« Nous sommes dans une dynamique de rupture, dans une dynamique où toutes les institutions doivent fonctionner correctement. » Invité de l'émission Point de vue sur la RTS, le député de Pastef Momar Talla Ndao, qui préside la commission d'enquête parlementaire sur la cession des immeubles du patrimoine bâti de l'État, a répondu aux critiques de l'opposition, rapporte Seneweb.
Le vote bloqué dans le viseur
Malgré les censures du Conseil constitutionnel, le parlementaire assure que la majorité poursuivra ses réformes, qu'il présente comme la traduction du programme « Diomaye Président » : réforme des fonds spéciaux, contrôle parlementaire des contrats pétroliers… Il s'en prend au recours au vote bloqué, qu'il considère comme un mécanisme de préservation de l'« hyperprésidentialisme ».
« Pas un tribunal »
Face au groupe Takku Wallu, qui parle de « théâtralisation » et de « cirque politique », Momar Talla Ndao rappelle que le contrôle de l'action gouvernementale fait partie des prérogatives constitutionnelles des députés. Les commissions d'enquête sont, selon lui, un outil de transparence et de reddition des comptes, et n'ont pas vocation à se substituer à un tribunal ni à considérer les personnes auditionnées comme coupables.
Il reconnaît que la forme des auditions peut être améliorée, beaucoup de députés découvrant l'exercice, et met en avant le travail préparatoire réalisé en amont.
Une opposition « contradictoire »
Sur le retrait annoncé de Takku Wallu des commissions, le député relève que ce groupe préside lui-même la commission consacrée aux questions foncières, dirigée par Aïssata Tall Sall. Il juge contradictoire que des parlementaires ayant réclamé une enquête sur les terres envisagent de s'en retirer.






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