Les commissions d'enquête parlementaires sur les fonds spéciaux opposent désormais publiquement Aminata Touré au député Amadou Ba, vice-président de l'Assemblée nationale. Les deux responsables ont exposé leurs positions sur Facebook ce mardi 13 octobre 2026.
Aminata Touré : place aux corps de contrôle
Pour l'ancienne Première ministre, le contrôle de l'argent public relève de la Cour des comptes et de l'Inspection générale d'État (IGE). « Les députés de l'Assemblée nationale ne sauraient s'arroger les prérogatives de la Cour des comptes », estime-t-elle, en proposant de transmettre tous les dossiers, y compris celui du Fonds Jamm Casamance, à ces organes. Elle interroge aussi le contrôle des fonds gérés par l'Assemblée elle-même : « Qui va enquêter sur les enquêteurs ? »
Amadou Ba : « Ne fuyez pas la transparence »
Le vice-président de l'Assemblée nationale rejette ces réserves. Selon lui, l'institution agit dans son rôle constitutionnel en créant une commission d'enquête. « Il n'y a qu'un seul fonds spécial logé à la Primature : le Fonds Jamm Casamance », affirme-t-il, en précisant que ce fonds est consacré au programme de gestion de la paix en Casamance. L'enquête doit, à ses yeux, porter sur sa gestion entre 2012 et 2026.
Amadou Ba reproche à Aminata Touré de revenir sur une position antérieure qu'il dit avoir été favorable à un audit parlementaire des fonds spéciaux. Il cite les anciens Premiers ministres concernés sur la période : Abdoul Mbaye, Aminata Touré, Amadou Ba (ancien Premier ministre, homonyme du député), Sidiki Kaba et Ousmane Sonko. « Ne fuyez pas la transparence, c'est une exigence du Peuple », lance-t-il.
Le débat porte ainsi sur le rôle des députés face aux organes de contrôle techniques, le périmètre de l'enquête et l'exigence de transparence dans la gestion des ressources publiques.






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