Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux préfets de mettre en place des couvre-feux partiels et localisés dans les secteurs jugés à risque. Il a aussi indiqué qu’un état d’urgence pourrait être envisagé si la situation l’exige, tout en estimant que des mesures ciblées seraient plus adaptées à ce stade.
Des maires de villes touchées réclament des explications et des renforts, tandis que le gouvernement annonce un fonds exceptionnel pour aider les collectivités à reconstruire les équipements publics endommagés. Au moins 3 000 commerces auraient été affectés par les dégradations ou les pillages, selon les autorités, qui prévoient aussi des dispositifs de soutien aux entreprises.
L’exécutif a par ailleurs demandé aux plateformes en ligne de retirer les annonces proposant des biens issus de commerces pillés. Des organisations étudiantes annoncent qu’elles resteront mobilisées, alors que plusieurs campus demeurent fermés.
L’Union européenne a rappelé que le droit de manifester pacifiquement doit être protégé, tout en condamnant les pillages et les incendies. Les prochains jours seront marqués par les décisions locales de sécurité et les échanges entre le gouvernement et les élus des communes touchées.






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