Affaire Pape Cheikh Diallo : une plainte pour chantage déposée en 2019 refait surface sur fond de scandale présumé

L’affaire impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo, présentée ces derniers jours comme un présumé scandale homosexuel, connaît un nouveau rebondissement avec la résurgence d’une ancienne plainte déposée en 2019. À l’époque, l’animateur avait saisi la Division spéciale de cybersécurité pour des faits présumés de « collecte illicite de données » et de chantage visant un certain Cheikh Diop.

Les faits remontent au mois de mars 2019. Selon les éléments rapportés, Pape Cheikh Diallo accusait Cheikh Diop d’avoir transmis des images privées le concernant à deux de ses proches, dont un membre de son entourage immédiat ainsi qu’une amie actrice. L’animateur soutenait également que son accusé le menaçait de diffuser ces images sur internet. D’après le journal Libération, les clichés en question montreraient clairement l’animateur exhibant ses fesses.

Entendu par les enquêteurs, Pape Cheikh Diallo avait reconnu être à l’origine de l’envoi des images, expliquant les avoir partagées « sous le coup de la rigolade », dans un contexte qu’il qualifiait de léger, alors que Cheikh Diop était souffrant. Toutefois, il affirmait que ces images avaient ensuite été utilisées contre lui à des fins de chantage.

De son côté, Cheikh Diop aurait admis les faits lors de son audition. Il aurait déclaré que l’animateur était « sa copine » et que ce dernier prenait en charge le loyer de son appartement situé aux Almadies. Il aurait également affirmé que Pape Cheikh Diallo lui aurait transmis le VIH/sida avant de le délaisser alors qu’il était malade. Selon ses propres déclarations, c’est un sentiment de trahison et de jalousie qui l’aurait poussé à envoyer les images à des proches de l’animateur.

Lors de la confrontation organisée entre les deux hommes, Cheikh Diop aurait maintenu ses accusations et reconnu avoir exercé un chantage afin de contraindre l’animateur à « revenir » auprès de lui. À l’issue de cette confrontation, il avait été placé en garde à vue pour « collecte illicite de données », dans l’attente de la poursuite des investigations.


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