L’animateur de la Télévision futurs médias (TFM), Pape Cheikh Diallo, reste en détention provisoire. Alors que l’affaire judiciaire dans laquelle il est impliqué, aux côtés de plusieurs autres personnes, s’achemine vers les juridictions de jugement, sa tentative d’obtenir une mise en liberté provisoire vient d’essuyer un nouveau revers. Selon les informations rapportées ce mercredi par le journal Les Échos, la Chambre d’accusation a déclaré recevable le recours introduit par son avocat contre la décision du juge d’instruction du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, avant de rejeter sa demande de remise en liberté.
La procédure a connu un premier rebondissement lorsque le magistrat instructeur a déclaré irrecevable la requête de mise en liberté provisoire introduite par Pape Cheikh Diallo. Pour justifier sa décision, le juge avait estimé que la demande avait été déposée hors délai, après la clôture de l’instruction.
Contestant cette appréciation, la défense de l’animateur a saisi la Chambre d’accusation afin d’obtenir l’annulation de cette décision. La juridiction du second degré a finalement donné raison à l’avocat sur la question de la recevabilité. Contrairement au juge d’instruction, elle a considéré que la requête avait été introduite dans les délais légaux et pouvait donc être examinée.
Toutefois, cette décision favorable sur le plan procédural n’a pas permis à Pape Cheikh Diallo de retrouver la liberté. Après avoir déclaré le recours recevable, la Chambre d’accusation a examiné le fond de la demande et l’a rejetée. Selon Les Échos, la juridiction a motivé son refus par l’existence d’un risque persistant de trouble à l’ordre public. L’animateur de la TFM demeure ainsi en prison, malgré la reconnaissance du bien-fondé de la procédure engagée par sa défense sur la question des délais.
Cette décision intervient dans un contexte où le dossier judiciaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et plusieurs autres personnes est entré dans une nouvelle phase. À l’issue de l’instruction, le magistrat instructeur a rendu, le 17 septembre dernier, une ordonnance de renvoi concernant une partie des personnes mises en cause. Certains prévenus doivent comparaître devant la Chambre criminelle, tandis que d’autres ont été renvoyés devant la juridiction correctionnelle. Plusieurs personnes ont, pour leur part, bénéficié d’un non-lieu total.
Au départ, l’affaire concernait 51 personnes, dont 49 placées en détention provisoire et deux soumises au contrôle judiciaire. À l’issue de l’instruction, 14 personnes ont été renvoyées devant la Chambre criminelle et 19 devant la juridiction correctionnelle, selon les éléments rapportés dans la presse.
L’ordonnance de renvoi n’a cependant pas mis fin aux contestations judiciaires. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a interjeté appel de cette décision. Le parquet avait d’ailleurs publié un communiqué pour informer l’opinion publique de cette initiative.
Pape Cheikh Diallo figure parmi les personnes renvoyées devant une juridiction de jugement, aux côtés notamment de Djiby Dramé. C’est dans cette période, alors que l’instruction touchait à sa fin et que la perspective d’un procès se précisait, que l’animateur avait introduit sa demande de mise en liberté provisoire.
Les personnes concernées par ce dossier sont poursuivies, selon les qualifications retenues dans la procédure, pour des faits notamment d’association de malfaiteurs, de mise en danger de la vie d’autrui et de transmission volontaire du VIH/Sida. Ces accusations devront être examinées par les juridictions compétentes, dans le respect de la présomption d’innocence des personnes poursuivies.
Pour Pape Cheikh Diallo, le rejet de la demande de mise en liberté provisoire signifie, à ce stade, le maintien en détention dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire. Si son avocat a obtenu gain de cause sur la recevabilité de la requête, il n’a pas réussi à convaincre la Chambre d’accusation de la nécessité d’une remise en liberté.






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