En meeting à Bambilor, Aminata Touré, superviseure générale de KIIRAAY, a appelé à l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion du fonds JAM destiné à soutenir la paix en Casamance. L’ancienne Première ministre invoque les impératifs de transparence et de reddition des comptes dans la gestion des ressources publiques et interpelle directement le président de l’Assemblée nationale.
Le dossier du fonds JAM pour la paix en Casamance s’invite dans le débat public. Prenant la parole lors d’un meeting organisé à Bambilor, Aminata Touré a demandé à l’Assemblée nationale de se saisir de la question à travers la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Une initiative qui, selon elle, doit permettre de faire la lumière sur la gestion de ce fonds consacré aux efforts de paix dans cette partie du Sénégal.
« Le président de l’Assemblée nationale doit mettre en place cette commission d’enquête parlementaire sur le fonds JAM », a déclaré la superviseure générale de KIIRAAY. Par cet appel, elle invite les députés à exercer pleinement leur mission de contrôle de l’action publique et à examiner les conditions dans lesquelles les ressources mobilisées dans le cadre de ce fonds ont été gérées.
Pour Aminata Touré, la transparence et la reddition des comptes doivent être au cœur de la gouvernance publique. Elle a insisté sur l’importance de ces principes, affirmant que KIIRAAY et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sont attachés au respect de ces exigences.
Au-delà de la demande d’enquête, cette prise de position remet au premier plan la question du contrôle des fonds publics et de la nécessité de garantir une utilisation conforme aux objectifs annoncés. Dans le cas du fonds JAM, l’enjeu est d’autant plus sensible qu’il concerne la paix en Casamance, une région confrontée depuis plusieurs décennies à un conflit qui a lourdement affecté les populations et les activités économiques.
La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire permettrait aux députés d’examiner les éléments relatifs à la gestion du fonds, dans les limites de leurs prérogatives, et d’établir les faits sur la base de documents et d’auditions. À ce stade, l’appel d’Aminata Touré ne constitue toutefois pas, à lui seul, la preuve d’irrégularités dans la gestion des ressources concernées.






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