Le journaliste et homme politique Mamoudou Ibra Kane, leader du mouvement « Demain, c'est maintenant », s'est prononcé ce lundi sur les commissions d'enquête parlementaires, le jour même de l'audition d'Abdou Karim Fofana, ancien directeur général de l'Agence générale du patrimoine bâti de l'État.
Répondre aux convocations plutôt que boycotter
Dans une publication, il invite les acteurs politiques à se présenter devant les députés et à réclamer plutôt un élargissement des enquêtes. « La politique de la chaise vide n'est pas la solution. Elle est rarement payante », écrit-il. Il rappelle d'ailleurs que la commission d'enquête sur les emprunts de type TRS est présidée par un membre de l'opposition parlementaire.
« Elle n'est pas la justice »
Mamoudou Ibra Kane souligne toutefois les limites de l'exercice. Si l'Assemblée nationale doit jouer pleinement son rôle de contrôle de l'action publique, « elle n'est pas la justice », prévient-il. Il cite plusieurs précédents restés, selon lui, sans suite : la commission sur les 6 milliards de la SONACOS, l'affaire des vivres de soudure, l'affaire présumée des 94 milliards de FCFA ou encore le projet d'audition des responsables des chantiers de l'ANOCI. « Toutes ces affaires avaient fait pschitt ! », relève-t-il.
Pour des « commissions d'enquête populaires »
Il plaide pour une plus grande mobilisation citoyenne, à travers des « commissions d'enquête populaires », sur des dossiers comme le programme « Un étudiant, un ordinateur », la pêche, le foncier ou les programmes spéciaux. Il insiste aussi sur l'exploitation des rapports des organes de contrôle, dont certains seraient déjà disponibles. « La transparence dans la gestion des biens de l'État ne doit déranger personne », conclut-il.






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