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Société

Journée mondiale de la poste : le SYNAPOSTE et le SNTP dénoncent le mépris du ministre des Télécommunications

À l’occasion de la Journée mondiale de la poste, célébrée le 9 octobre 2026, les syndicats SYNAPOSTE et SNTP ont exprimé leur indignation face aux propos du ministre des Télécommunications et du Numérique.

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Journée mondiale de la poste : le SYNAPOSTE et le SNTP dénoncent le mépris du ministre des Télécommunications

À l’occasion de la Journée mondiale de la poste, célébrée le 9 octobre 2026, les syndicats SYNAPOSTE et SNTP ont exprimé leur indignation face aux propos du ministre des Télécommunications et du Numérique. Ils estiment que ses déclarations minimisent le rôle des agents de la Poste sénégalaise et appellent à une mobilisation pour défendre les intérêts des travailleurs ainsi que la souveraineté postale nationale.

La célébration de la Journée mondiale de la poste a été marquée par une vive contestation au sein de la Poste sénégalaise. Dans une déclaration rendue publique à Dakar, le 9 octobre 2026, les syndicats SYNAPOSTE et SNTP ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme des propos « désobligeants et irresponsables » du ministre des Télécommunications et du Numérique à l’égard des travailleurs du secteur postal.

Selon les deux organisations syndicales, cette sortie ministérielle constitue un affront à l’ensemble des agents de la Poste, qui continuent d’assurer leurs missions dans un contexte marqué par d’importantes difficultés. Les représentants des travailleurs reprochent notamment au ministre d’avoir minimisé le rôle des postiers en mettant en avant les livreurs informels, notamment les « tiak-tiak », au détriment des professionnels de l’institution publique.

Pour le SYNAPOSTE et le SNTP, de telles déclarations traduisent une méconnaissance des réalités du secteur et des efforts consentis quotidiennement par les agents pour maintenir les services postaux.

Au-delà de l’indignation suscitée par les propos du ministre, les syndicats ont soulevé la question de la concurrence exercée par les opérateurs informels. Ils rappellent que la Poste sénégalaise bénéficie de prérogatives légales pour certaines activités postales et estiment que le cadre réglementaire doit être respecté par l’ensemble des acteurs du secteur.

Dans cette perspective, ils interpellent l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), qu’ils appellent à veiller au respect des règles en vigueur et à prendre les mesures appropriées contre les pratiques qu’ils jugent illégales.

Les responsables syndicaux ont également critiqué ce qu’ils perçoivent comme un manque de considération du ministre à l’égard de l’entreprise publique. « Le Président de la République a commis une erreur de casting », ont-ils déclaré, reprochant au ministre de n’avoir pas pris la peine de visiter la Poste depuis sa nomination.

Dans leur déclaration, le SYNAPOSTE et le SNTP ont tenu à rappeler les efforts déployés par les travailleurs pour contribuer au redressement de leur entreprise. Ils évoquent notamment l’organisation d’assises stratégiques avec la Direction générale, destinées à élaborer des plans de résilience face aux difficultés financières et organisationnelles de la Poste.

Les syndicats soulignent également que les agents ont accepté le gel de certains acquis sociaux afin de contribuer à l’amélioration de la trésorerie de l’entreprise. Ces concessions, présentées comme un acte de responsabilité et de solidarité, témoignent, selon eux, de la volonté des travailleurs de préserver leur outil de travail malgré les difficultés rencontrées.

À ces efforts s’ajoute l’engagement quotidien des postiers pour assurer la continuité du service public. Autant de sacrifices que les organisations syndicales estiment insuffisamment reconnus par les autorités de tutelle.

Elles dénoncent ainsi une « amnésie coupable » et mettent en garde contre toute attitude susceptible, selon elles, de fragiliser davantage l’institution postale.

Face à ce qu’elles qualifient de mépris institutionnel, les deux organisations syndicales appellent l’ensemble des travailleurs à rester vigilants et mobilisés pour défendre leurs intérêts matériels et moraux. Elles exigent également que les agents soient traités avec le respect dû à leur engagement et aux sacrifices consentis pour préserver l’entreprise.

Au-delà des revendications sociales, le SYNAPOSTE et le SNTP placent la défense de la souveraineté postale au cœur de leur combat. Pour eux, la préservation de la Poste sénégalaise dépasse la seule question des conditions de travail et constitue un enjeu national lié au maintien d’un service public accessible aux populations.

En conclusion de leur déclaration, Ibrahima Faye, secrétaire général du SYNAPOSTE, et Hamed Diouf, secrétaire général du SNTP, ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le combat pour la sauvegarde de l’institution. « La Poste ne mourra pas. Les postiers resteront debout », ont-ils martelé, affichant leur volonté de défendre l’avenir de l’entreprise publique et la dignité de ses travailleurs.


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