Le Haut Commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public de Guinée-Bissau a officiellement interdit, pour le moment, le retour dans le pays de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló. Dans un communiqué publié le 1er octobre 2026, l’autorité militaire invoque exclusivement des considérations liées à la sécurité nationale, au maintien de l’ordre public et à la préservation de la stabilité du pays.
Réuni en session pour examiner la situation politique, sociale et sécuritaire en Guinée-Bissau, le Haut Commandement militaire estime que « les conditions de sécurité nécessaires » pour garantir le retour de l’ancien président ne sont pas, pour l’heure, réunies.
La décision intervient quelques jours seulement avant la date annoncée pour le retour d’Umaro Sissoco Embaló à Bissau. L’ancien chef de l’État avait fait part de son intention de rentrer dans le pays le dimanche 4 octobre, alors qu’il avait également annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, fixée au 2 décembre 2026.
Dans son communiqué, le Haut Commandement ne fait toutefois aucune référence directe à la candidature de l’ancien président. Il insiste sur le caractère sécuritaire de la mesure et affirme que celle-ci vise à prévenir « des situations susceptibles de compromettre la stabilité et la tranquillité sociale ».
L’autorité militaire rappelle également que plusieurs mesures prises dans le cadre de la transition politique restent en vigueur. Parmi celles-ci figurent les restrictions concernant l’organisation de manifestations, de rassemblements et d’autres regroupements à caractère politique. Ces dispositions demeurent applicables jusqu’à une nouvelle décision de l’autorité compétente.
Le communiqué comporte par ailleurs une mise en garde à l’endroit de toute personne qui chercherait à passer outre ces dispositions. Le Haut Commandement prévient que tout acte de désobéissance ou de non-respect de ses directives relèvera de la responsabilité de son auteur et pourra entraîner les conséquences prévues par les textes en vigueur.
Les autorités militaires appellent ainsi la population à faire preuve de responsabilité et de retenue afin d’éviter toute situation susceptible de provoquer des tensions. Elles demandent également la coopération de la communauté internationale, du corps diplomatique accrédité en Guinée-Bissau, de la société civile, des confessions religieuses et des autorités traditionnelles.
Dans son appel, le Haut Commandement militaire exhorte les citoyens et les différentes organisations à s’abstenir de tout acte pouvant entraîner des troubles à l’ordre public, des affrontements ou une nouvelle instabilité. Il insiste sur la nécessité de faire prévaloir la sérénité, la discipline et le respect des décisions prises par les autorités compétentes.
Cette interdiction intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, à l’approche de l’élection présidentielle annoncée pour le 2 décembre 2026. Le retour d’Umaro Sissoco Embaló devait constituer une étape importante dans la perspective de cette échéance électorale, notamment après l’annonce de sa volonté de briguer un nouveau mandat.
Pour l’heure, le communiqué militaire ne précise pas la durée de l’interdiction ni les conditions qui pourraient permettre à l’ancien président de regagner le territoire national. Le Haut Commandement indique simplement que les mesures de sécurité restent en vigueur jusqu’à nouvel ordre.
La situation demeure donc incertaine à quelques jours de la date annoncée pour le retour d’Umaro Sissoco Embaló. L’évolution de cette décision et les éventuelles réactions de l’ancien président, de ses soutiens politiques et des acteurs internationaux seront particulièrement suivies dans les prochains jours.







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