Un nouveau programme agroécologique consacré à la promotion de la filière sésame a été officiellement lancé ce mercredi à Kaolack. La rencontre a réuni les principaux acteurs du développement agricole autour des enjeux liés à la souveraineté alimentaire, à la préservation des sols et à la promotion d’une agriculture plus durable.
Le lancement de ce programme a constitué un moment de concertation entre les responsables de l’initiative et les différents acteurs appelés à contribuer à sa mise en œuvre. À cette occasion, les promoteurs ont réuni les autorités administratives, les organisations de producteurs, les projets et programmes de développement ainsi que les partenaires techniques et financiers.
« Le lancement d’un projet constitue un moment important de concertation entre les responsables de l’initiative et les différents acteurs appelés à contribuer à sa mise en œuvre », a expliqué Omar Sy, président de la Fédération nationale des producteurs de sésame (FENPROSE).
Cette initiative bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires institutionnels et techniques, parmi lesquels le ministère fédéral allemand de l’Environnement, du Climat, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire, la GIZ, l’Initiative climatique internationale (IKI), la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement et le Centre de suivi écologique (CSE), entre autres.
Selon le président de la FENPROSE, la rencontre avait notamment pour objectif de présenter aux acteurs à la base les orientations du programme, ses objectifs, sa zone d’intervention ainsi que les différents partenaires mobilisés pour son financement et sa mise en œuvre.
Au-delà de la promotion de la filière sésame, le programme entend contribuer au développement de pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. L’agroécologie est ainsi présentée comme une réponse aux multiples défis auxquels l’agriculture sénégalaise est confrontée, notamment la dégradation et la perte de fertilité des sols, les difficultés liées à la conservation des productions, la préservation de la biodiversité et les effets des pratiques agricoles intensives.
« L’agroécologie constitue une réponse aux défis liés à la dégradation des sols, à la conservation des productions, à la préservation de la biodiversité et aux effets des pratiques agricoles intensives », a souligné Omar Sy.
Pour les promoteurs du programme, le recours à des pratiques agricoles davantage respectueuses des équilibres naturels apparaît désormais comme une nécessité pour renforcer durablement les capacités de production du pays.
Cette orientation s’inscrit également dans les ambitions nationales en matière de souveraineté alimentaire. L’État du Sénégal et ses partenaires accordent une attention croissante aux initiatives susceptibles de renforcer la production locale tout en assurant une gestion durable des ressources naturelles, a rappelé le président de la FENPROSE.
Le choix porté sur le sésame n’est pas fortuit. La filière dispose, selon les acteurs, d’importantes potentialités économiques, notamment en raison de la demande sur les marchés extérieurs, mais aussi des possibilités de transformation et de valorisation du produit.
« La filière sésame dispose d’un important potentiel économique. Son développement peut contribuer à accroître les revenus des producteurs, à créer davantage de valeur ajoutée et à renforcer la contribution de l’agriculture à la souveraineté alimentaire », a indiqué Omar Sy.
Le développement de cette filière pourrait ainsi offrir de nouvelles perspectives aux producteurs, tout en favorisant la création de valeur et le développement d’activités de transformation au niveau local.
Présente dans les 14 régions du Sénégal, la Fédération nationale des producteurs de sésame entend jouer un rôle majeur dans cette dynamique. Elle travaille avec l’État et plusieurs partenaires techniques et financiers pour accompagner les producteurs, renforcer leurs capacités et contribuer à une meilleure structuration de la filière.
La mise en œuvre du programme repose sur un partenariat associant l’État du Sénégal, des organisations paysannes ainsi que plusieurs structures d’appui au développement. Parmi les partenaires cités figurent notamment Rikolto et d’autres acteurs engagés dans l’accompagnement des organisations de producteurs et la promotion des pratiques agroécologiques.
Pour les responsables du programme, sa pérennisation dépendra largement des résultats obtenus sur le terrain. L’efficacité des actions engagées, leur impact sur les producteurs et la capacité de l’initiative à répondre concrètement aux besoins des communautés constitueront autant de facteurs déterminants pour assurer sa continuité.
À travers ce nouveau programme, les acteurs de la filière sésame ambitionnent ainsi de faire de l’agroécologie un levier de transformation durable de l’agriculture sénégalaise, tout en renforçant la contribution du sésame aux stratégies nationales de souveraineté alimentaire.






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