Une « liste noire » qui fait débat. Depuis la diffusion d’un document présenté comme émanant de la Direction générale de l’Enseignement supérieur, des interrogations se multiplient sur le statut de plusieurs établissements privés d’enseignement supérieur au Sénégal.
Selon ce document en circulation, certains établissements ne disposeraient pas des autorisations, reconnaissances ou habilitations requises pour certaines de leurs activités de formation. Une situation qui, si elle était confirmée, pourrait avoir des conséquences importantes pour des milliers d’étudiants et leurs familles.
Face à ces inquiétudes, le Mouvement Initiative Citoyenne pour le Développement du Sénégal (ICDS) appelle les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire. Pour son président, Matar Diène, la question ne saurait être réduite à une simple irrégularité administrative. Elle touche directement à l’avenir académique et professionnel des étudiants.
« Aucun étudiant ne doit découvrir après plusieurs mois ou plusieurs années d’études que l’établissement, le campus ou la formation dans lesquels il s’est inscrit ne bénéficie pas des autorisations ou habilitations requises », estime le mouvement citoyen.
L’ICDS réclame une clarification officielle
Pour mettre fin aux incertitudes, l’ICDS demande au ministère de l’Enseignement supérieur de publier de manière officielle et accessible la situation administrative de chaque établissement privé, mais également celle de leurs différents campus et programmes de formation.
Le mouvement préconise également la mise en place d’une campagne nationale d’information destinée aux nouveaux bacheliers, aux étudiants et aux parents. L’objectif serait de leur permettre de vérifier, avant toute inscription ou tout paiement de frais de scolarité, le statut réglementaire de l’établissement et de la formation choisis.
L’ICDS plaide enfin pour un renforcement des contrôles sur les établissements qui accueilleraient des étudiants ou percevraient des frais de scolarité alors qu’ils ne disposeraient pas des autorisations nécessaires pour les formations concernées.
Au-delà de la polémique autour de la « Liste noire n°1 », le mouvement estime ainsi que l’urgence est désormais de garantir une information officielle, claire et accessible, afin d’éviter que les étudiants et leurs familles ne soient les principales victimes d’éventuelles irrégularités dans le secteur de l’enseignement supérieur privé.





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