Devant les populations venues prendre part à la cérémonie, Yancouba Diémé a insisté sur la dimension éducative et sociale du « Grand Juju ». Pour le ministre des Forces armées, cette tradition ne saurait être réduite à un simple rite d’initiation. Elle constitue également un moment important dans le processus de passage de l’enfance à l’âge adulte et dans l’apprentissage des responsabilités au sein de la communauté.
« L’initiation nous apprend à devenir un homme. Elle marque le passage de l’enfance à la responsabilité, de la dépendance à l’autonomie, le passage du moi au nous inclusif », a déclaré Yancouba Diémé.
À travers ces propos, le ministre a mis l’accent sur les valeurs de responsabilité, d’autonomie et de solidarité transmises à travers cette tradition profondément ancrée dans la culture du Fouladou.
Yancouba Diémé s’est également félicité du choix d’organiser une cérémonie groupée réunissant des enfants issus des différents quartiers de Kolda. Une initiative qui, selon lui, permet de renforcer les relations entre les différentes communautés et de favoriser davantage le vivre-ensemble.
« Cette organisation groupée participe au renforcement du vivre-ensemble prôné par les plus hautes autorités du pays », a-t-il souligné.
Pour le ministre, la valorisation du « Grand Juju » doit toutefois s’accompagner d’une réflexion sur les conditions de son organisation et de sa transmission aux générations futures. Il s’est ainsi engagé à porter un plaidoyer en faveur de sa modernisation, tout en veillant à préserver son caractère culturel et traditionnel.
Dans cette perspective, Yancouba Diémé a évoqué la possibilité d’organiser à l’avenir la cérémonie dans un lieu unique spécialement aménagé. La construction ou l’aménagement d’un bâtiment dédié permettrait, selon lui, de mieux encadrer la pratique, de préserver son patrimoine matériel et immatériel et de lui donner davantage de visibilité.
Le ministre a également proposé que le « Grand Juju » puisse être intégré aux programmes consacrés à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel. Une telle démarche permettrait de mieux documenter cette tradition et d’assurer sa transmission dans le temps, tout en l’adaptant aux évolutions de la société.
À Kolda, cette célébration apparaît ainsi comme un moment de transmission culturelle, mais également comme une occasion de réfléchir à l’avenir d’une pratique qui occupe une place particulière dans l’identité du Fouladou. Pour Yancouba Diémé, préserver le « Grand Juju » revient aussi à maintenir vivantes les valeurs de responsabilité, de solidarité et de cohésion sociale qu’il véhicule auprès des nouvelles générations.






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