Liberté de la presse au Sénégal : Thierno Bocoum dénonce un climat d’intimidation et interpelle l’État

La convocation du journaliste Pape Ngagne Ndiaye par la Sûreté urbaine, en lien avec son émission « Faram Facce », continue d’alimenter les débats et de susciter de vives réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Parmi les voix critiques, celle de Thierno Bocoum se distingue par la fermeté de son analyse et l’inquiétude qu’il exprime face à ce qu’il considère comme un recul préoccupant des libertés publiques.

Le président du mouvement AGIR-LES LEADERS estime que cette situation met en lumière des contradictions persistantes au sommet de l’État, dirigé par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, les engagements affichés par les autorités en faveur d’une justice équitable, impartiale et indépendante peinent à se traduire concrètement dans les faits. Il déplore notamment l’absence de signaux forts venant du pouvoir pour freiner la multiplication des procédures visant des journalistes et des voix critiques.

Dans ses déclarations, Thierno Bocoum souligne que ni le chef de l’État ni son Premier ministre ne semblent s’opposer clairement à ce qu’il qualifie de dynamique inquiétante. Il évoque ainsi l’installation progressive d’un climat d’intimidation qui, selon lui, fragilise la liberté d’expression et dissuade les opinions divergentes de s’exprimer librement. Cette situation, poursuit-il, jette un doute sur la sincérité du discours officiel en matière de respect des libertés fondamentales.

L’ancien député ne manque pas non plus de revenir sur certaines déclarations passées d’Ousmane Sonko, notamment celles évoquant une volonté d’« effacer » certains de ses détracteurs. Pour Thierno Bocoum, de tels propos méritent d’être clarifiés, dans un contexte où les tensions autour de la liberté de la presse restent vives. Il interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye sur son rôle de garant des institutions, s’interrogeant sur les mesures concrètes mises en œuvre pour prévenir toute dérive autoritaire.

Selon lui, jusqu’à présent, aucune action forte, publique et sans ambiguïté n’a été posée pour rassurer les acteurs des médias et l’opinion publique. Cette absence de réaction claire alimente, à ses yeux, un sentiment de malaise et renforce les inquiétudes quant à l’état de la démocratie sénégalaise.

Face à cette situation, Thierno Bocoum appelle à une réaction ferme des autorités. Il insiste sur la ضرورة de tracer une ligne rouge nette contre toute forme de pression ou d’intimidation visant les journalistes et les citoyens exprimant des opinions dissidentes. Pour lui, la liberté de pensée et d’expression demeure un pilier essentiel de l’État de droit et ne saurait être compromise sans conséquences graves pour la stabilité démocratique du pays.


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