Lors de son grand rassemblement populaire baptisé « Téra Meeting », tenu ce samedi à l’esplanade du stade Léopold Sédar Senghor, le président de PASTEF et Premier ministre Ousmane Sonko a consacré une large partie de son discours à la question de la justice au Sénégal. Fidèle à son ton incisif, il a de nouveau dénoncé ce qu’il qualifie de « défaillances » et de « manquements graves » dans le fonctionnement du système judiciaire, estimant que malgré le changement de régime, « le système est toujours là ».
S’adressant à une foule acquise à sa cause, Sonko a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur la justice, qu’il considère comme le pilier d’un véritable État de droit. Selon lui, la refondation du Sénégal ne peut s’accomplir sans un assainissement total du secteur judiciaire, qu’il accuse depuis longtemps d’avoir servi d’instrument politique. « Ceux qui ont utilisé la justice pour éliminer des adversaires, pour museler l’opposition ou pour protéger leurs propres intérêts, doivent comprendre que cette époque est révolue », a-t-il martelé sous les applaudissements nourris de ses partisans.
Le chef du gouvernement a toutefois reconnu que la tâche ne sera pas simple. « Nous avons hérité d’un système profondément enraciné, qui a survécu à plusieurs régimes. Il ne suffit pas de changer les hommes ; il faut changer les pratiques, les mentalités et les mécanismes mêmes du pouvoir judiciaire », a-t-il expliqué. Pour lui, les réformes à venir devront garantir une justice indépendante, transparente et équitable, au service du peuple et non des puissants.
Sonko a par ailleurs annoncé que son gouvernement mettra en place, dans les mois à venir, des mesures concrètes pour « nettoyer » les institutions judiciaires. Ce travail de refondation, a-t-il précisé, ne vise pas à régler des comptes, mais à restaurer la confiance des citoyens dans un système trop souvent perçu comme corrompu ou manipulé.
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