Fumée permanente, travail à même le sol, pertes importantes après capture et revenus faibles : à Mangacounda (commune de Kaour), Fanda (commune de Niaguis) et Baghagha (commune d'Adéane), les femmes transformatrices de produits halieutiques vivent depuis des années le revers de la pêche artisanale. La construction prochaine d'unités modernes de transformation s'annonce comme un tournant, rapporte Seneweb.
Des ressources abondantes, mal valorisées
Faute d'infrastructures adaptées, ces femmes transforment le poisson dans des conditions précaires, exposées aux fortes chaleurs, à la fumée des foyers traditionnels et aux risques sanitaires. Pour le maire de Kaour, Sékou Ndiaye, la situation est paradoxale : la pêche reste la principale source de subsistance de la zone, mais faute d'outils modernes de conservation, une bonne partie de la production est vendue à bas prix ou perdue avant d'atteindre les marchés.
Le projet Anaré Difal
Les nouvelles unités sont construites dans le cadre du projet Anaré Difal (« Femmes de la mer »), financé par le gouvernement du Japon et mis en œuvre par la FAO en partenariat avec le ministère de la Pêche et de l'Économie maritime. Elles offriront des espaces de travail plus sûrs, des équipements modernes de transformation et de conservation, et des technologies améliorées pour réduire les pertes et améliorer la qualité des produits.
Pour la ministre de la Pêche et de l'Économie maritime, Amy Mara Dièye, ces réalisations sont bien plus que de simples infrastructures : un outil de lutte contre la pauvreté, de création d'emplois et d'autonomisation économique des femmes, au service de la souveraineté alimentaire.
Sur place, l'espoir est de voir enfin les richesses de la mer profiter davantage aux communautés qui en vivent au quotidien.






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