Aucun pays ne s’est développé sur le mensonge. Aucune Nation n’a prospéré en banalisant ses méfaits et ses effets… Le Premier Ministre Ousmane Sonko n’a jamais hésité à se complaire dans l’infamie et l’injure, tant les incongruités d’avant mars 2024, adressées aux membres de l’ancien pouvoir, ne portaient que la marque du raccourci diffamatoire, marque de fabrique du « Président » Ousmane Sonko » d’alors…
Si les jeunes prenaient la mer et se noyaient, c’était du fait que Macky Sall et sa bande avaient détourné les barils de pétrole, et qu’ils les avaient condamnés au malheur, dont les sortirait le « Président » MandrakeSonko, une fois élu. Il leur avait promis un salaire mensuel, boulot ou pas, de 150.000 frs. Les images des milliers de jeunes se bousculant pour fuir le Sénégal et aller servir d’esclaves en Espagne, auraient dû leur faire honte. Mais ils sont nés après la honte. Pas un seul parmi eux n’a fait face à cette urgence, à cette bombe à retardement ; nombre parmi eux ne voit sa chevelure blanchir, du fait de l’inquiétude et de l’énorme responsabilité à devoir exaucer les prières et les cris de détresse de notre jeunesse… Non, ils sont tous en train de prendre et du poids et un goût pour le mannequinat distingué, guettant avides les annonces de nominations du salvateur Conseil des Ministres du mercredi… Voilà pour le contexte de cette manipulation, de grands orfèvres de la communication de masse, qui ont bien étudié Gobbels, persuadés à raison, que « plus c’est gros, mieux ça passe » …
Que raconte ce rapport sans queue ni tête ? « Président » Ousmane Sonko nous a toujours dit que Macky et ses 400 voleurs étaient des carnassiers…. Il n’avait pas encore les preuves, mais il le hurlait sur tous les tréteaux du pays… Ce Rapport de la Cour des Mécomptes, est juste destiné à donner raison à l’insulteur public…. Ousmane Sonko a donc toujours raison ! Ousmane Sonko, « Mou Sell mi » a
toujours raison, il est infaillible, d’extraction quasi-divine…
Et sa parole d’onction divinatoire sur ce bienvenu rapport est déclamée par celui qui ne comprenait pas les arcanes de la BCEAO, mais la dirigeait tout de même. Le même qui cherche à préparer les Sénégalais à des lendemains difficiles et même très difficiles… Dans un propos cousu de fil blanc, Ahmadou Al Aminou Lô, Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, précise et annonce la couleur, en prédisant la suppression des subventions sur l’électricité et les denrées, ce qui va à une semaine du Ramadan avoir un impact sur l’augmentation du coût de la vie…. Peut-on se dresser sur ses ergots et défier les bailleurs, rendre la France responsable de tous nos maux, et s’attendre à ce qu’elle nous soutienne, quand on ne respecte pas nos créances, se défaussant sur « notre État voyou » ?
Pourtant, le ministre de l’Economie Abdourahmane Sarr annonce une bonne nouvelle : la dette du Sénégal est soutenable. Le ministre des Finances Cheikh Diba, est lui dans une dynamique de correction. Il est le trait d’union entre l’ancien régime et le régime actuel ; il est le symbole de la continuité de l’Etat. C’est justement ce qui en fait une cible de choix pour toute une horde de pieds nickelés, planqués derrière leurs ordinateurs ou relayant honteusement des insinuations tentant de le déstabiliser…
Ce rapport va enfoncer le Sénégal, le décrédibiliser, pour faire de la normalité un scandale.
Ils osent nous parler, en sermonnant les Sénégalais, d’une diminution prochaine des salaires au moment où le train de vie de l’Etat grimpe, tous les anciens supporters quémandant, qu’aillent de pair avec leurs postes, bolides et salaires qui vont faire rimer « ramage et plumage », indifférents aux multiples et indécents licenciements abusifs et en masse de jeunes sénégalais…
Ce rapport n’est que le « cache-misère » de leur incapacité à mener le Sénégal hors des chemins mensongers qu’ils ont empruntés sans vergogne ni regrets…
C’est l’histoire d’un loup qui devant un troupeau de moutons, leur jura qu’il allait à présent, devenir végétarien.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la chronique d’un échec annoncé du duo Diomaye- Sonko.
Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal
Actualités
Sénégal / Gouvernance Inclusive : Lancement du Programme de Formation en Gouvernance Inclusive – Vers une Administration plus Équitable et Inclusive
Monsieur Olivier BOUCAL, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, a officiellement lancé, ce mardi 18 février 2025 à Dakar, en début de matinée, le Programme de Formation en Gouvernance Inclusive.
Cette initiative marque une étape importante dans la promotion de l’équité et de l’égalité de genre ainsi que dans l’amélioration de la gouvernance inclusive au sein de l’administration publique sénégalaise.
Le Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ambitionne, à travers ce projet, de constituer une administration reflétant l’égalité et l’équité de genre, tout en intégrant de manière efficace la problématique de l’inclusion dans ses pratiques managériales.
Ce programme réunit une première cohorte de managers des administrations publiques, leur offrant l’opportunité de développer leur identité de gestionnaire inclusif.
À l’issue de cette formation, ces managers seront en mesure de maîtriser les fonctions essentielles de la gestion des ressources humaines et d’assurer la performance individuelle et collective de leurs équipes.
Pour rappel, ce programme de renforcement des compétences a été élaboré sous l’égide du Projet de Renforcement Institutionnel pour l’Équité et l’Égalité de Genre (PRIEEG). Ce projet, mis en place avec l’appui de la coopération canadienne, implique la collaboration de cinq ministères sectoriels du Sénégal, dont sont issus la plupart des participants.
Il s’agit des ministères suivants :
• Ministère de la Famille et des Solidarités (MFS), notamment à travers la Direction nationale de l’Équité et de l’Égalité de Genre (DEEG) ;
• Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) ;
• Ministère des Finances et du Budget (MFB) ;
• Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public (MFPRSP) ;
• Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires (MUCTAT).
Ce programme s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de transformation des pratiques administratives, en vue d’une gouvernance plus équitable et inclusive au Sénégal.
Ousmane Sonko au secteur privé : « L’affairisme d’État, c’est terminé… »
Lors de l’ouverture de la 4ᵉ édition du Forum de la petite et moyenne entreprise ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu un discours ferme à l’égard du secteur privé national. Insistant sur la nécessité d’une nouvelle approche dans les relations entre l’État et les acteurs économiques, il a annoncé la soumission imminente d’une loi sur le patriotisme économique à l’Assemblée nationale.
S’exprimant devant un parterre de chefs d’entreprises et de représentants du monde des affaires, le chef du gouvernement a souligné la volonté de l’État d’accompagner les entrepreneurs sérieux et engagés. Toutefois, il a averti que les pratiques de favoritisme, de surfacturation et d’attribution opaque de marchés publics, qu’il qualifie d’« affairisme d’État », ne seront plus tolérées. Selon lui, une partie du secteur privé a longtemps prospéré grâce à des méthodes contraires à l’éthique, nuisant ainsi à l’économie nationale et à l’équité dans l’attribution des marchés.
« L’affairisme d’État, c’est terminé dans ce pays. Nous allons soutenir tous les efforts des acteurs du privé qui souhaitent travailler sérieusement et honnêtement, mais nous combattrons et mettrons fin aux pratiques que nous avons trouvées ici. En clair, le secteur privé sérieux et entreprenant bénéficiera de tout le soutien du gouvernement », a martelé Ousmane Sonko.
La loi sur le patriotisme économique, qui sera prochainement soumise aux députés, vise à garantir une meilleure répartition des opportunités économiques en faveur des entreprises locales. L’objectif est de mettre en place un cadre plus transparent et équitable pour les appels d’offres et les marchés publics, en privilégiant la production nationale et en réduisant la dépendance aux importations.
Cette déclaration du Premier ministre s’inscrit dans un contexte de réforme plus large visant à moraliser la gestion des finances publiques et à renforcer la compétitivité des entreprises sénégalaises. En mettant fin à certaines pratiques héritées du passé, le gouvernement veut impulser une dynamique nouvelle, fondée sur la méritocratie et la bonne gouvernance.
Toutefois, ces annonces ne manqueront pas de susciter des réactions au sein du secteur privé, où certains opérateurs économiques pourraient se sentir visés. Reste à voir comment cette loi sera accueillie à l’Assemblée nationale et quelles seront les mesures concrètes mises en place pour garantir son application effective.
Non-paiement des indemnités du Bac 2024 et retard des allocations : le G7 Kaolack hausse le ton
Les syndicats d’enseignants regroupés au sein du G7 Kaolack dénoncent une situation qu’ils jugent inacceptable, marquée par le non-paiement des indemnités de surveillance du Baccalauréat 2024 et les retards persistants dans le versement des allocations familiales. Dans un communiqué rendu public, ils expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un mépris des droits des enseignants et une mauvaise gestion des finances publiques.
Selon les responsables syndicaux, les enseignants ont accompli leurs missions avec sérieux et professionnalisme durant les épreuves du Bac 2024. Cependant, plusieurs mois après, ils n’ont toujours pas perçu leurs indemnités de surveillance, alors même que ces rémunérations devraient être versées dans un délai raisonnable. Ils dénoncent ainsi une administration défaillante, incapable de respecter ses engagements vis-à-vis des enseignants qui assurent pourtant un rôle central dans le système éducatif.
Par ailleurs, la question du retard des allocations familiales vient aggraver la situation. Ces aides, destinées à soutenir les enseignants dans la prise en charge de leurs familles, sont régulièrement versées avec un retard considérable, ce qui entraîne des difficultés financières pour de nombreux agents de l’éducation. Pour le G7 Kaolack, cette situation est inacceptable, car elle impacte directement la qualité de vie des enseignants et leur motivation au travail.
Dans leur communiqué, les syndicats exigent le paiement immédiat et sans condition des indemnités du Bac 2024 ainsi qu’un engagement clair des autorités sur la mise en place d’un calendrier strict et respecté pour le paiement des allocations familiales. Ils appellent également à mettre un terme aux retards systématiques qui deviennent récurrents et sapent la confiance des enseignants envers l’État.
Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, les membres du G7 Kaolack préviennent que leur patience a des limites. Ils mettent en garde les autorités contre toute forme d’inertie et préviennent que si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les plus brefs délais, ils n’hésiteront pas à durcir leur mouvement. La possibilité d’une grève ou d’actions syndicales plus radicales n’est donc pas écartée.
Le G7 Kaolack rappelle que la lutte qu’il mène dépasse la seule question des indemnités ou des allocations. Il s’agit avant tout d’une bataille pour la dignité des enseignants et le respect de leurs droits. Ils estiment que l’État doit prendre ses responsabilités et honorer ses engagements envers les acteurs du secteur éducatif, au risque de voir le climat social se détériorer davantage.
Affaire Kabirou Mbodje : La Cour d’Appel de Dakar confirme la condamnation
La Cour d’appel de Dakar a rendu son verdict dans le contentieux opposant Kabirou Mbodje, fondateur de Wari, à ses anciens associés. Suivant le réquisitoire du Procureur général, le juge a confirmé la condamnation prononcée en première instance, reconnaissant l’homme d’affaires coupable d’abus de confiance et d’augmentation irrégulière du capital social.
Kabirou Mbodje écope ainsi de deux ans de prison, dont six mois ferme, et devra verser 5 milliards de francs CFA à ses ex-partenaires au titre des intérêts civils. Cette décision fait suite à une longue bataille judiciaire initiée en 2018 par Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, qui accusaient leur ancien associé d’avoir orchestré une augmentation de capital en 2013 ayant réduit leur participation dans l’entreprise Wari de 39 % à seulement 3 %.
Le procès en première instance s’était tenu le 11 août 2021, avec un verdict rendu le 24 novembre de la même année. La Cour d’appel, qui a rejugé l’affaire le 2 décembre 2024, a maintenu la sanction initiale, malgré la demande des parties civiles qui réclamaient une réévaluation des dommages et intérêts à hauteur de 30 milliards de francs CFA.
L’affaire Kabirou Mbodje a suscité de vives réactions dans le monde des affaires au Sénégal. Wari, autrefois un acteur majeur des services financiers numériques en Afrique de l’Ouest, a connu de nombreuses turbulences depuis l’éclatement de ce différend. La condamnation du fondateur pourrait avoir des répercussions sur l’avenir de la société, déjà fragilisée par des difficultés financières et une concurrence accrue sur le marché.
Ousmane Sonko face aux députés : un grand oral attendu à l’Assemblée nationale
Le Premier ministre Ousmane Sonko se rendra à l’Assemblée nationale le vendredi 21 février à partir de 9 heures pour répondre aux questions des députés. Cette séance de questions au gouvernement, annoncée par le président du groupe parlementaire El Hadj Malick Ndiaye, s’inscrit dans le cadre de l’exercice démocratique visant à éclairer la représentation nationale sur les grandes orientations et actions de l’exécutif.
Cette première intervention de M. Sonko devant les députés depuis sa nomination est très attendue. Elle offrira une tribune au chef du gouvernement pour défendre ses choix stratégiques et répondre aux préoccupations des parlementaires sur des sujets d’actualité tels que l’économie, la gouvernance, la sécurité, ou encore les réformes institutionnelles en cours.
Si cette séance se veut un cadre d’échange républicain, elle pourrait également être marquée par des confrontations vives entre la majorité et l’opposition. Ousmane Sonko, connu pour son franc-parler, devra faire face aux interpellations des députés, parfois incisives, notamment sur la mise en œuvre du programme du gouvernement.
Abdoul Mbow charge Ousmane Sonko et critique la gouvernance actuelle
Le député de l’opposition dénonce une manipulation politique et prédit l’échec du duo Diomaye-Sonko
Abdoul Mbow charge Ousmane SONKO »Aucun pays ne s’est développé sur le mensonge. Aucune Nation n’a prospéré en banalisant ses méfaits et ses effets… Le Premier Ministre Ousmane Sonko n’a jamais hésité à se complaire dans l’infamie et l’injure, tant les incongruités d’avant mars 2024, adressées aux membres de l’ancien pouvoir, ne portaient que la marque du raccourci diffamatoire, marque de fabrique du « Président » Ousmane Sonko » d’alors…
Si les jeunes prenaient la mer et se noyaient, c’était du fait que Macky Sall et sa bande avaient détourné les barils de pétrole, et qu’ils les avaient condamnés au malheur, dont les sortirait le « Président » MandrakeSonko, une fois élu. Il leur avait promis un salaire mensuel, boulot ou pas, de 150.000 frs. Les images des milliers de jeunes se bousculant pour fuir le Sénégal et aller servir d’esclaves en Espagne, auraient dû leur faire honte. Mais ils sont nés après la honte. Pas un seul parmi eux n’a fait face à cette urgence, à cette bombe à retardement ; nombre parmi eux ne voit sa chevelure blanchir, du fait de l’inquiétude et de l’énorme responsabilité à devoir exaucer les prières et les cris de détresse de notre jeunesse… Non, ils sont tous en train de prendre et du poids et un goût pour le mannequinat distingué, guettant avides les annonces de nominations du salvateur Conseil des Ministres du mercredi… Voilà pour le contexte de cette manipulation, de grands orfèvres de la communication de masse, qui ont bien étudié Gobbels, persuadés à raison, que « plus c’est gros, mieux ça passe » …
Que raconte ce rapport sans queue ni tête ? « Président » Ousmane Sonko nous a toujours dit que Macky et ses 400 voleurs étaient des carnassiers…. Il n’avait pas encore les preuves, mais il le hurlait sur tous les tréteaux du pays… Ce Rapport de la Cour des Mécomptes, est juste destiné à donner raison à l’insulteur public…. Ousmane Sonko a donc toujours raison ! Ousmane Sonko, « Mou Sell mi » a
toujours raison, il est infaillible, d’extraction quasi-divine…
Et sa parole d’onction divinatoire sur ce bienvenu rapport est déclamée par celui qui ne comprenait pas les arcanes de la BCEAO, mais la dirigeait tout de même. Le même qui cherche à préparer les Sénégalais à des lendemains difficiles et même très difficiles… Dans un propos cousu de fil blanc, Ahmadou Al Aminou Lô, Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, précise et annonce la couleur, en prédisant la suppression des subventions sur l’électricité et les denrées, ce qui va à une semaine du Ramadan avoir un impact sur l’augmentation du coût de la vie…. Peut-on se dresser sur ses ergots et défier les bailleurs, rendre la France responsable de tous nos maux, et s’attendre à ce qu’elle nous soutienne, quand on ne respecte pas nos créances, se défaussant sur « notre État voyou » ?
Pourtant, le ministre de l’Economie Abdourahmane Sarr annonce une bonne nouvelle : la dette du Sénégal est soutenable. Le ministre des Finances Cheikh Diba, est lui dans une dynamique de correction. Il est le trait d’union entre l’ancien régime et le régime actuel ; il est le symbole de la continuité de l’Etat. C’est justement ce qui en fait une cible de choix pour toute une horde de pieds nickelés, planqués derrière leurs ordinateurs ou relayant honteusement des insinuations tentant de le déstabiliser…
Ce rapport va enfoncer le Sénégal, le décrédibiliser, pour faire de la normalité un scandale.
Ils osent nous parler, en sermonnant les Sénégalais, d’une diminution prochaine des salaires au moment où le train de vie de l’Etat grimpe, tous les anciens supporters quémandant, qu’aillent de pair avec leurs postes, bolides et salaires qui vont faire rimer « ramage et plumage », indifférents aux multiples et indécents licenciements abusifs et en masse de jeunes sénégalais…
Ce rapport n’est que le « cache-misère » de leur incapacité à mener le Sénégal hors des chemins mensongers qu’ils ont empruntés sans vergogne ni regrets…
C’est l’histoire d’un loup qui devant un troupeau de moutons, leur jura qu’il allait à présent, devenir végétarien.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la chronique d’un échec annoncé du duo Diomaye- Sonko. »
Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal
Le Président Bassirou Diomaye Faye en Gambie pour la fête nationale
Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce lundi en Gambie à l’invitation de son homologue, Son Excellence le Président Adama Barrow, afin de participer aux célébrations officielles de la fête nationale gambienne.
Cette visite, empreinte de fraternité et de coopération, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations historiques, culturelles et diplomatiques entre les deux nations. Depuis des siècles, le Sénégal et la Gambie partagent des liens profonds, nourris par une histoire commune et des échanges permanents dans divers domaines.
À son arrivée à Banjul, le Président Faye a été accueilli avec les honneurs par son homologue gambien. Les deux chefs d’État ont échangé sur les enjeux bilatéraux et les perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de la sécurité, du commerce, des infrastructures et de la libre circulation des personnes et des biens.
Cette visite témoigne de la volonté du Président sénégalais de consolider les relations diplomatiques et économiques avec la Gambie, en mettant l’accent sur une coopération mutuellement bénéfique.
Le Sénégal et la Gambie, souvent qualifiés de “deux pays, un même peuple”, partagent des traditions et des valeurs communes. Cette proximité se reflète dans la forte présence de ressortissants sénégalais en Gambie et vice-versa, ainsi que dans les échanges commerciaux et culturels qui unissent les deux nations.
À l’issue des célébrations, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour la paix, la stabilité et le développement de la sous-région.
Cette visite du Président Bassirou Diomaye Faye en terre gambienne illustre une diplomatie de proximité et une volonté ferme de bâtir un partenariat durable entre Dakar et Banjul, au service des populations des deux pays.
Adama Barrow met en garde la jeunesse gambienne contre l’illusion de l’Europe
À l’occasion du 60ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Gambie, le président Adama Barrow a lancé un appel poignant aux jeunes de son pays, les exhortant à ne pas considérer l’Europe comme une terre de promesses illimitées. Dans son discours prononcé mardi à Banjul, en présence de ses homologues sénégalais et bissau-guinéen, il a dénoncé le péril de l’émigration clandestine, qui pousse de nombreux Gambiens à risquer leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur.
Chaque année, des milliers de jeunes Gambiens tentent de fuir la pauvreté en empruntant des routes migratoires périlleuses, à travers le désert ou par la mer. Beaucoup prennent la direction des îles Canaries, porte d’entrée vers l’Europe, malgré les dangers du voyage. En 2024, l’agence européenne Frontex a recensé près de 47.000 migrants ayant tenté de rallier l’Europe par cette route, soit une augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente.
Cependant, le bilan humain est tragique. L’ONG espagnole Caminando Fronteras estime que plus de 10.400 personnes ont trouvé la mort ou ont disparu en mer en 2024, un chiffre alarmant qui témoigne des risques encourus.
Dans son allocution, Adama Barrow a insisté sur l’idée que l’Europe ne devait pas être vue comme un “pays de cocagne”, mais comme un espace où le labeur et les défis sont omniprésents. “Ne croyez pas les histoires que vous entendez à propos d’autres terres. Il n’y a pas de pays de cocagne. Nous vivons dans un monde de dur labeur et personne ne peut changer cette réalité”, a-t-il affirmé.
Ce message vise à lutter contre les fausses promesses entretenues par les passeurs et certains récits enjolivés de migrants établis en Europe. Nombreux sont ceux qui, une fois arrivés, se heurtent à des conditions précaires, à l’exploitation et à la difficulté d’obtenir un statut légal.
Face à l’ampleur du phénomène, la Gambie et l’Espagne ont renforcé leur coopération pour lutter contre les réseaux de passeurs et promouvoir une migration régulée. Fin août, un accord bilatéral a été signé à cet effet lors d’une tournée du Premier ministre espagnol à Banjul.
Malgré ces efforts, le défi reste immense. La Gambie, l’un des pays les plus petits et les plus pauvres d’Afrique, peine à offrir des perspectives d’emploi et de stabilité à sa jeunesse. L’absence d’opportunités économiques est l’un des moteurs principaux de l’exode, et sans solutions concrètes sur le terrain, les départs risquent de se poursuivre.
Le président Barrow a conclu son discours en appelant les jeunes à investir dans leur pays et à contribuer à son développement. “Notre nation a besoin de vous”, a-t-il insisté, mettant en avant les efforts du gouvernement pour améliorer l’économie et créer des emplois.
Sénégal : Woodside annonce 950 millions de dollars de revenus pour le projet Sangomar en 2024
L’opérateur australien Woodside Energy a dévoilé, pour la première fois, les résultats financiers et opérationnels du champ pétrolier Sangomar. Selon un rapport publié sur son site web, la compagnie annonce une production de 13,3 millions de barils équivalent pétrole (Mboe) et des ventes de 12,9 Mboe pour l’année 2024, générant un chiffre d’affaires d’environ 950 millions de dollars, soit environ 595,5 milliards de francs CFA.
Woodside se félicite d’un taux de fiabilité de production supérieur à 94 % au quatrième trimestre 2024. L’entreprise attribue cette performance à la mise en service efficace des installations et à la bonne exploitation du gisement offshore sénégalais.
La compagnie informe également que les premières évaluations des réservoirs S500 ont permis une augmentation des réserves prouvées de 54,9 Mboe, renforçant ainsi le potentiel du champ Sangomar.
En matière d’impact économique, Woodside souligne que le projet Sangomar a permis la création de 4 400 emplois sénégalais, illustrant ainsi son engagement en faveur du développement local.
Par ailleurs, l’opérateur affirme entretenir de solides relations avec Petrosen et le gouvernement sénégalais, assurant que le partenariat autour de Sangomar reste stratégique pour l’avenir du secteur pétrolier au Sénégal.
Avec ces premiers résultats prometteurs, Woodside envisage une montée en puissance progressive de la production et des ventes en 2025. L’exploitation du gisement Sangomar constitue un levier majeur pour l’économie sénégalaise, renforçant la position du pays sur la scène énergétique mondiale.
Grève dans le secteur de la Santé : Ansoumana DIONE soutient le SAMES et exige la démission du Ministre Ibrahima SY.
Le Président de la République, son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye FAYE et le Premier Ministre Monsieur Ousmane SONKO seront entièrement responsables de ce qui arrivera aux citoyens, par rapport à la grève décrétée par le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal. Le système de santé souffre notamment de l’incompétence notoire du Ministre Ibrahima SY et de son équipe qui n’ont aucune ambition de faire développer le secteur. Le SAMES en grève ce 18 au 19 février 2025, pour exiger des recrutements dans la fonction publique et de meilleurs conditions de travail, ce que nous trouvons très légitimes comme revendications.
C’est pourquoi, moi, Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), j’apporte tout mon soutien au SAMES pour une meilleure satisfaction de l’ensemble de ses revendications. Depuis son arrivée au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, le Docteur Ibrahima SY est insensible aux préoccupations des acteurs, encore moins, celles des usagers. Pour toutes ces raisons, entre autres, nous exigeons sa démission immédiate et sans condition, le Sénégal regorgeant assez de compétences pour mener à bien ce secteur extrêmement sensible. Attention, il y va de notre cohésion sociale. La santé est bien une priorité.
Le 18 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)
Forum des PME du Sénégal : Un levier pour le développement économique
Le Forum des Petites et Moyennes Entreprises (PME) du Sénégal a ouvert ses portes sous la présidence conjointe du ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, et du Premier ministre Ousmane Sonko. Pendant 48 heures, cet événement réunit les acteurs clés du secteur afin de favoriser les échanges, stimuler la croissance des entreprises locales et renforcer leur compétitivité.
Dans son allocution, le ministre du Commerce et de l’Industrie a rappelé l’importance des PME dans le tissu économique et industriel du pays. Elles constituent une source majeure d’emplois et participent activement à la croissance nationale. Cependant, malgré leur rôle crucial, ces entreprises font face à plusieurs défis qui entravent leur développement.
L’un des principaux obstacles évoqués lors du forum est le problème de financement. Actuellement, seulement 10 % des PME sénégalaises ont accès à des crédits à court terme, d’une durée comprise entre 24 et 36 mois. Or, ces entreprises ont besoin de financements à long terme pour assurer leur croissance et leur stabilité.
Outre le financement, d’autres difficultés freinent l’essor des PME :
• Accès au marché et à la commande publique : De nombreuses entreprises peinent à s’insérer dans les circuits de distribution et à obtenir des contrats publics.
• Gestion et marketing : Le manque de compétences en gestion et en communication limite la visibilité et la rentabilité de plusieurs PME.
• Cadre réglementaire : Les lourdeurs administratives et les contraintes liées aux lois en vigueur compliquent le développement des entreprises locales.
Le forum vise à mettre en lumière ces problématiques et à proposer des solutions concrètes. Il permet aux PME de rencontrer des bailleurs de fonds, des investisseurs et des clients potentiels. Des échanges avec les autorités publiques sont également prévus pour discuter des réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires.
Forum de la PME-PMI 2025 : Ousmane Sonko annonce un ambitieux pacte de financement
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a officiellement lancé la 4ᵉ édition du Forum de la PME-PMI, un événement clé pour le secteur privé national. Cette rencontre stratégique, placée sous le thème « PME et innovation, levier de souveraineté », traduit la volonté du gouvernement de renforcer la compétitivité des entreprises locales et de soutenir l’innovation technologique.
L’un des temps forts de cette édition a été l’annonce d’un ambitieux programme de financement en faveur des PME-PMI. Ousmane Sonko a dévoilé un objectif clair : porter les crédits alloués aux entreprises de 600 milliards F CFA en 2021 à 3 000 milliards F CFA d’ici 2028.
Dès avril 2025, un pacte de financement de 1 000 milliards F CFA sera signé avec les partenaires économiques. Cette initiative vise à faciliter l’accès au crédit et à garantir un soutien effectif aux entrepreneurs sénégalais.
« Les PME-PMI constituent plus de 99 % du tissu économique du pays. Il est donc impératif de leur offrir un cadre favorable à leur développement », a affirmé le Premier ministre.
L’innovation étant au cœur des débats, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’investir dans la recherche et le développement afin de promouvoir les produits « Made in Senegal ». Selon lui, l’innovation est un moteur essentiel pour renforcer la souveraineté économique du pays.
Pour accompagner cet élan, le gouvernement compte mettre en place des réformes visant à assouplir la fiscalité des entreprises, simplifier les procédures administratives et structurer l’encadrement des PME-PMI.
En parallèle du Forum de la PME-PMI, le Premier ministre a évoqué la tenue prochaine du Forum « Invest in Senegal », un événement inscrit dans le Plan quinquennal 2025-2032. Son objectif ? Attirer les investisseurs nationaux et internationaux et positionner le Sénégal comme un hub économique régional.
Ce forum s’inscrit dans l’Agenda national de transformation à l’horizon 2050, qui ambitionne de faire du Sénégal un acteur économique majeur en Afrique de l’Ouest.
L’édition 2025 du Forum de la PME-PMI a accueilli plusieurs délégations étrangères, avec la Turquie comme invitée d’honneur. Ousmane Sonko a mis en avant la coopération entre Dakar et Ankara, soulignant que celle-ci s’est renforcée sous l’impulsion des présidents Bassirou Diomaye Faye et Recep Tayyip Erdogan.
Ce partenariat est considéré comme un modèle de collaboration « gagnant-gagnant », notamment dans le développement industriel et l’innovation.
Avec ces annonces fortes, le gouvernement sénégalais affiche son ambition de favoriser l’essor des PME-PMI, en leur garantissant un accès facilité au financement, en encourageant l’innovation technologique et en attirant des investissements massifs.
Ousmane Sonko promet la fin de « l’affairisme d’État » et annonce une loi sur le patriotisme économique
La quatrième édition du Forum de la petite et moyenne entreprise, qui s’est ouverte ce mardi, a été marquée par une déclaration forte du Premier ministre Ousmane Sonko à l’endroit du secteur privé national. Le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les entreprises locales, tout en appelant à une transformation des pratiques économiques.
S’exprimant devant un parterre d’acteurs économiques, Ousmane Sonko a insisté sur l’engagement du gouvernement à renforcer le secteur privé, qu’il considère comme un pilier du développement national. Cependant, il a tenu à préciser que cet appui ne serait accordé qu’aux entreprises respectant les principes de transparence et d’éthique dans la gestion des affaires.
« L’affairisme d’État, c’est terminé dans ce pays. Nous allons soutenir tous les efforts des acteurs du privé qui souhaitent travailler sérieusement et honnêtement, mais nous combattrons et mettrons fin aux pratiques que nous avons trouvées ici. En clair, le secteur privé sérieux et entreprenant bénéficiera de tout le soutien du gouvernement », a martelé le Premier ministre.
Dans le même élan, Ousmane Sonko a annoncé l’imminence d’un projet de loi sur le patriotisme économique, qui sera soumis à l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Cette réforme vise à garantir une meilleure implication des entreprises locales dans l’économie nationale, en limitant la dépendance aux multinationales et en favorisant les investissements nationaux.
Selon le chef du gouvernement, cette loi s’inscrit dans une volonté de rupture avec certaines pratiques du passé, où des marchés publics étaient attribués de manière opaque et où la surfacturation était devenue monnaie courante.
Au-delà des réformes structurelles, Ousmane Sonko a également lancé un appel direct aux chefs d’entreprise pour qu’ils adoptent des comportements plus vertueux. Il a rappelé que certaines entreprises privées s’étaient considérablement enrichies grâce à des pratiques douteuses, notamment à travers des contrats publics obtenus sans réelle concurrence ou par des montages financiers discutables.
Le Premier ministre a ainsi averti que ces pratiques ne seront plus tolérées sous son administration, tout en assurant que les entrepreneurs honnêtes et travailleurs bénéficieront d’un environnement plus favorable pour développer leurs activités.
Acquittement de cinq manifestants pro-Farba Ngom : Un verdict qui soulage
Un vent de soulagement a soufflé, mardi 15 février, au tribunal de Dakar. Cinq individus interpellés lors des manifestations en soutien à Farba Ngom ont été acquittés, malgré des accusations de troubles à l’ordre public et de participation à un rassemblement illégal.
Les prévenus – R. Diallo (videur et membre de la sécurité rapprochée), Y. Ka (agent de sécurité au COUD), S. Thioye (agent de la sûreté portuaire), H. Ba (agent au COUD) et S. D. Gueye (agent d’IPRES et gestionnaire de compte) – avaient été arrêtés dans des circonstances troublantes. Selon leurs avocats, ces interpellations ont eu lieu loin des lieux de la manifestation et sans preuve tangible de leur implication dans des actes de violence.
Les forces de défense et de sécurité (FDS) avaient pourtant justifié ces arrestations en affirmant que ces jeunes avaient participé à des jets de pierres contre les policiers et causé des dommages matériels. Mais face à l’absence d’éléments probants, la défense a dénoncé une “justice de répression injustifiée”.
Lors de l’audience, les prévenus ont catégoriquement nié les faits. “Nous n’étions pas dans la manifestation, nous étions juste au mauvais endroit, au mauvais moment”, a déclaré l’un d’eux devant le tribunal.
Leurs avocats, Maître Alassane Cissé et Maître Abdou Dialy Kane, ont dénoncé des arrestations arbitraires. “Vous ne pouvez pas emprisonner des citoyens sans preuve”, ont-ils martelé, demandant la relaxe pure et simple de leurs clients.
Le procureur de la République a tenté de faire valoir que ces jeunes étaient des “partisans agitateurs” et qu’ils faisaient partie d’un rassemblement clandestin. Mais, en l’absence de preuves tangibles, le tribunal a tranché en faveur des accusés.
Après un délibéré tendu, le juge a rendu un verdict qui a surpris plus d’un : l’acquittement pur et simple des cinq prévenus. Une décision qui a immédiatement déclenché une explosion de joie dans la salle d’audience, où familles et proches ont laissé éclater leur soulagement.
Incendie dévastateur à Yirikoye (Koulinto) : des pertes importantes, les populations appellent à l’aide
Un violent incendie a ravagé le village de Yirikoye, situé dans la commune de Koulinto, département de Médina Yoro Foula (région de Kolda), ce lundi 17 février 2025. Le feu, dont l’origine reste encore indéterminée, a causé d’importants dégâts matériels, plongeant les habitants dans une situation de grande détresse.
Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, les flammes ont en revanche détruit de nombreuses cases, du bétail, des vivres et des récoltes, privant ainsi les habitants de leurs principales ressources. Cet incendie intervient dans un contexte où l’agriculture et l’élevage constituent les piliers économiques du village, rendant la situation encore plus critique pour les familles sinistrées.
Grâce à un élan communautaire exemplaire, les villageois ont réussi à maîtriser l’incendie, empêchant sa propagation vers d’autres zones habitées. Toutefois, les dégâts déjà causés sont considérables et nécessitent une intervention urgente des autorités et des bonnes volontés.
Face à cette catastrophe, les populations de Yirikoye appellent à la solidarité nationale. Elles sollicitent un soutien en vivres, en matériaux de reconstruction et en bétail pour permettre aux sinistrés de retrouver un semblant de normalité. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont ainsi interpellées pour venir en aide à ces familles qui ont tout perdu en quelques heures.
Dialogue social : Ousmane Sonko va rencontrer les centrales syndicales
Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a annoncé une rencontre prochaine entre le Premier ministre Ousmane Sonko et les centrales syndicales. Cette audience s’inscrit dans le cadre du dialogue social et des concertations tripartites initiées par son département pour examiner les revendications des partenaires sociaux.
Selon Abass Fall, cette rencontre fait suite aux engagements pris lors des discussions du 30 janvier dernier avec les syndicats. « Conformément aux engagements pris lors de notre rencontre du 30 janvier, j’ai fait procéder par mes services à un examen des différentes revendications exprimées dans votre plateforme », a-t-il déclaré, cité par Les Échos dans son édition du mardi 18 février.
Le ministre a précisé que, parallèlement à cette audience avec le Premier ministre, son département travaille à l’organisation de concertations tripartites entre l’État, les employeurs et les syndicats, ainsi qu’à une grande rencontre avec l’ensemble des partenaires sociaux dans les prochains jours.
Les centrales syndicales, qui avaient soumis une plateforme revendicative, espèrent des réponses concrètes à leurs doléances. Parmi les principales préoccupations figurent l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, la protection sociale des travailleurs et la résolution des conflits dans certains secteurs stratégiques.
Sénégal – Universités publiques : L’intersyndicale des PATS dénonce la rupture du dialogue avec la tutelle et décrète une grève de 48 heures
L’intersyndicale des personnels administratif, technique et de services (PATS) des universités publiques du Sénégal a tenu une assemblée générale ce lundi 17 février 2025. Lors de cette rencontre, les représentants syndicaux ont dénoncé la rupture unilatérale du dialogue entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, et les travailleurs du secteur universitaire. Face à cette situation, une grève de 48 heures non renouvelable a été décrétée pour exiger la satisfaction de leurs revendications.
Selon Souleymane Gaye, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs des universités et centres des œuvres (SATUC), plusieurs points revendicatifs avaient été discutés avec le ministre lors d’une audience en septembre 2024. Toutefois, malgré les engagements pris, aucune avancée concrète n’a été constatée à ce jour.
Les travailleurs des universités publiques réclament notamment :
• L’envoi du nouveau décret des PATS dans les universités et centres des œuvres ;
• L’harmonisation de la prime de transport ;
• L’application des accords de santé dans les universités ;
• La revalorisation des pensions de retraite ;
• La réintégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès ;
• L’augmentation des budgets des universités, stagnants malgré la hausse du nombre d’étudiants ;
• La finalisation des chantiers dans les universités et centres des œuvres.
Face à l’absence de réaction du ministre, l’intersyndicale des PATS a dénoncé avec vigueur le « mutisme » et le « dilatoire » de la tutelle. Pour faire entendre leurs revendications, les syndicats ont décidé d’observer une grève de 48 heures tout en appelant l’ensemble des travailleurs du secteur à se mobiliser.
Cette nouvelle crise risque de perturber davantage le fonctionnement des universités publiques sénégalaises, déjà confrontées à de nombreux défis structurels. L’intersyndicale espère qu’une réaction rapide du ministère permettra de rétablir le dialogue et d’aboutir à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail et de vie des personnels administratifs, techniques et de services des établissements d’enseignement supérieur.
Affaire Gabrielle Kane vs. El Hadji Souleymane Cissé : la Cour d’appel de Dakar rend son verdict
La Cour d’appel de Dakar a rendu son délibéré dans l’affaire opposant la militante féministe Gabrielle Kane à El Hadji Souleymane Cissé, ce mardi 18 février 2025. Poursuivie pour diffamation, injures publiques et collecte de données à caractère personnel, Gabrielle Kane a vu sa condamnation partiellement confirmée par la juridiction d’appel.
L’affaire remonte à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle Gabrielle Kane accusait El Hadji Souleymane Cissé d’avoir épousé une jeune fille de 18 ans, consommé le mariage avant de la répudier sous prétexte qu’elle n’était pas vierge. « Ce lâche n’a rien trouvé de mieux que d’épouser une jeune fille de 18 ans, consommer le mariage. […]. Il a acheminé la jeune fille en taxi à Khombole pour la rendre à sa famille en la répudiant au prétexte qu’elle n’était pas vierge », avait-elle écrit.
Ces propos avaient conduit El Hadji Souleymane Cissé à engager une procédure judiciaire pour diffamation, injures et collecte illégale de données personnelles.
En première instance, le tribunal correctionnel de Dakar avait condamné Gabrielle Kane en mai 2022. Toutefois, elle avait interjeté appel.
Selon Les Échos, la Cour d’appel de Dakar a infirmé une partie du jugement initial. Le juge a décidé de relaxer Gabrielle Kane du délit d’injures publiques. En revanche, elle a été reconnue coupable de diffamation et condamnée à une peine de trois mois de prison avec sursis.
Par ailleurs, la militante féministe devra verser une somme de 2 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à El Hadji Souleymane Cissé.
Ce verdict relance les discussions sur la liberté d’expression et les limites de la dénonciation publique sur les réseaux sociaux. Alors que certains considèrent que Gabrielle Kane a été sanctionnée pour avoir dénoncé un fait qu’elle jugeait révoltant, d’autres estiment que la diffamation ne saurait être justifiée, même dans le cadre du militantisme.
Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°399 – 18/02/2025
Le FMI conclut sa mission au Sénégal : une situation économique difficile et des réformes nécessaires pour redresser les finances publiques
Du 5 au 12 septembre 2024, une mission du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par M. Edward Gemayel, s’est rendue au Sénégal pour évaluer la situation économique du pays et poursuivre les discussions concernant le programme économique soutenu par le FMI. Ce programme repose sur les accords de la Facilité élargie de crédit (FEC), du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), approuvés par le Conseil d’administration du FMI le 26 juin 2023.
À l’issue de la mission, M. Gemayel a révélé que l’économie sénégalaise a connu un ralentissement important au premier semestre de 2024, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel se limitant à 2,3 % au premier trimestre, et des signes d’une poursuite du ralentissement au deuxième trimestre. Ce phénomène est principalement dû à une activité plus faible dans des secteurs clés comme le secteur minier, de la construction et agro-industriel, et dans une moindre mesure, dans le secteur primaire. Bien que l’inflation globale ait ralenti, atteignant une moyenne de 2,2 % au premier semestre 2024, cette évolution est attribuée principalement à la baisse des prix internationaux des matières premières et à une demande intérieure modérée.
Le rapport du FMI met également en lumière des difficultés financières croissantes pour le gouvernement sénégalais. L’exécution budgétaire à fin août 2024 a révélé un manque à gagner substantiel en termes de recettes, alors que les dépenses sont restées globalement conformes aux prévisions. En conséquence, le déficit budgétaire a continué de se creuser, et pour financer ce déficit, le gouvernement a dû recourir à des emprunts commerciaux externes à court terme, qui sont coûteux et augmentent la pression sur les finances publiques. En dépit de ces difficultés, la croissance du PIB pour l’année 2024 a été révisée à la baisse, passant de 7,1 % à 6 %, et la croissance du secteur non-hydrocarbures devrait ralentir davantage à 3,3 %, contre 4,8 % initialement prévu.
Le FMI a mis en garde contre une détérioration continue de la situation si aucune mesure corrective n’est prise. Le déficit du compte courant devrait se réduire à 12,7 % du PIB grâce à l’augmentation de la production d’hydrocarbures, mais la situation budgétaire reste préoccupante. Le déficit budgétaire devrait dépasser les 7,5 % du PIB, bien au-delà des 3,9 % initialement prévus, en raison de la baisse des recettes et de l’augmentation des dépenses en subventions énergétiques et en paiements d’intérêts. La dette publique de l’administration centrale devrait également rester supérieure au critère de convergence de l’UEMOA, qui fixe un seuil de 70 % du PIB.
Dans ce contexte, le FMI a souligné l’importance de prendre des mesures de réformes structurelles immédiates et significatives pour restaurer la stabilité fiscale et la viabilité économique. Le Fonds a recommandé de rationaliser les exonérations fiscales et de procéder à la suppression progressive des subventions énergétiques non ciblées, qui sont coûteuses et inefficaces. Ces mesures visent à rétablir un équilibre budgétaire durable et à assurer une réduction rapide du déficit et de la dette publique. Le FMI a également insisté sur la nécessité de traiter l’accumulation des impayés envers les entreprises privées, particulièrement dans les secteurs de la construction et de l’énergie, et de mettre en place un plan d’apurement de ces passifs avec un calendrier précis et transparent.
L’un des domaines clés évoqués lors des discussions avec les autorités sénégalaises a été le secteur de l’énergie. Le FMI a encouragé les autorités à poursuivre les réformes visant à améliorer la viabilité financière de la société nationale d’électricité (SENELEC) et à concevoir une nouvelle structure tarifaire pour l’électricité. Cette révision tarifaire inclurait un tarif social destiné à protéger les ménages vulnérables, tout en permettant à SENELEC de mieux couvrir ses coûts et d’assurer une gestion plus efficiente du secteur.
Le FMI a également salué les progrès réalisés par le Sénégal dans la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), ce qui permet au pays de se rapprocher de la sortie de la « liste grise » du GAFI. Ce processus devrait renforcer la confiance dans le climat des affaires, attirer davantage d’investissements et améliorer la transparence des opérations financières.
Les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes économiques prévues dans le cadre du programme soutenu par le FMI. Elles ont également renouvelé leur volonté de promouvoir la transparence, la bonne gouvernance et la responsabilité publique. Dans ce cadre, un audit général des finances publiques est en cours, et les conclusions de cet audit devraient permettre de mettre en place des actions de réformes vigoureuses pour remettre les finances publiques sur une trajectoire plus saine.
La mission du FMI a été couronnée par des discussions constructives avec les autorités sénégalaises, dont le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Abdourahmane Sarr, ainsi que le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba. L’équipe du FMI a également rencontré des représentants du secteur privé et des partenaires au développement pour échanger sur les meilleures pratiques et solutions possibles pour sortir de la crise.
Pape Malick Ndour réagit aux mesures annoncées par l’État : « Des engagements pris par le gouvernement de Sonko devant le FMI »
Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall, a vivement réagi aux mesures annoncées par l’État dimanche 16 février 2025 par Al Aminou Lo, ministre secrétaire général du gouvernement. Dans un post publié sur Facebook, l’ex-ministre a exprimé son désaveu et a précisé que ces mesures ne découlaient pas du rapport de la Cour des comptes, comme certains pourraient le penser, mais étaient en réalité liées à un engagement pris par le gouvernement d’Ousmane Sonko devant le Fonds Monétaire International (FMI).
Selon Pape Malick Ndour, les mesures annoncées sont en ligne avec des engagements pris depuis le 12 septembre 2024, lorsque le gouvernement de Sonko avait, lors de la visite du FMI, pris des engagements relatifs aux réformes économiques et fiscales. Il invite d’ailleurs les Sénégalais à se référer au paragraphe 3 du communiqué intitulé « Les services du FMI achèvent leur visite au Sénégal », qui détaille ces engagements.
Cette déclaration de Pape Malick Ndour vient renforcer ses critiques précédentes sur les incohérences qu’il avait soulevées dans le rapport de la Cour des comptes. En apportant ce nouvel éclairage, l’ancien ministre cherche à mettre en lumière ce qu’il considère comme une continuité dans les engagements économiques du gouvernement, plutôt que des décisions prises sous pression suite à des révélations de la Cour des comptes.
La BAD lance une mission de dialogue au Sénégal pour la préparation de la stratégie de développement 2026-2030
Le lundi 17 février 2025, une équipe de la Banque africaine de développement (BAD) a démarré une mission de dialogue importante à Dakar. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la préparation du rapport d’achèvement de la stratégie de développement 2021-2025 de la BAD pour le Sénégal. Dirigée par Mohamed Cherif, responsable du bureau de la BAD au Sénégal, l’équipe comprend plusieurs experts en développement et se poursuivra jusqu’au 24 février 2025.
La mission a pour objectif essentiel de poser les bases de la nouvelle stratégie de développement de la BAD pour le Sénégal, couvrant la période 2026-2030. Ce dialogue stratégique vise à définir les orientations du futur document de stratégie pays, en tenant compte des besoins réels de développement du Sénégal. Ce processus d’élaboration de la nouvelle stratégie s’inscrit dans une démarche visant à répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux spécifiques du pays. La BAD met également un accent particulier sur l’alignement de la stratégie avec les priorités de l’Union africaine et des Objectifs de Développement Durable (ODD), garantissant ainsi que les interventions de la BAD contribuent à un développement durable et inclusif à l’échelle du Sénégal et du continent.
Cette mission est considérée comme une étape essentielle pour renforcer la collaboration entre le Sénégal et la Banque africaine de développement. En effet, la BAD cherche à affiner ses actions pour mieux répondre aux défis de développement du pays à l’horizon 2030. L’objectif est de soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement et de garantir que la nouvelle stratégie sera en phase avec les aspirations du pays pour un développement durable et inclusif.
Le processus de dialogue a également un caractère inclusif, avec une volonté de travailler étroitement avec les autorités sénégalaises, les acteurs économiques et la société civile. Cette approche vise à mieux comprendre les priorités locales et à adapter les solutions proposées aux réalités du terrain, tout en garantissant l’efficacité des actions mises en place.
Un autre aspect important de cette mission est l’alignement des interventions de la BAD avec les grands objectifs mondiaux. Cela inclut notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui aspire à transformer le continent africain d’ici 2063, et les ODD, qui guideront la communauté internationale vers un développement plus équitable et durable d’ici 2030. Cet alignement garantit que les actions de la BAD contribuent non seulement aux objectifs du Sénégal, mais aussi aux grands objectifs globaux de développement.
MAC de Ziguinchor : 25 détenus entament une grève de la faim pour dénoncer leur détention prolongée
La Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Ziguinchor est secouée par un mouvement de contestation. Ce lundi 17 février 2025, un groupe de 25 détenus a entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention prolongée sans jugement. Ces prisonniers, en attente de procès depuis près de trois ans, dénoncent le retard dans leurs procédures judiciaires et exigent d’être fixés sur leur sort.
D’après Matar Sané, frère du détenu Jean-Christophe Sambou, son frère et quatorze autres prévenus ont été arrêtés en avril 2022 lors d’opérations de ratissage menées dans le département de Bignona. Ces opérations, qui ont particulièrement ciblé les localités de Sindian, Séléty et la commune de Bignona, ont conduit à plusieurs interpellations. Certains ont été arrêtés chez eux, d’autres sur la route, avant d’être placés en détention provisoire.
Onze d’entre eux ont été transférés à Dakar le 13 août 2022 et dispersés entre les prisons de Rebeuss, Cap Manuel et Camp Pénal. Pendant plus de deux ans, ils ont été maintenus en détention sans jugement, avec des dossiers toujours en attente à Ziguinchor, les empêchant ainsi de recevoir la visite de leurs proches. Le 31 août 2024, ils ont finalement été ramenés à la MAC de Ziguinchor. Depuis, la majorité du groupe est maintenue sous mandat de dépôt. Deux d’entre eux ont été libérés, deux autres ont été entendus par un juge, mais la grande majorité attend toujours une audition.
Les autorités considèrent ces détenus comme étant potentiellement liés au Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), un groupe indépendantiste actif dans le sud du pays. Cependant, leurs familles dénoncent une injustice et affirment que plusieurs d’entre eux n’ont aucun lien avec la rébellion. Les noms des détenus grévistes incluent notamment Jean-Christophe Sambou, Adama Bamba Mané, Lamine Barry, Lamine Diethiou, Dembo Tamba, Kadialy Tamba, Lamine Diané, Babacar Doukouré, Amadou Sagna, Thierno Diallo et Malick Sané.
Selon les proches des détenus, l’administration pénitentiaire et les autorités judiciaires leur avaient demandé de rédiger des demandes de liberté provisoire, ce qu’ils ont fait. Cependant, ces demandes sont restées sans suite. Ce silence judiciaire, ajouté à la frustration et à l’incertitude, a poussé les détenus à passer à l’action en entamant une grève de la faim.
Le mouvement de protestation ne se limite pas aux 25 détenus grévistes. Plusieurs autres prisonniers, confrontés à une situation similaire, envisagent également de rejoindre le mouvement. Leur revendication est claire : être jugés ou libérés. Les familles des détenus et certaines organisations de défense des droits humains commencent à se mobiliser pour dénoncer ces détentions prolongées sans procès, qui constituent une violation des droits fondamentaux selon elles.
Thiès : L’intersyndicale des PATS décrète 48 heures de grève dans les universités et centres des œuvres
L’intersyndicale des Personnels Administratif, Technique et de Service (PATS) des universités publiques et des centres des œuvres universitaires du Sénégal a décidé d’observer une grève totale de 48 heures à partir de ce lundi 17 février 2025. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue à Thiès, marquant ainsi leur mécontentement face au silence des autorités sur leurs revendications.
Les syndicalistes dénoncent l’inaction de la tutelle et exigent l’application des accords de santé dans les universités, la revalorisation des pensions de retraite ainsi que l’intégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès. Ils réclament également une augmentation des budgets alloués aux universités, qu’ils jugent insuffisants au regard de la hausse du nombre d’étudiants et des charges, ainsi que la finalisation des chantiers inachevés dans les universités et centres des œuvres.
Face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de la part des autorités, l’intersyndicale appelle l’ensemble des travailleurs à se mobiliser pour obtenir gain de cause. Cette grève risque d’impacter sérieusement le fonctionnement des universités et des centres des œuvres, perturbant ainsi la vie académique et sociale des étudiants. L’ampleur du mouvement pourrait s’accentuer si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités compétentes.
Réduction du train de vie de l’État : Abdoul Mbaye insiste sur l’exemplarité après « 10 mois déjà perdus »
L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye remet sur la table la question de la réduction du train de vie de l’État, un enjeu qu’il considère comme crucial pour soulager les Sénégalais face aux difficultés économiques actuelles. Il exhorte les autorités à agir concrètement, en montrant l’exemple, après ce qu’il qualifie de « 10 mois déjà perdus » depuis l’arrivée du nouveau régime.
Réagissant à la récente sortie du secrétaire général du gouvernement sur la situation économique du pays, Abdoul Mbaye rappelle que la réduction des dépenses publiques est une nécessité incontournable. « Il n’y a pas d’autres voies pour le Sénégal sinon la réduction du train de vie de l’État. La solution ne se trouvait pas dans la continuité », a-t-il affirmé.
Dès avril 2024, il avait déjà alerté sur l’urgence d’adopter des mesures d’austérité. « Je l’ai écrit dès le 21 avril 2024. Cela m’a juste valu une bordée d’insultes », souligne-t-il, regrettant le manque de réactivité sur cette question.
Pour lui, l’approche doit être pédagogique et non basée sur la menace. Il plaide pour des réformes progressives mais concrètes, qui démontrent une réelle volonté politique d’assainir les finances publiques.
Abdoul Mbaye avait proposé la vente de l’avion présidentiel comme un acte symbolique fort, marquant un tournant dans la gestion des ressources publiques. Toutefois, il estime que des efforts beaucoup plus profonds doivent être faits.
« Il faut bien entendu aller beaucoup plus loin après 10 mois déjà perdus », martèle-t-il, insistant sur la nécessité d’une rupture avec les pratiques dispendieuses du passé.
Thiès – Opération de déguerpissement au garage « Clando Hersent » : les commerçantes en colère
Ce matin, l’opération de déguerpissement menée par les autorités locales au garage « Clando Hersent », situé au marché SAM à Thiès, a provoqué une vague d’indignation parmi les commerçantes. Privées de leurs lieux de travail sans solution de recasement, elles ont exprimé leur colère et leur détresse face à une décision qu’elles jugent brutale et injuste.
Dès les premières heures de la journée, les vendeuses se sont mobilisées pour dénoncer l’opération et alerter l’opinion publique. Elles ont convié la presse sur le site afin de faire entendre leur message : « Nous sommes des mères de famille qui peinons déjà à joindre les deux bouts. On nous chasse sans aucune alternative, sans site de recasement. Comment allons-nous survivre ? », s’est insurgée une commerçante sous le choc.
Elles reprochent aux autorités de ne pas avoir pris en compte leur situation sociale et économique avant de procéder à cette évacuation. Pour ces femmes qui tirent leurs revenus du commerce informel, cette décision signifie une perte totale de leurs moyens de subsistance.
L’opération s’inscrit dans une volonté de réorganisation urbaine, visant à désengorger certains axes et améliorer la fluidité de la circulation. Toutefois, les commerçantes dénoncent un manque de concertation et une indifférence à leur sort. « Nous ne sommes pas contre l’ordre et l’organisation, mais il faut nous proposer des solutions avant de nous chasser comme des malpropres », a martelé une autre manifestante.
Face à cette tension, elles appellent les autorités centrales à intervenir pour trouver une issue favorable à cette crise. En attendant, la grogne ne faiblit pas et ces femmes, déterminées, promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce qu’une solution concrète leur soit proposée.
Crise à l’UCAD : Les étudiants dénoncent l’inaction du ministre de l’Enseignement supérieur
Le Collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a tenu une conférence de presse pour exprimer son mécontentement face à l’inaction du ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf. Au cœur des revendications : le non-respect des engagements pris par les autorités, notamment en ce qui concerne les bourses et les conditions d’études.
Les étudiants dénoncent une série de promesses restées lettre morte. Ousmane Dieng, représentant de la Faculté de Médecine, a vivement critiqué l’absence de mesures concrètes malgré les engagements précédents. « Nous assistons à une gestion défaillante qui ne fait qu’aggraver la frustration des étudiants. Nous ne demandons que ce qui nous revient de droit », a-t-il déclaré.
Parmi les revendications majeures, le collectif exige la restitution des bus universitaires, essentiels pour les déplacements des étudiants, ainsi que la rénovation des amphithéâtres, dont l’état de dégradation impacte les conditions d’apprentissage. Une autre préoccupation majeure concerne la suppression de la bourse d’accompagnement, une mesure jugée injuste par les étudiants, qui la considèrent comme un droit fondamental.
Malgré la colère qui monte, le collectif reste ouvert au dialogue et appelle le ministre à prendre des mesures urgentes pour désamorcer la crise. « Nous sommes prêts à discuter, mais nous exigeons des actions concrètes et immédiates », a souligné un porte-parole du collectif.
Affaire de diffamation : le procès en appel de Madiambal Diagne face à Souleymane Téliko se tient enfin
Après plusieurs reports, le procès en appel opposant le journaliste Madiambal Diagne à l’ancien président de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), Souleymane Téliko, s’est tenu ce lundi 17 février 2025 devant la Cour d’appel de Dakar. Le parquet général a requis la confirmation du jugement de première instance, qui avait reconnu Madiambal Diagne coupable de diffamation, rapporte Le Soleil.
Le 17 juin 2021, le tribunal correctionnel de Dakar avait condamné Madiambal Diagne à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 600 000 FCFA. En plus de cette sanction pénale, il devait verser 5 millions de FCFA de dommages et intérêts à Souleymane Téliko. Cette décision faisait suite aux déclarations du journaliste qui, lors d’une émission, avait affirmé que l’ancien président de l’UMS avait été épinglé par un rapport de l’Union européenne pour avoir perçu indûment des indemnités dans le cadre d’une mission des Chambres africaines extraordinaires (CAE) sur l’affaire Hissène Habré.
Un appel pour “défendre la justice”
Madiambal Diagne, qui conteste toujours sa condamnation, a expliqué les raisons de son appel :
“Dans cette affaire, je me considère comme une victime parce que je pensais défendre la justice. C’est ce qui avait motivé ma sortie. (…) J’ai fait appel parce que je pense que j’ai été mal jugé.”
Toutefois, lors des débats devant la Cour d’appel, il a reconnu que son affirmation sur l’existence d’un rapport de l’Union européenne était erronée. Il maintient néanmoins que Souleymane Téliko a bien perçu des indemnités des CAE alors que l’État du Sénégal lui avait déjà octroyé des frais de mission.
L’audience de ce lundi marque un tournant décisif dans cette affaire qui oppose depuis plusieurs années le patron du journal Le Quotidien à l’ancien magistrat. Alors que la défense de Souleymane Téliko insiste sur la confirmation du jugement de première instance, Madiambal Diagne espère une révision du verdict.
Le délibéré est attendu dans les prochains jours.
Kaolack : Les animateurs socio-éducatifs s’engagent dans la lutte contre le VIH/Sida
À l’occasion du lancement de la Semaine nationale de mobilisation des jeunes contre le Sida, initiée par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le nouveau président des animateurs socio-éducatifs du département de Kaolack, Mamadou Ba, a présenté une feuille de route ambitieuse pour renforcer la sensibilisation et la prévention du VIH/Sida dans la région.
Sous le thème “Suivons le chemin des droits”, cette semaine de mobilisation, qui se tiendra du 15 au 21 février 2025, sera marquée par plusieurs activités clés. En partenariat avec le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) et d’autres acteurs locaux, les animateurs socio-éducatifs organiseront :
• Des caravanes de sensibilisation dans les établissements scolaires et universitaires, afin d’informer les jeunes sur les risques liés au VIH/Sida et les moyens de prévention.
• Des journées de dépistage du VIH dans les zones à risque pour encourager un diagnostic précoce.
• Des rencontres d’échanges et de partage avec les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/Sida.
Lors d’une déclaration à la presse locale, Mamadou Ba a souligné l’engagement des animateurs socio-éducatifs à jouer un rôle central dans cette lutte :
“Nous allons mener des actions de sensibilisation et porter la plaidoirie pour lutter efficacement contre le VIH/Sida. Notre objectif est de réduire le taux de prévalence du VIH dans le département de Kaolack.”
Il a également insisté sur l’importance d’un accompagnement durable et inclusif pour les personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Il a plaidé pour un renforcement de la structuration associative afin d’améliorer leur prise en charge et leur intégration sociale.
L’initiative des animateurs socio-éducatifs de Kaolack s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la lutte contre le VIH/Sida. Leur engagement, aux côtés des institutions et partenaires locaux, témoigne de l’importance de la mobilisation communautaire dans la prévention et l’accompagnement des personnes touchées.
Assemblée nationale : réunion du bureau convoquée ce mardi
Les membres du bureau de l’Assemblée nationale sont convoqués en réunion ce mardi 18 février à 10 heures. Selon un communiqué officiel, la rencontre se tiendra dans la salle Marie-Joséphine Diallo, située dans le nouveau bâtiment du Parlement.
Si la note officielle ne précise pas l’ordre du jour de cette réunion, cette convocation suscite déjà des interrogations sur les sujets qui seront abordés. Dans un contexte politique marqué par des tensions et des débats sur plusieurs réformes, cette rencontre pourrait être l’occasion d’échanger sur des dossiers en cours ou des décisions importantes à venir.

Sénégal – Gestion économique : L’ex-Directeur national de la BCEAO charge le régime sortant
Ahmadou Al Aminou Lo, ancien Directeur national de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Sénégal et actuel Secrétaire général du gouvernement, a dénoncé la gestion économique du régime sortant. Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS, il a affirmé que l’ancien gouvernement avait été alerté à plusieurs reprises sur les risques économiques encourus, notamment en ce qui concerne la manipulation des chiffres et l’endettement excessif.
Selon Ahmadou Al Aminou Lo, plusieurs institutions, dont la BCEAO, le Fonds Monétaire International (FMI) et l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), avaient prévenu les autorités de l’époque. Il a souligné que l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, lorsqu’il était député, avait également tiré la sonnette d’alarme sur ces questions.
« Ils ont été avertis. Que ce soit par le Premier ministre Ousmane Sonko quand il était à l’Assemblée nationale ou par les institutions internationales. Nous leur disions de faire attention, de consolider leurs finances. Mais ils ont persisté dans une gestion risquée qui aujourd’hui pose problème. »
L’ancien directeur de la BCEAO a expliqué que malgré les signaux d’alerte, le gouvernement sortant a poursuivi une politique économique qui a fragilisé les finances publiques et les banques locales.
Ahmadou Al Aminou Lo a également révélé que des demandes de financement des banques ne correspondaient pas aux statistiques officielles du pays. Ce décalage entre les chiffres communiqués et la réalité économique a accentué les difficultés du secteur bancaire.
Toutefois, il a précisé que, dans son rôle à la BCEAO, il ne pouvait pas faire de déclaration publique à l’époque. La seule dette sur laquelle la Banque Centrale a l’obligation de communiquer officiellement concerne celle vis-à-vis du FMI.
« Par les moyens appropriés, nous avons lancé les alertes. J’ai personnellement échangé avec les ministres concernés pour leur dire de faire attention. »
Ces révélations interviennent alors que le nouveau gouvernement tente de remettre de l’ordre dans les finances publiques. La gestion de la dette et la transparence budgétaire figurent parmi les priorités du régime actuel, qui cherche à rassurer les partenaires financiers et à redresser l’économie du pays.
Affaire de la dette : L’ancien ministre Pape Malick Ndour accuse Aminou Lo de revirement
L’ancien ministre de la Jeunesse sous Macky Sall, Pape Malick Ndour, a relancé le débat sur la gestion de la dette publique en pointant du doigt un changement de position d’Aminou Lo, ancien directeur national de la BCEAO pour le Sénégal. Selon lui, ce dernier aurait d’abord nié toute connaissance d’une falsification des chiffres avant d’admettre récemment en être informé.
Dans une publication sur sa page X, datée du 24 octobre 2024, Pape Malick Ndour rappelle avoir questionné Aminou Lo sur un prêt contracté par l’État auprès des banques sans que la BCEAO ne soit informée. « Je lui ai demandé de nous regarder droit dans les yeux et de nous expliquer s’il était réellement possible que l’État emprunte de l’argent auprès des banques sans que la BCEAO n’en soit informée », écrit-il.
Cette interpellation avait été réitérée lors d’un débat tenu le 31 décembre 2024, toujours disponible sur YouTube. L’ancien ministre affirme que son objectif était de pousser Aminou Lo à parler clairement aux Sénégalais, car, selon lui, il était impossible que de tels emprunts échappent au contrôle de la Banque centrale.
Pape Malick Ndour souligne une incohérence entre les déclarations d’Aminou Lo et celles du gouvernement de l’époque. En effet, lors d’une conférence de presse officielle, un ministre secrétaire général avait déclaré que certains événements liés à la dette auraient pu se produire sans qu’Aminou Lo en soit informé.
Or, dans une récente interview diffusée sur la RTS, l’ancien directeur de la BCEAO a reconnu avoir eu connaissance de la falsification des chiffres de la dette publique. « Il affirme désormais qu’il était bien au courant de la falsification des chiffres sur la dette et qu’il avait même dû rappeler l’État à l’ordre à travers des lettres (qu’il dit encore détenir dans ses archives) », a écrit Pape Malick Ndour.
Si ces déclarations d’Aminou Lo se confirment, elles soulèvent des questions sur la gestion des finances publiques sous le précédent régime. Pourquoi ce revirement tardif ? Quelles étaient les motivations derrière la falsification des chiffres de la dette ? Ces interrogations alimentent un débat de plus en plus vif au sein de l’opinion publique, alors que l’actuel gouvernement tente de faire la lumière sur l’état réel des finances du pays.
Crise financière au Sénégal : Abdoul Mbaye prône la réduction du train de vie de l’État
L’ancien Premier ministre et banquier Abdoul Mbaye tire la sonnette d’alarme sur la situation financière du Sénégal. Face à une dette qui ne cesse de s’alourdir, le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) insiste sur la nécessité d’adopter des mesures drastiques pour réduire les dépenses publiques.
Dans un message publié sur sa page Facebook, Abdoul Mbaye rappelle qu’il avait déjà alerté sur cette problématique dès le 21 avril 2024. “Il n’y a pas d’autres voies pour le Sénégal sinon la réduction du train de vie de l’État. La solution ne se trouvait pas dans la continuité. Je l’ai écrit dès le 21 avril 2024. Cela m’a juste valu une bordée d’insultes”, a-t-il déclaré.
Selon lui, les réformes doivent être menées avec pédagogie, sans menaces, mais surtout avec l’exemplarité des dirigeants. Il évoque notamment la vente de l’avion présidentiel, une mesure qu’il considère comme un symbole fort pour amorcer une réduction des dépenses publiques. “La vente de l’avion présidentiel était celui que j’avais choisi à titre symbolique. Mais il faut bien entendu aller beaucoup plus loin après 10 mois déjà perdus”, a-t-il ajouté.
Les propos d’Abdoul Mbaye s’inscrivent dans un contexte où l’endettement du Sénégal suscite de vives préoccupations. De nombreux observateurs et experts économiques estiment que la maîtrise des finances publiques est devenue une priorité, d’autant plus que les marges de manœuvre budgétaires du pays se réduisent.
Sénégal : Le gouvernement démarre le paiement de l’assistance aux victimes des manifestations politiques
Le paiement des indemnisations aux victimes des manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 va débuter cette semaine, a annoncé El Hadji Ndiogou Diouf, secrétaire général du ministère de la Famille et des Solidarités. Selon lui, les paiements se feront par transfert ou par chèque, et les ayants droit non enregistrés sur la première liste ont été pris en compte.
Intervenant sur la RFM, M. Diouf a précisé que le paiement suivra un calendrier précis. “On va programmer un nombre précis de personnes à payer chaque semaine jusqu’à ce que tous soient totalement indemnisés”, a-t-il déclaré.
Selon les chiffres officiels, 2172 personnes ont été recensées comme bénéficiaires, dont 79 cas de décès et un nombre variable de blessés. En plus de cette assistance financière, le gouvernement assure une prise en charge médicale continue pour les blessés.
Bien que la liste initiale ait été fermée, le ministère reste ouvert aux nouvelles réclamations. “Il y a des gens qui déclarent aujourd’hui avoir été victimes. Dans ce cas, il faut fournir des éléments de preuve et subir une enquête. Si les critères sont remplis, ces personnes seront ajoutées aux 2172 bénéficiaires”, a expliqué M. Diouf.
Pour ceux qui résident dans des zones reculées et qui ne peuvent pas encaisser un chèque, le gouvernement envisage des solutions alternatives, notamment le transfert d’argent par mobile.
Sénégal : Un Rapport Accablant de la Cour des Comptes, Bassirou Diomaye Faye Prône la Transparence et l’Optimisme
La Cour des Comptes du Sénégal a publié un rapport explosif mettant en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024. La situation budgétaire du pays est jugée critique, avec une dette publique atteignant 18 558,91 milliards de francs CFA, soit 99,67 % du PIB, un chiffre bien supérieur aux 74 % annoncés en 2023. Ce constat, qui met en évidence des écarts budgétaires alarmants, a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
L’un des points les plus préoccupants du rapport concerne la sous-estimation du déficit budgétaire de 2023, initialement annoncé à 4,9 % du PIB, mais qui a finalement été réévalué à 12,3 %. Cette différence s’explique par la non-comptabilisation de certaines dettes et dépenses extrabudgétaires. Par ailleurs, 2 517,14 milliards de francs CFA de dette bancaire ont été contractés hors du circuit budgétaire et sans l’approbation du Parlement, ce qui constitue une violation des principes de transparence et de bonne gouvernance financière.
En plus de ces chiffres alarmants, des pratiques douteuses ont été relevées, notamment des dépenses effectuées en dehors du circuit du Trésor public, des transferts de fonds vers des comptes non réglementaires et des ventes suspectes de biens publics.
Ces irrégularités budgétaires ne sont pas sans conséquence pour les citoyens sénégalais. Une dette publique aussi élevée pourrait entraîner une hausse des impôts et des taxes afin de financer son remboursement, ce qui réduirait le pouvoir d’achat des ménages. De plus, les déficits budgétaires massifs risquent de freiner les investissements dans des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation et les infrastructures.
Dans un contexte où l’inflation pèse déjà sur les ménages, cette situation pourrait aggraver les inégalités économiques et ralentir la croissance du pays. Le manque de transparence dans la gestion des finances publiques pourrait aussi affecter la confiance des investisseurs étrangers et des bailleurs de fonds internationaux, dont le soutien est crucial pour le développement du Sénégal.
Face à ces révélations, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à rassurer la population en prônant la transparence et en appelant les Sénégalais à lui faire confiance. Dans des propos relayés par Libération, il a insisté sur la nécessité d’un compte rendu rigoureux des finances publiques :
« Je demande aux Sénégalais de nous faire confiance. Matin, midi, soir, jour et nuit, nous sommes dans la recherche de solutions. Les difficultés sont réelles, mais nous les transformerons en opportunités. »
Le chef de l’État a également rappelé que la publication de ce rapport s’inscrivait dans une démarche de reddition des comptes et d’information du public, un engagement clé de son programme électoral. Il a assuré que son gouvernement travaillait sans relâche pour identifier des solutions viables à cette crise financière.
Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement sera de rétablir la confiance et de mettre en place des réformes pour assainir les finances publiques. Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des contrôles budgétaires, la lutte contre la corruption et la rationalisation des dépenses publiques.
Toutefois, la tâche s’annonce ardue. Le gouvernement devra non seulement trouver des solutions pour réduire le poids de la dette, mais aussi relancer l’économie tout en préservant le pouvoir d’achat des citoyens. La transparence et la bonne gouvernance seront donc des éléments clés pour redresser la situation et restaurer la confiance des Sénégalais dans leurs institutions.
Guédiawaye : Onze corps non identifiés en attente d’inhumation à l’hôpital Dalal Jàmm
L’hôpital Dalal Jàmm de Guédiawaye fait face à une situation délicate : onze corps sans vie, non identifiés, sont gardés à la morgue depuis plusieurs mois. Dans un communiqué relayé par Libération, la direction de l’établissement lance un appel pressant aux familles qui pourraient être concernées afin de venir identifier les dépouilles dans un délai de quinze jours.
Parmi ces corps non réclamés, on dénombre trois adultes, trois bébés, trois sans domicile fixe (SDF) et un étranger, selon les informations rapportées par le journal. Le délai légal de conservation étant dépassé, l’hôpital se voit contraint de prendre des mesures pour procéder à leur inhumation.
« Faute d’identification dans les quinze jours, une requête aux fins d’inhumation sera adressée au procureur du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye », précise le communiqué.
La présence prolongée de corps non identifiés dans les morgues est un phénomène qui touche plusieurs établissements de santé au Sénégal. Les hôpitaux, confrontés à des contraintes de place et de gestion, doivent régulièrement interpeller les autorités pour organiser l’inhumation des dépouilles abandonnées.
Ce cas particulier relance également le débat sur la prise en charge des personnes sans domicile fixe et sur l’accompagnement des familles dans la recherche de leurs proches disparus.
La direction de l’hôpital Dalal Jàmm invite donc toute personne ayant un proche disparu à se présenter dans les plus brefs délais pour tenter d’identifier les défunts. Cet appel vise à permettre aux familles de faire leur deuil et d’éviter une inhumation anonyme des corps.
Polémique au Commissariat à la Sécurité alimentaire : le licenciement de 10 agents dénoncé
L’affaire fait grand bruit au sein de l’administration sénégalaise. La directrice générale du Commissariat à la Sécurité alimentaire, Marième Soda Ndiaye, est au centre d’une vive controverse après le licenciement de 10 agents, dont huit femmes en Contrat à durée indéterminée (CDI). Une décision jugée « abusive » par le collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, qui dénonce une atteinte aux droits des travailleurs.
Selon le collectif dirigé par Oumar Dramé, les employés concernés – pour la plupart titulaires d’un diplôme de niveau Master – ont été renvoyés sous prétexte que leurs contrats n’avaient pas reçu l’aval du ministère des Finances. Pourtant, leur recrutement avait été validé par le conseil d’administration, en conformité avec le Code du travail.
« Certains de ces agents occupaient des postes stratégiques au sein des services centraux et déconcentrés. Il est incompréhensible que la directrice générale et le président du conseil d’administration aient bénéficié d’une revalorisation salariale avec l’aval du même conseil, alors qu’ils refusent de reconnaître ses décisions en faveur des travailleurs licenciés », dénonce Oumar Dramé.
Une décision « brutale et déshumanisante »
Le collectif fustige une décision « brutale et déshumanisante », soulignant que certains des agents licenciés sont des veufs avec des enfants à charge. Il critique également le « simulacre d’accompagnement » proposé par la direction, qui consiste en une indemnité équivalente à quatre mois de salaire avant leur départ.
« Nous ne pouvons pas accepter qu’ils soient traités comme des criminels alors qu’ils ont servi leur pays avec loyauté. C’est une injustice flagrante qui doit être corrigée », martèle Oumar Dramé, appelant les autorités à intervenir pour rétablir les droits des agents licenciés.
L’APR Dénonce une Instrumentalisation Politique du Rapport de la Cour des Comptes
L’Alliance Pour la République (APR), parti fondé par l’ancien président Macky Sall, dénonce une manœuvre politique derrière la publication du Rapport de la Cour des Comptes par le gouvernement en place. Selon un communiqué parvenu à Seneweb, cette démarche viserait à légitimer des poursuites judiciaires contre d’anciens hauts responsables du régime précédent.
Dans son communiqué, l’APR estime que l’Exécutif cherche à créer une base légale pour poursuivre des anciens ministres et directeurs généraux ayant eu à gérer des fonds publics. « Il faut dès lors bien comprendre les objectifs politiques et partisans de la mise en scène de la présentation de ce rapport », affirme le parti, qui dénonce une volonté de « liquidation » des anciens ordonnateurs de dépenses sous Macky Sall.
L’APR remet également en question la manière dont le rapport a été dévoilé, pointant du doigt une communication gouvernementale « lunaire » menée sans la présence du Premier ministre. Pour le parti de Macky Sall, cette précipitation viserait à rassurer les partenaires du Sénégal tout en alimentant un discours politique contre l’ancien régime.
Selon les partisans de l’ancien président, la publication de ce rapport aurait aussi un autre objectif : nuire à l’image de Macky Sall à l’international. « L’un des buts majeurs de la manœuvre politique est d’écorner l’image du Président Macky Sall au plan international », soutient l’APR, soulignant que l’ancien chef de l’État reste une figure influente sur la scène mondiale. Le parti va jusqu’à suggérer que l’actuel pouvoir serait hanté par la possibilité d’un retour de Macky Sall en 2029.
Face à ces accusations, l’APR entend démonter les conclusions du rapport à travers une série d’actions politiques. Une conférence de presse a déjà été organisée pour remettre en cause les résultats de la Cour des Comptes. Le parti annonce également son intention de saisir différentes instances judiciaires, aussi bien nationales qu’internationales, afin de contester la légitimité du rapport.
L’APR envisage notamment de déposer une plainte contre la Cour des Comptes du Sénégal pour « faux, usage de faux et discrédit sur l’honorabilité de citoyens ayant exercé des charges publiques ». Parmi les juridictions visées figurent le Conseil Constitutionnel, la Cour Suprême et la Cour des Comptes de l’UEMOA.
Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye plaide pour un soutien aux journalistes
Lors de la célébration des retrouvailles entre Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul et son frère Mame Thierno Birahim Mbacké, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des journalistes. Depuis son domicile à Darou Mouhty, le chef religieux a interpellé le président de la République, l’invitant à venir en aide à la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie.
Dans son allocution, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a souligné l’importance du rôle des journalistes dans la société. « La presse est un maillon indispensable pour le bon fonctionnement de notre démocratie. Elle informe, éduque et éclaire l’opinion publique », a-t-il affirmé. Il a insisté sur les difficultés rencontrées par les professionnels des médias, appelant à une prise de conscience collective pour leur offrir de meilleures conditions de travail.
Conscient des défis auxquels fait face le secteur de la presse, le guide religieux a exhorté le chef de l’État à accorder une attention particulière aux préoccupations des journalistes. Il a plaidé pour un soutien financier et institutionnel en faveur des médias, afin de garantir leur indépendance et leur viabilité.
« Une presse forte et indépendante est un gage de transparence et de bonne gouvernance. Il est donc impératif que l’État accompagne ce secteur stratégique », a-t-il ajouté.
Au-delà de son plaidoyer pour les journalistes, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a rappelé l’importance du dialogue et de l’unité nationale. Il a invité les acteurs politiques, la société civile et les leaders religieux à travailler ensemble pour préserver la stabilité du pays.
Mamadou DJIGO : Pourquoi les 8 pôles-territoires sont une erreur stratégique pour le Sénégal
L’annonce de la création de 8 pôles-territoires aurait pu être une avancée majeure pour le développement du pays. Malheureusement, cette réforme soulève de nombreuses interrogations :
Sur quelles bases repose-t-elle ?
Quelle est sa viabilité économique ?
Comment ces pôles s’intègrent-ils dans l’organisation territoriale existante ?
En l’absence d’une étude de faisabilité sérieuse, cette initiative ressemble davantage à un projet improvisé qu’à une véritable vision de développement. De nombreuses incohérences subsistent, notamment sur la viabilité toponymique, la logique géostratégique, l’impact économique et l’articulation avec les structures existantes.
- Une cartographie arbitraire et sans fondement géostratégique
Un aménagement du territoire efficace repose sur une analyse rigoureuse des dynamiques économiques, sociales et culturelles. Or, dans le cas des pôles-territoires, aucun élément concret ne permet de justifier leur délimitation.
Sur quoi se sont-ils appuyés pour définir ces zones ?
• Les flux économiques existants ?
• Les ressources naturelles et infrastructures disponibles ?
• Les liens historiques et socioculturels entre les territoires ?
Aucune explication claire n’a été fournie. On ne peut pas créer un pôle de développement par simple décision administrative. Un découpage territorial doit répondre à des logiques de mobilité, d’accessibilité et de complémentarité entre les différentes régions. - Une absence totale de viabilité toponymique
Un territoire ne se limite pas à une délimitation géographique : il doit avoir une identité forte et une reconnaissance historique. Or, ces pôles-territoires ne reposent sur aucune identité territoriale préexistante.
Les régions actuelles ont des spécificités économiques bien ancrées :
• Thiès est un pôle industriel et logistique.
• Ziguinchor est un centre agro-industriel avec un accès maritime stratégique.
• Saint-Louis doit faire une reconversion autour du gaz.
• Kaolack est un carrefour d’échanges qui a un potentiel de tourisme religieux extraordinaire.
En tentant de redessiner artificiellement la carte administrative sans prendre en compte ces réalités, on risque d’effacer les dynamiques locales au lieu de les renforcer. - Une viabilité économique inexistante : où est le modèle de financement ?
Un pôle ne peut fonctionner que si des investissements massifs sont prévus pour développer les infrastructures, attirer les entreprises et structurer l’économie locale. Or, plusieurs questions restent sans réponse :
• Quels secteurs économiques seront développés dans ces pôles ?
• Quelles infrastructures seront mises en place pour les rendre attractifs ?
• Quel sera le modèle de financement et qui prendra en charge ces investissements ?
Créer des pôles-territoires sans garantir leur viabilité économique, c’est prendre le risque de bâtir des zones sans activité, sans attractivité et sans retombées pour les populations. - L’absence de calcul de l’indice potentiel de développement territorial (IPDT)
Avant d’engager une réforme territoriale d’une telle envergure, il est impératif d’évaluer objectivement le potentiel de développement de chaque zone. Une telle évaluation repose sur un indice de développement territorial, conçu pour mesurer la capacité d’un territoire à se structurer et à générer une dynamique économique durable. Cet indice devrait intégrer plusieurs paramètres clés, notamment :
• La capacité du territoire à générer de la croissance : Cela inclut l’analyse de ses secteurs économiques porteurs, de son tissu entrepreneurial et de sa contribution au PIB régional.
• Son niveau d’attractivité pour les investisseurs : Un territoire attractif doit offrir un cadre réglementaire favorable, un environnement économique stable et des perspectives de rentabilité à moyen et long terme.
• Ses contraintes structurelles : Il s’agit d’évaluer les infrastructures disponibles (routes, énergie, télécommunications), la qualification de la main-d’œuvre locale et la facilité d’accès aux marchés nationaux et internationaux.
Or, dans le cadre des pôles-territoires, cet indice fondamental n’a même pas été calculé. L’absence d’une telle étude de faisabilité signifie que les décisions sont prises sans une vision claire des forces et des faiblesses de chaque territoire. En procédant ainsi, on risque non seulement d’investir dans des zones peu propices au développement, mais aussi de négliger des territoires qui auraient pu devenir de véritables moteurs économiques. Une réforme territoriale efficace ne peut se faire à l’aveugle : elle doit être guidée par des données rigoureuses, permettant d’orienter les choix stratégiques de manière rationnelle et efficiente. - Une désorganisation institutionnelle totale : quel impact sur les régions, les Agropoles et les gouverneurs ?
La mise en place des pôles-territoires soulève de nombreuses interrogations quant à leur articulation avec les structures administratives et économiques existantes. En l’absence d’un cadre clair, cette réforme risque d’engendrer une confusion institutionnelle et une dilution des responsabilités.
Quel avenir pour les régions ?
L’intégration des pôles-territoires dans l’architecture institutionnelle actuelle demeure floue. Plusieurs questions se posent :
• Ces nouvelles entités remplaceront-elles purement et simplement les régions actuelles ou coexisteront-elles avec elles, au risque de créer des chevauchements de compétences ?
• Si coexistence il y a, quelles seront les missions spécifiques attribuées aux pôles-territoires et celles qui resteront sous l’autorité des collectivités locales ?
• La gouvernance territoriale sera-t-elle renforcée ou, au contraire, affaiblie par la multiplication des niveaux administratifs ?
Sans clarification sur ces points, le risque est grand de voir émerger une dualité d’autorités, source de conflits de compétences et d’inefficacité dans la gestion des politiques publiques.
Quel impact sur les Agropoles ?
Les Agropoles, conçus pour structurer et dynamiser les filières agricoles régionales, pourraient être fragilisés par cette réforme. Plusieurs incertitudes subsistent :
• Seront-ils intégrés dans ces nouveaux pôles-territoires ou relégués au second plan ?
• Leurs financements seront-ils maintenus ou détournés vers ces nouvelles structures, au risque de ralentir des projets déjà en cours ?
• Les acteurs du secteur agricole bénéficieront-ils d’une meilleure coordination ou, au contraire, d’une dispersion des ressources et des moyens d’action ?
Toute réforme territoriale devrait, en principe, renforcer les dynamiques économiques locales. Or, en l’absence de garanties sur la continuité et l’efficacité des Agropoles, cette refonte institutionnelle pourrait compromettre leur rôle dans la modernisation de l’agriculture.
Quel rôle pour les gouverneurs et l’administration déconcentrée ?
L’introduction des pôles-territoires soulève également la question de leur gouvernance :
• Ces pôles seront-ils dotés d’autorités administratives propres, avec un mode de désignation spécifique ?
• Seront-ils placés sous la tutelle de gouverneurs nommés par l’État ou bénéficieront-ils d’une autonomie de gestion avec des dirigeants élus ?
• Quel sera l’impact de cette réforme sur les services déconcentrés de l’État et leur capacité à assurer un suivi efficace des politiques publiques locales ?
Sans un cadre de gouvernance clair et stable, cette réforme risque de générer une perte de repères institutionnels, compromettant ainsi la continuité et l’efficacité de l’action publique au niveau local.
Une réforme confuse et difficilement applicable
L’absence de réponses précises à ces interrogations traduit une réforme insuffisamment préparée, aux contours mal définis. En l’état, elle ne fait qu’accroître l’incertitude institutionnelle et menace de désorganiser l’ensemble du maillage territorial. Si l’objectif est d’améliorer la gouvernance et le développement territorial, il est impératif d’apporter des clarifications sur le rôle exact de ces pôles, leurs interactions avec les structures existantes et leurs modalités de financement. À défaut, cette réforme risque d’être une source supplémentaire de blocages et d’inefficacité.
- Une alternative plus efficace : développer les métropoles d’équilibre
Plutôt que d’initier artificiellement des pôles-territoires sans fondement économique solide, il est plus pertinent de s’appuyer sur les métropoles d’équilibre identifiées dans le Plan National d’Aménagement et de Développement Territorial (PNADT). Ces villes, qui disposent déjà d’un socle économique et infrastructurel, constituent des leviers stratégiques pour structurer et dynamiser l’ensemble du territoire.
Pourquoi concentrer les efforts sur les métropoles d’équilibre ?
- Des pôles de développement déjà existants
Contrairement aux pôles-territoires conçus ex nihilo, les métropoles d’équilibre s’appuient sur un dynamisme économique et social préexistant. Des villes comme Dakar, Thiès, Touba, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor disposent déjà d’infrastructures solides, d’un tissu économique structuré et d’un rayonnement régional affirmé. Elles attirent des investissements, concentrent des activités industrielles, commerciales et universitaires, et bénéficient d’un capital humain qualifié.
Plutôt que de disperser les ressources dans des projets incertains, il est plus judicieux de renforcer ces centres en consolidant leurs atouts et en optimisant leur intégration avec les territoires environnants. - Une approche territoriale plus cohérente
Une métropole se développe à partir d’un point central et structure progressivement les conurbations qui l’entourent, tandis qu’un pôle-territoire repose sur une approche superficielle, cherchant à organiser un espace large autour d’un point d’ancrage à créer. Si ces deux modèles poursuivent des objectifs similaires en matière d’aménagement, l’expérience montre qu’il est bien plus efficace d’accompagner l’essor de territoires qui se construisent naturellement que de tenter d’en inventer sans garantie de viabilité.
En renforçant les métropoles existantes, on s’appuie sur une dynamique urbaine et économique déjà enclenchée, ce qui garantit une meilleure allocation des ressources et un impact plus immédiat sur le développement régional. Chaque métropole peut jouer un rôle structurant en fonction de ses atouts spécifiques :
• Thiès : Plaque tournante du transport et de l’industrie, grâce à sa position stratégique et à ses infrastructures ferroviaires et routières.
• Ziguinchor : Hub agro-industriel et logistique, soutenu par un développement des infrastructures portuaires et de transformation des produits agricoles.
• Saint-Louis : Centre d’innovation et de recherche universitaire, avec un accent sur l’agriculture durable, la pêche et le gaz.
• Tambacounda : Plateforme régionale du textile et du commerce, appuyée par un port sec facilitant les échanges avec les pays voisins.
• Kaolack : Pôle du commerce et de la transformation des produits agroalimentaires, notamment le sel, l’arachide et le tourisme religieux.
• Dahra : Centres de développement de l’élevage, de l’industrie agro-pastorale et la gomme arabique.
• Kédougou : Hub minier et métallurgique, en lien avec l’exploitation des ressources naturelles de la région. - Une allocation plus efficace des ressources
Concentrer les investissements sur des pôles urbains en pleine croissance permet une utilisation plus rationnelle des ressources publiques et privées. Plutôt que d’éparpiller les financements sur des initiatives isolées et peu viables, il convient de prioriser :
• L’amélioration des infrastructures de transport : Modernisation des routes, développement du réseau ferroviaire, extension des ports et des aéroports.
• La création de conditions favorables aux entreprises et aux industries : Zones économiques spéciales, allègements fiscaux, mise en place d’incubateurs et de pôles d’innovation.
• Le renforcement de l’offre de formation et d’éducation : Universités, écoles techniques et centres de formation professionnelle spécialisés en fonction des spécificités économiques de chaque métropole.
Cette approche garantit un effet multiplicateur des investissements, en stimulant la croissance, en créant des emplois et en améliorant la compétitivité du pays. - Une véritable décentralisation et un rééquilibrage territorial
Le renforcement des métropoles d’équilibre est une réponse directe à la macrocéphalie de Dakar, où se concentrent aujourd’hui l’essentiel des activités économiques, des infrastructures et des services. Ce déséquilibre entraîne des congestions urbaines, une pression foncière excessive et des inégalités régionales marquées.
En consolidant le rôle des métropoles régionales, on crée de nouveaux pôles d’attractivité capables :
• D’absorber une partie de la population et des investissements.
• De limiter l’exode rural et la migration vers Dakar.
• D’assurer un meilleur maillage du territoire avec des infrastructures adaptées aux besoins locaux.
Ainsi, plutôt que d’imposer des pôles artificiels sans viabilité économique, la consolidation des métropoles d’équilibre s’inscrit dans une logique pragmatique, efficace et durable, garantissant un développement plus harmonieux du Sénégal.
Les pôles-territoires constituent une impasse : misons sur les métropoles
La mise en place des huit pôles-territoires repose sur une réforme précipitée, mal conçue et déconnectée des réalités économiques. Plutôt que de redessiner artificiellement la carte administrative du pays, il est bien plus pertinent de consolider les métropoles existantes. Celles-ci ont déjà un rôle structurant, une dynamique économique avérée et un fort potentiel de croissance.
Les métropoles ne sont pas le fruit d’un découpage arbitraire, mais le résultat d’une étude scientifique rigoureuse, menée de manière inclusive, tenant compte des réseaux linéaires (infrastructures de transport et communication), des points stratégiques (hubs économiques et industriels) et des espaces surfaciques (bassins agricoles, pôles urbains). Elles s’inscrivent ainsi dans une logique d’aménagement du territoire fondée sur des réalités mesurables et vérifiables.
Poursuivre le développement des métropoles revient à capitaliser sur des investissements déjà engagés dans des infrastructures majeures : autoroutes, ports, universités, zones industrielles et logistiques. C’est donner de la continuité aux efforts déployés pour moderniser le pays, en garantissant une cohérence dans l’aménagement et une optimisation des ressources. Si l’objectif est de bâtir un Sénégal équilibré et compétitif, alors le choix des métropoles d’équilibre s’impose comme la seule stratégie viable et pragmatique.
Mamadou DJIGO
Ingénieur Aménageur et Développeur de Territoires
Ancien Dg de l’ANAT
Administrateur du Cabinet T&D
Consultant international
Mouhamadou lamine Massaly : Quand la vérité nous interpelle face aux mensonges et manipulations, se taire c’est être acteur et complice
Tous les gros mensonges sur notre récente histoire politique ponctuée par des évènements sanglants entre 2021 et 2024 ont survécu grâce au silence coupable des intellectuels, à la propagande des bourreaux et leurs adeptes, et au complexe de certains. La stratégie des pro-dictature consiste à s’acharner contre toute personne qui décide de ne pas faire le mouton en suivant cette voie. Et pour cela, ils n’ont ni limite ni gêne. Des injures publiques aux calomnies, en passant par la caricature et la désinformation, ils forgent ainsi leur tactique de dissuasion.
Tout cela pour espérer attiser la haine aveugle en imposant leur version tronquée des faits historiques. Évidemment, sans arguments objectivement contradictoires, ils ne peuvent faire que cela. Le règne du Parti Pastef et son arrivée au Pouvoir sont faits de manipulations et de mensonges. Au nom de quoi doit-on laisser cela continuer ? Un fait naturel caractérise le Pastef, dont la vilenie de leur sinuosité politique, de la boulimie politique et de la tendance valétudinaire à manipuler, insulter et calomnier font dégoûter de la Politique. Sonko et son parti Pastef et son gouvernement infestent des stipulations labyrinthiques et infectent des données qu’il ne maîtrise pas.
Le duo Diomaye Sonko : balourdise d’un bellâtre ou ignorance d’un néophyte
Depuis l’avènement de Pastef au Pouvoir, on clopine quand on a pour programme que l’insulte et les accusations calomnieuses. Les Sénégalais abhorrent l’injustice. Mais ils détestent les mystificateurs à gage et maudissent les boutefeux qui trichent en se laissant aller à la facilité. Ils ont sali le pays, ils cherchent à salir Macky Sall et sa gestion. Mais c’est peine perdue car la bave du crapaud n’atteint jamais la blanche colombe. Le Président Macky Sall a laissé au Sénégal des avancées sublimes, des infrastructures et des édifices sonores au haut desquels parle son génie national et international. Macky Sall n’a pas légué à son peuple des pratiques d’imposteurs.
Ce pays étant un État de Droit, trôner à la tête d’une Institution ne disculpe personne à l’heure de la reddition des comptes. Mais faisons le sainement. Une position partisane ne doit, donc, amener aucun responsable politique, ni aucun néophyte en quête de présence politique à occulter les forfaitures des uns en accusant les autres. Sonko et ceux qui parlent trichent en taisant la responsabilité de ceux qui sont aujourd’hui dans leur gouvernement.
Macky Sall a été cité insidieusement dans un rapport où son nom ne figure pas. Quelle honte pour le calomniateur !
Qu’est ce qui a permis de financer tout ça ? N’est ce pas la dette dont on parle ?
Laisser Macky tranquille et essayer de faire autant…
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- auto pont front de terre Aucun rapport de la Cour des Comptes ne le cite. Que cessent impostures et intoxications. Notamment sur Samuel Sarr victime d’arrestation arbitraire. Son interpellation est un gâchis, car Samuel Sarr, un entrepreneur visionnaire, ancien ministre de l’Énergie du Sénégal (2007-2012) est un acteur clé dans la transformation énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Son arrestation constitue une menace pour le développement économique et énergétique du Sénégal. Idem pour Lat Diop, Farba Ngom, Tahirou Sarr etc…
A Sonko, son parti Pastef et son gouvernement et affidés, ils sont invités de diversifier leur parole politique : agriculture, emploi, promotion humaine, justice, sécurité et santé publique, éducation et formation professionnelle, entre autres, sont les urgences nationales. Depuis qu’ils sont au pouvoir, le Sénégal n’a pas décollé pour qu’on accuse et étale des faussetés !
La Cour des comptes censée être l’organe principal en charge du contrôle des finances publiques n’a jamais été tant critiquée. Elle fait face à une perte de confiance. Le rapport parle d’irrégularités et de dysfonctionnements, tandis que le discours du Premier ministre et de son gouvernement évoque des problèmes de mal gouvernance et de détournements. La Cour des comptes ferait face à un conflit d’intérêt. Il appert qu’un des conseillers de la cour des comptes est le mari d’une avocate membre du pool d’avocats de Ousmane Sonko. A vous de juger.
Mouhamadou lamine Massaly
Président du parti UNR
Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°398 – 17/02/2025
Touba en deuil : Serigne Moustapha Saliou Mbacké rappelé à Dieu
La communauté mouride pleure la disparition de Serigne Moustapha Saliou Mbacké, survenue ce dimanche 16 février 2025. Fils du cinquième Khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké, il était une figure emblématique de la confrérie, respectée pour son engagement religieux et son influence spirituelle.
Serigne Moustapha Saliou Mbacké était reconnu pour son attachement indéfectible aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et pour son rôle actif dans le développement de Touba. Discret mais influent, il œuvrait dans l’ombre pour perpétuer l’héritage de son illustre père, notamment à travers des actions en faveur de l’éducation et du développement communautaire.
Sa disparition laisse un vide immense au sein de la communauté mouride, où il était perçu comme un modèle de piété et de sagesse. Fidèle aux valeurs du mouridisme, il incarnait une autorité spirituelle écoutée et respectée bien au-delà de Touba.
Dès l’annonce de son décès, de nombreuses personnalités religieuses, politiques et de la société civile ont exprimé leur tristesse et rendu hommage à son engagement. Les fidèles affluent vers Touba pour lui rendre un dernier hommage et prier pour le repos de son âme.
Casamance : l’armée et la gendarmerie mènent une vaste opération de sécurisation dans les îles Karone
Depuis le 14 février 2025, l’armée et la gendarmerie sénégalaises ont entamé une vaste opération de sécurisation dans les îles Karone, situées dans la commune de Kafountine, département de Bignona. Cette offensive s’inscrit dans le cadre des actions menées par les forces de défense pour lutter contre les trafics illicites et assurer la stabilité dans cette région du sud du pays, longtemps marquée par l’instabilité et les activités criminelles.
Selon un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA), cette opération a déjà permis de localiser et de détruire plusieurs hectares de dunes de chanvre indien. Ces cultures illicites, exploitées clandestinement dans la zone, représentent une source de financement pour divers réseaux criminels. L’intervention en cours vise ainsi à démanteler ces circuits et à empêcher toute résurgence d’activités illicites.
Outre l’éradication de ces plantations, l’opération se concentre également sur l’assainissement de la zone en traquant les individus impliqués dans des activités criminelles. Des patrouilles terrestres et fluviales ont été renforcées pour sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute tentative de réimplantation de ces trafics.
Depuis plusieurs années, la Casamance est le théâtre d’opérations militaires visant à éradiquer les poches de résistance et les groupes armés qui y opèrent. La zone des îles Karone, en particulier, est connue pour être un refuge privilégié des trafiquants de drogue et des bandes criminelles.
En 2022 et 2023, plusieurs interventions similaires avaient été menées par l’armée, aboutissant au démantèlement de camps clandestins et à la saisie d’importantes quantités de chanvre indien. Toutefois, la récurrence des activités illégales démontre la nécessité de maintenir une vigilance accrue et une présence militaire permanente pour éviter que ces réseaux ne se reconstituent.
À travers cette opération, les forces de défense sénégalaises réaffirment leur engagement à protéger l’intégrité du territoire et à garantir la sécurité des populations locales. Les habitants de la région, souvent pris en otage par les trafiquants et les groupes armés, espèrent que cette intervention permettra de restaurer un climat de paix durable et de favoriser le développement économique.
Franc domine Ama Baldé et reste maître de l’arène
L’Arène nationale a été le théâtre d’un combat explosif ce dimanche 16 février 2025. Franc, de l’écurie Jambars Wrestling Academy, a remporté une victoire éclatante face à Ama Baldé, confirmant ainsi son statut de lutteur invincible.
Dès les premiers instants du combat, Franc a affiché une grande maîtrise technique et une puissance impressionnante. Face à un Ama Baldé déterminé mais moins tranchant, le protégé de Modou Lô a imposé son rythme, neutralisant les offensives de son adversaire. Grâce à un enchaînement bien exécuté, il a réussi à faire chuter Ama Baldé, scellant ainsi une 14ᵉ victoire consécutive.
Cette performance renforce la suprématie de Franc dans la lutte avec frappe et le positionne comme un sérieux prétendant au trône de l’arène. En revanche, Ama Baldé, qui espérait un retour en force, doit désormais tirer les leçons de cette défaite et revoir sa stratégie pour la suite de sa carrière.
L’APR rejette le rapport de la Cour des Comptes et dénonce une manœuvre politique
DÉCLARATION POLITIQUE DU SECRETARIAT EXÉCUTIF NATIONAL
ET SI ON DISCUTAIT, AUTREMENT, DU » RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES« ?
Jeudi 13 Février 2025, les Sénégalais ont été informés de la sortie tant attendue du Rapport de la Cour des Comptes.
Près de 10 mois après l’avènement d’un nouveau pouvoir au Sénégal, l’attente du rapport était d’autant plus forte qu’en Septembre 2024, M. Ousmane Sonko avait ouvertement et illégalement accusé le régime du Président Macky Sall de méfaits économiques d’une exceptionnelle gravité. S’appuyant sur un rapport de l’IGF, il a osé parler de falsifications, de « chiffres trafiqués », « truqués « , de » carnages financiers, de détournements de deniers publics »!
Bref, il a usé de tout le lexique expressif de la négativité absolue!
Avant même que le rapport de la Cour des Comptes ne fut publié, Ousmane Sonko lui – même et de hauts cadres du Pastef avaient tenté de préparer, sans convaincre, nos compatriotes sur le » caractère explosif » du rapport » accablant » l’ancien pouvoir.
De fait, ils cannibalisaient, en amont du processus, le rapport démonétisé, dévalorisé et tendancieux, car totalement aligné sur les positions du nouveau pouvoir !
Vint alors le Jeudi 13 Février 2025 durant lequel, le » rapport de la Cour des Comptes » fut publié !
L’Alliance Pour la République avec le soutien de membres du Gouvernement de Bennoo Bokk Yaakaar et d’Alliés du Takku Wallu Sénégal, organisa, avec promptitude, une vigoureuse et très brillante riposte centrée sur les failles, défaillances et autres carences dudit » Rapport « !
Pourtant, à y regarder de plus près, nous aurions pu procéder autrement !
En effet, la brillante prestation de nos Camarades a révélé au grand jour les formidables capacités de combat intellectuel, politique et de mobilisation de l’APR !
Aujourd’hui, non seulement l’APR maintient sa position mais elle se porte en faux contre le Rapport de la Cour des Comptes » et le rejette purement et simplement.
L’APR ne le reconnaît point comme étant celui de la Cour des Comptes !!
Les rapports sur la période 2019 à 2023 ont déjà été présentés, certifiés et validés en coordination avec l’Assemblée nationale du Sénégal.
Ces rapports figuraient sur le site de la Cour des Comptes jusqu’au jeudi 13 février à midi.
Alors, comment est-il possible d’accepter un nouveau rapport de la même institution pour la même période ?
Le Secrétariat Exécutif national de l’Alliance Pour la République invalide sans équivoque et avec fermeté, le » Rapport » présenté le 13 Février qui, à ses yeux, est le rapport du Gouvernement drapé du nom de la Cour des Comptes.
C’est le rapport de L’Inspection Générale des Finances de Septembre 2024, présenté par Ousmane Sonko, réchauffé et réajusté.
Pourquoi la Cour des Comptes n’a-t-elle pas présenté elle-même son rapport à l’opinion nationale et internationale ?
Notre conviction était établie que la Cour des Comptes ne pouvait, se dédire, en disant autre chose que ce qu’elle avait déjà dit.
Il faut dès lors, bien comprendre les objectifs politiques et partisans de la mise en scène de la présentation de ce rapport du Gouvernement qui sont de 2 ordres :
1 l’accélération du projet, funeste, du pouvoir : disposer d’une base légale pour procéder à la liquidation de nos camarades anciennement ordonnateurs de dépenses et/ou gestionnaires de fonds (Ministres et DG) !!! C’est tout le sens qu’il faut accorder à la sortie lunaire du » Gouvernement » (sans son PM) qui avait besoin de rassurer les partenaires du Sénégal et de présenter, via le Ministre de la Justice, le but essentiel de la publication du » Rapport » et de la » Conférence Gouvernementale à savoir: exposer les grandes Lignes du Programme de destruction de l’APR
2 Non seulement, décapiter l’APR, mais aussi et surtout, faire douter nos bases éparpillées et désorientées.
L’un des buts majeurs de la manœuvre politique, est d’écorner l’image du Président Macky Sall au plan international. Les succès personnels du Président Macky Sall reconnu dans sa dimension d’Homme d’État majeur dans la sphère mondiale, font très mal au pouvoir actuel, hanté par un possible retour au pouvoir du Président Macky en 2029!
A la suite de sa brillante rencontre avec la presse où elle a mis à nu, à travers une critique rigoureuse, méthodique et de très grande qualité du rapport, l’APR s’appliquera à montrer l’incompétence préoccupante du pouvoir », pour éclairer davantage l’opinion nationale et pour informer vrai, le reste du monde.
Dans la même optique, l’Alliance Pour la République se réserve le droit de saisir toutes les instances nationales, régionales et internationales
(Le Conseil Constitutionnel, la Cour Suprême, la Cour des Comptes de L’UEMOA) permettant le dépôt d’une plainte contre la Cour des Comptes du Sénégal pour faux, usage de faux et discrédit sur l’honorabilité de citoyens ayant exercé des charges publiques.
Enfin, l’Alliance Pour la République appelle à la mobilisation de tous les démocrates et républicains pour dire non à l’imposture qui tient lieu de politique au mépris des préoccupations légitimes de nos compatriotes et la la cristallisation de la crise économique et sociale que traverse le Sénégal du fait de l’incurie de nos gouvernants.
Faire face et barrer la route aux porteurs du projet de destruction du Sénégal reste pour nous, une tâche urgente et prioritaire.
Licenciements massifs dans les directions générales : Mody Guiro fustige l’arrogance et l’abus de pouvoir de certains DG
Le climat social se détériore au Sénégal, marqué par une vague de licenciements massifs dans plusieurs structures étatiques. Cette situation a provoqué une vive indignation au sein des centrales syndicales, qui dénoncent des décisions arbitraires portant atteinte aux droits des travailleurs. Lors de l’Assemblée générale des centrales syndicales du Sénégal, tenue vendredi dernier à Dakar, Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a dénoncé avec fermeté l’attitude de certains directeurs généraux (DG), notamment au Port autonome de Dakar, où plusieurs agents ont été remerciés sans justification valable.
Depuis quelques mois, de nombreux travailleurs du secteur public se retrouvent brutalement licenciés, souvent sans notification préalable ni accompagnement adéquat. Cette vague de départs concerne plusieurs institutions et directions générales, parmi lesquelles le Port autonome de Dakar, où plusieurs agents ont été remerciés du jour au lendemain, sans que des motifs clairs ne soient avancés. Pour Mody Guiro, cette situation est symptomatique d’un abus de pouvoir de certains responsables qui, profitant de leur position, prennent des décisions mettant en péril la vie de nombreux travailleurs.
« Nous ne pouvons pas accepter que des directeurs généraux se croient au-dessus des lois et licencient des employés sans aucune justification claire. Ces décisions brutales affectent directement des familles entières et mettent en péril la stabilité sociale du pays. » a déclaré Mody Guiro avec indignation.
Face à cette crise sociale, Mody Guiro interpelle directement le président de la République, l’exhortant à prendre des mesures contre ces abus. Il estime qu’il est inacceptable que des travailleurs, qui ont servi loyalement leur pays, soient renvoyés sans procédure claire, sans accompagnement et sans respect du Code du travail. Il demande aux autorités de prendre leurs responsabilités face à cette injustice. Il a également pointé du doigt les incohérences et contradictions de certaines directions générales, où les conditions de travail se dégradent, pendant que les dirigeants bénéficient d’augmentations de salaires et d’avantages considérables.
L’Assemblée générale des centrales syndicales a été l’occasion pour les différentes organisations de travailleurs de s’unir contre ces licenciements jugés abusifs. Plusieurs résolutions ont été adoptées, notamment l’exigence d’un moratoire immédiat sur les licenciements dans les directions générales concernées, l’ouverture d’un dialogue social avec le gouvernement pour clarifier la situation des travailleurs concernés et la mobilisation de tous les syndicats pour contrer toute tentative de précarisation des emplois dans le secteur public.
Levée de l’immunité de Farba Ngom : Moussa Tine dénonce une procédure biaisée
L’affaire Farba Ngom continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Invité du Grand Jury sur la RFM ce dimanche, Moussa Tine, président de l’Alliance Démocratique PÉNCÓO, a exprimé son désaccord avec la manière dont l’Assemblée nationale a procédé à la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam. Selon lui, cette procédure présente de graves irrégularités qui portent atteinte à la crédibilité de l’institution parlementaire.
Moussa Tine estime que la levée de l’immunité de Farba Ngom s’est faite de manière précipitée et sans base légale solide. « On ne peut pas demander à l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire d’un député sans dossier. L’Assemblée elle-même n’aurait pas dû l’accepter, car il en va du respect de l’institution », a-t-il déclaré.
Il souligne que cette situation pourrait créer un précédent dangereux, où des décisions d’une telle importance seraient prises sans respecter les principes fondamentaux du droit.
Le leader de PÉNCÓO s’interroge aussi sur les motifs justifiant cette levée de l’immunité parlementaire. « Je ne vois pas en quoi Farba Ngom est investi d’un pouvoir public. Il n’a ni signature, ni chéquier du Trésor… », a-t-il insisté.
Pour lui, la justice ne doit pas être utilisée à des fins politiques et l’Exécutif devrait s’abstenir de commenter des dossiers susceptibles d’être jugés. « Il faut que l’Exécutif fasse sienne comme règle de ne pas évoquer des questions qui pourraient atterrir devant le juge », a-t-il ajouté.
L’affaire Farba Ngom illustre une tension croissante entre le pouvoir exécutif et le législatif. D’un côté, certains estiment que cette procédure s’inscrit dans une volonté de renforcer la reddition des comptes, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Moussa Tine met en garde contre les risques de dérives et appelle à une réforme du cadre juridique encadrant la levée de l’immunité parlementaire. « Si nous voulons préserver nos institutions, nous devons nous assurer que ces décisions se prennent dans le respect strict des procédures et des droits fondamentaux », a-t-il conclu.
L’enseignement supérieur en crise : le SAES décrète une grève de 48 heures
Le climat social dans l’enseignement supérieur sénégalais se tend davantage. Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue les mardi 18 et mercredi 19 février 2025. Cette décision fait suite au constat d’un non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant plusieurs revendications des enseignants-chercheurs.
Le Bureau National du SAES pointe du doigt le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le gouvernement, les accusant de ne pas avoir respecté leurs engagements. Parmi les griefs avancés, le syndicat dénonce notamment :
- L’absence de régularisation des pensions de retraite des ayants cause des enseignants-chercheurs décédés, en violation du Code des pensions civiles et militaires. Selon le SAES, cette situation dure depuis cinq ans.
- Le non-respect d’un engagement pris le 22 octobre 2024 par le MESRI, « en accord avec le gouvernement », pour réintroduire le décret revendiqué dans le circuit d’adoption des textes administratifs.
- Le non-respect de la “clause de confiance” du 16 décembre 2024, qui engageait le gouvernement à signer en l’état un projet de décret relatif aux revendications du syndicat.
- Le mutisme du MESRI face aux différents points du préavis de grève du 13 janvier 2025, pourtant arrivé à expiration.
Dans son communiqué publié ce dimanche, le SAES appelle ses militants à suspendre non seulement les activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), mais aussi toute participation aux réunions administratives et aux formations payantes.
Le syndicat invite également les coordonnateurs à convoquer des assemblées générales de campus le mercredi 19 février 2025, afin d’évaluer la situation et de définir les prochaines étapes de la mobilisation.
Le SAES réclame une application immédiate du protocole d’accord signé avec les autorités et demande la restauration des droits des familles des enseignants-chercheurs décédés. « Il est inacceptable que des engagements formels soient bafoués, au détriment des droits des enseignants et de la stabilité de l’enseignement supérieur », déplore le Bureau National du syndicat.
Licenciements au Commissariat à la sécurité alimentaire : le Collectif interministériel des agents de l’Administration dénonce une injustice
Une vague de licenciements secoue le Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience, rattaché au ministère de la Famille et des Solidarités. Dix travailleurs, dont huit femmes, ont été renvoyés, provoquant la colère du Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise. Ce dernier dénonce une décision « injuste et arbitraire », prise par la Directrice générale, Marième Soda Ndiaye.
Dans un communiqué rendu public, le collectif fustige cette décision qui touche des employés sous contrat à durée indéterminée (CDI), soulignant que ces derniers avaient été recrutés dans le respect des procédures en vigueur. « L’injustice continue de s’abattre sur le monde du travail. La directrice générale vient de licencier injustement dix travailleurs, alors que leurs contrats ont été validés par le conseil d’administration et visa de l’inspection du travail », déclare Oumar Dramé, secrétaire général du collectif.
Il ajoute que parmi les travailleurs licenciés figurent des chefs de service et des cadres ayant un niveau d’études élevé, notamment des titulaires de Master. « Ce sont des professionnels qualifiés qui ont servi dignement l’Administration, et aujourd’hui, on les jette comme des malfrats », déplore-t-il.
Le collectif estime que la justification avancée par la direction, selon laquelle ces contrats n’auraient pas été validés par le ministère des Finances, ne tient pas. « C’est l’ancienne direction qui avait besoin de renforcer son personnel et qui a soumis ces recrutements au conseil d’administration, lequel les a approuvés. Pourquoi aujourd’hui les remettre en question ? », s’interroge le communiqué.
Le collectif pointe également une contradiction flagrante dans la gestion de la Directrice générale. « Pendant qu’on renvoie ces employés, les salaires de la Directrice et du Président du conseil d’administration ont été revus à la hausse et validés par ce même conseil. C’est un paradoxe inacceptable », affirme Oumar Dramé.
Face à ce qu’ils considèrent comme un « excès de pouvoir », les travailleurs licenciés comptent se battre pour faire valoir leurs droits. Le collectif annonce qu’il n’écarte aucune option, y compris des recours juridiques et une mobilisation syndicale. « Nous ne comptons pas en rester là. Nous allons nous battre pour la réintégration de ces employés injustement licenciés », prévient Oumar Dramé.
Il appelle également le gouvernement à intervenir pour mettre un terme à ce qu’il qualifie de « gestion arbitraire » du personnel au sein de l’Administration.
Affaire à suivre.
Éclaircissements de la cellule de Communication du maire de Rufisque Dr.Omar CISSÉ.
Nous avons appris avec surprise, ce dimanche matin 16 février 2025, l’annonce de la participation du Maire de la Ville de Rufisque, Dr Oumar Cissé, à l’émission Interpellation citoyenne sur le bilan à mi-parcours des Maires du département, diffusée sur la radio Jokko Fm.
Nous tenons à préciser que le Maire n’a jamais confirmé sa présence à cette émission en raison de contraintes liées à son agenda.
Par ailleurs, plusieurs invitations similaires nous ont été adressées par différents médias, certaines bien avant celle de Jokko Fm. Toutes ces sollicitations font l’objet d’un examen attentif dans le cadre d’un plan de communication structuré, garantissant une prise de parole organisée et efficace.
Le Maire et son équipe restent pleinement engagés à rendre compte de l’action municipale. Ainsi, une rencontre d’échanges avec les populations sera organisée, au moment opportun, pour présenter un bilan détaillé sur la gestion municipale en présence de la presse locale et nationale.
Le Maire de la Ville remercie chaleureusement l’ensemble des Rufisquois pour leur intérêt et leur engagement envers les actions municipales. Leurs contributions et encouragements témoignent de leur attachement au développement de notre ville.
Avec son équipe municipale, il demeure déterminé à poursuivre, avec rigueur et transparence, les efforts engagés pour le progrès de Rufisque.
Oumy Diakhate
Chargée de communication et porte-parole du Maire de la Ville de Rufisque.
Sommet de l’Union Africaine : Antonio Guterres salue le rôle influent du Sénégal sur la scène internationale
En marge de la deuxième journée du 38ᵉ Sommet de l’Union Africaine, le Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a eu un entretien avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Cette rencontre s’est inscrite dans un contexte de tensions mondiales marqué par des crises multiformes, allant des problématiques de sécurité en Afrique à l’urgence climatique, en passant par la réforme du système multilatéral.
Au cours des discussions, Antonio Guterres a tenu à souligner l’importance du Sénégal sur la scène internationale. Selon lui, le pays joue un rôle central dans la stabilisation de la sous-région et demeure un acteur incontournable dans les grandes instances internationales. « Le Sénégal a toujours su faire entendre une voix forte et respectée dans les débats diplomatiques mondiaux. Son engagement en faveur du multilatéralisme, de la paix et du développement durable est un modèle pour de nombreux pays », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU.
Antonio Guterres a également insisté sur le rôle que peut jouer le Président Faye dans la promotion des grandes causes mondiales, notamment celles liées à la réforme du système financier international pour une meilleure prise en charge des intérêts africains.
De son côté, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement aux principes de justice, de paix et de préservation des grandes institutions africaines. Il a mis en avant la nécessité d’une coopération plus équilibrée entre les nations et d’un soutien accru aux pays africains dans leur lutte contre l’extrémisme violent et les défis économiques.
« L’Afrique ne saurait être laissée en marge des décisions majeures qui concernent l’avenir de la planète. Nous devons renforcer notre unité et parler d’une seule voix dans les instances internationales pour faire valoir nos intérêts », a déclaré le Chef de l’Etat.
Dans la continuité de cette journée diplomatique, le Président Faye s’est entretenu avec Moussa Faki Mahamat, Président sortant de la Commission de l’Union africaine. Il a salué les efforts et l’engagement de ce dernier en faveur de l’intégration africaine et de la consolidation des acquis institutionnels du continent. Tout en reconnaissant les avancées enregistrées au cours des huit années de mandat de Moussa Faki, le Président sénégalais a insisté sur les défis persistants, notamment en matière de gouvernance, de développement économique et de sécurité.
Le 38ᵉ Sommet de l’Union Africaine se tient dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer son autonomie stratégique face aux bouleversements géopolitiques mondiaux. Les discussions ont largement porté sur la nécessité d’une transformation économique du continent, d’une meilleure gestion des ressources naturelles et d’un engagement renouvelé en faveur de la paix et de la stabilité.
Grève imminente des travailleurs de la Justice : Vers une nouvelle crise judiciaire
L’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ) a annoncé le dépôt d’un préavis de grève le 14 février 2025 auprès du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Secteur public. « Ce préavis s’inscrit dans le cadre des dispositions légales, notamment l’article 25-4 de la Constitution du Sénégal et l’article 7-7 de la loi 61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires », a déclaré l’UNTJ dans un communiqué rendu public.
L’entité soutient que « ce mouvement de contestation intervient après des années de revendications non satisfaites concernant les conditions de travail et la reconnaissance statutaire des agents judiciaires ». En effet, le texte note : « depuis 2018, l’UNTJ alerte sur le non-respect du décret 2019-575 du 5 février 2019, qui encadre plusieurs aspects du statut des travailleurs de la justice ». Le communiqué liste parmi ses priorités :
- Le reclassement des greffiers à la hiérarchie A2 afin de corriger l’anomalie actuelle qui maintient deux hiérarchies (A2 et B2) au sein du même corps de métier.
- L’intégration des agents autres que les greffiers et les interprètes judiciaires dans le corps des agents des greffes et parquets (hiérarchie B2).
- L’organisation sans délai du concours professionnel des administrateurs des greffes.
- L’effectivité de l’indemnité de logement pour les travailleurs de la justice, en raison de l’obligation de résidence stipulée par les articles 21-10 et 45-7 du décret 2019-575.
L’UNTJ prévient : « face à l’absence de réponse concrète de la part des autorités, nous nous réservons le droit de recourir à toutes les mesures nécessaires pour défendre les intérêts des travailleurs de la justice ». Toutefois, le syndicat affirme rester ouvert au dialogue pour parvenir à une issue favorable. Il invite ainsi l’ensemble des travailleurs de la justice à rester mobilisés et à suivre attentivement les directives qui seront communiquées dans les prochains jours.
Sortie médiatique du MESRI : le SAES dénonce une rupture unilatérale du dialogue et dément les propos du ministre
Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a vivement réagi aux récentes déclarations du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf. Ce dernier s’est exprimé publiquement sur les revendications des enseignants du supérieur, suscitant l’indignation du SAES, qui dénonce des propos jugés « fantaisistes et malveillants ».
Dans un communiqué rendu public, le syndicat a déploré ce qu’il considère comme une tentative de déresponsabilisation de la part du ministre. L’une des principales sources de tension porte sur le décret modifiant le Décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020, relatif à l’allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités. Selon le SAES, le ministre aurait avancé que ce décret aurait été « mystérieusement perdu dans les méandres de l’administration », alors que cette version avait déjà été contredite par les propres services du MESRI.
Le SAES affirme que le ministre a manqué à son devoir en ne présentant pas le décret concerné en Conseil des ministres, ce qui empêche son application. « Comment le SAES pourrait-il perdre un décret qu’il n’a même pas présenté au Conseil des Ministres ? », s’interroge le syndicat, qui accuse le ministre de vouloir détourner l’attention du public et de semer la confusion dans l’opinion.
Dans sa communication, le SAES s’insurge contre « un discours inélégant et empreint de contre-vérités », qui viserait à opposer les enseignants à la population et à justifier l’inaction des autorités. Le syndicat regrette que, depuis plusieurs mois, le dialogue social ait été interrompu et remplacé par des sorties médiatiques. Cette attitude, selon les enseignants, reflète une « rupture unilatérale du dialogue » de la part du MESRI, qui préfère communiquer par voie de presse plutôt que de discuter directement avec les partenaires sociaux.
Le SAES alerte sur les risques de perturbation du système universitaire en raison de l’inertie du gouvernement face à ses revendications. Le syndicat rappelle que son préavis de grève est arrivé à expiration et que l’absence de négociations sérieuses pourrait entraîner des mouvements sociaux dans les universités.
Il appelle à la responsabilité du gouvernement afin d’éviter une crise qui pourrait affecter les étudiants et compromettre le bon déroulement de l’année universitaire. « Nous informons les étudiants, leurs parents ainsi que l’opinion publique que, malgré notre bonne volonté, le mépris et les tactiques dilatoires du MESRI compromettent sérieusement la stabilité du sous-secteur de l’enseignement supérieur », prévient le syndicat.
Fermeture des bases françaises au Sénégal : une menace pour plus de 500 employés sénégalais
La fermeture annoncée des bases militaires françaises au Sénégal suscite une vive inquiétude parmi les travailleurs locaux. Avec un total de plus de 500 emplois directement et indirectement concernés, cette décision pourrait avoir un impact social majeur si aucune mesure d’accompagnement n’est mise en place. Alors que le gouvernement sénégalais et les autorités françaises n’ont pas encore officiellement statué sur l’avenir de ces travailleurs, les syndicats se mobilisent pour défendre leurs droits et exiger des solutions.
Depuis l’annonce du retrait progressif des troupes françaises installées au Sénégal, l’inquiétude grandit chez les travailleurs locaux. Djibril Ndiaye, secrétaire général de la section syndicale des éléments français au Sénégal, a récemment pris la parole pour alerter sur la situation précaire de ces employés. Selon lui, au moins 162 salariés travaillant directement pour les bases françaises risquent de perdre leur emploi, tandis que 327 autres employés sous-traitants sont également menacés. Au total, 524 Sénégalais pourraient ainsi se retrouver sans source de revenus.
« Nous avons envoyé des lettres d’audience au président de la République via le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponse claire concernant notre avenir », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec les centrales syndicales.
Face à cette menace de chômage massif, les syndicats exigent une solution de redéploiement des travailleurs affectés. Leur principale demande est la reconversion du personnel dans d’autres entreprises ou administrations publiques afin de limiter l’impact de cette fermeture.
« Nous ne pouvons pas accepter que ces travailleurs soient laissés pour compte après des années de service. L’État doit prendre ses responsabilités et négocier une solution avec la France pour éviter une catastrophe sociale », a martelé Djibril Ndiaye.
Les syndicats souhaitent également que le gouvernement sénégalais engage des discussions avec Paris afin d’examiner d’éventuelles indemnisations pour les employés licenciés ou un plan de reclassement pour ceux qui peuvent être intégrés dans d’autres secteurs d’activité.
Cette situation met le gouvernement sénégalais face à un défi de taille : comment gérer le départ des forces françaises tout en préservant l’emploi des travailleurs locaux ?
Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, engagé dans une dynamique de renforcement de la souveraineté nationale, devra aussi tenir compte des répercussions économiques et sociales de cette décision. Dans un contexte où le chômage et le coût de la vie pèsent déjà lourdement sur la population, un licenciement massif de ces travailleurs risquerait d’aggraver la situation et d’alimenter le mécontentement social.
Si aucune solution rapide n’est trouvée, la mobilisation des syndicats pourrait prendre de l’ampleur. Des mouvements de protestation ne sont pas à exclure dans les semaines à venir. Les travailleurs concernés attendent des réponses et espèrent que des négociations seront rapidement entamées entre Dakar et Paris.
Appel à faire des sacrifices – Badara Gadiaga interpelle les nouvelles autorités : « On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie »
Face aux déclarations du gouvernement appelant les Sénégalais à faire des sacrifices pour faire face aux difficultés économiques du pays, Badara Gadiaga a vivement réagi lors de l’émission Jakaarlo. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un double discours des autorités et a appelé ces dernières à montrer l’exemple en adoptant un mode de vie plus sobre avant de demander des efforts à la population.
Badara Gadiaga s’en est pris directement aux nouvelles autorités en pointant du doigt leur niveau de vie, qu’il juge trop élevé. « Vous vivez comme des princes », a-t-il déclaré avec fermeté. Selon lui, il est incohérent de demander aux citoyens de consentir à des sacrifices alors que les dirigeants maintiennent des privilèges jugés excessifs.
Parmi les points qu’il a soulevés figurent :
- Le maintien des fonds spéciaux, qui restent opaques et peu justifiés selon lui ;
- L’utilisation de l’avion présidentiel par le Premier ministre pour ses déplacements, une pratique coûteuse ;
- Les dépenses de l’Assemblée nationale, notamment les achats de véhicules officiels pour les députés, justifiés par une volonté de « restaurer la dignité des parlementaires » ;
- La distribution de passeports diplomatiques, perçue comme un privilège inutilement étendu ;
- Les logements de fonction et autres avantages accordés aux responsables politiques.
« On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie », a insisté Badara Gadiaga, estimant que les citoyens ne peuvent être sollicités tant que des mesures concrètes de rationalisation des dépenses publiques ne sont pas mises en place.
Il a également émis des réserves sur les annonces gouvernementales concernant la réduction des subventions sur certains produits de base, comme l’électricité (Woyofal) et le carburant. « Nous ne l’accepterons pas », a-t-il averti, craignant une aggravation des difficultés économiques pour les populations les plus vulnérables.
En guise de conclusion, Badara Gadiaga a exhorté le gouvernement à réorienter ses priorités. « On ne solutionne pas des solutions, on solutionne des problèmes. Nous avons des problèmes, vous avez les solutions, alors réglez nos problèmes », a-t-il martelé.
Affaire Afrika SA contre la DGID : le tribunal demande des pièces supplémentaires
L’affaire opposant la société Afrika SA (ex-BDK) à la Direction générale des impôts et domaines (DGID) connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Libération dans son édition de ce samedi 15 février, le tribunal, après avoir statué le 6 février, a renvoyé le dossier et demandé aux parties de lui fournir des pièces supplémentaires afin de faire éclater la vérité. Cependant, la date du délibéré n’a pas été précisée.
Le différend remonte à 2021, lorsque la société Afrika SA a sollicité auprès de la DGID une restitution de crédit de TVA portant sur la période du 15 juillet 2019 au 15 juin 2021. L’entreprise revendique un montant de 715 258 926 francs CFA, correspondant, selon elle, à la TVA supportée sur des factures relatives à la fourniture de biens et services.
Dans sa demande, Afrika SA met en avant un argument clé : une partie de son activité concerne des services rendus à l’étranger, ce qui lui donne droit au maintien de la déduction de la TVA. Ainsi, la TVA collectée sur son chiffre d’affaires ne permettrait pas, d’après l’entreprise, de compenser celle qu’elle a supportée sur ses acquisitions de biens et services.
Le ministère des Finances, en sa qualité de tutelle de la DGID, a rejeté la demande de restitution de TVA, poussant Afrika SA à saisir la justice. L’entreprise a ainsi servi une assignation à la DGID, portant l’affaire devant le tribunal compétent.
Le 6 février dernier, la juridiction en charge du dossier a pris le temps d’examiner les arguments des deux parties. Toutefois, le tribunal a estimé nécessaire de disposer d’éléments supplémentaires avant de rendre son verdict. Il a ainsi demandé à Afrika SA et à la DGID de lui transmettre des pièces justificatives susceptibles d’apporter plus de clarté à l’affaire.
À ce stade, la date du délibéré reste inconnue, Libération n’ayant pas précisé le calendrier judiciaire à venir. Toutefois, cette nouvelle étape dans la procédure souligne la complexité des litiges fiscaux impliquant de grandes entreprises et l’administration fiscale sénégalaise.
Crise sociale au Port autonome de Dakar : les syndicats dénoncent des licenciements massifs
Le Port autonome de Dakar (PAD) est au cœur d’une vive contestation sociale. Lors d’un grand rassemblement tenu ce vendredi au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), les syndicats ont dénoncé une vague de licenciements touchant des centaines de travailleurs.
« Ce qui se passe au PAD est un drame social », s’est indigné Abdou Ndiaye, syndicaliste, lors de son intervention relayée par Les Échos. Selon lui, 781 travailleurs ont été licenciés dans le cadre de l’audit en cours, les laissant sans emploi ni perspectives d’avenir.
Cette situation suscite l’inquiétude et la colère des travailleurs, qui estiment être victimes d’une gestion jugée arbitraire. Pour les syndicats, ces licenciements de masse sont une atteinte aux droits des employés et témoignent d’une absence de dialogue social.
L’un des principaux griefs formulés à l’encontre de la direction du PAD concerne la politique de recrutement actuelle. « Le directeur général, Wally Diouf Bodian, recrute des CDI alors qu’il y a des agents qui ont rempli les conditions après plusieurs CDD », a dénoncé Abdou Ndiaye.
Les syndicats reprochent à la direction de ne pas privilégier la régularisation des travailleurs en contrat à durée déterminée (CDD), pourtant en poste depuis plusieurs années, et de procéder à de nouvelles embauches en contrat à durée indéterminée (CDI).
Face à cette crise sociale, les centrales syndicales appellent les autorités à intervenir pour rétablir le dialogue et trouver des solutions aux revendications des travailleurs. Ils exigent la réintégration des employés licenciés et une plus grande transparence dans la gestion des ressources humaines au sein du PAD.
Mansour Faye rejette le rapport de la Cour des comptes et accuse Ousmane Sonko
L’ancien ministre Mansour Faye a vivement contesté, ce samedi, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques de l’État. Selon lui, ce document serait un “faux rapport” commandité par le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse d’instrumentalisation politique.
Dans une déclaration publiée ce samedi, Mansour Faye n’a pas mâché ses mots. Il qualifie le rapport de la Cour des comptes de “document commandité” par Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement “SAS demi-dieu”. Pour l’ancien ministre, ce rapport ne serait qu’un prétexte pour lancer une “chasse aux sorcières” sans fondement.
“Aujourd’hui, au lieu de solutions, SAS ‘demi-dieu’ fait montre de son impuissance, voire de son incompétence à répondre aux attentes des populations. Il commandite un faux rapport qui ne dit rien de substantiel, sinon lui servir d’excuses pour déclencher une chasse aux sorcières”, a-t-il déclaré.
Mansour Faye remet également en question la fiabilité du document et s’interroge sur la disparition de certains rapports précédents. “À quel rapport se fier ? Celui qui vient d’être publié, bien taillé ? Quid de ceux qui ont disparu des sites ? Tout ceci me laisse perplexe et dubitatif !”, a-t-il ajouté.
Bien qu’il affirme respecter le travail des magistrats, l’ancien ministre reste sceptique et appelle les Sénégalais à ne pas se laisser manipuler.
Mansour Faye conclut son message par un appel aux citoyens, les exhortant à s’opposer aux “intimidations” du gouvernement actuel. “Il est plus que temps que les Sénégalais soucieux de l’avenir de notre chère Nation se ressaisissent et disent STOP. Les menaces et les intimidations ne passeront jamais ! Enough !!!”
Thiès : Déguerpissement des marchands ambulants au marché central, la grogne monte
Les autorités administratives et locales de Thiès ont entamé, ce samedi, une vaste opération de déguerpissement des marchands ambulants occupant illégalement la voie publique au marché central. Cette initiative, mise en œuvre sur la base d’un arrêté préfectoral, a entraîné l’expulsion de milliers de commerçants établis depuis des années dans ce haut lieu du commerce thiessois.
Hommes et femmes, notamment de jeunes vendeurs, ont exprimé leur profonde frustration face à cette mesure jugée brutale et mal préparée. Selon eux, les autorités auraient dû prévoir un site de recasement avant de procéder à leur expulsion. « Nous ne sommes pas contre l’organisation du marché, mais il fallait au moins nous proposer une alternative avant de nous chasser », a déploré un commerçant rencontré sur place.
Les marchands ambulants dénoncent un « acharnement » contre leur activité et pointent l’absence de mesures d’accompagnement. Pour eux, cette décision met en péril leur principale source de revenus, dans un contexte économique déjà difficile. « Comment allons-nous nourrir nos familles si nous ne pouvons plus vendre ici ? » s’interroge une vendeuse de fruits, visiblement désabusée.
Du côté des autorités, on évoque la nécessité de désengorger le marché central, d’assurer une meilleure fluidité de la circulation et d’améliorer l’ordre public. « L’occupation anarchique des trottoirs et des routes crée des embouteillages et des risques pour la sécurité des riverains », a expliqué un responsable administratif.
Toutefois, cette explication ne convainc pas les commerçants, qui exigent des mesures réparatrices et un dialogue inclusif avec les autorités pour trouver des solutions adaptées à leur situation.
Face à la colère grandissante des marchands ambulants, la situation reste tendue à Thiès. Certains menacent de manifester pour faire entendre leurs revendications, tandis que d’autres espèrent un geste des autorités pour éviter une crise sociale.
Braquage spectaculaire sur l’autoroute à péage : Un gang de motards démantelé
Dakar a été le théâtre d’un braquage digne d’un film d’action en plein jour. Un gang de motocyclistes a pris d’assaut un homme d’affaires égyptien à la sortie 9 de l’autoroute à péage, le dépouillant de six millions de francs CFA. Mais ce hold-up méticuleusement orchestré a vite tourné au fiasco, grâce à la réaction du public et à l’intervention rapide des forces de l’ordre.
Tout commence lorsque Kh. Ah. Khalaf, un homme d’affaires égyptien, retire une importante somme d’argent à l’agence BOA de Keur Massar, accompagné d’un compatriote. À la sortie 9, il tombe dans un guet-apens savamment préparé par les malfaiteurs.
Selon les témoignages recueillis, les braqueurs ont utilisé une ruse bien rodée : simuler un accident pour immobiliser leur cible. « Une fois à hauteur du rond-point, la moto de l’homme d’affaires est percutée de plein fouet par une autre, conduite par deux individus », rapporte L’Observateur. Sous la violence du choc, Khalaf et son compagnon chutent brutalement.
À peine à terre, ils sont encerclés par deux autres complices qui passent immédiatement à l’action. Khalaf tente de résister, mais les assaillants se montrent impitoyables. « Deux brigands descendent de leur moto, s’acharnent sur lui alors qu’il s’accroche désespérément à son sac », précise le journal. Roué de coups, l’homme finit par lâcher prise, et les malfrats s’emparent du sac contenant les 6 millions de francs CFA avant de prendre la fuite à toute vitesse.
Si le plan semblait parfait, un détail va précipiter la chute du gang. Dans leur fuite, l’un des braqueurs, O. Diallo, perd le contrôle de sa moto et chute violemment. Il est immédiatement maîtrisé par des témoins de la scène, qui lui font subir une sévère correction avant de le remettre aux policiers du commissariat de Sicap-Mbao.
Sous la pression des interrogatoires, Diallo craque rapidement et livre le nom d’un de ses complices : O. S. Camara, résident à Grand-Yoff. Dès lors, l’enquête s’accélère.
Début février, les forces de l’ordre interpellent O. S. Camara, qui, à son tour, balance trois autres noms : M. P. Fall alias Papisco, C. A. Cissé alias Pratie et M. Sarr. L’exploitation de son téléphone permet de localiser ce dernier, qui sera arrêté à proximité du centre de santé Nabil Choucair.
Face aux enquêteurs, les suspects finissent par avouer. Une confrontation est organisée, et L’Observateur révèle que « Pratie et Papisco seront désignés comme les cerveaux du gang ». Ces derniers auraient planifié l’attaque avec une précision quasi militaire.
Déférés devant la justice, les membres du gang sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec usage de moyens roulants et d’armes blanches. Toutefois, l’affaire n’est pas totalement close : un dernier complice reste introuvable et est activement recherché par les forces de l’ordre.
Affaire Samuel Sarr : une troisième demande de liberté provisoire déposée
Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime d’Abdoulaye Wade et ex-directeur général de West African Energy (WAE), poursuit son combat judiciaire. Après deux rejets successifs, ses avocats ont déposé une troisième demande de liberté provisoire devant le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de Dakar.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire détenant 15% du capital de WAE. Il accuse Samuel Sarr d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Suite à ces accusations, l’ancien ministre a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier.
Depuis lors, la défense de Samuel Sarr ne cesse de contester les faits qui lui sont reprochés. Le 12 février, son client a été auditionné, et deux jours plus tard, une nouvelle requête de mise en liberté a été introduite.
Dans leur demande, les avocats de Samuel Sarr s’appuient sur une contre-expertise réalisée par l’expert Alioune Touré. Selon eux, ce rapport contredit celui de Mazars, qui avait été utilisé par Moustapha Ndiaye pour déposer sa plainte.
De plus, ils insistent sur un élément clé du dossier : à l’origine du projet de construction de la centrale électrique, les associés de WAE n’avaient investi que 4 milliards de francs CFA, alors que le financement total s’élevait à 280 milliards. La défense souligne que c’est Samuel Sarr qui a mobilisé plus de 270 milliards de francs CFA pour permettre la réalisation du projet, actuellement en phase terminale.
Un autre argument avancé par la défense est l’impact de la détention de Samuel Sarr sur l’avancement du projet. Depuis son incarcération, les travaux de la centrale sont à l’arrêt, ce qui, selon ses avocats, préoccupe sérieusement les prêteurs.
Par ailleurs, les avocats rappellent que leur client est régulièrement domicilié et qu’il offre toutes les garanties de représentation en justice.
La balle est désormais dans le camp du juge d’instruction du deuxième cabinet, qui devra statuer sur cette troisième demande de liberté provisoire. Après deux refus, cette nouvelle requête pourra-t-elle aboutir ?
Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°397 – 15 ET 16/02/2025
Loi d’amnistie des événements de 2021 et 2024 : La Rapporteuse spéciale des Nations Unies demande son abrogation
Lors de sa visite officielle au Sénégal, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a formulé un appel ferme à l’attention du gouvernement sénégalais : l’abrogation de la loi d’amnistie relative aux événements des manifestations de mars 2021 à février 2024. Cette loi, qui accorde une immunité de poursuites aux personnes impliquées dans des actes de violence et des violations des droits de l’homme lors de ces manifestations, est désormais un point de friction majeur.
La Rapporteuse spéciale a vivement critiqué cette loi, soulignant qu’elle ne permettait pas de faire toute la lumière sur les événements ni de rendre justice aux victimes des violences policières et des violations des droits de l’homme qui ont marqué ces manifestations. « Je demande instamment au Sénégal d’abroger la loi d’amnistie qui accorde une immunité de poursuites aux personnes impliquées dans le recours à une force excessive et dans d’autres violations des droits de l’homme », a-t-elle déclaré.
Elle a expliqué que cette amnistie crée une impunité qui empêche de juger et de tenir responsables les auteurs de ces actes de violence, et prive ainsi les victimes de leurs droits à la justice. Selon elle, cette législation empêche le pays de répondre à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme et d’assurer la justice pour les victimes de ces événements tragiques.
Alice Jill Edwards a insisté sur la nécessité pour le gouvernement sénégalais d’établir la vérité sur ces événements, de traduire les responsables devant la justice et de garantir des réparations aux victimes. Elle a également mis en avant l’importance de cette démarche pour la réconciliation nationale et le respect des principes de droit.
La Rapporteuse a ajouté que le Sénégal, en tant que signataire de nombreuses conventions internationales relatives aux droits de l’homme, a l’obligation de respecter ces engagements et de garantir à chaque citoyen le droit à la justice. En maintenant la loi d’amnistie, selon elle, le gouvernement prive non seulement les victimes de justice, mais entrave également les processus démocratiques du pays.
En conclusion, la Rapporteuse spéciale a appelé le Sénégal à revoir sa position sur la loi d’amnistie et à prendre des mesures pour s’assurer que la justice soit rendue de manière équitable et transparente. Elle a souligné que des réformes législatives étaient essentielles pour garantir que les autorités et les responsables des actes violents soient tenus responsables de leurs actes, dans le respect des normes internationales en matière de droits de l’homme.
Les prisons sénégalaises, une « poudrière » : L’ONU appelle à des mesures urgentes
Le 14 février 2025, à l’issue de sa visite officielle au Sénégal, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation critique des prisons sénégalaises. Dans un communiqué publié sur le site de l’ONU, elle a qualifié les prisons du pays de « poudrière » en raison de la surpopulation dramatique et inhumaine qu’elle y a observée, avertissant que cela pourrait conduire à des violences ou à une propagation incontrôlable de maladies.
Lors de sa visite, Alice Jill Edwards a pu constater de ses propres yeux les conditions de détention extrêmement difficiles dans cinq établissements pénitentiaires. Elle a décrit des chambres tellement surpeuplées que les détenus étaient contraints de dormir dans des positions inconfortables, entassés sur des matelas minces, parfois dans des espaces aussi étroits que sous des lits superposés. Certaines cellules étaient bondées au point où des détenus étaient forcés de dormir dans les couloirs, tandis que les installations sanitaires étaient bien insuffisantes.
Elle a souligné que cette situation constitue non seulement une violation des droits humains, mais aussi un véritable danger. « La surpopulation que j’ai vue dans les prisons est dramatique et inhumaine. Je crains fort que le problème de la surpopulation ne soit une poudrière qui pourrait exploser à tout moment », a-t-elle déclaré. Cette situation a des répercussions graves, notamment en matière de propagation des maladies infectieuses et transmissibles.
Edwards a salué les efforts du gouvernement sénégalais pour améliorer la situation, notamment l’utilisation accrue du marquage électronique et la construction de nouvelles installations pénitentiaires. Toutefois, elle a insisté sur le fait que des mesures exceptionnelles doivent être prises immédiatement. Parmi les recommandations formulées, elle a proposé une réduction automatique des peines de 20 % pour les détenus purgeant des peines de trois ans ou moins, ainsi que la libération immédiate des accusés en détention provisoire depuis plus d’un an, sauf dans les cas d’infractions graves.
Elle a également souligné que la lenteur du système judiciaire aggrave la situation, appelant à des réformes pour accélérer les procédures judiciaires. « Un changement d’approche est nécessaire, guidé par de nouveaux critères pour les procureurs et les juges », a-t-elle précisé. Selon elle, le maintien en détention provisoire jusqu’au procès devrait devenir l’exception, et non la règle, afin d’alléger la pression sur les prisons.
La Rapporteuse spéciale a aussi attiré l’attention sur le traitement des femmes détenues au Sénégal, en particulier celles accusées d’avortement médical, souvent dans des cas de viol ou d’inceste. Elle a exprimé son soutien à une libération spéciale pour ces femmes, soulignant que leur détention est en contradiction avec le Protocole de Maputo sur les droits des femmes, ratifié par le Sénégal.
Enfin, Edwards a critiqué la loi d’amnistie sénégalaise, qui accorde une immunité de poursuites aux responsables de violations des droits de l’homme commises lors des manifestations entre mars 2021 et février 2024. Elle a exhorté le gouvernement à abroger cette loi et à établir la vérité sur ces événements pour rendre justice aux victimes.
Alice Jill Edwards a conclut son rapport en appelant le gouvernement sénégalais à prendre des mesures audacieuses pour résoudre la crise pénitentiaire et garantir des conditions de détention dignes et conformes aux normes internationales. Elle a également insisté sur la nécessité de mettre en place des réformes structurelles pour améliorer l’administration de la justice, afin que les droits des détenus soient pleinement respectés et que des avancées notables soient faites dans la lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Situation catastrophique des finances publiques : Pastef appelle à la patience et à la solidarité du peuple sénégalais
Le 14 février 2025, lors d’une conférence de presse tenue par le Bureau politique du Pastef, la situation financière du Sénégal a été décrite comme catastrophique, suite au rapport alarmant de la Cour des comptes. Le rapport met en évidence une gestion désastreuse des finances publiques, qualifiée de « carnage financier sans précédent » dans l’histoire politique du pays.
Le professeur Daouda Ngom, coordonnateur des cadres du Pastef, a partagé des constats accablants sur la situation. Selon lui, les « manquements graves », voire « criminels », identifiés par la Cour des comptes ont plongé les finances publiques dans une crise profonde, qualifiée d’ »hypertension ». Le rapport, qui révèle des dérives dans la gestion des fonds publics, a été perçu comme un choc pour les autorités et la population.
Face à ce constat alarmant, Pastef a exigé des mesures de reddition de comptes, appelant le gouvernement à traduire les responsables de ces malversations devant les juridictions compétentes. Le Bureau politique du parti a souligné la nécessité de poursuivre les actions de lutte contre la corruption et de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. « Notre parti, Pastef/Les patriotes, appelle ainsi le gouvernement à tout mettre en œuvre pour une reddition des comptes et la traduction des brigands financiers devant les juridictions compétentes », a insisté le professeur Ngom.
Malgré la gravité de la situation, le Bureau politique du Pastef a tenté de rassurer la population sur les mesures déjà prises par le gouvernement pour remédier à cette crise. Il a mentionné des initiatives telles que l’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction du train de vie de l’État et la mobilisation de l’épargne locale comme des étapes importantes pour redresser la situation.
Dans un contexte où l’État se retrouve avec peu de marge de manœuvre, le Bureau politique de Pastef a lancé un appel à la solidarité nationale, soulignant que ce moment difficile requiert un « sursaut de patriotisme ». Pastef a ainsi appelé le peuple sénégalais à être patient, solidaire et à continuer de faire confiance aux autorités, notamment au président de la République, au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement, pour mener à bien la transformation systémique du Sénégal.
La situation des finances publiques au Sénégal est aujourd’hui une source majeure d’inquiétude. Le rapport de la Cour des comptes, ainsi que les demandes du Pastef pour une meilleure gestion et une reddition des comptes, font état d’une crise profonde qui nécessite des actions urgentes et transparentes. Le gouvernement, tout en mettant en place des mesures pour améliorer la situation, devra relever le défi de restaurer la confiance de la population, en particulier à travers des actions concrètes de justice et de réformes structurelles. Le peuple sénégalais, quant à lui, est appelé à rester solidaire et à faire preuve de patience, dans l’espoir d’une transformation durable du pays.
Licenciements au Port Autonome de Dakar : 781 travailleurs dans la précarité depuis l’arrivée de Waly Diouf Bodian
Le Port Autonome de Dakar traverse une crise sociale d’une ampleur inédite, marquée par le licenciement de 781 travailleurs, principalement des jeunes, depuis l’arrivée à la tête de la direction de Waly Diouf Bodian. Cette situation a été mise en lumière lors d’un grand rassemblement organisé par les centrales syndicales ce vendredi, 14 février 2025, pour coordonner leurs actions et revendiquer de meilleures conditions de travail pour les employés des différentes structures de l’État. Les syndicats ont exprimé leur colère et leur inquiétude face à cette situation qu’ils qualifient de « drame social » et dénoncent le manque d’action concrète de la direction du port pour protéger les emplois.
Lors de l’événement, Abdoul Ndiaye, porte-parole des travailleurs du Port Autonome de Dakar, a pris la parole pour révéler l’ampleur du désastre. Selon lui, les chiffres relayés par les médias ne reflètent pas toute la réalité de la situation. « Ce sont plus de 700 jeunes qui ont été renvoyés. Ce qui se passe au Port de Dakar est un drame social. En réalité, ce ne sont pas 700, mais 781 personnes qui se retrouvent actuellement sans emploi », a précisé Abdoul Ndiaye.
Depuis quelques mois, sous la direction de Waly Diouf Bodian, ces travailleurs, qui étaient employés dans divers secteurs du port, ont vu leurs contrats résiliés sans alternative de reclassement. Pour beaucoup d’entre eux, ces licenciements n’ont pas été justifiés, et ils se retrouvent aujourd’hui dans une situation de précarité, sans perspective immédiate d’emploi.
Les syndicats ne se contentent pas de dénoncer la gestion des ressources humaines au sein du port ; ils pointent également l’absence d’initiatives pour préserver les emplois. « Depuis son arrivée, le directeur général n’a posé aucun acte concret pour éviter ces licenciements », a déploré Abdoul Ndiaye. En effet, aucun plan de réaffectation ni mesure de soutien n’a été mis en place pour atténuer l’impact de ces décisions sur les travailleurs.
La situation est d’autant plus difficile que le Port Autonome de Dakar représente un secteur stratégique pour l’économie sénégalaise, et de nombreux jeunes se sont engagés dans ce domaine en quête de stabilité et de sécurité de l’emploi. Les décisions unilatérales de la direction ont donc non seulement créé une instabilité professionnelle pour ces individus, mais ont aussi exacerbé un climat de mécontentement général parmi les employés.
Face à cette crise, les centrales syndicales ont exprimé leur solidarité avec les travailleurs du port et ont pris l’engagement de poursuivre leur lutte jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. Ces revendications incluent la réintégration des travailleurs licenciés et la mise en place d’une politique de préservation des emplois, mais aussi la création de conditions de travail plus humaines et respectueuses des droits des employés.
Lors de la réunion, les représentants syndicaux ont insisté sur l’urgence de la situation et la nécessité pour le gouvernement et les autorités du Port Autonome de Dakar de prendre des mesures immédiates pour résoudre cette crise. La solidarité intersyndicale a été mise en avant, soulignant que ce n’est pas uniquement une affaire des travailleurs du port, mais une question qui touche l’ensemble des travailleurs du secteur public sénégalais.
Les licenciés du Port Autonome de Dakar sont désormais dans l’incertitude la plus totale, se retrouvant pour la plupart dans une situation de précarité économique et sociale. Beaucoup d’entre eux ont exprimé leur désarroi face à un avenir sans emploi et sans soutien, et craignent que cette décision ne marque un tournant négatif dans leur vie professionnelle.
Les syndicats, de leur côté, promettent de ne pas relâcher la pression, déterminés à obtenir une révision de ces décisions et à faire entendre la voix des travailleurs du port. Le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités ne répondent pas rapidement à ces préoccupations légitimes.
La crise des licenciements au Port Autonome de Dakar est loin d’être résolue. Les travailleurs demandent des réponses claires et des actions concrètes de la part de la direction du port et du gouvernement pour protéger les emplois et éviter que des situations similaires ne se reproduisent à l’avenir. Les syndicats, unis et mobilisés, continuent de défendre les droits des travailleurs et n’hésiteront pas à intensifier leur lutte si leurs revendications restent sans réponse. Dans ce contexte, la gestion des ressources humaines et la protection des droits des employés dans les structures publiques devront être redéfinies, au risque de provoquer de nouvelles vagues de mécontentement dans les mois à venir.
Santé : Le SAMES annonce une grève nationale de 48 heures
Le secteur de la santé au Sénégal sera fortement perturbé la semaine prochaine. Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève nationale de 48 heures, prévue du mardi 18 au mercredi 19 février 2025. Cette décision a été prise en raison du manque de volonté des autorités à régler les problèmes persistants du secteur de la santé.
Le docteur Mamadou Demba Ndour, secrétaire général du SAMES, a tiré la sonnette d’alarme lors d’un rassemblement syndical. « Les hôpitaux sont malades, et l’État du Sénégal ne souhaite pas s’impliquer dans la gestion des ressources humaines et les affaires sociales qui préoccupent le secteur de la santé », a-t-il déclaré. Face à ce qu’il qualifie de « désengagement total des autorités », le syndicat exige des réformes urgentes et des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé.
Parmi les revendications du SAMES figurent la revalorisation des salaires et des primes des médecins, l’amélioration des plateaux techniques des structures hospitalières et la régularisation de la situation administrative de nombreux agents de santé. Les médecins dénoncent également le manque de moyens alloués aux hôpitaux et centres de santé, compromettant la qualité des soins dispensés aux patients.
Cette grève de 48 heures, qui s’étendra sur l’ensemble du territoire national, impactera le fonctionnement des hôpitaux et des centres de santé publics. Toutefois, le SAMES a précisé que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.
Les professionnels de la santé rappellent que cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de plusieurs alertes lancées ces dernières années. Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ils prévoient de durcir leur mouvement et d’envisager des actions plus radicales dans les semaines à venir.
Grand rassemblement des forces syndicales : Les travailleurs du Sénégal ouvrent la foire à problèmes
Le mouvement syndical sénégalais a connu une mobilisation exceptionnelle ce vendredi avec un grand rassemblement organisé au siège Mafia Diop, haut lieu de la contestation sociale. Face à la montée des difficultés rencontrées dans divers secteurs professionnels, les principales centrales syndicales ont uni leurs voix pour exiger des solutions concrètes aux multiples crises qui affectent les travailleurs.
Les secrétaires généraux des organisations syndicales, notamment Mody Guiro de la CNTS, Elimane Diouf de la CSA, Ivette Keïta de l’UNSAS, Alioune N’diaye de l’UTS, Cheikh Alassane Sene de la FGTS/A, Mariama Diallo de l’UDTS, Bakhaw Diongue du CUCS et Cheikh Diop de la CNTS/FC, ont dirigé les débats et énoncé les revendications des travailleurs.
Lamine Fall, membre de la CNTS et porte-parole du comité technique des centrales syndicales, a exprimé sa satisfaction quant à l’ampleur de la mobilisation. Selon lui, les travailleurs, tous secteurs confondus, doivent rester soudés face aux licenciements massifs et aux précarités croissantes. Il a appelé les autorités à réagir rapidement pour restaurer la confiance et l’harmonie sociale.
Le représentant du secteur des hydrocarbures, Sara Konaré, a exposé les difficultés rencontrées par les travailleurs du pétrole, notamment le non-respect des conventions collectives et la sous-traitance abusive. Il a dénoncé l’absence de cadre de dialogue entre les autorités et les syndicats du secteur, appelant à des mesures urgentes pour assainir la gestion des hydrocarbures et garantir les droits des travailleurs.
Ibrahim Sarr, porte-parole du cadre unitaire des syndicats de La Poste, a dénoncé la mauvaise gouvernance et la gestion chaotique de l’entreprise, qui mettent en péril des milliers d’emplois. Selon lui, la situation actuelle de La Poste est un véritable sabotage qui exige une intervention immédiate de l’État.
Abdoul Ndiaye, représentant du Port Autonome de Dakar, a exprimé son indignation face aux licenciements massifs effectués depuis l’arrivée du nouveau directeur général. Selon lui, 781 travailleurs ont été mis à pied, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude. Il a appelé à une révision immédiate des décisions prises au sein de cette institution stratégique.
Plusieurs autres secteurs ont profité de cette rencontre pour alerter sur leurs difficultés. La Croix-Rouge sénégalaise, confrontée à neuf mois d’arriérés de salaires, a exprimé son désespoir. Les travailleurs de la pêche, du transport, de l’assainissement et de l’eau ont également mis en lumière les multiples défis auxquels ils font face, réclamant des solutions concrètes de la part des autorités.
L’intersyndicale des agents de l’administration publique a dénoncé des licenciements abusifs dans plusieurs ministères et services publics, mettant en péril la stabilité de nombreux fonctionnaires. Hamidou Diedhiou, au nom du G7, a salué la mobilisation et a averti que la grève était inévitable si leurs revendications n’étaient pas prises en compte. M. Diamanka, représentant de l’enseignement supérieur, a renchéri en annonçant un durcissement des actions syndicales dans les jours à venir.
Révision ordinaire des listes électorales 2025 : une opportunité pour plus de 3 millions de citoyens de devenir électeurs
Le Sénégal a officiellement lancé la révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025. Cette opération, démarrée le 1er février, se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Elle vise à permettre aux citoyens d’accéder à leur droit de vote en s’inscrivant pour la première fois ou en mettant à jour leurs informations électorales. Encadrée par la Direction générale des élections (DGE) et supervisée par la Commission électorale nationale autonome (CENA), cette initiative revêt une importance capitale pour garantir une participation démocratique plus large et inclusive.
La nécessité de cette révision se justifie par l’écart significatif entre la population sénégalaise et le nombre d’électeurs inscrits. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à environ 18 millions d’habitants, tandis que le fichier électoral ne recense que 7 371 891 électeurs. Cette différence de plus de 10 millions de personnes met en évidence l’enjeu d’une plus grande mobilisation afin d’augmenter le taux d’inscription sur les listes électorales.
La mise à jour du fichier électoral est assurée par des commissions administratives installées dans chaque commune du pays. Ces commissions sont chargées de recevoir et de traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs. Elles sont composées d’un président désigné par l’autorité administrative, du maire ou de son représentant, ainsi que de représentants des partis politiques. Cette diversité dans la composition des commissions vise à garantir un processus transparent et équitable.
Pour s’inscrire sur les listes électorales ou mettre à jour leurs informations, les citoyens doivent se présenter aux commissions avec leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO. Ceux qui ont changé de domicile doivent fournir un document justifiant leur nouvelle adresse, comme une facture d’eau ou d’électricité, ou un certificat de résidence. Les militaires et paramilitaires souhaitant modifier leur statut électoral doivent également présenter une attestation confirmant leur changement de situation.
La révision des listes électorales prend aussi en compte les radiations nécessaires. Les personnes décédées, celles frappées d’incapacité juridique et celles qui souhaitent volontairement être retirées des listes sont concernées par cette procédure. En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens ont la possibilité de saisir le tribunal d’instance, qui statue dans un délai de dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec la possibilité d’un recours devant la Cour suprême pour les cas les plus complexes.
Lutte antidrogue : la gendarmerie met la main sur un trafiquant en fuite après trois mois de cavale
Après plusieurs mois de traque, la gendarmerie nationale a enfin mis la main sur un individu considéré comme le chef d’un réseau de trafic de chanvre indien. M. B., né en 1990, a été interpellé dans la nuit du 13 au 14 février 2025 aux environs de 3 heures du matin par la brigade territoriale de la zone franche industrielle. Il était en fuite depuis plus de trois mois et faisait l’objet d’un mandat de recherche pour association de malfaiteurs, trafic intérieur de drogue et blanchiment de capitaux.
L’affaire remonte à la nuit du 17 au 18 novembre 2024, lorsqu’une vaste opération menée par la gendarmerie avait permis la saisie de plus de 400 kg de chanvre indien et l’arrestation de trois membres du réseau. Lors de cette intervention, un véhicule utilisé pour le transport de la drogue avait été saisi, mais le principal suspect avait réussi à échapper aux forces de l’ordre.
Depuis, les enquêteurs n’ont cessé de remonter la piste du fugitif. Grâce à un minutieux travail de surveillance et de renseignement, les forces de l’ordre ont finalement réussi à localiser et à interpeller M. B. dans un lieu tenu secret pour les besoins de l’enquête.
Cette interpellation met un terme à des mois d’investigations et de surveillance intensive. Selon les autorités, le suspect dirigeait un réseau bien structuré, impliqué dans l’acheminement et la distribution de grandes quantités de drogue sur plusieurs axes du pays. Sa capture constitue un coup dur pour ce réseau de trafic de stupéfiants.
Le mis en cause a été placé en garde à vue et sera déféré devant les autorités judiciaires compétentes pour répondre des charges qui pèsent contre lui.
Dans un communiqué, la Gendarmerie nationale a réaffirmé son engagement à lutter sans relâche contre le trafic de drogue. Elle rappelle que ces substances illicites représentent une menace pour la jeunesse et la sécurité du pays.
Trafic de faux billets : deux faussaires arrêtés à Keur Massar avec plus de deux milliards de francs CFA en faux billets
La brigade de recherches de Keur Massar a réalisé un important coup de filet dans la lutte contre la contrefaçon monétaire. Dans la nuit du jeudi 13 février 2025, aux environs de 22 heures, deux individus soupçonnés d’être impliqués dans un vaste réseau de trafic de faux billets ont été interpellés. L’opération, menée avec minutie par les forces de sécurité, a permis la saisie d’une importante somme de billets contrefaits, dont la valeur est estimée à plus de deux milliards de francs CFA.
D’après le communiqué officiel de la Gendarmerie nationale, cette arrestation découle d’une enquête de longue haleine visant à démanteler un réseau de faussaires opérant dans la région de Dakar. Grâce à un travail de renseignement efficace, les gendarmes ont pu localiser les suspects avant d’intervenir au bon moment.
Lors de la perquisition effectuée au domicile des suspects, plusieurs liasses de faux billets ont été découvertes, soigneusement dissimulées. En plus de l’argent falsifié, du matériel de fabrication, notamment des imprimantes sophistiquées, des encres spécifiques et des moules servant à la reproduction des billets, a été saisi.
L’arrestation des deux individus ne marque qu’une étape dans cette affaire. Selon les enquêteurs, les faussaires faisaient partie d’un réseau bien organisé, actif dans plusieurs localités du pays et pouvant avoir des ramifications à l’étranger. L’enquête se poursuit donc pour identifier d’autres complices et remonter toute la filière.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que ces faux billets étaient injectés progressivement dans le circuit économique à travers diverses transactions, notamment dans les marchés, les commerces et les stations-service. Cette pratique met en péril l’économie nationale, causant des pertes financières importantes et semant la méfiance au sein de la population.
La circulation de faux billets constitue une menace sérieuse pour la stabilité financière du pays. En faussant la valeur de la monnaie et en affectant la confiance des citoyens, ces pratiques criminelles nuisent aux transactions commerciales et aux institutions financières.
Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont intensifié la lutte contre la contrefaçon monétaire. La Gendarmerie nationale, appuyée par d’autres services de sécurité et les institutions financières, veille à traquer les faussaires et à mettre fin à leurs activités illégales.
Au Sénégal, la contrefaçon de monnaie est un crime lourdement sanctionné par le Code pénal. Les personnes reconnues coupables de ce délit risquent de lourdes peines, pouvant aller jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, assorties de fortes amendes.
Avec cette arrestation et la saisie de ces faux billets, les autorités envoient un signal fort aux criminels. La Gendarmerie nationale réaffirme sa détermination à protéger l’économie sénégalaise et à lutter contre toutes les formes de délinquance financière.
En attendant l’issue de l’enquête, les autorités appellent les commerçants, les entreprises et les citoyens à faire preuve de vigilance. Des recommandations ont été émises pour reconnaître les signes distinctifs des billets authentiques et éviter de tomber dans le piège des faussaires.
Préserver au banc pour sa blessure au genoux, Ibrahima KANOUTÉ a assisté à la victoire de son équipe 1-0 face au FC Metz.
Blessé au genoux depuis environ deux semaines, Ibrahima KANOUTÉ à repris les entraînements en individuel.
Ce weekend passé, le latéral droit de l’AJ Auxerre âgé de 16ans a été préserver au banc devant la victoire de son équipe sur le score de 1-0 face au FC Metz en championnat U17.
Le franco-sénégalais demeure un atout majeur pour la sélection nationale du Sénégal.
Rapport cour des comptes:le professeur Ibrahima GUEYE salut cet exercice de transparence et réclame justice..
Révision des listes électorales 2025 : un enjeu crucial pour la participation démocratique
Le processus de révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025 a officiellement démarré le 1er février et se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Cette opération, essentielle au bon déroulement des scrutins à venir, vise à inscrire de nouveaux électeurs et à mettre à jour les informations des citoyens déjà enregistrés.
Selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à 18 millions d’habitants, alors que le fichier électoral ne compte que 7 371 891 électeurs. Cet écart notable souligne la nécessité d’une mobilisation accrue pour permettre à un plus grand nombre de citoyens d’exercer leur droit de vote.
La révision des listes électorales est assurée par des commissions administratives mises en place dans chaque commune. Ces commissions sont composées :
• d’un président nommé par l’autorité administrative,
• du maire ou de son représentant,
• de représentants des partis politiques.
Elles travaillent sous la supervision de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et ont pour mission de recevoir et traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs.
Les citoyens souhaitant s’inscrire pour la première fois ou modifier leurs informations doivent se présenter munis de leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO.
En cas de changement de domiciliation, un document justifiant le lien avec la nouvelle circonscription est requis, comme :
• une facture d’eau ou d’électricité,
• un certificat de résidence.
Pour les militaires et paramilitaires souhaitant changer de statut électoral, une attestation justifiant leur nouvelle situation est nécessaire.
Les radiations concernent principalement :
• les personnes décédées,
• celles frappées d’incapacité juridique,
• celles souhaitant volontairement se retirer des listes électorales.
En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens peuvent introduire un recours auprès du tribunal d’instance, qui statue sous dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec un ultime recours possible devant la Cour suprême.
Alors que la période de révision ordinaire se poursuit jusqu’au 31 juillet 2025, la Direction générale des élections (DGE) appelle les citoyens à ne pas attendre la dernière minute pour effectuer leurs démarches. L’objectif est de garantir une participation électorale inclusive et représentative, essentielle au bon fonctionnement du processus démocratique.
Magal de Darou Mouhty 2025 : Une célébration marquée par le deuil
La cité religieuse de Darou Mouhty accueille ce vendredi 13 février des milliers de fidèles venus commémorer le Magal annuel, un événement spirituel majeur dans la tradition mouride. Cette année, la célébration est empreinte d’émotion, marquée par la disparition de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, Khalife de la localité.
Après le rappel à Dieu de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, la communauté mouride a désigné son successeur. Serigne Khalid Mbacké hérite désormais du Khalifat de Darou Mouhty. Une passation qui s’inscrit dans la continuité de l’héritage spirituel et religieux de cette ville fondée par Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils aîné de Cheikh Ahmadou Bamba.
Initialement prévue pour se dérouler avec faste, la cérémonie officielle du Magal, programmée pour ce samedi 14 février, a été annulée en signe de recueillement et de respect envers le défunt Khalife. Malgré cette annulation, les fidèles continuent d’affluer vers la cité religieuse pour rendre hommage et prier.
Les disciples présents témoignent de leur attachement à Darou Mouhty et à ses enseignements, perpétuant ainsi la tradition de dévotion et de gratitude envers Cheikh Ahmadou Bamba et ses héritiers.
Sommet de l’Union africaine : Le Sénégal met en avant sa gouvernance transparente des ressources minières
En marge du 38ᵉ Sommet de l’Union africaine, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a assisté à la présentation du Rapport du Sénégal lors du 34ᵉ Sommet du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), tenu à Addis-Abeba. Cette rencontre a été l’occasion pour le Sénégal de réaffirmer son engagement en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence, notamment dans la gestion de ses ressources naturelles.
Selon la présidence sénégalaise, le Chef de l’État a souligné les efforts du pays pour une exploitation responsable et équitable des ressources minières. Cette approche vise à garantir une gestion efficace et durable, au bénéfice de l’ensemble de la population.
Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l’importance de la gouvernance participative dans la gestion des ressources naturelles. Il a insisté sur la nécessité d’une implication active des citoyens, des institutions et des acteurs économiques pour assurer un développement inclusif et souverain du pays.
Le Sénégal poursuit ses réformes institutionnelles pour consolider l’État de droit et renforcer la transparence dans la gestion publique. Ces mesures s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à améliorer l’efficacité des politiques publiques et à garantir une répartition plus équitable des richesses nationales.
À travers ces engagements, le gouvernement sénégalais entend poser les bases d’une économie plus résiliente, où les ressources naturelles deviennent un véritable levier de développement durable. Cette vision s’aligne avec les objectifs du MAEP, qui promeut les meilleures pratiques de gouvernance à travers le continent africain.
Ama Baldé vs Franc : Un combat sous haute tension sous le contrôle strict du CNG
Le combat tant attendu entre Ama Baldé et Franc se déroulera ce dimanche à l’Arène nationale. Ce duel, qui s’annonce explosif, est marqué par une tension palpable entre les deux lutteurs et une surveillance accrue du Comité national de gestion de la lutte (CNG).
Depuis l’officialisation de leur combat, Ama Baldé et Franc n’ont cessé d’échanger des provocations, alimentant la rivalité entre leurs supporters respectifs. La tension a atteint son paroxysme lors d’un face-à-face organisé sur le plateau de la 2STV, où les deux adversaires en sont venus aux mains. Face à cette montée de violence, le CNG a pris la décision radicale d’organiser la dernière confrontation en distanciel, évitant ainsi tout risque de débordement avant le jour J.
Le CNG, conscient des risques de débordements dans l’enceinte de l’Arène nationale, a instauré des restrictions drastiques. Selon Le Quotidien, plusieurs figures emblématiques de la lutte sénégalaise, notamment Modou Lô et Balla Gaye 2, seront interdites de descendre dans l’arène. Ces derniers s’étaient affichés respectivement aux côtés de Franc et d’Ama Baldé lors de la dernière confrontation virtuelle, ravivant encore plus les tensions.
D’autres grands noms du monde de la lutte, à l’instar de Eumeu Sène, Boy Niang et plusieurs lutteurs issus de Pikine, fief d’Ama Baldé, sont également concernés par ces restrictions. L’objectif est clair : éviter toute escalade qui pourrait entacher le combat.
L’enjeu de cette confrontation dépasse largement les deux lutteurs. Le CNG, qui veut préserver l’image de la lutte sénégalaise, met tout en œuvre pour que le combat se déroule dans les meilleures conditions. La présence de figures influentes comme Balla Gaye 2 et Modou Lô aurait pu exacerber les tensions et transformer cette opposition en un affrontement généralisé entre supporters et camps rivaux.
Avec ces mesures strictes, l’instance dirigeante espère garantir un combat équitable et sécurisé, où seule la lutte primera sur les tensions extérieures. Reste à voir si cette affiche, qui tient en haleine tous les amateurs de lutte sénégalaise, répondra aux attentes sur le sable de l’Arène nationale.
Kaolack – Société : Le MCDIS interpelle les autorités sur la cherté de la vie et le chômage
Le Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal (MCDIS) a tenu une conférence de presse ce jeudi à Kaolack pour alerter sur la situation socio-économique du pays. Face à la montée des prix des denrées de première nécessité, le chômage et l’instabilité du système éducatif, le mouvement appelle les nouvelles autorités à des mesures urgentes et efficaces.
Badou Ndour, président du MCDIS, a exprimé son inquiétude face à la cherté de la vie, qui devient de plus en plus insoutenable pour les Sénégalais. « Bientôt, nous serons au mois de Ramadan, et tout le monde constate que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. Malheureusement, les mesures annoncées pour encadrer cette situation ne sont pas toujours appliquées et restent inefficaces », a-t-il déploré.
Le MCDIS s’est également penché sur les tensions qui secouent le système éducatif sénégalais. Entre les grèves des enseignants et les manifestations des étudiants, l’instabilité persiste, mettant en péril l’avenir de milliers de jeunes. Le président du mouvement a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour garantir un cadre éducatif stable et performant.
Autre sujet brûlant abordé par le MCDIS : la fermeture inquiétante des entreprises privées, qui aggrave la crise de l’emploi. « Selon le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, 200 entreprises industrielles ont mis la clé sous le paillasson au Sénégal. Cela signifie la perte de milliers d’emplois et une précarité grandissante pour de nombreuses familles », a alerté Badou Ndour.
Face à ces défis majeurs, le MCDIS invite les nouvelles autorités à apporter des solutions concrètes et adaptées aux préoccupations des populations. Le mouvement insiste sur la nécessité d’un plan d’action efficace pour maîtriser les prix, relancer l’économie et assurer un avenir stable aux citoyens.
Polémique autour du rapport de la Cour des comptes : Aïssata Tall Sall monte au créneau
L’ancienne ministre de la Justice, Me Aïssata Tall Sall, a vivement critiqué le dernier rapport de la Cour des comptes lors d’un point de presse de l’Alliance pour la République (APR). Rejetant en bloc ce document, elle a dénoncé aussi bien sa forme, son contenu que son objectif, estimant qu’il s’agit d’un réquisitoire dirigé contre l’ancien président Macky Sall et son régime.
Prenant la parole en deuxième position lors de la conférence de presse, Me Aïssata Tall Sall n’a pas mâché ses mots. Selon elle, ce rapport est biaisé et semble avoir été conçu dans le but de discréditer l’ancien chef de l’État. « Nous le rejetons trois fois : d’abord sur la forme, ensuite sur le fond et enfin sur la finalité », a-t-elle martelé.
Sur la forme, l’ancienne garde des Sceaux s’interroge sur l’absence de signature sur le document, alors que le nom du président de la Cour des comptes y est mentionné. « C’est à croire qu’ils ont peur d’assumer leurs affirmations », a-t-elle ironisé.
Sur le fond, elle rappelle que la Cour des comptes avait déjà certifié certaines données contenues dans le rapport, avant de faire volte-face. « Pourquoi revenir sur un travail qu’elle a déjà validé ? », s’interroge-t-elle.
Enfin, sur la finalité, Me Aïssata Tall Sall voit dans ce rapport une volonté manifeste de jeter le régime de Macky Sall « à la vindicte populaire ». Elle estime que dans le contexte actuel, ce document a été utilisé comme un « prétexte » pour attaquer l’ancien pouvoir.
Me Aïssata Tall Sall regrette que la Cour des comptes, qu’elle jugeait autrefois « beaucoup plus sérieuse », en soit arrivée à ce stade. Selon elle, ce rapport controversé ternit l’image de l’institution et met en péril sa crédibilité. « C’est la première fois que la Cour des comptes produit un rapport tant contesté. Avec ce rapport, elle s’est tiré une balle dans le pied », a-t-elle déclaré.
Malgré cette polémique, l’ancienne ministre a tenu à défendre Macky Sall, qu’elle qualifie d’« homme à la parole rare et aux actes incontestables ». Elle rappelle que c’est sous sa présidence que la Cour des comptes a été renforcée, ce qui, selon elle, prouve qu’il n’avait rien à cacher.
New York : Eric Adams renforce sa coopération avec l’administration Trump sur l’immigration
Le maire de New York, Eric Adams, a annoncé jeudi son intention de collaborer plus étroitement avec l’administration Trump sur la question de l’immigration, quitte à remettre en cause le statut de “sanctuaire” de la ville. Cette décision, qui inclut la réouverture des portes de la prison de Rikers Island aux agents fédéraux de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), suscite une vive controverse.
Eric Adams a rencontré jeudi Tom Homan, responsable de la politique d’expulsion massive des migrants en situation irrégulière sous l’administration Trump. À l’issue de leur échange, le maire a déclaré vouloir “travailler ensemble pour expulser de notre ville les gangs violents de migrants”. Il a également confirmé la mise en œuvre d’un décret présidentiel rétablissant la présence des agents de l’ICE à Rikers Island, une prison qui n’accueillait plus de bureaux de cette agence fédérale depuis l’adoption du statut de “sanctuaire” en 2014.
“Nous travaillons à la mise en œuvre d’un décret présidentiel qui rétablira la possibilité pour les agents de l’ICE d’opérer à Rikers Island”, a écrit Eric Adams sur X. Selon lui, cette coopération vise principalement à renforcer les enquêtes criminelles contre “les criminels violents et les gangs”.
Le maire de la plus grande ville des États-Unis, qui a accueilli plus de 230 000 migrants depuis 2022, justifie ce rapprochement par la nécessité d’une meilleure coordination entre les forces locales et fédérales. Il a également évoqué l’intégration de davantage de détectives de la police new-yorkaise au sein des agences fédérales pour lutter contre l’immigration clandestine et la criminalité qui en découlerait.
Depuis plusieurs mois, Eric Adams aligne progressivement sa position sur l’immigration sur celle du président Donald Trump, une évolution qui suscite de nombreuses critiques au sein du camp démocrate.
L’affaire prend une tournure politique encore plus explosive après l’intervention de l’administration Trump dans un dossier judiciaire impliquant le maire. Lundi, le ministère de la Justice a demandé aux procureurs fédéraux de Manhattan d’abandonner les poursuites pour corruption visant Eric Adams, arguant que celles-ci l’empêchaient de se concentrer pleinement sur la lutte contre l’immigration illégale.
Cette demande a conduit à la démission de la procureure fédérale en charge du dossier, alimentant les soupçons d’un arrangement politique entre le maire et la Maison-Blanche. Plusieurs élus progressistes du conseil municipal de New York dénoncent une “démarche inquiétante” et une compromission des valeurs de la ville.
“L’annonce d’Eric Adams ne fait que renforcer l’inquiétude au sujet d’un maire qui donne la priorité aux intérêts de l’administration Trump plutôt qu’à ceux des New-Yorkais”, ont réagi des élus démocrates dans un communiqué commun.
En réponse à ce virage, la ministre américaine de la Justice Pam Bondi a annoncé mercredi l’ouverture de poursuites contre les autorités de l’État de New York, l’accusant de maintenir un “rôle de sanctuaire” qui entraverait les efforts fédéraux en matière d’expulsion.
L’ONG Immigrant Defense Project a pour sa part dénoncé un “marchandage politique” dans lequel Eric Adams chercherait à “s’attirer les faveurs du président Donald Trump” afin d’obtenir l’abandon des charges de corruption qui pèsent contre lui.
Cette décision marque un changement majeur pour une ville qui s’est longtemps positionnée comme un refuge pour les migrants, notamment sous l’administration de Bill de Blasio. En acceptant de rouvrir Rikers Island aux agents de l’ICE et de renforcer la coopération avec Washington, Eric Adams prend le risque de se mettre à dos une partie de l’électorat new-yorkais, majoritairement démocrate.
Alors que les tensions entre New York et le gouvernement fédéral s’intensifient, cette nouvelle alliance entre la mairie et l’administration Trump pourrait redéfinir la politique migratoire de la ville dans les mois à venir. Reste à voir si ce rapprochement servira réellement la lutte contre la criminalité ou s’il s’agit d’un simple calcul politique du maire en quête de protection face à ses propres démêlés judiciaires.
Gestion chaotique de l’ancien régime : Alioune Tine indigné par les révélations de la Cour des comptes
La publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion financière de l’ancien régime sous Macky Sall continue de susciter l’indignation au Sénégal. Parmi les voix les plus critiques, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, se fait particulièrement entendre.
Dans une déclaration empreinte de colère et d’étonnement, Alioune Tine n’a pas caché son indignation face aux révélations du rapport. « On est complètement estomaqué, extrêmement surpris. C’est une gestion vraiment chaotique et scandaleuse », a-t-il dénoncé. Les conclusions du rapport mettent en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des fonds publics, suscitant une vague d’indignation dans l’opinion publique.
Pour Alioune Tine, les difficultés économiques et sociales actuelles du pays sont directement liées à cette mauvaise gestion. « Ce qui reste aujourd’hui, c’est de voir quelles leçons il faut tirer, car le pays est confronté à de nombreux conflits sociaux. Les travailleurs sont dans la rue. Il y a le chômage, des problèmes dans le secteur de la santé avec des médecins que l’État ne peut pas recruter, entre autres… Et cela est dû aux effets et aux conséquences de cette gestion totalement chaotique », a-t-il expliqué.
Cette situation intervient dans un contexte où plusieurs secteurs clés du pays sont en crise. Les grèves des travailleurs se multiplient, notamment dans l’éducation et la santé, tandis que les jeunes peinent à trouver un emploi dans un marché du travail en difficulté.
Face à cette situation, la question de la reddition des comptes et des réformes structurelles se pose avec acuité. De nombreuses voix s’élèvent pour exiger que des mesures soient prises afin de sanctionner les responsables de cette mauvaise gestion et d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent à l’avenir.
Le rapport de la Cour des comptes pourrait ainsi être un tournant majeur dans la lutte pour une gouvernance plus transparente et plus efficace au Sénégal. Reste à voir quelles actions concrètes seront entreprises par les autorités compétentes pour répondre aux attentes de la population.
Lutte contre la désinformation et les discours haineux : la société civile et le CNRA s’engagent
Dans le cadre de la préservation de la stabilité du pays et du renforcement de la démocratie, des organisations telles que le Gradec, l’ONG 3D et le Cosce, en collaboration avec l’État et les acteurs de la presse sénégalaise, ont tenu un atelier de deux jours à la résidence Mamoune à partir de ce jeudi 13 février. L’objectif de cette rencontre était de lutter contre la désinformation et les discours haineux, sous le thème : “Création d’un cadre d’échanges sur la prévention de la désinformation et des propos haineux”.
M. Babacar Fall a souligné que la désinformation, à l’ère moderne, est devenue une véritable industrie, voire une entreprise criminelle qui menace le fondement du vote et, par extension, la stabilité des sociétés. Pour remédier à cette problématique, Moundiaye Cissé a annoncé que 46 représentants seront déployés dans tous les départements afin de relayer les informations liées à ce projet et d’accompagner les initiatives de lutte contre la désinformation.
Le président du CNRA, Mamadou Oumar Ndiaye, a, quant à lui, reconnu la difficulté de réguler la presse en ligne. Il a affirmé que le CNRA ne dispose pas encore des prérogatives nécessaires pour encadrer les contenus numériques, mais qu’une loi sera bientôt mise à jour pour remédier à cette situation.
“Aujourd’hui, la désinformation s’accompagne de propos extrêmement dangereux pour la stabilité de nos sociétés et de nos communautés. C’est pourquoi nous proposons la création d’un cadre pour la prévention de la désinformation et des discours haineux. Ce cadre regroupera les acteurs des médias, les autorités politiques, la presse écrite et en ligne, ainsi que les utilisateurs des réseaux sociaux”, a déclaré M. Babacar Fall, président du Gradec.
Il a également rappelé que la question de la désinformation est désormais au cœur des problématiques de gouvernance dans un monde marqué par les luttes d’accès au pouvoir, aux ressources et au contrôle des données. Chaque jour, des manipulations d’informations sont orchestrées dans le but d’influencer l’opinion publique et de servir des intérêts privés.
Renforcement du rôle des journalistes et coopération avec les plateformes numériques
M. Fall a insisté sur la nécessité de responsabiliser davantage les journalistes, qui jouent un rôle crucial en tant que relais et régulateurs de l’opinion publique. Il estime que cet atelier, au-delà de la création d’un cadre d’échanges, devra structurer des réunions régulières et être un véritable outil de lutte contre la désinformation, facilitant la collaboration entre les journalistes, la société civile et l’État.
Le président du CNRA a également évoqué un dialogue engagé à l’échelle africaine pour mieux gérer les réseaux sociaux. Il a précisé qu’un travail de coordination entre les régulateurs africains et les grandes plateformes numériques a été entamé.
“Nous avons déjà tenu une réunion à Abidjan dans le cadre de la déclaration d’Abidjan. Cette initiative vise à établir un dialogue entre les plateformes numériques et les régulateurs africains pour mieux encadrer les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Cependant, cela reste un processus de long terme”, a-t-il expliqué.
Un programme national pour la prévention des conflits et la promotion de la paix
Moundiaye Cissé, coordinateur du Cosce et vice-président du comité de pilotage, a annoncé le lancement d’un programme national de prévention. Ce dispositif, qui sera mis en place sous l’égide de l’ONG 3D, mobilisera plusieurs acteurs issus du monde sportif, culturel et politique.
“Au niveau national, nous allons travailler sur des études et des actions concrètes pour prévenir la désinformation et promouvoir la paix. Ce programme mobilisera 46 représentants, un par département, et inclura des initiatives locales pour sensibiliser les autorités et les citoyens”, a-t-il précisé.
Le programme prévoit également une collaboration avec les universités, qui sont souvent des lieux de fortes tensions et de violences. Il s’agira ainsi d’impliquer les jeunes et les institutions académiques dans cette dynamique de prévention et de sensibilisation.
À travers cet atelier et les initiatives qui en découleront, la société civile et le CNRA souhaitent instaurer un cadre durable de lutte contre la désinformation et les discours haineux, en impliquant tous les acteurs concernés : journalistes, autorités politiques, plateformes numériques et citoyens. La réussite de ce projet dépendra de l’engagement collectif et de la mise en place de mécanismes concrets pour contrer la manipulation de l’information et préserver la stabilité du pays.
Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°396 – 14/02/2025
Disparition de Matar Diagne : Les résultats de l’autopsie révèlent les causes de sa mort
Le mystère entourant la mort tragique de Matar Diagne, étudiant à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, semble enfin levé. Retrouvé sans vie dans sa chambre au village A de l’université mardi dernier, l’étudiant de 22 ans avait suscité une vive inquiétude et de nombreuses interrogations au sein de la communauté universitaire. Cependant, après une enquête minutieuse, la thèse de l’assassinat a rapidement été écartée par les enquêteurs.
Les résultats de l’autopsie, transmis à la brigade de recherches de Saint-Louis, ont révélé que Matar Diagne est décédé par pendaison. Selon un rapport médical consulté par nos soins, une fracture de l’os du cou a été observée, et la cause du décès a été déterminée comme étant une asphyxie mécanique, confirmant ainsi la thèse du suicide.
Lamine Kane, l’un des oncles du défunt, a réagi aux résultats de l’autopsie après leur publication. Contacté par téléphone par PressAfrik, Lamine Kane n’a ni confirmé ni infirmé les informations concernant la cause du décès. Il a précisé que les résultats de l’autopsie avaient été remis à son père, et qu’il avait été informé que ce dernier devait le contacter pour l’en informer. « Il m’avait dit qu’il allait m’appeler pour m’informer, mais jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu son appel », a-t-il indiqué, soulignant que l’appel avait eu lieu tard dans la soirée, à 22 h 30.
Quant à la réception du corps, Lamine Kane a confirmé que celui-ci était arrivé à Keur Massar, où l’inhumation est prévue pour le lendemain. Le deuil se déroulera à Pikine Ganaw Rail, lieu de résidence de la famille.
Une source proche de la famille a également révélé que Matar Diagne avait posté une lettre d’adieu avant son décès. Selon cette source, la lettre est bien de la main de l’étudiant, et il semblerait que personne n’ait eu accès à son compte Facebook après la publication de ce message.
Malgré les résultats de l’autopsie, des questions demeurent sur les raisons qui ont poussé Matar Diagne à en arriver à ce geste tragique. Ses proches, ses camarades de classe, et l’ensemble de la communauté universitaire de l’UGB restent dans l’incertitude quant aux motifs de son acte, alors qu’ils continuent de rendre hommage à cet étudiant prometteur.
Papa Malick Ndour appelle à la défense des institutions du Sénégal contre « les manipulations politiques »
Alors que le rapport de la Cour des Comptes continue de provoquer des remous dans la sphère politique, l’ancien ministre Papa Malick Ndour est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation des institutions sénégalaises. Selon lui, les attaques répétées contre le rapport ne visent pas uniquement à critiquer son contenu, mais plutôt à saper l’intégrité et la stabilité des structures républicaines.
Lors d’un point de presse, Papa Malick Ndour a évoqué une « vassalisation » des institutions publiques, affirmant que certaines manœuvres politiques étaient orchestrées dans le but d’affaiblir les fondements de la démocratie sénégalaise. Il estime que derrière ces attaques, se cache une stratégie de manipulation de l’opinion publique menée par Ousmane Sonko et ses alliés. Pour l’ancien ministre, cette démarche vise à créer une défiance généralisée envers les institutions étatiques afin de renforcer une position politique basée sur la contestation permanente.
« Ce qui se passe actuellement n’est rien d’autre qu’une tentative de destruction méthodique de nos institutions. On cherche à détourner l’opinion publique avec des accusations sans fondement dans le seul but de servir des intérêts personnels et politiques. Cela est extrêmement dangereux pour l’unité nationale », a-t-il déclaré.
Papa Malick Ndour s’inquiète particulièrement des conséquences de cette campagne de dénigrement sur le fonctionnement de l’État et sur les fonctionnaires républicains qui, selon lui, sont injustement pris pour cibles. Il rappelle que l’administration sénégalaise est composée de serviteurs de l’État compétents et dévoués, qui ne devraient pas être instrumentalisés dans des querelles politiques. « Nos fonctionnaires sont les piliers de notre administration. Ils œuvrent chaque jour pour le bien-être du pays sans aucune appartenance politique. Les attaquer, c’est fragiliser notre État », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, il appelle à un sursaut national et exhorte les Sénégalais à ne pas tomber dans le piège de la division. Il insiste sur l’importance de défendre les institutions républicaines contre toute tentative de manipulation politique, afin de préserver la stabilité et la transparence du pays.
« Le Sénégal a toujours été une nation respectée pour sa solidité institutionnelle. Nous devons nous mobiliser pour éviter que ce climat de suspicion ne détruise notre réputation et ne mette en péril nos acquis démocratiques. Le peuple doit rester vigilant et ne pas se laisser emporter par des discours populistes qui ne visent qu’à semer la confusion », a-t-il conclu.
Me Aïssata Tall Sall critique le rapport de la Cour des Comptes : « C’est un document qui souffre dans le fond, la forme et la finalité »
La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de susciter des réactions vives au sein de la classe politique. Après les critiques formulées par l’Alliance pour la République (APR) contre la publication du rapport dans le cadre de l’initiative « Jub, Jubal, Jubbanti », c’est au tour de Me Aïssata Tall Sall de monter au créneau. La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et membre influente de l’APR a tenu, ce jeudi, un point de presse au cours duquel elle a remis en question la crédibilité du document et dénoncé ce qu’elle considère comme un travail biaisé.
Selon l’ancienne ministre de la Justice sous Macky Sall, le rapport de la Cour des Comptes « souffre dans le fond, la forme et la finalité ». D’entrée de jeu, elle a pointé du doigt des « incongruités et incohérences », qui, selon elle, jettent un discrédit sur la démarche adoptée par l’institution de contrôle des finances publiques.
Sur la forme, Me Aïssata Tall Sall déplore l’absence de prise en compte des observations des anciens ministres des Finances ayant exercé durant la période couverte par l’audit. Selon elle, il aurait été plus juste d’inclure les éléments de réponse de ces ministres avant de publier le document. « Il aurait fallu interroger ceux qui ont eu à gérer ces ressources publiques et leur permettre d’apporter des clarifications. Ce travail n’a pas été fait par la Cour des Comptes », a-t-elle regretté.
L’ancienne ministre va plus loin en s’interrogeant sur l’authenticité même du document, soulignant l’absence de signatures officielles. « On peine à savoir qui a revendiqué la paternité de ce document », a-t-elle dénoncé, insinuant ainsi un possible manque de transparence dans le processus d’élaboration du rapport. Pour elle, un document d’une telle importance aurait dû être signé par les magistrats en charge de l’audit afin d’éviter toute contestation sur son origine et sa validité.
Sur le fond, Me Aïssata Tall Sall estime que la Cour des Comptes ne fait que se répéter et que ce rapport n’apporte rien de nouveau. Elle rappelle que des audits similaires ont déjà été réalisés sous l’ancien régime et que la Cour ne fait que réutiliser des données anciennes pour justifier des conclusions déjà établies d’avance. « Ce rapport semble vouloir imposer de nouveaux chiffres pour ternir l’image des responsables de l’ancien régime », a-t-elle accusé, affirmant que cette démarche s’inscrit dans une volonté de nuire politiquement aux anciens dignitaires du pouvoir.
La sortie de Me Aïssata Tall Sall vient ainsi renforcer la ligne défensive de l’APR face aux accusations de mauvaise gestion portées contre le régime de Macky Sall. Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye promet des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de malversations financières, l’ancienne ministre de la Justice considère que ces accusations relèvent davantage d’un agenda politique que d’une réelle volonté d’assainissement des finances publiques.
Les débats autour de ce rapport risquent donc de se prolonger, entre un gouvernement déterminé à faire toute la lumière sur la gestion passée et une opposition qui dénonce une chasse aux sorcières. Pendant ce temps, l’opinion publique reste divisée entre ceux qui réclament des sanctions exemplaires et ceux qui voient dans cette affaire une instrumentalisation politique des institutions judiciaires et financières du pays.
Rapport de la Cour des Comptes : l’APR accuse le nouveau régime de « comportement irresponsable »
La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce document, qui met en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ancien régime, a été rendu public par le gouvernement actuel dans le cadre de son initiative de transparence baptisée « Jub, Jubal, Jubbanti ». Face aux conclusions accablantes du rapport, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a annoncé l’ouverture de poursuites pénales contre des responsables présumés de détournements de fonds et d’autres infractions économiques.
En réaction, l’Alliance pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 février pour contester les accusations et dénoncer une instrumentalisation politique du rapport. D’après les cadres du parti, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye agit de manière irresponsable en rendant publics des chiffres qui, selon eux, seraient exagérés ou mal interprétés. Ils estiment que cette posture pourrait nuire gravement à la réputation du Sénégal et compromettre sa capacité à obtenir des financements à l’international. « Le comportement irresponsable du nouveau régime va coûter très cher au Sénégal, en réputation et en coût d’emprunt », a déclaré un responsable du parti. En wolof, il a ajouté : « Ku meunul bahul lu yakku yowa ! » (Celui qui n’a pas su gérer ne doit pas détruire ce qui existe).
L’un des points majeurs de discorde entre l’APR et le gouvernement actuel concerne la dette publique. L’APR a tenu à rappeler que la dette publique sénégalaise repose sur deux composantes distinctes. La première est la dette intérieure, qui englobe les emprunts contractés auprès des banques locales et les émissions de bons du Trésor sur les marchés financiers régionaux. La seconde est la dette extérieure, qui comprend les prêts obtenus auprès d’organismes bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les fonds levés sur les marchés financiers internationaux. Selon les cadres du parti, il est erroné d’inclure dans la dette publique certaines facilités financières accordées par les banques locales pour l’exécution de projets et programmes spécifiques. Ils accusent le gouvernement actuel d’avoir gonflé les chiffres en y intégrant des avances et découverts bancaires, ce qui, selon eux, ne correspond pas à la définition traditionnelle de la dette publique.
Un autre point de friction concerne la vente de biens immobiliers de l’État. Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été cédés dans des conditions jugées opaques. En réponse, l’APR affirme que ces transactions ont été réalisées dans le cadre légal et que les immeubles ont été vendus à la SOGEPA, une société publique dont l’État détient l’intégralité du capital. Le parti rappelle que la loi n°2022-36 du 22 novembre 2022 autorise expressément le transfert de ces biens à la SOGEPA, soit par cession, soit à titre gratuit ou onéreux. L’APR estime que la Cour des Comptes n’a d’ailleurs émis aucun grief majeur sur ces ventes et accuse le gouvernement de manipuler l’information à des fins politiques.
Sur la question de l’encours de la dette de l’administration centrale, l’APR affirme que le rapport de la Cour des Comptes ne remet pas en cause les chiffres contenus dans les lois de règlement adoptées sous le régime de Macky Sall. Selon eux, la Cour aurait même corrigé certaines erreurs du ministère des Finances, qui aurait omis d’intégrer un montant de 81,29 milliards de francs CFA. Pour les partisans de l’ancien président, cela prouve que les chiffres avancés par le gouvernement actuel sont biaisés et ne reflètent pas la réalité des finances publiques.
La question des disponibilités bancaires de l’État est également un sujet de contestation. Le rapport mentionne que les fonds disponibles en banque s’élèvent à 173,6 milliards de francs CFA, mais l’APR conteste ce chiffre, affirmant que les données du Trésor et des institutions bancaires situent plutôt ces disponibilités à 263,9 milliards. Cette divergence de chiffres alimente la méfiance de l’ancien régime, qui soupçonne le gouvernement actuel de vouloir noircir artificiellement le tableau financier pour justifier certaines décisions politiques.
Les engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur bancaire constituent un autre point de discorde. Selon la Cour des Comptes, à la fin de l’année 2023, les engagements financiers de l’État s’élevaient à 2 219,79 milliards de francs CFA. Or, le rapport officiel du gouvernement actuel évoque un chiffre bien inférieur, estimé à 619,8 milliards. L’APR interpelle l’exécutif sur cette différence de près de 1 600 milliards de francs CFA et exige des explications claires sur l’origine des données utilisées par le ministère des Finances.
Derrière ces querelles techniques et financières se cache une véritable bataille politique entre l’ancien et le nouveau régime. L’APR se défend vigoureusement contre ce qu’il considère comme une tentative de criminalisation de la gestion de Macky Sall et de ses collaborateurs. Le parti accuse le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye d’orchestrer une campagne de diabolisation pour détourner l’attention des difficultés actuelles du pays.
De son côté, le gouvernement maintient sa ligne dure en promettant des poursuites judiciaires contre les responsables présumés de malversations. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a assuré que des enquêtes approfondies seront menées et que toutes les personnes impliquées, qu’elles soient anciennes ou actuelles figures de l’État, devront rendre des comptes. L’exécutif affirme que son objectif est d’assainir la gestion publique et de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions du pays.
L’affaire ne fait que commencer et pourrait avoir des conséquences politiques majeures dans les mois à venir. Si les enquêtes judiciaires confirment les accusations portées par la Cour des Comptes, d’anciens ministres et hauts responsables risquent des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à des peines de prison. L’APR, quant à elle, promet de ne pas se laisser faire et annonce déjà qu’elle mènera une bataille politique et médiatique pour défendre son bilan et rétablir sa vérité.
Dans ce contexte explosif, l’opinion publique suit avec attention l’évolution du dossier. Pour les citoyens, l’enjeu dépasse le simple règlement de comptes entre deux régimes : il s’agit avant tout de savoir si les promesses de transparence et de bonne gouvernance faites par le président Bassirou Diomaye Faye seront tenues, et si la justice sera véritablement impartiale dans le traitement de cette affaire aux multiples ramifications.
FMI et Banque mondiale : La crise de confiance qui bouleverse les finances publiques du Sénégal
Six mois après avoir dévoilé la situation réelle des finances publiques, le gouvernement sénégalais se retrouve face à une crise de confiance avec les institutions financières internationales. Lors d’une conférence de presse, Ahmadou Al Aminou Lo, ministre Secrétaire Général du gouvernement, est revenu sur les répercussions de cette politique de transparence, notamment sur les relations avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale.
Dès son arrivée au pouvoir, l’actuel gouvernement avait promis de faire la lumière sur la gestion des finances publiques. En juillet dernier, les autorités avaient dénoncé une falsification des chiffres économiques sous l’ancien régime, révélant un déficit budgétaire bien plus important que celui officiellement annoncé. Ces déclarations ont eu un effet immédiat : la méfiance des partenaires financiers s’est installée, entraînant un gel des financements extérieurs.
« Quand nous avions annoncé que les chiffres sur les finances publiques étaient faux, tous les organismes qui nous prêtaient de l’argent, c’est-à-dire le FMI et la Banque mondiale, avaient retenu leur main », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lo. En clair, la révélation de ces irrégularités a poussé les bailleurs à suspendre certains décaissements, rendant plus difficile la gestion budgétaire de l’État.
L’économie sénégalaise repose en grande partie sur les financements des institutions internationales. Le FMI et la Banque mondiale jouent un rôle clé dans l’équilibre budgétaire en fournissant des prêts et en soutenant des projets de développement. Le gel de ces financements complique donc sérieusement la mise en œuvre des réformes économiques prévues par l’État.
Face à cette situation, le gouvernement est confronté à un dilemme : continuer sur la voie de la transparence au risque de fragiliser davantage la confiance des bailleurs ou bien adopter une approche plus diplomatique pour rassurer les investisseurs internationaux.
Cette crise de confiance a des impacts concrets sur l’économie sénégalaise. Le gel des financements extérieurs réduit la capacité du gouvernement à honorer certaines dépenses publiques, notamment les investissements dans les infrastructures et les services sociaux. En outre, la suspension de ces appuis budgétaires accroît la pression sur les finances publiques, obligeant l’État à explorer d’autres sources de financement.
Les entreprises nationales, en particulier celles qui dépendent des contrats publics, ressentent déjà les effets de cette situation. Certains projets de grande envergure, financés en partie par des fonds internationaux, connaissent des retards, ce qui freine la croissance économique et l’emploi.
Pour sortir de cette impasse, le gouvernement devra rapidement mettre en place une stratégie visant à restaurer la confiance des institutions financières internationales. Plusieurs pistes sont envisagées :
- Renforcer la transparence et la bonne gouvernance : La publication régulière des rapports financiers et des audits indépendants pourrait rassurer les bailleurs sur la gestion des ressources publiques.
- Négocier avec le FMI et la Banque mondiale : Une approche diplomatique avec ces institutions est nécessaire pour clarifier la nouvelle politique économique et obtenir des engagements concrets en faveur de la reprise des financements.
- Diversifier les sources de financement : Le Sénégal pourrait explorer d’autres options, notamment en renforçant ses relations économiques avec des partenaires non traditionnels tels que la Chine, la Turquie ou les pays du Golfe.
- Mobiliser les ressources internes : Une réforme fiscale efficace pourrait permettre d’accroître les recettes de l’État et réduire la dépendance aux financements extérieurs.
Le pari du gouvernement sur la transparence est certes courageux, mais il implique des ajustements stratégiques pour éviter une crise prolongée. Le Sénégal se trouve à un tournant crucial où il doit conjuguer vérité et pragmatisme pour garantir une stabilité économique durable.
Sénégal : Vers un redressement budgétaire et une nouvelle politique d’endettement
Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a annoncé une série de réformes budgétaires et financières destinées à assainir les finances publiques du Sénégal. Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue à la Primature, il a détaillé l’ampleur du déficit budgétaire et de l’endettement accumulé ces dernières années, tout en exposant la stratégie adoptée pour rétablir la situation.
Selon l’audit de la Cour des comptes, la dette publique a atteint 99,7 % du PIB à la fin de l’année 2023, un chiffre bien au-delà des seuils de soutenabilité fixés par l’UEMOA. De plus, l’audit a révélé que de nombreuses dépenses ont été engagées hors des circuits budgétaires normaux et sans l’autorisation du Parlement, un dysfonctionnement qui a aggravé la situation financière du pays.
« Ce n’est pas parce que des ressources sont disponibles auprès des partenaires qu’il faut les mobiliser, surtout pour des projets non productifs », a déclaré le ministre Abdourahmane Sarr, dénonçant ainsi les choix budgétaires du régime précédent.
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement s’est fixé un objectif clair : ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB et réduire la dette publique à 70 % du PIB d’ici 2029-2035.
« La nouvelle politique d’endettement que nous avons élaborée devrait contribuer à réduire considérablement l’exposition du portefeuille de dette en devises et à améliorer la viabilité de cette dernière », a précisé le ministre de l’Économie.
Concrètement, cette stratégie vise à réduire la dépendance aux financements extérieurs en priorisant les ressources internes et en ciblant des investissements productifs susceptibles de générer des revenus pour l’État.
Malgré ces défis budgétaires, le gouvernement reste optimiste quant aux perspectives économiques du Sénégal. Le ministre Abdourahmane Sarr a affirmé que la croissance économique devrait atteindre en moyenne 6,5 % au cours des prochaines années, grâce notamment à l’exploitation du pétrole et du gaz.
Cependant, il a insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources internes et d’adopter une gestion rigoureuse des finances publiques pour assurer un développement durable et souverain.
« L’avenir dépendra de ce que nous ferons en tant que Sénégalais : mobiliser nos ressources internes pour un développement souverain, juste et prospère », a-t-il conclu, soulignant l’engagement du Sénégal dans une nouvelle ère de transparence et de rigueur financière.
Ces annonces marquent un tournant majeur dans la gestion économique du Sénégal. En mettant en place une politique budgétaire plus stricte, le gouvernement espère restaurer la confiance des partenaires financiers et des investisseurs tout en assurant une croissance économique inclusive et durable. Reste à voir comment ces réformes seront mises en œuvre et si elles permettront réellement de redresser les finances publiques du pays.
Poursuites contre Macky Sall pour haute trahison : Ousmane Diagne laisse la porte ouverte
Le rapport explosif de la Cour des comptes continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce mercredi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a été interpellé sur une éventuelle poursuite pour haute trahison visant l’ancien président Macky Sall.
Si cette question divise l’opinion publique, le ministre a préféré rester prudent, affirmant que rien n’était exclu à ce stade.
« Sur la période 2019-2023, parmi les infractions répertoriées, ne figurent pas celles concernant la haute trahison. Mais rien n’est exclu, car ce sont des enquêtes qui sont menées et qui peuvent aboutir à tout… », a déclaré Ousmane Diagne.
Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes, plusieurs voix s’élèvent pour demander que toute la lumière soit faite sur la gestion financière sous Macky Sall. Des acteurs politiques et des membres de la société civile estiment que certaines irrégularités relevées pourraient être qualifiées de manquements graves aux devoirs du président de la République, pouvant ainsi justifier une procédure pour haute trahison.
Toutefois, pour l’instant, aucune charge officielle n’a été retenue contre l’ancien chef de l’État. Le ministre de la Justice a insisté sur le fait que les enquêtes en cours pourraient révéler de nouveaux éléments, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.
Selon l’article 101 de la Constitution du Sénégal, un président en exercice ne peut être poursuivi que pour haute trahison devant la Haute Cour de Justice. Cette infraction est définie comme une violation grave de la Constitution ou un acte compromettant gravement les intérêts supérieurs de la Nation.
Si des éléments de preuve étaient réunis contre Macky Sall, le Parlement pourrait être amené à saisir la Haute Cour de Justice, une procédure rare dans l’histoire politique sénégalaise.
Les prochains jours s’annoncent décisifs dans cette affaire. Les conclusions des enquêtes en cours, annoncées par le ministre de la Justice, pourraient permettre de préciser si des infractions directement imputables à Macky Sall sont identifiées.
Rapport de la Cour des comptes : Ousmane Diagne annonce des enquêtes et des poursuites judiciaires
Le gouvernement sénégalais prend très au sérieux les révélations du rapport de la Cour des comptes. Ce mercredi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a tenu un point de presse pour détailler les mesures qui seront prises après la publication de ce document accablant sur la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024.
Devant la presse, le Garde des Sceaux a reconnu la gravité des faits mis en lumière par le rapport, affirmant que des enquêtes seront lancées pour identifier les responsables et les traduire en justice.
« L’exploitation du rapport de la Cour des comptes révèle des faits graves. Cette juridiction, que nous considérons comme crédible, a fait un travail minutieux, et nous devons maintenant tirer toutes les conséquences judiciaires de ses conclusions. »
Le ministre a insisté sur le respect de la procédure légale, rappelant les principes fondamentaux tels que la présomption d’innocence, les droits de la défense et le principe du contradictoire.
« La mise en œuvre diligente de toutes les mesures judiciaires nécessaires sera effectuée afin d’élucider ces faits, d’identifier les responsables et de les traduire devant les juridictions compétentes. »
Dans ce cadre, des enquêtes approfondies seront ouvertes, et tous ceux impliqués dans des irrégularités financières seront poursuivis, y compris les coauteurs et complices présumés.
Ousmane Diagne a précisé que les dossiers pourraient être orientés vers la Haute Cour de justice, juridiction compétente pour juger les personnalités publiques ayant exercé de hautes fonctions, ainsi que vers le Pool judiciaire financier (PJF), chargé des crimes économiques et financiers.
« Tous ceux qui sont impliqués dans ces affaires seront identifiés et, si nécessaire, déférés devant les juridictions compétentes. »
Le ministre a conclu en affirmant que le peuple sénégalais sera informé en toute transparence de l’évolution des enquêtes. Cette annonce s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics.
Kaolack / Éducation : L’Inspection d’Académie à pied d’œuvre pour la réussite de la 34e finale nationale de la Dictée P.G.L.
Kaolack sera la capitale de l’éducation à l’occasion de la finale nationale de la Dictée P.G.L., prévue le samedi 15 février 2025, sous le thème : “La formation professionnelle des métiers”. L’Inspection d’Académie de Kaolack est à pied d’œuvre pour assurer le succès de cet événement éducatif.
Déjà, la ville de Mbossé Coumba Djiguen commence à accueillir ses hôtes venus des 14 régions du pays à la Maison des hôtes de Médina Baye, appelée le Complexe Keur Gane. Cette 34e édition réunira 32 lauréats et verra la présence de plusieurs personnalités, notamment des représentants de la Fondation Paul Gérin-Lajoie, du délégué général du Québec, de l’ambassade du Canada, du ministère de l’Éducation, ainsi que du parrain de l’édition 2025, Cheikh Mahy Aliou Cissé, porte-parole de la famille de Mame Baye Niasse.
Ce concours international de dictée, organisé par la Fondation Paul Gérin-Lajoie, s’adresse aux jeunes de la maternelle à la 2e secondaire. La Dictée P.G.L. permet aux enfants d’améliorer leur maîtrise du français tout en les sensibilisant à l’importance de la solidarité internationale, de la diversité et du vivre-ensemble.
Diéthié Fall dénonce les abus du régime précédent et soutient la transparence du nouveau pouvoir
La publication du dernier rapport de la Cour des Comptes continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Diéthié Fall, président du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a exprimé son indignation face à la gestion des finances publiques sous l’ancien régime. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par Sud Quotidien, il a dénoncé l’utilisation abusive des ressources nationales tout en réaffirmant son soutien aux nouvelles autorités engagées dans une gouvernance plus transparente.
Diéthié Fall n’a pas mâché ses mots en réagissant aux conclusions du rapport. Il a rappelé que, pendant que les opposants au régime précédent étaient « attaqués, violentés, calomniés, gazés et emprisonnés », ceux qui détenaient le pouvoir « pillaient en même temps nos maigres ressources ». Une critique cinglante qui vient renforcer les accusations déjà portées par le Premier ministre Ousmane Sonko, dont les alertes répétées sur la gestion des deniers publics trouvent désormais un écho dans les chiffres révélés par la Cour des Comptes.
Pour le leader du PRP, ces détournements sont d’autant plus révoltants que le Sénégal figure encore parmi les 25 pays les plus pauvres du monde. Une réalité qui, selon lui, rend ces abus inacceptables et exige des mesures fortes pour établir la responsabilité des auteurs de ces « crimes financiers ».
Diéthié Fall a également salué les actions entreprises par le nouveau pouvoir pour faire toute la lumière sur ces affaires et traduire les coupables en justice. Il soutient pleinement les initiatives du Président de la République et de son gouvernement, qui se sont engagés à restaurer la transparence et l’éthique dans la gestion des fonds publics.
Dans son message, il a appelé les citoyens à rester patients et unis derrière les nouvelles autorités, estimant que cette phase de transition est essentielle pour bâtir un « Sénégal souverain, juste et prospère ».
Les déclarations du président du PRP s’inscrivent dans un climat politique marqué par une volonté de rupture avec les pratiques du passé. La publication du rapport de la Cour des Comptes risque d’accélérer les poursuites judiciaires contre certains responsables de l’ancien régime, alors que la pression populaire en faveur de la reddition des comptes ne cesse de croître.
Diéthié Fall, en prenant fermement position, confirme l’alignement de son parti avec la ligne politique du gouvernement en place. Une posture qui renforce le camp du pouvoir dans son engagement pour une gestion plus vertueuse des ressources publiques.
Bassirou Diomaye Faye à Addis-Abeba pour le sommet de l’UA : Diplomatie, justice et coopération au cœur des échanges
Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, est arrivé cet après-midi à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour participer à la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), prévue du 15 au 16 février 2025. Cette rencontre continentale se déroule sous le thème : « Année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations ».
En marge de ce sommet, le Président Faye prendra part à des réunions de haut niveau, notamment sur le financement de la santé et le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP). Ces rencontres visent à renforcer la coopération entre les nations africaines et à promouvoir des politiques efficaces pour le développement du continent.
Par ailleurs, le chef de l’État sénégalais prévoit des entretiens bilatéraux avec plusieurs de ses homologues ainsi que des responsables d’organisations internationales. Ces discussions porteront sur des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité, l’économie et la coopération régionale.
La participation du Président Faye à ce sommet témoigne de l’engagement du Sénégal à contribuer activement aux initiatives panafricaines et à promouvoir la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine.
Sénégal : Cheikh Diba tire la sonnette d’alarme sur la situation financière du pays
Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un constat préoccupant sur l’état des finances publiques sénégalaises. Lors d’un point de presse, il a insisté sur l’urgence de réformer la gestion budgétaire pour éviter un effondrement financier.
Cheikh Diba a rappelé que le rapport présenté par la Cour des comptes constitue une “photographie fidèle” de la situation financière du pays entre 2019 et 2023. « Il confirme et valide les constats établis par l’Inspection générale des finances et met en lumière les insuffisances qu’il est désormais impératif de corriger avec rigueur et détermination », a-t-il déclaré.
Selon les données dévoilées, le déficit budgétaire moyen annuel a atteint 11,1 % au cours des cinq dernières années, tandis que l’endettement public s’élevait à 99,67 % du PIB en décembre 2023. Des chiffres qui illustrent, selon le ministre, la gravité des déséquilibres financiers accumulés ces dernières années.
Face à cette situation critique, Cheikh Diba a affirmé que le gouvernement n’a d’autre choix que d’agir rapidement. « Nous nous engageons dès aujourd’hui à mettre en œuvre des réformes structurelles ambitieuses pour garantir la soutenabilité budgétaire et la prospérité de notre nation », a-t-il assuré.
Le ministre a également salué le travail effectué par la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances, soulignant l’importance de cet exercice pour assurer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques.
Au-delà du constat, Cheikh Diba considère cette crise comme une opportunité pour repenser le modèle de gestion publique. « Ce moment est l’opportunité de bâtir un nouveau modèle de gestion publique », a-t-il déclaré, appelant à une approche plus rigoureuse et méthodique dans la gestion des finances de l’État.
Ousseynou Ly sur la gestion passée : « Le pays a été plongé dans le chaos par des hommes d’État autoproclamés »
Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, a récemment réagi au rapport accablant de la Cour des comptes concernant l’état des finances publiques du Sénégal. Il a critiqué les anciens dirigeants, qui, malgré leurs diplômes et leur expérience en tant qu’« hommes d’État », ont plongé le pays dans le chaos financier.
Malgré cette situation financière désastreuse, M. Ly a salué la capacité des nouvelles autorités à maintenir le fonctionnement de l’État. Il a notamment souligné le paiement régulier des salaires, l’approvisionnement des secteurs essentiels et la gestion efficace des urgences nationales.
À son entrée en fonction, le Président Bassirou Diomaye Faye a mandaté le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement pour entreprendre des actions prioritaires. Parmi celles-ci figurent la réduction des prix des denrées de première nécessité, la préparation de la campagne agricole, le règlement des dettes des opérateurs économiques et la gestion des inondations.
Ousseynou Ly a également souligné que la reconstruction d’un pays nécessite du savoir-faire et des vertus, contrairement à sa destruction, qui ne demande ni science ni compétence. Il a insisté sur le fait que ce sont aujourd’hui ces jeunes, autrefois qualifiés d’« inexpérimentés », qui redressent le pays et redonnent espoir aux citoyens.
Sénégal : Le gouvernement réagit au rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques
Le gouvernement sénégalais a tenu une conférence de presse pour répondre aux conclusions du Rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques de 2019 à 2023. Lors de cette rencontre, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté sur la nécessité d’agir rapidement pour corriger les déséquilibres mis en évidence par le document.
Selon la Cour des comptes, la gestion des finances publiques sur la période examinée révèle un déséquilibre financier notable, nécessitant des ajustements urgents. « Ce rapport est une photographie fidèle de la situation économique du pays. Il met en lumière des ajustements qu’il est impératif de mettre en œuvre », a déclaré le ministre.
Parmi les principaux points soulevés, le rapport met en avant une augmentation significative de la dette publique, un déficit budgétaire persistant et une gestion des dépenses nécessitant des améliorations. Ces constats font écho aux préoccupations soulevées ces derniers mois par plusieurs experts économiques et institutions financières internationales.
Face à ces constats, Cheikh Diba a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que le gouvernement a pris toute la mesure de la situation et s’engage à apporter des corrections. « Il y a un réel déséquilibre financier qui nous impose d’agir vite, avec efficacité et méthode », a-t-il insisté.
Le ministre des Finances a également mis en avant les efforts déjà entrepris pour rétablir l’équilibre budgétaire. Parmi les mesures annoncées figurent :
• Un renforcement du contrôle des dépenses publiques pour limiter le gaspillage et améliorer l’efficacité des investissements.
• Une meilleure mobilisation des recettes fiscales afin d’accroître les ressources de l’État sans alourdir la pression fiscale sur les citoyens.
• Une révision de la gestion de la dette publique pour garantir sa soutenabilité à long terme.
Vers un débat national sur la gestion des finances publiques ?
Les conclusions du rapport de la Cour des comptes risquent d’alimenter le débat sur la gouvernance économique du pays, notamment à l’approche de décisions budgétaires cruciales. Certains analystes estiment que ces constats pourraient inciter à une réforme en profondeur de la politique budgétaire afin de garantir une plus grande transparence et une meilleure gestion des ressources publiques.












