Immigration clandestine : la Gendarmerie dresse le bilan alarmant de 2024

L’immigration clandestine a atteint un niveau préoccupant en 2024, comme le révèle le bilan annuel de la Gendarmerie nationale. Selon ce rapport, 64 embarcations transportant un total de 34 162 migrants ont été recensées au cours de l’année écoulée. Ces migrants, en quête d’une vie meilleure, tentaient principalement de rejoindre l’Espagne par la dangereuse route atlantique. Ce chiffre illustre non seulement l’ampleur du phénomène, mais aussi la pression croissante sur les autorités sénégalaises et les forces de sécurité engagées dans la lutte contre cette migration irrégulière.

L’année 2024 a été marquée par une recrudescence des départs clandestins vers l’Europe. Comparé aux années précédentes, le nombre d’embarcations interceptées et de migrants appréhendés est en nette augmentation, ce qui témoigne de l’échec des mesures préventives mises en place jusqu’à présent.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que de nombreux migrants risquent leur vie en empruntant des embarcations de fortune, souvent surchargées et mal équipées pour affronter les périls de l’Atlantique. Les naufrages se multiplient, causant des pertes humaines dramatiques et mettant en lumière l’urgence d’une action renforcée.

Face à cette crise migratoire, la Gendarmerie nationale appelle à un renforcement des dispositifs de contrôle et de surveillance sur les côtes sénégalaises. Elle insiste sur la nécessité d’une coordination plus étroite entre les forces de sécurité, les autorités portuaires et les partenaires internationaux pour lutter contre les réseaux de passeurs qui organisent ces voyages clandestins.

Le rapport souligne également l’importance de mesures de prévention plus efficaces. Il préconise des campagnes de sensibilisation ciblées afin d’informer les populations des dangers liés à l’immigration clandestine et de proposer des alternatives viables aux jeunes tentés par l’exil.

La Gendarmerie nationale met aussi en avant l’importance d’une coopération accrue avec les pays de destination, notamment l’Espagne et l’Union européenne, afin d’endiguer ce phénomène. Des accords bilatéraux visant à renforcer la lutte contre les passeurs et à mettre en place des programmes d’aide au retour pourraient constituer des solutions efficaces pour réduire l’attrait de l’immigration irrégulière.


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