Amadou Bâ, député du parti Pastef, s’est exprimé avec véhémence contre toute tentative de protéger les responsables des violences survenues sous le régime de Macky Sall. Selon lui, ces actes ne sauraient être couverts ni par une loi d’amnistie, ni par une quelconque immunité.
Dans une réponse directe à l’ex-ministre de la Justice Aïssata Tall Sall, qui évoquait récemment une loi d’amnistie, Amadou Bâ a rappelé que ces crimes pourraient être qualifiés de “crimes intangibles”, en référence aux définitions établies par le Statut de Rome sur la Cour pénale internationale (CPI). “Ces crimes ne peuvent être protégés par une loi d’amnistie, d’amnésie ou d’immunité”, a-t-il déclaré avec fermeté.
Le député nouvellement élu a demandé à ce que les faits soient établis à travers :
• Les rapports d’autopsie ou leur absence concernant les 80 manifestants non armés qui auraient été exécutés de manière coordonnée avec des moyens de répression d’État.
• Les preuves du refus d’enquêtes de la part des autorités judiciaires et politiques, incluant le Procureur, le ministre de la Justice et le Président de la République.
• Les enterrements précipités, qui, selon lui, visaient à dissimuler la vérité aux familles des victimes.
• La démonstration que les victimes – morts, blessés, emprisonnés ou exilés – étaient systématiquement traquées sur l’ensemble du territoire et appartenaient toutes à un même parti politique, Pastef.
Amadou Bâ insiste sur le fait que ces crimes relèvent d’une “répression d’État planifiée” et qu’aucune tentative législative ne pourra faire obstacle à la justice.
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