L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Anne, a annoncé sa décision de ne pas déférer à la convocation de la commission d’enquête parlementaire prévue le vendredi 16 octobre 2026. Cette commission est chargée d’examiner les conditions de mise en œuvre du programme « Un étudiant, un ordinateur », un dossier qui fait actuellement l’objet d’investigations parlementaires.
Dans une correspondance adressée aux députés membres de la commission, l’ancien ministre a exprimé son opposition à la démarche engagée par les parlementaires. Il dénonce ce qu’il qualifie de « procès en sorcellerie contre de dignes serviteurs de la République », laissant ainsi transparaître ses réserves sur les motivations et l’orientation des travaux de la commission.
Par cette prise de position, Cheikh Oumar Anne conteste la procédure en cours et remet en question le périmètre des investigations parlementaires. Plutôt que de répondre à la convocation portant sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », il invite les députés à étendre leurs recherches à d’autres dossiers qu’il considère comme sensibles et qui, selon lui, mériteraient également un examen approfondi.
L’ancien ministre cite notamment le dossier présumé lié au fonds JAMM pour la paix en Casamance, portant sur un montant de 1,7 milliard de francs CFA. Il appelle les parlementaires à faire toute la lumière sur cette affaire, estimant implicitement que les investigations ne devraient pas se limiter au programme universitaire visé par la commission.
Cette sortie place la commission d’enquête parlementaire face à une contestation publique de sa démarche, alors que ses travaux doivent permettre d’examiner les éléments relatifs à la gestion du programme « Un étudiant, un ordinateur ». La décision de Cheikh Oumar Anne de ne pas répondre à la convocation constitue ainsi un nouvel épisode dans le déroulement de cette enquête.






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