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Société

BIG PATO : du commissariat au pays de l’Oncle Sam, la nouvelle vie du « flic de l’arène »

Ancienne figure singulière de la lutte sénégalaise, Pathé Boye, alias « Big Pato », a réussi un parcours pour le moins atypique, passant du maintien de l’ordre aux combats dans les arènes. Aujourd’hui installé aux États-Unis, l’ancien poulain de Bombardier a troqué ses habits de policier-lutteur contre ceux de businessman de la diaspora, avec le Sénégal toujours chevillé au cœur.

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BIG PATO : du commissariat au pays de l’Oncle Sam, la nouvelle vie du « flic de l’arène »

Ancienne figure singulière de la lutte sénégalaise, Pathé Boye, alias « Big Pato », a réussi un parcours pour le moins atypique, passant du maintien de l’ordre aux combats dans les arènes. Aujourd’hui installé aux États-Unis, l’ancien poulain de Bombardier a troqué ses habits de policier-lutteur contre ceux de businessman de la diaspora, avec le Sénégal toujours chevillé au cœur.

De Mbour aux gratte-ciels américains, la trajectoire de Big Pato force le respect. Élevé dans la passion de la lutte au contact de Serigne Ousmane Dia « Bombardier », le jeune Pathé Boye choisit pourtant d’intégrer les rangs de la Police nationale en 2007. Une carrière sous l’uniforme qui le conduira notamment au camp Michel-Le-Grand, avant de participer à une mission au Mali, sous la bannière de la Minusma, en 2013.

Le pionnier du « fair-play »

C’est en 2011 que sa double identité éclate véritablement au grand jour. Sacré meilleur lutteur du championnat universitaire, le « policier-lutteur » devient alors une figure singulière du sport sénégalais. Malgré les réticences de sa hiérarchie, qui craignait notamment qu’une éventuelle défaite ne porte atteinte à l’image de l’institution, Big Pato obtient finalement le feu vert grâce au soutien de Manga 2 et de l’ancienne directrice générale de la Police nationale, Anna Sémou Diouf.

« J’étais un trait d’union entre la Police et les citoyens. Je voulais sensibiliser sur la non-violence et le fair-play », confie-t-il.

En 2017, il effectue des débuts professionnels fracassants en venant à bout d’Ada Boy Baol. Deux ans plus tard, il met définitivement un terme à sa carrière de lutteur après une ultime défaite face à Wouli Wouliwaat, en 2019.

Le rêve américain en ligne de mire

En 2022, le « flic de l’arène » amorce un nouveau tournant dans sa vie en mettant le cap sur les États-Unis. Installé outre-Atlantique, le Mbourois se reconvertit dans le secteur de la sécurité privée. Il évolue également au sein d’une communauté sénégalaise qui, selon lui, joue un rôle important dans l’intégration des nouveaux arrivants.

Dans ce nouvel environnement, Big Pato reste attaché à la discipline acquise au sein de la Police nationale et de la lutte. « Les caméras sont partout », souligne-t-il, évoquant les exigences de la vie quotidienne et professionnelle aux États-Unis.

Cette reconversion, l’ancien lutteur l’avait anticipée dès 2018. Aujourd’hui étudiant en transport et logistique, il nourrit de nouvelles ambitions professionnelles. Son objectif est de réussir aux États-Unis afin de pouvoir investir davantage au Sénégal, créer des emplois et poursuivre ses actions sociales.

Même à distance, Big Pato garde ainsi un œil attentif sur sa famille restée au pays. Entre les souvenirs de la Police nationale, les années passées dans les arènes et les nouveaux défis de la vie américaine, l’ancien « policier-lutteur » poursuit son parcours avec une ambition intacte : construire sa réussite outre-Atlantique tout en continuant à contribuer au développement de son pays.

Aly Saleh 

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