L’histoire de Demba Sarr, étudiant et employé dans une quincaillerie, aurait pu virer au drame judiciaire. Mais le jeune homme, jugé ce mercredi pour escroquerie, s’en sort avec une peine clémente : trois mois de prison avec sursis. Un verdict rendu possible grâce au remboursement intégral du préjudice par sa mère.
L’affaire remonte au mois de mai dernier. Demba Sarr se présente dans un point multiservices de Saly Portudal et réussit à abuser de la confiance de la gérante, É. Mendy. Prétextant une mission de son employeur, il lui soutire la somme de 370 000 francs CFA, censée représenter un prêt urgent. Une fois l’argent en main, il s’empresse de tout miser… au pari-foot. Deux mises, d’abord 170 000 puis 200 000 francs. Toutes perdues.
La supercherie est rapidement découverte. Mais dans un geste inhabituel, le jeune homme, aidé de son frère, se rend lui-même au commissariat urbain de Saly Portudal pour avouer son délit. À la barre, il plaide coupable sans détour, exprime ses remords et confie avoir agi sous la pression des préparatifs de la Tabaski, notamment pour s’acheter de nouveaux vêtements.
La sincérité de ses excuses, conjuguée au remboursement de la somme volée par sa mère, a sans doute pesé dans la balance. Le tribunal a ainsi choisi de lui accorder une seconde chance en prononçant une peine avec sursis.
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