L’Assemblée nationale poursuit la mise en place de ses organes de travail pour la session ordinaire unique 2026-2027. Réunis en séance plénière ce jeudi, les députés ont adopté à l’unanimité les listes des membres des 14 commissions permanentes de l’institution, une étape importante dans l’organisation des activités parlementaires et la préparation de l’examen des textes soumis à leur appréciation.
Cette adoption intervient deux jours après le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, effectué mardi à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027. À cette occasion, les vice-présidents, les présidents des groupes parlementaires, les secrétaires élus ainsi que les questeurs ont été reconduits dans leurs fonctions. Cette continuité au sein des instances dirigeantes ouvre ainsi la voie à la poursuite des travaux parlementaires dans le cadre de la nouvelle session.
Contrairement aux autres membres du bureau, le président de l’Assemblée nationale est élu pour toute la durée de la législature, soit cinq ans. Son mandat n’est donc pas concerné par le renouvellement annuel des autres postes de l’organe dirigeant de l’institution.
Après la ratification des listes des membres des commissions permanentes, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a annoncé la tenue des réunions destinées à installer les bureaux de ces différentes structures. Prévues ce jeudi à partir de 16 h 30, ces rencontres doivent permettre à chaque commission de se doter de ses instances dirigeantes et de se préparer à l’exercice de ses missions.
Selon le calendrier établi, les réunions de constitution des bureaux devaient se succéder jusqu’à 19 h 45. La première devait concerner la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, tandis que la dernière était réservée à la Commission des Délégations.
Cette étape revêt une importance particulière dans le fonctionnement de l’institution parlementaire. Les commissions permanentes constituent en effet des cadres essentiels d’étude, d’analyse et de contrôle. Elles examinent les projets et propositions de loi relevant de leurs domaines de compétence, approfondissent les dossiers qui leur sont soumis et contribuent à la préparation des débats en séance plénière.
Présidant les débats de ce jeudi, Malick Ndiaye a également rappelé les dispositions de l’article 37, alinéas 3 et 4, du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, relatives à la composition des commissions et à l’exercice des responsabilités parlementaires.
Le premier vice-président a notamment souligné que le président de l’Assemblée nationale ne peut être membre d’aucune commission permanente. Il conserve toutefois la possibilité d’assister aux réunions de ces structures, sans prendre part aux votes.
Le règlement intérieur prévoit également que les membres du bureau de l’Assemblée nationale ne peuvent siéger au sein des bureaux des commissions permanentes. Cette disposition vise à encadrer la répartition des responsabilités au sein de l’institution et à garantir le respect des règles qui régissent son organisation interne.
À l’issue de ces annonces et rappels réglementaires, la séance plénière a été levée, laissant place aux réunions consacrées à l’installation des bureaux des commissions.
Les 14 commissions permanentes de l’Assemblée nationale couvrent un large éventail de domaines liés à la gestion publique, au développement économique et social, à la sécurité ainsi qu’au contrôle de l’action gouvernementale.
La Commission des Finances et du Contrôle budgétaire occupe une place centrale dans l’examen des questions budgétaires et financières. Elle est complétée par la Commission des Affaires économiques, chargée des dossiers relevant notamment de l’activité économique et des politiques de développement.
Les questions liées à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme, à l’habitat, aux infrastructures et aux transports relèvent d’une commission spécifique. Le développement du monde rural, la transition écologique, le développement durable, l’énergie et les ressources minérales disposent également de structures dédiées.
Sur le plan juridique et institutionnel, la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains est appelée à examiner les dossiers relevant de ces différentes matières. Les relations internationales, les intérêts des Sénégalais de l’extérieur et l’intégration africaine sont, pour leur part, suivis par la Commission des Affaires étrangères, des Sénégalais de l’extérieur et de l’Intégration africaine.
Les questions de défense et de sécurité sont prises en charge par une commission distincte, tandis que les secteurs de l’éducation, de la jeunesse, des sports et des loisirs disposent également de leur propre cadre de travail. La culture et la communication font l’objet d’une commission dédiée, tout comme la santé, la population, les affaires sociales et la solidarité nationale.
Enfin, la Commission de Comptabilité et de Contrôle ainsi que la Commission des Délégations complètent cet ensemble de 14 structures permanentes.






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