Convocation de Guy Marius Sagna à la Section de Recherches : le député dénonce une justice à deux vitesses

Le député Guy Marius Sagna a annoncé avoir été convoqué à la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale dans le cadre d’une affaire dont il dit ignorer, pour l’heure, les contours précis. L’élu a rendu publique l’information à travers une publication sur sa page Facebook, où il a également exprimé ses préoccupations concernant ce qu’il qualifie de « tentative de rapt » visant son collègue député Cheikh Bara Ndiaye.

Dans son message, le parlementaire est revenu sur les méthodes employées par les forces de sécurité sous l’ancien régime, rappelant que son camp politique avait régulièrement dénoncé les arrestations sans convocation préalable, les interpellations musclées et les enlèvements présumés de citoyens dans l’espace public.

Selon lui, les combats menés par les militants de l’opposition d’alors visaient à instaurer davantage de respect des droits et de la dignité des citoyens dans leurs rapports avec les institutions de l’État. Guy Marius Sagna estime ainsi que toute personne concernée par une procédure judiciaire doit recevoir une convocation régulière et dans des délais raisonnables, conformément aux principes de l’État de droit.

Le député considère également que les forces de sécurité ne devraient en aucun cas être utilisées pour intimider ou humilier des citoyens. À ses yeux, la puissance publique doit être mise au service de la protection et de l’épanouissement des populations plutôt que de leur intimidation.

Au-delà de sa situation personnelle, l’élu de Pastef a profité de cette sortie pour critiquer le fonctionnement de la justice sénégalaise. Il juge que certaines procédures visant des acteurs qu’il qualifie de « patriotes » semblent avancer plus rapidement que les dossiers liés aux violences politiques ayant marqué les dernières années du pays.

Guy Marius Sagna évoque notamment les affaires concernant les décès enregistrés lors des manifestations politiques, les allégations de torture contre des militants de l’opposition ainsi que les questions relatives à la reddition des comptes. Il regrette que ces dossiers ne connaissent pas, selon lui, la même célérité que d’autres procédures judiciaires.

Malgré ces critiques, le député affirme rester engagé dans le combat politique qu’il mène avec ses alliés. Se réclamant du courant souverainiste africain, il se dit convaincu que cette lutte finira par aboutir et assure que son camp continuera à défendre ses positions face aux défis qu’il estime rencontrer.


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