Le dossier dit des « 40 villas des Mamelles », situées à la Cité Touba Almadies, s'est invité ce lundi 12 octobre dans l'audition d'Abdou Karim Fofana à l'Assemblée nationale. L'ancien directeur général de l'Agence générale du patrimoine bâti de l'État (AGPBE) a été interrogé sur la gestion de ces logements.
Un contrat évalué à 10 milliards FCFA
Selon les éléments évoqués lors de l'audition, l'achat de ces 40 villas, mené sous la supervision de la Direction des Domaines, aurait été évalué à 10 milliards de francs CFA. Les services techniques de l'AGPBE auraient constaté que les villas n'étaient pas achevées, l'administration ayant alors refusé la réception provisoire. Des logements auraient ensuite été attribués à des magistrats, des hommes d'affaires et des autorités à des loyers présentés comme préférentiels.
Les griefs des députés
Les parlementaires ont dénoncé une opacité dans l'attribution de ces résidences et l'absence de décrets d'approbation présidentielle pour certains baux. Ils ont réclamé la publication intégrale des contrats et une révision des conditions d'occupation.
« Une action politique »
Abdou Karim Fofana a rejeté ces accusations. Il affirme que la gestion des baux à usage d'habitation relevait des prérogatives de l'agence selon les textes en vigueur, et que les loyers appliqués suivaient les grilles domaniales de l'État. Il a dénoncé une interprétation « biaisée de la loi », « une action politique » et une tentative de l'exposer sur les réseaux sociaux, regrettant de ne pas avoir eu suffisamment de temps pour s'expliquer.
Ces éléments restent à ce stade des accusations et des explications contradictoires, que les travaux de la commission devront établir.






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