendre comment un simple désaccord a pu conduire à un tel drame.

Kahone : Tabaski 2025 / Diplomatie régionale : la Mauritanie salue le modèle de Kahone

Le foirail de Kahone, l’un des plus grands marchés à bétail du centre du Sénégal, continue de s’imposer comme un carrefour stratégique pour l’élevage national et sous-régional. Ce week-end, il a reçu une visite de marque : celle de l’ambassadeur de la Mauritanie, venu s’enquérir de la situation de ses compatriotes présents sur le site.

Situé dans la commune de Kahone, à proximité de Kaolack, ce marché joue un rôle clé dans la régulation du commerce de bétail. Sa position géographique en fait une plaque tournante pour les échanges entre éleveurs, commerçants et transporteurs venus de plusieurs pays de la sous-région, notamment du Mali et de la Mauritanie.

« C’est avec un immense plaisir que nous avons accueilli Son Excellence l’ambassadeur de la Mauritanie. Ses échanges avec les acteurs présents ont confirmé que Kahone est devenue une destination de choix pour les éleveurs mauritaniens », a déclaré Fatou Sène Diouf, maire de la commune.

Cette visite illustre une diplomatie de terrain de plus en plus visible, où les enjeux économiques et les réalités locales s’imposent comme des leviers de coopération entre États. Pour la maire, cette reconnaissance est le fruit d’un engagement collectif et d’une meilleure organisation du secteur, en particulier en cette période de forte activité.

Alors que la demande en viande augmente à l’échelle nationale, le foirail de Kahone se positionne comme un acteur clé de l’approvisionnement. De nombreux efforts ont été consentis ces dernières années pour structurer le marché, améliorer l’accueil des éleveurs et fluidifier les échanges, en partenariat avec les autorités locales et les services vétérinaires.

En accueillant un diplomate étranger soucieux du sort de ses ressortissants, Kahone envoie un signal fort : celui d’un territoire prêt à jouer un rôle moteur dans l’intégration économique régionale, en capitalisant sur ses atouts agricoles et pastoraux.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite d’État en Guinée-Bissau

Bissau, le 26 mai 2025 – Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce lundi matin en direction de Bissau pour effectuer une visite d’État de deux jours en République de Guinée-Bissau, prévue les 26 et 27 mai 2025.

Selon un communiqué de la Présidence sénégalaise, « cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de bon voisinage entre la République du Sénégal et la République de Guinée-Bissau ».

Le programme officiel prévoit des entretiens entre le Président Diomaye Faye et son homologue bissau-guinéen, le Président Umaro Sissoco Embaló. Les deux chefs d’État aborderont plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la sécurité sous-régionale, les échanges commerciaux, la coopération transfrontalière et les projets d’intégration régionale.

En marge des discussions bilatérales, des rencontres sont également prévues entre les délégations officielles des deux pays, avec pour objectif de consolider les liens diplomatiques, économiques et culturels qui unissent Dakar et Bissau.

Cette visite marque la première mission d’État du Président Diomaye Faye en Guinée-Bissau depuis son investiture en avril dernier. Elle témoigne de sa volonté affichée de renforcer l’axe Dakar-Bissau, dans un contexte de mutations politiques et économiques en Afrique de l’Ouest.

Une affaire tentaculaire de blanchiment et de fraude fiscale révélée par la Centif

Une enquête approfondie menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), en collaboration avec des organismes étrangers, a mis en lumière un vaste réseau de blanchiment de capitaux adossé à une fraude fiscale présumée. Les révélations du journal Libération pointent du doigt trois ressortissants indiens, impliqués dans des structures commerciales enregistrées au Sénégal mais opérant de manière opaque.

Les individus concernés sont Rachit Jain (92 ans), gérant statutaire de Prime Suarl ; Arun Kumar Jain (53 ans), ancien gérant statutaire de la même société ; et Sachdeva Neeraj (75 ans), à la tête de San Suarl dont il est également l’actionnaire unique. Ces derniers dirigent, directement ou indirectement, trois entités commerciales : Prime Suarl, Saint Louis Trading Sarl et San Suarl. Toutes sont actives dans les secteurs du commerce alimentaire et du commerce de détail hors magasin.

Les soupçons de la Centif s’appuient notamment sur l’analyse des flux financiers observés sur les comptes bancaires des sociétés concernées. Entre juin 2016 et février 2017, Prime Suarl a enregistré près de 39 milliards de Fcfa de transactions, tandis que San Suarl en a comptabilisé environ 1,1 milliard de Fcfa.

Certains virements, comme celui de 186 920 dollars (environ 93,5 millions Fcfa) ou encore un transfert précédent de 190 000 euros, ont été justifiés par des contrats de prêt avec une société basée à Dubaï, Terra Firma Commodities. Or, les justificatifs fournis n’ont pas convaincu la banque sénégalaise, qui a exigé le retour des fonds. Un autre virement de 1,37 million de dollars a même été bloqué par des banques correspondantes à l’étranger, en raison de non-conformités.

Sur le terrain, les sociétés impliquées ont bel et bien exercé une activité commerciale importante, principalement dans l’importation de riz. D’après les douanes sénégalaises, Prime Suarl a importé 4 813 tonnes de riz pour plus de 613 millions de Fcfa en 2016, tandis que San Suarl en a importé 18 892 tonnes entre 2016 et 2019, pour une valeur de plus de 3 milliards de Fcfa.

Malgré cette activité, aucune déclaration fiscale n’a été effectuée, et les comptes fiscaux des deux entités étaient fermés. La Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) a confirmé que, si ces sociétés sont bien immatriculées, elles ne respectent pas leurs obligations fiscales.

Les investigations ont également révélé des manquements graves à la réglementation de l’UEMOA sur les relations financières extérieures. En effet, les transferts liés aux importations de marchandises depuis des pays hors zone franc, notamment l’Inde et les Émirats arabes unis, n’ont pas été domiciliés ni traités via des banques agréées, en violation des articles 3 et 10 du Règlement N°09/2010/CM/UEMOA.

La Centif a saisi les cellules de renseignement financier (CRF) de plusieurs pays, dont l’Inde, la Côte d’Ivoire, la Turquie et les Émirats arabes unis. Mais la coopération a été limitée : ni les CRF indienne ni émiratie n’ont pu fournir d’informations utiles sur les individus ou sociétés impliqués, renforçant les soupçons d’un montage complexe visant à dissimuler l’origine des fonds.

À l’issue de ses travaux, la Centif a formellement identifié des indices graves de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux, basés sur :

l’absence de déclaration fiscale, l’inobservation des règles de change, les dépôts massifs sur les comptes bancaires, la dissimulation de revenus imposables, et l’utilisation du système bancaire à des fins de dissimulation.

Mansour Faye convoqué par la Haute cour de justice malgré un accident de la route

L’ancien ministre Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-Louis, a été victime d’un accident de la circulation ce dimanche alors qu’il se rendait à Saint-Louis pour assister au gamou dédié à Serigne Babacar Sy. Heureusement, il est sorti indemne du choc, comme le rapportent plusieurs médias nationaux.

Cet incident n’empêche toutefois pas le cours de la justice. Mansour Faye est en effet convoqué ce lundi 26 mai à 11 heures précises devant la commission d’instruction de la Haute cour de justice, au troisième étage du Palais de justice de Dakar. Une convocation à laquelle il est tenu de répondre, sous peine d’y être conduit de force, comme le souligne L’Observateur dans son édition du jour.

Le quotidien du Groupe futurs médias rappelle les dispositions légales encadrant ce type de procédure : « Mandons et ordonnons à tous les huissiers ou officiers ou agents de police judiciaire ou agents de la force publique de lui notifier le présent mandat et de l’informer que, faute de comparaître, il sera décerné un mandat d’amener. » Une formule standard, selon certaines sources judiciaires citées par le journal, qui précisent que « cette mention n’a rien de personnelle ». Tous les anciens ministres convoqués dans le cadre de cette enquête ont reçu des convocations similaires.

La comparution de Mansour Faye s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur la gestion du fonds Force-Covid-19, suite aux révélations du rapport de la Cour des comptes. Plusieurs personnalités ayant géré des fonds publics durant la crise sanitaire sont concernées. L’ancien ministre du Développement communautaire est soupçonné de malversations, accusations qu’il rejette fermement.

Dialogue national du 28 mai : le parti « Oser l’Avenir » choisit de ne pas participer

À la suite de l’invitation adressée par le ministre de l’Intérieur le 22 mai 2025, le parti Oser l’Avenir, dirigé par Me Aïssata Tall Sall, a réuni ses délégués régionaux et représentants de la diaspora afin d’adopter une position commune sur le dialogue national prévu le 28 mai prochain.

Après des échanges jugés francs et approfondis, le parti a tranché : il ne participera pas à cette rencontre politique majeure. Selon un communiqué publié à l’issue de la réunion interne, cette décision a été prise à une très large majorité.

Si les motivations précises de ce retrait ne sont pas encore connues, la direction du parti assure qu’elles seront rendues publiques dans les prochains jours, afin de permettre à l’opinion de mieux comprendre les enjeux de ce choix.

Ce refus de participer intervient dans un contexte où plusieurs formations politiques et organisations de la société civile expriment des réserves ou conditionnent leur participation à certaines garanties. Le parti Oser l’Avenir rejoint donc la liste des acteurs politiques ayant décidé de prendre du recul vis-à-vis de ce dialogue national, dont les contours et les objectifs continuent de susciter interrogations et débats.

Effondrement d’un immeuble à Touba : Le bilan s’alourdit à 11 morts et 7 blessés

Touba est en deuil après le drame survenu dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 mai. Un immeuble de trois étages en construction s’est effondré, causant de lourdes pertes humaines. Selon les informations obtenues par Seneweb auprès d’une source sécuritaire, le bilan provisoire fait désormais état de onze (11) morts et sept (7) blessés.

Aux alentours de 02h50 du matin, les sapeurs-pompiers ont extrait un nouveau corps sans vie des décombres, portant le nombre de victimes décédées à onze. Les secours, mobilisés depuis les premières heures de la catastrophe, continuent les opérations de recherche et de sauvetage sur le site du sinistre.

Les blessés, au nombre de sept, ont été évacués vers les structures sanitaires les plus proches pour y recevoir les soins nécessaires. Leur état varie entre blessures légères et cas plus graves.

Pour l’heure, les causes exactes de l’effondrement n’ont pas encore été déterminées, mais une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités. Ce drame remet une fois de plus sur la table la question du respect des normes de construction et de sécurité sur les chantiers.

Les autorités locales appellent à la vigilance et expriment leur solidarité avec les familles endeuillées.

Affaire Julo : Ama Baldé et son frère Pathé introuvables après une altercation avec la police à Pikine

Les célèbres lutteurs Ama Baldé et son frère Pathé Baldé sont activement recherchés par les éléments du commissariat d’arrondissement de Pikine. Jusqu’à ce dimanche à 20 h, ils restaient introuvables, alors qu’ils sont cités dans une affaire mêlant agression, drogue et obstruction à l’action policière.

Tout a commencé par une plainte déposée contre un jeune homme surnommé “Julo”, neveu d’Ama Baldé. Il est accusé d’avoir agressé un individu, lui dérobant sa moto et sa chaîne. Alertés, les policiers se sont rendus au domicile familial des Baldé à Pikine, pour remettre une convocation au suspect.

Mais à leur arrivée, les agents trouvent Julo dans le salon, en train de fumer du chanvre indien. La situation dégénère rapidement : Ama Baldé et son grand frère Pathé s’opposent farouchement à l’interpellation du neveu. Une empoignade éclate entre Ama et un adjudant de police, au cours de laquelle ce dernier subit une blessure légère à la main. Il a obtenu un certificat médical mentionnant une incapacité temporaire de travail de sept jours, selon des sources policières citées par Seneweb.

Profitant de la confusion, Julo réussit à s’échapper. Une perquisition menée dans sa chambre permet la découverte de 14 cornets de chanvre indien ainsi qu’une paire de ciseaux. Mais au moment où les renforts arrivent sur les lieux, Ama et Pathé Baldé avaient déjà disparu.

Une enquête est en cours pour retrouver les deux frères ainsi que le principal suspect, Julo. Cette affaire, mêlant figures populaires du sport national et faits divers, suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°473 – 26/05/2025

🔴 PARTICIPATION AU DIALOGUE NATIONAL : 8 EXIGENCES DE BOUGANE POUR S’ASSEOIR À LA TABLE
🔴 AFFAIRE WEST AFRICAN ENERGY : DÉTÉRIORATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DE SAMUEL SARR

🔴 AMICAUX FACE À L’IRLANDE ET L’ANGLETERRE : DES RETOURS DANS LA « TANIÈRE »
🔴 BLESSURE DE REUG REUG : AZIZ NDIAYE DEMANDE À MAKANE DE FAIRE UNE CONTRE-EXPERTISE

Affaire West African Energy : Un dossier judiciaire entaché d’irrégularités et d’ombres qui fragilisent la procédure

L’affaire West African Energy, qui mobilise depuis plusieurs mois l’attention de l’opinion publique et des milieux judiciaires, connaît un nouveau tournant avec la révélation de graves dysfonctionnements dans la gestion du dossier. À quelques jours de la communication officielle des pièces du dossier, la défense de Monsieur Samuel SARR dénonce une série d’anomalies qui compromettent sérieusement la transparence et l’équité de la procédure.

Le 19 mai 2025, les avocats de Samuel SARR ont reçu une communication du dossier datée du 12 mai 2025, censée permettre la préparation de la défense avant une prochaine étape de l’instruction. Mais c’est avec stupéfaction qu’ils constatent que le dossier transmis est incomplet. En effet, le rapport d’expertise réalisé par Me Alioune TOURE, expert désigné par le juge d’instruction et qui blanchit totalement Samuel SARR, est mystérieusement absent. Cette disparition soulève des interrogations majeures. Pourquoi un document clé qui disculpe l’accusé a-t-il été retiré ou égaré ? La défense s’interroge sur une possible manipulation visant à influencer la procédure au détriment de la vérité.

Par ailleurs, le dossier est entaché par le refus apparent du juge d’instruction d’entendre un protagoniste essentiel de l’affaire : Monsieur Arona DIA, administrateur et actionnaire majoritaire de West African Energy. Jusqu’à présent, il n’a pas été convoqué ni interrogé dans le cadre de l’enquête. Ce silence étonnant suscite une polémique, car il paraît juridiquement impossible de boucler un dossier aussi complexe sans recueillir le témoignage capital de ce principal acteur. La défense souligne que ce refus va à l’encontre des règles fondamentales de la procédure judiciaire, et questionne les motivations politiques possibles derrière cette entorse.

Sur un autre front, l’état de santé de Monsieur Samuel SARR, déjà préoccupant, continue de se dégrader. Le juge d’instruction avait pourtant désigné le Professeur Maimouna Ndour, spécialiste en endocrinologie, pour effectuer un examen médical approfondi et fournir un rapport dans un délai d’un mois. Or, ce rapport, remis le 19 mai 2025, n’a pas été communiqué aux parties concernées, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect des droits médicaux et humains de l’accusé. La défense dénonce une possible tentative d’“effacement” symbolique et physique de Samuel SARR dans cette procédure.

Ces différents manquements, ajoutés à une ordonnance du 16 mai 2025 qui a été rédigée en violation flagrante des droits de la défense, conduisent les conseils de Samuel SARR à demander que cette ordonnance soit écartée du dossier. Selon eux, la procédure est bâclée et entachée d’irrégularités graves, mettant en péril non seulement la défense de leur client mais aussi la crédibilité de l’ensemble du système judiciaire.

Dans ce contexte, la défense appelle à un respect scrupuleux des droits fondamentaux, à la réouverture de l’instruction avec toutes les garanties d’équité, et à une prise en compte urgente de l’état de santé préoccupant de Monsieur Samuel SARR. Ces exigences traduisent une volonté de préserver l’intégrité de la justice sénégalaise face à un dossier devenu hautement sensible et politisé.

Le public et les observateurs attendent désormais que les autorités judiciaires prennent les mesures nécessaires pour garantir un procès équitable, transparent et respectueux des droits de tous les protagonistes. L’avenir de cette affaire, qui touche au cœur des questions économiques et politiques au Sénégal, dépendra en grande partie de la manière dont ces irrégularités seront traitées dans les jours et semaines à venir.

Kayes sous la menace : Les attaques terroristes se rapprochent dangereusement de la frontière sénégalo-malienne

Une nouvelle attaque terroriste a secoué la région de Kayes, au Mali, dans la matinée du 24 mai 2025. Des hommes armés ont pris pour cible un site d’une entreprise chinoise à Tringa-Marena, localité située sur l’axe stratégique Bamako-Kayes. Ils ont incendié plusieurs engins lourds, dont des grues, des tracteurs et des camions-citernes. Aucun bilan humain n’a pour l’instant été officiellement communiqué, mais les dégâts matériels sont considérables.

Ce nouvel assaut a eu lieu à seulement 80 kilomètres de la ville de Kayes et à environ 180 kilomètres de Kidira, poste-frontière avec le Sénégal. Il témoigne de l’avancée inquiétante des groupes armés terroristes vers les zones frontalières, avec une proximité de plus en plus directe avec le territoire sénégalais.

L’attaque n’a pas seulement visé une entreprise étrangère : elle constitue aussi un signal inquiétant sur la stratégie d’expansion des groupes terroristes. Ces derniers semblent vouloir cibler les infrastructures de développement et les partenaires économiques internationaux, comme en témoigne la destruction du matériel appartenant à la société chinoise.

Les populations locales sont plongées dans la peur. À Tringa-Marena et dans les villages avoisinants, les travailleurs et les habitants ont fui dans la panique. Le mouvement citoyen « Je suis les routes de Kayes » a rapidement réagi à travers un communiqué :

« Nous exprimons notre profonde indignation face à cette violence gratuite qui vise à déstabiliser notre région et à entraver son développement. »

L’attaque survient dans un contexte régional tendu où les pays du Sahel, fragilisés par des années d’instabilité, peinent à contenir l’expansion djihadiste. Le Sénégal, jusqu’ici épargné par les violences sur son territoire, suit de près l’évolution de la situation au Mali.

Plusieurs observateurs estiment que la proximité de l’attaque avec la frontière sénégalaise impose une vigilance accrue. L’axe Kayes-Kidira revêt une importance stratégique non seulement pour les échanges économiques, mais aussi pour la sécurité transfrontalière.

Des appels ont d’ailleurs été lancés localement en faveur d’un renforcement de la sécurité sur les corridors frontaliers. Des organisations de la société civile ont exhorté les autorités à agir vite, notamment en multipliant les patrouilles mixtes et en activant les mécanismes de coopération régionale en matière de renseignement.

Cette attaque intervient alors que le centre et le nord du Mali sont déjà sous pression constante de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Désormais, c’est la région de Kayes, longtemps perçue comme relativement épargnée, qui semble devenir un nouveau théâtre d’opérations terroristes.

Pour de nombreux analystes, cela pourrait préfigurer une nouvelle étape dans la stratégie des groupes djihadistes : la déstabilisation des zones économiquement cruciales, en particulier celles qui abritent des projets d’infrastructures ou des entreprises étrangères.

Pikine : démantèlement d’un réseau de voleurs de motos grâce à la vigilance d’une victime

Une enquête rondement menée par les commissariats de Pikine et de Thiaroye a permis, ce jeudi 22 mai 2025, l’arrestation de quatre individus impliqués dans une affaire de vol organisé de motos. Ce coup de filet est le fruit d’une plainte déposée par un citoyen victime d’un vol habilement orchestré et d’une traque entamée dans la discrétion.

Les faits remontent à quelques jours plus tôt, au niveau du Rond-Point Dominique, à Pikine. Alors que sa moto était en panne, un homme se présente à la victime comme un mécanicien. Gagnant rapidement sa confiance, il simule un diagnostic de la panne avant de suggérer au propriétaire d’aller acheter un fil d’attache pour réparer la pièce défectueuse. Ce dernier, sans méfiance, s’exécute. À son retour, le soi-disant mécanicien s’était volatilisé… avec la moto.

Déposée immédiatement, la plainte donne lieu à une enquête minutieuse, lancée par le Commissariat de Pikine. Le déclic survient quelques jours plus tard, lorsque la victime, en déplacement à Thiaroye, aperçoit par hasard l’homme qui l’avait escroqué, non loin du commissariat local. Alertés, les policiers interviennent promptement et procèdent à l’interpellation du suspect.

Une fois en garde à vue, le suspect est confronté à plusieurs autres victimes qui, informées de l’arrestation, se présentent à leur tour au poste de police. Tous confirment avoir été piégés selon le même mode opératoire : panne simulée, assistance proposée, puis vol de l’engin au moment opportun.

L’enquête, élargie avec l’appui du Commissariat de Thiaroye, permet ensuite d’arrêter trois receleurs présumés. Ces derniers seraient les acheteurs réguliers des motos volées, qu’ils écoulaient sur le marché noir. En perquisitionnant leurs domiciles et lieux de stockage, les policiers découvrent onze motos de différentes marques, dont deux ont déjà été rendues à leurs propriétaires grâce aux numéros de châssis.

Les quatre individus arrêtés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol et recel. Ils ont été placés en garde à vue dans l’attente de leur présentation au procureur. L’enquête se poursuit afin de déterminer si d’autres complices ou points de revente sont impliqués dans ce réseau structuré.

Dialogue national : Pape Djibril Fall et le parti Les Serviteurs annoncent leur boycott

À l’approche de l’ouverture du dialogue national prévu du 28 mai au 4 juin 2025, une voix dissidente s’est fait entendre. Pape Djibril Fall, député et leader du mouvement politique Les Serviteurs, a officiellement annoncé le retrait de sa formation des concertations initiées par les autorités. Cette décision a été rendue publique samedi, lors d’une conférence de presse tenue à Dakar.

Dans une déclaration ferme, le parlementaire a dénoncé un cadre de dialogue qu’il juge biaisé et inefficace pour opérer de véritables avancées démocratiques. « Nous refusons de participer à un dialogue qui ne garantit pas une véritable transformation démocratique. Les réformes doivent être structurelles. Il est temps d’arrêter de violer la Constitution et les lois simplement pour satisfaire les intérêts d’un individu », a-t-il martelé devant les journalistes.

Malgré son retrait, Pape Djibril Fall a salué l’engagement personnel du facilitateur désigné, Dr Cheikh Gueye, soulignant son sérieux et sa volonté de conduire les discussions de manière inclusive. Toutefois, il a pointé du doigt le manque de ressources et de soutien alloués à ce dernier, estimant que cela traduit un déficit de volonté politique quant à la portée réelle de ce dialogue.

Le thème retenu pour cette nouvelle phase des concertations nationales – le système politique – avait suscité beaucoup d’attentes, notamment autour des questions de gouvernance, de séparation des pouvoirs, de justice électorale et de réforme des institutions. Mais la désaffection de plusieurs acteurs clés jette une ombre sur l’ambition de cette initiative.

Outre Les Serviteurs, l’Alliance Pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a également annoncé son boycott du dialogue. Ces absences notables pourraient compromettre la représentativité des discussions et réduire la portée des conclusions qui en découleront.

En se retirant de ce processus, Pape Djibril Fall affirme vouloir rester fidèle à ses principes. Son mouvement estime que les conditions ne sont pas réunies pour des discussions sincères et profondes susceptibles d’aboutir à un véritable changement de paradigme démocratique. Ce positionnement confirme la persistance d’un clivage entre les forces politiques sur les mécanismes à adopter pour refonder durablement les institutions sénégalaises.

Criminalisation de l’homosexualité : une urgence reconnue, mais pas une priorité selon Momath Talla Ndao

Invité ce dimanche 25 mai sur les ondes de la RFM dans l’émission « Grand Jury de Dimanche », Momath Talla Ndao, secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme, a apporté un éclairage nuancé sur la place qu’occupe la question de la criminalisation de l’homosexualité dans les priorités actuelles du gouvernement. Tout en réaffirmant l’engagement de l’exécutif à agir sur ce dossier, il a tenu à rappeler que d’autres urgences priment dans l’action immédiate des nouvelles autorités.

« La criminalisation, c’est un engagement qui sera tenu », a-t-il déclaré d’emblée, reconnaissant l’importance de cette revendication dans le paysage politique et social sénégalais. Toutefois, il a tempéré cette promesse par une mise au point : « La question de la reddition des comptes, les deniers publics, ce sont des dossiers urgents parce que nous devons financer l’économie, l’éducation, la santé… Ce sont des urgences qu’il faut gérer. »

Cette déclaration marque une volonté de hiérarchiser les actions du gouvernement, avec une nette préférence pour les urgences économiques et la restauration de la gouvernance publique. En évoquant la nécessité de recouvrer les fonds publics détournés, Momath Talla Ndao a souligné que l’assainissement des finances de l’État constitue un préalable incontournable au redressement national.

« C’est ce processus que nous sommes en train de suivre », a-t-il expliqué, évoquant les efforts entrepris pour instaurer la transparence budgétaire, renforcer les marges de manœuvre financières et relancer les secteurs vitaux comme l’éducation, la santé ou l’agriculture. Selon lui, ces choix sont dictés par les attentes profondes des Sénégalais et les promesses faites durant la campagne.

Sur le plan politique, ses propos traduisent également une volonté de rassurer l’opinion : les engagements sociétaux ne sont pas abandonnés, mais relégués à un second plan par rapport à l’urgence économique. C’est une réponse indirecte à la pression exercée ces derniers jours par certains groupes conservateurs, notamment après la marche du collectif « Rappel à l’ordre », qui réclame une loi plus dure contre l’homosexualité.

Le message est donc double : d’un côté, l’État reste fidèle à ses principes et à la ligne idéologique portée par la coalition au pouvoir ; de l’autre, il affirme sa détermination à répondre d’abord aux défis immédiats du pays, avec une gouvernance orientée vers les résultats, la rigueur et la redéfinition des priorités nationales.

Dans un contexte de transition politique marqué par de fortes attentes sociales, la position de Momath Talla Ndao illustre la complexité de l’équation à laquelle le gouvernement fait face : concilier les exigences d’une base militante attachée aux valeurs culturelles et religieuses, tout en s’attaquant aux fondements économiques d’un pays en quête de stabilité et de développement.

Criminalisation de l’homosexualité au Sénégal : le gouvernement rassure les conservateurs après la polémique née d’un drame à Dakar

La récente révélation de la présence d’un homosexuel parmi les victimes de l’effondrement d’un immeuble à Dakar, le 9 mai dernier, a ravivé le débat sur la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Ce fait divers a été l’élément déclencheur d’une nouvelle mobilisation des milieux religieux et conservateurs, regroupés au sein du collectif « Rappel à l’ordre », qui réclame une législation plus sévère contre ce qu’ils considèrent comme des « déviances » contraires aux valeurs sénégalaises.

Le vendredi 24 mai, plusieurs organisations de la société civile, dont l’ONG Jamra, ont participé à une marche pacifique dans les rues de Dakar. Leur objectif : exiger du gouvernement l’adoption immédiate d’une loi criminalisant de manière plus explicite et plus stricte les actes homosexuels. À travers des pancartes et des discours, les manifestants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une « promotion rampante » de l’homosexualité au Sénégal, souvent imputée aux pressions extérieures.

Face à cette montée en tension, le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, a été invité à s’exprimer sur le sujet dans l’émission « Nay Leer » diffusée sur la RTS. Il a tenu à rassurer les conservateurs, affirmant que la position du gouvernement reste alignée sur « la volonté de la majorité des Sénégalais qui rejette catégoriquement l’homosexualité ».

Le ministre a annoncé que des démarches concrètes étaient déjà engagées pour renforcer la législation existante. Selon ses propos, le groupe parlementaire du parti Pastef travaille activement avec le collectif « And Saam Jikko yi » pour élaborer une proposition de loi allant dans ce sens. Il a précisé que les députés ont demandé au collectif de leur soumettre un texte, que le groupe parlementaire se chargera ensuite de porter devant l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration particulièrement ferme, Amadou Moustapha Ndieck Sarré a réaffirmé la souveraineté du pays dans ce domaine : « Ni le président de la République, ni le Premier ministre ne cèdent à aucune pression extérieure. Notre culture rejette cette pratique, et nous y sommes fermement opposés. »

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte où les débats autour des libertés individuelles, des droits LGBTQ+ et des valeurs traditionnelles sénégalaises restent profondément polarisés. Si la loi sénégalaise actuelle punit déjà les actes homosexuels d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, les voix conservatrices estiment que les textes doivent être durcis et mieux appliqués.

Désenclavement de la Casamance : 50 kilomètres de pistes rurales bientôt réalisés dans la région de Kolda

Le Programme de Développement Économique de la Casamance (PDEC) franchit une nouvelle étape dans son plan de désenclavement de la zone sud du Sénégal. Le jeudi 23 mai, un atelier régional a été organisé à Kolda, réunissant les acteurs territoriaux pour la validation et la priorisation des axes de pistes rurales à réaliser. Ce projet prévoit l’aménagement de 50 kilomètres de pistes répartis entre les trois départements de la région, avec pour objectif d’améliorer la mobilité, de faciliter l’accès aux zones de production et de stimuler le développement économique local.

La répartition des 50 kilomètres de pistes se fera de manière équitable : 16 km pour le département de Kolda, 17 km pour Médina Yoro Foula, et 17 km pour Vélingara. Cette répartition tient compte des besoins spécifiques exprimés par les collectivités territoriales et des potentialités économiques des zones concernées.

Pour le département de Kolda, deux axes ont été jugés prioritaires. Le premier est le tronçon Salikégné-Dialacoumbi, long de 15 kilomètres, qui permettra de relier des localités rurales enclavées et de désengorger les circuits d’évacuation des produits agricoles. Le second axe, long d’un kilomètre, est celui reliant Thiawal Lawal à Bassoum, deux villages séparés par un pont. Malgré sa courte distance, ce tronçon est crucial pour assurer la continuité des échanges et des services sociaux de base.

Le coordonnateur national du PDEC, Youssouph Badji, a mis en avant l’importance de ces infrastructures pour les communautés rurales. Selon lui, « ces pistes permettront non seulement de désenclaver des localités, mais aussi de renforcer les chaînes de valeur agricoles et d’encourager l’investissement local ». Il a aussi précisé que la période de l’hivernage sera utilisée pour finaliser le processus de sélection des entreprises en charge des travaux, qui devraient débuter en janvier prochain.

L’initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de la Casamance une région pleinement intégrée à l’économie nationale, en l’équipant d’infrastructures modernes et résilientes. Ce projet de pistes rurales répond à un double impératif : relier les communautés isolées et renforcer la compétitivité de la région dans les secteurs agricoles et commerciaux.

À travers ce programme structurant, le PDEC entend répondre concrètement aux aspirations des populations de la Casamance, longtemps confrontées à un isolement physique et économique. Le défi reste désormais de garantir la qualité des travaux, leur durabilité, ainsi que l’implication des populations locales à chaque étape du processus.

Grave accident sur la Nationale 2 : Mansour Faye échappe de justesse à la tragédie

Dans la nuit du samedi au dimanche 25 mai 2025, un accident spectaculaire s’est produit sur la Nationale 2, aux environs de Louga. Mansour Faye, ancien ministre des Transports et maire actuel de Saint-Louis, faisait partie des passagers d’un convoi en route vers sa ville natale pour prendre part à la Ziarra dédiée à Serigne Babacar Sy, l’une des plus importantes manifestations religieuses du pays. Il est sorti indemne d’un choc qui aurait pu virer au drame.

Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule de transport en commun de type « Allô Dakar » aurait tenté une manœuvre de dépassement particulièrement risquée. Ce geste imprudent aurait déclenché une collision en chaîne impliquant plusieurs véhicules, dont celui transportant le maire de Saint-Louis. Le bilan provisoire fait état de trois blessés, pris en charge par les secours. Mansour Faye, quant à lui, n’a subi aucune blessure physique, mais aurait été fortement secoué par la violence de l’impact.

Aucune communication officielle n’a encore été publiée par les autorités compétentes, mais une enquête a été annoncée pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident. Les premiers éléments pointent vers une négligence grave de la part du conducteur du véhicule de transport public, relançant le débat sur l’indiscipline au volant et l’urgence de renforcer les mesures de sécurité routière, notamment sur les axes très fréquentés comme la Nationale 2.

Ce tragique événement survient dans un contexte particulièrement tendu en matière de sécurité routière. En effet, presque au même moment, un autre accident s’est produit dans la nuit sur l’axe Bambey–Diourbel, causant la mort de deux enseignants originaires du département de Diourbel. Ce drame a ému toute la communauté éducative, et le ministère de l’Éducation nationale a aussitôt présenté ses condoléances tout en annonçant l’ouverture d’une enquête interne.

Ces deux incidents rappellent l’ampleur du fléau des accidents de la circulation au Sénégal, où les imprudences et le mauvais état de certaines routes continuent de faucher des vies. Face à ces tragédies à répétition, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger des réformes urgentes, tant sur le plan de la prévention que du contrôle routier. Pour Mansour Faye et bien d’autres, cette nuit aurait pu être fatale. Heureusement, il en est ressorti vivant, mais avec une expérience qui pourrait bien renforcer son engagement pour une meilleure sécurité routière.

Effondrement dramatique à Touba : plusieurs ouvriers coincés sous les décombres d’un immeuble en construction

Un grave accident s’est produit ce dimanche à Touba, plus précisément au niveau du garage Darou sur la route de Guédé, où un immeuble en construction s’est brutalement effondré. La catastrophe a surpris plusieurs ouvriers présents sur le chantier au moment des faits. Ces derniers sont actuellement coincés sous les décombres, suscitant l’inquiétude générale dans la cité religieuse.

Les premières alertes ont été données par des riverains témoins de l’effondrement, qui ont rapidement averti les secours. En moins d’une heure, les sapeurs-pompiers, accompagnés d’équipes médicales et de forces de sécurité, sont arrivés sur les lieux pour entamer les opérations de sauvetage. Des pelleteuses et d’autres engins lourds ont également été mobilisés afin de dégager les amas de béton et de ferraille qui entravent l’accès aux victimes.

Cependant, les opérations sont particulièrement délicates. L’instabilité des structures restantes rend les interventions dangereuses, les secouristes avançant avec la plus grande prudence afin d’éviter de nouveaux éboulements. « Chaque geste compte, il faut faire vite mais surtout bien », a confié l’un des pompiers sur place.

En parallèle, les autorités locales, alertées dès les premières heures, ont lancé un appel à la solidarité. Les populations ont été priées de faciliter l’accès des secours et de ne pas encombrer les environs du sinistre afin de permettre une intervention rapide et efficace.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais selon certaines sources non confirmées, il pourrait y avoir plusieurs blessés graves, voire des victimes. Des investigations seront ouvertes pour déterminer les causes exactes de l’effondrement. Des questions commencent déjà à émerger sur la régularité des travaux, la qualité des matériaux utilisés et les conditions de sécurité sur le chantier.

Cet effondrement vient raviver les préoccupations sur la sécurité des constructions dans les grandes agglomérations du pays, où la pression foncière et la spéculation immobilière poussent parfois à des pratiques risquées. En attendant les résultats des enquêtes, toute la communauté de Touba retient son souffle, espérant que les maçons pris au piège puissent être retrouvés vivants.

Khalifa Sall annonce son retour imminent sur la scène politique : « Je reprends la parole publique très, très bientôt »

Après plusieurs mois de retrait volontaire de la sphère médiatique et politique, Khalifa Ababacar Sall, figure majeure de la vie politique sénégalaise et leader de la plateforme Taxawu Sénégal, a annoncé ce dimanche son retour imminent. L’ancien maire de Dakar, resté silencieux depuis mars 2024, a profité d’une conférence de presse pour officialiser sa décision de reprendre la parole et de renouer avec l’action politique publique.

Dans un ton serein mais résolu, Khalifa Sall a reconnu avoir volontairement réduit ses interventions ces derniers mois. « Ma parole a été rare. De mars 2024 à aujourd’hui, je ne me suis pas exprimé publiquement. Mais je vous donne rendez-vous très, très bientôt », a-t-il lancé à l’assistance, laissant présager une reprise dynamique de ses engagements dans les jours à venir. Il a insisté sur sa volonté de redevenir un acteur actif du débat politique national, affirmant : « Je reprends la parole publique, je m’inscrirai plus activement dans le débat et je serai surtout présent sur le terrain ».

Cette déclaration marque un tournant pour Taxawu Sénégal, coalition qui avait connu un certain ralentissement depuis les dernières échéances électorales. Khalifa Sall, dont le silence avait alimenté plusieurs spéculations, entend désormais reprendre l’initiative dans un contexte politique marqué par des transformations importantes depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye.

Par ailleurs, Khalifa Sall a confirmé la participation de sa plateforme au dialogue national prévu pour le 28 mai 2025. Il a souligné que cette décision s’inscrivait dans la logique de continuité avec sa posture politique adoptée dès 2023, lorsqu’il avait également répondu favorablement aux appels à la concertation. « Nous croyons au dialogue. Ce pays a besoin de concertation pour avancer », a-t-il affirmé, réaffirmant ainsi son engagement en faveur d’une approche inclusive et participative dans la construction du Sénégal.

Le retour de Khalifa Sall, à la veille de ce dialogue crucial, pourrait modifier les dynamiques entre les différents pôles politiques, notamment au sein de l’opposition. Nombre d’observateurs s’accordent à dire que sa voix, forte de son expérience et de sa base militante solide à Dakar, pourrait peser significativement dans les débats à venir.

Dialogue politique du 28 Mai: Mouhamed Ben Diop et son parti Pass-Pass n’y participeront pas

Le parti Pass-Pass de Mouhamed Ben Diop dit niet au dialogue politique du 28 mai 2025.

Communiqué


« Le peuple crie famine, le gouvernement répond par des débats stériles. Dialoguer sans écouter, c’est monologuer dans le vide. Les Sénégalais ont besoin de solutions, pas de discours creux. Assez des promesses qui s’évaporent, place aux actions qui réparent »

Un dialogue sans écoute, une démocratie sans voix

Le gouvernement sénégalais veut nous vendre son grand dialogue national comme une avancée, mais que vaut un débat quand le peuple souffre en silence ? Quand les licenciements deviennent la norme, quand les familles peinent à joindre les deux bouts, quand l’avenir est un point d’interrogation géant pour la jeunesse, à quoi bon parler de démocratie, de libertés et de droits humains si ces mots restent lettres mortes ?

Et pendant que les Sénégalais s’inquiètent de leur avenir, les scandales financiers éclatent à une échelle inimaginable.  
Des milliards disparaissent, mais aucune explication ne revient.  
Les intérêts du parti passent avant ceux du pays, et le peuple regarde impuissant.   

Dialogue national ou une diversion nationale ?

Le gouvernement sénégalais nous parle de démocratie, de libertés et de droits humains, alors que la liberté d’expression est bâillonnée.  
Des voix s’élèvent, elles sont aussitôt réduites au silence par des arrestations arbitraires.  
Des citoyens dénoncent, ils sont intimidés.  
Le pouvoir ne débat pas, il réprime.

Ce fameux dialogue sur le processus électoral et les réformes institutionnelles n’est-il qu’un écran de fumée pour détourner l’attention des vraies urgences ?  
On parle d’organes de gestion des élections alors qu’on manipule les règles du jeu.  
On promet des réformes alors qu’on consolide un système qui profite aux mêmes.  Une mascarade organisée pour légitimer des décisions déjà actées ? Les Sénégalais ne veulent plus de discours, ils veulent des actes. Trop longtemps, les réformes institutionnelles et les organes de gestion des élections ont été manipulés comme des outils de pouvoir, non comme des garants de la souveraineté du peuple.

Alors, à quoi bon dialoguer si ce n’est que pour renforcer une politique populiste déconnectée de la réalité ? Le peuple ne demande pas des débats, mais du travail. Il ne veut pas des promesses creuses, mais du pouvoir d’achat. Il ne réclame pas des grands discours, mais des solutions immédiates
Les Sénégalais ne veulent pas d’un débat factice.  

Ils veulent **justice, transparence et dignité**.  
Un dialogue sans liberté d’expression est un monologue autoritaire.  
Une politique sans honnêteté est une trahison nationale.  

Un dialogue sans écoute est une illusion. Une politique sans justice sociale est une imposture.
Il est temps de mettre fin aux discours creux et d’agir pour le peuple, pas pour le parti.  

Le Sénégal mérite mieux que des parades politiques et des stratégies électoralistes. Il est temps d’agir, pas de parler.

Non je ne participerai pas au dialogue ! 

Dr Mouhamed Ben Diop

Président Parti Pass-Pass

 

Keur Matar Sounha : enclavement et obscurité, le quotidien invivable des habitants

Keur Matar Sounha, un village situé dans le département de Kaolack, commune de Ndramé Escale, vit dans un isolement pesant devenu insupportable pour ses habitants. Privés d’électricité, confrontés à des routes impraticables et à un accès limité aux services essentiels, les villageois tirent la sonnette d’alarme.

« On est fatigués ! », s’écrie Mouhamed Touré, porte-parole du jour. « Nos enfants ne peuvent pas étudier le soir, les femmes accouchent à la lueur des bougies, et quand un malade doit aller à l’hôpital, c’est un véritable calvaire. Les routes en latérite deviennent impraticables à la moindre pluie. Pendant la saison des pluies, nous sommes littéralement coupés du reste du pays, comme si on n’existait pas. »

L’absence d’électricité paralyse toute dynamique de développement local. Impossible de conserver les aliments, de mener des activités génératrices de revenus en soirée ou même de recharger un simple téléphone portable sans parcourir plusieurs kilomètres. « Pour avoir de la glace, on doit aller très loin », déplore M. Touré.

Excédées, les populations expriment leur ras-le-bol : « On veut la lumière ! Nous sommes des citoyens, pas des oubliés ! » Le ton est ferme, le désespoir palpable. « Nous continuons de plaider notre cause. L’heure n’est plus aux promesses. Ce n’est pas de la politique, c’est notre vie. »

À Keur Matar Sounha, l’absence de structures sanitaires et le manque d’eau potable viennent alourdir un quotidien déjà difficile. Se soigner ou boire une eau propre relèvent de véritables défis. Majoritairement agriculteurs et éleveurs, les habitants vivent au rythme des corvées d’eau et des consultations improvisées.

« Chaque jour, des cas de maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau – diarrhées et autres – sont enregistrés. Les enfants ratent l’école, les femmes perdent un temps précieux, et la productivité du village en souffre », poursuit le porte-parole.

Les populations réclament avec insistance l’installation de nouveaux points d’eau, une structure de santé de proximité et surtout l’électrification du village.

À Keur Matar Sounha, la santé, l’eau, l’électricité et les routes sont les quatre urgences vitales pour un développement durable. Les habitants le savent : sans ces piliers, aucune avancée réelle n’est possible.

« Il est temps que les voix des oubliés des campagnes soient enfin entendues », concluent les populations dans un appel solennel aux autorités.

Foundiougne : Journée de l’Excellence – L’Association Jokoo honorée

L’Association Jokoo Sénégal-Deutschland, véritable pont solidaire pour l’éducation, a été honorée ce samedi à Foundiougne lors de la 2ᵉ édition de la Journée de l’Excellence, dédiée à l’éducation et à la promotion du mérite.

Depuis sa création, l’association s’engage activement pour l’amélioration des conditions d’éducation au Sénégal, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Grâce à la mobilisation de ses membres et au soutien de partenaires locaux et internationaux, Jokoo Sénégal-Deutschland a mené de nombreuses actions concrètes : construction et rénovation d’écoles, création de salles de classe, offrant ainsi aux enfants un cadre d’apprentissage sûr, motivant et propice à la réussite.

« Par nos actions sur le terrain, nous contribuons non seulement à améliorer l’accès à l’éducation, mais aussi à semer les graines d’un développement durable fondé sur le savoir et l’espoir », a souligné le président de l’association, M. Vieux Guédel Mbodji.

L’émotion était palpable lors de la cérémonie, surtout pour M. Mbodji, qui est revenu sur ses souvenirs d’enfance à Foundiougne :

« Foundiougne, mon royaume d’enfance, occupe une place particulière dans mon cœur. Revenir après plusieurs décennies dans cette illustre école des garçons de Foundiougne (école Tafsir Aliou Mor Boye) est une expérience empreinte de fierté et d’émotion. Cette cérémonie représente pour nous un symbole fort et une reconnaissance précieuse. »

Il a tenu à adresser ses sincères remerciements à l’Association des Anciens Pensionnaires de l’École des Garçons de Foundiougne (APEF), à son coordonnateur M. Abass Ndour, ainsi qu’aux enseignants et élèves qui continuent de faire vivre les valeurs du savoir et de l’excellence.

La délégation de Jokoo Sénégal-Deutschland était composée de M. Vieux Guédel Mbodji (président), M. Alioune Marone (manager général) et M. Pape Seck (membre du conseil).

Ensemble, continuons à promouvoir l’excellence et à bâtir un avenir radieux pour Foundiougne et tout le Sénégal !

Kaolack : Triomphe mérité pour le lycée Khassim Mbacké en finale régionale de sport scolaire

La finale régionale des sports scolaires de l’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack, édition 2025, s’est tenue au stade Lamine Guèye, rassemblant élèves, encadreurs, autorités éducatives et administratives dans une ambiance festive et compétitive. Cette manifestation a mis en lumière l’importance du sport dans la formation globale des élèves, au-delà de la simple transmission de savoirs académiques.

« Le sport scolaire désigne l’ensemble des activités physiques, sportives et éducatives pratiquées dans le cadre de l’école, en complément des cours d’éducation physique et sportive (EPS). Il vise à développer des valeurs telles que l’esprit d’équipe et le respect des règles », a expliqué l’inspecteur d’académie de Kaolack, Monsieur Samba Diakhaté.

« Le sport nous permet de former des citoyens dotés de grandes valeurs véhiculées par la pratique sportive, mais aussi des individus aptes à promouvoir la solidarité. Les élèves sont en train de le démontrer de fort belle manière. Nous assistons à une très belle compétition », a-t-il ajouté.

Il a poursuivi en réaffirmant la volonté du ministère de l’Éducation nationale et des autorités à promouvoir le sport scolaire :

« Aujourd’hui, le sport est considéré comme un facteur clé du développement. Il dépasse la simple compétition pour devenir un outil au service de la santé, de l’éducation, de l’inclusion sociale et même de la paix », a-t-il souligné.

À l’occasion de la clôture des activités sportives scolaires régionales, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Monsieur Ousseynou Camara, a exprimé sa vive satisfaction quant à l’évolution du sport scolaire dans la région.

« Le sport scolaire contribue non seulement à la santé physique, mais aussi à la discipline, à l’esprit d’équipe et à la recherche de l’excellence. C’est un pilier fondamental de l’éducation », a-t-il déclaré, tout en saluant les performances remarquables des élèves-athlètes. Il a également appelé à un soutien accru pour accompagner ces jeunes talents.

Catégorie Cadettes : Le CEM de Ngoloum a battu le lycée Ibrahima Niasse par 4 tirs au but à 3, après un match très disputé. Autres rencontres : Le Lycée sénégalais de Banjul s’est imposé face au lycée de Ourour, également par tirs au but (4-1). Catégorie Séniors : Le lycée Khassim Mbacké de Guinguinéo a triomphé du lycée de Wack Ngouna sur un score de 5 à 4, toujours après une séance de tirs au but.

Dialogue Politique : le parti MOUVEMENT JAMMI SENEGAL répond favorable

Le mouvement Jammi Senegal dirigé par son président Ibrahima Diop répond à l’appel du dialogue du 28 Mai initié par le gouvernement du senegal.

Dans un communiqué rendu publique le parti réaffirme son attachement à l’unité nationale, au respect des institutions et aux principes républicaines. Le Mouvement Jammi senegal appel ainsi l’ensemble des forces vives de nationale à participer au dialogue

In texto le communiqué

Le Mouvement Jammi Sénégal salue l’initiative du dialogue politique lancé par Monsieur le Président de la République du Sénégal, dans un esprit d’ouverture, de concertation et de responsabilité partagées. Ce cadre de dialogue constitue pour nous une opportunité précieuse pour renforcer la démocratie, consolider la paix sociale et œuvrer pour un avenir commun plus inclusif et prospère pour notre nation.

Dans un contexte marqué par des défis politiques, économiques et sociaux majeurs, nous réaffirmons notre attachement à l’unité nationale, au respect des institutions et aux principes républicains. La diversité des opinions doit être une richesse, et non un motif de division. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des forces vives de la nation – partis politiques, société civile, acteurs économiques et citoyens – à s’engager pleinement, avec sincérité et patriotisme, dans ce processus de dialogue.

Ce moment de concertation doit permettre de poser les bases d’un consensus fort sur les grandes réformes qui ont été promises, notamment en matière de gouvernance, de transparence électorale, de justice sociale, d’indépendance de la justice et de stabilité institutionnelle.

Nous espérons que ce dialogue aboutira à des décisions historiques et porteuses d’espérance pour les générations présentes et futures. L’intérêt supérieur du Sénégal doit rester notre unique boussole.

Ensemble, dans le respect et l’écoute mutuelle, faisons le choix du dialogue, de la paix et de l’unité.

Vive la République !

Vive le Sénégal !

Un travail d’ensemble pour un intérêt commun !

Ibrahima Diop Président du parti Mouvement JAMMI Sénégal

La grande coalition les nationalistes du Sénégal se démarque de tahirou Sarr et dresse leur feuille de route.

De connivence avec Tahirou Sarr aux derniers élections législatives pour défendre ensemble les causes du nationalisme, les mouvements nationalistes se démarquent pour former la grande coalition des nationalistes du Sénégal afin d’impacter sur les défis pressants.
‎Ils sont au nombre de plus de dix(10) mouvements réunis autour des thèmes centraux qui sont : la dénonciation de la vente d’état civil, du foncier, et de l’existence d’étrangers dans les listes électorales.
‎Pour mieux aborder les sujets de l’heure, ils comptent répondre a l’appel du président Bassirou Diomaye FAYE au dialogue national de ce 28 Mai.
‎A travers un point de presse M. Alioune SENE (président du mouvement MJDR/coalition les nationalistes du Sénégal) est revenu sur les sujets…

La grande coalition les nationalistes du Sénégal se démarque de tahirou Sarr et dresse leur feuille.

Kaolack : Le poste de santé de Sam, au cœur de la lutte contre le paludisme

Ce samedi 24 mai 2025, le quartier périphérique de Sam, situé dans la commune de Kaolack, a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale de distribution de masse de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA).

Le poste de santé de Sam a été choisi pour donner le coup d’envoi de cette vaste opération de santé publique, qui vise à protéger des millions de Sénégalais contre le paludisme. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités sanitaires, des élus locaux, des représentants d’ONG partenaires et des membres de la communauté locale.

« Le choix du poste de santé de Sam n’est pas anodin », a souligné l’infirmier chef de poste. « C’est une zone fortement exposée au paludisme. Chaque année, on y enregistre environ 300 cas pendant la saison des pluies. »

Dans le cadre de cette campagne, chaque ménage recevra gratuitement des moustiquaires imprégnées, avec une attention particulière portée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans, les plus vulnérables face au paludisme.

« Nous venons de procéder à la cérémonie de lancement régional de la campagne de distribution de masse, qui fait suite au lancement national tenu à Farafénié, en territoire gambien. Cette étape intervient également après le recensement effectué début mai, suivi de la phase de validation des moustiquaires allouées aux différents ménages recensés. »

« Au total, 865 024 moustiquaires seront distribuées aux ménages de la région au cours des cinq prochains jours. »

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le paludisme, avec l’objectif ambitieux de réduire considérablement le nombre de cas et de décès liés à cette maladie encore endémique dans plusieurs régions du Sénégal.

Kaolack – Médina Baye : Lancement de la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées, 2 423 ménages recensés

Ce samedi 24 mai 2025, le centre de santé de Médina Baye a lancé officiellement la campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le paludisme, en présence des autorités sanitaires locales, des partenaires techniques et financiers, des chefs religieux et d’un grand nombre de résidents du quartier.

« Le paludisme reste un problème majeur dans notre région. Grâce à cette distribution, nous voulons réduire significativement le taux de morbidité et de mortalité liés à cette maladie », a déclaré Cheikh Alpha Aliou Niasse, président du comité de développement sanitaire du centre de santé de Médina Baye.

Prenant la parole à son tour, l’infirmier major du centre, Ibrahima Ndiaye, a indiqué qu’environ 2 423 ménages ont été recensés, avec une priorité donnée aux femmes enceintes, aux enfants de moins de cinq ans, et aux personnes vulnérables.

Sur le terrain, les populations se sont fortement mobilisées. Dans une ambiance conviviale et bien organisée, les bénéficiaires ont été sensibilisés à l’utilisation correcte des moustiquaires. Des agents communautaires et des volontaires ont été déployés pour assurer une couverture optimale de la zone.

Ce lancement à Médina Baye marque une étape importante vers une couverture universelle en MILDA, et vers une communauté mieux protégée contre le paludisme.

« Le paludisme est une maladie grave, mais évitable. Dormir sous une moustiquaire imprégnée, se rendre rapidement au poste de santé en cas de fièvre, et maintenir un environnement propre sont essentiels », a rappelé M. Ndiaye.

Il a également souligné que des mesures adaptées à la saison seront mises en œuvre, notamment la sensibilisation et la mise en œuvre de la Chimio-Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) chez les enfants de moins de 10 mois.

Diplomatie religieuse : Thierno Amadou Ba appelle à cultiver le modèle sénégalais de paix et de tolérance

En marge de la 6ème édition de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA), un forum placé sous le thème “Diplomatie religieuse et médiation : les diplomates comme passeurs de paix” s’est tenu ce samedi à la Place du Souvenir Africain. Un moment fort de réflexion et de dialogue qui a vu la participation de diplomates, chefs religieux, universitaires, étudiants et membres de la société civile.

Prenant la parole, Thierno Amadou Tidiane Ba, khalife général de Bambilor, a livré un message empreint de sagesse, saluant l’importance du dialogue interreligieux dans la consolidation de la paix. Il a débuté son allocution en rendant un hommage appuyé à la présidente de la plateforme Baye Sa War, à l’origine de la FIPA, qu’il a décrite comme “une femme de vision et de courage”.

“Elle a su créer un espace unique, où se croisent les mondes du commerce, de la culture, de la diplomatie et de la spiritualité. La FIPA n’est pas qu’une foire, elle est une idée, une vision, une audace”, a-t-il déclaré.

Le guide religieux a également remercié le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, pour son soutien constant à cette initiative, qu’il considère comme un engagement fort en faveur du rayonnement économique, social et spirituel du territoire.

Définissant le forum comme un “espace de diplomatie douce et de paix mondiale”, Thierno Amadou Ba a insisté sur l’importance de bâtir une géopolitique africaine enracinée dans les valeurs spirituelles, soulignant que les tensions sur le continent ne sont pas seulement politiques, mais aussi sociales, historiques et symboliques.

Il a ensuite partagé cinq enseignements clés tirés du thème du forum, dans une analyse lucide du lien entre foi, diplomatie et médiation :

La diplomatie moderne doit intégrer les réalités spirituelles : selon lui, comprendre les blessures historiques et les espoirs silencieux des peuples est essentiel à une diplomatie efficace. La collaboration entre diplomates et religieux est un puissant levier de paix : elle crée un tissu invisible mais solide, combinant légitimité politique et autorité spirituelle. Les bonnes actions des diplomates doivent être rendues visibles : il appelle à mieux faire connaître leur engagement local pour renforcer la confiance des populations. La médiation est un espace d’alliance entre foi et diplomatie : il plaide pour une approche patiente, humble et à l’écoute. La paix est un bien commun : au-delà des statuts, tous ceux qui œuvrent pour le vivre-ensemble contribuent à une même architecture humaine.

En conclusion, Thierno Amadou Ba a adressé un message fort à l’ensemble des participants :

“Aux diplomates, je dis merci. Merci de ne pas attendre que les crises éclatent pour venir écouter et dialoguer. […] Aux guides religieux, je dis : engageons-nous sans crainte dans ces dialogues indispensables. […] Et enfin, à vous, peuple sénégalais, je dis : protégeons et cultivons notre modèle de tolérance et de paix. Il est précieux, fragile, et admiré.”

Dans un monde secoué par les conflits, ce forum aura rappelé avec force que le dialogue interreligieux et la diplomatie spirituelle sont des voies d’espérance capables de tisser des ponts durables entre les peuples et les cultures.

A. Saleh

Détournement de fonds publics : cinq anciens ministres visés, Badara Gadiaga met en doute la Haute Cour de Justice

Cinq anciens ministres de la République sont actuellement dans le viseur de la Haute Cour de Justice (HCJ), suite aux révélations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Si certains ont déjà été placés sous mandat de dépôt ou soumis à des mesures judiciaires strictes, cette procédure exceptionnelle continue de susciter de vives controverses dans l’opinion publique et chez certains analystes.

Parmi les personnalités impliquées figurent Moustapha Diop et Aïssatou Sophie Gladima, tous deux placés sous mandat de dépôt. L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a été placé sous bracelet électronique, tandis que Ndeye Saly Diop Dieng est poursuivie sous contrôle judiciaire après avoir versé une consignation de 57 millions de francs CFA. Le cinquième mis en cause, Mansour Faye, est attendu devant la commission d’instruction ce lundi.

Le chroniqueur politique Badara Gadiaga, intervenant dans l’émission Jakaarlo Bi sur la TFM, a exprimé de sérieuses réserves quant au fonctionnement de la Haute Cour de Justice. « Je ne crois pas en cette juridiction », a-t-il lancé sans détour. À l’appui de ses propos, il évoque les limites structurelles de cette cour, notamment l’absence de possibilité d’appel pour les accusés, ce qui selon lui, viole un principe fondamental de la justice équitable.

Gadiaga a rappelé les précédents liés à la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), critiquée à l’époque pour le renversement de la charge de la preuve. « Le mis en cause doit avoir le droit de se défendre pleinement. Or, devant la Haute Cour de Justice, ce droit est très limité », a-t-il souligné, appelant à une réforme en profondeur de cette instance juridictionnelle.

L’analyste a également attiré l’attention sur la nature des accusations visant les anciens ministres. Selon lui, dans de nombreux cas, ce sont les DAGE (Directeurs de l’Administration Générale et de l’Équipement), en tant qu’ordonnateurs délégués, qui exercent un pouvoir effectif sur les dépenses publiques. Il estime ainsi que les responsabilités doivent être situées avec précision, pour éviter que les ministres ne soient injustement tenus pour seuls responsables.

Autre point évoqué par Badara Gadiaga : la perception des patrimoines des responsables politiques. « Il existe des administrateurs qui ont passé quinze ans au service de l’État et qui déclarent un patrimoine de 500 millions de FCFA. Pourquoi un ministre avec plus d’expérience et une carrière plus longue ne pourrait-il pas disposer d’un milliard ou plus ? », s’interroge-t-il. Pour lui, ces procédures semblent parfois guidées par des considérations subjectives, révélant un système judiciaire à deux vitesses.

Cette série de poursuites s’inscrit dans un contexte où le pouvoir en place affiche une volonté affichée de moraliser la vie publique et de lutter contre l’impunité. Mais la crédibilité des institutions chargées de faire la lumière sur ces dossiers reste sujette à débat. La sortie de Badara Gadiaga alimente une fois de plus les interrogations sur la capacité du système judiciaire à garantir une justice impartiale, égale pour tous, quels que soient le statut ou les fonctions passées.

Modou Diagne Fada plaide pour une participation active au dialogue national tout en préservant l’unité de l’opposition

Modou Diagne Fada, président du mouvement LDR YEESAL, a récemment réaffirmé la volonté de son parti de prendre pleinement part au dialogue national initié par le chef de l’État. Dans une déclaration empreinte de fermeté et de lucidité, l’ancien ministre a insisté sur la nécessité pour toutes les forces politiques d’être présentes autour de la table où se discutent les règles du jeu démocratique.

Selon lui, les enjeux à l’ordre du jour sont trop importants pour justifier une absence de son parti : « parrainage, financement des partis politiques, révision de l’autorité électorale, optimisation du calendrier républicain », énumère-t-il. Pour Modou Diagne Fada, il est impératif de contribuer à ces discussions pour influencer positivement le futur du pays : « Prendre part à ce processus, c’est être présent là où se fixent les règles de la politique », a-t-il martelé.

Conscient de la sensibilité du sujet au sein de l’opposition, Fada a tenu à clarifier la position de LDR YEESAL. Il a assuré que cette décision n’entame en rien les relations de son parti avec ses partenaires de l’opposition, notamment l’Alliance pour la République (APR). « Nous avons une divergence ici, mais nous sommes d’accord ailleurs sur des sujets qui pourraient être tout aussi essentiels », a-t-il reconnu, adoptant une posture d’ouverture et de respect mutuel.

Cette démarche vise à éviter toute fracture au sein du Front de Défense pour la République, une coalition d’opposition à laquelle LDR YEESAL est affiliée. Le leader du mouvement appelle à une lecture stratégique des divergences : « Cette discordance ne doit pas compromettre notre combat ni créer de trouble dans nos relations. Nous devons demeurer solidaires pour préserver les bases de notre démocratie », a-t-il conclu avec gravité.

À travers ce positionnement, Modou Diagne Fada cherche à conjuguer engagement institutionnel et fidélité aux principes de l’opposition. Un appel au réalisme politique dans un contexte où chaque camp affine ses stratégies en vue des prochaines échéances électorales.

Oumar Sow en garde à vue : l’ancien conseiller spécial visé pour diffusion de fausses nouvelles

L’affaire secoue de nouveau la sphère politique sénégalaise. Oumar Sow, ancien conseiller spécial à la présidence de la République et président du Mouvement OSYS, a été placé en garde à vue dans la nuit du dimanche à lundi. Selon des sources concordantes relayées par Seneweb, il a été interpellé à l’issue de son audition par la Division spéciale de cybersécurité.

Actuellement retenu dans les locaux du commissariat d’arrondissement du Plateau, le responsable politique de Yeumbeul est soupçonné de diffusion de fausses nouvelles, une infraction prévue et punie par la législation sénégalaise. Sauf revirement, il sera présenté ce lundi devant le procureur du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar.

La garde à vue de M. Sow fait suite à une série de déclarations médiatiques dans lesquelles il a notamment mis en cause le parquet dans l’affaire Ismaïla Madior Fall, ancienne figure de proue du ministère de la Justice. Dans ses sorties, l’ancien conseiller n’a pas mâché ses mots, accusant ouvertement le parti au pouvoir de manœuvres visant à “liquider politiquement les maires de l’opposition”.

Ces propos, jugés graves par les autorités judiciaires, ont été perçus comme des allégations non fondées susceptibles de troubler l’ordre public, d’où l’ouverture d’une enquête confiée à la Division spéciale de cybersécurité.

Le dossier est d’ores et déjà suivi de près par les observateurs, dans un contexte politique tendu où les arrestations de figures de l’opposition continuent de susciter de vives réactions. Plusieurs sympathisants de l’opposition dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°472 – 24 ET 25/05/2025

🔴 RECOURS CONTRE LE DÉCRET DE NOMINATION DES MEMBRES DE LA CENA : LA COUR SUPRÊME DÉSAVOUE « PARTIELLEMENT » MACKY
🔴 COUR SUPRÊME / NOUVEAU REJET DE DEMANDE DE LIBERTÉ PROVISOIRE DE SAMUEL SARR : L’EXPIRATION DU MANDAT DE DÉPÔT : DERNIÈRE ISSUE

🔴 COMBAT CONTRE BOY NIANG / BLESSURE AUX ÉPAULES : REUG REUG SUR LA TOUCHE ?
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / CONTENTIEUX : BUILDERS FC ET JARAAF DEVANT LA COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA FSF

Dialogue politique : Idrissa Seck répond favorablement à l’appel de Diomaye Faye

Le Parti RÉEW MI, dirigé par l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, a officiellement annoncé sa participation au dialogue national initié par le président Bassirou Diomaye Faye. Prévu pour démarrer le 28 mai 2025, ce processus vise à engager une réflexion approfondie sur le système politique sénégalais.

Réuni sous la présidence d’Idrissa Seck, le directoire du parti a salué l’initiative du chef de l’État, qualifiée de « levier pour approfondir la démocratie sénégalaise ». Dans un communiqué publié à l’issue de cette rencontre stratégique, RÉEW MI rappelle que le Sénégal est depuis longtemps considéré comme un modèle de stabilité en Afrique, un statut que le parti souhaite voir renforcé à travers ce dialogue.

« Depuis sa création, le Parti RÉEW MI a toujours vu dans le dialogue un outil fondamental de consolidation démocratique », souligne la note. Cette posture, régulièrement défendue par Idrissa Seck lui-même, s’inscrit selon les responsables dans une volonté de bâtir un système politique plus inclusif et transparent.

En annonçant sa participation, le parti se positionne comme un acteur clé dans cette phase de concertation nationale. Il appelle également à ce que ce dialogue débouche sur des consensus solides, capables de garantir des avancées durables dans la gouvernance démocratique du pays.

« Le Parti RÉEW MI exprime l’espoir que cette dynamique aboutira à des résultats concrets, renforçant les libertés fondamentales, la transparence du système électoral et la confiance des citoyens dans les institutions », conclut le communiqué.

Bignona : Saisie record de billets noirs d’une valeur de plus de 1,5 milliard FCFA par les Douanes

Un coup de filet d’envergure a été mené par les agents de la Brigade mobile des Douanes de Bignona, relevant de la Subdivision de Ziguinchor et de la Direction régionale des Douanes du Sud. Jeudi 15 mai 2025, aux environs de 17 heures, une importante quantité de billets noirs a été saisie à Silinkine, dans le département de Bignona. Le montant global de cette saisie s’élève à 1 milliard 541 millions 600 mille francs CFA.

Selon les informations relayées par la Division de la communication et des relations publiques des Douanes sénégalaises, cette opération ciblée est le fruit de l’exploitation d’un renseignement fiable. Ce dernier faisait état d’une opération imminente de blanchiment de billets noirs, communément appelés « billets destinés à être lavés », dans la zone de Silinkine, près d’Oulampane.

La descente des agents des Douanes a permis la découverte de 4.700 coupures de 500 euros en billets noirs, dissimulées dans un lieu tenu secret. La contrevaleur de ces faux billets, une fois convertie, atteint les 1,541 milliard FCFA.

Les autorités douanières précisent que l’enquête se poursuit afin de remonter toute la chaîne impliquée dans ce trafic illicite. L’objectif affiché est clair : démanteler le réseau de faussaires à l’origine de cette tentative de mise en circulation de faux signes monétaires.

Cette opération témoigne une nouvelle fois de la vigilance accrue des services douaniers dans la lutte contre le faux monnayage et le blanchiment de capitaux dans le sud du Sénégal, une région frontalière souvent ciblée par les réseaux criminels transnationaux.

Kaolack : Cri de cœur de l’Association nationale des infirmiers diplômés d’État du Sénégal après l’assassinat tragique de Mamadou Samba Diallo

Suite à l’assassinat tragique de leur collègue, Mamadou Samba Diallo, infirmier d’État, par des individus armés dans la région de Kaffrine, la section de Kaolack de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’État du Sénégal a exprimé sa profonde indignation. Son président, Dr Ibrahima Vieux Diagne, est monté au créneau pour condamner avec fermeté cet acte barbare.

« Lorsqu’on est Infirmier Chef de Poste (ICP), on porte une immense responsabilité. Imaginez : sur un vaste territoire, vous êtes souvent le seul agent de santé disponible. Le seul sur qui toute une population compte pour les premiers soins. Ce chef de poste, c’était lui, Mamadou Samba Diallo. Toujours là pour sauver, pour soulager, pour aider. Et c’est lui qu’on a tué », a déploré Dr Diagne avec émotion.

Il a rappelé la réalité difficile des ICP dans les zones reculées et enclavées du pays : « Il est temps de se poser les bonnes questions : qu’est-ce qu’un ICP ? Mais surtout, comment peut-il se protéger ? L’ICP vit dans des conditions extrêmement précaires. »

Le président de l’association a lancé un appel fort : « Nous ne voulons plus mourir dans l’exercice de notre fonction. Nos postes de santé sont isolés, sans sécurité, sans moyens. Nous risquons nos vies chaque jour. »

Dr Ibrahima Vieux Diagne et ses collègues exigent une réaction forte de l’État. Ils réclament l’installation de dispositifs de sécurité dans tous les postes de santé, en particulier en milieu rural. Cette tragédie met une fois de plus en lumière la nécessité de mieux protéger le personnel soignant, véritable pilier du système de santé.

Face à ce drame, les infirmières et infirmiers diplômés d’État du Sénégal appellent à faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre de leur collègue. Leur cri de cœur résonne comme un appel à la conscience nationale : celles et ceux qui soignent méritent respect, protection et reconnaissance.

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Mame Matar Gueye invoque la religion pour justifier son opposition

Lors d’un rassemblement organisé ce week-end à Ngor, Mame Matar Gueye, vice-président de l’ONG Jamra, a pris la parole devant un public venu manifester son rejet de l’homosexualité. Dans un discours teinté de ferveur religieuse et de fermeté, l’activiste connu pour ses positions conservatrices a affirmé que « c’est le bon Dieu qui a criminalisé en premier l’homosexualité », en référence aux enseignements religieux aussi bien islamiques que chrétiens.

S’exprimant avec vigueur, Mame Matar Gueye a justifié cette position par la foi, en invoquant la condamnation unanime de l’homosexualité dans les textes religieux. « L’Église la bannit, l’islam également », a-t-il insisté, rejetant toute tentative d’imposer ce qu’il appelle « une idéologie étrangère » aux sociétés africaines et sénégalaises.

Le responsable de Jamra a par ailleurs accusé le « lobby LGBT » de multiplier ce qu’il qualifie de « provocations répétées » au Sénégal. Selon lui, des actes graves auraient été posés, notamment la diffusion de contenus pornographiques tournés dans des lieux saints ou encore l’organisation de cérémonies de mariage homosexuel dans des cités religieuses du pays. Des faits qu’il juge inacceptables et contraires aux valeurs spirituelles et culturelles sénégalaises.

« On n’approuve pas et on ne va pas se taire, que cela soit clair », a-t-il lancé, en guise d’avertissement à ceux qui, selon lui, chercheraient à normaliser l’homosexualité au Sénégal. Pour Mame Matar Gueye, l’ONG Jamra poursuivra sa mission de « veille éthique », en s’appuyant sur ce qu’il considère comme la volonté divine et la protection des fondements moraux de la nation.

Ce discours intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des droits LGBT au Sénégal, où l’homosexualité est toujours pénalement réprimée. La marche de Ngor s’inscrit ainsi dans une série d’initiatives de groupes conservateurs qui militent pour un durcissement des lois contre les minorités sexuelles, face aux appels internationaux pour davantage de tolérance et de respect des droits humains.

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Sénégal : Karim Xrum Xax lance un ultimatum de six mois pour la criminalisation de l’homosexualité

L’activiste Karim Xrum Xax, connu pour ses prises de position tranchées et son implication dans les mouvements sociétaux au Sénégal, a lancé ce jeudi un message sans équivoque aux autorités sénégalaises. Lors d’un rassemblement dans le cadre d’une marche contre l’homosexualité, il a exigé l’adoption d’une loi criminalisant l’homosexualité dans un délai de six mois, faute de quoi des actions plus radicales seront engagées.

« On leur donne un ultimatum de six mois. Si rien n’est fait, on se reverra devant les grilles du Palais », a averti Karim Xrum Xax, dans un ton ferme.

Revenant sur la genèse du mouvement “And Sam Jikko Yi”, l’activiste a tenu à rétablir certaines vérités. « C’est moi qui avais créé ‘And Sam Jikko Yi’. C’était d’abord ‘Non à l’homosexualité’, avant que le mouvement ne prenne cette appellation. J’avais appelé tout le monde pour nous unir dans ce combat », a-t-il rappelé, se positionnant comme l’initiateur de cette plateforme citoyenne aux relents conservateurs.

Karim Xrum Xax a également précisé que sa mobilisation ne visait pas un camp politique en particulier. « J’avais dit que ce n’était pas une lutte contre Macky Sall, mais pour nos convictions. » Une manière de se démarquer des querelles partisanes, en revendiquant un combat axé sur ce qu’il qualifie de “valeurs sénégalaises”.

Malgré son respect déclaré pour les membres actuels de “And Sam Jikko Yi”, notamment Imam Babacar Sylla, Karim Xrum Xax n’a pas caché sa déception de ne pas les voir en première ligne lors de la manifestation. « J’ai pris la peine d’appeler And Sam Jikko Yi. Ils n’avaient même pas besoin d’être invités pour une telle cause », a-t-il déploré.

En conclusion, l’activiste a rejeté toute tentative de modération ou de compromis sur cette question sociétale :

« Ce n’est pas pour durcir les sanctions que nous nous battons, mais bien pour criminaliser l’homosexualité. Il faut que ce soit clair. Nous sommes radicaux sur ce point. »

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Abdou Mbow interpelle Sonko sur ses engagements et tacle “And Samm Jikko Yi”

Ce vendredi 23 mai, la commune de Ngor a été le théâtre d’une importante mobilisation contre l’homosexualité, à l’appel de l’ONG Jamra et de l’activiste Karim Xrum Xax. Des centaines de manifestants, arborant pancartes et banderoles, ont répondu présents pour réaffirmer leur attachement aux valeurs sociétales sénégalaises et réclamer la criminalisation de l’homosexualité.

Parmi les figures politiques ayant marqué cette journée, le député Abdou Mbow s’est distingué par un discours musclé, visant directement le parti Pastef et son leader, Ousmane Sonko. Prenant la parole devant la foule, le parlementaire a rappelé les engagements pris par ce dernier en matière de défense des “valeurs” lors de débats passés, notamment lors de la visite de l’ancien président américain Barack Obama au Sénégal.

« Lors de la visite de Barack Obama au Sénégal, c’est notre leader Macky Sall qu’on avait attaqué. Pourtant, Ousmane Sonko avait politisé cette lutte. Aujourd’hui, il est temps de respecter ses engagements », a-t-il lancé, appelant à plus de clarté et de fermeté de la part du camp de l’opposition sur cette question sensible.

Le député de la coalition Benno Bokk Yakaar ne s’est pas arrêté là. Il a également critiqué ouvertement le mouvement “And Samm Jikko Yi”, souvent en première ligne sur ces thématiques. À ses yeux, ce collectif manque de cohérence et de résultats tangibles :

« Defar djikko yi moko gueune », a-t-il déclaré, estimant que d’autres acteurs, à l’image de Jamra ou de certains leaders religieux, mènent une lutte plus “efficace” et fidèle aux valeurs culturelles du Sénégal.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte national marqué par des débats récurrents sur les questions de mœurs et de législation autour de l’orientation sexuelle. Si le code pénal sénégalais punit déjà les actes dits “contre nature”, une frange de la population réclame un durcissement des lois pour aller jusqu’à la criminalisation explicite de l’homosexualité.

La prise de parole d’Abdou Mbow relance ainsi la pression politique sur Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre, dont les promesses sur ces sujets restent régulièrement rappelées par ses adversaires comme par une partie de la société civile.

Alors que le Sénégal vit une période de transition politique sensible, ce genre de manifestation révèle à quel point les questions sociétales restent un levier puissant dans le jeu politique national.

Saint-Louis : Diomaye Faye et Ould El Ghazouani scellent l’avenir énergétique du Sénégal autour du gaz de GTA

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est rendu à Saint-Louis ce jeudi, aux côtés de son homologue mauritanien Mohamed Ould El Ghazouani, pour une visite officielle sur le site stratégique du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Cette présence conjointe au large des côtes maritimes frontalières entre les deux pays marque une étape cruciale dans l’exploitation commune de ce gisement d’envergure mondiale.

Le champ gazier GTA, dont le développement est mené en partenariat avec des multinationales, incarne désormais un levier central de la politique énergétique du Sénégal. Le président Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté d’utiliser cette ressource pour enclencher une véritable transformation du secteur énergétique national.

« Ce gaz n’a de valeur que s’il produit de la lumière, de la croissance, de la dignité, en vue d’améliorer les conditions des populations », a déclaré le président, dans des propos rapportés par Le Soleil. Il a souligné que 20 à 25 % de la production de GTA seront réservés au marché local, un choix stratégique qui vise à renforcer l’usage domestique du gaz naturel.

L’objectif est clair : réduire la facture d’électricité des ménages, enclencher une baisse progressive des prix de l’énergie, et diminuer la dépendance du pays aux combustibles fossiles importés, notamment le fuel. Cette orientation marque un tournant vers une souveraineté énergétique maîtrisée et durable.

Dans cette dynamique, le président sénégalais a annoncé un projet phare : la construction d’une centrale électrique à gaz à Gandon, aux portes de Saint-Louis. Cette infrastructure deviendra un maillon essentiel du réseau électrique national, particulièrement dans le nord du pays. Elle incarne également le modèle futur de conversion des centrales thermiques vers des solutions plus propres et plus économiques.

Au-delà de l’enjeu énergétique, cette visite illustre également le renforcement de la coopération régionale entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux chefs d’État ont exprimé leur engagement commun à assurer une gestion concertée, durable et équitable des ressources naturelles partagées.

Le champ GTA n’est pas seulement une opportunité économique : il est désormais au cœur d’une vision politique ambitieuse qui mise sur le gaz pour impulser une croissance inclusive, résiliente et souveraine.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : La CESL durcit le ton face aux dysfonctionnements persistants

L’atmosphère est de plus en plus tendue sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Pour la énième fois, les étudiants, regroupés autour de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), haussent le ton contre ce qu’ils qualifient de « dysfonctionnements chroniques » dans leur cadre de vie et d’étude.

Dans un communiqué publié ce vendredi, la CESL a décrété 48 heures de cessation de toute activité pédagogique, accompagnées de 48 heures de journée sans ticket (JST). Deux mesures qualifiées de « renouvelables » si les autorités compétentes ne réagissent pas favorablement.

Des revendications claires, un ras-le-bol exprimé

Au cœur de la grogne étudiante figurent plusieurs doléances non résolues, dont :

Le non-démarrage des travaux de la plateforme du village O L’absence de progrès sur le chantier du chapiteau du restaurant N°2 L’inaccessibilité persistante au Wi-Fi sur le campus Une insécurité jugée grandissante dans les enceintes universitaires

Selon la CESL, ces problèmes, loin d’être nouveaux, sont devenus récurrents, affectant profondément la vie universitaire et les performances académiques des étudiants. « Nous ne pouvons plus continuer à étudier dans ces conditions indignes », martèle la coordination dans sa note.

Face à ce qu’elle qualifie de « silence institutionnel », la CESL affirme rester mobilisée et déterminée à défendre les droits des étudiants de l’UGB. Elle appelle les autorités universitaires et gouvernementales à une prise de responsabilité immédiate, faute de quoi le mouvement de protestation pourrait s’intensifier dans les jours à venir.

Nouveau revers judiciaire pour Samuel Sarr : la Cour suprême rejette son pourvoi en cassation

La Chambre pénale de la Cour suprême a tranché. Réunie en audience spéciale ce mardi, elle a rejeté le pourvoi en cassation introduit par les avocats de Samuel Sarr, scellant un nouvel échec dans la quête de liberté provisoire de l’ancien Directeur général de la société West African Energy (WAE).

Ce recours visait à contester le rejet de sa demande de mise en liberté provisoire, d’abord par le juge d’instruction, puis par la Chambre d’accusation. La Cour suprême a finalement confirmé ces décisions, estimant les arguments de la défense insuffisants pour remettre en cause les précédents jugements.

Malgré ce revers judiciaire, Samuel Sarr refuse de baisser les bras. Selon des informations rapportées par Les Échos, une nouvelle demande de mise en liberté provisoire a été introduite, cette fois directement devant le magistrat instructeur en charge du dossier. L’homme d’affaires, qui continue de nier en bloc les faits qui lui sont reprochés, mise sur ses garanties de représentation pour tenter d’obtenir une issue favorable.

Ses conseils assurent que leur client respecterait strictement les conditions d’une libération, arguant notamment de son attachement au territoire national et de sa volonté de se défendre librement. Mais les juges, jusque-là, restent prudents. Les dénégations de l’accusé sont jugées peu convaincantes, et les risques de fuite sont perçus comme élevés en raison de son poids dans les milieux d’affaires et de ses nombreux relais.

FIPA 2025 : Une opportunité pour accroître la visibilité des produits et services africains

La Place du Souvenir Africain a accueilli, ce jeudi, la cérémonie officielle de lancement de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA 2025). Cet événement scientifique et culturel est placé sous le thème : « L’intégration économique : un levier essentiel de développement et de souveraineté ».

Selon la commissaire générale de la FIPA, Fatou Fabira Dramé, cette 6e édition s’inscrit dans une vision continentale de l’intégration économique, en phase avec les priorités stratégiques du Sénégal et les aspirations régionales d’un commerce intra-africain fort.

« La FIPA arrive à point nommé, à un moment où l’Afrique doit s’unir et valoriser ses produits locaux. C’est une opportunité pour les Africains de développer les échanges intra-africains, à travers la ZLECAF mais aussi à travers nos produits et services. La FIPA regroupe tous les secteurs d’activité, ce qui permet de créer des échanges, mais aussi des partenariats », a-t-elle souligné.

Elle a également mis en avant les innovations de cette édition : des sessions de formation, des rencontres B2B, des journées dédiées aux collectivités territoriales, des forums sur l’intégration africaine, la diplomatie religieuse, et bien d’autres activités d’importance.

De son côté, le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, a salué l’initiative et la constance dans l’organisation de la FIPA :

« La régularité de cette foire témoigne du sérieux de Mme Fabira et de son équipe. Elle offre une belle opportunité de valoriser les produits et services des entreprises sénégalaises. Le thème, axé sur l’intégration économique comme levier de développement et de souveraineté, est pertinent dans le contexte actuel. Cette foire est un bel exemple de coopération Sud-Sud, avec une diversité d’acteurs venus de presque tous les pays de la sous-région. »

Il a également mis en avant la richesse de l’agenda : panels, rencontres B2B, sessions de coaching pour les jeunes entrepreneurs, entre autres.

« Une économie doit être animée. C’est le rôle de l’État, mais quand des initiatives privées y contribuent, elles méritent d’être saluées », a-t-il ajouté.

Pendant dix jours, cette vitrine du savoir-faire africain assurera l’interconnexion des PME et PMI africaines à l’économie mondiale. Elle permettra aux exposants venus de 35 pays participants de renforcer la visibilité de leurs produits et services.

A. Saleh

Remaniement au ministère de la Culture : Khoudia Diagne cède sa place à Hugues Diaz à la tête de la Direction des Arts

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit les réaménagements dans l’administration publique avec le limogeage de Khoudia Diagne, jusque-là Directrice des Arts au ministère de la Culture et de la Communication. Cette décision marque la fin d’un mandat de près de quatre ans et demi pour cette haute fonctionnaire nommée en décembre 2020 par l’ancien président Macky Sall.

Diplômée en Gouvernance et Management Public de l’Université Senghor à Alexandrie (13e promotion), Khoudia Diagne a su s’imposer par son engagement constant en faveur du rayonnement artistique et culturel du Sénégal. Son parcours au sein du ministère est marqué par des fonctions stratégiques, notamment à la tête de la Cellule des Études et de la Planification, ainsi qu’en tant que Chef de la Division Administrative, Juridique et Financière.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et de dignité, elle a salué son successeur tout en exprimant sa gratitude envers le milieu artistique :

« Alhamdoullillahi rabbil ‘alamin, après quatre ans et demi, mon collègue Hugues Diaz me succède à la tête de la Direction des Arts. […] Monsieur le Directeur des Arts, je vous confie aujourd’hui ma famille des Arts, qui m’a adoptée, soutenue et chérie. »

Son départ s’inscrit dans une dynamique de renouvellement impulsée par le nouveau chef de l’État, qui multiplie les nominations pour insuffler une nouvelle énergie à l’appareil étatique.

Hugues Diaz, un retour attendu dans la sphère culturelle

Le nouveau Directeur des Arts, Hugues Diaz, est une figure familière du secteur culturel. Conseiller aux affaires culturelles avant sa nomination, il a aussi occupé les fonctions de Directeur de la Cinématographie, ce qui lui confère une solide connaissance des enjeux et des acteurs du domaine artistique.

Sa nomination est accueillie avec intérêt dans les milieux culturels, qui attendent de lui un renforcement des politiques d’appui aux créateurs, une meilleure structuration des fonds de soutien à la production artistique, et une diplomatie culturelle offensive visant à accroître l’influence du Sénégal sur la scène internationale.

Mbaye Ndiaye devant la justice : l’ancien ministre de l’Intérieur accusé d’avoir dégradé une villa de l’État

L’ancien ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, a comparu ce jeudi devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar, dans une affaire portant sur la dégradation présumée d’un bien immobilier appartenant à l’État. À l’origine de la plainte : la Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), qui estime les dommages causés à la villa de fonction à plus de 50 millions de francs CFA.

La Sogepa accuse l’ex-ministre d’avoir restitué le logement dans un état de détérioration avancée, plusieurs années après la fin de son mandat ministériel en 2012. Le bien en question, une villa de fonction mise à disposition pendant l’exercice de ses fonctions, aurait subi d’importants dégâts, suscitant l’indignation des services de l’État chargés de la gestion du patrimoine public.

Mais Mbaye Ndiaye conteste vigoureusement ces allégations. À sa sortie d’audience, il a livré sa version des faits, relayée par L’Observateur. « J’ai investi personnellement 200 millions dans la rénovation de la villa », a-t-il affirmé, ajoutant que le logement initialement doté de trois chambres avait été entièrement réaménagé pour en contenir quinze. L’ancien ministre souligne qu’il a quitté les lieux il y a plus de dix ans, à la fin de son mandat ministériel, en 2012.

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la gestion du patrimoine de l’État par les anciens dignitaires. Elle intervient dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la transparence et la redevabilité dans l’usage des biens publics.

Le procès a été renvoyé au 24 juillet prochain, date à laquelle les différentes parties présenteront leurs plaidoiries. D’ici là, la défense de Mbaye Ndiaye promet de fournir toutes les preuves des investissements réalisés, tandis que la Sogepa maintient ses accusations, déterminée à obtenir réparation.

Affaire à suivre.

Oumar Sow convoqué à nouveau à la Cybercriminalité : il dénonce une volonté de museler l’opposition

Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) et chroniqueur à la SEN TV, Oumar Sow, a annoncé ce jeudi sur sa page Facebook avoir reçu une nouvelle convocation de la Division spéciale de la cybersécurité. Il est attendu dans les locaux de la Cybercriminalité à 15 heures.

Dans sa publication, Oumar Sow dénonce une tentative de musellement de l’opposition, qu’il attribue directement au président Bassirou Diomaye Faye et à son Premier ministre Ousmane Sonko. “Je viens d’être convoqué à la cybercriminalité à partir de 15 heures. La dictature de Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour le musellement de l’opposition”, a-t-il écrit.

Cette convocation intervient quelques mois après une précédente affaire ayant conduit à son arrestation. Oumar Sow avait alors été poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, une affaire qui s’était soldée par une condamnation à quatre mois de prison avec sursis.

Cette nouvelle convocation relance le débat sur la liberté d’expression au Sénégal et l’utilisation de l’arsenal judiciaire à l’encontre de figures critiques du pouvoir. Les soutiens d’Oumar Sow y voient une dérive autoritaire, tandis que d’autres estiment que l’État ne fait qu’appliquer la loi contre les discours jugés dangereux ou mensongers sur les réseaux sociaux.

Le Parti MDIS de Samba Ndiaye participera au Dialogue national

La cellule des cadres du Parti MDIS (Mouvement Démocratique pour le Développement Intégral du Sénégal – LIGGÉY SENEGAL CI JÀMM) s’est réunie ce mardi 20 mai 2025 à Dakar, pour statuer sur le dialogue politique national prévu le mercredi 28 mai 2025.

Les cadres du MDIS rappellent à l’opinion nationale et internationale la position du parti avant les élections présidentielles de mars 2024. À l’époque, le Comité d’Initiatives (C.I), réuni le 25 février 2024 sous la présidence de M. Samba NDIAYE, avait rejeté le dialogue convoqué par le Président sortant, M. Macky SALL. Le parti estimait alors qu’il était impératif d’aller à l’élection présidentielle afin d’élire un nouveau chef de l’État capable d’engager un dialogue inclusif et sincère pour réconcilier les Sénégalais.

En respectant le calendrier républicain et en initiant ce nouveau dialogue, Son Excellence le Président de la République, M. Bassirou Diomaye FAYE, envoie un signal fort, affirmant à la fois la continuité de l’État et sa volonté de bâtir de nouvelles bases pour le développement économique et social du Sénégal.

En conséquence, le MDIS, sous la direction de son Président, participera activement au dialogue national du mercredi 28 mai 2025.

Thématiques : POUR LA CONSOLIDATION DE NOTRE DÉMOCRATIE ET L’IMPULSION DE NOTRE ÉCONOMIE

Les cadres du MDIS estiment que l’évaluation complète de la mise en œuvre des recommandations issues des Assises sur la réforme et la modernisation de la justice (tenues en 2024) doit servir de point de départ pour ce nouveau dialogue.

La rationalisation des partis politiques, notamment par une réforme des conditions d’octroi des récépissés sur la base de critères transparents. Cela permettrait de définir les nouvelles conditions de survie ou de dissolution d’un parti politique (participation obligatoire à des élections, seuil de représentativité, etc.) ; L’amélioration du processus électoral, par la digitalisation du système de parrainage et l’adoption du bulletin unique ; La reconnaissance constitutionnelle intangible des deux sexes, HOMME et FEMME, au même titre que le nombre et la durée des mandats présidentiels ; Le renforcement de la stabilité et de la paix (JÀMM), dans le respect des visions et démarches propres à chaque entité politique ; Le soutien au Pacte de stabilité sociale, signé le 1er mai 2025 entre l’État, représenté par le Premier Ministre M. Ousmane SONKO, et les partenaires sociaux, en vue de créer un climat social apaisé propice à une économie compétitive et génératrice d’emplois.

En définitive, les cadres du MDIS, parti membre et signataire de la charte de la Coalition Diomaye Président, souhaitent que ce dialogue national ne soit pas une rencontre de plus, mais un véritable moment de communion entre des Sénégalais animés par l’amour de leur pays, conscients des défis à relever, et résolument tournés vers un avenir meilleur.

LES CADRES DU PARTI MOUVEMENT DÉMOCRATIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL DU SÉNÉGAL (MDIS / LIGGÉY SENEGAL CI JÀMM)

Le CESTI célèbre la 52e promotion sur fond de crise du secteur médiatique sénégalais

Ce jeudi 22 mai 2025, le Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) a célébré la sortie de sa 52e promotion, une cérémonie marquée à la fois par la fierté de l’accomplissement académique et l’inquiétude face à l’avenir professionnel. Les 33 récipiendaires de cette cuvée ont été honorés, avec une mention spéciale pour les majors : Adama Ndiaye (presse écrite), Sokhna Aminata Diop (radio) et Hadjaratou Racky Diagne (télévision).

Dans un discours à la fois solennel et lucide, le directeur du CESTI, Mamadou Ndiaye, a dressé un tableau sombre de la situation des médias au Sénégal. Saluant d’abord la rigueur et la qualité de la formation dispensée au sein de l’institution, il n’a pas manqué de souligner les défis majeurs auxquels sont confrontés les jeunes journalistes.

« Vous allez recevoir votre diplôme de journaliste dans un contexte très difficile », a-t-il déclaré. Une réalité marquée par la fermeture de plusieurs entreprises de presse, un modèle économique défaillant, les effets persistants de la crise post-Covid, et les bouleversements technologiques, dont l’intelligence artificielle.

Le directeur a notamment dénoncé le modèle du “tout gratuit”, la raréfaction des ressources publicitaires, les retards ou absences de salaires, autant de facteurs qui contribuent à la précarisation du métier. « Les journalistes vivent dans une précarité grandissante. Pourtant, vous avez bénéficié d’une formation de qualité, et ceux qui cherchent l’excellence sauront vous reconnaître », a-t-il affirmé, encourageant ainsi les nouveaux diplômés à garder foi en leur vocation.

Mamadou Ndiaye a également interpellé les autorités et les acteurs du secteur sur la nécessité d’un soutien étatique plus fort envers les médias, dans un souci de préservation de la démocratie. « Les médias qui échouent à jouer leur rôle deviennent un danger pour la démocratie », a-t-il averti, soulignant le lien vital entre presse libre et bonne gouvernance.

Enfin, le directeur du CESTI a lancé un appel à un dialogue franc et constructif entre le ministère de la Communication, les patrons de presse et les organisations professionnelles du secteur. « Il est temps de s’asseoir et de parler », a-t-il martelé, évoquant la nécessité d’une réforme concertée pour sauver un pilier essentiel de la vie démocratique.

La cérémonie s’est achevée sur une note de fierté et d’espoir, portée par l’ambition et l’engagement des jeunes journalistes, qui s’apprêtent à faire leurs premiers pas dans une profession en pleine mutation.

Chantier rue Jules ferry Rufisque: A 55% du taux d’exécution en un mois, un axe stratégique fin prêt

‎«Jules Ferry» réalisée à 55 %, le centre-ville connecté à l’Ouest

‎Au total, 8 routes à réhabiliter et à reconstruire pour désenclaver Rufisque et fluidifier sa mobilité urbaine. Tel est le nouveau défi du premier magistrat de la vieille ville et son équipe. Au terme de ce processus, il promet la «renaissance» de la cité de Mame Coumba Lamba. En visite de chantier, ce jeudi 22 juin 2025, sur la rue Jules Ferry sise au quartier Keury Souf, le maire en a donné les fermes assurances.  
‎«Rufisque va changer ! C’est mon intime conviction et cela a été confortée par la visite de chantier que j’ai effectuée pour évaluer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de la rue Jules Ferry située au cœur du marché central», a indiqué Dr Oumar Cissé. Et d’ajouter: «J’ai été, particulièrement, séduit par la qualité de la voirie entièrement réalisée en béton armé et la rapidité des travaux, dont le taux d’exécution est à 55 %, selon les techniciens. Et ce, un mois seulement après leur démarrage. Ma satisfaction est d’autant plus grande en constatant que cette route va désenclaver Rufisque Ouest et fluidifier le trafic vers le centre-ville». Aussi, précise le maire de la ville de Rufisque, le choix du revêtement en béton armé est important en ce sens qu’il permet de résister aux inondations et est très durable. Avant de d’encourager et de féliciter les équipes administratives et techniques de la DST de la Ville de Rufisque mais aussi de l’entrepreneur.
‎Conscients de l’impact transformateur attendu pour la mobilité et le développement économique local, les riverains de Keury Souf en ont profité pour magnifier la démarche inclusive de Dr Oumar Cissé dans la mise en œuvre de cette route stratégique. «Compte tenue de l’importance de cette route, des assurances fermes données par le maire de la ville par rapport à l’évolution et à la durabilité de l’infrastructure, les populations ainsi que tous les domiciliées de Keury Souf agréent et félicitent le maire de la ville pour la révolution apportée dans l’approche communautaire», dixit Ibou Gueye au nom des habitants dudit quartier.

Chantier rue Jules ferry Rufisque: A 55% du taux d'exécution en un mois, un axe stratégique fin prêt

Thiès : arrestation de deux individus en possession de 400.000 FCFA en faux billets

Une opération menée par les éléments du Commissariat du 1er arrondissement de Thiès a permis l’interpellation de deux présumés faussaires, ce mercredi 21 mai 2025, aux environs de 4h35 du matin. Les deux individus ont été appréhendés en possession d’une importante somme en faux billets, précisément 400.000 FCFA, composés de 200 coupures de 2.000 francs.

L’intervention fait suite à un renseignement opérationnel indiquant la présence à Thiès de personnes suspectées de détenir des signes monétaires contrefaits. Les agents de police, agissant avec célérité, ont ainsi pu surprendre les deux suspects en flagrant délit de détention de billets contrefaits.

Placés immédiatement en garde à vue, les mis en cause sont actuellement soumis à un interrogatoire dans le cadre d’une enquête ouverte pour déterminer l’origine des billets et identifier d’éventuels complices. L’objectif est de démanteler toute la chaîne de fabrication ou de distribution des faux billets.

La police nationale, qui a salué l’efficacité de cette opération, réaffirme sa détermination à lutter contre tous les réseaux criminels impliqués dans la falsification de la monnaie. Ce type d’activité illégale, au-delà de son impact économique, représente une menace grave pour la stabilité financière et la confiance dans le système monétaire.

Découverte macabre à Darou Ndiaye Ndiambour : un septuagénaire retrouvé mort près de la route de Ouarack

Une scène tragique a bouleversé ce jeudi matin la quiétude du village de Darou Ndiaye Ndiambour, dans l’arrondissement de Coki, région de Louga. Le corps sans vie d’un homme âgé de 73 ans y a été découvert, gisant près de la route qui mène vers la localité de Ouarack.

La victime, originaire du quartier Santhiaba Sud à Louga, a été retrouvée tôt dans la matinée dans des circonstances encore floues. C’est un passant qui aurait donné l’alerte après avoir aperçu le corps étendu à même le sol, sans trace visible de lutte ou de blessure apparente.

Informés de la situation, les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement pour procéder à l’évacuation du corps. La dépouille a été transportée à l’hôpital régional de Louga, où une autopsie sera pratiquée pour déterminer avec précision les causes du décès.

Une enquête a été immédiatement ouverte par la gendarmerie afin de faire toute la lumière sur cette mort suspecte. Les enquêteurs cherchent à reconstituer les dernières heures de la victime et à établir si le décès est dû à un malaise, à une agression ou à toute autre cause. Des membres de la famille et des habitants du village ont été entendus à titre de témoins.

En attendant les résultats de l’autopsie et les conclusions de l’enquête, l’émotion est vive dans la région. Ce décès inexpliqué d’un homme âgé, retrouvé seul en bordure d’une route, interpelle et suscite l’inquiétude dans la communauté.

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