Dakar s'apprête à devenir, dix jours durant, le point de ralliement des défenseurs des droits humains du continent. La capitale sénégalaise accueille à partir du lundi 12 octobre la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), l'organe de l'Union africaine chargé de veiller au respect de la Charte du même nom. Les travaux publics se poursuivront jusqu'au 21 octobre au King Fahd Palace.
Plus de 1 400 délégués, issus des 54 États parties à la Charte, sont attendus. La cérémonie d'ouverture, programmée lundi à 10 heures, est placée sous le haut patronage du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L'organisation est assurée conjointement par le ministère de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur et par la Commission.
Le rendez-vous revêt une dimension symbolique : il coïncide avec le quarantième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, un texte dont le Sénégal fut l'un des artisans, à travers notamment Léopold Sédar Senghor et le juge Kéba Mbaye. Initialement prévue à Banjul, la session se tient finalement à Dakar à l'invitation du gouvernement sénégalais.
Sur le fond, quatre États doivent présenter leurs rapports sur la situation des droits humains sur leur territoire. Cette phase publique fait suite à une session privée, tenue en ligne du 21 septembre au 1er octobre. La Commission est composée de onze commissaires élus par la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine, qui siègent à titre individuel.






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