Le collectif citoyen Aar Sunu Election continue de maintenir la pression pour que la présidentielle se tienne avant le 2 avril, en rejetant la proposition de dialogue politique avancée par le président Macky Sall.
Deux responsables du collectif, Elimane Haby Kane et Malick Diop, ont réaffirmé vendredi que la présidentielle devait se dérouler selon le calendrier constitutionnel, avec les 19 candidats validés par le Conseil constitutionnel. Ils ont souligné que le collectif prévoyait toujours de manifester samedi pour exprimer cette demande.
Selon M. Kane, le dialogue proposé par le président n’a pas de sens, et tout ce qui en découle est perçu comme une stratégie dilatoire. Il a insisté sur le fait que la date butoir du 2 avril devait être respectée pour éviter une crise.
M. Diop a également exprimé le point de vue du collectif, affirmant que toute autre option que la tenue de l’élection avant le 2 avril entraînerait une crise. Il a rappelé que, selon les projections d’Aar Sunu Election, le scrutin aurait dû avoir lieu les 3 ou 10 mars.
Les deux responsables ont déclaré que leur position reflétait celle de leur collectif, composé de plusieurs dizaines d’organisations de la société civile, qui se sont concertées après l’intervention du président Sall jeudi soir.
Un autre collectif, regroupant 16 candidats à la présidentielle, devait s’exprimer ultérieurement dans la journée. Son coordinateur, Cheikh Youm, n’a pas encore réagi à l’intervention du président.
Le président Sall a laissé en suspens la date de la présidentielle, tout en affirmant qu’il quitterait ses fonctions comme prévu le 2 avril, que son successeur soit élu ou non.
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