L’enquête sur le présumé réseau de rendez-vous homosexuels démantelé à Dakar connaît un nouveau développement judiciaire avec l’inculpation et l’incarcération d’un nouvel individu. Il s’agit de l’étudiant El Hadj Samba Der, âgé de 25 ans, arrêté par la Brigade de recherches de Dakar et placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges après son inculpation pour association de malfaiteurs et actes contre nature.
Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le jeune homme a passé sa première nuit en détention après sa présentation devant le magistrat instructeur, qui a décidé de son placement en prison dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur cette affaire.
Cette arrestation s’inscrit dans le prolongement d’une enquête plus large menée par la Brigade de recherches à la suite de renseignements faisant état de l’existence d’un réseau supposé actif dans l’organisation de rendez-vous homosexuels à Dakar. Le parquet avait alors ordonné l’ouverture d’investigations approfondies afin d’identifier les personnes impliquées dans ces activités présumées.
Avant l’arrestation d’El Hadj Samba Der, deux autres personnes avaient déjà été interpellées puis incarcérées dans le cadre de cette procédure. Il s’agit d’Omar Sall, un étudiant de 23 ans, et de Stéphane Gabriel Preira, un restaurateur âgé de 35 ans. Tous deux avaient été placés sous mandat de dépôt après leur inculpation par le juge d’instruction saisi du dossier.
Les investigations menées par les gendarmes ont notamment mis en lumière le rôle présumé joué par El Hadj Samba Der dans ce réseau virtuel. D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, il utilisait sur les réseaux sociaux le pseudonyme Sandra, identité numérique à partir de laquelle il échangeait régulièrement avec d’autres utilisateurs.
Toujours selon les informations rapportées par Libération, il entretenait des discussions fréquentes sur TikTok avant de poursuivre les échanges sur WhatsApp avec un utilisateur se présentant sous le surnom de Zoman. Les enquêteurs ont par la suite établi que ce compte appartenait à Omar Sall, déjà placé en détention dans le cadre de la même affaire.
Les investigations ont également révélé que le compte Zoman diffusait régulièrement des contenus à caractère homosexuel sur les réseaux sociaux, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs dans le cadre de leur surveillance numérique.
Lors de son audition par les gendarmes, El Hadj Samba Der aurait contesté les accusations portées contre lui, niant avoir commis des actes contre nature. Malgré ces dénégations, les investigations techniques menées sur ses appareils électroniques auraient permis de découvrir plusieurs éléments considérés comme compromettants par les enquêteurs.
Les gendarmes affirment notamment avoir retrouvé des échanges de messages suggérant l’existence d’une relation virtuelle avancée entre les utilisateurs Sandra et Zoman. Certains de ces messages évoqueraient même l’organisation d’une rencontre physique dans la perspective de relations sexuelles.
Toujours selon les informations issues de l’enquête, plusieurs vidéos à caractère intime auraient également été retrouvées dans le téléphone du mis en cause. Les enquêteurs indiquent que ces contenus auraient été envoyés à différents correspondants via des applications de messagerie, en plus d’un volume important de fichiers similaires conservés dans son appareil.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.