Village insulaire des îles du Saloum, dans la région de Fatick, Bétenty a accueilli ce samedi 10 octobre les festivités de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs. Le rendez-vous, célébré deux fois par an, le deuxième samedi de mai et celui d'octobre, prend cette année un relief particulier : le Parc national du Delta du Saloum, créé en 1976 et étendu sur 76 000 hectares, souffle ses cinquante bougies.
Placée sous le thème « Chaque oiseau compte, vos observations sont importantes », l'édition 2026 s'adresse d'abord aux communautés riveraines, aux jeunes, aux élèves et aux étudiants. Elle entend les sensibiliser à la protection des oiseaux migrateurs, des tortues marines et de leurs habitats, à la gestion durable des zones humides ainsi qu'à l'écotourisme et à une observation responsable des oiseaux.
« On pense à tort que la conservation de la biodiversité est réservée aux experts », a fait valoir Geoffroy Citegetse, directeur du Bureau Afrique de l'Ouest de BirdLife International, pour qui observer, noter et partager suffit à nourrir la connaissance de l'état de l'environnement. L'enjeu est de taille : selon le Rapport sur la situation des oiseaux dans le monde publié par l'ONG en septembre 2026, 45 % des espèces migratrices sont en déclin et 200 d'entre elles, soit une sur neuf, sont menacées d'extinction.
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le parc voit affluer chaque année, dans ses mangroves, vasières et bolongs, des oiseaux et des tortues marines venus d'Europe et d'autres régions de l'hémisphère Nord. Ses responsables s'inquiètent toutefois de la dégradation des habitats, du changement climatique, de la pollution et du développement d'infrastructures.
La journée est organisée avec la Direction des parcs nationaux, les ONG Wetlands International et BirdLife International et l'association Nature Communauté Développement, avec l'appui de l'Initiative internationale pour le climat.






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