La Division des investigations criminelles (DIC) a déféré au parquet de Dakar, le 19 octobre 2026, un individu poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie portant sur un préjudice de 231,9 millions de francs CFA. Le mis en cause est soupçonné d’avoir obtenu un crédit-bail portant sur dix véhicules auprès d’une banque, avant de cesser les paiements après la première mensualité. L’enquête a également révélé l’utilisation de faux relevés bancaires pour constituer son dossier de financement.
Selon les éléments de l’enquête, l’affaire a commencé par l’octroi d’un crédit-bail portant sur dix véhicules. Le contrat prévoyait le versement d’une mensualité de 3,9 millions de francs CFA sur une période de 60 mois, soit un engagement financier total de 234 millions de francs CFA.
Toutefois, après avoir réglé la première échéance, le bénéficiaire du financement aurait cessé d’honorer ses obligations contractuelles. Malgré l’arrêt des paiements, il aurait continué à exploiter les véhicules, tout en devenant progressivement injoignable pour l’établissement bancaire. Cette situation a conduit la banque à engager des démarches pour obtenir des explications et récupérer les biens concernés.
Les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont également mis au jour des irrégularités dans le dossier de demande de financement. L’examen des pièces fournies à la banque a notamment révélé que les relevés bancaires présentés pour appuyer la demande de crédit étaient des faux documents.
Convoqué à plusieurs reprises par les enquêteurs, le mis en cause aurait refusé de répondre aux convocations et de restituer les véhicules. Face à cette attitude, les investigations se sont poursuivies jusqu’à son interpellation.
Entendu par les enquêteurs, l’intéressé a reconnu n’avoir payé qu’une seule mensualité, correspondant au premier mois du contrat. Pour justifier l’arrêt des versements, il a mis en cause ses partenaires commerciaux, auxquels il reproche de ne pas avoir respecté leurs engagements financiers. Ces explications n’ont toutefois pas suffi à écarter les soupçons pesant sur lui.
Concernant les relevés bancaires falsifiés, le mis en cause a fini par reconnaître les avoir confectionnés lui-même, après avoir été confronté aux incohérences relevées dans son dossier de financement.
Parallèlement, les enquêteurs ont pu localiser les dix véhicules grâce aux dispositifs de géolocalisation GPS dont ils étaient équipés. Les véhicules ont ensuite été immobilisés, permettant ainsi de sécuriser les biens concernés par le litige.
Un autre élément retient l’attention dans cette affaire : le mis en cause serait un récidiviste. Il aurait déjà été condamné en novembre 2025 pour des faits similaires, selon les informations communiquées dans le cadre de l’enquête.






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