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Sénégal : Le Premier ministre Ousmane Sonko annonce la publication imminente de plusieurs rapports d’audits

Après la publication du rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé la diffusion prochaine d’une série d’audits couvrant plusieurs secteurs de l’administration. Selon le chef du gouvernement, ces investigations, menées par différents corps de contrôle, mettent en lumière de nombreuses irrégularités dans la gestion des ressources publiques.

Lors d’une déclaration officielle, Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement du gouvernement à instaurer une gouvernance vertueuse et à rendre compte de la gestion des fonds publics. « Nous avons hérité d’une administration marquée par des dysfonctionnements majeurs. Les rapports des corps de contrôle montrent des pratiques qui ne peuvent être tolérées dans une République soucieuse de transparence et de bonne gouvernance », a-t-il affirmé.

Cette annonce intervient dans un contexte où la Cour des comptes a récemment publié un rapport détaillant d’importantes anomalies dans la gestion des finances publiques. Ce document a mis en cause plusieurs entités administratives et soulevé des questions sur l’usage des deniers publics sous l’ancienne administration.

Les rapports d’audits qui seront bientôt publiés concernent plusieurs secteurs clés de l’État, notamment :

• Les finances publiques : Des anomalies budgétaires et des détournements présumés.

• Les marchés publics : Des procédures d’attribution opaques et des surfacturations.

• Les entreprises publiques : Une gestion souvent déficitaire et des pratiques jugées irrégulières.

• Les collectivités locales : Des subventions mal utilisées et des dépenses non justifiées.

D’après les premières indications du gouvernement, ces audits devraient également inclure des recommandations pour renforcer les mécanismes de contrôle et éviter que ces irrégularités ne se reproduisent à l’avenir.

L’un des enjeux majeurs de cette démarche sera de déterminer les responsabilités et de sanctionner les personnes impliquées dans ces dysfonctionnements. Ousmane Sonko a laissé entendre que des mesures judiciaires pourraient être prises contre les auteurs d’actes de malversation. « La reddition des comptes ne sera pas un vain mot », a-t-il insisté, laissant présager une série de poursuites contre d’éventuels coupables.

Dans un pays où la question de la corruption a souvent été source de tensions politiques et sociales, cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gouvernance publique. Reste à voir comment ces révélations seront accueillies et quelles conséquences elles auront sur la sphère politico-administrative du Sénégal.

AUDIENCE PUBLIQUE DE RÉFÉRÉ PORT : Le juge des référés annule la suspension du marché d’électrification rurale

L’Agence sénégalaise d’Électrification rurale (ASER) poursuit sa lutte judiciaire contre l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Après avoir essuyé un premier revers devant la Cour suprême, qui avait rejeté sa demande de suspension de la décision du 2 octobre 2024 de l’ARCOP, l’ASER est revenue à la charge en engageant une procédure en rétractation de la première ordonnance émise par la Cour suprême, ordonnance qui avait confirmé la décision de l’ARCOP.

Ce vendredi 21 novembre 2025, la Cour, désormais composée d’une nouvelle formation – tel que le rapporte le « Dakarois Quotidien » dans sa parution d’aujourd’hui – a infirmé la décision rendue par le premier juge des référés. Le nouveau magistrat a motivé la décision, invoquant l’intérêt public pour justifier la rétractation de la décision initiale.

Toutefois, la bataille judiciaire n’est pas encore terminée, puisque la Cour doit prochainement se prononcer sur le recours en annulation sur le fond, laissant planer encore de nombreuses incertitudes sur l’avenir du marché d’électrification rurale.

Adama Fall placé en garde à vue pour diffamation : une nouvelle polémique sur la liberté d’expression

Le chroniqueur Adama Fall a été placé en garde à vue hier à la Division des Investigations Criminelles (DIC) suite à une plainte déposée par le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall. Ce dernier accuse le journaliste de diffamation après la publication d’une information jugée mensongère concernant une prétendue organisation clandestine de voyages vers le Qatar en échange de paiements illicites.

Tout a commencé avec des déclarations d’Adama Fall, affirmant que le ministère dirigé par Abass Fall aurait facilité des voyages clandestins vers le Qatar moyennant des transactions frauduleuses. Une allégation que le ministère a fermement démentie dans un communiqué, dénonçant des “fausses informations” et annonçant sa volonté de saisir la justice.

Dans ce contexte, le chroniqueur a été convoqué à la DIC avant d’être placé en garde à vue pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et l’utilisation des lois sur la diffamation au Sénégal.

Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer cette arrestation, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, s’est fait entendre. Dans un post publié sur X (anciennement Twitter), il a critiqué les poursuites engagées contre Adama Fall :

“Le délit de diffusion de fausses nouvelles fait partie des infractions qui ont rempli les prisons sous Macky Sall. Une fausse nouvelle qui ne présente pas de risque de trouble à l’ordre public ne doit pas faire l’objet de poursuites pénales. Démontrez le contraire.”

Cette déclaration met en lumière les inquiétudes récurrentes des défenseurs des droits humains face à ce qu’ils considèrent comme un usage abusif de la loi pour museler les voix critiques.

L’arrestation d’Adama Fall intervient dans un climat de tensions croissantes autour de la liberté de la presse au Sénégal. Depuis plusieurs années, journalistes et activistes dénoncent l’instrumentalisation des délits de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles pour réprimer la critique envers les autorités.

L’affaire relance ainsi le débat sur la nécessité de réformer les lois sur la liberté d’expression afin de garantir un meilleur équilibre entre la protection de la réputation des responsables publics et la préservation du droit à l’information.

À l’heure actuelle, Adama Fall reste en garde à vue, et son sort dépendra des suites judiciaires données à cette affaire. Ses avocats et ses soutiens appellent à sa libération immédiate, dénonçant une atteinte aux libertés fondamentales.

58e session du Conseil des ministres de l’OHADA : Ousmane Sonko rend hommage à Abdou Diouf et Kéba Mbaye

La 58e session du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) s’est tenue sous la présidence du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. Lors de cette rencontre, il a salué l’engagement du Sénégal dans la construction de cette organisation communautaire et a rendu un hommage appuyé à l’ancien président Abdou Diouf ainsi qu’au juge Kéba Mbaye.

Fait rare dans son discours, Ousmane Sonko a reconnu le rôle déterminant joué par Abdou Diouf dans les premières années de l’OHADA. Selon lui, le deuxième président du Sénégal a été un acteur clé dans la consolidation de cette organisation, notamment en surmontant les défis liés au manque de ressources et au scepticisme initial.

« Le président Abdou Diouf s’était beaucoup investi, dans les premières années de fonctionnement de l’organisation, en lui permettant de relever d’importants défis auxquels les nouvelles institutions sont souvent confrontées et qui ont pour noms insuffisance des ressources, incertitude et scepticisme », a déclaré le chef du gouvernement sénégalais.

Cette déclaration tranche avec la posture habituelle d’Ousmane Sonko, qui a souvent critiqué les anciens dirigeants du pays. Cet hommage témoigne d’un souci d’apaisement et d’une reconnaissance du rôle historique d’Abdou Diouf dans la mise en place de l’OHADA.

Le Premier ministre a également rendu un hommage appuyé au juge Kéba Mbaye, soulignant son engagement et sa clairvoyance dans la réalisation de ce projet communautaire. Ce magistrat sénégalais de renom a marqué le droit africain et international, et son apport dans l’OHADA reste une référence.

Lors de cette 58e session, la présidence tournante du Conseil des ministres de l’OHADA est passée du Sénégal au Tchad. Il s’agit de la deuxième fois en un an que Dakar accueille ces travaux, témoignant de l’implication du pays dans la dynamique de l’organisation.

Le secrétaire permanent de l’OHADA, Mayatta Mbaye Ndiaye, a profité de l’occasion pour saluer « la grande disponibilité et l’engagement exemplaire » du ministre de la Justice du Sénégal, Ousmane Diagne, qui a assuré la présidence du Conseil des ministres de l’OHADA au nom du pays.

Membre fondateur de l’OHADA, le Sénégal a exercé pour la première fois la présidence tournante de l’organisation en 2008. Cette année-là, le pays avait joué un rôle majeur dans la révision du Traité de Port-Louis, un moment clé de l’histoire de l’OHADA. Ousmane Sonko a rappelé que cette réforme a renforcé la crédibilité et l’efficacité de l’organisation, aujourd’hui considérée comme l’une des institutions internationales les plus abouties en matière de droit des affaires harmonisé en Afrique.

Affaire ArcelorMittal : La justice sénégalaise ouvre une information judiciaire pour corruption et blanchiment

Le dossier opposant l’État du Sénégal à la multinationale ArcelorMittal connaît de nouveaux développements judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte à Dakar pour des accusations graves, incluant association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. Cette procédure vise plusieurs entités du groupe ArcelorMittal, notamment ArcelorMittal Holdings AG, ArcelorMittal Limited, ArcelorMittal Mining Sénégal SA et ArcelorMittal Infrastructures Sénégal SA.

L’affaire, confiée au doyen des juges, a déjà franchi deux étapes majeures. Premièrement, l’agent judiciaire de l’État a été entendu et a confirmé la plainte, réitérant ainsi la constitution de partie civile du Sénégal. Deuxièmement, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a été saisie pour transmettre des convocations aux responsables des filiales sénégalaises du groupe. Or, ces derniers restent introuvables, laissant planer des soupçons de fuite.

Cette évolution intervient alors qu’ArcelorMittal Sénégal était récemment en conflit avec l’administration fiscale. L’entreprise a contesté un redressement de 1,05 milliard de FCFA devant le tribunal. Selon des sources proches du dossier, tous les comptes bancaires rattachés à la société et à ses filiales auraient été vidés, renforçant les inquiétudes sur d’éventuelles manœuvres financières suspectes.

L’origine de l’affaire remonte à 2011, lorsque l’État du Sénégal a saisi la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du protocole d’accord relatif à l’exploitation du gisement de fer de la Falémé. En septembre 2013, la CCI a reconnu la responsabilité du groupe sidérurgique, ouvrant la voie à une phase de détermination des réparations. L’État du Sénégal réclamait alors entre 1 600 et 3 300 milliards de FCFA de dédommagements.

Cependant, le 30 mai 2014, un accord transactionnel a été signé entre le gouvernement sénégalais et ArcelorMittal, mettant fin à la procédure. Cet accord, négocié en toute discrétion, prévoyait un versement de 150 millions de dollars à l’État sénégalais. Mais selon l’enquête de Libération, ces fonds n’auraient jamais été reversés au Trésor public.

Un élément troublant de l’affaire réside dans la gestion de ces 150 millions de dollars. D’après la plainte obtenue par Libération, cet argent aurait été versé sur deux comptes CARPA détenus par l’avocat français François Meyer, qui est intervenu dans le dossier à la dernière minute. La mise à l’écart des avocats initialement engagés par l’État du Sénégal suscite des interrogations sur d’éventuelles transactions occultes.

Aujourd’hui, les autorités sénégalaises semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire, en particulier sur la destination réelle des fonds issus de l’accord. L’information judiciaire en cours pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires contre les acteurs impliqués, y compris les responsables d’ArcelorMittal au Sénégal.

Kaolack : Le litige foncier autour du site de la Journée nationale de l’élevage jette le trouble

À quelques heures de la 9ᵉ Journée nationale de l’élevage, prévue le samedi 22 février 2025 à Kaolack, un contentieux foncier menace le bon déroulement de l’événement. Le site choisi pour accueillir la cérémonie, qui sera présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, est au cœur d’un litige opposant les héritiers Kébé au gouverneur de la région et à l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute).

Le différend porte sur le titre foncier n°4188, dont les héritiers de feu Abdou Khadre Kébé se revendiquent propriétaires. Ils accusent les autorités d’avoir procédé, sans leur consentement, à la destruction de bâtiments et d’arbres situés sur le site, une initiative qu’ils attribuent au gouverneur de Kaolack. Pour défendre leurs droits, les héritiers Kébé, représentés par Mes Soumaré et Dabo, ont déposé une plainte le 12 février 2025 auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaolack. Cette plainte vise des faits de « voies de fait, destruction de biens appartenant à autrui et occupation illégale de terrain dont autrui pouvait disposer en vertu d’un titre foncier ».

Dans leur dossier, les avocats ont fourni plusieurs éléments de preuve, notamment un procès-verbal de constat établi par un huissier de justice et un état de droits réels daté du 15 avril 2024, confirmant que le terrain en question appartient exclusivement aux héritiers de feu Abdou Khadre Kébé.

Selon Abdou Salam Kébé, porte-parole des héritiers, tout a commencé le 31 janvier dernier lorsqu’il a été informé de la présence d’engins de chantier sur le site. Sur place, il découvre que des bâtiments et des arbres sont en cours de démolition. Alerté, il prend contact avec la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos), qui nie toute implication. C’est finalement auprès du superviseur des travaux qu’il apprend que les destructions sont menées sous instruction de l’Ageroute, elle-même mandatée par le gouverneur de Kaolack.

« Le responsable de l’Ageroute m’a passé le gouverneur au téléphone, et ce dernier m’a confirmé avoir ordonné ces démolitions, pensant que le site appartenait aux services des grandes endémies », rapporte Abdou Salam Kébé. Lorsqu’il lui précise que le titre foncier appartient à sa famille depuis 1975, le gouverneur lui aurait suggéré de laisser les travaux se poursuivre et d’en discuter ultérieurement.

Face à cette situation, la famille Kébé a non seulement saisi la justice, mais envisage également de solliciter l’arbitrage du Khalife général des Mourides à Touba. L’objectif est de sensibiliser les autorités étatiques sur ce litige foncier, qui ne se limite pas au seul titre foncier n°4188, mais concerne également d’autres parcelles à Kaolack.

Interrogé sur l’affaire, le gouverneur de Kaolack a refusé de commenter, invoquant son devoir de réserve. « Nous sommes dans les liens de la hiérarchie. Je ne peux pas m’exprimer sur une affaire pendante sans autorisation », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’Observateur.

Alors que l’événement approche, cette affaire pose la question de la sécurisation du site et du climat dans lequel se tiendra la Journée nationale de l’élevage. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce litige pourrait bien entacher une cérémonie censée célébrer un secteur clé de l’économie sénégalaise.

Pape Gueye victime d’une escroquerie : le milieu sénégalais raconte sa mésaventure à Marseille

Le passage de Pape Gueye à l’Olympique de Marseille a été marqué par des performances solides sur le terrain, mais aussi par une affaire extra-sportive dont il se serait bien passé. Dans un récent podcast diffusé sur la chaîne YouTube LeChairman, le milieu de terrain sénégalais, aujourd’hui joueur de Villarreal, a révélé avoir été victime d’une escroquerie de la part d’un individu en qui il avait placé sa confiance.

Dans son témoignage, le joueur de 26 ans explique comment il s’est fait piéger par un homme qu’il considérait presque comme un frère :

« J’étais à Marseille et il y avait un snapchateur que les gens connaissent. Ils ne m’ont plus vu avec lui donc ils se disaient que c’était bizarre. Je suis dans une ville, le gars est Sénégalais, moi aussi, donc je l’ai pris un peu comme mon petit frère. »

Cette relation de confiance a pourtant vite tourné au cauchemar. Profitant de sa proximité avec le footballeur, l’escroc a trouvé le moyen d’accéder à ses informations bancaires à son insu.

Selon les explications de Pape Gueye, l’individu avait l’habitude de se rendre chez lui, ce qui lui a permis d’agir en toute discrétion :

« Ce gars venait chez moi. […] Dans un moment d’inattention, où on était ensemble, il a pris ma carte bancaire du Sénégal en photo. »

Grâce à cette simple image, l’escroc a pu effectuer plusieurs transactions frauduleuses, sans que le joueur ne s’en aperçoive immédiatement :

« J’ai su quelques mois après qu’il s’envoyait de l’argent via PayPal avec ma carte bancaire du Sénégal, donc je ne recevais pas les notifications. »

L’histoire de Pape Gueye illustre une réalité bien connue dans le monde du football : de nombreux joueurs, souvent jeunes et issus de milieux modestes, deviennent des cibles privilégiées pour des individus malintentionnés. Entre escroqueries financières, investissements douteux et entourages opportunistes, les cas de footballeurs floués ne sont pas rares.

Heureusement, malgré cet épisode douloureux, Pape Gueye semble aujourd’hui avoir tourné la page et poursuit sa carrière sous les couleurs de Villarreal. Une mésaventure qui, espérons-le, lui servira de leçon pour mieux protéger ses finances à l’avenir.

Sénégal – Mali : Lancement des patrouilles conjointes transfrontalières à Diboli

Diboli, une localité stratégique située à la frontière entre le Sénégal et le Mali, a été le théâtre d’une cérémonie marquant le lancement officiel des patrouilles conjointes transfrontalières entre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) des deux pays. Cette initiative vise à renforcer la sécurité dans cette zone sensible, en proie à diverses menaces transnationales.

Les patrouilles seront menées par des détachements d’unités de la Zone militaire N°4 du Sénégal, des gendarmes du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI), ainsi que leurs homologues maliens, composés d’éléments des forces armées et de la police. Ce dispositif opérationnel a pour objectif principal de lutter contre le terrorisme, le trafic de drogue, la contrebande et d’autres formes de criminalité qui affectent la région.

La cérémonie de lancement a réuni des commandants de zones militaires voisines et des autorités locales, témoignant de l’engagement des deux États à renforcer leur coopération en matière de sécurité.

La frontière entre le Sénégal et le Mali est une zone de circulation intense, où les groupes criminels et les organisations terroristes exploitent les failles sécuritaires pour mener diverses activités illicites. Face à cette situation, la mise en place de ces patrouilles mixtes constitue une réponse adaptée pour sécuriser les axes de transit et assurer la protection des populations locales.

Les opérations conjointes permettront également d’améliorer le partage de renseignements entre les forces de sécurité des deux pays, favorisant ainsi une meilleure anticipation des menaces et une réaction plus efficace face aux incidents sécuritaires.

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de coopération militaire entre Dakar et Bamako. Malgré un contexte régional marqué par des défis sécuritaires croissants, le Sénégal et le Mali réaffirment leur volonté de collaborer pour la stabilité de leurs territoires respectifs.

Crise dans le secteur de la santé : Le SAMES décrète une nouvelle grève de 48 heures

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) maintient la pression sur le gouvernement. Ce jeudi, son Bureau Exécutif National (BEN) a tenu une réunion d’évaluation de la grève en cours, en présence des secrétaires généraux de zones et de sections. L’objectif était d’analyser l’impact de leur mouvement et d’échanger sur les perspectives de leur plan d’action.

Le BEN a salué la mobilisation exemplaire de ses membres, soulignant le respect total du mot d’ordre de grève en cours. Toutefois, l’impasse persiste dans les négociations avec les autorités. Lors d’une rencontre tenue le mardi 18 février 2025 avec une délégation du Ministère de la Fonction Publique et de la Transformation du Secteur Public, le syndicat espérait des avancées significatives. Mais selon un communiqué du SAMES, « aucune proposition concrète n’a été formulée concernant les questions soulevées dans leur plateforme revendicative ».

Pire encore, les représentants du gouvernement auraient une fois de plus renvoyé les syndicalistes vers le Premier Ministre, prolongeant ainsi le statu quo. Une attitude que le SAMES qualifie d’« inertie du gouvernement face aux revendications légitimes des professionnels de santé ».

Face à ce manque de volonté politique perçu, le SAMES a décidé de renforcer son plan d’action. Ainsi, le BEN a décrété une nouvelle grève générale de 48 heures les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025. Toutefois, le syndicat a précisé que les services d’urgence resteront fonctionnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.

Cette nouvelle phase du mouvement social risque de perturber davantage le système de santé sénégalais, déjà sous tension. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce. Reste à voir si les autorités prendront des mesures concrètes pour désamorcer la crise ou si le bras de fer entre les médecins et l’État se durcira encore davantage.

Journée Portes Ouvertes de l’USSEIN : Mouhamed Khalifa Niasse (Baye Khalifa) soutient les étudiants

Mouhamed Khalifa Niasse, dit Baye Khalifa, Président du Mouvement Kaolack Droit Devant (K2D), a honoré de sa présence la Journée Portes Ouvertes de l’Université Cheikh Ibrahima Niass du Sine-Saloum (USSEIN), organisée par le CROUS. Il a accepté d’en être le parrain, réaffirmant ainsi son engagement envers l’éducation et les étudiants sénégalais.

Conscient des défis majeurs liés à la formation universitaire et aux conditions de vie souvent difficiles des étudiants, Baye Khalifa Niasse a posé un geste fort de solidarité en offrant un don généreux de 1 000 tickets restaurant, ainsi que des lots de boissons pour soutenir le quotidien des étudiants. Cet acte de bienfaisance témoigne de son souci constant du bien-être des jeunes et de son désir de contribuer à leur réussite académique et personnelle.

Par ailleurs, Mouhamed Khalifa Niasse a réitéré son engagement envers la jeunesse, affirmant qu’une fois élu maire de Kaolack lors des prochaines élections, il mettra en place des initiatives concrètes pour les soutenir davantage. Cette promesse traduit sa vision d’un avenir meilleur pour la jeunesse et son ambition de développer des politiques publiques adaptées aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation et du développement social.

La communauté universitaire et les étudiants du CROUS ont exprimé leur gratitude envers Mouhamed Khalifa Niasse pour sa générosité et son leadership inspirant. Son soutien indéfectible à l’éducation et à la jeunesse reste un exemple à suivre pour tous ceux qui aspirent à un Sénégal prospère et solidaire.

Sénégal-République Tchèque : Vers un renforcement de la coopération dans les infrastructures et les transports

Le Sénégal et la République Tchèque veulent renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques. C’est dans ce cadre qu’une importante délégation tchèque, conduite par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et des Transports aériens, Martin Couper, a été reçue ce jeudi à Diamniadio par son homologue sénégalais, Yankhoba Diémé.

Lors de cette rencontre, le ministre sénégalais des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a salué les relations bilatérales entre les deux nations et a plaidé pour leur approfondissement dans des domaines clés tels que les infrastructures, les transports terrestres, les transports aériens et ferroviaires. « Ce sont des secteurs clés pour le succès de la Vision 2050, qui est un nouveau référentiel de politiques publiques », a-t-il souligné, rappelant l’ambition du Sénégal de moderniser ses infrastructures pour un développement durable et inclusif.

La Vision 2050, portée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, vise à renforcer la croissance économique du pays tout en veillant à une redistribution équitable des bénéfices aux populations. Selon Yankhoba Diémé, le partenariat avec la République Tchèque s’inscrit pleinement dans cette dynamique et pourrait permettre des avancées significatives dans le secteur des transports.

Pour sa part, le ministre tchèque Martin Couper a réaffirmé l’engagement de son pays à poursuivre cette coopération. Il a souligné l’importance de ces échanges bilatéraux et s’est dit confiant quant à leur renforcement dans les années à venir.

Cette visite témoigne d’une volonté commune de renforcer les liens économiques et techniques entre Dakar et Prague. Elle ouvre la voie à de futurs investissements et projets conjoints qui pourraient bénéficier aux deux nations, notamment dans les infrastructures et les transports, des secteurs vitaux pour le développement du Sénégal.

Ce rapprochement s’inscrit dans une vision plus large de diversification des partenariats internationaux du Sénégal, qui ambitionne de moderniser ses infrastructures pour soutenir sa croissance et améliorer la mobilité de ses citoyens.

2e ROUND DU SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » : Le changement de la composition de la Cour suprême à la veille du procès suscite des interrogations

Alors que la Cour suprême s’apprête à examiner, ce vendredi 21 février 2025, la demande de rétractation introduite par l’ASER contre la décision de l’ARCOP suspendant la procédure du marché d’électrification rurale, un changement dans la composition des magistrats en charge du dossier suscite des interrogations. L’ASER, qui avait été déboutée le 21 novembre 2024, espère ainsi obtenir un nouveau regard sur son recours, cette fois devant une formation remaniée de la Cour suprême.

 

L’Agence sénégalaise d’Électrification rurale (ASER) persiste dans sa bataille judiciaire contre l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Après un premier revers devant la Cour suprême, qui avait rejeté sa demande de suspension de la décision du 2 octobre 2024 de l’ARCOP, l’ASER revient à la charge avec une procédure en rétractation. Pourtant, aucun élément nouveau ne semble justifier un tel revirement, si ce n’est un détail troublant : la composition de la Cour suprême a été modifiée à la veille de cette audience cruciale.

La décision initiale de l’ARCOP avait ordonné le sursis à l’exécution du marché d’électrification rurale dans plusieurs régions du Sénégal, au motif que l’ASER n’avait pas fourni les justificatifs relatifs aux 37 milliards F CFA décaissés par la Banque Santander, qui sont introuvables selon les avocats d’AEE POWER SENEGAL (voir parution du « Dakarois Quotidien » du 22 novembre 2024). Un point central de l’affaire, puisque malgré les injonctions répétées , ces documents n’ont toujours pas été transmis. 

Ce qui intrigue aujourd’hui, c’est le changement inattendu de la composition de la Cour suprême en charge du dossier. Le juge des Référés, O. G., jusque-là président de la deuxième chambre administrative, a été remplacé par A. N. L’Avocat général M. D. G. a laissé sa place à J. L. P. T., tandis que le greffier S. I. D. a été remplacé par M. L. Un remaniement qui, dans un contexte aussi sensible, soulève des interrogations. Pourquoi un tel bouleversement alors qu’aucun fait nouveau ne paraît justifier un retour en arrière sur une décision déjà rendue ? L’ASER, qui n’a toujours pas présenté les justificatifs exigés, espère-t-elle un traitement plus favorable avec cette nouvelle composition ?

 

LES SOUBASSEMENTS DE LA DÉCISION DE  L’AUDIENCE PUBLIQUE DU 21 NOVEMBRE 2024

 

La Cour suprême, saisie du dossier, a suspendu l’exécution du marché en raison d’irrégularités alléguées et de soupçons de malversations financières.

L’affaire trouve son origine dans un marché conclu le 23 février 2024 entre l’ASER et la société espagnole AEE POWER EPC, approuvé le même jour par le ministre des Finances et du Budget, pour un montant de 91 milliards de francs CFA (140 millions d’euros). Ce projet, financé par la banque espagnole Santander et garanti par l’Agence espagnole de crédit à l’exportation (CESCE), devait permettre l’électrification de 1 500 localités rurales.

Toutefois, le partenariat s’est rapidement envenimé. AEE POWER EPC avait co-traité une partie du marché à AEE POWER SENEGAL pour la fourniture de poteaux électriques en béton armé, via un « contrat de prestation de services ». En d’autres termes, AEE POWER EPC a donné mandat à son mandataire-prestataire AEE POWER SENEGAL d’assurer l’acquisition des poteaux électriques en béton armé pour l’exécution du projet d’électrification rurale de 928 localités du Sénégal.

Mais, l’entreprise sénégalaise affirme que l’entreprise espagnole a refusé de lui verser les fonds nécessaires au démarrage des travaux, malgré la réception d’une avance de 56 millions d’euros (plus de 37 milliards de francs CFA).

Le 21 juin 2024, AEE POWER EPC a unilatéralement résilié le contrat conclu avec AEE POWER SENEGAL, qui a immédiatement saisi l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP). Le 3 juillet 2024, l’ARCOP a ordonné la suspension de la résiliation du contrat et a demandé à l’ASER de fournir des documents sur la renégociation du marché.

Dans le même temps, la situation s’est complexifiée avec la plainte déposée le 30 août 2024 par AEE POWER EPC devant le Tribunal de Grande Instance de Dakar contre AEE POWER SENEGAL, pour « escroquerie, faux et usage de faux ». L’entreprise espagnole accuse son ancien partenaire sénégalais d’avoir fourni de faux documents fiscaux et administratifs.

Face à ces tensions, la banque Santander, principal bailleur de fonds du projet, a décidé de suspendre son financement le 30 septembre 2024. Elle affirme ne pas avoir reçu de justificatifs clairs sur l’utilisation des fonds versés à AEE POWER EPC et s’inquiète de l’éligibilité de la garantie souveraine de l’État sénégalais.

De son côté, AEE POWER SENEGAL a saisi à nouveau l’ARCOP pour contester la réorganisation du projet décidée par l’ASER et AEE POWER EPC, qui l’ont écartée. En réponse, la Commission des litiges de l’ARCOP a ordonné, le 2 octobre 2024, la suspension de l’exécution du marché, en attendant un règlement du différend.

L’ASER, qui plaide l’urgence du projet pour des milliers de Sénégalais privés d’électricité, a saisi la Cour suprême pour obtenir la levée de cette suspension. L’agence publique estime que le blocage du projet risque de générer d’importants surcoûts et de compromettre l’électrification de zones reculées.

Elle argue également que la décision de l’ARCOP viole le principe du contradictoire et qu’aucune preuve solide ne remet en cause la régularité du marché initial. Mais pour AEE POWER SENEGAL, la suspension est justifiée, tant que toutes les clarifications sur la passation du marché et l’utilisation des fonds n’ont pas été apportées.

Ce vendredi 21 février 2025, la Cour suprême doit se prononcer sur la demande de rétractation introduite par l’ASER. Pourtant, l’attention est ailleurs ! C’est à l’Assemblée nationale que se cristallisent les regards, où le Premier ministre, Ousmane Sonko, est attendu pour une séance de discussions avec les parlementaires.

Penda THIAM

UC-FIATE SÉNÉGAL sponsorise la journée nationale de l’élevage prévue ce 22 février à Kaolack.

L’union coopérative des fournisseurs d’intrants agricole, des transformateurs et d’équipements par le biais de leur président M. Babou Khady Dieng, accompagne le secteur de l’élevage en perspective de la journée nationale de cette dernière prévue ce 22 février à Kaolack.


Créée le 27 juillet 2024, UC FIATE SÉNÉGAL est une société coopérative qui s’engage à transformer le secteur agricole au Sénégal avec un siège basé à hanne Mariste Dakar et un capital de 22 millions de FCFA.
Elle regroupe 39 membres fondateurs et attire continuellement de nouveaux adhérents dans toutes les régions du pays.


UC-FIATE se fixe pour mission de faciliter l’accès aux intrants agricoles de qualité, promouvoir des pratiques agricoles modernes et durables, et soutenir la transformation ainsi que la valorisation des produits agricoles pour répondre aux besoins du marché local et régional.


UC-FIATE favorise un élevage intensif et moderne grâce à nos solutions fourragères et alimentaires.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°402 – 21/02/2025

🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » / CHANGEMENT DE LA COMPOSITION DE LA COUR SUPRÊME POUR L’AUDIENCE D’AUJOURD’HUI : C’EST LOUCHE !
🔴 HÔPITAL RÉGIONAL DE ZIGUINCHOR / APRÈS LE DÉBALLAGE DU SYNTRAS : LE DIRECTEUR SORT DE SA RÉSERVE

🔴 COMPÉTITIONS AFRICAINES INTERCLUBS : L’ÉTAT SE RETIRE DU FINANCEMENT
🔴 BEACH SOCCER : LE SÉNÉGAL SURCLASSE À NOUVEAU LES SEYCHELLES

Les parlementaires sénégalais en ordre de bataille pour la protection du littoral

Le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présidé ce jeudi l’ouverture du Panel des parlementaires sur les enjeux et défis liés à la résilience du littoral sénégalais et à la protection de ses ressources naturelles. Organisé par le Réseau des parlementaires pour l’environnement (REPES), cet événement coïncide avec le renouvellement du bureau de ce réseau engagé dans la défense des questions écologiques.

Dans son discours d’ouverture, El Malick Ndiaye a insisté sur l’urgence de protéger le littoral sénégalais, menacé par l’érosion côtière et l’occupation anarchique. Il a rappelé que cette rencontre devait amorcer une réflexion approfondie pour accélérer le processus législatif visant à adopter une loi sur le littoral. Pour lui, l’action parlementaire, qui inclut l’initiative législative et le contrôle de l’exécutif, est un levier stratégique pour répondre aux défis environnementaux.

Le Président de l’Assemblée nationale a souligné l’importance de renforcer le cadre juridique afin de protéger les écosystèmes côtiers et marins. Il a évoqué la Convention sur la protection et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières en Afrique de l’Ouest et du Centre, dont plusieurs protocoles additionnels sont en cours de ratification. Ces protocoles portent sur :

• La lutte contre la pollution marine,

• La gestion intégrée des zones côtières,

• La préservation des mangroves,

• Les normes environnementales encadrant l’exploitation minière et gazière en mer.

Si cette dynamique se poursuit, ces protocoles pourraient bientôt être intégrés dans le droit national, a-t-il précisé.

En clôture de son allocution, El Malick Ndiaye a invité le REPES à s’approprier le rapport “Who Owes Who?” publié par ActionAid. Ce document affirme que les pays industrialisés doivent 36 000 milliards de dollars aux nations africaines, en raison de leur responsabilité historique dans la crise climatique. À titre de comparaison, la dette extérieure totale des pays africains s’élève à 1 450 milliards de dollars, soit 25 fois moins que la dette climatique due par les grandes puissances pollueuses.

En marge de la cérémonie, le Président de l’Assemblée nationale a reçu une délégation de parlementaires mauritaniens, venus assister au panel. Cette rencontre marque une volonté de renforcer la coopération régionale dans la gestion des enjeux environnementaux et maritimes.

Avec cette initiative, le Parlement sénégalais affiche clairement son engagement à jouer un rôle de premier plan dans la protection du littoral et la préservation des ressources naturelles du pays.

Protocole de Maputo, autorité parentale : La plate-forme nationale « Ndeyou Askan Wi » dit niet et interpelle les autorités

« Non à l’harmonisation de notre code de famille avec le protocole de la mécréance de Maputo », « Non à l’avortement médicalisé », « Autorité au père de famille », « Oui pour la puissance paternelle », tels sont, entre autres, les messages que l’on pouvait lire sur les pancartes brandies par les femmes de la plate-forme nationale « Ndeyou Askan Wi », lors d’un face à face avec la presse. Il s’agissait en effet, d’un message adressé au président de l’Assemblée nationale en réponse à la députée Mareme Mbacké qui, selon elles, soutient le protocole de Maputo qui foule au pied l’autorité du père de famille, synonyme d’une distorsion sans précédent de l’orthodoxie de la nomenclature familiale sénégalaise. « L’islam est attaqué, la oumma féminine est bouleversée, les « seyaanes » que nous sommes incorruptibles, les Ndeyou askan wi que nous sommes interpelons solennellement devant Dieu, devant le peuple sénégalais, le père, l’époux, le musulman que vous êtes. Il s’agit de la croisade orchestrée contre notre famille, contre l’autorité du père comme chef de la famille sur laquelle une minorité voudrait que l’on légifère contre la volonté de Dieu et de la majorité presque absolue des femmes musulmanes. Il aurait été plus admissible pour notre fierté de croyante d’avoir en face de nous ou bien contre nous l’adversaire d’une sensibilité contraire en termes de foi, hélas, devant nous, contre l’islam, nous avons des musulmans, des compatriotes. Les fossoyeurs de la foi, les ennemis de l’islam doivent se frotter bien les mains », ont-elles dit dans une déclaration lue par Mariam Khady Mbacké, enseignante/chercheure, au nom de la plate-forme « Ndeyou Askan Wi », avant d’ajouter: « depuis ce que les féministes ont appelé journée internationale de la violence basée sur le genre, une offensive sans précédent a été ciblée sur la femme et sur la famille et sur la fille particulièrement. Tous les leviers genre et directions de l’Etat sont en ébullition depuis car jusque-là, le nombre de femmes dans le gouvernement ainsi que l’appellation sans le terme genre du ministère de la femme leur était resté à travers la gorge. Avec tous les régimes qui se sont succédé à la tête de notre pays, l’échec à faire appliquer le Protocole de Maputo a été cuisant pour la gente féministe car toutes les revendications y compris l’autorité parentale partagée ne sont autre que les dispositions de leur livre saint, le Protocole de Maputo. Dieu soit loué, le Sénégal ne regorge pas de femmes divorcées entre deux avions qui voudraient traîner leur progéniture par les quatre coins du monde qu’il faille derechef leur réserver des lois particulières ».

Ces femmes sénégalaises issues de toutes les confrèries religieuses, déterminées à aller jusqu’au bout, n’ont pas manqué de pointer du doigt l’occident qui, selon elles, en est l’instigateur. « La famille sénégalaise et même africaine, depuis la période coloniale, avec le fameux décret Mandel de Jacquinot a fait les frais de toutes les perfides, de toutes les méchancetés de la part de l’occident. La France, infertile du fait de la guerre des sexes et du mariage pour tous nous envie notre fécondité, notre féminité. Leur desein inavoué est de détruire la famille. L’occident des familles hybrides, parents par éprouvette, nous envie nos liens de sang, c’est là tout le secret de cet acharnement sur notre schéma familial, sur notre politique de natalité depuis toujours. Cette cabale contre l’autorité du père s’inscrit dans la même veine, c’est la suite du sit-in « Taatu neen » avec leur fameux slogan « Diongal patriarcat » (vous nous excuserez de la vulgarité mais c’est en effet leurs termes) », a dit Mme Mbacké.

Poursuivant, « Ndeyou Askan Wi » qui se dit prête à défendre les valeurs qui fondent notre unité nationale et au sacrifice suprême, dira face aux journalistes qu’un bateau ne saurait avoir deux capitaines. « Si la famille africaine élargie, particulièrement celle sénégalaise est plus que jamais jeune, dynamique et pleine de vitalité, elle le tient de cette résilience humaniste, endogène, adossée à un système de valeur sans pareil au monde qui a su cultiver la solidarité et le respect de l’autorité et du droit d’aînesse à un décret qui est intrinsèque. C’est à la lumière de tout ce qui précède qu’il faut lire cet assaut coordonné entre agitatrices féministes, stipendiées à la solde des lobbies maçons et homosexuels et leurs partenaires techniques et financiers ou soit disant au développement à qui ils ont vendu leur âme et leur dignité. Ils ne s’arrêteront que lorsque ce qui fait référence à la religion disparaîtra du code de la Famille sénégalais. Cette autorité de l’homme n’est pas la bataille des Sénégalaises soucieuses de se conformer aux préceptes du Coran et d’assurer la stabilité de leur famille. Une sagesse ancestrale nous a appris que l’époux n’est pas l’égal de la femme et qu’il faut respecter son autorité. Ce précepte antique traduit l’esprit de notre philosophie matrimoniale et en constitue la vertu première ainsi donc un bateau ne saurait avoir deux capitaines. Remettre en cause l’autorité du père de famille serait une distorsion sans précédent dans l’orthodoxie de notre nomenclature familiale. Les conséquences d’une telle disposition pourraient impacter de manière irréversible notre acception matrimoniale, notre sens de la famille. Elles peuvent gagner à leur cause une poignée d’hommes soit disant modernes, infirmes de leur foi, qui se croient plus justes et plus clairvoyants que le Seigneur. Elles ont certes leurs médias, deux ou trois journalistes à leur solde, arrosés aux fonds onusiens qui, contrairement à leur déontologie, se gardent bien de tendre leur micro aux femmes musulmanes mais nous, nous avons Dieu et le peuple sénégalais bien ancré dans sa culture et sa croyance. On en a fait l’expérience avec les dernières élections. Pour tout ce qui a trait à notre foi pour défendre les valeurs qui fondent notre unité nationale, nous sommes prêts au sacrifice suprême »

Convaincues que le président de l’Assemblée nationale respectera le caractère sacré de la majorité en démocratie et les dispositions constitutionnelles consacrant la liberté de culte, ces femmes musulmanes espérent que leur cri de cœur sera entendu par qui de droit. « Dans l’espoir de ce cri de cœur des femmes musulmanes ne se fourvoie pas dans des mains d’ennemis qui puissent l’acheminer dans les tiroirs de l’oubli comme toutes nos correspondances l’ont été d’ailleurs à la Présidence, à la Primature et au ministère de la Famille, veillez agréer Monsieur le président de l’Assemblée nationale l’expression de notre profond respect », a conclu la plate-forme nationale des femmes dirigée par Seyda Ndeye Fatou Fall qui regroupe en son sein des dizaines d’associations féminines musulmanes.

Aly Saleh

Dakar : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs

Le Président de la République du Sénégal, S.E.M. Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi au Palais de la République les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités à Dakar.

Cette cérémonie solennelle marque l’entrée en fonction officielle des diplomates, qui auront pour mission de renforcer les relations entre leurs pays respectifs et le Sénégal. Les nouveaux ambassadeurs sont :

• S.E.M. Rutch Soratana, ambassadeur du Royaume de Thaïlande ;

• S.E.M. Takeshi Akamatsu, ambassadeur du Japon ;

• S.E. Mme Mariama Alassan Moha, ambassadrice de la République du Niger ;

• S.E.M. Abdelghani Elnaim Awadelkarim Abdallah, ambassadeur du Soudan ;

• S.E. Mme Daniella Xavier Cesar, ambassadrice de la République fédérative du Brésil.

Un engagement pour le renforcement de la coopération bilatérale

Lors de cette rencontre, le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’engagement du Sénégal à poursuivre et à renforcer la coopération diplomatique avec ces nations. Il a exprimé sa volonté de développer des relations mutuellement bénéfiques dans des domaines variés tels que l’économie, la culture, l’éducation et la sécurité.

Chaque ambassadeur, dans un bref échange avec le chef de l’État, a mis en avant les priorités de son pays pour approfondir les liens avec le Sénégal. Le Japon et la Thaïlande, par exemple, souhaitent dynamiser les échanges économiques et technologiques, tandis que le Niger et le Soudan entendent renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité et de l’intégration régionale. De son côté, le Brésil mise sur une collaboration accrue dans les secteurs de l’agriculture et des énergies renouvelables.

Cette cérémonie de remise des lettres de créance témoigne du dynamisme de la diplomatie sénégalaise sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’État entend consolider la position du Sénégal sur la scène internationale et diversifier ses partenariats stratégiques.

Avec ces nouvelles accréditations, Dakar continue d’affirmer son rôle en tant que hub diplomatique en Afrique de l’Ouest, favorisant un dialogue constructif et des collaborations fructueuses avec des partenaires du monde entier.

Alerte à la poussière : une qualité de l’air dégradée attendue ce week-end

Les autorités météorologiques ont émis une alerte concernant une détérioration significative de la qualité de l’air au Sénégal durant le week-end du 22 au 23 février 2025. Cette situation est due à l’arrivée de particules de poussière en provenance du désert, qui affecteront l’ensemble du territoire national.

Dès la soirée du vendredi 21 février, les premières traces de poussière seront visibles sur l’axe Podor-Matam, avant de se propager progressivement à l’ensemble du pays. Les experts annoncent une qualité de l’air classée entre « très mauvaise » et « extrêmement mauvaise », ce qui représente un danger potentiel pour la santé publique.

En plus des effets respiratoires, cette tempête de poussière risque de réduire considérablement la visibilité, compliquant ainsi les déplacements sur les routes et affectant certaines activités en extérieur. Les rafales de vent pourront atteindre les 40 km/h, bien qu’une légère accalmie soit prévue sur Dakar.

Face à cette situation, les autorités sanitaires recommandent aux populations, en particulier aux personnes vulnérables telles que les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires, d’éviter les sorties prolongées et de porter des masques de protection si nécessaire. Les automobilistes sont également appelés à redoubler de prudence en raison de la visibilité réduite sur certaines routes.

Baisse des salaires et suspension des subventions : l’APR dénonce « l’immaturité » du gouvernement et craint une politique d’austérité

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a vivement réagi ce jeudi 20 février aux récentes déclarations du ministre Secrétaire général du Gouvernement, Mouhamadou Al Aminou Lo, concernant la baisse des salaires, la suspension des subventions et l’augmentation de la fiscalité pour certaines catégories sociales et entreprises.

Dans un communiqué officiel, le parti de l’ancien président Macky Sall considère ces mesures comme un retour à une politique d’austérité, qui pourrait mettre en péril les avancées économiques des dernières décennies.

L’APR estime que ces décisions placent le Sénégal sous un régime d’ajustement structurel, une situation qui, selon eux, remettrait en cause plusieurs années d’efforts en matière de transformation économique et de croissance inclusive.

Le parti critique fermement la méthode employée par les nouvelles autorités, affirmant que « l’immaturité dans la gestion de l’État » est flagrante. Il s’étonne également que de telles annonces aient été faites par un Secrétaire général du Gouvernement, et non par le Premier ministre ou le Président de la République, qu’il accuse d’éluder les mauvaises nouvelles.

Dans son communiqué, l’APR rappelle que le gouvernement actuel a hérité d’une économie stable avec des fondamentaux solides et une crédibilité financière reconnue par les partenaires internationaux. L’ancien parti au pouvoir dénonce ainsi une mauvaise gestion et un manque de vision stratégique, qui, selon lui, risquent d’accentuer la précarité sociale et économique.

En réponse à ces mesures, l’APR salue la vigilance des centrales syndicales et les appelle à défendre les acquis des travailleurs. Il met également en garde contre toute action qui pourrait réduire encore plus le pouvoir d’achat des Sénégalais, dans un contexte économique déjà difficile.

Par ailleurs, l’APR prend acte du déplacement du Premier ministre à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des députés. Le parti appelle à la mobilisation de ses militants autour du député Farba Ngom, qui sera auditionné le 27 février, estimant qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation du parti.

Accusé d’organisation clandestine de voyages au Qatar : le MTERI dément et annonce des poursuites

Le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions (MTERI) a officiellement réagi aux accusations portées par le chroniqueur Adama Fall, qui l’accuse d’organiser clandestinement des voyages vers le Qatar en échange de paiements frauduleux.

Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, Adama Fall a affirmé que des individus auraient versé jusqu’à 1.500.000 FCFA par candidat pour obtenir un voyage vers le Qatar sous l’égide du ministère. Ces déclarations ont rapidement suscité de nombreuses réactions, mettant en cause la transparence des activités du MTERI.

Face à ces accusations, le ministère a publié un communiqué, repris par plusieurs médias, dans lequel il dément catégoriquement ces allégations. Il qualifie les propos d’Adama Fall de fausses informations, affirmant qu’aucune structure officielle sous sa tutelle ne serait impliquée dans une telle opération illégale.

Le ministère insiste sur le fait que ces accusations n’engagent que leur auteur, et qu’il se réserve le droit de saisir les autorités compétentes afin que des mesures soient prises contre cette campagne de désinformation. Il souligne également son engagement à garantir la transparence et la rigueur dans toutes ses démarches, en particulier celles liées à l’emploi à l’étranger.

Dans un développement plus récent, des sources proches du dossier ont confirmé qu’Adama Fall a été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Il devait se présenter ce mercredi à 16 heures pour répondre aux questions des enquêteurs sur l’origine de ses accusations.

Ce dossier soulève une nouvelle fois la question de la circulation des informations sur les réseaux sociaux et des responsabilités juridiques des personnes tenant des propos accusateurs sans preuves avérées. Il reste à voir si le MTERI ira jusqu’au bout de sa menace de poursuites judiciaires, ou si une issue alternative sera trouvée dans cette affaire.

Souveraineté économique au sein de l’OHADA : Ousmane Sonko insiste sur l’importance de renforcer l’indépendance des États membres

La 58e session de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) s’est ouverte ce mercredi à Dakar sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko. L’événement a réuni les représentants des États membres ainsi que le président en exercice du Conseil des ministres, Ousmane Diagne.

Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Sonko a rappelé que, trois décennies après sa création, l’OHADA demeure un pilier essentiel pour la sécurisation juridique des affaires en Afrique. Il a souligné l’importance pour les États membres de continuer à consolider les acquis de l’organisation et à assurer sa pérennité en renforçant son rôle dans le développement économique du continent.

Le Premier ministre a insisté sur l’enjeu crucial de la souveraineté économique des États membres, affirmant que celle-ci devrait guider l’OHADA dans ses réformes législatives, notamment en matière de co-entreprise. Il a rappelé que le Sénégal avait soumis des propositions de texte sur cette question depuis 2013, sans qu’elles n’aient encore abouti.

« L’OHADA doit être un levier puissant pour stimuler l’investissement, favoriser l’essor du secteur privé et dynamiser la croissance. C’est pourquoi nous devons nous assurer qu’elle réponde pleinement aux besoins économiques et sociaux des États membres et de leurs populations », a déclaré Ousmane Sonko.

Le chef du gouvernement a également salué les avancées réalisées par l’organisation, notamment en matière de rationalisation de l’environnement juridique des affaires à travers les actes uniformes. Toutefois, il a estimé que l’économie sociale et solidaire restait un puissant catalyseur sous-exploité et a plaidé pour une meilleure prise en compte de ce secteur dans les textes de l’OHADA.

Ousmane Sonko a également mis l’accent sur la nécessité d’une gestion budgétaire stricte et transparente des ressources allouées à l’OHADA. Il a exhorté les ministres des États membres à veiller à ce que le budget soit cohérent avec un programme d’activités réaliste, et qu’il respecte les principes fondamentaux de l’élaboration budgétaire.

Le Premier ministre a aussi insisté sur l’importance d’une mobilisation efficace et opportune des ressources destinées aux différentes institutions de l’OHADA. Il a souligné que ces fonds, souvent obtenus au prix de grands sacrifices de la part des États, devaient être affectés avec rigueur afin d’optimiser leur impact.

Cette 58e session de l’OHADA marque également la fin du mandat du Sénégal à la tête de l’organisation. La République du Tchad prendra désormais la présidence de l’OHADA, succédant ainsi au Sénégal.

Le Premier ministre a profité de cette occasion pour appeler les ministres des États membres à faire preuve de rigueur dans le choix des futurs responsables de l’organisation. Il les a invités à privilégier les compétences et les qualités personnelles des candidats, afin de garantir une gestion efficace et dynamique des affaires de l’OHADA.

Kaolack : Mise en place d’une Société Coopérative Agricole des Daaras-Yi

Les maîtres coraniques, membres du Conseil Supérieur des Maîtres Coraniques du Sénégal (CSMCS), ont procédé, après mûre réflexion, à la création d’une coopérative agricole des Daaras-Yi de Kaolack. Cette initiative vise à lutter contre la mendicité et à améliorer les conditions de vie des apprenants du Coran.

Mamadou Papa Guèye et ses collègues ont tenu, ce jeudi, une assemblée générale à la Chambre de commerce de Kaolack pour officialiser la mise en place de cette structure.

« Nous voulons réglementer le sous-secteur de l’enseignement coranique afin que les apprenants du Coran évoluent dans de meilleures conditions. Pour ce faire, nous envisageons plusieurs stratégies. D’abord, nous comptons créer un champ de daaras dans chaque département, commune et arrondissement. Cela permettra d’apporter plus de dignité aux pensionnaires des daaras, qui ont besoin d’actions concrètes en leur faveur. L’éradication de la mendicité passe par un changement de paradigme : les maîtres coraniques doivent s’organiser et cesser d’évoluer individuellement. Nous appelons donc à l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les populations », a déclaré Mamadou Papa Guèye.

Cette initiative marque une étape importante dans la valorisation et l’autonomisation des daaras, tout en apportant une réponse durable au phénomène de la mendicité.

Sénégal : Une alerte sur l’explosion des maladies non transmissibles, dont le rhumatisme

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Dr Ibrahima Sy, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la progression inquiétante des maladies non transmissibles (MNT) au Sénégal, en particulier le rhumatisme, qui toucherait un Sénégalais sur trois. Ces pathologies, autrefois considérées comme secondaires dans les priorités de santé publique, sont aujourd’hui devenues une des principales causes de décès dans le pays, représentant près de 50 % des décès enregistrés.

Les MNT, incluant les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les maladies rhumatismales, connaissent une progression rapide dans la population sénégalaise. Cette tendance est favorisée par plusieurs facteurs d’exposition, notamment des prédispositions génétiques, des habitudes comportementales (alimentation, sédentarité) et des conditions environnementales défavorables.

Le ministre a insisté sur l’urgence d’une mobilisation accrue face à ces pathologies, notamment à travers des initiatives comme le 3e Congrès International de la Société Africaine de Rhumatologie, qui s’est tenu récemment. Cette rencontre a permis aux experts de partager leurs connaissances et d’orienter la formation des jeunes médecins pour améliorer la prise en charge des malades.

Face à l’ampleur du phénomène, le Sénégal a élaboré un plan national de lutte contre les MNT, intégrant des stratégies spécifiques pour chaque pathologie. Le gouvernement met un accent particulier sur le renforcement des infrastructures médicales, la formation des professionnels de santé et l’accès aux traitements.

Cependant, au-delà des approches curatives, le ministre de la Santé a souligné la nécessité de développer une politique de prévention ambitieuse. Selon lui, les MNT, en raison de leur coût élevé, plongent de nombreuses familles dans la précarité. « Il est impératif de mettre en place des actions préventives à grande échelle pour protéger les ménages sénégalais de la ruine », a-t-il affirmé.

Pour répondre efficacement à cette crise sanitaire, les autorités plaident pour une sensibilisation accrue de la population sur les risques liés aux MNT et sur l’importance d’adopter des modes de vie plus sains. Le renforcement du dépistage précoce et l’intégration de programmes de prévention dans le système de santé sont également des axes majeurs de cette nouvelle politique.

Avec l’augmentation des maladies non transmissibles, le Sénégal est à un tournant décisif de sa politique de santé publique. La réussite de cette lutte dépendra de la capacité du pays à conjuguer efforts préventifs et amélioration des soins, afin de freiner la progression de ces pathologies qui représentent aujourd’hui un véritable défi pour le système sanitaire national.

Ousmane Sonko inaugure la 58e session du Conseil des Ministres de l’OHADA

Dakar, 20 février 2025 – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a procédé ce jeudi au lancement des travaux de la 58e session du Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette rencontre, qui réunit les ministres de la Justice et de l’Économie des États membres, vise à renforcer l’intégration juridique et économique du continent.

Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Sonko a souligné l’importance de préserver et de consolider l’OHADA en tant qu’instrument essentiel au développement économique et social en Afrique. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les cadres juridiques aux évolutions économiques pour mieux répondre aux attentes des populations et des entreprises.

Créée en 1993, l’OHADA regroupe 17 États membres et vise à harmoniser le droit des affaires pour faciliter les échanges commerciaux et attirer les investissements. Son système juridique unifié constitue un atout majeur pour la sécurité juridique et la prévisibilité des transactions économiques en Afrique.

Lors de cette session, les ministres examineront plusieurs réformes destinées à moderniser les textes en vigueur, notamment en matière de droit des sociétés, de commerce électronique et d’arbitrage. L’objectif est d’accroître l’attractivité économique des États membres tout en garantissant un cadre juridique stable aux investisseurs.

Le Sénégal, qui accueille cette rencontre, entend jouer un rôle moteur dans la consolidation de l’OHADA. Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à promouvoir un environnement des affaires compétitif, propice à la croissance économique et à la création d’emplois.

En marge des travaux, plusieurs experts et acteurs du monde économique ont salué les avancées réalisées par l’OHADA, tout en appelant à une meilleure diffusion des textes auprès des entreprises locales et des juridictions nationales.

Tensions régionales : Washington sanctionne un haut responsable rwandais pour son soutien au M23

Les États-Unis ont annoncé, jeudi, des sanctions financières contre James Kabarebe, ancien ministre rwandais de la Défense et actuel ministre chargé de l’Intégration régionale. Washington l’accuse d’avoir “orchestré le soutien” de l’armée rwandaise au groupe armé M23, qui sème le chaos dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

James Kabarebe est une figure militaire et politique influente en Afrique centrale. Ancien chef des forces rwandaises en RDC entre 1996 et 1998, il a dirigé le ministère de la Défense de 2010 à 2018 avant de devenir conseiller à la sécurité du président Paul Kagame. Selon le département américain du Trésor, il joue “un rôle essentiel dans les conflits en RDC depuis trois décennies”.

Washington lui reproche d’avoir facilité le soutien de l’armée rwandaise (RDF) au Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion majoritairement tutsi qui, avec l’appui présumé de Kigali, s’est emparée de vastes territoires dans l’est congolais depuis 2021.

Le M23 a récemment mené une offensive éclair, s’emparant de Goma (Nord-Kivu) fin janvier, avant d’avancer vers Bukavu (Sud-Kivu), tombée dimanche. Cette progression alarmante accentue les tensions entre Kinshasa et Kigali, accusé par la RDC et plusieurs rapports onusiens de soutenir activement cette rébellion.

Les États-Unis exigent que le Rwanda cesse son appui au M23 et “respecte la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC”, selon un communiqué du département d’État.

En plus de James Kabarebe, Washington a sanctionné Lawrence Kanyuka, porte-parole politique du M23, qui détient des entreprises enregistrées au Royaume-Uni et en France. Ces sanctions entraînent :

• Le gel des avoirs des individus et entreprises visés aux États-Unis.

• L’interdiction pour les citoyens et entreprises américaines de commercer avec eux.

• Un impact sur leurs transactions internationales, notamment en dollars, au risque de tomber sous juridiction américaine.

Ces mesures pourraient compliquer encore davantage la situation sécuritaire et diplomatique déjà tendue entre la RDC et le Rwanda. Kinshasa, qui réclame depuis longtemps des sanctions contre Kigali, pourrait y voir un signal fort en faveur de sa souveraineté. De son côté, le Rwanda risque d’accentuer sa position défensive face aux pressions internationales.

Alerte pollution au Sénégal : un important nuage de poussière attendu ce week-end

Le Sénégal s’apprête à traverser un épisode de pollution atmosphérique particulièrement intense ce week-end, avec l’arrivée d’une vaste masse de poussière en provenance du désert. Selon les prévisions météorologiques, la qualité de l’air se détériorera fortement entre le vendredi 21 février au soir et le dimanche 23 février 2025, atteignant des niveaux de pollution classés de « très mauvais » à « extrêmement mauvais » sur l’ensemble du territoire.

Les premières traces de cette masse de poussière sont attendues dès vendredi soir sur l’axe Podor – Matam, avant de se généraliser à l’ensemble du pays dès samedi. En plus de l’augmentation des particules fines dans l’air, cet épisode sera accompagné de rafales de vent dépassant les 40 km/h, bien que celles-ci devraient être légèrement moins intenses à Dakar. La visibilité pourrait également être fortement réduite, rendant les déplacements plus difficiles.

Face à cette dégradation de la qualité de l’air, les autorités sanitaires appellent à la vigilance, en particulier pour les personnes vulnérables. Les asthmatiques, les personnes souffrant d’allergies respiratoires et les personnes âgées sont invitées à prendre des précautions. Il est notamment recommandé de :

• Limiter les sorties à l’extérieur, en particulier pour les personnes fragiles ;

• Garder les traitements médicaux à portée de main ;

• Porter un masque de protection si nécessaire ;

• Éviter les efforts physiques intenses à l’extérieur ;

• Maintenir les fenêtres et portes fermées pour limiter l’infiltration de poussière à l’intérieur des habitations.

Les épisodes de pollution liés aux masses de poussière saharienne sont fréquents au Sénégal, en particulier pendant la saison sèche. Cependant, leur intensité et leur impact sur la santé publique suscitent des inquiétudes croissantes. Ces événements rappellent également la nécessité de renforcer la surveillance de la qualité de l’air et d’adopter des mesures de prévention adaptées.

Sénégal : La CESL exige l’abrogation de la loi d’amnistie et la vérité sur la mort des étudiants de l’UGB

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) de l’Université Gaston Berger (UGB) a réitéré son opposition à la loi d’amnistie adoptée le 6 mars 2024. Dans un communiqué, son président, Alpha Issaga Diallo, a dénoncé une “entrave à la vérité” et appelé les autorités à faire toute la lumière sur la mort de deux étudiants, Alpha Yéro Tounkara et Prosper Clédor Senghor, décédés lors des affrontements liés au report de l’élection présidentielle de 2024.

Pour la CESL, la loi d’amnistie constitue un obstacle aux enquêtes sur ces décès survenus en 2024 dans un contexte de tensions politiques. “Nous refusons que ces événements soient effacés de la mémoire collective par un simple texte juridique”, a affirmé Alpha Issaga Diallo, exigeant que les responsables soient identifiés et traduits en justice.

En signe d’hommage, la CESL propose également que des infrastructures universitaires portent les noms des deux étudiants disparus. Une manière, selon elle, de préserver leur mémoire et de rappeler le devoir de justice à l’État.

Adoptée en mars 2024, la loi d’amnistie couvre les faits de violences politiques commis entre février 2021 et février 2024. Son abrogation fait aujourd’hui débat au sein de la classe politique. Le député d’opposition Thierno Alassane Sall a récemment déposé une proposition de loi pour son annulation, un geste que certains membres de la majorité, notamment du parti Pastef, qualifient de “récupération politique”.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même concerné par cette loi, avait annoncé en décembre 2024 un projet d’abrogation, laissant entendre une possible révision de la politique de justice transitionnelle.

Alors que le gouvernement semble s’orienter vers une remise en cause de la loi, la pression des étudiants et de certaines forces de l’opposition pourrait accélérer le processus. La CESL prévient qu’elle restera mobilisée jusqu’à ce que des actions concrètes soient prises.

Journée nationale de l’élevage : « Patriote Tey Ak Ellek » liste les attentes

La Journée nationale de l’élevage sera célébrée ce samedi 22 février à Kaolack sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Si ses partisans comptent lui réserver un accueil chaleureux, ils n’en restent pas moins attentifs aux nombreuses attentes du monde rural, qui persistent malgré les efforts consentis par l’État. Le président du mouvement « Patriote Tey Ak Ellek », Cheikh Niass, a promis de transmettre ces préoccupations au chef de l’État ou à ses collaborateurs.

Un événement important pour l’élevage et l’agriculture

« La Journée nationale de l’élevage est un événement majeur pour la promotion du secteur agricole et de l’élevage. Le choix de Kaolack pour cette célébration témoigne du potentiel de la région dans ce domaine. Le mouvement “Patriote Tey Ak Ellek”, que je dirige, exprime sa satisfaction quant à cette visite présidentielle. Cela traduit une volonté de collaboration entre le gouvernement et les acteurs locaux pour renforcer les ressources et infrastructures liées à l’élevage dans la région », a déclaré Cheikh Niass.

Des difficultés persistantes pour les éleveurs du centre du pays

Toutefois, le jeune guide religieux de Léona Niassène a tenu à souligner les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les éleveurs de la zone Centre. « Le vol de bétail a atteint des proportions inquiétantes dans le Saloum et le Ndoucoumane, avec pas moins de 1 300 bêtes volées entre 2023 et 2024. Ce fléau constitue un véritable frein au développement économique, car, en dehors de l’agriculture, l’élevage est la principale source de subsistance des populations rurales », a-t-il alerté.

Ce problème, selon lui, met en péril tout un secteur d’activité, car plusieurs filières en dépendent. Si le cheptel n’est pas régénéré, c’est l’ensemble du secteur qui risque de s’effondrer. Pour y remédier, Cheikh Niass propose de durcir les sanctions contre les voleurs de bétail.

Par ailleurs, il a également évoqué les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, qui peinent à s’entendre sur le parcours du bétail. « Ces tensions entraînent souvent des affrontements, causant des blessés et parfois des morts des deux côtés. Il est impératif que cette préoccupation soit portée à l’attention du président de la République, car cette journée doit être un cadre de discussion sur les défis de l’élevage au Sénégal », a-t-il souligné.

Un appel aux autorités pour des mesures concrètes

Cheikh Niass a aussi dénoncé la cherté des aliments pour bétail et la rareté de l’eau, deux problèmes majeurs qui affectent la filière. « Il est injuste que seule l’arachide bénéficie de subventions, alors que les éleveurs peinent à nourrir leur bétail correctement. Nous appelons les autorités à se pencher sérieusement sur cette question », a-t-il conclu.

En somme, la Journée nationale de l’élevage s’annonce comme un moment clé pour mettre en lumière les défis du secteur et espérer des solutions concrètes de la part du gouvernement.

Suspension de l’aide américaine : Abdoul Mbaye appelle Trump à dévoiler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés

La récente décision du président américain de suspendre l’aide financière à plusieurs pays jugés « mal gouvernés » continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent face à cette annonce, celle de l’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, se distingue par une proposition audacieuse : plutôt que de couper l’aide, Donald Trump devrait utiliser les moyens du renseignement américain pour révéler les avoirs des dirigeants de ces pays.

Dans un post publié sur Facebook, Abdoul Mbaye, également président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), a réagi en ces termes : « Donald Trump a décidé de ne plus aider en dollars les pays mal gouvernés. Nul ne peut le lui reprocher. Qu’il les aide plutôt en dévoilant les avoirs de leurs dirigeants, anciens ou en fonction, en immeubles et comptes bancaires à travers le monde. »

L’ancien chef du gouvernement sénégalais met en avant la puissance du renseignement américain, qu’il juge capable de traquer et d’exposer les richesses accumulées par certains dirigeants. Il estime que ces fonds, souvent détournés, pourraient être réinvestis pour financer le développement des pays concernés : « Ces avoirs récupérés suffiront à financer nos émergences », a-t-il ajouté.

Cette déclaration s’inscrit dans la ligne des combats menés par Abdoul Mbaye contre la corruption et la mauvaise gouvernance en Afrique. L’ancien Premier ministre, connu pour ses prises de position en faveur de la transparence, plaide régulièrement pour des réformes structurelles permettant de mieux gérer les ressources publiques.

Si l’idée de révéler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés venait à être prise en compte par l’administration américaine, elle pourrait provoquer un séisme politique dans plusieurs États. Les populations, souvent victimes des détournements de fonds publics, pourraient ainsi mieux identifier les responsables des crises économiques et sociales qu’elles traversent.

Négligence dans les hôpitaux: radioscopie d’un mal qui gagne davantage du terrain

Depuis quelques années sont notés, dans les établissements de santé publics comme privés, plusieurs manquements qui ne disent pas leur nom. Des manquements pour la plupart liés à une négligence notoire des personnels de santé. Raisons pour laquelle, cette exercice du jour se veut une dénonciation, afin que les hôpitaux et autres unités sanitaires cessent certaines pratiques qui dérangent à la fois et les malades et leurs accompagnants. Et ce comportement qui persiste dans bien des hôpitaux est vu tel un laxisme des admistrateurs qui ne font pas le contrôle et le suivi, c’est pourquoi c’est encore à dénoncer.

Ce qui est plus déplorable, c’est que ces comportements anti-valeurs se résument en deux aspects gênants: la très longue durée de l’attente du patient avant d’être reçu, surtout s’il se trouve dans un état très critique mais également les propos malveillants du personnel soignant ou des agents en charge de la sécurité à l’endroit des malades et des accompagnants. Ces derniers souvent agressés verbalement ou même physiquement.
Pour se rendre compte de cette pratique souvent ignoble, il suffit tout simplement de fréquenter les services hospitaliers… Parlant de négligence, personne n’a oublié la mort dans des circonstances tragiques des 4 nourrissons dans un incendie au service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô de Linguère ou encore le décès du bébé asphyxié et calciné à la clinique de la Madeleine de Dakar. Et la liste est longue.
Tous ces manquements constatés, constituent un frein pour le respect de la pyramide sanitaire par les usagers et l’effectivité de la prise en charge des malades. Et tout cela remet encore en cause et au goût du jour l’accueil dans les milieux hospitaliers qui est un véritable calvaire pour les patients et accompagnants dans un pays dit de la « téranga ».
Le service public dans sa globalité est mal en point et doit être repensé et c’est très peu de le dire. Mais malheureusement, bon nombre de personnes continuent encore et encore de décrier ce qui se passe dans les structures sanitaires à cause du mauvais comportement de certains personnels médicaux. Finalement, très nombreux sont les sénégalais qui ont la phobie de certains hôpitaux devenus des « mouroirs ».
C’est pourquoi, il faut beaucoup d’intransigeance dans des situations pareilles. Cela renvoie aussi au drame survenu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga dans l’affaire Astou Sokhna décédée dans des circonstances douloureuses à l’extrême et les témoignages sur la négligence des agents de santé qui ont suivi ont montré à suffisance que le laxisme est ancré dans ce pays et l’on ne fait rien pour l’éradiquer. Une tragédie qui avait d’ailleurs laissé dire à l’époque, l’éminent Pr Abdoul Kane, chef du service cardiologie de L’hôpital Dalal Diam que: “si nous oublions d’assister quelqu’un qui est malade, qui est dans la souffrance, c’est qu’en réalité, nous oublions notre humanité et nous nous installons dans une inhumanité. Aujourd’hui, des gens peuvent être séquestrés dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas payé. Nos hôpitaux sont devenus des épiceries”.

Aujourd’hui, il urge plus que jamais pour les administrateurs des structures sanitaires et les personnels soignants de créer, dès l’accueil du malade, les conditions de l’apaisement de son mental. Sinon la question de l’accueil des malades restera toujours une équation à résoudre dans le milieu hospitalier au Sénégal.

Aly Saleh

SOGEPA et l’Affaire des 114 Milliards de FCFA : Une Opération Sous Surveillance

La Société de Gestion et de Participation (SOGEPA) est au cœur d’une controverse après la publication d’un rapport de la Cour des comptes pointant des irrégularités dans la gestion de fonds publics. Dans une déclaration officielle, son Directeur Général, Elimane Pouye, a tenu à clarifier certains aspects du dossier, tout en appelant à davantage de transparence sur l’utilisation d’un reliquat de 114 milliards de FCFA.

Selon Elimane Pouye, la transaction ayant permis à la SOGEPA de récupérer plusieurs immeubles de l’État ne souffre d’aucune irrégularité. « Tout a été réalisé dans le respect des procédures », a-t-il affirmé. Toutefois, le principal point de préoccupation reste l’utilisation des fonds générés par cette opération. En particulier, le reliquat de 114 milliards de FCFA dont la destination demeure floue. « Nous demandons des éclaircissements sur ce point afin de garantir une transparence totale dans la gestion des ressources publiques », a ajouté le DG de la SOGEPA.

L’affaire trouve son origine dans un programme de mobilisation de fonds lancé en 2022, qui s’appuyait sur un emprunt obligataire Sukuk de 330 milliards de FCFA. Plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été transférés à la SOGEPA dans le cadre de cette opération, afin d’en assurer la gestion et l’exploitation.

Toutefois, l’audit mené par la Cour des comptes a révélé des anomalies préoccupantes, notamment un versement de 247,33 milliards de FCFA effectué par la Banque Islamique du Sénégal (BIS) sur un compte intitulé « État du Sénégal/Relance de l’Économie ». Or, selon la BIS, ce compte ne disposerait d’aucun dossier d’ouverture officiel, ce qui soulève des interrogations sur la régularité de l’opération.

Le rapport de la Cour des comptes souligne également que les fonds positionnés sur ce compte le 11 mai 2022 ont été entièrement exécutés en dehors des procédures budgétaires et comptables classiques. Ce manque de traçabilité vient renforcer les inquiétudes sur la gestion de ces ressources et leur destination finale.

Face aux révélations du rapport, la SOGEPA tente de dissiper les doutes en insistant sur la légalité de la transaction, tout en demandant des précisions sur la gestion des fonds issus de cette opération. L’affaire met en lumière la nécessité d’un contrôle rigoureux dans la gestion des finances publiques et risque de relancer le débat sur la transparence des opérations financières de l’État.

Alors que l’opinion publique et les autorités compétentes suivent de près cette affaire, il reste à voir si les réponses attendues seront apportées pour lever toutes les zones d’ombre entourant ces 114 milliards de FCFA.

Hommage à El Hadji Elimane Ndour : Un père et un modèle inspirant

La levée du corps d’El Hadji Elimane Ndour, père de la star planétaire Youssou Ndour, s’est tenue à l’hôpital Fann en présence de nombreuses personnalités, proches et amis de la famille. Un moment empreint d’émotion où son fils Bouba Ndour a rendu un vibrant hommage à son défunt père, mettant en lumière les valeurs qu’il a transmises tout au long de sa vie.

Lors de son discours, Bouba Ndour a rappelé avec émotion l’héritage moral laissé par son père : « Mon père nous a enseigné le partage, l’humilité et des valeurs d’une bonne personne. Il a toujours cru au travail. D’ailleurs, lui-même a travaillé jusqu’à ses 85 ans… ». Ces paroles ont profondément marqué l’assemblée présente, témoignant de l’influence de ce grand homme sur sa famille et son entourage.

El Hadji Elimane Ndour était reconnu pour sa rigueur, son engagement et son sens du devoir. Son parcours de vie illustre la persévérance et la volonté de transmettre des valeurs solides aux générations futures.

La cérémonie, couverte par nos confrères de Kawtef, a réuni des figures importantes du paysage politique, culturel et religieux sénégalais, venues témoigner leur soutien à la famille Ndour en cette douloureuse épreuve.

Par son hommage poignant, Bouba Ndour a rappelé que l’héritage d’un père ne se mesure pas uniquement à ses biens matériels, mais surtout aux valeurs et aux principes qu’il lègue à ses enfants. Un message fort qui résonne bien au-delà de sa famille.

Que son âme repose en paix.

Polémique sur une supposée baisse des salaires des fonctionnaires : clarification de l’économiste Aliou Ndiouck

Ces derniers jours, un débat intense a émergé autour d’une supposée baisse des salaires des fonctionnaires, alimentant les inquiétudes et la grogne sociale. Cependant, selon l’économiste Aliou Ndiouck, cette perception résulte d’une mauvaise interprétation des réformes en cours. Intervenant sur iRadio, il a tenu à clarifier la situation en expliquant qu’il ne s’agit pas d’une réduction généralisée des salaires, mais plutôt d’une rationalisation des dépenses publiques à travers une réforme des agences d’exécution.

L’économiste a rappelé que le Premier ministre a demandé une évaluation des agences d’exécution, ce qui peut entraîner un reclassement de certaines d’entre elles. « Lorsqu’une agence passe d’une catégorie 1 à une catégorie 2, 3 ou 4, cela doit impliquer une baisse des rémunérations du Directeur général, du Président du Conseil d’Administration (PCA) et des agents concernés. Mais cela ne signifie en aucun cas une baisse généralisée des salaires pour l’ensemble des fonctionnaires », a-t-il précisé.

Cette démarche vise à maîtriser les charges de l’État en ajustant les rémunérations en fonction du statut et de la mission des agences. Ainsi, les baisses de salaire éventuelles ne concerneraient qu’un nombre restreint d’agents occupant des postes spécifiques dans ces structures.

Aliou Ndiouck reconnaît toutefois que le climat social est actuellement marqué par une forte tension, ce qui explique certaines inquiétudes. Il identifie deux facteurs principaux à l’origine de cette crispation :

1. Le contrôle des charges salariales par l’État : Dans un contexte économique difficile, les autorités cherchent à limiter les dépenses publiques, ce qui pousse certaines directions à revoir leurs effectifs et à freiner les recrutements en Contrat à Durée Indéterminée (CDI), en particulier ceux réalisés avant les élections.

2. Les difficultés du secteur privé : Le secteur du BTP ainsi que certains segments du secteur tertiaire connaissent une stagnation, voire une baisse d’activité. Cette situation entraîne une pression sur les salaires et contribue à alimenter la perception d’un recul général des revenus.

Face aux craintes exprimées par certains travailleurs, Aliou Ndiouck insiste sur l’importance d’une communication plus claire de la part du gouvernement afin d’éviter toute confusion. « Il est essentiel d’expliquer les mesures en cours et de rassurer les fonctionnaires sur le fait que leurs salaires ne seront pas impactés par une réduction généralisée », a-t-il conclu.

Affaire Macky Amar : Quand la drogue rattrape une famille influente

L’affaire fait grand bruit dans les milieux mondains dakarois. Macky Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar, se retrouve au cœur d’un dossier judiciaire explosif, impliqué dans une affaire de trafic de drogue. Il a été déféré devant le procureur de la République aux côtés de sa compagne, Alimata Seck, et de son ami, Mamadou Lamine Diémé.

Tout commence dimanche dernier, lorsqu’Alimata Seck est arrêtée après une étroite surveillance menée par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Lors de son interpellation, les policiers découvrent de la drogue sur elle. Face aux enquêteurs, elle n’hésite pas à livrer un nom : celui de son compagnon, Macky Amar, qu’elle affirme être en possession d’autres substances et logé à l’hôtel Terrou-Bi.

Sans perdre de temps, les forces de l’ordre organisent une descente discrète mais efficace dans l’établissement. Sur place, Macky Amar est pris en flagrant délit en compagnie de Mamadou Lamine Diémé. Acculés, les deux hommes n’ont d’autre choix que de se soumettre à leur arrestation.

Si les détails sur la quantité exacte et la nature des produits saisis restent encore flous, les premières informations font état de la présence de protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de « gaz hilarant ». Cette substance, en apparence inoffensive, s’impose de plus en plus comme la drogue privilégiée de certaines élites. Accessible et aux effets euphorisants immédiats, elle représente un danger croissant pour la jeunesse dorée dakaroise.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre du clan Amar est cité dans une affaire liée aux stupéfiants. En 2021 déjà, un autre proche de la famille avait fait l’objet d’une enquête similaire. Ce nouvel épisode judiciaire risque donc de ternir davantage l’image d’un nom autrefois associé au succès entrepreneurial et au luxe.

Pour Macky Amar, la chute pourrait être brutale. Habitué aux soirées fastueuses et à un train de vie opulent, il se retrouve aujourd’hui à la merci de la justice, qui décidera sous peu de son sort. Son inculpation pourrait marquer un tournant décisif, non seulement pour lui, mais aussi pour l’image de sa famille.

Tragédie post-combat de lutte : décès de Babacar Diagne suite à une agression

Le dimanche 16 février 2025, Babacar Diagne a été victime d’une agression mortelle alors qu’il rentrait chez lui après avoir assisté au combat de lutte entre Ama Baldé et Franc à l’Arène nationale. Ce drame a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Dans un communiqué relayé par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a exprimé son indignation face à cet acte de violence. Elle a souligné que « les circonstances atroces au cours desquelles le sieur Babacar Diagne a trouvé la mort nous interpellent encore une fois sur la violence qui gangrène notre société ».

La ministre a également déploré qu’un événement sportif, censé être un moment de célébration et de convivialité, puisse aboutir à de tels drames. Elle a fermement condamné ces actes et a exhorté à une prise de conscience collective, en particulier auprès de la jeunesse, afin de prévenir de nouvelles tragédies. « Nous en appelons à une prise de conscience des populations et de la jeunesse en particulier pour éviter ces situations malheureuses », a-t-elle insisté.

Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier et traduire en justice les auteurs de cette agression. Ce tragique événement relance le débat sur la sécurité aux abords des manifestations sportives et la nécessité de renforcer les mesures préventives pour assurer la protection des citoyens.

Massacre de Thiaroye : Le Sénégal lance des fouilles archéologiques pour établir la vérité

Le Sénégal s’engage dans une démarche de vérité historique en lançant des fouilles archéologiques sur le site du massacre de Thiaroye, où des dizaines de tirailleurs sénégalais furent exécutés le 1ᵉʳ décembre 1944. Cette annonce a été faite par le Premier ministre Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2025.

Malgré les recherches entreprises ces dernières années, le nombre exact de victimes du massacre reste incertain. Les fouilles archéologiques visent à éclairer cette page sombre de l’histoire en apportant des preuves scientifiques sur l’ampleur du drame. Cette initiative traduit la volonté des autorités sénégalaises de rendre justice aux tirailleurs sénégalais et de réhabiliter leur mémoire.

« Il est essentiel que la vérité soit pleinement établie sur cette tragédie. Le Sénégal ne ménagera aucun effort pour faire la lumière sur les événements du 1ᵉʳ décembre 1944 et honorer dignement ceux qui ont perdu la vie à Thiaroye », a déclaré Ousmane Sonko.

Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises par le Président de la République pour inscrire durablement le massacre de Thiaroye dans la mémoire collective. Parmi elles :

• L’élévation du cimetière militaire de Thiaroye au rang de cimetière national, en reconnaissance des sacrifices consentis par les tirailleurs sénégalais.

• L’institution du 1ᵉʳ décembre comme « Journée des tirailleurs sénégalais », journée dédiée à la commémoration et à la sensibilisation.

• La création d’un mémorial et d’un centre de documentation pour préserver et diffuser l’histoire de ces soldats.

• La rénovation et la nomination de rues et places publiques en hommage aux victimes de Thiaroye.

• L’introduction de l’histoire des tirailleurs dans les curricula scolaires, afin de transmettre cette mémoire aux générations futures.

La mobilisation d’experts pour ces fouilles archéologiques marque une avancée significative. Elle pourrait permettre d’identifier de nouvelles sépultures, de confirmer ou d’infirmer les hypothèses historiques et d’apporter des preuves matérielles sur l’ampleur du massacre.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte de reconnaissance et de réhabilitation des tirailleurs sénégalais, longtemps marginalisés dans l’histoire officielle. Par cette initiative, le Sénégal envoie un message fort : la vérité sur Thiaroye doit être pleinement révélée et assumée.

Sénégal : Un réseau de trafic de drogue démantelé, la drogue dissimulée dans des micro-ondes

Un réseau sophistiqué de trafic de drogue a été mis au jour grâce à la vigilance d’un agent de la Gendarmerie. Les trafiquants utilisaient un stratagème ingénieux pour acheminer du haschich du Maroc vers le Sénégal : dissimuler la drogue à l’intérieur de fours à micro-ondes neufs.

Selon le journal Libération, l’affaire a éclaté lorsque le gendarme, intrigué par l’envoi suspect d’un micro-ondes, a décidé de l’inspecter. En le démontant, il a découvert un kilogramme de haschich soigneusement dissimulé. Informée de cette découverte, l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a immédiatement mis en place une livraison surveillée.

Cette opération a conduit à l’arrestation de deux individus : A. Valéra, le destinataire du colis, et son complice A. Dior. Les perquisitions effectuées par les forces de l’ordre dans le quartier de Rebeuss ont permis de saisir six autres micro-ondes contenant également de la drogue, ainsi qu’un stock supplémentaire de 2,9 kg de haschich dissimulé sur le toit du domicile de Valéra.

Cette affaire met en lumière l’ingéniosité sans cesse renouvelée des trafiquants pour tenter d’échapper aux contrôles. Grâce à la vigilance des forces de sécurité, ce réseau a été neutralisé, empêchant ainsi l’arrivée de plusieurs kilogrammes de drogue sur le marché sénégalais. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et remonter la filière jusqu’à ses sources d’approvisionnement.

Kaolack : Le maire Sérigne Mboup réserve un accueil chaleureux au chef de l’État

Dans le cadre de la 9ᵉ édition de la Journée nationale de l’élevage, que présidera Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ce samedi 22 février à Kaolack, le premier magistrat de la ville, Sérigne Mboup, a annoncé que la population réservera un accueil chaleureux au chef de l’État.

L’annonce a été faite cet après-midi lors d’une rencontre avec la presse locale. En marge de cet échange, le maire de Kaolack a exposé ses ambitions majeures pour transformer le visage de la ville à travers une politique d’inclusion sociale et d’équité territoriale, visant à faire de Kaolack une cité prospère et harmonieuse.

Devant les journalistes, il a réaffirmé sa volonté d’accompagner la population dans plusieurs domaines clés, notamment l’assainissement, le sport et d’autres secteurs stratégiques qui contribueront à l’émergence de Kaolack.

Sérigne Mboup a également annoncé le lancement d’un programme baptisé “VSD”, dont l’objectif est de faire revivre les quartiers en mettant en lumière leur histoire et leurs potentialités, susceptibles de booster leur développement. Le quartier Touba Ndorong a été choisi pour donner le coup d’envoi de ce programme ambitieux.

Enfin, le maire a invité la presse locale à soutenir et à accompagner toutes les initiatives de la municipalité en faveur du développement de la ville.

Farba Ngom à deux doigts de l’inculpation : une audience décisive le 27 février

Farba Ngom risque l’inculpation pour blanchiment de capitaux, entre autres. Accusé dans une affaire portant sur 125 milliards de FCFA, le député-maire des Agnams est attendu devant le juge le 27 février pour une audience déterminante.

Farba Ngom est désormais dans une situation plus que délicate. À quelques jours de son audience prévue le 27 février, le député-maire des Agnams risque gros, selon une source proche du dossier. L’élu, cité dans une affaire présumée de blanchiment de capitaux impliquant un montant colossal de 125 milliards de FCFA, pourrait être officiellement inculpé à l’issue de cette comparution, d’après cette source du « Dakarois Quotidien ».
Lors de sa première convocation le 13 février dernier, Farba Ngom s’est contenté d’écouter les accusations formulées à son encontre sans prononcer le moindre mot. Devant le juge Idrissa Diarra et un greffier, ses douze (12) avocats ont dénoncé le le non accès au dossier, affirmant que ni eux ni leur client n’étaient informés des éléments précis sur lesquels repose l’accusation.
Le procureur, quant à lui, avait requis une inculpation pour des charges lourdes : complicité d’escroquerie sur des deniers publics, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux, ainsi qu’association de malfaiteurs. Face à cette situation, la défense a exigé un accès intégral aux documents avant toute avancée dans la procédure.
Un coup de théâtre est survenu lors de cette audience initiale : Farba Ngom est visé par deux procédures distinctes, une révélation qui a pris de court ses avocats. Deux volumineux dossiers ont été remis à la défense, justifiant ainsi la demande de report.
Si l’accusation avance un montant de cent vingt-cinq (125) milliards F CFA, certaines sources proches du dossier nuancent ces chiffres. Selon elles, les sommes effectivement imputées à Farba Ngom ne dépasseraient pas les sept (7) milliards F CFA.
La défense martèle que le député n’a jamais eu la gestion de fonds publics et qu’il ne peut donc être accusé d’escroquerie sur des deniers de l’État. Toutefois, les enquêteurs estiment que d’importants flux financiers ont transité par des sociétés écrans dirigées par des proches du député, une accusation que ses avocats réfutent catégoriquement.
Tous les regards sont désormais tournés vers le 27 février. Si le juge suit les réquisitions du parquet, le député-maire des Agnams pourrait être officiellement inculpé, placé sous contrôle judiciaire, ou même en détention provisoire. Une situation qui pourrait l’écarter des élections locales susceptibles d’être organisées d’ici quelques mois.
Parallèlement à cette affaire, cinq (5) partisans de Farba Ngom, arrêtés alors qu’ils manifestaient leur soutien devant le Pool judiciaire financier, ont été relaxés, mardi, par le tribunal des flagrants délits de Dakar.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°401 – 20/02/2025

🔴 UTILISATION PRÉSUMÉE DE SOCIÉTÉS ÉCRANS : FARBA À DEUX DOIGTS DE L’INCULPATION
🔴 ZIGUINCHOR / NÉPOTISME ET DETTE DE 500 MILLIONS F CFA DE L’HÔPITAL RÉGIONAL À L’IPRES : LE SYNDICAT DANS LE DÉBALLAGE

🔴 LUTTE / APRÈS LA SUSPENSION DE LA COUVERTURE POLICIÈRE : LE CNDH-S DEMANDE LA FERMETURE PROVISOIRE DES ARÈNES
🔴 MATCH AMICAL SÉNÉGAL VS ANGLETERRE : LES « LIONS » À NOTTINGHAM EN JUIN

Ousmane Sonko annonce la première rencontre entre le Gouvernement et les partenaires sociaux pour le redressement économique

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé ce mercredi 19 février 2025, en Conseil des ministres, la tenue de la première rencontre entre le Gouvernement et les partenaires sociaux le jeudi 27 février 2025. Cette rencontre, selon Sonko, marque le début d’un dialogue inclusif, franc et patriotique visant à mobiliser l’ensemble des forces vives de la nation dans l’effort de redressement économique et financier du pays.

La rencontre, qui réunira le Gouvernement, les syndicats, les organisations d’employeurs, la société civile, les institutions de la République, les dirigeants d’entreprises, ainsi que des organismes nationaux et des associations, sera un moment clé pour discuter des mesures nécessaires à l’amélioration de la gouvernance économique du Sénégal. L’objectif est de renforcer la coopération entre tous les acteurs impliqués dans la gestion des finances publiques et d’assurer une approche collective pour surmonter les difficultés économiques actuelles.

Lors de son intervention, Ousmane Sonko a mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures correctives immédiates pour rationaliser les dépenses publiques et réduire le train de vie de l’État. Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une réforme visant à améliorer la gestion des ressources de l’État tout en garantissant la transparence et l’intégrité des processus décisionnels.

Dans le même esprit, le Premier ministre a donné des instructions au ministre des Finances et du Budget pour qu’il prenne des mesures appropriées sans délai, afin de mettre en œuvre les recommandations relatives à l’optimisation des finances publiques. L’objectif est de rendre opérationnelles ces mesures et de s’assurer que les finances de l’État soient gérées de manière plus rigoureuse et plus efficace.

Le PIT-Sénégal dénonce une offensive du gouvernement contre les travailleurs

Réuni en séance ordinaire le mardi 18 février 2025, le Secrétariat du Comité Central du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT-Sénégal) a exprimé sa vive préoccupation face à la situation économique et sociale du pays. Dans un communiqué, le parti critique une série de mesures prises par le gouvernement, qu’il qualifie d’« offensive sans précédent » contre les travailleurs sénégalais, menaçant leurs emplois et leur pouvoir d’achat.

Selon le PIT-Sénégal, plusieurs décisions récentes du gouvernement portent atteinte aux conditions de vie des citoyens. Il évoque notamment la hausse du prix de l’électricité et du carburant qui impacte directement le coût de la vie, la réduction des revenus pour certains travailleurs sous prétexte de « gros salaires », l’augmentation de la pression fiscale qui pèse sur les ménages et les entreprises, ainsi que des licenciements massifs jugés abusifs et inquiétants. Ces mesures, mises en place sans concertation avec les travailleurs et leurs représentants, ont contribué à une montée des tensions sociales. Le PIT-Sénégal déplore également l’absence de dialogue social, accusant le gouvernement de prendre des décisions unilatérales sans prendre en compte les revendications des syndicats.

Le parti critique aussi l’exploitation du récent rapport de la Cour des Comptes, estimant qu’il est utilisé à des fins politiques plutôt que pour corriger les dysfonctionnements de la gouvernance. Selon le PIT-Sénégal, cette instrumentalisation risque d’affaiblir la confiance des citoyens et des partenaires économiques du Sénégal.

Face à cette situation, le parti appelle le gouvernement à engager un dialogue avec les travailleurs et l’ensemble des citoyens pour trouver des solutions concertées. Il recommande également une réduction du train de vie de l’État en ciblant la Présidence, la Primature, l’Assemblée nationale et certaines agences publiques jugées inutiles. Le PIT insiste enfin sur la nécessité d’une justice transparente et équitable, sans que les enquêtes financières ne servent à régler des comptes politiques.

Le PIT-Sénégal exprime son soutien indéfectible aux travailleurs et aux syndicats mobilisés pour défendre leurs droits. Il salue la forte mobilisation observée lors du Grand Rassemblement du 14 février 2025 et encourage les travailleurs à poursuivre leur lutte pour la préservation de leurs emplois et de leurs conditions de vie.

Enfin, le parti met en garde le gouvernement contre toute tentative de céder aux injonctions du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, estimant que leurs recommandations d’austérité risquent d’aggraver la crise sociale et économique du pays. Alors que le climat social devient de plus en plus tendu, l’opposition et les syndicats pourraient intensifier leurs actions dans les jours à venir.

Accès à l’eau potable et situation économique : les directives du président Diomaye à Sonko et Cheikh Tidiane Dièye

Le président Bassirou Diomaye Faye a donné des instructions précises au Premier ministre Ousmane Sonko et au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, afin d’améliorer la gestion des ressources en eau et de stabiliser la situation économique du pays. Ces directives s’inscrivent dans le cadre du nouvel agenda de transformation de la gestion des finances publiques et de la protection des couches vulnérables.

Concernant la situation économique, le Chef de l’État a chargé Ousmane Sonko d’initier des concertations avec les forces vives de la Nation, notamment les centrales syndicales, le secteur privé et le patronat. L’objectif est de partager un diagnostic précis des défis économiques et budgétaires du pays afin de dégager des consensus pour une gestion plus soutenable des finances publiques. Le gouvernement entend ainsi mettre en place un cadre de dialogue permettant d’anticiper les impacts économiques des réformes engagées, tout en préservant le pouvoir d’achat des populations et en protégeant les couches les plus vulnérables.

Le président Faye a rappelé que l’accès à l’eau potable, notamment en milieu rural, demeure une priorité du gouvernement. Il a ainsi exhorté le Premier ministre à accélérer les efforts pour améliorer la disponibilité de l’eau potable à des coûts maîtrisés. Il a salué la récente tenue des concertations nationales sur l’eau et a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre un plan d’action global pour sécuriser la ressource en eau et déployer un schéma hydraulique national intégrant les systèmes d’approvisionnement en zones urbaines, péri-urbaines et rurales. Il a également demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de réviser la gestion des délégations de service public en milieu rural et d’assurer la transparence des tarifications et des concessions dans le secteur de l’eau. Par ailleurs, il a insisté sur le renforcement de l’entretien et du renouvellement des infrastructures hydrauliques, notamment les forages.

Dans cette dynamique, le gouvernement envisage de développer des « autoroutes de l’eau » pour assurer un approvisionnement durable et équilibré sur tout le territoire. À cet effet, une réflexion devra être menée sur le modèle économique du secteur, incluant l’assainissement des eaux usées et pluviales ainsi que le développement d’unités de dessalement. Le président Faye a instruit le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser un projet de loi portant Code de l’eau. Cette législation vise à renforcer la préservation des ressources naturelles en eau, assurer une gouvernance plus transparente et instaurer une Autorité de régulation du secteur de l’eau.

Anticipant les défis climatiques, le président Faye a insisté sur l’urgence de renforcer la prévention et la lutte contre les inondations. Il a demandé au ministre Cheikh Tidiane Dièye de lancer rapidement les opérations pré-hivernage et de mettre en place des mesures spécifiques pour protéger les zones les plus vulnérables. Dans cette optique, l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) devra être restructuré afin d’assurer un fonctionnement efficace des infrastructures de drainage et d’évacuation des eaux pluviales.

Conscient des défis liés à l’urbanisation rapide et au changement climatique, le gouvernement ambitionne de refondre la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement. Le président a demandé au ministre de l’Hydraulique d’élargir de manière maîtrisée le périmètre affermé pour intégrer les zones nouvellement urbanisées et de revoir la stratégie de gestion de l’assainissement, aussi bien en milieu urbain que rural. Il a également insisté sur la nécessité d’inclure davantage les collectivités territoriales et les populations dans les décisions stratégiques sur l’eau et l’assainissement.

Pension de réversion des enseignants-chercheurs : le SAES/UCAD dénonce l’indifférence du MESRI

La section de l’Université Cheikh Anta Diop du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES/UCAD) est montée au créneau pour dénoncer l’inaction du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) sur la question de la pension de réversion destinée aux familles des enseignants-chercheurs décédés. Dans un communiqué incendiaire, le syndicat accuse le ministère de « manœuvres dilatoires » visant à retarder, voire enterrer, ce droit légitime.

La colère du SAES/UCAD est nourrie par l’absence d’application d’un décret adopté en Conseil des ministres le 28 février 2024, censé garantir aux familles des enseignants-chercheurs disparus le bénéfice d’une pension de réversion. Pourtant, plusieurs mois après son adoption, ce texte semble s’être évaporé dans les rouages administratifs du MESRI.

« Comment expliquer qu’un décret signé au plus haut niveau de l’État puisse disparaître mystérieusement dans les méandres de l’administration ? », s’interroge Fatou Seck Youm, coordinatrice du SAES/UCAD. Selon elle, cette situation reflète « un mépris institutionnel » envers les ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs disparus, qui se retrouvent aujourd’hui dans une précarité indigne.

Les membres du syndicat rappellent que la pension de réversion est un droit fondé sur le Code des pensions civiles et militaires. Or, en refusant d’appliquer cette disposition, l’État expose des familles à de graves difficultés financières.

« Ce n’est pas une faveur que nous demandons, mais l’application stricte d’un droit fondamental. Ces familles ne demandent pas la charité, elles exigent simplement ce qui leur revient de plein droit », martèle Fatou Seck Youm.

Le SAES/UCAD fustige également l’attitude du ministre de l’Enseignement supérieur, qu’il accuse d’indifférence et de mauvaise foi. « Après plusieurs mois de discussions stériles et d’esquives, il est évident que nous avons affaire à une volonté manifeste de faire traîner ce dossier, dans l’espoir qu’il tombe dans l’oubli », regrette le syndicat.

Face à cette situation, le SAES/UCAD exige la mise en œuvre immédiate du décret et le respect des engagements pris dans le protocole d’accord du 6 janvier 2023.

Le syndicat menace de durcir le ton si aucune avancée concrète n’est observée dans les jours à venir. « Nous ne nous contenterons pas de simples promesses. Si rien n’est fait, nous prendrons des mesures fortes pour faire entendre raison aux autorités », avertit Fatou Seck Youm.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 19 Février 2025

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES, Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères

Monsieur Mame Baba CISSE, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, matricule de Solde 516 903/B, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de la Commission de l’Union européenne, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Malick DIOUF, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 605 799/D, précédemment Ambassadeur, Secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal, auprès de Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, en remplacement de Monsieur Khare DIOUF, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Samba Dialigué BALDE, chancelier des Affaires étrangères principal matricule de solde 620 663/A, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Niger, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Pointe-Noire, en remplacement de Monsieur Issa WAGUE.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 19 Février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 19 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Khalif général des Mourides et à la Communauté musulmane suite au rappel à Dieu du Khalif général des Baye FALL, Serigne Amdy Modou Mbenda FALL et de Serigne Moustapha Saliou MBACKE, fils du défunt Khalif général des Mourides Serigne Saliou MBACKE. Evoquant les enseignements et les analyses issus de l’audit des finances publiques réalisé par la Cour des Comptes, le Chef de l’Etat a appelé à l’application de mesures conjoncturelles et structurelles urgentes pour renforcer la résilience et la crédibilité de notre système économique, budgétaire, financier et comptable. Il a demandé au Premier Ministre de lui proposer un chronogramme de mise en œuvre de toutes les recommandations du rapport d’audit de la Cour des comptes et de lui faire parvenir, dans les meilleurs délais, un programme spécial de maîtrise des dépenses publiques, en tenant compte des impératifs économiques et sociaux, à court et moyen termes, dictés par le déploiement de la vision « Sénégal 2050 ». Le Président de la République a souligné l’importance d’une bonne maitrise des programmes budgétaires, des plans de financement et de trésorerie de l’Etat pour les trois prochaines années, des dépenses fiscales et de la dette publique. Sur ce dernier point, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre chargé de l’Economie de proposer, sous la coordination du Premier Ministre, une nouvelle réglementation sur les conditions et modalités d’émission des emprunts de l’Etat ainsi qu’un nouveau cadre organisationnel de pilotage et de gestion de la dette publique. Le Premier Ministre veillera également à la préparation rapide par le Ministre des Finances et du Budget d’un projet de loi rectificative des finances, en perspective du débat d’orientation budgétaire.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué au Premier Ministre, au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, l’urgence : – d’asseoir l’intégrité de l’information financière en termes de fiabilité, d’exhaustivité, d’exactitude et de sincérité ; – d’accélérer la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes d’informations économiques, financières et comptables de l’Etat ; – de renforcer la supervision du processus de cadrage macroéconomique ; – d’améliorer la planification triennale consensuelle des investissements publics financés sur ressources externes et internes et des partenariats public-privé. Il a indiqué que la situation de vérité assumée est l’occasion d’engager une transformation objective et en 1 profondeur des administrations économiques, financières et comptables de l’Etat et de leurs interrelations avec les partenaires et le système financier. Il en appelle à un véritable changement de paradigme dans la gouvernance administrative, économique, financière et comptable de l’Etat.

En outre, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’engager des concertations avec toutes les forces vives de la Nation, les centrales syndicales, le secteur privé national et le patronat notamment, afin de partager avec précision les conséquences de la situation décrite et de trouver les consensus adaptés à la mise en œuvre soutenable du nouvel agenda de transformation de la gestion des finances publiques, dans la solidarité et la protection sociale des couches vulnérables. L’accès à l’eau potable des populations, notamment en milieu rural, doit rester une priorité du Gouvernement.

Ainsi, le Président de la République a invité le Premier Ministre à poursuivre les efforts consentis afin d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations à des coûts maitrisés. Il a salué la tenue récente des concertations nationales sur le secteur de l’eau et appelé à l’accélération de la mise en œuvre d’un plan d’action global visant la sécurisation de la ressource mais également le déploiement d’un schéma hydraulique national qui intègrera, à terme, tous les systèmes d’approvisionnement en eau en zone urbaine, péri-urbaine et rurale. Dès lors, il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de réviser le cadre de gestion des délégations de service public en eau potable en milieu rural et de renforcer l’entretien et le renouvellement des forages et infrastructures hydrauliques.

Le Ministre en charge de l’Hydraulique veillera également à la transparence concernant la tarification des services et la gestion des concessions. Dans la dynamique d’aménagement et de réalisation des « autoroutes de l’eau », le Gouvernement devra anticiper la réflexion sur le modèle économique du secteur couvrant le volet assainissement (eaux usées et eaux pluviales) et la montée en puissance des projets « d’unités de dessalement ». Il s’agit, surtout, de conforter la place des collectivités territoriales et des populations dans la gouvernance inclusive du secteur.

A ce titre, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de refonder la politique d’hydraulique urbaine, d’élargir de façon maitrisée le périmètre dit « affermé » au regard de l’urbanisation accélérée du territoire national et des défis climatiques nouveaux qui appellent la révision de la gouvernance stratégique, technique et financière de l’assainissement.

A ce sujet, il a instruit le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’engager les actions urgentes pour assurer le fonctionnement efficace des services et réseaux relevant de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Par ailleurs, le Président de la République a indiqué au Gouvernement, l’urgence de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la prévention et la lutte contre les inondations. Il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’engager, au plus tôt, les opérations pré-hivernage et de définir les mesures urgentes en matière de prévention et de gestion des inondations, notamment au niveau des zones et sites identifiés sensibles.

Le Chef de l’Etat a rappelé également au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau. Cette loi en perspective va renforcer la préservation de nos ressources naturelles en eau et la transparence dans leur gouvernance inclusive. Une Autorité de régulation du secteur de l’eau sera également mise en 2 place. Pour clore ce chapitre, le Président de la République a informé qu’il procédera, le vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN).

Enfin, le Chef de l’Etat est revenu sur sa participation, en Ethiopie, au 38ème Sommet de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu les 15 et 16 février 2025 et aux célébrations de l’indépendance de la République sœur de Gambie, à l’invitation de son homologue Adama BARROW, pour témoigner notre solidarité et notre fraternité au peuple gambien dont le destin est lié à celui du Sénégal.

Dans sa communication, le Premier Ministre a fait part au Conseil de son passage à l’Assemblée nationale le vendredi 21 février 2025 au titre des questions d’actualité au Gouvernement, en vue notamment d’échanger avec les députés sur les enseignements à tirer des constatations graves et des recommandations ressortant du Rapport définitif de la Cour des Comptes sur « l’audit du Rapport sur la situation des finances publiques, Gestions de 2019 au 31 mars 2024 », notamment les mesures conservatoires et correctives. Le Premier Ministre a relevé les indications contenues dans le Rapport, relatives à la suite que la Cour des Comptes envisage de donner aux faits présumés constitutifs de fautes de gestion, de gestion de fait ou d’infractions à caractère pénal. Conformément aux directives du Chef de l’Etat, il a instruit le Ministre des Finances et du Budget de prendre les dispositions appropriées en vue de la mise en œuvre diligente des mesures correctives requises, sans délais, aux fins de rendre opérationnelles lesdites recommandations.

Dans ce cadre, il conviendra d’accorder une attention particulière à l’intégrité et à la transparence des processus décisionnels et des relations fonctionnelles au sein des régies financières. Le Premier Ministre a relevé qu’au-delà de l’amélioration de la gouvernance budgétaire et financière des deniers publics, le Gouvernement entend mettre en œuvre les mesures correctives requises à court terme, portant sur la rationalisation des dépenses publiques et la réduction du train de vie de l’Etat. Il a souligné que conformément aux orientations du Président de la République, il tiendra la première rencontre entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, le jeudi 27 février 2025, en vue d’assurer la mobilisation de l’ensemble des forces vives de la Nation dans l’œuvre de redressement économique et financier du pays. Cette rencontre, qui constituera le point de départ d’un dialogue inclusif, franc et patriotique, réunira autour du Gouvernement, les syndicats, les organisations d’employeurs et de la société civile, les Institutions de la République, les dirigeants d’entreprises, des organismes nationaux, des associations et des amicales. Revenant sur le déploiement des projets et programmes du Référentiel Vision Sénégal 2050, au titre de la période quinquennale 2025-2029, le Premier Ministre a exhorté les Ministres à accorder une attention particulière à la finalisation des feuilles de route et au démarrage, dans les meilleurs délais possibles, des projets à initialiser en 2025.

Enfin, le Premier Ministre a rendu compte au Conseil de la poursuite des travaux du Comité de commémoration en décembre 2024 du 80ème anniversaire du Massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye. À cet égard, il a rappelé que le Président de la République a, 3 par décret en date du 13 janvier 2025, élevé le cimetière militaire de Thiaroye en cimetière national et institué la date du 1er décembre « Journée des tirailleurs sénégalais ». Le Premier Ministre a également indiqué la prise en charge par les ministères concernés des quatre (04) autres mesures prises par le Chef de l’Etat pour cristalliser dans la mémoire collective ce tragique événement. Il s’agit du mémorial Thiaroye 44, du centre de documentation, de la désignation de rues et places publiques au nom des victimes de cet événement et de l’introduction, dans les curricula, de l’enseignement de cette histoire. S’agissant de la manifestation de toute la vérité sur le nombre de victimes, le Premier Ministre a informé le Conseil que les compléments d’informations requis sont toujours attendus. Devant cette contrainte, des fouilles archéologiques seront entreprises.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

 Le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a fait une communication sur la sortie des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO ;  Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées ;

 Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide, le suivi de la campagne horticole et la préparation de la journée nationale de l’Élevage ;

 Le Secrétaire d’Etat au développement des Petites et Moyennes Entreprises a fait une communication sur la 4ème édition du Forum de la PME dans le cadre de la stratégie nationale de promotion et de développement des PME/PMI.

AU TITRES DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,

Le Conseil a examiné et adopté :

 Le projet de décret autorisant le Président de la République à ratifier la convention régissant la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine adoptée le 31 mars 2023 à Dakar ;

 Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de Gouvernance du Numérique « GouvNum ». 

Décès d’Elhadji Élimane Ndour : Youssou Ndour en deuil

Le monde de la musique sénégalaise est en deuil. Elhadji Élimane Ndour, père de l’artiste international Youssou Ndour, s’est éteint ce mardi à l’hôpital Principal de Dakar. La triste nouvelle a rapidement suscité une vague d’émotion au sein de la communauté artistique et au-delà.

Si Youssou Ndour est reconnu comme l’une des plus grandes figures de la musique africaine, son père, bien que plus discret, a joué un rôle essentiel dans son parcours. Son soutien indéfectible et ses valeurs ont façonné l’homme et l’artiste qu’il est devenu.

En ces moments douloureux, la famille Ndour reçoit de nombreux messages de condoléances de la part de personnalités politiques, artistiques et de Sénégalais anonymes. Le Groupe Ledakarois adresse ses sincères condoléances à Youssou Ndour, à sa famille et à l’ensemble du monde musical sénégalais. Que son âme repose en paix.

Vandalisme sur un bus de Dakar Dem Dikk : La Direction générale condamne fermement

Un bus de la société de transport public Dakar Dem Dikk, immatriculé 6054 et en service sur la ligne 121, a été violemment pris pour cible ce mercredi aux environs de 17h. L’incident s’est produit alors que le véhicule, en direction de la gare Leclerc, transportait des passagers.

D’après les premiers éléments, le conflit a éclaté lorsqu’un motocycliste, accompagné de deux passagers, a tenté de couper la route au bus afin de faciliter le passage d’un cortège funèbre. Cette manœuvre a conduit à un accrochage, entraînant la chute des trois occupants de la moto.

Au lieu de se limiter à constater les faits, ces derniers se sont aussitôt attaqués violemment au conducteur et au receveur du bus. La situation a ensuite dégénéré lorsque la foule accompagnant le cortège s’est déchaînée sur le véhicule, malgré le fait que celui-ci avait été mis à l’écart pour éviter d’envenimer la situation.

Face à cet acte de vandalisme injustifié, la Direction générale de Dakar Dem Dikk a exprimé son profond regret et condamné fermement ce comportement qui porte atteinte à un bien public essentiel.

Dans un communiqué officiel, l’entreprise a rappelé que ses bus transportent des milliers d’usagers chaque jour et jouent un rôle fondamental dans la mobilité urbaine. S’attaquer à ces moyens de transport, c’est priver de nombreux citoyens d’un service accessible et sécurisé.

La direction de Dakar Dem Dikk a également annoncé qu’elle se réserve le droit de saisir la justice pour que les responsables répondent de leurs actes. Elle a, en outre, lancé un appel aux citoyens pour une prise de conscience collective quant à la préservation des infrastructures publiques, indispensables au bien-être de tous.

Cet incident soulève une fois de plus la question de l’incivisme et de la protection des biens publics à Dakar. À plusieurs reprises, des bus ont été la cible de dégradations volontaires, notamment en période de tensions sociales. Les autorités seront-elles amenées à prendre des mesures plus strictes pour protéger ces moyens de transport essentiels ?

Projet Nianija Bolong : Une initiative de longue date récupérée par la propagande

Projet Nianija Bolong : Ne réécrivons pas l’Histoire

Ces derniers jours, on entend beaucoup parler du projet d’aménagement hydraulique du bassin versant du Nianija Bolong, comme si c’était une initiative récente, portée par l’actuel gouvernement. La manipulation est tellement grosse que la propagande pastefienne présente le projet comme dispositif du référentiel 2050 avec à la carte la création de 30,000 emplois sur fond de souveraineté alimentaire.

Ce projet n’est pas une nouveauté. Il résulte de longues années de réflexions, d’études et de démarches entamées bien avant le régime en place, grâce à l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC). Dès janvier 2021, les premières étapes officielles ont été lancées, avec un appel à manifestation d’intérêt pour des études environnementales. Le financement a ensuite été obtenu auprès de la Banque Islamique de Développement (BIsD) pour plus de 50 millions d’euros le 02 juin 2022. L’’attribution du marché au groupement Incatéma / BDTP le 1 avril 2024 marque l’aboutissement de ce projet.

Ce qui est important ici, c’est de rappeler que l’État est une continuité. Les projets structurants prennent du temps et ne dépendent pas des mandats politiques. Mais il est essentiel d’être loyal et honnête lorsqu’il s’agit de s’approprier les résultats de la dette publique. Si certains veulent aujourd’hui récolter les fruits de ces projets, il serait plus juste qu’ils assument également la dette qui, elle, est l’un des éléments déclencheurs de ces réalisations.

Ne laissons pas certains réécrire l’Histoire en s’appropriant des succès sans reconnaître les efforts passés et les conséquences de choix économiques collectifs. Il est temps d’accepter cette continuité et d’assumer l’ensemble du processus, y compris les défis liés à la dette publique.

Comme je l’avais annoncé lors de mon emission avec Maimouna Ndour Faye, je m’attends qu’ils vous parlent dans les jours à venir du projet Preferlo et de la renegociation du projet de dessalement d’eau de mer avec les saoudiens que le nouveau gouvernement avait bloqué pour des soupçons de corruption, je reviendrai sur chaque point le moment venu.

Tout ce que je dis est verifiable sur les sites de la BID

Bon Mercredi qu’Allah sauve le Senegal……

Pape Malick Ndour*

Crise au Ministère de l’Énergie : Le CACAMEPM hausse le ton contre le gouvernement

Le bras de fer entre le Collectif des Agents en Cessation d’Activité du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (CACAMEPM) et les autorités prend une nouvelle tournure. Après une rencontre avec Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, les agents licenciés dénoncent l’intransigeance du ministre Birame Souleye Diop et annoncent des actions radicales pour faire entendre leur voix.

Le litige entre les ex-agents et le ministère repose sur une divergence d’interprétation du cadre juridique applicable à leur licenciement. Selon le ministre de tutelle, Birame Souleye Diop, la rupture de leurs contrats est conforme au droit administratif, tandis que les travailleurs estiment relever du droit du travail, qui leur garantirait davantage de protections. Cette divergence alimente le mécontentement des agents, qui jugent leur licenciement abusif et arbitraire.

En plus de la perte de leur emploi, les travailleurs dénoncent des retards de paiement de leurs salaires et allocations, ce qui aggrave leur précarité. Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, ils exigent une issue favorable à leur situation.

Déterminé à obtenir gain de cause, le CACAMEPM a décidé de durcir le ton. Le collectif a réaffirmé son engagement au sein du Front Syndical pour la Défense du Travail et prévoit plusieurs actions d’envergure :

• Manifestations et protestations publiques pour dénoncer la situation.

• Une grève de la faim pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale.

• Saisine du Conseil constitutionnel afin d’obtenir un arbitrage juridique sur la légalité de leurs licenciements.

• Menace de paralysie du secteur minier, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques majeures.

Ces mesures visent à contraindre les autorités à revenir sur leur décision et à ouvrir un dialogue en vue d’une solution concertée.

Ce bras de fer intervient dans un contexte où le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye est attendu sur le terrain de la justice sociale et de la protection des travailleurs. La gestion de ce dossier pourrait être un indicateur clé de la politique sociale du nouvel exécutif.

Le CACAMEPM, soutenu par plusieurs figures de la société civile, espère que ses revendications seront entendues. Reste à savoir si le gouvernement cédera à la pression ou maintiendra sa position en invoquant le cadre légal.

Sénégal : Cheikh Oumar Diagne réclame la peine de mort contre Macky Sall et son régime

L’ancien ministre Cheikh Oumar Diagne s’est une nouvelle fois distingué par des propos particulièrement virulents à l’égard de l’ancien président Macky Sall et de son entourage. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 19 février 2025 au siège du mouvement Frapp, il a vivement réagi aux conclusions explosives du dernier rapport de la Cour des comptes.

Revenant sur les ‘’manquements graves’’ mis en lumière par la Cour des comptes dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024, Cheikh Oumar Diagne a tenu des propos d’une rare dureté. Selon lui, Macky Sall, ses ministres et ses directeurs généraux portent l’entière responsabilité de la situation financière catastrophique du pays.

« Macky Sall, ses ministres et ses directeurs généraux sont les fautifs. Il y a une chaîne de responsabilités qu’il faut établir. Il faut les punir et les sanctionner sévèrement. Si j’en avais le pouvoir, j’aurais rétabli la peine de mort pour les exécuter. C’est très important », a-t-il martelé devant une audience visiblement choquée.

L’ancien ministre, récemment limogé, ne s’est pas arrêté là. Affirmant que les « auteurs de crimes économiques doivent être tués », il a plaidé pour une justice implacable contre ceux qu’il considère comme des prédateurs des finances publiques.

Les déclarations de Cheikh Oumar Diagne interviennent dans un contexte de tension accrue, après la publication d’un rapport explosif de la Cour des comptes. Ce document révèle des irrégularités massives dans la gestion des deniers publics sous l’ère Macky Sall. Parmi les chiffres les plus inquiétants, la falsification des données sur la dette et le déficit budgétaire, estimés respectivement à 99 % et 12 % du Produit intérieur brut (PIB).

Le rapport pointe également du doigt des détournements massifs, qualifiés de « carnage financier » sans précédent dans l’histoire du pays. Une situation qui, selon plusieurs observateurs, pourrait justifier des poursuites judiciaires contre d’anciens responsables.

Les propos de Cheikh Oumar Diagne ne manqueront pas de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Si certains pourraient saluer son franc-parler, d’autres dénonceront sans doute un discours radical et potentiellement dangereux.

Sénégal : L’État annule un bail foncier controversé à Dakar

L’État du Sénégal a récemment annulé un bail emphytéotique accordé en 2021 à la société Ad Immobilier, une entreprise contrôlée par la famille israélienne Peretz. Selon le journal Libération, ce contrat portait sur la cession de terrains stratégiques situés à Dakar pour une durée de 50 ans, en échange d’un loyer jugé dérisoire.

Le bail prévoyait que, en contrepartie des terrains, Ad Immobilier construise un immeuble destiné à la gendarmerie nationale. Cependant, une évaluation approfondie a révélé que la valeur de cette construction était largement inférieure à celle des terrains cédés. Ce déséquilibre a conduit l’État sénégalais à reconsidérer l’accord, estimant qu’il portait atteinte aux intérêts nationaux.

Pour protéger son patrimoine foncier, le gouvernement a décidé de récupérer les terrains concernés par l’intermédiaire de la Société de gestion et de participation (Sogepa), un organisme public chargé de la gestion des biens de l’État. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de mieux encadrer l’octroi des baux fonciers et d’éviter des concessions jugées préjudiciables.

Bien que le bail ait été annulé, la possibilité d’une indemnisation d’Ad Immobilier reste envisagée. Le gouvernement pourrait ainsi compenser les pertes subies par l’entreprise, notamment les investissements déjà réalisés dans le cadre du projet immobilier. Aucune décision définitive n’a toutefois été prise à ce sujet.

Cette annulation illustre la volonté des autorités sénégalaises de mieux gérer les ressources foncières du pays et de mettre un terme aux contrats jugés désavantageux. Elle reflète également une vigilance accrue sur les accords conclus avec des entreprises privées, notamment étrangères, afin de garantir une gestion plus équitable du patrimoine national.

Richard-Toll : Un enfant de 5 ans mortellement fauché par un véhicule en test

Un tragique accident s’est produit ce mardi à Richard-Toll, causant la mort d’un enfant de cinq ans et blessant un autre. Le drame, rapporté par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), s’est déroulé aux environs de 14 heures.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un mécanicien venait de terminer la réparation d’un véhicule et souhaitait le tester. Malheureusement, la voiture a démarré brusquement et à vive allure, percutant un groupe d’enfants qui jouaient au bord de la route.

Transporté d’urgence à l’hôpital de Richard-Toll, le jeune garçon a succombé à ses blessures peu de temps après son admission. Un autre enfant, également touché dans l’accident, a été blessé, mais son état n’a pas encore été précisé.

Les autorités ont ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes de l’accident et déterminer d’éventuelles responsabilités. Ce drame relance les préoccupations sur la sécurité routière et la nécessité de mesures préventives pour éviter de tels incidents.

Réforme salariale au Sénégal : Cheikh Oumar Diagne s’oppose à la proposition d’Ahmadou Al Aminou Lo

La question des salaires des hauts fonctionnaires et des membres du gouvernement suscite un vif débat au Sénégal. Cheikh Oumar Diagne s’est exprimé sur le sujet via un post Facebook, affirmant son désaccord avec la proposition du secrétaire général du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lo, concernant un « rebasing salarial » dans un contexte économique difficile.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 19 février, Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des moyens généraux de la Présidence de la République, a dénoncé toute tentative de toucher aux salaires des agents de l’État, qu’il considère comme « sacrés ».

« J’ai fait un post pour dire que je ne suis pas d’accord avec le chemin emprunté par le secrétaire général du gouvernement », a-t-il déclaré.

Face aux nombreuses réactions suscitées par son intervention, certains lui ont précisé que la réforme ne concernerait que les salaires des ministres. Toutefois, il a tenu à nuancer le débat en rappelant que les ministres ne sont pas nécessairement des « milliardaires » et qu’ils méritent des conditions de travail sereines.

« Ce n’est pas pour être l’avocat des ministres. Mais quand j’entends les gens parler, j’ai l’impression que les ministres sont des milliardaires ou alors que les gens ne veulent pas qu’ils soient en paix », a-t-il ajouté.

Affaire Ahmed Ndiaye : La famille Sonko accorde son pardon, la justice poursuit son cours

L’affaire Ahmed Ndiaye, du nom de l’ingénieur en génie civil accusé de conduite en état d’ivresse, d’injures publiques et de menaces de mort devant le domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, a pris un tournant inattendu. Alors que le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor devait statuer sur son sort, la famille Sonko a décidé de lui accorder son pardon et de renoncer à toute demande de réparation.

Les faits remontent au 2 février dernier. Ce soir-là, Ahmed Ndiaye, sous l’effet de l’alcool, s’est retrouvé devant la maison des Sonko à Ziguinchor, où il a proféré des injures et des menaces à l’encontre des proches du Premier ministre.

« Votre frère, le Premier ministre Ousmane Sonko, et le président de la République Bassirou Diomaye Faye n’ont rien foutu dans le pays. »

Pire encore, il aurait fait allusion à l’affaire Adji Sarr, un sujet toujours sensible, en lançant publiquement :

« Ce n’était pas moi qui avais couché avec Adji Sarr ! »

Des propos qui ont suscité l’indignation des riverains et conduit à son arrestation immédiate. Devant le tribunal, l’accusé a tenté d’atténuer la gravité de ses actes, plaidant l’ivresse et un trou de mémoire. « Je n’ai pas assez de souvenance de ce qui s’était passé et de mes propos », a-t-il déclaré à la barre, tout en reconnaissant son erreur.

Malgré l’outrage subi, la famille Sonko a choisi de privilégier le pardon. Lors de l’audience, leur avocat, Me Djiby Diagne, a précisé :

« Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses deux frères ne réclament pas de dommages et intérêts. Ils ont pardonné. Ce n’est pas l’argent qui les intéresse et le tribunal n’est pas le lieu où on doit se faire de l’argent. »

Un geste de clémence qui tranche avec la gravité des accusations et qui a marqué le procès.

Cependant, ce pardon ne signifie pas une exonération totale de responsabilité. Le parquet a requis une peine d’un an de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu’une amende de 500 000 FCFA.

Détenu depuis le 2 février, Ahmed Ndiaye connaîtra son sort mardi prochain, lorsque le tribunal rendra son verdict. En attendant, cette affaire illustre la complexité du rapport entre justice, responsabilité individuelle et pardon en politique.

Sénégal : Abdou Karim Gueye exprime sa déception face au régime de Diomaye et Sonko

Dix mois après l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, l’activiste Abdou Karim Gueye, plus connu sous le pseudonyme « Xarim Xrum Xax », dresse un bilan sévère du régime en place. Celui qui fut l’un des fervents défenseurs du changement déplore aujourd’hui un manque de réactivité face aux urgences nationales et remet en question la capacité du tandem au pouvoir à répondre aux attentes des Sénégalais.

Invité d’une émission diffusée sur un média en ligne local, le coordonnateur de la plateforme citoyenne Nittu Degg a exprimé sa frustration face à la gestion actuelle du pays. « Je constate que ces personnes au pouvoir ne parviennent pas à résoudre les difficultés auxquelles les Sénégalais font face », a-t-il déclaré. Selon lui, les nouvelles autorités tardent à apporter des solutions concrètes aux préoccupations de la population. Il va même plus loin en estimant que le duo exécutif devrait « faire preuve de grandeur en s’adressant ouvertement à la population, en reconnaissant leur incapacité et en démissionnant ».

Cette déclaration radicale illustre un sentiment de déception grandissant parmi certains militants qui avaient placé de grands espoirs dans l’alternance politique survenue après l’élection présidentielle de 2024.

Abdou Karim Gueye critique également l’attitude du gouvernement face aux difficultés rencontrées, notamment son recours à la dénonciation des erreurs du régime précédent. Pour lui, « utiliser le rapport de la Cour des comptes comme prétexte pour justifier son incompétence est tout simplement malhonnête ». Selon l’activiste, bien que les manquements de l’ancien pouvoir soient avérés, il est impératif pour l’actuel gouvernement de se concentrer sur des solutions plutôt que de s’attarder sur le passé.

Il rappelle que l’accession au pouvoir de Diomaye Faye et Ousmane Sonko a été marquée par de lourds sacrifices. « Des Sénégalais ont perdu la vie pour que le changement advienne. L’espoir était immense à l’idée de voir de nouveaux dirigeants prendre les rênes du pays. Mais au vu des actions posées et de ce que nous observons quotidiennement, nous sommes loin de voir le bout du tunnel », regrette-t-il.

Les propos d’Abdou Karim Gueye traduisent une impatience croissante au sein d’une frange de la population. L’enthousiasme suscité par l’arrivée du nouveau régime semble s’estomper face aux défis persistants : cherté de la vie, chômage, accès aux services de base et réformes institutionnelles attendues.

Lutte sénégalaise : L’incertitude plane après la suspension de la couverture sécuritaire par la police

La lutte sénégalaise traverse une période d’incertitude après la décision des autorités de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, la couverture sécuritaire des combats. Cette mesure, annoncée par la police nationale, risque de perturber plusieurs affiches très attendues, notamment le duel opposant Prince à Modou Anta prévu le 23 février et le choc Lac de Guiers 2 vs Ada Fass programmé le 4 avril.

La police justifie cette suspension par le non-respect des « injonctions et recommandations » adressées aux acteurs du milieu de la lutte, qu’il s’agisse du Comité national de gestion de la lutte (CNG), des promoteurs ou des lutteurs eux-mêmes. L’organisation du combat entre Ama Baldé et Franc, tenu dimanche dernier, semble avoir été un élément déclencheur de cette décision.

Face à cette situation, Moustapha Kandji, porte-parole du CNG, a rappelé que « le règlement dit que sans sécurité policière, il n’y a pas de combat de lutte ». Autrement dit, tant que la couverture sécuritaire ne sera pas rétablie, l’organisation des combats reste compromise.

Cette décision inquiète fortement les promoteurs et les amateurs de lutte. Sans l’intervention de la police pour assurer l’ordre et la sécurité dans les enceintes, il est difficile d’envisager la tenue des combats en toute sérénité. Les scènes de violence qui ont parfois éclaté par le passé, notamment entre supporters, justifient cette nécessité de présence policière.

Les promoteurs, de leur côté, risquent de subir d’importantes pertes financières si les combats venaient à être annulés ou reportés. De nombreux billets sont déjà vendus, et des contrats signés avec les diffuseurs et sponsors.

Pour l’instant, aucune solution concrète n’a été avancée. Il revient désormais aux différents acteurs de la lutte de s’asseoir autour d’une table avec les autorités pour tenter de trouver un compromis. Une réforme de l’organisation sécuritaire des combats pourrait être envisagée afin d’éviter que de telles décisions ne viennent à nouveau perturber la saison.

Trump se dit “confiant” sur un accord avec Moscou et soutient l’envoi de troupes européennes en Ukraine

Washington, Président américain Donald Trump a exprimé mardi son optimisme quant à la possibilité d’un accord entre Washington et Moscou après des discussions entre responsables américains et russes à Riyad. S’exprimant depuis la Floride, il a également déclaré être “totalement favorable” à l’envoi de troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine, une prise de position qui risque de faire réagir sur la scène internationale.

Donald Trump s’est dit “davantage confiant” quant à la possibilité d’un règlement du conflit entre la Russie et l’Ukraine, après les échanges qui ont eu lieu dans la capitale saoudienne. Bien que les détails de ces discussions restent flous, elles marquent une tentative de dialogue entre Washington et Moscou, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année.

Le camp républicain, dont Trump reste une figure dominante, a souvent critiqué la gestion du conflit par l’administration Biden, l’accusant d’entretenir un soutien militaire coûteux à Kiev sans chercher de véritable solution diplomatique. Trump, qui ambitionne un retour à la Maison-Blanche, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’il mettrait rapidement fin à la guerre s’il revenait au pouvoir.

L’ancien président a également surpris en soutenant l’idée d’un déploiement de troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine. “Je suis totalement favorable à cette idée”, a-t-il déclaré, sans préciser s’il envisageait un rôle direct des États-Unis dans une telle mission.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs responsables européens restent prudents sur un éventuel engagement militaire en Ukraine au-delà du soutien en armement et en formation. Un déploiement de troupes européennes pourrait en effet représenter une escalade majeure du conflit, risquant d’entraîner une confrontation plus directe avec la Russie.

Trump a par ailleurs exprimé sa “déception” face aux réactions de Kiev concernant l’absence de l’Ukraine aux discussions de Riyad. Les autorités ukrainiennes ont critiqué cette réunion entre Américains et Russes, estimant qu’aucune négociation sur l’avenir de leur pays ne devait se faire sans leur participation.

“Je pense que j’ai le pouvoir de mettre fin à la guerre”, a insisté Trump, laissant entendre qu’il serait capable de négocier directement avec Vladimir Poutine. Une position qui alimente les spéculations sur sa stratégie diplomatique en cas de victoire à la présidentielle de novembre 2024.

Ces déclarations de Donald Trump pourraient marquer un tournant dans la position américaine sur le conflit ukrainien, du moins si l’ancien président parvient à retrouver le pouvoir. Sa volonté affichée de négocier avec Moscou et d’impliquer davantage l’Europe dans la gestion du conflit pourrait modifier en profondeur les équilibres diplomatiques actuels.

Jumia Sénégal : Marcelle Monkam SIAYOJIE nommée nouvelle CEO

Jumia Sénégal, leader du e-commerce au Sénégal, annonce la nomination de Marcelle Monkam SIAYOJIE en tant que nouvelle Directrice Générale (CEO). Elle succède à Lionel MOBI, qui prend désormais la tête de la division B2C de Jumia Égypte.

Ce mardi 18 février, dans les locaux de Jumia Sénégal à Yoff Virage, Marcelle Monkam SIAYOJIE a exprimé sa satisfaction de rejoindre l’équipe et a partagé ses ambitions pour l’avenir de l’entreprise. Elle a souligné l’impact économique de Jumia Sénégal, qui emploie plus de 100 personnes en interne et génère des milliers d’emplois indirects.

“Je suis honorée de rejoindre Jumia Sénégal à un moment aussi passionnant…”, a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : “Le Sénégal est l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent. Je suis impatiente de travailler avec notre équipe talentueuse pour renforcer notre position sur le marché et offrir encore plus de valeur à nos clients.”

Avec plus de 10 ans d’expérience dans le secteur du e-commerce, Marcelle Monkam SIAYOJIE a occupé plusieurs postes de direction au sein de Jumia.

Elle a rejoint Jumia en 2014 en tant que Capitaine d’Acquisition à Jumia Cameroun et a ensuite évolué vers différents rôles avant de devenir Head of Category de 2017 à 2019. Après quelques années dans d’autres projets, elle est revenue chez Jumia en 2022 en tant que Chief Commercial Officer au Sénégal, puis a été promue Chief Commercial Officer de Jumia Kenya en 2023.

Marcelle Monkam SIAYOJIE est titulaire d’un Master Exécutif en Marketing Digital et Commerce Électronique de HEC Maroc. Son expertise en e-commerce, sa vision stratégique et sa connaissance approfondie du marché sénégalais seront des atouts précieux pour Jumia Sénégal, alors que l’entreprise poursuit son expansion à travers le pays.

Jumia Sénégal a tenu à remercier Lionel MOBI pour son leadership et ses contributions en tant que CEO entre 2022 et 2024.

Jumia Sénégal en chiffres

Jumia Sénégal est un acteur majeur du e-commerce, avec :

• 73 points relais répartis sur l’ensemble du territoire national.

• Plus de 100 employés directs et des milliers d’emplois indirects.

• Un catalogue de plus de 60 000 produits, toutes catégories confondues.

• Plus de 2 000 vendeurs actifs et plus de 1 000 Jumia Forceurs actifs.

Selon Ernesto Hane, Directeur Marketing de Jumia Sénégal, l’entreprise est une société formelle qui paie toutes les taxes et impôts, y compris la TVA et l’impôt sur le revenu. L’écosystème de Jumia, via ses vendeurs et ses partenaires logistiques, joue un rôle clé dans la transformation digitale de l’économie sénégalaise.

Un soutien aux PME locales et un modèle économique inclusif

Jumia Sénégal collabore directement avec les PME locales, qui représentent 90 % de ses vendeurs. Cette politique permet de dynamiser le secteur privé et d’offrir aux entrepreneurs sénégalais une plateforme pour élargir leur clientèle.

Concernant la rémunération des vendeurs, ceux-ci peuvent gagner entre 10 000 FCFA et 500 000 FCFA par mois. Les paiements sont effectués tous les 15 jours, avec une commission allant de 1 % à 6 %.

En 2024, Jumia prévoit une augmentation de 30 % du nombre de produits sur son catalogue.

Jumia Pay et Jumia Kareem : des innovations à venir

Jumia Sénégal travaille actuellement sur le lancement de Jumia Pay, une solution de paiement en ligne qui facilitera les transactions sur la plateforme. Ce projet devrait voir le jour dans les prochains mois.

Par ailleurs, le programme Jumia Kareem revient pour une deuxième édition à l’occasion du Ramadan, du 17 février au 31 mars. Selon Ramatoulaye Coulibaly, Directrice Commerciale de Jumia Sénégal, cette campagne offrira :

• Des réductions de 10 à 15 % sur les produits Jumia.

• Une journée de livraison gratuite.

Jumia : une plateforme panafricaine en pleine croissance

Jumia est l’une des principales plateformes de commerce électronique en Afrique, présente dans neuf pays. Sa mission est d’améliorer la qualité de vie en Afrique grâce à la technologie, en offrant des services en ligne innovants, pratiques et abordables.

Son écosystème comprend :

• Une place de marché connectant des milliers de vendeurs à des millions de clients.

• Un réseau logistique permettant l’expédition et la livraison de colis à travers l’Afrique.

• Une solution de paiement numérique, Jumia Pay, qui simplifie les transactions dans certains marchés.

Avec cette nouvelle nomination et ses ambitions renouvelées, Jumia Sénégal continue d’innover pour renforcer son impact sur le marché sénégalais et accompagner la transformation digitale du pays.

Cette version améliore la lisibilité, corrige les fautes, et structure mieux les informations. Elle met aussi en avant les points clés de manière plus fluide et professionnelle.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°400 – 19/02/2025

🔴 SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE SUR LES DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES : POUR DES SOLUTIONS OU UNE ENTOURLOUPE POLITIQUE ?
🔴 « ILS N’ONT QU’À DÉMISSIONNER S’ILS NE PARVIENNENT PAS À RÉGLER LES PROBLÈMES DES SÉNÉGALAIS » : KARIM XRUM XAX MET LA PRESSION AU GOUVERNEMENT

🔴 LUTTE / VIOLENCES : LA POLICE SUSPEND LA COUVERTURE SÉCURITAIRE
🔴 PARTENARIAT FSF/FIFA : UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LES ACADÉMIES DE FOOTBALL

Suspension de la couverture sécuritaire des combats de lutte au Sénégal : une décision consécutive aux violences

Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a annoncé, par le biais d’un communiqué de presse daté du 18 février 2025, l’arrêt jusqu’à nouvel ordre de la couverture sécuritaire des combats de lutte sur l’ensemble du territoire national. Cette décision fait suite aux violents incidents survenus le dimanche 16 février à l’arène nationale, lors du combat opposant Franc à Ama Baldé.

L’affluence massive des amateurs de lutte a conduit à une saturation de l’arène, obligeant les autorités à fermer les portes pour éviter tout risque d’incident. Toutefois, cette mesure n’a pas empêché une escalade de violence. Après le verdict du combat, des affrontements ont éclaté entre supporters, se traduisant par des actes de vandalisme, des dégradations de biens publics et privés ainsi que des agressions. L’incident le plus tragique a été l’agression mortelle d’un jeune dans la banlieue dakaroise.

Face à cette situation, le Ministère de l’Intérieur a pointé du doigt le Comité national de Gestion de la Lutte (CNG) et les autres acteurs impliqués. Selon le communiqué, ces derniers n’ont pas respecté les injonctions et recommandations qui leur avaient été faites, notamment en ce qui concerne la gestion de la jauge, le respect des horaires et la mise en place de mesures réduisant les risques de confrontation entre groupes de supporters.

Cette décision d’arrêter la couverture sécuritaire risque d’impacter lourdement l’organisation des combats de lutte, sport emblématique au Sénégal. Sans la présence des forces de l’ordre, les organisateurs devront prendre leurs propres dispositions pour assurer la sécurité des spectateurs et des lutteurs.

Alors que cette mesure suscite déjà des réactions dans le milieu de la lutte, il reste à voir si des discussions seront engagées entre le CNG et les autorités pour trouver une solution permettant la reprise des combats dans un cadre sécurisé.

Grand Théâtre de Dakar : une vague de licenciements crée des tensions

Le Grand Théâtre National de Dakar traverse une période de turbulences marquée par une vague de licenciements qui suscite tensions et inquiétudes au sein du personnel. En l’espace de quelques jours, 23 travailleurs ont été remerciés par la direction de l’établissement, et une nouvelle liste de 30 employés menacés de licenciement est en cours d’élaboration.

Selon un employé concerné qui a préféré garder l’anonymat, cette liste devrait d’abord inclure 17 personnes avant d’être complétée par 7 autres, renforçant ainsi l’atmosphère d’incertitude qui règne au sein de l’institution culturelle. Les travailleurs redoutent une stratégie visant à réduire drastiquement le personnel en place.

Face à cette situation, la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) est montée au créneau pour dénoncer ces licenciements qu’elle juge arbitraires et injustifiés. Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la CNTS, a exprimé son indignation : « Effectivement, cette direction, lorsqu’elle est arrivée, a voulu se séparer d’un effectif de moins de 100 personnes. Nous allons immédiatement saisir l’inspection du travail pour voir quelle position adopter. Après cela, nous organiserons un point de presse dans les heures qui suivent », a-t-il déclaré.

La CNTS appelle les autorités à réévaluer cette décision et à engager un dialogue social afin d’éviter des mesures jugées trop brutales. L’organisation syndicale estime que la démarche entreprise par la direction du Grand Théâtre manque de transparence et pourrait cacher d’autres enjeux, notamment un « recrutement politique » en remplacement des travailleurs licenciés.

Les employés s’inquiètent de leur avenir, mais aussi de l’impact que ces départs pourraient avoir sur le fonctionnement de l’institution culturelle. Le Grand Théâtre National de Dakar, symbole de la promotion artistique et culturelle du Sénégal, traverse ainsi une crise qui pourrait rejaillir sur ses activités. Reste à savoir si un compromis pourra être trouvé entre la direction et les syndicats pour apaiser les tensions et garantir la stabilité de l’établissement.

Abrogation de l’article 29 du Code électoral : Quel député pour déposer la proposition de loi ? (Par Moussa Tine)

Dans l’émission Grand Jury de la Tfm de dimanche dernier, je proposais l’abrogation immédiate de la loi d’amnistie. Par la suite, Thierno Alassane Sall a décidé de déposer, conformément à son programme de campagne, une proposition de loi dans ce sens.
 
Nous sommes en droit d’espérer que tous les députés, y compris ceux de l’actuelle majorité, vont voter ladite proposition. Cette loi TAS, au-delà de nos engagements quasi unanimes, constitue une attente forte de nos concitoyens. Nous le devons par ailleurs aux familles endeuillées.
 
Dans l’émission susmentionnée, j’avais proposé, en outre, l’abrogation de l’article 29 du Code électoral. En effet, cet article avait écarté, par l’application automatique d’une peine complémentaire non prononcée par un juge, les candidats Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko lors des dernières élections.
 
Aujourd’hui encore, elle est à la base de la volonté de retirer son mandat à l’actuel maire de Dakar. Je fais observer que l’article identique du code électorale français a été jugé contraire à la Constitution et annulé par le Conseil constitutionnel.
 
Au nom de la paix sociale et de l’idéal de démocratie apaisée, cet article doit dès lors être abrogé. La question est : quel député pour déposer la proposition de loi qui s’y rapporte ?
 
POUR MA PART, je ne suis vraiment pas fier de nous, chaque fois que je me rappelle que nous avons comptabilisé plus de 80 morts simplement pour élire un nouveau président de la République. D’ailleurs, l’article 29 du Code électoral a été fondamentalement pour beaucoup dans ce décompte macabre et non moins inadmissible.
 
Moussa Tine
Président Alliance démocratique/ Pencoo Thies le 18 février 2024

Loi d’amnistie : Le Pastef devant le fait accompli, (Par Gnigno Faye)

Le Pastef est il disposé à faire la lumière sur les événements qui ont ébranlé le Sénégal entre 2021 et 2023 ? C’est la question que Thierno Alassane Sall vient de poser en annonçant le dépôt d’un projet de loi pour abroger la loi d’amnistie. C’est un acte purement politique. Séance d’explication.
 
Thierno Alassane Sall de la République des valeurs a posé un acte politique qui va, sans nul doute, provoquer une onde de choc dans l’arène politique politique. En effet, le député de Sénégal Kessé a annoncé le dépôt d’un projet de loi visant à abroger la loi d’amnistie qui a effacé les faits politiques ayant entraîné la mort de plusieurs dizaines de Sénégal, le pillage des biens appartenant a autrui, la perte de plusieurs milliards a l’Etat du Sénégal, l’incarcération de plusieurs milliers de jeunes manifestants.
 
En posant cet acte purement politique, Tas semble poser une piège au Pastef. En effet, le Pastef qui n’a jamais voulu de cette loi mais l’a, quand même, votée est devant le fait accompli. L’argument que Biram Souley Diop avait avancé est que les crimes de sang ne peuvent être effacés mais a finalement voté pour. PASTEF ne peut pas rejeter ce texte sans en proposer un autre juste après ou alors ils vont jouer à la guerre des amendements. Qui va être facile à gagner vu leur majorité pour remodeler le texte a leur goût. En abrogeant cette loi d’amnistie, les responsabilités vont être situées. Qui sont les responsables des pillages, saccagés et actes de vendalismes ? Qui a donné l’ordre de tirer sur les manifestants ? Voilà autant de questions qui risque de plonger le Sénégal dans une crise sans fin.
 
En attendant la fin des enquêtes, Pastef a mieux a faire que de passer des années à traquer les responsables qui peuvent être dans leurs rangs. En effet, alors que le pays traverse une situation économique critique, le parti au pouvoir sait qu’en actionnant la machine judiciaire, le temps va jouer contre eux. En même temps, le parti au pouvoir sait qu’il ne peut se payer le luxe de ne pas voter cette loi. Forcément, El Malick Ndiaye et les siens vont essayer de gagner du temps. Est ce que la question au gouvernement organisée ce vendredi entre dans cette logique ? Il y’a de forte chance que cela soit une opération qui vise à orienter les débats sur la conclusion du rapport d’audit de la cour des comptes. Mais ce souhait de ne pas aborder cette problématique ne peut durer dans le temps. Il viendra un moment où Pastef va être obligé de l’évoquer. Ce sera certainement pour calmer la grogne populaire qui va naître de leurs bases ou de se départir de l’image de « dealer » avec Macky que l’opposition ne tardera pas à les coller.

Affaire du compte de 1000 milliards : Ardo Gningue saisit l’OFNAC

L’affaire du supposé compte bancaire contenant 1000 milliards de francs CFA continue d’alimenter le débat public au Sénégal. Après l’annonce fracassante du Premier ministre Ousmane Sonko, de nombreuses voix se sont élevées pour demander des clarifications sur cette révélation, jugée aussi intrigante qu’inquiétante. Malgré la publication d’un rapport d’audit très médiatisé, une partie de l’opinion publique demeure sceptique et exige davantage de transparence.

C’est dans ce contexte que l’activiste Ardo Gningue est passé à l’action. Selon le journal L’AS, il a officiellement déposé une plainte auprès de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Son objectif : pousser les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie afin d’établir la véracité des faits et, le cas échéant, identifier les responsables d’une éventuelle irrégularité.

L’initiative de Ardo Gningue intervient dans un climat où la lutte contre la corruption et la transparence dans la gestion des finances publiques sont des sujets de premier plan. En s’adressant à l’OFNAC, il espère que la lumière sera faite sur ce dossier qui suscite de nombreuses interrogations. Il exhorte ainsi l’institution à user de tous les moyens à sa disposition pour mener une enquête indépendante et rigoureuse.

Cette plainte pourrait constituer un tournant dans cette affaire. Si l’OFNAC décide de l’instruire, une enquête officielle pourrait être ouverte pour déterminer l’existence ou non de ce fameux compte, son origine et son éventuelle utilisation.

L’affaire des 1000 milliards de francs CFA a un impact non seulement financier mais aussi politique. Elle soulève des questions cruciales sur la gestion des ressources publiques, la transparence et la responsabilité des dirigeants. L’intervention de l’OFNAC, si elle se concrétise, pourrait non seulement apporter des réponses aux nombreuses questions soulevées, mais aussi renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de contrôle.

En attendant une réaction officielle de l’OFNAC, cette plainte relance les débats et met davantage de pression sur les autorités pour qu’elles clarifient une situation qui, jusque-là, demeure floue. Reste à savoir si cette initiative aboutira à des révélations majeures ou si elle sera classée sans suite, alimentant ainsi les suspicions et spéculations déjà nombreuses autour de ce compte controversé.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Gambie pour la fête nationale

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite officielle en Gambie ce lundi, répondant à l’invitation de son homologue gambien, Son Excellence Adama Barrow. Cette visite s’inscrit dans le cadre des célébrations officielles de la fête nationale de la Gambie, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux nations.

Le Sénégal et la Gambie partagent des liens historiques, culturels et fraternels profonds. Les deux pays, voisins et unis par une longue histoire commune, ont toujours œuvré pour une coopération harmonieuse dans divers domaines, notamment la sécurité, le commerce, l’éducation et les infrastructures. Cette visite témoigne de l’engagement du Président Bassirou Diomaye Faye à consolider davantage ces relations et à promouvoir une collaboration mutuellement bénéfique.

Durant son séjour, le Président Faye participera aux cérémonies officielles et rencontrera son homologue gambien pour discuter des enjeux stratégiques entre les deux nations. Les discussions devraient porter sur le renforcement des échanges économiques, la coopération en matière de sécurité transfrontalière et les projets communs de développement. Cette visite symbolise également la volonté des deux chefs d’État de raffermir les liens diplomatiques et de favoriser une intégration sous-régionale plus dynamique.

La participation du Sénégal à ces festivités témoigne de l’importance accordée aux relations sénégalo-gambiennes, ancrées dans une fraternité historique et un destin commun. Cette rencontre pourrait également ouvrir la voie à de nouveaux accords de coopération et à une meilleure coordination dans les domaines clés du développement des deux pays.

Le Président Bassirou Diomaye Faye et son homologue Adama Barrow ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour un avenir prospère, où la stabilité et la coopération régionale restent des priorités. Cette visite marque ainsi une nouvelle étape dans le raffermissement des relations entre Dakar et Banjul, renforçant davantage l’intégration et la solidarité entre les deux peuples.

Rapport Cour des Comptes : Birahim Seck appelle l’État à faire éclater la vérité et situer les responsabilités

Birahim Seck, Coordonnateur Général du Forum Civil, section Sénégalaise Transparency International, a appelé le gouvernement sénégalais à prendre des mesures concrètes pour faire la lumière sur les conclusions du rapport de la Cour des comptes. Lors d’une déclaration au Colloque régional sur les enjeux et mécanismes de lutte contre la corruption, l’évasion fiscale et les flux financiers illicites en Afrique de l’Ouest, organisé par la CENOZO du 17 au 18 février 2025 à Cotonou, il a insisté sur la nécessité de clarifier les constats du rapport et de situer les responsabilités.

Selon lui, l’initiative du gouvernement est salutaire, car il s’agit du premier exercice d’audit sur la situation des finances publiques en application de l’article 1.7 du Code de transparence dans la gestion des finances publiques. Ce rapport constitue un outil essentiel pour identifier les canaux de flux financiers illicites au sein des régies financières. Il a souligné que les citoyens doivent protéger la Cour des comptes contre toute tentative de manipulation politique et exiger des clarifications sur les recettes, les dépenses budgétaires, la gouvernance des comptes spéciaux du trésor, ainsi que la gestion de la trésorerie et de l’endettement.

Pour Birahim Seck, ce rapport offre une opportunité unique au Sénégal de mettre en œuvre des réformes structurelles afin d’endiguer les pertes financières. Il a noté que les conclusions de la Cour des comptes dérangent certains intérêts et qu’il ne faut pas céder aux pressions politiciennes pour occulter les pertes financières considérables. Il a exhorté l’État à rester ferme et déterminé à identifier les responsables.

L’une des préoccupations majeures soulevées concerne les Dépôts à Terme (DAT) virés à des tiers. Il s’est interrogé sur l’identité des ministres impliqués, leur niveau de responsabilité et les raisons pour lesquelles ces fonds n’ont pas été transférés au Trésor public. Il a également attiré l’attention sur un gap de trésorerie de 114,4 milliards FCFA dans le cadre de l’opération du Sukuk SOGEPA, soulignant la nécessité pour les Sénégalais de comprendre l’origine de ce déficit.

Il a plaidé pour que le travail de la Cour des comptes soit approfondi et complété par des enquêtes judiciaires indépendantes. Il a appelé à une politique gouvernementale claire et rigoureuse en matière de lutte contre la corruption, fondée sur la transparence, la redevabilité et l’accès à l’information. Il a averti qu’un gouvernement jouant avec l’opacité ne pourra pas mobiliser les ressources nécessaires au développement du pays.

Pour lutter efficacement contre la corruption, il a insisté sur le renforcement des organes de contrôle interne, l’amélioration du système comptable et la mise en place d’un cadre institutionnel robuste. Il a également exhorté la population sénégalaise à s’impliquer activement dans cette lutte afin d’empêcher les acteurs politiques de détourner l’attention et d’échapper à leurs responsabilités.

En conclusion, Birahim Seck a réaffirmé que la lutte contre la corruption doit être portée par une mobilisation citoyenne forte et durable, loin des considérations populistes. Il a insisté sur le rôle clé de la société civile et des acteurs du changement pour garantir une gestion transparente et responsable des finances publiques.

Santé : la Fédération des syndicats de la santé (F2S) annonce une grève les 13 et 14 mars 2025

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a annoncé un mouvement de grève générale les 13 et 14 mars 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre de leur nouveau plan d’action, déjà validé par l’ensemble des membres, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et le respect des engagements pris par les autorités.

Le secrétaire général de la F2S, Cheikh Seck, a détaillé la feuille de route qui mènera à cette grève. Le plan d’action comprend plusieurs étapes stratégiques. Le mardi 18 février 2025, un point de presse sera organisé pour informer l’opinion publique et les médias sur les motivations du mouvement. Le jeudi 27 février 2025, une assemblée générale se tiendra à l’hôpital Ndamatou de Touba, afin de mobiliser et sensibiliser les membres du secteur de la santé. La F2S prévoit également d’échanger avec les partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, les ambassades et les autorités religieuses afin de rallier davantage de soutien à leur cause. Enfin, la grève générale aura lieu les 13 et 14 mars 2025, avec un arrêt total des activités dans les structures de santé pour mettre la pression sur le gouvernement. Des actions de contestation telles que la rétention d’informations et le boycott des supervisions administratives sont également prévues pour perturber le fonctionnement normal du secteur.

Cheikh Seck a également révélé que la F2S a rencontré le ministre de la Santé et de l’Action sociale le lundi 17 février 2025 pour faire le point sur le suivi des accords signés le 29 décembre 2023. Cependant, malgré les discussions et la volonté affichée du ministre, le syndicat estime que cela ne suffit pas pour résoudre les nombreux problèmes du secteur. « Il faut impérativement l’intervention du président de la République et du Premier ministre », a insisté le syndicaliste, soulignant que seul un engagement politique au plus haut niveau pourrait permettre de trouver des solutions durables aux revendications des travailleurs de la santé.

Depuis plusieurs années, les syndicats de la santé dénoncent des conditions de travail difficiles, un manque criant de matériel, ainsi qu’un retard dans l’application des engagements pris par l’État. La grève annoncée pour mars 2025 s’inscrit donc dans la continuité des luttes syndicales en vue d’améliorer la situation des professionnels de la santé et de garantir une meilleure prise en charge des patients. Ce mouvement d’humeur pourrait avoir un impact significatif sur le fonctionnement des structures sanitaires du pays, notamment dans les hôpitaux et les centres de santé publics. Les autorités devront réagir rapidement pour éviter une paralysie du système de santé et prévenir une crise sanitaire.

Chronique d’un échec annoncé du duo Diomaye – Sonko ( Par Abdou MBOW )

Aucun pays ne s’est développé sur le mensonge. Aucune Nation n’a prospéré en banalisant ses méfaits et ses effets… Le Premier Ministre Ousmane Sonko n’a jamais hésité à se complaire dans l’infamie et l’injure, tant les incongruités d’avant mars 2024, adressées aux membres de l’ancien pouvoir, ne portaient que la marque du raccourci diffamatoire, marque de fabrique du « Président » Ousmane Sonko » d’alors…
Si les jeunes prenaient la mer et se noyaient, c’était du fait que Macky Sall et sa bande avaient détourné les barils de pétrole, et qu’ils les avaient condamnés au malheur, dont les sortirait le « Président » MandrakeSonko, une fois élu. Il leur avait promis un salaire mensuel, boulot ou pas, de 150.000 frs. Les images des milliers de jeunes se bousculant pour fuir le Sénégal et aller servir d’esclaves en Espagne, auraient dû leur faire honte. Mais ils sont nés après la honte. Pas un seul parmi eux n’a fait face à cette urgence, à cette bombe à retardement ; nombre parmi eux ne voit sa chevelure blanchir, du fait de l’inquiétude et de l’énorme responsabilité à devoir exaucer les prières et les cris de détresse de notre jeunesse… Non, ils sont tous en train de prendre et du poids et un goût pour le mannequinat distingué, guettant avides les annonces de nominations du salvateur Conseil des Ministres du mercredi… Voilà pour le contexte de cette manipulation, de grands orfèvres de la communication de masse, qui ont bien étudié Gobbels, persuadés à raison, que « plus c’est gros, mieux ça passe » …
Que raconte ce rapport sans queue ni tête ? « Président » Ousmane Sonko nous a toujours dit que Macky et ses 400 voleurs étaient des carnassiers…. Il n’avait pas encore les preuves, mais il le hurlait sur tous les tréteaux du pays… Ce Rapport de la Cour des Mécomptes, est juste destiné à donner raison à l’insulteur public…. Ousmane Sonko a donc toujours raison ! Ousmane Sonko, « Mou Sell mi » a
toujours raison, il est infaillible, d’extraction quasi-divine…
Et sa parole d’onction divinatoire sur ce bienvenu rapport est déclamée par celui qui ne comprenait pas les arcanes de la BCEAO, mais la dirigeait tout de même. Le même qui cherche à préparer les Sénégalais à des lendemains difficiles et même très difficiles… Dans un propos cousu de fil blanc, Ahmadou Al Aminou Lô, Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, précise et annonce la couleur, en prédisant la suppression des subventions sur l’électricité et les denrées, ⁠ce qui va à une semaine du Ramadan avoir un impact sur l’augmentation du coût de la vie…. Peut-on se dresser sur ses ergots et défier les bailleurs, rendre la France responsable de tous nos maux, et s’attendre à ce qu’elle nous soutienne, quand on ne respecte pas nos créances, se défaussant sur « notre État voyou » ?
Pourtant, le ministre de l’Economie Abdourahmane Sarr annonce une bonne nouvelle : la dette du Sénégal est soutenable. Le ministre des Finances Cheikh Diba, est lui dans une dynamique de correction. Il est le trait d’union entre l’ancien régime et le régime actuel ; il est le symbole de la continuité de l’Etat. C’est justement ce qui en fait une cible de choix pour toute une horde de pieds nickelés, planqués derrière leurs ordinateurs ou relayant honteusement des insinuations tentant de le déstabiliser… 
Ce rapport va enfoncer le Sénégal, le décrédibiliser, pour faire de la normalité un scandale.
Ils osent nous parler, en sermonnant les Sénégalais⁠, d’une diminution prochaine des salaires au moment où le train de vie de l’Etat grimpe, tous les anciens supporters quémandant, qu’aillent de pair avec leurs postes, bolides et salaires qui vont faire rimer « ramage et plumage », indifférents aux multiples et indécents ⁠licenciements abusifs et en masse de jeunes sénégalais…
Ce rapport n’est que le « cache-misère » de leur incapacité à mener le Sénégal hors des chemins mensongers qu’ils ont empruntés sans vergogne ni regrets…
C’est l’histoire d’un loup qui devant un troupeau de moutons, leur jura qu’il allait à présent, devenir végétarien. 
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la chronique d’un échec annoncé du duo Diomaye- Sonko.
 
Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal

Sénégal / Gouvernance Inclusive : Lancement du Programme de Formation en Gouvernance Inclusive – Vers une Administration plus Équitable et Inclusive

Monsieur Olivier BOUCAL, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, a officiellement lancé, ce mardi 18 février 2025 à Dakar, en début de matinée, le Programme de Formation en Gouvernance Inclusive.

Cette initiative marque une étape importante dans la promotion de l’équité et de l’égalité de genre ainsi que dans l’amélioration de la gouvernance inclusive au sein de l’administration publique sénégalaise.

Le Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ambitionne, à travers ce projet, de constituer une administration reflétant l’égalité et l’équité de genre, tout en intégrant de manière efficace la problématique de l’inclusion dans ses pratiques managériales.

Ce programme réunit une première cohorte de managers des administrations publiques, leur offrant l’opportunité de développer leur identité de gestionnaire inclusif.

À l’issue de cette formation, ces managers seront en mesure de maîtriser les fonctions essentielles de la gestion des ressources humaines et d’assurer la performance individuelle et collective de leurs équipes.

Pour rappel, ce programme de renforcement des compétences a été élaboré sous l’égide du Projet de Renforcement Institutionnel pour l’Équité et l’Égalité de Genre (PRIEEG). Ce projet, mis en place avec l’appui de la coopération canadienne, implique la collaboration de cinq ministères sectoriels du Sénégal, dont sont issus la plupart des participants.

Il s’agit des ministères suivants :

• Ministère de la Famille et des Solidarités (MFS), notamment à travers la Direction nationale de l’Équité et de l’Égalité de Genre (DEEG) ;

• Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) ;

• Ministère des Finances et du Budget (MFB) ;

• Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public (MFPRSP) ;

• Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires (MUCTAT).

Ce programme s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de transformation des pratiques administratives, en vue d’une gouvernance plus équitable et inclusive au Sénégal.

Ousmane Sonko au secteur privé : « L’affairisme d’État, c’est terminé… »

Lors de l’ouverture de la 4ᵉ édition du Forum de la petite et moyenne entreprise ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu un discours ferme à l’égard du secteur privé national. Insistant sur la nécessité d’une nouvelle approche dans les relations entre l’État et les acteurs économiques, il a annoncé la soumission imminente d’une loi sur le patriotisme économique à l’Assemblée nationale.

S’exprimant devant un parterre de chefs d’entreprises et de représentants du monde des affaires, le chef du gouvernement a souligné la volonté de l’État d’accompagner les entrepreneurs sérieux et engagés. Toutefois, il a averti que les pratiques de favoritisme, de surfacturation et d’attribution opaque de marchés publics, qu’il qualifie d’« affairisme d’État », ne seront plus tolérées. Selon lui, une partie du secteur privé a longtemps prospéré grâce à des méthodes contraires à l’éthique, nuisant ainsi à l’économie nationale et à l’équité dans l’attribution des marchés.

« L’affairisme d’État, c’est terminé dans ce pays. Nous allons soutenir tous les efforts des acteurs du privé qui souhaitent travailler sérieusement et honnêtement, mais nous combattrons et mettrons fin aux pratiques que nous avons trouvées ici. En clair, le secteur privé sérieux et entreprenant bénéficiera de tout le soutien du gouvernement », a martelé Ousmane Sonko.

La loi sur le patriotisme économique, qui sera prochainement soumise aux députés, vise à garantir une meilleure répartition des opportunités économiques en faveur des entreprises locales. L’objectif est de mettre en place un cadre plus transparent et équitable pour les appels d’offres et les marchés publics, en privilégiant la production nationale et en réduisant la dépendance aux importations.

Cette déclaration du Premier ministre s’inscrit dans un contexte de réforme plus large visant à moraliser la gestion des finances publiques et à renforcer la compétitivité des entreprises sénégalaises. En mettant fin à certaines pratiques héritées du passé, le gouvernement veut impulser une dynamique nouvelle, fondée sur la méritocratie et la bonne gouvernance.

Toutefois, ces annonces ne manqueront pas de susciter des réactions au sein du secteur privé, où certains opérateurs économiques pourraient se sentir visés. Reste à voir comment cette loi sera accueillie à l’Assemblée nationale et quelles seront les mesures concrètes mises en place pour garantir son application effective.

Non-paiement des indemnités du Bac 2024 et retard des allocations : le G7 Kaolack hausse le ton

Les syndicats d’enseignants regroupés au sein du G7 Kaolack dénoncent une situation qu’ils jugent inacceptable, marquée par le non-paiement des indemnités de surveillance du Baccalauréat 2024 et les retards persistants dans le versement des allocations familiales. Dans un communiqué rendu public, ils expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un mépris des droits des enseignants et une mauvaise gestion des finances publiques.

Selon les responsables syndicaux, les enseignants ont accompli leurs missions avec sérieux et professionnalisme durant les épreuves du Bac 2024. Cependant, plusieurs mois après, ils n’ont toujours pas perçu leurs indemnités de surveillance, alors même que ces rémunérations devraient être versées dans un délai raisonnable. Ils dénoncent ainsi une administration défaillante, incapable de respecter ses engagements vis-à-vis des enseignants qui assurent pourtant un rôle central dans le système éducatif.

Par ailleurs, la question du retard des allocations familiales vient aggraver la situation. Ces aides, destinées à soutenir les enseignants dans la prise en charge de leurs familles, sont régulièrement versées avec un retard considérable, ce qui entraîne des difficultés financières pour de nombreux agents de l’éducation. Pour le G7 Kaolack, cette situation est inacceptable, car elle impacte directement la qualité de vie des enseignants et leur motivation au travail.

Dans leur communiqué, les syndicats exigent le paiement immédiat et sans condition des indemnités du Bac 2024 ainsi qu’un engagement clair des autorités sur la mise en place d’un calendrier strict et respecté pour le paiement des allocations familiales. Ils appellent également à mettre un terme aux retards systématiques qui deviennent récurrents et sapent la confiance des enseignants envers l’État.

Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, les membres du G7 Kaolack préviennent que leur patience a des limites. Ils mettent en garde les autorités contre toute forme d’inertie et préviennent que si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les plus brefs délais, ils n’hésiteront pas à durcir leur mouvement. La possibilité d’une grève ou d’actions syndicales plus radicales n’est donc pas écartée.

Le G7 Kaolack rappelle que la lutte qu’il mène dépasse la seule question des indemnités ou des allocations. Il s’agit avant tout d’une bataille pour la dignité des enseignants et le respect de leurs droits. Ils estiment que l’État doit prendre ses responsabilités et honorer ses engagements envers les acteurs du secteur éducatif, au risque de voir le climat social se détériorer davantage.

Affaire Kabirou Mbodje : La Cour d’Appel de Dakar confirme la condamnation

La Cour d’appel de Dakar a rendu son verdict dans le contentieux opposant Kabirou Mbodje, fondateur de Wari, à ses anciens associés. Suivant le réquisitoire du Procureur général, le juge a confirmé la condamnation prononcée en première instance, reconnaissant l’homme d’affaires coupable d’abus de confiance et d’augmentation irrégulière du capital social.

Kabirou Mbodje écope ainsi de deux ans de prison, dont six mois ferme, et devra verser 5 milliards de francs CFA à ses ex-partenaires au titre des intérêts civils. Cette décision fait suite à une longue bataille judiciaire initiée en 2018 par Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, qui accusaient leur ancien associé d’avoir orchestré une augmentation de capital en 2013 ayant réduit leur participation dans l’entreprise Wari de 39 % à seulement 3 %.

Le procès en première instance s’était tenu le 11 août 2021, avec un verdict rendu le 24 novembre de la même année. La Cour d’appel, qui a rejugé l’affaire le 2 décembre 2024, a maintenu la sanction initiale, malgré la demande des parties civiles qui réclamaient une réévaluation des dommages et intérêts à hauteur de 30 milliards de francs CFA.

L’affaire Kabirou Mbodje a suscité de vives réactions dans le monde des affaires au Sénégal. Wari, autrefois un acteur majeur des services financiers numériques en Afrique de l’Ouest, a connu de nombreuses turbulences depuis l’éclatement de ce différend. La condamnation du fondateur pourrait avoir des répercussions sur l’avenir de la société, déjà fragilisée par des difficultés financières et une concurrence accrue sur le marché.

Ousmane Sonko face aux députés : un grand oral attendu à l’Assemblée nationale

Le Premier ministre Ousmane Sonko se rendra à l’Assemblée nationale le vendredi 21 février à partir de 9 heures pour répondre aux questions des députés. Cette séance de questions au gouvernement, annoncée par le président du groupe parlementaire El Hadj Malick Ndiaye, s’inscrit dans le cadre de l’exercice démocratique visant à éclairer la représentation nationale sur les grandes orientations et actions de l’exécutif.

Cette première intervention de M. Sonko devant les députés depuis sa nomination est très attendue. Elle offrira une tribune au chef du gouvernement pour défendre ses choix stratégiques et répondre aux préoccupations des parlementaires sur des sujets d’actualité tels que l’économie, la gouvernance, la sécurité, ou encore les réformes institutionnelles en cours.

Si cette séance se veut un cadre d’échange républicain, elle pourrait également être marquée par des confrontations vives entre la majorité et l’opposition. Ousmane Sonko, connu pour son franc-parler, devra faire face aux interpellations des députés, parfois incisives, notamment sur la mise en œuvre du programme du gouvernement.

Abdoul Mbow charge Ousmane Sonko et critique la gouvernance actuelle

Le député de l’opposition dénonce une manipulation politique et prédit l’échec du duo Diomaye-Sonko

Abdoul Mbow charge Ousmane SONKO  »Aucun pays ne s’est développé sur le mensonge. Aucune Nation n’a prospéré en banalisant ses méfaits et ses effets… Le Premier Ministre Ousmane Sonko n’a jamais hésité à se complaire dans l’infamie et l’injure, tant les incongruités d’avant mars 2024, adressées aux membres de l’ancien pouvoir, ne portaient que la marque du raccourci diffamatoire, marque de fabrique du « Président » Ousmane Sonko » d’alors…
Si les jeunes prenaient la mer et se noyaient, c’était du fait que Macky Sall et sa bande avaient détourné les barils de pétrole, et qu’ils les avaient condamnés au malheur, dont les sortirait le « Président » MandrakeSonko, une fois élu. Il leur avait promis un salaire mensuel, boulot ou pas, de 150.000 frs. Les images des milliers de jeunes se bousculant pour fuir le Sénégal et aller servir d’esclaves en Espagne, auraient dû leur faire honte. Mais ils sont nés après la honte. Pas un seul parmi eux n’a fait face à cette urgence, à cette bombe à retardement ; nombre parmi eux ne voit sa chevelure blanchir, du fait de l’inquiétude et de l’énorme responsabilité à devoir exaucer les prières et les cris de détresse de notre jeunesse… Non, ils sont tous en train de prendre et du poids et un goût pour le mannequinat distingué, guettant avides les annonces de nominations du salvateur Conseil des Ministres du mercredi… Voilà pour le contexte de cette manipulation, de grands orfèvres de la communication de masse, qui ont bien étudié Gobbels, persuadés à raison, que « plus c’est gros, mieux ça passe » …
Que raconte ce rapport sans queue ni tête ? « Président » Ousmane Sonko nous a toujours dit que Macky et ses 400 voleurs étaient des carnassiers…. Il n’avait pas encore les preuves, mais il le hurlait sur tous les tréteaux du pays… Ce Rapport de la Cour des Mécomptes, est juste destiné à donner raison à l’insulteur public…. Ousmane Sonko a donc toujours raison ! Ousmane Sonko, « Mou Sell mi » a
toujours raison, il est infaillible, d’extraction quasi-divine…
Et sa parole d’onction divinatoire sur ce bienvenu rapport est déclamée par celui qui ne comprenait pas les arcanes de la BCEAO, mais la dirigeait tout de même. Le même qui cherche à préparer les Sénégalais à des lendemains difficiles et même très difficiles… Dans un propos cousu de fil blanc, Ahmadou Al Aminou Lô, Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, précise et annonce la couleur, en prédisant la suppression des subventions sur l’électricité et les denrées, ⁠ce qui va à une semaine du Ramadan avoir un impact sur l’augmentation du coût de la vie…. Peut-on se dresser sur ses ergots et défier les bailleurs, rendre la France responsable de tous nos maux, et s’attendre à ce qu’elle nous soutienne, quand on ne respecte pas nos créances, se défaussant sur « notre État voyou » ?
Pourtant, le ministre de l’Economie Abdourahmane Sarr annonce une bonne nouvelle : la dette du Sénégal est soutenable. Le ministre des Finances Cheikh Diba, est lui dans une dynamique de correction. Il est le trait d’union entre l’ancien régime et le régime actuel ; il est le symbole de la continuité de l’Etat. C’est justement ce qui en fait une cible de choix pour toute une horde de pieds nickelés, planqués derrière leurs ordinateurs ou relayant honteusement des insinuations tentant de le déstabiliser…
Ce rapport va enfoncer le Sénégal, le décrédibiliser, pour faire de la normalité un scandale.
Ils osent nous parler, en sermonnant les Sénégalais⁠, d’une diminution prochaine des salaires au moment où le train de vie de l’Etat grimpe, tous les anciens supporters quémandant, qu’aillent de pair avec leurs postes, bolides et salaires qui vont faire rimer « ramage et plumage », indifférents aux multiples et indécents ⁠licenciements abusifs et en masse de jeunes sénégalais…
Ce rapport n’est que le « cache-misère » de leur incapacité à mener le Sénégal hors des chemins mensongers qu’ils ont empruntés sans vergogne ni regrets…
C’est l’histoire d’un loup qui devant un troupeau de moutons, leur jura qu’il allait à présent, devenir végétarien.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la chronique d’un échec annoncé du duo Diomaye- Sonko. »

Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Gambie pour la fête nationale

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce lundi en Gambie à l’invitation de son homologue, Son Excellence le Président Adama Barrow, afin de participer aux célébrations officielles de la fête nationale gambienne.

Cette visite, empreinte de fraternité et de coopération, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations historiques, culturelles et diplomatiques entre les deux nations. Depuis des siècles, le Sénégal et la Gambie partagent des liens profonds, nourris par une histoire commune et des échanges permanents dans divers domaines.

À son arrivée à Banjul, le Président Faye a été accueilli avec les honneurs par son homologue gambien. Les deux chefs d’État ont échangé sur les enjeux bilatéraux et les perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de la sécurité, du commerce, des infrastructures et de la libre circulation des personnes et des biens.

Cette visite témoigne de la volonté du Président sénégalais de consolider les relations diplomatiques et économiques avec la Gambie, en mettant l’accent sur une coopération mutuellement bénéfique.

Le Sénégal et la Gambie, souvent qualifiés de “deux pays, un même peuple”, partagent des traditions et des valeurs communes. Cette proximité se reflète dans la forte présence de ressortissants sénégalais en Gambie et vice-versa, ainsi que dans les échanges commerciaux et culturels qui unissent les deux nations.

À l’issue des célébrations, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour la paix, la stabilité et le développement de la sous-région.

Cette visite du Président Bassirou Diomaye Faye en terre gambienne illustre une diplomatie de proximité et une volonté ferme de bâtir un partenariat durable entre Dakar et Banjul, au service des populations des deux pays.

Adama Barrow met en garde la jeunesse gambienne contre l’illusion de l’Europe

À l’occasion du 60ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Gambie, le président Adama Barrow a lancé un appel poignant aux jeunes de son pays, les exhortant à ne pas considérer l’Europe comme une terre de promesses illimitées. Dans son discours prononcé mardi à Banjul, en présence de ses homologues sénégalais et bissau-guinéen, il a dénoncé le péril de l’émigration clandestine, qui pousse de nombreux Gambiens à risquer leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Chaque année, des milliers de jeunes Gambiens tentent de fuir la pauvreté en empruntant des routes migratoires périlleuses, à travers le désert ou par la mer. Beaucoup prennent la direction des îles Canaries, porte d’entrée vers l’Europe, malgré les dangers du voyage. En 2024, l’agence européenne Frontex a recensé près de 47.000 migrants ayant tenté de rallier l’Europe par cette route, soit une augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente.

Cependant, le bilan humain est tragique. L’ONG espagnole Caminando Fronteras estime que plus de 10.400 personnes ont trouvé la mort ou ont disparu en mer en 2024, un chiffre alarmant qui témoigne des risques encourus.

Dans son allocution, Adama Barrow a insisté sur l’idée que l’Europe ne devait pas être vue comme un “pays de cocagne”, mais comme un espace où le labeur et les défis sont omniprésents. “Ne croyez pas les histoires que vous entendez à propos d’autres terres. Il n’y a pas de pays de cocagne. Nous vivons dans un monde de dur labeur et personne ne peut changer cette réalité”, a-t-il affirmé.

Ce message vise à lutter contre les fausses promesses entretenues par les passeurs et certains récits enjolivés de migrants établis en Europe. Nombreux sont ceux qui, une fois arrivés, se heurtent à des conditions précaires, à l’exploitation et à la difficulté d’obtenir un statut légal.

Face à l’ampleur du phénomène, la Gambie et l’Espagne ont renforcé leur coopération pour lutter contre les réseaux de passeurs et promouvoir une migration régulée. Fin août, un accord bilatéral a été signé à cet effet lors d’une tournée du Premier ministre espagnol à Banjul.

Malgré ces efforts, le défi reste immense. La Gambie, l’un des pays les plus petits et les plus pauvres d’Afrique, peine à offrir des perspectives d’emploi et de stabilité à sa jeunesse. L’absence d’opportunités économiques est l’un des moteurs principaux de l’exode, et sans solutions concrètes sur le terrain, les départs risquent de se poursuivre.

Le président Barrow a conclu son discours en appelant les jeunes à investir dans leur pays et à contribuer à son développement. “Notre nation a besoin de vous”, a-t-il insisté, mettant en avant les efforts du gouvernement pour améliorer l’économie et créer des emplois.

Sénégal : Woodside annonce 950 millions de dollars de revenus pour le projet Sangomar en 2024

L’opérateur australien Woodside Energy a dévoilé, pour la première fois, les résultats financiers et opérationnels du champ pétrolier Sangomar. Selon un rapport publié sur son site web, la compagnie annonce une production de 13,3 millions de barils équivalent pétrole (Mboe) et des ventes de 12,9 Mboe pour l’année 2024, générant un chiffre d’affaires d’environ 950 millions de dollars, soit environ 595,5 milliards de francs CFA.

Woodside se félicite d’un taux de fiabilité de production supérieur à 94 % au quatrième trimestre 2024. L’entreprise attribue cette performance à la mise en service efficace des installations et à la bonne exploitation du gisement offshore sénégalais.

La compagnie informe également que les premières évaluations des réservoirs S500 ont permis une augmentation des réserves prouvées de 54,9 Mboe, renforçant ainsi le potentiel du champ Sangomar.

En matière d’impact économique, Woodside souligne que le projet Sangomar a permis la création de 4 400 emplois sénégalais, illustrant ainsi son engagement en faveur du développement local.

Par ailleurs, l’opérateur affirme entretenir de solides relations avec Petrosen et le gouvernement sénégalais, assurant que le partenariat autour de Sangomar reste stratégique pour l’avenir du secteur pétrolier au Sénégal.

Avec ces premiers résultats prometteurs, Woodside envisage une montée en puissance progressive de la production et des ventes en 2025. L’exploitation du gisement Sangomar constitue un levier majeur pour l’économie sénégalaise, renforçant la position du pays sur la scène énergétique mondiale.

Grève dans le secteur de la Santé : Ansoumana DIONE soutient le SAMES et exige la démission du Ministre Ibrahima SY.

Le Président de la République, son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye FAYE et le Premier Ministre Monsieur Ousmane SONKO seront entièrement responsables de ce qui arrivera aux citoyens, par rapport à la grève décrétée par le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal. Le système de santé souffre notamment de l’incompétence notoire du Ministre Ibrahima SY et de son équipe qui n’ont aucune ambition de faire développer le secteur. Le SAMES en grève ce 18 au 19 février 2025, pour exiger des recrutements dans la fonction publique et de meilleurs conditions de travail, ce que nous trouvons très légitimes comme revendications.

C’est pourquoi, moi, Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), j’apporte tout mon soutien au SAMES pour une meilleure satisfaction de l’ensemble de ses revendications. Depuis son arrivée au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, le Docteur Ibrahima SY est insensible aux préoccupations des acteurs, encore moins, celles des usagers. Pour toutes ces raisons, entre autres, nous exigeons sa démission immédiate et sans condition, le Sénégal regorgeant assez de compétences pour mener à bien ce secteur extrêmement sensible. Attention, il y va de notre cohésion sociale. La santé est bien une priorité.

Le 18 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)

Forum des PME du Sénégal : Un levier pour le développement économique

Le Forum des Petites et Moyennes Entreprises (PME) du Sénégal a ouvert ses portes sous la présidence conjointe du ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, et du Premier ministre Ousmane Sonko. Pendant 48 heures, cet événement réunit les acteurs clés du secteur afin de favoriser les échanges, stimuler la croissance des entreprises locales et renforcer leur compétitivité.

Dans son allocution, le ministre du Commerce et de l’Industrie a rappelé l’importance des PME dans le tissu économique et industriel du pays. Elles constituent une source majeure d’emplois et participent activement à la croissance nationale. Cependant, malgré leur rôle crucial, ces entreprises font face à plusieurs défis qui entravent leur développement.

L’un des principaux obstacles évoqués lors du forum est le problème de financement. Actuellement, seulement 10 % des PME sénégalaises ont accès à des crédits à court terme, d’une durée comprise entre 24 et 36 mois. Or, ces entreprises ont besoin de financements à long terme pour assurer leur croissance et leur stabilité.

Outre le financement, d’autres difficultés freinent l’essor des PME :

• Accès au marché et à la commande publique : De nombreuses entreprises peinent à s’insérer dans les circuits de distribution et à obtenir des contrats publics.

• Gestion et marketing : Le manque de compétences en gestion et en communication limite la visibilité et la rentabilité de plusieurs PME.

• Cadre réglementaire : Les lourdeurs administratives et les contraintes liées aux lois en vigueur compliquent le développement des entreprises locales.

Le forum vise à mettre en lumière ces problématiques et à proposer des solutions concrètes. Il permet aux PME de rencontrer des bailleurs de fonds, des investisseurs et des clients potentiels. Des échanges avec les autorités publiques sont également prévus pour discuter des réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires.

Forum de la PME-PMI 2025 : Ousmane Sonko annonce un ambitieux pacte de financement

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a officiellement lancé la 4ᵉ édition du Forum de la PME-PMI, un événement clé pour le secteur privé national. Cette rencontre stratégique, placée sous le thème « PME et innovation, levier de souveraineté », traduit la volonté du gouvernement de renforcer la compétitivité des entreprises locales et de soutenir l’innovation technologique.

L’un des temps forts de cette édition a été l’annonce d’un ambitieux programme de financement en faveur des PME-PMI. Ousmane Sonko a dévoilé un objectif clair : porter les crédits alloués aux entreprises de 600 milliards F CFA en 2021 à 3 000 milliards F CFA d’ici 2028.

Dès avril 2025, un pacte de financement de 1 000 milliards F CFA sera signé avec les partenaires économiques. Cette initiative vise à faciliter l’accès au crédit et à garantir un soutien effectif aux entrepreneurs sénégalais.

« Les PME-PMI constituent plus de 99 % du tissu économique du pays. Il est donc impératif de leur offrir un cadre favorable à leur développement », a affirmé le Premier ministre.

L’innovation étant au cœur des débats, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’investir dans la recherche et le développement afin de promouvoir les produits « Made in Senegal ». Selon lui, l’innovation est un moteur essentiel pour renforcer la souveraineté économique du pays.

Pour accompagner cet élan, le gouvernement compte mettre en place des réformes visant à assouplir la fiscalité des entreprises, simplifier les procédures administratives et structurer l’encadrement des PME-PMI.

En parallèle du Forum de la PME-PMI, le Premier ministre a évoqué la tenue prochaine du Forum « Invest in Senegal », un événement inscrit dans le Plan quinquennal 2025-2032. Son objectif ? Attirer les investisseurs nationaux et internationaux et positionner le Sénégal comme un hub économique régional.

Ce forum s’inscrit dans l’Agenda national de transformation à l’horizon 2050, qui ambitionne de faire du Sénégal un acteur économique majeur en Afrique de l’Ouest.

L’édition 2025 du Forum de la PME-PMI a accueilli plusieurs délégations étrangères, avec la Turquie comme invitée d’honneur. Ousmane Sonko a mis en avant la coopération entre Dakar et Ankara, soulignant que celle-ci s’est renforcée sous l’impulsion des présidents Bassirou Diomaye Faye et Recep Tayyip Erdogan.

Ce partenariat est considéré comme un modèle de collaboration « gagnant-gagnant », notamment dans le développement industriel et l’innovation.

Avec ces annonces fortes, le gouvernement sénégalais affiche son ambition de favoriser l’essor des PME-PMI, en leur garantissant un accès facilité au financement, en encourageant l’innovation technologique et en attirant des investissements massifs.

Ousmane Sonko promet la fin de « l’affairisme d’État » et annonce une loi sur le patriotisme économique

La quatrième édition du Forum de la petite et moyenne entreprise, qui s’est ouverte ce mardi, a été marquée par une déclaration forte du Premier ministre Ousmane Sonko à l’endroit du secteur privé national. Le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les entreprises locales, tout en appelant à une transformation des pratiques économiques.

S’exprimant devant un parterre d’acteurs économiques, Ousmane Sonko a insisté sur l’engagement du gouvernement à renforcer le secteur privé, qu’il considère comme un pilier du développement national. Cependant, il a tenu à préciser que cet appui ne serait accordé qu’aux entreprises respectant les principes de transparence et d’éthique dans la gestion des affaires.

« L’affairisme d’État, c’est terminé dans ce pays. Nous allons soutenir tous les efforts des acteurs du privé qui souhaitent travailler sérieusement et honnêtement, mais nous combattrons et mettrons fin aux pratiques que nous avons trouvées ici. En clair, le secteur privé sérieux et entreprenant bénéficiera de tout le soutien du gouvernement », a martelé le Premier ministre.

Dans le même élan, Ousmane Sonko a annoncé l’imminence d’un projet de loi sur le patriotisme économique, qui sera soumis à l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Cette réforme vise à garantir une meilleure implication des entreprises locales dans l’économie nationale, en limitant la dépendance aux multinationales et en favorisant les investissements nationaux.

Selon le chef du gouvernement, cette loi s’inscrit dans une volonté de rupture avec certaines pratiques du passé, où des marchés publics étaient attribués de manière opaque et où la surfacturation était devenue monnaie courante.

Au-delà des réformes structurelles, Ousmane Sonko a également lancé un appel direct aux chefs d’entreprise pour qu’ils adoptent des comportements plus vertueux. Il a rappelé que certaines entreprises privées s’étaient considérablement enrichies grâce à des pratiques douteuses, notamment à travers des contrats publics obtenus sans réelle concurrence ou par des montages financiers discutables.

Le Premier ministre a ainsi averti que ces pratiques ne seront plus tolérées sous son administration, tout en assurant que les entrepreneurs honnêtes et travailleurs bénéficieront d’un environnement plus favorable pour développer leurs activités.

Acquittement de cinq manifestants pro-Farba Ngom : Un verdict qui soulage

Un vent de soulagement a soufflé, mardi 15 février, au tribunal de Dakar. Cinq individus interpellés lors des manifestations en soutien à Farba Ngom ont été acquittés, malgré des accusations de troubles à l’ordre public et de participation à un rassemblement illégal.

Les prévenus – R. Diallo (videur et membre de la sécurité rapprochée), Y. Ka (agent de sécurité au COUD), S. Thioye (agent de la sûreté portuaire), H. Ba (agent au COUD) et S. D. Gueye (agent d’IPRES et gestionnaire de compte) – avaient été arrêtés dans des circonstances troublantes. Selon leurs avocats, ces interpellations ont eu lieu loin des lieux de la manifestation et sans preuve tangible de leur implication dans des actes de violence.

Les forces de défense et de sécurité (FDS) avaient pourtant justifié ces arrestations en affirmant que ces jeunes avaient participé à des jets de pierres contre les policiers et causé des dommages matériels. Mais face à l’absence d’éléments probants, la défense a dénoncé une “justice de répression injustifiée”.

Lors de l’audience, les prévenus ont catégoriquement nié les faits. “Nous n’étions pas dans la manifestation, nous étions juste au mauvais endroit, au mauvais moment”, a déclaré l’un d’eux devant le tribunal.

Leurs avocats, Maître Alassane Cissé et Maître Abdou Dialy Kane, ont dénoncé des arrestations arbitraires. “Vous ne pouvez pas emprisonner des citoyens sans preuve”, ont-ils martelé, demandant la relaxe pure et simple de leurs clients.

Le procureur de la République a tenté de faire valoir que ces jeunes étaient des “partisans agitateurs” et qu’ils faisaient partie d’un rassemblement clandestin. Mais, en l’absence de preuves tangibles, le tribunal a tranché en faveur des accusés.

Après un délibéré tendu, le juge a rendu un verdict qui a surpris plus d’un : l’acquittement pur et simple des cinq prévenus. Une décision qui a immédiatement déclenché une explosion de joie dans la salle d’audience, où familles et proches ont laissé éclater leur soulagement.

Incendie dévastateur à Yirikoye (Koulinto) : des pertes importantes, les populations appellent à l’aide

Un violent incendie a ravagé le village de Yirikoye, situé dans la commune de Koulinto, département de Médina Yoro Foula (région de Kolda), ce lundi 17 février 2025. Le feu, dont l’origine reste encore indéterminée, a causé d’importants dégâts matériels, plongeant les habitants dans une situation de grande détresse.

Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, les flammes ont en revanche détruit de nombreuses cases, du bétail, des vivres et des récoltes, privant ainsi les habitants de leurs principales ressources. Cet incendie intervient dans un contexte où l’agriculture et l’élevage constituent les piliers économiques du village, rendant la situation encore plus critique pour les familles sinistrées.

Grâce à un élan communautaire exemplaire, les villageois ont réussi à maîtriser l’incendie, empêchant sa propagation vers d’autres zones habitées. Toutefois, les dégâts déjà causés sont considérables et nécessitent une intervention urgente des autorités et des bonnes volontés.

Face à cette catastrophe, les populations de Yirikoye appellent à la solidarité nationale. Elles sollicitent un soutien en vivres, en matériaux de reconstruction et en bétail pour permettre aux sinistrés de retrouver un semblant de normalité. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont ainsi interpellées pour venir en aide à ces familles qui ont tout perdu en quelques heures.

Dialogue social : Ousmane Sonko va rencontrer les centrales syndicales

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a annoncé une rencontre prochaine entre le Premier ministre Ousmane Sonko et les centrales syndicales. Cette audience s’inscrit dans le cadre du dialogue social et des concertations tripartites initiées par son département pour examiner les revendications des partenaires sociaux.

Selon Abass Fall, cette rencontre fait suite aux engagements pris lors des discussions du 30 janvier dernier avec les syndicats. « Conformément aux engagements pris lors de notre rencontre du 30 janvier, j’ai fait procéder par mes services à un examen des différentes revendications exprimées dans votre plateforme », a-t-il déclaré, cité par Les Échos dans son édition du mardi 18 février.

Le ministre a précisé que, parallèlement à cette audience avec le Premier ministre, son département travaille à l’organisation de concertations tripartites entre l’État, les employeurs et les syndicats, ainsi qu’à une grande rencontre avec l’ensemble des partenaires sociaux dans les prochains jours.

Les centrales syndicales, qui avaient soumis une plateforme revendicative, espèrent des réponses concrètes à leurs doléances. Parmi les principales préoccupations figurent l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, la protection sociale des travailleurs et la résolution des conflits dans certains secteurs stratégiques.

Sénégal – Universités publiques : L’intersyndicale des PATS dénonce la rupture du dialogue avec la tutelle et décrète une grève de 48 heures

L’intersyndicale des personnels administratif, technique et de services (PATS) des universités publiques du Sénégal a tenu une assemblée générale ce lundi 17 février 2025. Lors de cette rencontre, les représentants syndicaux ont dénoncé la rupture unilatérale du dialogue entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, et les travailleurs du secteur universitaire. Face à cette situation, une grève de 48 heures non renouvelable a été décrétée pour exiger la satisfaction de leurs revendications.

Selon Souleymane Gaye, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs des universités et centres des œuvres (SATUC), plusieurs points revendicatifs avaient été discutés avec le ministre lors d’une audience en septembre 2024. Toutefois, malgré les engagements pris, aucune avancée concrète n’a été constatée à ce jour.

Les travailleurs des universités publiques réclament notamment :

• L’envoi du nouveau décret des PATS dans les universités et centres des œuvres ;

• L’harmonisation de la prime de transport ;

• L’application des accords de santé dans les universités ;

• La revalorisation des pensions de retraite ;

• La réintégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès ;

• L’augmentation des budgets des universités, stagnants malgré la hausse du nombre d’étudiants ;

• La finalisation des chantiers dans les universités et centres des œuvres.

Face à l’absence de réaction du ministre, l’intersyndicale des PATS a dénoncé avec vigueur le « mutisme » et le « dilatoire » de la tutelle. Pour faire entendre leurs revendications, les syndicats ont décidé d’observer une grève de 48 heures tout en appelant l’ensemble des travailleurs du secteur à se mobiliser.

Cette nouvelle crise risque de perturber davantage le fonctionnement des universités publiques sénégalaises, déjà confrontées à de nombreux défis structurels. L’intersyndicale espère qu’une réaction rapide du ministère permettra de rétablir le dialogue et d’aboutir à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail et de vie des personnels administratifs, techniques et de services des établissements d’enseignement supérieur.

Affaire Gabrielle Kane vs. El Hadji Souleymane Cissé : la Cour d’appel de Dakar rend son verdict

La Cour d’appel de Dakar a rendu son délibéré dans l’affaire opposant la militante féministe Gabrielle Kane à El Hadji Souleymane Cissé, ce mardi 18 février 2025. Poursuivie pour diffamation, injures publiques et collecte de données à caractère personnel, Gabrielle Kane a vu sa condamnation partiellement confirmée par la juridiction d’appel.

L’affaire remonte à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle Gabrielle Kane accusait El Hadji Souleymane Cissé d’avoir épousé une jeune fille de 18 ans, consommé le mariage avant de la répudier sous prétexte qu’elle n’était pas vierge. « Ce lâche n’a rien trouvé de mieux que d’épouser une jeune fille de 18 ans, consommer le mariage. […]. Il a acheminé la jeune fille en taxi à Khombole pour la rendre à sa famille en la répudiant au prétexte qu’elle n’était pas vierge », avait-elle écrit.

Ces propos avaient conduit El Hadji Souleymane Cissé à engager une procédure judiciaire pour diffamation, injures et collecte illégale de données personnelles.

En première instance, le tribunal correctionnel de Dakar avait condamné Gabrielle Kane en mai 2022. Toutefois, elle avait interjeté appel.

Selon Les Échos, la Cour d’appel de Dakar a infirmé une partie du jugement initial. Le juge a décidé de relaxer Gabrielle Kane du délit d’injures publiques. En revanche, elle a été reconnue coupable de diffamation et condamnée à une peine de trois mois de prison avec sursis.

Par ailleurs, la militante féministe devra verser une somme de 2 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à El Hadji Souleymane Cissé.

Ce verdict relance les discussions sur la liberté d’expression et les limites de la dénonciation publique sur les réseaux sociaux. Alors que certains considèrent que Gabrielle Kane a été sanctionnée pour avoir dénoncé un fait qu’elle jugeait révoltant, d’autres estiment que la diffamation ne saurait être justifiée, même dans le cadre du militantisme.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°399 – 18/02/2025

🔴 PRÉSIDENCE DE LA BAD : LE GABON MISE SUR AMADOU HOTT
🔴 MESURES D’AUSTÉRITÉ ANNONCÉES DU FAIT DE LA PRÉSUMÉE « DETTE CACHÉE » : PMN ÉVOQUE PLUTÔT DES ENGAGEMENTS PRIS AVEC LE FMI

🔴 15e JOURNÉE LIGUE 1 / SÉRIE D’INVINCIBILITÉ DU JARAAF : HLM MET UN COUP D’ARRÊT
🔴 LUTTE / EUMEU SÈNE VS FRANC : « C’EST INÉVITABLE », SELON BÉCAYE MBAYE

Le FMI conclut sa mission au Sénégal : une situation économique difficile et des réformes nécessaires pour redresser les finances publiques

Du 5 au 12 septembre 2024, une mission du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par M. Edward Gemayel, s’est rendue au Sénégal pour évaluer la situation économique du pays et poursuivre les discussions concernant le programme économique soutenu par le FMI. Ce programme repose sur les accords de la Facilité élargie de crédit (FEC), du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), approuvés par le Conseil d’administration du FMI le 26 juin 2023.

À l’issue de la mission, M. Gemayel a révélé que l’économie sénégalaise a connu un ralentissement important au premier semestre de 2024, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel se limitant à 2,3 % au premier trimestre, et des signes d’une poursuite du ralentissement au deuxième trimestre. Ce phénomène est principalement dû à une activité plus faible dans des secteurs clés comme le secteur minier, de la construction et agro-industriel, et dans une moindre mesure, dans le secteur primaire. Bien que l’inflation globale ait ralenti, atteignant une moyenne de 2,2 % au premier semestre 2024, cette évolution est attribuée principalement à la baisse des prix internationaux des matières premières et à une demande intérieure modérée.

Le rapport du FMI met également en lumière des difficultés financières croissantes pour le gouvernement sénégalais. L’exécution budgétaire à fin août 2024 a révélé un manque à gagner substantiel en termes de recettes, alors que les dépenses sont restées globalement conformes aux prévisions. En conséquence, le déficit budgétaire a continué de se creuser, et pour financer ce déficit, le gouvernement a dû recourir à des emprunts commerciaux externes à court terme, qui sont coûteux et augmentent la pression sur les finances publiques. En dépit de ces difficultés, la croissance du PIB pour l’année 2024 a été révisée à la baisse, passant de 7,1 % à 6 %, et la croissance du secteur non-hydrocarbures devrait ralentir davantage à 3,3 %, contre 4,8 % initialement prévu.

Le FMI a mis en garde contre une détérioration continue de la situation si aucune mesure corrective n’est prise. Le déficit du compte courant devrait se réduire à 12,7 % du PIB grâce à l’augmentation de la production d’hydrocarbures, mais la situation budgétaire reste préoccupante. Le déficit budgétaire devrait dépasser les 7,5 % du PIB, bien au-delà des 3,9 % initialement prévus, en raison de la baisse des recettes et de l’augmentation des dépenses en subventions énergétiques et en paiements d’intérêts. La dette publique de l’administration centrale devrait également rester supérieure au critère de convergence de l’UEMOA, qui fixe un seuil de 70 % du PIB.

Dans ce contexte, le FMI a souligné l’importance de prendre des mesures de réformes structurelles immédiates et significatives pour restaurer la stabilité fiscale et la viabilité économique. Le Fonds a recommandé de rationaliser les exonérations fiscales et de procéder à la suppression progressive des subventions énergétiques non ciblées, qui sont coûteuses et inefficaces. Ces mesures visent à rétablir un équilibre budgétaire durable et à assurer une réduction rapide du déficit et de la dette publique. Le FMI a également insisté sur la nécessité de traiter l’accumulation des impayés envers les entreprises privées, particulièrement dans les secteurs de la construction et de l’énergie, et de mettre en place un plan d’apurement de ces passifs avec un calendrier précis et transparent.

L’un des domaines clés évoqués lors des discussions avec les autorités sénégalaises a été le secteur de l’énergie. Le FMI a encouragé les autorités à poursuivre les réformes visant à améliorer la viabilité financière de la société nationale d’électricité (SENELEC) et à concevoir une nouvelle structure tarifaire pour l’électricité. Cette révision tarifaire inclurait un tarif social destiné à protéger les ménages vulnérables, tout en permettant à SENELEC de mieux couvrir ses coûts et d’assurer une gestion plus efficiente du secteur.

Le FMI a également salué les progrès réalisés par le Sénégal dans la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), ce qui permet au pays de se rapprocher de la sortie de la « liste grise » du GAFI. Ce processus devrait renforcer la confiance dans le climat des affaires, attirer davantage d’investissements et améliorer la transparence des opérations financières.

Les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes économiques prévues dans le cadre du programme soutenu par le FMI. Elles ont également renouvelé leur volonté de promouvoir la transparence, la bonne gouvernance et la responsabilité publique. Dans ce cadre, un audit général des finances publiques est en cours, et les conclusions de cet audit devraient permettre de mettre en place des actions de réformes vigoureuses pour remettre les finances publiques sur une trajectoire plus saine.

La mission du FMI a été couronnée par des discussions constructives avec les autorités sénégalaises, dont le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Abdourahmane Sarr, ainsi que le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba. L’équipe du FMI a également rencontré des représentants du secteur privé et des partenaires au développement pour échanger sur les meilleures pratiques et solutions possibles pour sortir de la crise.

Pape Malick Ndour réagit aux mesures annoncées par l’État : « Des engagements pris par le gouvernement de Sonko devant le FMI »

Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall, a vivement réagi aux mesures annoncées par l’État dimanche 16 février 2025 par Al Aminou Lo, ministre secrétaire général du gouvernement. Dans un post publié sur Facebook, l’ex-ministre a exprimé son désaveu et a précisé que ces mesures ne découlaient pas du rapport de la Cour des comptes, comme certains pourraient le penser, mais étaient en réalité liées à un engagement pris par le gouvernement d’Ousmane Sonko devant le Fonds Monétaire International (FMI).

Selon Pape Malick Ndour, les mesures annoncées sont en ligne avec des engagements pris depuis le 12 septembre 2024, lorsque le gouvernement de Sonko avait, lors de la visite du FMI, pris des engagements relatifs aux réformes économiques et fiscales. Il invite d’ailleurs les Sénégalais à se référer au paragraphe 3 du communiqué intitulé « Les services du FMI achèvent leur visite au Sénégal », qui détaille ces engagements.

Cette déclaration de Pape Malick Ndour vient renforcer ses critiques précédentes sur les incohérences qu’il avait soulevées dans le rapport de la Cour des comptes. En apportant ce nouvel éclairage, l’ancien ministre cherche à mettre en lumière ce qu’il considère comme une continuité dans les engagements économiques du gouvernement, plutôt que des décisions prises sous pression suite à des révélations de la Cour des comptes.

La BAD lance une mission de dialogue au Sénégal pour la préparation de la stratégie de développement 2026-2030

Le lundi 17 février 2025, une équipe de la Banque africaine de développement (BAD) a démarré une mission de dialogue importante à Dakar. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la préparation du rapport d’achèvement de la stratégie de développement 2021-2025 de la BAD pour le Sénégal. Dirigée par Mohamed Cherif, responsable du bureau de la BAD au Sénégal, l’équipe comprend plusieurs experts en développement et se poursuivra jusqu’au 24 février 2025.

La mission a pour objectif essentiel de poser les bases de la nouvelle stratégie de développement de la BAD pour le Sénégal, couvrant la période 2026-2030. Ce dialogue stratégique vise à définir les orientations du futur document de stratégie pays, en tenant compte des besoins réels de développement du Sénégal. Ce processus d’élaboration de la nouvelle stratégie s’inscrit dans une démarche visant à répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux spécifiques du pays. La BAD met également un accent particulier sur l’alignement de la stratégie avec les priorités de l’Union africaine et des Objectifs de Développement Durable (ODD), garantissant ainsi que les interventions de la BAD contribuent à un développement durable et inclusif à l’échelle du Sénégal et du continent.

Cette mission est considérée comme une étape essentielle pour renforcer la collaboration entre le Sénégal et la Banque africaine de développement. En effet, la BAD cherche à affiner ses actions pour mieux répondre aux défis de développement du pays à l’horizon 2030. L’objectif est de soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement et de garantir que la nouvelle stratégie sera en phase avec les aspirations du pays pour un développement durable et inclusif.

Le processus de dialogue a également un caractère inclusif, avec une volonté de travailler étroitement avec les autorités sénégalaises, les acteurs économiques et la société civile. Cette approche vise à mieux comprendre les priorités locales et à adapter les solutions proposées aux réalités du terrain, tout en garantissant l’efficacité des actions mises en place.

Un autre aspect important de cette mission est l’alignement des interventions de la BAD avec les grands objectifs mondiaux. Cela inclut notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui aspire à transformer le continent africain d’ici 2063, et les ODD, qui guideront la communauté internationale vers un développement plus équitable et durable d’ici 2030. Cet alignement garantit que les actions de la BAD contribuent non seulement aux objectifs du Sénégal, mais aussi aux grands objectifs globaux de développement.

MAC de Ziguinchor : 25 détenus entament une grève de la faim pour dénoncer leur détention prolongée

La Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Ziguinchor est secouée par un mouvement de contestation. Ce lundi 17 février 2025, un groupe de 25 détenus a entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention prolongée sans jugement. Ces prisonniers, en attente de procès depuis près de trois ans, dénoncent le retard dans leurs procédures judiciaires et exigent d’être fixés sur leur sort.

D’après Matar Sané, frère du détenu Jean-Christophe Sambou, son frère et quatorze autres prévenus ont été arrêtés en avril 2022 lors d’opérations de ratissage menées dans le département de Bignona. Ces opérations, qui ont particulièrement ciblé les localités de Sindian, Séléty et la commune de Bignona, ont conduit à plusieurs interpellations. Certains ont été arrêtés chez eux, d’autres sur la route, avant d’être placés en détention provisoire.

Onze d’entre eux ont été transférés à Dakar le 13 août 2022 et dispersés entre les prisons de Rebeuss, Cap Manuel et Camp Pénal. Pendant plus de deux ans, ils ont été maintenus en détention sans jugement, avec des dossiers toujours en attente à Ziguinchor, les empêchant ainsi de recevoir la visite de leurs proches. Le 31 août 2024, ils ont finalement été ramenés à la MAC de Ziguinchor. Depuis, la majorité du groupe est maintenue sous mandat de dépôt. Deux d’entre eux ont été libérés, deux autres ont été entendus par un juge, mais la grande majorité attend toujours une audition.

Les autorités considèrent ces détenus comme étant potentiellement liés au Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), un groupe indépendantiste actif dans le sud du pays. Cependant, leurs familles dénoncent une injustice et affirment que plusieurs d’entre eux n’ont aucun lien avec la rébellion. Les noms des détenus grévistes incluent notamment Jean-Christophe Sambou, Adama Bamba Mané, Lamine Barry, Lamine Diethiou, Dembo Tamba, Kadialy Tamba, Lamine Diané, Babacar Doukouré, Amadou Sagna, Thierno Diallo et Malick Sané.

Selon les proches des détenus, l’administration pénitentiaire et les autorités judiciaires leur avaient demandé de rédiger des demandes de liberté provisoire, ce qu’ils ont fait. Cependant, ces demandes sont restées sans suite. Ce silence judiciaire, ajouté à la frustration et à l’incertitude, a poussé les détenus à passer à l’action en entamant une grève de la faim.

Le mouvement de protestation ne se limite pas aux 25 détenus grévistes. Plusieurs autres prisonniers, confrontés à une situation similaire, envisagent également de rejoindre le mouvement. Leur revendication est claire : être jugés ou libérés. Les familles des détenus et certaines organisations de défense des droits humains commencent à se mobiliser pour dénoncer ces détentions prolongées sans procès, qui constituent une violation des droits fondamentaux selon elles.

Thiès : L’intersyndicale des PATS décrète 48 heures de grève dans les universités et centres des œuvres

L’intersyndicale des Personnels Administratif, Technique et de Service (PATS) des universités publiques et des centres des œuvres universitaires du Sénégal a décidé d’observer une grève totale de 48 heures à partir de ce lundi 17 février 2025. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue à Thiès, marquant ainsi leur mécontentement face au silence des autorités sur leurs revendications.

Les syndicalistes dénoncent l’inaction de la tutelle et exigent l’application des accords de santé dans les universités, la revalorisation des pensions de retraite ainsi que l’intégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès. Ils réclament également une augmentation des budgets alloués aux universités, qu’ils jugent insuffisants au regard de la hausse du nombre d’étudiants et des charges, ainsi que la finalisation des chantiers inachevés dans les universités et centres des œuvres.

Face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de la part des autorités, l’intersyndicale appelle l’ensemble des travailleurs à se mobiliser pour obtenir gain de cause. Cette grève risque d’impacter sérieusement le fonctionnement des universités et des centres des œuvres, perturbant ainsi la vie académique et sociale des étudiants. L’ampleur du mouvement pourrait s’accentuer si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités compétentes.

Réduction du train de vie de l’État : Abdoul Mbaye insiste sur l’exemplarité après « 10 mois déjà perdus »

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye remet sur la table la question de la réduction du train de vie de l’État, un enjeu qu’il considère comme crucial pour soulager les Sénégalais face aux difficultés économiques actuelles. Il exhorte les autorités à agir concrètement, en montrant l’exemple, après ce qu’il qualifie de « 10 mois déjà perdus » depuis l’arrivée du nouveau régime.

Réagissant à la récente sortie du secrétaire général du gouvernement sur la situation économique du pays, Abdoul Mbaye rappelle que la réduction des dépenses publiques est une nécessité incontournable. « Il n’y a pas d’autres voies pour le Sénégal sinon la réduction du train de vie de l’État. La solution ne se trouvait pas dans la continuité », a-t-il affirmé.

Dès avril 2024, il avait déjà alerté sur l’urgence d’adopter des mesures d’austérité. « Je l’ai écrit dès le 21 avril 2024. Cela m’a juste valu une bordée d’insultes », souligne-t-il, regrettant le manque de réactivité sur cette question.

Pour lui, l’approche doit être pédagogique et non basée sur la menace. Il plaide pour des réformes progressives mais concrètes, qui démontrent une réelle volonté politique d’assainir les finances publiques.

Abdoul Mbaye avait proposé la vente de l’avion présidentiel comme un acte symbolique fort, marquant un tournant dans la gestion des ressources publiques. Toutefois, il estime que des efforts beaucoup plus profonds doivent être faits.

« Il faut bien entendu aller beaucoup plus loin après 10 mois déjà perdus », martèle-t-il, insistant sur la nécessité d’une rupture avec les pratiques dispendieuses du passé.

Thiès – Opération de déguerpissement au garage « Clando Hersent » : les commerçantes en colère

Ce matin, l’opération de déguerpissement menée par les autorités locales au garage « Clando Hersent », situé au marché SAM à Thiès, a provoqué une vague d’indignation parmi les commerçantes. Privées de leurs lieux de travail sans solution de recasement, elles ont exprimé leur colère et leur détresse face à une décision qu’elles jugent brutale et injuste.

Dès les premières heures de la journée, les vendeuses se sont mobilisées pour dénoncer l’opération et alerter l’opinion publique. Elles ont convié la presse sur le site afin de faire entendre leur message : « Nous sommes des mères de famille qui peinons déjà à joindre les deux bouts. On nous chasse sans aucune alternative, sans site de recasement. Comment allons-nous survivre ? », s’est insurgée une commerçante sous le choc.

Elles reprochent aux autorités de ne pas avoir pris en compte leur situation sociale et économique avant de procéder à cette évacuation. Pour ces femmes qui tirent leurs revenus du commerce informel, cette décision signifie une perte totale de leurs moyens de subsistance.

L’opération s’inscrit dans une volonté de réorganisation urbaine, visant à désengorger certains axes et améliorer la fluidité de la circulation. Toutefois, les commerçantes dénoncent un manque de concertation et une indifférence à leur sort. « Nous ne sommes pas contre l’ordre et l’organisation, mais il faut nous proposer des solutions avant de nous chasser comme des malpropres », a martelé une autre manifestante.

Face à cette tension, elles appellent les autorités centrales à intervenir pour trouver une issue favorable à cette crise. En attendant, la grogne ne faiblit pas et ces femmes, déterminées, promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce qu’une solution concrète leur soit proposée.

Crise à l’UCAD : Les étudiants dénoncent l’inaction du ministre de l’Enseignement supérieur

Le Collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a tenu une conférence de presse pour exprimer son mécontentement face à l’inaction du ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf. Au cœur des revendications : le non-respect des engagements pris par les autorités, notamment en ce qui concerne les bourses et les conditions d’études.

Les étudiants dénoncent une série de promesses restées lettre morte. Ousmane Dieng, représentant de la Faculté de Médecine, a vivement critiqué l’absence de mesures concrètes malgré les engagements précédents. « Nous assistons à une gestion défaillante qui ne fait qu’aggraver la frustration des étudiants. Nous ne demandons que ce qui nous revient de droit », a-t-il déclaré.

Parmi les revendications majeures, le collectif exige la restitution des bus universitaires, essentiels pour les déplacements des étudiants, ainsi que la rénovation des amphithéâtres, dont l’état de dégradation impacte les conditions d’apprentissage. Une autre préoccupation majeure concerne la suppression de la bourse d’accompagnement, une mesure jugée injuste par les étudiants, qui la considèrent comme un droit fondamental.

Malgré la colère qui monte, le collectif reste ouvert au dialogue et appelle le ministre à prendre des mesures urgentes pour désamorcer la crise. « Nous sommes prêts à discuter, mais nous exigeons des actions concrètes et immédiates », a souligné un porte-parole du collectif.

Affaire de diffamation : le procès en appel de Madiambal Diagne face à Souleymane Téliko se tient enfin

Après plusieurs reports, le procès en appel opposant le journaliste Madiambal Diagne à l’ancien président de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), Souleymane Téliko, s’est tenu ce lundi 17 février 2025 devant la Cour d’appel de Dakar. Le parquet général a requis la confirmation du jugement de première instance, qui avait reconnu Madiambal Diagne coupable de diffamation, rapporte Le Soleil.

Le 17 juin 2021, le tribunal correctionnel de Dakar avait condamné Madiambal Diagne à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 600 000 FCFA. En plus de cette sanction pénale, il devait verser 5 millions de FCFA de dommages et intérêts à Souleymane Téliko. Cette décision faisait suite aux déclarations du journaliste qui, lors d’une émission, avait affirmé que l’ancien président de l’UMS avait été épinglé par un rapport de l’Union européenne pour avoir perçu indûment des indemnités dans le cadre d’une mission des Chambres africaines extraordinaires (CAE) sur l’affaire Hissène Habré.

Un appel pour “défendre la justice”

Madiambal Diagne, qui conteste toujours sa condamnation, a expliqué les raisons de son appel :

“Dans cette affaire, je me considère comme une victime parce que je pensais défendre la justice. C’est ce qui avait motivé ma sortie. (…) J’ai fait appel parce que je pense que j’ai été mal jugé.”

Toutefois, lors des débats devant la Cour d’appel, il a reconnu que son affirmation sur l’existence d’un rapport de l’Union européenne était erronée. Il maintient néanmoins que Souleymane Téliko a bien perçu des indemnités des CAE alors que l’État du Sénégal lui avait déjà octroyé des frais de mission.

L’audience de ce lundi marque un tournant décisif dans cette affaire qui oppose depuis plusieurs années le patron du journal Le Quotidien à l’ancien magistrat. Alors que la défense de Souleymane Téliko insiste sur la confirmation du jugement de première instance, Madiambal Diagne espère une révision du verdict.

Le délibéré est attendu dans les prochains jours.

Kaolack : Les animateurs socio-éducatifs s’engagent dans la lutte contre le VIH/Sida

À l’occasion du lancement de la Semaine nationale de mobilisation des jeunes contre le Sida, initiée par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le nouveau président des animateurs socio-éducatifs du département de Kaolack, Mamadou Ba, a présenté une feuille de route ambitieuse pour renforcer la sensibilisation et la prévention du VIH/Sida dans la région.

Sous le thème “Suivons le chemin des droits”, cette semaine de mobilisation, qui se tiendra du 15 au 21 février 2025, sera marquée par plusieurs activités clés. En partenariat avec le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) et d’autres acteurs locaux, les animateurs socio-éducatifs organiseront :

• Des caravanes de sensibilisation dans les établissements scolaires et universitaires, afin d’informer les jeunes sur les risques liés au VIH/Sida et les moyens de prévention.

• Des journées de dépistage du VIH dans les zones à risque pour encourager un diagnostic précoce.

• Des rencontres d’échanges et de partage avec les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/Sida.

Lors d’une déclaration à la presse locale, Mamadou Ba a souligné l’engagement des animateurs socio-éducatifs à jouer un rôle central dans cette lutte :

“Nous allons mener des actions de sensibilisation et porter la plaidoirie pour lutter efficacement contre le VIH/Sida. Notre objectif est de réduire le taux de prévalence du VIH dans le département de Kaolack.”

Il a également insisté sur l’importance d’un accompagnement durable et inclusif pour les personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Il a plaidé pour un renforcement de la structuration associative afin d’améliorer leur prise en charge et leur intégration sociale.

L’initiative des animateurs socio-éducatifs de Kaolack s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la lutte contre le VIH/Sida. Leur engagement, aux côtés des institutions et partenaires locaux, témoigne de l’importance de la mobilisation communautaire dans la prévention et l’accompagnement des personnes touchées.

Assemblée nationale : réunion du bureau convoquée ce mardi

Les membres du bureau de l’Assemblée nationale sont convoqués en réunion ce mardi 18 février à 10 heures. Selon un communiqué officiel, la rencontre se tiendra dans la salle Marie-Joséphine Diallo, située dans le nouveau bâtiment du Parlement.

Si la note officielle ne précise pas l’ordre du jour de cette réunion, cette convocation suscite déjà des interrogations sur les sujets qui seront abordés. Dans un contexte politique marqué par des tensions et des débats sur plusieurs réformes, cette rencontre pourrait être l’occasion d’échanger sur des dossiers en cours ou des décisions importantes à venir.

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