SAES de l’Université Assane Seck de Ziguinchor : des revendications fortes pour moderniser l’enseignement supérieur

La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor a officiellement remis un cahier de doléances au recteur, exprimant une série de revendications jugées prioritaires pour améliorer durablement le fonctionnement de l’institution. À travers cette démarche, les enseignants-chercheurs entendent attirer l’attention sur les défis structurels et sociaux qui persistent au sein de l’université.

Au cœur de leurs préoccupations figure la nécessité de doter l’établissement d’infrastructures modernes et adaptées aux exigences actuelles de l’enseignement supérieur. Les membres du syndicat insistent sur l’urgence de disposer de laboratoires performants, d’équipements pédagogiques à la hauteur des standards internationaux et d’un cadre de travail propice à la recherche et à l’innovation. Cette modernisation est perçue comme un levier essentiel pour renforcer la qualité de la formation et l’attractivité de l’université.

Dans le même élan, le SAES plaide pour un budget qu’il qualifie de « sincère et transparent », estimant que la bonne gouvernance financière constitue une condition indispensable pour répondre efficacement aux besoins de l’institution. Les enseignants-chercheurs appellent également à une amélioration significative de leurs conditions de travail, ainsi qu’à une meilleure valorisation du personnel administratif, considéré comme un maillon essentiel du bon fonctionnement universitaire.

La question de la réforme des retraites occupe une place centrale dans les revendications. Le syndicat exige l’application intégrale et définitive des mesures adoptées, notamment en ce qui concerne le mécanisme de réversion. Pour le SAES, il s’agit d’un engagement fondamental qui doit être respecté afin de garantir la sécurité sociale et la dignité des enseignants-chercheurs, aussi bien en activité qu’à la retraite.

S’exprimant au nom de la section, Moussa Diallo a souligné l’importance d’un environnement académique ouvert sur le monde, où enseignants et étudiants évoluent dans des conditions favorables à l’excellence. Il a notamment insisté sur la nécessité d’un accompagnement accru des étudiants, dans un contexte où les exigences de performance et d’employabilité ne cessent de croître.

Malgré ces revendications, le SAES reconnaît les avancées enregistrées récemment grâce au dialogue avec les autorités universitaires. Parmi celles-ci figurent la régularisation de certains paiements dus aux enseignants, l’évolution des travaux de la maison du syndicat et des améliorations notables dans la gestion interne de l’université. Le syndicat met également en avant sa contribution aux progrès réalisés dans le cadre des réformes liées à la retraite, ainsi qu’à l’apaisement du climat social sur le campus.


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