Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a lancé ce mercredi 21 octobre à Dakar la première Journée annuelle de dialogue entre son département et les organisations de la société civile, rapporte PressAfrik.
Objectif : faire remonter les préoccupations du terrain, améliorer les politiques publiques et suivre concrètement les engagements de l'État. Le ministre insiste sur la représentativité : « Toutes les composantes de la société civile, dans leur diversité, doivent pouvoir se faire entendre. » Les débats s'appuieront sur un mémorandum présenté par les délégués des organisations.
Un compte rendu chaque année
Un arrêté prévoit que le ministre rende compte chaque année de la mise en œuvre des recommandations, sur la base d'un rapport du secrétariat permanent du Conseil consultatif national des droits de l'homme et du droit international humanitaire. « Un dialogue sans lendemain ne serait qu'une cérémonie », a prévenu Me Moussa Sarr, qui qualifie les organisations de « partenaires privilégiés ».
Les chantiers attendus
Parmi les priorités évoquées : rapprocher la justice des justiciables, réduire les délais de traitement, limiter la détention provisoire, lutter contre les violences basées sur le genre, protéger l'enfance, améliorer les conditions de détention et combattre la corruption et l'impunité. Le ministre veut aussi relancer les maisons de justice, l'aide juridictionnelle et l'assistance aux justiciables, avec l'appui des boutiques de droit et des parajuristes.






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