Réforme du règlement intérieur : l’Assemblée nationale serre la vis contre l’absentéisme des députés

Assemblée nationale du Sénégal examine ce vendredi 08 mai 2026 une proposition de loi organique portant modification de l’article 118 de son règlement intérieur. Le texte, qui devrait être adopté sans difficulté en raison du consensus dégagé entre les groupes parlementaires, marque une nouvelle étape dans la réforme du fonctionnement de l’institution parlementaire engagée depuis 2025.

Au cœur de cette réforme figure la lutte contre l’absentéisme des députés, un phénomène régulièrement dénoncé au sein de l’hémicycle et par l’opinion publique. Depuis plusieurs années, de nombreuses sessions parlementaires se déroulent devant des rangées clairsemées, malgré l’importance des débats et des textes examinés. Cette situation a souvent alimenté les critiques sur le manque d’implication de certains élus et sur l’efficacité du travail parlementaire.

La modification de l’article 118 du règlement intérieur vise ainsi à instaurer des mécanismes de contrôle plus rigoureux ainsi que des sanctions concrètes contre les députés qui s’absentent de manière répétée et injustifiée. Selon les discussions menées autour du texte, les parlementaires concernés pourraient être exposés à des retenues sur leurs indemnités, voire à d’autres mesures disciplinaires prévues par le règlement intérieur.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’institution parlementaire. Depuis 2025, plusieurs chantiers ont été ouverts afin de renforcer la transparence, améliorer le contrôle de l’action gouvernementale et restaurer la crédibilité de l’Assemblée nationale auprès des citoyens. Les autorités parlementaires considèrent en effet que la présence effective des députés constitue une exigence démocratique essentielle, dans un contexte où les attentes des populations envers leurs représentants sont de plus en plus fortes.

Les promoteurs du texte estiment que cette révision permettra de responsabiliser davantage les élus et de garantir un meilleur suivi des travaux parlementaires. Ils rappellent que les députés, élus pour représenter les citoyens, ont l’obligation morale et institutionnelle de participer activement aux séances plénières ainsi qu’aux travaux des commissions.

Le compromis trouvé autour de cette proposition de loi traduit également une volonté partagée d’éviter les blocages politiques sur une question jugée sensible mais nécessaire. Plusieurs parlementaires considèrent que l’absentéisme chronique a fini par porter atteinte à l’image de l’institution et à la qualité du débat démocratique.


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