Dimanche, 8 heures. L'air sent encore le brûlé et le verre crisse sous les pas des ouvriers qui dégagent les débris. Au lendemain des violences urbaines de samedi, Paris s'est réveillé dans un décor de saccage, raconte l'AFP, citée par Seneweb.
« C'est lamentable, effarant, des meutes de jeunes qu'on a vues hier ici, qui pillent, qui cassent en toute impunité », déplore une riveraine de 57 ans devant un amas de vélos en libre-service calcinés. « C'est comme si on avait eu la guerre », se désole un retraité de 78 ans installé boulevard de Sébastopol depuis 1970.
Des quartiers ravagés
De la place de la République au boulevard Haussmann, les stigmates sont partout : vitrines de magasins brisées et pillées, voitures et kiosques incendiés, feux de signalisation calcinés, barricade encore fumante au milieu de la chaussée. Place Vendôme, des agents effacent les tags sur les façades des enseignes de luxe. Dans la station de métro République, l'odeur des gaz lacrymogènes flotte toujours.
Une habitante décrit une action « très organisée, avec des gars en scooter qui disaient quels magasins cibler ». La maire du 8e arrondissement, Catherine Lécuyer, estime que ce quartier des ministères et des boutiques de luxe a été « le plus touché », évoquant des violences « souvent gratuites ».
La vie chère éclipsée
À Paris comme dans plusieurs villes de France, ces émeutes ont éclipsé la mobilisation de samedi contre « la vie chère », même si la manifestation s'est déroulée dans le calme dans d'autres quartiers. Les professionnels du tourisme redoutent déjà les conséquences sur l'image de la capitale.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.