L’organisation avait fait part de ses préoccupations lors d’une rencontre tenue le 23 septembre à Ouagadougou avec le secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté. Les échanges ont notamment porté sur la participation des représentants des enseignants aux décisions concernant les évaluations dans les États membres.
L’USAES s’inquiète de l’obligation, annoncée pour 2027, de publier dans des revues indexées pour certains comités des lettres et sciences humaines, des sciences juridiques et politiques, ainsi que des sciences économiques et de gestion. Le syndicat estime que cette règle pourrait réduire fortement le nombre de candidats admissibles aux évaluations.
D’autres mesures soulèvent des questions, dont une épreuve orale de présentation des travaux scientifiques et la création d’une académie virtuelle. L’organisation redoute également que l’harmonisation des écoles doctorales porte atteinte à l’autonomie pédagogique et scientifique des universités.
Les deux parties ont convenu de poursuivre leurs échanges. L’USAES prévoit de transmettre un mémorandum au CAMES et aux États membres, et appelle à des guides d’évaluation transparents, réalistes et applicables.






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