Un fait pour le moins inhabituel a secoué la commune de Nguekokh ce samedi. Le corps d’un homme d’origine canadienne, ancien résident de Belgique et récemment installé à Saly, a été exhumé moins de vingt-quatre heures après son inhumation. Le défunt avait été enterré la veille au cimetière sérère de la localité, mais son inhumation a suscité une vive contestation au sein de la population.
Selon plusieurs témoins, les habitants se sont opposés à l’enterrement, estimant que les conditions administratives n’avaient pas été respectées. Au centre de la polémique : le certificat d’inhumation présenté par les proches du défunt, que certains habitants ont jugé non conforme. Délivré en dehors de la commune, le document n’aurait pas été reconnu par les autorités locales, qui exigent la présentation de justificatifs établis selon les procédures en vigueur sur le territoire de Nguekokh.
Cette situation a créé une tension palpable dans la localité, divisant la communauté entre ceux qui prônaient le respect dû au défunt et ceux qui insistaient sur l’application stricte des règles administratives. Des discussions houleuses se sont tenues entre riverains, responsables communautaires et autorités locales, sans parvenir à apaiser les esprits.
Face à la persistance des contestations et à l’absence de documents considérés comme conformes, les autorités municipales ont finalement ordonné l’exhumation du corps. L’opération s’est déroulée dans le calme, sous la supervision des services compétents, afin d’éviter tout incident ou débordement.
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