Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a de nouveau affirmé que les relations entre son pays et la Russie ne pourraient plus être celles d'avant.
Selon lui, ce changement est lié à la nouvelle donne régionale : la paix avec l'Azerbaïdjan et la normalisation avec la Turquie modifient profondément le rôle de Moscou, longtemps perçue comme la garante de la sécurité des Arméniens. Le chef du gouvernement estime que les événements de 2021 à 2023, notamment la perte du Haut-Karabakh, ont montré les limites de cette protection.
Erevan a déjà pris plusieurs décisions symboliques : son programme gouvernemental 2026-2031 ne mentionne plus la Russie comme partenaire stratégique, et le Parlement a engagé en 2025 le processus d'adhésion à l'Union européenne. Moscou, par la voix de sa diplomatie, a averti que l'Arménie ne pourrait pas à la fois rejoindre l'UE et rester membre de l'Union économique eurasiatique.
Nikol Pachinian assure toutefois ne pas vouloir de rupture brutale et dit souhaiter des relations « constructives » avec la Russie, qui conserve une base militaire sur le sol arménien.






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