La persistance des inondations dans plusieurs quartiers malgré les importants moyens annoncés ces dernières années pour lutter contre ce phénomène suscite de nouvelles réactions politiques. Moussa Niang, Délégué national à la Vie politique de Guem Sa Bopp, estime que la situation actuelle doit conduire à une évaluation de l’utilisation des ressources consacrées à la prévention et à la gestion des inondations.
« Des milliards ont été mobilisés contre les inondations. Pourtant, les quartiers sont toujours sous l’eau. Alors, une question demeure : où sont passés les résultats ? », s’interroge-t-il dans une déclaration consacrée à la situation.
Le responsable politique déplore les conséquences humaines et sociales des fortes pluies. Il évoque notamment les décès et les blessés enregistrés, mais également les familles sinistrées et les élèves privés de leurs salles de classe à la suite des intempéries.
Moussa Niang adresse ses condoléances aux familles des victimes, tout en estimant que le deuil doit être accompagné de réponses sur la gestion de la crise. Pour lui, les conséquences des inondations imposent aux pouvoirs publics de fournir des explications et de rendre compte des moyens engagés.
Dans cette perspective, le responsable de Guem Sa Bopp demande l’organisation d’un audit public des fonds consacrés à la lutte contre les inondations. Il souhaite également que toute irrégularité éventuellement constatée fasse l’objet d’une information judiciaire.
Sur le plan opérationnel, Moussa Niang réclame par ailleurs un renforcement du Plan ORSEC afin d’améliorer la réponse des pouvoirs publics face aux situations d’urgence. Il insiste également sur la nécessité de permettre aux élèves concernés de retrouver leurs établissements scolaires et demande des mesures d’indemnisation en faveur des victimes des intempéries.
À travers ces revendications, le responsable politique met l’accent sur la nécessité d’une réponse immédiate aux difficultés rencontrées par les populations. « Gouverner, ce n’est pas seulement promettre pour demain. C’est répondre aux urgences d’aujourd’hui », affirme-t-il.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.