Flash info
LFR 2026 : La majorité Pastef rejette le texte et les amendements du gouvernementEmmanuel Macron annule sa visite au Sénégal prévue fin octobreConfrontation à la DSC : Diodio Glow Skin et Rox la Chancelière évoquent des « œuvres sociales »Idrissa Seck rompt le silence : le président de Rewmi face à la presse mardi 27 octobreÉmigration irrégulière : 378 personnes interpellées lors de trois opérations de gendarmerie à FatickDakar : les Navétanes suspendus à partir du 26 octobre en raison des JOJ 2026Sécurité routière : Yango aménage les abords de deux écoles à Dakar pour protéger près de 2 000 élèvesMigration irrégulière : entre désespoir social et mirage de l’Europe, la jeunesse sénégalaise face au péril de la merTurquie : André Onana victime d’un violent accident de la circulation, son état de santé rassurantPASEC 2024 : le Sénégal en tête en mathématiques, mais des défis persistent dans le système éducatifAffaire Diodio Glow Skin : des influenceurs soupçonnés d’avoir été rémunérés pour attaquer ses détracteursFrance : Emmanuel Macron face à la crise sociale, entre dialogue avec les lycéens et durcissement sécuritaireLicences de pêche au Sénégal : le président de l’UPAMES auditionné par la commission d’enquête parlementaireSénégal : Ousmane Sonko face au paradoxe du budget d’austéritéMbour : accusé de viol sur sa belle-sœur, le berger D. Diop fixé sur son sort le 20 novembreLFR 2026 : La majorité Pastef rejette le texte et les amendements du gouvernementEmmanuel Macron annule sa visite au Sénégal prévue fin octobreConfrontation à la DSC : Diodio Glow Skin et Rox la Chancelière évoquent des « œuvres sociales »Idrissa Seck rompt le silence : le président de Rewmi face à la presse mardi 27 octobreÉmigration irrégulière : 378 personnes interpellées lors de trois opérations de gendarmerie à FatickDakar : les Navétanes suspendus à partir du 26 octobre en raison des JOJ 2026Sécurité routière : Yango aménage les abords de deux écoles à Dakar pour protéger près de 2 000 élèvesMigration irrégulière : entre désespoir social et mirage de l’Europe, la jeunesse sénégalaise face au péril de la merTurquie : André Onana victime d’un violent accident de la circulation, son état de santé rassurantPASEC 2024 : le Sénégal en tête en mathématiques, mais des défis persistent dans le système éducatifAffaire Diodio Glow Skin : des influenceurs soupçonnés d’avoir été rémunérés pour attaquer ses détracteursFrance : Emmanuel Macron face à la crise sociale, entre dialogue avec les lycéens et durcissement sécuritaireLicences de pêche au Sénégal : le président de l’UPAMES auditionné par la commission d’enquête parlementaireSénégal : Ousmane Sonko face au paradoxe du budget d’austéritéMbour : accusé de viol sur sa belle-sœur, le berger D. Diop fixé sur son sort le 20 novembre
Politique

Budget bloqué par Pastef ? Alioune Souaré détaille les options du président

Alors que la majorité Pastef menace de bloquer les lois de finances, le spécialiste des questions parlementaires Alioune Souaré passe en revue les outils constitutionnels dont dispose l'exécutif pour faire exécuter le budget.

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Budget bloqué par Pastef ? Alioune Souaré détaille les options du président

Que se passerait-il si l'Assemblée nationale refusait de voter le budget ? Alors qu'Ousmane Sonko, président de Pastef, a menacé de faire bloquer l'adoption de la loi de finances rectificative, voire de la loi de finances initiale, le spécialiste des questions parlementaires Alioune Souaré a détaillé, dans un entretien accordé à Seneweb, les voies constitutionnelles qui s'offrent à l'exécutif.

L'article 86, alinéa 6 : l'équivalent du « 49.3 »

Première option : l'article 86, alinéa 6, de la Constitution, que l'expert compare à l'article 49.3 de la Constitution française. Il permet au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d'engager la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale. Le budget est alors considéré comme adopté, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures.

Alioune Souaré rappelle qu'en 2024, Ousmane Sonko, alors Premier ministre, avait lui-même eu recours à cette procédure pour faire passer le budget 2025, dans un contexte où les forces entre majorité et opposition étaient relativement équilibrées. Cette fois, avec une majorité Pastef aux commandes, la situation serait « très compliquée », le risque d'une motion de censure, et donc d'une chute du gouvernement, étant réel.

L'expert précise que la loi de finances rectificative, la loi de finances initiale et la loi de règlement sont toutes des lois de finances au sens de la loi organique du 26 février 2020, ce qui permettrait d'appliquer la même procédure à chacune d'elles.

L'article 68, alinéa 5 : le décret présidentiel

Seconde option : l'article 68, alinéa 5, qui prévoit que si le projet de loi de finances n'est pas voté à l'expiration d'un délai de 60 jours, le budget est mis en vigueur par décret présidentiel. Une voie de contournement qui, selon lui, écarte tout risque de blocage durable. « À mon avis, si les députés refusent de voter le budget, la meilleure option pour le Président serait de recourir à l'article 68, alinéa 5 », estime-t-il.

La loi de règlement, grande oubliée

Alioune Souaré regrette par ailleurs que la loi de règlement, qui retrace l'exécution effective du budget, soit de plus en plus délaissée. Il affirme qu'aucune loi de règlement n'a été soumise à l'Assemblée durant les deux années où Ousmane Sonko était Premier ministre, alors qu'elle constitue selon lui « le meilleur instrument pour garantir la transparence ». Légalement, rappelle-t-il, la loi de règlement de l'année précédente doit être déposée dès l'ouverture de la session parlementaire.

Ces analyses prennent un relief particulier après le rejet, ce vendredi, du projet de loi de finances rectificative 2026 par la Commission des finances de l'Assemblée nationale, en attendant son examen en séance plénière.

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.